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     "texte": "TRENTE-TROISIÈME ANNÉE. N° 6. 9 FÉVRIER 1913.\n\nL'ART MODERNE\n\nREVUE CRITIQUE HEBDOMADAIRE\n\nBUREAUX : RUE DE L'INDUSTRIE, 32, BRUXELLES\n\nABONNEMENT : BELGIQUE, 10 FRANCS L'AN; UNION POSTALE 13 FRANCS. — LE NUMÉRO, 25 CENTIMES\n\n---\n\nSOMMAIRE\n\nA propos de J.-K. Huysmans (G. JEAN-AUBRY). — Le Salon de « Pour l'Art » (FRANZ HELLENS). — Les Etangs-Noirs (FRANCIS DE MIOMANDRE). — Au Cercle Artistique : les Sculptures de M. Paul Du Bois (F. H.). — La Musique à Paris : Spectacles de Musique (OCTAVR MAUS). — Société Internationale de Musique : Une séance de gymnastique rythmique (CH. V.). — Memento musical. — La Musique à Verviers : Concert de la Société d'Harmonie (J. S.). — Publications d'art : Oud Lier (F. H.). — Chronique théâtrale : Raffles; Un coup de téléphone (G. R.). — Petite Chronique.\n\n---",
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     "texte": "A propos de J.-K. Huysmans.\n\nHuysmans a été de ceux que leur mort même ne défend point d'aimer passionnément ou de violemment réprouver. Pour moi qui ne me range à aucun de ces deux partis, j'ai pris plaisir à lire le petit ouvrage que lui consacrent l'érudition discrète et la juste affection de M. Henri Blandin (1).\n\nD'un écrivain qui fut à la fois profane et catholique, il me plaît qu'un prêtre parle sans se croire obligé à l'homélie ou à l'invective ; et, pour n'en point cacher l'agrément qu'il y trouve, je goûte fort qu'il ne dissimule pas les travers d'un tel écrivain. L'ouvrage de M. l'abbé Blandin ne s'alourdit pas d'indigestes commentaires, et tout à la fois ses références sont minutieuses et choisies avec bonheur. Ce sont les remarques d'un ami des livres, et qui sait lire. Cela n'est pas si habituel qu'on le pourrait croire. On sent que tout y part d'un esprit fortement nourri et qui, pour cela, ne dédaigne point les friandises et les agréments de la culture. On n'a point accoutumé de rencontrer d'aussi justes connaissances littéraires parmi les serviteurs de la foi : non pas qu'il faille dénier au clergé le soin de se cultiver (peut-être est-il plus vif en ce temps-ci qu'en aucun autre) mais une telle ouverture d'esprit est rare où se mêle une sorte de discrétion qui nous reporte à d'anciens temps où les mœurs étaient plus délicates.\n\nM. Blandin n'a pas craint ainsi de parler de cette antinomie inconsidérément dressée entre l'Église et les grands écrivains catholiques, et sur laquelle des esprits indépendants ont attiré notre attention. Il apporte là un souci sans rigueur et ne se mêle point de dispenser le blâme et de conclure : par là même il peut le mieux prouver, non pas qu'il s'en désintéresse, mais que le fait existe et n'est pas résolu. Pourtant ce n'est point à Huysmans qu'il faut se reporter pour en démêler les raisons : la virulence de son verbe, la truculence de ses termes et les soucis profanes qui ne l'abandonnèrent que fort avant dans la vie expliqueraient assez que l'Église ne s'accordât point à lui ouvrir tout aussitôt les portes ni à lui confier la mission de parler pour elle. Il est vrai que ses derniers temps furent édifiants et que sa mort est un exemple que seul peut-être égala celui de Carrière en ce temps. Mais précisément Huysmans est de ceux que l'Église eut le moins de peine à incorporer, et l'on ne saurait certes l'en blâmer : car nous sommes de ceux qui regrettons que l'Église n'utilise pas ses puissances. mais les laisse souvent sans emploi par ignorance ou par dédain, qu'il s'agisse de l'architecture médiévale, de la liturgie grégorienne, qu'il s'agisse de Barbey d'Aurevilly, de Villiers de l'Isle Adam, de Verlaine, de Hello ou de Francis Jammes.\n\nJe ne m'associerai point au sentiment de M. Blandin quand il veut voir en Huysmans un des ouvriers directs\n\n(1) HENRI BLANDIN : J.-K. Huysmans. Paris, « Maison du Livre ».",
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     "texte": "# L'ART MODERNE\n\nde la renaissance catholique qui commence de florir au moment où nous sommes. J'appartiens à une génération qui a subi tous les prodromes, incohérents à l'abord, et logiques au fond, de ce renouveau catholique : nous pouvons à peine encore en démêler les causes, en établir les responsabilités, découvrir sous les enchevêtrements les sources vives et longtemps assourdies de ce courant d'idées ; pourtant nous pouvons affirmer que le rôle de Huysmans ne nous apparaît que bien faible dans l'accomplissement de ce retour.\n\nIl ne m'appartient pas au reste d'insister outre mesure ici sur les conditions profondes de cette renaissance catholique qui me paraît être bien plus, à proprement parler, une renaissance de l'esprit catholique que de la croyance catholique elle-même, et je n'affirmerais point que le « Paganisme éternel (1) » de M. de Gourmont, esprit fort, tel « Prétexte » du protestant André Gide, ou certains propos de Barrès, ce « catholique honoraire » comme aurait dit Veuillot, n'aient pas eu plus de poids sur la jeunesse actuelle que bien des livres orthodoxes.\n\nLes secours de l'Église sont bien souvent hors de son sein, et l'esprit catholique s'est incorporé à la nation française si intimement que les réveils d'un patriotisme sans délire ramènent aussi, à défaut des chemins de la foi, sur les chemins de Rome : et tous n'y viennent pas, quoi qu'en dise l'adage. Huysmans s'est trouvé à une heure où l'on s'évertua à rénover le catholicisme, dans les milieux littéraires, sous les espèces esthétiques — tout cela pouvait bien être préraphaélitique, Rose-Croix ou renaissance italienne, mais fort peu catholique d'esprit ni de croyance. De Folantin ou de des Esseintes il y a tout à parier qu'on n'atteindra ni la foi, ni le respect de la croyance, à moins que d'être Huysmans. Son exemple ne prouve que pour soi : pour singulier qu'il apparaisse. et, par là même, il ne saurait avoir d'action sur des élites où les bizarreries n'étonnent pas, même lorsqu'elles sont sincères. Il se peut bien qu'on ait trouvé dans Huysmans un exemple frappant, saisissant, pour témoigner des voies qui du diable mènent à Dieu. C'est le diable qui ne nous séduit plus dans Huysmans, — et sous l'habit d'oblat je lui vois encore un peu les cornes.\n\nCe n'est point à dire que son rôle soit négligeable aux regards de la religion : l'Église l'a aimé surtout depuis qu'il est mort, en quoi je l'approuve — car Huysmans vous avait de ces invectives qui semblaient conserver l'odeur du fagot.