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     "texte": "TRENTE-DEUXIÈME ANNÉE. N° 5. 4 FÉVRIER 1912.\n\nL'ART MODERNE\n\nREVUE CRITIQUE HEBDOMADAIRE\n\nBUREAUX : RUE DE L'INDUSTRIE, 32, BRUXELLES\n\nABONNEMENT : BELGIQUE, 10 FRANCS L'AN; UNION POSTALE 13 FRANCS. — LE NUMÉRO, 25 CENTIMES\n\n---\n\nSOMMAIRE\n\nA la mémoire de Jacques Dubrœucq (JULES DESTRÉE). — Poètes : Grégoire Le Roy, Maurice Gouches, Jules Sottiaux, Etienne Bellot, Fernand Limbosch, Jean Bouscatel (FRANCIS DE MIOMANDRE). — Les Amis de la Médaille d'Art (O. M.). — Au Cercle artistique : MM. H. Roidot et Louis Ludwig (F. H.). — Notes de Musique : Deuxième Concert du Conservatoire; Récital Sydney Vantyn; Concert J.-J. Nin (Ch. V.) — Le Théâtre à Paris : Les Petits; La Charité, s. v. p.; Anne... ma sœur... (F. M.). — Les Amis de la Littérature (G. R.). — Chronique théâtrale : Un drame sous Philippe II; la Revue du Cercle artistique et littéraire (G. R.). — Memento musical. — Petite Chronique.\n\n---",
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     "texte": "A la mémoire de Jacques Dubrœucq (1)\n\n.... Les artistes wallons réapparaissent à la lumière. Successivement les expositions rétrospectives de Liège, de Charleroi et de Tournay ont attesté la splendeur et la variété des expressions esthétiques wallonnes. A Charleroi, Jacques Dubrœucq se voyait dédier toute une salle et l'attention était violemment appelée sur son œuvre. Quelque incomplète qu'en fût la présentation, elle surgissait comme une révélation inattendue, provoquant un long cri d'admiration. La sympathie que le vieux maître avait excitée chez quelques rares connaisseurs gagnait la foule; aux visiteurs de notre pays, aux Wallons, aux Montois eux-mêmes, Dubrœucq se montrait en sa réalité comme l'une de nos plus nobles gloires, et la curiosité publique s'éveillait au milieu d'un unanime concert de louanges.\n\n(1) M. Jules Destrée, continuant ses glorifications d'artistes wallons, a écrit pour la remarquable traduction de l'ouvrage d'Hedicke que vient de publier à Mons, sous les auspices de la Société d'archéologie, M. Dony, une intéressante préface dont nous publions l'essentiel.\n\nNous savons peu de chose sur les mérites de Dubrœucq architecte, mais les témoignages des contemporains nous prouvent que cette part de son activité ne fut pas la moindre. Même pour le fameux jubé de Sainte-Waudru, nous ne pouvons pas nous rendre compte de la valeur architecturale par laquelle il pouvait se distinguer, et la précise évocation de M. Hedicke, quelque savante qu'elle soit, ne vaudra jamais une reconstitution que nous appelons de tous nos vœux.\n\nNous ne pouvons donc admirer en Dubrœucq, à l'heure actuelle, que le sculpteur. Celui-ci reste prodigieux. La beauté de ses albatres est souveraine. Rien ne peut leur être comparé, en Belgique, pour l'élégance harmonieuse des formes, la noblesse calme des attitudes, la sérénité exquise du sentiment. Jamais notre sculpture n'avait produit des œuvres d'un rythme plus parfait; et depuis le xvi° siècle, il faut attendre l'art d'un Victor Rousseau pour retrouver les accents d'une pareille pureté.\n\nC'est toute la Renaissance italienne à son aurore, c'est Sansovino, c'est Michel-Ange jeune qui se transposent dans les lignes et les reliefs d'un Dubrœucq. Il sculpte les marbres en nos pays du Nord comme on les sculpte dans les pays de lumière. L'incroyable pondération des formes qui fit la gloire de l'art grec, la distinction suprême et mesurée qui distingua la Renaissance italienne, ont leur écho inattendu dans les œuvres du sculpteur montois.\n\nInattendu, surtout pour ceux qui, suivant les idées répandues, acceptées superficiellement sans réflexion ni contrôle, s'obstinent à croire que les Pays-Bas n'ont produit que des peintres et que les Flamands, maîtres des couleurs, sont nos seuls artistes. Mais attendu, au",
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     "texte": "34\n\nL'ART MODERNE\n\ncontraire, et combien significatif pour ceux qui, atten- tifs à démêler l'apport de chaque race dans la dualité nationale, essaient d'expliquer les formations esthé- tiques en tenant compte, entre autres facteurs, du fac- teur ethnique trop négligé.\n\nComme il paraît logique à ceux-là que le grand sculpteur dont nous parlons soit né à Mons, au cœur même de cette Wallonie, région extrême des âmes latines. La Grèce et l'Italie parlent des langues fraternelles, et tout s'explique. Quand M. Hedicke veut trouver à Jacques Dubrœucq des parentés artistiques, c'est avec raison qu'il cite le Français Jean Goujon et le Lorrain Ligier Richier. Ames latines aussi en des pays du Nord ; âmes éprises de mesure et d'harmonie, amoureuses de la ligne expressive et calme.\n\nConfrontez avec ce groupe d'œuvres-là les productions du moyen âge et de la renaissance germaniques. Vous n'y trouverez plus les mêmes qualités. D'autres aspects de la nature et de la beauté sollicitent la sensi- bilité des artistes; c'est le pittoresque, le caractère, l'individualisme réaliste, que sais-je ! L'antithèse est totale.\n\nA cet égard, la personnalité de Jacques Dubrœucq est donc particulièrement démonstrative. Elle nous permet, mieux que bien d'autres, de déterminer les signes distinctifs de l'impressionnabilité wallonne. Et si l'on veut accepter notre manière de voir, on en pourra déduire une satisfaisante explication de ce problème dont M. Hedicke, faute d'éléments historiques, ne s'est point préoccupé : celui des origines. Nous voyons bien, sans doute, que l'influence italienne a été décisive pour l'éducation de Dubrœucq, mais un point reste obscur : comment le « Flamand » a-t-il pu pareillement recevoir et comprendre la leçon de l'Italie ? Comment, de quels maîtres a-t-il reçu ses premières leçons ? Qui a guidé ses premiers pas, de façon à faire, murir son génie en même temps que celui de la Renaissance italienne ?