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     "texte": "TRENTIÈME ANNÉE. N° 51. 18 DÉCEMBRE 1910.\n\nL'ART MODERNE\n\nREVUE CRITIQUE HEBDOMADAIRE\n\nBUREAUX : RUE DE L'INDUSTRIE, 32, BRUXELLES\n\nABONNEMENT : BELGIQUE, 10 FRANCS L'AN; UNION POSTALE, 13 FRANCS. — LE NUMÉRO, 25 CENTIMES\n\nSOMMAIRE\n\nRéflexions touchant la chasteté du Nu (Louis Vautchelles. — Jean Robe (O. M.). — La Femme et le Pantin : Lettre ouverte à M. Octave Maus (Francis de Miomandre). — Exposition internationale des Beaux-Arts : Liste des œuvres rendues. — A l'Université Nouvelle : Conferences de M. G.-Jean Aubry (Ca. V.). — Des Ring des Nibelungen : Vierzehn Bildern von Hermann Hendrich (O. M.) — Théâtre de la Monnaie : Reprise de Katharina (Ca. V.). Notes de musique : Le Concert Ysaye (H. L. B.), le Quatuor : Piano et Archets (Ca. V.), Recital Marcel Laoureaux (M.-K. M.). — La Musique à Paris : Musiciens Russes (F.-M.) — Chronique théâtrale : La Vierge folle (Georges Rancy) — Nécrologie : Mlle Rosa Piers. — Concerts annonces. — Petite Chronique.",
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     "texte": "Réflexions touchant la chasteté du Nu.\n\nS'il faut en croire Pline, qui n'avait pas le sens critique fort développé, et à qui faisait sans doute défaut notre fameuse méthode historique mais il était artiste, et c'est pour nous l'essentiel, il y avait, vers l'an 360 avant Jésus-Christ, de 14 belles statues en vente dans l'atelier de Praxitèle. L'une était voilée, l'autre nue. Praxitèle ayant laissé le choix aux gens de Cos, ceux-ci, puritains — déjà —, se décidèrent pour la pudique statue drapée. Les Cnidiens prirent la seconde, cette miraculeuse Cnidiennne dont le Vatican — c'est-à-dire le Pape, en somme — possède une réplique en marbre. « Prête à entrer dans l'eau, dit un commentateur enthousiaste, la déesse pose sur un vase à parfums le vêtement qu'elle vient de quitter. Ni son visage, ni son attitude ne trahissent la crainte des regards indiscrets; le geste de pudeur de la main gauche est instinctif; la souveraine ainsi dévêtue s'apprête à goûter en toute quiétude la fraîche caresse du bain... »\n\nPraxitèle, j'en jurerais, conserva au fond de son cœur sa meilleure sympathie aux gens de Cnide. Et si quelque sénateur piétiste d'Athènes eut osé le traiter de pornographe, entendez-vous, à travers les siècles, le sonore éclat de rire que le disciple de Céphisodote eut poussé!\n\nL'antique est nu. Donc chaste. C'est le déshabillé, le retroussé qui est grivois. La Femme au loup de velours de Van Loo est indécente. L'imagination s'est pervertie dans l'âcre et capiteuse atmosphère des alcoves à « gimblettes » et des boudoirs à « chemises enlevées ».\n\nMais revenons à Praxitèle, et même à ses immortels prédécesseurs. Les Corès et les Nikès ioniennes du vi° et du v° siècles, aux seins fleuris, aux hanches en amphore, aux jambes gracieuses et fuselées, sont nues. Nue, l'adorable Joueuse de flûte du trône Ludovisi. Et tous ces éphèbes d'une structure magnifiquement équilibrée, à la tête petite, carrée et solide, aux puissants pectoraux, aux deltoïdes imposants, ces pugi listes, coureurs, athlètes, superbes étalons doriens, canons parfaits dont le corps est tout eurythmie!\n\nIls étaient nus, les hommes de Salamine et de Marathon que modelèrent et ciselèrent les mains de Polyclète le Péloponnésien, de Myron et de Scopas. Les Lapithes étaient nus que combattaient les Centaures d'Olympie, ces Centaures « chauds de reins » comme dit savoureusement le bon Mathurin Regnier, ces Centaures qui",
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     "texte": "402\n\nL'ART MODERNE\n\nbondissent, sabots levés, sur la première proie à leur portée.\n\nTous ces guerriers de marbre pentélique étaient nus comme Apollon, l'archer divin. Les cavaliers nerveux de la Frise sublime sont nus. Phidias, qui a réalisé dans une si forte harmonie l'union du Génie attique et du Génie dorien, eût-il pu les concevoir autres? Nus, tous les protagonistes de ces belles histoires divines ou héroïques, — et qui caracolaient ou marchaient dans la lumière limpide sous le ciel indigo de la jeune Hellade.\n\nL'échevelée *Ménade au chevreau*, frémissante et cambrée, est nue, ainsi que les Amazones furieuses assaillant à coups de double hache les guerriers nus du Mausolée d'Halicarnasse. Nue, Aphrodite «tordant sa chevelure», et nue, Phrynè faisant — non pas à huis-clos! — sa démonstration plastique, sa plaidoirie muette devant les juges grecs, qui ne sont pas les ancêtres des chats-fourrés libidineux de Daumier ou de cette magistrature debout, assise, voire couchée, et toujours égrillarde, de notre Willette. Et les petits Eros potelés, et les Satyres de l'Albertinum ou du Musée du Capitole! Et le délicat Apollon Sauroctone du Louvre...\n\nMais à quoi bon nous précipiter tête baissée pour enfoncer des portes ouvertes? Seuls, les esprits timorés ou mal faits s'indignent contre la pureté du Nu.\n\nLe trecento florentin, — malgré que la peinture fût alors, selon le mot dit en un Concile, la *serve* de l'Église, — et les fécondes écoles de la première Renaissance chantèrent les splendeurs de la créature. Signorelli ou Donatello, le Corrège de l'*Antiope* ou le Titien de l'*Amour sacré et profane*, le Tintoret de la - Voie lactée » n'habillent pas davantage que le Raphaël de l'*Ève* ou le Michel-Ange de la *Création d'Ève* à la Sixtine. Et puisque nous tenons nos premiers parents, à qui un serpent artificieux enseigna les lois sociales de la pudicité et de l'hypocrisie mondaine, revoyons-les comme Van Eyck, comme Lucas Cranach les ont peints pour la meilleure joie des visiteurs du Musée de Bruxelles.\n\nAppellerons-nous encore à la rescousse Giorgione, Rembrandt et sa *Bethsabée*, Pierre-Paul Rubens et ses successives épouses, qui retiraient sans vergogne leur « petite pelisse », et Velasquez, et Goya, et Frago, et Houdon, et Prudhon, et David, et Manet, et Puvis, et Courbet!\n\nMais le problème du Nu, simple cependant, est si fort embrouillé de fumées et de nuées, de sophismes et de malentendus qu'il est bon de répéter des explications déjà fournies.\n\nLe Nu est chaste. Les plus bambochards des élèves de l'École sont tout frissonnants d'une émotion sacrée quand le modèle transtéverin ou montmartrois apparaît sans voiles sur la planche à Antinois et à Léda. Ah!