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     "texte": "VINGT-SIXIÈME ANNÉE.\nN° 27.\n8 JUILLET 1906.\n\nL'ART MODERNE\n\nREVUE CRITIQUE HEBDOMADAIRE\n\nBUREAUX : RUE DE L'INDUSTRIE, 32, BRUXELLES\n\nABONNEMENT : BELGIQUE, 10 FRANCS L'AN; UNION POSTALE, 13 FRANCS. — LE NUMÉRO, 25 CENTIMES\n\nL'ART MODERNE est envoyé à l'essai, pendant un mois, aux personnes qui nous en font la demande ou qui nous sont indiquées par nos abonnés.\n\nLes demandes d'abonnement et de numéros à l'essai doivent être adressées à l'Administration générale, rue de l'Industrie, 32, Bruxelles.\n\nOn est prié de renvoyer la revue à l'Administration si l'on ne désire pas s'y abonner.\n\nL'ART MODERNE est en vente, à Paris, à la librairie H. Floury, 1, boulevard des Capucines.\n\nSOMMAIRE\n\nArmand Guillaumin (suite et fin) (GEORGES LECOMTE). — L'Art à Anvers Le Salon de « l'Art contemporain » : W. Linnig et Th. Verstraete (suite et fin) (CONSTANT STOFFELS). — Un nouvel opéra belge : « L'Ile Vierge », de MM. L. Du Bois et C. Lemonnier (H. LEJEUNE). — Le Salon de Malines (JEAN LAERNEN). — Le Festival rhénan : II. Quelques œuvres chorales (suite) (H. L.). — Publications d'art : Esquisses vénitiennes (O. M.). — Concours du Conservatoire. — Le deuxième Congrès de la Presse périodique belge : Les Ventes : Collection Barincou. — Nécrologie : Jules Breton; Jean Lorrain. — Petite chronique.",
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     "texte": "Armand Guillaumin (1).\n\nPeu à peu vinrent les premiers succès décisifs qui permirent à Guillaumin d'employer son art si neuf et déjà si expérimenté à la représentation d'une nature plus lointaine et même de découvrir la mer. Quel enivrement lorsque ce peintre de la lumière et de la couleur aperçut sa nappe verte et lumineuse rayonnant sous le soleil! C'est à Saint-Palais-sur-Mer que, dans l'exaltation d'une splendeur pour lui toute nouvelle, il peignit ses premières marines si fluides, si transparentes, aux beaux ciels si fins, dont son œuvre s'est enrichie. Plus tard c'est le bleu profond et chatoyant de la Méditerranée qu'il représenta, magnifique sous des ciels de joie, parmi les rocs rouges d'Agay et le velours des pins escaladant la côte. Séries d'une originalité puissante, d'une belle intensité et d'un grand charme de couleur, qui montrèrent combien la vision de Guillaumin pouvait rester personnelle en s'appliquant à des motifs déjà rendus par tant d'autres et de quelle souplesse, de quelle variété était capable ce talent robuste et fort au point d'en paraître quelquefois un peu fruste.\n\nA ceux qui, connaissant mal toutes ses ressources et n'ayant vu que des études un peu âpres, ne soupçonnaient pas les délicatesses, la grâce, les subtilités qu'offre ce talent si sincère, Guillaumin répondit par les séries charmantes qu'il exécuta, au cours de quatre ou cinq années, dans le Dauphiné, sur les bords de la Seine et de l'Yonne, en Hollande et sur les quais de Rouen. Quelle variété d'émotion et de rendu dans un talent qui, gardant toujours ses caractéristiques de franchise, d'éclat, de lumière, est si sincère et d'une sensibilité si libre qu'il s'adapte aussitôt à la beauté spéciale du paysage avec lequel il est aux prises!\n\nC'est une impression de douceur que donnent, dans la lumineuse atmosphère de l'été, les champs et les prairies du Dauphiné avec leurs fonds lointains de hautes montagnes dressées dans l'air limpide. C'est une impression de grâce fraîche et radieuse qui se dégage des rives\n\n(1) Suite et fin. Voir notre dernier numéro.",
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     "texte": "212\n\nL'ART MODERNE\n\nde l'Yonne coulant à pleins bords au milieu des prés fleuris, et de la Seine déroulant ses eaux transparentes, animées des plus subtils reflets, au pied des coteaux boisés. C'est un enchantement que la sereine et fine lumière de Hollande, que ses ciels variés et changeants, au-dessus du vert intense des immenses prairies, du clapotis glauque des grands fleuves, des moulins a vent en silhouette sur les terres basses et les lumineux espaces d'eau qui les prolongent. L'art vigoureux de Guillaumin s'est assoupli pour rendre cette douceur, cette grâce, cet enchantement; protégé contre toute fadeur par sa propre force, il a su devenir un art de joie, de fête et de suavité.\n\nMais si brillante qu'aient pu être partout de telles réussites, il semble que ce soit dans ses nombreuses toiles faites à toute époque dans la Creuse que Guillaumin ait donné toute sa mesure. Chaque peintre a ainsi sa terre d'élection, ses paysages préférés où il travaille avec le plus de bonheur et qui lui inspirent ses œuvres les plus belles, soit parce que ce pays correspond le mieux avec sa vraie nature, soit qu'un atavisme lointain le lui fasse mieux comprendre.\n\nLa Creuse fut pour Guillaumin cette terre d'élection, parce que son âpre caractère, plein de délicatesses éparses et de joies intimes, s'accorde à merveille avec le tempérament fort mais délicieux de secrètes douceurs, qui est celui de notre peintre, et aussi parce que son hérité montagnarde se retrouve à l'aise dans ce rude pays. Il n'y a qu'à voir Guillaumin pour reconnaître en lui un homme du massif central. Sa tête puissante, renflée, volumineuse, qui tout de suite donne le sentiment de l'énergie et de l'obstination, fait penser aux crêtes basaltiques de là-bas. Le bleu clair de son regard fin, doux et franc, rappelle les eaux transparentes qui dévalent des cimes en caressant les rochers moussus dont le lit des ruisseaux s'encombre et les vieux arbres des rives. Enfin, malgré cinquante ans de séjour à Paris, sa démarche reste celle d'un montagnard gravissant une côte.\n\nAussi dès qu'il put reprendre possession de ce pays d'où sa famille est originaire, comme il en saisit vite la solide structure, la beauté tour à tour sévère et charmante, la poésie tantôt pleine de grandeur, tantôt exquise de grâce! C'est là surtout qu'il put tout à la fois montrer ses dons de force et de délicatesse. C'est dans ce pays mouvementé, aux lointaines perspectives de cimes et de plateaux enchevêtrés, qu'il se révéla le robuste, le puissant constructeur de terrains qu'il est.