4

{{gap}}Et Psykhé les suit du regard en méditant :
{{gap}}« Oh ! qui donc en l'aridité de mon chagrin
{{gap}}A déposé l'ardente goutte de levain
{{gap}}Dont mon flanc se gonfle et tressaille en cet instant ?
5

{{gap}}L'essor bleu des rêves s'essaime
{{gap}}Dans les matins, si diaphanes que l'aurore
{{gap}}De ses nacres les plus ténues les colore,
{{gap}}Si subtils que « vivent-ils même ? »
6

{{gap}}Et Psykhé se demande, les voyant si beaux,
{{gap}}Quel souffle d'amour a passé sur les tombeaux
{{gap}}De ses espoirs et par quels mystères
{{gap}}Ses ruines ont fleuri tant de pariétaires.
{{gap}}La veuve qui pourtant cache en ses voiles noirs
{{gap}}La tristesse des illusoires espoirs,
{{gap}}— À voir ses beaux enfants, les Rêves, si sûrs
{{gap}}De la vie et de la joie, et si heureux
{{gap}}Des fleurs qui fleuriront sans doute pour eux, —
{{gap}}Se reprend à désirer des futurs.
III

{{gap}}Tu perds ton temps... Bah ! Hardi, mon fils !
{{gap}}Pétris l'argile inconnue et tendre.
{{gap}}Des pleurs versés sur le Crucifix,
{{gap}}— Pauvre pécheur ! — humecte la cendre
{{gap}}Des rêves fous et bons que tu fis.
{{gap}}{{gap}}{{gap}}Hardi, mon fils !
{{gap}}Hélas ! avant que la blanche frise
{{gap}}Aille redire au soleil levant
{{gap}}La belle histoire autrefois apprise,
{{gap}}Les pleurs séchés et la poudre grise
{{gap}}Des espoirs morts s'en iront au vent...
{{gap}}{{gap}}{{gap}}Tu perds ton temps.
{{gap}}{{right|{{sc|Louis Denise}}}}