{{larger|LITANIES}}
'''____'''
''{{right| {{smaller|
{{gap}}''Quum viliorum tempestas
{{gap}}''Turbabat omnes semitas,''
{{gap}}''Apparuisti, Deitus,''
{{gap}}''Velut stella salutaris''
{{gap}}''In nanfragiis amaris...''
{{gap}}''Suspendam cor tuis aris !'''''
{{gap}} {{sc| Ch. Baudelaire}}.}}}}
{{sc|{{smaller|DÉDICACE}}}}

{{gap}}Pour Toi, Port de Salut, qui durant la tourmente
{{gap}}As sauvé les débris de mon cœur naufragé;
{{gap}}Pour Toi qui fus la Mère et la Sœur et l'Amante,
{{gap}}J'ai récolté ces Fruits au merveilleux Verger.
{{gap}}Laissons la meute des vents geindre sur les routes
{{gap}}Comme des chiens hagards qui hurlent à la mort,
{{gap}}Notre Amour sait-il pas les divines Absoutes
{{gap}}Par quoi nous défierons les colères du sort ?
{{gap}}Va, narguons l'Heure et ses rigueurs inexorables !
{{gap}}Et tandis qu'au Beffroi d'effroi tinte le glas.
{{gap}}Tourne autour de mon col le collier de tes bras,
{{gap}}Et ferme le fermail de tes mains adorables !
'''I'''
{{right|''Janua Coeli.''}}
{{gap}}Par les lilas mourants d'un ciel crépusculaire
{{gap}}Mon cœur a rencontré ton Amour tutélaire
{{gap}}Qui l'a marqué de sa divine sigillaire.
{{gap}}Sur mon cœur où germait la male floraison
{{gap}}Ton Amour baptismal a chanté l'oraison
{{gap}}Pour en effacer les baisers de trahison.
{{gap}}Et la foi de jadis une fois revenue,
{{gap}}Mon cœur s'étant fait simple et mon âme ingénue,
{{gap}}En moi tu t'es dressée impérissable et nue. '''
II
''' {{right|''Fœderis arca.''}}
{{gap}}Que béni soit ce soir d'ineffables aveux
{{gap}}Où je t'ai consacré ma ferveur et mes vœux,
{{gap}}O ma charmante et douce Amie aux blonds cheveux.
{{gap}}Que béni soit ce soir de céleste vendange,
{{gap}}Où, palpitant d'espoir sous l'ail du même Ange,
{{gap}}Du nuptial baiser nous avons fait l'échange.