\n\nEntre tous les mérites personnels qui le distinguent, c'est peut-être son originalité la plus caractéristique. Guillaumin aime la majestueuse beauté des grands espaces de montagnes et de plaines se développant à l'infini, aperçus à travers une gorge du premier plan, au delà du ravin dont il représente le mystère feuillu.\n\nIl aime les vastes plateaux étalés en pleine lumière, qui, couronnant d'étroites vallées toutes sonores du fracas des torrents, donnent des fonds d'une variété et d'une profondeur admirables. C'est, dans un grand charme de lumière, dans une gamme très riche de couleurs, une succession de plans d'un sûr équilibre et magnifiquement raccordés. Il faut être d'un tel pays par ses origines ou par les longues années qu'on y passa, pour en rendre avec tant de force la structure si complexe.\n\nEncore cette solide ossature n'est-elle que le support de radieuses et délicates harmonies que Guillaumin réalise sans cesse d'après les aspects si divers de cette région. Que ces crêtes, ces plateaux et ces combes se recouvrent de neige ou scintillent sous la gelée blanche illuminée de soleil, il en invoque la candeur radieuse, les subtiles ombres bleues et toute la rayonnante féerie. S'il traduit avec la plus fraîche délicatesse le charme des jeunes verdures du printemps, la merveille des panaches blancs et roses des arbres en fleurs se détachant sur les rouges labours et le vert tendre des prairies, c'est surtout le grave enchantement de l'automne, avec sa gamme si magnifiquement nuancée d'ors, de roux, de verts pâles, qui lui permit de rendre la plus émouvante beauté de ce pays sévère, mais plein de grâces intimes.\n\nC'est dans cette région rocheuse, couverte de bois, feutrée de mousses et de lichens, parsemée de ruines altières en silhouette sur le ciel où passent les plus changeantes tapisseries de nuages, que la personnalité de Guillaumin, tout ensemble puissante et délicate, se révéla le mieux en œuvres vigoureuses, exquisement nuancées, d'un faste lumineux et rayonnant. Belles pages de notre art moderne que nous enviera l'avenir.\n\nGEORGES LECOMTE\n\n---",
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     "texte": "L'ART A ANVERS\n\nLE SALON DE « L'ART CONTEMPORAIN »\n\nW. Linnig et Th. Verstraete.\n\nIl serait peut-être aussi inexact d'appeler Willem Linnig un « peintre de genre » que de qualifier Verstraete de « paysagiste ». A ces désignations superficielles on pourrait confondre le premier avec les Madou et les Ferdinand de Braekeleer; le second avec les Coosemans et les De Schampheler. Si Verstraete est le poète du pinceau, Willem Linnig en est l'artiste, dans le sens que les Goncourt attachaient à ce mot.\n\n« Ce Verstraete, me disait un grincheux qui parcourait avec moi l'exposition, un génie raté! Il lui manque toujours ce je ne sais quoi de complet qui fait le chef-d'œuvre.\n\n(1) Suite et fin. Voir notre dernier numéro.",
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     "texte": "# L'ART MODERNE\n\n---\n\n## 213\n\n---\n\n- Ce n'est pas mon avis, répondis-je; mais, en tous cas, vous me concéderez qu'il a toujours ce je ne sais quoi qui manque souvent à la perfection la plus irréprochable et la plus froide : le cœur, l'émotion.\n\nDe fait, on sent qu'aucune de ces œuvres n'a été faite avec indifférence. Verstraete peignait dans l'angoisse et l'enthousiasme; il semblait toujours dans les douleurs de l'enfantement, toujours mécontent de ce qu'il avait procréé, cherchant sans cesse, évoluant...\n\nL'exposition permet de se renseigner très exactement sur ses manières successives. La première en date des œuvres qui y figurent est un Panorama de Liège, une perspective de toits, signé du peintre d'élite qui devait un jour brosser les Meules ! La bizarre chose! Dans sa première période, Verstraete, certes, s'élève au-dessus de l'art conventionnel; mais il subit des influences, tâtonne, n'est pas encore lui-même. Dans ses plus mauvaises toiles de cette époque il y a presque du chromo; telle Nuit rappelle un peu les Clairs de lune en zinc de Moerenhout. Ailleurs se rencontre l'influence des paysagistes français, Corot, Cazin, Dupré, Rousseau.\n\nLorsqu'il s'est trouvé, Verstraete demeure romantique. Son romantisme est d'une nature sentimentale, mélancolique; il est bien flamand, ou plutôt campinois, et s'apparente assez avec l'esprit des nouvelles de Conscience. Ce sont des croix sur un cimetière, des villageois qui suivent un cercueil par une triste journée de novembre, des voisins qui sur la neige durcie s'en viennent veiller un mort, des vieillards quittant une tombe à peine fermée. A côté de ces sujets funèbres, de l'églogue et du pathétique : ce sont des amoureux campagnards à l'heure pâmée du crépuscule, à côté d'une haie, sous le ciel étoilé barré d'ailes de chauves-souris; c'est un hâleur qui traîne, au long de l'interminable canal, vers les lointaines lumières, là-bas, son lourd chaland, son gagne-pain, sa destinée. La plupart de ces table-ux sont, il faut le dire, malgré le romantisme du sujet, des œuvres maîtresses, tant pour l'observation à la fois aiguë et poétique du paysage et des attitudes que pour le sentiment général.\n\nMais Verstraete devait aller plus loin encore. Les tableaux auxquels nous venons de faire allusion sont encore un peu trop des sujets; ils visent à intéresser par ce qui s'y passe; leur symbolisme touche à l'anecdote. Dans la dernière période, la plus brillante et la plus puissante, celle qui commence vers 1890 et ne fut interrompue quelques années plus tard que par la triste maladie qui fait encore du pauvre Verstraete un corps sans âme, la manière de l'artiste se fait plus large, plus poignante, plus synthétique; le symbole n'est plus dans l'historiette, mais se dégage, comme dans la nature, des choses elles-mêmes.\n\nL'adorable Verger en Zélande, cette idylle fraîche et virginale, annonce déjà cette nouvelle et dernière manière. Elle s'épanouit dans toute son ampleur dramatique dans ces Meules rêvant fantastiquement comme des bêtes accroupies sous une lune vert-degrisée; dans ce Départ où de lourdes carrures de pécheurs, à la nuit naissante, tanguent vers leurs barques et vers l'horizon tragique; dans ces Pécheuses de crevettes marchant opiniâtres et rablées contre la brise qui souffle; dans ces vigoureuses marines, enfin, où Verstraete, de même qu'il avait été à peu près le seul à saisir la bruyère, comprit si fortement notre mer du Nord, et que traverse, comme les paysages de Ruysdael, je ne sais quel souffle grondant et pathétique.