brumes ambiantes pour, sur l'heure, fixer le soleil d'une vision ; à preuve cette

F{{sc|rivole}}


{{gap}}{{gap}}Comme un faisceau de branches blanches, le chignon
{{gap}}{{gap}}C'est un Mont Blanc qui fait valoir la porcelaine
{{gap}}{{gap}}Recuite un peu de la joue âpre aux lignes pleines,
{{gap}}{{gap}}Et les cuivres du col aux chaleurs de brugnons.

{{gap}}{{gap}}Et le geste d'éparpiller d'un doigt mignon
{{gap}}{{gap}}Toute la nuque en vrilles d'or de folles laines,
{{gap}}{{gap}}Réconcilie, avec la grâce des baleines,
{{gap}}{{gap}}Les seins surpris d'être si proches compagnons.,

{{gap}}{{gap}}La glace en cœur comme une bouche minaudière
{{gap}}{{gap}}En un feston de quels clairs tons ! noue un court vol
{{gap}}{{gap}}De colombelles et d'amours, tout crème et miel ;

{{gap}}{{gap}}Et de trois-quarts, elle ne veut de la frivole
{{gap}}{{gap}}Qu'un coin d'œil tendre, un bout de bouche qui sourit
{{gap}}{{gap}}Et l'entre-deux d'un haut de gorge blanc de riz.

{{gap}}Et ce sonnet des « Birbes », plus éclatant encore, s'il est possible, bien que d'un ordre tout différent, pince sans-rire et quasi jovial :

{{gap}}{{gap}}Que tête à claques, très haut sur col en fer blanc,
{{gap}}{{gap}}Le plastron boréal et l'œillet au revers,
{{gap}}{{gap}}Monocle à l'œil dardé d'un trait étincelant,
{{gap}}{{gap}}Il martyrise une barbiche en fil de fer,

{{gap}}{{gap}}On que poussif et bedonnant et ahannant,
{{gap}}{{gap}}Il vocalise, front lyrique, vers les nues,
{{gap}}{{gap}}C'est toujours toi, bon birbe en quête d'ingénues,
{{gap}}{{gap}}Et ton œil n'arde plus que pour ce seul nanan !

{{gap}}{{gap}}C'est qu'elles sont, aussi, garces ! et provocantes !
{{gap}}{{gap}}Telle coiffe au-dessus du court front des bacchantes
{{gap}}{{gap}}Une tignasse d'acajou coulé d'or clair ;

{{gap}}{{gap}}L'autre a l'ombreux velours des cils de quatorze ans,
{{gap}}{{gap}}Le jersey juste ébauche un buste pauvre en chair :
{{gap}}{{gap}}— Le monocle du vieux monsieur est plus luisant !

{{gap}}Parfois, cependant, cette calme ordonnance des vers purement plastiques se dérange d'un brusque mouvement de passion. C'est, par exemple, toute la révolte d'une âme de cénobite poursuivi de hantises charnelles, et qui saigne de ressentir

{{gap}}{{gap}}Oui, jusque sous l'abat-jour calme, l'indomptable,
{{gap}}{{gap}}La saôule soif de leurs seins murs et d'y téter !