{
 "numero_id": "ulb-art-moderne-1904-03-06-n10",
 "tome": "1904",
 "source": "Digithèque « Revues littéraires belges », ULB (ELB-ULB-DL2864764-1904-f) ; OCR LightOnOCR (API Albert)",
 "articles": [
  {
   "article_id": "ulb-art-moderne-1904-03-06-n10-001",
   "tome": "1904",
   "volume": "ELB-ULB-DL2864764-1904-f",
   "texte_sans_correction": true,
   "ocr_source": "LightOnOCR (lightonocr-2-1b, API Albert) sur les images du PDF de l’ULB",
   "page_debut": 73,
   "page_fin": 73,
   "pages_selon": "folios des numéros voisins",
   "controle": "découpage d’après le sommaire ; OCR des images, le PDF de l’ULB n’ayant pas de couche de texte pour ce numéro",
   "url_article": "https://digistore.bib.ulb.ac.be/2013/ELB-ULB-DL2864764-1904-f.pdf#page=79",
   "pages": [
    {
     "page_pdf": 79,
     "page_imprimee": 73,
     "debut_caractere": 0,
     "fin_caractere_exclue": 1083,
     "texte": "VINGT-QUATRIÈME ANNÉE. N° 10. 6. MARS 1904.\n\n# L'ART MODERNE\n\nREVUE CRITIQUE HEBDOMADAIRE\n\nBUREAUX : RUE DE L'INDUSTRIE, 32, BRUXELLES\n\nABONNEMENT : BELGIQUE, 10 FRANCS L'AN; UNION POSTALE, 13 FRANCS. — LE NUMÉRO, 25 CENTIMES\n\n---\n\nL'ART MODERNE est envoyé à l'essai, pendant un mois, aux personnes qui nous en font la demande ou qui nous sont indiquées par nos abonnés.\n\nLes demandes d'abonnement et de numéros à l'essai doivent être adressées à l'administration générale, rue de l'Industrie, 32, Bruxelles.\n\nOn est prié de renvoyer la revue à l'Administration si l'on ne désire pas s'y abonner.\n\nL'ART MODERNE est en vente, à Paris, à la librairie H. Floury, 1, boulevard des Capucines.\n\n---\n\n## SOMMAIRE\n\nPropos d'actualité (LEMMEN). — Le Salon de la Libre Esthétique. — Chronique musicale. — L'Art à Paris Société des artistes indépendants (ANDRÉ FONTAINAS). — La Libre Esthétique. Conférence de M. André Mellerio : « L'Évolution de l'art impressionniste » (H. D.). — Blanche Selva. — La Musique à Gand (F. v. E.). — Nouveaux Concerts de Verviers (J. S.). — Petite Chronique\n\n---",
     "source": "LightOnOCR (API Albert)",
     "url_page": "https://digistore.bib.ulb.ac.be/2013/ELB-ULB-DL2864764-1904-f.pdf#page=79"
    }
   ]
  },
  {
   "article_id": "ulb-art-moderne-1904-03-06-n10-002",
   "tome": "1904",
   "volume": "ELB-ULB-DL2864764-1904-f",
   "texte_sans_correction": true,
   "ocr_source": "LightOnOCR (lightonocr-2-1b, API Albert) sur les images du PDF de l’ULB",
   "page_debut": 73,
   "page_fin": 75,
   "pages_selon": "folios des numéros voisins",
   "controle": "découpage d’après le sommaire ; OCR des images, le PDF de l’ULB n’ayant pas de couche de texte pour ce numéro",
   "url_article": "https://digistore.bib.ulb.ac.be/2013/ELB-ULB-DL2864764-1904-f.pdf#page=79",
   "pages": [
    {
     "page_pdf": 79,
     "page_imprimee": 73,
     "debut_caractere": 1085,
     "fin_caractere_exclue": 3147,
     "texte": "## PROPOS D'ACTUALITÉ\n\nMalgré les tentatives faites depuis vingt ans pour le familiariser avec le grand public, l'Impressionnisme était en somme mal connu en Belgique et l'emploi à tort et à travers de ce mot *impressionnisme*, dans les folichonneries que nous sert la presse en guise de critique, décelait une parfaite ignorance de la chose.\n\nL'exposition organisée par M. Octave Maus est opportune. Dépassant par le nombre l'apport de l'Art impressionniste à la Centennale de 1900, elle est la première montrant une synthèse complète de l'Impressionnisme classique et de ses dérivés. Si pour la plupart elle constitue une révélation, si elle offre une occasion unique de se documenter, si elle permet de rectifier une opinion préconçue, de fortifier un jugement, il est présumable aussi que pour le grand public auquel nous faisions allusion plus haut, elle ne soit qu'un profond désenchantement.\n\nBien qu'il soit permis de regretter l'absence de certains noms, tels ceux de Monticelli et Jongkind, et bien que certains des exposants ne soient pas représentés d'une façon aussi complète qu'on l'eût pu désirer, il serait malaisé en effet de présenter une réunion plus homogène d'œuvres embrassant la période déjà longue qui va de Manet, élève de Couture, de Degas, élève de Picot, aux luministes-théoriciens comme Seurat et Signac.\n\nLa proximité des salles du Musée de peinture contemporaine et de celles réservées à la Libre Esthétique a permis aux organisateurs de cette dernière de se livrer à une expérience aussi instructive qu'affligeante. Un Van Gogh sous le bras, ils se sont promenés dans les salles respectables en déposant le dit Van Gogh au pied des chefs-d'œuvre nationaux : la « savoureuse » et « robuste » peinture flamande s'évanouissait et même, pour employer une expression un peu forte usitée en la langue des peintres, « f..... le camp » avec ensemble. Le *Lampiste* d'Ensor, quasi seul, parmi toutes ces toiles, ne broncha pas et semblait dire à l'intrus : « Venez donc vous accrocher à côté de moi, je suis en si mauvaise compagnie ici. »",
     "source": "LightOnOCR (API Albert)",
     "url_page": "https://digistore.bib.ulb.ac.be/2013/ELB-ULB-DL2864764-1904-f.pdf#page=79"
    },
    {
     "page_pdf": 80,
     "page_imprimee": 74,
     "debut_caractere": 0,
     "fin_caractere_exclue": 5480,
     "texte": "# L'ART MODERNE\n\n---\n\n**\\*\\***\n\nCette généreuse peinture française, traitée si légèrement, on ne lui rend pas chez nous tous les égards, toute la reconnaissance plutôt qu'on lui doit. On oublie trop qu'après les glorieux peintres flamands de la Flandre et d'Anvers une lourde nuit de deux siècles s'appesantit sur l'art de notre pays et que c'est la France, par la magnifique floraison de peintres qui s'épanouissait vers 1840, qui le réveilla de cette longue léthargie.\n\nHerreyns, tout au commencement du xixe siècle, avait bien tenté de ressusciter Rubens, mais Navez fut un décalque pâli de David et son nom n'est sauvé de l'oubli que par quelques rares portraits. Il faut arriver à Simonau, cet admirable artiste trop ignoré, pour reconnaître que le sens pictural et la probité de la main et de l'œil n'étaient pas complètement abolis dans notre race. Le grand Ingres resta sans influence, tandis que le piètre Delaroche fit souche chez nous d'une légion de petits Hippolytes dits Pauls, lesquels mirent en couleur toutes les anecdotes de l'Histoire.\n\nLa léthargie, nous l'avons dit, ne fut pas éternelle. On sonnait du cor dans la forêt de Barbizon, on cassait des pierres à Ornans, des troupeaux beuglaient dans les plaines normandes, les gamins braillaient en sortant de l'« École turque ». Ces bruits divers eurent de l'écho en Flandre et, par la contemplation des Rousseau, des Millet, des Courbet, des Decamps, se révéla le tempérament de nos peintres.\n\nEn effet, notre meilleure école de peinture est tout entière inspirée par l'Art français et notre plus beau et vrai peintre, Louis Dubois, ne s'expliquerait guère sans Courbet comme Boulenger sans Rousseau. Et Agneessens connaissait certainement les Manet à qui il empruntait la liberté et la fraîcheur de ses esquisses. Mais n'est-ce pas ce même reproche de trop sacrifier aux modes françaises qu'on faisait aux artistes de l'« Art libre », à ceux-là mêmes qu'on oppose aujourd'hui, dans un intempestif accès de chauvinisme, aux indépendants artistes de France ?