\n\n---\n\nLinnig, dans un tout autre genre, n'est pas moins intéressant. Superficiellement, on a parlé de l'inspiration de Rembrandt à propos de ce peintre de fine et chatoyante fantaisie. En réalité, Linnig n'est rembrandesque parfois que dans certains effets de lumière et de couleur. A ce point de vue, il rappellerait d'ailleurs plutôt Lies, Leys, même De Groux, Henri De Braekeleer. — pour l'exécution, s'entend, car le sentiment, chez lui, est tout différent.\n\nOn verra avec plaisir, avec admiration, ces intérieurs de clochers que Linnig fit fantastiques bien avant Walter Vaes; ces natures-mortes si originales et si riches bien avant Alfred Verhaeren; ces visions qui font songer à Faust; ces fantaisies si spirituelles et si distinguées qui rappellent les petits maîtres d'autrefois avec un coloris plus somptueux et plus truculent.\n\n---\n\n**CONSTANT STOFFELS**\n\n---",
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     "texte": "## UN NOUVEL OPÉRA BELGE\n\n- **L'Ile Vierge**, de MM. Du Bois et C. Lemonnier.\n\n« J'éprouve une joie », écrivait naguère, parlant de Léon Du Bois, Camille Lemonnier, « je vais parler de quelqu'un que j'aime autant que je l'admire; dès le premier jour, je me sentis attiré par sa bonté simple, droite, courageuse et tranquille. »\n\nCette phrase, je voudrais l'avoir écrite, et si je la reproduis en tête de cet article, c'est parce qu'elle est comme l'écho fidèle des sentiments qui m'ont fait prendre la plume pour louer le compositeur et l'écrivain dont la collaboration féconde vient de donner le jour à un nouvel enfant de leurs âmes sœurs, éprises de beauté.\n\nConçu il y a trois ans, en août 1903, à Wenduyn — où Du Bois se reposait, en travaillant, avec Camille Lemonnier qui ébauchait Vers l'autre rive, ce livre admirable — l'enfant a reçu le nom de « légende de vie » : c'est un grand drame lyrique, l'Ile Vierge, tiré de l'ouvrage publié autrefois sous ce titre par le grand romancier belge. Lemonnier l'avait écrit « en pleine nature, dans un temps où il rêvait de réaliser un renouvellement de cette forme d'art virtuellement épuisée qu'est le roman, et à laquelle, néanmoins, nous demeurons passivement asservis, dans l'impossibilité de créer un mode plus en rapport avec notre notion élargie de l'humanité. » Il en avait fait « la première partie d'une trilogie qui embrassait le cycle des destinées humaines depuis l'asservissement aux obsèures forces élémentaires jusqu'à la graduelle assomption de l'homme au rang des dieux. »\n\nCe livre, Du Bois l'avait lu et il en était resté enthousiasmé. Il parla à Camille Lemonnier d'une éthopée à en tirer, et l'auteur lui répondit avec une simplicité amicale et touchante : « L'œuvre est là, avec ses matériaux, comme une carrière. Prenez, extrayez, construisez. J'y ai mis un gros morceau de ma vie... La grâce, la force, la jeunesse, la joie, la douleur, le mystère des destinées qui s'y trouvent décantés sont à vous. »\n\nDu Bois se mit à l'œuvre avec ardeur, avec passion, avec cette passion d'art, de nature et d'humanité qui le distingue, avec tout l'élan de son âme sensible et profonde. « Après deux ans de méditations, de patients labeurs, de rêves », a écrit Lemonnier, — et ajoutons : de labeurs souvent interrompus à regret par",
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     "texte": "214\n\nL'ART MODERNE\n\nles nécessités de ses fonctions directoriales, — « Du Bois vient de me faire entendre un acte, le premier. Il sait ce que j'en pense puisque, les dernières rumeurs éteintes au piano sur lequel il déroulait l'énorme et frémissante fresque, je l'ai embrassé en pleurant. C'est que, dans l'ardente, rieuse, héroïque et claire musique, j'avais senti passer l'âme religieuse des hymnes à Hélios, l'âme tendre, puérile, ingénue, pastorale des livres sacrés où l'Inde védique magnifiait l'éternelle palingénésie des forces. » Et dans une aimable lettre qu'il m'adressait, ces jours derniers, à propos d'un autre article consacré par moi à la louange de l'œuvre nouvelle, le puissant romancier disait encore : « Rien ne pouvait me toucher davantage ni plus intimement, puisque c'est le meilleur de moi que la collaboration de mon vieil ami a fait revivre avec un si grand éclat ! »\n\nEt comme nous demandions à Du Bois ce qui l'avait attiré vers cette grande fresque, vers cette « légende de vie » de l'Ile Vierge, il nous répondit : « J'ai été charmé jusqu'à l'admiration par le spectacle majestueux de la nature vierge qui se déroule en panorama dans tout le roman, et telle qu'elle sortit, j'imagine, des mains du Créateur ; mais je fus enthousiasmé encore par les sentiments si profondément humains de Barba, le personnage principal, qui a rêvé de régénérer par la pitié sa race maudite ; puis ce fut encore cette idée philosophique, vers laquelle je penche, d'une religion panthéistique, source d'intense poésie, dont tout le livre est imprégné. »\n\nLéon Du Bois a conçu et réalisé en grande partie la trame dramatique, le plan scénique de l'œuvre; Camille Lemonnier y apporta ensuite quelques modifications et en fit jaillir le dialogue définitif, souvent emprunté au livre, et buriné dans cette prose à la fois lyrique et réaliste, si savoureuse, si puissante d'émotion et de vie, qui constitue l'originalité du plus célèbre de nos romanciers. Aussi n'est-ce pas trop s'avancer que d'affirmer de l'Ile Vierge qu'elle sera chose toute nouvelle au théâtre.\n\nLe mois passé, chez l'auteur, à Louvain, une audition intime des trois premiers actes fut donnée, en présence de Camille Lemonnier et de notre confrère L. Solvay, à un petit groupe d'amis de Léon Du Bois, qui tenait le piano ; l'œuvre y fut interprétée sincèrement par de jeunes amateurs louvanistes très épris d'art, anciens élèves du compositeur : Mlle J. et R. Rodhain ; Mlle J. Souris, MM. L. Bicquet, S. Van der Heyden, et Christian Janssens.