\n\nquand le modèle se rhabille, c'est autre chose, et je ne garantirais pas que les rapins ne s'ébrouent en plaisanteries plus ou moins innocentes. Voilà justement qui confirme ce que je disais tout à l'heure des sous-entendus du décolletage et du jupon.\n\nJe voudrais qu'on se pénétrât bien de cette vérité, de ce truisme qu'on peut être un citoyen parfaitement vertueux, un père de famille irréprochable, et avoir chez soi, dans son salon, un Nu peint ou sculpté, — à la condition qu'il soit bien peint ou bien sculpté.\n\nCe qui est obscène, c'est le laid. D'ailleurs, — et ceci encore n'est pas nouveau — la morale ne change-t-elle point avec la forme des jupes et des corsages? Les marquises qui eurent des faiblesses pour le Roi-Soleil se décolletaient largement dans le dos : mais montrer leur gorge aux bals de la Cour les eût fait rougir par tout le corps! Qui donc rapportait cette anecdote drôlatique d'un Chinois amené en soirée à Paris, et qui se fâcha devant tant de corsages échancrés, se croyant conduit au bateau de fleurs?\n\nQu'est-ce que la pudeur? Affaire de climat, de coutumes, de conventions, de lois, d'éducation, de scrupules religieux .. Les crises de pudibonderie éclatent dans les époques de décadence; on était fort sentimental au XVIIIe siècle, qui nous a laissé les polissonneries de J.-B. Huet, de Baudouin et de Lavreince. Tel fulmine contre le Nu qui ne voit pas la véritable et ignominieuse ordure où elle s'étale à plein, à la première page des gazettes, parmi les crimes, viols, ivresses barbares et excitations sadiques.\n\nHé oui, parbleu, boycottons les inepties malpropres de café-concert, mais regardons paisiblement un Nu de Renoir. Sans aller, comme l'a voulu Pierre Louys dans une préface célèbre, jusqu'à dépouiller de leur pantalons lugubres et de leurs draps d'Elbeuf nos concitoyens souffreteux et malingres et leurs chlorotiques compagnes, proclamons, avec tous les maîtres des musées, que le corps de la vierge et de l'éphèbe est un spectacle honorable.\n\nJe ne sais si la contemplation de la beauté corporelle est faite pour nous élever au culte de la beauté morale. Mais un Nu, même hardi, de Rodin, — et pourtant! — provoque moins de trouble que les diableries des primitifs flamands ou certaines gargouilles de nos cathédrales gothiques! Le rythme de l'Anadyomène est aussi pur que celui d'une fleur.\n\nLOUIS VAUXCELLES\n\n---",
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     "texte": "JEAN ROBIE\n\nLe doyen des peintres belges, Jean Robie, membre de l'Académie, membre de la Commission directrice des Musées, s'est éteint la semaine dernière à Bruxelles dans sa quatre-vingt dixième année. Ce fut une personnalité originale et sympathique, dont la bonté égalait le scrupule artistique.",
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     "texte": "# L'ART MODERNE\n\nFils d'un serrurier, il débuta par des travaux de ferronnerie, entra dans une faînerie où il s'employa à décorer des services de table, puis, sous la direction de Filatre, décorateur de l'Opéra, qui, discernant ses aptitudes, l'avait emmené à Paris, il compléta son éducation de peintre et, revenu en Belgique, exécuta diverses décorations dont les fleurs, qu'il aimait avec passion, formaient le thème principal.\n\nSollicité par la peinture de chevalet, il se risqua à exposer au Salon triennal et s'y fit rapidement remarquer. Dès 1861, le gouvernement lui acheta une toile, Raisins, pour le Musée de Bruxelles, et dès lors sa fortune artistique prit un rapide essor. Ses tableaux, dont la minuit et le lignolage étaient au goût de l'époque (les moutons peignés et lustrés d'Eugène Verboeckhoven faisaient prime), trouvaient, à des prix élevés, de nombreux amateurs. A l'étranger comme en Belgique, les collections publiques et particulières s'ouvrirent aux patientes anthographies de Jean Robie. Avec la gloire lui vint l'aisance. Mais le succès ne grisa jamais l'artiste, qui garda, avec la fraîcheur de ses impressions, une bonhomie et une simplicité inaltérables. Son seul luxe fut le jardin féerique sur lequel s'ouvrait l'habitation qu'il s'était fait construire et où l'été faisait fleurir avec une merveilleuse abondance toutes les variétés imaginables de roses. Ce jardin, c'était le cadre de sa vie, et sa vie elle-même puisqu'il en tirait toutes ses joies, toutes ses sensations d'art, tous les modèles qu'il ne se lassait point de reproduire avec une ferveur que l'âge n'avait pu émousser.\n\nIl ne fut infidèle à ce jardin que pour aller, dans un voyage aux Indes, renouveler ses impressions de peintre. Il en rapporta, outre un grand nombre de tableaux, d'esquisses, de dessins qui marquèrent une heureuse évolution dans son art en donnant à celui-ci plus de liberté et de souplesse, deux volumes de souvenirs fort joliment écrits et agréablement illustrés. Un autre livre, les Debuts d'un peintre, atteste, comme le Voyage aux Indes, un sens littéraire aiguisé, de l'humour et des dons d'observation.\n\nLe Musée de Bruxelles possède de Jean Robie, outre les Raisins, une des toiles que lui inspira son séjour aux Indes, l'Incendie de la jungle, un Été dans sa manière ancienne, des Fruits et accessoires; enfin, un tableau au titre symbolique, Roses d'automne, que l'artiste lui offrit à l'occasion du quatrie-vingtième anniversaire de sa naissance. Les collections anglaises et américaines se partagent la majeure partie de sa production.\n\nO. M.\n\n---",