\n\nL'impressionnisme français préoccupe même celui de nos peintres le plus attaché à perpétuer non seulement une tradition flamande, mais aussi une technique empruntée aux vieux maîtres. Vers la fin de sa vie, Henri De Braekeler se libéra des pratiques précises et patientes pour des recherches de luminosité plus grande obtenue par disassociation des tons. Ces œuvres dernières, d'une franchise toute nouvelle et d'une saveur si rare, — et dans lesquelles on ne voulut bien voir que l'effet d'un dérangement mental, — ne demeureront-elles pas, avec les eaux-fortes, le meilleur de l'œuvre de ce parfait artiste?\n\nA vrai dire, le Belge ne témoigne aucun goût, aucune curiosité pour ce qui est essentiellement de la peinture, bien qu'il se considère comme un connaisseur-né. Son tempérament est un peu lourd et cette raison explique peut-être la faveur où il tient Courbet dans ses collections particulières. L'amateur, il le dit lui-même, aime la « bonne peinture » : elle consiste en la représentation exacte et largement minutieuse de scènes naturelles peintes assez pesamment et avec un souci plus grand du relief que des valeurs ; elle se particularise en outre d'un émailage, d'un éclat des couleurs, non sans charme parfois, et qu'on dénomme « richesse de ton ». La richesse de ton est considérée comme un apanage exclusif du pays. En tant que sujets, la prédilection de l'amateur va aux bestiaux, aux chiens, aux paysages, aux natures-mortes, surtout si ces dernières sont composées de choses comestibles.\n\n**\\*\\***\n\nEn Belgique, les peintres qui rompaient un peu brusquement avec les traditions d'école ou les techniques en honneur ont rarement vu la sympathie des gens éclairés encourager leurs efforts. Car nous sommes timorés, nous avons l'horreur de l'innovation et le sens de divination nous fait également défaut. Aussi les plus sérieuses de nos collections privées se composent-elles en général de noms universellement consacrés ou de gloires locales. Elles évoquent moins l'idée de discernement, de choix judicieux, de préférence déterminée que celle d'un notable capital immobilisé par ostentation dans des cadres d'or.\n\nLe fâcheux éclectisme de nos amateurs confirme d'ailleurs leur absolue incompétence en matière de peinture. Professer une admiration égale pour Courbet et Leys, pour Corot et Rosa Bonheur, pour Delacroix et Meissonier prouve uniquement qu'on aime les tableaux, non la peinture.\n\nEt il est curieux que notre pays, qui se targue d'être un foyer d'art, une pépinière d'artistes et qui se prévaut en outre de la gloire ancestrale des grands peintres flamands, se soit laissé distancer dans l'évolution des idées et du goût par des pays d'un passé artistique moins imposant. La Hollande détient d'admirables Cézanne et les impressionnistes français sont actuellement aussi connus et goûtés en Allemagne qu'à Paris. A Berlin, grâce à la clairvoyance de M. von Tschudi, Degas, Cézanne, Manet, Monet et Pissarro figurent à la Galerie nationale. Mieux encore, au Musée de Hagen, le Néo-impressionnisme est représenté par MM. Cross, Signac, Van Rysselberghe.\n\nRemarque symptomatique. A Paris une promenade par les rues est toujours féconde en surprises pour les amateurs de peinture et il y a toujours aux boutiques des marchands l'attrait de quelque exposition, de quelque toile intéressante. En Belgique, « pays de peintres », « berceau des arts », il n'y a pas de marchands et jamais une œuvre d'art n'égaya aucune vitrine.",
     "source": "LightOnOCR (API Albert)",
     "url_page": "https://digistore.bib.ulb.ac.be/2013/ELB-ULB-DL2864764-1904-f.pdf#page=80"
    },
    {
     "page_pdf": 81,
     "page_imprimee": 75,
     "debut_caractere": 0,
     "fin_caractere_exclue": 2070,
     "texte": "# L'ART MODERNE\n\n---\n\n**L'art belge est si chancelant dans ses premiers pas que c'est à des traditions étrangères qu'il demande un appui. Leys, qui d'abord copiait Rembrandt, rapporte d'Allemagne avec l'horrreur du naturel son style fabriqué, raide, héraldique. De Braekeleer retrouve dans Pieter de Hoogh la formule d'un art intime et humain. Et si Stevens, élève de Roqueplan, s'éprend un des premiers de contemporanéité et des élégances de la vie parisienne et reflète dans ses œuvres les plus puissantes l'influence très sensible de Manet, c'est Paris tout d'abord qui consacre son talent.**\n\nCet état d'esprit, qui consiste à envisager le passé de préférence à l'avenir, a toujours été bien spécial à notre pays. Récemment encore l'amour des « villes mortes » a étendu son influence aveulissante de la littérature à la peinture. A vouloir se retremper aux sources d'un art désuet on aboutit à l'imitation des vieux maîtres. Les souvenirs de musées abolissent toute sensation ingénue, personnelle et rare : on voit vieux, on pense vieux, on peint vieux. Et comme le bric-à-bric est à la mode, il se fonde des cercles de jeunes pour l'exploitation de ce vieux-neuf.\n\nLa prédominance de l'école française contemporaine est incontestable ; son expansion universelle et son ascendant manifeste sur l'art étranger, loin d'être constatés avec amertume, devraient être accueillis avec joie. Ne leur doit-on pas, pour ne citer qu'un exemple, le récent essor de la jeune et vivante peinture espagnole ? Mais cette suprématie n'aurait rien en somme pour étonner si l'on insistait davantage sur ce fait — bien qu'il puisse paraître paradoxal et désobligeant à un peuple autant que le nôtre vain de son passé — que la France est essentiellement et traditionnellement un pays de peintres. Elle montre, phénomène unique autant qu'admirable dans l'art continental, une tradition picturale continue, ininterrompue depuis ses primitifs (qu'on va révéler bientôt) jusqu'à ces peintres qu'on conteste encore, libres, indépendants, détenteurs du pur génie de leur race.\n\n**LEMMEN**\n\n---",
     "source": "LightOnOCR (API Albert)",
     "url_page": "https://digistore.bib.ulb.ac.be/2013/ELB-ULB-DL2864764-1904-f.pdf#page=81"
    }
   ]
  },
  {
   "article_id": "ulb-art-moderne-1904-03-06-n10-003",
   "tome": "1904",
   "volume": "ELB-ULB-DL2864764-1904-f",
   "texte_sans_correction": true,
   "ocr_source": "LightOnOCR (lightonocr-2-1b, API Albert) sur les images du PDF de l’ULB",
   "page_debut": 75,
   "page_fin": 76,
   "pages_selon": "folios des numéros voisins",
   "controle": "découpage d’après le sommaire ; OCR des images, le PDF de l’ULB n’ayant pas de couche de texte pour ce numéro",
   "url_article": "https://digistore.bib.ulb.ac.be/2013/ELB-ULB-DL2864764-1904-f.pdf#page=81",
   "pages": [
    {
     "page_pdf": 81,
     "page_imprimee": 75,
     "debut_caractere": 2072,
     "fin_caractere_exclue": 5746,
