{
 "numero_id": "ulb-art-moderne-1905-09-17-n38",
 "tome": "1905",
 "source": "Digithèque « Revues littéraires belges », ULB (ELB-ULB-DL2864764-1905-f) ; OCR LightOnOCR (API Albert)",
 "articles": [
  {
   "article_id": "ulb-art-moderne-1905-09-17-n38-001",
   "tome": "1905",
   "volume": "ELB-ULB-DL2864764-1905-f",
   "texte_sans_correction": true,
   "ocr_source": "LightOnOCR (lightonocr-2-1b, API Albert) sur les images du PDF de l’ULB",
   "page_debut": 301,
   "page_fin": 301,
   "pages_selon": "folios des numéros voisins",
   "controle": "découpage d’après le sommaire ; OCR des images, le PDF de l’ULB n’ayant pas de couche de texte pour ce numéro",
   "url_article": "https://digistore.bib.ulb.ac.be/2013/ELB-ULB-DL2864764-1905-f.pdf#page=308",
   "pages": [
    {
     "page_pdf": 308,
     "page_imprimee": 301,
     "debut_caractere": 0,
     "fin_caractere_exclue": 1113,
     "texte": "VINGT-CINQUIÈME ANNÉE. N° 38. 17 SEPTEMBRE 1905.\n\nL'ART MODERNE\n\nREVUE CRITIQUE HEBDOMADAIRE\n\nBUREAUX : RUE DE L'INDUSTRIE, 32, BRUXELLES\n\nABONNEMENT : BELGIQUE, 40 FRANCS L'AN; UNION POSTALE, 43 FRANCS. — LE NUMÉRO, 25 CENTIMES\n\nL'ART MODERNE est envoyé à l'essai, pendant un mois, aux personnes qui nous en font la demande ou qui nous sont indiquées par nos abonnés.\n\nLes demandes d'abonnement et de numéros à l'essai doivent être adressées à l'Administration générale, rue de l'Industrie, 32, Bruxelles.\n\nOn est prié de renvoyer la revue à l'Administration si l'on ne désire pas s'y abonner.\n\nL'ART MODERNE est en vente, à Paris, à la librairie H. Floury, 1, boulevard des Capucines.\n\nSOMMAIRE\n\nAuguste Renoir (suite et fin) (CAMILLE MAUCLAIR). — Princesse Rayon-de-Soleil (H. L.). — Salon de « l'Art contemporain » à Anvers (suite et fin) (R.). — Le Musée Wiertz (H. CARTON DE WIART). — Le Congrès de la Propriété littéraire et artistique. — Notes de musique. — Congrès pour l'extension et la culture de la langue française (G. R.). — Nécrologie. S. Bing. Albert Edelfelt. Maurice Lenders. — Petite Chronique.",
     "source": "LightOnOCR (API Albert)",
     "url_page": "https://digistore.bib.ulb.ac.be/2013/ELB-ULB-DL2864764-1905-f.pdf#page=308"
    }
   ]
  },
  {
   "article_id": "ulb-art-moderne-1905-09-17-n38-002",
   "tome": "1905",
   "volume": "ELB-ULB-DL2864764-1905-f",
   "texte_sans_correction": true,
   "ocr_source": "LightOnOCR (lightonocr-2-1b, API Albert) sur les images du PDF de l’ULB",
   "page_debut": 301,
   "page_fin": 303,
   "pages_selon": "folios des numéros voisins",
   "controle": "découpage d’après le sommaire ; OCR des images, le PDF de l’ULB n’ayant pas de couche de texte pour ce numéro",
   "url_article": "https://digistore.bib.ulb.ac.be/2013/ELB-ULB-DL2864764-1905-f.pdf#page=308",
   "pages": [
    {
     "page_pdf": 308,
     "page_imprimee": 301,
     "debut_caractere": 1115,
     "fin_caractere_exclue": 3101,
     "texte": "AUGUSTE RENOIR (1)\n\nIII\n\nRenoir a de la nudité une conception très particulière, et à un point qui ne permet de confondre ses nus avec ceux d'aucun peintre, même parmi les Impressionnistes, qui les ont conçus si originellement. Degas a étudié avant tout la femme moderne déshabillée. Ses torses portent encore l'empreinte du corset et des plis du linge. Ils n'ont rien de ce nu emblématique et triomphant des classiques, qui a un caractère de permanence. Ce sont des nus que nous ignorions tout à l'heure, que nous entrevoyons, et qui vont bientôt se recouvrir de vêtements. Nous ne les apercevons que dans des cabinets de toilette, parmi les étoffes à fleurs, les tubs où flottent les éponges. Ce ne sont pas des nudités symboliques ni même offertes à l'amour. Nous étudions des contemporaines dévêtues. Leur peau est encore grenue de la chair de poule créée par l'eau froide. Leur beauté est uniquement psychologique et caractériste. Les nus de Degas sont presque des documents physiologiques, on y étudierait la neurasthénie, les diverses maladies nerveuses de la contemporaine ; leur charmante maigreur, leur élasticité animale peut plaire, mais elle est très éloignée de la beauté proportionnelle comme l'a conçue la peinture scolastique, dont elle bouleverse les canons. Le terrible observateur ne se préoccupe que de vérité et n'arrange pas ce qu'il voit. Manet est surtout préoccupé de la tonalité de ses nus, de leur expression musculaire.\n\nChez Puvis de Chavannes, à qui on ne reprochera pas de manquer d'idéalisme, le nu, bien qu'anobli et s'élevant jusqu'à la signification allégorique dans des paysages stylisés, reste quand même véridique. Ses mères, ses jeunes filles ne sont pas conformes à la convention de perfection d'École, et il les fait épaisses ou maigres quand il sied. Le nu de Rops est spécial. L'artiste y fait saillir à dessein les caractères de la luxure, aiguise la gorge, amincit la taille, développe les\n\n(1) Suite et fin. Voir nos deux derniers numéros.",
     "source": "LightOnOCR (API Albert)",
     "url_page": "https://digistore.bib.ulb.ac.be/2013/ELB-ULB-DL2864764-1905-f.pdf#page=308"
    },
    {
     "page_pdf": 309,
     "page_imprimee": 302,
     "debut_caractere": 0,
     "fin_caractere_exclue": 5630,
     "texte": "302\n\nL'ART MODERNE\n\nhanches, cambre les reins, donne à tout le corps l'élasticité nerveuse des grands fauves, et stylise selon ses sujets le type classé sous le nom de « fausse maigre » que Rodin affectionne également.\n\nMais M. Renoir conçoit tout différemment la femme nue et d'une façon qui n'est ni académique, ni psychologique, ni réaliste, ni luxurieuse. Il voit selon un certain instinct qui est beaucoup plus littéraire qu'on ne le penserait. On dirait qu'il en observe à peine la ligne, tant il est séduit par l'éclat de son épiderme. Il peint amoureusement sa chair dans des gammes vibrantes, neigeuses ou roses, peu vraisemblables. Il en fait des chants, et non des études. Pour lui, le nu féminin est un éclat, une pulpe lumineuse, liliale, nacrée, florale, qu'aucun modèle, aucune rousse à peau diaphane, ne saurait offrir. Il la peint véritablement en poète.\n\nLa femme nue conçue par M. Renoir, c'est un animal buvant le soleil et la fraîcheur avec une nonchalance barbare, sans attitude voulue, sans autre charme que celui de sa peau de fleur qui réfléchit la lumière. Et tandis que la plupart des nudités académiques, soigneusement présentées sur fond sombre, semblent faites d'une baudruche éclairée à l'intérieur, on sent bien que celles de M. Renoir sont des volumes de chair dont l'irradiation vient du plein air ambiant; elles ont la consistance des Rubens et leur luxuriance charnelle inquiétant l'œil pudibond. Nous ne rencontrons pas de telles créatures, même en Flandre, même parmi les campagnardes les plus vigoureuses. Il faudrait aller aux colonies, dans les îles primitives, pour en trouver les modèles : mais non, le peintre seul les connaît, et il y a en lui un coin de rêve oriental, versicolore, grassement voluptueux, et exempt de la nervosité moderne.\n\nGauguin, qui résulte plus de M. Renoir qu'on ne le croirait, est allé jusqu'à Tahiti pour trouver une telle sensation de primitivité; M. Renoir l'avait en lui-même.