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     "texte": "## « LA FEMME ET LE PANTIN »\n\nLettre ouverte à M. Octave Maus.\n\nMON CHER AMI,\n\nJe voulais précisément vous écrire au sujet de la Femme et le Pantin que le hasard a voulu que je visse seulement le lendemain du jour où vous vous y trouviez, et, au moment de le faire, je lis l'article si intéressant que vous avez composé sur cette pièce.\n\nJe ne vous parlerai donc pas de la représentation, mais seulement d'un de ses détails; non qu'il vous ait échappé, mais vous ne pouviez pas le connaître.\n\nSavez-vous le nom de celui à qui nous sommes pour une grande part redevables d'avoir vu à Paris la Femme et le Pantin? M. Pierre Louys, qui a fait le roman? M. Pierre Frondaie qui, aidé du romancier lui-même, en a fait une adaptation scenique? M. Gé- mier et Mme Régina Badet qui l'ont jouée? Oui, sans doute, mais cependant la Femme et le Pantin n'aurait pas pu être ce qu'elle a été sans l'intervention, oh! bien discrète! d'un cinquième personnage. Et ce personnage n'est autre que le peintre Edouard Morerod.\n\nVous connaissez son talent, ses dons extraordinaires de dessinateur, vous avez comme moi admiré au Salon d'Automne ses têtes de gitunes et de femmes du peuple d'Andalousie; ce n'est donc pas un inconnu pour vous. Mais vous ne seriez pas coupable d'ignorer que, passionné d'Espagne et de choses d'Espagne, il vit à Séville tout le temps qu'il peut arracher à toutes les autres exigences de l'existence d'un artiste. Il est difficile de mieux connaître que lui cette ville étrange, qui n'est banalisée qu'en apparence, mais qui a gardé, au-dessous de cette sorte de croûte cosmopolite, une profonde, une savoureuse et pittoresque indépendance, une irréductible saveur populaire. Le monde des danseuses, notamment, lu a livré tous ses secrets. A tel point qu'il y a là-bas un maître de ballet qui, lorsqu'il a besoin d'élèves, interroge M. Morerod pour savoir où il doit les recruter.\n\nLorsque, accompagné de M. Bertin, M. Gémier arriva à Séville pour s'y documenter en vue de l'interprétation de sa pièce, il fut déçu. Le premier contact avec une cè comme Séville est toujours un peu fallacieux : elle se garde, dirait-on. Enervé, vexé d'avoir entrepris un long voyage pour ne se trouver que devant un paysage urbain aussi binal, il songeait à repartir lorsque le consul de France lui conseilla de s'adresser à M. Morerod comme à l'homme connaissant le mieux la Séville pittoresque et plébienne où se passe la Femme et le Pantin. Ce que M. Gémier, en desespoir de cause, consentit à faire. Mais dès les premières heures passées avec lui, son guide sut tellement l'intéresser et lui montra des choses si neuves, si inattendues, si préservées de toute intrusion cosmopolite que, conquis, M. Gémier ne quitta plus Séville, ni M. Morerod.\n\nDès lors, ce furent d'interminables promenades à travers tous les quartiers et toutes les maisons, ce fut une étude passionnée et quotidienne de tous les gestes, de toutes les attitudes profondément andalouses, ce fut une sorte de périple de travail et de documentation sous les auspices du peintre de S-ville. M. Morerod fit voir à M. Gémier toutes les sortes de danseuses, il montra à M. Bertin tous les endroits susceptibles de lui servir pour ses maquettes. Ainsi ce merveilleux décor du deuxième acte qui ne représente pas à proprement parler un patio mais une cour commune à plusieurs pauvres maisons; il ne vaut que par sa couleur, il est vrai.\n\nM. Morerod, prenant à son tour à cœur le succès de la Femme et le Pantin, quand ce n'eût été que pour ne pas voir trahir sa chère Séville sur la scène du Théâtre Antoine, voulut que le moindre détail fût juste et ne pût détonner dans l'ensemble si plein de couleur locale moderne qu'il rêvait avec ses nouveaux amis. Il fit donc acheter par les deux femmes dont nous avons vu le sobre et vivant portrait au Salon d'Automne de cette année (Mercedita et sa mère) des étoffes du pays dans lesquelles elles cousirent des costumes vraiment d'aujourd'hui, telles qu'elles-mêmes et les gens de leur conduit on en portent.\n\nM. Gémier et M. Bertin partirent enchantés. Grâce à M. Morerod, en effet, il ava ent pu se mettre Séville dans la peau, en comprenant les moindres nuances et ils pouvaient revenir à Paris; leurs souvenirs y seraient encore assez vivaces pour qu'ils puissent organiser une mise en scène parfaitement cohérente et synthétique, sans trucs de théâtre, sans ficelles de dernier moment, sans transit ons artificielles Décor et jeu d'acteurs, tout serait d'accord C'est à ce travail minutieux et cependant enthousiasmé) qu'est due l'heureuse impression d'ensemble que ressentit le public Pas un détail n'avait été laissé au hasard, depuis le châle que portait Mme Regina Badet, et que M. Morerod avait acheté pour elle à Séville, jusqu'à la treille, l'arrosque et les pots de fleurs qu'il avait signalés à M. Be tin dans une humble cour où habitaient de pauvres gens.\n\nC'est enfin M. Morerod qui est l'auteur de l'affiche qui annonce sur les murs de Par s les représentations de la Femme et le Pa tin.\n\nEn reconnaissante amitié, M. G. mier offrit à M. Morerod, pour",
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     "texte": "404\n\nL'ART MODERNE\n\ny mettre quelques dessins, les murs de son foyer. Le public, certes, les y a admirés, mais sans se douter du rôle important que ce peintre, guide fervent et sûr, avait joué dans tout ceci. J'ai tenu à vous écrire pour fixer ce petit point de l'histoire de notre théâtre contemporain. Trop modeste, M. Morerod ne l'eût jamais fait lui-même.\n\nMais ne trouvez-vous pas qu'il serait bon que, dans beaucoup de pièces d'aujourd'hui, un véritable artiste intervient de manière analogue? Il est vrai que l'on trouve peu de directeurs aussi intelligents que M. Gémier.\n\nVotre bien dévoué\n\nFRANCIS DE MIOMANDRE\n\n---",
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     "texte": "**Exposition internationale des Beaux-Arts**\n\nListe des œuvres vendues (1).\n\nVII. SECTION FRANÇAISE\n\nMM. P. Bounard, à Maisonneuve. — Chevalier, Effet matinal; côte du Croisic. — Mme Grespel, Nature morte. — M. Crank, la Vierge à la pomme (gravure). — Mme Chrétien, deux miniatures. — MM. Chabas, l'Algue. — G. Decôte, Virtuose. — H. Dreyfus, Tête de femme (pastel). — G. d'Espagnat, Vase de fleurs. — Forain, Danseuses. — Guinier, Fille du Faouet; Bretagne. — Francis Jourdain, Nature morte. — Luigini, Chevaux de balage. — Lemeilleur, la Neige (eau-forte). — Loup, Farmiante (pastel). — Medeline, Paysage. — Maillaud, Retour du labour en Berry. — Olivier, l'Etang de Berre, le soir. — Prinet, Entre amies. — Renders, le Binieu de Kermorvan. — P. Roche, Brottonne de Goelo (bronze). — Rodin, Buste de Dalou (id.). — Saint-Germier, les Enfants de chœur. — A. Truchet, le Jardin ensoleillé. — H. Weigle, Buste de femme (bronze).\n\nLe Comité de la Tombola a acquis, en outre, douze tableaux et un bronze. Nous en avons publié la liste dans notre numéro du 13 novembre dernier.\n\nAu Salon de la Médaille, ont été acquises les œuvres suivantes:\n\nChaplain, Marcelin Berthelot. — A. Charpentier, Camille Pissarro. — Dubois, Souvenir. — Mme Merignac, Salut des armes. — La Fleur, Baigneuse. — Ponscarme, César Franch. — Rasmyn, Adoration. — Vernon, Médaille de l'Exposition de Liège. — Id., Communante.\n\nPour la Tombola: La Fleur, Figure de femme. — Patriarche, Colomba. — Prudhomme, Les Veuves. — Vernier, Aéchologie.\n\nEnfin, vingt dessins de Rodin ont été acquis par un amateur et cinquante et une médailles ont été achetées directement aux auteurs par le Musée de Gand.\n\nLe total des achats à la Section française du Salon de la Médaille a atteint 14,190 francs.\n\n---",