\n\nNous ne savons rien, à ce propos, de façon certaine. Aucune œuvre de Dubrœucq antérieure à son voyage d'Italie ne nous est parvenue. Nous ignorons, et nous ignorerons sans doute toujours dans quel atelier il fit son apprentissage.\n\nMais nous pouvons supposer, avec quelque vraisemblance, que ce furent des imagiers de Mons ou de Tournay qui lui apprirent à manier le ciseau et l'ébauchoir. C'étaient de modestes artisans qui, pour la plupart, suivirent docilement la mode gothique. Toutefois, dans certains bas-reliefs fénéraires, il y a déjà des soucis d'expression et d'harmonie où un observateur attentif peut deviner le génie latin. Il apparaît magistralement, aux siècles antérieurs, dans l'œuvre d'un Beauneveu. Ainsi se reconstituerait logi- quement la filiation de nos sculpteurs.\n\nCe n'est qu'une hypothèse, assurément. Mais toute l'histoire de notre art wallon, dont on s'est si peu occupé, est encore à faire et nous en sommes réduits, à l'heure présente, aux conjectures. Je crois qu'il vaut mieux rattacher Dubrœucq à la sensibilité wallonne que d'y voir une sorte de fleur italienne, éclosé isolement et comme par miracle dans les contrées du Nord.\n\nQuoi qu'il en soit, on peut espérer que l'ouvrage de M. Hedicke, enfin connu en Belgique grâce à M. Dony, contribuera puissamment à faire comprendre et honorer ainsi qu'il le mérite le vieux maître montois et facilitera la réalisation de l'œuvre souhaitée par tous les visiteurs des Arts anciens du Hainaut : la reconstitution, dans la mesure du possible, dans l'église de Sainte-Waudru, du jubé qui est son plus haut titre de gloire. On peut s'indigner contre le vandalisme qui le fit détruire ; on avouera toutefois que l'indifférence qui en laissa à l'abandon les fragments sur les pavements des caves et des sacristies de la collégiale est aussi barbare. Il y a là, pour tous les amis de l'art wallon, un scandale qui n'a que trop duré. Remercions M. Dony de nous avoir donné l'occasion de le dénoncer.\n\nJULES DESTRÉE",
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     "texte": "POÈTES\n\nGrégoire Le Roy, Maurice Gauchez, Jules Sottiaux, Étienne Bellot, Fernand Limbosch, Jean Bouscatel.\n\nM. Grégoire Le Roy n'est pas un de ces versificateurs abondants qui s'expriment en vers comme un journaliste s'exprime en prose, avec la même indifférence endormie. Il ne confie pas à la strophe ce qui est à peine digne de l'alinéa. Son œuvre ne tient pas beaucoup de place, mais on peut lire son œuvre. Il écrit peu, mais c'est toujours pour dire quelque chose, très peu à nous, beaucoup à lui-même. Peu de poètes sont plus confidentiels, plus intérieurs.\n\nSon dernier recueil se nomme : La Couronne des Soirs (1). Titre symbolique et qui, pour ainsi dire, prend congé. Il y est beaucoup parlé de la mort, mais c'est sur le ton de la sagesse et de la résignation.\n\nAinsi, ce très bel Acquiescement, que je veux citer tout entier :\n\nACQUIESCEMENT\n\nJ'aime ce soir d'automne avec son doux silence Qui cache à mes regards la mort de la saison ; Mon esprit, libéré de la terre, s'élance Vers les calmes sommets de la sage raison.\n\nUn même effacement en moi-même s'opère Où s'endorment mes sens, las comme des amants, Et mon cœur semble vide et comme solitaire De tous les beaux trésors que m'ont volés les ans.\n\nJe regarde en arrière et, dans mes souvenirs, Je vois brûler toutes les heures de ma vie, Et l'une enflamme l'autre et mon âme éblouie S'étonne de les voir si simplement mourir\n\n(1) GRÉGOIRE LE ROY : La Couronne des Soirs. Bruxelles. H. La- mertin. Éditions du Masque.",
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     "texte": "# L'ART MODERNE\n\n---\n\nC'est un gai flamboiement, une flamme soudaine  \nQue le vent d'un beau soir exalte vers les cieux ;  \nPuis la flamme s'abat et, dans toute la plaine,  \nUn voile de fumée s'étend devant mes yeux.\n\nL'heure comme le ciel devient grise et douteuse ;  \nTout se confond en eux, tout se confond en moi ;  \nC'est mon regard qui pense et mon âme qui voit,  \nEn un doux glissement d'inconscience heureuse.\n\nJe ne regrette rien ; j'acquiesce et je m'incline ;  \nEt le dernier adieu du dernier abandon  \nS'est tu, comme s'est tue, au banc de la colline,  \nLa voix qui rappelait la mort de la saison.\n\nInlassablement, le poète revient sur ce thème : l'approche de la mort. Il est rare qu'elle lui arrache un cri. Non qu'il ignore le désespoir. Mais il serre les dents sur le secret de sa douleur et tache de l'exprimer avec modération. Seulement, son sentiment intérieur est si profond, si violent qu'on le-discerne malgré tout et que, dans ces strophes qui se veulent paisibles, il met un accent particulier, un beau timbre aux sonorités mineures et prolongées. On dirait aussi d'un peintre qui aurait volontairement éteint ses harmonies. Avec un peu d'attention, le spectateur s'aperçoit de la richesse secrète des couleurs.\n\nEt puis, cette poésie purifiée et comme décantée, ces images dépouillées et spiritualisées conviennent à merveille à l'expression de sentiments aussi sereins, aussi près de l'eau-delà.\n\n## LA NUIT\n\nVoici la Nuit qui marche et s'avance vers nous !  \nIl faut se prosterner et tomber à genoux ;  \nVoici la nuit, la douce nuit, la nuit sévère  \nQui, de ses pieds ailes, vient de toucher la terre.\n\nAu devant d'elle vont l'amour et la souffrance ;  \nEt, pour que l'un et l'autre y trouvent leur soutien,  \nElle amène ici-bas, les tenant par la main.  \nCelles qui sont ses filles : l'ombre et le silence.\n\nNuit patiente et douce, ô lune maternelle !  \nVous êtes bien la sour de tout ce qui se plaint  \nEt de tout ce qui vit, de notre terre enfin,  \nCar la pensée, en vous, se puise comme en elle.\n\nSi le soleil, comme un amant, peut caresser  \nLa plaine et l'Océan, les fleuves et les cimes,  \nVous seule avez le don de les faire penser  \nSous la discrète ardeur de vos rayons intimes.\n\nL'âpre vie et la chair sont les fil'es du jour,  \nMais l'âme qui recherche et qui scrute les causes,  \nEt les deux qui ne sont que la pensée des choses  \nO nuit, ô douce nuit, sont nés de vos amours.