{"numero_id": "bm-bmtnaac-1919-07-01", "volume": "bmtnaac_1919-07_01", "ocr_sha256": "381e2edd3e044c2c6ab0ac7c972e1ed57a56f65699e05810a37771a9b000efa3", "source_tei": "https://github.com/Princeton-CDH/bluemountain-transcriptions/blob/main/periodicals/bmtnaac/issues/1919/07_01/bmtnaac_1919-07_01.tei.xml", "source_mets": "https://github.com/pulibrary/BlueMountain/blob/main/metadata/periodicals/bmtnaac/issues/1919/07_01/bmtnaac_1919-07_01.mets.xml", "url_numero": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac191907-01", "articles": [{"article_id": "bm-bmtnaac-1919-07-01-c002", "article_bluemountain": "bmtnaac_1919-07_01#c002", "volume": "bmtnaac_1919-07_01", "ocr_source": "OCR Blue Mountain (ALTO), transcription TEI : lignes lb/@facs", "texte_sans_correction": true, "page_debut": "1", "page_fin": "3", "image_debut": 3, "image_fin": 5, "pages_selon": "pagination imprimée relevée dans le METS Blue Mountain (ORDERLABEL) ; [n] = page sans folio restituée", "url_article": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac191907-01.2.2", "titre_corps": "Ce que sera “ La Cité „", "titre_sommaire": "Ce que sera “ La Cité „", "signature_source": "« LA CITÉ »", "controle": "bornes données par la structure logique METS/ALTO de Blue Mountain (blocs ALTO de chaque constituant)", "pages": [{"page_pdf": 3, "page_imprimee": "1", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac191907-01.1.3", "debut_caractere": 146, "fin_caractere_exclue": 2139, "texte": "Ce que sera “ La Cité „\n\nRECONSTRUIRE est devenu le mot d'ordre national. Partout où îes dévastations de\nla guerre ont réduit à un amas de gravats une ville, un bourg ou le plus humble\nhameau, des questions d'architecture et de technique urbaine se posent, qui\nintéressent des populations entières.\nD'infortunés citoyens, ceux de Dixmude, d'Ypres, de Dinant et de tant d'autres\nlieux, ignorants des problèmes d'urbanisme, indifférents même jadis aux exigences de\nl'esthétique régionaliste, devront faire de l'art et de la science des villes l'objet de\n*\nleurs préoccupations.\nReprendront>ils l'existence dans un cadre reconstitué d'après d'anciennes données,\nou bien, profitant de l'occasion offerte de rompre avec la routine à courte vue,\ndans la réédification de leurs foyers détruits des idées modernes relatives au\ngroupement et à l'aménagement des habitations ? Ces idées sont-elles d'ailleurs\nfamilières à ceux qui devront diriger et conseiller les sinistrés?\nNous ne le pensons pas.\nEn effet, dans notre pays peu d'organes se sont appliqués à vulgariser les\nproblèmes artistiques et techniques de l'après-guerre. Architectes, ingénieurs,\nciens municipaux, artistes amoureux de leur pays, voire même simples patriotes\nsoucieux de la résurrection économique et artistique de nos régions dévastées, cherchent\nun conseiller solidement documenté qui soit à la fois un éducateur et un\npropagandiste de l'art de construire la cité nouvelle, la cité de demain.\nC'est pour combler cette lacune que « La Cité » paraît, s'associant aux efforts\nde tous ceux qui répandent déjà la bonne parole.\nElle tient à rendre un hommage tout particulier au « Mouvement communal »\npour la publicité qu'il donne aux initiatives si intéressantes de l'Union des villes et\ncommunes belges, et pour le bon combat qu'il mène en vue d'un épanouissement plus\nharmonieux de la vie municipale. On ne peut qu'applaudir à l'influence, de plus en plus\nconsidérable que ce périodique acquiert dans les milieux administratifs."}, {"page_pdf": 4, "page_imprimee": "2", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac191907-01.1.4", "debut_caractere": 22, "fin_caractere_exclue": 3549, "texte": "« La Cité » envisagera largement une question touchant à tous les domaines de\nl'activité technique, industrielle et sociale, et s'efforcera d'être le carrefour de tous lçs\ncourants d'opinions en matière d'art public. Dans ce but, elle publiera méthodiquement\ntous renseignement, informations, rapports, enquêtes, documents de voyage, concernant\nl'urbanisme et l'architecture. L'hygiène et le perfectionnement de l'habitat, la technique\nde la construction, la conservation des sites, la création de jardins et plaines de jeux,\nen un mot, tout ce qui, de près ou de loin, touche à l'art public, y trouvera sa place.\nElle lira et dépouillera les journaux et revues des pays étrangers, et fera connaître les\nlivres nouveaux dus à l'esprit d'observation ou d'invention des auteurs spécialisés\ndans les multiples questions qui intéressent les municipalités et leurs administrés, Les\nconcours publics retiendront son attention. Elle les préconisera et leur donnera la plus\nlarge publicité.\nMais en même temps qu'une revue d'information, « La Cité » sera une revue\nd'idées. Elle s'est attaché à cette fin des collaborateurs d'une expérience éprouvée\ndans l'art innombrable de présider à l'épanouissement d'une région et de tracer le plan\nd'une ville. Ceux-ci, conscients de la situation unique créée par la guerre, étudieront le\nproblème complexe de la résurrection d'une cité disparue. Ce ne sont pas seulement des\nhabitations isolées qu'il faut réédifier, mais des groupes d'habitations, des quartiers\ncomplets, des villages entiers, des villes même, à la construction desquelles devra\nprésider le souci des ensembles : voisinages à éviter ou à déterminer, adaptation et mise\nen harmonie avec le milieu, l'industrie et les besoins locaux.\nLe sol de nos terroirs qui, plus que jamais, méritent notre vénération et notre\namour, est comme une face blessée, brûlée, martyrisée, dont nous avons à panser et à\nguérir les plaies. Soins difficiles, tâche délicate ! Il faut respecter les traits du visage\naimé, et que les greffes soient habiles. Quels conseils Aussi appellerons-\nnous à l'aide toute l'expérience de nos devanciers et de nos contemporains.\nEt voici qu'en outre, aidés des novateurs, il nous faudra mener campagne en faveur\ndes nouveaux procédés techniques auxquels les difficultés économiques de l'heure\nprésente donnent naissance. La guerre nous a appris le sens des réalités et il faut\ndécider les entêtés à sortir de l'ornière.\nNous tiendrons le grand public au courant du rapport que le génie humain fait\nvarier sans cesse établi entre nos besoins et les moyens de les satisfaire, moyens qui\nchaque jour sont mis en plus grand nombre à notre disposition. Nous l'inviterons à\nfaire table rase du faux romantisme et des préjugés dont se délectaient nos pères. Pour\nmener à bien la tâche ardue et grandiose de la reconstruction, il est de toute urgence\nque nous tournions définitivement vers les esprits novateurs.\nC'est que les problèmes posés à nos techniciens, il y a à peine un lustre, se sont\ntransformés,- la guerre a déplacé l'axe de ces questions. Il ne s'agit plus en effet\nd'appliquer isolément des théories esthétiques ou techniques à quelques contingences\nlocales ou individuelles. En présence du dénuement des foules sans foyer et du\nmalaise social avivé par la destruction de nos usines et de notre outillage économique,\nil importe que tous les efforts convergent dans une coopération patriotique vers\nun but commun. Pour les constructeurs conscients de leur tâche, l'art et la science\nont une mission sociale."}, {"page_pdf": 5, "page_imprimee": "3", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac191907-01.1.5", "debut_caractere": 22, "fin_caractere_exclue": 2702, "texte": "Quelle valeur pourrait-on attribuer, par exemple, à une solution du problème de\nF habitat ouvrier qui n'envisagerait d'autres éléments que ceux de solidité et d'élégance?\nN'est-ce pas dans son ensemble et comme entité sociale que cette question doit\nêtre considérée avant tout? songer à la résoudre si l'on perd de vue tous les\nfacteurs qui la gouvernent • L'importance du phénomène de la plus value urbaine et les\ndangers de la spéculation et de l'agiotage,- les avantages des formes nouvelles de la\npropriété,* le rôle des moyens de transport, d'une saine politique foncière des communes?\nEt puis encore, n'aperçoit-on pas que pour assurer à 1 ouvrier un meilleur\nlogement, il faut à son habitation un voisinage sain et agréable et que, par une règlement\ntation sévère ou des formes nouvelles de la coopération, on le préserve des emprises\ninjurieuses et des fantaisies individualistes de ses voisins. Le voisinage nocif de 1 usine\ndont, cependant il ne peut être trop éloigné doit aussi lui être épargné. A sa\nrentrée chez lui, il doit pouvoir respirer à pleins poumons, en dehors des fumées, des\nvapeurs, des odeurs corrosives. Enfin, l'ouvrier devra pouvoir trouver dans les\noccupations champêtres —le travail de son jardin ou des champs une saine\ndistraction et un antidote à l'action énervante du travail manufacturier.\nConfondus dans la recherche de la solution de toutes ces questions, l'architecte,\nl'ingénieur, le sociologue deviennent urbanistes et c est par eux et pour eux que\n« La Cité » existera. Elle fera à leurs travaux une place proportionnée à l'intérêt de\ncenx-ci en gardant le souci de mettre en relief l'interdépendance de tous les facteurs et\nl'importance d'une coordination des points de vue technique, artistique et social.\nLes questions d'art pur, certes, ne seront jamais tenues à Mais nous\nnous efforcerons de montrer que l'art, en urbanisme, n est que la tendance vers une\nperfection à la fois technique et sociale et ne peut, par conséquent, s'ajouter ni se\nsuperposer à l'œuvre, y étant intimement confondu, incorporé, comme le sel l'est aux\naliments. Toute œuvre sera belle qui tendra vers la plus haute perfection, et c'est\npourquoi nous serons les défenseurs convaincus d'un art logique et rationnel, d'un art\nsocial, de ce que nous appellerons un art contemporain, puisque ce sera celui qui\nsatisfera aux aspirations matérielles autant qu'intellectuelles de notre époque.\nCette cause de l'art intégral contemporain « La Cité » la prônera\navec foi et enthousiasme. Par son action organisée, raisonnée\net chaleureuse, elle aidera à l'acheminement vers\nle mieux-être démocratique de la société\nqui s'éveille entre les ruines d'hier.\n\n« LA CITÉ »."}]}, {"article_id": "bm-bmtnaac-1919-07-01-c003", "article_bluemountain": "bmtnaac_1919-07_01#c003", "volume": "bmtnaac_1919-07_01", "ocr_source": "OCR Blue Mountain (ALTO), transcription TEI : lignes lb/@facs", "texte_sans_correction": true, "page_debut": "4", "page_fin": "6", "image_debut": 6, "image_fin": 8, "pages_selon": "pagination imprimée relevée dans le METS Blue Mountain (ORDERLABEL) ; [n] = page sans folio restituée", "url_article": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac191907-01.2.3", "titre_corps": "Les Urbanistes des pays amis soutiennent nos efforts", "titre_sommaire": "Les Urbanistes des pays amis soutiennent nos efforts", "signature_source": "L. C", "controle": "bornes données par la structure logique METS/ALTO de Blue Mountain (blocs ALTO de chaque constituant)", "pages": [{"page_pdf": 6, "page_imprimee": "4", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac191907-01.1.6", "debut_caractere": 22, "fin_caractere_exclue": 2823, "texte": "Les Urbanistes des pays amis\nsoutiennent nos efforts\n\nCe ne fut pas seulement en Belgique occupée que l'on se préoccupa de\npréparer l'œuvre de reconstruction qui, déjà en 1915, s'annonçait inéluctable\net difficile.\nNos achitectes, techniciens et artistes, qui avaient pris le chemin de l'exil\net que l'armée ne réclama point se soucièrent, très tôt, eux aussi de ce grave\nproblème d'après guerre.\nArrachés à leur cabinet de travail, privés de toute documentation exacte\nsur l'état des destructions et des ruines qui s'amoncelaient sur le sol du pays\nenvahi, déprimés d'ailleurs par leur isolement et souvent hélas par leur dénuement,\nils se demandaient avec angoisse comment ils pourraient coopérer à l'œuvre\nde restauration qui leurtenart tant à cœur.\nCe fut alors que dans les pays alliés et amis, une énorme sympathie leur vint,\nqui se traduisit sous les formes de la plus généreuse solidarité professionnelle.\nCercles d'architectes, associations de techniciens et d'artistes de toutes sortes,\nbibliothèques à collections spéciales en Angleterre, en France, en Hollande, en\nSuisse, s'ouvrirent accueillants à nos compatriotes qui souvent même trouvèrent\nchez leurs confrères étrangers l'asile réconfortant d'un cabinet de travail !\nMais nos alliés et amis n'en restèrent pas là.\nAfin de permettre aux Belges exilés de travailler utilement à l'œuvre de la\nreconstruction, ils fondèrent des groupements spéciaux qui s'appliquèrent à faci-\nliter aux nôtres l'étude de la science diî Town Planning, de l'Urbanisme. Les nôtres\nvirent tout ce qui avait été tenté dans les dernières années pour résoudre les pro-\nblèmes infiniment complexes des extensions urbaines, du respect des éléments essen-\ntiels de la vie régionale, de biens d'autres questions épineuses.\nNos spécialistes purent comparer les méthodes et les systèmes en usage chez\nleurs hôtes et ils nous sont retenus bien préparés à l'œuvre de la renaissance\nde nos régions meurtries.\nAu moment où \" La Cité „ entreprend la tâche de faire connaître au public\nbelge les résultats de ces travaux il lui a semblé qu'elle devait associer à ses efforts\nles noms des techniciens éminents qui avaient bien voulu présider à l'activité de\nplusieurs de ces cercles d'études urbanistiques. Elle s'est fait un devoir de leur\ncommuniquer ses projets et de leur soumettre son programme.\nLa place nous manque pour dire ici tout ce dont nous sommes redevables aux\nurbanistes anglais, du fait de leur large enseignement, par la plume, ies conférences\net les exemples. Mais trop de nos confrères ont à maintes reprises joui de la cordiale\nhospitalité de \" l'Association Anglaise des cités, jardins „ pour que nous ne\nrappelions pas que c'est grâce à elle et principalement à son ancien secrétaire\nM. Ewart G. lCulpin que s'est fondé le \" Belgium Town Planning Com-"}, {"page_pdf": 7, "page_imprimee": "5", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac191907-01.1.7", "debut_caractere": 22, "fin_caractere_exclue": 3372, "texte": "mittee Sous la présidence de l'illustre architecte et urbaniste anglais\nM. Raymond Unwin, on vit se grouper dans ce comité les efforts de tous ceux\nqui s'intéressaient Outre Manche à la reconstruction de la Belgique.\nLes relations très amicales qui se nouèrent avec plusieurs membres de ces\norganisations nous permettent d'espérer dans l'avenir la continuation de leur aide\nprécieuse et de leur collaboration.\nEt que dire de la grande nation au génie clair, de la France ! De quel puissant\nréconfort l'enseignement de ses artistes, de ses sociologues ne nous fut-il pas !\nSon meilleur salut nous vient encore, en toute dernière heure, de M. Bonnier,\nl'éminent inspecteur général des services techniques d'architecture et d'esthétique\ndu département de la Seine, qui nous l'adresse en même temps qu'il nous fait\nl'honneur de nous promettre sa collaboration.\nNous nous étions adressé à lui, non seulement parce qu'il est le maître incon-\ntesté de la brillante école des architectes et artistes novateurs français, mais tout\nparticulièrement eu égard à sa qualité de Président du Conseil des Professeurs de\nl'Ecole Supérieure d'Art Public de Paris, qui, la première, à inauguré un enseigne-\nment intégral de l'urbanisme. Nous dirons prochainement à nos lecteurs quelle est\nla signification de cet enseignement pour nos techniciens et artistes belges.\nNous ne pouvons cependant différer l'hommage à rendre à nos amis de\nFrance pour l'accueil si aimable que, durant la guerre, l'on a réservé dans cet orga-\nnisme aux techniciens et artistes belges, professeurs ou élèves. L'Ecole supérieure\nd'Art Public était devenue, avec le Musée Social et la Société française des Urba-\nnistes un centre vivace d'études préparatoires à la reconstruction de nos cités\ndétruites. '\nM.lemajorGéo. B. Ford, urbaniste conseil de la ville de New-York et président\nde la Commission d'Urbanisme de l'lnstitut des architectes américains, nous fait\nl'honneur d'être correspondant de notre Revue. M. Ford est directeur du\nRebuilding Department de la Croix Rouge Américaine dont l'aide se fait déjà si\npuissamment sentir dans certaines régions dévastées. C'est en partie par lui que\nnos populations prendront contact avec le large esprit altruiste qui anime la\nnation américaine. C'est grâce à ses' conseils, à son entremise éclairée, que la\nBelgique connaîtra comment peuvent se solutionner rapidement des problèmes dans\nlesquels nos esprits peut-être un peut fatigués aperçoivent encore trop de\ndifficultés. L'Amérique, son esprit, ses méthodes nous sont nécessaires. Et elle se\nmet, magnifiquement, complètement, à notre disposition ! Que dire de plus !\nParmi les pays amis auxquels les urbanistes belges doivent de la reconnais-\nsance, une place d'honneur revient à la Hollande. L'œuvre considérable et si\npleine d'intérêt pour l'avenir de la Belgique, que sous la direction de notre ami\nvan der Swaelmen, le Comité Néerlando-Belge d'Art civique y a réalisée, n'aurait pu\nêtre menée à bien sans la sympathie et la généreuse coopération des intellectuels\nhollandais et tout particulièrement de l'éminent architecte H.-P. Berlage. Nous\nn'avons pas à apprendre, à ceux qui sont conscients de l'évolution de l'art moderne\nla place que l'illustre architecte de la Bourse d'Amsterdam occupe dans l'art\ncontemporain. En lui soumettant notre programme, nous avions voulu lui témoigner"}, {"page_pdf": 8, "page_imprimee": "6", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac191907-01.1.8", "debut_caractere": 22, "fin_caractere_exclue": 636, "texte": "notre attachement à la cause de l'art moderne qu'il défend et lui montrer comment\nnous allions comprendre la science de l'urbanisme dont il est un des plus illustres\nreprésentants. Il nous fait l'honneur de nous répondre par les quelques lignes que\nnous reproduisons ci-dessous.\n. *\nElles nous font sentir le périlleux honneur qui est échu à nos urbanistes\nbelges. La sympathie avec laquelle les artistes les plus éminents de Pétrangers\nsuivent leurs efforts ne peut que les encourager dans la lutte à mener pour que\nnotge pays renaisse et se développe avec une splendeur digne de son passé et de sa\ngloire.\n\nL. C."}]}, {"article_id": "bm-bmtnaac-1919-07-01-c004", "article_bluemountain": "bmtnaac_1919-07_01#c004", "volume": "bmtnaac_1919-07_01", "ocr_source": "OCR Blue Mountain (ALTO), transcription TEI : lignes lb/@facs", "texte_sans_correction": true, "page_debut": "6", "page_fin": "6", "image_debut": 8, "image_fin": 8, "pages_selon": "pagination imprimée relevée dans le METS Blue Mountain (ORDERLABEL) ; [n] = page sans folio restituée", "url_article": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac191907-01.2.4", "titre_corps": "AAN DE REDACTIE VAN « LA CITÉ ».", "titre_sommaire": "AAN DE REDACTIE VAN « LA CITÉ ».", "signature_source": "", "controle": "bornes données par la structure logique METS/ALTO de Blue Mountain (blocs ALTO de chaque constituant)", "pages": [{"page_pdf": 8, "page_imprimee": "6", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac191907-01.1.8", "debut_caractere": 638, "fin_caractere_exclue": 1927, "texte": "AAN DE REDACTIE VAN « LA CITÉ ».\n#ampzaJig maar toch gelukkig België; wanf hef kan nu in dubbelen ziri aan zijn\nherbouw beginnen. Herbouw is immers, hef zijn uw eigen woorden, geworden\neen woord van nationale befeekenis.\nDot was voor mi] ook de groofe ci on trekkelijkh eid van het lidmaafschâp van het\nNederlandsch-Belgische Comité, in sfaaf te zijn mede leiding te geven don den opbouw\nder verwoesfe sfeden en dorpen. Maar er was bovendien een gelukkige omstandigheid,\nweJke die aanfrekkeîijkheid begunsfigde ; n.l. de belangsfelJing in hef vraagsfuk van den\nbouw der moderne stad m hef algemeen. Dit vraagsfuk is welnog befrekkelijk nieuw, maar\nde desbefreffende inzichfen waren voor den oorlog reeds zoodanig verhelderd fot een\nzuiver begrip, daf de lijn waarlangs die inzichfen zich bewegen, met groofe vasfheid kan\nworden gefrokken.\nEn wanneer nu van een ge/ukkig België kan worden gesproken, dan wordf die\nuitspraak daardoor bepaald, daf België nu hef eersfe /and is geworden, hefwelk daf\nzuivere begrip befref/ende den bouw der moderne sfad in foepassing kan brengen.\nHef kan daf doen, maar hef moef daf ook doen; hef is daf aan hef land zelt, en\ndaarmee aan de geheele wcreld verplichf. Wanf f / *\nde bouw der sfad is een maafschappelijke //\nwerkzaamheid van oppersfe cu/fuur. y '"}]}, {"article_id": "bm-bmtnaac-1919-07-01-c005", "article_bluemountain": "bmtnaac_1919-07_01#c005", "volume": "bmtnaac_1919-07_01", "ocr_source": "OCR Blue Mountain (ALTO), transcription TEI : lignes lb/@facs", "texte_sans_correction": true, "page_debut": "6", "page_fin": "6", "image_debut": 8, "image_fin": 8, "pages_selon": "pagination imprimée relevée dans le METS Blue Mountain (ORDERLABEL) ; [n] = page sans folio restituée", "url_article": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac191907-01.2.5", "titre_corps": "A LA RÉDACTION DE « LA CITÉ ».", "titre_sommaire": "A LA RÉDACTION DE « LA CITÉ ».", "signature_source": "H. P. Berlage", "controle": "bornes données par la structure logique METS/ALTO de Blue Mountain (blocs ALTO de chaque constituant)", "pages": [{"page_pdf": 8, "page_imprimee": "6", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac191907-01.1.8", "debut_caractere": 1929, "fin_caractere_exclue": 3178, "texte": "A LA RÉDACTION DE « LA CITÉ ».\nH. P. Berlage.\nBELGIQUE infortunée, mais heureuse malgré tout, puisqu'elle peut à présent, dans\nun double sens, se mettre à reconstruire. Reconstruire est en effet devenu ce\nsont vos propres paroles un mot d'une signification nationale.\nCe qui m'a surtout engagé à devenir membre du Comité c'est\nI occasion qui m'était fournie de la sorte d'aider à préparer la reconstruction des villes et\nvillages dévastés. Mais une heureuse circonstance redoubla cet attrait : c'est l'intérêt\nque présente, d'une façon générale, le problème de la construction de la ville moderne.\nSans doute cette question est neuve encore,- mais déjà avant la guerre les idées qui s'y\nrattachent s'étaient précisées au point que nous en avons une notion exacte et pouvons\ndéfinir avec sûreté la direction dans laquelle ces idées se développent.\nEt si Pon peut parler à présent d'une heureuse Belgique c'est bien parce qu'elle\nest devenue le premier pays qui pourra réaliser cette notion exacte de la construction\nde la ville moderne.\nLa Belgique le peut,- mais de plus elle le doit. C'est pour elle un devoir à l'égard\ndu pays et, en même temps, à l'égard du monde entier. 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Les données concernant les deux Flandres, le Hainaut, le\nLimbourg ne sont pas complètes.\nLa carte indique la situation au ler1er mai 1919. L'lmportance des\ndestructions est évidemment beaucoup plus considérable à ce jour\nprincipalement en Flandre Occidentale et en Flandre Orientale."