\n\nA présent qu'il est mort et que tout se calme, on l'admet plus aisément chez les personnes pieuses — je ne parle point des prêtres, ils ont pour la plupart plus d'audace et de vigueur d'esprit que leurs ouailles, — et\n\n(1) La Culture des Idées. Paris, Mercure de France.\n\nHuysmans en son temps goûta plus la société des prêtres que celle des croyants laïcs, ce en quoi je l'approuve encore.\n\nMais vingt ans ont passé, l'Église a accueilli dans son sein sans trop de réticences — et surtout pour sa belle fin chrétienne — l'écrivain de la Cathédrale : avouons pourtant qu'elle ne l'a fait qu'au temps où la mort le touchait. J'accorde qu'elle n'eût pas pu mieux employer à ses fins Huysmans qu'il ne le fit lui-même ; elle en pouvait mieux profiter, comme aussi de Verlaine ou de César Franck, et des autres que j'ai nommés. Sait-elle à cette heure-ci quel lustre lui pourrait donner dans sa mesure un peintre comme Maurice Denis — si les « bondieusarderies de Saint-Sulpice », comme disait Huysmans, ne continuaient à sévir?\n\nLa génération actuelle n'est pas de celles dont il faille réveiller la tradition catholique à coups d'étrivières, — et ni Huysmans, ni Léon Bloy n'auront eu grande part au mouvement qui se dessine dans ce sens, s'il est vrai que Huysmans surtout mérite plus d'un hommage.\n\nIl est des temps où les cris sont nécessaires, et l'invective ; mais la sérénité d'une puissante parole a plus de poids encore et de durée : pour les jeunes esprits qui sont, à cette heure, sur les chemins de la croyance, ou qui, avec respect, les lancent, l'œuvre auguste d'un Claudel les aura pénétrés d'une action plus vive. L'Église s'en soucie-t-elle? Je crains fort qu'en dépit de certains prêtres avisés il appartienne encore aux gentils de glorifier les apôtres.\n\nG. JEAN-AUBRY",
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     "texte": "## LE SALON DE « POUR L'ART »\n\nComme chaque année, l'exposition attendue du cercle Pour l'Art s'est ouverte dans un décor soigné et d'un goût parfait dû à M. Sneyers, qui révèle, dès l'entrée, les tendances de plus en plus marquées de ce groupe de peintres et de sculpteurs vers le « grand art ». En tous cas on sent que telle est la préoccupation qui domine dans cette exposition. Les peintres décorateurs y sont assez nombreux et chez presque tous les artistes dont on retrouve les noms ici on distingue un goût marqué pour le style, une volontaire recherche de l'unité, de la synthèse.\n\nTelle est la note dominante de ce Salon ; d'année en année, cette caractéristique des expositions de Pour l'Art s'affirme et se développe. Mais il ne faut pas en conclure que dans cette voie que se fraya un groupe important d'artistes, tout est parfait ou même louable. Et l'on remarquera tout d'abord que ceux pour qui le style forme l'élément essentiel de l'œuvre, les décorateurs, sont précisément ceux qui n'y atteignent pas ou rarement, tandis que d'autres ont su mettre un rythme tout particulier dans des tableaux qui ne requièrent pas un grand appareil de style. Écartons des premiers Émile Fabry, le plus doué des décorateurs du Cercle, dont l'art évolue lentement vers un idéal noble et humain ; à défaut de grandes idées, on trouve chez lui une belle sincérité, un goût assez sûr; son inspiration est élevée sans efforts. S'il ne",
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     "texte": "# L'ART MODERNE\n\nparvient pas à renouveler sa manière et ne donne guère de surprises, cet artiste consciencieux cherche manifestement à se perfectionner; volonté rare qu'il importe d'admirer.\n\nMais, en dehors de cela, je ne vois guère qu'une tendance, dans le Salon, vers l'unité et le style; je cherche vainement des réalisations chez la plupart des exposants.\n\nM. G. van de Woestyne, cependant, dont on a pu suivre, depuis quelques années, l'évolution lente et pénible, semblait-il, vers l'expression saine et humaine d'un idéal embrumé dans les débuts et embarrassé de mysticisme, se montre ici sous un jour exceptionnel. Il semble bien que cet artiste extrêmement doué, d'esprit cultivé, et possédant une formation technique solide, se soit entièrement libéré aujourd'hui des entraves qui, dans ses précédentes œuvres, le liaient au passé. Son inspiration ne va pas sans un vague mysticisme qui provient de la race à laquelle il appartient et des types caractéristiques qu'il a choisis pour modèles. Mais on peut vraiment se demander devant des œuvres saines et émouvantes comme La mère et sa fille, le Bourgmestre, si le vrai style n'est pas là plutôt que dans ces toiles nombreuses où des artistes, sous prétexte de faire grand et noble, n'atteignent qu'à de vagues et ternes symboles d'humanité. Il n'est pas besoin de couvrir de grandes surfaces pour montrer la puissance de son imagination et pour prouver qu'on a la vue large. De simples pages, la Spline par exemple, ou telle autre petite toile de M. G. van de Woestyne, où tout est concentré, nourri, et pourtant réduit à la plus simple mais aussi la plus juste expression, montrent clairement ce dont l'artiste serait capable s'il était appelé un jour à exécuter de grandes peintures décoratives. Il appartient à cette école dont Alfred Delaunois est incontestablement l'initiateur chez nous et qui a produit déjà des œuvres belles et durables.\n\nM. G. Van de Woestyne possède en outre un tempérament suffisamment riche pour se renouveler sans cesse, tout en conservant dans ses œuvres une unité de vision incontestable. Le Bourgmestre, avec son caractère à la fois grotesque et hiératique, le prouve assez. M. Valérien de Sadeleer, lui aussi, poursuit ses recherches, avec une volonté inébranlable, vers un art dont l'élément pittoresque serait entièrement banni. Il y a réussi, certes, mais non sans tomber parfois dans le défaut contraire, qui est la sécheresse et la monotonie.\n\nUn artiste, qui conserve farouchement sa belle et véhémentement personnalité, M. Auguste Oeffe, semble faire exception dans ce Salon. Cependant, dans le désordre apparent de sa réalisation, on voit poindre déjà certaine tendance vers l'unité. Des pages comme la Modiste et les deux Nus, sans être encore d'une parfaite cohésion, se présentent avec une allure plus serrée, plus précise; le dessin et la couleur s'y combinent harmonieusement. La Modiste est, je pense, une des meilleures pages qu'ait exposées M. Oeffe depuis longtemps.