{{larger|''LE SALON DU CHAMP-DE-MARS}}''

{{gap}}Soyons brefs. C'est le mieux, n'est-ce pas ? Et d'abord, un pur et incontestable chef-d'œuvre : « Inter, artes et naturam » de ''Puvis de Chavannes''. Puis six lumineux paysages de ''Sisley''. Des fantaisies, d'éblouissantes symphonies de couleurs de ''Besnard'' ; des morceaux de nuit de ''Ribot'' ; d'exquises figures noyées de brouillard de ''Carrière'' ; une « femme dans un paysage » et deux adorables études au pastel, d’''Anquetin'' ; des ensoleillements intenses et multicolorement farineux, de ''Montenard'' ; des plein air, de ''Harrison'' ; des portraits très britanniques de ''Théodore Rousset'' ; des paradoxes de ''Blanche'', de ''Boldini'', de ''Zorn'' ; de poétiques crépuscules d’''Errazuris'' ; des baigneuses — oh ! si cochonnes ! — d’''Albert Aublet'' ; un « Monte-Carlo » de ''Jean Béraud'', qui défie la photographie en exactitude et en bêtise ; d'étonnants croquis de ''Forain'' ; des pastels de ''Béthune'' ; enfin des ''Carolus Duran'' ; des ''Roll'' ; des ''Lhermitte'' ; des ''Courtois'' ; des ''Friant'' ; des ''Stevens'' ; des ''Gerverx''... Tiens, j'allais oublier : LUI ! Son Napoléon, cette année, s'appelle « 1806 ». Il a le même cheval que les autres napoléons dus au pinceau patient et à la loupe de LUI, mais les cils de l'empereur sont plus finement peints que les cils impériaux de toutes les toiles antécédentes. Ah ! c'est que LUI est un chercheur, qui ne se contente pas des résultats acquis ! qui marche résolument vers l'absolu de l'art ! En somme « 1806 » est une œuvre largement peinte, émue et poétique ! {{right|G. {{sc|Albert-Aurier}}.}}
{{larger|LITTÉRATURE ANGLAISE}}

{{gap}}'''The Sunlight lay across my bed''', par {{sc|Olive Schreiner}} (''New Review'', avril et mai 1890).
{{gap}}C'est, en prose, un admirable poème symbolique. Première partie : L'Enfer. Deuxième partie : Le Ciel. En voici le résumé :

{{gap}}{{gap}}Je rêvai que Dieu transférait mon âme en Enfer.
{{gap}}L'Enfer était un pays charmant ; le lac avait des eaux bleues.
{{gap}}Je dis à Dieu : j'aime ce pays.
{{gap}}Dieu dit : Ah ! tu l'aimes ?

{{gap}}Et voilà que sous les arbres et sous les oiseaux chantants, de belles et blondes femmes s'en allaient, vêtues de {{Hyphenated word start|magnifi|magnifiques}}