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     "texte": "TRENTE-TROISIÈME ANNÉE. N° 7. 16 FÉVRIER 1913.\n\nL'ART MODERNE\n\nREVUE CRITIQUE HEBDOMADAIRE\n\nBUREAUX : RUE DE L'INDUSTRIE, 32, BRUXELLES\n\nABONNEMENT : BELGIQUE, 10 FRANCS L'AN; UNION POSTALE 13 FRANCS. — LE NUMÉRO, 25 CENTIMES\n\n---\n\nSOMMAIRE\n\nNotes sur Hokusai (RAYMOND KOECHLIN). — Marcel Jefferys (FRANZ HELLENS). — « Le petit Poels » (FRANCIS DE MIOMANDRE). — L'Art à Paris : Simon Bussy (ROMAIN ROLLAND). — A propos du couronnement de Poppée. — Memento musical. — Accusés de réception. — Dernières cartouches. — La Musique à Liège (GEORGES RITTER). — Un Anniversaire (H. L. B.) — Petite Chronique.\n\n---",
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     "texte": "NOTES SUR HOKUSAÏ\n\nHokusai naquit en 1760; il avait travaillé d'abord dans l'atelier de Shunsho, le grand peintre d'acteurs, mais, après quelques essais dans la manière de son maître, tout à coup il se révèle, avec le style le plus personnel et en même temps le plus véritablement populaire. Sans doute, les premiers temps, c'est moins le caractère qu'il recherche que le charme, et il le trouve d'abord dans ses surimonos, tantôt carrés, tantôt longs, sorte de cartes que l'on s'envoyait à l'occasion du jour de l'an et des autres grandes fêtes et où peintres et graveurs s'appliquaient à mettre tout leur art. Certaines de ces feuilles sont d'un travail incomparable et à la fois d'une grâce parfaite; les femmes les plus aimables se promènent dans des paysages à la fois justes et poétiques et rien n'égalait la perfection d'un tirage où l'or, l'argent et les gaufrures rehaussent l'éclat de couleurs harmonieuses.\n\nMais ce n'était là qu'un début pour Hokusai; bientôt sa verve l'emporta et elle se donna carrière dans les livres illustrés où peut-être il mit le meilleur de son génie. Lié d'amitié avec le grand romancier Bakin, il se plut à dessiner les images de ses romans et ce sont de véritables encyclopédies de la vie et des légendes japonaises que certains de ces ouvrages, dont l'un n'a pas moins de quatre-vingts volumes. Toutefois la Mangwa semblera plus accessible à nos yeux européens, ces treize extraordinaires albums où le maître a réuni, au cours de sa longue carrière, de 1813 à 1849, des milliers de croquis pris dans la rue ou sortis de son imagination féconde; plus de grâce, c'est la vie prise sur le vif, dans la foule grouillante, gouailleuse ou souffrante. Hokusai aimait à signer « le vieillard fou de dessin », et en effet, on l'a dit souvent, il faut remonter jusqu'à Michel-Ange ou Léonard pour trouver une telle acuité d'observation et une imagination si diverse.\n\nOutre la Mangwa, quantité d'autres ouvrages en témoignent, les uns tempérés dans leur dessin, comme le Shashin Gwafu, par une recherche de grandeur, les autres, comme l'Ippitsu Gwafu, où le caractère s'exacerbe et où l'exécution va jusqu'au tour de force. Si nous connaissions mieux l'ancienne école de Tosa, sans doute apercevrons-nous dans son réalisme l'origine de celui de Hokusai; il n'en a pas moins vivifié ses modèles au contact de la nature et l'on aurait mauvaise grâce à ne pas admirer son génie.\n\nCe même naturalisme, il le transporta dans l'estampe, mais non pas tel quel, et l'on y assiste à cet étrange spectacle de ses bonshommes pris sur le vif et placés dans des paysages de la plus débordante fantaisie.\n\nSes estampes les plus célèbres sont les Trente-six vues du Fuji-Yama (1823-1829) où, sur chacune des feuilles, la cime de la montagne sainte apparaît dans un décor nouveau. Tantôt on la voit au milieu des",
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     "texte": "50\n\nL'ART MODERNE\n\néclairs, tantôt dans la plus simple verdure, parfois minuscule parmi les volutes d'une vague gigantesque, ou d'une merveilleuse grandeur, son cône rougi par le soleil couchant, à peine perceptible enfin à l'horizon d'une mer que sillonnent des barques. C'est l'imagination la plus pittoresque à qui la nature fournit des thèmes que sa verve varie à l'infini.\n\nEt peut-être les dix planches en hauteur des Images des poètes (1830) sont-elles supérieures encore, très analogues d'inspiration, mais plus rassérénées et plus grandes.\n\nCes deux séries, avec celle des Cent Poésies (1839), pourraient être tenues pour l'apogée de l'art de Hokusai. — le succès l'obliga à d'assez fastidieuses répétitions dans les Ponts, les Cascades et dans d'autres ouvrages — si l'on n'avait de lui les Grandes fleurs, où le dessinateur impitoyable des scènes de la rue, le rêveur fantastique du paysage japonais sait, avec un lys ou une touffe d'iris, atteindre à une noblesse et à un style dont l'école populaire a rarement approché.\n\nHokusai laissa quelques élèves dont le plus intéressant est Hokuju qui chercha, dans de curieuses estampes, à concilier le style de l'Europe avec celui de son maître. Mais on peut dire que, quand mourut Hokusai en 1849, à 89 ans, il ne laissait derrière lui aucun artiste : l'art du vieux Japon s'éteignit avec lui.\n\nRAYMOND KOECHLIN",
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     "texte": "MARCEL JEFFERYS\n\nM. Marcel Jefferys expose à la Galerie Giroux un ensemble très remarquable de ses œuvres. Cette exposition nous montre l'artiste sous son vrai jour ; elle prouve combien l'on se tromperait si l'on ne voyait en M. Jefferys qu'un peintre de pochades, opinion que sembleraient justifier les envois fragmentaires que l'artiste fit jusqu'ici dans divers Salons. En vérité, lorsqu'on embrasse cet ensemble abondant où rien ne cloche, où chaque toile, ainsi mise en valeur, apparaît comme un tableau complet, on se fait une idée exacte du talent de M. Jefferys et l'on est en droit de considérer ce peintre comme l'un des plus originaux et des plus puissants de la nouvelle génération.\n\nEt tout d'abord, on ne cherche nullement à apparenter M. Jefferys avec les peintres d'avant-garde d'aujourd'hui. Bien qu'il soit parmi les plus hardis, les plus neufs, sa personnalité s'impose tout de suite et n'a nul besoin, pour être située, de l'appui de contemporains de marque. A peine pense-t-on, en considérant ces œuvres si primesautières et si vivantes, et surtout les aquarelles, à certains graveurs japonais ; encore ne pourrait-on établir de comparaison entre eux et Jefferys qu'au seul point de vue de l'intensité du coloris, de ce luxe dans le ton qui est chez Jefferys égal à celui qui rehausse les plus belles pages de Hiroshigé. Car voilà bien, me semble-t-il, la caractéristique de Marcel Jefferys : sa vision se nourrit de luxe, de cette somptuosité à portée du regard qui réside dans l'atmosphère, dans le mouvement de la foule, dans le jeu des lumières, partout où il y a vie et agitation.