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{{gap}}{{gap}}{{gap}}Laisse la rue à ceux que leur âme importune.
{{gap}}{{gap}}{{gap}}Calme, respire au long d'un grand soir de satin
{{gap}}{{gap}}{{gap}}Le lys de solitude à ton balcon hautain ;
{{gap}}{{gap}}{{gap}}Et joue avec les blonds cheveux de la Fortune.
{{gap}}{{gap}}{{gap}}Tas d'affamés serrés à la table commune,
{{gap}}{{gap}}{{gap}}Laisse aux autres leur part hâtive du festin,
{{gap}}{{gap}}{{gap}}Cependant que fleurit dans le parc incertain
{{gap}}{{gap}}{{gap}}La rose de cristal qui chante au clair de lune.
{{gap}}{{gap}}{{gap}}Au fond du Sanctuaire, entends l'art Sybillin
{{gap}}{{gap}}{{gap}}Prophétiser ton âme ― et vers l'Œuvre divin
{{gap}}{{gap}}{{gap}}Lève ton cœur ainsi qu'un ciboire d'or fin !
{{gap}}{{gap}}{{gap}}Pense, domine l'Âge et respire l'Espace.
{{gap}}{{gap}}{{gap}}N'espère pas : l'Espoir est un oiseau rapace.
{{gap}}{{gap}}{{gap}}Vis, si tu peux, dans l'Éternel l'heure qui passe.
{{right|A{{sc|lbert}} S{{sc|amain}}}}