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     "texte": "**A L'UNIVERSITÉ NOUVELLE**\n\nConférences de M. G.-Jean Aubry sur\n\n- Verlaine et la musique - et - Baudelaire et la musique.\n\nCes deux conférences ont obtenu le plus grand succès, grâce au charme, à la maîtrise et à l'élégance avec lesquels M. G.-Jean Aubry a traité ces sujets délicats entre tous. Avec une rare prodoucure de vues, secondée par une forme subtile et raffinée et une diction agréablement cadencée, le conférencier a évoqué de la manière la plus vivante et la plus juste la silhouette poétique de Baudelaire et de Verlaine et caractérisé avec bonheur la musicalité de leurs œuvres et le parti que des musiciens d'élite en ont su tirer.\n\nMme Suzanne Berchut a fait preuve du talent le plus exquis en chantant des mélodies admirablement choisies de Chausson, Bordes, Duparc, Fauré, Debussy, de Séverac et André Caplet, écrites sur des poèmes de Baudelaire et de Verlaine. La voix est\n\n(1) Suite et fin. Voir notre numéro du 20 novembre dernier.\n\nd'un timbre prenant; la diction du goût le plus pur; l'interprétation témoigne d'une rare intelligence et d'une sensibilité très nuancée.\n\nM. Raymond Moulaert, qui remplissait l'office d'accompagnateur, a déployé, dans ce rôle aussi delicat qu'important, les plus précieuses qualités de légèreté, de fini et d'évocation poétique.\n\nCn. V.\n\n---",
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     "texte": "**DER RING DES NIBELUNGEN**\n\nVierzehn Bildern von Hermann Hendrich.\n\nLeipzig, J.-J. Weber.\n\nL'iconographie, déjà si considérable, des drames lyriques de Richard Wagner vient de s'enrichir d'une contribution nouvelle due à M. Hermann Hendrich, le peintre du folklore germanique, et présentée, en un album de luxe magnifiquement tiré en couleurs, par l'éditeur J.-J. Weber, de Leipzig.\n\nC'est l'Anneau du Nibelung qui a inspiré l'artiste. On sait que la fameuse épopée a été la source de nombreuses compositions graphiques. Qui ne connaît, entre autres, les dessins exécutés par P. Cornelius en 1822, les fresques peintes à Munich en 1831 par Schnorr von Corosfeld, etc. Depuis que Wagner a créé la Tétralogie, d'innombrables artistes ont tenté de faire revivre par l'image les inspirations profondes que leur avaient fait éprouver les représentations de cette œuvre colossale. Les uns ont pris pour guides les peintres qui, sur les indications du maître, créèrent la mise en scène originaire de Bayreuth en 1876, MM. Doepler et Joseph Hoffmann, ou ceux qui, vingt ans après (ce furent, en 1896, MM. Bruckner et Hans Thoma) renouvelèrent le cadre du Ring. D'autres, peu soucieux de se conformer à des traditions imposées par les nécessités de l'esthétique théâtrale — et les libres interprétations de Fantia-Latour, d'Henry De Groux viennent à l'esprit aussitôt qu'on évoque ceux-ci, — commentèrent selon leur imagination et leurs sensations personnelles la pensée du musicien-pote.\n\nM. Hermann Hendrich a choisi une voie intermédiaire. Tout en s'attachant à illustrer les principaux épisodes du drame, il a élargi sa vision et synthétisé ses impressions de manière à suggérer en tableaux dépouillés des souvenirs directs de la scène l'atmosphère qui enveloppe l'action. Ces tableaux sont au nombre de quatorze. Sites et personnages mystiques y défilent avec majesté, depuis les profondeurs fluviales où les Filles du Rhin tentent en vain de dérober l'Or à la cupidité d'Alberich jusqu'aux abords du palais de Gunther qu'endeaille le lent cortège funèbre. Et ce cortège n'est évoqué que par les ombres mouvantes qu'il projette à la clarté de la lune, sur les berges du fleuve.\n\nUne introduction du Dr W. Golther ouvre ce volume de luxe, que tiendront à posséder les fidèles du culte wagnérien.\n\nO. M.\n\n---",
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     "texte": "**THÉÂTRE DE LA MONNAIE**\n\nReprise de Katharina.\n\nLa reprise de Katharina a été accueillie avec faveur par tous ceux qui aiment un art sincère et pur, un poème dramatique qui dédaigne les gros effets et une musique bien faite. Certes Katharina est un peu d'un autre âge, elle ne bouleverse rien, elle a des longueurs et manque souvent d'originalité, mais elle nous fait du moins rentrer dans cette atmosphère de sérénité et d'idéalisme après laquelle tous aspirent, depuis Quo vadis et Ivan le Terrible.\n\nLa reprise a été excellente sous la belle direction de M. Sylvain Dupuis. L'on a revu avec une joie sans mélange Mme Crouza dans le rôle principal, qu'elle incarne si parfaitement. Les autres voies sont jouées avec une grande homogénéité d'ensemble par MM. Lestelly, Bouillez, Weldon, Lheureux, Artus, Dua, etc. et MMmes Montfort et Paulin.\n\nCn. V.",
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     "texte": "## NOTES DE MUSIQUE\n\n### Le concert Tsaye.\n\nLa musique de Brückner est discutée. Pourtant la Symphonie que M. Lohse a dirigée est une œuvre abondante et digne d'intérêt. Mais il est très difficile d'émettre un jugement, à première audition, sur un ensemble aussi nourri, aussi personnel, d'expression souvent inusitée. Ces pages volontiers sévères et tendues paraissent manquer de méthode et de logique. Brückner s'est formé lui-même : fils d'un maître d'école de village, il s'est hissé, par une tenace volonté, aux plus hautes fonctions musicales. Celui qui fait soi-même sa culture souffre souvent d'une éducation chaotique. Cela s'aperçoit dans cette œuvre peu proportionnée. Elle contient des longueurs inutiles, des lourdeurs d'expression, des violences qui étonnent. Pourtant le compositeur sait exposer une phrase; il sait progresser; sa mélodie est simple et intense. Mais on rencontre dans son contrepoint très savant des défis à pres; certaines harmonies de passage unissant deux sujets, certaines résolutions surtout se plaisent volontairement en des dissonances prolongées qui présentent vraiment peu de séduction.