\n\nParmi les peintres d'aujourd'hui, il en est peu qui aient exprimé mieux que Marcel Jefferys les aspects de la vie moderne; je n'en trouve aucun qui ait su, comme lui, entourer le mouvement d'une séduction intarissable. Partout où se concentre l'animation de la foule, dans la rue, aux théâtres, aux fêtes publiques, le peintre assiste à un spectacle qui lui fournit les éléments d'un tableau où la verve jaillit et pétille, abondante, pleine de griserie, d'un charme éblouissant. Il faut le dire tout de suite, cet art est bien naturel, pris sur le vif et dépourvu de toute parure de clinquant, de tout ornement captieux. On sent dès le premier abord que ces œuvres n'ont pas été conçues et exécutées dans l'isolement de l'atelier, mais qu'elles ont en quelque sorte surgi en leur milieu, dans cette foule que le peintre aime représenter en plein mouvement, en pleine vie. Elles portent à la fois la marque de l'heure où elles furent exécutées et celle du moment psychologique où la vision de l'artiste fut frappée par le charme ou le prestige du spectacle. C'est pourquoi devant ces tableaux il ne vient pas un instant à la pensée d'analyser le métier, de se livrer au jeu puéril des rapprochements et des discussions presque toujours vaines. On ne le pourrait, de même qu'on chercherait en vain d'analyser le spectacle qui a commandé l'enthousiasme du peintre. On est sous le charme de l'impression ; si fugitive que soit celle-ci, le charme demeure toujours, très vif. C'est une des caractéristiques de ces œuvres d'être à la fois le résultat d'une observation rapide, d'une exécution spontanée, et de produire une impression dont le charme se prolonge et ne fait que croître. C'est que le peintre a su fixer le mouvement sur sa toile ; donner l'idée du mouvement, c'est communiquer à l'œuvre une vitalité intense et sûre.\n\nToute l'énergie et aussi toute la beauté des œuvres de Marcel Jefferys résident dans leur coloris. Ce peintre s'affirme de plus en plus comme l'un des plus curieux symphonistes de la couleur que compte la jeune école contemporaine. Il y a là toute une orchestration fouillée, abondante, d'une variété qui se manifeste non seulement de toile à toile, mais encore dans un même tableau, et cela à un degré remarquable. Que ce soit dans ses grandes œuvres comme le Théâtre des Singes, l'Préparatifs de fête, les Rhododendrons, ou dans ces petites pages non moins caractéristiques et non moins complètes, les tons grouillent, s'entremêlent, se heurtent, se fondent l'un dans l'autre, s'harmonisent l'un l'autre. Nulle confusion dans tout cela. Un apparent abandon, un laisser-aller agréable, mais aucune négligence, et, sous un air de liberté constant, sans doute une science sûre du métier, un implacable savoir-faire. Mais, je le répète, on ne songe pas à analyser ni à discuter. Le charme agit et on s'y laisse aller avec volupté.\n\nDans cette riche orchestration des couleurs, des harmonies inattendues éclatent. Tantôt on voit surgir un ton criard sur la sourdine du fond; des dissonances savoureuses rompent toute monotonie. Mille combinaisons apparaissent, sans effort, comme d'elles-mêmes, le plus naturellement du monde. Cela rayonne, cela part en fusées, étincelle, éblouit, dans une perpétuelle joie. Comme toute orchestration ferme et bien établie, ces combinaisons si diverses reposent sur un fond nourri, sans lacunes.\n\nPour qui s'est plu à suivre l'évolution du peintre, celui-ci n'a fait que perfectionner, développer et mûrir des qualités qui déjà apparaissaient dans ses premiers essais, dont quelques-uns se",
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     "texte": "# L'ART MODERNE\n\ntrouvent actuellement à l'exposition de la Galerie Giroux. Jefferys est aujourd'hui parmi les peintres d'avant-garde qui affirment la plus séduisante et la plus solide personnalité.\n\nFRANZ HELLENS",
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     "texte": "## « LE PETIT POELS »\n\nC'est toujours un régal que de lire un livre de M. Léopold Courouble. Si le Mariage de Mademoiselle Beulemans a popularisé en France quelques types bruxellois, qui d'ailleurs tendent à disparaître, la savoureuse série de la Famille Kaekebroeck nous avait déjà mis au courant. Je lui ai dû de grandes joies.\n\nDe temps à autre, M. Courouble revient à cette famille qui, visiblement, l'amusa tant. Il en élit un personnage et le développe avec plus de soin. On voit qu'il ne peut consentir à s'en séparer. Il les a tous mariés, casés, amenés au seuil de l'âge mûr et de la vieillesse. Il a bien fallu fermer le cycle. Mais du moins ne lui était-il pas interdit de revenir dans leur milieu, dans des milieux analogues. Ce n'est pas nous qui nous en plain-drons. Et il nous donne aujourd'hui : Le petit Poels (1).\n\nC'est une délicate et gentille histoire, sentimentale et touchante, dont les finesse et les nuances semblent disparaître à cause de la simplicité extrême du style, à cause d'une absence totale d'effets. Je trouve même que le roman ne perdrait rien à être un peu moins simple à ce point de vue. La naïveté des personnages déborde pour ainsi dire parfois autour d'eux, au lieu que plus de rigueur dans les passages qui ne les concernent pas ferait paraître cette naïveté encore plus amusante.\n\nQuoi qu'il en soit, on ne peut guère imaginer une aventure plus ténue, plus familière, héros qui se présentent plus uniment. Et quelques-uns cependant sont exquis.\n\nPar exemple le petit Poels lui-même, jeune homme timide et plein de rêveries douces. Une absolue ingénuité l'habite et dirige ses mouvements, ingénuité corrigée de quelque malice. Il faut lire le premier chapitre, celui où, passant devant la boutique de fleuriste où demeure la jeune fille qui deviendra plus tard sa femme, il hésite à entrer, entre enfin, attend que les jeunes filles (qui se préparent pour un bal) descendent, reste ébloui de leur radieuse apparition, cause avec elles, enfin demande des jacinthes. Or il se trouve que ces deux jeunes filles, Florence et Rosa, lorsqu'elles apprennent que le petit Poels voulait acheter ces fleurs pour la fête de sa sœur Geneviève, une infirme charmante dont elles s'inquiètent avec une gentille sollicitude, veulent à toute force que le jeune homme accepte ces fleurs en gracieux cadeau pour la convalescente. Il en est tellement touché qu'il reste là, éberlué, heureux, distrait, oubliant qu'il faut partir, soudain rappelé à la réalité par le bruit des volets dont on ferme la boutique.