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     "texte": "VINGT-NEUVIÈME ANNÉE. N° 5. 31 JANVIER 1909.\n\n# L'ART MODERNE\n\nREVUE CRITIQUE HEBDOMADAIRE\n\nBUREAUX : RUE DE L'INDUSTRIE, 32, BRUXELLES\n\nABONNEMENT : BELGIQUE, 10 FRANCS L'AN; UNION POSTALE, 13 FRANCS — LE NUMÉRO. 25 CENTIMES\n\n---\n\n## SOMMAIRE\n\nMonna Vanna (Charles Van den Borren). — Constant Coquelin (O.-M.). — George Sand à Nohant (A. de Rothmaler). — Notes de musique : Concert de la Société J.-S. Bach; le Concert populaire (Ch.-V.). — Le Théâtre à Paris (O.-M.). — Sicile-Calabre. — Concerts. — Chronique théâtrale (Georges Rency). — Petite Chronique.\n\n---",
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     "texte": "## MONNA VANNA\n\nDrame lyrique en 3 actes, poème de M. Maurice Maeterlinck, Musique de M. Henry Février.\n\nPremière représentation au théâtre de la Monnaie, le 27 février 1909.\n\nCe qui frappe à première vue lorsqu'on lit le drame de M. Maurice Maeterlinck, c'est le peu de plasticité musicale qu'il offre. Tout le premier acte, notamment, est si peu fait pour la musique qu'on a la sensation bien nette, en le lisant, qu'il restera toujours plus beau tel quel que sous une forme lyrique quelconque, quelque soin ou même quelque génie qu'on mette à l'en parer. Le mélange d'action rapide et de psychologie subtile que comporte cette première partie du drame s'oppose à ce qu'elle traîne en longueur par le fait de la musique. Le deuxième acte, il est vrai, ne tombe pas tout entier sous le coup de cette inaptitude : le début et le milieu de la scène entre Vanna et Prinzivalle offrent, au contraire, une matière entièrement favorable au développement musical; mais ce qui suit, et le dernier acte tout entier, — bien qu'à un moindre degré que le premier, — n'offre guère autre chose au musicien que prétexte à un déploiement de sonorités empreintes d'un dramatisme plus ou moins conventionnel.\n\nAutant l'elleas suggérait la musique, autant Ariane et Barbe-Bleue avait besoin d'elle pour apparaître dans toute sa beauté, — autant Monna Vanna pouvait et devait s'en passer.\n\nC'est une tendance très heureuse de notre époque que les musiciens prennent pour poèmes de leurs drames lyriques des ouvrages dus aux grands écrivains, mais encore faut-il qu'ils montrent dans leur choix un certain discernement; et, d'autre part, il ne faut pas non plus que des maîtres de second ordre, si bien doués soient-ils, se mettent à dénaturer des œuvres de premier rang, en y adaptant une musique qui n'en est pas digne. A ce compte, j'aime encore mieux l'ancien système qui consistait à créer des chefs-d'œuvre sur des livrets médiocres, en idéalissant la mince part de beauté qu'ils pouvaient contenir : qu'on se souvienne à cet égard des librettistes de Mozart, de Beethoven, de Weber, de Franck...\n\nM. Février est, malheureusement, un « maître de second ordre. » Il possède une science sure et de l'adresse, et il a de l'instinct dramatique. Mais ce qui lui manque, — jusqu'à présent du moins, — c'est de faire partie du chœur des élus qui savent faire dire à la musique ce qu'elle n'a encore jamais dit Certes, il y a dans sa Monna Vanna des éléments qui n'excluent pas l'éloge : sa déclamation musicale, qui",
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     "texte": "34\n\nL'ART MODERNE\n\nne cesse pas un instant d'emprunter le ton de l'arioso, aurait pu être extrêmement monotone; or, elle ne l'est guère, et l'équilibre qu'il établit entre elle et son commentaire symphonique est presque constamment harmonieux. L'orchestration de Monna Vanna, sans être originale, est en général supérieure à celle des maîtres dont se réclame l'auteur et en tête desquels se trouvent MM. Massenet et Messager. Certains passages purement symphoniques, tels que le prélude du deuxième acte et la description du convoi qui s'en va vers Pise, sont même traités d'une façon intéressante. M. Février possède, en outre, le sens du mouvement dramatique qu'il obtient par des moyens fort simples et qui se manifeste un peu partout dans son drame, mais d'une façon plus particulièrement heureuse au retour de Vanna au troisième acte : il y a là une certaine puissance où n'interviennent ni les recettes de M. Massenet, ni la brutalité vulgaire des véristes italiens.\n\nMais à côté de ces qualités, il y a des défauts ou des lacunes qui contribuent à rendre la partition inférieure à ce que l'on aurait pu attendre. La déclamation musicale, si variée soit-elle, manque souvent de noblesse. Le texte en prose excluant la forme de « l'air d'opéra », M. Février semble en éprouver un regret : aussi, chaque fois qu'il le peut, il donne à sa cantilène des inflexions caressantes et fades et la conclut, aux points d'arrêts, par des cadences auxquelles on ne s'attend que trop et qui évoquent le souvenir de M. Massenet et de ses imitateurs. Je ferai toutefois exception pour la scène entre Vanna et Prinzivalle au cours de laquelle ils se rappellent l'un à l'autre leur enfance : ce passage, essentiellement « musicable », a été traité avec délicatesse et distinction par M. Février, et la manière dont l'orchestre y commente le texte, en dialoguant avec les personnages, ne manque pas de charme.\n\nLa partie symphonique, quoique supérieure à la partie vocale, a les mêmes défauts. De temps en temps les râles inutilement sensuels du violon solo viennent avertir l'auditeur que M. Février est dans les meilleurs termes avec l'auteur de la Méditation de Thaïs. On pourrait dire d'ailleurs, après avoir entendu Monna Vanna, que M. Février est un « Massenet épuré », un Massenet qui, pour suivre la mode, aurait choisi pour poème un drame en prose, aurait renoncé à la « Petite table » et à la « Valse des roses », et aurait pris la décision d'écrire moins vite et d'être moins cynique dans ses procédés.\n\nL'interprétation de Monna Vanna est soignée et intéressante. Mme Pacary est une belle Vanna, à la diction claire, au jeu adroit et intelligent. Ses costumes sont splendides et sa coiffure blond pâle, à la florentine, lui va singulièrement bien.\n\nM. Bourbon, en Guido, est le tragédien sûr de lui, l'acteur épris de son rôle, le chanteur vivant, expressif et constamment en progrès que l'on voudrait ne jamais voir quitter la scène de la Monnaie. Je n'aime guère M. Verdier en Prinzivalle : il n'a ni le physique ni la voix mâle que l'on voudrait : il ténorise avec trop de tendresse. M. Billot, dans le rôle du vieux Colonna, — le plus mauvais de la partition, — n'a de vieux que sa barbe et ses cheveux blancs. M. Petit est excellent en Trivulzio. Les autres rôles sont bien tenus.\n\nM. Dupuis dirige l'orchestre avec grand soin.\n\nLes décors de M. Delescluze méritent une mention spéciale. Ils sont réussis au delà de toute expression : quand l'intérêt musical languit, c'est une joie de pouvoir contempler l'intérieur du palais de Colonna avec ses magnifiques fresques dans la manière de Benozzo Gozzoli, la tente de Prinzivalle faite d'étoffes d'un rouge indéfinissable, et, au troisième acte, la vue lumineuse du baptistère et de la cathédrale de Pise.\n\nCHARLES VAN DEN BORREN\n\n---",