\n\nIl a créé « la femme nue de Renoir »; cette expression éveille une image définie. Et ce mélange de japonisme, d'orientalisme, de sauvagerie et de goût xvm° siècle, si bizarre et si attachant, est bien à lui. C'est bien le résultat d'un esprit inquiet, avant tout préoccupé de fuir le convenu, le savoir-faire, la norme, et d'avoir avec la vie des rapports immédiats.\n\nL'étude des nudités et des figures isolées de M. Renoir le démontre si préoccupé d'harmonies et de poétisation des types qu'il semble contradictoire d'attendre d'un tel peintre une description réaliste et psychologique de la vie contemporaine. Et cependant il y a brillamment réussi dans une série de grandes toiles qui contiennent ses chefs-d'œuvre. Et dans sa génération il est, avec Manet et Degas, le seul peintre qui ait abordé la composition et y ait fait preuve de qualités maîtresses, sachant élever l'anecdote au style.\n\nIl n'appartenait qu'à une nature aussi complexe de pouvoir à la fois s'isoler dans une pure rêverie de symphoniste de la couleur, et pénétrer aussi avant dans l'expression de la modernité sans se disloquer dans cet écart.\n\nM. Renoir a pu peindre à la fois ses Baigneuses primitives et les êtres de notre temps, parce qu'il a recherché en eux les mêmes éléments, la caresse de la lumière, l'exubérance vitale, les sentiments primordiaux, les aspects picturaux, selon une constante faculté de poétisation que, dans le modernisme, il a su mêler à l'observation journalière : et cette intention lui est propre.\n\nLes inégalités de l'artiste sont peut-être plus frappantes que celles des autres Impressionnistes. Improvisateur, instinctif, nerveux, fantaisiste, il est plus exposé à se tromper à fond, il est moins réfléchi que Manet, lequel était fort prudent au milieu de ses audaces, et surtout moins que M. Degas, dont il est, croyons-nous, impossible de citer un mauvais morceau, et qui est la logique même. M. Renoir a fait de mauvaises choses. Il est Français, léger, brillant, se laisse entraîner; mais c'est tout autre chose qu'un virtuose, c'est un artiste profondément sincère et scrupuleux.\n\nLa race parle en lui. Il est inexplicable qu'un tel coloriste n'ait pas plu à tout le monde, n'ait pas rencontré le succès foudroyant, étant voluptueux, clair, heureux, souple et savant sans lourdeur. Il ne faut attribuer les réserves faites sur ce succédané de Boucher et de Fragonard par des gens qui protestaient au nom de la France qu'à des questions d'école et de date, à des chocs en retour de la polémique, et aussi à la silencieuse dignité d'une existence de poète doucement dédaigneux de l'opinion et ne faisant attention qu'à la peinture, son grand et son unique amour. Manet a été un batailleur, un novateur et un combatif dont les œuvres ont fait scandale dans les Salons, dont on craignait les mots, et dont toute la nature était celle d'un chef d'école. La critique indépendante est allée chercher Claude Monet dans ses paysages. Degas s'est enfermé, pessimiste et hautain, et parce qu'il fermait sa porte et ne voulait pas qu'on s'occupât de lui, la rumeur publique, jalouse des solitaires, a voulu le connaître. M. Renoir ne s'est ni montré, ni caché : il a peint selon son rêve, épanoui le sourire de ses œuvres sans mêler son nom ni sa personne au vaste tumulte qui s'élevait autour de ses amis. On n'a pensé ni à l'exalter ni à l'ensevelir. Et à présent, à cause sans doute de cela, son œuvre apparaît plus fraîche, plus jeune, ne trainant pas après elle des commentaires, des sarcasmes, des polémiques célèbres, elle reflète le soleil, elle s'impose à notre admiration, candide, primitive, animale, rieuse et nue, comme une de ses baigneuses.\n\nCAMILLE MAUCLAIR.",
     "source": "LightOnOCR (API Albert)",
     "url_page": "https://digistore.bib.ulb.ac.be/2013/ELB-ULB-DL2864764-1905-f.pdf#page=309"
    },
    {
     "page_pdf": 310,
     "page_imprimee": 303,
     "debut_caractere": 0,
     "fin_caractere_exclue": 15,
     "texte": "# L'ART MODERNE",
     "source": "LightOnOCR (API Albert)",
     "url_page": "https://digistore.bib.ulb.ac.be/2013/ELB-ULB-DL2864764-1905-f.pdf#page=310"
    }
   ]
  },
  {
   "article_id": "ulb-art-moderne-1905-09-17-n38-003",
   "tome": "1905",
   "volume": "ELB-ULB-DL2864764-1905-f",
   "texte_sans_correction": true,
   "ocr_source": "LightOnOCR (lightonocr-2-1b, API Albert) sur les images du PDF de l’ULB",
   "page_debut": 303,
   "page_fin": 304,
   "pages_selon": "folios des numéros voisins",
   "controle": "découpage d’après le sommaire ; OCR des images, le PDF de l’ULB n’ayant pas de couche de texte pour ce numéro",
   "url_article": "https://digistore.bib.ulb.ac.be/2013/ELB-ULB-DL2864764-1905-f.pdf#page=310",
   "pages": [
    {
     "page_pdf": 310,
     "page_imprimee": 303,
     "debut_caractere": 17,
     "fin_caractere_exclue": 6983,
     "texte": "## PRINCESSE RAYON-DE-SOLEIL\n\nLa légende de la Belle-au-Bois-Dormant n'avait jusqu'à présent tenté que peu de librettistes et de musiciens. Parmi les quelques tentatives classées, il y eut en France deux opéras de Carafa (1825) et de Litolf (1874); l'un et l'autre n'eurent pas plus de succès que les œuvrettes essayées depuis, qui ne méritent pas de mention. Le livret de M. Pol de Mont aura-t-il plus de durée? Il faut craindre que non, parce qu'il manque d'esprit scénique, de logique et d'unité.\n\nM. de Mont est un écrivain dont les œuvres poétiques ont suffisamment consacré le talent pour que l'on puisse estimer sans détour que son dernier travail prête le flanc aux plus justes critiques. Adoptant la légende gracieuse si exquisément interprétée par Perrault, il l'a encombrée de tout un fatras de sorcellerie runique, de wagnérisme indigent et de violences hoursouflées. Le Prince Charmant est affligé d'une mère sorcière, personnage parfaitement désagréable et ingrat, d'une psychologie rudimentaire et monotone, qui concentre vraiment l'ennui, la lourdeur et le ridicule enfantin de toute l'action. Cette personne utilise ses magiques facultés à transformer en un cerf blanc un fils qu'elle voulait élever pour la vengeance; elle lit des prophéties naturellement obscures dans le groupement de dés retournés; elle accorde à son fils un baiser de volupté, — (se peut-il que le génial baiser de Kundry inspire d'aussi équivoques et déplaisantes maladresses?) — puis, elle le veut héroïque, préférant à l'amour la conquête du sceptre!\n\nDans ce deuxième acte laborieux, rien n'est préparé, rien n'est amené, mis en relief. La scène des dés, l'ouverture du tombeau, tout se tasse au même plan. Le jeune homme fuit sans que la magie de sa mère le puisse retenir; et la dernière apparition de celle-ci est encore une brutalité qui chasse l'émotion : elle tue et se tue, bêtement et lourdement. — Cette Walpra est la fêlure de la partition tout entière.