\n\nLes jacinthes étaient prêtes, soigneusement emballées avec leur vase dans deux élégants paquets.\n— Attention, savez-vous, recommandait Florence, vous les tenez comme ça, bien droites... Alors ça ne peut mal, l'eau ne sait pas dehors...\n— Mais, hasarda Rosa, est-ce que le vieux Charles veut seulement les porter tantôt jusque chez vous ? Vous n'aurez pas l'embarras...\n\n(1) LÉOPOLD COUROUBLE : Le petit Poels ; mœurs bruxelloises. Bruxelles, Paul Lacomblez.\n\n— Bê, il ne manquerait plus que ça ! s'écria-t-il gaiement. Non, non, je veux les emporter moi-même !\n\nAlors les jeunes filles posèrent délicatement un paquet sur chacun de ses bras tandis que la vieille tante, empressée et comique dans ses glorieux atours, le coiffait de son feutre et lui enfouçait sa canne dans sa poche.\n\nLes jeunes filles ouvrirent la porte du magasin :\n— Allons, bonsoir, M. Poels, et bonne fête à Mademoiselle Geneviève ! Prenez garde, il y a deux marches, savez-vous ! Il se retourna, enveloppa tout le magasin, et la tante et les nièces d'un regard affectueux, puis, s'inclinant avec prudence à cause des précieuses fleurs :\n— Madame, Mesdemoiselles, encore merci et au revoir !\n\nIl était dans la rue. Une joie complexe dilatait son cœur enchanté. Il ne sentait pas les morsures de la bise arctique non plus qu'un ours polaire et marchait à petits pas — par crainte sans doute de laisser tomber son bonheur — au milieu du nuage houblonné qui s'échappait par les fenêtres à contre-vent des brasseries de la rue des Fabriques.\n\nIl pensait :\n— Comme elles sont jolies ! Certes, leur instruction semble un peu négligée, mais elles ont de l'esprit comme une rose ! Et puis quels bons petits coeurs !\n\nDéjà, il les comblait de perfections. Tout en cheminant, il regardait avec une tendresse infinie, comme si c'étaient des nourrissons, les deux paquets que les petites avaient déposés sur ses bras. Dans le transport de son âme, une confusion troublait ses idées :\n— Quelle est la plus belle jacinthe, se demandait-il, la brune ou la blonde ?\n\nOr ce serait vraiment trop triste si une première rencontre aussi charmante n'était pas immédiatement suivie d'une autre. Rosa et Florence s'habillaient pour la petite fête intime qu'à l'occasion des Rois M. et Mme Putzeys-Depourck donnaient à quelques intimes de leur quartier. Les Poels y étaient aussi invités. Cette soirée sert de prétexte pour M. Courouble à crayonner encore quelques silhouettes amusantes : le maître et la maîtresse de maison, M. et Mme Verschueren, les passe-mentiers de la rue de Flandre, la volumineuse Mlle Bombaerts, « portant sur la tête une cathédrale de chichis » et « douée d'une petite voix aiguë comme un fire anglais », les De Coster, les Ruellens, les Neirinckx, etc. Elle est impayable de bouffonnerie cette soirée bourgeoise, surtout quand le fils Verschueren, élève au Conservatoire, joue du violon :\n\nSoudain sur un signe imperceptible de sa sœur qui l'ac-compagnait, il se rua dans l'allegro furioso d'une sonate inconnue.\n\nQuoiqu'il ne fût encore qu'un élève de première année, il ne craignait pas d'attaquer les morceaux les plus hérisssés de triples croches. Bientôt, son archet emballé imita la manœuvre des pompes à bras et projeta des fusées de notes parmi lesquelles il n'était plus possible de saisir une trame mélodique quelconque. C'était sans doute très fort comme gymnastique musicale ; par malheur le son du violon répondait à son abominable couleur ; il était d'une acuité si terrible que Mlle Angélique Vandenhoute elle-même, bien que sourde, en éprouvait une visible surexcitation.\n\nSurexcitation d'ailleurs partagée par Poutte, la chatte noire de la maison, qui s'échappe et vient bondir au milieu du salon. Seul, le grand-frère du petit Poels ne perd pas la tête. Il quitte ingénument son frac et le jette sur le fauve étourdi, qu'il emporte ensuite à la cuisine.\n\nEt tout le reste est à l'avenant. Tout ce petit monde se trémousse, danse, court, chante, s'amuse à la folie, et sans se douter combien il est comique.\n\nCe qui arrivera, on s'en doute un peu. Le grand Poels tombera amoureux de Florence, celle des deux jeunes fleuristes qui est la plus saine, la plus « bonne enfant » et le petit",
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     "texte": "52\n\nL'ART MODERNE\n\nPoels s'éprendra de l'autre, de Rosa, la plus fine et la plus sentimentale, non sans avoir longtemps tergiversé. Car c'est une de ces natures qui trouvent dans l'indécision et l'incertitude de leur propre cœur quelque plaisir.\n\nC'est d'ailleurs sa sœur Geneviève qui fait cesser cette incertitude, c'est elle qui, sa confidente de cœur et de pensée, lui fait peu à peu comprendre où va son amour, où va son devoir. Il y a là des pages exquises. Tout ce personnage de Geneviève est du reste tracé d'une main précautionneuse et caressante, comme si l'auteur, en insistant trop, craignait de froisser la délicatesse de cette âme d'infirme, âme rare, infiniment supérieure à ce que ferait pressentir sa condition.\n\nAprès que le petit Poels a liquidé une liaison avec une couturière sans esprit qu'il gardait faute de mieux, après qu'il a eu une explication au sujet de cette jeune personne avec Rosa, après que Rosa et lui ont reconnu qu'ils ne pouvaient plus vivre l'un sans l'autre, on les marie, et tout le monde est content, d'autant que le grand Poels, le sauveur de la chatte, épouse Florence et que Geneviève (un peu à point nommé) est guérie de son infirmité.\n\nTel est, sèchement abrégé, ce petit roman, mais il faut le lire Car il est plein de verve et de drôlerie, plein de nuances aussi. Il contient encore beaucoup d'expressions comiques empruntées au jargon du bas de la ville. Mais une place plus importante est donnée à la psychologie. Et tout le développement par exemple des caractères du petit Poels, de Geneviève est admirablement suivi et plein d'une délicieuse subtilité.\n\nFRANCIS DE MIOMANDRE",