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     "texte": "CONSTANT COQUELIN\n\nInterrogée par un journaliste sur l'impression que lui causait la nouvelle de la mort de Coquelin, Mme Suzanne Després répondit avec sérénité : « Elle me laisse indifférente. » C'est, dans sa franchise inusitée (ah ! qu'on fardé habituellement la vérite autour des funérailles !) l'expression d'une opinion qu'eussent énoncée, s'ils avaient osé être sincères, la plupart des artistes questionnés, Certes, la disparition de ce brave homme, qui fut un coméd en probe et un loyal directeur de théâtre, est, en soi, regrettable, et l'on s'incline avec respect devant la douleur des siens. Mais au point de vue artistique, le seul auquel, logiquement, devait se placer la créatrice de Poil de carotte, les dithyrambes que provoque cet événement ne sont nullement proportionnés à l'importance de l'événement. Encensé de son vivant, Coquelin s'etend dans une apotheose. S'il n'avait prescrit, avec une modestie qui est toute à sa louange, que son inhumation fût accomplie avec discrétion dans ce village de Pont-aux-Dames où il fonda généreusement une maison de retraite pour les invalides de la Rampe, on lui eût peut-être decerné le suprême honneur des funérailles nationales. Sous Gambetta, qui le découvrit et en fit une célébrité, on n'y eût, croyez le bien, pas manqué.\n\nAux yeux de comédiens d'aujourd'hui, et c'est ce qui justifie l'indifférence de Mme Suzanne Després, Coquelin ne représente, en raison des limites étroites de son idéal et de ses moyens dramatiques, qu'une figure de second plan. Il tint avec maîtrise les rôles de valets dans le répertoire. Il fut un Mascariille frondeur, un Crispin plein de verve. La farce était son élément, et s'il joua le Bourgeois gentilhomme, s'il incarna même Tartuffe, il demeura, dans tous ses rôles, et jusque dans celui de Cyrano de Bergerac, compose pour lui par M. Edmond Rostand, le Scapin étourdissant auquel le vouaient la volubilité de sa diction, le comique de sa physionomie et l'animation joyeuse de sa mimique. Dans cette réalisation qui résume son talent dramatique, sa voix nasillarde, sonore, perçante, le servait à souhait. M. Nozière l'a défini d'un mot synthétique : « Il était",
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     "texte": "# L'ART MODERNE\n\nun trompette, comme M. Mounet-Sully est un orgue.» A une epoque où les Antoine, les Gemier, les Guitry, les Lugne-Poe, les Lebargy, les De Max, les Feraudy balbutiaient encore les fables de La Fontaine, cette voix, cette articulation et cette désinvolture pouvaient suffire à éblouir les foules. Aujourd'hui, la conception d'un comedian de valeur est tout autre, et l'école à laquelle appartenait Coquelin para t singulièrement demodée.\n\nCelle-ci trouvait deja, il y a quelque vingt cinq ans, d'irréductibles adversaires. Se souvient on des coups de siffle par lesquels, dans sa jeune impertinence et son ardente conviction artistique, Max Waller accueillit, au Theatre des Galeries si ma memoire n'est pas en défaut, les tirades précipi ees de l'illustre comédien en representations? Ce fut un gros scandale, et le procès qui en fut la consequence, — procès de prime pe qui passionna la Jeune Belgique et toute la Litterature d'alors, — fournit à Georges Rodenbach l'occasion de faire une étincelante plaidoirie, l'une des seules qu'il prononça, à laquelle repliqua non moins spirituellement M Eugène Robert, demeure, lui, fidèle au Palais.\n\nSi la reputation de Coquelin n'en fut guère atteinte, il demeura acquis qu'on pouvait le discuter, et cela surprit prodigieusement ceux qu'un bromidisme invetéré courbait docilement devant sa gloire. On prit conscience d'une forme moins surannée, d'un art plus souple, plus humain, plus vaste et plus émouvant. Si Max Waller eût vécu jusqu'à nos jours, nul doute qu'il eût pris le train de Paris pour aller embrasser Suzanne Despres.\n\nO. M.",
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     "texte": "## George Sand à Nohant.\n\nMlle A. de Rothmaler a fait le 20 janvier au Cercle artistique, sous ce titre : « George Sand a Nohant », une conférence fournie de documents inédits admirablement ordonnée, et qui fut dite avec une simplicité elegante et un charme communicatif qu'a vivement ressenti l'auditoire, exceptionnellement nombreux. George Sand a Nohant, aux sources de sa vie et de son génie, apparut comme la plus haute incarnat on d'elle même; comme la George Sand deja class que que l'aver ir retiendra.\n\nMlle de Rothmaler a bien voulu communiquer à l'Art Moderne un fragi rent de cette belle causerie, qu'accompagnèrent, au Cercle artist q e, d'intéressantes projections lum neuses.\n\nDu haut de la côte de Corlay nous découvrons tout à coup une large val ee aux g ands horizons bleus. L'Indre coule au fond sous des berceaux d'aulnes sombres. Le pays, planté d'arbres, coupé d'inombribles haies, a de loin l'aspect d'un bocage. Nous sommes dans la « Vallée Noire », au pays de George Sand, celui q'elle a peint avec amour dans Valentine, dans And é, dans les Lettres d'un Voyageur, où elle a déroulé les scènes de ses romans champêtres, qu'elle a fait entrer, en un mot, dans la géograp ie litteraire de la France. A défaut de grandeur, ce pays a la fraîcheur et le charme; il est ravis-ant à la pointe du printemps quand toutes les haies de prunelliers en fl ur étendent sur la campagne leur blancheur légère et transparente.