}]}, {"article_id": "bm-bmtnaac-1919-07-01-c007", "article_bluemountain": "bmtnaac_1919-07_01#c007", "volume": "bmtnaac_1919-07_01", "ocr_source": "OCR Blue Mountain (ALTO), transcription TEI : lignes lb/@facs", "texte_sans_correction": true, "page_debut": "7", "page_fin": "7", "image_debut": 9, "image_fin": 9, "pages_selon": "pagination imprimée relevée dans le METS Blue Mountain (ORDERLABEL) ; [n] = page sans folio restituée", "url_article": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac191907-01.2.6.1", "titre_corps": "CLICHÉ : VAN OIST.", "titre_sommaire": "CLICHÉ : VAN OIST.", "signature_source": "", "controle": "bornes données par la structure logique METS/ALTO de Blue Mountain (blocs ALTO de chaque constituant)", "pages": [{"page_pdf": 9, "page_imprimee": "7", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac191907-01.1.9", "debut_caractere": 22, "fin_caractere_exclue": 67, "texte": "DRESSÉE PAR\nR. 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Des\ncariatides s'épuisent à supporter des étages de bretèques de formes différentes, des\nbalcons aux ferronneries lourdes d'ornements, se superposent dans l'attente d'impro-\nbables visiteurs et des bâtisseurs redoutables ont construit un perron monumental que\nl'occupant n'utilisera pas vingt fois.\nLes yeux cherchent vainement une surface calme où se reposer de cette infernale\npâtisserie.\nLes concours de façades de Schaerbeek que je me garde bien de critiquer\nencourageaient sans le vouloir ce gaspillage, vain d'ailleurs car la Beauté est insépa-\nrable de la Simplicité. Les façades absorbaient ainsi une notable partie du budget\ndestiné à la construction, au détriment du confort intérieur et des façades vers cours\nqui sont, en Belgique, d'une indigence affligeante.\nKst-ce la voie que nous allons suivre demain ?\nTout fait espérer le contraire. Les matériaux sont rares ,• il faut en reconstituer les\nstocks dans un temps où les exigences ouvrières en augmentent le prix de revient.\nC'est avec mesure qu'on emploiera les éléments de la bâtisse et ceux qui les mettent\nen œuvre. Les ornements seront réduits au minimum, la sculpture sera\nblement écartée pour une longue période, les propriétaires se demanderont si notre\nclimat justifie suffisamment la dépense d'un balcon en façade principale. Les\narchitectes, privés des moyens faciles de « faire riche » chercheront dans le groupe-\nment harmonieux des baies, des cordons, des pleins et des corniches un équilibre et\nune modestie abolis depuis longtemps.\nDe plus, les transports coûteux feront recourir davantage aux matériaux du pays.\nUne architecture nouvelle, nationale, naitra peut-être enfin des lendemains de cette\nguerre ruineuse. *\nLin gtand calme sera épandu sur nos rues et si les architectes immodérément\namoureux du pittoresque, consentent à ne pas barioler leurs façades de briques de\ncouleurs diverses, tout sera pour le mieux.\nMais ce n'est pas seulement dans l'esthétique que se manifestera le bouleversement\nde l'habitation,- c'est aussi dans le plan, dans l'aménagement intérieur.\nLe temps n'est pas loin où il deviendra extrêmement difficile de se faire servir par\ndes domestiques."}, {"page_pdf": 11, "page_imprimee": "9", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac191907-01.1.11", "debut_caractere": 22, "fin_caractere_exclue": 3151, "texte": "A Paris, les gages mensuels d'une bonne atteignent 140 frs. avec l'indemnité du\nvin et ne parle-t on pas, dans le monde des cuisinières, de la journée de huit heures ?\nNous n en sommes pas là en Belgique, du moins pas encore, mais dès à présent,\n1 étude s impose de la simplification du service intérieur. Il devient d'une absolue\nnécessité de disposer la c'uisine au niveau de la salle à manger.\nDans un article paru avant la guerre, j'ai chanté les louanges de la maison dite\nà bel-étage. Je dois avoir écrit qu'à l'encontre de la maison type belge qui ne réalise\nqu un appartement de réception étriqué, le bel=étage, en s'emparant de la surface\nréservé au vestibule devant et à 1 annexe derrière est parvenu à créer un ensemble\ncossu, spacieux dans lequel -1 escalier, élément décoratif longtemps méconnu, a\nreconquis une légitime considération.\nAinsi lentement, ajoutais-je, l'architecture domestique s'est transformée sous la\npoussée d éléments nouveaux et grâce à une compréhension moins mesquine de la\nvie intime.\nComme tout cela me fait sourire aujourd'hui ! Car c'est maintenant qu'il va\nfalloir comprendre la vie intime non pas précisément d'une façon mesquine mais\nmodeste, irès simple avec le souci d'éviter tout ce qui complique le service et le rend\nrebutant à ceux qui nous servent. '\nLa maison à beUérage a réalisé ce premier progrès de remonter la cuisine à la\nsurface du rez-de-chaussée, mais elle a disposé, à l'étage supérieur, la salle à manger\nd apparat que la vie pratique quotidienne a abandonnée pour la pièce éclairée sur la\nrue au rez-de-chaussée si bien que le beUétage n'a apporté aucun allégement au\nservice. Aujourd hui il semble qu'on en vienne à désirer l'habitation divisée en deux\nparties, 1 une réservée à fa vie diurne, 1 autre à la vie nocturne. La cuisine, la salle à\nmanger, le salon, <e vestiaire devront être désormais groupés en un même plan, les\nchambres à coucher, la salle de bain et la lingerie en un autre.\nEn un mot, on revient à la bonne maison de province.\nCerte, on peut objecter que la maison conçue sur ce plan exige un terrain très\nlarge et partant coûteux. Mais si 1 on considère que la maison étalée en largeur se\npasse aisément d un étage, que grâce à. son dispositif pratique, le rez-de-chaussée\nréservé à la vie diurne doit seul revêtir quelqu'apparat, que l'étage des chambres peut\nêtre traité simplement sans le luxe de corniches de plafonnage et d'ornements dont\nil devient de bon ton de se passer, on admettra que la maison de province peut ne\npas coûter plus cher que la maison à bel^étage.\nAu surplus, !e cube des maçonneries est sensiblement le même dans les deux\nsolutions et le prix de revient en doit être inférieur pour la maioti basse à raison de la\nfacilité avec laquelle (es matériaux sont amenés à pied d'œuvre,\nQuant à la surface du mur décoré qu'est, la façade principale, elle est la même\ndans ïes deux maisons.\n. Dès lors il ne subsiste des arguments contre la maison de province que le prix\ndu terrain. Encore que la profondeur de ce dernier peut être réduite en raison de\nla largeur choisie pour obtenir des jardins de même superficie, compter pour"}, {"page_pdf": 12, "page_imprimee": "10", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac191907-01.1.12", "debut_caractere": 22, "fin_caractere_exclue": 2618, "texte": "rien le charme d'une habitation commode, dont l'entretien est aise, ou les occupants\nne s'épuisent pas en ascensions d'escaliers et dont le dispositif permettra à la maîtresse\nde maison de remplacer la bonniche campagnarde devenue suffragette ?\nL'ère des économies est ouverte. Entrons-y.\nNous avons construit jusqu'à présent des maisons hautes de plafond au nom de\nquels principes ?\nL'hygiène exige moins cependant un cube d'air élevé qu un renouvellement d air\net l'esthétique demande une harmonie entre les dimensions,- de plus elle supporte\nmal le manque d'échelle qu'un plafond haut donne à nos meubles.\nDes étages bas, au contraire, rendent les pièces intimes, permettent de les chauffer\nrapidement et réduisent considérablement la fatigue des ascensions d'escaliers. Ils\nréalisent et ceci est considérable des économies solidaires sur la maçonnerie,\nsur la pierre, sur le plafonnage, sur les escaliers, sur la peinture, sur le tapissage, sur\nla décoration, sur les conduites d'eau, de gaz, de chauffage et d'électricité.\nNous avons voulu dans nos maisons chauffées par des chaudières, des cheminées\ndans chacune des pièces de l'habitation. Notre climat légitime assez la construction\nde cheminées dans les pièces où nous vivons le jour et même dans celle qu on peut\nêtre amené à transformer en infirmerie. Mais il est des chambres à coucher où, par\ncrainte des émanations toxiques, nous ne mettrons ni foyer au gaz, ni poêle au charbon.\nDès lors la dépense d'un corps de maçonnerie et d'une cheminée en marbre se\n?\nNous avons abusé des doubles portes dont un seul battant étroit par surcroit\nest utilisé. Nous en avons décoré les deux vantaux de crosses et d'entrées rendant ainsi\npossible la confusion entre celui qui s'ouvre et celui qui reste pratiquement condamné.\nNous nous sommes plus à faire des quadruples portes avec petites glaces biseautées,\nje crois même que nous avons inventé la porte glissant dans l'épaisseur des murs !\nNous avons voulu des cuisines immenses, absorbant tout un sous-sol parfois,\nau détriment des caves sans nous soucier de la fatigue qu'elle imposait à la ménagère\net sans nous interroger sur ce qu'un agencement logique, un dispositif judicieusement\nétudié économiserait d'effort, de temps et d'argent.\nNous nous serions sentis amoindris si nos plafonds n'avaient pas été ornés de\nmoulures et d'écoinsons et si nos vestibules n'avaient pas été pavés de marbre blanc\ncauchemar cependant avoué des maîtresses de maison.\nEt c'est pour ces vains artifices que nous dédaignions un large cabinet de toilette\nou une distribution d'eau chaude !\n\nRaymond MOENAERT."}]}, {"article_id": "bm-bmtnaac-1919-07-01-c009", "article_bluemountain": "bmtnaac_1919-07_01#c009", "volume": "bmtnaac_1919-07_01", "ocr_source": "OCR Blue Mountain (ALTO), transcription TEI : lignes lb/@facs", "texte_sans_correction": true, "page_debut": "11", "page_fin": "13", "image_debut": 13, "image_fin": 15, "pages_selon": "pagination imprimée relevée dans le METS Blue Mountain (ORDERLABEL) ; [n] = page sans folio restituée", "url_article": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac191907-01.2.8", "titre_corps": "URBANISME", "titre_sommaire": "URBANISME", "signature_source": "", "controle": "bornes données par la structure logique METS/ALTO de Blue Mountain (blocs ALTO de chaque constituant)", "pages": [{"page_pdf": 13, "page_imprimee": "11", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac191907-01.1.13", "debut_caractere": 22, "fin_caractere_exclue": 4288, "texte": "URBANISME\n\nLA RECONSTRUCTION DE DINANT.\nOn écrivait il y a quelques mois, à un de\nnos amis la lettre suivante. Peut-être\nencore suffisamment d'intérêt :\n...On m'annonçait dernièrement que quelques\nhommes de goût il y en a donc encore?\navaient décidé d'émouvoir l'opinion et de poser\nnettement devant elle la question de savoir si,\ndans les projets de reconstruction de notre\nmalheureuse Ville, on ne devait pas exiger la\nréédification du paravent de maisons devant la\ncollégiale.\nChose curieuse : les journaux de toutes\nnuances, qui ont relaté les divers projets de\nreconstruction de notre ville, n'ont guère fait\nl'étude des graves problèmes d'esthétique qui\nse posent ici.\nLes .quotidiens énumèrent les modifications\nproposées au tracé de la ville par tel ou tel\narchitecte, mais personne ne prend position.\nLorsque tout sera reconstruit et que l'on verra\nnotre ville devenue insipide et banale, il y aura\npeut-être des critiques et des rappels au Dinant\nd'antan, mais ne sera-t-il pas un peu tard?\nInsipide et banale ! Mais oui. Rien ne restera\ndu caractère de notre cité. Déjà le vieux pont\nde Meuse, contemporain de ceux qui enjambent\nencore le fleuve à Maestricht et à Namur, a\ndisparu pour faire place, à une époque qui fut\nnéfaste à bien des aspects urbains, au pont\nbourgeois, bête et ennuyeux, insuffisant pour\nla circulation actuelle du reste,-et à fortiori pour\nassurer le passage des trams vicinaux futurs,-\nEt l'on s'est déjà aussi, tant habitué à notre\npont, insuffisant et laid redisons-le encore\nque personne n'en a demandé ni la disparition\nni le remplacement! On s'habituera donc, à\nnotre Grand'rue « alignée » d'après les projets\nofficiels, à nos petites ruelles disparues, à nos\nrues tortueuses rectifiées et rabotées.\nCar on rectifie tout la rue des Trois\nBscabelles exceptée. Ici la Commission Royale\ndes monuments qui semble être dirigée par\nde bien vieux messieurs s'est entêtée. Elle\na voulu mordicus maintenir les redents d'allé\ngnement, sans intérêt artistique, ni archéolo--\ngique, n'est-ce pas? et elle a « classé » la\nmaison des trois escabelles. Il lui a fallu, la\nguerre et les promenades que l'on faisait dans\nles villes détruites, pour que la conservaiion de\ncette maison fut déclarée nécessaire au main~\ntien du caractère de notre ville. Soit, ne\nlissons pas plus que... les autres et acceptons\nles redents. N'acceptons jamais, d'autre part,\nque l'aspect de notre collégiale soit modifié !\nqu'on nourrissait encore ici, en\ncertain milieu, fort que Ton était paraît-il\nd'appui en haut lieu, l'espoir que l'on « achè~\nverait * les deux clochers et que le vieux bulbe\ntant pittoresque ne serait pas reconstruit? Ce\nprojet est*il abandonné ?\nLa presse n'en dit rien.\nEt notre paravent, nos braves vieilles mai-\nsons, dont la panse surplombait la Meuse au\ntemps lointain où les quais n'existaient pas.\nQu'en ? Que diront les artistes?\nQue diront tous ceux qui tenaient au respect\ndu vjsage aimé de notre cité trois fois saccagée,\ntrois fois renaissante au cours des âges?\nVerront-ils d'un œil placide se consommer\nle « trou » devant la collégiale, et l'isolement\ndéfinitif de celle-ci, envers et contre tous les\nsouvenirs, les intérêts du commerce et la saine\nnotion des choses.\nOn a décidé d'attendre on ne pren-\ndra pas de décision actuellement. Pourquoi?\nOn ne sait. Mais on ne trompe personne ,• ce\nqu'on a décidé de ne plus faire à Louvain,\nc'est-à-dire d'isoler la cathédrale, trois ou\nquatre personnes ont décidé de le faire en notre\nville. On dégagera l'église. Et déjà Ton obtien-\ndrait un arrêté royal qui prévoirait les\nments souhaitables...\nAttendons et veillons.\n* * ❖\nVISÉ. Le problème de la reconstruction\nde Visé ne semble pas plus avancé. Certes, Ton\nannonce un concours entre tous les architectes\nbelges. Mais quand et comment sera-t-il orga-\nnisé ? Entretemps, l'on s'efforce de faire adopter\npar le conseil communal un projet tendant à\nreconstruire la ville sur le plan ancien et dans\nle style ancien ! Le « Comité d'esthétique des\nvilles de l'Association des architectes de Liège\na été unanime à reconnaître que cette solution\nsera déplorable. Il a fait remarquer, à juste\ntitre, que « la topographie de Visé ancien est\nincompatible avec les règles de l'hygiène mo-\nderne la plus élémentaire ,• elle ne permettrait"}, {"page_pdf": 14, "page_imprimee": "12", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac191907-01.1.14", "debut_caractere": 32, "fin_caractere_exclue": 4023, "texte": "que des constructions très modestes qui, au\npoint de vue commercial, par exemple, seraient\nplacées dans des conditions d'infériorité notoire\nvis-à-vis de celles construites dans les nou-\nveaux quartiers à proximité de la gare, du\nmarché, des ponts, des grandes voies de\ncommunication. Il sera bien difficile d'obte-\nnir des habitants, des commerçants,\niers, hôteliers, leur consentement à séjour-\nner dans des décors d'un autre temps, dans\ndes salles assurément pittoresques, charmantes\nmême pour le touriste, plaisantes pour l'artiste,\nmais qui ne bénéficieront pas de la clientèle\nnombreuse qu'attireront les établissements spa-\ncieux, largement éclairés et aérés, disposés à\nproximité du fleuve et pourvus de tout le con-\nfort qu'exige le tourisme moderne.\n» Sacrifiera-t-on Visé, ville d'art wallon, à\nun Visé qui sera un bazar cosmopolite, une\nfoire aux souvenirs?\n» Il est possible de faire de l'art moderne et\nde l'hygiène sans tomber dans l'exagération de\nceux qui se contenteraient de la solution sim-\npliste d'une ville à 1 américaine. »\nEspérons que ces sages conseils nous pré-\nserveront de « visées » archaïques et trop\nintéressées !\n\nEXPOSITIONS\nEn septembre prochain s'ouvrira à Bruxelles\nune grande exposition des Cil ES DÉ TRUI-\nTES ET DE LA RECONSTRUCTION.\nElle sera organisée par i union des villes ef\ncommunes belges, avec l'appui du gouverne-\nment.\nLa direction de cette importante entreprise\nest assumée par M. le sénateur Emile Vinck,\ndirecteur de TU. V. C. B. Il est secondé par\ntrois commissaires généraux : MM. F. Bodson,\narchitecte urbaniste/ V. Creten, artiste peintre\net architecte et Francq, chef de division de la\ncommune de Schaerbeek. Ils seront utilement\nsecondés par :une dizaine de secrétaires pour\nles différentes sections de l'exposition.\nL'idée directrice de toute l'organisation con-\nsistera à mettre sous les yeux du grand public\nle résultat des efforts déployés tant en Belgique,\npendant l'occupation, que par les Belges réfu-\ngiés à l'étranger pendant la guerre.\nOn dira par 1 image, les photos d'aéroplanes,\nles maquettes, le cinéma, ce que sont les des-\ntructions qui jonchent le sol de la patrie et l'on\nmontrera le mouvement de la reconstruction\nqui, pour n'apparaîrre pas encore aux yeux de\ntous, a déjà une ampleur considérable. Partout\nl'on étudie et l'on travaille.\nLa cohésion existe-t-elle toujours entre tous\nles intéressés? Tous les efforts, dirigés\nvers un même but reconstruire recons-\ntruire vite et bien, sont-ils bien coordonnés?\nIl suffira au grand public de parcourir les\ndiverses sections de l'exposition pour se rendre\ncompte de la difficulté des problèmes.\nIl verra toutes les cités et les régions détrui-\ntes, l'ampleur de la catastrophe sera mise sous\nses yeux. Il examinera les projets de recons-\ntruction et comment les questions des abris\nprovisoires, des habitations ouvrières, des\ncités-jardins, des améliorations techniques et\nhygiéniques dans les villes se mêlent aux\npréoccupations de la conservation des\nnirs et des sites;\nL'Union des Villes sous la direction de M. le\nsénateur E. Vinck, dont l'œuvre a été appuyée\npendant la guerre par la Sec iion de la Recons-\ntruction, dépendant du Comité national, sous\nla présidence de M. Beco, gouverneur du\nBrabant, montrera, en des sections spéciales,\nle résumé des études de ses membres et l'on\ns'étonnera de la grandeur de l'effort et de son\nesprit de suite.\nDisons enfin que l'Etranger participera à\ncette exposition et qu'à titre exemplaire et\ndocumentaire les grandes villes de Paris,\nd'Amsterdam et de Zurich, pour ne citer que\ncelles-là, ont promis l'envoi de leurs meilleurs\ndocuments.\nL'exposition sera complétée et vivifiée par\nl'organisation de conférences pour lesquelles\nappel est déjà fait à des notoriétés belges et\nétrangères et un cinéma fonctionnera en per-\nmanence.\nDès à présent, toutes les demandes de rensei-\ngnements, suggestions et demandes de partici-\npation peuvent être adressées à la direction de\nî'exposition,3bis,rue de la Régence à Bruxelles."}, {"page_pdf": 15, "page_imprimee": "13", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac191907-01.1.15", "debut_caractere": 34, "fin_caractere_exclue": 3761, "texte": "CONFÉRENCES\nBRUXELLES. - CONFÉRENCES SUR\nLA RECONSTRUCTION.\nL'Union des villes et communes belges, qui,\nmalgré les entraves de l'occupation allemande,\ns'était employée si activement à préparer la\nreconstruction des régions dévastées, peut\nenfin, depuis le retour glorieux de nos jass,\nexercer son apostolat au grand jour.\nPour atteindre le grand public, elle a organisé\nune série de conférences dont la première fut\ndonnée par M. DHUICQUE, président de la\nSociété centrale d'architecture et chef de la\nMission du ministère des sciences et des arts\nprès l'armée belge. M. Dhuicque plaida avec\nbeaucoup d'éloquence en faveur de la conser-\nvation des ruines historiques, et la\ntion d'une Voie sacrée qui soit pour les géné-\nrations futures l'émouvant rappel d'un passé\nplein de gloire.\nM. VINGEROEDT consacra une première\nconférence à un examen historique et\nlogique de la ville de Louvain. Les très beaux\nclichés qu'il fit défiler devant les yeux de ses\nauditeurs accentuèrent le contraste entre la\nbeauté de l'ancienne ville, et la pauvreté des\nprojets de reconstruction à l'examen desquels\nM. Vingeroedt consacra une deuxième séance.\nLe Problème de Termonde fit l'objet d une\ncauserie de M. le chevalier SCHELLEKENS, .au\ncours de laquelle les techniciens purent se\nrendre compte une fois de plus, combien les\nproblèmes d'urbanisme les plus ardus sont\ntraités par nos communes avec une légèreté\nregrettable.\nQue la reconstruction de nos villes doive se\nfaire en tenant principalement compte des\nintérêts de nos populations industrielles, ce fut\nla thèse de M. Raph. VERWILGHEN qui, en\nune conférence très documentée, s efforça de\ndémontrer que les cités et faubourgs, jardins,\nne sont pas des quartiers de luxe mais des solu-\ntions très parfaites du problème si complexe de\nl'habitat ouvrier.\nM. le sénateur CousoT vint dire ce que sa\nbonne ville de Dinant a fait jusqu'à présent en\nvue de la reconstruction de la ville. Son apolo-\ngétique communale parvenue à\nconvertir tous les auditeurs ?\nM. le bourgmestre COLAERT mit non moins\nde zèle à réclamer l'aide de l'Etat en vue d'une\nreconstitution archéologique d'Vpres.\nSement, comme le disait un journaliste bruxel-\nlois que, si impérieuse qu'elle soit, la volonté de\nM. Colaert ne fait pas loi en Belgique!\n* * ❖\nFRANCE.\nLa Société française des Architectes\nniste a provoqué une CONFERENCE\nINTERALLIÉE D'URBANISME qui s'est\ntenue à Paris du 11 au 13 juin. Les réunions\nont été consacrées à des rapports sur la\nlation urbaniste dans les pays alliés et neutres,-\nsur les travaux d'urbanisme réalisés jusqu'ici\ndans les différents pays,- les programmes minima\nà recommander pour l'aménagement des villes,\nbourgs et villages. M. Ford, urbaniste-\nconseil de la ville de New-York a donné une\nconférence sur « l'Urbanisme en Amérique »\nM. L. Bonnier, l'éminent architecte de la Pré-\nfecture de la Seine parla de l'Evolution de Paris\npendant le XIXe siècle. La conférence s'èst\nterminée par une visite de Reims et l'examen,\nsur place, des projets de reconstruction.\n\nCONCOURS\nLa Renaissance des Cités, de Paris, cette\nœuvre d'entre-aide sociale qui coopère si actU\nvement et avec tant de compétence à la\nration des régions dévastées a organisé deux\nconcours interalliés.\nLe premier est un CONCOURS D'IDÉES\nSOCIALES ayant pour objet de déterminer\nles éléments sociaux de la cité moderne. Les\nconcurrents, auxquels 2000 fr. de primes étaient\nofferts, devaient remettre leurs mémoires avant\nle 27 mai.\nUn deuxième concours, comprenant\nportantes primes s'élevant au total de 20.000 fr.\na pour objet la RECONSTRUCTION DE\nCHAUNy ET DE SA RÉGION.\nLes projets primés seront exposés au Pavillon\nMarsan, en même temps que des documents\ndu British Town Planning Institute du ler1er au\n20 juillet."}]}, {"article_id": "bm-bmtnaac-1919-07-01-c010", "article_bluemountain": "bmtnaac_1919-07_01#c010", "volume": "bmtnaac_1919-07_01", "ocr_source": "OCR Blue Mountain (ALTO), transcription TEI : lignes lb/@facs", "texte_sans_correction": true, "page_debut": "11", "page_fin": "12", "image_debut": 13, "image_fin": 14, "pages_selon": "pagination imprimée relevée dans le METS Blue Mountain (ORDERLABEL) ; [n] = page sans folio restituée", "url_article": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac191907-01.2.8.1", "titre_corps": "LA RECONSTRUCTION DE DINANT.", "titre_sommaire": "LA RECONSTRUCTION DE DINANT.", "signature_source": "", "controle": "bornes données par la structure logique METS/ALTO de Blue Mountain (blocs ALTO de chaque constituant)", "pages": [{"page_pdf": 13, "page_imprimee": "11", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac191907-01.1.13", "debut_caractere": 33, "fin_caractere_exclue": 4288, "texte": "LA RECONSTRUCTION DE DINANT.