{
 "numero_id": "ulb-art-moderne-1904-02-21-n8",
 "tome": "1904",
 "source": "Digithèque « Revues littéraires belges », ULB (ELB-ULB-DL2864764-1904-f) ; OCR LightOnOCR (API Albert)",
 "articles": [
  {
   "article_id": "ulb-art-moderne-1904-02-21-n8-001",
   "tome": "1904",
   "volume": "ELB-ULB-DL2864764-1904-f",
   "texte_sans_correction": true,
   "ocr_source": "LightOnOCR (lightonocr-2-1b, API Albert) sur les images du PDF de l’ULB",
   "page_debut": 57,
   "page_fin": 57,
   "pages_selon": "folios des numéros voisins",
   "controle": "découpage d’après le sommaire ; OCR des images, le PDF de l’ULB n’ayant pas de couche de texte pour ce numéro",
   "url_article": "https://digistore.bib.ulb.ac.be/2013/ELB-ULB-DL2864764-1904-f.pdf#page=63",
   "pages": [
    {
     "page_pdf": 63,
     "page_imprimee": 57,
     "debut_caractere": 0,
     "fin_caractere_exclue": 1022,
     "texte": "VINGT-QUATRIÈME ANNÉE. N° 8. 21 FÉVRIER 1904.\n\n# L'ART MODERNE\n\nREVUE CRITIQUE HEBDOMADAIRE\n\nBUREAUX : RUE DE L'INDUSTRIE, 32, BRUXELLES\n\nABONNEMENT : BELGIQUE, 10 FRANCS L'AN; UNION POSTALE, 13 FRANCS. — LE NUMÉRO, 25 CENTIMES\n\nL'ART MODERNE est envoyé à l'essai, pendant un mois, aux personnes qui nous en font la demande ou qui nous sont indiquées par nos abonnés.\n\nLes demandes d'abonnement et de numéros à l'essai doivent être adressées à l'administration générale, rue de l'Industrie, 32, Bruxelles.\n\nOn est prié de renvoyer la revue à l'Administration si l'on ne désire pas s'y abonner.\n\nL'ART MODERNE est en vente, à Paris, à la librairie H. Floury, 1, boulevard des Capucines.\n\n---\n\n## SOMMAIRE\n\nL'Art impressionniste (Octave Maus). — Les Eaux-fortes d'Albert Baertsoen (Fièrns-Gevaert). — La Décoration du nouvel hôtel de ville de Saint-Gilles (Cr. V.). — Musique sacrée. — A la mémoire de Guillaume Lekeu (Cr. V.). — La Musique à Liege (J. F.). — Des Tableaux vivants à Verviers (A. L.). — Petite Chronique\n\n---",
     "source": "LightOnOCR (API Albert)",
     "url_page": "https://digistore.bib.ulb.ac.be/2013/ELB-ULB-DL2864764-1904-f.pdf#page=63"
    }
   ]
  },
  {
   "article_id": "ulb-art-moderne-1904-02-21-n8-002",
   "tome": "1904",
   "volume": "ELB-ULB-DL2864764-1904-f",
   "texte_sans_correction": true,
   "ocr_source": "LightOnOCR (lightonocr-2-1b, API Albert) sur les images du PDF de l’ULB",
   "page_debut": 57,
   "page_fin": 60,
   "pages_selon": "folios des numéros voisins",
   "controle": "découpage d’après le sommaire ; OCR des images, le PDF de l’ULB n’ayant pas de couche de texte pour ce numéro",
   "url_article": "https://digistore.bib.ulb.ac.be/2013/ELB-ULB-DL2864764-1904-f.pdf#page=63",
   "pages": [
    {
     "page_pdf": 63,
     "page_imprimee": 57,
     "debut_caractere": 1024,
     "fin_caractere_exclue": 2969,
     "texte": "## L'ART IMPRESSIONNISTE\n\nNe prenez aucun souci des dogmes des écoles et allez droit au cœur,\n\nSTERNE\n\nIl n'est guère aisé de définir l'impressionnisme, d'en tracer les limites et d'en particulariser les expressions. Comme toute évolution née d'un cri d'indépendance, d'un geste d'insurrection, il échappe aux théories et méprise les programmes. Il puise sa vie et sa beauté aux sources des spontanéités individuelles, et celles-ci varient à l'infini selon les tempéraments et les influences ethniques.\n\nLa dénomination même sous laquelle on le désigne n'a point de signification nette. Elle fut inventée, on le sait, par le Charivari, qui prit prétexte de la légende d'un Coucher de soleil de Claude Monet étiqueté Impression au catalogue de la première exposition organisée chez Nadar, en 1874, pour appeler « Impressionnistes » l'ensemble des exposants. Ceux-ci érigèrent ce vocable en hautaine devise (1).\n\nS'il provoqua une réaction nécessaire contre l'esprit scolastique propagé au xixe siècle par un enseignement basé sur un idéal exclusif, l'impressionnisme renoua les traditions des grandes époques d'art en favorisant l'épanouissement de la libre personnalité de l'artiste. C'est la revendication de cette personnalité, en dehors de tout contrôle académique, — avec l'apport particulier d'une recherche d'effets plus lumineux et l'emploi d'une technique appropriée (usage d'une palette de couleurs pures et division des tons), — qui caractérise, ainsi que l'a dit M. André Mellerio, le grand mouvement dont l'influence a bouleversé la peinture d'aujourd'hui (2). C'est, aussi, le développement de la sensibilité visuelle. « Les arts optiques relèvent de l'œil et uniquement de l'œil... L'œil le plus digne d'admiration est celui qui est allé le plus loin dans l'évolution de cet\n\n(1) Les Hommes d'aujourd'hui, par Georges Lecomte. Vol. III, n° 366. Paris, Vanier.\n\n(2) L'Exposition de 1900 et l'Impressionnisme. Paris, H. Floury, 1900.",
     "source": "LightOnOCR (API Albert)",
     "url_page": "https://digistore.bib.ulb.ac.be/2013/ELB-ULB-DL2864764-1904-f.pdf#page=63"
    },
    {
     "page_pdf": 64,
     "page_imprimee": 58,
     "debut_caractere": 0,
     "fin_caractere_exclue": 5522,
     "texte": "58\n\nL'ART MODERNE\n\norgane, et par conséquent la peinture la plus admirable sera non pas celle où il y aura ces chimères d'écoles : « La beauté hellénique, » le « coloris vénitien », la pensée de Cornélius », etc., mais bien celle qui révélera cet œil par le raffiné de ses nuances ou le compliqué de ses lignes (1). »\n\nPour exprimer la réalité contemporaine, les peintres impressionnistes se servent d'un métier dont la dissociation des tonalités, qui laisse à chaque couleur sa fraîcheur et sa pureté, est l'élément essentiel. Ils rythment la polychromie et la délimitation de leurs toiles au gré des émotions qu'ils ressentent et arrêtent sur un effet déterminé, fût-il le plus fugitif, leur sensibilité visuelle. Plus spécialement, ils s'efforcent de traduire les impressions que leur suggère la lumière, dont les vibrations subtiles et les jeux mouvants transforment à tout instant la nature. Ils situent les figures et les paysages qu'ils interprètent dans l'atmosphère qui les baigne, en notant minutieusement les relations tonales les plus délicates, les nuances les plus imperceptibles des couleurs et de leurs réactions. Les reflets du jour sur les ombres, la transparence des ciels et la dispersion des nuages, l'irisation des eaux, le frisson des feuillages sont étudiés avec un égal scrupule. A l'expression de la réalité objective ils ont substitué l'idéal d'un poème optique de clarté et d'harmonie. « L'Impressionnisme, a dit M. Gustave Geoffroy, c'est une peinture qui va vers le phénoménisme, vers l'apparition et la signification des choses dans l'espace, et qui veut faire tenir la synthèse de ces choses dans l'apparition d'un moment » (2).