{{larger|''APPARITION''}}
{{gap}}Dans ce parc, que nul parc de rêve n'égala,
{{gap}}Ce fut ta tête pâle, ô Pâle entre les pâles,
{{gap}}Dans ce parc, somptueux comme un soir de gala,
{{gap}}Ta tête défiant en pâleur ces opales !…
{{gap}}Ce fut ta tête pâle, ô Pâle entre les pâles…
{{gap}}Tes cheveux s'exhalaient en nuages joyeux…
{{gap}}Et ta bouche entrouverte était pleine d'étoiles…
{{gap}}Et vers mes yeux, fluaient les fleuves de tes yeux
{{gap}}Pleins de galères d'or, de rameurs et de voiles !…
{{gap}}Et ta bouche entrouverte était pleine d'étoiles…
''{{larger|CHANSON POUR ENDORMIR
LE CŒUR}}''
{{gap}}Prête à mes rêves las le berceau de tes bras…
{{gap}}Des papillons jolis volètent par la chambre…
{{gap}}Je boirai l'hypocras des mots que tu diras
{{gap}}Et baignerai mon front dans tes fins cheveux d'ambre…
{{gap}}Prête à mes rêves las le berceau de tes bras !…
{{gap}}Berce, berce mon Cœur de tes caresses vaines…
{{gap}}Tes yeux fleuris sont pleins d'un vol de colibris,
{{gap}}Pleins de chansons d'oiseaux, pleins d'odeurs de verveines,
{{gap}}Et tu fais refleurir les fleurs quand tu souris !…
{{gap}}Berce, berce mon Cœur de tes caresses vaines !…
{{gap}}Endors mes rêves las dans le lit de ta chair…
{{gap}}Mon front est transpercé d'épines douloureuses
{{gap}}Et tes seins lui seront un oreiller bien cher !…
{{gap}}J'essayerai d'oublier que ta poitrine est creuse…
{{gap}}Endors mes rêves las dans le lit de ta chair !…
{{sc|{{right|G.-Albert Aurier}}}}.