{{gap}}Tient-il du vautrement des vaches qui digèrent
{{gap}}Dans l'herbe épaissie où murmure un fil d'eau,
{{gap}}Sans même qu'un frisson leur coure sous la peau ?…
{{gap}}Est-ce un qu'on ne sait plus pourquoi Dieu le tolère :
{{gap}}Corps mûr pour le néant dont le coup de tonnerre
{{gap}}Déjà chemine qui doit le rendre à sa terre !


{{gap}}On ne sait, car vraiment ! nul émoi n'a passé
{{gap}}Sur son masque de sphinx aux pâleurs d'agonie.
{{gap}}Et tandis qu'entre eux deux ! la Terre et le Ciel, c'est
{{gap}}— Qui s'échange ! un adieu de tristesse infinie,
{{gap}}Le pauvre orchestre de village non lassé
{{gap}}Poursuit sa ritournelle avec monotonie !

{{right|{{sc|Ernest Raynaud.}}}}