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     "texte": "L'ART A PARIS\n\nSimon Bussy (1).\n\nDes temples de Sicile aux bruyères d'Ecosse, M. Simon Bussy promène, à travers l'Occident, un regard sensible aux visions les plus neuves, aux accords les plus rares, et un esprit classique qui les discipline et les harmonise.\n\nIl ne voyage pas en touriste pressé, qui jette hâtivement des notes brillantes et frivoles. Il a dans l'univers trois ou quatre régions préférées, qui sont comme les provinces diverses de sa sensibilité; elles se complètent l'une et l'autre : la sereine puissance des Alpes, l'environnement lyrique de Venise et du Midi méditerranéen, la sombre mélancolie de l'Ecosse. En les exprimant, il s'exprime lui-même : car dans les multiples aspects de la nature, il a fait choix de ceux qui s'accordent le mieux avec ses pensées et ses rêves. Mais — (c'est ici que l'on reconnaît l'artiste classique) — chacun de ses états d'âme se suffit à lui-même, est comme une âme complète. Jamais on n'a le sentiment d'une impression qui passe. Il règne dans ces œuvres une sorte de calme intérieur et de stabilité. On ne pense pas : « Quel accord va succéder à celui-ci? » On pense : « Voici l'accord que je cherchais. » On s'y repose, comme en une demeure solide et close à tous les bruits du dehors.\n\nIl serait vain d'essayer de décrire cette riche suite de compositions. On remarquera la surprenante diversité qui existe entre les trois ou quatre groupes principaux de paysages : la Suisse,\n\n(1) Sur l'exposition que vient d'ouvrir le peintre à la Galerie Blot.\n\navec l'audacieuse grandeur de ses lignes et la suavité de ses harmonies; — les tristes demi-jours crépusculaires d'Ecosse; — l'éclatante Venise, dont les deux séries de pastels, datant de deux époques différentes, forment elles-mêmes deux groupes qui diffèrent de technique et de sensibilité : le premier, plus « construit », où les architectures sont solidement bâties; le second (le plus récent), où se joue librement la féerie de l'eau et de la lumière.\n\nSans entrer dans le détail des œuvres, j'aimerais à opposer entre eux trois ou quatre types de pastels, qui me semblent caractériser, d'une façon frappante, ces trois ou quatre groupes : Agrigente, une vision classique, le temple en ruines, aux colonnes brunes et dorées, qui se dresse, encadré, comme d'un pompeux décor, des grandes masses de nuages olympiens; Saint-Erasme de Venise, flottant sur l'eau, l'église rouge, avec sa minuscule porte noire, flanquée de trois petits arbres; — la Jungfrau, surgissant vaporeuse et rosée, au-dessus de pentes vertes; — et surtout ces tragiques vues d'Ecosse, les ciels lourds, chargés de nuées grises, grosses de pluie, avec de tristes coins bleus, les bruyères rousses, les pins noir d'encre, tordus par les rafales, l'inexprimable deuil des landes sur lesquelles passe le vent humide et violent.\n\nToutes ces œuvres, d'un art à la fois large et fin, révèlent un poète, maître de lui et conscient, issu de la tradition des grands peintres de la race, enrichi des moyens d'expression et de la sensibilité modernes, — un artiste qui rêve d'unir dans son art la couleur palpitante de Monet et l'harmonie souveraine de Claude Lorrain, — et qui parfois y atteint.\n\nROMAIN ROLLAND",
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     "texte": "A propos du Couronnement de Poppée (1)\n\nOn a pu assez justement rappeler à ce propos Shakespeare; et dans ce mélange de trivial et de sublime, de tragique et de galant, l'aventure des héros en titre apparaît, non plus avec l'apprêt d'un phénomène isolé, mais comme l'épisode central où se symbolise un moment de la vie de toute une époque. Ce qui doit nous intéresser ici, ce n'est pas seulement l'intrigue amoureuse par laquelle Poppée s'empare du cœur de Néron et s'élève à l'empire, au mépris des liens qui les engagent, l'une à Othon, l'autre à Octavie; c'est le monde qui les entoure, et donne à leur acte sa complète signification. Et voici les murmures inquiets et les mépris du peuple dans le bavardage familier de deux sentinelles, de ces serviteurs pour qui les plus grands n'ont pas de secrets; dans les adieux de Sénèque à ses disciples, quand Néron lui envoie l'ordre de mort, voici sa constance sereine et son intime déception à les voir, malgré son exemple et ses leçons, si attachés encore aux joies mesquines de la vie; et en contraste immédiat, deux enfants insouciants traversent toutes ces abominations, dévourant l'amour et n'écoutant qu'eux-mêmes.\n\nEt l'on reste stupide d'admiration à voir tous ces personnages, après trois siècles, sortir de leur tombe non seulement si vivants, mais si réels, doués d'une âme si profonde et si nuancée, d'un geste si naturel et si précis; à voir que toute cette vérité, intense et circonstanciée, est obtenue rien que par l'accent et le rythme de la déclamation, par l'inflexion mélodique, dont l'harmonie, avec une nouveauté de moyens prodigieuse en sa nudité, détermine le sens et colore chaque trait. Quelle richesse, quelle souplesse, et dans quelle concision! L'orchestre est réduit au qua-\n\n(1) M. GASTON CARRAUD a, dans la Liberté, si justement analysé les fragments du drame lyrique de Monteverdi représentés par le Théâtre des Arts que nous ne résistons pas au plaisir de mettre ses appréciations sous les yeux de nos lecteurs.",
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     "texte": "L'ART MODERNE\n\ntuor des cordes, à une harpe et à un clavecin; et l'on ne sent pas le besoin d'autre chose. Il suffit. Nous suivons jusqu'aux derniers replis des cœurs l'étonnante scène, sensuelle, tendre et coquette, passionnée et capteuse entre Néron et Poppée; l'entretien sublime du philosophe avec ses trop faibles adeptes; la déchirante plainte d'Octavia au bord de l'exil. Nous ne savons pas dire au juste d'où naît cette impression de vie directe et sans artifice; et nous n'avons même pas besoin, pour l'éprouver, d'un effort de recul dans le temps. Elle s'impose, dans la pensée et dans l'écriture même, avec une vivacité actuelle. C'est exactement, mais avec quel autre style, l'impression que nous donne aujourd'hui un Boris Godunow. Et je ne vois pas entre les deux, malgré la distance, une autre œuvre qui la donne pareille. Il est vrai que dans la dernière partition de Monteverdi l'imagination mélodique n'a plus tout l'éclat de l'Orfeo, écrit en 1607, trente-cinq ans auparavant; il est vrai qu'on y distingue les prodromes de la décadence, qui d'une part mènera aux mièvreries maniérées de l'opéra comique, de l'autre assurera le désastreux empire de la virtuosité italienne. Qu'il faut que cette décadence ait été prompte, profonde, tout de suite irrémédiable, pour que cet art initiateur et déjà si complet n'ait eu aucune suite, même et surtout en son pays d'origine, et soit tombé si vite à l'oubli total!\n\nLe Couronnement de Poppée est devenu un triomphe, sous l'admirable direction de M. d'Indy: vous savez comme il ressuscite l'âme même d'une œuvre, et toute la beauté de sa ligne en même temps.",