\n\nOn pourrait souhaiter des rythmes plus libres, plus mouvementés aux strophes dont M. Maurice Gauchez célèbre la Hollande et ses paysages (1). Ces morceaux descriptifs ne manquent ni de pittoresque ni de grâce, mais la forme de l'alexandrin est un peu bien solennelle pour ces tableaux que l'auteur appelle lui-même fort justement des images.\n\nLui-même semble avoir voulu me fournir des arguments, avec cette jolie pièce à laquelle on voudrait beaucoup de sœurs et qui commence de si preste façon :\n\n## CHANSON FLAMANDE A HARLEM\n\nHumant l'odeur amère et folle des tulipes,  \nEt l'amer petit goût du schiedam,  \nJe m'en reviens, horticulteur fumant la pipe  \nDes champs de Harlem vers Amsterdam.\n\n(1) MAURICE GAUCHER : Images de Hollande. Bruxelles, O. Lamberty.\n\n---\n\nM. Jules Sottiaux célèbre un peu pompeusement la Wallonie héroïque (1). Son livre est une illustration de plus à la théorie erronée qui associe les grands sentiments aux grands vers, qui croit poétiques certains de ces sentiments. Je ne sais pas pourquoi, mais le patriotisme ne donne rien en poésie, surtout quand il est historique.\n\nEncore moins, hélas ! la sociologie. Témoin le drame social que M. Étienne Bellot appelle Vindex (2). On dirait du Ponsard moderne.\n\nCitons enfin le Bois d'Olivier (3), poèmes de Raymond Limbosch et les Heures mortes (4) de M. Jean Bouscatel, recueils pleins de vers jeunes, aimables et délicats.\n\nFRANCIS DE VIOMANDRE\n\n---",
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     "texte": "## Les Amis de la Médaille d'art.\n\nLa Société holland-belge des Amis de la Médaille d'art (Section belge) s'est réunie en assemblée générale dimanche dernier au Palais des Académies sous la présidence de M. Alphonse De Witte. Le rapport du secrétaire, M. Verhas, constate la situation prospère de l'Association. Depuis 1910, le chiffre des membres belges de celle-ci s'est élevé de 183 à 233. L'augmentation croissante des recettes (celles-ci ont atteint pour l'exercice écoulé 7,742 francs) permettra désormais à la Société de frapper chaque année pour ses membres trois médailles, dont l'exécution sera respectivement confiée à deux graveurs belges et à un graveur hollandais. Les graveurs belges chargés de ce soin pour 1912 sont M. De Keyzer (ou à son défaut M. Braecke) et M. De Bremaecker.\n\nEn outre, il sera distribué un jeton de présence dont l'auteur sera désigné par le sort. Le premier portera l'effigie de Léopold Wiener, dont les travaux ont exercé une grande influence sur la première période de la renaissance de la médaille en Belgique. C'est M. Joseph de Smeth, le lauréat du dernier concours de la Société, que la sort favorise.\n\nAux acclamations de l'assemblée, M. Casier, directeur général de l'Exposition de Gand en 1913, annonce qu'un Salon international de la Médaille analogue à celui qui remporta à l'Exposition de Bruxelles un si vif succès sera ouvert au Palais des Beaux-Arts de Gand en même temps que le Salon international de peinture et de sculpture. L'organisation en sera confiée à M. Aphonse De Witte, assisté de MM. Tombeur et Brunin.\n\nM. Jules Fonson annonce à l'assemblée qu'il se propose d'affecter tous les ans 500 francs à un concours organisé par la Société entre ses membres et ayant pour objet la composition d'une médaille industrielle propre à être offerte en prix. La première aurait pour sujet l'horticulture, et plus spécialement la Floriculture. Cette proposition est accueillie par les applaudissements de l'assemblée, qui passe ensuite à l'examen des médailles frappées au cours de l'année dernière en Belgique et à l'étranger et dont le bureau a réuni les types les plus intéressants. Parmi ceux-ci, les médailles de MM. G. Devreese, J. De Smeth et A. Bonnetain que nous avons signalées récemment à l'attention de nos lecteurs (5).\n\nO. M.\n\n(1) JULES SOTTIAUX : La Wallonie héroïque. Bruxelles, Éditions de la Belg que artistique et littéraire.\n\n(2) ÉTIENNE BELLOT : Vindex, drame social en vers, 5 actes, 8 tableaux. Paris, Eugène Figuière.\n\n(3) FERNAND LIMBOSCH : Le Bois d'Oliviers, Anvers, Éd. Joris.\n\n(4) JEAN BOUSCATEL : Les Heures mortes. Paris, Sansot.\n\n(5) Voir notre avant-dernier numéro.",
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     "texte": "AU CERCLE ARTISTIQUE\n\nMM. H. Roidot et Louis Ludwig.\n\nM. H. Roidot me semble avoir accompli de sérieux progrès. Ses compositions sont plus larges, d'un coloris plus dégagé qu'autrefois. Sa manière se simplifie, et le peintre apporte plus de soin dans la mise en page de ses tableaux. Ses toiles sont prassées en pleine pâte, avec une belle fougue; la matière en est grasse, riche de tons, très nourrie. Quelques toiles, comme le Moulin à vent, Calme, et surtout la Vieille ferme au printemps sont des mieux venues. M. Roidot est de ceux qui se sont franchement dégagés des conventions et des routines de l'ancienne école. Malgré des réminiscences — l'influence combinée de Claus et d'Heymans se fait encore sentir chez lui — on voit se dessiner une originalité dans ses œuvres. Il lui manque peu de chose pour occuper une place enviable dans la jeune école du paysage.\n\nL'ancienne rue de l'Hermitage de M. L. Ludwig est une toile bien équilibrée et d'un sentiment mélancolique intense. L'ensemble de ses peintures cependant paraît hâtif et d'une exécution par trop sommaire. Sa palette est terne, son dessin sans souplesse; une aquarelle fait exception encore : l'Escaut, page charmante, d'un coloris agréable et nuancé.\n\nF. H.\n\n---",