\n\nPassé le village de Vicq on aperçoit, à gauche de la route, les arbres d'un parc : C'est Nohant. Nous prenons un petit chemin entre deux haies; au bout de quelques pas nous debouchons sur une minuscule p a e de village. L'herbe y pouss e sous quatre très vieux ormes; quelques maisons sont éparses autour Au milieu, un petit calvaire, la pierre des morts ; au fond, une pauvre eglise au porche de bois.\n\nA droite de la petite place, qui sourit dans son abandon, une grille s'ouvre et l'on aperçoit, derrière un mass f, la façade d'une grande maison claire. L'autre façade, que l'on découvre de la route, donne sur le jardin et le parc. Voici les deux cèdres que George Sand fit planter à la naissance de son fils et de sa fi le. Le jardin, un bon jardin de province, est soigné, non peigné; le parc est un petit bois envahi par le lierre et le bu s sauvage, tout tapisse au printemps de pervenches et de primevères en fleurs.\n\nPresque rien n'est change ici depuis près d'un siècle, depuis le temps où la petite Aurore Dupin élevait, au plus ol scour de ce bois, un autel de roca lle et de fleurs à Corambe » et, sacrifice agreable à cette divinité bienveillante, y rendait solennelle-ment la l berte aux papillons et aux oiseaux éaptifs.\n\nEntrons dans la demeure accueillante et sans prétention : un large vestibule où tourne un escalier de pierre, et nous sommes dans la salle à manger, toute blanche, très simple. A cette table hospitalière se sont assis, au cours d'un demi-siècle, tous les amis, ob-eurs ou illustres, de la châtelaine de Nohant, ses amis berrichons d'abord, Rollinat, Néraud, Michel de Bourges, qui iront à la postérité avec les Lettres d'un Voyageur; et les hôtes célèbres d'un moment ou d'un temps, depuis Liszt et Chopin, Delacroix et Balzac jusqu'à Flaubert, Renan, Dumas fils et le prince N ipoléon.\n\nVoici le grand salon avec les portraits de famille : Aurore de Koenigsmark, beauté célèbre, qui eut d'Auguste II le Fort, elec-teur de Saxe et roi de Pologne, un fils qui devait être le maréchal de Saxe, le vainqueur de Fontenoy. Le pastel de Maurice de Saxe par Latour est au-dessus de la cheminée. Une fille du maréchal de Saxe, Marie-Aurore, épousa à trente ans le fermier-général Dupin de Francueil, le beau Francueil aimé autrefois de Mme d'Epinay et qui était encore à soixante-deux ans le charmant Francueil. Un pastel nous le montre, assis une palette à la main, la physionomie fine et tendre; en face, en un forme chamarré, leur fils unique, Maurice Dupin, brillant officier de l'Empire, qui fut le père de George Sand. Puis des portraits de George Sand elle-même et de ses enfants.\n\nDans un coin de la demeure se cache la curiosité de Nohant : le théâtre des marionnettes, à côté d'un vrai petit théâtre b en monté, où, sous le second Empire, des comédiens illustres vinrent essayer les pièces à succès de George Sand : le Mariage de Victorine, le Marquis de Villemer.\n\nLes marionnettes furent le grand divertissement de la vieillesse de George Sand. Il y en a deux cents, fort expressives. Son fils Maurice les a sculptées et peintes. Il les faisait jouer avec un talent très original dans des pièces improvisées qui rappellent la « comedie de l'art » italienne.\n\nToute l'exi-tence de George Sand se lie étroitement à Nohant.\n\nC'est ici que s'écoula son enfance, entre sa grand'mère et un vieux précepteur qui lui donna une éducation presque virile. On peut se représenter vers 1812 la petite fille-aux grands yeux — elle avait alors huit ans — se promenant dans les allées du jard n aux côtés de cette grande dame d'ancien régime, avec son éternelle robe de soie brune et sa coiffure à l'ancienne mode, qui la formait aux belles manières. En revanche, elle courait aussi les « traines » avec les enfants du village. Avec eux elle faisait « le ravage », avec eux elle allumait de grands feux dans les prés",
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     "texte": "36\n\nL'ART MODERNE\n\nhumides de l'automne, et elle leur contait debelles histoires.\n\nAprès un séjour de trois ans à Paris, au couvent des Anglaises, dont elle nous a laissé dans l'Histoire de ma Vie la fraîche et vive peinture, Aurore Dupin revint à Nohant. Sa grand-mère étant morte, l'unique héritière du domaine épousa à dix-huit ans le baron Dudevant. C'est à Nohant qu'elle vécut, occupée de soins domestiques, neuf années d'un mariage qui ne fut pas heureux.\n\nElle se plaisait, elle se plut toujours à tous les travaux des femmes; mais par de vastes lectures, par une longue correspondance avec un ami lointain, par la douleur aussi, s'élaborait à l'insu de tous, à l'insu d'elle-même, la future Georges Sand. Elle ne se fût jamais révélée sans doute si la vie domestique ne fût devenue intolérable; alors, par une de ces brusques résolutions qui contrastèrent toujours avec sa passivité naturelle, la jeune Mme Dudevant partit pour Paris.\n\n(La fin prochainement)\n\nA. DE ROTHMAIER.\n\n---",
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     "texte": "NOTES DE MUSIQUE\n\nConcert de la Société J.-S. Bach.\n\nNous avons donc maintenant une Société J.-S. Bach à Bruxelles. C'était une chose nécessaire; pareille institution devrait exister et prospérer partout où l'on aime vraiment la musique, car J. S. Bach est le plus grand épurateur du goût qui soit, et là où il règne, il devient impossible de supporter la médiocrité et de lui laisser prendre la place encombrante qu'elle n'a que trop occupée jusqu'ici dans nos concerts.\n\nLe concours de Mme Noordewier-Reddingius donnait au premier concert Bach de cette année un attrait tout particulier. On se souvenait avec émerveillement de l'avoir entendue, l'an passé, dans la Passion selon saint Mathieu, au festival organisé par la Société néerlandaise de bienfaisance, et l'on attendait son retour avec impatience pour pouvoir admirer son talent, cette fois dans une œuvre profane de Bach, la cantate nuptiale O holder Tag. Elle n'a deçu personne. Sa voix angélique, si merveilleusement sereine dans les épisodes lyriques de la Passion, s'est faite ici tendrement passionnée et vibrante d'un enthousiasme profond et concentré. Ne s'agissait-il pas de louer le doux pouvoir de la musique? La cantate de Bach, en effet, sous prétexte de célébrer le mariage d'un ami du maître, ne prend autre chose pour thème que l'éloge de la musique et sa défense contre ses détracteurs (1). Et c'est alors, parmi des récitatifs polis et repolis jusque dans les moindres détails, un déroulement d'airs à da capo qu'animent des mélodies divinement tendres et douces, enveloppées de souples guirlandes de vocalises rendues par la voix humaine, le hautbois ou la flûte, tandis que les cordes et le clavecin parfond l'harmonie et complètent l'ensemble.