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     "texte": "VINGT-CINQUIÈME ANNÉE. N° 43. 22 OCTOBRE 1905.\n\n# L'ART MODERNE\n\nREVUE CRITIQUE HEBDOMADAIRE\n\nBUREAUX : RUE DE L'INDUSTRIE, 32, BRUXELLES\n\nABONNEMENT : BELGIQUE, 10 FRANCS L'AN; UNION POSTALE, 13 FRANCS. — LE NUMÉRO, 25 CENTIMES\n\n---\n\nL'ART MODERNE est envoyé à l'essai, pendant un mois, aux personnes qui nous en font la demande ou qui nous sont indiquées par nos abonnés.\n\nLes demandes d'abonnement et de numéros à l'essai doivent être adressées à l'Administration générale, rue de l'Industrie, 32, Bruxelles.\n\nOn est prié de renvoyer la revue à l'Administration si l'on ne désire pas s'y abonner.\n\nL'ART MODERNE est en vente, à Paris, à la librairie H. Floury, 1, boulevard des Capucines.\n\n---\n\n## SOMMAIRE\n\nL'Enseignement littéraire du français en Belgique (suite et fin) (GEORGES RENCY). — Danses et Pantomimes (O. M.). — Paroles prononcées devant le chêne de Lummen (CAMILLE LEMONNIER). — Stendhal. Pensées et Impressions choisies. — Publications artistiques. L'Epreuve, album d'Art mensuel. — Correspondance (FIRMIN VAN DEN BOSCH). — Chronique théâtrale (G. R.). — La Musique à Verviers (R.). — Correspondance de Paris (M.-D. CALVO-CORRESSI). — Petite Chronique.\n\n---",
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     "texte": "## L'Enseignement littéraire du français en Belgique(1).\n\nPassons à l'université. Nous sommes ici sur un terrain extrêmement délicat et nous craignons qu'on nous accuse d'attaquer à la légère des réputations établies. Il est hors de doute que nos professeurs d'université sont des savants de grand mérite et qu'ils sont, pour la plupart, parfaitement à leur place dans les chaires qui leur ont été confiées.\n\n(Suite et fin). Voir notre numéro du 1er octobre dernier.\n\n---\n\nCependant — et s'il nous est permis d'émettre une seule critique, — l'enseignement littéraire paraît y manquer de l'éclat qui lui est indispensable et dont brillent beaucoup d'autres cours. C'est que, encore une fois, cet enseignement est confondu avec l'enseignement historique ou philologique et se trouve entre les mains de professeurs qui sont des historiens, des philologues, rarement des lettrés. Or, dans un pays dépourvu de traditions littéraires comme le nôtre, et où la grande masse du peuple, même dans les classes cultivées, n'a que des facultés restreintes d'enthousiasme, ne faudrait-il pas que les chaires de littérature de nos quatre universités fussent des centres rayonnants, des foyers ardents de beauté, et qu'il en émanât une véritable contagion d'admiration et d'amour pour les lettres? En France, dès qu'un professeur a prouvé qu'il possède pour l'enseignement littéraire des aptitudes exceptionnelles, on lui confie une chaire en vue où il pourra donner libre carrière à ses goûts. Et c'est ainsi que les hautes écoles de Paris s'honorent de compter parmi leurs maîtres des hommes dont la réputation est universelle et qui exercent autour d'eux, sur les étudiants et le public qui suivent leurs cours, une influence précieuse.\n\nExprimons donc le vœu que l'on se décide à agir de même chez nous et à confier désormais les chaires de littérature vacantes dans nos universités à des professeurs qui se soient fait par leurs études personnelles et par l'ardeur communicative de leur parole, une réputation de lettrés fervents autant que de savants laborieux.",
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     "texte": "342\n\nL'ART MODERNE\n\nEst-ce tout? Non, il reste un grand problème à résoudre : la question de savoir ce que l'enseignement doit faire en faveur de nos lettres nationales. Depuis vingt-cinq ans qu'elles luttent à la fois contre le mauvais langage, contre l'indifférence littéraire de la nation et aussi contre l'esprit de méfiance et de dénigrement qui nous anime à l'égard de tout ce qui sort de l'ordinaire et du convenu, on est forcé d'avouer que l'enseignement n'a rien fait pour les aider et que, bien au contraire, il leur a opposé longtemps une sourde hostilité. Maintenant que nos écrivains sont célèbres à l'étranger et que l'Académie française les a couronnés à plusieurs reprises, il faut bien qu'on leur fasse une place à l'école. Des anthologies récentes ouvrent leurs pages à quelques extraits de nos auteurs nationaux.\n\nCe n'est pas assez. Présentés de cette façon aux élèves, nos écrivains auront toujours l'air de ne pas être pris au sérieux. L'énorme masse des extraits empruntés aux écrivains français proprement dits les écrase et les anéantit. L'esprit de l'enfant garde fidèlement les empreintes premières. Pour lui la littérature belge demeurera toujours les quelques feuillets ajoutés comme par pitié à l'imposant volume consacré à la littérature française.\n\nQue faut-il donc?