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     "texte": "NOTES DE MUSIQUE\n\nDeuxième Concert du Conservatoire.\n\nOn n'ignore pas qu'une symphonie inédite de la fin du XVIIIe siècle découverte récemment à Iéna est attribuée, à tort ou à raison, à Beethoven. Il était intéressant de nous la faire connaître, et M. Tinel s'y est employé de bonne grâce, sans prendre d'ailleurs parti dans la discussion que l'événement a fait naître. Elle nous fut présentée en quelque sorte « S. G. D. G. », avec la seule mention : Attribuée à Beethoven. Quel qu'en soit l'auteur, l'œuvre, sans offrir un intérêt transcendant, est agréable à écouter. Elle fait songer à Haydn souvent, à Mozart quelquefois, à Beethoven plus rarement. Certains passages la rapprochent du Septuor écrit en 1799, la même année que la Symphonie en ut. Mais on fait remonter la composition de la Ienner-Symphonie à 1793, c'est-à-dire à l'époque des trois trios dédiés au prince Lichnovsky. Elle appartiendrait donc, si cette date est exacte, au début de la première période de Beethoven ou à la fin de ses œuvres de jeunesse. La curiosité aidant, cette symphonie aimable, avec son coquet Menuetto dans lequel se distinguèrent MM. Thomson et Herman, fut fort bien accueillie.\n\nIl en fut de même de la Rapsodie de Brahms pour contralto, choeur d'hommes et orchestre, que chanta avec un style parfait et d'une voix émouvante Mme Philippi, applaudie au début du concert dans la « Cantate nuptiale » et dans la « Cantate des cloches » (Schlage doch) de J.-S. Bach. Mais la Rapsodie porta davantage. M. Tinel a le sens de la musique romantique. Elle s'accorde beaucoup mieux avec son tempérament que les architectures sonores de J.-S. Bach, qui ne sont pas de son ressort. Son interprétation monotone, sans nuances et sans style, des deux cantates fut loin de mettre celles-ci en valeur.\n\nEn revanche, le Te Deum de Bruckner, œuvre intéressante et de belle allure, à laquelle on peut reprocher des développements excessifs et des répétitions trop nombreuses d'effets identiques, trouva en lui un défenseur éloquent et habile. Les choeurs ont malheureusement perdu la distinction qu'ils avaient autrefois et se « provincialisent ». L'orchestre (loués soient les dieux) conserve plus de tenue, de finesse et de discrétion.\n\nAccompagnée à merveille au piano par M. Minet, Mme Philippi chanta avec un charme exquis quelques lieder de Schubert et de Brahms. Et ce fut, certes, la joie la plus pure, l'impression la plus parfaite du concert.\n\nO. M.\n\nRécital Sydney Vantyn.\n\nM. Vantyn nous offrit, dans son programme, l'image d'un aimable éclectisme qui s'efforce à la fois de renouveler le fond trop éternellement le même des récitals de piano et de n'avoir recours qu'à des œuvres dont la pureté esthétique ne saurait être contestée. Après un tribut payé à Beethoven (sonate op. 53), à Chopin (Nocturne op. 32), à Schumann (Toccata op. 7) et à Liszt (2e Rhapsodie hongroise), il nous fit connaître une série de morceaux de provenance et de tendances très diverses, allant d'un Ave Maria, d'une ligne très pure, de M. Tinel, à l'impressionniste Danse des Seises dans la Cathédrale, de M. Joaquin Turina, ce jeune maître espagnol dont la Libre Esthétique fut la première à révéler la haute valeur à Bruxelles. Puis, une fine Arietta de l'italien du XVIIIe siècle Leonardo Leo, de petites pièces délicatement écrites de Rimsky-Korsakow, Liadow et Moszkowski, une Berceuse du Norvégien Kjerulf, qui représente dans son pays la tradition de Schubert, de Niels Gade et de Jensen; enfin, une Scène de carnaval, d'un tour alerte et humoristique, de M. Vantyn lui-même. Et tout cela joué avec une grande ferveur d'interprétation, un toucher délicat et sûr, une probité d'artiste qui ne vise pas à l'effet pour l'effet, mais qui cherche à rendre de la façon la plus simple et la plus vraie le sens expressif de ce qu'il exécute.\n\nConcert J.-J. Nin.\n\nTout autre fut le programme de M. Nin, consacré à la musique de clavecin au XVIIIe siècle en France, en Italie et en Allemagne. On sait que cet artiste s'est spécialisé dans la musique ancienne. Il nous a déjà été donné d'apprécier ici même son grand talent à l'occasion des séances qu'il donna à l'Université Nouvelle, en 1907 et en 1909, avec le concours respectif de MM. Calvocerossi et Jean-Aubry, conférenciers (1).\n\nAu concert de mercredi dernier, il nous convia au régal le plus fin que l'on pût imaginer. Des pièces de Couperin, Rameau, Royer et Duphly en formaient les entrées; cinq sonates de D. Scarlatti y faisaient fonction d'entremets; le Concerto italien et le Concerto en ré mineur pour piano et cordes de J.-S. Bach en étaient les plats de résistance. Un « menu » artistement rédigé et imprimé donnait des renseignements sur la vie et l'œuvre des merveilleux Vatel, inventeurs de cette cuisine délicate; le texte d'un toast en l'honneur du piano servait d'épilogue à cette liste de mets savoureux et reléguait le clavecin au rang des vieux fourneaux tombés en désuétude.\n\nMais assez de comparaisons disgracieuses... Le fait est que nous avons rarement assisté à une séance musicale d'une tenue aussi noble, aussi parfaite, aussi idéale à tous les points de vue. Musique tour à tour admirable ou exquise, interprétation lumineuse et sans tache, rien n'y manqua pour que l'impression totale fût d'une beauté accomplie.\n\nQue dire de ces délicieuses « couperinades » où revit la fringante spiritualité de la Régence et le coloris subtil de Watteau? De cette Gavotte et variations de Rameau, où l'auteur des Fêtes d'Hébé a mis ce qu'il avait de plus grand et de plus grave en lui? De cette mystérieuse Zaide de Royer, d'une grâce si prenante? De cette Victoire de Duphly, si sûre d'elle-même et d'une si pimpante élégance?\n\nEt puis, ces sonates de D. Scarlatti où semble vivre toute la joie du chaud soleil méditerranéen, enchâssée dans le cadre étroit d'une ravissante orfèvrerie! Enfin, J.-S. Bach, avec son Concerto italien, tout en tendres ondulations ou en rythmes décidés, et son concerto en ré mineur, dont on ne saurait décrire la grandiose architecture, la profondeur et le rêve!\n\nDe toutes ces œuvres, M. Nin donna une interprétation parfaite par le style, la délicatesse et le fini. On peut ne point par-\n\n(1) Voir l'Art moderne du 3 mars 1907 et du 14 février 1909.",