\n\nIl y a trois semaines enfin, dans le cabinet directorial du théâtre de la Monnaie, devant MM. Kufferath, Guidé, Sylvain Dupuis et C. Lemonnier, Léon Du Bois a pu donner une audition complète et intégrale de son œuvre. Les interprètes étaient les mêmes qu'à Louvain, mais l'artiste eut l'heureuse chance de compter parmi eux, cette fois, M. Laurent Swolfs, du Théâtre lyrique d'Anvers, où il créa naguère Prinses Zonneschijn de Gilson ; Swolfs, qui vient d'être engagé à la Monnaie, est un ténor vibrant, très compréhensif, qui a, d'emblée, vu et compris théâtralement son rôle de Sylvan, dont il fera très probablement une superbe création.\n\nAprès chaque acte, de chaudes et sincères félicitations récompensèrent Du Bois, Lemonnier et leurs collaborateurs de leurs efforts. MM. Kufferath et Guidé n'hésitèrent pas à affirmer que l'Ile Vierge est une page de grande valeur et « une des meilleures partitions nationales qu'ils aient entendues depuis longtemps ». Elle fut acceptée par eux avec empressement, en principe, et elle sera montée à la Monnaie.\n\nQuelques notes rapides, pour finir, sur le drame lui-même.\n\nIl renferme quatre rôles principaux, ceux d'Elée, Barba, Sylvan, Rupert, puis ceux de Florie, Hylette, Eumée et le rôle du Pauvre. L'action se passe en Éolie, dans l'Ile Vierge, où règne souverainement Barba. Il en a banni son frère, l'incestueux Rupert. Une fille, Elée, née de l'inceste monstrueux, vit dans l'île avec les enfants de Barba, Florie, Hylette et Sylvan, dont elle se croit la sœur. Seul, Barba connaît sa naissance honteuse. Un soir, Rupert revient; il a, avec Barba, un orageux entretien, auquel, en cachette, assiste Sylvan, qui surprend le secret des frères ennemis, et qui exhale, solitaire, la souffrance qu'il éprouve à ignorer laquelle des trois jeunes filles il ne peut plus, dès lors, aimer comme une sœur. Enfin la triste révélation est faite. Barba crie des plaintes et des imprécations, Elée gémit sur sa destinée ; appelée par la voix du sang, elle s'enfuit avec Rupert, et Sylvan quitte l'île à son tour, béni par son père, dont le cœur s'est ouvert à la miséricorde ; Sylvan s'en va à la recherche des fugitifs, à qui Barba a aussi pardonné dans un sublime élan de pitié.\n\nAjoutons que le deuxième acte s'ouvre par un « Hymne au Soleil » d'un envol lyrique superbe, où Du Bois a exprimé en coloriste ardent et fastueux, avec le sens très clair qu'il possède de la vie luxuriante des choses, le majestueux lever de l'astre-roi; et qu'il se clôture par un autre chef-d'œuvre, la Fête de la Moisson.\n\nH. LEJEUNE",
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     "texte": "LE SALON DE MALINES\n\nIl y a deux ans, ce me fut une joie de pouvoir signaler aux lecteurs de l'Art moderne l'initiative heureuse de la vieille Société malinoise pour l'Encouragement des Beaux-Arts (quatre-vingt quatorzième année d'existence !). Celle-ci rompait enfin avec les traditions immuables qui faisaient de tout Salon des Beaux-Arts de Malines une collection des produits des élèves les plus méritoires de l'Académie et des peintres amateurs rivés aux procédés et à la vision de 1830.\n\nDésormais il serait fait appel aux représentants de l'art contemporain le plus neuf. Malgré les protestations de ceux dont le défaut de talent allait éclater aux yeux des Malinois jusqu'alors si peu informés d'art véritable, le comité organisateur ne se départit point de son souci d'éclectisme. Aussi cette deuxième exposition surpasse-t-elle la bonne tenue relative de la précédente.\n\nÉlaguons néanmoins quelques médiocrités par trop flagrantes : ce Portrait du pape Pie X au visage d'épicurien, au teint fleuri de buveur de gueuze-lambic, la toile Chez les béguines dentellieres, espèce de parodie de la Célèbre Dentellière de Struys, qui montre, à la place de la vieille femme, deux fringantes béguines, — oh ! les attirantes frimousses en un intérieur « horriblement joli ».\n\nSignalons comme dignes d'attention les envois de MM. Alfred Delaunois, l'Officiante; Van Leemputten, Dimanche matin sur la dique; Taverne, Octobre; Rul, Saules; Le Duc, la Dyle; Jacquet, Titz, Uyterschaut, E. Delannois, R. et J. Wytsman, Mme Lacroix, Mlle De Bièvre.\n\nQuelques jeunes artistes malinois, qui affectionnent les sites de leur vieille cité, évoluent manifestement vers l'art neuf. M. Albert Geudens cherche à extérioriser son âme mystique en deux pastels : Quatre heures et Au Jubé, l'un et l'autre très réussis. Le premier, d'ailleurs, fut remarqué à la récente exposition des Aquarellistes et Pastellistes de Bruxelles M. H. Schaepferders exprime la vétusté des pierres ; son Grand Pont, quoique d'une exécution un peu matérielle, est plein de promesses; M. Van Beurden expose une Vieille rue ensoleillée, d'une couleur savoureuse ; M. Vandenberg, peintre malinois fixé à Paris, des Bords de la Seine exprimés d'une touche légère. Quant aux chrysanthèmes et aux pavots de M. Coene, ils gagneraient à être interprétés d'une façon moins sommaire.",
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     "texte": "L'ART MODERNE\n\n215\n\nL'apport des sculpteurs est remarquable. Le buste en bois de M. Tuerlinck, Méditation, a une saisissante expression de vie. L'artiste semble avoir hérité du talent des « huchiers » malinois, ses aieux, et perpétuer leur art savant et délicat. M. Huygelen est représenté par un bronze, Joie maternelle, d'une belle ligne décorative. La Tête de vieillard de M. De Noreilde est une consciencieuse étude. J'en dirai autant du buste de M. Bonaugure. M. Th. Blickx expose une réduction de son groupe le Père mourant, médaillé à l'Exposition de Liège. L'œuvre me paraît lourde et d'une exécution trop lâchée. En revanche, la médaille commémorative de feu la Reine des Belges révèle chez le sculpteur malinois H. Van Perck une réelle maîtrise.\n\nJEAN LAENEN",
