''la Gamelle''. Un chef-d'œuvre... Tous les défauts du maître s'élargissent à l'envi les uns sur les autres. Un régiment tombe à Paris dans le lupanar de ''Pot-Bouille'', et successivement nous avons le ''coup de désir'', le ''coup de force'', le ''coup de passion'', le ''coup de l'avortement'', le ''coup du lapin'', le ''coup de folie'' et le ''coup de collier'', que l'on sent un peu trop tout le long de cette histoire où peinent plus de brutes que de gens intelligents. Mais le ''coup de la fin'', absolument un ''coup de théâtre'', c'est la modestie du Maître se dérobant sous le pseudonyme de ''Jean Reibrach'', dont la notoriété, à l’''Écho de Paris'', pourrait, un de ces prochains jours, éclipser celle du pontife lui-même. Prenez garde, M.Zola, vous devenez trop familier. {{right|{{sc|***}}}}
{{gap}}'''La fin d'un art''', ''conclusions esthétiques sur le Théâtre'' par L{{sc|ucien}} M{{sc|uhlfeld}} (aux bureaux de ''La Revue d'Art dramatique''). — Le Théâtre, formule l'auteur, n'est propre qu'à l'évocation des vies humaines qui sont théâtrales et décoratives. Par ainsi, la société se trouve liée avec le théâtre d'art, qui la reflète, se développe de son développement, s'étiole, et meurt de sa mort. — C'est, d'ailleurs, et forcément, une vision toute rétrospective. Mais, peut-on dire à M. Muhlfeld, nous aussi nous avons une société ; elle est diverse et banale et peu décorative, c'est flagrant ; elle a quand même une vie publique et théâtrale. Or, celui-là qui la porterait à la rampe ferait-il du théâtre d'art ? — Au moins, il est permis d'imaginer, sans trop médire des « Conclusions esthétiques », qu'à côté d'un théâtre qui est le reflet ironique de l'époque il y aura place, demain, pour le ''beau poème décoratif'', évoquant en une formule de littérature — et qui donnera le « frisson d'art » — telles fictions en dehors de notre journalier dégoût. Sans doute, on peut objecter les difficultés matérielles ; mais c'est justement le progrès du « spectacle », incriminé par M. Muhlfeld, qui nous donne l'espoir des réalisations. {{right|C. Mki.}}
{{gap}}'''Des Hommes''', par B{{sc|oyer}} D'A{{sc|gen}} (Savine). — L'auteur de ''La Vénus de Paris'', de ''Monsieur le Rédacteur'' et de ''Pascal Bordelas'', reprend chez l'éditeur Savine la série interrompue de ses ''parallèles'' hebdomadaires. Politiciens et romanciers, aventuriers et poètes, vivants et morts s'y coudoient, de par la volonté de l'écrivain, pour le plus grand relief de leurs individuelles qualités. Des documents certes, mais habilement fondus en un lyrique ensemble qui montre ces souvent bien minces ''hommes'' grandis en figures synthétiques de roman. Le dernier numéro réunit assez cruellement le contemporain Mermeix et le mort Armand Carrel. {{right|L. Dse.}}
{{gap}}'''Esquisse générale de la Province de Québec''', par M. H{{sc|onoré}} M{{sc|ercier}}, premier ministre (Québec). — Ouvrage dont le seul titre dit tout l'intérêt.