\nOn écrivait il y a quelques mois, à un de\nnos amis la lettre suivante. Peut-être\nencore suffisamment d'intérêt :\n...On m'annonçait dernièrement que quelques\nhommes de goût il y en a donc encore?\navaient décidé d'émouvoir l'opinion et de poser\nnettement devant elle la question de savoir si,\ndans les projets de reconstruction de notre\nmalheureuse Ville, on ne devait pas exiger la\nréédification du paravent de maisons devant la\ncollégiale.\nChose curieuse : les journaux de toutes\nnuances, qui ont relaté les divers projets de\nreconstruction de notre ville, n'ont guère fait\nl'étude des graves problèmes d'esthétique qui\nse posent ici.\nLes .quotidiens énumèrent les modifications\nproposées au tracé de la ville par tel ou tel\narchitecte, mais personne ne prend position.\nLorsque tout sera reconstruit et que l'on verra\nnotre ville devenue insipide et banale, il y aura\npeut-être des critiques et des rappels au Dinant\nd'antan, mais ne sera-t-il pas un peu tard?\nInsipide et banale ! Mais oui. Rien ne restera\ndu caractère de notre cité. Déjà le vieux pont\nde Meuse, contemporain de ceux qui enjambent\nencore le fleuve à Maestricht et à Namur, a\ndisparu pour faire place, à une époque qui fut\nnéfaste à bien des aspects urbains, au pont\nbourgeois, bête et ennuyeux, insuffisant pour\nla circulation actuelle du reste,-et à fortiori pour\nassurer le passage des trams vicinaux futurs,-\nEt l'on s'est déjà aussi, tant habitué à notre\npont, insuffisant et laid redisons-le encore\nque personne n'en a demandé ni la disparition\nni le remplacement! On s'habituera donc, à\nnotre Grand'rue « alignée » d'après les projets\nofficiels, à nos petites ruelles disparues, à nos\nrues tortueuses rectifiées et rabotées.\nCar on rectifie tout la rue des Trois\nBscabelles exceptée. Ici la Commission Royale\ndes monuments qui semble être dirigée par\nde bien vieux messieurs s'est entêtée. Elle\na voulu mordicus maintenir les redents d'allé\ngnement, sans intérêt artistique, ni archéolo--\ngique, n'est-ce pas? et elle a « classé » la\nmaison des trois escabelles. Il lui a fallu, la\nguerre et les promenades que l'on faisait dans\nles villes détruites, pour que la conservaiion de\ncette maison fut déclarée nécessaire au main~\ntien du caractère de notre ville. Soit, ne\nlissons pas plus que... les autres et acceptons\nles redents. N'acceptons jamais, d'autre part,\nque l'aspect de notre collégiale soit modifié !\nqu'on nourrissait encore ici, en\ncertain milieu, fort que Ton était paraît-il\nd'appui en haut lieu, l'espoir que l'on « achè~\nverait * les deux clochers et que le vieux bulbe\ntant pittoresque ne serait pas reconstruit? Ce\nprojet est*il abandonné ?\nLa presse n'en dit rien.\nEt notre paravent, nos braves vieilles mai-\nsons, dont la panse surplombait la Meuse au\ntemps lointain où les quais n'existaient pas.\nQu'en ? Que diront les artistes?\nQue diront tous ceux qui tenaient au respect\ndu vjsage aimé de notre cité trois fois saccagée,\ntrois fois renaissante au cours des âges?\nVerront-ils d'un œil placide se consommer\nle « trou » devant la collégiale, et l'isolement\ndéfinitif de celle-ci, envers et contre tous les\nsouvenirs, les intérêts du commerce et la saine\nnotion des choses.\nOn a décidé d'attendre on ne pren-\ndra pas de décision actuellement. Pourquoi?\nOn ne sait. Mais on ne trompe personne ,• ce\nqu'on a décidé de ne plus faire à Louvain,\nc'est-à-dire d'isoler la cathédrale, trois ou\nquatre personnes ont décidé de le faire en notre\nville. On dégagera l'église. Et déjà Ton obtien-\ndrait un arrêté royal qui prévoirait les\nments souhaitables...\nAttendons et veillons.\n* * ❖\nVISÉ. Le problème de la reconstruction\nde Visé ne semble pas plus avancé. Certes, Ton\nannonce un concours entre tous les architectes\nbelges. Mais quand et comment sera-t-il orga-\nnisé ? Entretemps, l'on s'efforce de faire adopter\npar le conseil communal un projet tendant à\nreconstruire la ville sur le plan ancien et dans\nle style ancien ! Le « Comité d'esthétique des\nvilles de l'Association des architectes de Liège\na été unanime à reconnaître que cette solution\nsera déplorable. Il a fait remarquer, à juste\ntitre, que « la topographie de Visé ancien est\nincompatible avec les règles de l'hygiène mo-\nderne la plus élémentaire ,• elle ne permettrait"}, {"page_pdf": 14, "page_imprimee": "12", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac191907-01.1.14", "debut_caractere": 32, "fin_caractere_exclue": 1178, "texte": "que des constructions très modestes qui, au\npoint de vue commercial, par exemple, seraient\nplacées dans des conditions d'infériorité notoire\nvis-à-vis de celles construites dans les nou-\nveaux quartiers à proximité de la gare, du\nmarché, des ponts, des grandes voies de\ncommunication. Il sera bien difficile d'obte-\nnir des habitants, des commerçants,\niers, hôteliers, leur consentement à séjour-\nner dans des décors d'un autre temps, dans\ndes salles assurément pittoresques, charmantes\nmême pour le touriste, plaisantes pour l'artiste,\nmais qui ne bénéficieront pas de la clientèle\nnombreuse qu'attireront les établissements spa-\ncieux, largement éclairés et aérés, disposés à\nproximité du fleuve et pourvus de tout le con-\nfort qu'exige le tourisme moderne.\n» Sacrifiera-t-on Visé, ville d'art wallon, à\nun Visé qui sera un bazar cosmopolite, une\nfoire aux souvenirs?\n» Il est possible de faire de l'art moderne et\nde l'hygiène sans tomber dans l'exagération de\nceux qui se contenteraient de la solution sim-\npliste d'une ville à 1 américaine. »\nEspérons que ces sages conseils nous pré-\nserveront de « visées » archaïques et trop\nintéressées !"}]}, {"article_id": "bm-bmtnaac-1919-07-01-c011", "article_bluemountain": "bmtnaac_1919-07_01#c011", "volume": "bmtnaac_1919-07_01", "ocr_source": "OCR Blue Mountain (ALTO), transcription TEI : lignes lb/@facs", "texte_sans_correction": true, "page_debut": "12", "page_fin": "12", "image_debut": 14, "image_fin": 14, "pages_selon": "pagination imprimée relevée dans le METS Blue Mountain (ORDERLABEL) ; [n] = page sans folio restituée", "url_article": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac191907-01.2.8.2", "titre_corps": "EXPOSITIONS", "titre_sommaire": "EXPOSITIONS", "signature_source": "", "controle": "bornes données par la structure logique METS/ALTO de Blue Mountain (blocs ALTO de chaque constituant)", "pages": [{"page_pdf": 14, "page_imprimee": "12", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac191907-01.1.14", "debut_caractere": 1180, "fin_caractere_exclue": 4023, "texte": "EXPOSITIONS\nEn septembre prochain s'ouvrira à Bruxelles\nune grande exposition des Cil ES DÉ TRUI-\nTES ET DE LA RECONSTRUCTION.\nElle sera organisée par i union des villes ef\ncommunes belges, avec l'appui du gouverne-\nment.\nLa direction de cette importante entreprise\nest assumée par M. le sénateur Emile Vinck,\ndirecteur de TU. V. C. B. Il est secondé par\ntrois commissaires généraux : MM. F. Bodson,\narchitecte urbaniste/ V. Creten, artiste peintre\net architecte et Francq, chef de division de la\ncommune de Schaerbeek. Ils seront utilement\nsecondés par :une dizaine de secrétaires pour\nles différentes sections de l'exposition.\nL'idée directrice de toute l'organisation con-\nsistera à mettre sous les yeux du grand public\nle résultat des efforts déployés tant en Belgique,\npendant l'occupation, que par les Belges réfu-\ngiés à l'étranger pendant la guerre.\nOn dira par 1 image, les photos d'aéroplanes,\nles maquettes, le cinéma, ce que sont les des-\ntructions qui jonchent le sol de la patrie et l'on\nmontrera le mouvement de la reconstruction\nqui, pour n'apparaîrre pas encore aux yeux de\ntous, a déjà une ampleur considérable. Partout\nl'on étudie et l'on travaille.\nLa cohésion existe-t-elle toujours entre tous\nles intéressés? Tous les efforts, dirigés\nvers un même but reconstruire recons-\ntruire vite et bien, sont-ils bien coordonnés?\nIl suffira au grand public de parcourir les\ndiverses sections de l'exposition pour se rendre\ncompte de la difficulté des problèmes.\nIl verra toutes les cités et les régions détrui-\ntes, l'ampleur de la catastrophe sera mise sous\nses yeux. Il examinera les projets de recons-\ntruction et comment les questions des abris\nprovisoires, des habitations ouvrières, des\ncités-jardins, des améliorations techniques et\nhygiéniques dans les villes se mêlent aux\npréoccupations de la conservation des\nnirs et des sites;\nL'Union des Villes sous la direction de M. le\nsénateur E. Vinck, dont l'œuvre a été appuyée\npendant la guerre par la Sec iion de la Recons-\ntruction, dépendant du Comité national, sous\nla présidence de M. Beco, gouverneur du\nBrabant, montrera, en des sections spéciales,\nle résumé des études de ses membres et l'on\ns'étonnera de la grandeur de l'effort et de son\nesprit de suite.\nDisons enfin que l'Etranger participera à\ncette exposition et qu'à titre exemplaire et\ndocumentaire les grandes villes de Paris,\nd'Amsterdam et de Zurich, pour ne citer que\ncelles-là, ont promis l'envoi de leurs meilleurs\ndocuments.\nL'exposition sera complétée et vivifiée par\nl'organisation de conférences pour lesquelles\nappel est déjà fait à des notoriétés belges et\nétrangères et un cinéma fonctionnera en per-\nmanence.\nDès à présent, toutes les demandes de rensei-\ngnements, suggestions et demandes de partici-\npation peuvent être adressées à la direction de\nî'exposition,3bis,rue de la Régence à Bruxelles."}]}, {"article_id": "bm-bmtnaac-1919-07-01-c012", "article_bluemountain": "bmtnaac_1919-07_01#c012", "volume": "bmtnaac_1919-07_01", "ocr_source": "OCR Blue Mountain (ALTO), transcription TEI : lignes lb/@facs", "texte_sans_correction": true, "page_debut": "13", "page_fin": "13", "image_debut": 15, "image_fin": 15, "pages_selon": "pagination imprimée relevée dans le METS Blue Mountain (ORDERLABEL) ; [n] = page sans folio restituée", "url_article": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac191907-01.2.8.3", "titre_corps": "CONFÉRENCES", "titre_sommaire": "CONFÉRENCES", "signature_source": "", "controle": "bornes données par la structure logique METS/ALTO de Blue Mountain (blocs ALTO de chaque constituant)", "pages": [{"page_pdf": 15, "page_imprimee": "13", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac191907-01.1.15", "debut_caractere": 34, "fin_caractere_exclue": 3041, "texte": "CONFÉRENCES\nBRUXELLES. - CONFÉRENCES SUR\nLA RECONSTRUCTION.\nL'Union des villes et communes belges, qui,\nmalgré les entraves de l'occupation allemande,\ns'était employée si activement à préparer la\nreconstruction des régions dévastées, peut\nenfin, depuis le retour glorieux de nos jass,\nexercer son apostolat au grand jour.\nPour atteindre le grand public, elle a organisé\nune série de conférences dont la première fut\ndonnée par M. DHUICQUE, président de la\nSociété centrale d'architecture et chef de la\nMission du ministère des sciences et des arts\nprès l'armée belge. M. Dhuicque plaida avec\nbeaucoup d'éloquence en faveur de la conser-\nvation des ruines historiques, et la\ntion d'une Voie sacrée qui soit pour les géné-\nrations futures l'émouvant rappel d'un passé\nplein de gloire.\nM. VINGEROEDT consacra une première\nconférence à un examen historique et\nlogique de la ville de Louvain. Les très beaux\nclichés qu'il fit défiler devant les yeux de ses\nauditeurs accentuèrent le contraste entre la\nbeauté de l'ancienne ville, et la pauvreté des\nprojets de reconstruction à l'examen desquels\nM. Vingeroedt consacra une deuxième séance.\nLe Problème de Termonde fit l'objet d une\ncauserie de M. le chevalier SCHELLEKENS, .au\ncours de laquelle les techniciens purent se\nrendre compte une fois de plus, combien les\nproblèmes d'urbanisme les plus ardus sont\ntraités par nos communes avec une légèreté\nregrettable.\nQue la reconstruction de nos villes doive se\nfaire en tenant principalement compte des\nintérêts de nos populations industrielles, ce fut\nla thèse de M. Raph. VERWILGHEN qui, en\nune conférence très documentée, s efforça de\ndémontrer que les cités et faubourgs, jardins,\nne sont pas des quartiers de luxe mais des solu-\ntions très parfaites du problème si complexe de\nl'habitat ouvrier.\nM. le sénateur CousoT vint dire ce que sa\nbonne ville de Dinant a fait jusqu'à présent en\nvue de la reconstruction de la ville. Son apolo-\ngétique communale parvenue à\nconvertir tous les auditeurs ?\nM. le bourgmestre COLAERT mit non moins\nde zèle à réclamer l'aide de l'Etat en vue d'une\nreconstitution archéologique d'Vpres.\nSement, comme le disait un journaliste bruxel-\nlois que, si impérieuse qu'elle soit, la volonté de\nM. Colaert ne fait pas loi en Belgique!\n* * ❖\nFRANCE.\nLa Société française des Architectes\nniste a provoqué une CONFERENCE\nINTERALLIÉE D'URBANISME qui s'est\ntenue à Paris du 11 au 13 juin. Les réunions\nont été consacrées à des rapports sur la\nlation urbaniste dans les pays alliés et neutres,-\nsur les travaux d'urbanisme réalisés jusqu'ici\ndans les différents pays,- les programmes minima\nà recommander pour l'aménagement des villes,\nbourgs et villages. M. Ford, urbaniste-\nconseil de la ville de New-York a donné une\nconférence sur « l'Urbanisme en Amérique »\nM. L. Bonnier, l'éminent architecte de la Pré-\nfecture de la Seine parla de l'Evolution de Paris\npendant le XIXe siècle. La conférence s'èst\nterminée par une visite de Reims et l'examen,\nsur place, des projets de reconstruction."}]}, {"article_id": "bm-bmtnaac-1919-07-01-c013", "article_bluemountain": "bmtnaac_1919-07_01#c013", "volume": "bmtnaac_1919-07_01", "ocr_source": "OCR Blue Mountain (ALTO), transcription TEI : lignes lb/@facs", "texte_sans_correction": true, "page_debut": "13", "page_fin": "13", "image_debut": 15, "image_fin": 15, "pages_selon": "pagination imprimée relevée dans le METS Blue Mountain (ORDERLABEL) ; [n] = page sans folio restituée", "url_article": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac191907-01.2.8.4", "titre_corps": "CONCOURS", "titre_sommaire": "CONCOURS", "signature_source": "", "controle": "bornes données par la structure logique METS/ALTO de Blue Mountain (blocs ALTO de chaque constituant)", "pages": [{"page_pdf": 15, "page_imprimee": "13", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac191907-01.1.15", "debut_caractere": 3043, "fin_caractere_exclue": 3761, "texte": "CONCOURS\nLa Renaissance des Cités, de Paris, cette\nœuvre d'entre-aide sociale qui coopère si actU\nvement et avec tant de compétence à la\nration des régions dévastées a organisé deux\nconcours interalliés.\nLe premier est un CONCOURS D'IDÉES\nSOCIALES ayant pour objet de déterminer\nles éléments sociaux de la cité moderne. Les\nconcurrents, auxquels 2000 fr. de primes étaient\nofferts, devaient remettre leurs mémoires avant\nle 27 mai.\nUn deuxième concours, comprenant\nportantes primes s'élevant au total de 20.000 fr.\na pour objet la RECONSTRUCTION DE\nCHAUNy ET DE SA RÉGION.\nLes projets primés seront exposés au Pavillon\nMarsan, en même temps que des documents\ndu British Town Planning Institute du ler1er au\n20 juillet."}]}, {"article_id": "bm-bmtnaac-1919-07-01-c014", "article_bluemountain": "bmtnaac_1919-07_01#c014", "volume": "bmtnaac_1919-07_01", "ocr_source": "OCR Blue Mountain (ALTO), transcription TEI : lignes lb/@facs", "texte_sans_correction": true, "page_debut": "14", "page_fin": "16", "image_debut": 16, "image_fin": 18, "pages_selon": "pagination imprimée relevée dans le METS Blue Mountain (ORDERLABEL) ; [n] = page sans folio restituée", "url_article": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac191907-01.2.9", "titre_corps": "ARCHITECTURE", "titre_sommaire": "ARCHITECTURE", "signature_source": "", "controle": "bornes données par la structure logique METS/ALTO de Blue Mountain (blocs ALTO de chaque constituant)", "pages": [{"page_pdf": 16, "page_imprimee": "14", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac191907-01.1.16", "debut_caractere": 22, "fin_caractere_exclue": 3666, "texte": "ARCHITECTURE\n\nIMPRESSIONS MALINOISES\nDIMANCHE 8 JUIN\n\nDès l'entrée en ville, comme pour\nnous être un avertissement de ce qui nous\nattend à la maison, communale, deux livres\nnouveaux chez un libraire bien pensant, re-\nquièrent notre curiosité. Un opuscule de\nL. CLOQUET : Pour servi\nruines de notre pays : F Architecture tra-\nditionaliste et les styles\nLa plaidoirie attendue en faveur du vieux\nneuf. Des arguments sérieux (ne riez pas) ! :\nle vieil Anvers, le vieux Gand, le vieux Bru-\nxelles. (On dit qu'au moment de nommer ce\ndernier par son nom, Bruxelles-Kermesse,\nle courage a manqué à l'auteur). Parfaitement!\nVoilà la mascarade qu'on nous propose.\n% * sf:\nUn Recueil de Notions d Architecture et\nd'Archéologie, dédié à MM. les membres du\nclergé, par A. BOHNEN, S.J. \" Et puisque L'ar-\ntecture gothique est aujourd'hui, et à bon\ndroit, l'architecture préférée dans les cons-\ntructions (sic) des églises... etc. „\nNos esthéticiens spirituels ne pourraient-\nils cum permissu superiorum ordinis\naller éclairer leur lanterne auprès du génial\nmoine architecte français dom Bellot, au\ncouvent d'Oosterhout(Brabant septentrional)?\n* îJÎ *\nL'Exposition des plans présentés au con-\ncours pour la reconstruction du quartier\nbombardé des Bailles de Fer : Un concours\nde façades, en somme, rien de plus.\nDès le principe, deux partis-pris partagent\nles projets présentés : les uns traitent les\nfaçades individuellement sur la base du lotis-\nsement existant. Les autres, tout en respec-\ntant en fait aussi ce lotissement, tendent\nà réaliser un ensemble monumental dans\n1'\" unité civique „ duquel se confonde et se\nfonde pour l'œil, la division parcellaire.\nIl est permis de se demander a priori si le\n\" couloir „ des Bailles de Fer réclamait, au\npoint de vue urbanistique une solution uni-\ntaire. Je ne le crois pas. Pour quel motif arbi-\ntraire rompre la tradition justement sur ce\npoint et à cet endroit?\nComme on voit bien que les notions claires\nles plus élémentaires sur ce qui constitue\nréellement l'harmonie et la tradition, font\nencore complètement défaut à la plupart des\nconstructeurs!\nLes deux premiers primés ont présenté la\nsolution \" individuelle „ des façades.\nLe premier prix est le mieux présenté et\navec l'un de ceux qui ont été gratifiés\nd'une prime de consolation le plus appro-\nximativement pastiché. C'est un assortiment\nvarié de pignons \" à la manière d'autrefois. „\nQuant à chercher une bonne solution pour\nles rez-de-chauSsée à vitrines obligées, les\ndivers auteurs semblent n'y avoir même pas\nsongé. Dans les cas où l'on doit conserver\nune façade ancienne authentique et qu'on ne\npuisse pourtant empêcher le proprio de\nrajeunir ses étalages on est bien forcé de se\nrésigner parfois à une solution boîteuse sous\npeine de perdre le tout. Mais que dire de la\ncréation volontaire ou serait-elle incon-\nsciente?! de telles ambiguïtés?\nRéalisés, ces projets dégageraient une im-\npression de \" faux en écritures „ du reste\nmaladroit, d'impuissance à créer et de sinistre\ndécadence; à côté des modèles authentiques.\nAucune des nécessités pratiques de la vie\nactuelle dans les maisons que \"masqueront,,\nces façades trompeuses n'a été envisagée et\nn'est exprimée dans les aspects extérieurs.\nDeux autres \"accessits de consolation,, ont\nappliqué les mêmes principes au degré de\nl'impuissance totale et de la banale médio-\ncrité du \" dessinateur-architecte\nUn moderniste et deux autres concurrents\nont adopté le principe de l'unité civique\n\" monumentale „ et ont tenté le jeu d'adresse\nde faire coïncider la division des parcelles\navec les divisions rythmiques de la façade de\nleur édifice.\ne»\nL'un de eeux-ci a tenu à être \" monumental „"}, {"page_pdf": 17, "page_imprimee": "15", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac191907-01.1.17", "debut_caractere": 35, "fin_caractere_exclue": 3638, "texte": "pour tout de bon : son \" monstre „ ne \" dépa-\nrerait „ pas le quartier \" expansionniste „\ndes banques à Bruxelles!\nLe moderniste accessit de consolation,\ntout de même! apporte le meilleur projet.\nIl est dans le vrai, en tout cas dans la bonne\nvoie. Son \" moderne „ n'a rien d'échevelé,\nrien d'effrayant. Il n'est pas génial. I! fait\nmême quelques concessions à 1'\" harmonie „\nmais qu'est-ce donc au juste que l'harmo-\nnie? Le savez-vous? Y avez-vous jamais\npensé, lecteur bénévole? par certains\n\" rappels „ \" modernisés „, dans ies pignons\nnotamment. II a au moins le grand mérite de\nse dater par la manière, donc positivement,\net non par Xinfériorité c'est-à-dire néga-\ntivement comme les pasticheurs.\nDommage que personne n'a essayé de la\nsolution moderniste sur la base des façades\nindividuelles. Il faudrait le tenter au jour de\nl'exécution.\nMaintenant le mot de la fin : Nous déplo-\nrions en présence de l'un des concurrents cet\naveu général d'impuissance que\nrévèle\" la copie et l'art d'accommoder les\nrestes. \" On „ (sic)n'est pas \" impuissant\nnous répondit-il en se redressant, \" mais on\n(sic)a un peu peur... du jugement! „\nEt puisqu'il en est ainsi, \" on „ refera les\nvilles, comme disait l'autre, \" plus anciennes\nqu'elles n'étaient! „\n\" Par ma chandelle „\n\nObu-roi.\n\nCONCOURS\n\nANVERS. Le Concours pour [aména-\ngement du Marché au Souliers vient d'être jugé.\nCinq projets ont été primés « ex equo ». Ils\nsont dûs à MM. Winders, van Steenbergen,-\nVan Dyk, A. Franken, et H. Delvaux,\nP. Berger. . . .\nDINANT. Le conseil communal de\nDînant organise un concours pour la rédac=\ntion de projets sur le genre architectural à\nadopter pour les constructions à édifier\nI°> sur le quai de Meuse entre le Pont et\nl'Abattoir ,• 2°> Sur la Place Patenier : 3°) Sur\nla place Notre=Dame ou Grand' Place ,• 4°) Sur\nla place Saint=Nicolas. Les plans de ces quais\net places sont déposés au Secrétariat commu-\nnal ou les amateur peuvent se les procurer.\nLes artistes pourront concourir pour chacune\ndes parties du concours ou pour l'ensemble.\nLes auteurs des projets adoptés recevront, pour\nchaque projet une prime de 2000 francs.\nCinq primes de 500 francs seront accordées\naux auteurs des cinq projets jugés les plus\nméritants en dehors des projets adoptés.\nTous les projets deviendront la propriété de\nla commune. Les projets devront être déposés\nau Secrétiariat communal pour le ler1er Août\n1919.\nUN CONCOURS POUR MOBILIERS\nA BON MARCHÉ.\nLe concours organisé par l'Union des villes\net communes belges pour l'étude des mobiliers\nà bon marché donnera-t-il des résultats ?\nOn sait combien les mobiliers des ménages\nà budget modeste laissent à désirer au point de\nvue du goût, de la solidité et de la commodité.\nS'il y a au bas mot cinquante à soixante\nmille maisons détruites en Belgique, il y a un\nbien plus grand nombre de mobiliers anéantis.\nL'U. V. C. B. a cru que le moment était on ne\npeut plus opportun pour apporter un guide aux\nfabricants et pour les inciter à construire des\narticles de bon aloi. L'importance de l'étude\nde la question n'a pas échappé aux sphères\ncompétentes ,• c'est ce qui explique pourquoi le\ncomité de patronage a reçu l'adhésion de nom-\nbreuses villes et communes, d'autorités provin-\nciales et d'établissements industriels, qui versent\nune subvention minimum de 50 francs pour\naider à la recherche des solutions.