\n\nInscrire sur la liste des ouvrages classiques imposées dans les athénées et les collèges, et concurremment avec les livres employés aujourd'hui, des anthologies composées exclusivement d'extraits d'auteurs belges, depuis le livre de lecture des débutants jusqu'aux choix de discours proposés à l'examen critique des rhétoriciens. Notre littérature peut, dans tous les genres, alimenter ces anthologies. Elle a des discours fameux et des conférences charmantes; des romans, des contes, des poèmes; des ouvrages didactiques et moraux. Si nos auteurs n'ont pas la perfection plastique des écrivains français, ils ont du moins le mérite inappréciable de nous éclairer sur nous-mêmes, et de nous révéler les beautés de notre sol et la gloire de notre passé,\n\nEn second lieu, il faut que l'enseignement méthodique de notre littérature soit organisé dans les établissements d'enseignement moyen et à l'université. Il serait désirable qu'en rhétorique et en seconde, et plus tard dans les cours de candidature en philosophie, les étudiants entendissent exposer scientifiquement les origines de notre littérature, les causes de sa stérilité relative durant nos siècles d'esclavage, sa renaissance en 1880, les courants principaux qui la partagent, son fonds propre, ses moyens d'expression, les obstacles contre lesquels elle doit lutter, enfin toutes les questions de nature à faire mieux connaître aux générations nouvelles cette littérature belge qui vient à peine de naître et qui, en vingt-cinq ans, malgré l'indifférence et l'hostilité, a produit une floraison magnifique d'ouvrages appartenant aux genres les plus différents. L'organisation de cours spéciaux de littérature belge est donc indispensable si l'on veut détruire les préjugés du public contre nos écrivains et assurer à ceux-ci la part de respect à laquelle ils ont droit dans leur propre pays.\n\nEt maintenant, pour fixer les idées, je me permettrai de reprendre dans mon court exposé les quelques vœux pratiques auxquels j'ai logiquement abouti :\n\n1° La lecture littéraire en Belgique est insuffisante au point de vue général et au point de vue national;\n\n2° Cette indifférence est due aux vices de l'enseignement littéraire : les professeurs de français sont mal formés et le temps fait défaut;\n\n3° Il faut donc charger des cours de français. à l'athénée et à l'université, des lettrés et non des savants;\n\n4° Il faut augmenter dans les classes supérieures le nombre d'heures consacrées au français;\n\n5° Au point de vue national, enfin, il faut imposer l'usage d'anthologies exclusivement belges dans les écoles et organiser un enseignement méthodique de la littérature belge dans les athénées et dans les universités.\n\nVoilà les vœux que je propose à l'examen bienveillant des membres du Congrès, persuadé que, s'ils étaient mis en pratique, nous ne tarderions pas à voir grandir et s'élever en Belgique une génération lettrée et enthousiaste, qui, forte de sa culture littéraire générale et animée d'une légitime sympathie à l'égard de nos écrivains nationaux, ajouterait à la couronne opulente et glorieuse dont se pare en cette année jubilaire la statue allégorique de la patrie, le fleuron qui lui manque encore, le plus précieux et le plus beau : celui de l'intellectualité et de la beauté.\n\nGEORGES RENCY",
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     "texte": "DANSES ET PANTOMIMES\n\nUne émule de Miss Isadora Duncan, la Signora Artémise Colonna, a « commenté » de ses pieds agiles et nus, avant-hier, à la Grande-Harmonie, quelques pièces de Chopin. La danseuse est délicieuse. Blonde, fine, gracieuse, elle reflète en son visage authentiquement émerveillé tout un printemps. Elle a même le sourire si candide qu'il lui faut faire effort pour mimer autre chose que des sensations de lumière et de joie. Chopin est souvent tragique, et sa poignante détresse jure avec l'exubérance sautilante de sa chorégraphe.\n\nEt puis se pose, redoutable, comme pour l'illustre rivale de celle-ci, la question de principe. Vraiment, non, pas plus que les Symphonies de Beethoven, les Préludes et les Nocturnes de Chopin ne sont faits pour servir de prétexte à des entrechats, quelle qu'en soit l'élégance. Ils se suffisent à eux-mêmes, ils portent en eux leur force émotive, ils expriment assez de sensations pour rendre vaine, puérile et choquante toute « interprétation » callisthénique. Déjà la lourde transcription orchestrale de ces parfait",
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     "texte": "# L'ART MODERNE\n\njoyaux affecte douloureusement une oreille musicale. La panto- mime, en sa précision rythmique, achève de chasser le rêve. Oh! ce prélude en ré bémol, attaqué par les violons en ré naturel pour lui donner plus de sonorité et sur lequel Mme Artémise Colonna improvise, avec plus de grâce que d'à-propos, une scène d'amou- reuse abandonnée... Il nous souvient avoir entendu ce même pré- lude joué dans une salle de patronage, en un lointain faubourg, un soir d'hiver, par le pianiste Golesco, — Zuloaga, qui nous accompagnait, doit s'en souvenir... C'était émouvant, angoissant, sublime. L'âme nostalgique de Chopin planait sur l'auditoire, exaltait l'interprète, bouleversait les cœurs. De ce même prélude, la signora Colonna fit un « numéro » pour les Folies-Bergère.\n\nQui forgera les grilles destinées à défendre, comme les monu- ments publiés, les chefs-d'œuvres de la musique? Loïe Fuller, qui fut une danseuse de génie, ne s'attaqua, en femme de tact, respectueuse des choses d'art, qu'à Loin du bal.\n\nLa soirée, d'ailleurs, nous offrit l'agrément d'entendre, alter- nant avec l'orchestre, l'Érard de M. Emile Bosquet. Alors, au moins, le génie de Chopin sortit intact de l'aventure. Et l'on son- geait à la jolie vision qu'offrirait le corps souple de la danseuse, en ses attitudes tantôt inspirées des vases grecs, tantôt spontané- ment rythmées au caprice de son imagination, si la charmante ballerine consentait à danser, tout simplement, de vraies danses, — lorsqu'on entendit l'orchestre préluder au Beau Danube bleu. Ce fut une surprise charmante. Mlle Artémise Colonna s'élança, légère, valsant avec sûreté, tourbillonnant dans de souples étoffes, éveillant des émois voluptueux tout en gardant de la distinction et du style. Johann Strauss fut le « clou » de cette soirée Chopin, — tout comme il avait été pour Isadora Duncan le véhicule d'un triomphe retentissant.\n\nFaut-il conclure?\n\nO. M.\n\n---",