\n\nVraiment, faut-il que la crainte de l'originale nouveauté opprime si vivement nos candidats librettistes pour qu'ils se cantonnent peureusement dans les friperies dont regorgent les magasins du répertoire? — Chœur de fileuses; arrivée de la princesse : « Mes sœurs, connaissez-vous la jolie chanson du lin? Je vais vous chanter la jolie chanson du lin »; les sœurs font cercle, et l'on entend la chanson du lin, complètement nulle du reste. Puis, rentrée des chasseurs : les cors, taratata, les premiers vendeurs, le roi. — Le Roi! Pauvre roi Ajobod, l'a-t-on fait assez godiche devant les impétuosités de la furibonde Walpra! « Tu demandes comment je me nomme? Je me nomme la Douleur! » A côté de ces effets que l'on pourrait presque numéroter depuis le temps qu'on les utilise, il faut signaler ce qu'on appellerait les caricatures de Bayreuth. Un jeune homme élevé dans la forêt pressent l'amour; une sorcière lui donne la conscience de la vie sensuelle en joignant ses lèvres aux siennes (par le fait que la sorcière est sa propre mère, l'épisode laisse une impression malsaine et louche qu'aucune grandeur ne relève); l'adolescent écoute la vie des arbres, dont la rumeur se marie aux troubles de son âme; « un simple, un pur » puise dans sa seule candeur les mots qui délivrent des enchantements! Rapiécage maladroit et chétif : il n'est vraiment qu'une page, une seule, où semble battre l'aile de la poésie libre et naturelle : le duo d'amour. Et encore! Le seuil de ce dialogue s'encombre de banalités.\n\nN'est-ce pas trop longuement parler du livret, alors qu'à côté de lui de si réelles beautés nous sollicitent? — Non. On ne recommandera jamais avec assez de sincérité et d'énergie, aux jeunes musiciens belges, de témoigner les plus méticuleuses exigences dans le choix de la charpente de leurs œuvres. Cette Prinses Zonneschijn, dont la musique a tant de splendeur et d'abondance, possédait en son inspiration mélodique seule la raison d'une admiration qui se fut perpétuée. Une Walpra, des enfantillages, de lourdes inexpériences de la scène mettent sa vie en péril; un squelette difforme et sans consistance condamne le corps le plus beau. Il fallait ou bien traiter la légende comme Humperdinck eût l'esprit de traiter la sienne, avec goût, fraîcheur et proportion, — ou bien enfermer dans le symbole de cette mythologie runique la chaude passion humaine, l'émotion mouvante et continue d'une Tétralogie. La première alternative était de réalisation plus aisée.\n\nEt voici qu'il nous reste bien peu de place pour parler de M. Gilson. Il faut en dire pourtant un bien considérable. Deux pages dominent l'œuvre : le sommeil du burg de la princesse et le duo d'amour. La première, en y comprenant les inquiétantes harmonies de l'incantation, est de grande noblesse. Le thème du sommeil, d'une douceur légèrement franckiste (Psyché) domine la partition jusqu'à la lumineuse éclaircie du réveil final et lui donne, en même temps que l'unité mélodique, une poésie délicieuse.\n\nLorsque le chromatisme des harmonies magiques, après s'être exaspéré dans la malédiction et la tempête, se transforme en une berceuse épique et grandiose, on éprouve vraiment le noble frisson de Beauté; on le ressent tout autant lors du duo d'amour, dans le ravissement d'une musique véhémente, si allègrement juvénile, si dorée, si substantielle, — et si simple!\n\nDans les belles pages de la partition, l'inspiration est exacte et profonde. L'idée musicale reste libre au milieu d'une instrumentation extraordinaire, qui fait de M. Gilson — avec M. Richard Strauss — l'un des plus admirables manieurs d'orchestre parmi les compositeurs contemporains.\n\nPar exemple, la musique est d'un vrai Flamand. On en reconnaît l'origine dans la couleur, l'infinie puissance pittoresque. On la reconnaît aussi dans certains assoupissements de l'idée, rêveries prolongées, engourdissements très germaniques : fréquents instants de tout le deuxième acte, solitude du jeune Tjalda au premier tableau du troisième acte, et même prélude du duo d'amour, avant que Radieuse ne se libère de ses chaînes fleuries. On en reconnaît enfin la caractéristique épaisseur dans des pages de substance vraiment trop serrée, gâteau sans levain. épisodes un peu « congestionnés ». Certains points culminants de l'interlude précédant le dernier tableau paraissent ainsi surinstrumentés; on voudrait plus d'air dans d'aussi fertiles paysages musicaux. Mais la fécondité est rarement exempte de l'excès de sève, et pour un homme dont l'avenir est long, ce défaut n'existe pas.\n\nIl faudrait encore signaler les moments moins souverains, où la muse de M. Gilson sourit ou sautille, gentils chœurs frais, dialogues souples des scaldes. Mais les présentes notes n'ont pas la prétention de tout pouvoir dire; et quelques lignes doivent bien\n\n(1) Légende féerique en quatre actes, poème flamand de M. Pol de Mont, traduction française de M. Marcel Lefèvre, musique de M. Paul Gilson, représentée au théâtre de la Monnaie, pour la première fois le 9 septembre 1905.",
     "source": "LightOnOCR (API Albert)",
     "url_page": "https://digistore.bib.ulb.ac.be/2013/ELB-ULB-DL2864764-1905-f.pdf#page=310"
    },
    {
     "page_pdf": 311,
     "page_imprimee": 304,
     "debut_caractere": 0,
     "fin_caractere_exclue": 400,
     "texte": "304\n\nL'ART MODERNE\n\nêtre consacrées aux soins heureux de M. Dupuis, à la beauté de Mme Alda, au courage et au talent de Mme Gianoli, et même au claironnant M. Altchevsky, malgré son application un peu rafraîchissante, et sa déclamation appuyée qui alourdit fort le chant. — Enfin le burg enchanté est adorable à découvrir sous les ronces et les fleurs, et l'électricien a fait des merveilles.\n\nII. L.",
     "source": "LightOnOCR (API Albert)",
     "url_page": "https://digistore.bib.ulb.ac.be/2013/ELB-ULB-DL2864764-1905-f.pdf#page=311"
    }
   ]
  },
  {
   "article_id": "ulb-art-moderne-1905-09-17-n38-004",
   "tome": "1905",
   "volume": "ELB-ULB-DL2864764-1905-f",
   "texte_sans_correction": true,
   "ocr_source": "LightOnOCR (lightonocr-2-1b, API Albert) sur les images du PDF de l’ULB",
   "page_debut": 304,
   "page_fin": 305,
   "pages_selon": "folios des numéros voisins",
   "controle": "découpage d’après le sommaire ; OCR des images, le PDF de l’ULB n’ayant pas de couche de texte pour ce numéro",
   "url_article": "https://digistore.bib.ulb.ac.be/2013/ELB-ULB-DL2864764-1905-f.pdf#page=311",
   "pages": [
    {
     "page_pdf": 311,
     "page_imprimee": 304,
     "debut_caractere": 402,
     "fin_caractere_exclue": 6844,
