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''VIEUX DEVANTS DE CHEMINÉE''}}
I
{{gap}}L'Amour se promenait, il y a de cela un peu moins de cent ans, dans les taillis, les taillis verts de Meudon...
{{gap}}''Paole d'honneu !''
{{gap}}Vint une mignonne qui, pour entasser des violettes, les violettes qu'elle vendait si cher sous les ''Galeries de Bois'', avait pris la vieille hotte de sa grand-mère, la hotte chargée ordinairement d'un fagot de branches mortes. L'Amour sauta dedans…
''Ze me pâme'' !
{{gap}}Oh ! ce fut à peine le poids d'un bouquet ajouté aux poids des autres bouquets. Pourtant, fillette curieuse de se tourner, et mon lutin de se pencher. Que se dirent-ils ? Un moment vint où la hotte bascula, et la mignonne en fût coiffée. Le peintre qui les surprit créa le chapeau Directoire…
''Incoyable ! Paole d'honneu !''
''
II
{{gap}}Au bout du jardin un lilas est planté :
{{gap}}Cascadez roses et fleurissez pervenches !
{{gap}}Pierre aime Jeannette, ce sont deux promis :
{{gap}}Chantez le rossignol, bourdonnez les abeilles.
{{gap}}Sous l'arbre embaumé ils échangent leurs serments, tandis que le lilas blanc éparpille autour d'eux comme les grains d'un chapelet de vierge.
{{gap}}Pierre, mon ami Pierre à la guerre est allé :
{{gap}}Endeuillez-vous les roses, fanez-vous les pervenches !