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     "texte": "LE FESTIVAL RHÉNAN (1)\n\nII. — Quelques œuvres chorales.\n\nCh. Widor, résumant divers commentateurs de Bach, écrivait : « Son œuvre de prédilection, celle à laquelle il travailla le plus longtemps, la reprenant, la remaniant chaque fois qu'il en eut le loisir, c'est la Messe en si mineur ». — Les auditeurs du festival d'Aix étaient pour la plupart gens éclairés; ils avaient lu les travaux critiques qui, depuis la deuxième moitié du xixe siècle, ont fait mieux connaître le « Cantor » d'Eisenach; ils savaient que l'œuvre colossale à laquelle la première journée était presque entièrement consacrée eut les faveurs particulières du maître. Aussi, la salle se peuplait-elle de visages respectueux, volontiers pensifs.\n\nL'Allemand qui se rend au concert accomplit un acte digne; il sait que son âme va entrer en communication avec une âme d'élite, un roi de la pensée et de la beauté. Il recherche avec gravité la communion qui l'exalte. — Le Français se rend au concert sans passivité, avec, plus ou moins aigu, un esprit critique éveillé, analyste, actif. L'auditeur français veut connaître la raison de ses enthousiasmes. L'Allemand se réjouit simplement d'avoir trouvé l'impression profonde, et de ce qu'un plus grand que lui l'ait élargi en l'améliorant. Au point du vue musical, l'Allemand écoute mieux.\n\nLes chœurs d'Aix-la-Chapelle furent les triomphateurs incontestés de la première journée. Ces masses profondes se meuvent dans le cercle miraculeux des sons avec une souplesse, une variété d'allures et de valeurs qui n'ont d'égales que la splendide pondération de leurs divers groupes. Nos chœurs belges possèdent dans une certaine mesure des qualités pareilles. Mais la merveilleuse supériorité du chœur allemand réside dans l'expression. Je place au-dessus de tous les autres instants de cette journée l'exécution du chœur : Qui tollis peccata mundi du Gloria). Vous connaissez la page : elle est admirable d'émotion contenue, de piété divine, de tristesse adorante. Schwieckerath, spécialiste dans la direction des chœurs, en a réalisé une interprétation d'une douceur empoignante; il est rare que des choristes, par la simple vertu de leur sincérité et l'intensité de leur compréhension, puissent saisir l'auditeur jusqu'à lui arracher ces larmes qui coulent du plus profond de nous-mêmes et qui sont notre plus pur tribut à la beauté.\n\nJe ne pourrais oublier non plus l'Incarnatus, ni le Crucifixus, tous deux d'un pathétique différent, mais si dramatiques, si surhumains dans leur mystère! Ici encore, « l'accent » allemand triomphe par l'expression dont il colore le texte. Nos chœurs prononceront « crucifixus » d'une voix égale, oubliant, dirait-on, ce que le mot représente de tragique et, au point de vue chrétien, de douleur unique! Le choriste allemand y songe : il souligne les quatre syllabes du mot de quatre accents différents, les trois premiers en gradation croissante, (f : très appuyé!), le dernier adouci comme un soupir prolongé. Lorsque cette prononciation se répète aux quatre voix et traverse l'architecture des sons, le morceau tout entier s'émeut d'une vie palpitante; ce sont des ondes d'inexorable détresse, portées par les chromatiques décroissantes des basses, qui submergent peu à peu les plaintes des chrétiens, jusqu'au terne sepultus est où le sentiment lui-même est mort, expirant sur la ronde finale, en dehors de la tonalité précédente. Remarquez que cet accent est essentiel : le thème du Crucifixus a été emprunté par Bach à sa cantate Weinen Klagen, où le rôle des accents se vérifie mieux encore qu'en latin.\n\nCe nous est un plaisir de reconnaître que les exécutions de M. Gevaert, du point de vue de la juste interprétation musicale et de la noblesse de tenue peuvent être rapprochées de celle du festival d'Aix. La différence la plus essentielle nous a paru résider dans la compréhension des arie et duett qui alternent avec les grandes pages chorales. M Gevaert expose ces épisodes sous un aspect pompeux et retenu que nous n'avons pas retrouvé à Aix. Ici, au contraire, Bach apparaît plus familier, tel un prédicateur qui, descendu de la chaire, se retrouverait au milieu d'amis, et continuerait la conversation inspirée sur un ton plus libre, plus mesuré, avec plus de poésie émue que de somptuosité. Le Domine Deus, l'Agnus Dei étaient, sous ce rapport, caractéristiques. Albert Schweitzer, dont la vivace étude sur Bach doit entrer dans toutes les bibliothèques musicales, voit dans ces oppositions les deux tendances protestantes et catholiques, la première subjective : causerie de l'âme avec elle-même, sentiment religieux développé par l'individualité libre dans les débats intimes et familiers de sa conscience, — et la deuxième objective : la pompe du culte, la rigueur des disciplines, l'obéissance en masse, l'adoration passive. La distinction est au moins élégante; on trouverait dans la vie de Bach des éléments qui pourraient la justifier.\n\nIl nous serait bien difficile de parler abondamment de la Rhapsodie de J. Brahms, sur un fragment du voyage au Harz de Goethe, pour une voix d'alto, chœur d'hommes et orchestre. On ne peut analyser Brahms au cours d'une seule audition et l'œuvre nous était inconnue. Elle porte, comme tant d'autres productions du « troisième B », les marques d'austérité hautaine et parfois trop raidie qui déplaisent à nos âmes plus latines et nous empêchent souvent de jouir des trésors de pensée, de noblesse et de libre sentiment que les admirateurs de Brahms assurent y trouver.\n\nNous pourrions plus longuement parler du très intéressant Psaume 13 de Liszt, pour ténor solo, chœur mixte et orchestre : nous joindrons nos notes aux prochaines lignes que consacrera ce journal (trop tard, assurément, étant données l'originalité et la valeur du livre) à l'étude de M. Calvocoressi sur le maître de Weimar.\n\nH. L.",
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     "texte": "PUBLICATIONS D'ART\n\nEsquisses vénitiennes, par Henri de Régnier.\n\nCompositions de Maxime Dethomas (1).\n\nEn ce précieux volume de souvenirs, d'évocations, de résurrections et de songes, M. Henri de Régnier dit de son collaborateur, Maxime Dethomas : « Personne, mieux que lui, n'a peint Venise. Ne lui en demandez pas les aspec s célèbres : il ne vous montrera le Palais Ducal, ni les Procurations, ni Saint-Marc, ni la Salute, ni le Rialbo, mais il saura choisir pour vous émouvoir l'angle d'un petit campo désert, un vieux mur qui découvre à marée basse des coquilles marines incrustées parmi de fines algues, une cour avec un puits où des guenilles séchent à des ficelles, la Venise secrète et singulière dont le charme fétide et delicious ne s'oublie plus quand on l'a, une fois, ressenti. »\n\nC'est cette Venise ignorée des touristes affairés dont l'hôtel Danieli voit, chaque semaine, paraître et disparaître les cohortes bruyantes que décrit, en une suite de petits tableaux qui sont au-\n\n(1) Suite. Voir notre avant-dernier numéro.\n\n(1) Paris, collection de l'Art décoratif, 24, rue Saint-Augustin et 7, rue Laffitte.",