     "texte": "Salon de «l'Art contemporain» à Anvers(1)\n\nII\n\nLes Peintres belges.\n\nEn face des maîtres étrangers, dont les envois considérables donnent un si puissant intérêt au premier Salon de l'Art contemporain, nos peintres font grande et belle figure. Ce n'est pas qu'on trouve parmi eux des traits communs, une similitude d'école, de tendances ou de doctrine. Un lien réunit toutefois ces talents originaux et individuels : c'est le goût du beau métier, de la facture solide, le souci du ton, de la valeur, du coup de pinceau ferme et juste, de la vision nette et franche.\n\nA côté de la salle où le maître Breitner, qui se rattache, malgré l'originalité de sa manière, à Ilals et à Jacob Maris, étale sa merveilleuse série de fortes et fermes vues d'Amsterdam, éclate la joyeuse symphonie claire d'une salle où sont groupés Théo Van Rysselberghe, Émile Claus, Georges Puysse, Georges Morren. La comparaison est d'un intérêt puissant. D'une part, la belle solidité de la pâte, l'amour de la couleur comme telle : des gris, des bruns, des noirs admirables, parmi lesquels une croupe de cheval blanc, un coin de ciel, un reflet d'eau, la luisance de la pluie sur les dalles, mettent une note de contraste ; un art concentré presque dédaigneux de la mise en page, un peu matériel, mais de grande allure, vivant de la vie âpre, puissante et triste de nos grandes cités personnifiées dans cette merveilleuse ville d'Amsterdam qui fut la première en date des grandes capitales commerciales du monde moderne : tel Breitner. D'autre part : les artistes retournés aux champs, à la lumière claire, à la gaieté pure des êtres et des choses, soucieux de la lumière et de sa merveilleuse féerie plus que des couleurs et des formes, et en même temps disposant d'une technique neuve, quoique débarrassée des préoccupations de propagande et de dogmatisme. Le contraste est profondément instructif, et il faut plaindre ceux qui ne peuvent pas à la fois goûter l'une et l'autre de ces formes d'art et les honorer d'un même culte.\n\nVan Rysselberghe a là trois ou quatre figures peintes en plein air, vibrant dans une atmosphère ambrée de soleil et embaumée par le souffle du large, qui sont de vraies merveilles. Les Anthémis en fleur sont une œuvre de paix séduisante et calme, de tout premier ordre. De Claus, deux grands tableaux : Soleil levant où, parmi les arbres dénudés, dans la brume pâle du matin, le soleil de février monte triste et lent ; puis les Bords de la Lys : des vaches s'approchant de la rivière, avec un très bel arrière-plan. Le Chêne est une petite toile délicieuse : le grand arbre dont les feuilles tremblent au vent, les épis qui s'inclinent, un ciel chaud et clair, c'est tout le grand Été fécond et vivant. Le Verger, très gai et très clair, un Soleil d'hiver délicat et fin, mais un peu mince, complètent ce très bel ensemble. Les Morren, dont vous avez vu plusieurs à la Libre Esthétique, sont très appréciés : beaucoup de finesse, beaucoup de charme, une vision claire, une facture souple et personnelle ; bref un notable apport au bel ensemble des luministes. Des six toiles de Buysse, l'Effet de Soleil, avec son caractère immédiat d'impression notée à traits frustes et directs, plaît le plus. La Neige et le Retour des ouvriers me paraissent moins heureux. Le désir de simplifier à l'extrême l'impression et de ne faire ressortir qu'une dominante donne à l'œuvre un caractère un peu hâtif, malgré les très belles qualités de vision.\n\nAvec le groupe luministe, une des manifestations notables du Salon est l'exposition de M. Charles Mertens. Une vingtaine d'œuvres permettent d'apprécier et d'admirer cette jeune maîtrise qui s'affirme chaque année davantage, — juste récompense de l'énergique résolution qui marqua les débuts de sa carrière. Sorti de l'école de Verlat, accueilli, dès ses premières œuvres traditionnelles, par une popularité fructueuse, il eut, choyé et achalandé, le courage de rompre avec sa manière et ses admirateurs pour se remettre à l'œuvre, se dépouiller des enseignements de l'école ; et voici qu'aujourd'hui, après le déchaînement des critiques et des regrets, le public, conquis, s'incline devant la belle série d'œuvres qui forment son exposition. Sans doute en est-il qui, en même temps que la sincérité et la conscience de son effort, marquent des hésitations et des influences. En revanche, quels chefs-d'œuvre que le Forain, les Verts en Zélande et ses deux portraits ! Qui donc peint aujourd'hui d'une main plus ferme et plus souple à la fois, avec un œil plus précis et plus soucieux des valeurs et des nuances, tirant une œuvre de beauté et de finesse de cette morne friture où, devant le poélon est assis, triste et las, ce piètre forain ! Quelle gageure de beau métier dans les Verts en Zélande, cette boutique de savetier où un peu de lumière claire pénètre, s'accroche à l'établi, aux mains de l'ouvrier, à la boiserie verte de la chambre, se glisse dans le fond comme un hôte familier et tranquille, transformant en concert délicieux tous ces verts criards. Nous voilà transportés parmi ces vies humbles, dans le silence de ce labour ennuyeux et facile qui veut tant d'amour. La Marée basse, traitée en tons fins et gris, est également d'une belle venue. Quant aux deux portraits, ils ont une intensité de caractère, une beauté de mise en page et un charme d'art qui les élèvent bien au-dessus de la banale imagerie prétentieuse et vide qui, sacrifiant tout à la ressemblance, a trop souvent remplacé aujourd'hui le grand art du portrait. Un de nos amis, en voyant cette belle œuvre, nous disait avec raison : « Voilà la véritable vocation de M. Mertens ».\n\nLes peintres d'Anvers sont représentés, en outre, par M. Hageman, dont la Série d'émigrants est fort intéressante, par M. Van Mieghem, qui a de l'observation et de la sincérité mais dont la facture est un peu molle et hésitante, par MM. Walter Vaes et Jacob Smits, et enfin par M. Baseleer. C'est dire que de longtemps nous n'avions vu le groupe anversois produire à la cimaise autant de toiles remarquables, sincères et dégagées des recettes traditionnelles.\n\nM. Baseleer, le peintre de l'Escaut, dont nous avons été les premiers à signaler la belle vaillance, a ici une vingtaine d'œuvres qui ont eu le don d'exciter la colère d'une partie de la presse locale. « Nous voudrions bien savoir, écrit un de ces deux critiques, où M. Baseleer a puisé les notions de son art non-\n\n(1) Suite et fin. Voir notre numéro du 30 juillet dernier.",
     "source": "LightOnOCR (API Albert)",
     "url_page": "https://digistore.bib.ulb.ac.be/2013/ELB-ULB-DL2864764-1905-f.pdf#page=311"
    },
    {
     "page_pdf": 312,
     "page_imprimee": 305,
     "debut_caractere": 0,
     "fin_caractere_exclue": 1839,
     "texte": "# L'ART MODERNE\n\n---\n\nveau. Ce n'est certes pas chez M. Hens et encore moins à l'Académie. De deux choses l'une : ou M. Baseleer est sincère, et alors il est à plaindre, ou c'est un obstiné par fanfaronnade artistique, et, dans ce cas, il doit être combatu par tous les vrais amis de l'art. » Ces plates formules ne peuvent manquer de signaler des œuvres originales, et il en est effectivement ainsi. Dans sa lutte persévérante contre le ciel et l'eau du Bas-Escaut, M. Baseleer, très en progrès, arrive à de notables réalisations : le Matin d'été avec des voiles filant sur l'eau douce et claire, la belle Plage flamande lavée par le vent du large, l'Estacade opposant aux flots sa masse raide et âpre sont de belles et fortes œuvres.\n\nSignalons encore la toile de M. Jean Delvin intitulée Charroi, où le contraste entre le ciel et la silhouette sombre du cheval trainant le chariot ne manque point de grandeur. Rappelons que Laermans a ici quatre toiles excellentes : les Intrus, l'Ivrogne, le saisissant Soir de grève et le Mendiant; que Léon Frédéric a envoyé deux tryptiques : le Peuple verra un jour le lever du soleil et Saint François dans les dunes ; qu'il y a une dizaine d'œuvres d'Aug. Oleffe très sincères et souvent impressionnantes, et terminons cette trop courte revue en disant un mot du grand succès qu'obtient James Ensor, représenté par un superbe ensemble d'œuvres résumant toute la vie d'art de ce probe ouvrier. Il y a là à la fois l'Intérieur et la Coloriste, des natures mortes comme les Pommes, Coquillages et Nacre, les admirables petites Chinoiserie, une pure merveille. Il y a des vues d'Ostende, telles que les Rues de Flandre et les Fumées. Enfin cette toile admirable, Adam et Eve, vibrante comme un Turner sans en être un reflet, et qui, avec plusieurs autres, restera à Anvers.\n\nR.\n\n---\n\n## CORRESPONDANCE",