\n\n* * *\n\nOn s'explique difficilement — aujourd'hui que l'évolution est accomplie et l'art impressionniste triomphant — les résistances obstinées, l'hostilité féroce opposées, même par les artistes, à cet art de sincérité, de vérité et de bonne foi. Comme l'a fait observer M. Camille Maucclair : « Pourquoi, délibérément, un groupe d'hommes s'aviserait-il de faire de la peinture folle, illogique, mauvaise, en y gagnant la raillerie publique, la pauvreté et la stérilité? Il serait insensé de supposer une telle mystification qui serait avant tout cruelle pour ses auteurs.Le simple bon sens indique donc en eux une conviction, une sincérité, un effort soutenu, et cela seul devait, au nom de la solidarité sacrée de tous ceux qui, par des moyens divers, cherchent à dire leur amour du beau, supprimer les fâcheuses accusations qui furent trop facilement portées contre Manet et ses amis » (3).\n\n(1) JULES LAFORGUE. Mélanges posthumes. L'Art impressionniste, p. 142. Paris, éd. du Mercure de France.\n\n(2) La Vie artistique, IIIe série, p. S. Paris, E. Dentu. 1894.\n\n(3) L'Impressionnisme. Son histoire, son esthétique, ses maîtres, p. 15. Paris, Librairie de l'Art ancien et moderne. 1904.\n\nL'opposition intractable des jurys, les sarcasmes de la presse, les protestations furieuses du public, les pamphlets,les caricatures,la campagne haineuse menée contre des artistes fervents et laborieux, tout cela est trop connu et trop récent, hélas! pour être rappelé. Les mieux trempés en triomphèrent. Quelques-uns moururent. Tous en souffrirent cruellement.\n\nUn sculpteur de nos amis nous racontait dernièrement qu'il assista, tout jeune, en compagnie du statuaire Adam Salomon, à l'ouverture du Salon de 1865 où Manet avait exposé l'Olympia. C'était, devant cette toile, une houle d'émeute, un déchaînement de colères, un débordement d'invectives. Salomon dit à haute voix à son compagnon : « Tu verras un jour ce tableau au Louvre. » Aussitôt la foule tourna contre les deux artistes sa fureur. Ils durent fuir pour ne pas être écharpés.\n\nCe statuaire au nom hébraïque était un prophète ! Mais l'incompréhension des foules demeure identique. Le Balzac de Rodin essuya naguère des bordées d'injures pareilles à celles que souleva jadis le Portrait d'Antonin Proust ou le Bar aux Folies-Bergère. Et l'écho des clameurs que provoqua à Bruxelles, au Salon des XX, l'apparition des œuvres de Claude Monet (on intitula spirituellement « Forêts de plumeaux » ses admirables vues d'Antibes), de Renoir, de Seurat, de Van Gogh, de Cézanne, de Gauguin, est à peine éteint...\n\nOn reverra prochainement quelques-unes de ces œuvres, parmi d'autres des mêmes maîtres destinées à fixer, dans un groupement synthétique, un moment de l'éternelle évolution de l'art vers la Beauté.\n\nPeut-être détermineront-elles parmi les visiteurs un examen de conscience... A moins qu'ils préfèrent imiter l'entêtement irréductible de Gérôme, à qui l'on reprochait, l'an dernier, d'avoir, jadis, comme membre du jury, refusé Corot, et qui répondit effrontément : « Je le refuserais encore ! » Ce membre de l'Institut, que la mort vient d'enlever à notre admiration, avait, à défaut de sens esthétique, une logique opiniâtre.\n\n* * *\n\nCertes n'est-il guère possible de retracer en une exposition forcément restreinte l'histoire complète de l'Impressionnisme. Comme toute manifestation d'art, quelque neuve qu'elle paraisse, celui-ci a eu ses précurseurs; ces derniers se rattachent eux-mêmes, par un atavisme parfois imprécis, mais certain, à des maîtres antérieurs... A qui remonter dans la filiation de ceux qui ont fait fructifier le trésor intellectuel des peuples d'occident?\n\nPuis encore : en combien de rameaux la tige flexible jaillie de la première germination ne s'est-elle point divisée? Jusqu'à quels parterres éloignés ne distribue-t-elle pas sa fraîcheur? Quels rejetons ne sont point",
     "source": "LightOnOCR (API Albert)",
     "url_page": "https://digistore.bib.ulb.ac.be/2013/ELB-ULB-DL2864764-1904-f.pdf#page=64"
    },
    {
     "page_pdf": 65,
     "page_imprimee": 59,
     "debut_caractere": 0,
     "fin_caractere_exclue": 5389,
     "texte": "# L'ART MODERNE\n\nissus de la souche commune? Tout l'art d'aujourd'hui s'est éclairci au soleil des luministes de 1874. Ce qui justifie cette boutade de Degas : « On nous fusille, mais on fouille nos poches. »\n\nLe groupe indiscipliné qui, de 1874 à 1881, exposa successivement chez Nadar, chez Durand-Ruel et dans des appartements loués à la semaine rue Le Pelletier, avenue de l'Opéra, rue des Pyramides et rue des Capucines, — étapes héroïques, — comptait, au début, trente artistes, parmi lesquels Claude Monet, Degas, Renoir, Cézanne, Pissarro, Guillaumin, Sisley, Berthe Morisot, auxquels se joignirent, en 1880, Mary Cassatt et Gauguin. D'autres encore, moins notoires, ou qui, — tels Raffaelli, Forain, Legros, Bracquemond, Lebourg, Boudin, Gustave Colin, Zandomenegui, etc., se spécialisèrent ensuite dans une expression d'art différente. Quelques-uns : Caillebotte, Cals, Lépine, Piette, succombèrent pendant la mêlée, en laissant le souvenir de peintres excellemment doués, morts avant l'heure.\n\nManet combattait de son côté. Tantôt refusé, tantôt admis au Salon, il symbolisait l'émeute et l'insurrection. Sa jeune gloire, faite de témérité et de scandale, rayonnait déjà tandis que Monet et ses amis demeuraient encore dans l'ombre. Et pourtant, il n'est plus contesté aujourd'hui que l'initiateur de la technique impressionniste fut Claude Monet, qui le premier en offrit l'exemple le plus complet. « Mais il est très difficile de déterminer pareilles préséances, et c'est en somme assez inutile. On n'invente pas une technique en un jour. Celle-là est le résultat de longues recherches qui furent communes à Manet, à Monet et à Renoir, et il faut réunir sous le nom collectif d'impressionnistes un ensemble d'hommes qui, liés d'amitié, firent à la même heure un effort vers l'originalité, à peu près dans le même sens, tout en étant souvent fort différents » (1).