C'est plein de moderne, ces vieilles choses. Ecoutez le poète rappeler ses insuccès de danseur :
{{gap}}{{gap}}''Un petit jars danse selon le temps.''
{{gap}}{{gap}}''Qui se tricote au stile de la court ;''
{{gap}}{{gap}}''J'en suis ouvrier, mais je tourne trop court.''
{{gap}}{{gap}}. . . . . . . . . . . . . . .
{{gap}}{{gap}}. . . ''Je ne sçay saillir les piez ensemble.''
{{gap}}{{gap}}''A quoy tient-il que tout le cueur me tremble,''
{{gap}}{{gap}}''Quant il me faut danser les quatre pas ?''
{{gap}}Il continue :
{{gap}}{{gap}}''Bien pert sa peine, qui se mesle d'amer.''
{{gap}}En retour d'un bienveillant regard de sa maîtresse il baise jusqu'au seuil de la porte :
{{gap}}{{gap}}''Mais c'est sans feuille, bec à bec, nu à nu !''
{{gap}}{{gap}}''S'il fait crotté, j'en rapporte une moue,''
{{gap}}{{gap}}''Dieu sache quelle, — toute pleine de boue.''
{{gap}}Il fait mieux : il garde la crotte comme une relique.
{{gap}}Il n'aime pas qu'un autre se mette en travers de son chemin, et fièrement :
{{gap}}{{gap}}''Quant un autour son gibier a marché,''
{{gap}}{{gap}}''Ce n'est raison qu'un buisart le luy tolle :''
{{gap}}{{gap}}''Arrière, escoufle, depuis que l'autour vole.''
{{gap}}Mais ne déflorons le poème que juste assez pour en donner le goût. M. Bijvanck complète sa brochure avec une ballade inédite de François Villon à sa Dame. Il se réserve de donner plus tard les preuves de son authenticité. « Moi-même, ajoute-t-il, j'eus le bonheur, il y a quelques années, de trouver deux ballades, qu'il était impossible de récuser parce qu'elles portaient sa signature en acrostiche dans leur envoi...... Quant à la valeur de la petite découverte, même à un point de vue simplement biographique, elle était bien mince. Pour Villon rien n'était changé, il y avait seulement deux mauvaises poésies de plus. » — Faut-il dire : trois? {{right|J. R.}}
{{gap}}'''Hedda Gabler,''' ''drame en 4 actes'', de H{{sc|enrik}} I{{sc|bsen}}, traduction de M. P{{sc|rozor}} (Savine). — Hedda Gabler est une petite fille orgueilleuse et ambitieuse ; elle a soif de vivre une vie active de bourgeoise cossue, de femme coquette et libre, d'héritière jalouse; tout lui sera marche-pied, moyen de parvenir. Son mariage avec Tesman — un jeune homme blond, à lunettes, qui écrit sur l'industrie domestique au moyen-âge, dans le Brabant, et semble tout de suite un imbécile — a été une affaire de calcul ; elle est fille d'un général et veut tenir son rang ; Tesman était le plus sérieux de ses prétendants ; il sera nommé professeur et touchera de grosses sommes ; Hedda songe même un moment à le pousser vers la politique ; elle donnerait des soirées, aurait son cercle d'adorateurs