     "source": "LightOnOCR (API Albert)",
     "url_page": "https://digistore.bib.ulb.ac.be/2013/ELB-ULB-DL2864764-1905-f.pdf#page=312"
    }
   ]
  },
  {
   "article_id": "ulb-art-moderne-1905-09-17-n38-005",
   "tome": "1905",
   "volume": "ELB-ULB-DL2864764-1905-f",
   "texte_sans_correction": true,
   "ocr_source": "LightOnOCR (lightonocr-2-1b, API Albert) sur les images du PDF de l’ULB",
   "page_debut": 305,
   "page_fin": 306,
   "pages_selon": "folios des numéros voisins",
   "controle": "découpage d’après le sommaire ; OCR des images, le PDF de l’ULB n’ayant pas de couche de texte pour ce numéro",
   "url_article": "https://digistore.bib.ulb.ac.be/2013/ELB-ULB-DL2864764-1905-f.pdf#page=312",
   "pages": [
    {
     "page_pdf": 312,
     "page_imprimee": 305,
     "debut_caractere": 1841,
     "fin_caractere_exclue": 6340,
     "texte": "### Le Musée Wiertz.\n\nMON CHER DIRECTEUR,\n\nLa mode est à la décentralisation, en matière d'art comme en bien d'autres matières. Pas un chef-lieu qui ne prétende désormais à l'honneur d'avoir « son » Musée. Et pourquoi pas?\n\nOr, vous connaissez le Musée Wiertz. Quelque opinion que l'on ait du talent de ce peintre romantique et grandiloquent, on conviendra que la collection de ses œuvres occupe, dans la série des richesses artistiques de notre bonne ville de Bruxelles, un rang... plutôt accessoire. Relégué aux confins des fubourgs d'Ixelles et d'Etterbeek, dans un quartier d'accès difficile, ce Musée est ignoré de beaucoup de nos concitoyens et sa clientèle est essentiellement assurée par les caravanes de l'agence Cook, qui ne manquent pas d'y faire une station entre un pèlerinage à Manneken-Pis et une visite à notre éléphantesque Palais de Justice. Il convient d'ajouter que jusqu'en ces dernières années, le Musée Wiertz jouissait d'un privilège qui lui conciliait des sympathies spéciales dans le monde des Lettres belges. Sous prétexte de conservation, l'État y installait à demeure un écrivain « autorisé », pour qui ce poste devenait l'otium cum dignitate rêvé par tout poète, — voire par tout prosateur. Potvin jouit longtemps, très longtemps, de cette confortable sinécure. Mais depuis sa mort, aucun de nos écrivains, — quelque effort qu'on ait fait, — n'a paru digne de le remplacer... Et le Musée Wiertz se conserve tout seul.\n\nQue diriez-vous, mon cher Directeur, du projet de transporter à Dinant, où Antoine Wiertz naquit en 1806 et où son souvenir est pieusement conservé, ce Salon qui appartient à l'État, en vertu d'une convention passée en 1850 entre l'artiste et M. Charles Rogier, ministre de l'intérieur?\n\nA cette idée, les Ixellois feront peut-être tout d'abord la grimace. Mais les Dinantais seront si contents!\n\nCalmons d'abord les Ixellois pratiques. Le Musée Wiertz, — j'entends l'ensemble des bâtiments qui le constituent, — est à proprement parler un « bouchon ». Ce bouchon fait depuis longtemps obstacle à la mise en valeur d'un quartier auquel de nouvelles et meilleures voies de pénétration et de communication sont nécessaires. Quant aux Ixellois esthètes, ne pourrait-on les dédommager en décidant que l'une des toiles-maîtres-es de Wiertz : La Belle Rosine, par exemple, ou le Portrait de l'artiste par lui-même serait détachée de la collection et placée au « Musée communal »? En guise de consolation plus noble, n'auraient-ils pas, d'ailleurs, l'honneur d'un beau geste fraternel?\n\nQuant à la bonne cité des « Copères », voilà de très longues années qu'elle est en travail d'un monument Wiertz. Elle avait tout d'abord voulu ériger à la cime d'une de ses plus hautes roches et dans des proportions grandioses un groupe dont Wiertz avait conçu le plan et choisi le titre : Le Triomphe de la Lumière. Ce projet ayant échoué à cause de la pénurie des souscriptions, — et il ne faut pas le regretter! — on dit que la statuomanie ne se déclare pas vaincue. Elle entend bien que les souscriptions recueillies pour le Triomphe de la Lumière et qui restent disponibles soient, sous une forme ou l'autre, coulées en bronze. Faute d'un groupe philosophique, elle se contentera d'une statue de l'artiste. Faute d'une statue, d'un buste, voire d'un médaillon... Et nous voilà exposés à voir se dresser sur quelque carrefour, au pied de la citadelle héroïque, un pendant de cet étonnant dessus-de-pendule, proche parent de la fontaine Houwaert, qui perpétue déjà la mémoire de Wiertz au terminus de la rue du Trône, à Ixelles!... Pourquoi ne pas substituer à ce banal projet, — avant même qu'il prenne corps, — l'idée d'édifier à Dinant, dans le simple et solide style mosan, une grande salle où l'œuvre de Wiertz, logiquement présentée et congrûment annoncée par les mille voix de la réclame, attirerait sans répit les curieux d'art et les bandes albionesques, — récompensant ainsi les Dinantais de leur fidélité au culte d'un glorieux concitoyen? L'emplacement de ce Musée est tout indiqué. Il est aujourd'hui marqué pour une abominable fabrique de « mérinos » qui déshonore le coude formé par le fleuve en amont du pont, et qu'un arrêté d'expropriation très opportun ne tardera guère sans doute à jeter bas.\n\nJe le répète : La mode est à la décentralisation. Elle est aussi aux voyages. Pourquoi les Musées échapperaient-ils à la loi commune?\n\nCroyez, mon cher Directeur, à mes meilleurs sentiments.\n\nH. CARTON DE WIART\n\nHastière-par-delà, 8 septembre 1905.\n\n---",
     "source": "LightOnOCR (API Albert)",
     "url_page": "https://digistore.bib.ulb.ac.be/2013/ELB-ULB-DL2864764-1905-f.pdf#page=312"
    },
    {
     "page_pdf": 313,
     "page_imprimee": 306,
     "debut_caractere": 0,
     "fin_caractere_exclue": 23,
     "texte": "306\n\nL'ART MODERNE\n\n---",
     "source": "LightOnOCR (API Albert)",
     "url_page": "https://digistore.bib.ulb.ac.be/2013/ELB-ULB-DL2864764-1905-f.pdf#page=313"
    }
   ]
  },
  {
   "article_id": "ulb-art-moderne-1905-09-17-n38-006",
   "tome": "1905",
   "volume": "ELB-ULB-DL2864764-1905-f",
   "texte_sans_correction": true,
   "ocr_source": "LightOnOCR (lightonocr-2-1b, API Albert) sur les images du PDF de l’ULB",
   "page_debut": 306,
   "page_fin": 306,
   "pages_selon": "folios des numéros voisins",
   "controle": "découpage d’après le sommaire ; OCR des images, le PDF de l’ULB n’ayant pas de couche de texte pour ce numéro",
   "url_article": "https://digistore.bib.ulb.ac.be/2013/ELB-ULB-DL2864764-1905-f.pdf#page=313",
   "pages": [
    {
     "page_pdf": 313,
     "page_imprimee": 306,
     "debut_caractere": 25,
     "fin_caractere_exclue": 2401,