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     "texte": "## LE THÉÂTRE A PARIS\n\nLes Petits, pièce en 3 actes de M. Lucien Népoty (Théâtre Antoine). — La Charité s. v. p., pièce en trois actes de M. William Speth, et Anne... ma sœur..., un acte en vers de M. Jean Auzenet (Théâtre l'Œuvre).\n\nLe problème posé par M. Lucien Népoty est un cas, somme toute, assez rare : Une femme a eu deux enfants de son premier mari, lequel en a eu deux de sa première femme, et à leur tour les deux nouveaux époux en auront un ; une petite fille, leur seul lien. Leur seul lien, car chaque paire d'enfants ressemble surtout au parent disparu ; les deux premiers au père mort : un savant libéral et qui fut volage (cela arrive aux plus savants et aux plus libéraux des hommes de science) ; les deux autres à leur mère défunte, qui fut au contraire pieuse et même dévote, un austère personnage qui ne badinait pas avec ses devoirs. De cette dissemblance naît forcément un conflit, d'ailleurs très finement noté en ce sens que, parfaitement puéril et absurde, faute d'un peu de bonne volonté initiale, il s'aggrave jusqu'à devenir insoluble, jusqu'à ce que tout ce petit monde soit jeté les uns contre les autres dans une lutte irréductible. Que faire cependant ? Les Burdan et les Villaret ont réussi à imposer leur propre brouille aux vieux époux eux-mêmes, qui, n'osant se réconcilier ensuite officiellement, se voient en cachette. Mais, leur ruse découverte, les frères ennemis sont si touchés qu'ils comprennent d'un coup la vanité de leur discorde, qui aussitôt se dissipe.\n\nC'est le défaut de la pièce : elle porte sur un conflit qui n'existe qu'illusoirement, un peu par la volonté de l'auteur, et la trop parfaite symétrie des données de son problème. On sent bien que s'il n'était pas ainsi posé, il n'aurait plus de gravité. Et de ce défaut, il convient d'avertir tout de suite le très jeune auteur qu'est M. Népoty de peur que, gâté par un succès qui sera certes très grand, il ne prenne pour une qualité de composition cette rigueur abstraite et ne nous fasse ensuite des pièces mouvementées mais sans observation directe.\n\nCar, précisément, d'observation directe il ne manque pas : témoin ses scènes d'enfants, qui sont ravissantes et d'une justesse qui touche à l'exquis : scènes d'amour ingénu, nouveau, inconsciente, scènes nuancées, délicates et d'une émotion fine... très fine. Les Petits représentent sur la pièce précédente, l'Oreille fendue, un grand, un très grand progrès.\n\nMlle Lavallière, en travesti, fut un collégien adorable, d'une mutinerie, d'une fantaisie, d'une verve qui enthousiasmèrent le public. Mme Suzanne Munte (Mme Villaret) est une bien belle actrice, à tous les points de vue. Mlle Jeanne Fusier eut quinze ans d'une façon bien frissonnante et bien suave. La petite Carlia, qui ne jouera les ingénues que dans seize ans, est déjà rouée comme une mère noble : c'est délicieux et effrayant. M. Gémié éteignit, sans doute volontairement, toute la coquetterie incluse dans son rôle de mari amoureux pour n'insister que sur le côté autoritaire et austère du père de famille dévot. M. Capellani, Mmes Dermoy, Nelly Beryl. MM. Rensy et Lluis furent à l'envi excellents. On peut dire de l'interprétation des Petits qu'elle a été parfaite.\n\n* * *\n\n(1) Le concerto en ré mineur était d'ailleurs écrit, à l'origine, pour le violon.\n\nMme Raymonde Courtoy s'est lancée dans la charité. Mauvaise affaire. La nonchalance a vie faite de le lui prouver. Et aussi le cynique Oetave Boissard, le député, qui a vendu à l'entreprise le prestige de son nom et qui explique que le tripotage est la loi des administrations. Pour se procurer de l'argent, Mme Courtoy fera toutes les concessions désirables. On eût souhaité qu'elle marquât, à plier à cette nécessité, un désespoir plus contenu et aussi que cette nécessité ne revêtît pas les formes romantiques que le dramaturge lui prête. Il y a notamment une riche coquette divorcée, Mme Henriette Valmy, que Mme Courtoy veut faire épouser à son fils Paul. Il y a aussi une cocotte non moins riche dont le rêve serait d'entrer dans l'œuvre philanthropique avec un titre hono- rifique. C'est pour éviter ce désastre moral que Paul, qui aime sa cousine, consent à épouser la dame divorcée. Mais il se désole, ensuite. C'est alors que Mme Courtoy, avec un cynisme un peu gratuit, lui conseille de ne pas se gêner avec la petite cousine. Ce qui révolte le jeune homme au point de le pousser au suicide. Et il se suicide en effet.\n\nL'œuvre de M. Speth est remplie de bonnes intentions, mais son exécution est extrêmement naïve. Les interprètes se sont efforcés de combattre cette impression par le naturel de leur jeu. Et il n'y a que des félicitations à adresser à Mmes Greta Prozor (Mme Courtoy), Renée Charmoy, Aimée de Raynal et à MM. Saillard, Praxi, R. Reynal, Ducollet, Bernard. Mais surtout M. Lugné-Poe fut étourdissant de verve dans son rôle épisodique du baron de Quimper, dont le public, à cause de cette intervention, regrettait tant la brièveté.\n\nQuant à Anne... ma sœur..., c'est un petit divertissement en vers aimables sur un sujet de l'Enéide. Il s'agit d'une certaine substitution amoureuse extrêmement croustillante, et même parfois un peu roide. Mmes Jeanne Ugalde, Saville et Lesville, MM. Baissac, Damorès et Ducollet y furent à l'envi spiritue s et spirituellement intentionnés.\n\nF. M.",