\n\nSans parler de la Suite d'orchestre en ré majeur, — celle qui contient le célèbre Arta, — le programme comportait encore le lumineux concerto en ré mineur pour deux violons, qui fut exécuté avec chaleur et avec style par MM Crickboom et Lambert, et une sonate en ut mineur (tirée de l'Offrande musicale), pour violon, flûte et piano. Cette dernière est l'un des joyaux les plus précieux de la musique de chambre: le cadre froid de la salle Patria lui convenait peu; elle a néanmoins produit un effet d'irrésistible séduction, grâce à l'interprétation pleine de charme de MM. Crickboom, Strauwen et Minet.\n\nM Zimmer dirigeait l'orchestre; ses progrès sont sensibles; il devient plus adroit, plus sûr de lui et acquiert plus d'autorité;\n\n(1) Il paraît d'ailleurs que Bach, qui trouvait cette cantate de circonstance fort réussie, la fit exécuter encore une fois, après le mariage de son ami, en y adaptant un texte exclusivement consacré à la louange de la musique (Schwitzer, J.-S. Bach).\n\nmais dans les passages en tutti, et, d'une manière générale, quand il y a des nuances rythmiques à obtenir, il semble qu'il ne soit pas encore totalement maître de son corps d'instrumentistes.\n\nLe Concert populaire.\n\nEncore un petit prodige! Décidément il en pleut! Après le petit von Vecsey, le petit Elman; après le petit Elman, le petit Zimbalis. Ce dernier n'est ni moins bon ni moins mauvais que ses congénères, et suggère les mêmes réflexions. Après une exécution splendide du concerto de Beethoven, d'une sonate pour violon solo de Bach ou de toute autre œuvre du beau répertoire, vous voilà tout perplexe et vous vous demandez avec anxiété: «Est-ce possible? Tant d'autorité à cet âge! Est-ce que cela vient de lui? Est-ce qu'il sent réellement ce qu'il joue?». Succès sur toute la ligne. Public emballé... On bisse... Et, sans se faire prier, le petit prodige, transformé en tsigane de bas étage, revient jouer un ou deux petits morceaux à effet, aussi plats, aussi vulgaires que possible... Non! le petit prodige n'a pas compris, n'a pas éprouvé ce qu'il joue. On le lui a inculqué, et, en bonne mécanique enregistreuse, il s'est assimilé à merveille. Plus tard, il comprendra... Et il se repentira alors d'avoir mis un jour Bach et les tsiganes sur le même pied.\n\nUne œuvre déjà ancienne de M. Richard Strauss, En Italie (op. 16), La Forêt, poème symphonique de M. Dupont, et la Fantaisie espagnole de Gevaert constituaient le programme symphonique de M. Dupuis.\n\nLa Fantaisie espagnole est très joliment orchestrée pour l'époque à laquelle elle a été composée (vers 1850); elle est solidement bâtie et ne manque pas de verve. La Forêt de M. Dupont est bien écrite, mais d'inspiration assez courte: c'est de la bonne musique d'amateur.\n\nQuant à la «fantaisie symphonique» de M. Strauss, que M. Dupuis a dirigée avec beaucoup de vigueur et un grand sens du pittoresque, elle est, comme beaucoup d'œuvres de l'auteur de Salomé, un mélange étonnant de richesse d'inspiration et de géniale vulgarité. Le début du premier mouvement (Dans la campagne) est plein d'une émotion véritable et profonde. Les ruines de Rome (2ème mouvement) n'inspirent à M. Strauss que des choses incohérentes ou d'un sentiment faux. L'andantino (Au bord de la mer à Sorrente) est voluptueux à en devenir énervant, mais délicieusement orchestré. La dernière mouvement, bâti sur la chanson populaire Funiculi Funicula, est pittoresque et amusant.\n\nCh. V.\n\nP. S. — Je n'ai pu assister à la troisième séance du Quatuor Piano et Archets, cette séance ayant eu lieu le même soir que le concert de la Société J.-S. Bach. A huitaine, faute d'espace, le compte rendu du magnifique concert donne au profit de la Société néerlandaise de bienfaisance, sous les auspices du Cercle néerlandais de Bruxelles, par le Chœur A Capella d'Amsterdam.\n\n---",
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     "texte": "LE THÉÂTRE A PARIS\n\nLa Dette, pièce en trois actes de M. Gabriel Trarieux. — Les Jumeaux de Brighton, quatre actes de M. Tristan Bernard (Théâtre Antoine). — En Camarades, deux actes de Mme Colette Willy (Théâtre des Arts).\n\nJe ne vous surprendrai guère en vous disant que M. Gémier a remporté, une fois de plus, dans un nouveau rôle fait à sa taille qui lui fournit l'occasion de déployer toutes les ressources de son talent pathétique, un succès considérable. De plus en plus le directeur du Théâtre Antoine s'affirme comme l'un des plus grands comédiens de ce temps et chacune de ses créations, loin de le montrer semblable à lui-même, révèle en lui des aspects inédits. Sa magistrale interprétation d'un rôle de médecin, le docteur Barthe, soumis à l'épreuve d'un cas de conscience délicat, constitue le principal attrait de la pièce de M. Gabriel Trarieux qui vient de représenter le Théâtre Antoine. Celle-ci met en œuvre",
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     "texte": "L'ART MODERNE\n\ndes moyens que le melodrame a banalisés et son intrigue, passablement laborieuse et inutilement surchargée, repose sur un cas trop particulier pour nous émouvoir. C'est du théâtre anecdotique dont la portée ne dépasse pas celle d'un honnête roman Ses personnages, d'une psychologie exceptionnelle, m'ourent d'humanité et même de vraisemblance. Tout l'artificiel des convenions surannées transparaît sous l'apparence de vie moderne dont l'auteur cherche à nous donner l'illusion. Il y a, certes, de l'accent et même de la puissance dans certaines scènes, qui trahissent l'homme de métier et l'Albi et l'Otage ont classé dans l'opinion. Mais on excuserait volontiers quelques maladresses scéniques en faveur d'une originalité de pensée plus profonde, d'une observation moins superficielle, d'une conception dramatique plus vaste et plus neuve. La Dette, au surplus, est fort bien jouée et merveilleusement mise en scène.