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     "texte": "## Paroles prononcées devant le chêne de Lummen (1).\n\nArbre, ancêtre, ô Père auguste, agréé notre vénération. Nous sommes les petits et les grands, les jeunes et les vieux venus de la ville et des hameaux. Nous sommes l'âme filiale portée jusqu'à toi du fond des âges. Tes racines, en plongeant aux terreaux des siècles, plongent aussi au cœur des humanités... Tu fus, au carre- four des vents, l'abri, le relai, la caresse berçante par-dessus la fuite des hameaux traqués par les pandours. Des pasteurs, au son des pipeaux, dansèrent sous tes soirs poudroyés d'étoiles. Que de mères en détresse pèlerinèrent vers la petite vierge cachée comme une fleur de pitié à l'ombre de tes branches!\n\nDepuis mille ans, tu regardes à l'orient des bois se lever le clair visage du jour. Tu es le frère du fleuve, de la montagne et de la plaine. Tu es comme un morceau de la durée en qui recommence l'énormité farouche de la genèse et éternellement se rajeunit le\n\n(1) Nous sommes heureux de pouvoir mettre sous les yeux de nos lecteurs l'admirable invocation qui donna, dimanche dernier, une si haute signification à la Fête des Arbres organisée à Lummen (Lim- bourg) par notre excellent confrère Georges Virrès, romancier et bourgmestre, et à laquelle assistèrent, nombreux, poètes et artistes. Nous publierons prochainement le très-beau discours prononcé à la même cérémonie par M. H. Carton de Wiart, homme de lettres et député.\n\nmiracle des renaissances. Des forêts sont sorties du torrent inin- terrompu de tes sèves; l'ouragan, à pleins poings, tordit ta cri- nière; la foudre, de ton front à la base, fit ruisseler ton sang vert, et, cependant, comme aux premières aubes, le cœur de la terre, à coups sonores, bat toujours sous ton écorce.\n\nO Chêne, ouvre tout larges tes arceaux, découpe tes meneaux noirs sur les verrières incendiées des couchants, festonna de ton feuillage les pentes claires du ciel afin de nous mieux apparaître l'arche initiale et le pilier originel d'après lesquels se modela l'élançement des cathédrales, tes contemporaines. N'es-tu pas toi- même l'un des piliers de la grande église où s'enseigne l'Évan- gile universel? Une si grande paix d'innocence nous vient des arbres qu'on ne peut douter que ceux-ci ne fassent partie des vérités éternelles. Il suffit alors d'ouvrir les oreilles pour les entendre se communiquer à nous.\n\nTandis que nous sommes là, recueillis et te magnifiant dans la beauté déclinante de cette Campine aux charmes sévères, il me semble qu'une voix partie de tes ramures nous dit : « Enfants, fils des hommes, revenez à la nature comme à la source divine de toute vérité et de toute beauté. C'est en elle qu'est le salut des humanités épuisées. Il faut comprendre ce que disent le vent, le ruisseau, le croissant rose qui s'élève derrière la colline. Le souffle léger du bouleau dans l'ombre, la chanson de la pluie sous bois, les petites mains remuées des feuilles dans le matin parlent de choses lointaines et profondes qui persuadent la confiance, la sympathie et la bonté. La nature est un symbole qui se rapporte aux significations de la vie, au cours des destinées, à la naissance et à la mort : celle-ci vous apparaîtra moins cruelle à travers l'éternel reverdissement des printemps. Tout arbre contient la forme rigide d'un cercueil, mais il contient aussi le dessin char- mant des berceaux. Penchez-vous donc fortement vers la terre, substance mère, matrice des races, principe de la continuité de toute vie : ce n'est qu'à ce prix que vous sentirez vous venir une âme religieuse en possession du sens vivant de la planète. »\n\nVoilà bien là ta leçon, ô patriarche, et en la répétant, mon vieux cœur sauvage redevient enfant, si près du grand mystère. Je suis, dans le cercle de ton ombre, la petite cellule de vie éblouie entre deux éternités, hier et demain. Et mes mains se tendent : il me semble qu'en te touchant, je vais sentir Dieu... L'heure est belle qui nous suggère un tel acte d'amour. Agrée, en retour, toi qui en fus la cause, le serment qu'ici, pour nous et les nôtres sortis de nous, nous te faisons d'être à jamais dévo- tieux aux campagnes, aux jardins, aux grands arbres de la sylve, de la plaine et du bord des routes, âmes sensibles et palpitantes de la terre, grâces et parures de la nudité du sol, formes harmo- nieuses et essentielles de la beauté du monde, permanent prodige associé au sentiment de la durée dans les races humaines!\n\nCAMILLE LEMONNIER\n\n---",
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     "texte": "## STENDHAL\n\nPensées et Impressions choisies, précédées d'une introduction par JULES BERTAUT (1).\n\n« La pensée de Stendhal a ceci de particulier, dit l'auteur de ce petit recueil, qu'elle demeure toujours, même lorsqu'elle tend\n\n(1) Paris. Bibliothèque internationale d'édition, E. Sansot et Cie.",
