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''{{larger|CHRONIQUE D'ÉTÉ}}''
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L{{sc|es}} C{{sc|loportes}}

{{gap}}« Flaubert nous disait aujourd'hui : « L'Histoire, l'aventure d'un roman, ça m'est bien égal. J'ai la pensée, quand je fais un roman, de rendre une coloration, une nuance. Par exemple, dans mon roman carthaginois, je veux faire quelque chose pourpre. Dans ''Madame Bovary'', je n'ai eu que l'idée de rendre un ton, cette couleur de moisissure de l'existence des cloportes. L'affabulation à mettre là-dedans me faisait si peu que, quelques jours avant de me mettre à écrire le livre, j'avais conçu ''Madame Bovary'' tout autrement. Ça devait être, dans le même milieu et dans la même tonalité, une vieille fille dévote et chaste... Et puis, j'ai compris que ce serait un personnage impossible. »
{{gap}}Cette phrase du ''Journal, des Goncourt'' (ler vol., p. 367) me revenait en mémoire, ce juillet dernier, comme dans un creux de roche cotentinoise, le front rafraîchi par Noroué qui me tournait complaisamment les feuillets, je lisais le manuscrit des ''Cloportes'', roman singulier, qui porte le sous- titre de « Scènes et Types de campagne », et que Jules Renard, l'un des collaborateurs les plus appréciés du ''Mercure de France'', se prépare à publier au ''Roquet'', cette mauvaise gale, après le ''Magot de l'Oncle Cyrille''.
{{gap}}Les ''Cloportes'', en effet, ne sont guère, à proprement parler, un roman, s'il est entendu que ce vocable définit une œuvre où l'affabulation tient une place importante ; aussi, feuilletonnés dans