\n\nUne joyeuse comédie de M. Tristan Bernard, les Jumeaux de Brighton, inspirée au delicieux auteur de Monsieur Codomat par les Ménechmes de Plaute et dans laquelle M. Janvier est irrésistiblement comique, complé e le spectacle. Joués l'an dernier au Théâtre Femina, les Jumeaux de Brighton, pour n'être pas du meilleur Tristan Bernard, n'en ont pas moins retrouvé sur la scène du boulevard de Strasbourg l'accueil sympathique que justifient la gâte, la verve, l'esprit, le mouvement et la bonne humeur de ce vaudeville échevelé.\n\nAu Théâtre des Arts, En Camarades a servi de debut à Mme Colette Willy, qui aborde avec succès la littérature dramatique Cette petite comédie toute en nuances, d'une delicatesse et d'une subtilité de sentiments vraiment exquises, r pose sur la plus fréle action : un menage s'a me « en camarades », c'est-à-dire avec une indépendance qui tolère tous les enfantillages, tous les flirts, toutes les hardiesses qu'interdisent, dans les m lieux plus disciplinés, les conventions matrimoniales. Mais il suffit à Fanchette de se trouver en tête à tête avec « le Gosse », dans la garçonnière où l'a poussée la curiosité, et aussi, peut-être, une pointe de jalousie, pour eprouver l'amertume des trahisons. Et de son côté, Max, instruit de l'imprudence de sa femme, n'hésite pas à quitter brusquement la belle Mar he, qui lui a accordé un rendez vous, pour s'empresser auprès de Fanchette et la reconquérir Le deuxième acte, qui concentre l'intérêt de ce petit drame intime, revèle la sensibilité raffinée, la mélancolie et le temp ramment impulsif d'un e rivain que la Retraite sentime ita e et les Vr il es de la Vigne ont place au premier rang des litterateurs d'aujourd'hui. Cet essai dramatique, dans lequel l'auteur remplit lui même avec grâce le rôle principal, n'a pas deu ceux qui admirent l'art très personnel et très neuf de Mme Colette Willy et fondent sur lui de hautes esperances.\n\nO. M.",
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     "texte": "SICILE-CALABRE\n\nNous avons annoncé que La Belgique artist que et la téaraire se pro jost de publier un a bum de grand luxe, dont le produit de vente serait verse à la souscription en faveur des sinistres d'Ita ie.\n\nMM. P. André et F Larcier ont rencontré, dans leur généreuse initiative, un accueil vraiment unanime et adm rable, tant de la part du public que de celle des artistes belges\n\nL'album sera edi é de façon su erbe Il contiendra des planches hors texte en cou eurs e de nombreuses illustrations en noir ainsi que des pages de musique au o,raphes alternant avec des poèmes et des pros es nedits, le t u t s gne de nos meilleurs peintres compositeurs et écriva ns.\n\nDès à present sont re n s es manuscrits et les dessins de MM. Camille Lemonnie , Em le Verh eren, Iwan Gil in, Carton d W t, L Couroub e, L De a tre, M des O nb aux, J Destree, P. And é, Fierens Gev ert, G Garnir, E Gill ert, H Liebrecht, F. Mahutte, G. Marlow, H. Maubel, Sander Pierron, G. Rency,\n\nArnold Goffin, L. Solvay, Gérard Barry, A. Vierset, H. Davignon, Grégoire Le Roy, Robert Sand, Jules Leclercq, F. Van den Bosch, G. Virrès, L. Chomé, Hubert Krains, Varg. Van de Wiele; — Amédée Lynen, V. Rousseau, A. Rassenfosse, G. Flaschoen, X. Mellery, E Claus, A. Bastien, Mme Cailteux, Ch. Watelet, Louise Danse, Géo Bernier, C. Montald, F. Kknopff, M.-J. Lefebvre, W. Wagemans, J. Ensor, J. Lambeaux, Ch. Samuel, C. Van Offel, O. Coppens, E. Ganz, G.-M. Stevens, G. Charlier, Ch. Houben, Eug. Smits, A. Pinot, A. Delaunois, E. Laermans, Ch. Van den Eeden; — P. Gilson, E. Mathieu, A. Deppe, Th et Charles Radoux, P. Lagye, Fremolle, etc., etc. Nombreuses autres collaborations, tout aussi brillantes sont, en outre, promises.\n\nL'album de La Belgique artistique et littéraire sera encarté dans une couverture en quatre couleurs due au grand artiste Constant Montald. Il sera adressé à toutes les personnes qui auront fait parvenir aux bureaux de la Revue, 26 28, rue des Minimes, à Bruxelles, avant le 1er fevrier, une somme d'au moins 5 francs. Les noms de ces souscripteurs seront publiés dans l'album. L'album ne sera mis plus tard en vente en librairie qu'au prix de 20 francs.\n\nLa plupart des auteurs des illustrations ont abandonné les originaux de leurs dessins à MM. P. André et F Larcier, qui feront, de ces œuvres d'art inédites, ainsi que de nombreux tableaux et sculptures dont il leur est fait don dans cet e intention, une vente aux enchères au profit de la souscription de La Belgique artistique et littéraire.",
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     "texte": "CONCERTS\n\nAujourd'hui, dimanche, à 2 heures, premier concert du Conservatoire, sous la direction de M. Edgar Tinel. Au programme : Symphonie n° III de Beethoven; Adieu à la mer chœur, arioso de Quentin Durward, Jacques Van Artevelde can ate), de F. A. Gevart.\n\nMardi proch in, à 8 h. 1 2, récital de piano par Mme Henriette Eggermont Grande-Harmonie .\n\nAu Cercle artistique : la Musique russe, conference par M. M -D. Calvocoressi, avec illustrations musicales par M le Clara Schultz, M. Katchenowsky et M. Ricardo Vinès.\n\nJeudi, à 8 h. 1 2, salle Patria, concert de M. Pablo Casals avec le concours de Mlle H. Zielinska, harpiste, et de M. B. Socias, pianiste. Au programme : œuvres de J.-S. Bach et E. Moor.\n\nDimanche prochain, à 3 heures, concert de la Société de musique de Tournat Halle aux Drap . Au programme: Rédemption, de Cesar Franck ; Cantate nuptiale de J.-S. Bach. Soliste : Mlle Marie Pironnay. Concerto pour violoncelle de Dvórák et sonate de Locatelli Mme Camposacchi Jessler). Le concert annuel de la Société est fixé au dimanche 18 avril à 2 h. 1 2 Il sera consacré à Sainte-Ludmille de Dvórák première execution en français . Solistes : Mme Homburger et Philippi, MM. Plamondon et Frolich\n\nEgmont et Le Christ au M nt des Oliviers, de Beethoven, figurent au programme du 3me Concert Durant, qui sera donné à l'Alhambra les 20 et 21 février. Solistes : M et Mme A Plamondon, Mme Andriani, M. Brétiny. Location : Maison Katto, 46-48, rue de l'Ecuyer.",
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     "texte": "CHRONIQUE THEATRALE\n\nThéâtre du Parc : « La Patronne ».\n\nLe métier d'auteur dramatique est un métier bien d f f cile Si le public vous fête, la critique vous boude, et réciproquement. Si vous vou ez vous concil er l'un et l'autre, vous vous les mettez tous deux à dos. C'est ce qui est arrive à Maurice Donn v en écrivant la Patr nne. Fat gué de s'entendre appeler un auteur « bien parisien », I a voulu montrer, sans doute, qu'il était capable de",