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     "texte": "## CORRESPONDANCE\n\n17 octobre 1905\n\nMonsieur le Directeur,\n\nEncore que M. Georges Rency ait intitulé « Épilogue » l'article paru dans le numéro de l'Art Moderne du 15 octobre, et puisqu' aussi bien mon estimé confrère a commencé dans Durendal une conversation qu'il prétend continuer en monologue dans l'Art Moderne, vous voudrez peut-être bien me permettre de reprendre dans vos colonnes l'entretien interrompu.\n\nLa question débattue a du reste plus d'importance que M. Rency veut bien le croire : il s'agit en effet de la dignité, de la sincérité et de l'indépendance des écrivains catholiques qui font de la critique littéraire.\n\nQue prétendons-nous? Que dans le jugement émis par un critique sur une œuvre littéraire, tous les éléments qui forment la personnalité du critique doivent coopérer, et que notamment le critique ne doit point se contenter de rechercher dans un livre le quantum de beauté formelle, mais qu'encore il peut confronter les idées proférées dans ce livre avec la vision qu'il s'est faite du monde et de la destinée.\n\nSans doute le critique faut à sa mission lorsqu'il absout les imperfections de forme chez un auteur parce que cet auteur communique de pensée avec lui — et il faut à sa mission d'une autre façon lorsqu'il méconnaît la valeur esthétique d'une œuvre, sous prétexte que l'auteur s'est fait de la vie une autre conception que le critique.\n\nSi, d'une de ces manières ou de l'autre, les critiques catholiques méconnaissaient la règle première de l'impartialité, ils mériteraient ce qualificatif de « sectaires » que M. Rency nous jette à la tête d'une façon aujourd'hui si imméritée.\n\nCar je le défie encore de prouver que vis-à-vis d'un écrivain quelconque — fût-ce Zola — nous ayons, Gilbert ou moi, fait montre du fanatisme étroit dont il nous accuse !\n\nJ'ai eu, il est vrai, à propos surtout du Zola de Vérité — diatribe « sans justice et sans vérité » contre un Frère de la Doctrine chrétienne reconnu innocent — un mot sévère que M. Rency brandit triomphalement. Mais M. Rency voudra peut-être reconnaître que cette appréciation ne doit pas être isolée d'autres jugements où je déclarais que Zola fut un « puissant et un laborieux » et que « la postérité retiendrait de lui des fragments d'œuvres qui sont d'un prosateur épique »! (1)\n\nAu demeurant, il n'y a entre M. Rency et nous qu'un malentendu de mots, si j'en juge par la réponse que fait mon distingué confrère à mon observation tirée des « réserves morales » épinglées par lui sur l'Autre Vue de Georges Eekhoud : « J'ai fait simplement observer, dit M. Rency, que l'art de M. Eekhoud choque trop vivement, pour mon goût, la conception commune que nous avons de la Vie et de l'Amour ». Eh bien, soit! Mais si M. Rency s'attribue de droit de mesurer M. Eekhoud à une aune, qui n'est pas une aune exclusivement littéraire, pourquoi nous défend-il, à nous, de dire que certaine œuvre de Zola choque notre conception de la Justice et de la Vérité?\n\nC'est uniquement pour souligner cette singulière contradiction, dénotant une singulière notion de la liberté, que j'avais cité le nom de M. Combes. Si ce rapprochement blesse M. Rency, je lui en fais mes excuses. Sincèrement je croyais lui adresser un compliment.\n\nJ'avoue avoir été ému autant que surpris du reproche répété que M. Rency adresse aux critiques catholiques : « Vous ignorez systématiquement certains écrivains indifférents ou hostiles à votre idéal religieux ! » C'est là une accusation de partialité intellectuelle — la plus grave qui puisse être imputée à ceux qui assument de juger les œuvres d'autrui.\n\nQue dirait M. Georges Rency si, après avoir feuilleté les collections de l'Art moderne, nous lui demandions pour quels motifs, depuis que Brunetière, Bourget, Huysmans ont évolué\n\n(1) Durendal. 1902, page 618.\n\n---",
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     "texte": "## PUBLICATIONS ARTISTIQUES\n\nL'Epreuve, album d'Art mensuel.\n\n« Faire aimer les arts en publiant de belles œuvres; faire aimer les artistes en les faisant connaître ». Tel est le but poursuivi et dès le premier jour atteint par cette belle publication, qui présente à ses lecteurs non pas des reproductions, mais bien de superbes épreuves tirées sur les planches originales. Le premier numéro contient des eaux-fortes de Charles Cottet (Soir de Par- don), de Roux-Champion (Le Moulin), de Louis Titz (Le Portique Saint-Roch, à Bruxelles), et de Henri Meunier (Le Feu). Le tout commenté par M. Victor Thomas (avec traduction allemande et anglaise).\n\nL'Epreuve est tirée sur hollandaise (format 42 × 30); le prix d'abonnement est de 60 francs par an (tirage très restreint). Un fascicule est envoyé en communication aux amateurs qui le demandent à l'administrateur, 34, place de Brouckère, à Bruxelles.",
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     "texte": "vers l'idéal chrétien, le critique de l'Art moderne a ignoré complètement ces auteurs et leurs œuvres nouvelles?\nJe prie M. Rency de croire que je ne veux point forcer son admiration envers ces écrivains: peut-être serait-il porté à être moins sévère que l'un des critiques catholiques qu'il mit en cause pour les Encycliques littéraires de Brunetière et pour l'Etape de Bourget.\nMais si l'œuvre critique de M. Rency a des lacunes que nous comprenons et excusons, qu'il nous fasse donc la charité de croire que si les noms de tels auteurs manquent à la table des matières de nos volumes, c'est là un « cas fortuit », certainement passager, et derrière lequel il est inutile de rechercher quelque noir complot clérical!\nEt puis soyons de bon compte: Verhaeren, Demolder, Picard sont-ils des cléricaux? Je sais tel critique catholique pourtant qui, vis-à-vis de ces maîtres de nos Lettres, motiva longuement une admiration que M. Rency trouverait peut-être, par endroits, excessive!\nM. Rency du reste a compris qu'il avait dépassé la mesure en dénonçant, chez Eugène Gilbert, des indices de favoritisme confessionnel. La loyale rétractation que publie à cet égard l'Art moderne — et que je suis heureux et fier d'avoir provoquée — vient confirmer le bel éloge que Picard, dans le numéro du Peuple du 8 octobre, a fait de « la loyauté rare », de « la haute volonté d'être impartial » et du « remarquable équilibre de la pensée et de la plume » du critique de la Revue générale.