     "texte": "**Le Congrès de la Propriété littéraire et artistique.**\n\nC'est demain, lundi, que se réunira à Liège le Congrès international de la Propriété littéraire et artistique. Il clôturera ses travaux à Anvers samedi prochain, après une séance tenue à Bruxelles vendredi.\n\nVoici le programme complet des questions qui seront étudiées. Elles offrent, on le verra, un sérieux intérêt pour les artistes.\n\nI. Du caractère illicite des exécutions d'œuvres musicales ou littéraires et des représentations dramatiques non autorisées par l'auteur de l'œuvre. (Examen de la question de la gratuité et de la non-publicité des exécutions et représentations). — Rapporteurs : MM. de Borchgrave, Castori, Osterrieth.\n\nII. Des moyens pratiques d'assurer la répression des contrefaçons d'œuvres littéraires, musicales et artistiques, particulièrement en Angleterre et en Italie, et d'entraver le colportage des reproductions non autorisées. — Rapporteurs : MM. Harmand, Poinsard, Iselin, Clausetti.\n\nIII. Du contrat d'édition au point de vue des œuvres artistiques. Compte rendu des travaux de la Commission française instituée par le Congrès de Weimar.\n\nIV. Du droit de reproduction des œuvres d'art exposées dans les Musées. — Rapporteurs : MM. Auquier, Grandigneaux.\n\nV. De la protection des monuments du passé, des paysages et des sites. — Rapporteurs : MM. Paul Saintenoy, Ch. Lucas, R. de Clermont.\n\nVI. Des rapports entre la propriété artistique et la propriété industrielle, spécialement en matière de dessins, modèles et photographies. — Rapporteur : M. Taillefer.\n\nVII. Des moyens d'assurer l'adhésion des Pays-Bas à la Convention de Berne. — Rapporteur : M. Ernest Vandeveld.\n\nVIII. Revue annuelle des faits relatifs à la propriété littéraire et artistique au point de vue diplomatique, législatif et juridique.\n\n4° Des lois nouvelles et des principales décisions de jurisprudence. — Rapporteur : M. E. Rothlisberger.\n\n2° Des conventions et projets de conventions internationales. — Rapporteur : M. A. Darras.\n\n3° Des rapports entre l'Allemagne et les États-Unis. — Rapporteur : M. A. Osterrieth.\n\n4° Du caractère des conventions internationales au regard des législations internes. — Rapporteur : M. P. Wauwermans.\n\nIX. De la revision de la Convention de Berne.\n\nToutes les communications relatives au Congrès doivent être adressées à M. R. Beltjens, avocat, place Rouveroy, Liège.\n\n---",
     "source": "LightOnOCR (API Albert)",
     "url_page": "https://digistore.bib.ulb.ac.be/2013/ELB-ULB-DL2864764-1905-f.pdf#page=313"
    }
   ]
  },
  {
   "article_id": "ulb-art-moderne-1905-09-17-n38-007",
   "tome": "1905",
   "volume": "ELB-ULB-DL2864764-1905-f",
   "texte_sans_correction": true,
   "ocr_source": "LightOnOCR (lightonocr-2-1b, API Albert) sur les images du PDF de l’ULB",
   "page_debut": 306,
   "page_fin": 306,
   "pages_selon": "folios des numéros voisins",
   "controle": "découpage d’après le sommaire ; OCR des images, le PDF de l’ULB n’ayant pas de couche de texte pour ce numéro",
   "url_article": "https://digistore.bib.ulb.ac.be/2013/ELB-ULB-DL2864764-1905-f.pdf#page=313",
   "pages": [
    {
     "page_pdf": 313,
     "page_imprimee": 306,
     "debut_caractere": 2403,
     "fin_caractere_exclue": 4085,
     "texte": "**NOTES DE MUSIQUE**\n\nOn nous écrit de Spa :\n\nDepuis la suppression des jeux, les distractions intellectuelles, et spécialement la musique, ont pris à Spa un essor nouveau. Les grands concerts dominicaux, très suivis, ont été, au cours de la saison qui s'achève, particulièrement brillants et variés. Sous la direction de M. F. Rasse, l'orchestre symphonique a donné de belles interprétations d'œuvres classiques et modernes. Parmi les solistes qui s'y sont fait applaudir, citons Mmes Litvinne et Alda, MM. Albers, Clément, Maréchal, Dufranne, le violoncelliste Gérardy, le pianiste Pugno. Cette belle série fut close, dimanche dernier, par Mme Georgette Leblanc, qui interpréta, avec orchestre, *Phidylé*, d'Henri Duparc, une chanson de Maeterlinck mise en musique par G. Fabre : *J'ai marché trente ans, mes sœurs*, et, du même compositeur, deux *Poèmes de Jade* dont le second surtout, par son caractère exotique et tendre, fit sensation. L'auditoire, très nombreux, conquis par le talent si personnel et si attachant de la cantatrice, rappela celle-ci à trois reprises et l'applaudit avec enthousiasme. Des pages symphoniques de Wagner, de Saint-Saëns et de Paul Gilson, exécutées avec brio sous la direction de M. Rasse, complétaient cet intéressant programme, qui échappait totalement à la banalité habituelle des concerts de villes d'eaux.\n\nCitons encore, parmi les séances artistiques qu'on doit à l'intelligente initiative de M. Le Maire de Warzée, une excellente représentation des *Erynnies* donnée sur un théâtre de verdure, au Parc, avec le concours d'artistes de la Comédie-Française, et une tentative nouvelle, celle d'un ballet (*Coppélia*) dansé en plein air.\n\n---",
     "source": "LightOnOCR (API Albert)",
     "url_page": "https://digistore.bib.ulb.ac.be/2013/ELB-ULB-DL2864764-1905-f.pdf#page=313"
    }
   ]
  },
  {
   "article_id": "ulb-art-moderne-1905-09-17-n38-008",
   "tome": "1905",
   "volume": "ELB-ULB-DL2864764-1905-f",
   "texte_sans_correction": true,
   "ocr_source": "LightOnOCR (lightonocr-2-1b, API Albert) sur les images du PDF de l’ULB",
   "page_debut": 306,
   "page_fin": 306,
   "pages_selon": "folios des numéros voisins",
   "controle": "découpage d’après le sommaire ; OCR des images, le PDF de l’ULB n’ayant pas de couche de texte pour ce numéro",
   "url_article": "https://digistore.bib.ulb.ac.be/2013/ELB-ULB-DL2864764-1905-f.pdf#page=313",
   "pages": [
    {
     "page_pdf": 313,
     "page_imprimee": 306,
     "debut_caractere": 4087,
     "fin_caractere_exclue": 5204,
     "texte": "**Congrès pour l'extension et la culture de la langue française.**\n\nCe Congrès, qui a tenu ses séances à Liège du 40 au 45 courant, est loin d'avoir réalisé toutes ses promesses. Aucun des écrivains illustres, dont la présence avait été annoncée, n'y a paru. On n'a vu ni Anatole France, ni Paul Adam, ni Maeterlinck, ni Henri de Régnier, ni Camille Lemonnier, ni Remy de Gourmont. Certains ont trouvé que MM. Paul Meyer et Salomon Reinach les remplaçaient insuffisamment. La philologie, d'ailleurs, a eu tout le temps le pas sur la littérature qui, tout compte fait, n'avait rien à voir en cette affaire.\n\nIl nous est impossible, pour l'instant, de rendre compte des travaux des congressistes : les rapports, chose extraordinaire, n'ont pas encore été distribués et le chaos permanent des réunions en section ne permet pas de dégager la moindre conclusion. Disons, toutefois, que le poète Émile Verhaeren a été l'objet d'une impressionnante ovation à la séance inaugurale et que M. Ernest Charles, le très intéressant critique de *la Revue bleue*, a prononcé à la section littéraire un discours remarqué.\n\nG. R.\n\n---",
     "source": "LightOnOCR (API Albert)",
     "url_page": "https://digistore.bib.ulb.ac.be/2013/ELB-ULB-DL2864764-1905-f.pdf#page=313"
    }
   ]
  },
  {
   "article_id": "ulb-art-moderne-1905-09-17-n38-009",