     "texte": "## Le Salon de la Libre Esthétique.\n\nQuelques appréciations de la presse :\n\n**LA GAZETTE (25 février)** :\n« Telle qu'elle est, l'Exposition soulèvera une vive curiosité et l'on y discutera sans doute beaucoup aujourd'hui. Et il y a déjà là un grand mérite à ajouter à la crânerie de cette sorte de bilan d'un mouvement très loyalement présenté. »\n\n**LA CHRONIQUE (26 février)** :\n« Mais la galerie est fort curieuse ; nous y retrouvons tous les maîtres naguère contestés, aujourd'hui reconnus, que dis-je ? devenus presque classiques ! Voilà qui va réveiller un brin la somnolence de nos ateliers et la monotonie de leurs parlottes. »\n\n**L'ÉTOILE BELGE (29 février)** :\n« Il serait injuste de terminer ce rapide compte-rendu sans remercier ceux qui ont organisé une exposition aussi intéressante et aussi instructive. Ils ont bien mérité du public et des artistes. »\n\n**LE XXe SIÈCLE (29 février)** :\n« Cela sera vu, discuté, apprécié par tous, par ceux-là mêmes que leurs goûts personnels attirent vers des expressions d'art plus canoniques ; et l'unanimité sera complète pour reconnaître l'opportunité et le haut intérêt de ce onzième Salon de la Libre Esthétique. »\n\n**LE JOURNAL DE BRUXELLES (26 février)** :\n« ... Les années de la Libre Esthétique ayant été celles des plus grands impressionnistes, ceux-ci nous représentent vraiment la plus grande part des luttes de celle-là. Il faut constater la grande gloire qui lui en revient pour avoir de la sorte soutenu une des principales évolutions de notre art national. »\n\n**LE PETIT BLEU (28 février)** :\n« Il faut hautement louer la Libre Esthétique d'avoir entrepris de nous faire, en son exposition de cette année, l'histoire de l'impressionnisme. C'est une manifestation précieusement éducative et qui entre bien dans le programme de la société, qui est d'ouvrir les yeux du public belge aux expressions d'art hardies et raffinées qui se produisent de par le monde. Jamais on n'a réuni un ensemble plus synthétique et plus complet des précurseurs, des maîtres et des continuateurs de ce grand mouvement d'art dont on commence seulement à apprécier l'importance et la valeur... »\n\n**Le Tout-Liège (3 mars)** :\n« Le succès de ce superbe Salon continue. Tous ceux qui se préoccupent d'art ont là une exceptionnelle occasion de suivre l'évolution historique de l'art dit impressionniste. »\n\n**LE PEUPLE (3 mars)** :\n« Au milieu d'un groupe de peintres, nous avons entendu cette réflexion d'un artiste bruxellois de grand talent, M. Aug. L. ; elle en dit assez sur la valeur de l'exposition : « Depuis que je suis ici, j'ai une grande envie de retourner chez moi et de fourrer mon pied dans toutes mes toiles. » Cette appréciation d'un peintre impartial, méprisant son grand talent, vaut mieux que vingt compte-rendus de journaux. »\n\n**Le même journal (5 mars)** :\n« Oui, il y a dans l'histoire de l'impressionnisme un exemple de sérénité et de puissance qui doit nous instruire. Aimons-le pour sa probité, pour le bel enseignement de vie qu'il nous donne dans une longue suite de batailles, de misères et d'injustices. »\n\n**LE VOLTAIRE ET LA POLITIQUE COLONIALE (2 mars)** :\n« Il sied de féliciter les organisateurs de la Libre Esthétique de cette exposition nouvelle qui, en consacrant définitivement à l'étranger — si tant est toutefois, car à Bruxelles on se croit encore à Paris et les états d'âmes sont à peu près identiques — notre école impressionniste, confirme l'éloquent et éclatant témoignage d'une haute confraternité internationale dont l'exemple est à propager et à suivre. »\n\n---\n\n**Pour finir, ce joli mot d'un peintre à un journaliste** :\n« C'est singulier, » disait ce dernier en contemplant le Portrait",
     "source": "LightOnOCR (API Albert)",
     "url_page": "https://digistore.bib.ulb.ac.be/2013/ELB-ULB-DL2864764-1904-f.pdf#page=81"
    },
    {
     "page_pdf": 82,
     "page_imprimee": 76,
     "debut_caractere": 0,
     "fin_caractere_exclue": 303,
     "texte": "76\n\nL'ART MODERNE\n\nde Mme Charpentier par Renoir, « j'ai vu cette toile en 1886 : elle me faisait alors l'effet d'une compote de fruits crus. Aujourd'hui elle me parait fort belle. Est-ce la couleur qui a changé, est-ce mon œil... »\n\nLe peintre : « Mon cher, les tableaux sont si charitables !... »\n\n---",
     "source": "LightOnOCR (API Albert)",
     "url_page": "https://digistore.bib.ulb.ac.be/2013/ELB-ULB-DL2864764-1904-f.pdf#page=82"
    }
   ]
  },
  {
   "article_id": "ulb-art-moderne-1904-03-06-n10-004",
   "tome": "1904",
   "volume": "ELB-ULB-DL2864764-1904-f",
   "texte_sans_correction": true,
   "ocr_source": "LightOnOCR (lightonocr-2-1b, API Albert) sur les images du PDF de l’ULB",
   "page_debut": 76,
   "page_fin": 76,
   "pages_selon": "folios des numéros voisins",
   "controle": "découpage d’après le sommaire ; OCR des images, le PDF de l’ULB n’ayant pas de couche de texte pour ce numéro",
   "url_article": "https://digistore.bib.ulb.ac.be/2013/ELB-ULB-DL2864764-1904-f.pdf#page=82",
   "pages": [
    {
     "page_pdf": 82,
     "page_imprimee": 76,
     "debut_caractere": 305,
     "fin_caractere_exclue": 3725,
     "texte": "CHRONIQUE MUSICALE\n\nL'exposition de la Libre Esthétique ayant pris, pour résumer l'évolution impressionniste, Manet comme point de départ, il était logique que César Franck fut placé en tête des programmes destinés à retracer le développement du mouvement musical parallèle. C'est au maître liégeois, en effet, que l'école actuelle — qu'on pourrait dénommer École franco-belge à cause de son fondateur, d'abord, et parce qu'aux noms des musiciens français qu'elle a groupés elle unit dans une solidarité de tendances et d'expression ceux de Guillaume Lekeu, de Victor Vreuls, de Joseph Jongen, de Théo Ysaye et autres de nos compatriotes — doit son essor et son épanouissement.\n\nChose curieuse, la Libre Esthétique a eu la bonne fortune de trouver dans le répertoire des œuvres de Franck une composition ignorée qui n'avait, croyons-nous, jamais été exécutée à Bruxelles : le Quatrième trio (op. 2) « dédié à son ami Fr. Liszt par César-Auguste Franck, de Liège » (sic). Cette œuvre fait suite aux trois trios composant l'op. 4 et « dédiés à Sa Majesté Léopold Ier, Roi des Belges. » Écrite en une seule partie, elle est d'une charmante inspiration romantique, juvénile et ardente, et porte déjà en sa structure solide et ses développements contrapuntiques ingénieux la griffe du grand musicien. L'interprétation de cette page à la fois chaleureuse et noble a mis en vive lumière le jeune talent de Mme Marthe Devos, qui en a exécuté la partie de piano avec une parfaite clarté, un mécanisme remarquable et un sentiment exact des nuances tandis que MM. Chaumont et Hambourg chantaient à ravir, d'un archet tour à tour caressant et impétueux, les parties de violon et de violoncelle.