{{gap}}De traiter du néo-impressionisme m'amène à parler d'exquises œuvres, de la même école semble-t-il, mais qui s'en écartent par un aigu de sensation bien sincère comme bien personnel. J'ai nommé : ''Le Marronnier, Brœck in Waterland'' et ''Donkers wolken'' de Jan Toorop. Rien de plus pénétrant, de plus profondément mélancolique, d'une enivrante et prestigieuse mélancolie. J'aimerais ces trois tableaux dénommés : ''Le Charme de l'heure.''
{{gap}}Je n'ose vous entretenir, en ce court espace, brièvement, du maître Renoir. Ne faudrait-il pas d'ailleurs une
plume plus subtile que la mienne, et plus instruite sur l'œuvre entière de l'artiste ? O le beau portrait ! (''Portrait de Mme X''.). Combien charnellement vivante sa ''Baigneuse debout'', et quoi de plus intime que son ''Bouquet de fleurs''. Renoir, par beaucoup, est pris pour un débutant, - par ceux-là que vous savez.
{{gap}}Je remarque de M. Eugène Boch une étude : ''Charbonnage'' et le ''Cul-du-Q'vau (Borirage).''
{{gap}}Passons sur l'exposition du dessinateur Lemmen, et sur celles des peintres, ou sculpteurs Cézanne, van Strydonck, Charlier et Paul Dubois.
{{gap}}Mme Anna Boch a un talent aimable de dame.
{{gap}}De M. de Toulouse-Lautrec, un peintre moins anglais mais tout aussi curieux que Raffaëlli : le ''Bal du Moulin de la Galette, Rousse'', deux ''Étude'' et ''Liseuse''.
{{gap}}M. Dario de Regoyos avait, l'an dernier, envoyé des toiles certes plus personnelles que celles qu'il nous donne cette année. Nous nous attardons cependant, et sans regret, devant ''Ecce Homo'' et ''Habanera''.
{{gap}}Nous voici venus aux grands tourmenteurs du Songe, aux initiateurs à un ciel étrange, troublant, faux s'il est prouvé que le Rêve ne soit vrai. O la belle conquête faite sur la matière que de l'avoir dotée de l'Idée, elle que les peintres trop souvent laissèrent pour morte ! O cette noble soif d'un somptueux Exil !... Citons tout d'abord Odilon Redon, qui n'expose pas moins de vingt-une œuvres, dont quelques pastels. Ses lithographies ''le Printemps'', aussi d'au-delà que la divine ''Primavera'', de Botticelli ; ''au Ciel'', ''Christ'', ''Brunnhilde'', et cette dantesque ''Tête coupée'', où notre penser s'hallucine, sont, pour l'amoureux d'elles,
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.....Ce vieux flacon qui se souvient,
{{gap}}D'où jaillit toute vive une âme qui revient.}}
{{gap}}Voici maintenant un autre penseur qui eût ravi Baudelaire :