\nQu'après cela M. Georges Rency, ayant découvert chez moi, non seulement un crétinisme de clérical mais encore des partispris de flamingant, me signale comme ourdissant la conspiration du silence autour des écrivains wallons, cela est inoffensif parce que cela est trop plaisant!\nMM. Louis Delattre, Hubert Stiernet et Maurice des Ombiaux, comme les autres auteurs de Wallonie dont jusqu'à présent je n'ai pu m'occuper que dans des notices bibliographiques, voudront bien croire que si je ne leur ai point encore consacré d'études d'ensemble, c'est le fait du temps, des circonstances et du hasard — et que le traditionnel éteignoir clérical, dont j'ignore le maniement, n'a point opéré contre eux.\nIl parait que mon ami des Ombiaux n'aime point les curés, à ce qu'affirme M. Rency. C'est son droit — comme c'est mon devoir de reconnaître le beau talent, le grand labeur et la probe nature de l'écrivain de Nos Rustres et de Guidon d'Anderlecht.\nUn dernier mot: à en juger par certaines phrases de son article, M. Georges Rency aurait trouvé dans mes observations antérieures des allusions blessantes. Cela m'étonne grandement. Ou bien je me suis mal exprimé, ou bien M. Rency m'a mal compris. Les discussions surgies entre nos furent envisagées par moi uniquement comme une lutte d'idées qu'il ne faut point amoindrir par des attaques personnelles — directes ou indirectes.\nJe ne crois point, Monsieur le Directeur, devoir faire appel au Décret sur la Presse pour vous demander l'insertion de cette lettre. Juridiquement du reste, vous pourriez refuser d'accueillir ma demande, les noms de plusieurs écrivains et du « tiers » qu'est M. Combes étant cités. Je me contente donc de confier ces pages au jugement de votre loyauté, et ai l'honneur de vous présenter l'assurance de mes sentiments très distingués.\nFIRMIN VAN DEN BOSCH,\nco-Directeur de Durendal.\nLa Direction de l'Art moderne a communiqué cette lettre à M. Georges Rency qui y a fait la réponse suivante:\nMON CHER MONSIEUR MAUS,\nJe ne réponds plus. J'ai dit tout ce que j'avais à dire. Je tiens simplement à protester contre cette assertion de M. Van den Bosch que j'aurais découvert chez lui du « crétinisme clérical. » Je serais désolé que vos lecteurs me crussent si peu de politesse et de savoir-vivre.\nVeuillez agréer, etc.\nCet échange de lettres clôt définitivement l'incident.",
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     "texte": "CHRONIQUE THÉÂTRALE\nL'événement de la semaine a été la première des matinées littéraires du théâtre du Parc. On jouait les Perses d'Eschyle, traduits — et, disons le tout de suite, admirablement traduits — par M. Ferdinand Herold. Notre sympathique confrère du Mercure de France a fait lui-même la conférence d'usage. Il a dit d'Eschyle tout ce qu'il y avait à en dire. Sa conférence avait une allure peut-être un peu trop didactique, mais ces choses savantes empruntaient à la belle voix, pleine et grave, de l'orateur un charme particulier.\nLa troupe du Parc, Mme Huart, MM. Jahan, Carpentier, Vermandèle et Gildès en tête, a interprété d'une façon très émouvante la tragédie d'Eschyle. La splendeur de l'œuvre, la beauté des costumes et des attitudes, le talent des comédiens et le commentaire musical de Xavier Leroux, tout concourait à faire de cette matinée l'une des fêtes d'art les plus intenses auxquelles il nous ait été donné d'assister.\nTous les théâtres, grands et petits, ont rouvert leurs portes. Après une bonne reprise de la Fille du Tambour Major, les Galeries donnent en ce moment les Saltimbanques de Louis Ganne, œuvre souvent charmante, dans laquelle la banalité du livret ne parvient pas à tuer tout à fait l'inspiration légère et gracieuse du musicien.\nOn peut y préférer, à bon droit, Fatinitza, l'opérette de F. de Suppé, que le Molière a choisie comme début de sa campagne d'opérette. Sait-on, à ce propos, que Fatinitza fut introduite en Belgique par M. Octave Maus? Il avait assisté à la première représentation qui en fut donnée à Vienne, au Carl-Theater de fameuse mémoire. Séduit par les qualités de cette partition alerte, il la rapporta à Bruxelles et la présenta à Humbert, alors directeur de l'Alcazar, qu'elle « emballa » à fond. Adaptée par feu Covelières, rédacteur à l'Echo du Parlement, elle fut jouée avec un vif succès. Ses principaux motifs devinrent rapidement populaires et le sont restés. Encore que le livret ait beaucoup vieilli, M. Munié a été bien inspiré en reprenant Fatinitza L'œuvre n'a rien perdu, musicalement, de sa verve et de sa fraîcheur. Au Molière, elle est fort bien chantée et jouée, dans des décors superbes et sous des costumes éclatants, par une troupe homogène et d'un niveau très suffisant.\nOn annonce, après Fatinitza, outre la reprise des principales opérettes du répertoire, quelques primeurs intéressantes: Monsieur de la Palisse, de Claude Terrasse, la Petite Bohème, de Hirschmann, la Chauve-Souris, de Strauss. Les deux premières pièces furent créées à Paris, l'an dernier. En outre, M. Munié organise cinq matinées de Musique du Passé. On y jouera cinq opéras comiques du XVIIIe siècle: la Servante-Maîtresse de Pergolèse; les Troqueurs, de Dauvergne; On ne s'avisse jamais de tout, de Monsigny; le Bûcheron ou les trois souhaits, de Philidor, et l'Arbre Enchanté, de Gluck.\nLa tentative de M. Munié est très intéressante. Elle sera suivie avec sympathie par tous les artistes.\nG. R.",