\n\nCe dont le merveilleux tempérament de Monet avait eu l'intuition, ce qu'avant lui Delacroix avait pressenti, Seurat tenta de le formuler avec une volonté consciente. Il entendit interpréter la nature en logiques harmonies de tons et de lignes. Appuyé sur les travaux scientifiques de Chevreul et les découvertes plus récentes de Charles Henry, le Néo-impressionnisme ou Chromo-luminarisme — qui rallia une élite de jeunes peintres parmi lesquels MM. Signac, Van Rysselberghe, Cross, Luce, Dubois-Pillet, Angrand, — s'élança joyeusement à la conquête de la lumière, renouvelant la fable antique.\n\nSa technique, basée sur la division des tons, ne diffère, en somme, de celle des premiers impressionnistes qu'en ce qu'elle consiste en un agrégat de petits disques colorés et qu'elle est appliquée plus rigoureusement. Les tonalités sont analysées dans leurs éléments constitutifs\n\n(1) CAMILLE MAUCLAIR, ouvrage cité, p. 47\n\net appliquées sur la toile de manière à produire une synthèse optique. Le but, qui est de donner à la couleur le plus d'éclat possible, est identique. Mais le moyen employé a singulièrement développé l'expression de la sensation visuelle et enrichi la langue conventionnelle de la peinture.\n\n***\n\nL'idéal des peintres épris de lumière devait logiquement se pénétrer, chez certains, d'une intellectualité et d'une philosophie supérieures. Ce fut le cas pour M. Maurice Denis, qui s'élève, par une sanctification de la nature, vers les mystiques d'autrefois et touche aux Primitifs. Il s'en est expliqué lui-même : « Le grand art, qu'on appelle décoratif, des Indous, des Assyriens, des Égyptiens, des Grecs, l'art du Moyen-âge et de la Renaissance, et les œuvres décidément supérieures de l'art moderne, qu'est-ce? sinon le travestissement des sensations vulgaires — des objets naturels — en icones sacrées, hermétiques, imposantes (1). »\n\nDéjà Gauguin avait conçu en Bretagne et dans les solitudes de l'Océanie un art décoratif idéiste et synthétique, d'un symbolisme fruste. « Il y a en lui un mélange inquiétant et savoureux de splendeur barbare, de liturgie catholique, de rêverie hindoue, d'imagerie gothique, de symbolisme obscur et subtil; il y a des réalités âpres et des vols éperdus de poésie par où il crée un art absolument personnel et tout nouveau (2). »\n\nSa puissante individualité avait rassemblé à Pont-Aven un groupe de peintres, ses amis ou ses disciples, au nombre desquels, outre Maurice Denis, MM. Emile Bernard, actuellement fixé en Égypte, Paul Sérusier, Léon Fauché, Charles Filiger, Armand Seguin, mort récemment, Jean Verkade, Mogens Ballin, ce dernier moine à Beuron...\n\nParallèlement, d'autres peintres, rattachés à l'impressionnisme sinon par la technique du moins par une solidarité dans un commun désir d'émancipation, Van Gogh, H. de Toulouse-Lautrec, s'imposaient à l'attention par un art aigu, tranchant, presque corrosif.\n\nDes noms nouveaux ont surgi depuis peu, apportant aux recherches généralisées de la lumière et de la sensation individuelle un apport collectif précieux : Vuillard, le poète des intimités et des atmosphères closes; K.-X. Roussel, qui stylise la nature et y mêle, dans un décor rajeuni, de lointaines réminiscences mythologi-\n\n(1) Notes d'art. Définition du Néo-traditionnisme, par PIERRE LOUIS (pseudonyme de M. Maurice Denis). Art et critique, deuxième année, no 66, citée par M. ANDRÉ MELLERIO, Le Mouvement idealiste en peinture. Paris, H. Flourney, 1896.\n\n(2) OCTAVE MIRBEAU. Préface du Catalogue de la vente Paul Gauguin, 1891.",
     "source": "LightOnOCR (API Albert)",
     "url_page": "https://digistore.bib.ulb.ac.be/2013/ELB-ULB-DL2864764-1904-f.pdf#page=65"
    },
    {
     "page_pdf": 66,
     "page_imprimee": 60,
     "debut_caractere": 0,
     "fin_caractere_exclue": 15,
     "texte": "# L'ART MODERNE",
     "source": "LightOnOCR (API Albert)",
     "url_page": "https://digistore.bib.ulb.ac.be/2013/ELB-ULB-DL2864764-1904-f.pdf#page=66"
    }
   ]
  },
  {
   "article_id": "ulb-art-moderne-1904-02-21-n8-003",
   "tome": "1904",
   "volume": "ELB-ULB-DL2864764-1904-f",
   "texte_sans_correction": true,
   "ocr_source": "LightOnOCR (lightonocr-2-1b, API Albert) sur les images du PDF de l’ULB",
   "page_debut": 60,
   "page_fin": 60,
   "pages_selon": "folios des numéros voisins",
   "controle": "découpage d’après le sommaire ; OCR des images, le PDF de l’ULB n’ayant pas de couche de texte pour ce numéro",
   "url_article": "https://digistore.bib.ulb.ac.be/2013/ELB-ULB-DL2864764-1904-f.pdf#page=66",
   "pages": [
    {
     "page_pdf": 66,
     "page_imprimee": 60,
     "debut_caractere": 17,
     "fin_caractere_exclue": 2957,
     "texte": "## Les Eaux-fortes d'Albert Baertsoen.\n\nDix eaux-fortes de Baertsoen, les plus récentes, tirées à petit nombre sur hollandie et signées de l'artiste, viennent de paraître (2). Elles composent une magnifique série : 1° Moulin sur le rempart (Bruges) ; 2° Kromboomsloot I ; 3° Kromboomsloot II (Amsterdam) ; 4° Terneuzen (soir tombé) ; 5° Maisons de pauvres ;\n\n(1) Ceux qui voudront étudier de plus près l'évolution qui vient d'être résumée dans ses grandes lignes consulteront utilement, outre les travaux cités, les ouvrages suivants : Théodore Duret, critique d'avant garde, Paris, Charpentier, 1885. — Georges Lecomte. L'Art impressionniste d'après la collection privée de M. Durand-Ruel, Paris, Chamerot et Renouard, 1892. — Ch.-A. Auriel. Œuvre posthume. L'Impressionnisme. Paris, Ed. du Mercure de France, 1893. — Frantz Jourdain. Les Décorés. Ceux qui ne le sont pas Paris, Simonis-Empis, 1895. — Paul Signac. D'Eugène Delacroix au Néo-impressionnisme. Paris, E.I. de la Revue blanche, 1899.\n\n(2) Chez l'éditeur-imprimeur J.-B. Van Campenhout, 163, chaussée de Wavre, où la série complète est en vente au prix de 325 francs.\n\n6° Veere (soir) ; 7° Vieilles Maisons zélandaises (Middelbourg) ; 8° Le Petit Quai (Middelbourg) ; 9° Vieilles Maisons au bord de l'eau ; 10° L'Impasse.