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     "texte": "216\n\nL'ART MODERNE\n\ntant de poèmes en prose, quelqu'un qui l'aime d'un amour fervent et particulier.\n\nUn portrait de Longhi, une écritoire, une tasse en bois laqué sur laquelle un artiste inconnu a peint en or de petits personnages successifs, un nain qui vend aux carrefours des boîtes d'allumettes, un jardin en verre, « en verre de toutes les couleurs selon qu'il imite un gazon, une colonne, une rose ou une fontaine », ou encore les quais de pierre des Zattere, un padazzo, le trachetto San Gregorio lui sont prétextes à rêveries nonchalantes au cours desquelles il remonte vers un passé parfumé d'art, vêtu de brocart et de dentelles, capricieux et fantasque.\n\nM. de Régnier a peint, avec son imagination ardente et sa langue sonore, la Venise lointaine, amoureuse et masquée dont le mystère nous hante tous, artistes, quand, dans la cité taciturne, au long des canaux et du Canal, nous frôlons des marbres ébréchés et des pierres branlantes. Et pour faire vivre en nos esprits ce rêve nostalgique, la plume de l'écrivain et le crayon du peintre se sont unis harmonieusement.\n\nO. M.\n\n---",
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     "texte": "**Concours du Conservatoire (1).**\n\nPiano (professeurs : MM. GURICKX et WOUTERS, (jeunes filles). — 1er prix avec la plus grande distinction, Mmes Godenne; 1er prix avec distinction, Mmes Aspers et Mercier; 1er prix, Mmes L'Hoir, Gilbert, Defoin; 2e prix avec distinction, Mme Finct; 2e prix, Mmes Wauters, Lavergne, Devalque, Heylen.\n\nViolon (professeurs : MM. CORNELIS, THOMSON et MARCHOT). — 1er prix avec la plus grande distinction, Mme Dauvoin, MM. Porta, Massia y Prats, Chiolo, de Barincourt; 1er prix avec distinction, Mme Laidlaw, MM. Peellaert, Graen, Hendrickx, Putseys; 1er prix, MM. Dubois, Janssens, L'Homme; 2e prix avec distinction, Mme Jones, M. Bachy; 2e prix, MM. Rudder, Heyendaal, Guller; 1er accessit, M. Ficheroulle.\n\n---",
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     "texte": "**Le deuxième Congrès de la Presse périodique belge.**\n\nOstende, 15-16 juillet 1906.\n\nC'est, comme nous l'avons annoncé, dimanche et lundi prochains qu'aura lieu à Ostende le deuxième Congrès dont l'Union de la Presse périodique belge a pris l'initiative. La séance inaugurale sera ouverte par M. Jules Le Jeune, ministre d'Etat, président d'honneur de l'Union. Le nombre des adhésions reçues et la valeur des communications envoyée au Comité d'organisation assurent, dès à présent, le succès du Congrès.\n\nLes cartes donnant accès aux fêtes et réceptions seront distribuées aux congressistes samedi de 6 à 7 heures du soir (secrétariat du Kursaal). A 9 heures, une représentation leur sera offerte au Théâtre royal.\n\nDimanche, à 10 heures du matin, réception officielle à l'Hôtel de Ville par les autorités communales; à 10 h. 1/2, ouverture de la séance inaugurale; à 12 h. 1/2, déjeuner confraternel; à 3 heures, excursion en mer ou concert au Kursaal; à 8 heures, grand concert de symphonie.\n\nLundi, à 9 heures du matin, deuxième séance du Congrès; à 4 heure, déjeuner de clôture; à 4 h. 1/2, excursion en tramway électrique à Middelkerke et à Westende; visite du Musée Stracké.\n\nMardi, excursion au port de Zeebrugge et à Bruges organisée par les confrères brugeois.\n\n(1) Suite, voir notre dernier numéro.\n\n---",
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     "texte": "**LES VENTES**\n\nCollection Barincou.\n\nLa vente Barincou, qui a eu lieu récemment à l'aris sous la direction de M. Georges Petit, a fixé, pour quelques peintres modernes, une « cote » encore indécise. Les honneurs de la séance ont été pour M. A. Besnard, dont un pastel, le Modèle, est monté à 7,400 fr.; et la petite toile, le Lever, à 3,000. Les Marguilliers de M. Lucien Simon ont été adjugés 6,200 fr.; le Bal, du même artiste, 4,200; le Baptême, 2,250. Une toile de M. Roll, Femme assise dans un Jardin, a été acquise 5,500 fr.; une Nympe, du même auteur, 4,600.\n\nVoici quelques autres enchères. Jacques Blanche : la Femme à la lettre, 4,400 fr.; la Liseuse, 4,050. Boudin : la Route, 4,650 fr.; la Plage de Béneville, 4,220; Antibes, 4,800. Cottet: le Canale Grande, à Venise, 4,050 fr.; Gros Temps dans une Crique, en Bretagne, 2,005. W. Gay : la Salle à manger, 4,000 fr. Guillaumet : Marché arabe, 4,920 fr. La Touche : la Pêche miraculeuse, 2,551 fr. Lebourg : le Bas-Meudon, 4,050 fr. Henri Martin : Beauté, 3,800 fr. J. W. Morice : le Quai des Grands-Augustins, 1,350 fr.\n\nAQUARELLFS, PASTELS, DESSINS. — La Touche : Ripaille, 2,430 fr.; Barque sous les marronniers, 4,250. René Menard : le Bain, 5,000 fr.; l'Arc-en-ciel, 2,500; le Soir, sur l'Etang, 4,920. L. Simon : Deux Bretonnes debout, 4,025 fr.; En Bretagne, 4,450.\n\n---",
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     "texte": "**NÉCROLOGIE**\n\nJules Breton.\n\nLe peintre Jules Breton, membre de l'Académie des Beaux-Arts, vient de mourir dans sa quatre-vingtième année. Nous nous associons aux regrets que doit causer, dans une famille très unie, cet événement.\n\nLes funérailles seront célébrées à Paris, demain lundi, à 10 heures, à l'église Saint-Honoré d'Eylau.\n\nJean Lorrain.\n\nM Jean Lorrain, dont le nom véritable était Paul Duval, vient de mourir à Paris, succombant aux suites d'une peritonite. Il était né à Fécamp en 1855 et débuta dans les lettres par des volumes de vers qui procédaient du Parnasse et se ressentaient de l'influence de Baud-ilaire: Le Sang des dieux, Modernités, Griseries, L'Ombre ardente. Malheureusement, le journaliste l'emporta ensuite sur le poète et M. Jean Lorrain publia régulièrement sous le titre de Pall Mall Semaine et la signature de Raitif de la Bretonne des chroniques parisiennes dans lesquelles il passait en revue les ateliers, les coulisses et les bouchoirs. Cette littérature faite d'indiscrétions, de potins et de scandales répandit naturellement le nom de l'écrivain beaucoup plus rapidement que ne l'avaient fait ses poèmes. Elle lui valut, sinon la célébrité, du moins une certaine notoriété. Plusieurs romans: Monsieur de Bougrelon, Buviers d'âmes, les Poussières de Paris, la Maison Philibert, Monsieur de Phocas, attestent, en même temps que d'incontestables dons d'imagination et de style, une absence de sens moral, une perversité, une corruption qui ont déchaîné contre eux, et non sans raison, de nombreuses antipathies. M. Lorrain, dont le sentiment artiste est indéniable, demeurera dans l'histoire de la littérature française une sorte de fleur vénéneuse au parfum violent et mortel.\n\n---",