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     "texte": "LA MUSIQUE A VERVIERS\nUne audition de quelques-unes des œuvres de M. Victor Vreuls a eu lieu à l'Ecole de musique de Verviers la semaine dernière, et l'on a pu apprécier, une fois de plus, la variété d'inspiration et la pureté d'écriture d'un compositeur qui se classe au premier rang des maîtres de l'Ecole b-lge. Sa très belle Sonate pour violon et piano, si pathétique en son essor juvénile, des fragments de son Trio en ré mineur et du Quatuor pour piano et archets que couronna l'Académie de Belgique, trouvèrent en MM. Jaspar, A. Zimmer. L. Baroen et E. Doehaerd des interprètes fidèles et fervents. La voix superbe et l'intelligence musicale de Mme J. Delfortrie mit en pleine lumière quelques pièces vocales, parmi lesquelles le Triptyque pour chant et orchestre sur trois",
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     "texte": "346\n\nL'ART MODERNE\n\npoésies de Verlaine, exécuté naguère aux Concerts populaires de Bruxelles et aux Concerts jubilaires du Waux-Hall, fut particulièrement applaudi.\n\nCette séance de musique de chambre, — première en date de la saison qui s'ouvre, — fut pour le musicien auquel elle était consacrée et pour ses excellents interprètes l'occasion d'un succès unanime.\n\nR.\n\n---",
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     "texte": "CORRESPONDANCE DE PARIS\n\nL'OEuvre vient de représenter, dans d'excellentes conditions, Dans les bas-fonds, de M. Maxime Gorki. La pièce est d'une extrême et puissante simplicité : dans un asile de nuit où gîtent pèle-mêle les déchus de toutes les castes, la vie accomplit son œuvre éternelle de malheur ou de joie. Des êtres souffrent ou espèrent, se désolent ou s'enrivent, indifférents, résignés ou révoltés. Et voilà que dans ce triste milieu, un-étranger est venu, très doux, très pitoyable, profondément mûri par la vie. Il berce les illusions, calme les fureurs, tâche à soulager les matérielles souffrances, à provoquer les espoirs féconds. À sa parole, chacun entrevoit une destinée meilleure : la jeune Nastia, qui aime Vaska, aspire à une vie libre et meilleure, hors du bouge sali de tous les vices ; Vaska, le voleur, va s'élançer vers la régénération. Mais le malheur et le crime poursuivent leur œuvre ; les amants sont séparés, perdus, l'inconnu est parti et la vie continue dans l'asile, triste et désolante comme la veille et comme le lendemain.\n\nL'interprétation fut excellente et très homogène. M. Jehan-Adès fit du rôle principal une création noble et harmonieuse, sincère et puissante. Il sut incarner de façon inoubliablement émouvante le loqueteux à l'âme grave, compatissante et infiniment bonne. Il faut louer aussi tout spécialement Mme Jeanne Dortzal aux lignes incomparables, profondément sincère et émue elle aussi ; Mme Archambaud, tragique et forte ; M. Marey, à la belle prestance et à la voix expressive ; Mme Deraisy ; M. Imedieu. Et j'en omets...\n\n* * *\n\nA la réouverture des Concerts Lamoureux ont été jouées deux très belles œuvres, toutes deux de cette musique inspirée par la nature dont, tout récemment, M. Ch. Vanden Borren parla, ici même, de si intéressante façon. Une de ces œuvres est déjà connue depuis bientôt vingt ans et consacrée par le suffrage de tous les musiciens : la Symphonie cévenole de M. Vincent d'Indy. L'autre, un triptyque orchestral de M. Debussy, la Mer, était présenté au public pour la première fois.\n\nLa Mer est remarquable surtout par les recherches — je veux dire par les trouvailles — orchestrales et rythmiques qui y abondent. On y constate aussi une tendance, toute nouvelle chez M. Debussy, vers l'ampleur et la force de l'expression, encore que l'auteur de Pelléas n'ait pas le moins du monde renoncé à sa passion pour les détails rares. Mais cette œuvre, qui fut très favorablement accueillie, n'est point de celle sur quoi on puisse, après une seule audition, se prononcer en toute connaissance de cause.\n\nAu Salon d'Automne vont avoir lieu de très intéressantes auditions musicales, avec, notamment, le concours du Quatuor Parent ; j'aurai l'occasion d'en rendre compte prochainement.\n\nA la Schola, on annonce l'iphigénie en Aulide de Gluck, Armide de Lully, une partie du Dardanus de Rameau, la Passion selon saint Jean et l'Actus tragicus de Bach. Ces beaux programmes ne surprendront personne et enchanteront tout le monde\n\nM.-D. CALVOCORESSI\n\n---",
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     "texte": "PETITE CHRONIQUE\n\nA l'exposition W. Nicholson, actuellement ouverte au Cercle artistique, succèdera une exposition rétrospective de l'œuvre de J. Coosemans, l'un des paysagistes les plus en vue de l'Ecole de Tervueren, mort l'année dernière.\n\nVers la fin de novembre, M. Albert Baertsoen réunira dans la même galerie l'ensemble de sa production depuis cinq ou six ans, — peintures, dessins, eaux-fortes.\n\nLa Société d'Encouragement des Beaux-Arts d'Anvers ouvrira dans les premiers jours d'avril une Exposition d'aquarelles, de pastels, etc., réservée aux seuls artistes belges.\n\nNous appelons sur cette initiative la sérieuse attention des peintres et du public. Les salons d'aquarelles ont pris à Anvers une importance capitale depuis que les expositions triennales sont consacrées exclusivement à la peinture à l'huile et à la sculpture.\n\nLes cours pratiques d'archéologie organisés dans les locaux des Musées royaux du Cinquantenaire seront repris en novembre. Voici les diverses matières sur lesquelles portera cet enseignement : les antiquités égyptiennes, professeur M. Jean Capart; antiquités grecques et romaines, professeur M. Franz Cumont; peinture grecque, professeur M. Jean De Not; la Belgique ancienne, professeur baron Alfred de Loë; Moyen Age et Renaissance, professeur MM. Joseph Destree et Henry Rousseau. Ces cours sont donnés en vingt leçons échelonnées de semaine en semaine, de novembre à mai, les mardis, jeudis, vendredis et samedis dans l'après-midi. Les programmes détaillés doivent être demandés au Conservateur en chef.