\n\nOn retrouve encore à ce Salon la plupart des artistes dont on se plaît à suivre les efforts, d'année en année, dans la grande foire que l'hiver ramène invariablement : MM. Ottevaere, van Holder, L.Lambert. Binard et tant d'autres. On revoit aussi des sculpteurs de réel talent tels que MM. Wolfers, Braecke, d'Haveloose. C'est chaque année une nouvelle et heureuse surprise que nous ménage l'envoi de Victor Rousseau à l'exposition de Pour l'Art. Cette année encore on peut admirer une série de sculptures du maître, la plupart de dimensions restreintes,— petits bronzes délicats que l'artiste semble avoir œuvrés en se jouant, pour se reposer de ses grands travaux, et prouvant qu'il sait apporter la même conscience, un égal souci de perfection dans les petites choses comme dans les grandes. Les diverses attitudes de ses Salomé montrent en M. d'Haveloose un artiste subtil et troublant qui parviendra certes à produire bientôt des œuvres tout à fait personnelles et d'un puissant intérêt d'art, à condition toutefois qu'il se défie d'une trop grande habileté et qu'il ne cherche pas, par un procédé facile, à donner à ses œuvres une patine qu'il appartient au temps seul de leur conférer.\n\nFRANZ HELLENS",
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     "texte": "## LES ÉTANGS NOIRS\n\nUne vie d'homme. La monographie de l'indécision. Pourtant quelque chose de plus que l'indécision habite en l'âme de Joris Helmius, le héros des Étangs noirs (1). Et ce quelque chose, si difficile à définir que la préface, très explicite cependant des intentions du livre, n'y fait qu'allusion, ce quelque chose le roman entier le racontera, l'extraiera des profondeurs de la conscience pour le mettre au jour.\n\nCe n'est point précisément la tristesse (Joris n'est pas incapable de goûter parfois le plein rire, la franche gaieté de vivre), ce n'est point un désespoir philosophique, ce n'est même pas quelque chose d'essentiel à son tempérament propre. Ce serait plutôt une certaine disposition à la mélancolie, qu'une adroite intervention des éducateurs aurait pu modifier à temps pour en faire, qui sait ? quelque puissante faculté d'analyse, quelque sens averti d'homme d'action. Mais, voilà, l'éducateur n'est pas intervenu.\n\nParlant des frères intellectuels de Joris, M. André Fontainas observe fort justement :\n\nA n'acquérir que par eux-mêmes des impressions confuses, l'ingénuité de leur âme s'altère; le divin don d'enfance peu à peu s'efface; leurs plaisirs s'aggravent de mélancolie inépuisable; un scepticisme malin contrarie la libre expansion de leurs jeux; toute leur vie se débat au milieu d'élan qu'ils contraignent, de soubresauts réprimés.\n\nEst-ce à dire que l'auteur va, lui vingtième, nous faire, sous forme de roman, un sermon sur les désavantages de l'éducation négligée? Que non! Il constatera simplement, en passant, cette cause première à une impuissance morale très pénible et très désastreuse et ensuite il racontera simplement l'histoire morne et décourageante de Joris Helmius.\n\nQu arrive-t-il donc à Joris? Rien, ou du moins rien de particulier. Mais tout est là précisément. Car il en veut à l'existence de ne lui donner que la part vulgaire offerte à n'importe qui. Blasé d'avance, déprimé, lassé, il faudrait pour qu'il reprît du ton que précisément il lui arrivait des choses assez violentes pour qu'il en sentit le pathétique, pour qu'il fût secoué, ému. Et justement cette atonie dont il est frappé agit négativement sur les faits, sur la chance. Un cœur aimanté de la sorte n'attire à lui qu'aventures mesquines, que sentiments quotidiens.\n\nLes afflictions familières n'ont pas conservé à leurs yeux une importance plus réelle que le passage futile des instants les plus legers. Ils considèrent toutes choses également. Rien ne les émeut à fond, comme rien ne les exalte. Si par hasard ils se livrent à des frémissements de l'amour, à des enthousiasmes d'art, à des extases devant la nature, ils sentent avec vivacité\n\n(1) ANDRÉ FONTAINAS : Les Étangs noirs. Paris, « Mercure de France ».",
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     "texte": "# L'ART MODERNE\n\nque ces mouvements ne sont en eux que superficiels et éphémères, eux qui nativement s'y fussent laissé emporter peut-être jusqu'à la démence.\n\nPlus encore que le marécage d'après le carrefour des Quatre-Vents où Joris enfant allait en promenade mérite donc en effet ce nom sinistre d'Étangs noirs, ce croupissement de l'âme, cette mélancolie et cette impuissance initiale, qui corrompt plus tard toute activité d'homme.\n\nHelmius cependant tente des efforts louables. Jeune et ardent malgré tout, il s'enthousiasme pour les choses de la poésie, de la peinture, de la musique, il aime même, et cet amour le remplit d'une joie prodigieuse, d'un espoir immense. Par malheur, son adolescence se passa à rompre en lui toute faculté d'essor. Aussi laisse-t-il passer, saisi d'une sorte de stupeur, de paralysie de la volonté, les occasions de déclarer son amour. La jeune fille qu'il aime après tout n'en a jamais eu la confidence précise : il a tout laissé dans l'indécision, dans l'inexprimé. Sensations charmantes certes pour une femme, car les femmes comprennent le langage des regards et celui des réticences. Mais lorsqu'il s'agit d'être épousées, il leur faut bien quelque certitude plus forte. Et Marie Rilmerhausen, harcelée par ses parents, sollicitée par un autre parti, ne sachant plus si Joris persiste dans ses sentiments, cède enfin.\n\nJoris reste seul. Que va-t-il devenir?\n\nIl faut à ce sentimental des consolations sentimentales. Une jeune cousine, Aline Doliops, lui apporte, « sérieuse et attendrie », le réconfort de ses attentions et de ses encouragements. Il en fait sa confidente et, sans trop savoir comment, se trouve engagé vis-à-vis d'elle, l'épouse.\n\nSa vie de jeune homme finie, l'autre, celle de l'homme mûr, celle de l'époux, celle du père sera-t-elle plus heureuse? Hélas non, tout s'aggrave au contraire, tout devient plus sombre et plus désespéré. Sa femme le déçoit aussitôt, incompréhensive, inerte, sotte, acariâtre; quant à ses enfants, il éprouve l'horreur de ne pouvoir leur épargner « les souffrances que son enfance avait subies ».\n\nN'assistaient-ils pas à l'horreur des discussions perpétuelles? N'ouvraient-ils pas leurs yeux limpides sur l'ignoble et fan-geux marécage des mésententes, des provocations, des répliques offensantes et perfides, des querelles acharnées, aigres où leurs parents, en leur présence, pataugeaient?