\n\nOn sait quelle incomparable largeur de style l'artiste a obtenue dans ces compositions par ses constantes recherches et sa volonté d'exprimer pleinement sa vision inédite des abris de détresse. On vit les premières eaux-fortes de Baertsoen il y a dix ans. Que d'études réfléchies, que de labeur et quel gigantesque élan vers la perfection dramatique depuis cette date ! Baertsoen ne connaissait alors que le procédé spontané ; sa technique aujourd'hui a toutes les ressources. De nombreux dessins, très détaillés, très poussés, préparent la composition pour laquelle l'aquafortiste ne garde que les traits caractéristiques et, si je puis dire, les masses et les lignes morales. L'exécution ensuite est lente, raffinée. Les morsures de l'acide font l'office du plus subtil, du plus intelligent, du plus révélateur des pinceaux. Comme dans ses tableaux, Baertsoen nous fait admirer de saisissantes synthèses, des visions où la vérité prend sa forme essentielle. Un reverberé au support tordu, des fenêtres écrasées dans leur cadre bancal, de 1 oirs logis de pêcheurs tassés en silhouettes rigides près du port qu'envahit la nuit, un moulin dominant en vieux lutteur le nuage qui met une auréole violente autour de ses bras en croix, des pignons voisins en groupe confidentiel à l'extrémité d'un canal endormi, — tels sont les acteurs que Baertsoen fait vivre dans ses eaux-fortes en les enveloppant d'une atmosphère de clartés graves, d'ombres sans limite... La palpitation de la matière anime ces œuvres. Les pierres vivent et s'émeuvent, et ce qui dans l'antiquité était le plus beau des mythes devient ici la plus poétique des réalités.\n\nFIERENS-GEVAERT",
     "source": "LightOnOCR (API Albert)",
     "url_page": "https://digistore.bib.ulb.ac.be/2013/ELB-ULB-DL2864764-1904-f.pdf#page=66"
    }
   ]
  },
  {
   "article_id": "ulb-art-moderne-1904-02-21-n8-004",
   "tome": "1904",
   "volume": "ELB-ULB-DL2864764-1904-f",
   "texte_sans_correction": true,
   "ocr_source": "LightOnOCR (lightonocr-2-1b, API Albert) sur les images du PDF de l’ULB",
   "page_debut": 60,
   "page_fin": 61,
   "pages_selon": "folios des numéros voisins",
   "controle": "découpage d’après le sommaire ; OCR des images, le PDF de l’ULB n’ayant pas de couche de texte pour ce numéro",
   "url_article": "https://digistore.bib.ulb.ac.be/2013/ELB-ULB-DL2864764-1904-f.pdf#page=66",
   "pages": [
    {
     "page_pdf": 66,
     "page_imprimee": 60,
     "debut_caractere": 2959,
     "fin_caractere_exclue": 4736,
     "texte": "## La Décoration du nouvel hôtel de ville de Saint-Gilles.\n\nL'administration communale de Saint-Gilles a eu la bonne idée de convier le public à visiter les modèles et les esquisses des œuvres d'art destinées à la décoration extérieure et intérieure du nouvel hôtel de ville. L'exposition de ces modèles et esquisses a eu lieu dimanche passé, dans un local d'école où l'on avait tenté de les présenter sous le jour le plus favorable possible, du moins en ce qui concerne la statuaire extérieure; car pour ce qui regarde la décoration intérieure, il n'y avait vraiment pas moyen de l'apprécier. Les esquisses des plafonds de MM. Cluysenaar, de Lalaing et O. Dierickx étaient quasi invisibles dans le demi-jour d'une toute petite salle regorgeant de monde.\n\nIl était intéressant de se rendre compte de la façon dont les artistes avaient interprété les extraordinaires sujets de sculpture qu'on leur avait commandés : Gaz, eau, tramway, électricité, etc.\n\nCe qui devait arriver s'est produit : ceux qui ont voulu représenter ces « choses administratives » par leurs attributs traditionnels sont tombés dans la banalité, pour ne pas dire dans le grotesque. Sécurité publique est un bel exemple de cela : une grosse femme, classiquement drapée, ayant à ses côtés le chien noir qu'on rencontre le soir, accompagné d'un agent de police, au coin de la rue de la Victoire et de la chaussée de Charleroi...\n\nMais ceux qui, bravement, ont rompu avec l'allégorie, et n'ont vu que les « à-côtés », ont mieux réussi. Salubrité publique, par M. Braecke, est une chose charmante, peu architecturale peut-être, mais qui dégage une sensation intense de santé, de joie, de bonheur. A première vue, le Gaz, de M. Schirren, apparaissait comme une élucubration incohérente. Mais, nous faisait remar-",
     "source": "LightOnOCR (API Albert)",
     "url_page": "https://digistore.bib.ulb.ac.be/2013/ELB-ULB-DL2864764-1904-f.pdf#page=66"
    },
    {
     "page_pdf": 67,
     "page_imprimee": 61,
     "debut_caractere": 0,
     "fin_caractere_exclue": 1097,
     "texte": "quer un professionnel, éloignez-vous, voyez à distance, et comparez, au point de vue décoratif, avec la plupart des autres morceaux de sculpture : ces derniers (c'est bien dommage pour le joli groupe : Solidarité, de M. Rousseau !) seront écrasés par le monument : tandis que le Gaz de M. Schirren, grâce à ses lignes frustes, grâce à la justesse de la conception décorative, et à la compréhension exacte de ce qu'est la lumière du plein air, apparaîtra, malgré la lourdeur du cadre architectural, avec un relief et une couleur que n'auront pas les autres œuvres. Il y a peut-être lieu de faire exception pour les deux belles statues de M. Dillens, Travail et Droit, conceptions nobles, d'un travail probe et d'un beau sentiment grave.\n\nEn ce moment l'administration communale de Saint-Gilles a fait placer devant le nouvel hôtel de ville, sur un échafaudage, la statue de Jef Lambeaux qui doit surmonter la fontaine à ériger à cet endroit. Cela promet d'être beau, mais à condition que la fontaine ne gâte pas, par une trop grande lourdeur, la perspective de l'entrée de l'hôtel de ville.\n\nCH. V.",
     "source": "LightOnOCR (API Albert)",
     "url_page": "https://digistore.bib.ulb.ac.be/2013/ELB-ULB-DL2864764-1904-f.pdf#page=67"
    }
   ]
  },
  {
   "article_id": "ulb-art-moderne-1904-02-21-n8-005",
   "tome": "1904",
   "volume": "ELB-ULB-DL2864764-1904-f",
   "texte_sans_correction": true,
   "ocr_source": "LightOnOCR (lightonocr-2-1b, API Albert) sur les images du PDF de l’ULB",
   "page_debut": 61,
   "page_fin": 61,
   "pages_selon": "folios des numéros voisins",
   "controle": "découpage d’après le sommaire ; OCR des images, le PDF de l’ULB n’ayant pas de couche de texte pour ce numéro",
   "url_article": "https://digistore.bib.ulb.ac.be/2013/ELB-ULB-DL2864764-1904-f.pdf#page=67",
   "pages": [
    {
     "page_pdf": 67,
