::Calamiteux et menant la « postige »,
::Sur le trottoir que Barrés a dompté,
::Le camelot secoueur de vertige,
::Bardache mais nullement breveté,
::Garrulle avec impétuosité.
::Journaux, poil à gratter en macédoine,
::Préservatifs amoureux pour chanoine,
::Que ne vend-il, le ribaud triomphant?
::Son « leit-motive » est à charmer idoine:
::« Joli cadeau à faire à un enfant. »
::Pierre Loti (2), par qui Zola s'afflige,
::Baisa les Sarimpis couleur de thé,
::Aux négrillons infusa la voltige
::Et fit crever quelque jaune beauté
::De l'Orénoque ou du Palais d' té.
::Mais, pour bailler à son courtaud l'avoine,
::Le conjouir et le tirer d'essoine,
::Yves est là que l'Institut défend.
::Le matelot de cet écrivain coine,
::Joli cadeau à faire à un enfant.
::Frère Bitard, dont l'avant bras fustige
::Plus d'un puceau très bas déculotté,
::De Sainte Eglise avère le prestige.
::Et Rabaroust, magistrat, fut cité,
::Pour l'ingénu de sa lubricité.
::Le gros vicaire avec le paillard moine,
::Sans bézoard, jayet, ni calcédoine,
::Brisent la porte et le mur de refend.
::O leurs engins valant tel patrimoine,
::Joli cadeau à faire à un enfant.
{{sc|envoi}}
::Prince, d'Argis, cueillant sauge et pivoine,
::Chez Henri Laus rencontre Pupavoine:
::Seigneurs bougrins, sonnez votre olifant !
::Le mal de Naple et le feu Saint Antoine,
::Joli cadeau à faire à un enfant.
{{right|L{{sc|aurent}} T{{sc|ailhade}}.}}
----
{{smaller|(1) Telle est, à ce qu'il prétend, l'âme ordinaire de M. Paul Bourget, auquel nous sommes heureux de restituer sa belle expression. Cela dépasse fort, à ce qu'il nous semble, Maurice Barrès et fait deviner presque M. Pierre Loti. — L. T.}}
{{smaller|(2) Académicien et marinier, le plus jeune des Quarante. A le petit travers de raffoler des pseudonymes. Ainsi, on l'appelle ''Viaud'' sous la Coupole, ''Ma chère'' à la cour de Roumanie, ''Pol Plançon'' à l'Opéra, et il taquine l'ivoire, dans le monde, sous le nom du pianiste Dusauthoy. — L.-T.}}