\n\nJoris alors voyage. Il cherche dans le dépaysement une diversion à sa peine. La trouvera-t-il? Il espère encore. M. Fontainas ne veut pas nous laisser sur une impression absolument désenchantée. Fort ingénieusement, il nous laisse entrevoir une possibilité de salut dans ceci que le mal dont souffre son héros n'est point complètement naturel : il provint d'une longue contrainte. Mais le ressort, si obstinément plié, ne pourrait-il pas se détendre? L'âge mûr ne réaliserait-il point les promesses de la première enfance? Pourquoi non? Est-ce que le fait seul d'en imaginer la possibilité n'est point en quelque sorte créer ce relèvement?\n\nSes émerveillements solitaires que jadis il n'osait « traduire en paroles ni en gestes, par crainte de se heurter à trop d'indifférence, à la préoccupation constante de soucis étrangers », rien n'empêche de croire que les voilà libérés maintenant de ces contraintes. Qui sait si, d'être restés si longtemps secrets et timide-ment cachés, ils ne vont pas prendre désormais une vigueur inat. tendue, joindre de leur vrais jeunesse? Nous n'avons pas le droit d'en douter. Et il faut savoir gré à M. André Fontainas d'avoir achevé son livre si triste sur des paroles moins amères, d'avoir ouvert (il n'est jamais trop tard) la porte de la prison.\n\nL'exemple des choses même pour l'encourager pourrait surgir. S'il parcourait les lieux où sa jeunesse s'écoula, où ses misères ont pleuré, il ne les découvrirait pas échoués dans l'ignominie des déchéances et du délabrement final. Ils se sont transformés; ils ne croupissent plus, ils vivent. Où s'étendaient d'atrocres terrains de gravats, des maisons neuves rient; des jardins coquets ont verdi, et, pour que toute joie n'y soit pas gâtée par des miasmes délétères, par de nauséuses pourritures, des carrefours et des rues entr'ouvrent leurs perspectives lointaines à l'endroit précis où les vieux Etangs-Noirs, les chers et opaques Etangs-Noirs d'autrefois, ensevelis et comblés, comme devraient être ses inquiétudes et ses tourments, ne survivent plus désormais que par leur nom, auquel se rattachent des souvenirs.\n\nMais quelle que soit la conclusion que l'on tire de ce livre, pessimiste si on ne veut pas de ce suprême espoir, optimiste dans le cas contraire, on en reconnaîtra l'âpre et juste analyse. Encore que très particulier, Joris Helmius est loin d'être sans frères sur la terre. Des milliers et des milliers d'hommes sont ainsi, timides, irrésolus, et comme bagards devant la vie, à cause justement de leur trop grande ardeur, et des exigences d'une sensibilité trop rare.\n\nFRANCIS DE MIOMANDRE\n\n---",
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     "texte": "## AU CERCLE ARTISTIQUE\n\n### Les sculptures de M. Paul Du Bois.\n\nM. Paul du Bois appartient à la belle école de sculpture qui donna chez nous des artistes tels que Van der Stappen. Dillens, Rousseau; mais il a sa marque à lui, très caractéristique, et qui consiste dans un mélange harmonieux de force et d'élégance, d'abondance et de style, de noblesse et de grâce. Il n'en est pas un chez nous qui réunisse à un tel point ces qualités en apparence contradictoires et qui ait su donner à son œuvre pareille allure avec un souci constant de simplicité. Certes M. Paul Du Bois ne vise pas à la vêhémence, ses conceptions sont d'un esprit qui sait tenir bride à l'inspiration, la conduire à son gré, la mortifier au besoin. Jamais l'artiste ne se départ d'une volonté bien arrêtée d'être sobre; mais s'il ne sacrifie rien à l'effet, s'il a horreur du pathétique, par contre quelle vie intérieure intense se devine dans ses œuvres! Sous l'enveloppe vigoureuse et ample d'une magnifique santé charnelle, quelle âme on sent battre et comme la psychologie de ses figures, tantôt large, tantôt fine et légère, parfois narquoise, se révèle avec aisance et naturel, sans effort, dans un simple geste, dans une attitude à peine indiquée, dans un pli des lèvres, dans mille détails du visage!\n\nL'exposition que M. Du Bois fait de ses œuvres au Cercle Artistique est une des plus intéressantes qu'on ait vues depuis longtemps. La participation de l'artiste à la plupart des derniers Salons de la Libre Esthétique nous avait permis de suivre son travail et de constater combien celui-ci avait gagné en puissance et en distinction. Mais des œuvres telles que Sérénité, Printemps, Italienne, l'exquis groupe intitulé Mère et enfant, pour ne citer que celles-là, mettent définitivement le talent de M. Du Bois en lumière, et montrent en lui un artiste qui est devenu un maître. C'est dans ses bustes particulièrement que M. Paul Du Bois fait preuve d'une incontestable maîtrise. Ils ont quelque chose de classique, de définitif.\n\nF. H.",
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     "texte": "## LA MUSIQUE A PARIS\n\n### Spectacles de Musique.\n\nAu troisième programme lyrique du Théâtre des Arts s'inscrit une œuvre de haute valeur qui ne serait point déplacée sur quelque grande scène : le Couronnement de Poppée, tragédie shakespearienne créée par Claudio Monteverdi à la fin de sa vie, représentée en 1642 au théâtre San Giovanni Paolo de Venise. M. Vincent d'Indy a, on le sait, pour le créateur du drame musical un particulier attachement. Déjà il avait reconstitué patiemment Orfeo, par quoi débuta au théâtre le maître vénitien. Ayant retrouvé à la bibliothèque de Venise le manuscrit de l'Incoronazione di Poppa, qui fut le testament de Monteverdi, il choisit dans cette énorme partition les scènes les plus caractéristiques, en réalisa les basses, transposa l'instrumentation des accompagnements selon les nécessités de l'orchestre d'aujourd'hui et fit exécuter l'œuvre ainsi ressuscitée aux Concerts de la Schola Cantorum. Elle eut un tel retentissement que l'idée de la représenter en scène ne tarda pas à se faire jour ; et ce fut M. Jacques Rouché qui la réalisa, la semaine dernière, avec les soins qu'il apporte à chacune de ses initiatives.\n\nM. Vincent d'Indy au pupitre directorial, Mme Croiza dans le rôle de Poppée : ces deux noms suffisent à marquer la tenue d'art de cette représentation, qui charma l'auditoire et l'émut tour à tour. Car la musique de Monteverdi est profondément expressive, et les scènes pathétiques, si prenantes par la sincérité du sentiment musical, alternent avec des épisodes gracieux, d'ailleurs complètement étrangers à l'action dramatique, tels que l'intermédé amoureux du Page et de la Damoiselle. Quelques tableaux sont particulièrement émouvants : la mort de Sénèque, entre autres, vraiment admirable par la simplicité et l'ampleur du style, la douleur d'Octavie exilée, d'autres encore. Une jeunesse immortelle fleurit en ces pages éloquentes et rien ne trahit en elles la date recueillie où elles furent écrites.