\nUne somme de 2500 francs sera attribuée\naux primes et constitue un enjeu sérieux pour\nles concurrents. Les projets devaient être remis\navant le ler1er juin,- les meubles exécutés devront\nêtre présentés deux mois après que le jury aura\nstatué sur la première épreuve."}, {"page_pdf": 18, "page_imprimee": "16", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac191907-01.1.18", "debut_caractere": 35, "fin_caractere_exclue": 4203, "texte": "Voilà donc, encore en ce domaine, l'art\nappelé à la rescousse. Les clairvoyants d'entre\nnos dirigeants, constatent toute l'insuffisance\nde nos réalisations industrielles et combien peu\nelles sont capables de concourir par leur\naspect, leur confort, à la formation des homes\nharmonieux dans lesquels nous voudrions tous\nvoir rentrer nos ouvriers, leur tâche accomplie.\nContempler les tables tarabiscotées, les buf-\nfets aux vitrages hurleurs, les lavabos, les lin-\ngères bariolés, c'est comprendre l'insuffisance ,\nde l'enseignement des arts du dessin en notre\npays, et combien nos académies et nos écoles\nd'art privées faillent à leur mission, c'est sou-\nhaiter d'autres solutions.\nVoir tous ces mobiliers et en examiner la\nconstruction, c'est comprendre à quel degré\nd'avilissement la main-d'œuvre est tombée.\nLa formule 1914 du mobilier à bon marché\nétait la suivante : Physionomie suant le faux\nluxe. Elle était établie par un petit dessinateur,\nayant mal assimilé quelques mois d'un ensei-\ngnement académique indigeste.\nRéalisation hâtive. Quelques minces plan-\nches, assemblées, clouées par des ouvriers\ntravaillant à domicile ou « à pièce » dans des\nateliers.\nVente au comptant pas cher une table\nhuit francs, une garde-robe soixante francs,\ndans des rues spéciales où toute une meute de\nmarchands se fait concurrence, ou bien, vente\nà crédit, dans des maisons spéciales, qui sont\nla plaie de nos centres ouvriers.\nRechercher une meilleure physionomie, une\nconstruction plus honnête c est bien, c'est\nbeaucoup c'est commencer à comprendre\nle problème.\nSupprimer les longues heures du travail à\ndomicile facteur de tuberculose ou le\ntravail « à pièce» abrutissant et le remplacer\npar un travail, « en série » peut-être mais intel-\nligent et propre, dans des ateliers confortables\net bien outillés.\nCéder l'objet fabriqué au consommateur,\ndirectement, sans la plaie de l'intermédiaire.\nVoilà le problème.\nEt il dépasse les limites, de ce qu'à notre\népoque on appelle « L'Art ». Ce problème est\nsocial, il est économique, il recevra sa solution,\nplus tard, peut-être, mais Pn mptnp fptrm<s mip\nbeaucoup d'autres.\n\nKENNEDY.\n\nANGLETERRE.\nCONCOURS DU DAILy MAIL.\nAu mois de Février dernier le grand\ndien anglais « The Daily Mail » ouvrait, entre\ntous les architectes habitant le Royaume Uni,\nun concours pour l'élaboration des plans d'une\nmaison idéale pour travailleur.\nLes concurrents devaient s'inspirer des\nrecommendations et plans types publiés dans\nle Rapport du Comité institué par le Local\nGovernment Board, sous la présidence de Sir\nj. fudor Walters, membre du Parlement.\nDisons, en passant, que ce rapport est tout\nà fait remarquable et que rious comptons bien\nJe faire connaître à nos lecteurs.\nLes architectes avaient aussi à tenir compte\ndes us et coutumes, ainsi que des traditions\narchitecturales des différentes localités pour\nlesquelles ils soumettaient leur projets. A cette\nfin l'Angleterre et le Pays de Galles avaient\nété divisés en quatre districts offrant chacun\ndes particularités bien distinctes. Ces districts\nétaient : 1> Les Comtés du Nord {lndustriels) ,•\n2) Le Midland (Industriel) ,• Le pays de Galles\n(Minier) ,• 3) Les comtés du Sud (Ruraux).\nUne prime de 500 Livres <12500 frs.) était\nofferte au projet reconnu le meilleur dans\nchaque district. Parmi les autres projets une\nsélection des meilleurs a été faite par le jury\nqui en recommande tout spécialement la\ntruction aux autorités et aux particuliers\ndésireux de s'assurer des « Homes » répondant\naux toutes dernières exigences de 1 hygiène et\naux vœux de la classe ouvrière.\nLe jury, se trouva en présence de plus de\n3500 projets. Les résulats viennent d'être\nrendus publics. Les projets primés et ceux\nspécialement recommandés, vont être publiés\nincessamment par le « Daily Mail ». Attendons\nnous donc à voir des; suggestions nouvelles et\npratiques à la fois.\nRelevons cependant, dès à présent, parmi les\nnoms des lauréats celui d'un archilecte belge,\nM. 1 heo Clément de Bruxelles que l'exil a\nrendu familier avec les mœurs et les besoins de\nla région de Bradfort., Son projet est parmi les\ndeux seuls qui soient recommandés aux\nrités communales et aux habitants de cette\nville."}]}, {"article_id": "bm-bmtnaac-1919-07-01-c015", "article_bluemountain": "bmtnaac_1919-07_01#c015", "volume": "bmtnaac_1919-07_01", "ocr_source": "OCR Blue Mountain (ALTO), transcription TEI : lignes lb/@facs", "texte_sans_correction": true, "page_debut": "14", "page_fin": "15", "image_debut": 16, "image_fin": 17, "pages_selon": "pagination imprimée relevée dans le METS Blue Mountain (ORDERLABEL) ; [n] = page sans folio restituée", "url_article": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac191907-01.2.9.1", "titre_corps": "IMPRESSIONS MALINOISES DIMANCHE 8 JUIN", "titre_sommaire": "IMPRESSIONS MALINOISES DIMANCHE 8 JUIN", "signature_source": "Obu-roi", "controle": "bornes données par la structure logique METS/ALTO de Blue Mountain (blocs ALTO de chaque constituant)", "pages": [{"page_pdf": 16, "page_imprimee": "14", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac191907-01.1.16", "debut_caractere": 36, "fin_caractere_exclue": 3666, "texte": "IMPRESSIONS MALINOISES\nDIMANCHE 8 JUIN\n\nDès l'entrée en ville, comme pour\nnous être un avertissement de ce qui nous\nattend à la maison, communale, deux livres\nnouveaux chez un libraire bien pensant, re-\nquièrent notre curiosité. Un opuscule de\nL. CLOQUET : Pour servi\nruines de notre pays : F Architecture tra-\nditionaliste et les styles\nLa plaidoirie attendue en faveur du vieux\nneuf. Des arguments sérieux (ne riez pas) ! :\nle vieil Anvers, le vieux Gand, le vieux Bru-\nxelles. (On dit qu'au moment de nommer ce\ndernier par son nom, Bruxelles-Kermesse,\nle courage a manqué à l'auteur). Parfaitement!\nVoilà la mascarade qu'on nous propose.\n% * sf:\nUn Recueil de Notions d Architecture et\nd'Archéologie, dédié à MM. les membres du\nclergé, par A. BOHNEN, S.J. \" Et puisque L'ar-\ntecture gothique est aujourd'hui, et à bon\ndroit, l'architecture préférée dans les cons-\ntructions (sic) des églises... etc. „\nNos esthéticiens spirituels ne pourraient-\nils cum permissu superiorum ordinis\naller éclairer leur lanterne auprès du génial\nmoine architecte français dom Bellot, au\ncouvent d'Oosterhout(Brabant septentrional)?\n* îJÎ *\nL'Exposition des plans présentés au con-\ncours pour la reconstruction du quartier\nbombardé des Bailles de Fer : Un concours\nde façades, en somme, rien de plus.\nDès le principe, deux partis-pris partagent\nles projets présentés : les uns traitent les\nfaçades individuellement sur la base du lotis-\nsement existant. Les autres, tout en respec-\ntant en fait aussi ce lotissement, tendent\nà réaliser un ensemble monumental dans\n1'\" unité civique „ duquel se confonde et se\nfonde pour l'œil, la division parcellaire.\nIl est permis de se demander a priori si le\n\" couloir „ des Bailles de Fer réclamait, au\npoint de vue urbanistique une solution uni-\ntaire. Je ne le crois pas. Pour quel motif arbi-\ntraire rompre la tradition justement sur ce\npoint et à cet endroit?\nComme on voit bien que les notions claires\nles plus élémentaires sur ce qui constitue\nréellement l'harmonie et la tradition, font\nencore complètement défaut à la plupart des\nconstructeurs!\nLes deux premiers primés ont présenté la\nsolution \" individuelle „ des façades.\nLe premier prix est le mieux présenté et\navec l'un de ceux qui ont été gratifiés\nd'une prime de consolation le plus appro-\nximativement pastiché. C'est un assortiment\nvarié de pignons \" à la manière d'autrefois. „\nQuant à chercher une bonne solution pour\nles rez-de-chauSsée à vitrines obligées, les\ndivers auteurs semblent n'y avoir même pas\nsongé. Dans les cas où l'on doit conserver\nune façade ancienne authentique et qu'on ne\npuisse pourtant empêcher le proprio de\nrajeunir ses étalages on est bien forcé de se\nrésigner parfois à une solution boîteuse sous\npeine de perdre le tout. Mais que dire de la\ncréation volontaire ou serait-elle incon-\nsciente?! de telles ambiguïtés?\nRéalisés, ces projets dégageraient une im-\npression de \" faux en écritures „ du reste\nmaladroit, d'impuissance à créer et de sinistre\ndécadence; à côté des modèles authentiques.\nAucune des nécessités pratiques de la vie\nactuelle dans les maisons que \"masqueront,,\nces façades trompeuses n'a été envisagée et\nn'est exprimée dans les aspects extérieurs.\nDeux autres \"accessits de consolation,, ont\nappliqué les mêmes principes au degré de\nl'impuissance totale et de la banale médio-\ncrité du \" dessinateur-architecte\nUn moderniste et deux autres concurrents\nont adopté le principe de l'unité civique\n\" monumentale „ et ont tenté le jeu d'adresse\nde faire coïncider la division des parcelles\navec les divisions rythmiques de la façade de\nleur édifice.\ne»\nL'un de eeux-ci a tenu à être \" monumental „"}, {"page_pdf": 17, "page_imprimee": "15", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac191907-01.1.17", "debut_caractere": 35, "fin_caractere_exclue": 1312, "texte": "pour tout de bon : son \" monstre „ ne \" dépa-\nrerait „ pas le quartier \" expansionniste „\ndes banques à Bruxelles!\nLe moderniste accessit de consolation,\ntout de même! apporte le meilleur projet.\nIl est dans le vrai, en tout cas dans la bonne\nvoie. Son \" moderne „ n'a rien d'échevelé,\nrien d'effrayant. Il n'est pas génial. I! fait\nmême quelques concessions à 1'\" harmonie „\nmais qu'est-ce donc au juste que l'harmo-\nnie? Le savez-vous? Y avez-vous jamais\npensé, lecteur bénévole? par certains\n\" rappels „ \" modernisés „, dans ies pignons\nnotamment. II a au moins le grand mérite de\nse dater par la manière, donc positivement,\net non par Xinfériorité c'est-à-dire néga-\ntivement comme les pasticheurs.\nDommage que personne n'a essayé de la\nsolution moderniste sur la base des façades\nindividuelles. Il faudrait le tenter au jour de\nl'exécution.\nMaintenant le mot de la fin : Nous déplo-\nrions en présence de l'un des concurrents cet\naveu général d'impuissance que\nrévèle\" la copie et l'art d'accommoder les\nrestes. \" On „ (sic)n'est pas \" impuissant\nnous répondit-il en se redressant, \" mais on\n(sic)a un peu peur... du jugement! „\nEt puisqu'il en est ainsi, \" on „ refera les\nvilles, comme disait l'autre, \" plus anciennes\nqu'elles n'étaient! „\n\" Par ma chandelle „\n\nObu-roi."}]}, {"article_id": "bm-bmtnaac-1919-07-01-c016", "article_bluemountain": "bmtnaac_1919-07_01#c016", "volume": "bmtnaac_1919-07_01", "ocr_source": "OCR Blue Mountain (ALTO), transcription TEI : lignes lb/@facs", "texte_sans_correction": true, "page_debut": "15", "page_fin": "16", "image_debut": 17, "image_fin": 18, "pages_selon": "pagination imprimée relevée dans le METS Blue Mountain (ORDERLABEL) ; [n] = page sans folio restituée", "url_article": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac191907-01.2.9.2", "titre_corps": "CONCOURS", "titre_sommaire": "CONCOURS", "signature_source": "KENNEDY", "controle": "bornes données par la structure logique METS/ALTO de Blue Mountain (blocs ALTO de chaque constituant)", "pages": [{"page_pdf": 17, "page_imprimee": "15", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac191907-01.1.17", "debut_caractere": 1314, "fin_caractere_exclue": 3638, "texte": "CONCOURS\n\nANVERS. Le Concours pour [aména-\ngement du Marché au Souliers vient d'être jugé.\nCinq projets ont été primés « ex equo ». Ils\nsont dûs à MM. Winders, van Steenbergen,-\nVan Dyk, A. Franken, et H. Delvaux,\nP. Berger. . . .\nDINANT. Le conseil communal de\nDînant organise un concours pour la rédac=\ntion de projets sur le genre architectural à\nadopter pour les constructions à édifier\nI°> sur le quai de Meuse entre le Pont et\nl'Abattoir ,• 2°> Sur la Place Patenier : 3°) Sur\nla place Notre=Dame ou Grand' Place ,• 4°) Sur\nla place Saint=Nicolas. Les plans de ces quais\net places sont déposés au Secrétariat commu-\nnal ou les amateur peuvent se les procurer.\nLes artistes pourront concourir pour chacune\ndes parties du concours ou pour l'ensemble.\nLes auteurs des projets adoptés recevront, pour\nchaque projet une prime de 2000 francs.\nCinq primes de 500 francs seront accordées\naux auteurs des cinq projets jugés les plus\nméritants en dehors des projets adoptés.\nTous les projets deviendront la propriété de\nla commune. Les projets devront être déposés\nau Secrétiariat communal pour le ler1er Août\n1919.\nUN CONCOURS POUR MOBILIERS\nA BON MARCHÉ.\nLe concours organisé par l'Union des villes\net communes belges pour l'étude des mobiliers\nà bon marché donnera-t-il des résultats ?\nOn sait combien les mobiliers des ménages\nà budget modeste laissent à désirer au point de\nvue du goût, de la solidité et de la commodité.\nS'il y a au bas mot cinquante à soixante\nmille maisons détruites en Belgique, il y a un\nbien plus grand nombre de mobiliers anéantis.\nL'U. V. C. B. a cru que le moment était on ne\npeut plus opportun pour apporter un guide aux\nfabricants et pour les inciter à construire des\narticles de bon aloi. L'importance de l'étude\nde la question n'a pas échappé aux sphères\ncompétentes ,• c'est ce qui explique pourquoi le\ncomité de patronage a reçu l'adhésion de nom-\nbreuses villes et communes, d'autorités provin-\nciales et d'établissements industriels, qui versent\nune subvention minimum de 50 francs pour\naider à la recherche des solutions.\nUne somme de 2500 francs sera attribuée\naux primes et constitue un enjeu sérieux pour\nles concurrents. Les projets devaient être remis\navant le ler1er juin,- les meubles exécutés devront\nêtre présentés deux mois après que le jury aura\nstatué sur la première épreuve."}, {"page_pdf": 18, "page_imprimee": "16", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac191907-01.1.18", "debut_caractere": 35, "fin_caractere_exclue": 2160, "texte": "Voilà donc, encore en ce domaine, l'art\nappelé à la rescousse. 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Quelques minces plan-\nches, assemblées, clouées par des ouvriers\ntravaillant à domicile ou « à pièce » dans des\nateliers.\nVente au comptant pas cher une table\nhuit francs, une garde-robe soixante francs,\ndans des rues spéciales où toute une meute de\nmarchands se fait concurrence, ou bien, vente\nà crédit, dans des maisons spéciales, qui sont\nla plaie de nos centres ouvriers.\nRechercher une meilleure physionomie, une\nconstruction plus honnête c est bien, c'est\nbeaucoup c'est commencer à comprendre\nle problème.\nSupprimer les longues heures du travail à\ndomicile facteur de tuberculose ou le\ntravail « à pièce» abrutissant et le remplacer\npar un travail, « en série » peut-être mais intel-\nligent et propre, dans des ateliers confortables\net bien outillés.\nCéder l'objet fabriqué au consommateur,\ndirectement, sans la plaie de l'intermédiaire.\nVoilà le problème.\nEt il dépasse les limites, de ce qu'à notre\népoque on appelle « L'Art ». Ce problème est\nsocial, il est économique, il recevra sa solution,\nplus tard, peut-être, mais Pn mptnp fptrm<s mip\nbeaucoup d'autres.\n\nKENNEDY."}]}, {"article_id": "bm-bmtnaac-1919-07-01-c017", "article_bluemountain": "bmtnaac_1919-07_01#c017", "volume": "bmtnaac_1919-07_01", "ocr_source": "OCR Blue Mountain (ALTO), transcription TEI : lignes lb/@facs", "texte_sans_correction": true, "page_debut": "16", "page_fin": "16", "image_debut": 18, "image_fin": 18, "pages_selon": "pagination imprimée relevée dans le METS Blue Mountain (ORDERLABEL) ; [n] = page sans folio restituée", "url_article": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac191907-01.2.9.3", "titre_corps": "ANGLETERRE.", "titre_sommaire": "ANGLETERRE.", "signature_source": "", "controle": "bornes données par la structure logique METS/ALTO de Blue Mountain (blocs ALTO de chaque constituant)", "pages": [{"page_pdf": 18, "page_imprimee": "16", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac191907-01.1.18", "debut_caractere": 2162, "fin_caractere_exclue": 4203, "texte": "ANGLETERRE.\nCONCOURS DU DAILy MAIL.\nAu mois de Février dernier le grand\ndien anglais « The Daily Mail » ouvrait, entre\ntous les architectes habitant le Royaume Uni,\nun concours pour l'élaboration des plans d'une\nmaison idéale pour travailleur.\nLes concurrents devaient s'inspirer des\nrecommendations et plans types publiés dans\nle Rapport du Comité institué par le Local\nGovernment Board, sous la présidence de Sir\nj. fudor Walters, membre du Parlement.\nDisons, en passant, que ce rapport est tout\nà fait remarquable et que rious comptons bien\nJe faire connaître à nos lecteurs.\nLes architectes avaient aussi à tenir compte\ndes us et coutumes, ainsi que des traditions\narchitecturales des différentes localités pour\nlesquelles ils soumettaient leur projets. A cette\nfin l'Angleterre et le Pays de Galles avaient\nété divisés en quatre districts offrant chacun\ndes particularités bien distinctes. Ces districts\nétaient : 1> Les Comtés du Nord {lndustriels) ,•\n2) Le Midland (Industriel) ,• Le pays de Galles\n(Minier) ,• 3) Les comtés du Sud (Ruraux).\nUne prime de 500 Livres <12500 frs.) était\nofferte au projet reconnu le meilleur dans\nchaque district. Parmi les autres projets une\nsélection des meilleurs a été faite par le jury\nqui en recommande tout spécialement la\ntruction aux autorités et aux particuliers\ndésireux de s'assurer des « Homes » répondant\naux toutes dernières exigences de 1 hygiène et\naux vœux de la classe ouvrière.\nLe jury, se trouva en présence de plus de\n3500 projets. Les résulats viennent d'être\nrendus publics. Les projets primés et ceux\nspécialement recommandés, vont être publiés\nincessamment par le « Daily Mail ». Attendons\nnous donc à voir des; suggestions nouvelles et\npratiques à la fois.\nRelevons cependant, dès à présent, parmi les\nnoms des lauréats celui d'un archilecte belge,\nM. 1 heo Clément de Bruxelles que l'exil a\nrendu familier avec les mœurs et les besoins de\nla région de Bradfort., Son projet est parmi les\ndeux seuls qui soient recommandés aux\nrités communales et aux habitants de cette\nville."}]}, {"article_id": "bm-bmtnaac-1919-07-01-c018", "article_bluemountain": "bmtnaac_1919-07_01#c018", "volume": "bmtnaac_1919-07_01", "ocr_source": "OCR Blue Mountain (ALTO), transcription TEI : lignes lb/@facs", "texte_sans_correction": true, "page_debut": "17", "page_fin": "20", "image_debut": 19, "image_fin": 22, "pages_selon": "pagination imprimée relevée dans le METS Blue Mountain (ORDERLABEL) ; [n] = page sans folio restituée", "url_article": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac191907-01.2.10", "titre_corps": "LOIS & RÈGLEMENTS", "titre_sommaire": "LOIS & RÈGLEMENTS", "signature_source": "V", "controle": "bornes données par la structure logique METS/ALTO de Blue Mountain (blocs ALTO de chaque constituant)", "pages": [{"page_pdf": 19, "page_imprimee": "17", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac191907-01.1.19", "debut_caractere": 22, "fin_caractere_exclue": 3452, "texte": "LOIS & RÈGLEMENTS\n\nUne importante réforme\nde notre législation en matière d'Urbanisme\nL'Arrêté=Loi du 25 août 1915\npar Raph. Verwilghen, Ingénieur=Urbaniste\nOn aurait, certes, tort de s'exagérer\nl'importance des lois pour la réforme de\nnos méthodes d'aménagement et\ntension des villes. Surtout d'oublier\nqu'elles sont un moyen d'agir, non une puis-\nsance de travail, tin urbaniste étranger me\nfaisait fort bien comprendre leur rôle en les\ncomparant irrévérencieusement à des'loquets\nde porte nous permettant d ouvrir des barrières\njusqu'alors fermées et de nous engager dans\ndes voies nouvelles. Mais, qu on ne l'oublie\npoint il faut, pour les faire jouer, une main qui\nagisse et une volonté qui la guide.\nLe plus souvent d'ailleurs une loi nouvelle\nse contentera de rendre obligatoire une procès\ndure déjà fort répandue ou de hâter la\nréalisation d une réforme dont la nécessité\ns'impose,\nCe fut, jusqu'en ces toutes dernières années,\nle cas des lois relatives à la construction et\nl'aménagement des villes. Comme l'urbanisme\nse résumait jusqu'alors, dans la viabilité,\nf'ossature de la législation y afférante fut tout\nnaturellement constituée par des lois et règle-\nments sur la « police de la voirie. »\nCes lois et règlements poursuivaient princi-\npalement l'élargissement des voies publiques\ndans le double but de faire face aux exigences\nde ta circulation et de répondre à un souci\nnouveau d'hygiène. Mais cette législation ne\ntendait non moins à « régulariser » la voie\npublique, en « alignant » les constructions qui\nla bordent afin de satisfaire au' gout du jour\ninfluencé par une esthétique urbaine qui nous\nfut léguée par la renaissance.\nCe fut l'origine et la raison d'être de la\nnotion « d'alignement » qui joua et joue encore\nun rôle prépondérant en urbanisme administratif.\nMais vint l'ère nouvelle. Une science se\ncréa, éveillée par « l'Esthétique des villes » de\nBuis et les travaux de Camillo Sitte, développée\ndans d'autres voies par des contributions inter-\nnationales.\nOn aperçut les erreurs commises. On se\nrendit tout particulièrement compte qu'on avait\naccordé une importance trop grande, une\nattention trop exclusive, à l'alignement et au\ntracé des rues qu'il définit.\nSe préoccuper, si grandement, de l'emplace-\nment des constructions le long de la voie\npublique c'est exagérer l'importance d'une\nquestion secondaire au point de négliger\nl'ensemble du problème.\nLa construction d'une ville soulève des\nquestions autrement graves, Il importe, lorsqu'on\nen dresse le plan de tenir compte de tous\nles facteurs économiques, hygiéniques et sociaux\nqui exercent une influence sur la constitution\nd'une agglomération humaine et en déterminent\nla physionomie future. Et dans ce but il faudra\nse préoccuper, non seulement de la voirie, mais\nde l'habitat ouvrier, des besoins de l'industrie\net du commerce, des exigences de l'hygiène\nsociale. Il faudra tenir compte de l'importance\nqu'on accorde de nos jours aux sports et à la\nculture de la vie physique. II faudra répondre\naux aspirations nouvelles de la vie sociale. Le\nplan d'une ville doit être la résultante de ces\npréoccupations et de bien d'autres. Il constitue\nle programme des réalisations matérielles que\nles administrations communales projettent pour\nfaire face à leurs exigences.