ÉPILOGUE
::En vain j'ai parcouru les halliers et les grèves.
::Je me suis efforcé
::Vers le Nord implacable et le Pôle glacé
::Aux Thulés mornes où meurent les rêves;
::Vers les visions impérissables poursuivies
::Par d'hyperboréennes contrées
::Je me suis détourné des routes de la vie.
::Les magiciennes rencontrées!
::Par elles je crus au mirage de mes rêves
::Et je me suis efforcé
::Vers mon illusion par les déserts glacés
::Des Thulés mornes où meurent les rêves
::En des halliers de ronce et par la fange de leurs grèves
::J'y voyais sans cesse un pourpris superbe
::Et j'entrais en un val de tendres fleurs écloses
::Avec des aspérules en grappes blanches sous l'herbe,
::Et c'était une nuit de lune parmi les roses.
::En les senteurs molles et profondes
::Quel rêve ai-je vécu sur ces terrasses blondes
::Illunées?
::Les ténèbres bientôt descendaient en l'effroi
::Et l'épouvante des landes abandonnées
::Aux gémissements sinistres d'un vent froid.
::Parfois encore c'étaient les gnomes
::Et les Trolls aux visages odieux
::Qui tournaient, brumeux fantômes
::Qui tournaient et qui riaient à mes yeux.