\n\nNous avons dit, lorsqu'elles furent éditées, le charme subtil des Estampes de M. Debussy, qui concentrent en trois pièces d'un impressionnisme délicat la sensibilité, le raffinement harmonique et la fantaisie pittoresque de l'auteur de Pelléas. Aucun pianiste ne pourrait, croyons-nous, leur donner plus d'attrait que M. Ricardo Vinès, dont les qualités de rythme, d'expression, de légèreté et de sonorité en expriment à miracle les plus secrètes intentions. La jolie Pavane pour une infante défunte de Maurice Rone, les fragments d'une suite pour le piano, Loin des villes, composée par M. D. de Séverac, appartiennent, par leur caractère descriptif, à la même esthétique, bien qu'elles attestent des tempéraments distincts. Elles furent, de même que les Estampes, admirablement présentées par M. Vinès, qui, avec M. Chaumont comme partenaire, termina le concert par une sonate brillante et colorée de M. Henry Février, dans laquelle, à travers la double influence de Grieg et de Fauré, il est aisé de démêler une personnalité naissante. L'œuvre a de l'allure, du rythme, une aisance d'exposition et de développements d'excellent augure pour l'avenir. L'auteur ramène ingénieusement dans chacune des parties qui composent la sonate le thème initial, traité avec une diversité amusante de rythmes et de colorations.\n\nLa partie vocale, confiée à M. Stéphane Austin, a fait connaître deux lieder d'Alexis de Castillon, l'un des initiateurs du mouvement musical actuel, le Cantique à l'Épouse, l'une des dernières inspirations d'Ernest Chausson, et l'Epitaphe écrite par Pierre de Bréville sur l'inscription anagrammatique d'une pierre tombale de l'église de Senan, — le tout chanté avec autant de style que de sentiment et de charme.\n\n---",
     "source": "LightOnOCR (API Albert)",
     "url_page": "https://digistore.bib.ulb.ac.be/2013/ELB-ULB-DL2864764-1904-f.pdf#page=82"
    }
   ]
  },
  {
   "article_id": "ulb-art-moderne-1904-03-06-n10-005",
   "tome": "1904",
   "volume": "ELB-ULB-DL2864764-1904-f",
   "texte_sans_correction": true,
   "ocr_source": "LightOnOCR (lightonocr-2-1b, API Albert) sur les images du PDF de l’ULB",
   "page_debut": 76,
   "page_fin": 77,
   "pages_selon": "folios des numéros voisins",
   "controle": "découpage d’après le sommaire ; OCR des images, le PDF de l’ULB n’ayant pas de couche de texte pour ce numéro",
   "url_article": "https://digistore.bib.ulb.ac.be/2013/ELB-ULB-DL2864764-1904-f.pdf#page=82",
   "pages": [
    {
     "page_pdf": 82,
     "page_imprimee": 76,
     "debut_caractere": 3727,
     "fin_caractere_exclue": 7213,
     "texte": "L'ART A PARIS\n\nSociété des Artistes indépendants.\n\n(Vingtième exposition)\n\nLa vingtième exposition de la Société des Artistes indépendants, ouverte dans une des grandes serres du Cours-la-Reine, si elle est plus nombreuse que les précédentes, ne constitue pas, à coup sûr, la plus remarquable de ses manifestations. Où sont les temps anciens des ardentes luttes autour des néo-impressionnistes ou du groupe nouveau de MM. Maurice Denis, Vuillard et Séruisier? Où les outrages à Van Gogh et à Gauguin, qui soulevaient des enthousiasmes, plus rares et aussi féroces? Rien de tout cela à présent, une maturité plus tranquille chez certains, quelques recherches de la part des plus jeunes, et sans doute une outrance mal équilibrée encore dans les essais de quelques nouveaux venus, laquelle ne provient pas d'une façon nouvelle de voir ou de sentir, mais d'une interprétation systématique et trop exclusive des procédés de leurs aînés. La foule, enfin, des inexistants. Rien en somme qui passionne, si bien des choses peuvent intéresser.\n\nLe local est peu propice. Ce vaste hall de verre laisse pénétrer en les adultérant encore les lumières louches de la saison, les rayons sournois d'un soleil faux. Que d'œuvres pâtissent de telles circonstances, surtout les œuvres des luminaristes qui, offrant au jour un champ joyeux pour l'accueillir, sous le glissement hypocrète des ombres et des éclairages incertains ou étouffés se désaccordent. Un admirable tableau d'intérieur, que vous avez vu à la Libre Esthétique, le portrait de Mme Demolder, par Théo Van Rysselberghe, perd à être exposé ici la plus grande partie de son charme intime et calme. Les verts de la robe s'aigrissent désagréablement et, dans l'atelier du peintre, ils composaient un tout soyeux et doux au toucher du regard; par endroits, sur le cou, sur les joues, les touches pigmentaires restent aux yeux du spectateur juxtaposées, ne parvenant pas à se fondre. Enfin, étrange effet, toute l'harmonie des alentours qui tendaient à présenter, à exalter la figure peinte, semblent au contraire s'éloigner, s'étirer, distendre le cadre. Je n'insiste au sujet de cette toile que pour montrer à quel point les jugements peuvent être faussés par un mauvais éclairage; les lecteurs de l'Art moderne l'ont vue à Bruxelles et il m'a aussi été donné d'en marquer mon émerveillement au peintre, dans son atelier. Comme ce tableau est destiné à vivre dans des lumières tranquilles d'intérieur, et non dans la crudité désagréable d'une serre comme à présent sous la saison douteuse, il est évident (et Van Rysselberghe, qui sait mon estime affectueuse pour son talent, ne s'y méprendra pas) que je n'introduis pas ici un blâme ou un reproche contre son art. que je cherche simplement à m'expliquer un effet désagréable et imputable au seul local des Indépendants, et que, prenant pour type une œuvre que je connaissais déjà et que j'aime, je tiens en même temps à m'excuser si je n'ose accorder qu'une mention prudente à des œuvres forcément aussi mal présentées que celle-ci, les portraits que je sens vigoureux et solides de M. Luce ou telle marine de M. Signac. Néanmoins des mêmes peintres d'autres toiles supportent sans faiblir les mêmes inconvénients; le Matin à Antibes, par M. Signac, tout blond, évanescant et très pur, et la profonde et claire Esquisse d'un panneau décoratif par Van Rysselberghe.\n\nMM. Vuillard et Bonnard, le plus souvent, se contentent d'envoyer aux Indépendants de quoi, tout juste, rappeler aux visiteurs",
     "source": "LightOnOCR (API Albert)",
     "url_page": "https://digistore.bib.ulb.ac.be/2013/ELB-ULB-DL2864764-1904-f.pdf#page=82"
    },
    {
     "page_pdf": 83,
     "page_imprimee": 77,
     "debut_caractere": 0,
     "fin_caractere_exclue": 2975,