\n\nPeut-être l'œuvre est-elle été présentée dans une meilleure lumière si l'orchestre avait pu la mieux préparer et si la disposition des instrumentistes n'était pas aussi défectueuse. L'harmonie est sacrifiée. Il faut absolument élargir l'orchestre sur gradins et prolonger le plafond jusqu'à la toile de fond.\n\nM. Lohse a dirigé avec précision et intelligence *Mort et Transfiguration*, la belle fresque de Strauss. L'orchestre l'a suivi avec beaucoup de bonne volonté; mais, vraiment, cela était il au point? Les pages si connues de Wagner, elles-mêmes, ont souffert de certains flottements. Pourquoi, s'il y a impossibilité matérielle à assurer le nombre de répétitions strictement indispensable, ne pas réduire franchement les programmes, mais soigner au moins ce qu'on nous donne?\n\nGrand succès pour le charmant ténor Hensel, à la voix si aisée, si jeune, si joyeuse.\n\nH. L. B.\n\n### Le Quatuor - Piano et Archets.\n\nNous n'avons malheureusement pu assister aux premières séances organisées par cet excellent Quatuor. La dernière, qui a eu lieu vendredi, nous a permis d'apprécier plus que jamais le grand talent de M. Chaumont, Bosquet, Van Hout et Dambois, auxquels s'était joint M. Morisseaux, second violon, pour l'exécution des deux œuvres qui réclamaient son concours.\n\nAu programme, un quatuor de Mozart, qui n'est autre chose qu'une version pour cordes et piano de l'adorable Quintette en mi bémol majeur pour piano, hautbois, clarinette, basson et cor; puis le quatuor à cordes de Debussy, si étrangement prenant, si mystérieusement original, surtout en son *andantino* plein de rêve subtil; enfin, le Quintette en la majeur de Dvorak, qui, malgré sa grande richesse musicale, parut presque « plat » après le Debussy.\n\nTout cela fut exécuté à la perfection par des artistes merveilleusement conscients de la beauté et de la gravité de leur mission.\n\nCh. V.\n\n### Récital Marcel Laoureux.\n\nMieux qu'en progrès, le tout jeune artiste : en évolution rap de vers un art éléré, équilibré, coloré. Il avait, il y a deux ans déjà, la belle technique et le joli toucher des élèves de De Greef. Il acquiert aujourd'hui une personnalité qui s'affirme de plus en plus et fera de lui, d'ici à peu de temps, un de nos meilleurs virtuoses belges.\n\nSans se départir de la conception classique, il a interprété avec émotion la sonate op. 27 de Beethoven. Beaucoup de charme aussi, et de finesse dans les ballades de Brahms et les pièces de Debussy et de Zadora (une nouveauté pour Bruxelles, cette « Esquisse » de Michael Zadora, d'une pittoresque et captivante simplicité).\n\n---\n\nBelle virtuosité dans la sonate de Liszt et les variations de Tchaikowski : virtuosité fine et souple de l'artiste cultivé, si différente de la virtuosité à effets des pianistes en quête de l'exclusive sensa ion.\n\nM.-L.-M.\n\n---",
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     "texte": "## LA MUSIQUE A PARIS\n\n### Musiciens Russes (Tézara de M. Mose).\n\nIl est fâcheux que cette délicieuse artiste et cette charmante femme qui s'appelle Mme Raymonde Delaunois ait été ainsi trahie par une absurde angine. Elle n'a pu aller jusqu'au bout du programme, et c'est bien dommage pour ceux qui eussent aimé entendre sa voix dans *Borodine* et les *Enfantines* de Moussorgsky. Du moins pûmes-nous dans *Sans soleil* et dans *Chants et danses de la mort*, du même Moussorgsky, apprécier son timbre délicat, le je ne sais quoi plein de désinvolture et de distinction qui hante son geste, sa diction, sa méthode. Et puis, elle est tellement jolie !\n\nM. Ennemond Trillat est un excellent pianiste à qui je ne reprocherai qu'un certain manque de morbidesse et de nervosité dans l'interprétation d'une musique qui, après tout, ne peut oublier qu'elle est slave.\n\nQuant à M. Louis Thomas, il nous a entretenus, avant le concert, de la musique russe. D'adroites transitions l'ont amené de là à quelques réflexions sur l'art russe en général, qu'il a alors comparé à l'art français. Et ce lui fut une occasion de rappeler que la critique ferait bien de s'armer de courage pour dégonfler quelques réputations que seule notre vague poltresse a laissé à ce point grossir. Mais du moment que personne n'est dûe de cette politesse...\n\nF. M.\n\n---",
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     "texte": "## CHRONIQUE THÉÂTRALE\n\n### La Vierge folle.\n\nLa pièce de M. Bataille est allée aux nues, à Bruxelles comme à Paris. Le soir de la première, à l'Alcanzar, une salle défrayante a fait une ovation interminable à Mme Berthe Rady et aux autres interprètes de l'œuvre. Et le succès s'est encore accu aux représentations suivantes. On s'accorde généralement pour voir dans la *Vierge folle* une des œuvres maîtresses, un des chefs-d'œuvre du théâtre contemporain.\n\nJ'ai le regret de n'être pas tout à fait aussi enthousiaste dans mon admiration. Centes M. Bataille est un dramaturge excellent. Il est habile, il connaît merveilleusement son métier, et, chose rare, cette habileté, cette science n'ont pas gâté en lui ses dans de poète. La *Vierge folle* est une pièce étonnante, étourdissante, un tour de force colossal, une gageure qui semblait impossible et qui pourtant a réussi. Mais je suis de ceux qui croient que l'art est fondé sur la nature, sur la vérité de la nature, et que\n\n*Rien n'est beau que le vrai; le vrai seul est aimable*\n\nEt il me semble que M. Bataille, dans la *Vierge folle*, s'est terriblement écarté de la nature et de la vérité.\n\nDérobons-nous au charme si puissant qui émane de son œuvre, dépouillons celle-ci de tant de beautés qu'il lui a données, tâchons de la voir dans sa simple nudité. Comment nous apparaît-elle?\n\nUn homme arrivé au seuil de la vieillesse, avocat illustre, bâtonnier de l'ordre, à la tête d'une situation extraordinairement brillante, marié à une mondaine charmante et riche, qui a pour lui la plus tendre, la plus fidèle, la plus delicate affection, s'amourache comme un collég en d'une petite duchesse de dix-sept ou dix huit ans, la fille intacte de ses amis, des gens chez qui sa femme et lui sont reçus chaque jour à Paris et où ils passent, chaque année, le temps des vacances. Il trouve vainement le cœur et les sens de cette enfant et l'oblige à venir le retrouver chez lui, en pleine nuit. Il en fait sa maîtresse et, en dépit de la résistance désespérée des parents de la fillette, en dépit de la douleur de la femme du conducteur, les deux amants filent en Angleterre, comme deux voleurs. Ils y sont suivis par le père-",