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     "texte": "**PETITE CHRONIQUE**\n\nMM. les conservateurs de la galerie japonaise du Parc du Cinquantenaire nous font savoir que, par suite de circonstances indépendantes de leur volonté, ils ont été forcés de postposer de quelque temps l'ouverture au public du nouveau Musée.",
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     "texte": "# L'ART MODERNE\n\n## 217\n\nLe grand concours de peinture prix 4,000 francs ouvert entre les élèves et anciens élèves de l'Académie des Beaux-Arts, âgés de moins de trente ans, ayant obtenu une distinction (prix ou accessit) dans le cours de peinture d'après nature, aura lieu cette année du 23 juillet au 4 août. Les inscriptions doivent être prises au secrétariat de l'Académie demain, lundi, de 9 à 14 heures du matin.\n\nM. Maurice Maeterlinck vient d'achever un nouveau livre : *L'Intelligence des fleurs*, qui paraîtra à la rentrée chez Fasquelle. C'est un essai analogue à la *Vie des abeilles* mais moins étendu : environ cent cinquante pages d'impression.\n\nA propos de M. Maeterlinck, on nous écrit de Berlin que le Deutsches theater a inscrit à son répertoire *Aglavaine et Sélisette*, dont la première représentation est dès à présent fixée au 20 novembre prochain. C'est la célèbre tragédienne Agnès Sorma qui créera le rôle d'Aglavaine, Mme Gertrude Eysolt celui de Sélisette. M. Kayssler jouera le rôle de Mélèandre.\n\nLe peintre Ludwig von Hoffman a été chargé de composer les décors. La mise en scène sera l'œuvre de M. Herman Bahr, régisseur du Deutsches theater et homme de lettres réputé.\n\nUne intéressante nouvelle musicale : A la demande de M. Albert Carré, directeur de l'Opéra-Comique, M. Vincent d'Indy va mettre en musique la tragédie de M. Jules Bois, *Hippolyte couronné*, d'après Euripide, qui fut joue au Théâtre-Antique d'Orange puis à l'Odéon. L'ouvrage, remanié en vue de sa transformation en drame lyrique, portera le titre de *Phèdre et Hippolyte* et sera monté avec un grand déploiement de mise en scène.\n\n*Ariane et Barbe bleue*, dont M. Paul Dukas achève en ce moment l'orchestration, entrera en répétitions au début de décembre et passera en février. M. Jusseamme, chargé de la confection des décors, a soumis lundi dernier à MM. Maeterlinck et Dukas la maquette du premier tableau.\n\nLes théâtres en plein air se multiplient. Aujourd'hui, dimanche, c'est aux environs de Compiègne que sera inaugurée, sous la présidence de M. Dujardin-Beaumetz, directeur des Beaux-Arts, une nouvelle scène champêtre. On représentera sur le théâtre gallo-romain de Champlieu deux tragédies d'Euripide : *le Cyclope*, traduit en vers par M. Alfred Poizat, et *Iphigénie*, adaptation de M. Jean Moréas. Parmi les interprètes : MM. Silvain, Coquelin cadet, Albert Lambert père et fils, Mmes A. Dudley, Silvain, etc.\n\nLa représentation débutera par un à-propos en vers de M. Jules Truffier. Orchestre de la Comédie-Française, sous la direction de M. L. Léon.\n\nLa célèbre Académie royale philharmonique de Bologne vient d'ouvrir un concours pour la composition d'un quatuor pour instruments à cordes (deux violons, alto et violonelle), avec un prix de 4,000 francs. Tous les musiciens italiens et étrangers sont appelés à prendre part à ce concours, qui sera clos le 31 octobre 1906.\n\nOn nous écrit de Zurich :\n\nUne exposition de céramique moderne vient de s'ouvrir au Musée d'Art industriel. Elle comprend surtout des objets usuels.\n\n---",
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     "texte": "**VILLÉGIATURE** incomparablement recommandable dans le coin le plus joli, le plus sain, le plus pictural de Belgique :\n\n**HOUFFALIZE**, Hôtel des Postes et du Luxembourg.\n\nInstallation pittoresque et confortable, joli jardin, lawn-tennis, grandes salles de réunion, cuisine des plus soignées.\n\nHouffalize peut répondre aux exigences artistiques et mondiales. Le printemps et l'automne y réunissent des peintres de talent, attirés par le charme des mystérieuses vallées, émus par la majesté des grands horizons aux belles teintes sévères.\n\nA l'époque des vacances on y rencontre une société choisie qui contribue à rendre agréable la vie à la campagne.\n\nPension pour séjour de plus de huit jours depuis 6 francs et 6 fr. 50 par jour.\n\nArrangements mensuels en dehors de la saison.\n\n---\n\nLe Danemark y est représenté par MW. Bing et Gröndal, par la fabrique de Roerstrand et la manufacture royale de Copenhague; la Hollande par l'Amstelhoek, les fabriques de Rosenburg et de Delft; la France par MW. Clément Massier, Dalpayrat et la manufacture de Sèvres; l'Allemagne par MW. Max Läuger, Schmidt-Pecht, H. Seidler et Scharvogel; l'Angleterre par les produits de Minton et de Doulton.\n\nCette intéressante exposition sera visible jusqu'au 29 juillet.\n\nLa Suisse avait décidé dernièrement de modifier son timbre-poste et d'y remplacer une dame aussi opulente qu'allégorique.\n\nAu lieu de choisir, comme type nouveau, une de ces éternelles allégories, elle a donné la préférence à un projet exécuté par le professeur Georges Hantz, qui est simple et essentiellement suisse. Il représente la Montagne.\n\nSur un ciel nuageux se détache la cime blanche, symbole des aspirations helvétiques vers la liberté. L'arête de glace ensoleillée descend jusqu'à l'Alpe boisée, cachée à sa base par un châtel au milieu des sapins.