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     "texte": "MEMENTO MUSICAL\n\nPour rappel, aujourd'hui dimanche, à 2 h., troisième concert du Conservatoire sous la direction de M. Léon Du Bois. — Même jour, à 2 h., à Tournai, concert de la Société de musique. Audition de la Damnation de Faust de Berlioz.\n\nLundi 17, à 8 h. 4 2, à la Grande Harmonie, première séance du Quatuor Capet. OEuvres de Beethoven.\n\nMardi 18, à 8 h. 4 2, Salle Nouvelle, concert de Mme Germaine Schellinx, violoniste, avec le concours de Mme Marguerite Rollet. — Même heure, à la Grande Harmonie, récital de piano par Mme Vera Brock.\n\nMercredi 19, à 8 h. 4/2, Salle Patria, troisième concert de la Société Philharmonique, avec le concours de Mme Teresa Careño.\n\nJeudi 20, à 8 h. 4 2, à la Grande Harmonie, deuxième séance du Quatuor Capet. OEuvres de Beethoven.\n\nVendredi 21, à 8 h. 4/2, à la Grande Harmonie, concert de M. Jacques Kühner, violoncelliste, avec le concours de M. R. de Kryjanowski, Théo Ysaye, Ed. Deru et L. Van Hout.\n\n— A 8 h. 4 2, Salle Erard, séance de musique ancienne, organisée par la section belge de la Société Internationale de Musique, avec le concours de Mme Galand, pianiste et de M. Jorez, violoniste. — A la même heure, à la Salle Nouvelle, soirée musicale donnée par Mlle Jeanne Samuel, avec le concours de Mme B. Dalbert et de M. S. Vanyn.\n\nSamedi 22, à 8 h. 3 4, au Cercle artistique, audition du quatuor Schörg.\n\nDimanche 23, à 2 h. 4/2, à l'Alhambra, premier concert extraordinaire des Concerts Ysaye (festival Wagner), sous la direction de M. Otto Lohse et avec le concours de Mme Frances Ro-e et de M. Henri Hensel. Au programme: ouverture du Vaisseau fantôme; prélude et scène finale de Tristan et Isolde; Voyage au Rhin, Mort de Siegfried et Cortège funèbre du Crépuscule des Dieux; prélude de Parsifal; duo du premier acte de la Walkyrie; ouverture du Tannhäuser. Répétition générale la veille, mêmes salle et heure.\n\nLundi 24, à 8 h. 4 2, à la Grande Harmonie, troisième séance du Quatuor Capet. OEuvres de Beethoven.\n\nLundi 24 et mardi 25, à la même heure, Salle Nouvelle, deux concerts donnés par le compositeur Amédée Reuchsel, avec le concours de Mlle E. Brunet, cantatrice, de MM. Maurice Reuchsel, violoniste et A. van Neste, violoncelliste. Au programme: œuvres d'A. Reuchsel, M. Reuchsel et Léo Sachs.\n\nMardi 25, à 8 h. 4 2, Salle Patria, récital de piano par M. Raoul Pugno.\n\nMercredi 26, à 8 h. 4 2, Salle Nouvelle, quatrième et dernière séance du Quatuor Chaumont avec le concours de M. Théo Ysaye. OEuvres de Haydn, Beethoven et Théo Ysaye.\n\nJeudi 27, à 3 h. 4 2, Salle Patria, troisième concert de la Société J.-S. Bach sous la direction de M. A. Zimmer et avec le concours de Mme A. Nordewier-Reddingius, MM. A. Stephani et Ad. Rebner. Au programme: cantate n° 22 Liebster Jesu mein Verlangen; sonate en mi majeur pour violon et piano; air de basse de la Cantate n° 70 Wachet, betet, seit bereit Allzeit; sonate en sol mineur pour violon seul; cantate n° 51 Jauzchzet Gott in allen Landen; cantate pour chœur double Zun ist das Heil und die Kraft. — A 8 h. 4/2, à la Grande Harmonie, quatrième séance du Quatuor Capet. OEuvres de Beethoven.\n\nLes concerts de Mme Thecla Bruckwilder et de M. Carl Friedberg sont remis à une date ultérieure.\n\nM. Chevillard, directeur des Concerts Lamoureux, a inscrit à son concert d'aujourd'hui la Fantaisie sur deux Noëls wallons de M. Joseph Jongen.\n\nMardi 4 mars, à 8 h. 4 2, Salle Nouvelle, troisième séance du Quatuor Zimmer.",
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     "texte": "ACCUSÉS DE RÉCEPTION\n\nPOÉSIE. — La Lampe charbonne, par Gustave Fivé. Préface de M. AUGUSTE JOLY. Bruxelles, éd. du Musque. — Présences (1re série), par P.-J. JOUVE. Paris, Georges Grès. — De l'Ambre sur ma Jeunesse, par Ch. CONRARDY. Bruxelles-Paris. Ed. du Falot. — Butin fragile, par E. MÉLOT. Bruxelles, F. Larcier. — Sur d'anciens thèmes, par Ed. FONTYNE. Bruxelles-Paris, éd. de l'Association des Écrivains belges. — Les Apartés, par HENRI HERTZ. Paris, éd. de la Phalange. — Le Chemin des ailes, par ADRIEN DE PRÉMOREL. Bruxelles, éd. de Durendal.\n\nROMAN. — Fors l'honneur, roman d'un lieutenant de vissseau, par ANDRÉ GEIGER. Paris, Bibliothèque Charpentier (Eugène Pasquelle). — Écrits wallons de François Renkin traduits par EMMA LAMBOTTE. Liège, Imp. Protin. — La Divine rencontre, par ISI COLLIN Liège, Desoer. — Petits Mémoires de Monsieur Trouilleboulard, par PAUL MÉLOTTE. Liège, H. Vaillant-Garmanne. — Histoire de Pierre Pons, pantin de feutre, par FRANCIS DE MIOMANDRE. Illustrations en couleurs et en noir de Guigne-bault. Paris, Arthème Fayard et Cie. — L'Ateule, par GEORGES RENCY. Bibliothèque édition. Paris, Rivière; Bruxelles, G. Mertens. — Le Capitole, par A. TH. ROUVEZ. Bruxelles. Association des Écrivains belges.\n\nCRITIQUE. — Le Molière du XXe siècle: Bernard Shaw, par AUGUSTIN HAMON. Avec quatre portraits. Paris. Eugène Figuière et Cie. — Enquête sur l'art en Hollande, par PHILIPPE ZILCKEN. La Haye, C. Harms Tiepen. — Baudelaire en Belgique, par MAURICE KUNEL. Paris et Mons, Éd. de la Société Nouvelle. — Fidelio de L. van Beethoven, par MAURICE KUFFERATH. Paris, Fischbacher. — Pêchés primififs (Art et Folklore), par LOUIS MASTERLINCK. Paris, Meure de France. — Les Origines de la musique de clavier en Angleterre, par CH. VAN DEN BORREN. Bruxelles, Librairie des Deux-Mondes (Emile Groenveldt). — Propos de littérature, par GEORGES RENCY. Paris-Bruxelles, Association des Écrivains belges. — Les Bellini (collection des Grands Artistes), par EMILE CAMMAERTS. Etude critique illustrée de 24 pl. hors texte. Paris, H. Laurens. — L'Ère du Drame, essai de Synthèse poétique moderne, par HENRI-MARTIN BARZUN. Paris, Eug. Figuière et Cie. — Monstre Crotte, par GASTON DUMESTRE. Bruxelles, Editions Biblis. — Fernand Severin. Paris-Bruxelles, Anthologie éditée par l'Association des Écrivains belges.\n\nESSAIS. — Heures futuristes, par ARMAND DU PLESSY. Bruxelles, Éditions d'art Biblis. — Revendications posthumes par Rembrandt Van Ryn (sans nom d'auteur ni d'éditeur — L'Angleterre Juive; Israel chez John Bull, par THEO DOEDALUS. Bruxelles,",
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     "texte": "54\n\nL'ART MODERNE\n\nV° F. Larcier; Paris, Fontemoing et Cie. — Le Hêtre pourpre, par LÉON SOUGUENET. Paris, Éd. des Marches de l'Est. — Va outre, par GERMAIN VELIN. Bruxelles, imp. A. Leempoel. — La Mort, par MAURICE MAETERLINCK. Paris, Eugène Pasquelle. — Les Dieux chez nous, par GEORGES PIOCH. Paris, P. Ollendorff. — Le Retour de l'Enfant prodigue, précédé de cinq autres traités : Traité du Narcisse, Tentative amouruse, El Hadj, Philoctète, Bethsabé, par ANDRÉ GIDE. Paris, éd. de la Nouvelle Revue française.",