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     "texte": "par le frère de la jeune fille, par un vieil abbé, confesseur de la noble famille, par l'épouse délaissée elle-même. Mais l'éloquence de l'abbé — représentant des antiques préjugés — échoue contre celle de l'avocat — représentant de la Libre Pensée! Et la Religion ou la Libre Pensée semblent bien étrangères à toute cette aventure! Mais ce ne serait rien que cela, que ce grossissement excessif d'une très petite affaire : il y a pis. Il y a le rôle inouï que joue la femme du séducteur. Après avoir tenté un suprême effort pour ramener son mari, elle lui déclare qu'elle accepte la situation et lui demande seulement de lui promettre qu'en cas d'accident, de mort, que sais-je? c'est à elle qu'il reviendra! Une dame, dans la salle, le soir de la première, a eu, à ce moment de la pièce, un sursaut de révolte, et s'est écriée : « Cette femme est dégoûtante! » Le mot est vif, mais, convenons-en, il est bien celui de la situation.\n\nLa suite de l'œuvre ne dément pas ces prémisses. Le séducteur et sa vicieuse petite complice demeurent sympathiques jusqu'à la fin, jusqu'au coup de pistolet que se tire héroïquement la jeune duchesse, quand chacun est convaincu que le jeune du tuera l'avocat plutôt que de lui abandonner sa sœur. Et, sans doute, je sais b en qu'on peut trouver des excuses à l'acte de folie égoïste — et érotique — commis par ce demi-vieillard et cette demi-enfant. Mais je demande ce qu'il y a de noble, ce qu'il y a de grand, ou ce qu'il y a de simplement beau dans cette histoire où tous les personnages sont également répugnants et vils : le mari, la femme, la maîtresse, et jusqu'aux parents, ganaches sans âme, et jusqu'au frère, jeune étourdi qui se révèle tout à coup un matamore brutal et maladroit?\n\nJe le répète, le talent de M Bataille, ici, n'est pas en discussion, au contraire. Jamais ce talent n'est apparu plus grand, puisque l'auteur de la Vierge folle est parvenu à faire applaudir, à faire acclamer une œuvre qui révolte autant le bon sens que la morale courante. Il n'est pas question non plus de nier que Mme Berthe Bady soit une artiste admirable et que les autres interprètes de la pièce, à l'Alcazar, M. Escoffir et Mme Carèze en tête (elle est exquise, Mme Carèze) l'aient très convenablement entourée. Mais il est profondément regrettable que les meilleurs auteurs dramatiques de notre temps s'entendent pour ne mettre à la scène que des sujets du genre de la Vierge folle et ne créent plus que des personnages dont la seule règle de conduite semble être leur bon plaisir ou une veulerie qui va jusqu'à la plus avilissante lâcheté.\n\nGEORGES RANCY.",
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     "texte": "NÉCROLOGIE\n\nUne jeune cantatrice de grand talent, Mme Rosa Piers, vient de mourir inopinément. Elle fut l'une des élèves les plus remarquables de l'Ecole de Musique d'Ixelles où elle fit des études complètes, remportant successivement des distinctions dans les classes de chant, d'harmonie, de piano. Dans cette dernière branche, un brillant premier prix lui fut décerné, en 1902, dans la classe de Mme Cousin. Deux ans après, elle remporta, au cours d'interprétation vocale de M. Thiébaut, un premier prix avec grand distinction que le jury, présidé par M. Vincent d'Indy et dont faisaient partie M. Jan Blo kx, E. Mathieu, etc., lui décerna d'enthousiasme, avec félicitations et à l'unanimité.",
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     "texte": "CONCERTS ANNONCÉS\n\nAujourd'hui, dimanche, à 2 h., premier concert du Conservatoire sous la direction de M. Tinel. Au programme : le Paradis et la Péri, poème en trois parties pour soli, choeur et orches re d'après Lulli Rockh (Th. Moore, musique de R. Schumann.\n\nMardi, à 8 h., à la Grande Harmonie, concert de l'Union Artistique, sous la direction de M. H. Carpay, avec le concours de Mme J. Elias, de M. F. Anseau et du Quatuor à cordes Zoellner, de Berlin. On peut se procurer des invitations chez les éditeurs de musique.\n\nMercredi, à 8 1/2 h., à la Grande Harmonie, audition d'œuvres de M. Emmanuel Moor avec le concours de Mme M. Leroy, de M. Maurice Dumesnil et de l'auteur.\n\nJeudi, à 8 h 1/2, Salle Erard, séance de musique russe par Mlle L. Desmaisons, pianiste, et E. Buess, violoniste, avec le concours de M. J. Kulner, violoncelliste.\n\nA Mons, aujourd'hui, à 2 h. 1/2, récital de chant par Mlle Marguerite Rollet. — A Tournai, aujourd'hui également, à 4 heures, premier concert de l'Académie de musique consacrée à l'Ecole belge (J. Blockx, N. Daneau, J. Lefebure, E. Tinel) — A Liège, vendredi prochain, à 8 heures, deuxième concert Debefve avec le concours de M. Schnabel, pianiste.",
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     "texte": "PETITE CHRONIQUE\n\nLes esquisses de M. Jean Delville pour la décoration du Palais de Justice ont été approuvées par le gouvernement. L'artiste a commencé l'exécution du panneau central, la Justice idéale.\n\nLe Conseil provincial du Brabant vient d'attribuer, en partage, les primes qu'il accorde annuellement aux écrivains belges à notre collaborateur M. Franz Hellens, à MM. Louis Delattre et Georges Ramackers.\n\nUn comité d'architectes a pris l'initiative d'une manifestation de sympathie en l'honneur de W. E. Acker, architecte en chef du Commissariat général et du Comité exécutif de l'Exposition de Bruxelles. A la tête du Comité d'honneur et du Comité de patronage figurent le ministre de l'Industrie et du Travail, le baron Janssen, le due d'Ursel, M. Beernaert, ministre d'État, le gouverneur du Brabant, le bourgmestre de Bruxelles, etc.\n\nLes souscripteurs offriront à M. Acker son buste en marbre par M. Thomas Vinçotte, ainsi qu'un album exécuté par M. Ph Wollers et orné d'un médaillon par M. G. Devreese. Adresser les souscriptions à M. Caluwaers, trésorier, 40 rue du Taciturne, Bruxelles.\n\nM. G. Hubsch, directeur de l'Ecole professionnelle d'art appliqué au cuir et au métal, donnera jeudi prochain à 8 h. 1/2, à la Maison du Livre, 3 rue Villa Hermosa, une conférence sur l'Art appliqué au cuir et au métal.