     "page_imprimee": 61,
     "debut_caractere": 1099,
     "fin_caractere_exclue": 2923,
     "texte": "MUSIQUE SACRÉE\n\nIl n'est bruit dans les maîtrises que du motu proprio par lequel le pape Pie X ordonne une sévère réforme de la musique religieuse.\n\nLes bases sur lesquelles il édifie sa nouvelle réglementation sont, dit le Guide musical, celles que tout homme de bon sens et de bon goût doit comprendre : d'abord le plain-chant grégorien, ensuite la musique palestrinienne, enfin la musique plus moderne qui, de certaine façon, se rattache aux précédentes. En somme, le pape fait sien le programme de la Schola cantorum que créèrent MM. Bordes, Guilmant et d'Indy.\n\nA propos de ce motu proprio, M. Gauthier-Villars rappelle dans l'Echo de Paris qu'il n'y a pas bien longtemps, un curé chassait de son église les Chanteurs de Saint-Gervais, afin d'installer, à la place de ces interprètes intelligents et dévoués des ténors qui sucreraient des Agnus Dei d'opéra-comique.\n\nLe mois dernier, dans l'une des plus aristocratiques paroisses de Paris, on pouvait entendre la sérénade de Don Juan transformée en O salutaris pour soprano, un Sanctus confectionné avec des morceaux de Lohengrin, et, sous le nom de Tantum ergo, un air d'Alceste !\n\nCes abus, le pape ne veut plus les tolérer. Il entend mettre, selon le mot de M. Vincent d'Indy, l'« art à sa place », revenir aux traditions saines, enfin rendre au chant religieux le caractère requis par ce « cri solennel des tristesses et altier des joies », sans permettre que « ces molles ardeurs, ces terminaisons modernes, ces accompagnements incohérents » soient plus longtemps imposés par ces gens « qui font monter leur hommage au Très-Haut sans prendre garde qu'ils laissent entre les mains du Seigneur les fouets avec lesquels il chassait autrefois les marchands du temple ». Ainsi s'exprime Pie X et telle est la tâche qu'il entreprend.\n\nOn ne peut qu'applaudir à son acte.",
     "source": "LightOnOCR (API Albert)",
     "url_page": "https://digistore.bib.ulb.ac.be/2013/ELB-ULB-DL2864764-1904-f.pdf#page=67"
    }
   ]
  },
  {
   "article_id": "ulb-art-moderne-1904-02-21-n8-006",
   "tome": "1904",
   "volume": "ELB-ULB-DL2864764-1904-f",
   "texte_sans_correction": true,
   "ocr_source": "LightOnOCR (lightonocr-2-1b, API Albert) sur les images du PDF de l’ULB",
   "page_debut": 61,
   "page_fin": 61,
   "pages_selon": "folios des numéros voisins",
   "controle": "découpage d’après le sommaire ; OCR des images, le PDF de l’ULB n’ayant pas de couche de texte pour ce numéro",
   "url_article": "https://digistore.bib.ulb.ac.be/2013/ELB-ULB-DL2864764-1904-f.pdf#page=67",
   "pages": [
    {
     "page_pdf": 67,
     "page_imprimee": 61,
     "debut_caractere": 2925,
     "fin_caractere_exclue": 4908,
     "texte": "A la mémoire de Guillaume Lekeu.\n\nGuillaume Lekeu commence réellement à obtenir du public ce qu'il mérite : une grande admiration, due à ses dons merveilleux de lyrisme, à la passion intense et saisissante qui anime ses œuvres, à l'acuité de son tempérament, qui fait que sa phrase musicale vous pénètre et vous force à reconnaître en lui un génie puissant.\n\nIl faut savoir gré à M. Léon Hennebieq de ce que, bien que profane, il fasse de la propagande pour le compositeur verviétois en des conférences très personnelles et pleines d'idées justes, encore qu'exprimées d'une façon outrancièrement paradoxale.\n\nIl parla lundi, à la salle Erard, sous les auspices de la Société belge pour l'Amélioration du sort de la femme. Le public eut peut-être tort d'accueillir avec défaveur ses impertinences de langage ; s'exprimer autrement que les autres est une manière de mettre en relief avec plus de vigueur les hommes et les choses dont on parle, et, certes, « l'affaire Lekeu » a été plaidée avec beaucoup de talent par M. Hennebieq, avocat : les intérêts de Lekeu et celles de « l'âme belge » exaltée par lui au cours de son plaidoyer se conciliaient d'ailleurs admirablement.\n\nLekeu est donc sorti victorieux du procès que M. Hennebieq avait l'air de plaider pour lui (Hennebieq ou Lekeu ? comme vous voudrez) contre le public masculin de la salle Erard... Mais le triomphe du disciple de C. Franck a été plus grand encore, lorsque de très bons artistes : M. Chaumont, Geeraert, etc., sont venus apporter les pièces à conviction : la Sonate en sol majeur pour piano et violon, des Poèmes pour chant et piano et le Quatuor inachevé.\n\nLes trois Poèmes, spécialement Sur une tombe, ont été chantés dans une note fort juste et d'une voix charmante par Mme Bathori.\n\nEnfin, du quatuor inachevé, cette œuvre puissante, tragique, troublante, surhumaine à force d'être trop humaine, M. Chaumont, Geeraert, Van Hout et Mlle Kufferath ont donné une interprétation vibrante et convaincue.\n\nCH. V.",
     "source": "LightOnOCR (API Albert)",
     "url_page": "https://digistore.bib.ulb.ac.be/2013/ELB-ULB-DL2864764-1904-f.pdf#page=67"
    }
   ]
  },
  {
   "article_id": "ulb-art-moderne-1904-02-21-n8-007",
   "tome": "1904",
   "volume": "ELB-ULB-DL2864764-1904-f",
   "texte_sans_correction": true,
   "ocr_source": "LightOnOCR (lightonocr-2-1b, API Albert) sur les images du PDF de l’ULB",
   "page_debut": 61,
   "page_fin": 62,
   "pages_selon": "folios des numéros voisins",
   "controle": "découpage d’après le sommaire ; OCR des images, le PDF de l’ULB n’ayant pas de couche de texte pour ce numéro",
   "url_article": "https://digistore.bib.ulb.ac.be/2013/ELB-ULB-DL2864764-1904-f.pdf#page=67",
   "pages": [
    {
     "page_pdf": 67,
     "page_imprimee": 61,
     "debut_caractere": 4910,
     "fin_caractere_exclue": 7374,