     "texte": "# L'ART MODERNE\n\nleur nom. Ce sont des tableautins gracieux et délicats, très attendris chez l'un, un peu narquois chez l'autre, mais qui ne nous apprennent rien de leurs ressources ni de leurs recherches. Quand donc verrons-nous quelque composition, moins évasive, résumer tout ce qu'ils ont acquis jusqu'à présent de personnel, et affirmer leur ambition d'aller plus haut encore et plus loin !\n\nOn s'amoidrit à chaque fois qu'on se répète, et n'avancer jamais équivaut à un recul. Je vois M. Denis chercher sans cesse, encore qu'empêtré de sa vision artificiellement angélique et simpliste; je vois M. Sérusier revenir avec des études mûres, où une souplesse manuelle savante tempère la trop volontaire sécheresse des proportions systématiques; je vois M. Roussel, chez qui la finesse de l'œil s'attendrit de jour en jour en la suavité de délicieuses évocations des déités sylvestres; je vois M. Ranson nous apporter des paysages délicats, un peu frêles et adorablement frais, où chantent au soleil du matin les bois de pins et la mer; je vois M. Vallotton nous décrire des sites brumeux et gris avec leurs saules bruissants et leurs longs peupliers au bord des mornes ruisseaux d'automne, et je ne puis supposer que, seuls de ce groupe d'anciens amis, tous rénovateurs décidés, les deux qui nous émurent les premiers et le plus profondément peut-être demeurent seuls satisfaits et ne tendent plus à évoluer.\n\nM. Charles Guérin qui, si gracieux et si sûr, dans sa peinture de larges jardins aux frondaisons chanteuses de terrasses en terrasse où s'alanguit auprès des bassins le charme des jeunes femmes en robes surannées et en chapeaux de fleurs, évoque à notre esprit un frère spirituel du tendre Francis Jammes, varie aussi sa manière : il y a, de lui, des natures mortes dont nous nous souvenons comme de morceaux particulièrement savoureux et solides, et voici deux Têtes d'étude fouillées, un peu rudes, d'un métier hardi.\n\nQue citer encore? Lemmen est toujours le peintre sérieux, réfléchi, que l'on sait; Schuffenecker reste égal à lui-même; Dario de Regoyos ne nous surprend pas par des paysages d'Espagne construits d'une main experte sous une lumière un peu crue; Giraud violemment exalte la décorative splendeur des grandes fleurs de sang, d'or et de feu sur les fonds de lumière en fête.\n\nQuelques-uns s'exaspèrent et exultent par tourbillons de flamme ou d'audace : Diricks, Butler, Launay (que la mort a pris avant qu'il ait pu donner tout ce qu'il semblait promettre), George Bouche, Valtat. D'autres se sont adoucis, comme Guillemonat, Laprade et Lebasque. Des artistes femmes d'une touche légère traitent le portrait, les fleurs, Mlle Marie Bermond, Mlle Gobillard, Mlle Le Conte, Mme Cousturier, plus vigoureuse. Mmes Delannoy, Prunier, Bréal, Jaudin, Faber du Faur, Slewinski, Evelio Torrent, Rouart intéressent à des degrés divers. M. Lacoste, minutieux et véridique, peint des paysages urbains d'une lumière à la fois lente et acide.\n\nANDRÉ FONTAINAS",
     "source": "LightOnOCR (API Albert)",
     "url_page": "https://digistore.bib.ulb.ac.be/2013/ELB-ULB-DL2864764-1904-f.pdf#page=83"
    }
   ]
  },
  {
   "article_id": "ulb-art-moderne-1904-03-06-n10-006",
   "tome": "1904",
   "volume": "ELB-ULB-DL2864764-1904-f",
   "texte_sans_correction": true,
   "ocr_source": "LightOnOCR (lightonocr-2-1b, API Albert) sur les images du PDF de l’ULB",
   "page_debut": 77,
   "page_fin": 77,
   "pages_selon": "folios des numéros voisins",
   "controle": "découpage d’après le sommaire ; OCR des images, le PDF de l’ULB n’ayant pas de couche de texte pour ce numéro",
   "url_article": "https://digistore.bib.ulb.ac.be/2013/ELB-ULB-DL2864764-1904-f.pdf#page=83",
   "pages": [
    {
     "page_pdf": 83,
     "page_imprimee": 77,
     "debut_caractere": 2977,
     "fin_caractere_exclue": 4979,
     "texte": "## LA LIBRE ESTHÉTIQUE\n\nConférence de M. André Mellerio : « L'évolution de l'Art impressionniste. »\n\nCette causerie documentée, serrée, essentiellement didactique, puisait son agrément dans sa précision même, dans son vouloir réalisé d'une parfaite clarté.\n\nPour nos esprits sans cesse crispés par la veulerie, l'imprécision fangeuse de la pensée et du langage belges, quel plaisir d'entendre M. Mellerio, poussant à l'extrême l'horreur du malentendu, s'expliquer au préalable, se mettre d'accord avec son auditoire sur chaque terme qui eût pu donner lieu à la moindre équivoque !\n\nCette netteté méthodique, ce souci du renseignement exact et de la meilleure définition s'imposaient d'ailleurs à qui entreprenait d'indiquer et de développer en moins d'une heure, en pays étranger, devant un public imparfaitement averti, un mouvement artistique à la fois aussi profond, aussi retentissant et aussi peu connu que le fut l'Impressionnisme. Le Romantisme, le Classicisme, — pour qui ces termes n'évoquent-ils point, à peu près exactement, ce qu'ils tendent à définir? Mais l'Impressionnisme !... Combien encore voient se dresser devant eux je ne sais quel monstre à la fois horrible et très ridicule, — combien, à ce mot, ne ressentent qu'humeur et hostilité...\n\nAprès la causerie de M. Mellerio, ceux qui ne « sauront » pas encore seront vraiment ceux qui ne « veulent pas » savoir.\n\nConcurrente à l'exposé chronologique du mouvement, le conférencier sut montrer en de brèves mais subtiles indications la nature intime, la particulière essence artistique de tous ceux qui in furent les promoteurs ou les disciples, et aussi la portée sociale de leur geste libérateur. L'Impressionnisme a fait plus, selon lui, qu'éclairer la peinture et guider les esprits vers un idéal nouveau. Il a modifié et amélioré la situation des peintres vis-à-vis des voirs publics, des jurys, des amateurs, en obligeant ceux-ci à substituer aux normes d'appréciation usitées des jugements ingénus, directs et personnels.\n\nH. D.",
     "source": "LightOnOCR (API Albert)",
     "url_page": "https://digistore.bib.ulb.ac.be/2013/ELB-ULB-DL2864764-1904-f.pdf#page=83"
    }
   ]
  },
  {
   "article_id": "ulb-art-moderne-1904-03-06-n10-007",
   "tome": "1904",
   "volume": "ELB-ULB-DL2864764-1904-f",
   "texte_sans_correction": true,
   "ocr_source": "LightOnOCR (lightonocr-2-1b, API Albert) sur les images du PDF de l’ULB",
   "page_debut": 77,
   "page_fin": 78,
   "pages_selon": "folios des numéros voisins",
   "controle": "découpage d’après le sommaire ; OCR des images, le PDF de l’ULB n’ayant pas de couche de texte pour ce numéro",
   "url_article": "https://digistore.bib.ulb.ac.be/2013/ELB-ULB-DL2864764-1904-f.pdf#page=83",
   "pages": [
    {
     "page_pdf": 83,
     "page_imprimee": 77,
     "debut_caractere": 4981,
     "fin_caractere_exclue": 7924,
     "texte": "## BLANCHE SELVA\n\nDe M. JEAN MARNOLD, dans le Mercure de France (livraison de février) :\n\nIl se passe en ce moment et depuis presque deux mois à la Scholé une chose, je crois, sans exemple à beaucoup d'égards. Une jeune fille, tout juste majeure selon la loi, a entrepris la tâche écrasante d'y faire entendre l'œuvre de piano complet de J.