\nVoilà ce dont, avant la guerre, seul un petit\nnombres de spécialistes se rendait compte chez\nnous. Lorsque 1 invasion allemande eut\naccumulé dans notre malheureux pays ses"}, {"page_pdf": 20, "page_imprimee": "18", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac191907-01.1.20", "debut_caractere": 40, "fin_caractere_exclue": 4431, "texte": "dévastations et ses ruines, soucieux de la\nrenaissance de notre pays, ils se demandaient,\nnon sans effroi, si la reconstruction de nos\nvilles et villages allait devoir être entreprise\nsous un régime légal aussi vétusté.\nL'expérience leur avait d'ailleurs dévoilé\nque même notre législation en matière de voirie\nprésentait des lacunes qui, pour être moins\nessentielles, n'en constituaient pas moins une\nsérieuse entrave à l'élaboration de projets de\nreconstruction. C'était tout particulièrement la\nmultiplicité des autorités dont allait dépendre\nl'approbation de ces projets. En effet, tout ce\nqui concerne la grande voirie relève exclusif\nvendent de l'Administration des Ponts et\nChaussées, alors que les plans d'alignement des\nroutes provinciales sont dressés par les soins du\nservice technique provincial. Ceux de la voirie\nurbaine et agricole doivent être introduits auprès\nde l'administration de la Voirie communale.\nEmiettement encore accentué par des pres-\ncriptions administratives qui forcent les auteurs\ndes projets à fournir, des plans parcellaires\nd'orientation souvent différente et qui ne\npermettent aucune vue d'ensemble.\nLes divisions et distinctions s'accentuent\nencore quant il s'agit de la délivrance des\nalignements, et surtout des autorisations de\nbâtir qui constituent, pour le constructeur de\nvilles, la principale et souvent la seule occasion\nd'exercer quelqu'influence sur l'aspect esthé-\ntique des agglomérations urbaines et rurales.\nOn le voit, au lieu d'un programme de\nreconstruction unique, on allait se trouver en\nprésence d'une infinité de problèmes parcellaires\ndans la solution desquels il serait quasi impos-\nsible de se conformer à des vues d'ensemble,\net d'introduire une cohésion indispensable. Les\nlacunes si souvent constatées à propos de\nl'extension de nos grands centres, allaient se\ntraduire avec plus d'acuité et sur une échelle\nplus vaste, lors de la reconstruction de nos\nvilles et villages détruits.\nCe fut un grand mérite pour le Ministre de\nl'Agriculture et des Travaux Publics, qui avait,\nen ces temps troublés, la garde de ces intérêts,\nque trop de gens sont tentés de qualifier de\nminimes que de comprendre, dès la première\nheure la nécessité de doter nos communes\nsinistrées d'un nouveau régime légal en matière\nd'urbanisme.\nDès le 25 août 1915 l'arrêté-loi « relatif à la\nreconstruction des communes belges détruites »\nle leur fournit.\nLes réformes qu'il introduit, sont tellement\nimportantes qu'il ne sera pas superflu de les\ndétailler quelque peu. D'autant plus qu'elles\nnous sont venues avec ces bagages du Havre\nque les humoristes ont cru perdus en route\nparce que les réceptionnaires avaient négligé,\nle plus souvent, de les ouvrir !\nLes premières lignes du décret nous fixent\nsur l'esprit de la réforme. Elles sont libellées\ncomme suit : « Art. ler1er Les Communes sur le\nterritoire desquelles des constructions publiques\nou privées ont été détruites par suite de faits\nde guerre, sont tenues d'établir des plans\ngénéraux d'aménagement destinés\nà servir de base aux autorisations de construire\nou de reconstruire, à délivrer par le Collège\néchevinal ».\nAinsi donc toute commune sinistrée, à\nmoins d'une dispense spéciale dont il est\nquestion au deuxième paragraphe du même\narticie premier devra faire dresser non plus\nseulement des plans d'alignement mais un plan\nd'ensemble de la Commune, plan indiquant\nl'état de choses que l'on veut maintenir aussi\nbien que les modifications projetées. Ce sera\ndonc un programme complet de reconstruction,\ndressé sans qu'on doive tenir compte des divi-\nsions administratives existantes, ni des auto-\nrités qui interviendront lors de l'approbation\net de l'exécution du plan.\nEn un mot c'est l'assurance que nos Com»\nmunes sinistrées seront dotées de ces plans\ngénéraux d'aménagement que nous enviions\nà l'Angleterre depuis que le Town Planning\nBill de 1909 les y avait institués pour l'exten-\nsion des villes et que nos amis français\nviennent enfin d'obtenir de leur Parlement\naprès plusieurs années d'instances et d'activé\npropagande.\nTelle est donc la portée générale de la\nréforme. Quelles en sont les modalités\ncation ?\nIl ne faut. pas le perdre de vue, c'est un\nterme tout nouveau dans l'arsenal de nos lois\nque celui de « plan général d'aménagement ».\nL'arrêté-loi le précise bien, quelque peu, en\nspécifiant que ce plan est destiné « à servir de\nbase aux autorisations de construire ou de"}, {"page_pdf": 21, "page_imprimee": "19", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac191907-01.1.21", "debut_caractere": 42, "fin_caractere_exclue": 4470, "texte": "reconstruire, à délivrer par le Collège\nvinal ». Mais ce but peut être atteint de façons\ntrès différentes et, tout compte fait la notion de\n« plan général d'aménagement » est suscept-\nible de bien des interprétations et extensions.\nFallait-il le concevoir dans le sens le plus\nlarge ? En d'autres termes le plan d'aménage-\nment de créer des « réserves »\nc'est-à-dire de définir les terrains sur lesquels\nil serait défendu de bâtir parce que, dans l'inté-\nrêt de tous, ils doivent être réservés à la\nconstruction d'édifices publics, à la création\nde plaines de jeu et d espaces libres, ou tout\nsimplement parce qu'ils sont impropres à la\nbâtisse. On devine l'importance de cette\nquestion à laquelle se rattache la possibilité de\nréaliser chez nous les « parcs Systems » des\nvilles américaines, les ceintures de terrains\nagricoles des cités jardins anglaises.\nD'autres questions se posaient d'ailleurs.\npouvoir limiter, d'une façon\nnelle et en s'adaptant aux circonstances\nriables d'un point du territoire de la commune\nà l'autre, la densité des constructions de\nnière à empêcher la surpopulation et de pré-\nvenir une plus-value inopportune du sol !\nSerait-il dorénavant possible de réserver à\nl'industrie, les terrains situés près des voies\nferrées et des voies navigables, terrains qu'il\nest aussi préjudiciable à 1 hygiène publique\nqu'au rendement industriel du pays de voir\nenvahis par des habitations privées ?\non enfin assurer le respect des sites urbains\net ruraux en imposant aux constructeurs des\nservitudes esthétiques appropriées, et sauver\nde la destruction les édifices intéressants et les\néléments naturels de beauté ? Enfin\npouvoir imposer le long des voies publiques,\nmême le long des sentiers les plus étroits des\nzones de recul permettant de sauvegarder les\nintérêts de l'hygiène sans devoir ruiner les\nfinances communales ?\nL'esprit novateur des réformes que,\nmet en ce dernier domaine, M. le Ministre\nHelleputte avait fait adopter par les Chambres\nà la veille même de la guerre permettait de\ncroire que telle était bien l'intention du législa-\nteur. Mais il appartenait évidemment à\nnistration centrale chargée de surveiller l'appli-\ncation de cette loi de donner des précisions\nà ce sujet.\nline lettre circulaire que M. le Ministre de\nl'Agriculture a adressée le 27 janvier dernier à\nMessieurs les Gouverneurs, pour leur faire\nsavoir que l'Etat est disposé à intervenir larges\nment dans les frais qu entraine, pour les com-\nmunes, la confection de plans généraux d'amé*\nnagement, fournit incidemment, à ce sujet, des\nprécisions intéressantes. « Le plan général\n» d'aménagement d'une agglomération, y est\n» dit n'est que la représentation graphique\n» du programme des travaux et mesures que\n» l'autorité communale adopte en vue d'assu-\n» rer un aménagement rationnel du territoire\n» bâti de la commune. Fout comme ce pro-\n» gramme, il est susceptible d'un développe-\n» ment plus ou moins considérable.\n» On pourrai, croire qu'il n'y a lieu d'y\n» faire figurer que des données essentielles\n» relatives aux voies, monuments, promenades\n» et jardins publics, mais généralement il sera\n» indispensable de le compléter par un règles\n» ment de bâtisse. Il est recommandable de\n» traduire graphiquement sur le plan\n» gement les prescriptions générales les plus\n» importantes de ce règlement, telles les servie\n» tudes non aedificandi, la hauteur maximum\n» des bâtiments à construire, les cours et\n» jardins à ménager à l'air libre, parfois le\n» lotissement des terrains et la spécialisation\n» des quartiers pour villas, maisons pour\n» ouvriers, industries, etc... ».\nEt dans une dépêche qu'il adressait plus\nrécemment au Gouverneur du Brabant relatif\nvement au plan général d'aménagement\nschot, qui venait d'être revêtu de l'approbation\nRoyale, M. le Ministre de l'Agriculture\nlait que les plans d'aménagement peuvent\nimposer des servitudes de non bâtisse et toutes\nautres prescriptions conformes aux intérêts\nsupérieurs de l'hygiène, de la viabilité ou de\nl'esthétique.\nC'est donc bien la réforme intégrale, telle\nque la concevaient nos urbanistes les plus\nnovateurs, que l'arrêté-loi réalise. 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Sen\nmême un seul qui réalise les\nsouhaits de nos techniciens d'avant garde ? Ne\nnous faisons pas trop d'illusions ! Nous l'avons\ndit en commençant .il ne suffit pas d'une loi\npour faire un bon plan de ville, et en cette\nmatière comme en bien d'autres c'est d'une\néducation meilleure du public, d'une formation\nplus sérieuse des professionnels que seul l'on\npeut attendre de réels progrès.\nHt que savent nos édiles des progrès de\nl'urbanisme / quelle est la compétence de ceux\nauxquels ils s'adressent ?\nPlutôt que de répondre à ces troublantes\nquestions de nous réjouir de\nce que la voie du progrès soit dorénavant\nouverte et soyons heureux de ce que l'Etat\nintervenant dans les frais d'élaboration des\nplans d'aménagement, les communes n'auront\nplus de raisons pour rejeter l'assistance indis-\npensable d'urbanistes conseils.\nLa loi nouvelle renferme d'ailleurs des dispo-\nsitions secondaires qui ne seront pas sans\nexercer quelqu'influence sur nos cités renais-\nsantes. Pour ne pas allonger démesurément\ncette étude nous en remettrons l'examen à un\nprochain numéro de La Cité. Nous reproduis\nrons alors, le texte de du 25 août\n1915, dont la connaissance est indispensable\nà tous ceux qui veulent dresser des projets\nd'urbanisation.\n\nL'ADOPTION DES COMMUNES\nDÉVASTÉES. Le parlement a adopté\nrécemment une loi ayant pour objet de faire\nadopter par la nation les communes ravagées\npar la guerre.\nM. le baron de Broqueville qui est l'auteur\nde cette loi est parti de cette idée que l'Etat\ndevrait venir en aide aux communes dévastées,\ncelles-ci étant privées de ressources et ne\npossédant pas les moyens de se relever rapi=\ndement. Dès qu'une commune aura été\n* adoptée » par l'Etat, celui=ci assumera\ntoutes les charges de la reconstition de son\ndomaine et de ses sevices publics.\nLes communes adoptées seront placées sous\nla surveillance d'un haut commissaire royal\nassisté d'un conseil interministériel ayant pour\nmission d'assurer une décentralisation efficace.\nCes Commissaires viennent d'être désignés.\nD'autre part un service des régions dévastées\na été créé au ministère de l'lntérieur.\nNous comptons donner dans notre prochain\nnuméro quelques détails sur ce nouvel organisa\noie et le rôle qu'il est appelé à jouer dans la\nreconstruction des localités dévastées.\n® * «\nUNE LOI CONCERNANT LES\nPLANS D'EXTENSION ET D'AME-\nNAGEMENT DES VILLES EN FRANCE.\nLe journal officiel de la République\nçaise a publié dans son numéro du 15 mars\ndernier, le texte de la loi concernant les plans\nd'extension et d'aménagement des villes, votée\ndernièrement par le parlement français. Le vote\nde cette loi doit être considéré comme\nreux aboutissement des campagnes de\ngande menées sans relâche par les urbanistes\nfrançais en faveur d'une intervention légale en\nmatière d'aménagement et d'extension des\nagglomérations urbaines. Peu de temps avant\nla guerre, le Musée social avait ouvert la\ncampagne par des conférences et l'élaboration\nd'un de loi qui, légèrement\nfié, fut déposé sur le bureau de la Chambre\npar M. le député Cornudet. La guerre, malgré\nles préoccupations qu'elle imposa aux parle-\nmentaires français, ne détourna pas leur\ntion d'une réforme devenue urgente par suite\nde la destruction de tant de villes du Nord et\nde l'Est. La nouvelle législation permettra\nenfin aux urbanistes français de faire entrer\ndans la pratique leurs remarquables travaux\npréparatoires à la reconstruction de ces villes.\nNous espérons pouvoir donner\nment un commentaire et une analvse détaillée\nde la nouvelle loi française.\n\nV."}]}, {"article_id": "bm-bmtnaac-1919-07-01-c019", "article_bluemountain": "bmtnaac_1919-07_01#c019", "volume": "bmtnaac_1919-07_01", "ocr_source": "OCR Blue Mountain (ALTO), transcription TEI : lignes lb/@facs", "texte_sans_correction": true, "page_debut": "17", "page_fin": "20", "image_debut": 19, "image_fin": 22, "pages_selon": "pagination imprimée relevée dans le METS Blue Mountain (ORDERLABEL) ; [n] = page sans folio restituée", "url_article": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac191907-01.2.10.1", "titre_corps": "Une importante réforme de notre législation en matière d'Urbanisme L'Arrêté=Loi du 25 août 1915 par Raph. 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Surtout d'oublier\nqu'elles sont un moyen d'agir, non une puis-\nsance de travail, tin urbaniste étranger me\nfaisait fort bien comprendre leur rôle en les\ncomparant irrévérencieusement à des'loquets\nde porte nous permettant d ouvrir des barrières\njusqu'alors fermées et de nous engager dans\ndes voies nouvelles. Mais, qu on ne l'oublie\npoint il faut, pour les faire jouer, une main qui\nagisse et une volonté qui la guide.\nLe plus souvent d'ailleurs une loi nouvelle\nse contentera de rendre obligatoire une procès\ndure déjà fort répandue ou de hâter la\nréalisation d une réforme dont la nécessité\ns'impose,\nCe fut, jusqu'en ces toutes dernières années,\nle cas des lois relatives à la construction et\nl'aménagement des villes. Comme l'urbanisme\nse résumait jusqu'alors, dans la viabilité,\nf'ossature de la législation y afférante fut tout\nnaturellement constituée par des lois et règle-\nments sur la « police de la voirie. »\nCes lois et règlements poursuivaient princi-\npalement l'élargissement des voies publiques\ndans le double but de faire face aux exigences\nde ta circulation et de répondre à un souci\nnouveau d'hygiène. Mais cette législation ne\ntendait non moins à « régulariser » la voie\npublique, en « alignant » les constructions qui\nla bordent afin de satisfaire au' gout du jour\ninfluencé par une esthétique urbaine qui nous\nfut léguée par la renaissance.\nCe fut l'origine et la raison d'être de la\nnotion « d'alignement » qui joua et joue encore\nun rôle prépondérant en urbanisme administratif.\nMais vint l'ère nouvelle. Une science se\ncréa, éveillée par « l'Esthétique des villes » de\nBuis et les travaux de Camillo Sitte, développée\ndans d'autres voies par des contributions inter-\nnationales.\nOn aperçut les erreurs commises. On se\nrendit tout particulièrement compte qu'on avait\naccordé une importance trop grande, une\nattention trop exclusive, à l'alignement et au\ntracé des rues qu'il définit.\nSe préoccuper, si grandement, de l'emplace-\nment des constructions le long de la voie\npublique c'est exagérer l'importance d'une\nquestion secondaire au point de négliger\nl'ensemble du problème.\nLa construction d'une ville soulève des\nquestions autrement graves, Il importe, lorsqu'on\nen dresse le plan de tenir compte de tous\nles facteurs économiques, hygiéniques et sociaux\nqui exercent une influence sur la constitution\nd'une agglomération humaine et en déterminent\nla physionomie future. Et dans ce but il faudra\nse préoccuper, non seulement de la voirie, mais\nde l'habitat ouvrier, des besoins de l'industrie\net du commerce, des exigences de l'hygiène\nsociale. Il faudra tenir compte de l'importance\nqu'on accorde de nos jours aux sports et à la\nculture de la vie physique. II faudra répondre\naux aspirations nouvelles de la vie sociale. Le\nplan d'une ville doit être la résultante de ces\npréoccupations et de bien d'autres. Il constitue\nle programme des réalisations matérielles que\nles administrations communales projettent pour\nfaire face à leurs exigences.\nVoilà ce dont, avant la guerre, seul un petit\nnombres de spécialistes se rendait compte chez\nnous. Lorsque 1 invasion allemande eut\naccumulé dans notre malheureux pays ses"}, {"page_pdf": 20, "page_imprimee": "18", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac191907-01.1.20", "debut_caractere": 40, "fin_caractere_exclue": 4431, "texte": "dévastations et ses ruines, soucieux de la\nrenaissance de notre pays, ils se demandaient,\nnon sans effroi, si la reconstruction de nos\nvilles et villages allait devoir être entreprise\nsous un régime légal aussi vétusté.\nL'expérience leur avait d'ailleurs dévoilé\nque même notre législation en matière de voirie\nprésentait des lacunes qui, pour être moins\nessentielles, n'en constituaient pas moins une\nsérieuse entrave à l'élaboration de projets de\nreconstruction. C'était tout particulièrement la\nmultiplicité des autorités dont allait dépendre\nl'approbation de ces projets. En effet, tout ce\nqui concerne la grande voirie relève exclusif\nvendent de l'Administration des Ponts et\nChaussées, alors que les plans d'alignement des\nroutes provinciales sont dressés par les soins du\nservice technique provincial. Ceux de la voirie\nurbaine et agricole doivent être introduits auprès\nde l'administration de la Voirie communale.\nEmiettement encore accentué par des pres-\ncriptions administratives qui forcent les auteurs\ndes projets à fournir, des plans parcellaires\nd'orientation souvent différente et qui ne\npermettent aucune vue d'ensemble.\nLes divisions et distinctions s'accentuent\nencore quant il s'agit de la délivrance des\nalignements, et surtout des autorisations de\nbâtir qui constituent, pour le constructeur de\nvilles, la principale et souvent la seule occasion\nd'exercer quelqu'influence sur l'aspect esthé-\ntique des agglomérations urbaines et rurales.\nOn le voit, au lieu d'un programme de\nreconstruction unique, on allait se trouver en\nprésence d'une infinité de problèmes parcellaires\ndans la solution desquels il serait quasi impos-\nsible de se conformer à des vues d'ensemble,\net d'introduire une cohésion indispensable. 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Ce sera\ndonc un programme complet de reconstruction,\ndressé sans qu'on doive tenir compte des divi-\nsions administratives existantes, ni des auto-\nrités qui interviendront lors de l'approbation\net de l'exécution du plan.\nEn un mot c'est l'assurance que nos Com»\nmunes sinistrées seront dotées de ces plans\ngénéraux d'aménagement que nous enviions\nà l'Angleterre depuis que le Town Planning\nBill de 1909 les y avait institués pour l'exten-\nsion des villes et que nos amis français\nviennent enfin d'obtenir de leur Parlement\naprès plusieurs années d'instances et d'activé\npropagande.\nTelle est donc la portée générale de la\nréforme. 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Sen\nmême un seul qui réalise les\nsouhaits de nos techniciens d'avant garde ? Ne\nnous faisons pas trop d'illusions ! Nous l'avons\ndit en commençant .il ne suffit pas d'une loi\npour faire un bon plan de ville, et en cette\nmatière comme en bien d'autres c'est d'une\néducation meilleure du public, d'une formation\nplus sérieuse des professionnels que seul l'on\npeut attendre de réels progrès.\nHt que savent nos édiles des progrès de\nl'urbanisme / quelle est la compétence de ceux\nauxquels ils s'adressent ?\nPlutôt que de répondre à ces troublantes\nquestions de nous réjouir de\nce que la voie du progrès soit dorénavant\nouverte et soyons heureux de ce que l'Etat\nintervenant dans les frais d'élaboration des\nplans d'aménagement, les communes n'auront\nplus de raisons pour rejeter l'assistance indis-\npensable d'urbanistes conseils.\nLa loi nouvelle renferme d'ailleurs des dispo-\nsitions secondaires qui ne seront pas sans\nexercer quelqu'influence sur nos cités renais-\nsantes. Pour ne pas allonger démesurément\ncette étude nous en remettrons l'examen à un\nprochain numéro de La Cité. Nous reproduis\nrons alors, le texte de du 25 août\n1915, dont la connaissance est indispensable\nà tous ceux qui veulent dresser des projets\nd'urbanisation."}]}, {"article_id": "bm-bmtnaac-1919-07-01-c020", "article_bluemountain": "bmtnaac_1919-07_01#c020", "volume": "bmtnaac_1919-07_01", "ocr_source": "OCR Blue Mountain (ALTO), transcription TEI : lignes lb/@facs", "texte_sans_correction": true, "page_debut": "20", "page_fin": "20", "image_debut": 22, "image_fin": 22, "pages_selon": "pagination imprimée relevée dans le METS Blue Mountain (ORDERLABEL) ; [n] = page sans folio restituée", "url_article": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac191907-01.2.10.2", "titre_corps": "L'ADOPTION DES COMMUNES", "titre_sommaire": "L'ADOPTION DES COMMUNES", "signature_source": "", "controle": "bornes données par la structure logique METS/ALTO de Blue Mountain (blocs ALTO de chaque constituant)", "pages": [{"page_pdf": 22, "page_imprimee": "20", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac191907-01.1.22", "debut_caractere": 1708, "fin_caractere_exclue": 3976, "texte": "L'ADOPTION DES COMMUNES\nDÉVASTÉES. Le parlement a adopté\nrécemment une loi ayant pour objet de faire\nadopter par la nation les communes ravagées\npar la guerre.\nM. le baron de Broqueville qui est l'auteur\nde cette loi est parti de cette idée que l'Etat\ndevrait venir en aide aux communes dévastées,\ncelles-ci étant privées de ressources et ne\npossédant pas les moyens de se relever rapi=\ndement. Dès qu'une commune aura été\n* adoptée » par l'Etat, celui=ci assumera\ntoutes les charges de la reconstition de son\ndomaine et de ses sevices publics.\nLes communes adoptées seront placées sous\nla surveillance d'un haut commissaire royal\nassisté d'un conseil interministériel ayant pour\nmission d'assurer une décentralisation efficace.\nCes Commissaires viennent d'être désignés.\nD'autre part un service des régions dévastées\na été créé au ministère de l'lntérieur.\nNous comptons donner dans notre prochain\nnuméro quelques détails sur ce nouvel organisa\noie et le rôle qu'il est appelé à jouer dans la\nreconstruction des localités dévastées.\n® * «\nUNE LOI CONCERNANT LES\nPLANS D'EXTENSION ET D'AME-\nNAGEMENT DES VILLES EN FRANCE.\nLe journal officiel de la République\nçaise a publié dans son numéro du 15 mars\ndernier, le texte de la loi concernant les plans\nd'extension et d'aménagement des villes, votée\ndernièrement par le parlement français. Le vote\nde cette loi doit être considéré comme\nreux aboutissement des campagnes de\ngande menées sans relâche par les urbanistes\nfrançais en faveur d'une intervention légale en\nmatière d'aménagement et d'extension des\nagglomérations urbaines. Peu de temps avant\nla guerre, le Musée social avait ouvert la\ncampagne par des conférences et l'élaboration\nd'un de loi qui, légèrement\nfié, fut déposé sur le bureau de la Chambre\npar M. le député Cornudet. La guerre, malgré\nles préoccupations qu'elle imposa aux parle-\nmentaires français, ne détourna pas leur\ntion d'une réforme devenue urgente par suite\nde la destruction de tant de villes du Nord et\nde l'Est. La nouvelle législation permettra\nenfin aux urbanistes français de faire entrer\ndans la pratique leurs remarquables travaux\npréparatoires à la reconstruction de ces villes.