     "texte": "LA MUSIQUE A LIÈGE\n\nLe violoniste Fritz Kreisler, rentré d'Amérique, promène à travers l'Europe sa jeune gloire. Il est passé par Liège, la ville du violon, qui lui a fait un ébouriffant succès. Il y a donné le Concerto de Beethoven et le Vrillo del Diavolo, et puis, pour répondre aux bis insatiables, l'Arte del Arco de Tartini, le Non piu mesta de Paganini, l'Allemanda et la Corrente de la Suite en si mineur de J.-S. Bach, le Prélude en mi du même (fâcheusement alourdi du piano de Robert Schumann) et une scène tsigane de sa composition. Après quoi, l'on peut en parler ! Il tire de son Joseph Guarnerius un beau son très pur, très prenant, échauffé par un vibrato serré peut-être trop continu. Main gauche très déliée, très preste ; trilles remarquablement mordants. Archet attaquant net et vigoureux, comme il convient aux Guarnerii, mais un peu étroit, et non sans duretés et raideurs. Simplicité et correction d'attitude, qui conquièrent le public dès les premières notes. Quant à l'interprète, il est relégué derrière le violoniste ; nous sommes loin de la maîtrise d'Ysaye ! Du rythme et de la sobriété, oui ; de la finesse, non. Kreisler ignore la nuance : tout le temps du mezzo forte ! Je n'ai retrouvé, dans le Concerto de Beethoven, aucun des délicieux pianissimi où va s'évaporer la phrase, ni cette noble et potique liberté qui est le propre de l'interprétation du grand Joachim. Mais Joachim, il faudrait pouvoir l'oublier quand on entend dans Beethoven les autres violonistes.\n\nLes auditeurs sérieux et doctrinaires du concert Vatoire ont critiqué Kreisler parce qu'il jouait du Paganini Or, Paganini interprété agréablement à la Kreisler, ou démoniaquement à la Thomson, est très amusant, et il ne faut point être ennemi de l'amusement. Au fait, la technique est un côté considérable de l'art, et au point de vue des ressources de l'instrument et des effets de sonorité, Paganini, c'est du beau « violon ».\n\nCe même concert nous a fourni l'occasion d'entendre la Symphonie funèbre de Gustave Huberti, parfaitement dirigée par l'auteur. Œuvre de haute valeur, certes l'une des meilleures de la production belge. Programme à la Berlioz, peut être parfois trop précisément « situé » ; j'avoue goûter peu le titre : Scène fantastique au cimetière ; j'y substituerais volontiers : Du rêve à la réalité...\n\nPuis, encore, une nouveauté symphonique : une Esquisse d'Otto Floersheim, bien orchestrée, mais entachée de « quelconquisme » d'idées.\n\nJ. F.",
     "source": "LightOnOCR (API Albert)",
     "url_page": "https://digistore.bib.ulb.ac.be/2013/ELB-ULB-DL2864764-1904-f.pdf#page=67"
    },
    {
     "page_pdf": 68,
     "page_imprimee": 62,
     "debut_caractere": 0,
     "fin_caractere_exclue": 22,
     "texte": "62\n\nL'ART MODERNE\n\n---",
     "source": "LightOnOCR (API Albert)",
     "url_page": "https://digistore.bib.ulb.ac.be/2013/ELB-ULB-DL2864764-1904-f.pdf#page=68"
    }
   ]
  },
  {
   "article_id": "ulb-art-moderne-1904-02-21-n8-008",
   "tome": "1904",
   "volume": "ELB-ULB-DL2864764-1904-f",
   "texte_sans_correction": true,
   "ocr_source": "LightOnOCR (lightonocr-2-1b, API Albert) sur les images du PDF de l’ULB",
   "page_debut": 62,
   "page_fin": 62,
   "pages_selon": "folios des numéros voisins",
   "controle": "découpage d’après le sommaire ; OCR des images, le PDF de l’ULB n’ayant pas de couche de texte pour ce numéro",
   "url_article": "https://digistore.bib.ulb.ac.be/2013/ELB-ULB-DL2864764-1904-f.pdf#page=68",
   "pages": [
    {
     "page_pdf": 68,
     "page_imprimee": 62,
     "debut_caractere": 24,
     "fin_caractere_exclue": 2662,
     "texte": "## Des Tableaux vivants à Verviers.\n\nOn connaît l’œuvre si méritoire de la Protection de l’Enfance; elle a les sympathies de tous en Belgique et surtout à Verviers où elle se développe de plus en plus.\n\nAfin de créer de nouvelles ressources, le Comité a organisé une tombola avec le concours de tous les enfants des écoles de la ville et deux représentations de tableaux vivants. Entreprise périlleuse, car ces spectacles ne souffrent pas la médiocrité. Mais, sous la direction de deux dames d’un sens artiste affiné et délicat et d’un dévouement rare, aidées des connaissances sj éciales du peintre Henschel, de Dusseldorf, grâce au dévouement et à la bonne volonté de tous les participants, la réussite a été parfaite.\n\nOn s’était proposé de représenter des scènes de l’histoire et de la vie intime à diverses époques :\n\nI. *Moïse sauvé des eaux*. Décors largement brossés peints par M. Henschel, éclairage parfait; gros succès.\n\nII. *Gyptis ou la fondation de Marseille par les Phocéens* (599 av. J.-C.), d’après le tableau d’Alph. de Neuville. Décors remarquablement exécutés par M<sup>me</sup> M.\n\nIII. *Sainte Cécile distribuant des aumônes aux pauvres* (v<sup>e</sup> siècle). Décors d’un beau coloris de M. Renson, de Spa.\n\nIV. *Philippe le Bon recevant les hommages de ses sujets* (xv<sup>e</sup> siècle), d’après une enluminure de missel de l’époque, a donné tout à fait l’impression d’un tableau de vieux primitif flamand et a été fort goûté par les artistes.\n\nV. *L’Assassinat du due de Guise* (1588), d’après le tableau d’Alph. de Neuville, à cause d’une exécution fort difficile, a peut-être été le moins bien rendu.\n\nVI. *Marion de Lorme* (1630) a été un vrai triomphe: les décors, peints par M. Renson, les costumes, l’attitude des personnages, tout à été parfait de naturel et d’harmonie.\n\nVII. *La Noce au château*, d’après une gravure de Debucourt (1787), a été accueillie par des bravos sans fin du public et aussi apprécié par les artistes. Grâce à une très heureuse combinaison de coloris des costumes et des décors, — peints par M. F. Houget, — on est arrivé à obtenir un véritable effet de pastel du xvii<sup>e</sup> siècle; les deux personnages dansant le menuet étaient vraiment délicieux de grâce et de mièvrerie.\n\nEnfin, VIII. *Le Jeu du gage touché* (empire) et IX. *Pendant l’averse*, d’après Paul Outin (1823), ont été également réussis et ont beaucoup plu\n\nLes deux représentations ont été un vrai succès pour les organisateurs et les exécutants et ont rapporté plus de 5,000 francs aux petits miséreux.\n\nA. L.\n\n---\n\nNous sommes obligés d’ajourner, faute d’espace, la Chronique musicale de la semaine.\n\n---",
     "source": "LightOnOCR (API Albert)",
     "url_page": "https://digistore.bib.ulb.ac.be/2013/ELB-ULB-DL2864764-1904-f.pdf#page=68"
    }
   ]
  },
  {
   "article_id": "ulb-art-moderne-1904-02-21-n8-009",
   "tome": "1904",
   "volume": "ELB-ULB-DL2864764-1904-f",
   "texte_sans_correction": true,
   "ocr_source": "LightOnOCR (lightonocr-2-1b, API Albert) sur les images du PDF de l’ULB",
   "page_debut": 62,
   "page_fin": 63,
   "pages_selon": "folios des numéros voisins",
   "controle": "découpage d’après le sommaire ; OCR des images, le PDF de l’ULB n’ayant pas de couche de texte pour ce numéro",