\n\nSi les interprètes, parmi lesquels il faut citer Mlle Demellier, MM. Coulomb et Collet, méritent en général les applaudissements que leur prodigua généreusement l'auditoire, il faut mettre hors pair Mme Croiza, qui fit du rôle de Poppée une création de premier ordre. Par ses qualités vocales, par sa diction expressive, par l'autorité du geste et la beauté du style, elle réalisa merveilleusement le rôle de la créature ambitieuse que Néron, subjugué, fit monter sur le trône. Jamais Mme Croiza ne prouva plus péremptoirement qu'elle est l'une des plus grandes tragédienes lyriques de ce temps.\n\nUne pièce en vers de M. Guérinon, d'un intérêt des plus contestables, intitulée le Rêve et ornée d'une partition assez banale de M. Ph. Gaubert sert de lever de rideau au Couronnement de Poppée. Et la soirée s'achève par un ballet pour lequel on a utilisé les Chansons à danser bien connues de M. Alfred Bruneau. Mlle L. Vauthrin et M. Coulomb chantent les six chansons, dont les accompagnements sont « dansés » en scène, — au détriment d'ailleurs de la mélodie qui se perd dans la choregraphie.\n\nLes décors et costumes des trois pièces sont respectivement de MM. Albert André, Charles Guérin et Bonfils.\n\n---\n\n**OCTAVE MAUS**\n\n---",
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     "texte": "## Société Internationale de Musique.\n\n**(Section belge.)**\n\n### Une séance de gymnastique rythmique.\n\nLa gymnastique rythmique fait sa trouée en Belgique. Elle provoque un enthousiasme vigoureux et proche de la foi. Depuis plusieurs années déjà, M. Henri Thiébaut la prône et s'efforce de l'imposer à l'attention du public en multipliant les occasions de prendre contact avec elle. Aidé de collaboratrices convaincues, Mme Toni Jamme, professeur diplômé de l'Institut Dalcerze d'Hellerau, Mme Marie Ghigo, professeur autorisé de l'Institut Dalcerze de Genève, et Mlle Louisa Depret, adjointe, il organise à l'Institut des Hautes-Études musicales et dramatiques d'Ixelles des séances quotidiennes où les profanes, admis sur invitation, peuvent se rendre compte du mécanisme pédagogique de la gymnastique rythmique. L'émulation s'en est mêlée ; d'autres efforts se sont fait jour, et une bienfaisante concurrence tend de plus en plus à étendre le domaine de l'art-science imaginé par M. Jaque Dalcerze Mme Gabrielle Zimmer, Mmes Rose Guilleaume et Johanna Dutilh sont entrées dans le mouvement, et tout récemment, Mlle Berthe Roggen, professeur diplômé d'Hellerau, s'est jointe à cet e phalange de néophytes.\n\nLa dernière séance de la Section belge de la S. I. M. a précisément eu lieu avec le concours de Mlle Roggen, qui, en des démonstrations fort attrayantes, a fait voir ce qu'un professeur habile peut obtenir de la méthode Dalcerze après une période d'apprentissage relativement courte. Notre confrère M. Charles Delgouffre a fait ressortir, en une causerie élégante et richement documentée, les avantages philosophiques et pratiques de la gymnastique rythmique. M. Joseph Jongen prêtait son concours en improvisant des motifs musicaux générateurs de rythmes divers.\n\nDire que les diverses expériences de gymnastique rythmique auxquelles nous avons assisté nous ont rendu enthousiaste de la méthode Dalcerze serait aller un peu loin. Nous ne pouvons toutefois méconnaître qu'a première vue elle paraît présenter des avantages certains : elle offre, en effet, un moyen pratique ingénieux de développer l'individu physique, de cultiver la volonté et la force d'attention et de faire naître le sentiment du rythme musical. Il semble qu'il n'y ait rien à objecter à cela. Pourtant, ne faut-il pas craindre le caractère éminemment systématique de cette discipline ? N'a-t-elle pas une tendance trop marquée à considérer l'homme, tel que la nature l'a créé, comme un être impairait ? Ne vient-elle pas ajouter une contrainte nouvelle à toutes celles que la complexité des choses humaines nous force déjà à subir ? On se laisse volontiers aller au charme un peu sentimental que provoquent de jolis enfants aux gestes souples, au regard clair, et heureux de s'ébattre devant qui les admire. Mais songe-t-on assez qu'il y a tout de même là quelque chose de factice et qu'au fond il vaudrait peut-être mieux apprendre à l'enfant à devenir ou plutôt à rester naturel, en le privant un peu moins qu'on ne le fait du contact vivifiant de la nature ?\n\nCes réflexions sont, bien entendu, celles d'un observateur perplexe, indécis et nullement décidé à ne pas se laisser convaincre : ne voulant point obéir à un enthousiasme prématuré et fallacieux, il se tient sur la réserve ; il a tend les résultats de l'expérience et est prêt à s'incliner devant le concept du « rythme obligatoire », s'il est démontré un jour que sa défiance instinctive n'avait point de raison d'être.\n\nCh. V.\n\nUne invention intéressante. — Le « Nocoblick » (abréviation de Blickensderfer Noten und Correspondenz-Schreibmaschine) est une machine à écrire à clavier qui permet de reproduire à la fois l'écriture ordinaire et l'écriture musicale (notation sur deux portées, avec une étendue de sept octaves et demi). Nous avons sous les yeux le fac-simile gravé d'un morceau de musique écrit au moyen de cette dactylographie d'un nouveau genre. La notation en est fort claire et donne une idée très favorable des résultats obtenus par le « Nocoblick ».\n\n---",
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     "texte": "## MEMENTO MUSICAL\n\nLundi 40, à 8 h. 1/2, Salle de la Grande-Harmonie, troisième concert de la Société nationale des compositeurs belges, avec le concours de Mlle Ferne Woodward et M. Emile Bosquet, pianistes, MM. Désiré Defuw, violoniste, J. Kühner, violoncelliste, Frans Pieltain et Emile Coffé, barytons et Fernand Goyens, pianiste.\n\nMercredi 42, à 8 h. 1/2, à la Grande-Harmonie, récital de piano par M. Richard Buhlig. Au programme : Beethoven, Brahms, Chopin, Cesar Franck.\n\nJeudi 43, à 8 h. 3/4, au Cercle artistique, conférence par M. Ernest Closson : La chanson populaire en Belgique. Audition musicale avec le concours de Mme Demest, M.W. G. Surlemont et E. Vander Schrick.",