\nNous espérons pouvoir donner\nment un commentaire et une analvse détaillée\nde la nouvelle loi française."}]}, {"article_id": "bm-bmtnaac-1919-07-01-c021", "article_bluemountain": "bmtnaac_1919-07_01#c021", "volume": "bmtnaac_1919-07_01", "ocr_source": "OCR Blue Mountain (ALTO), transcription TEI : lignes lb/@facs", "texte_sans_correction": true, "page_debut": "21", "page_fin": "21", "image_debut": 23, "image_fin": 23, "pages_selon": "pagination imprimée relevée dans le METS Blue Mountain (ORDERLABEL) ; [n] = page sans folio restituée", "url_article": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac191907-01.2.11", "titre_corps": "tes conditions économiques aetuelies en particulier", "titre_sommaire": "tes conditions économiques aetuelies en particulier", "signature_source": "", "controle": "bornes données par la structure logique METS/ALTO de Blue Mountain (blocs ALTO de chaque constituant)", "pages": [{"page_pdf": 23, "page_imprimee": "21", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac191907-01.1.23", "debut_caractere": 0, "fin_caractere_exclue": 353, "texte": "tes conditions économiques aetuelies en particulier\nla difficulté de se procurer du papier couché et des\nclichés phototypiques nous empêchent, momenta-\nnément de donner à LA CITÉ l'aspect que nous lui\ndestinons. Déjà notre prochain numéro sera abon-\ndamment illustré. Dans la suite, nous ne cesserons\nd'améliorer l'illustration et l'édition de la Revue,"}]}, {"article_id": "bm-bmtnaac-1919-07-01-c022", "article_bluemountain": "bmtnaac_1919-07_01#c022", "volume": "bmtnaac_1919-07_01", "ocr_source": "OCR Blue Mountain (ALTO), transcription TEI : lignes lb/@facs", "texte_sans_correction": true, "page_debut": "couv. 2", "page_fin": "couv. 2", "image_debut": 2, "image_fin": 2, "pages_selon": "pagination imprimée relevée dans le METS Blue Mountain (ORDERLABEL) ; [n] = page sans folio restituée", "url_article": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac191907-01.2.12", "titre_corps": "[Publicité]", "titre_sommaire": "[Publicité]", "signature_source": "", "controle": "bornes données par la structure logique METS/ALTO de Blue Mountain (blocs ALTO de chaque constituant)", "pages": [{"page_pdf": 2, "page_imprimee": "couv. 2", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac191907-01.1.2", "debut_caractere": 1190, "fin_caractere_exclue": 1456, "texte": "BÉTONS <g ACIERS, Soc. 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SAGE &C° Ltd kONDON\nParis, Buenos-Ayres, Johannesburg» Valparaiso, etc.\nBRUXELLES 30, Rue d'Arenberg, 30 BRUXELLES\nI J i\nDESSINATEURS ET CONSTRUCTEURS SPÉCIALISTES DE; DEVANTURES\nET INSTALLATIONS COMPLÈTES DE MAGASINS, BANQUES, ETC.\nVITRINES INTÉRIEURES -> SPÉCIALITÉ DE TRAVAUX EN BRONZE\nENTREPRISES GÉNÉRALES\nLA PREMIÈRE ET LA PLUS IMPORTANTE MAISON DU MONDE\nUi eufteiee In plot leetit, lu fit» riebst et lee mirai isetellée éeae le menée entier eut été éeeeinée et ceeetraite per FIES. SUE et C*\nnotamment en Belgique : Les Grands Magasins du 808 Marché à Bruxelles, Anvers et Liège ; MM, Woîfers Frères,\nFranciiomme et C°, Vanderborght Frètes, les Magasins des Bâtiments Baiser à Bruxelles, Manfield à Bruxelles et Anvers,\netc. etc. Ainsi qu'à Londres, Paris, Nice, Rome, Budapest, Belgrade, Buenos-Ayres, Calcutta, Capetown, Christiania\nConutantinople, Prague, Pretoria, New-York, Vienne, etc., etc. S-\n£t fltisin cilliiirc avec tes architectes et cxécite Miiitieiseieuf kirs prijits\n»■; s ■\nCatalogues illustrés sur demande"}]}], "pages_ocr_originales": [{"page_pdf": 1, "page_imprimee": "couv. 1", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac191907-01.1.1", "texte": "EDITION\nTEKHNE\nREVUE • ME MSU ELLE\nLIBRAIRIE LAMERTin BRUXELLES\nN° 1.\nJuillet\n1919"}, {"page_pdf": 2, "page_imprimee": "couv. 2", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac191907-01.1.2", "texte": "REVUE MENSUELLE BELGE\nI A fITF\nL— i\\Vw I I L—\nURBANISt\\E ■ ARCHITECTURE ■ ÀRT PUBLIC\nRECONSTRUCTION\nDES REGIONS DÉVASTÉES\nnjnumppwymja^r<.-.vyt(yiq\"Wi*jw■ )Mn»iwi'JWirr.r<iniii »y> ix PUIW. »n.nj lu\n\\ymtmvm ■m » Wn>ioi. ,<***? >ffcc«* fr ii w w—wwtfi ncfr >« i »«o n » mr , *-> n ■ n*> mriir un i»jjlâ ,>« wïliiw m» m-.Mwiwni mm i*i ■ 111*1 $n n lin m fcui i iw»^\\a«jj-yA*tr\nRédacteurs : MM. Fera. Rodsott, architecte (Bruxelles); André de Ridder, Publi-\nciste (Anvers); Misib. Hoste, architecte (Bruges); Raymond Moenaert, architecte\n(Bruxelles); L. van der Swaelmen. architecte-paysagiste (Bruxelles).\n\"S'-s> . • •\nMM. Tumer, homme de lettres (Bruxelles); Raph. Verwilghen, Ingénieur\nUrbaniste (Bruxelles). Secrétaires de la Rédaction.\nLe# Rédacteurs et collaborateur» sorti gente-responsables de leurs article*. Il éera rendu\ncompte dans c La Cité » ât tout ouvrage dont deux exemplaires seront envoyés k la Revae.\nPour la rédaction, l'administration et les demandes d'abonnement, s'adresser au Siège de\nla Revue : 10» Place Loix» St-Gilles-Bruxelles.\nPour la vente au numéro, s'adresser exclusivement aux libraires. Dépôt principal : Librairie\nLaaiertin, 58-62, Coudenberg, Bruxelles.\n\nBÉTONS <g ACIERS, Soc. An.\nV' .. -, s h- : v '•\nConstructions Navales et Terrestres\n13, Courte Rue du Marais» 13, GAND\nC € 1\n»'\" : 1 V\nMaisons démontables en béton et bois\nConstruction solide et rapide\nChalands, péniches et remorqueurs en béton\nTravaux en béton armé"}, {"page_pdf": 3, "page_imprimee": "1", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac191907-01.1.3", "texte": "REVUE MENSUELLE BELGE\nLA CITÉ\nURBANISME ® ARCHITECTURE m ART PUBLIC\nRECONSTRUCTION\nDES RÉGIONS DÉVASTÉES\nlr® ANNÉE\nNUMERO 1\nLA CITÉ\nJUILLET 1919\n\nCe que sera “ La Cité „\n\nRECONSTRUIRE est devenu le mot d'ordre national. Partout où îes dévastations de\nla guerre ont réduit à un amas de gravats une ville, un bourg ou le plus humble\nhameau, des questions d'architecture et de technique urbaine se posent, qui\nintéressent des populations entières.\nD'infortunés citoyens, ceux de Dixmude, d'Ypres, de Dinant et de tant d'autres\nlieux, ignorants des problèmes d'urbanisme, indifférents même jadis aux exigences de\nl'esthétique régionaliste, devront faire de l'art et de la science des villes l'objet de\n*\nleurs préoccupations.\nReprendront>ils l'existence dans un cadre reconstitué d'après d'anciennes données,\nou bien, profitant de l'occasion offerte de rompre avec la routine à courte vue,\ndans la réédification de leurs foyers détruits des idées modernes relatives au\ngroupement et à l'aménagement des habitations ? Ces idées sont-elles d'ailleurs\nfamilières à ceux qui devront diriger et conseiller les sinistrés?\nNous ne le pensons pas.\nEn effet, dans notre pays peu d'organes se sont appliqués à vulgariser les\nproblèmes artistiques et techniques de l'après-guerre. Architectes, ingénieurs,\nciens municipaux, artistes amoureux de leur pays, voire même simples patriotes\nsoucieux de la résurrection économique et artistique de nos régions dévastées, cherchent\nun conseiller solidement documenté qui soit à la fois un éducateur et un\npropagandiste de l'art de construire la cité nouvelle, la cité de demain.\nC'est pour combler cette lacune que « La Cité » paraît, s'associant aux efforts\nde tous ceux qui répandent déjà la bonne parole.\nElle tient à rendre un hommage tout particulier au « Mouvement communal »\npour la publicité qu'il donne aux initiatives si intéressantes de l'Union des villes et\ncommunes belges, et pour le bon combat qu'il mène en vue d'un épanouissement plus\nharmonieux de la vie municipale. On ne peut qu'applaudir à l'influence, de plus en plus\nconsidérable que ce périodique acquiert dans les milieux administratifs."}, {"page_pdf": 4, "page_imprimee": "2", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac191907-01.1.4", "texte": "LA CITÉ\nJUILLET 1919\n\n« La Cité » envisagera largement une question touchant à tous les domaines de\nl'activité technique, industrielle et sociale, et s'efforcera d'être le carrefour de tous lçs\ncourants d'opinions en matière d'art public. Dans ce but, elle publiera méthodiquement\ntous renseignement, informations, rapports, enquêtes, documents de voyage, concernant\nl'urbanisme et l'architecture. L'hygiène et le perfectionnement de l'habitat, la technique\nde la construction, la conservation des sites, la création de jardins et plaines de jeux,\nen un mot, tout ce qui, de près ou de loin, touche à l'art public, y trouvera sa place.\nElle lira et dépouillera les journaux et revues des pays étrangers, et fera connaître les\nlivres nouveaux dus à l'esprit d'observation ou d'invention des auteurs spécialisés\ndans les multiples questions qui intéressent les municipalités et leurs administrés, Les\nconcours publics retiendront son attention. Elle les préconisera et leur donnera la plus\nlarge publicité.\nMais en même temps qu'une revue d'information, « La Cité » sera une revue\nd'idées. Elle s'est attaché à cette fin des collaborateurs d'une expérience éprouvée\ndans l'art innombrable de présider à l'épanouissement d'une région et de tracer le plan\nd'une ville. Ceux-ci, conscients de la situation unique créée par la guerre, étudieront le\nproblème complexe de la résurrection d'une cité disparue. Ce ne sont pas seulement des\nhabitations isolées qu'il faut réédifier, mais des groupes d'habitations, des quartiers\ncomplets, des villages entiers, des villes même, à la construction desquelles devra\nprésider le souci des ensembles : voisinages à éviter ou à déterminer, adaptation et mise\nen harmonie avec le milieu, l'industrie et les besoins locaux.\nLe sol de nos terroirs qui, plus que jamais, méritent notre vénération et notre\namour, est comme une face blessée, brûlée, martyrisée, dont nous avons à panser et à\nguérir les plaies. Soins difficiles, tâche délicate ! Il faut respecter les traits du visage\naimé, et que les greffes soient habiles. Quels conseils Aussi appellerons-\nnous à l'aide toute l'expérience de nos devanciers et de nos contemporains.\nEt voici qu'en outre, aidés des novateurs, il nous faudra mener campagne en faveur\ndes nouveaux procédés techniques auxquels les difficultés économiques de l'heure\nprésente donnent naissance. La guerre nous a appris le sens des réalités et il faut\ndécider les entêtés à sortir de l'ornière.\nNous tiendrons le grand public au courant du rapport que le génie humain fait\nvarier sans cesse établi entre nos besoins et les moyens de les satisfaire, moyens qui\nchaque jour sont mis en plus grand nombre à notre disposition. Nous l'inviterons à\nfaire table rase du faux romantisme et des préjugés dont se délectaient nos pères. Pour\nmener à bien la tâche ardue et grandiose de la reconstruction, il est de toute urgence\nque nous tournions définitivement vers les esprits novateurs.\nC'est que les problèmes posés à nos techniciens, il y a à peine un lustre, se sont\ntransformés,- la guerre a déplacé l'axe de ces questions. Il ne s'agit plus en effet\nd'appliquer isolément des théories esthétiques ou techniques à quelques contingences\nlocales ou individuelles. En présence du dénuement des foules sans foyer et du\nmalaise social avivé par la destruction de nos usines et de notre outillage économique,\nil importe que tous les efforts convergent dans une coopération patriotique vers\nun but commun. Pour les constructeurs conscients de leur tâche, l'art et la science\nont une mission sociale."}, {"page_pdf": 5, "page_imprimee": "3", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac191907-01.1.5", "texte": "LA CITÉ\nJUILLET 1919\n\nQuelle valeur pourrait-on attribuer, par exemple, à une solution du problème de\nF habitat ouvrier qui n'envisagerait d'autres éléments que ceux de solidité et d'élégance?\nN'est-ce pas dans son ensemble et comme entité sociale que cette question doit\nêtre considérée avant tout? songer à la résoudre si l'on perd de vue tous les\nfacteurs qui la gouvernent • L'importance du phénomène de la plus value urbaine et les\ndangers de la spéculation et de l'agiotage,- les avantages des formes nouvelles de la\npropriété,* le rôle des moyens de transport, d'une saine politique foncière des communes?\nEt puis encore, n'aperçoit-on pas que pour assurer à 1 ouvrier un meilleur\nlogement, il faut à son habitation un voisinage sain et agréable et que, par une règlement\ntation sévère ou des formes nouvelles de la coopération, on le préserve des emprises\ninjurieuses et des fantaisies individualistes de ses voisins. Le voisinage nocif de 1 usine\ndont, cependant il ne peut être trop éloigné doit aussi lui être épargné. A sa\nrentrée chez lui, il doit pouvoir respirer à pleins poumons, en dehors des fumées, des\nvapeurs, des odeurs corrosives. Enfin, l'ouvrier devra pouvoir trouver dans les\noccupations champêtres —le travail de son jardin ou des champs une saine\ndistraction et un antidote à l'action énervante du travail manufacturier.\nConfondus dans la recherche de la solution de toutes ces questions, l'architecte,\nl'ingénieur, le sociologue deviennent urbanistes et c est par eux et pour eux que\n« La Cité » existera. Elle fera à leurs travaux une place proportionnée à l'intérêt de\ncenx-ci en gardant le souci de mettre en relief l'interdépendance de tous les facteurs et\nl'importance d'une coordination des points de vue technique, artistique et social.\nLes questions d'art pur, certes, ne seront jamais tenues à Mais nous\nnous efforcerons de montrer que l'art, en urbanisme, n est que la tendance vers une\nperfection à la fois technique et sociale et ne peut, par conséquent, s'ajouter ni se\nsuperposer à l'œuvre, y étant intimement confondu, incorporé, comme le sel l'est aux\naliments. Toute œuvre sera belle qui tendra vers la plus haute perfection, et c'est\npourquoi nous serons les défenseurs convaincus d'un art logique et rationnel, d'un art\nsocial, de ce que nous appellerons un art contemporain, puisque ce sera celui qui\nsatisfera aux aspirations matérielles autant qu'intellectuelles de notre époque.\nCette cause de l'art intégral contemporain « La Cité » la prônera\navec foi et enthousiasme. Par son action organisée, raisonnée\net chaleureuse, elle aidera à l'acheminement vers\nle mieux-être démocratique de la société\nqui s'éveille entre les ruines d'hier.\n\n« LA CITÉ »."}, {"page_pdf": 6, "page_imprimee": "4", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac191907-01.1.6", "texte": "LA CITÉ\nJUILLET 1919\n\nLes Urbanistes des pays amis\nsoutiennent nos efforts\n\nCe ne fut pas seulement en Belgique occupée que l'on se préoccupa de\npréparer l'œuvre de reconstruction qui, déjà en 1915, s'annonçait inéluctable\net difficile.\nNos achitectes, techniciens et artistes, qui avaient pris le chemin de l'exil\net que l'armée ne réclama point se soucièrent, très tôt, eux aussi de ce grave\nproblème d'après guerre.\nArrachés à leur cabinet de travail, privés de toute documentation exacte\nsur l'état des destructions et des ruines qui s'amoncelaient sur le sol du pays\nenvahi, déprimés d'ailleurs par leur isolement et souvent hélas par leur dénuement,\nils se demandaient avec angoisse comment ils pourraient coopérer à l'œuvre\nde restauration qui leurtenart tant à cœur.\nCe fut alors que dans les pays alliés et amis, une énorme sympathie leur vint,\nqui se traduisit sous les formes de la plus généreuse solidarité professionnelle.\nCercles d'architectes, associations de techniciens et d'artistes de toutes sortes,\nbibliothèques à collections spéciales en Angleterre, en France, en Hollande, en\nSuisse, s'ouvrirent accueillants à nos compatriotes qui souvent même trouvèrent\nchez leurs confrères étrangers l'asile réconfortant d'un cabinet de travail !\nMais nos alliés et amis n'en restèrent pas là.\nAfin de permettre aux Belges exilés de travailler utilement à l'œuvre de la\nreconstruction, ils fondèrent des groupements spéciaux qui s'appliquèrent à faci-\nliter aux nôtres l'étude de la science diî Town Planning, de l'Urbanisme. Les nôtres\nvirent tout ce qui avait été tenté dans les dernières années pour résoudre les pro-\nblèmes infiniment complexes des extensions urbaines, du respect des éléments essen-\ntiels de la vie régionale, de biens d'autres questions épineuses.\nNos spécialistes purent comparer les méthodes et les systèmes en usage chez\nleurs hôtes et ils nous sont retenus bien préparés à l'œuvre de la renaissance\nde nos régions meurtries.\nAu moment où \" La Cité „ entreprend la tâche de faire connaître au public\nbelge les résultats de ces travaux il lui a semblé qu'elle devait associer à ses efforts\nles noms des techniciens éminents qui avaient bien voulu présider à l'activité de\nplusieurs de ces cercles d'études urbanistiques. Elle s'est fait un devoir de leur\ncommuniquer ses projets et de leur soumettre son programme.\nLa place nous manque pour dire ici tout ce dont nous sommes redevables aux\nurbanistes anglais, du fait de leur large enseignement, par la plume, ies conférences\net les exemples. Mais trop de nos confrères ont à maintes reprises joui de la cordiale\nhospitalité de \" l'Association Anglaise des cités, jardins „ pour que nous ne\nrappelions pas que c'est grâce à elle et principalement à son ancien secrétaire\nM. Ewart G. lCulpin que s'est fondé le \" Belgium Town Planning Com-"}, {"page_pdf": 7, "page_imprimee": "5", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac191907-01.1.7", "texte": "LA CITÉ\nJUILLET 1919\n\nmittee Sous la présidence de l'illustre architecte et urbaniste anglais\nM. Raymond Unwin, on vit se grouper dans ce comité les efforts de tous ceux\nqui s'intéressaient Outre Manche à la reconstruction de la Belgique.\nLes relations très amicales qui se nouèrent avec plusieurs membres de ces\norganisations nous permettent d'espérer dans l'avenir la continuation de leur aide\nprécieuse et de leur collaboration.\nEt que dire de la grande nation au génie clair, de la France ! De quel puissant\nréconfort l'enseignement de ses artistes, de ses sociologues ne nous fut-il pas !\nSon meilleur salut nous vient encore, en toute dernière heure, de M. Bonnier,\nl'éminent inspecteur général des services techniques d'architecture et d'esthétique\ndu département de la Seine, qui nous l'adresse en même temps qu'il nous fait\nl'honneur de nous promettre sa collaboration.\nNous nous étions adressé à lui, non seulement parce qu'il est le maître incon-\ntesté de la brillante école des architectes et artistes novateurs français, mais tout\nparticulièrement eu égard à sa qualité de Président du Conseil des Professeurs de\nl'Ecole Supérieure d'Art Public de Paris, qui, la première, à inauguré un enseigne-\nment intégral de l'urbanisme. Nous dirons prochainement à nos lecteurs quelle est\nla signification de cet enseignement pour nos techniciens et artistes belges.\nNous ne pouvons cependant différer l'hommage à rendre à nos amis de\nFrance pour l'accueil si aimable que, durant la guerre, l'on a réservé dans cet orga-\nnisme aux techniciens et artistes belges, professeurs ou élèves. L'Ecole supérieure\nd'Art Public était devenue, avec le Musée Social et la Société française des Urba-\nnistes un centre vivace d'études préparatoires à la reconstruction de nos cités\ndétruites. '\nM.lemajorGéo. B. Ford, urbaniste conseil de la ville de New-York et président\nde la Commission d'Urbanisme de l'lnstitut des architectes américains, nous fait\nl'honneur d'être correspondant de notre Revue. M. Ford est directeur du\nRebuilding Department de la Croix Rouge Américaine dont l'aide se fait déjà si\npuissamment sentir dans certaines régions dévastées. C'est en partie par lui que\nnos populations prendront contact avec le large esprit altruiste qui anime la\nnation américaine. C'est grâce à ses' conseils, à son entremise éclairée, que la\nBelgique connaîtra comment peuvent se solutionner rapidement des problèmes dans\nlesquels nos esprits peut-être un peut fatigués aperçoivent encore trop de\ndifficultés. L'Amérique, son esprit, ses méthodes nous sont nécessaires. Et elle se\nmet, magnifiquement, complètement, à notre disposition ! Que dire de plus !\nParmi les pays amis auxquels les urbanistes belges doivent de la reconnais-\nsance, une place d'honneur revient à la Hollande. L'œuvre considérable et si\npleine d'intérêt pour l'avenir de la Belgique, que sous la direction de notre ami\nvan der Swaelmen, le Comité Néerlando-Belge d'Art civique y a réalisée, n'aurait pu\nêtre menée à bien sans la sympathie et la généreuse coopération des intellectuels\nhollandais et tout particulièrement de l'éminent architecte H.-P. Berlage. Nous\nn'avons pas à apprendre, à ceux qui sont conscients de l'évolution de l'art moderne\nla place que l'illustre architecte de la Bourse d'Amsterdam occupe dans l'art\ncontemporain. En lui soumettant notre programme, nous avions voulu lui témoigner"}, {"page_pdf": 8, "page_imprimee": "6", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac191907-01.1.8", "texte": "LA CITÉ\nJUILLET 1991\n\nnotre attachement à la cause de l'art moderne qu'il défend et lui montrer comment\nnous allions comprendre la science de l'urbanisme dont il est un des plus illustres\nreprésentants. Il nous fait l'honneur de nous répondre par les quelques lignes que\nnous reproduisons ci-dessous.\n. *\nElles nous font sentir le périlleux honneur qui est échu à nos urbanistes\nbelges. La sympathie avec laquelle les artistes les plus éminents de Pétrangers\nsuivent leurs efforts ne peut que les encourager dans la lutte à mener pour que\nnotge pays renaisse et se développe avec une splendeur digne de son passé et de sa\ngloire.\n\nL. C.\n\nAAN DE REDACTIE VAN « LA CITÉ ».\n#ampzaJig maar toch gelukkig België; wanf hef kan nu in dubbelen ziri aan zijn\nherbouw beginnen. Herbouw is immers, hef zijn uw eigen woorden, geworden\neen woord van nationale befeekenis.\nDot was voor mi] ook de groofe ci on trekkelijkh eid van het lidmaafschâp van het\nNederlandsch-Belgische Comité, in sfaaf te zijn mede leiding te geven don den opbouw\nder verwoesfe sfeden en dorpen. Maar er was bovendien een gelukkige omstandigheid,\nweJke die aanfrekkeîijkheid begunsfigde ; n.l. de belangsfelJing in hef vraagsfuk van den\nbouw der moderne stad m hef algemeen. Dit vraagsfuk is welnog befrekkelijk nieuw, maar\nde desbefreffende inzichfen waren voor den oorlog reeds zoodanig verhelderd fot een\nzuiver begrip, daf de lijn waarlangs die inzichfen zich bewegen, met groofe vasfheid kan\nworden gefrokken.\nEn wanneer nu van een ge/ukkig België kan worden gesproken, dan wordf die\nuitspraak daardoor bepaald, daf België nu hef eersfe /and is geworden, hefwelk daf\nzuivere begrip befref/ende den bouw der moderne sfad in foepassing kan brengen.\nHef kan daf doen, maar hef moef daf ook doen; hef is daf aan hef land zelt, en\ndaarmee aan de geheele wcreld verplichf. Wanf f / *\nde bouw der sfad is een maafschappelijke //\nwerkzaamheid van oppersfe cu/fuur. y '\n\nA LA RÉDACTION DE « LA CITÉ ».\nH. P. Berlage.\nBELGIQUE infortunée, mais heureuse malgré tout, puisqu'elle peut à présent, dans\nun double sens, se mettre à reconstruire. Reconstruire est en effet devenu ce\nsont vos propres paroles un mot d'une signification nationale.