   "tome": "1905",
   "volume": "ELB-ULB-DL2864764-1905-f",
   "texte_sans_correction": true,
   "ocr_source": "LightOnOCR (lightonocr-2-1b, API Albert) sur les images du PDF de l’ULB",
   "page_debut": 306,
   "page_fin": 307,
   "pages_selon": "folios des numéros voisins",
   "controle": "découpage d’après le sommaire ; OCR des images, le PDF de l’ULB n’ayant pas de couche de texte pour ce numéro",
   "url_article": "https://digistore.bib.ulb.ac.be/2013/ELB-ULB-DL2864764-1905-f.pdf#page=313",
   "pages": [
    {
     "page_pdf": 313,
     "page_imprimee": 306,
     "debut_caractere": 5206,
     "fin_caractere_exclue": 7203,
     "texte": "**NÉCROLOGIE**\n\nS. Bing.\n\nNous apprenons à regret la mort de M. S. Bing, l'un des principaux divulgateurs de l'art japonais en Europe. Tous les artistes ont connu cet homme aimable et distingué, en qui le commerçant se doublait d'un érudit et d'un critique averti. « Il avait, dit un de nos confrères, débuté dans l'industrie de la céramique, et, charmé de la perfection dont les ouvriers de l'Extrême-Orient avaient fait preuve, il s'était décidé à aller étudier sur place leurs procédés de fabrication. C'était en 1875, à un moment où le Japon était encore à peu près inconnu. M. Bing le pareourut en tous sens, achetant aux nobles ruinés ou dans les boutiques des chefs-d'œuvre dont les Japonais n'appréciaient guère la valeur, et il les envoya en Europe, après avoir prélevé sur ces envois de quoi se constituer à lui-même une précieuse collection. Rentré à Paris, son magasin de la rue de Provence fut le foyer du japonisme à Paris. Grâce à M. Bing, plusieurs expositions et la création d'une revue *le Japon artistique*, qui dura trois années, firent connaître et aimer l'art charmant d'Extrême-Orient. »\n\nSéduit par l'évolution des arts de l'ornementation, de la parure, de l'ameublement, M. Bing tenta, il y a quelques années, d'adapter à l'industrie européenne les principes qui avaient donné à l'art nippon un si brillant essor. Il vint à Bruxelles étudier l'organisation de la *Maison d'Art*, alors florissante, et bientôt après créa à Paris, sur un plan analogue, *l'Art Nouveau* qui fixa durant quelques années, par l'intérêt et la variété de ses tentatives, l'attention des artistes. Mais le succès ne répondit pas à ses efforts. Depuis un an, après avoir cédé son vaste établissement à M. Majorelle, il s'était remis aux industries artistiques de l'Extrême-Orient. Il est mort la semaine dernière à Vaucresson, âgé de soixante-sept ans, et sera vivement regretté tant pour l'urbanité de son caractère que pour les services qu'il rendit en éclairant et en développant de goût public.",
     "source": "LightOnOCR (API Albert)",
     "url_page": "https://digistore.bib.ulb.ac.be/2013/ELB-ULB-DL2864764-1905-f.pdf#page=313"
    },
    {
     "page_pdf": 314,
     "page_imprimee": 307,
     "debut_caractere": 0,
     "fin_caractere_exclue": 1421,
     "texte": "# L'ART MODERNE\n\n## Albert Edelfelt.\n\nLe peintre Edelfelt vient de mourir à Rorgö (Finlande), dans la force de l'âge et le complet épanouissement d'un talent apprécié. Il était né à Helsingfors en 1854 et suivit les cours de l'Académie d'Anvers, puis il passa quelques années à Paris dans l'atelier de Gérôme.\n\nCélèbre en Suède, en Norvège, en Russie, en Finlande où il exécuta de nombreux portraits, des compositions historiques et des paysages, il était très connu à Paris et aussi estimé comme homme que comme artiste. Il y séjournait tous les ans et participait régulièrement aux Salons du Champ-de-Mars par des envois qui, pour demeurer dans la tradition, n'en affirmaient pas moins un tempérament personnel, sensible et délicat. L'une de ses meilleures toiles, un *Service religieux dans le Skatergad*, fut acquis par l'État et figure au Musée de Luxembourg. Le gouvernement français lui acheta également un beau portrait de Pasteur qu'il fit placer à l'Ecole normale supérieure.\n\n## Maurice Leenders.\n\nL'un des doyens du monde musical belge, M. Maurice Leenders, est mort à Bruxelles mercredi dernier dans sa soixante-treizième année. Violoniste et compositeur, M. Leenders dirigea longtemps l'Académie de musique de Tournai, où son enseignement paternel lui créa d'unanimes sympathies. Depuis quelques années il avait pris sa retraite et, fixé à Bruxelles, ne suivait plus qu'à distance le mouvement musical.\n\n---",
     "source": "LightOnOCR (API Albert)",
     "url_page": "https://digistore.bib.ulb.ac.be/2013/ELB-ULB-DL2864764-1905-f.pdf#page=314"
    }
   ]
  },
  {
   "article_id": "ulb-art-moderne-1905-09-17-n38-010",
   "tome": "1905",
   "volume": "ELB-ULB-DL2864764-1905-f",
   "texte_sans_correction": true,
   "ocr_source": "LightOnOCR (lightonocr-2-1b, API Albert) sur les images du PDF de l’ULB",
   "page_debut": 307,
   "page_fin": 307,
   "pages_selon": "folios des numéros voisins",
   "controle": "découpage d’après le sommaire ; OCR des images, le PDF de l’ULB n’ayant pas de couche de texte pour ce numéro",
   "url_article": "https://digistore.bib.ulb.ac.be/2013/ELB-ULB-DL2864764-1905-f.pdf#page=314",
   "pages": [
    {
     "page_pdf": 314,
     "page_imprimee": 307,
     "debut_caractere": 1423,
     "fin_caractere_exclue": 5076,
     "texte": "## PETITE CHRONIQUE\n\nC'est le 9 octobre, à 10 heures du matin, qu'aura lieu, au Palais des Académies, l'assemblée générale de la Commission royale des Monuments. Outre les rapports annuels, l'ordre du jour porte les questions ci-après : 1° Qu'enseignent les découvertes de peintures murales faites dans les monuments de la Belgique? 2° Examen des moyens les plus propres à assurer la conservation et la restauration des anciennes constructions privées offrant un intérêt archéologique, historique et artistique.\n\nLe Salon de l'Art contemporain à Anvers, rue Vénus, sera clôturé aujourd'hui. C'est l'une des plus importantes et intéressantes manifestations artistiques internationales qui aient eu lieu en Belgique.\n\nNotre collaborateur M. Médéric Dufour, professeur à la Faculté de Lille, fera à Bruxelles, l'hiver prochain, une série de quatre conférences sur *Sainte-Beuve*. Il étudiera successivement l'homme, le poète, le romancier et le critique. Ces entretiens auront lieu à l'Université nouvelle, en décembre, le vendredi soir.\n\nM. Dufour parlera en outre, le 12 janvier, au Cercle artistique, de l'*Œuvre poétique d'Émile Verhaeren*.\n\nLes quatre concerts populaires, sous la direction de M. Sylvain Dupuis, sont fixés respectivement au 11-12 novembre, 2-3 décembre, 17-18 février et 17-18 mars. Le soliste du premier concert sera Pablo Casals, le violoncelliste espagnol; celui du deuxième le violoniste Oliveira, encore inconnu en Belgique; le troisième concert sera consacré à l'exécution d'une grande œuvre avec chœurs; le quatrième sera un concert Wagner, avec le concours de Mme Raschowska, cantatrice.