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     "texte": "DERNIÈRES CARTOUCHES\n\nUn vaste groupement d'association wagnérienne vient, dit le Guide musical, de se constituer en Allemagne dans le but de faire une dernière tentative en faveur de la prolongation du privilège de Parsifal qui, selon la volonté du maître, devait rester la propriété exclusive de Bayreuth (1). Cette association, dont les ramifications s'étendent à tous les pays de langue allemande, a ses sièges principaux à Berlin, Leipzig et Dresde. Elle a entrepris un pétitionnement monsire. Les pétitionnaires, au nombre de 18,000, ont adressé une requête au Reischtag, lui demandant de modifier l'article 29 de la loi sur les droits d'auteur. Deux alinéas devront être ajoutés au texte :\n\n« Quand une œuvre dramatique publiée a été soustraite à la représentation publique, par suite d'une stipulation particulière de l'auteur, jusqu'au moment où cette œuvre devrait entrer dans le domaine public le droit exclusif d'en disposer ne s'éteint pas avec la fin de la protection. Il en sera de même quand, jusqu'à l'époque où le délai se trouvera écoulé, les représentations publiques n'auront eu lieu qu'en un endroit déterminé par l'auteur. »\n\nPar ces dispositions et quelques autres moins importantes, les membres de l'association pour le Parsifal-Schutz, parmi lesquels se trouvent quelques têtes couronnées, comme le grandduc de Hesse et le duc d'Anhalt, espèrent sauver le privilège de Bayreuth.\n\nEn admettant que cette pétition soit prise en considération et qu'une modification soit apportée à la loi allemande dans le sens indiqué, il est à remarquer que cette disposition légale resterait sans effet pour l'étranger, tout au moins l'année prochaine, car elle constituerait une dérogation à la situation créée par la Convention de Berlin de 1908 et ne pourrait être appliquée hors d'Allemagne qu'une année après son entrée en vigueur dans l'Empire.",
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     "texte": "UN ANNIVERSAIRE\n\nMme Noordewier-Redingius, dont le public bruxellois connaît depuis longtemps la voix de pur cristal, fête ces jours-ci le vingt-cinquième anniversaire de son entrée dans la carrière artistique. Elle participe au concert de la Société Bach du 27 février prochain, où cet événement sera célébré. Mme Noordewier-Redingius, comme Mme Philippi, MM. Messchaert, Walter, Stephani, fait partie de cette pléiade de chanteurs auxquels on songe tout naturellement lorsqu'en Germanie, en Hollande, chez nous, à Paris aussi parfois, il s'agit d'exécuter une œuvre classique allemande de haute tenue. Le timbre merveilleusement flexible, pénétrant et chaste de sa voix ne s'oublie jamais ; lorsqu'on l'a en endu moduler les variations du quatuor vocal de la Neuvième, il est impossible d'y songer sans réentendre en souvenir l'éclat aisé de cet organe sans pareil. Notre public aimera prendre part aux manifestations de sympathie à l'adresse d'une artiste dont le nom s'associe à plusieurs de ses plus belles émotions.\n\nH. L. B.\n\n(1) Voir sur cette question nos numéros des 29 septembre et 6 octobre derniers.",
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     "texte": "LA MUSIQUE A LIÉGE\n\nNous avons fait l'éloge du nouveau directeur du Conservatoire dès sa première apparition au pupitre de capellmeister et, depuis un an, notre admiration n'a cessé de s'accenuer. Nous pouvons maintenant applaudir aux progrès décisifs de son orchestre : toutes les forces latentes sont devenues des forces vives ; la multiplicité des talents concourt à un ensemble étonnant de verve, de compréhension, de souplesse, de coloration expressive. Le public est ébahit de cette révélation. Aussi la ferveur de l'attention égale-t-elle dans l'auditoire le zèle artistique et scrupuleux des exécutants. Il ne s'agit plus de festivités mondiales où « le bon ton » et la recherche de relations matrimoniales amenaient une foule élégante ; le recueillement est général, la passion musicale s'affirme sous toutes ses formes. Telle est la conquête glorieuse de Sylvain Dupuis ; et cette victoire, qui en fait un maître de premier ordre, lui a procuré un magique instrument pour l'interprétation de ses pensées, un instrument complet, obéissant au moindre geste, allant de la douceur la plus tendre à la puissance tonitrante, volcanique, irrésistible, — cet orchestre où dormaient dans l'indolence ou l'anarchie tant de valeurs inutilisées.\n\nVoilà ce qui fit de Wallenstein, cette vivante trilogie de Vincent d'Indy, du Poème de Chausson, de l'Apprenti sorcier, pétillante effusion d'humour avec un thème tracé à la Saint-Saëns et des moyens orchestraux apparentés à ceux de l'auteur de la Danse macabre mais avec une allure qui traduit bien la personnalité éminente de Paul Dukas, enfin du Carnaval romain de Berlioz, ouverture d'opéra et non ouverture de concert (il ne faut pas l'oublier pour la comprendre), — voilà ce qui fit un festin de dieux.\n\nLe charme prenant et la maëstria exquise de Jacques Thibaud dans le Poème de Chausson et la Fantaisie espagnole de Lalo complèteront le suprême plaisir de l'Olympe liégeois ; au comble de la joie artistique, ne sommes-nous pas des dieux?\n\n* * *\n\nSans arriver à cette perfection, la Société Bach a procuré une excellente soirée à ses abonnés. Chœurs et orchestre devenus nombreux et tendant, en cette transformation difficile, à un assouplissement remarquable, se sont fait applaudir dans deux chœurs de la Passion selon saint Jean, MM. Van Dooren et Charlier dans la sonate en ré majeur pour piano et « viola di gamba », MM. Radoux, Ista et Van Dooren dans le concerto in fa pour deux flûtes et piano se montrèrent stylistes irréprochables. Le concerto de Brandebourg en si bémol, dont l'adagio est une pure merveille, fut un triomphe pour M. Rogister, l'admirable altiste, et son brillant disciple, M. Sottiaux, habilement secondés par les violoncelistes Charlier et Vrancken.\n\nMme Tombeur impressionna vivement l'auditoire dans la cantate 55, dite le Glas funèbre ; sa voix gagne en force et son style est toujours plus noble. Elle mit beaucoup d'onction et de religiosité dans l'air de la cantate 103 ; M. Fassin et Mme Deleval, qui tous deux ont l'intelligence vraie de la musique du xvm siècle, l'accompagnèrent à souhait.\n\nM. Dweishauvers, qui dirigea ce concert avec un talent supérieur, fut maintes fois applaudi.\n\nGEORGES RITTER",