\nCe qui m'a surtout engagé à devenir membre du Comité c'est\nI occasion qui m'était fournie de la sorte d'aider à préparer la reconstruction des villes et\nvillages dévastés. Mais une heureuse circonstance redoubla cet attrait : c'est l'intérêt\nque présente, d'une façon générale, le problème de la construction de la ville moderne.\nSans doute cette question est neuve encore,- mais déjà avant la guerre les idées qui s'y\nrattachent s'étaient précisées au point que nous en avons une notion exacte et pouvons\ndéfinir avec sûreté la direction dans laquelle ces idées se développent.\nEt si Pon peut parler à présent d'une heureuse Belgique c'est bien parce qu'elle\nest devenue le premier pays qui pourra réaliser cette notion exacte de la construction\nde la ville moderne.\nLa Belgique le peut,- mais de plus elle le doit. C'est pour elle un devoir à l'égard\ndu pays et, en même temps, à l'égard du monde entier. Car la construction de la\nville est une activité sociale de haute culture."}, {"page_pdf": 9, "page_imprimee": "7", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac191907-01.1.9", "texte": "LA CITÉ\nJUILLET 1919\n\nDRESSÉE PAR\nR. VERWILGHEN.\nCLICHÉ :\nVAN OIST.\n\nCe qu'il faut reconstruire !\n\nLA carte des destructions, reproduite ci-dessus, a été dressée\nd'après des documents publiés par l'Administration de la\nVoirie communale {Ministère de l'Agriculture et des Travaux\nPublics). Les données concernant les deux Flandres, le Hainaut, le\nLimbourg ne sont pas complètes.\nLa carte indique la situation au ler1er mai 1919. L'lmportance des\ndestructions est évidemment beaucoup plus considérable à ce jour\nprincipalement en Flandre Occidentale et en Flandre Orientale."}, {"page_pdf": 10, "page_imprimee": "8", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac191907-01.1.10", "texte": "LA CîTÉ\nJUILLET 1919\n\nL'Architecture domestique\nde Demain\n\n•,\\ , ' ,\nAu cours de ces dernières années, l'architecture s'est signalée par un luxe d'orne-\nmentation, une débauche d'encorbellements coûteux dépensés sans art et\nparfois sans utilité dans la façade principale.\nLes productions architecturales de 1910 à 1914 de certain grand boulevard extérieur,\nn'offrent au promeneur qu'un chaos de façades surornées prétentieusement. Des\ncariatides s'épuisent à supporter des étages de bretèques de formes différentes, des\nbalcons aux ferronneries lourdes d'ornements, se superposent dans l'attente d'impro-\nbables visiteurs et des bâtisseurs redoutables ont construit un perron monumental que\nl'occupant n'utilisera pas vingt fois.\nLes yeux cherchent vainement une surface calme où se reposer de cette infernale\npâtisserie.\nLes concours de façades de Schaerbeek que je me garde bien de critiquer\nencourageaient sans le vouloir ce gaspillage, vain d'ailleurs car la Beauté est insépa-\nrable de la Simplicité. Les façades absorbaient ainsi une notable partie du budget\ndestiné à la construction, au détriment du confort intérieur et des façades vers cours\nqui sont, en Belgique, d'une indigence affligeante.\nKst-ce la voie que nous allons suivre demain ?\nTout fait espérer le contraire. Les matériaux sont rares ,• il faut en reconstituer les\nstocks dans un temps où les exigences ouvrières en augmentent le prix de revient.\nC'est avec mesure qu'on emploiera les éléments de la bâtisse et ceux qui les mettent\nen œuvre. Les ornements seront réduits au minimum, la sculpture sera\nblement écartée pour une longue période, les propriétaires se demanderont si notre\nclimat justifie suffisamment la dépense d'un balcon en façade principale. Les\narchitectes, privés des moyens faciles de « faire riche » chercheront dans le groupe-\nment harmonieux des baies, des cordons, des pleins et des corniches un équilibre et\nune modestie abolis depuis longtemps.\nDe plus, les transports coûteux feront recourir davantage aux matériaux du pays.\nUne architecture nouvelle, nationale, naitra peut-être enfin des lendemains de cette\nguerre ruineuse. *\nLin gtand calme sera épandu sur nos rues et si les architectes immodérément\namoureux du pittoresque, consentent à ne pas barioler leurs façades de briques de\ncouleurs diverses, tout sera pour le mieux.\nMais ce n'est pas seulement dans l'esthétique que se manifestera le bouleversement\nde l'habitation,- c'est aussi dans le plan, dans l'aménagement intérieur.\nLe temps n'est pas loin où il deviendra extrêmement difficile de se faire servir par\ndes domestiques."}, {"page_pdf": 11, "page_imprimee": "9", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac191907-01.1.11", "texte": "LA CITÉ\nJUILLET 1919\n\nA Paris, les gages mensuels d'une bonne atteignent 140 frs. avec l'indemnité du\nvin et ne parle-t on pas, dans le monde des cuisinières, de la journée de huit heures ?\nNous n en sommes pas là en Belgique, du moins pas encore, mais dès à présent,\n1 étude s impose de la simplification du service intérieur. Il devient d'une absolue\nnécessité de disposer la c'uisine au niveau de la salle à manger.\nDans un article paru avant la guerre, j'ai chanté les louanges de la maison dite\nà bel-étage. Je dois avoir écrit qu'à l'encontre de la maison type belge qui ne réalise\nqu un appartement de réception étriqué, le bel=étage, en s'emparant de la surface\nréservé au vestibule devant et à 1 annexe derrière est parvenu à créer un ensemble\ncossu, spacieux dans lequel -1 escalier, élément décoratif longtemps méconnu, a\nreconquis une légitime considération.\nAinsi lentement, ajoutais-je, l'architecture domestique s'est transformée sous la\npoussée d éléments nouveaux et grâce à une compréhension moins mesquine de la\nvie intime.\nComme tout cela me fait sourire aujourd'hui ! Car c'est maintenant qu'il va\nfalloir comprendre la vie intime non pas précisément d'une façon mesquine mais\nmodeste, irès simple avec le souci d'éviter tout ce qui complique le service et le rend\nrebutant à ceux qui nous servent. '\nLa maison à beUérage a réalisé ce premier progrès de remonter la cuisine à la\nsurface du rez-de-chaussée, mais elle a disposé, à l'étage supérieur, la salle à manger\nd apparat que la vie pratique quotidienne a abandonnée pour la pièce éclairée sur la\nrue au rez-de-chaussée si bien que le beUétage n'a apporté aucun allégement au\nservice. Aujourd hui il semble qu'on en vienne à désirer l'habitation divisée en deux\nparties, 1 une réservée à fa vie diurne, 1 autre à la vie nocturne. La cuisine, la salle à\nmanger, le salon, <e vestiaire devront être désormais groupés en un même plan, les\nchambres à coucher, la salle de bain et la lingerie en un autre.\nEn un mot, on revient à la bonne maison de province.\nCerte, on peut objecter que la maison conçue sur ce plan exige un terrain très\nlarge et partant coûteux. Mais si 1 on considère que la maison étalée en largeur se\npasse aisément d un étage, que grâce à. son dispositif pratique, le rez-de-chaussée\nréservé à la vie diurne doit seul revêtir quelqu'apparat, que l'étage des chambres peut\nêtre traité simplement sans le luxe de corniches de plafonnage et d'ornements dont\nil devient de bon ton de se passer, on admettra que la maison de province peut ne\npas coûter plus cher que la maison à bel^étage.\nAu surplus, !e cube des maçonneries est sensiblement le même dans les deux\nsolutions et le prix de revient en doit être inférieur pour la maioti basse à raison de la\nfacilité avec laquelle (es matériaux sont amenés à pied d'œuvre,\nQuant à la surface du mur décoré qu'est, la façade principale, elle est la même\ndans ïes deux maisons.\n. Dès lors il ne subsiste des arguments contre la maison de province que le prix\ndu terrain. Encore que la profondeur de ce dernier peut être réduite en raison de\nla largeur choisie pour obtenir des jardins de même superficie, compter pour"}, {"page_pdf": 12, "page_imprimee": "10", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac191907-01.1.12", "texte": "LA CITÉ\nJUILLET 1919\n\nrien le charme d'une habitation commode, dont l'entretien est aise, ou les occupants\nne s'épuisent pas en ascensions d'escaliers et dont le dispositif permettra à la maîtresse\nde maison de remplacer la bonniche campagnarde devenue suffragette ?\nL'ère des économies est ouverte. Entrons-y.\nNous avons construit jusqu'à présent des maisons hautes de plafond au nom de\nquels principes ?\nL'hygiène exige moins cependant un cube d'air élevé qu un renouvellement d air\net l'esthétique demande une harmonie entre les dimensions,- de plus elle supporte\nmal le manque d'échelle qu'un plafond haut donne à nos meubles.\nDes étages bas, au contraire, rendent les pièces intimes, permettent de les chauffer\nrapidement et réduisent considérablement la fatigue des ascensions d'escaliers. Ils\nréalisent et ceci est considérable des économies solidaires sur la maçonnerie,\nsur la pierre, sur le plafonnage, sur les escaliers, sur la peinture, sur le tapissage, sur\nla décoration, sur les conduites d'eau, de gaz, de chauffage et d'électricité.\nNous avons voulu dans nos maisons chauffées par des chaudières, des cheminées\ndans chacune des pièces de l'habitation. Notre climat légitime assez la construction\nde cheminées dans les pièces où nous vivons le jour et même dans celle qu on peut\nêtre amené à transformer en infirmerie. Mais il est des chambres à coucher où, par\ncrainte des émanations toxiques, nous ne mettrons ni foyer au gaz, ni poêle au charbon.\nDès lors la dépense d'un corps de maçonnerie et d'une cheminée en marbre se\n?\nNous avons abusé des doubles portes dont un seul battant étroit par surcroit\nest utilisé. Nous en avons décoré les deux vantaux de crosses et d'entrées rendant ainsi\npossible la confusion entre celui qui s'ouvre et celui qui reste pratiquement condamné.\nNous nous sommes plus à faire des quadruples portes avec petites glaces biseautées,\nje crois même que nous avons inventé la porte glissant dans l'épaisseur des murs !\nNous avons voulu des cuisines immenses, absorbant tout un sous-sol parfois,\nau détriment des caves sans nous soucier de la fatigue qu'elle imposait à la ménagère\net sans nous interroger sur ce qu'un agencement logique, un dispositif judicieusement\nétudié économiserait d'effort, de temps et d'argent.\nNous nous serions sentis amoindris si nos plafonds n'avaient pas été ornés de\nmoulures et d'écoinsons et si nos vestibules n'avaient pas été pavés de marbre blanc\ncauchemar cependant avoué des maîtresses de maison.\nEt c'est pour ces vains artifices que nous dédaignions un large cabinet de toilette\nou une distribution d'eau chaude !\n\nRaymond MOENAERT."}, {"page_pdf": 13, "page_imprimee": "11", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac191907-01.1.13", "texte": "LA CITÉ\nJUILLET 1919\n\nURBANISME\n\nLA RECONSTRUCTION DE DINANT.\nOn écrivait il y a quelques mois, à un de\nnos amis la lettre suivante. Peut-être\nencore suffisamment d'intérêt :\n...On m'annonçait dernièrement que quelques\nhommes de goût il y en a donc encore?\navaient décidé d'émouvoir l'opinion et de poser\nnettement devant elle la question de savoir si,\ndans les projets de reconstruction de notre\nmalheureuse Ville, on ne devait pas exiger la\nréédification du paravent de maisons devant la\ncollégiale.\nChose curieuse : les journaux de toutes\nnuances, qui ont relaté les divers projets de\nreconstruction de notre ville, n'ont guère fait\nl'étude des graves problèmes d'esthétique qui\nse posent ici.\nLes .quotidiens énumèrent les modifications\nproposées au tracé de la ville par tel ou tel\narchitecte, mais personne ne prend position.\nLorsque tout sera reconstruit et que l'on verra\nnotre ville devenue insipide et banale, il y aura\npeut-être des critiques et des rappels au Dinant\nd'antan, mais ne sera-t-il pas un peu tard?\nInsipide et banale ! Mais oui. Rien ne restera\ndu caractère de notre cité. Déjà le vieux pont\nde Meuse, contemporain de ceux qui enjambent\nencore le fleuve à Maestricht et à Namur, a\ndisparu pour faire place, à une époque qui fut\nnéfaste à bien des aspects urbains, au pont\nbourgeois, bête et ennuyeux, insuffisant pour\nla circulation actuelle du reste,-et à fortiori pour\nassurer le passage des trams vicinaux futurs,-\nEt l'on s'est déjà aussi, tant habitué à notre\npont, insuffisant et laid redisons-le encore\nque personne n'en a demandé ni la disparition\nni le remplacement! On s'habituera donc, à\nnotre Grand'rue « alignée » d'après les projets\nofficiels, à nos petites ruelles disparues, à nos\nrues tortueuses rectifiées et rabotées.\nCar on rectifie tout la rue des Trois\nBscabelles exceptée. Ici la Commission Royale\ndes monuments qui semble être dirigée par\nde bien vieux messieurs s'est entêtée. Elle\na voulu mordicus maintenir les redents d'allé\ngnement, sans intérêt artistique, ni archéolo--\ngique, n'est-ce pas? et elle a « classé » la\nmaison des trois escabelles. Il lui a fallu, la\nguerre et les promenades que l'on faisait dans\nles villes détruites, pour que la conservaiion de\ncette maison fut déclarée nécessaire au main~\ntien du caractère de notre ville. Soit, ne\nlissons pas plus que... les autres et acceptons\nles redents. N'acceptons jamais, d'autre part,\nque l'aspect de notre collégiale soit modifié !\nqu'on nourrissait encore ici, en\ncertain milieu, fort que Ton était paraît-il\nd'appui en haut lieu, l'espoir que l'on « achè~\nverait * les deux clochers et que le vieux bulbe\ntant pittoresque ne serait pas reconstruit? Ce\nprojet est*il abandonné ?\nLa presse n'en dit rien.\nEt notre paravent, nos braves vieilles mai-\nsons, dont la panse surplombait la Meuse au\ntemps lointain où les quais n'existaient pas.\nQu'en ? Que diront les artistes?\nQue diront tous ceux qui tenaient au respect\ndu vjsage aimé de notre cité trois fois saccagée,\ntrois fois renaissante au cours des âges?\nVerront-ils d'un œil placide se consommer\nle « trou » devant la collégiale, et l'isolement\ndéfinitif de celle-ci, envers et contre tous les\nsouvenirs, les intérêts du commerce et la saine\nnotion des choses.\nOn a décidé d'attendre on ne pren-\ndra pas de décision actuellement. Pourquoi?\nOn ne sait. Mais on ne trompe personne ,• ce\nqu'on a décidé de ne plus faire à Louvain,\nc'est-à-dire d'isoler la cathédrale, trois ou\nquatre personnes ont décidé de le faire en notre\nville. On dégagera l'église. Et déjà Ton obtien-\ndrait un arrêté royal qui prévoirait les\nments souhaitables...\nAttendons et veillons.\n* * ❖\nVISÉ. Le problème de la reconstruction\nde Visé ne semble pas plus avancé. Certes, Ton\nannonce un concours entre tous les architectes\nbelges. Mais quand et comment sera-t-il orga-\nnisé ? Entretemps, l'on s'efforce de faire adopter\npar le conseil communal un projet tendant à\nreconstruire la ville sur le plan ancien et dans\nle style ancien ! Le « Comité d'esthétique des\nvilles de l'Association des architectes de Liège\na été unanime à reconnaître que cette solution\nsera déplorable. Il a fait remarquer, à juste\ntitre, que « la topographie de Visé ancien est\nincompatible avec les règles de l'hygiène mo-\nderne la plus élémentaire ,• elle ne permettrait"}, {"page_pdf": 14, "page_imprimee": "12", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac191907-01.1.14", "texte": "URBANISME\nJUILLET 1919\nLA CITÉ\n\nque des constructions très modestes qui, au\npoint de vue commercial, par exemple, seraient\nplacées dans des conditions d'infériorité notoire\nvis-à-vis de celles construites dans les nou-\nveaux quartiers à proximité de la gare, du\nmarché, des ponts, des grandes voies de\ncommunication. Il sera bien difficile d'obte-\nnir des habitants, des commerçants,\niers, hôteliers, leur consentement à séjour-\nner dans des décors d'un autre temps, dans\ndes salles assurément pittoresques, charmantes\nmême pour le touriste, plaisantes pour l'artiste,\nmais qui ne bénéficieront pas de la clientèle\nnombreuse qu'attireront les établissements spa-\ncieux, largement éclairés et aérés, disposés à\nproximité du fleuve et pourvus de tout le con-\nfort qu'exige le tourisme moderne.\n» Sacrifiera-t-on Visé, ville d'art wallon, à\nun Visé qui sera un bazar cosmopolite, une\nfoire aux souvenirs?\n» Il est possible de faire de l'art moderne et\nde l'hygiène sans tomber dans l'exagération de\nceux qui se contenteraient de la solution sim-\npliste d'une ville à 1 américaine. »\nEspérons que ces sages conseils nous pré-\nserveront de « visées » archaïques et trop\nintéressées !\n\nEXPOSITIONS\nEn septembre prochain s'ouvrira à Bruxelles\nune grande exposition des Cil ES DÉ TRUI-\nTES ET DE LA RECONSTRUCTION.\nElle sera organisée par i union des villes ef\ncommunes belges, avec l'appui du gouverne-\nment.\nLa direction de cette importante entreprise\nest assumée par M. le sénateur Emile Vinck,\ndirecteur de TU. V. C. B. Il est secondé par\ntrois commissaires généraux : MM. F. Bodson,\narchitecte urbaniste/ V. Creten, artiste peintre\net architecte et Francq, chef de division de la\ncommune de Schaerbeek. Ils seront utilement\nsecondés par :une dizaine de secrétaires pour\nles différentes sections de l'exposition.\nL'idée directrice de toute l'organisation con-\nsistera à mettre sous les yeux du grand public\nle résultat des efforts déployés tant en Belgique,\npendant l'occupation, que par les Belges réfu-\ngiés à l'étranger pendant la guerre.\nOn dira par 1 image, les photos d'aéroplanes,\nles maquettes, le cinéma, ce que sont les des-\ntructions qui jonchent le sol de la patrie et l'on\nmontrera le mouvement de la reconstruction\nqui, pour n'apparaîrre pas encore aux yeux de\ntous, a déjà une ampleur considérable. Partout\nl'on étudie et l'on travaille.\nLa cohésion existe-t-elle toujours entre tous\nles intéressés? Tous les efforts, dirigés\nvers un même but reconstruire recons-\ntruire vite et bien, sont-ils bien coordonnés?\nIl suffira au grand public de parcourir les\ndiverses sections de l'exposition pour se rendre\ncompte de la difficulté des problèmes.\nIl verra toutes les cités et les régions détrui-\ntes, l'ampleur de la catastrophe sera mise sous\nses yeux. Il examinera les projets de recons-\ntruction et comment les questions des abris\nprovisoires, des habitations ouvrières, des\ncités-jardins, des améliorations techniques et\nhygiéniques dans les villes se mêlent aux\npréoccupations de la conservation des\nnirs et des sites;\nL'Union des Villes sous la direction de M. le\nsénateur E. Vinck, dont l'œuvre a été appuyée\npendant la guerre par la Sec iion de la Recons-\ntruction, dépendant du Comité national, sous\nla présidence de M. Beco, gouverneur du\nBrabant, montrera, en des sections spéciales,\nle résumé des études de ses membres et l'on\ns'étonnera de la grandeur de l'effort et de son\nesprit de suite.\nDisons enfin que l'Etranger participera à\ncette exposition et qu'à titre exemplaire et\ndocumentaire les grandes villes de Paris,\nd'Amsterdam et de Zurich, pour ne citer que\ncelles-là, ont promis l'envoi de leurs meilleurs\ndocuments.\nL'exposition sera complétée et vivifiée par\nl'organisation de conférences pour lesquelles\nappel est déjà fait à des notoriétés belges et\nétrangères et un cinéma fonctionnera en per-\nmanence.\nDès à présent, toutes les demandes de rensei-\ngnements, suggestions et demandes de partici-\npation peuvent être adressées à la direction de\nî'exposition,3bis,rue de la Régence à Bruxelles."}, {"page_pdf": 15, "page_imprimee": "13", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac191907-01.1.15", "texte": "URBANISME\n*\nJUILLET 1919\nLA CITÉ\n\nCONFÉRENCES\nBRUXELLES. - CONFÉRENCES SUR\nLA RECONSTRUCTION.\nL'Union des villes et communes belges, qui,\nmalgré les entraves de l'occupation allemande,\ns'était employée si activement à préparer la\nreconstruction des régions dévastées, peut\nenfin, depuis le retour glorieux de nos jass,\nexercer son apostolat au grand jour.\nPour atteindre le grand public, elle a organisé\nune série de conférences dont la première fut\ndonnée par M. DHUICQUE, président de la\nSociété centrale d'architecture et chef de la\nMission du ministère des sciences et des arts\nprès l'armée belge. M. Dhuicque plaida avec\nbeaucoup d'éloquence en faveur de la conser-\nvation des ruines historiques, et la\ntion d'une Voie sacrée qui soit pour les géné-\nrations futures l'émouvant rappel d'un passé\nplein de gloire.\nM. VINGEROEDT consacra une première\nconférence à un examen historique et\nlogique de la ville de Louvain. Les très beaux\nclichés qu'il fit défiler devant les yeux de ses\nauditeurs accentuèrent le contraste entre la\nbeauté de l'ancienne ville, et la pauvreté des\nprojets de reconstruction à l'examen desquels\nM. Vingeroedt consacra une deuxième séance.\nLe Problème de Termonde fit l'objet d une\ncauserie de M. le chevalier SCHELLEKENS, .au\ncours de laquelle les techniciens purent se\nrendre compte une fois de plus, combien les\nproblèmes d'urbanisme les plus ardus sont\ntraités par nos communes avec une légèreté\nregrettable.\nQue la reconstruction de nos villes doive se\nfaire en tenant principalement compte des\nintérêts de nos populations industrielles, ce fut\nla thèse de M. Raph. VERWILGHEN qui, en\nune conférence très documentée, s efforça de\ndémontrer que les cités et faubourgs, jardins,\nne sont pas des quartiers de luxe mais des solu-\ntions très parfaites du problème si complexe de\nl'habitat ouvrier.\nM. le sénateur CousoT vint dire ce que sa\nbonne ville de Dinant a fait jusqu'à présent en\nvue de la reconstruction de la ville. Son apolo-\ngétique communale parvenue à\nconvertir tous les auditeurs ?\nM. le bourgmestre COLAERT mit non moins\nde zèle à réclamer l'aide de l'Etat en vue d'une\nreconstitution archéologique d'Vpres.\nSement, comme le disait un journaliste bruxel-\nlois que, si impérieuse qu'elle soit, la volonté de\nM. Colaert ne fait pas loi en Belgique!\n* * ❖\nFRANCE.\nLa Société française des Architectes\nniste a provoqué une CONFERENCE\nINTERALLIÉE D'URBANISME qui s'est\ntenue à Paris du 11 au 13 juin. Les réunions\nont été consacrées à des rapports sur la\nlation urbaniste dans les pays alliés et neutres,-\nsur les travaux d'urbanisme réalisés jusqu'ici\ndans les différents pays,- les programmes minima\nà recommander pour l'aménagement des villes,\nbourgs et villages. M. Ford, urbaniste-\nconseil de la ville de New-York a donné une\nconférence sur « l'Urbanisme en Amérique »\nM. L. Bonnier, l'éminent architecte de la Pré-\nfecture de la Seine parla de l'Evolution de Paris\npendant le XIXe siècle. La conférence s'èst\nterminée par une visite de Reims et l'examen,\nsur place, des projets de reconstruction.\n\nCONCOURS\nLa Renaissance des Cités, de Paris, cette\nœuvre d'entre-aide sociale qui coopère si actU\nvement et avec tant de compétence à la\nration des régions dévastées a organisé deux\nconcours interalliés.\nLe premier est un CONCOURS D'IDÉES\nSOCIALES ayant pour objet de déterminer\nles éléments sociaux de la cité moderne. Les\nconcurrents, auxquels 2000 fr. de primes étaient\nofferts, devaient remettre leurs mémoires avant\nle 27 mai.\nUn deuxième concours, comprenant\nportantes primes s'élevant au total de 20.000 fr.\na pour objet la RECONSTRUCTION DE\nCHAUNy ET DE SA RÉGION.\nLes projets primés seront exposés au Pavillon\nMarsan, en même temps que des documents\ndu British Town Planning Institute du ler1er au\n20 juillet."