\n\nApplaudissons bien fort à ce geste d'indépendance artistique et de protestation contre la dynastie des grosses dames symboliques qui brandissent des rameaux d'olivier et s'assoient sur des fûts de colonnes.\n\nLe Musée de Beethoven à Bonn s'est, dit *le Guide musical*, enrichi tout récemment d'une relique très importante : c'est le clavier de l'orgue dont Beethoven a joué très souvent pendant sa jeunesse. Cet orgue se trouvait encore il y a quelques mois dans l'église Saint-Remi, à Bonn. Il a dû en être enlevé par suite de réparations et vient d'être cédé au Musée. Ses vieilles touches noires évoquent tous les souvenirs d'adolescence du maître alors qu'il suppléait son père comme organiste à la chapelle de la cour électorale et qu'il osait en remonter avec assurance aux artistes les plus dévoués de sa maîtrise. En quittant Bonn, Beethoven abandonna l'orgue; il nous en a donné lui-même la raison en déclarant un jour « que ses nerfs n'avaient pu supporter la puissance de cet instrument gigantesque ».\n\n---\n\n**LIBRAIRIE NATIONALE D'ART ET D'HISTOIRE**\n\n**G. VAN OEST & Cie**\n\n16, rue du Musée, BRUXELLES.\n\n---\n\n**Vient de paraître :**\n\n**L'ÉCOLE BELGE DE PEINTURE**\n\n(1830-1905)\n\n**PAR CAMILLE LEMONNIER**\n\nUn fort et beau volume in-4°, contenant 140 reproductions de tableaux, pastels, dessins et eaux-fortes, réparties sur 100 planches hors texte et exécutées en héliogravure, en camailieu deux teintes et en typogravure.\n\nPrix : broché, 20 francs; relié, 25 francs.\n\n---\n\n**Vient de paraître chez A. ROUART, éditeur**\n\n18, boulevard de Strasbourg, Paris.\n\n---\n\n**Les Vieilles Chansons de France**\n\nchantées par Mme Yvette Guilbert.\n\nHarmonisation et ritournelles de DÉODAT DE SÉVERAC\n\nRecueil complet : net, 4 fr. Chaque chanson : 1 fr.\n\n---\n\n**Chansons du XVIIIe siècle**\n\nRecueillies et harmonisées par DÉODAT DE SÉVERAC\n\nPremier recueil : net, 4 fr. Chaque chanson : 1 fr.",
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     "texte": "# Maison Félix MOMMEN & C°, Brevetés\n\nFABRIQUE ET ATELIERS : 37, RUE DE LA CHARITÉ, BRUXELLES  \nTéléphone 1947\n\nFabrique de Couleurs, Panneaux, Toiles, Vernis, etc., etc.\n\nSpécialité de tous les articles concernant la peinture, la sculpture, la gravure, l'architecture et le dessin.\n\nRENTOILAGE, NETTOYAGE ET VERNISSAGE DE TABLEAUX\n\nGRAND PRIX ET MÉDAILLE D'OR À L'EXPOSITION DE S-LOUIS 1904\n\nPremières médailles aux Expositions d'Amsterdam, Paris, Liverpool, Le Havre, Bruxelles, Chicago, etc., etc.\n\n---\n\n## LE COURRIER EUROPEEN\n\nHEBDOMADAIRE INTERNATIONAL  \n280, BOULEVARD RASPAIL, PARIS\n\nComité de direction : Bjørnstjerne Bjørnson, Jacques Novicow, Nicolas Salmeron, Gabriel Séailles, Charles Seignobos, Giuseppe Sergi.\n\nRédacteur en chef : Louis Dumur\n\nCollaborateurs de premier rang de tous pays. — Informations originales. — Indispensable à toute personne désirant suivre le mouvement politique international.\n\n<table>\n  <tr>\n    <th>FRANCE</th>\n    <th>UNION POSTALE</th>\n  </tr>\n  <tr>\n    <td>Un an . . . . . . fr. 12,00</td>\n    <td>Un an . . . . . . fr. 15,00</td>\n  </tr>\n  <tr>\n    <td>Six mois . . . . . . 7,00</td>\n    <td>Six mois . . . . . . 8,00</td>\n  </tr>\n  <tr>\n    <td>Trois mois . . . . . . 3,50</td>\n    <td>Trois mois . . . . . . 4,00</td>\n  </tr>\n  <tr>\n    <td>Le no . . . . . . 0,25</td>\n    <td>Le no . . . . . . 0,30</td>\n  </tr>\n</table>\n\nDemandez un numéro spécimen gratuit.\n\n---\n\n## INSTRUMENTS DE CONCERTS ET DE SALONS\n\n### PIANOS J. OOR\n\nDiplômes d'Honneur et Médailles d'or à toutes les Expositions\n\n### PHONOLA\n\nappareil merveilleux, s'adaptant à tous pianos et permettant à chacun de jouer en virtuose avec nuances et sentiment.\n\nBRUXELLES, 83, RUE NEUVE\n\n---\n\n### E. DEMAN, Libraire-Éditeur\n\n14, rue de la Chancellerie, à Bruxelles.\n\nŒUVRES de MALLARMÉ, MAETERLINCK, VERHAEREN, VILLIERS de l'ISLE ADAM  \nConstantin MEUNIER, Félicien ROPS, etc.\n\nBulletins périodiques d'ouvrages rares et précieux en vente aux prix marqués.  \nCatalogue envoyé gratuitement sur demande.\n\nDirection de ventes publiques de livres et estampes. Expertises.\n\n---\n\n## Fabrique de cadres pour tableaux.\n\n### Ch. XHROUET\n\n192, rue Royale, Bruxelles\n\nCadres de tous styles et d'après dessin pour tableaux aquarelles, pastels, etc.\n\nLE PLUS GRAND CHOIX DU PAYS  \nPRIX MODÉRÉS\n\n---\n\n## La Presse Européenne\n\nCoupures de journaux artistiques, commerciaux, politiques et financiers\n\nBruxelles, 42, chaussée d'Ixelles.\n\n---\n\n## JUGEND\n\nRevue illustrée hebdomadaire\n\nFONDÉE EN 1895\n\nÉditeur : DR. GEORG HIRTH, Munich.\n\n---\n\n## Le Mercure Musical\n\nParis, 2, Rue de Louvois (2<sup>e</sup> Arr<sup>e</sup>)\n\nParait le 1<sup>er</sup> et le 15 de chaque mois, en fascicules de 48 pages contenant à la fois des articles de fond, et une Revue de la Quinzaine où sont traitées toutes les questions d'actualité.\n\nDirecteurs : Louis Laloy et Jean Marnold\n\nPRINCIPAUX COLLABORATEURS:\n\nPierre Aubry, Gaston Carraud, René de Castéra, Jean Chantavoine, M. Daubresse, Claude Debussy, Jules Ecorcheville, Henry Expert, Amédée Gastoué, Henry Gauthier-Villars, Vincent d'Indy, Fr. de Lacerda, Lionel de la Laurencie, Gustave Lyon, Octave Maus, André Pirro, A. de Polignac, Romain Rolland, Gustave Samazeuilh, Martial Tenéo, Colette Willy.\n\nABONNEMENTS:\n\n<table>\n  <tr>\n    <th>Paris et Départements</th>\n    <td>Un an 12 f</td>\n    <td>6 mois 6 f</td>\n    <td>Numéro 0<sup>e</sup>50</td>\n  </tr>\n  <tr>\n    <th>Étranger</th>\n    <td>15 f</td>\n    <td>7<sup>e</sup>50</td>\n    <td>0<sup>e</sup>60</td>\n  </tr>\n</table>\n\n---\n\n## Le Courrier musical\n\nDirecteur : M. Albert DIOT\n\nParaissant le 1<sup>er</sup> et le 15 de chaque mois.\n\nRédaction et Administration : 29, rue Tronchet, Paris.\n\nABONNEMENTS : France, 12 francs l'an; Étranger, 15 francs.\n\nDépôt pour la Belgique chez MM. Breitkopf et Hærtel, Bruxelles.\n\n---\n\n## DEMANDEZ CHEZ TOUS LES PAPETIERS\n\nL'Encre à écrire indélébile\n\nBLUE-BLACK Van Loey-Noury\n\nSUPÉRIEURE A TOUTES LES AUTRES MARQUES\n\nImprimé sur papier de la Maison KEYM, rue de la Buanderie. 12-14.\n\n---\n\nBruxelles — Imp. V° MONNOM, 32, rue de l'Industrie.",
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