mérités, j'ai le devoir — adversaire, puisque roman! — d'apporter les réserves les plus sévères. Ces poètes à côté desquels marche M. Dumur ne furent que des transitoires. Leur influence ne peut survivre — quel que soit leur talent personnel — à la mort de l'école symboliste, dont, à tort ou à raison, ils se réclamaient. Que vont devenir ces poètes en désarroi, licenciés par le chef dont ils suivaient l'heureuse Étoile? L'Avenir ne peut être à l'erreur symboliste, ni à l'erreur romantique. L'Avenir n'est pas non plus à ces autres rimailleurs stériles, où se perpétue l'agonie du Parnasse, si dégénérés, si avilis qu'ils n'ont plus de jouissance qu'a brouter les chardons de Mendès. La voix de Vérité a parlé haut par la bouche des muses romanes. En dehors d'Elles, il n'y a ni espérance, ni salut. {{sc|{{right|Ernest Raynaud.}}}}
{{gap}}(1) '''Albert''', par Louis Dumur.
{{gap}}(2) '''Lassitudes''', un vol. in-18 (Perrin et Cie).
{{gap}}(3) On n'a pas oublié notamment l'article autorisé et documenté de notre ami Édouard Dubus, paru ici même (mai 1890, n° 5, p. 145) lors de la publication de L{{sc|a}} N{{sc|éva}}.