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     "texte": "Samedi 15, à 4 h., au Cercle artistique, séance de musique allemande avec le concours de MM. Ed. Deru, Bageard, Ovenden, Mahy, Boogaerts, Van Hout, Kuhner et Danneels.\nDimanche 16, à 2 h., troisième concert du Conservatoire, sous la direction de M. Léon Du Bois. Au programme : la Suite dans le style ancien (inédite) de Jan Blockx; la Suite d'orchestre et la scène religieuse avec cheur des Erynnies, de Massenet; la symphonie Harold en Italie, de Berlioz (alto solo, M. Van Hout); la Marche funèbre pour Siegfried, «l'Enchantement du Vendredi-Saint» (Parsifal) et l'ouverture du Vaisseau Fantôme de Wagner.\nLa répétition générale pour les abonnés aura lieu le vendredi 14 février, à 2 h.\nRépétition générale publique le jeudi 13 février, à 2 h.\nA 2 h., à la Société de musique de Tournai, la Damnation de Faust, par Hector Berlioz, avec le concours de Mme Dubois, MM. Dubois, Gresse, Cerdan et les chœurs de la Société.\nLundi 17, à 8 h. 1/2, à la Grande Harmonie, première séance du quatuor tapet. OEuvres de Beethoven.\nMardi 18, à 8 h. 1/2, même salle, récital de piano par Mlle Vera Brock.\nMercredi 19, à 8 h. 1/2, salle Patria, troisième concert de la Société ph harmonique avec le concours de Mme Teresa Carreño.\nVendredi 21, à 8 h. 1/2, à la Grande Harmonie, concert de M. Jacques Kuhner, violoncelliste, avec le concours de MM. Krijanovski, ténor, Th. Ysaye, Ed. Deru et L. Van Hout.\nProfitant de la présence à Bruxelles de M. Otto Lohse, la direction du théâtre de la Monnaie organise pour le jeudi 1er mai un grand concert dont le programme se composera d'une audition de la Neuvième Symphonie de Beethoven et de fragments symphoniques de Parsifal.\nVendredi dernier a eu lieu à Berlin avec le concours de l'orchestre Bluthner un très beau concert où le pianiste Lewis Richards a remporté un grand succès en interprétant un concerto de Bach, un concerto de Mozart et les Variations symphoniques de Cesar Franck. C'est M. Mathieu Crickboom, le réputé violoniste, qui a dirigé ce concert, au programme duquel figurait l'adagio de Guillaume Lekeu.\nM. V. Vreuls, directeur du Conservatoire de Luxembourg, a composé pour son troisième concert, fixé au dimanche 23 février, un très joli programme dont la seconde partie est consacrée exclusivement aux Carnavals et Sérénades : Sérénade de Haydn, Carnaval de Dvorak, Serenata de Sgambati, Carnaval de Pesh de Liszt, Sérénade de Glazounow, le Carnaval de Paris de Svendsen, Sérénade de G. Charpentier, le Carnaval romain de Berlioz. L'idée en est originale et charmante.\nDans la première partie : Ouverture op. 115 de Beethoven, Concerto (n° 3) de Saint Saëns pour violon et orchestre (solistes ; M. F. Fisson) et « Enchantement du Vendredi-Saint » de Parsifal.",
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     "texte": "LA MUSIQUE A VERVIERS\nConcert de la Société d'Harmonie.\nNous sommes encore sous l'impression exquisement artistique du concert dirigé le mois dernier à l'Harmonie par Louis Kefer.\nComme d'habitude, l'orchestre a droit à nos félicitations les plus vives. Sous la direction du chef éminent dont il saisit et traduit merveilleusement les intentions et la pensée, il a donné de la Symphonie n° 2 de Beethoven, de l'ouverture de Tannhäuser et de la Marche Hongroise de Berlioz une interprétation puissante, colorée, pleine de distinction et de style. L'ouverture de Tannhäuser fut le signal d'une chaleureuse ovation au chef d'orchestre dont les réapparitions au pupitre dirigeant sont trop rares.\nLes solistes, Mmes Doriani et Delstanche, ont remporté le plus brillant succès. La première, Mlle Doriani, du Theatre Royal d'Anvers, possède une voix étendue et flexible, au timbre pur de soprano, dont elle fit vivement admirer les ressources dans la Prière de la Tosca, l'air d'Hérodiade et l'Aurore.\nL'autre soliste, Mme Maria Delstanche, violoniste, a débuté parmi nous il y a quelques années. Depuis lors, que de progrès accomplis et combien s'est développé le talent dont nous avons salué l'aurore!... S'attaquer au tempéteux concerto en si mineur de A. d'Ambrosio où s'accumulent de nombreuses difficultés, aborder une œuvre qui sollicite du public une attention inaccoutumée, arriver à se faire écouter avec intérêt et applaudir frénétiquement, c'est ce à quoi la charmante virtuosité est parvenue à la grande admiration de tous... Et de la maestria de son arche, de la délicatesse et de l'élégance de son style, de sa justesse imperturbable, de la sûreté de ses notes harmoniques qu'elle aborde presque en se jouant, Mlle Delstanche a fourni de nouvelles preuves dans la Havanaise de Saint-Saëns. Faut-il dire l'enthousiaste succès qu'elle a obtenu!...\nJ. S.",
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     "texte": "PUBLICATIONS D'ART\nOud Lier, par M. Raymond de la Haye.\nUn jeune peintre, M. Raymond de la Haye, dont les débuts aux Salons de ces derniers hivers ont été remarqués — je me souviens entre autres d'une série de clairs paysages originellement mis en page et exposés, il y a deux ans, aux Indépendants, si mes souvenirs sont exacts, — vient de publier un luxueux album à la louange des vieilles rues et des vieilles maisons de Lierre. L'albume se compose d'une suite de proses élégantes, ornées de dessins à la plume qui révèlent en M. de la Haye un illustrateur adroit autant que doué d'un sens déjà développé de la composition décorative. Viennent ensuite cinq planches gravées à l'eau-forte, qui forment le morceau capital de cette riche et curieuse publication. Ce sont là, je crois, les premiers essais de gravure que M. de la Haye livre au public; ces planches sont intéressantes à plusieurs points de vue et on peut y voir poindre déjà un talent original. Malgré quelques hésitations inhérentes aux essais de début, voilà de jolies promesses.\nPieusement, avec respect, avec une sorte de naïveté admirative, M. Raymond de la Haye a gravé dans le cuivre les sites de la petite ville aux aspects vétustes, trop peu connue : vieux ponts sous lesquels coule une rivière aux eaux trainantes, pignons de gingois, église aux formes encore sveltes malgré l'âge vénérable. M. de la Haye sait apporter une grande simplicité dans la traduction de ses émotions; il sait prêter aux choses décrépites une vie aux dehors vraiment attendrissants.\nCe bel et luxueux album, en même temps qu'il rend justice à l'un des sites les plus curieux de nos provinces flamandes, révèle, je le répète, un talent qu'il importe de remarquer et dont la place est marquée parmi nos jeunes artistes sur lesquels on peut compter.\nF. H.",