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     "texte": "## Les Amis de la Littérature.\n\nM. Louis Delattre est un conteur plein d'humour et de verve : à la tribune des Amis de la Littérature, il s'est révélé conférencier agréable, d'une bonhomie simple et chaude qui, d'emblée, a fait la conquête du public. Il a parlé de l'inspiration populaire chez nos prosateurs et, contrairement à l'avis des apôtres des idées générales et de la littérature dite psychologique, il a exalté cet art sobre et franc qui va chercher résolument ses modèles dans le peuple et qui se rajeunit ainsi aux sources mêmes de la vie de la nation.\n\nAprès lui, M. Paul André est venu nous parler du modernisme dans notre poésie. Sa causerie très documentée a montré comment, qu'ils le veuillent ou non, qu'ils s'en réjouissent ou s'en indi- gnent, tous nos poètes, vieux et jeunes, subissent l'influence du progrès mécanique de notre temps. Leur vers a dû se plier aux sujets nouveaux que la vie moderne leur imposait et, sur ces pensers nouveaux, ils ont fait... des vers libres.\n\nCes deux causeries ont été fort applaudies. Les conférences des Amis de la Littérature sont suivies et écoutées par un public de plus en plus nombreux. Elles produisent d'excellents résultats, celui, entre autres, de faire vendre les livres de nos écrivains non seulement à Bruxelles, mais aussi en province, partout où s'arrêtent les conférenciers. Ce résultat essentiel a été constaté après chaque conférence. La littérature belge en sera reconnaissante à M. Rouvez, l'organisateur dévoué de ces fructueuses cam- pagnes.\n\nG. R.",
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     "texte": "## CHRONIQUE THÉATRALE\n\nUn drame sous Philippe II, par G. de Porto-Riche. La Revue du Cercle Artistique et Littéraire.\n\nM. René Blum, aux matinées littéraires du Parc, devait nous parler de M. de Porto-Riche. C'était bien délicat, devant un",
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     "texte": "38\n\nL'ART MODERNE\n\npublic de jeunes filles. Comment analyser en ce lieu les pièces de l'auteur du Théâtre d'amour? M. René Blum s'est tiré de la difficulté en parlant très peu de M de Porto-Riche et beaucoup de Philippe II, le personnage principal de la première pièce de l'auteur de Vieil Homme. Il nous a dit que Philippe II était un abominable tyran et qu'il avait fait souffrir beaucoup les Belges. Sa causerie était un peu... neuve, à la vérité: elle était au moins bien dite et elle eut le mérite appréciable d'être très courte.\n\nQue dire d'Un drame sous Philippe II? L'influence de Victor Hugo y coule à pleins bords. Le vers est sonore et bien frappé, romantique à souhait. Un caractère, celui de la duchesse d'Alcala, par son émotivité extrême et sa soumission à la passion, fait pressentir les créations futures de l'auteur d'Amoureuse. La troupe du Paro a joué avec vaillance ce drame sombre et violent.\n\n* * *\n\nLe Monde ou l'on sent l'huile ou Les Ropins qui chantent (Leur joie fuit peur), ainsi s'intitulait ambitieusement la Revue du Cercle. Mais la pièce tenait les promesses de la porte. Elle était charmante d'esprit et de fine rossette, cette œuvre dont la vie ne connut que trois soirs et qui demeurera longtemps dans le souvenir de ceux qu'elle a divisés. Elle était en outre, en certaines parties, d'une grâce et d'une élégance exquises: je veux parler des tableaux du premier acte évoquant les Femmes célébrées par la peinture. Étonnants aussi, la parodie d'un drame japonais, le Panorama du Congo, l'Ecole d'Isadora Duncan. La revue du Cercle est entrée dans les traditions de la vie bruxelloise. Elle introduit victorieusement la Fantaisie et la Bonne Humeur, avec un brin de satire au chapeau, dans ce milieu qui fut si longtemps austère et renfrogné.\n\nG. R.\n\n---",
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     "texte": "MEMENTO MUSICAL\n\nDemain, lundi, à 8 h. 12, au Théâtre de la Monnaie, sixième concert populaire sous la direction de M. Otto Lohse et avec le concours de Mlle Suzanne Godenne, pianiste. Au programme: P. Gilson, Liszt et Wagner.\n\nMardi 6 février, à 8 h 1/2, à la Grande-Harmonie, piano-récital de Mlle Clara Treitschke. — A 8 h 3/4, au Conservatoire, audition d'orgue par le professeur Alphonse Desmet. OEuvres de J.-S. Bach, Cesar Franck, Merkel, Rheinberger, Guilmant et Widor. Vente de billets chez les principaux éditeurs de musique et le soir de l'audition à l'entrée de la salle. Les cartes de Patronat (vertes) sont valables.\n\nJeudi 8, à 2 heures, au Théâtre de la Monnaie, deuxième audition du sixième Concert populaire. — A 4 heures, au Cercle artistique, deuxième matinée musicale (OEuvres de J.-S Bach) avec le concours de MM. Bosquet, Chaumont, Demont et Jongen.\n\nSamedi 10, à 8 h. 12, à la Salle Erard, piano-récital de M. L. Lavoye.\n\nDimanche 11, à 2 h. 12, à l'Alhambra, quatrième Concert Ysaye sous la direction de M. Fritz Steinbach. Au programme: 1. Ouverture (suite) en ré majeur (Bach); 2. Symphonie n° 3 (Haydn); 3. a) Gavotte de l'opéra Idomène (Mozart); b) Menuet de la Sérénade op 41 (Brahms); c) Ballet n° 2 de Rosemonde (Schubert); 4. La Vie d'un héros, poème symphonique (Strauss). Repetition générale la veille, mêmes salle et heure.\n\nMardi 13, à 8 h. 12, à la Salle Nouvelle, concert de M. Marcel Laoureaux et de Mlle Elsa Homburger.\n\nMercredi 14, au Cercle artistique, concert de musique religieuse avec le concours de Mme Nordewier-Reddingius.\n\nJeudi 15, à 4 heures, au Cercle artistique, troisième matinée musicale Musique moderne) avec le concours de MM. Bosquet, Jongen et du Quatuor Chanmont. — A 8 h. 1/2, à la Salle Nouvelle, récital de M. Joan Frigola, violoniste.\n\nJeudi 22, à 2 h. 12, au Théâtre des Galeries, troisième séance du Quatuor Capet. Au programme: Haydn (n° 41), Brahms (op. 54 n° 1 et Schumann op. 41, n° 3). — A 4 heures, première séance d'orgue maîtres des xvi^e, xvii^e, xviii^e et xix^e siècles), donnée par M. Jongen. — A 8 h. 1/2, au Théâtre de la Monnaie, concert donné par l'orchestre de La Haye sous la direction du baron Van Zuylen van Nyevelt, avec le concours de Mlle Edyth Walker, cantatrice. — Même heure, à la Grande Harmonie, premier concert de la Société nationale des Compositeurs belges.\n\nOn nous signale de Londres le très grand succès qui accueillit, le 21 janvier dernier, aux « Sunday Concerts » dirigés par M. Henry J. Wood à Queen's Hall, une œuvre inédite de Pol-dowski, le compositor dont on applaudit l'an dernier à la Libre Esthétique une série de mélodies d'une inspiration si personnelle et si musicale.