{{smaller|VOIX D'HOMME.}}
Triste Moi haïssable.
{{smaller|CHŒUR DES ARRIÉRE-PENSEES.}}
Vous faites comme le coucou
Qui ne sait parler que de soi. Surveillez-vous.
{{smaller|VOIX D'HOMME.}}
Autrefois, mon enfant, ma fille,
Un trop bel espoir me poignait.
Si ténu je vis ton poignet!
Si délicate, ta cheville!
— Moins ténu que le sentiment
Mystérieux, hein! qui nous lie...
Oh! le mystère, ma folie!
{{smaller|VOIX FÉMININE}}.
Mon ami ! J'ai peur. Vous devenez fou, vraiment.
{{smaller|VOIX D'HOMME.}}
Allons ! Qu'importe, mon aimée?
Les frisons de ta nuque d'or
Sont plus subtils que la fumée
D'un brûle-parfum qui s'endort.
O ta nuque d'or parfumée!
{{smaller|VOIX FÉMININE.}}
Oui, dormez, mon esclave et mon vainqueur.
Dormez, voulez-vous ? là,sur mon cœur.
{{smaller|CHŒUR DES ARRIÈRE PENSÉES.}}
Depuis que la force éternelle
Qui du rien qu'elle couve en elle
Fait les désirs vivifiants
Et les germes impatients
Du Devenir pressé d'être un Présent instable....
{{smaller|VOIX FÉMININE.}}
Oh ! fi! Comme c'est convenable!
{{smaller|VOIX D'HOMME.}}
Depuis que l'archange inhumain
Des rencontres bisexuelles
M'a jeté sur votre chemin.....
{{smaller|VOIX FÉMININE.}}
Périphrases spirituelles
Et peu galantes.
{{smaller|VOIX D'HOMME.}}
Vainement
J'espère voir éclore à ta lèvre fleurie
Le verbe d'or qui renouvelle et déifie...
Lazare peut dormir tranquille maintenant.
{{smaller|VOIX FÉMININE.}}
Je ne sais pas...