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     "texte": "CHRONIQUE THÉATRALE\nRaffles. — Un coup de téléphone.\nRaffles, la pièce de MM. Hornung et Presbey, est, de toute évidence, en dehors de l'art et de la littérature. Mais elle contient, au troisième acte, une scène brutale jusqu'au paroxysme qui produit réellement grand effet : celle où le cambrioleur mondain, menacé du revolver du bandit Crawshay, lui fait tomber l'arme des mains en évoquant devant lui la cour d'assises et la pendaison. Quand cette scène est jouée comme elle l'est aux Galeries par MM. André et Lucien Brulé, elle atteint les extrêmes limites de l'émotion nerveuse et suffit à expliquer le succès de toute la pièce. M. Gildès est excellent dans le rôle du détective Curtis Bedford.\n* * *\nUn coup de téléphone, la nouvelle pièce de l'Olympia, est une comédie-vaudeville extraordinairement amusante et qui ne laisse pas d'inventer des motifs inédits de gaieté. Faut-il en conter le sujet? C'est bien difficile et ce ne serait pas drôle. Contenez vous de savoir que le docteur Lejonquois ayant été convaincu d'infidé-",
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     "texte": "# L'ART MODERNE\n\n## 47\n\nlité conjugale, son épouse décide de prendre un amant, le premier venu qui aura fixé lui le téléphone. La victime désignée par le sort est Serpolet qu'elle attire chez elle, par téléphone, à l'aide d'un subterfuge. Or Serpolet, précisément, doit signer ce soir-là son contrat de mariage et assister, à cette occasion, à un bal costumé. Il arrive donc chez Mme Lejonquois, vêtu en Bussy d'Amboise. Ahuri d'apprendre ce qu'on attend de lui, il résiste, se fâche, se dérobe, veut fuir, mais, hypersensible, ne résiste plus dès que Mme Lejonquois lui a touché le cou. Lejonquois est fait... parfaitement, et Mme Lejonquois est vengée. Mais le pauvre Serpolet commence seulement ses mésaventures. Pris pour Lejonquois, il est appelé à soigner Lejonquois lui-même qui, chez sa m.îtresse, Eve.ine Pommier, a avalé par mégarde une arête de poisson. Complications, enchevêtrements, révélations, coups de théâtre ! Tout finit bien d'ailleurs et Serpolet signera son contrat. Ce n'aura pas été sans peine. Cette réjouissante folie est jouée avec une verve et un mouvement endiablés par Mme Cheirel et Loyer, MM. Louis Blanche, Durafour et Frémont.\n\nG. R.\n\n---",
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     "texte": "## PETITE CHRONIQUE\n\nExpositions ouvertes :\n\nAu Musée moderne, Salon de Pour l'Art. — Au Cercle artistique, MM. Paul Du Bois et Jacqmotte. — Galerie Georges Giroux, M. Marcel Jefferys. — Au Studio, M. W.-A. Sherword (dernier jour). — Galerie d'Art, M. Ed. Geob-louët (jusqu'au 10). — Ateliers de M. Paul Cauchie (5 rue des Francs), œuvres décoratives de feu le sculpteur Roskam et de M. Paul Cauchie.\n\nParmi les peintres belges invités à prendre part au Salon de la Libre Esthétique, réserve cette année aux interprétations du Midi, figurent Mme A. Boch, MM. Ch Hermans, Van Rysselberghe, Lemmen, G. Buysse, G. Morren, F. Lantoine, E. Boch, J. Vanden Eeckhoudt, etc. Un choix de tableaux de peintres étrangers, dont nous publierons prochainement la liste, complétera cet attrayant ensemble.\n\nLa section de sculpture groupera des œuvres inédites de Mme Bender, de MM. V. Rousseau, J. Gaspar, Rik Wouters, Marcel Rau, etc.\n\nLa Société holland-belge des Amis de la Médaille d'art se réunira en assemblée générale dimanche prochain, 16 février, à 11 h. du matin, au Palais des Académies. Elle s'occupera entre autres de l'organisation du Salon de la Médaille à Gand. Un jeton à l'effigie de L. Wiener sera distribué aux membres présents.\n\nLa direction du Théâtre de la Monnaie vient de traiter avec le ténor H. Hensel pour deux nouvelles représentations de Lohengrin. Celles-ci sont fixées aux 14 et 18 février.\n\nDans la seconde quinzaine du mois, Mme Edith de Lys donnera quatre représentations de la Traviata, qui lui a valu à Copenhague, Christiania et Stockholm de retentissants succès.\n\nEn ce moment, on répète activement la Francée de la Mer de Jan Blockx, dont la reprise est imminente, et qui formera spectacle avec le ballet Mylenka du même compositeur.\n\nLes représentations du Théâtre d'application annexé au Théâtre Belge n'auront pas lieu, le Comité ayant préféré leur substituer des représentations supplémentaires, au nombre de sept, d'œuvres dramatiques choisies par le Comité.\n\nLe troisième spectacle, composé de la Nuit de Shakespeare, par M. H. Van Offel, et du Marchand de regrets, par M. Crommelynck, est actuellement en répétitions.\n\nDeux pièces en un acte, l'Octave de Noël, par M. J. Van der Velden, et la Leçon du Cid, par M. Bodson, ont été acceptées et seront montées prochainement.\n\nM. Salignac, que nous applaudimmes naguère au Théâtre de la Monnaie et à l'Opéra-Comique, vient d'être nommé directeur de l'Opéra de Nice. Il a choisi comme premier chef d'orchestre M. Philippe Flon.\n\n---\n\nSous le titre Faenza, le Musée international de faïences de Faenza vient de créer un bulletin pour la divulgation des études de l'art céramique. Illustré de nombreuses reproductions, ce bulletin paraîtra tous les trois mois et paraît appelé à rendre aux spécalistes de réels services.\n\nLes 18, 19, 20 et 21 mai auront lieu à Vevey (Suisse) de grandes festes musicales en l'honneur de M. Camille Saint-Saëns, qui les présidera et y participera lui-même, ainsi que M. Paderewski.\n\nLe magnifique orchestre de Munich, dont le concours est assuré, et les chœurs seront sous la direction de M. Gustave Doret.\n\nDe Paris :\n\nLe peintre André Wilder, dont la Libre Esthétique a fait connaître à plusieurs reprises le talent robuste et sincère, n'était pas représenté jusqu'ici au Musée du Luxembourg. L'omission est réparée aujourd'hui. Un de ses tableaux, Péniches sur l'Oise, vient d'être acquis par l'Etat et prendra place à côté des Monet, Sisley, Pissarro, Guillaumin, auxquels s'apparente son art.\n\nM. André Wilder est le fils du traducteur des œuvres de Wagner Victor Wilder, gantois d'origine et ami particulier de Gevaert.\n\nA la suite de l'Exposition internationale de Rome, un certain nombre d'artistes ont été promus ou nommés dans l'Ordre de la Légion d'honneur. Parmi ceux que les expositions ont fait connaître en Belgique, citons M. Jules Chéret, promu commandeur, MM. Ch. Cottet, A. Willette et Ch. Plumet, qui ont reçu la rosette, MM. F. Auburtin et M. Dethomas, nommés chevaliers. A propos de ce dernier, dont les œuvres ont été fréquemment admirées aux Salons de la Libre Esthétique, citons ce joli portrait qu'a tracé de lui le Gil Blas :\n\n« On le décore parce qu'il dessine bien. De la part d'un ministre, cela est méritoire, parce que d'ordinaire on dessine mal, et même on ne dessine plus du tout. »\n\nPour le décorer, il a fallu le chercher — j'allais écrire le déranger — dans sa délicieuse et amusante maison des Ternes. Il n'est pas allé rue de Grenelle... C'est la rue de Grenelle qui a fait les avances et est venue à lui.