-S. Bach. N'en cherchez point la nouvelle ou les échos dans les journaux à six pages : il ne s'agit pas d'un virtuose exotique, roulard et chevelu. L'événement fut résolu sans réclame, sans « prière d'insérer », avec la noble simplicité habituelle en ce sanctuaire de l'art pur qu'est devenue la petite salle de la rue Saint-Jacques, et il s'accomplit peu à peu, pour la joie et la stupéfaction émerveillée des auditeurs. Tous les mardis soir, l'audacieuse tourne quelques pages de l'in-folio cabalistique, où Wagner avait lu « le secret de la nature et du monde », et dévoile le mystère de ses runes, un invraisemblable mystère d'inépuisable beauté. Mlle Blanche Selva est bien probablement la première qui ait réussi à faire bissier une fugue par un public parisien, mais ce résultat peu banal apparaît, en somme, surtout à l'éloge du dit public, et il serait presque ridicule de mesurer un tel art à son succès. Il n'y a pas très longtemps qu'on sait le nom de Mlle Selva. Ses débuts furent sensationnels. Elle s'est révélée depuis une grande artiste, autant pour les aspirations que dénoncent ses programmes que par une interprétation où son extrême jeunesse induit à reconnaître l'effet d'une genialité naturelle et rare. Après avoir entendu Mlle Selva jouer Prélude, Aria et Finale de Franck à la Nationale, on ne peut pas plus l'oublier qu'imaginer la possibilité d'un autre ou plus absolu idéal. Ces petites mains de femme possèdent et dispensent à la fois la suprême délicatesse et la force irrésistible; en leur maîtrise s'exprime une âme qui vibre et qui comprend. C'est un captivant spectacle que celui de l'artiste aux prises avec Bach. Le jeune visage est devenu sérieux; les sourcils froncés sous le front volontaire semblent tendre l'arc de la pensée; le regard accuse l'effort qui dompte et gouverne la sensibilité exaspérée. En décidant de parcourir jusqu'au bout la route jalonnée par un prodigieux génie, Mlle Selva n'a pas trop présumé de soi-même. Elle fouille sans embarras l'organique complexité de cette polyphonie lointaine, en pénètre la profondeur, ou découvre la grâce inopinée de ses savantes arabesques. C'est un guide enthousiaste et sûr. En la suivant, on croit marcher vers l'horizon dans une allée bordée de chefs-d'œuvre; et toujours l'horizon se recule tandis que de nouveaux chefs-d'œuvre surgissent, déroulant sans fin leur chemin de gloire. C'est une belle promenade. A la faire avec Mlle Selva, si bien qu'on connaisse Bach on se figure en avoir à peine, jusque-là, soupçonné la grandeur. On assiste à la successive et gigantesque genèse d'un univers organisé...",
     "source": "LightOnOCR (API Albert)",
     "url_page": "https://digistore.bib.ulb.ac.be/2013/ELB-ULB-DL2864764-1904-f.pdf#page=83"
    },
    {
     "page_pdf": 84,
     "page_imprimee": 78,
     "debut_caractere": 0,
     "fin_caractere_exclue": 22,
     "texte": "78\n\nL'ART MODERNE\n\n---",
     "source": "LightOnOCR (API Albert)",
     "url_page": "https://digistore.bib.ulb.ac.be/2013/ELB-ULB-DL2864764-1904-f.pdf#page=84"
    }
   ]
  },
  {
   "article_id": "ulb-art-moderne-1904-03-06-n10-008",
   "tome": "1904",
   "volume": "ELB-ULB-DL2864764-1904-f",
   "texte_sans_correction": true,
   "ocr_source": "LightOnOCR (lightonocr-2-1b, API Albert) sur les images du PDF de l’ULB",
   "page_debut": 78,
   "page_fin": 78,
   "pages_selon": "folios des numéros voisins",
   "controle": "découpage d’après le sommaire ; OCR des images, le PDF de l’ULB n’ayant pas de couche de texte pour ce numéro",
   "url_article": "https://digistore.bib.ulb.ac.be/2013/ELB-ULB-DL2864764-1904-f.pdf#page=84",
   "pages": [
    {
     "page_pdf": 84,
     "page_imprimee": 78,
     "debut_caractere": 24,
     "fin_caractere_exclue": 1755,
     "texte": "LA MUSIQUE A GAND\n\nM. E. Mathieu a donné une magnifique interprétation de la Reformation-Symphonie, l'œuvre célèbre de Mendelssohn restée longtemps dans l'oubli et qu'Adolphe Samuel fit connaître en Belgique en 1869. Au même programme, le beau poème symphonique de Richard Strauss, Mort et transfiguration, et l'œuvre symphonique bien connue de Liszt, Mazeppa. Dans l'ouverture de Struensée de Meyerbeer, à défaut d'inspiration on trouve des « effets » nombreux et remarquables qui recommandent l'auteur du Prophète à l'attention des amateurs de sensations violentes... Enfin, les strophes de Roméo et Juliette de Berlioz ont été divinement chantées par Mlle Jeanne Flament. L'excellente artiste s'est fait apprécier en outre dans des mélodies de Grieg, de Brahms et de Beethoven.\n\nL'exécution de la Symphonie en ré mineur de César Franck dirigée par M. Brahry aux Concerts d'hiver est un événement musical dont se souviendra le public des Concerts d'hiver. Admirable et profonde création de ce génie longtemps méconnu; à côté de cette page grandiose, la suite Aus Holbergs Zeit de Grieg a paru bien pâle, encore qu'elle soit d'une écriture très fine et très personnelle.\n\nLe public a fait au baryton Louis Fröhlich une véritable ovation. M. Fröhlich a chanté d'une voix ample, bien timbrée, avec une admirable diction, l'air d'Élie de Mendelssohn, des lieder de F. Schubert, de Schumann et de Brahms et Die Ehre Gottes de Beethoven. L'ouverture d'Egmont terminait cette intéressante soirée.\n\nLe prochain Concert d'hiver aura lieu le 19 mars avec le concours du pianiste russe Max Hambourg. Au programme : la Marche funèbre de Siegfried, le prélude de Fervalet de Vincent d'Indy, le prélude de Tristan et Iseult etc.\n\nF. v. E.\n\n---",
     "source": "LightOnOCR (API Albert)",
     "url_page": "https://digistore.bib.ulb.ac.be/2013/ELB-ULB-DL2864764-1904-f.pdf#page=84"
    }
   ]
  },
  {
   "article_id": "ulb-art-moderne-1904-03-06-n10-009",
   "tome": "1904",
   "volume": "ELB-ULB-DL2864764-1904-f",
   "texte_sans_correction": true,
   "ocr_source": "LightOnOCR (lightonocr-2-1b, API Albert) sur les images du PDF de l’ULB",
   "page_debut": 78,
   "page_fin": 78,
   "pages_selon": "folios des numéros voisins",
   "controle": "découpage d’après le sommaire ; OCR des images, le PDF de l’ULB n’ayant pas de couche de texte pour ce numéro",
   "url_article": "https://digistore.bib.ulb.ac.be/2013/ELB-ULB-DL2864764-1904-f.pdf#page=84",
   "pages": [
    {
     "page_pdf": 84,
     "page_imprimee": 78,
     "debut_caractere": 1757,
     "fin_caractere_exclue": 3550,
     "texte": "Nouveaux Concerts de Verviers.\n\nAvec la belle vaillance que donnent l'amour profond de l'art et le désir intense d'en faire goûter à tous les jouissances, Louis Kefer a repris la série des trois concerts qu'il donne chaque année. Le public vervietois apportera-t-il à cette œuvre de haute éducation le concours de sa présence et de ses écus? C'est malheureusement ce dont il est permis de douter.\n\nUn programme embrassant les œuvres les plus variées et les plus compréhensibles, telles que la Symphonie fantastique de Berlioz, le Carnaval à Paris de Svendsen, l'ouverture n° 2 de Léonore, etc., n'a pu réussir à amener la foule au premier concert. Celle-ci sait cependant que toutes ces pages seront interprétées par un excellent orchestre; que sous l'artistique direction de Kefer cette interprétation réunira toutes les qualités voulues de vérité, de correction, de puissance et de brio; elle est fière, et à juste titre, de l'inappréciable école de violon formée à l'Institut de musique de notre ville et elle laisse passer, sans la saisir avidement, l'occasion rare de l'applaudir dans l'impressionnant Largo de Bach, joué avec un ensemble merveilleux... Enfin, Mlle Palasaro, cantatrice des Concerts Colonne et Lamoureux de Paris, nous arrivait précédée d'une réputation hautement méritée, et malgré toutes ces attractions, les vides furent nombreux, l'auditoire restreint. Le public boude et semble se raidir contre ces nobles tentatives de l'enlever à « Poupoule »! C'est navrant, et il faut à Kefer toute sa foi artistique, toute son énergie pour ne point se laisser aller au découragement. L'emportera-t-il dans cette lutte pro arte? C'est ce que nous lui souhaitons de tout cœur, et avec nous tous ceux que préoccupe sérieusement le développement du beau dans notre cité.\n\nJ. S.\n\n---",