\n\nUn concours est ouvert entre artistes belges pour la composition d'une affiche destinée à annoncer en Belgique et à l'étranger l'Exposition Universelle de Gand en 1913. Le jury décernera aux meilleurs projets une prime de mille francs et une prime de cinq cents francs. Les projets (grandeur d'exécution, cinq couleurs au maximum) devront être adressés franco avant le 20 février 1911 à M. Jos. Casier, directeur général de l'Exposition, Bourse de Commerce, Place d'Armes, Gand, qui fournira tous renseignements aux intéressés.\n\nUn concours littéraire doté de 500 francs de prix et comprenant deux sections : 1° poèmes, 2° contes et nouvelles, est organisé par la revue mensuel Oasis. Le programme de ce concours est envoyé franco sur demande adressée à l'Oasis, 14, rue de Falisolle, à Tamines (Belgique).\n\nLes dames de l'Œuvre des conférences dans les hôpitaux viennent de fonder un Théâtre de la Jeunesse. La matinée d'inauguration aura lieu au Théâtre de l'Alcazar le mercredi suivant la Noël. Au programme, ouvre la divertissante Rose de Saint-Fleur, une deliciousue ferie en deux actes avec musique de scène : le Miroir aux alouettes, spécialement écrite pour le public juvénile auquel ce te matinée est destinée. Le benefice sera affecte à l'Œuvre des conférences dans les hôpitaux.\n\nLe Cercle archeologique de Malines, qui célébrera en 1911 le vingt cinquième anniversaire de sa fondation, organisera à cette oceras on, du 5 au 10 août prochain, un congrès d'archeologie et d'h stoire sous les auspices de la Fédération archeo-ogique et",
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     "texte": "# L'ART MODERNE\n\n## 407\n\nhistorique de Belgique. Les congressistes assisteront à l'ouverture de l'Exposition des anciennes industries d'art et du folklore malinois, visiteront les monuments civils et religieux de Malines, se rendront à Saint-Nicolas, à Hulst (Flandre Zélandaise), etc. S'adresser pour les inscriptions à M. H. Coninckx, secrétaire-général du Congrès, 44 rue du Ruisseau, Malines.\n\nParaîtra prochainement chez Vromant et Cie, éditeurs à Bruxelles, la Cite ardente, roman historique par H. Carton de Wiart, édition de luxe imprimée à 500 exemplaires numérotés et illustrée de 53 aquarelles par Amédée Lynen, reproduites en fac-simile, coloriées à la main. Prix : 25 francs.\n\nDe Paris :\n\nOn a protesté parfois en Belgique contre la préférence que donnent aux architectes français certains bâtisseurs, — et non des moindres. Par un « juste retour », voici qu'un architecte belge est choisi pour construire à Paris un édifice considérable, le Théâtre des Champs-Elysées, dont le coût atteindra, s'il ne le dépasse pas, trois millions. C'est, en effet, à M. Henri Van de Velde, directeur à l'Institut d'Art décoratif de Weimar et dont nous rappelions dernièrement la brillante carrière à propos de sa nomination dans l'Ordre de Léopold, que s'est adressée la Société constituée sur l'initiative de M. Gabriel Astruc pour réaliser cette importante entreprise artistique.\n\nLe Théâtre sera érigé avenue Montaigne sur un vaste terrain récemment acquis par la Société. Les plans de M. Van de Velde viennent d'être approuvés par le Conseil d'administration, qui a confié la décoration intérieure à M.W. Maurice Denis et Emile Bourdelle. On peut fonder tout espoir sur une pareille collaboration.\n\nC'est au début de février que sera représenté au Théâtre Réjane l'Oiseau bleu de Maurice Maeterlinck. Les répétitions en sont poursuivies tous les jours sous la direction de Mme Georgette Leblanc. Les décors, commandés en Russie, seront exactement pareils à ceux dans lesquels l'œuvre est représentée à Moscou, où elle continue à faire salle comble. Mais Paris aura la primeur d'un tableau inédit le Pays du Bonheur, récemment ajouté par le poète à sa féerie.\n\nMme Georgette Leblanc jouera le rôle de la fée Lumière. M. Séverin Mars, qui créa à Saint-Wandrille le Macbeth de Maeterlinck, interprétera le rôle du chien, le nain Delphin celui de Tyltil et une jeune artiste. Mlle Lefèvre, que Mme Georgette Leblanc découvrit au Conservatoire, celui du chat.\n\nL'Oiseau bleu sera monté prochainement à Berlin, avec la musique de scène composée par M. Humperdinck. Il sera repris demain, lundi, à Londres.\n\nContrairement à ce qui fut annoncé dernièrement, la partition de M. Humperdinck n'est pas une adaptation lyrique du texte de M. Maeterlinck, mais un simple accompagnement musical analogue à celui qu'écrivit M. Gabriel Fauré pour les représentations de Pelléas et Mélisande avant que M. Debussy eût transformé cet ouvrage en drame lyrique.\n\nL'autorisation de traduire musicalement l'Oiseau bleu a été donnée à M. Albert Wolf, chef de chant à l'Opera-Comique, qui vient d'achever la partition de Sœur Béatrice, l'une des œuvres de Maeterlinck spécialement destinées à former un spectacle lyrique et dont son auteur a interdit jusqu'ici toute représentation.\n\nM. Albert Wolf a, paraît-il, exprimé d'une façon très heureuse le caractère mystique et pathétique de Sœur Béatrice, ce qui nous promet dans un avenir que nous souhaitons prochain une intéressante « première ».\n\nC'est Fantasio d'Alfred de Musset qui, au Théâtre des Arts, succèdera au Carnaval des enfants qui est représenté actuellement avec le Scitien de Molère. Les décors et les costumes seront composés par M. Georges d'Espagnat. Le spectacle sera probablement complété par une pièce en vers trois actes de M. Maurice Magre, le Marchand de Passions, musique de scène de M. G. Grovlez, décors et costumes de M. Delaw.\n\nLe célèbre comédien italien Ermete Zacconi donnera à partir du 14 janvier prochain au Théâtre Antoine, sous les auspices de l'OEuvre, six représentations dont le programme comprend Hamlet, les Revenants, Othello, la Nouvelle Idole, etc.\n\nM. Gabriel Astruc a retenu pour le printemps prochain le théâtre du Châtelet où il compte donner une série de spectacles, parmi lesquels un mystère inédit de M. G. d'Annunzio, le Martyre de saint Sébastien.\n\nM. Debussy compose pour cette œuvre une partition qui comprendra plusieurs morceaux symphoniques, de la musique de scène, des chœurs et quelques dan-es caractéristiques.\n\nLe rôle de saint Sébastien sera créé par Mme Ida Rubinstein, qui joua le drame en Russie avant de prêter, comme mime, son concours aux représentations de ballet dirigées à Paris par M. de Diaghilew et où sa beauté fit sensation. Les décors, au nombre de quatre, ont été commandés au peintre Bakst, l'un des réformateurs de l'art du décor et du costume.