\n\nDethomas dessine. Il se promène dans Paris. On le voit aux répétitions générales, au café, dans les restaurants à la mode. Il regarde, sourit, et dessine. Il n'est jamais dupe ni snob. Sceptique au contraire, impassible, difficile à déchiffrer. Il s'aptoie peut être sur ces petites gens, cercleux ou modestes, qu'il retrace en ses amples et volontaires fusains. Mais il n'y paraît guère. Il se borne à les définir avec autorité. Ses maîtres? Les Japonais, Venise, et Lautrec, dont il fut le compagnon. Cet homme que l'on rencontre partout le soir, travaillant où s'amusent les autres, est un laborieux inlassable. Son œuvre est robuste et variée comme la vie.\n\nAu physique, Maxime Dethomas est un gentleman flagmatique et rase qui, d'une voix douce, fait des mots aussi durs que ceux de Forain, son ami. »\n\nA conférer place de professeur de solfège élémentaire pour garçons. Traitement initial : 550 francs. Adresser demandes à la Commission administrative, Maison communale de Saint-Josse-ten-Noode, avant le 20 février 1913.\n\n---",
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     "texte": "## TAPIS D'ORIENT\n\n**DALSÈME** 2, RUE LEOPOLD, 2\n\n**BRUXELLES**\n\nMAISON SPÉCIALE FONDÉE À PARIS EN 1844, LA PLUS ANCIENNE ET LA PLUS IMPORTANTE, DONT LES TAPIS D'ORIENT IMPORTÉS DIRECTEMENT DE LA TURQUIE, DE LA PERSE ET DES INDES ET GARANTIS AUTHENTIQUES FORMENT L'UNIQUE SPÉCIALITÉ À L'EXCLUSION DE TOUTE IMITATION.\n\nA PARIS : 18 RUE SAINT-MARO\n\nET EN DOUANE POUR L'EXPORTATION",
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     "texte": "Maison Félix MOMMEN & C°, Brevetés\n\nFABRIQUE ET ATELIERS : 37, RUE DE LA CHARITÉ, BRUXELLES\nTéléphone 1947\n\nFabrique de Couleurs, Panneaux, Toiles, Vernis, etc., etc.\n\nSpécialité de tous les articles concernant la peinture, la sculpture,\nla gravure, l'architecture et le dessin.\n\nRENTOILAGE, NETTOYAGE ET VERNISSAGE DE TABLEAUX\n\nGRAND PRIX ET MEDAILLE D'OR A L'EXPOSITION DE S-LOUIS 1904\n\nPremières médailles aux Expositions d'Amsterdam, Paris, Liverpool, Le Havre, Bruxelles, Chicago, etc. etc.\n\nVENTE PUBLIQUE\n\nle lundi 17 février et les trois jours suivants\nd'une importante réunion de\n\nLIVRES, DESSINS ET ESTAMPES\n\nprovenant des collections\nde feu M. LE CHEVALIER SANTI MATTEI (3e partie)\net ERNEST ACKER, architecte,\nProfesseur à l'Académie Royale des Beaux-Arts.\n\nLa vente aura lieu à 4 heures précises, par le ministère de l'huisier F. ARENTS,\nen la galerie et sous la direction de M. E. DEMAN, libraire-expert, 86 rue de la\nMontagne.\nLe catalogue, illustré de 45 reproductions et comprenant 900 numéros, se\nvend 5 francs.\n\nExposition générale le jeudi 13 février, de 10 heures à midi et de 2 à\n0 heures (le catalogue servant de carte d'entrée), et partielle les jours de vente,\nde 10 heures à midi.\n\nÉtude du notaire VERGOTE à Bruxelles\n3, place du Petit Sablon.\n\nPAR SUITE DE DÉCÈS\n\nLe notaire VERGOTE vendra publiquement en l'hôtel sis\navenue Louise, 129, les jeudi 20 et vendredi 21 février à\n2 heures précises, les\n\nTABLEAUX MODERNES\nAQUARELLES ET PASTELS\n\nŒuvres de : F. Courtens, H. Courtens, P. J. Clays, H. De\nBrackeleer, E. Hoorickx, J.-B. Madou, P. Mathieu, F. Roybet,\nJ. Smits, J. Stevens, J. Stobbaerts, H. ten Kate, J. Van Beers,\nA. Verwée, F. Willems.\n\nPorcelaines de Chine et du Japon, faïences diverses,\ntapisseries, bronzes, cuivres, étains, meubles et objets\ndivers.\n\nExpert : M. ARTHUR LE ROY, place du Musée 12, à Bruxelles.\nExpositions : particulière lundi 17 février, publique mardi\n18 février de 40 à 4 heures.\nCatalogues en l'étude du dit notaire et chez M. Le Roy.\n\nL'Art et les Artistes\nRevue d'Art ancien et moderne des Deux-Mondes\nDirecteur-Fondateur : Armand DAYOT.\nAbonnement. — France : 20 francs; Étranger : 25 francs.\nLe numéro : France, 1 fr. 75; Étranger, 2 fr. 25.\nDIRECTION ET ADMINISTRATION :\n23, Quai Voltaire. — PARIS\n\nDEMANDER CHEZ TOUS LES PAPETIERS\nL'Encre à écrire indélébile\nBLUE-BLACK Van Loey-Noury\nSUPERIEURE A TOUTES LES AUTRES MARQUES\n\nImprimé sur papier de la Maison KEYM, rue de la Buanderie. 12-14\n\nL'ŒUVRE\nThéâtre subventionné (20e année).\nDirecteur : A.-F. LUGNÉ-POE.\n\nLe Bulletin de l'Œuvre (administration et rédaction : 22 rue Turgot,\nParis), publie chaque mois des études d'esthétique théâtrale, des docu-\nments variés, notes, dessins, gravures, sur les progrès, innovations\net manifestations scéniques de France et de l'étranger. Il tient ses\nlecteurs au courant des efforts les plus remarquables tentés par les\nauteurs, leurs interprètes et les directeurs de théâtre. Il a des corres-\npondants partout. Il circule dans tous les pays. Il publie des dessins\noriginaux et s'encarte de reproductions en couleurs de tableaux des\nmaîtres modernes\nNuméro spécimen envoyé sur demande.\n\nLa Lecture Universelle\n86, rue de la Montagne, BRUXELLES\n(entre les rues d'Arenberg et d'Assault).\n\n250.000 volumes français et étrangers. — 100 revues.\nCatalogue (1.070 pages) Prix : 2 francs.\nABONNEMENTS : 10 francs par an, 2 francs par mois.\nService de périodiques à domicile.\nArrangements spéciaux pour la province et les villégiatures.\n\nRevue du Temps présent\nPIERRE CHAINE, fondateur.\nSecrétaires de rédaction : José de BÉRYS, ANDRÉ DELACOUR\nÉtudes, critiques et documentations littéraires,\nhistoriques et artistiques.\n\nParait le 2 de chaque mois.\nDIRECTION : 76, rue de Rennes, PARIS\nPRIX D'ABONNEMENT ANNUEL | France, fr. 14.00\n| Étranger, 16.00\nLE NUMÉRO : France, fr. 1.25. — Étranger, fr. 1.50.\n\nLE COURRIER DE LA PRESSE\nBUREAU DE COUPURES DE JOURNAUX FRANÇAIS ET ÉTRANGERS\nFONDÉ EN 1889\n21, boulevard Montmartre, PARIS, 2e\nGALLOIS ET DEMOGEOT\nAdresse télégr. : COUPURES PARIS — TÉLÉPHONE 121.50\nLE COURRIER DE LA PRESSE :\nReçoit, lit et découpe tous les Journaux et Revues et en\nfournit les extraits sur tous sujets et personnalités.\nService spécial d'Informations pratiques pour Industriels et\nCommerçants.\n\nTARIF : 0 fr. 30 par coupure\nTarif réduit, paiement d'avance, sans période de temps limité :\nPar 100 coupures : 25 fr. Par 250 coupures : 55 fr.\n\" 500 \" 105 fr. \" 1000 \" 200 fr.\nOn traite à forfait pour 3 mois, 6 mois, un an.\n\nBruxelles. — L'IMPRIMERIE anc. Établi V° Mommens soc. abos.",
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