elle est douloureuse, mais combien peu fortement exprimée ! C'est un scénario mal ébauché sur lequel M. Mullem pourra écrire un grand et superbe drame, où M. Antoine, en l'interprétant avec le talent qu'il a, mettra de son sang dans la peau de ce Paul Rémond, au souvenir des mauvaises années de bagne. Il y en a mis l'autre soir, à perte malheureusement, tant ce long monologue était ''faux''. A la dévouée madame Barny, à la jolie Nau, à la gracieuse Meuris, à la charmante Méréan, à la replète Lucie Colas, ainsi qu'à MM. Damoye, Janvier, Arquillière, Renard et Pons Arles, toutes nos félicitations pour la façon dont ils secondent M. Antoine. Et bonne chance pour l'an prochain !
{{right|{{sc|Julien Leclercq.}}}}
{{larger|LES LIVRES (1)}}

{{gap}}'''Cœur double''', par {{sc|Marcel Schwob}}, avec une ''Préface'' de l'auteur (Ollendorff). — Voir page ''107''.
{{gap}}'''Mœurs littéraires''', ''Les Lundis de « La Bataille »,'' — ''1890-1891'', par {{sc|Camille de Sainte-Croix}}, avec un avant-propos de l'auteur (Savine). — Voir page 65.
{{gap}}'''L'Éléphant''', par {{sc|Charles Merki}} et {{sc|Jean Court}} (Savine). — Voir page ''112''.
{{gap}}'''Les Fastes''', par {{sc|Stuart Merrill}} (Vanier). — C'est une facétie, déjà traditionnelle parmi les princes de la critique, que de reprocher à certains des poètes nouveaux de n'être point nés à Paris et par conséquent de ne pas savoir le français spécial à Henry Fouquier, Hector Pessard et autres maîtres : les Allemands, moins subtils il est vrai n'ont point