   "url_article": "https://digistore.bib.ulb.ac.be/2013/ELB-ULB-DL2864764-1904-f.pdf#page=68",
   "pages": [
    {
     "page_pdf": 68,
     "page_imprimee": 62,
     "debut_caractere": 2664,
     "fin_caractere_exclue": 7637,
     "texte": "## PETITE CHRONIQUE\n\nL’ouverture de l’Exposition des Peintres impressionnistes organisée au Musée de Bruxelles par la *Libre Esthétique* est définitivement fixée au jeudi 25 février, à 2 heures. Comme les années précédentes, le jour de l’inauguration sera exclusivement réservé aux membres de la société, à la presse et aux artistes. Le public aura accès à l’Exposition à partir du lendemain, à 10 heures du matin. Le prix d’entrée est d’un franc.\n\nComme nous l’avons annoncé, la direction du théâtre de la Monnaie a fixé à jeudi la onzième représentation du *Roi Arthus* afin de permettre aux artistes et collectionneurs parisiens qu’attirera l’inauguration du Salon d’entendre l’œuvre d’Ernest Chausson.\n\nLe premier concert de la *Libre Esthétique* aura lieu le mardi 1<sup>er</sup> mars, à 2 h. 1/2, avec le concours de MM. Ricardo Vinès et Emile Bosquet, pianistes, Stéphane Austin, du théâtre de la Monnaie, Emile Chaumont, violoniste, et Hambourg, violoneilliste.\n\nAujourd’hui dimanche, à l’occasion de la fête de Saint-Boniface, l’Association des Chanteurs de Saint-Boniface interprétera à 10 heures du matin la Messe Douce mémoire d’Orlando di Lasso, avec le Propre de la messe (dimanche de la Quadragésime) en plain chant. Sortie: Prélude et fugue en la mineur pour orgue de J.-S. Bach, par M. A. De Boeck.\n\nLe Cercle artistique annonce pour mardi prochain une soirée musicale consacrée à l’audition des œuvres de M. L.-F. Delune, avec le concours de M<sup>me</sup> J. Bathori, de M<sup>me</sup> Fromont et de l’auteur.\n\nDu Soir: On sait que, sur la proposition de la classe des beaux-arts de l’Académie royale de Belgique, le règlement du concours pour le prix de Rome, en ce qui concerne la musique, a été revisé. Depuis l’an dernier les concurrents ayant obtenu déjà, à un concours précédent, un second prix, sont dispensés de prendre part aux épreuves préparatoires, et cela sans préjudice du nombre réglementaire de concurrents admis à l’épreuve définitive.\n\nLe gouvernement vient de demander à la classe des beaux-arts de l’Académie d’examiner la question de savoir s’il n’y aurait pas lieu d’étendre cette disposition aux autres concours pour le prix de Rome, c’est-à-dire à la peinture, à la sculpture et à l’architecture.\n\nLa classe a discuté la question dans sa séance mensuelle, et l’a résolue affirmativement.\n\n---\n\nL’Institut international de Bibliographie prépare en ce moment le complément de la *Bibliographie nationale* pour toute la partie qui concerne les auteurs belges contemporains. Il fait appel à ceux-ci et les prie de bien vouloir lui envoyer, dans le plus bref délai, la liste complète de leurs écrits, livres, brochures, articles de revues, communications aux sociétés savantes, traductions, éditions, préfaces. Pour faciliter le travail de l’Institut, il est désirable de lui adresser ces renseignements sur fiches du format type (0<sup>m</sup>, 425 × 0<sup>m</sup>, 075), portant chacune la notice bibliographique d’un seul écrit. Les éléments de chaque notice sont: le nom de l’auteur, son prénom, l’année de publication, le titre de l’ouvrage, le sous-titre, le lieu d’édition, le nom de l’éditeur, le format (en centimètres), le nombre de pages, le prix, le numéro d’ordre de l’édition. S’il s’agit d’un article paru dans un recueil périodique, on indiquera le titre du périodique, le lieu où il a été imprimé, la date de publication et la page.\n\nL’Institut international de Bibliographie rappelle aux auteurs qu’il a entrepris la préparation d’un Répertoire bibliographique universel, établi en deux parties, dont l’une est classée par noms d’auteurs, l’autre par matières. Ces répertoires peuvent être consultés gratuitement dans les locaux de l’Institut. L’Institut envoie en outre, par correspondance, les renseignements qui lui sont demandés par lettre, moyennant le remboursement des frais, soit fr. 0 03 par fiche. Ses répertoires contiennent actuellement environ sept millions de renseignements classés, établis sur fiches.\n\n---\n\nLe style « sportif » a des trouvailles déconcertantes. Il créa, on le sait, à l’usage des chevaux de courses: *arriver au poteau* « dans un fauteuil », et autres expressions célèbres. La locomotion à la motocarline devait à la langue quelques locutions nouvelles. Voici un échantillon du lyrisme auquel le Salon bruxellois de l’automobile a donné l’essor. Il est extrait d’un de nos plus graves quotidiens:\n\n> « Nous voilà arrivés au moment où le Salon agonise en sa troisième manifestation, mais non sans avoir produit le souvenir impérissable de cette œuvre magistralement grande, puissante et féconde en ses expansions qui créent pour nos industriels et constructeurs une si grosse source, matière à transactions commerciales..... »\n\nAussi y a-t-il lieu de féliciter les organisateurs, membres de la Locomotion mécanique, MM. X..., Y..., Z..., autant d’unités qui, étant à l’honneur, ont eu et ont le droit d’être au mérite, puisqu’ils furent à la peine. Il importe de consacrer une mention",
     "source": "LightOnOCR (API Albert)",
     "url_page": "https://digistore.bib.ulb.ac.be/2013/ELB-ULB-DL2864764-1904-f.pdf#page=68"
    },
    {
     "page_pdf": 69,
     "page_imprimee": 63,
     "debut_caractere": 0,
     "fin_caractere_exclue": 2669,
