journalisme, non moins que sur l'ensemble du monde des affaires, est probablement incalculable.
{{gap}}Quoi qu'il en soit, ce ''Soleil'' se mouvait dans une orbite assez étroite, quand, un beau matin, apparut dans ses colonnes un article liminaire annonçant les très remarquables découvertes astronomiques faites au cap de Bonne-Espérance par sir John Herschell. L'information, disait le ''Sun'', provenait de l'''Edinburg Journal of Science'', qui avait reçu les communications de sir John lui-même, et dont un exemplaire lui avait été envoyé avant la mise en vente. Cette annonce préparatoire prit très bien (on n'avait encore jamais lancé de canards en ce temps-là), et elle fut suivie de détails complets sur ces fameuses découvertes, qui se trouvèrent avoir trait principalement à la lune et avoir été faites au moyen d'un télescope récemment construit, en comparaison duquel celui du comte de Rosse n'était qu'un simple joujou. A mesure que les découvertes en question furent graduellement exposées au public, l'étonnement dudit public dépassa toutes les bornes ;
mais ceux qui mirent en doute la véracité du ''Sun'', — l'authenticité de la communication à l'''Edinburg Journal of Science'', furent en réalité très rares ; et ceci, je suis obligé de le considérer comme une chose beaucoup plus merveilleuse que tous les hommes-volants (3) du monde.
{{gap}}Environ six mois auparavant, la maison Harper avait publié une édition américaine du ''Traité d'astronomie'' de sir John Herschell, et j'avais été très intéressé par ce que j'y avais lu concernant la possibilité de futures investigations lunaires. Le thème excita ma fantaisie et je fus pris de l'envie de lui laisser la bride sur le cou, de raconter mes rêves au sujet des paysages de la lune, bref