{{sc|
prôté
}}
{{gap}}Ta mémoire est bonne, Deuteros. C'est ainsi qu'il faut te rappeler Socratès, et l'imagination le fera revivre en toi. {{sc|
deuteros
}}
{{gap}}Socratès te répondit, mais j'ai oublié sa réponse. Elle a fui comme le lièvre fuit du bois envahi par le chasseur. {{sc|
prôté
}}
{{gap}}Je te la redirai, Deuteros, et tu ne l'oublieras plus. {{sc|
deuteros
}}
{{gap}}Pourquoi ne pas redire deux autres mots jadis entendus, les mots de la claire nuit de juin où notre primitive unité renaquit dans le mystique secret de l’Éros triomphant. {{sc|
prôté
}}
{{gap}}La présence de Prôtos nous impose une réserve qu'il ne convient pas de violer. {{sc|
deuteros
}}
{{gap}}Fuyons alors. L'ombre a bleui sous les bois d'olivier. {{sc|
prôté
}}
{{gap}}Deuteros! Deuteros !
{{sc|prôtos}} (''intervenant'')

{{gap}}J'ai trouvé la péroraison sacrée, l'auguste mélodie du verbe terminal, écartant les dissonances et les terminaisons barbares. Maintenant, j'ose le dire, notre divin Socratès sera dignement loué.
{{sc|deuteros}} (''avec remords'')

{{gap}}Nous étions des ingrats, Prôté. Lui pense toujours à notre maître absent. {{sc|
prôté
}}
{{gap}}Non, grand sot, il pense à son oraison funèbre (''plus bas'') Fuyons, dis. {{right|R. M{{sc|inhar}}.}}