     "texte": "L'ART MODERNE\n\nspéciale à M. X..., la véritable cheville ouvrière du Salon, pionnier de tous les instants. Et quels instants!...\n\nL'intérêt pour ce travailleur était une question d'à côté (sic). Et marchant droit, avec cette spontanéité, cette largesse de vues (sic) et cet objectif fascinant qui le caractérisent, M. X... a mené à bien la grande œuvre qui a mis en relief la valeur de nos produits et l'équitable comparaison qu'elle soutient avec la fabrication de nos voisins. »\n(Textuel.)\n\nPoursuivant ses intéressantes études sur l'Art étranger, M. V. Pica a publié dans l'Emporium (livraison de janvier) un article consacré au sculpteur P. Braecke, l'auteur du monument Remy à Louvain. L'article est illustré d'une vingtaine de reproductions.\n\nVoici les dates des prochaines représentations du théâtre de Bayreuth. JUILLET : Le 22, Tannhäuser; le 23, Parsifal; du 25 au 28, l'Anneau du Nibelung; le 31, Parsifal.\nAOUT : Les 5, 7, 8, 44 et 20, Parsifal; les 42 et 49, Tannhäuser; du 44 au 47, l'Anneau du Nibelung.\n\nUn comité s'est formé à Paris, sous la présidence de M. W. Bouguereau, pour fêter le centenaire de la naissance d'Eugène Isabey et d'Auguste Raffet. Ce comité a eu l'heureuse inspiration d'unir à la gloire d'Eugène Isabey, celle de son père Jean-Baptiste Isabey, le célèbre miniaturiste.\n\nUne exposition des œuvres de ces trois artistes s'ouvrira en avril prochain dans les serres de la ville de Paris. Le comité fait appel aux collectionneurs et aux amateurs d'art étrangers qui auraient en leur possession des peintures, aquarelles, miniatures, lithographies ou dessins de J.-B. et E. Isabey et aussi de Raffet. Toutes garanties leur seront données.\n\nPour compléter l'attrait de cette intéressante manifestation artistique, la Société des artistes lithographes français organise dans les mêmes locaux une exposition internationale de lithographie artistique à laquelle elle invite tous les artistes étrangers. S'adresser pour ces deux expositions à M. V. Morlot, secrétaire général, 14, rue Ernest Renan, Paris (XVe).\n\nPetit portrait du pianiste Diémer par un de nos confrères. Le style est singulier mais l'intention est si bonne!\n« C'est un artiste doublé d'un gentleman (sic). Sa longue chevelure d'artiste, maintenant presque blanche, lui prête une allure un peu sacerdotale; sa voix chante et ses paroles douces semblent des perles; il est onctueux et bon; ses manières un peu précieuses, tout en lui révèlent une âme généreuse. Et l'on comprend très bien que cet homme soit plus qu'un professeur, un artiste, mais un mécène (re-sic). N'a-t-il pas fondé au Conservatoire de Paris le prix Diémer (3,000 francs) en faveur des jeunes artistes? »",
     "source": "LightOnOCR (API Albert)",
     "url_page": "https://digistore.bib.ulb.ac.be/2013/ELB-ULB-DL2864764-1904-f.pdf#page=69"
    }
   ]
  },
  {
   "article_id": "ulb-art-moderne-1904-02-21-n8-010",
   "tome": "1904",
   "volume": "ELB-ULB-DL2864764-1904-f",
   "texte_sans_correction": true,
   "ocr_source": "LightOnOCR (lightonocr-2-1b, API Albert) sur les images du PDF de l’ULB",
   "page_debut": 63,
   "page_fin": 64,
   "pages_selon": "folios des numéros voisins",
   "controle": "découpage d’après le sommaire ; OCR des images, le PDF de l’ULB n’ayant pas de couche de texte pour ce numéro",
   "url_article": "https://digistore.bib.ulb.ac.be/2013/ELB-ULB-DL2864764-1904-f.pdf#page=69",
   "pages": [
    {
     "page_pdf": 69,
     "page_imprimee": 63,
     "debut_caractere": 2671,
     "fin_caractere_exclue": 3139,
     "texte": "Vient de paraître chez MM. DURAND & FILS,\nEDITEURS\n4, PLACE DE LA MADELEINE, PARIS\n\nBIBLIOTHEQUE DES CLASSIQUES FRANCAIS\nFRANÇOIS COUPERIN (1668-1733). — Pièces de clavecin (livre I).\nTranscription par Louis Diémer\nPrix net : 5 francs.\n\nAMEUBLEMENTS D'ART MODERNE\nG. SERRURIER\n\nLIÈGE - 41 Rue Hemricourt\nBRUXELLES - 2 Boule du Regent\nPARIS - 54 Rue de Tocqueville\nLA HAYE - 39 Parkstraat\n\nMOBILIERS\nSPECIAUX POUR LA\nCAMPAGNE\nARTISTIQUES PRATIQUES\nSOLDES ET PEU COUTEUX",
     "source": "LightOnOCR (API Albert)",
     "url_page": "https://digistore.bib.ulb.ac.be/2013/ELB-ULB-DL2864764-1904-f.pdf#page=69"
    },
    {
     "page_pdf": 70,
     "page_imprimee": 64,
     "debut_caractere": 0,
     "fin_caractere_exclue": 2488,
     "texte": "# Maison Félix MOMMEN & C°, Brevetés\n\nFABRIQUE ET ATELIERS : 37, RUE DE LA CHARITÉ, BRUXELLES  \nTéléphone 1947\n\nFabrique de Couleurs, Panneaux, Toiles, Vernis, etc., etc.\n\nSpécialité de tous les articles concernant la peinture, la sculpture,  \nla gravure, l'architecture et le dessin.\n\nRENTOILAGE, NETTOYAGE ET VERNISSAGE DE TABLEAUX\n\nPremières médailles aux Expositions d'Amsterdam, Paris, Liverpool, Le Havre, Bruxelles, Chicago, etc., etc.\n\n---\n\n## Le Courrier Musical\n\nBimensuel, — 6<sup>e</sup> année.\n\nOffice du journal : 2, rue de Louvois, Paris.\n\nAbonnement annuel : Union postale, 12 francs.\n\nUn numéro spécimen sera envoyé sur demande affranchie  \nadressée 2, rue Louvois, Paris.\n\nDépôt à Bruxelles : MM. Breitkopf et Härtel, 45, rue Montagne de la Cour.\n\n---\n\n## E. DEMAN, Libraire-Editeur\n\n86, rue de la Montagne, 86, à Bruxelles\n\n### ŒUVRES\n\nDE  \nMALLARMÉ, MAETERLINCK, VERHAEREN,  \nVILLIERS de l'ISLE-ADAM,  \nConstantin MEUNIER, Félicien ROPS, etc.\n\nCatalogue envoyé gratuitement sur demande.\n\nBulletins périodiques d'ouvrages rares et précieux  \nen vente aux prix marqués.\n\nDirection de ventes publiques de livres et estampes. Expertises.\n\n---\n\nDEMANDEZ CHEZ TOUS LES PAPETIERS  \nL'Encre à écrire indélébile  \nBLUE-BLACK Van Loey-Noury  \nSUPÉRIEURE A TOUTES LES AUTRES MARQUES\n\n---\n\n## PIANOS\n\n### GUNTHER\n\nBruxelles, 6, rue Thérésienne, 6\n\nDIPLOME D'HONNEUR  \nAUX EXPOSITIONS UNIVERSELLES  \nFournisseur des Conservatoires et Écoles de musique de Belgique  \nINSTRUMENTS DE CONCERT ET DE SALON\n\nLOCATION EXPORTATION ÉCHANGE\n\n---\n\n## THE BURLINGTON MAGAZINE\n\nFOR CONNOISSEURS\n\nIllustrated and published monthly  \nPrice : Half a crown net.\n\nAnnual subscription (including supplement) : 25 shillings\n\nLONDON : The Savile publishing Cy Ld, 14, New Burlington St. W.  \nBRUSSELS : Spineux and C°, 62, Montagne de la Cour.  \nPARIS : H. Floury, 1, boulevard des Capucines.\n\n---\n\n## JUGEND\n\nRevue illustrée hebdomadaire  \nFONDÉE EN 1895  \nÉditeur : DR. GEORG HIRTH, Munich\n\nImprimé sur papier de la Maison KEYM, rue de la Buanderie, 12-14.\n\n---\n\n## LIMBOSCH & C<sup>IE</sup>\n\nBRUXELLES 19 et 21, rue du Midi  \n31, rue des Pierres\n\n### BLANC ET AMEUBLEMENT\n\nTrousseaux et Layettes, Linge de Table, de Toilette et de Ménage,  \nCouvertures, Couvre-lits et Edredons\n\n### RIDEAUX ET STORES\n\nTentures et Mobiliers complets pour Jardins d'Hiver, Serres. Villas, etc.  \nTissus, Nattes et Fantaisies Artistiques\n\n### AMEUBLEMENTS D'ART\n\n---\n\nBruxelles - Imp V° MONNOM, 32, rue de l'Industrie.",
     "source": "LightOnOCR (API Albert)",
     "url_page": "https://digistore.bib.ulb.ac.be/2013/ELB-ULB-DL2864764-1904-f.pdf#page=70"
    }
   ]
  }
 ]
}