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     "texte": "38\n\nL'ART MODERNE\n\ncréer autre chose que l'éternelle pièce à adultère et à mots d'esprit qu'on ne cesse de jouer devant nous, sous des noms différents, depuis quelque quinze ans. Il s'est dit : « Faisons, cette fois, une pièce où il y ait de la véritable humanité; faisons-la aussi spirituelle et amusante que possible, pour ne pas déplaire au public; mais faisons-la sincère, émouvante et profonde, pour mériter l'estime des gens sérieux ». Mauvais calcul. Qui trop embrasse... et M. Maurice Donnay a voulu trop embrasser. On a trouvé que, dans la Patronne, l'homme d'esprit fais-it tort au moraliste, et que celui-ci lui rendait bien la pareille. Le problème que pose la pièce est trop grave pour être traité de la sorte, en souriant. Et cependant, quel beau sujet il y avait là en puissance! Quelle admirable drame aurait écrit sur cette donnée un homme qui aurait bien pu ne pas posséder tout le talent facile et brillant de M. Donnay, mais qui n'aurait pas été, comme lui, hanté du désir de ménager le chou-public et la chèvre-académie! Hâtons-nous d'ajouter que telle qu'elle est, la Patronne est une pièce très intéressante, très agréable à voir et à entendre, nullement ennuyeuse ainsi qu'on en a répandu le bruit; et disons en outre qu'elle est symptomatique d'un état d'esprit quasi général dans le monde des gens qui s'occupe de théâtre, soit pour en faire, soit pour le juger, soit simplement pour en jouir. De plus en plus on se fait gue des pièces « roses » où, sous prétexte d'indépendance d'esprit et d'absence de préjugés bourgeois, des petits messieurs repugnants justifient toutes les canailleurs lucratives, et des petites dames hystériques exaltent le droit aux plus seabreux frissons. Dans la Patronne, il faut voir une tentative sérieuse d'échapper à ce théâtre ultra-moderne, et déjà si vieux! Si la pièce n'a pas mieux réussi, c'est que la tentative n'est pas absolument franche et qu'elle consent encore à trop de petites rosseries accessoires. L'émotion ne s'y donne jamais librement carrière. L'auteur a eu peur qu'on ne l'accusât d'avoir perdu le sens du ridicule.\n\nEn quelques mots, voici l'anecdote de la pièce. Un jeune homme de vingt ans, qui rêve de gloire littéraire, Robert Bayanne, quitte sa maman et sa jointaine province pour venir occuper à Paris une place de secrétaire chez un gros industriel, Sandral, dont la femme, Nelly Sandral, femme de quarante ans, est sa petite cousine. Mme Sandral, c'est la Patronne. Il lui a voué une affection très tendre, presque filiale, et, de son côté, elle éprouve pour lui un sentiment très pur, très chaste, très profond, où l'amour maternel se mêle, à son insu, à une tendresse plus vive, qu'fait songer à ce que ressent Mme Arnoux pour Frédéric dans l'Éducation sentimentale. Dès le premier acte, qui se passe dans le salon des Sandral, après un grand dîner, la situation se pose très nettement. On comprend qu'au contact de la jeunesse intacte, naïve, enthousiaste, si adorablement provinciale du jeune Robert, Mme Sandral va prendre peu à peu en horreur la vie de luxe et de plaisir qu'elle mène. Depuis six ans elle est la maîtresse d'un excellent homme, Vincent Le Hazzag, qui l'aime de tout son cœur. Sa faute a la meilleure des excuses, car son mari la délaisse et la trompe au vu et au su de tout Paris. Eh bien, à cause de Robert, non précisément parce qu'elle l'aime, mais parce qu'elle voit avec épouvante ce que la vie de Paris a fait en quelque mois de son innocence, de sa vertu, de sa stricte et sévère moralité, de son enthousiasme, de sa fraîcheur d'âme et de corps, elle cesse peu à peu d'aimer son amant, elle le quitte, elle veut se réhabiliter à ses propres yeux, redevenir propre et digne, s'arracher au tourbillon de compromissions, de mensonges, de rosseries, de saletés qui entraîne vers l'abjection totale les hommes et les femmes au milieu desquels elle a toujours vécu. Et quand Robert, séduit puis abandonné par une coquette, tenté ensuite par un élégant coquin — en un troisième ac qu'on a eu bien tort de supprimer à Paris et qui a fait le plus vif plaisir à Bruxelles — a perdu tout sens moral, tout enthousiasme, tout respect des femmes et de l'amour, quand il est descendu jusqu'à la trahison et jusqu'au vol, Nelly Sandral intervient, au risque d'être accusée d'adultère par son mari, et renvoie l'enfant dans sa province où il pourra se régénérer.\n\nOn le voit, ce qu'il y a de vraiment neuf, de très noblement humain dans la Patronne. c'est l'ude parallèle du relèvement de Mme Sandral et de la chute de Robert Bayanne. Celle-ci est la condition de celui-là. C'est en constatant ce que l'absurde et vile existence de ce qu'on appelle le « monde » à Paris fait en moins de deux ans d'un cerveau et d'un cœur de poète ingénu, que la Patronne se met à détes er les bassesses de sa propre vie et aspire à s'en relever. Ainsi Mme de Warens, si elle avait vécu à la cour, eut, au contact du jeune Rousseau, retrouvé le goût des mœurs simples et pures.\n\nLa troupe du Parc a fort bien joué cette pièce délicate, toute en nuances, à laquelle il ne manque que plus de décision pour plaire sans réserve. Mlle Marguerite Caron, du Vaudeville, incarne avec beaucoup de tact le personnage central de Nelly Sandral. Mlle Terka Lyon est délicieuse de perversité élégante dans le rôle de la coquette par qui Robert souffre son premier tourment d'amour. Ce dernier, c'est un débutant, M. Gance qui, avec de détestables moyens vocaux — mais peut-être était-il grippé? — a été tout à fait remarquable de candeur enthousiaste, puis de cynisme précoce, puis de repentir désolé. Il faut citer encore Mlle Osborne, MM. Chautard, Carpentier et Richard, non moins bons dans des rôles moins importants.\n\n***\n\nAu même théâtre, en matinée littéraire, M. Reding nous a donné une pièce de Giacosa, célèbre écrivain italien mort il y a deux ans. Le Mari amoureux de sa Femme est une comédie d'intrigue assez intéressante, à la manière des pièces de Goldoni. M. Wilmotte a fait, avant la représentation, une causerie sur Giacosa et le théâtre italien en général. Il a insisté surtout sur le manque d'unité de ce théâtre dont le caractère national ne s'affirme pas encore.\n\n***\n\nAu Molière, enfin, bonne reprise du Petit Duc. La fameuse opérateur de Lecocq a été chanteuse et jouée avec verve et gaieté par Mmes Delormes, Weil Favart, Siezel et par MM. Harlé et Baudhijn. Succès enthousiaste, ainsi qu'il est de tradition à l'heureux et familier théâtre de la rue du Bastion.\n\nGEORGES RENCY",
