passions bestiales, plus quelques coups de pied dans nos parties les plus sensibles, c'est notre vie, c'est toute la vie. N'ai-je pas trouvé pour mes dieux un panthéon assez confortable ? Quel symbole, ce pantalon ! Il flotte comme un étendard, il est ample et chaud comme les draps d'un lit. De sorte que j'ai pu y loger mon cœur par dessus le marché. Entre nous, les histoires de cœur, c'est comme les jeux des poulains au vert, ça finit toujours par des coups d'arrière-train. Alors ce viscère n'est-il pas bien à sa place dans mon panthéon ?
{{gap}}― Oh ! c'te tête ! ― interrompit un loustic métaphysicien.
{{gap}}― Ah ! oui, ma tête, — répliqua le pitre ― La Macette fourbe et rusée, la soubrette de ressources, qui tourne les obstacles, manigance les expédients et frise la cour d'assises, pour la plus complète satisfaction des maîtres vicieux, n'est-ce pas ?
{{gap}}Puis, pliant son corps comme une loque humide, il mit dédaigneusement sa tête entre ses jambes et s'en alla ainsi, dans un tonnerre d'applaudissements.
{{gap}}Et, comme je m'étonnais que de pareilles sottises soulevassent un tel enthousiasme, je m'aperçus que, si trois ou quatre spectateurs portaient le joli maillot arc-en-ciel, ''tous les autres'' étaient enfouis jusqu'aux épaules dans un immense pantalon flottant.
{{right|{{sc|Louis Denise}}|3em}}