{{smaller|{{gap}}{{gap}}Et sous la jupe, à chaque fois qu'elle tressaute,
{{gap}}{{gap}}Incontinent le pli de l'aine s'aperçoit.}}
{{gap}}L'œil qui s'amuse à cela ne s'en contente point. Il s'attarde encore à contempler de petits jeunes gens, qui se présentent ainsi :
{{smaller|{{gap}}{{gap}}Leur mine, elle est de mime et s'effémine; au torse
{{gap}}{{gap}}Pas une soie, ainsi qu'il plairait à la Force,
{{gap}}{{gap}}Ne veloute de brun le safran de leurs creux.}}
{{gap}}Tous ces êtres poudrederizés, maquillés et faisandés, les ''Cornes du Faune'' nous apprennent quel culte on leur rendra :
{{gap}}{{gap}}{{smaller|Moi, j'aime tout entier, au seul gré de la Loi,
{{gap}}{{gap}}Qui mit un cœur d'éphèbe antique en ma poitrine.}}
{{gap}}Après une telle déclaration, peut-on s'étonner de confidences comme celle-ci?
{{gap}}{{gap}}{{smaller|Aussi, de quels transports est-ce, ô Dieux! que je cueille
{{gap}}{{gap}}Ces jumelles splendeurs, où, dans les temps voulus,
{{gap}}{{gap}}La plaisante églantine indolemment s'effeuille.}}
{{gap}}De tels paroxysmes de luxure sont vite suivis de châtiments, que M. Raynaud nous confesse dans ''Deuils et Joies''. Ce sont d'abord des langueurs d'une douceur équivoque, de viles satisfaction que commence à désenchanter une vague couscience de leur nature.
{{gap}}{{gap}}{{smaller|Il semble que je vais tomber en défaillance
{{gap}}{{gap}}Le bonheur où je suis tient de l'insouciance
{{gap}}{{gap}}Des fleurs qui n'ont de soin que celui de s'ouvrir.}}
{{gap}}Voilà toutes les joies, purement physiques, des lendemains « du bain d'amour dans les chairs roses. » Elles seront brèves, laisseront las, mais non rassasié, celui qui les a subies, et ne tarderont pas à lui révéler leur bassesse :
{{gap}}{{gap}}{{smaller|Et cette odeur, quoi que j'en aie et que je fasse,
{{gap}}{{gap}}M'émeut, et traîtrement remet en branlebas
{{gap}}{{gap}}Mes sens, ô quelle alerte d'eux ! dont je n'ai pas
{{gap}}{{gap}}Rassasié comme il fallait ''la populace.''}}
{{gap}}Alors s'éveillent et crient tous les appétits mal endormis ou mal étouflés de la chair. Des visages et des corps, qu'il est impossible de posséder, viennent obséder l'imagination et le souvenir :
{{gap}}{{gap}}{{smaller|Son image vient s'accouder sur mon sommeil,}}
est-il écrit d'une amazone.
{{gap}}Et toutes les désirées ou les aimées apparaissent avec la seule royauté de leur sexe :
{{gap}}{{smaller|Toute la bête vit au fond des yeux païens}}