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     "texte": "PETITE CHRONIQUE\n\nLa Société des Amis de la Médaille d'art (section belge) s'est réunie dimanche dernier en assemblée générale. M. A. de Witte, président de la section, a donné les meilleures nouvelles du Congrès de numismatique en voie d'organisation pour 1910 et auquel S. A. R. le prince Albert de Belgique a bien voulu accorder son haut patronage. Ce Congrès rallie de nombreuses adhésions parmi les numismates les plus en vue de tous les pays.\n\nM. Buls, président de la Société, a annoncé qu'une salle serait réservée aux médailles à l'Exposition universelle de Bruxelles. C'est là une heureuse innovation, due à l'insistance de MM. Buls et de Witte qui en prirent l'initiative.\n\nLes membres présents ont reçu une élégante plaquette, l'Enseignement du dessin, composée par M. Wissaert fils, que cette œuvre de debut classe parmi les spécialistes d'avenir.\n\nDes œuvres de MM. J. Leempoels et V. Wagemackers sont exposées actuellement, et jusqu'au 3 février, au Cercle artistique et littéraire.\n\nC'est le 8 mai que sera inaugurée à Anvers, dans la Salle de Fêtes de la place de Meir, l'exposition de la Société d'encouragement des Beaux Arts. Cette exposition, réservée aux aquarelles, pastels, gravures, eaux-fortes et dessins, ainsi qu'aux sculptures de petites dimensions, restera ouverte jusqu'au 14 juin. Les demandes d'admission doivent parvenir avant le 15 avril à M. A. Van Nieuwenhuyse, secrétaire de la Commission. Les œuvres seront reçues du 19 au 24 avril, dernier délai.\n\nA l'Université Nouvelle. — Lundi 8 et mercredi 10 février, à 8 heures 1 2 du soir, 7, rue de la Concorde, conférence par M. G.-Jean Aubry sur les Origines de la musique de clavier",
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     "texte": "L'ART MODERNE\n\nactuelle. Auditions musicales par M. J.-J. Nin. Au programme : F. Couperin, Rameau, Dandrieu, Daquin, Dagincourt, Royer et Duphly.\n\nDe Paris :\n\nUne intéressante primeur artistique : M. Stanislawski, le directeur du théâtre de Moscou qui a monté avec un luxe somptueux de décors et de costumes l'Osseau bleu de Maurice Maeterlinck, dont les représentations se poursuivent depuis deux mois avec un succès ininterrompu, vient de jouer pour le mois de mai le Théâtre Sarah Bernhardt où il fera jouer en russe par sa troupe la fée de notre illustre compatriote. Ces représentations sensationnelles auront lieu à la même époque que celles du Pri ce Igor, de la Psk vitanie et des ballets de MM. Glazounow et Tchelepine organisées au Châtelet par M. Serge de Diagh low et dont nous avons publié l'intéressant programme.\n\nA propos de Maurice Maeterlinck, annonçons que l'auteur de Monna Vinnna vient de terminer un nouveau drame intitulé Marie Ma telet e\n\nC'est mardi prochain qu'aura lieu au Théâre de l'Oeuvre (Salle Femina la première représen sation du conte féerique de Grimm Perce-Neige et les Sept gnômes traduit en vers par J. Dortzal et accompagné d'une partition de M. Massenet.\n\nLa Société des Artistes independints a composé comme suit son bureau pour 1909 : président, M. Paul Signac; vice-presidents, MM. Paviot et Luce; secrétaire, M. Seguin; secrétaire adjoint, M. Deltonbe; tresorier, M. Périnet Le président sortant, M. Valton, oblige d'abandonner ses fonctions pour motifs de santé, a été élu président honoraire.\n\nGeorge Sand est d'actualité : tandis que M. A. Rothmaler évoque à Bruxelles son souvenir, M. Rene Doumic inaugure à Paris un cours en dix leçons dans lequel il se propose de passer en revue l'œuvre entier e la vie de l'illustre écrivain de Nohant.\n\nMme Georgette Leblanc, qui vient de chanter avec un grand succès Thaas et la Navarraise au théâtre des Arts, à Rouen, est engagée pour une série de représentations au même théâtre où elle crera, en février, avec M. F. Ferens, le tenor Pasquale et le célèbre baryton Chaliapine, le Mejst fe e de Bo to qui fut, on s'en souvient, représenté pour la première fois en français au théâtre de la Monn te en 1883, sous la direction de Joseph Dupont.\n\nL'œu re a été jouée dernièrement à M. nte Carlo, où elle fut très favorablement accueillie.\n\nA l'issue des funérailles d'Erne t Reyer, un Comité 'est formé dans le but d'éri er sur la p ace qui, au Lavandou, po te son nom, un monument a a memoire du mai re.\n\nFont partie de ce comite : MM. G. Levgues, ancien min stre de l'Instruction publique; Henriot, Jean Aicard, H. E. Cross, V gourel, Mmes Rose Caron, Hyppolyte Adam, Juliette Millie, etc. Une souscription publique est ouverte pour rendre à l'auteur de Sig ird et de Sa ammb c. pieux hommage.\n\nOn achève en ce mome n, dans la petite v lle de Martigues, chère aux artistes, l'ins lation d'un c Mu ee Z em a l'hô el de ville. Le Conseil mun cipa a recemment voté cette création en reconnaissance du p em er don d'un de ses tableaux que le peintre avait offert à la ville où il aime revenir travailler. Depuis lors, l'artiste a fait plusieurs autres dons, notamment celui d'un portrait de Ricard, et il y a joint 500 francs pour couvrir les frais d'aménagement. Le Musée Z i m contiendra, outre les œuvres de ce peintre, des toiles de MM. Montenard, Dauphin et autres artistes provençaux.\n\nLe troisième congrès de l'Inte natio al M sikgesellschaft s'ouvrira à Vienne le 27 mai prochain, a l'occasion du centenaire d'Haydn et pendant les fêtes annoncées en l'honneur du vieux maître. La Societe t enatio tale de Musique y sera représentée par les principaux de ses membres, qui se proposent d'y faire d'intéressantes communications. Parmi ceux ci, MM. L. de la Laurence, Louis Laloy, J. Écorc erville, H. Quittard, etc.\n\nUne jolie anecdote racontée par M. Pierre Mille dans une chronique du Petit Bleu :\n\nUn jour, le poète Burns entendit, au bord d'un golfe d'Écosse, des matelots qui chantaient des vers qu'il ava t faits. Il s'approcha modestement.\n\n— Pourriez vous me dire, demanda t-il, de qui sont ces rimes?\n\n— Nous n'en savons rien, répondirent-ils, étonnés. C'est une chanson ... Est-ce qu'on sait jamais de qui est une chanson? Mais n'est ce pas que celle ci est belle?