\n\nPour rappel :\n\nC'est aujourd'hui dimanche, à 2 heures, qu'aura lieu à l'Alhambra le premier Concert Ysaye, sous la direction de M. Eugène Ysaye, avec le concours de M. H. Albers, remplaçant M. Van Rooy indisposé. M. Albers chantera un fragment de l'Etranger de Vincent d'Indy, le récit de Wolfram (Tannhäuser) et les « Adieux de Wotan » (la Valkyrie).\n\nLe compositeur Jan Blockx dirigera son Tryptique symphonique et l'Ouverture de Charlotte Corday de Peter Benoit.\n\nL'exécution de l'oratorio De Oorlog, de Peter Benoit 's Fonds, aura lieu, comme nous l'avons annoncé, à Anvers aujourd'hui dimanche. D'imposantes masses chorales collaboreront à l'interprétation.\n\nC'est le 4 novembre qu'aura lieu, à la Grande-Harmonie, la reprise des concerts Delune. Cette première soirée offrira un très grand intérêt, M. Eugène Ysaye ayant bien voulu promettre à M. Delune son concours. L'illustre violoniste interprétera la Symphonie pour orchestre et violon principal de M. Victor Vreuls et le Concert en mi de J.-S. Bach.\n\nUne audition populaire du même concert aura lieu le lendemain, dimanche, à 2 h. 4/2, à l'Alhambra.\n\nTrois intéressantes séances de musique de chambre sont annoncées pour les premiers jours de novembre :\n\nLundi 6, Salle Erard, MM. Alberto Bachmann, violoniste, et Sidney Vantyn, pianiste, professeur au Conservatoire royal de Liège.\n\nMardi 7, Grande-Harmonie, Mme Fern. Kufferath, violoncelliste, et l'excellent baryton Henri Seguin, avec, au piano d'accompagnement, M. Richard Hageman.\n\nJeudi 9, Grande-Harmonie, Mme Auguez de Montalant, cantatrice, MM. Cornelis Liégeois, violoncelliste, et Ricardo Vinès, pianiste, tous solistes des Concerts Colonne, Lamoureux et du Conservatoire de Paris.\n\nCédant à de nombreuses sollicitations, la signora Artémise Colonna donnera vendredi prochain, à 8 h. 4/2, dans la Salle de la Grande-Harmonie, une seconde séance de danses et de panto-",
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     "texte": "# L'ART MODERNE\n\nmimes (Soirée Chopin), avec le concours de M. Emile Bosquet, pianiste, et d'un orchestre dirigé par M. Emile Agniez, professeur au Conservatoire.\n\nLe programme du premier Concert populaire, qui aura lieu les 11-12 novembre, vient d'être arrêté comme suit : la Mer, esquisses symphoniques de Paul Gilson (récitant, M. Vermandele); Concerto pour violoncelle et orchestre, de Dvorak (1re audition), M. Pablo Casals; ouverture du Barbier de Bagdad, de Peter Cornelius (1re audition); Elégie pour violoncelle, de Gabriel Fauré (M. Pablo Casals); Fête populaire, de Fernand Leborne.\n\nOn nous prie d'annoncer que le délai d'inscription pour les abonnements est prorogé jusqu'au 21 courant; passé cette date, les places non réclamées seront mises à la disposition du public. S'adresser chez Schott.\n\nLe Groupe des Compositeurs belges annonce sa séance inaugurale pour le mois prochain. Les auteurs qui figureront au programme de cette audition de musique de chambre sont MM. Agniez, Alpaerts, Cluytens, Daneau, Henge, Ryelandt, Ontrop. Les interprètes sont Mme Cluytens, cantatrice; MM. Swolfs, Crickboom, Hannon, Hénusse, Kühner et Risler.\n\nLe Groupe est en instance pour obtenir la disposition d'une des salles du Palais des Académies.\n\nLa séance de rentrée à l'Université Nouvelle aura lieu au début de novembre. Le discours inaugural sera prononcé par M. Guillaume De Greef, qui traitera de la Vie et de l'Oeuvre d'Elisée Reclus.\n\nNotre collaborateur M.-D. Calvocoressi est sur le point de faire paraître un volume sur Liszt orné de très curieuses illustrations hors texte, dont certaines entièrement inédites. Ce volume inaugurera la jolie collection des Musiciens célèbres annoncée chez l'éditeur Laurens. C'est la première monographie d'ensemble consacrée, en France, à la vie et à l'œuvre de Liszt.\n\nDans la même collection paraîtra un volume sur César Franck par M. Vincent d'Indy.\n\nParaitra le 1er décembre aux « Editions d'Art, » Petites Esquisses familières, par Ch. Desbonnets, une plaquette de luxe en souscription au bureau de la Revue, 57, avenue des Arquebusiers, Bruxelles.\n\nDemain s'ouvre à la galerie E. Druet, à Paris, une exposition du peintre hollandais Kees Van Dongen. A cette exposition succèdera, à partir du 12 novembre, un groupement des œuvres récentes de M. Van Rysselberghe.\n\nL'exposition de la gravure originale, rétrospective et moderne, qui devait être inaugurée à Paris cet automne, est remise au printemps de 1906. Elle aura lieu à l'Ecole des Beaux-Arts.\n\nLes prochaines représentations du théâtre de Bayreuth sont dès à présent fixées aux dates ci-après : Tristan et Isolde, les 22 et 31 juillet, les 5, 12 et 19 août; Parsifai, les 23 juillet, 1er, 4, 7, 8, 11 et 20 août; l'Anneau du Nibelung, du 25 au 28 juillet et du 14 au 17 août.\n\nLa Symphonie de Chausson (qu'on réentendrait avec plaisir à Bruxelles) sera jouée cet hiver aux concerts que dirige à Saint-Pétersbourg M. Alexandre Ziloti.\n\nCelui-ci se propose de faire connaître, en outre, au public russe, le Concert pour violon, piano et quatuor à cordes, ainsi que le Poème pour violon et orchestre du même compositeur, la Bourrée fantasque de Chabrier, Sauge fleurie de Vincent d'Indy et la Marche écossaise de Debussy.\n\n---",