\n\nLe roi d'Espagne ayant, pour encourager la musique, offert une somme de cinquante mille francs à répartir par mois entre les meilleurs compositeurs et les meilleurs interprètes du pays, c'est l'orchestre symphonique de Madrid, dirigé par M. Fernandez Arbos, qui remporta le prix destiné aux exécutants. Les prix de composition furent décernés à MM. Arrequi, Lavinna et Manrique de Larri.\n\nM. Fernandez Arbos fut, on s'en souvient, élève au Conservatoire de Bruxelles, où il remporta le premier prix de violon.\n\nSottisier.\n\nLà il trouverait certainement quelques-unes des herbes qu'il avait toujours connues ou qu'il avait appris à connaître : les bâtons d'oseille sauvage, peut-être quelques clampignons, le chienend purgatif, ou encore quelques taupinières qu'il attaque rait résolument, et, qui sait, peut-être des cadavres à demi décomposes de bêtes ou d'oiseaux morts pendant l'hiver\n\nLouis Pergaud, De Goupil à Margot, p. 45.\n\n---",
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     "texte": "**TAPIS D'ORIENT**\n\n**DALSÈME** 2, RUE LÉOPOLD, 2\n\nBRUXELLES\n\nMAISON SPÉCIALE FONDÉE À PARIS EN 1844, LA PLUS ANCIENNE ET LA PLUS IMPORTANTE, DONT LES TAPIS D'ORIENT IMPORTÉS DIRECTEMENT DE LA TURQUIE, DE LA PERSE ET DES INDES ET GARANTIS AUTHENTIQUES FORMENT L'UNIQUE SPÉCIALITÉ À L'EXCLUSION DE TOUTE IMITATION.\n\nA PARIS : 18, RUE SAINT-MARC\n\nET EN DOUANE POUR L'EXPORTATION\n\n---\n\nLa mais n d'édition G. VAN OEST & Cie a l'honneur d'informer sa chantele qu'elle vient d'installer sous la dénomination de\n\nLibrairie Nationale G. VAN OEST & Cie\n\nune librairie de détail, située 72, rue de la Montagne, à Bruxelles. Cette librairie est abondamment pourvue de livres en toutes langues et dans tous les domaines et ses services sont organisés de façon à pouvoir fournir rapidement et dans les meilleures conditions tous les livres qu'on voudra bien lui demander.",
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     "texte": "Maison Félix MOMMEN & C°, Brevetés\n\nFABRIQUE ET ATELIERS : 37, Rue de la Charité, BRUXELLES\nTéléphone 1947\n\nFabrique de Couleurs, Panneaux, Toiles, Vernis, etc., etc.\n\nSpécialité de tous les articles concernant la peinture, la sculpture,\nla gravure, l'architecture et le dessin.\n\nRENTOILAGE, NETTOYAGE ET VERNISSAGE DE TABLEAUX\n\nGRAND PRIX ET MÉDAILLE D'OR À L'EXPOSITION DE S-LOUIS 1904\n\nPremières médailles aux Expositions d'Amsterdam, Paris, Liverpool, Le Havre, Bruxelles, Chicago, etc. etc.\n\nFabrique de cadres pour tableaux.\nCh. XHROUET\n192, rue Royale, Bruxelles\n\nCadre de tous styles et d' près dessin pour tableaux\naquarelles, pastels, etc.\n\nLe plus grand choix du pays. — Prix modérés\n\nARGUS DE LA PRESSE\nFONDÉ EN 1879\nLe plus ancien bureau de coupures de Journaux\n\n« Pour être sûr de ne pas laisser échapper un journal qui l'aurait\nnommé, il était abonné à l'Argus de la Presse, » qui lit, découpe et\ntraduit tous les journaux du monde, et en fournit des extraits sur\nn'imprime quel sujet ».\n\nHECTOR MALOT (ZYTE p. 70 et 323).\n\nL'Argus de la Presse se charge de toutes les recherches\nrétrospectives et documentaires qu'on voudra bien lui\nconfier.\n\nL'Argus lit 8.000 journaux par jour.\nÉcrire : 42, rue du Faubourg-Montmartre, PARIS.\nAdresse Télégraphique : ACHAMBUR-Paris.\n\nE. DEMAN, Libraire-Editeur\n86, RUE DE LA MONTAGNE (Entresol)\n\nÉditions d'Art. — Œuvres de J. BARBEY D'AUREVILLY,\nMALLARMÉ, MASTERLINCK, VERHAEREN, VILLIERS DE L'ISLE-\nADAM, CONSTANTIN MEUNIER, FÉLICIEN ROPS, etc.\n\nLivres rares ou précieux, anciens et modernes.\nESTAMPES ANCIENNES, EAUX-FORTES ET DESSINS DE F. ROPS\nCommission, Achat, Expertises, Direction de ventes publiques.\n\nSalle d'Exposition\n\nMERCURE DE FRANCE\n26, RUE DE CONDÉ, PARIS\n\nParait le 1er et le 15 de chaque mois et forme dans l'année\nsix volumes\n\nLittérature, Poésie, Théâtre, Musique, Peinture,\nSculpture, Philosophie, Histoire,\nSociologie, Sciences, Voyages, Bibliophilie, etc.\n\nPrix du numéro : France, 1 fr. 25; étranger, 1 fr. 50\nAbonnement annuel : France, 25 francs; étranger, 30 francs.\n\nLa Lecture Universelle\n86, rue de la Montagne, BRUXELLES\n(entre les rues d'Arenberg et d'Assaut).\n\n250.000 volumes français et étrangers. — 400 revues.\nCatalogue (1.070 pages) Prix : 2 francs.\nABONNEMENTS : 10 francs par an, 2 francs par mois.\nService de périodiques à domicile.\nArrangements spéciaux pour la province et les villégiatures.\n\nLIBRAIRIE NATIONALE D'ART ET D'HISTOIRE\nG. VAN OEST & C°\n16, place du Musée, BRUXELLES.\n\nVient de paraître\ndans la\nCollection des Artistes belges contemporains\nALBERT BAERTSOEN\npar FIEKENS-GEVAERT\n\nUn beau volume grand in-8°, contenant plus de 50 reproductions\nde l'œuvre du maître : peintures, dessins, eaux-fortes,\ncroquis, etc., dont 33 planches hors texte, en heliogravure et en\ntypogravure.\n\nPrix : 10 francs.\n\nIl a été tiré de cet ouvrage 50 exemplaires de grand luxe, sur\npapier impérial du Japon, à grandes marges, texte réimposé\nnumérotés de 1 à 50. Ces exemplaires sont enrichis d'une eau-fort\noriginale et inédite d'ALBERT BAERTSOEN. Prix des exemplaires\nde luxe : 40 francs.\n\nLES MAITRES DE LA MUSIQUE\nÉtudes d'Histoire et d'Esthétique\nPubliées sous la direction de M. Jean CHANTAVOINE\nChaque volume in-8° eeu de 250 pages environ,\n3 FR. 50\n\nFELIX ALCAN, éditeur, 108, boulevard St-Germain, Paris (6°)\n\nPalestrina, par MICHEL BRENET (3° édition). — César Franck, par\nVINCENT D'INDY (2° édition). — J.-G. Bach, par ANDRÉ PIRRO 3° édition).\n— Beethoven, par JEAN CHANTAVOINE (3° édition). — Mendelssohn, par\nCAMILLE BELLAIGUE 2° édition). — Smetana, par WILLIAM RITTER.\n— Flamme, par LOUIS LATOY 2° édition). — Mousseorgski, par M.-D. CALTO-\nCORLISI. — Haydn, par MICHEL BRENET (2° édition). — Trouvères et\nTroubadeurs, par PIERRE AUBRY (2° édition). — Wagner, par HENRI LICHTENBERGER (3° édition). — Gluck, par JULIEN TIERSOT. — Gounod, par\nCAMILLE BELLAIGUE. — Liszt, par JEAN CHANTAVOINE. — Haendel, par\nROMAIN ROLLAND.\n\nDEMANDER CHEZ TOUS LES PAPETIERS\nL'Encre à écrire indélébile\nBLUE-BLACK Van Loey-Noury\nSUPÉRIEURE À TOUTES LES AUTRES MARQUES\n\nBruxelles. — Imp. V° MONNOM, 32, rue de l'Industrie.",
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