\n\nIntitulée Suite-Miniature et divisée en cinq parties dont chacune revêt la forme d'une danse ancienne (Passa Mezzo, Musette, Minuetto, Rigaudon, Gigue), l'œuvre nouvelle est écrite pour deux flûtes, hautbois, hautbois d'amour, cor anglais, cor de basset et clarinette basse. Elle fut très bien interprétée et plus infiniment par son charme mélodique et ses jolies sonorités.\n\nM. Wood a inscrit au programme d'un de ses prochains concerts un Nocturne pour orchestre du même auteur.\n\nLes éditeurs Senart, Roudanez et Cie (Paris, 20 rue du Dragon) mettent en souscription sous le titre les Maîtres Contemporains de l'Orgue une anthologie de 275 pièces inédites pour harmonium ou orgue composées par les plus illustres musiciens de tous les pays et publiées sous la direction de l'abbé J. Joubert, organiste du grand orgue de la cathédrale de Luçon. L'ouvrage formera trois volumes, les deux premiers consacrés à l'Ecole française, le troisième aux Ecoles étrangères. Le prix de souscription est de 25 francs net pour les trois volumes.\n\nLes Maîtres Contemporains de l'Orgue paraîtront le 15 mars.\n\n---",
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     "texte": "PETITE CHRONIQUE\n\nLe Salon de la Libre Esthétique, qui sera inauguré au début de mars dans les galeries du Musée de Peinture moderne, consacrera une salle aux tableaux, dessins et gravures de Jean Louis Forain, un maître dont les illustrations sont universellement célèbres mais qu'on connaît fort peu en Belgique comme peintre et comme aquafortiste.\n\nParmi les artistes belges, le Salon groupera entre autres d'importants ensembles des peintres Albert Baertsoen et Emile Claus, deux des plus hautes personnalités de l'Ecole flamande. On cite aussi au nombre des invités Mlle A. J. Heymans, Marcel Jefferys, G. Lemmen, R. Picard, W. Paerels, L. Thévenet, Ch. Doudelet, G. Coobaz, M.-H. Meunier, Mmes Leo Jo et G. Montald, les statutaires P. Du Bois, V. Rousseau, M. d'Haveloose, Louise Mayer-Ochsé, etc.\n\nLa reine Marguerite d'Italie a fait connaître au comité organiste de l'exposition de miniatures qu'elle accepte la présidence du comité italien. La Reine participera à l'exposition par l'envoi d'une vitrine contenant les meilleures miniatures de sa collection.\n\nUne exposition d'œuvres inédites de M. Georges de Feure (paysages de Hollande, de France et de Lombardie) est ouverte jusqu'au 18 février, 22 rue Coudenberg.\n\nMlle Jeanne Mesens et M. Léon Tombu exposent du 3 au 12 février leurs œuvres récentes à la Galerie Boute, 134 rue Royale.\n\nAu Cercle artistique, du 5 au 14 février, exposition des œuvres de M. Charles Houben.\n\nL'exposition du Livre Japonais organisée par le Musée du Livre au Palais des Beaux-Arts, rue de la Régence, obtient un tel succès que sa durée est prolongée jusqu'au 8 février.\n\nMM. R. Boiers, J. Celos, J. De Graef, A. De Laet, Pol Dom, Em. Gastemans, F. Gogo, A. Maclot, E. Pieters, J. Pusenaer, A. Van Beurden, T. Van Oesch et E. Wiethase, membres du Cercle Aze ick kan, ont ouvert hier leur exposition annuelle dans la",
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     "texte": "L'ART MODERNE\n\ngrande Salle des fêtes, place de Meir, à Anvers. L'exposition sera close le 29 février.\n\nLa participation des industriels allemands à l'Exposition universelle de Gand en 1913 est décidée. La commission est formée de personnalités de premier ordre et jouissant de la sympathie universelle. C'est une garantie absolue de succès, qui permet d'augurer bien de l'entreprise. La section allemande occupera une superficie d'environ 45,000 mètres carrés.\n\nNous avons annoncé la constitution d'un organisme nouveau, les Amis de l'Art wallon, né à la suite de l'Exposition de Charleroi et destiné à grouper toutes les compétences et les bonnes volontés en vue de soutenir et d'étendre les recherches sur l'histoire de l'art dans la Wallonie, de faire mieux connaître les trésors artistiques du passé ainsi que les travaux des artistes wallons d'aujourd'hui. Une première réunion des adhérents aura lieu aujourd'hui, dimanche, à 3 heures précises, au Cercle artistique. On y discutera les statuts de la Société et l'on élira le comité de celle-ci pour 1912.\n\nLes Amis de l'Art wallon ouvriront leur campagne par quatre conférences qui auront lieu en mars prochain à Bruxelles sous les auspices du Touring Club de Belgique. En voici le programme : MM. Jules Destree, les Arts anciens de la Wallonie; Maurice Wilmotte, les Lettres wallonnes; H. Fierens-Gevaert, les Beaux-Arts en Wallonie; Robert Sand, les Arts décoratifs et industriels wallons.\n\nM. Maurice Jaspar vient d'être nommé professeur au Conservatoire de Liège en remplacement de M. Ghymers, décédé. Cette nouvelle réjouira tous ceux qui apprécient le talent, le dévouement à l'art et de désintéressement de l'excellent artiste, qui depuis vingt ans se dépense généreusement pour répandre le goût musical et faire aimer les œuvres les plus belles des maîtres classiques et modernes.\n\nLa direction du Grand Théâtre de Gand, d'accord avec les auteurs, vient de fixer à vendredi prochain, 9 février, la première du conte mimosymphonique la Bacchante, de MM. Duplessy et Ambrosiny, musique de M. Léon Deleroix. Les répétitions sont activement poussées sous la conduite des auteurs, et les rôles ont été distribués comme suit : Mmes Judith Darling (la Bacchante), Berthola (Lykas), Deraes (Chrysis), Dechène (Myrith), Grooten (Leila), etc.\n\nS'il est discourtois de reproduire sans nous citer l'information que nous avons publiée récemment sur la participation de la Belgique à l'Exposition d'Art français de Saint Pétersbourg, il est tout à fait burleque de classer cette énumération d'œuvres d'Ingres et de Delacroix sous la rubrique l'Art belge à Saint-Pétersbourg.\n\nLes ciseaux du XXe Siècle sont maniés avec maladresse.",