     "source": "LightOnOCR (API Albert)",
     "url_page": "https://digistore.bib.ulb.ac.be/2013/ELB-ULB-DL2864764-1904-f.pdf#page=84"
    }
   ]
  },
  {
   "article_id": "ulb-art-moderne-1904-03-06-n10-010",
   "tome": "1904",
   "volume": "ELB-ULB-DL2864764-1904-f",
   "texte_sans_correction": true,
   "ocr_source": "LightOnOCR (lightonocr-2-1b, API Albert) sur les images du PDF de l’ULB",
   "page_debut": 78,
   "page_fin": 79,
   "pages_selon": "folios des numéros voisins",
   "controle": "découpage d’après le sommaire ; OCR des images, le PDF de l’ULB n’ayant pas de couche de texte pour ce numéro",
   "url_article": "https://digistore.bib.ulb.ac.be/2013/ELB-ULB-DL2864764-1904-f.pdf#page=84",
   "pages": [
    {
     "page_pdf": 84,
     "page_imprimee": 78,
     "debut_caractere": 3552,
     "fin_caractere_exclue": 6862,
     "texte": "PETITE CHRONIQUE\n\nExpositions ouvertes à Bruxelles :\n\nMUSÉE DE PEINTURE MODERNE. Exposition des Peintres impressionnistes (Salon de la Libre Esthétique). 10-5 heures.\n\nRUE ROYALE, 265. — Exposition de l'Art français du XVIIIe siècle (10-5 heures).\n\nCERCLE ARTISTIQUE. — Exposition F. Baes et O. Coppens.\n\nGALERIE ROYALE. — Exposition Adolphe Keller (9-6 heures).\n\nLes membres de la Section d'Art de la Maison du Peuple ont été invités par la direction de la Libre Esthétique à visiter aujourd'hui dimanche, à 10 heures, l'Exposition des Peintres impressionnistes.\n\nIls auront pour guides, outre M. Octave Maus, MM André Mellerio, Marcel Hubert, Henri Meunier et L. Dumont-Wilden.\n\nD'autres groupes et associations, parmi lesquels le Foyer intellectuel, L'Effort, Labeur, etc., ont été invités pour d'autres jours, ainsi que les élèves des cours supérieurs de peinture de l'Académie des Beaux-Arts, qui assistaient, avant-hier, en grand nombre à la conférence de M. André Mellerio sur l'Evolution de l'Art impressionniste.\n\nMlle Centner, MM. Pirenne et Le Brun ont ouvert hier à Verviers (Société des Beaux-Arts) une exposition de leurs œuvres.\n\nLes amis de Max Waller feront aujourd'hui dimanche, jour anniversaire de la mort du directeur de la Jeune Belgique, un pèlerinage à sa tombe, au cimetière d'Hofstade, près Malines. Départ de Bruxelles-Nord à 2 h. 17. Arrivée à Malines à 2 h. 39.\n\nA 3 heures précises, au Conservatoire, conférence sur Emile Verhaeren par M. Jules Destrée.\n\nLa deuxième séance du Cycle de musique contemporaine inauguré mardi dernier à la Libre Esthétique aura lieu mardi prochain, à 2 h. 1/2 précises, avec le concours de Mlle Blanche Selva, de MM. Stéphane Austin, E. Chaumont et B. Hambourg. Notre supplément en donne le programme détaillé.\n\nLa deuxième conférence sera faite vendredi prochain, à la même heure, par M. Médérie Dufour, professeur à la Faculté de Lille, qui parlera de « Jules Laforgue et de l'Impressionnisme poétique ». A Partir de 4 heure, le prix d'entrée au Salon sera de 2 francs.\n\nM. Jules Destrée fera mardi prochain, à 8 h. 1/2, à la Section d'art de la Maison du Peuple, une conférence sur Verlaine. — Audition de mélodies de Gabriel Fauré sur des poèmes de Verlaine.\n\nOn annonce pour mardi prochain, à 8 h. 1/2, à la salle Gaveau, 27, rue du Fossé-aux-Loups, un piano-récital donné par M. Emile Schmuck.\n\nLa deuxième matinée Engel-Bathori (deuxième série), consacrée aux œuvres de Mlle A. Sauvrezis, aura lieu mercredi prochain, à 4 heures, à la Grande-Harmonie, avec le concours de l'auteur et de MM. E. Chaumont, Bonneel et J. Risler.\n\nPour rappel, jeudi prochain, lieder-abend de Mme Etta Madier de Montjau à la Salle allemande, rue des Minimes.\n\nVendredi prochain, à 8 h. 1/2 du soir, à la Grande-Harmonie, concert donné au bénéfice des Chanteurs de Saint-Boniface, avec le concours de Mlle Jeanne Flament, MM. Demest et Edouard Jacob.\n\nLes concours publics de l'Ecole de musique et de déclamation d'Ixelles auront lieu le dimanche 13 mars, à 2 h. 1/2 (chant), et le jeudi 17 mars, à la même heure (piano), dans le préau de l'école primaire 2, n°, 130, rue Sans-Souci.\n\nC'est M. F. Steinbach, chef d'orchestre des concerts du Gürzenich à Cologne et ancien chef de la chapelle Meiningen, qui dirigera, dimanche prochain, le Concert Ysaye à l'Alhambra.",
     "source": "LightOnOCR (API Albert)",
     "url_page": "https://digistore.bib.ulb.ac.be/2013/ELB-ULB-DL2864764-1904-f.pdf#page=84"
    },
    {
     "page_pdf": 85,
     "page_imprimee": 79,
     "debut_caractere": 0,
     "fin_caractere_exclue": 4800,
     "texte": "# L'ART MODERNE\n\n---\n\n**Mme Lula Mysz Gineiner s'y fera entendre dans l'air de la Clémence de Titus de Mozart et dans différents lieder. M. Steinbach conduira la Quatrième Symphonie (en mi mineur) de Brahms, l'ouverture d'Eléonore (n° II), des airs de ballet de Mozart et Schumann et l'ouverture du Vaisseau fantôme. Cartes et abonnements chez Breitkopf et Häertel.**\n\n**M. Georges Balat, qui dirige une importante agence de coupures de journaux, The European Press, — la plus ponctuelle et la plus expéditive de toutes les agences de ce genre, — vient de prendre l'initiative d'organiser un Secrétariat général des cercles d'art de notre pays. Ce secrétariat, installé place Royale, 3, c'est-à-dire le plus près possible du Musée Moderne, effectuera toute la besogne matérielle qu'ont dû assumer, jusqu'ici, les secrétaires des cercles artistiques.**\n\n**Cette ingénieuse idée a déjà rallié les suffrages de plusieurs cercles bruxellois qui exposent annuellement au Musée Moderne. Là ne se bornera pas, d'ailleurs, le champ d'action de l'organisme nouveau. Au local du Secrétariat, accessible à tous les artistes faisant partie des cercles affiliés, se trouveront concentrés les documents relatifs aux expositions en Belgique et à l'Étranger : conditions d'admission, frais de transport, formalités douanières, renseignements sur la solvabilité des marchands et amateurs étrangers. Ici encore, le Secrétariat est appelé à rendre de nombreux services. Enfin, le Secrétariat général se chargera de l'organisation, pour des groupes ou des artistes isolés, de Salons d'art à Bruxelles, en province ou à l'étranger.**\n\n**Il y aura donc, désormais en Belgique un centre où les artistes pourront obtenir les renseignements qui leur sont indispensables. Ce centre sera aussi 1er point d'où émaneront les convocations lorsqu'il s'agira de réunir les peintres et les sculpteurs pour la discussion de l'une ou de l'autre question d'intérêt général.**\n\n**Nous ne pouvons qu'applaudir à l'heureuse initiative de M. Balat qui déjà, comme éditeur de nos écrivains nationaux, tenta d'intéressants efforts. Il s'attelle cette fois à un projet moins chimérique et nous lui souhaitons sincèrement de réussir.