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     "texte": "PETITE CHRONIQUE\n\nExpositions ouvertes :\n\nAu Musée moderne, Salon de Pour l'Art. — Au Cercle artistique, Mme Berthe Art, MM. Léon Frédéric et Gustave-Max Stevens. — Galerie Georges Giroux, M. Marcel Jefferys. — Au Studio, Exposition du Groupe Indépendant. — Au Cercle royal artistique d'Anvers, M. Victor Hageman. — A la Salle Boute, Exposition du Cercle Le Lierre.\n\nOutre les œuvres des artistes belges cités précédemment, le Salon de la Libre Esthétique groupera le mois prochain au Musée moderne un ensemble d'interprétations de sites provençaux par",
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     "texte": "# L'ART MODERNE\n\nE. Boudin (Antibes), P. Cézanne (Aix-en-Provence), V. Van Gogh (Arles), H.-E. Cross (Saint-Clair) et par MM. Claude Monet (Antibes), A. Guillaumin (le Trayas) et A. Renoir (Cagnes). Le Midi sera évoqué en outre par un choix de tableaux et aquarelles de Mmes L. Cousturier et Y. Detraux, de MM. A. André, L. Bausil, P. Bonnard, S. Bussy, Ch. Camoin, M. Denis, L. De Troy, G. d'Espagnat, R. Fornerod, O. Friesz, F. Jourdain, P. Laprade, H. Lebasque, A. Lepreux, A. Lombard, H. Manguin, A. Marquet, J. Peske, C. Reymond, K.-X. Roussel, H. de Saint-Jean, P. Signac, A. Urbain, L. Valtat et A. Wilder. Programme neuf, qui excite parmi les artistes et dans le public une vive curiosité.\n\nLe Salon triennal des Beaux-Arts, qui devait avoir lieu à Bruxelles en 1913, est reporté à 1914 afin qu'il ne coïncide pas avec l'Exposition qui s'ouvrira en avril à Gand.\n\nUn consortium anglais a pris en mains la direction et l'exploitation des attractions à l'Exposition de Gand. Cette vaste entreprise est entrée dans une période d'activité intense. Parmi les distractions sensationnelles, on nous signale un Secnic-Railway géant, un Water-Chute qui aura plus de cent vingt mètres de pente et dont la plateforme sera haute de quarante-cinq mètres, une Maison du rire, une Rue du Caire, la reconstitution en miniature du lancement et de la catastrophe du Titanic, des palais de féeerie, etc.\n\nLes attractions seront placées dans le parc de la ville, qui, on le sait, est englobé dans l'Exposition et couvre une superficie de 33 hectares. On bâtit aussi actuellement le Casino-Kursaal. Ce dernier comprendra une salle de spectacle, un Casino proprement dit et un café concert.\n\nSous le titre le Théâtre des Rois aura lieu samedi prochain, à 8 h. 1/2, à la Salle de la Grande-Harmonie, une fête de charité au profit de l'OEuvre des patronages de jeunes ouvrières dont le programme sera composé d'œuvres musicales, littéraires et chérographiques composées par des souverains. Charles d'Orléans, Charles IX, Henri IV, Louis XIII, Frédéric-le-Grand, Napoléon Ier, figurent parmi les auteurs dont les compositions seront interprétées. Le clou de la soirée parait devoir être le Ballet de la Merlaizon, dansé par Louis XIII à Chantilly en 1633, et dont M. Ambrosiny, maître de ballet du Théâtre de la Monnaie, a reconstitué et réglé les pas. La Merlaizon sera dansée par Mmes P. Verdoot et F. Verbist, premières danseuses, et par six choryphées.\n\nLe Théâtre de la Monnaie terminera la saison par un festival Wagner qui comprendra six représentations et un concert dirigés par M. Otto Lohse. Le concert, dont le programme comprendra d'importants fragments de Parsifal et la Neuvième symphonie de Beethoven (300 exécutants), aura lieu le 1er mai. Les spectacles ont été fixés comme suit : le Vaisseau fantôme, samedi 26 avril; Tristan et Isolde, mardi 29 avril; Rheingold, lundi 5 mai; Die Walkure, mardi 6 mai; Siegfried, jeudi 8 mai; Götterdämmerung, samedi 10 mai.\n\nParmi les interprètes, citons Mmes Mottl-Fassbender, Rüsch-Ender, E Von der Osten; MM. J. Urlus, Kahn, Gensner, Bender, H. Weil, Braun, etc.\n\nDe Paris :\n\nC'est par un concert d'œuvres françaises modernes que sera inauguré, le 2 avril, le nouveau Théâtre des Champs-Elysées. Le programme sera composé d'œuvres de Saint-Saëns, Gabriel Fauré, Vincent d'Indy, Paul Dukas et Claude Debussy dirigées par leurs auteurs, ainsi que d'œuvres d'Edouard Lalo et d'Emmanuel Chabrier. Le lendemain, 3, aura lieu l'ouverture de la Saison lyrique. A l'affiche : Benvenuto Cellini d'Hector Berlioz sous la direction de M. Weingartner.\n\nA cet ouvrage succéderont, comme nous l'avons dit, des représentations de Freischutz également conduites par M. F. Weingartner. Viendront ensuite le Barbier de Séville et Lucia di Lammermoor interprétés par la Barriensos, Sammarco, Marcoux, Malatesta, Carpi, Ciccolini, etc. Puis la Pénélope de M. G. Fauré, avec Mme Bréval et M. Muratore, et que suivra la saison des Ballets russes.\n\nCelle-ci apportera plusieurs nouveautés : Jeux, de M. Debussy; le Masque de la Mort rouge, de M. Tcherepnin; le Sacre du Printemps, de M. Strawinsky, etc.\n\nDes représentations de Boris Goltounou et de la Khovantchina, interprétés l'un et l'autre par Chaliapine avec le concours des cheurs de l'Opéra impérial de Saint-Pétersbourg, compléteront la contribution de la musique russe à ces manifestations artistiques, que termineront des représentations d'Elektra et du Cavalier à la rose de Richard Strauss, dirigées alternativement par l'auteur et par MM. E. von Schuch et Th. Beeckam.\n\nOn travaille jour et nuit à l'achèvement du théâtre, qui paraît devoir unir à un maximum de confort le dernier mot des perfectionnements techniques pour l'installation de la scène, l'équipement des décors, l'éclairage, etc.\n\nQuant à la décoration, les bas-reliefs de M. Emile Bourdelle destinés à orner la façade sont pre-que tous placés. L'artiste vient d'achever les cartons des fresques dont il a reçu la commande pour le hall d'entrée. Bientôt seront installées les décorations du foyer, dont l'auteur est M. Vuillard. D'autres peintures, dues à M. H. Lebasque et à Mme Marval, seront prochainement mises en place dans le salon des dames et au foyer de la danse. Enfin, dans la salle de Comédie, le rideau peint par M. K.-X. Roussel a été équipé la semaine dernière.\n\nUne exposition des maquettes et cartons des nombreux travaux décoratifs exécutés au Théâtre des Champs-Elysées inaugurera, dès le mois d'avril, la série d'expositions que la direction du Théâtre se propose d'ouvrir et dont l'organisation a été confiée à M. Louis Vauxcelles. Une vaste galerie située au-dessus du foyer du public ainsi que les paliers et les divers dégagements des deux salles de spectacles formeront pour ces manifestations d'art un cadre choisi et élégant.\n\nLes travaux sont menés avec une telle activité qu'on compte pouvoir répéter en scène dès la semaine prochaine.\n\nParmi les nouveautés de l'année, il est question aussi, pour le mois de juillet, d'une opérette à spectacle dont le livret a été tiré d'une comédie de M. Francis de Croisset, Paris-New-York. La musique, qu'on dit très amusante, en a été composée par M. Louis Schöpfer dans le style des danses américaines si en vogue aujourd'hui.\n\n---",