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     "texte": "Vient de paraître chez H. FLOURY, à Paris.\n\nSAVOIE\n\nPAR\n\nOCTAVE MAUS\n\nIllustré de vingt bois originaux en couleurs, spécialement composés et gravés par LOUIS MORET\n\nIn-4° de grand luxe strictement limité à cent exemplaires numérotés, dont dix sur Japon ancien et quatre-vingt-dix sur papier à la cuve Van Gelder teinté.\n\nPrix : 75 francs sur Japon ancien; 35 francs sur Van Gelder\n\nAdresser les demandes à l'Administration de l'Art moderne, 32 rue de l'Industrie, à la Librairie nationale d'Art et d'Histoire (3. Van Oest et Cie, à M. Edmond Deman ou à MM. Dietrich et Cie, à Bruxelles. A Paris, à MM. H. Floury, E. Druet et Bernheim jeune et Cie.\n\nUn comité s'est constitué à Paris sous la présidence de M. Lhermitte en vue d'élever à Jules Breton un monument dans le village de Courrières, où naquit l'artiste le 1er mai 1827. Ce monument sera exécuté par les sculpteurs Theunissen et Houssin. On sait que Jules Breton avait en Belgique, et spécialement en Flandre où il reçut sa première éducation artistique sous la direction de Paul de Vigne, de nombreuses sympathies. Aussi s'est-il formé à Gand un comité destiné à seconder le comité français. M. Armand Heins, rue Basse 26, et M. Maurice Boddaert, 435 rue des Baguettes, se sont chargés de recueillir les souscriptions.\n\nLe Salon de la Société nationale des Beaux-Arts (Champ-de-Mars) sera ouvert au Grand Palais, avenue d'Antin, du 14 avril au 30 juin. S'adresser pour tous renseignements à M. Eugène Raguet, secrétaire général, au Grand Palais, porte B.\n\nLe Salon de la Société des peintres français (Champs-Elysées) sera ouvert au Grand Palais du 30 avril au 1er juillet. Dépôt des œuvres : peinture, du 9 au 13 et le 28 mars ; aquarelles, dessins, les 9 et 10 mars ; sculpture et gravure en médailles, les 13, 14 et 25 avril ; architecture, les 2 et 3 avril ; gravure et lithographie, les 4 et 5 avril ; art décoratif, les 13 et 14 avril.\n\nLe Comité du Salon d'Automne a décidé d'organiser pour le prochain Sa'on une exposition de Portraits du xixe siècle ouverte aux artistes français et étrangers.\n\nSottisier :\n\nLa Société a donné son banquet d'inauguration (qui comptait cent vingt-cinq couverts, parmi lesquels de nombreuses dames), le 7 janvier, à l'Elysée-Palace-Hôtel.\n\n(Le Parthénon, 20 janvier.)\n\nTAPIS D'ORIENT\n\nDALSÈME 2, RUE LEOPOLD, 2 BRUXELLES\n\nMAISON SPÉCIALE FONDÉE À PARIS EN 1844, LA PLUS ANCIENNE ET LA PLUS IMPORTANTE, DONT LES TAPIS D'ORIENT IMPORTÉS DIRECTEMENT DE LA TURQUIE, DE LA PERSE ET DES INDES ET GARANTIS AUTHENTIQUES FORMENT L'UNIQUE SPÉCIALITÉ À L'EXCLUSION DE TOUTE IMITATION.\n\nA PARIS : 18 RUE SAINT-MARO ET EN DOUANE POUR L'EXPORTATION",
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     "texte": "Maison Félix MOMMEN & C°, Brevetés\n\nFABRIQUE ET ATELIERS : 37, RUE DE LA CHARITÉ, BRUXELLES\nTéléphone 1947\nFabrique de Couleurs, Panneaux, Toiles, Vernis, etc., etc.\n\nSpécialité de tous les articles concernant la peinture, la sculpture,\nla gravure, l'architecture et le dessin.\n\nRENTOILAGE, NETTOYAGE ET VERNISSAGE DE TABLEAUX\n\nGRAND PRIX ET MÉDAILLE D'OR À L'EXPOSITION DE S-LOUIS 1904\nPremières médailles aux Expositions d'Amsterdam, Paris, Liverpool, Le Havre, Bruxelles, Chicago, etc. etc.\n\nMlle M. PEUSSENS\navisés à très élégant clientèle qu'elle a transféré ses ateliers et salons d'essayage\nRue du Gouvernement - Provisoire, 12\n\nA cette occasion, elle a créé des modèles aussi nouveaux qu'élégants et reuni un magnifique assortiment des tissus derrière nouveauté de Paris.\n\nARGUS DE LA PRESSE\nFONDÉ EN 1879\nLe plus ancien bureau de coupures de Journaux\n\n\"Pour être sûr de ne pas laisser échapper un journal qui l'aurait nommé, il était abonné à l'Argus de la Presse,\" qui lit, découpe et traduit tous les journaux du monde, et en fournit des extraits sur n'importe quel sujet\".\nHector Malot (ZYTE p. 70 et 323).\n\nL'Argus de la Presse se charge de toutes les recherches rétrospectives et documentaires qu'on voudra bien lui confier.\n\nL'Argus lit 8.000 journaux par jour.\nÉcrire : 12, rue du Faubourg-Montmartre, PARIS.\nAdresse Télégraphique : ACHAMBURE-PARIS.\n\nDEMANDER CHEZ TOUS LES PAPETIERS\nL'Encre à écrire indélébile\nBLUE-BLACK Van Loey-Noury\nSUPERIEURE A TOUTES LES AUTRES MARQUES\n\nLa Lecture Universelle\n86, rue de la Montagne, BRUXELLES\n(entre les rues d'Arenberg et d'Assaut).\n\n250.000 volumes français et étrangers. — 100 revues.\nCatalogue (1.070 pages) Prix : 2 francs.\nABONNEMENTS : 10 francs par an, 2 francs par mois.\nService de périodiques à domicile.\nArrangements spéciaux pour la province et les villégiatures.\n\nE. DEMAN, Libraire-Editeur\nRUE DE LA MONTAGNE (Entresol)\n\nÉditions d'Art. — Œuvres de J. BARBEY D'AUREVILLY, MALLARMÉ, MASTERLINCK, VERHAEREN, VILLIERS DE L'ISLE-ADAM, CONSTANTIN MEUNIER, FÉLICIEN ROPS, etc.\n\nLivres rares ou précieux, anciens et modernes.\nESTAMPIES ANCIENNES, EAUX-FORTES ET DESSINS DE F. ROPS\nExpertises, Direction de ventes publiques.\n\nSalle d'Exposition\n\nLe Courrier musical\nDirecteur : M. René DOIRE\nParaissant le 1er et le 15 de chaque mois.\nRedaction et Administration : 29, rue Tronchet, Paris.\nABONNEMENTS : France, 15 francs l'an; Étranger, 18 francs.\nDépôts pour la Belgique : MM. Breitkopf et Härterl, Fernand Lauweryns, frères, éditeurs, Bruxelles.\n\nLE COURRIER EUROPEEN\nHEBDOMADAIRE INTERNATIONAL\n280, BOULEVARD RASPAIL, PARIS\n\nComité de direction : Bjørnstjerne Bjørnsen, Jacques Novicow, Nicolas Salmeron, Gabriel Séailles, Charles Seignobos, Giuseppe Sergi.\nRedacteur en chef : Louis Dumur\n\nContributeurs de premier rang de tous pays. — Informations originales. — Indispensable à toute personne désirant suivre le mouvement politique international.\n\nFRANCE\nUn an . . . . . . fr. 12,00\nSix mois . . . . . . 7,00\nTrois mois . . . . . . 3,50\nLe n° . . . . . . 0,50\n\nUNION POSTALE\nUn an . . . . . . fr. 15,00\nSix mois . . . . . . 8,00\nTrois mois . . . . . . 4,00\nLe n° . . . . . . 0,50\n\nDemandez un numéro spécimen gratuit.\n\nImprimé sur papier de la Maison KEYM, rue de la Buanderis 12-14.\n\nBruxelles — Imp. V° MOMMEN, 32, rue de l'Industrie",
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