\n\nUN FESTIVAL MOZART A BRUXELLES. — Le Cercle artistique de Bruxelles vient de décider de fêter avec un éclat particulier l'anniversaire trois fois cinquantenaire de la naissance de Mozart (né le 27 janvier 1756). Les fêtes comporteront trois soirées. La première sera consacrée à l'exécution d'une ouverture et d'une symphonie, entre lesquelles des virtuoses de première célébrité joueront un concerto de violon et un concerto de piano. La deuxième journée sera plus intime: musique de chambre, célèbre quintette avec clarinette, pour lequel on est presque certain du concours de Muhlfeld; un quatuor à cordes; des lieder, chantés probablement par une cantatrice allemande. La troisième soirée ne comporte rien moins que la représentation, au théâtre de la Monnaie, des charmantes *Noces de Figaro*. M. Steinbach, le capellmeister de Cologne, sera chargé de la haute direction musicale des trois journées; et c'est un régisseur de Munich qui soignera en personne la mise en scène du délicieux opéra du maître de Salzbourg. Il ne serait pas impossible que l'œuvre ne fut inscrite à cette occasion, au répertoire de la Monnaie; l'initiative du Cercle artistique profiterait ainsi indirectement à tous.\n\nM. Edgard Tinel vient d'achever un opéra en trois actes, *Catharina*, dont le sujet est tiré de la légende de sainte Catherine d'Alexandrie.\n\nJean-Michel, l'œuvre de M. Albert Dupuis qui fut représentée au théâtre de la Monnaie, il y a deux ans, sera joué en novembre prochain au Grand-Théâtre de Liège.\n\nLe Peter Benoit's fonds prépare pour la fin d'octobre, à Anvers, une nouvelle exécution de l'oratorio *De Oorlog*, qu'il fit interpréter une première fois en 1902.\n\nOn a inauguré dimanche dernier à Liège le Musée des Arts décoratifs dont nous avons annoncé la création. C'est, on le sait, dans l'ancien hôtel d'Asembourg, rue Féronstrée, que sont installées les collections, et cet hôtel offre lui-même, tant par son escalier d'honneur que par ses plafonds et ses belles boiseries de chêne, un intérêt artistique considérable.\n\n---",
     "source": "LightOnOCR (API Albert)",
     "url_page": "https://digistore.bib.ulb.ac.be/2013/ELB-ULB-DL2864764-1905-f.pdf#page=314"
    }
   ]
  },
  {
   "article_id": "ulb-art-moderne-1905-09-17-n38-011",
   "tome": "1905",
   "volume": "ELB-ULB-DL2864764-1905-f",
   "texte_sans_correction": true,
   "ocr_source": "LightOnOCR (lightonocr-2-1b, API Albert) sur les images du PDF de l’ULB",
   "page_debut": 307,
   "page_fin": 308,
   "pages_selon": "folios des numéros voisins",
   "controle": "découpage d’après le sommaire ; OCR des images, le PDF de l’ULB n’ayant pas de couche de texte pour ce numéro",
   "url_article": "https://digistore.bib.ulb.ac.be/2013/ELB-ULB-DL2864764-1905-f.pdf#page=314",
   "pages": [
    {
     "page_pdf": 314,
     "page_imprimee": 307,
     "debut_caractere": 5078,
     "fin_caractere_exclue": 6387,
     "texte": "LIBRAIRIE NATIONALE D'ART ET D'HISTOIRE  \nG. VAN OEST & C°  \n16, rue du Musée, BRUXELLES.\n\nVIENT DE PARAITRE  \nHENRI DE BRAEKELEER  \nPEINTRE DE LA LUMIÈRE  \nPAR  \nCAMILLE LEMONNIER  \navec un portrait du maître et quatre reproductions  \nde ses eaux-fortes.  \nPrix : 1 fr. 50.\n\n---\n\n## PIANOS\n\n### GUNTHER\n\nBruxelles, 6, rue Thérésienne, 6  \nDIPLOME D'HONNEUR  \nAUX EXPOSITIONS UNIVERSELLES  \nFournisseur des Conservatoires et Écoles de musique de Belgique.  \nINSTRUMENTS DE CONCERT ET DE SALON  \nLOCATION EXPORTATION ÉCHANGE\n\nVILLÉGIATURE incomparablement recommandable  \ndans le coin le plus joli, le plus sain, le plus pictural de Belgique :  \nHOUFFALIZE, Hôtel des Postes et du Luxembourg.  \nInstallation pittoresque et confortable, joli jardin, lawn-tennis, grandes salles de réunion, cuisine des plus soignées.  \nHouffalize peut répondre aux exigences artistiques et mondaines.  \nLe printemps et l'automne y réunissent des peintres de talent, attirés par le charme des mystérieuses vallées, émus par la majesté des grands horizons aux belles teintes sévères.  \nÀ l'époque des vacances on y rencontre une société choisie qui contribue à rendre agréable la vie à la campagne.  \nPension pour séjour de plus de huit jours depuis 6 francs  \net 6 fr. 50 par jour.  \nArrangements mensuels en dehors de la saison.",
     "source": "LightOnOCR (API Albert)",
     "url_page": "https://digistore.bib.ulb.ac.be/2013/ELB-ULB-DL2864764-1905-f.pdf#page=314"
    },
    {
     "page_pdf": 315,
     "page_imprimee": 308,
     "debut_caractere": 0,
     "fin_caractere_exclue": 2607,
     "texte": "Maison Félix MOMMEN & C°, Brevetés\n\nFABRIQUE ET ATELIERS : 37, RUE DE LA CHARITÉ, BRUXELLES\nTéléphone 1947\n\nFabrique de Couleurs, Panneaux, Toiles, Vernis, etc., etc.\n\nSpécialité de tous les articles concernant la peinture, la sculpture,\nla gravure, l'architecture et le dessin.\n\nRENTOILAGE, NETTOYAGE ET VERNISSAGE DE TABLEAUX\n\nGRAND PRIX ET MÉDAILLE D'OR À L'EXPOSITION DE S-LOUIS 1904\n\nPremières médailles aux Expositions d'Amsterdam, Paris, Liverpool, Le Havre, Bruxelles, Chicago, etc., etc.\n\nLIMBOSCH & C°\nBRUXELLES 19 et 21, rue du Midi\n31, rue des Pierres\n\nBLANC ET AMEUBLEMENT\n\nTrousseaux et Layettes, Linge de Table, de Toilette et de Ménage,\nCouvertures, Couvre-lits et Edredons\n\nRIDEAUX ET STORES\n\nTentures et Mobiliers complets pour Jardins d'Hiver, Serres, Villas, etc.\nTissus, Nattes et Fantaisies Artistiques\n\nAMEUBLEMENTS D'ART\n\nINSTRUMENTS DE CONCERTS ET DE SALONS\n\nPIANOS J. OOR\n\nDiplômes d'Honneur et Médailles d'or à toutes les Expositions\n\nPHONOLA appareil merveilleux, s'adaptant à tous pianos et permettant à chacun de jouer en virtuose avec nuances et sentiment.\n\nBRUXELLES, 83, RUE NEUVE\n\nE. DEMAN, Libraire-Éditeur\n86, rue de la Montagne, à Bruxelles.\n\nŒUVRES de MALLARMÉ, MAETERLINCK, VERHAEREN,\nVILLIERS de FISLE ADAM\nConstantin MEUNIER, Félicien ROPS, etc.\n\nBulletins périodiques d'ouvrages rares et précieux en vente aux prix marqués.\nCatalogue envoyé gratuitement sur demande.\nDirection de ventes publiques de livres et estampes. Expertises.\n\nANCIENNE MAISON ADÈLE DESWARTE\n\nALBERT MENDEL SUCC°\nRue de la Violette, 28, Bruxelles.\n\nFabrique de couleurs fines. Toiles et cotons préparés.\nMatériel pour artistes. Panneaux. — Châssis.\n\nMENUISERIE ARTISTIQUE\nBOITES, CHEVALETS, TABLES, ÉCRANS, PARAVENTS, ETC.\nDevis et croquis sur demande. — Prix très modérés.\n\nFabrique de cadres pour tableaux.\n\nCh. XHROUET\n192, rue Royale, Bruxelles\n\nCadres de tous styles et d'après dessin pour tableaux\naquarelles, pastels, etc.\n\nLE PLUS GRAND CHOIX DU PAYS\nPRIX MODÉRÉS\n\nFABRIQUE DE CADRES\nPOUR\nTABLEAUX, GLACES, GRAVURES, AQUARELLES, ETC.\n\nPH. CERISIER\n29, RUE DES DEUX-ÉGLISES, 29\nBRUXELLES\n\nSpécialité de cadres pour tableaux. — Passe-partout en tous genres.\nCadres anciens et modernes en tous styles.\n\nLavage et restauration de gravures.\nDorure à l'eau et au four (genre ancien) pour l'ameublement.\n\nTransport et expéditions — Prix modérés\n\nDEMANDEZ CHEZ TOUS LES PAPETIERS\nL'Encre à écrire indélébile\nBLUE-BLACK Van Loey-Noury\nSUPÉRIEURE À TOUTES LES AUTRES MARQUES\n\nImprimé sur papier de la Maison KEYM, rue de la Buanderie. 12-14.\n\nBruxelles. — Imp. V° Monnom, 32, rue de l'Industrie.",
     "source": "LightOnOCR (API Albert)",
     "url_page": "https://digistore.bib.ulb.ac.be/2013/ELB-ULB-DL2864764-1905-f.pdf#page=315"
    }
   ]
  }
 ]
}