\n\nAlors, Burns salua la mer obscure et retentissante et il s'écria gravement : « That's glory ». Ceci est la g oire!\n\nIl venait de comprendre que la vraie gloire est anonyme, qu'une œuvre n'est éternelle que le jour où elle est entrée dans le patrimoine populaire, où elle apparaît comme une chose de la nature, une fleur qu'on cueille, une montagne qu'on voit.\n\nSOTTISIER :\n\nDans toutes les quest ons se rattachant à ce problème complexe nous avons trouve le Moto-Club ardent à la lutte, comme s'il eût voulu faire siennes les paroles de Teren e : « Rien de ce qui touche au tourisme ne saurait me laisser indifférent »\n\nBulletin du Touring Club de Belgique, 15 janvier 1908; extrait du discours de M. Leroy au banquet du Moto-lub.\n\nM. Rostand à Paris : « Deux adole-cents sautèrent dans l'auto paternelle, qui dérapa immediat ment à grande allure. »\n\nLa P trie, 26 j nvier.\n\nCoquelin est mort Il ne jouera pas Chant clair.\n\nManchette du Matin, 28 janvier.",
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     "texte": "LIBRAIRIE NATIONALE D'ART ET D'HISTOIRE\n\nG. VAN OEST & Cie\n\n16, place du Musée, BRUXELLES.\n\nVient de paraître dans la\n\nCollection des Artistes Belges contemporains\n\nVICTOR ROUSSEAU\n\npar MAURICE DES OMBIAUX\n\nFRANZ COURTENS\n\npar GUSTAVE VANZYPE\n\nJAMES ENSOR\n\npar EMILE VERHAEREN\n\nChaq e v lume, de f rmat in 8 , c mpr de 3o a 35 p an hes h r t e t une q nzaine de rep d t ns dans le texte.\n\nPrix : broché. 10 francs; relié, 12 fr. 50\n\nLes e mplaire de luxe de c aque v u e s r p per Imperial du J p n, t xte re mp e, à grandes mar , t illu trat n suppl m ntaire, nt en vente au prix de 40 francs.\n\nEn distribut n :\n\nLe atal gue illustre des publicat ns de n tre mais n.\n\nENVOI FRANCO SUR DEMANDE\n\nVient de paraître chez MM. ROUART, LEROLLE & Cie, éditeurs\n\n18, Boulevard de Strasbourg, PARIS\n\nALBERT ROUSSEL. Sonate (en ré mineur) pour piano et violon op. 11.\n\nPrix net : 8 francs.",
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     "texte": "# Maison Félix MOMMEN & C°, Brevetés\n\nFABRIQUE ET ATELIERS : 37, RUE DE LA CHARITÉ, BRUXELLES  \nTéléphone 1947\n\nFabrique de Couleurs, Panneaux, Toiles, Vernis, etc., etc.\n\nSpécialité de tous les articles concernant la peinture, la sculpture, la gravure, l'architecture et le dessin.\n\nRENTOILAGE, NETTOYAGE ET VERNISSAGE DE TABLEAUX\n\nGRAND PRIX ET MÉDAILLE D'OR A L'EXPOSITION DE S'LOUIS 1904\n\nPremières médailles aux Expositions d'Amsterdam, Paris, Liverpool, Le Havre, Bruxelles, Chicago, etc. etc.\n\n---\n\n## Le Courrier musical\n\nDirecteur : M. Albert DIOT\n\nParaissant le 1er et le 15 de chaque mois.\n\nRédaction et Administration : 29, rue Tronchet, Paris\n\nABONNEMENTS : France, 12 francs l'an; Étranger, 15 francs.\n\nDépôt pour la Belgique chez MM. Breitkopf et Hertel, Bruxelles.\n\n---\n\n## LE COURRIER EUROPEEN\n\nHEBDOMADAIRE INTERNATIONAL\n\n280, BOULEVARD RASPAIL, PARIS\n\nComité de direction : Bjørnstjerne Bjørnson, Jacques Novicow, Nicolas Salmeron, Gabriel Séalites, Charles Seignobos, Giuseppe Sergi.\n\nRédacteur en chef : Louis Dumur\n\nCollaborateurs de premier rang de tous pays. — Informations originales. — Indispensable à toute personne désirant suivre le mouvement politique international.\n\n<table>\n  <tr>\n    <th>FRANCE</th>\n    <th>UNION POSTALE</th>\n  </tr>\n  <tr>\n    <td>Un an . . . . . fr. 12,00</td>\n    <td>Un an . . . . . fr. 15,00</td>\n  </tr>\n  <tr>\n    <td>Six mois . . . . . 7,00</td>\n    <td>Six mois . . . . . 8,00</td>\n  </tr>\n  <tr>\n    <td>Trois mois . . . . . 3,5</td>\n    <td>Trois mois . . . . . 4,00</td>\n  </tr>\n  <tr>\n    <td>Le n° . . . . . 0,25</td>\n    <td>Le n° . . . . . 0,30</td>\n  </tr>\n</table>\n\nDemandez un numéro spécimen gratuit.\n\n---\n\n## MERCURE DE FRANCE\n\n26, RUE DE CONDÉ, PARIS\n\nParait le 1er et le 15 de chaque mois et forme dans l'année six volumes\n\nLittérature. Poésie. Théâtre. Musique. Peinture. Sculpture. Philosophie. Histoire. Sociologie. Sciences, Voyages, Bibliophilie, etc.\n\nPrix du numéro : France, 1 fr. 25; étranger, 1 fr. 50  \nAbonnement annuel : France, 25 francs; étranger, 30 francs.\n\n---\n\nDEMANDER CHEZ TOUS LES PAPETIERS\n\nL'Encre à écrire indélébile\n\nBLUE-BLACK Van Loey-Noury\n\nSUPÉRIEURE A TOUTES LES AUTRES MARQUES\n\n---\n\n## L'Intermédiaire de la Presse\n\nlit, traduit, découpe tous les journaux et revues du monde et en adresse des extraits sur tous sujets et personnalités.\n\nBruxelles, 54, rue de l'Ermitage (Avenue Louise).\n\n---\n\n## “LA BALANCE,” (VIESSY)\n\nREVUE RUSSE DE LITTÉRATURE ET D'ART\n\n1909. Sixième année. — DIRECTEUR : SERGE POLIAKOFF\n\nPoèmes. Nouvelles. Romans. Essais inédits sur la littérature, les arts et les sciences. Comptes rendus de tous les livres nouveaux parus soit en langue russe, soit en toute autre langue et envoyés aux bureaux de la Revue.\n\nLa Balance parait tous les mois en livraisons d'un grand format, avec dessins (en noir et en couleurs) d'artistes russes et étrangers. — Prix d'abonnement pour l'Union postale : 18 francs par an.\n\nBureaux : Moscou, Place de Théâtre, Métropole, 23.\n\n---\n\n## Fabrique de cadres pour tableaux.\n\nCh. XHROUET\n\n192, rue Royale, Bruxelles\n\nCadre de tous styles et d'après dessin pour tableaux aquarelles, pastels, etc.\n\nLe plus grand choix du pays. — Prix modérés\n\n---\n\n## VILLE DE BRUXELLES\n\n### VENTE PUBLIQUE\n\nMardi 9 février 1909 et quatre jours suivants  \nd'une importante réunion de\n\n### LIVRES ET ESTAMPES\n\nprovenant des collections de feu M. Ch.-M. MAUS, conseiller à la Cour d'appel de Bruxelles (suite) et de feu MM. CAM. LAURENT, avocat à Charleroi et L. VAN NIEUWENHUYZE bibliophile brugeois (1re partie).\n\nLa vente aura lieu à 4 heures précises, par le ministère de l'huissier L. Cox, en la galerie et sous la direction de M. E. DEMAN, libraire-expert, 66, rue de la Montagne.\n\nLe catalogue, comprenant 1,261 numéros, se vend 50 centimes.\n\nExposition le samedi 6 février de 10 heures à midi et de 2 à 5 heures (le catalogue servant de carte d'entrée) et les jours des vacations de 10 heures à midi.\n\nImprimé sur papier de la Maison KEYM, rue de la Buanderie, 12-14.\n\n---\n\nBruxelles. — Imp. V° MOMMEN, 32, rue de l'Industrie.",
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