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     "texte": "## Le Mercure Musical\n\nParis, 2, Rue de Louvois (2e Arr)\n\nParait le 1er et le 15 de chaque mois, en fascicules de 48 pages contenant à la fois des articles de fond, et une Revue de la Quinzaine où sont traitées toutes les questions d'actualité.\n\nDirecteurs : Louis Laloy et Jean Marnold\n\nPRINCIPAUX COLLABORATEURS:\n\nPierre Aubry, Gaston Carraud, René de Castéra, Jean Chantavoine, M. Daubresse, Claude Debussy, Jules Ecorcheville, Henry Expert, Amédée Gastoué, Henry Gauthier-Villars, Vincent d'Indy, Fr. de Lacerda, Lionel de la Laurence, Gustave Lyon, Octave Maus, André Pirro, A. de Polignac, Romain Rolland, Gustave Samazeuilh, Martial Tenéo, Colette Willy.\n\nABONNEMENTS:\n\n<table>\n  <thead>\n    <tr>\n      <th>Un an</th>\n      <th>6 mois</th>\n      <th>Numéro</th>\n      <th></th>\n    </tr>\n  </thead>\n  <tbody>\n    <tr>\n      <td>Paris et Départements</td>\n      <td>12 f</td>\n      <td>6 f</td>\n      <td>0 f 50</td>\n    </tr>\n    <tr>\n      <td>Étranger</td>\n      <td>15 f</td>\n      <td>7 f 50</td>\n      <td>0 f 60</td>\n    </tr>\n  </tbody>\n</table>\n\n\n---\n\nLIBRAIRIE NATIONALE D'ART ET D'HISTOIRE\n\nG. VAN OEST & Cie\n\n16, rue du Musée, BRUXELLES.\n\nVient de paraître\n\nÉTUDES SUR L'ART FLAMAND\n\nLA RENAISSANCE SEPTENTRIONALE\n\nET LES PREMIERS MAITRES DES FLANDRES\n\nLes Origines. — Le XIVe siècle. — Les Van Eyck.\n\nPAR FIERENS-GEVAERT\n\nProfesseur d'Esthétique et d'Histoire de l'Art\n\nà l'Université de Liège\n\net aux Cours d'Art et d'Archéologie de Bruxelles.\n\nBeau volume gr. in-8°, illustré de 106 reproductions\n\ndont 24 planches hors texte. — Prix : 10 francs.\n\nAu 1er janvier 1906 le prix de cet ouvrage sera porté à 12 francs net.\n\n---\n\nVient de paraître chez MM. A. DURAND & FILS\n\n4, place de la Madeleine, PARIS\n\nCLAUDE DEBUSSY. — LA MER. Trois esquisses symphoniques (1903-1905).\n\nI. De l'aube à midi sur la mer. — II. Jeux de vagues. — III. Dialogue du vent et de la mer.\n\nRéduction pour piano à quatre mains par l'auteur. — Prix net : 8 francs.\n\nCLAUDE DEBUSSY. — Interludes pour \"Pelléas et Mélisande,\"\n\nRéduction pour piano à deux mains par GUSTAVE SAMAZEUILH. — Prix net : 2 fr. 50.\n\nCAMILLE SAINT-SAËNS. — Deuxième Sonate pour violoncelle et piano (op. 123).\n\nPrix net : 10 francs.",
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     "texte": "Maison Félix MOMMEN & C°, Brevetés\n\nFABRIQUE ET ATELIERS : 37, RUE DE LA CHARITÉ, BRUXELLES\nTéléphone 1947\n\nFabrique de Couleurs, Panneaux, Toiles, Vernis, etc., etc.\n\nSpécialité de tous les articles concernant la peinture, la sculpture,\nla gravure, l'architecture et le dessin.\n\nRENTOILAGE, NETTOYAGE ET VERNISSAGE DE TABLEAUX\n\nGRAND PRIX ET MÉDAILLE D'OR A L'EXPOSITION DE S-LOUIS 1904\n\nPremières médailles aux Expositions d'Amsterdam, Paris, Liverpool, Le Havre, Bruxelles, Chicago, etc., etc.\n\nLIMBOSCH & CIE\nBRUXELLES 19 et 21, rue du Midi\n31, rue des Pierres\n\nBLANC ET AMEUBLEMENT\n\nTrousseaux et Layettes, Linge de Table, de Toilette et de Ménage,\nCouvertures, Couvre-lits et Edredons\n\nRIDEAUX ET STORES\n\nTentures et Mobiliers complets pour Jardins d'Hiver, Serres, Villas, etc.\nTissus, Nattes et Fantaisies Artistiques\n\nAMEUBLEMENTS D'ART\n\nINSTRUMENTS DE CONCERTS ET DE SALONS\n\nPIANOS J. OOR\n\nDiplômes d'Honneur et Médailles d'or à toutes les Expositions\n\nPHONOLA appareil merveilleux, s'adaptant à tous pianos et permettant à chacun de jouer en virtuose avec nuances et sentiment.\n\nBRUXELLES, 83, RUE NEUVE\n\nFabrique de cadres pour tableaux.\n\nCh. XHROUET\n\n192, rue Royale, Bruxelles\n\nCadres de tous styles et d'après dessin pour tableaux aquarelles, pastels, etc.\n\nLE PLUS GRAND CHOIX DU PAYS\n\nPRIX MODÉRÉS\n\nVILLÉGIATURE incomparablement recommandable dans le coin le plus joli, le plus sain, le plus pictural de Belgique :\n\nHOUFFALIZE, Hôtel des Postes et du Luxembourg.\n\nInstallation pittoresque et confortable, joli jardin, lawn-tennis, grandes salles de réunion, cuisine des plus soignées.\n\nHouffalize peut répondre aux exigences artistiques et mondaines. Le printemps et l'automne y réunissent des peintres de talent, attirés par la charme des mystérieuses vallées, émus par la majesté des grands horizons aux belles teintes sévères.\n\nA l'époque des vacances ou y rencontre une société choisie qui contribue à rendre agréable la vie à la campagne.\n\nPension pour séjour de plus de huit jours depuis 6 francs et 6 fr. 50 par jour.\n\nArrangements mensuels en dehors de la saison.\n\nE. DEMAN, Libraire-Éditeur\n\n86, rue de la Montagne, à Bruxelles.\n\nŒUVRES de MALLARME, MAETERLINCK, VERHAEREN, VILLIERS, PISLE ADAM\n\nConstantin MEUER, Félicien ROPS, etc.\n\nBulletins périodiques d'ouvrages rares et précieux en vente aux prix marqués.\n\nCatalogue envoyé gratuitement sur demande.\n\nDirection de ventes publiques de livres et estampes. Expertises.\n\nFABRIQUE DE CADRES\n\nPOUR\n\nTABLEAUX, GLACES, GRAVURES, AQUARELLES, ETC.\n\nPH. CERISIER\n\n29, RUE DES DEUX-ÉGLISES, 29\n\nBRUXELLES\n\nSpécialité de cadres pour tableaux. — Passe-partout en tous genres.\n\nCadres anciens et modernes en tous styles.\n\nLavage et restauration de gravures.\n\nDorure à l'eau et au four (genre ancien) pour l'ameublement.\n\nTransport et expéditions — Prix modérés.\n\nDEMANDEZ CHEZ TOUS LES PAPETIERS\n\nL'Encre à écrire indélébile\n\nBLUE-BLACK Van Loey-Noury\n\nSUPÉRIEURE A TOUTES LES AUTRES MARQUES\n\nImprimé sur papier de la Maison KEYM, rue de la Buanderie, 12-14.\n\nBruxelles. — Imp. V° MONNOM, 32, rue de l'Industrie.",
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