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     "texte": "**LIBRAIRIE NATIONALE D'ART & D'HISTOIRE**\n\nG. VAN OEST & Cie, Éditeurs\n\nBRUXELLES - 4, PLACE DU MUSÉE, 4 - BRUXELLES\n\n**EN SOUSCRIPTION :**\n\n# L'Exposition de la Miniature\n\nà Bruxelles en 1912\n\nRecueil des œuvres les plus remarquables des miniaturistes de toutes les écoles, du XVIe au XIXe siècle.\n\nPublié sous la Direction du Comité avec la collaboration de :\n\nMM. le baron H. Kervyn de Lettenhove, le Comte M. de Bousies, le Dr G. C. Williamson, P.-A. Lemoisne, le Dr Karl Purgold et Paul Lambotte.\n\nL'ouvrage paraîtra en octobre ou novembre prochain et formera un beau volume in-4e, texte et planches sur papier d'Arches à la cuve, d'environ 120 à 150 pages de texte et 80 à 100 planches hors texte, reproduisant approximativement 300 miniatures des différentes écoles, en couleurs et en héliotype.\n\nTirage limité à 400 exemplaires numérotés.\n\n**PRIX DE L'OUVRAGE : 125 FRANCS**\n\n---\n\n**Ecole de Musique de St-Josse-ten-Noode-Schaerbeek.**\n\nA conférer place de professeur de solfège élémentaire pour garçons. Traitement initial : 550 francs. Adresser demandés à la Commission administrative, Maison communale de Saint-Josse-ten-Noode, avant le 20 février 1913.",
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     "texte": "SOCIÉTÉ ANONYME\ndes\nAnciens Etablissements Félix MOMMEN\nBREVETÉS\nFabrique et Ateliers. 37, rue de la Charité, Bruxelles\nTÉLÉPHONE A 1947\nFabrique de Couleurs, Panneaux, Toiles, Vernis, etc.\nSpécialité de tous les articles concernant la peinture, la sculpture, la gravure, l'architecture et le dessin.\nRentoilage, netto age et vernissage de tableaux.\nPremières médailles aux diverses expositions.\nBruxelles 1910 : hors concours, membre du jury.\n\nVENTE PUBLIQUE\nle lundi 17 février et les trois jours suivants\nd'une importante réunion de\nLIVRES, DESSINS ET ESTAMPES\nprovenant des collections\nde feu M. LE CHEVALIER SANTI MATTEI (3e partie)\net ERNEST ACKER, architecte,\nProfesseur à l'Académie Royale des Beaux-Arts.\nLa vente aura lieu à 4 heures précises, par le ministère de l'huisier F. A RENTS,\nen la sal-rie et sous la direction de M. E. DEMAN, libraire-expert, 86 rue de la Montagne.\nLe catalogue, illustré de 45 reproductions et comprenant 900 numéros, se vend 5 francs.\nExposition générale le jeudi 13 février, de 10 heures à midi et de 2 à 6 heures (le catalogue servant de carte d'entrée), et partielle les jours de vente, de 10 heures à midi.\n\nÉtude du notaire VERGOTE à Bruxelles\n3, place du Petit Sablon.\n\nPAR SUITE DE DÉCÈS\nLe notaire VERGOTE vendra publiquement en l'hôtel sis avenue Louise, 129, les jés di 20 et vendredi 21 février à 2 heures précises, les\nTABLEAUX MODERNES\nAQUARELLES ET PASTELS\nŒuvres de : F. Courtens, H. Courtens, P. J. Clays, H. De Brackeler, E. Hoorickx, J.-B. Madou, P. Mathieu, F. Roybet, J. Smits, J. Stevens, J. Stobbaerts, H. ten Kate, J. Van Beers, A. Verwée, F. Willems.\nPorcelaines de Chine et du Japon, faïences diverses, tapisseries, bronzes, cuivres, étains, meubles et objets divers.\nExpert : M. ARTHUR LE ROY, place du Musée 12, à Bruxelles.\nExpositions : particulière lundi 17 février, publique mardi 18 février de 10 à 4 heures.\nCatalogues en l'étude du dit notaire et chez M. Le Roy.\n\nLES MARGES\nGazette littéraire fondée en 1903 par M. Eugène Montfort\nParaisant six fois par an.\nParis : 5, rue Chaptal, et chez Floury, près le Café Napolitain.\nAbonnements : 5 francs par an ; sur Japon : 10 francs.\nLe numéro : fr. 0,85.\n\nDEMANDER CHEZ TOUS LES PAPETIERS\nL'Encre à écrire indélébile\nBLUE-BLACK Van Loey-Noury\nSUPERIEURE A TOUTES LES AUTRES MARQUES\nimprimé sur papier de la Maison KEYM, rue de la Buanderie. 12-14\n\nTAPIS D'ORIENT\nDALSÈME 2, RUE LEOPOLD, 2\nBRUXELLES\nMAISON SPÉCIALE FONDÉE A PARIS EN 1844, LA PLUS ANCIENNE ET LA PLUS IMPORTANTE, DONT LES TAPIS D'ORIENT IMPORTÉS DIRECTEMENT DE LA TURQUIE, DE LA PERSE ET DES INDES ET GARANTIS AUTHENTIQUES FORMENT L'UNIQUE SPÉCIALITÉ A L'EXCLUSION DE TOUTE IMITATION.\nA PARIS : 18 RUE SAINT-MARO\nET EN DOUANE POUR L'EXPORTATION\n\nL'ŒUVRE\nThéâtre subventionné (20e année).\nDirecteur : A.-F. LUONE-POE.\nLe Bulletin de l'Œuvre (administration et rédaction : 22 rue Turgot, Paris), publie chaque mois des études d'esthétique théâtrale, des documents variés, notes, dessins, gravures, sur les progrès, innovations et manifestations scéniques de France et de l'étranger. Il tient ses lecteurs au courant des efforts les plus remarquables tentés par les auteurs, leurs interprètes et les directeurs de théâtre. Il a des correspondants partout. Il circule dans tous les pays. Il publie des dessins originaux et s'encarte de reproductions en couleurs de tableaux des maîtres modernes.\nNuméro spécimen envoyé sur demande.\n\nLa Lecture Universelle\n86, rue de la Montagne, BRUXELLES\n(entre les rues d'Arenberg et d'Assaut).\n250.000 volumes français et étrangers. — 100 revues.\nCatalogue (1.070 pages) Prix : 2 francs.\nABONNEMENTS : 10 francs par an, 2 francs par mois.\nService de périodiques à domicile.\nArrangements spéciaux pour la province et les villéggiatures.\n\nL'ART FLAMAND ET HOLLANDAIS\nREVUE MENSUELLE ILLUSTRÉE\nDirecteur : P. BUSCHMANN, Jr\nHuitième Année\nANVERS — 15, Rynpoortvest, 15 — ANVERS\nABONNEMENT ANNUEL : Belgique, 20 fr. — Étranger, 25 fr.\nLa livraison, fr. 2.50.\nEdition de luxe sur papier spécial, 50 fr.\nDépôts : BRUXELLES, 16, place du Musée. — PARIS, 17, rue Bonaparte. — AMSTERDAM, 485, Keizersgracht. — LONDRES, 33, King Street, W. C. — BERLIN, 15, Hohenzollernstrasse (Zehlendorf).\n\nLE COURRIER EUROPEEN\nHEBDOMADAIRE INTERNATIONAL\n280, BOULEVARD RASPAIL, PARIS\nComité de direction : Bjørnstjerne Bjørnsen, Jacques Novicow, Nicolas Salmeron, Gabriel Séailles, Charles Seignobes, Giuseppe Sergi.\nRédacteur en chef : Louis Dumur\nConaborateurs de premier rang de tous pays. — Informations originales. — Indispensable à toute personne désirant suivre le mouvement politique international.\nFRANCE\nUn an . . . . . . fr. 12,00\nSix mois . . . . . . 7,00\nTrois mois . . . . . . 3,50\nLe No. . . . . . . . . 0,25\nUNION POSTALE\nUn an . . . . . . fr. 15,00\nSix mois . . . . . . 5,00\nTrois mois . . . . . . 4,00\nLe No. . . . . . . . . 0,30\nDemandez un numéro spécimen gratuit\n\nBruxelles. — L'IMPRIMERIE (asc. Établ. V. Momen soc. ass.)",
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