{{gap}}« Je suis heureux de remercier ici Monsieur Ary Renan qui m’a tant aidé pour l’accomplissement de mes projets de voyage. »
{{gap}}Après des applaudissements, Gauguin lève encore une fois son verre :
{{gap}}« Parmi nous, Messieurs, est une femme, une artiste, qui a bien voulu embellir de sa présence ce banquet d’amis. Buvons à Madame Rachilde. »
{{gap}}L’on se sépare à une heure déjà matinale.

{{gap}}La prochaine représentation du Théâtre d’Art, au bénéfice de Paul Verlaine et de Paul Gauguin, est définitivement fixée au 27 mai. Elle sera donnée au Vaudeville, en matinée. Au programme : ''Les Uns et les Autres'', I acte de Paul Verlaine ; ''Le Corbeau'', poème d’Edgar Poë, traduction de Stéphane Mallarmé ; ''L’Intruse'', I acte de Maurice Maeterlinck ; ''Chérubin'', 3 actes de Charles Morice ; ''Le Soleil de minuit'', poème dramatique de Catulle Mendès ; enfin un poème dialogué de Théodore de Banville.

{{gap}}Ont paru tout dernièrement : ''Au Pays du Mufle'', par Laurent Tailhade, Préface d'Armand Silvestre (Vanier) ; ''Le Pays de la Fortune'', par Léon Riotor et Léofanti (Ducrocq). — À paraître en mai : ''Théâtre de Rachilde'' (Savine) ; ''L’Éléphant'', par Charles Merki et Jean Court (Savine) ; ''Strophes d’Amant'', par Julien Leclercq (Lemerre) ; ''À L’Écart'', par R. Minhar et A. Vallette (Perrin) ; ''Lassitudes'', par Louis Dumur (Perrin).

{{gap}}Connaître et juger Laforgue par ses notes de carnet, à la bonne heure ! Cependant, point n'était besoin de prouver du même coup n’avoir pas lu Dostoiewsky : car non-seulement M. Nestor confondit la devise de Colbert et celle de Fouquet, se trompa sur le sexe d’un personnage de Shakespeare, attribua à notre « grand passionné de Racine » :
:::''Et comme elle a l’éclat du verre'' :::''Elle en a la fragilité,'' mais il déclare péremptoirement ― supposant sans doute faire une niche à quelque jeune poète contemporain — ignorer Marmeladoff. Allons, tant mieux.

{{gap}}Très intéressant numéro de ''La Wallonie'', tout entier consacré à M. Pierre.-M. Olin.

{{gap}}Lire dans ''La Nation'' les chroniques littéraires et les intéressantes critiques d’art signées Godefroy Maurevert.

{{gap}}Lu sur le rideau-annonce du Théâtre Montparnasse : « ''Hôtel tout meublé acajou. Tous les lits sont pour 2 personnes'' ».
{{right|{{sc|{{larger|Mercvre}}}}.}}