**\n\n**La médaille commémorative de la première exécution intégrale en français de l'Anneau de Nibelung, au théâtre de la Monnaie, sera prochainement frappée.**\n\n**L'œuvre du sculpteur Pierre Braecke est d'une belle envolée et rappellera dignement le souvenir de ces mémorables soirées de la Tétralogie.**\n\n---\n\n**On sait que la médaille grand module sera offerte à tous ceux : directeurs, artistes et musiciens, qui collaboreront à la réalisation de cette solennité artistique, ainsi qu'aux souscripteurs.**\n\n**Le comité, présidé par M. Gevaert, et composé de MM. Ernest Van Dyck, M. Schleisinger, Jules Destrée, Octave Maus, Eug. Demolder, G. Systermans, Victor Horta, M. Frison, F. Labarre et A. Halot, nous prie d'annoncer que la liste de souscription sera clôturée fin mars d'une façon définitive.**\n\n**Les personnes désireuses de souscrire peuvent s'adresser soit chez M. Bosquet, trésorier, 212, rue la Poste, soit chez les marchands de musique.**\n\n**Il sera frappé pour les souscripteurs d'une somme de 100 francs des médailles numérotées de 1 à 20, fleur de coin en argent.**\n\n**Les souscripteurs de 60 francs recevront un exemplaire non numéroté en argent.**\n\n**Tout souscripteur de 40 francs aura droit à un exemplaire de l'œuvre en bronze.**\n\n**La frappe sera strictement limitée au nombre de souscripteurs et les coins seront offerts au Musée communal de la ville de Bruxelles.**\n\n**L'Union des Amis de l'Art belge a procédé, au siège social de la société, rue de Comines, 34, à Bruxelles, au tirage réglementaire des noms d'artistes dont des œuvres seront réparties à la fin du second exercice, qui sera clôturé au commencement du mois d'avril. Sont sortis de l'urne les noms des peintres Vandermeulen, Em. Van den Bussche, Jules Potvin, Van Hove, du dessinateur André Vanderstraeten et du sculpteur A. Matton. M. F. Patte a été désigné comme artiste suppléant.**\n\n**M. A. Rubemann vient de traduire en allemand les dernières œuvres de Camille Lemonnier, Comme va le ruisseau et le Petit Homme de Dieu. Après ces deux volumes, il fera paraître la traduction du superbe volume que M. Lemonnier a consacré récemment à Constantin Meunier, ainsi que celle de l'Épopée flamande d'Eugène Baie, ouvrage couronné par l'Académie libre de Belgique.**\n\n**Le théâtre Molière, qui a clôturé sa campagne de comédie, donnera dans quelques jours une revue de MM. Théo Hannon et Clem. M. Munié a engagé pour cette revue des artistes des principales scènes de genre de Paris, notamment M. Gibard. Décors et costumes de Landolf, Paquin et Bodart.**\n\n**Au Parc, demain, première de l'Adversaire, d'Alfred Capus.**\n\n---",
     "source": "LightOnOCR (API Albert)",
     "url_page": "https://digistore.bib.ulb.ac.be/2013/ELB-ULB-DL2864764-1904-f.pdf#page=85"
    }
   ]
  },
  {
   "article_id": "ulb-art-moderne-1904-03-06-n10-011",
   "tome": "1904",
   "volume": "ELB-ULB-DL2864764-1904-f",
   "texte_sans_correction": true,
   "ocr_source": "LightOnOCR (lightonocr-2-1b, API Albert) sur les images du PDF de l’ULB",
   "page_debut": 79,
   "page_fin": 80,
   "pages_selon": "folios des numéros voisins",
   "controle": "découpage d’après le sommaire ; OCR des images, le PDF de l’ULB n’ayant pas de couche de texte pour ce numéro",
   "url_article": "https://digistore.bib.ulb.ac.be/2013/ELB-ULB-DL2864764-1904-f.pdf#page=85",
   "pages": [
    {
     "page_pdf": 85,
     "page_imprimee": 79,
     "debut_caractere": 4802,
     "fin_caractere_exclue": 5062,
     "texte": "## AMEUBLEMENTS D'ART MODERNE\n\n### G. SERRURIER\n\n**LIÈGE - 41 RUE HEMRICOURT**\n**BRUXELLES - 2 BOULE DU REGENT**\n**PARIS - 54 RUE DE TOCQUEVILLE**\n**LA HAYE - 39 PARKSTRAAT**\n\n**MOBILIERS SPECIAUX POUR LA CAMPAGNE ARTISTIQUES PRATIQUES SOLIDES ET PEU COULEUX**",
     "source": "LightOnOCR (API Albert)",
     "url_page": "https://digistore.bib.ulb.ac.be/2013/ELB-ULB-DL2864764-1904-f.pdf#page=85"
    },
    {
     "page_pdf": 86,
     "page_imprimee": 80,
     "debut_caractere": 0,
     "fin_caractere_exclue": 2603,
     "texte": "# Maison Félix MOMMEN & C°, Brevetés\n\nFABRIQUE ET ATELIERS : 37, RUE DE LA CHARITE, BRUXELLES  \nTéléphone 1947\n\nFabrique de Couleurs, Panneaux, Toiles, Vernis, etc., etc.\n\nSpécialité de tous les articles concernant la peinture, la sculpture,  \nla gravure, l'architecture et le dessin.\n\nRENTOILAGE, NETTOYAGE ET VERNISSAGE DE TABLEAUX\n\nPremières médailles aux Expositions d'Amsterdam, Paris, Liverpool, Le Havre, Bruxelles, Chicago, etc., etc.\n\n---\n\n## Le Courrier Musical\n\nBimensuel. — 6<sup>e</sup> année.\n\nOffice du journal : 2, rue de Louvois, Paris.\n\nAbonnement annuel : Union postale, 12 francs.\n\nUn numéro spécimen sera envoyé sur demande affranchie  \nadressée 2, rue Louvois, Paris.\n\nDépôt à Bruxelles : MM. Breitkopf et Härtel, 45, rue Montagne de la Cour.\n\n---\n\n## E. DEMAN, Libraire-Editeur\n\n86, rue de la Montagne, 86. à Bruxelles\n\n### ŒUVRES\n\nDE  \nMALLARMÉ, MAETERLINCK, VERHAEREN,  \nVILLIERS de l'ISLE-ADAM,  \nConstantin MEUNIER, Félicien ROPS, etc.\n\nCatalogue envoyé gratuitement sur demande.\n\nBulletins périodiques d'ouvrages rares et précieux  \nen vente aux prix marqués.\n\nDirection de ventes publiques de livres et estampes. Expertises.\n\n---\n\nDEMANDEZ CHEZ TOUS LES PAPETIERS  \nL'Encre à écrire indélébile  \nBLUE-BLACK Van Loey-Noury  \nSUPÉRIEURE A TOUTES LES AUTRES MARQUES\n\nImprimé sur papier de la Maison KEYM, rue de la Buanderie, 12-14.\n\n---\n\n## PIANOS\n\n### GUNTHER\n\nBruxelles, 6, rue Thérésienne, 6\n\nDIPLOME D'HONNEUR  \nAUX EXPOSITIONS UNIVERSELLES\n\nFournisseur des Conservatoires et Écoles de musique de Belgique  \nINSTRUMENTS DE CONCERT ET DE SALON\n\nLOCATION EXPORTATION ÉCHANGE\n\n---\n\nFONDÉ EN 1879\n\n### L'ARGUS de la PRESSE\n\nle plus ancien bureau de coupures de journaux  \n14, Rue Drouot, 14  \nPARIS\n\nlit ou dépouille par jour, 40.000 journaux ou revues  \ndu monde entier;\n\npublie l'Argus des Revues, mensuel;  \nédite l'Argus de l'“OFFICIEL”\n\nContenant tous les votes des hommes politiques et  \nleur dossier public.\n\nL'Argus de la Presse recherche dans tous les périodiques les articles passés, présents, futurs.  \nAdresse télégraphique : ACHAMBURE-PARIS  \nAdresse téléphonique : 102-62  \nÉcrire au Directeur, 14, rue Drouot, PARIS (11)\n\n---\n\n## LIMBOSCH & C<sup>IE</sup>\n\nBRUXELLES 19 et 21, rue du Midi  \n31, rue des Pierres\n\n### BLANC ET AMEUBLEMENT\n\nTrousseaux et Layettes, Linge de Table, de Toilette et de Ménage,  \nCouvertures, Couvre-lits et Edredons\n\n### RIDEAUX ET STORES\n\nTentures et Mobiliers complets pour Jardins d'Hiver, Serres, Villas, etc.  \nTissus, Nattes et Fantaisies Artistiques\n\n### AMEUBLEMENTS D'ART\n\nBruxelles. — Imp. V° MONNOM, 32, rue de l'Industrie.",
     "source": "LightOnOCR (API Albert)",
     "url_page": "https://digistore.bib.ulb.ac.be/2013/ELB-ULB-DL2864764-1904-f.pdf#page=86"
    }
   ]
  }
 ]
}