}, {"page_pdf": 16, "page_imprimee": "14", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac191907-01.1.16", "texte": "LA CITÉ\nJUILLET 1919\n\nARCHITECTURE\n\nIMPRESSIONS MALINOISES\nDIMANCHE 8 JUIN\n\nDès l'entrée en ville, comme pour\nnous être un avertissement de ce qui nous\nattend à la maison, communale, deux livres\nnouveaux chez un libraire bien pensant, re-\nquièrent notre curiosité. Un opuscule de\nL. CLOQUET : Pour servi\nruines de notre pays : F Architecture tra-\nditionaliste et les styles\nLa plaidoirie attendue en faveur du vieux\nneuf. Des arguments sérieux (ne riez pas) ! :\nle vieil Anvers, le vieux Gand, le vieux Bru-\nxelles. (On dit qu'au moment de nommer ce\ndernier par son nom, Bruxelles-Kermesse,\nle courage a manqué à l'auteur). Parfaitement!\nVoilà la mascarade qu'on nous propose.\n% * sf:\nUn Recueil de Notions d Architecture et\nd'Archéologie, dédié à MM. les membres du\nclergé, par A. BOHNEN, S.J. \" Et puisque L'ar-\ntecture gothique est aujourd'hui, et à bon\ndroit, l'architecture préférée dans les cons-\ntructions (sic) des églises... etc. „\nNos esthéticiens spirituels ne pourraient-\nils cum permissu superiorum ordinis\naller éclairer leur lanterne auprès du génial\nmoine architecte français dom Bellot, au\ncouvent d'Oosterhout(Brabant septentrional)?\n* îJÎ *\nL'Exposition des plans présentés au con-\ncours pour la reconstruction du quartier\nbombardé des Bailles de Fer : Un concours\nde façades, en somme, rien de plus.\nDès le principe, deux partis-pris partagent\nles projets présentés : les uns traitent les\nfaçades individuellement sur la base du lotis-\nsement existant. Les autres, tout en respec-\ntant en fait aussi ce lotissement, tendent\nà réaliser un ensemble monumental dans\n1'\" unité civique „ duquel se confonde et se\nfonde pour l'œil, la division parcellaire.\nIl est permis de se demander a priori si le\n\" couloir „ des Bailles de Fer réclamait, au\npoint de vue urbanistique une solution uni-\ntaire. Je ne le crois pas. Pour quel motif arbi-\ntraire rompre la tradition justement sur ce\npoint et à cet endroit?\nComme on voit bien que les notions claires\nles plus élémentaires sur ce qui constitue\nréellement l'harmonie et la tradition, font\nencore complètement défaut à la plupart des\nconstructeurs!\nLes deux premiers primés ont présenté la\nsolution \" individuelle „ des façades.\nLe premier prix est le mieux présenté et\navec l'un de ceux qui ont été gratifiés\nd'une prime de consolation le plus appro-\nximativement pastiché. C'est un assortiment\nvarié de pignons \" à la manière d'autrefois. „\nQuant à chercher une bonne solution pour\nles rez-de-chauSsée à vitrines obligées, les\ndivers auteurs semblent n'y avoir même pas\nsongé. Dans les cas où l'on doit conserver\nune façade ancienne authentique et qu'on ne\npuisse pourtant empêcher le proprio de\nrajeunir ses étalages on est bien forcé de se\nrésigner parfois à une solution boîteuse sous\npeine de perdre le tout. Mais que dire de la\ncréation volontaire ou serait-elle incon-\nsciente?! de telles ambiguïtés?\nRéalisés, ces projets dégageraient une im-\npression de \" faux en écritures „ du reste\nmaladroit, d'impuissance à créer et de sinistre\ndécadence; à côté des modèles authentiques.\nAucune des nécessités pratiques de la vie\nactuelle dans les maisons que \"masqueront,,\nces façades trompeuses n'a été envisagée et\nn'est exprimée dans les aspects extérieurs.\nDeux autres \"accessits de consolation,, ont\nappliqué les mêmes principes au degré de\nl'impuissance totale et de la banale médio-\ncrité du \" dessinateur-architecte\nUn moderniste et deux autres concurrents\nont adopté le principe de l'unité civique\n\" monumentale „ et ont tenté le jeu d'adresse\nde faire coïncider la division des parcelles\navec les divisions rythmiques de la façade de\nleur édifice.\ne»\nL'un de eeux-ci a tenu à être \" monumental „"}, {"page_pdf": 17, "page_imprimee": "15", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac191907-01.1.17", "texte": "ARCHITECTURE\nLA CITÉ\nJUILLET 1919\n\npour tout de bon : son \" monstre „ ne \" dépa-\nrerait „ pas le quartier \" expansionniste „\ndes banques à Bruxelles!\nLe moderniste accessit de consolation,\ntout de même! apporte le meilleur projet.\nIl est dans le vrai, en tout cas dans la bonne\nvoie. Son \" moderne „ n'a rien d'échevelé,\nrien d'effrayant. Il n'est pas génial. I! fait\nmême quelques concessions à 1'\" harmonie „\nmais qu'est-ce donc au juste que l'harmo-\nnie? Le savez-vous? Y avez-vous jamais\npensé, lecteur bénévole? par certains\n\" rappels „ \" modernisés „, dans ies pignons\nnotamment. II a au moins le grand mérite de\nse dater par la manière, donc positivement,\net non par Xinfériorité c'est-à-dire néga-\ntivement comme les pasticheurs.\nDommage que personne n'a essayé de la\nsolution moderniste sur la base des façades\nindividuelles. Il faudrait le tenter au jour de\nl'exécution.\nMaintenant le mot de la fin : Nous déplo-\nrions en présence de l'un des concurrents cet\naveu général d'impuissance que\nrévèle\" la copie et l'art d'accommoder les\nrestes. \" On „ (sic)n'est pas \" impuissant\nnous répondit-il en se redressant, \" mais on\n(sic)a un peu peur... du jugement! „\nEt puisqu'il en est ainsi, \" on „ refera les\nvilles, comme disait l'autre, \" plus anciennes\nqu'elles n'étaient! „\n\" Par ma chandelle „\n\nObu-roi.\n\nCONCOURS\n\nANVERS. Le Concours pour [aména-\ngement du Marché au Souliers vient d'être jugé.\nCinq projets ont été primés « ex equo ». Ils\nsont dûs à MM. Winders, van Steenbergen,-\nVan Dyk, A. Franken, et H. Delvaux,\nP. Berger. . . .\nDINANT. Le conseil communal de\nDînant organise un concours pour la rédac=\ntion de projets sur le genre architectural à\nadopter pour les constructions à édifier\nI°> sur le quai de Meuse entre le Pont et\nl'Abattoir ,• 2°> Sur la Place Patenier : 3°) Sur\nla place Notre=Dame ou Grand' Place ,• 4°) Sur\nla place Saint=Nicolas. Les plans de ces quais\net places sont déposés au Secrétariat commu-\nnal ou les amateur peuvent se les procurer.\nLes artistes pourront concourir pour chacune\ndes parties du concours ou pour l'ensemble.\nLes auteurs des projets adoptés recevront, pour\nchaque projet une prime de 2000 francs.\nCinq primes de 500 francs seront accordées\naux auteurs des cinq projets jugés les plus\nméritants en dehors des projets adoptés.\nTous les projets deviendront la propriété de\nla commune. Les projets devront être déposés\nau Secrétiariat communal pour le ler1er Août\n1919.\nUN CONCOURS POUR MOBILIERS\nA BON MARCHÉ.\nLe concours organisé par l'Union des villes\net communes belges pour l'étude des mobiliers\nà bon marché donnera-t-il des résultats ?\nOn sait combien les mobiliers des ménages\nà budget modeste laissent à désirer au point de\nvue du goût, de la solidité et de la commodité.\nS'il y a au bas mot cinquante à soixante\nmille maisons détruites en Belgique, il y a un\nbien plus grand nombre de mobiliers anéantis.\nL'U. V. C. B. a cru que le moment était on ne\npeut plus opportun pour apporter un guide aux\nfabricants et pour les inciter à construire des\narticles de bon aloi. L'importance de l'étude\nde la question n'a pas échappé aux sphères\ncompétentes ,• c'est ce qui explique pourquoi le\ncomité de patronage a reçu l'adhésion de nom-\nbreuses villes et communes, d'autorités provin-\nciales et d'établissements industriels, qui versent\nune subvention minimum de 50 francs pour\naider à la recherche des solutions.\nUne somme de 2500 francs sera attribuée\naux primes et constitue un enjeu sérieux pour\nles concurrents. Les projets devaient être remis\navant le ler1er juin,- les meubles exécutés devront\nêtre présentés deux mois après que le jury aura\nstatué sur la première épreuve."}, {"page_pdf": 18, "page_imprimee": "16", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac191907-01.1.18", "texte": "ARCHITECTURE\nLA CITÉ\nJUILLET 1919\n\nVoilà donc, encore en ce domaine, l'art\nappelé à la rescousse. Les clairvoyants d'entre\nnos dirigeants, constatent toute l'insuffisance\nde nos réalisations industrielles et combien peu\nelles sont capables de concourir par leur\naspect, leur confort, à la formation des homes\nharmonieux dans lesquels nous voudrions tous\nvoir rentrer nos ouvriers, leur tâche accomplie.\nContempler les tables tarabiscotées, les buf-\nfets aux vitrages hurleurs, les lavabos, les lin-\ngères bariolés, c'est comprendre l'insuffisance ,\nde l'enseignement des arts du dessin en notre\npays, et combien nos académies et nos écoles\nd'art privées faillent à leur mission, c'est sou-\nhaiter d'autres solutions.\nVoir tous ces mobiliers et en examiner la\nconstruction, c'est comprendre à quel degré\nd'avilissement la main-d'œuvre est tombée.\nLa formule 1914 du mobilier à bon marché\nétait la suivante : Physionomie suant le faux\nluxe. Elle était établie par un petit dessinateur,\nayant mal assimilé quelques mois d'un ensei-\ngnement académique indigeste.\nRéalisation hâtive. Quelques minces plan-\nches, assemblées, clouées par des ouvriers\ntravaillant à domicile ou « à pièce » dans des\nateliers.\nVente au comptant pas cher une table\nhuit francs, une garde-robe soixante francs,\ndans des rues spéciales où toute une meute de\nmarchands se fait concurrence, ou bien, vente\nà crédit, dans des maisons spéciales, qui sont\nla plaie de nos centres ouvriers.\nRechercher une meilleure physionomie, une\nconstruction plus honnête c est bien, c'est\nbeaucoup c'est commencer à comprendre\nle problème.\nSupprimer les longues heures du travail à\ndomicile facteur de tuberculose ou le\ntravail « à pièce» abrutissant et le remplacer\npar un travail, « en série » peut-être mais intel-\nligent et propre, dans des ateliers confortables\net bien outillés.\nCéder l'objet fabriqué au consommateur,\ndirectement, sans la plaie de l'intermédiaire.\nVoilà le problème.\nEt il dépasse les limites, de ce qu'à notre\népoque on appelle « L'Art ». Ce problème est\nsocial, il est économique, il recevra sa solution,\nplus tard, peut-être, mais Pn mptnp fptrm<s mip\nbeaucoup d'autres.\n\nKENNEDY.\n\nANGLETERRE.\nCONCOURS DU DAILy MAIL.\nAu mois de Février dernier le grand\ndien anglais « The Daily Mail » ouvrait, entre\ntous les architectes habitant le Royaume Uni,\nun concours pour l'élaboration des plans d'une\nmaison idéale pour travailleur.\nLes concurrents devaient s'inspirer des\nrecommendations et plans types publiés dans\nle Rapport du Comité institué par le Local\nGovernment Board, sous la présidence de Sir\nj. fudor Walters, membre du Parlement.\nDisons, en passant, que ce rapport est tout\nà fait remarquable et que rious comptons bien\nJe faire connaître à nos lecteurs.\nLes architectes avaient aussi à tenir compte\ndes us et coutumes, ainsi que des traditions\narchitecturales des différentes localités pour\nlesquelles ils soumettaient leur projets. A cette\nfin l'Angleterre et le Pays de Galles avaient\nété divisés en quatre districts offrant chacun\ndes particularités bien distinctes. Ces districts\nétaient : 1> Les Comtés du Nord {lndustriels) ,•\n2) Le Midland (Industriel) ,• Le pays de Galles\n(Minier) ,• 3) Les comtés du Sud (Ruraux).\nUne prime de 500 Livres <12500 frs.) était\nofferte au projet reconnu le meilleur dans\nchaque district. Parmi les autres projets une\nsélection des meilleurs a été faite par le jury\nqui en recommande tout spécialement la\ntruction aux autorités et aux particuliers\ndésireux de s'assurer des « Homes » répondant\naux toutes dernières exigences de 1 hygiène et\naux vœux de la classe ouvrière.\nLe jury, se trouva en présence de plus de\n3500 projets. Les résulats viennent d'être\nrendus publics. Les projets primés et ceux\nspécialement recommandés, vont être publiés\nincessamment par le « Daily Mail ». Attendons\nnous donc à voir des; suggestions nouvelles et\npratiques à la fois.\nRelevons cependant, dès à présent, parmi les\nnoms des lauréats celui d'un archilecte belge,\nM. 1 heo Clément de Bruxelles que l'exil a\nrendu familier avec les mœurs et les besoins de\nla région de Bradfort., Son projet est parmi les\ndeux seuls qui soient recommandés aux\nrités communales et aux habitants de cette\nville."}, {"page_pdf": 19, "page_imprimee": "17", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac191907-01.1.19", "texte": "LA CITÉ\nJUILLET 1919\n\nLOIS & RÈGLEMENTS\n\nUne importante réforme\nde notre législation en matière d'Urbanisme\nL'Arrêté=Loi du 25 août 1915\npar Raph. Verwilghen, Ingénieur=Urbaniste\nOn aurait, certes, tort de s'exagérer\nl'importance des lois pour la réforme de\nnos méthodes d'aménagement et\ntension des villes. Surtout d'oublier\nqu'elles sont un moyen d'agir, non une puis-\nsance de travail, tin urbaniste étranger me\nfaisait fort bien comprendre leur rôle en les\ncomparant irrévérencieusement à des'loquets\nde porte nous permettant d ouvrir des barrières\njusqu'alors fermées et de nous engager dans\ndes voies nouvelles. Mais, qu on ne l'oublie\npoint il faut, pour les faire jouer, une main qui\nagisse et une volonté qui la guide.\nLe plus souvent d'ailleurs une loi nouvelle\nse contentera de rendre obligatoire une procès\ndure déjà fort répandue ou de hâter la\nréalisation d une réforme dont la nécessité\ns'impose,\nCe fut, jusqu'en ces toutes dernières années,\nle cas des lois relatives à la construction et\nl'aménagement des villes. Comme l'urbanisme\nse résumait jusqu'alors, dans la viabilité,\nf'ossature de la législation y afférante fut tout\nnaturellement constituée par des lois et règle-\nments sur la « police de la voirie. »\nCes lois et règlements poursuivaient princi-\npalement l'élargissement des voies publiques\ndans le double but de faire face aux exigences\nde ta circulation et de répondre à un souci\nnouveau d'hygiène. Mais cette législation ne\ntendait non moins à « régulariser » la voie\npublique, en « alignant » les constructions qui\nla bordent afin de satisfaire au' gout du jour\ninfluencé par une esthétique urbaine qui nous\nfut léguée par la renaissance.\nCe fut l'origine et la raison d'être de la\nnotion « d'alignement » qui joua et joue encore\nun rôle prépondérant en urbanisme administratif.\nMais vint l'ère nouvelle. Une science se\ncréa, éveillée par « l'Esthétique des villes » de\nBuis et les travaux de Camillo Sitte, développée\ndans d'autres voies par des contributions inter-\nnationales.\nOn aperçut les erreurs commises. On se\nrendit tout particulièrement compte qu'on avait\naccordé une importance trop grande, une\nattention trop exclusive, à l'alignement et au\ntracé des rues qu'il définit.\nSe préoccuper, si grandement, de l'emplace-\nment des constructions le long de la voie\npublique c'est exagérer l'importance d'une\nquestion secondaire au point de négliger\nl'ensemble du problème.\nLa construction d'une ville soulève des\nquestions autrement graves, Il importe, lorsqu'on\nen dresse le plan de tenir compte de tous\nles facteurs économiques, hygiéniques et sociaux\nqui exercent une influence sur la constitution\nd'une agglomération humaine et en déterminent\nla physionomie future. Et dans ce but il faudra\nse préoccuper, non seulement de la voirie, mais\nde l'habitat ouvrier, des besoins de l'industrie\net du commerce, des exigences de l'hygiène\nsociale. Il faudra tenir compte de l'importance\nqu'on accorde de nos jours aux sports et à la\nculture de la vie physique. II faudra répondre\naux aspirations nouvelles de la vie sociale. Le\nplan d'une ville doit être la résultante de ces\npréoccupations et de bien d'autres. Il constitue\nle programme des réalisations matérielles que\nles administrations communales projettent pour\nfaire face à leurs exigences.\nVoilà ce dont, avant la guerre, seul un petit\nnombres de spécialistes se rendait compte chez\nnous. Lorsque 1 invasion allemande eut\naccumulé dans notre malheureux pays ses"}, {"page_pdf": 20, "page_imprimee": "18", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac191907-01.1.20", "texte": "LOIS 6 RÈGLEMENTS\nJUILLET 1919\nLA CITÉ\n\ndévastations et ses ruines, soucieux de la\nrenaissance de notre pays, ils se demandaient,\nnon sans effroi, si la reconstruction de nos\nvilles et villages allait devoir être entreprise\nsous un régime légal aussi vétusté.\nL'expérience leur avait d'ailleurs dévoilé\nque même notre législation en matière de voirie\nprésentait des lacunes qui, pour être moins\nessentielles, n'en constituaient pas moins une\nsérieuse entrave à l'élaboration de projets de\nreconstruction. C'était tout particulièrement la\nmultiplicité des autorités dont allait dépendre\nl'approbation de ces projets. En effet, tout ce\nqui concerne la grande voirie relève exclusif\nvendent de l'Administration des Ponts et\nChaussées, alors que les plans d'alignement des\nroutes provinciales sont dressés par les soins du\nservice technique provincial. Ceux de la voirie\nurbaine et agricole doivent être introduits auprès\nde l'administration de la Voirie communale.\nEmiettement encore accentué par des pres-\ncriptions administratives qui forcent les auteurs\ndes projets à fournir, des plans parcellaires\nd'orientation souvent différente et qui ne\npermettent aucune vue d'ensemble.\nLes divisions et distinctions s'accentuent\nencore quant il s'agit de la délivrance des\nalignements, et surtout des autorisations de\nbâtir qui constituent, pour le constructeur de\nvilles, la principale et souvent la seule occasion\nd'exercer quelqu'influence sur l'aspect esthé-\ntique des agglomérations urbaines et rurales.\nOn le voit, au lieu d'un programme de\nreconstruction unique, on allait se trouver en\nprésence d'une infinité de problèmes parcellaires\ndans la solution desquels il serait quasi impos-\nsible de se conformer à des vues d'ensemble,\net d'introduire une cohésion indispensable. Les\nlacunes si souvent constatées à propos de\nl'extension de nos grands centres, allaient se\ntraduire avec plus d'acuité et sur une échelle\nplus vaste, lors de la reconstruction de nos\nvilles et villages détruits.\nCe fut un grand mérite pour le Ministre de\nl'Agriculture et des Travaux Publics, qui avait,\nen ces temps troublés, la garde de ces intérêts,\nque trop de gens sont tentés de qualifier de\nminimes que de comprendre, dès la première\nheure la nécessité de doter nos communes\nsinistrées d'un nouveau régime légal en matière\nd'urbanisme.\nDès le 25 août 1915 l'arrêté-loi « relatif à la\nreconstruction des communes belges détruites »\nle leur fournit.\nLes réformes qu'il introduit, sont tellement\nimportantes qu'il ne sera pas superflu de les\ndétailler quelque peu. D'autant plus qu'elles\nnous sont venues avec ces bagages du Havre\nque les humoristes ont cru perdus en route\nparce que les réceptionnaires avaient négligé,\nle plus souvent, de les ouvrir !\nLes premières lignes du décret nous fixent\nsur l'esprit de la réforme. Elles sont libellées\ncomme suit : « Art. ler1er Les Communes sur le\nterritoire desquelles des constructions publiques\nou privées ont été détruites par suite de faits\nde guerre, sont tenues d'établir des plans\ngénéraux d'aménagement destinés\nà servir de base aux autorisations de construire\nou de reconstruire, à délivrer par le Collège\néchevinal ».\nAinsi donc toute commune sinistrée, à\nmoins d'une dispense spéciale dont il est\nquestion au deuxième paragraphe du même\narticie premier devra faire dresser non plus\nseulement des plans d'alignement mais un plan\nd'ensemble de la Commune, plan indiquant\nl'état de choses que l'on veut maintenir aussi\nbien que les modifications projetées. Ce sera\ndonc un programme complet de reconstruction,\ndressé sans qu'on doive tenir compte des divi-\nsions administratives existantes, ni des auto-\nrités qui interviendront lors de l'approbation\net de l'exécution du plan.\nEn un mot c'est l'assurance que nos Com»\nmunes sinistrées seront dotées de ces plans\ngénéraux d'aménagement que nous enviions\nà l'Angleterre depuis que le Town Planning\nBill de 1909 les y avait institués pour l'exten-\nsion des villes et que nos amis français\nviennent enfin d'obtenir de leur Parlement\naprès plusieurs années d'instances et d'activé\npropagande.\nTelle est donc la portée générale de la\nréforme. Quelles en sont les modalités\ncation ?\nIl ne faut. pas le perdre de vue, c'est un\nterme tout nouveau dans l'arsenal de nos lois\nque celui de « plan général d'aménagement ».\nL'arrêté-loi le précise bien, quelque peu, en\nspécifiant que ce plan est destiné « à servir de\nbase aux autorisations de construire ou de"}, {"page_pdf": 21, "page_imprimee": "19", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac191907-01.1.21", "texte": "LO IS ô RÈGLEMEN TS\nLA CITÉ\nJUILLET 1919\n\nreconstruire, à délivrer par le Collège\nvinal ». Mais ce but peut être atteint de façons\ntrès différentes et, tout compte fait la notion de\n« plan général d'aménagement » est suscept-\nible de bien des interprétations et extensions.\nFallait-il le concevoir dans le sens le plus\nlarge ? En d'autres termes le plan d'aménage-\nment de créer des « réserves »\nc'est-à-dire de définir les terrains sur lesquels\nil serait défendu de bâtir parce que, dans l'inté-\nrêt de tous, ils doivent être réservés à la\nconstruction d'édifices publics, à la création\nde plaines de jeu et d espaces libres, ou tout\nsimplement parce qu'ils sont impropres à la\nbâtisse. On devine l'importance de cette\nquestion à laquelle se rattache la possibilité de\nréaliser chez nous les « parcs Systems » des\nvilles américaines, les ceintures de terrains\nagricoles des cités jardins anglaises.\nD'autres questions se posaient d'ailleurs.\npouvoir limiter, d'une façon\nnelle et en s'adaptant aux circonstances\nriables d'un point du territoire de la commune\nà l'autre, la densité des constructions de\nnière à empêcher la surpopulation et de pré-\nvenir une plus-value inopportune du sol !\nSerait-il dorénavant possible de réserver à\nl'industrie, les terrains situés près des voies\nferrées et des voies navigables, terrains qu'il\nest aussi préjudiciable à 1 hygiène publique\nqu'au rendement industriel du pays de voir\nenvahis par des habitations privées ?\non enfin assurer le respect des sites urbains\net ruraux en imposant aux constructeurs des\nservitudes esthétiques appropriées, et sauver\nde la destruction les édifices intéressants et les\néléments naturels de beauté ? Enfin\npouvoir imposer le long des voies publiques,\nmême le long des sentiers les plus étroits des\nzones de recul permettant de sauvegarder les\nintérêts de l'hygiène sans devoir ruiner les\nfinances communales ?\nL'esprit novateur des réformes que,\nmet en ce dernier domaine, M. le Ministre\nHelleputte avait fait adopter par les Chambres\nà la veille même de la guerre permettait de\ncroire que telle était bien l'intention du législa-\nteur. Mais il appartenait évidemment à\nnistration centrale chargée de surveiller l'appli-\ncation de cette loi de donner des précisions\nà ce sujet.\nline lettre circulaire que M. le Ministre de\nl'Agriculture a adressée le 27 janvier dernier à\nMessieurs les Gouverneurs, pour leur faire\nsavoir que l'Etat est disposé à intervenir larges\nment dans les frais qu entraine, pour les com-\nmunes, la confection de plans généraux d'amé*\nnagement, fournit incidemment, à ce sujet, des\nprécisions intéressantes. « Le plan général\n» d'aménagement d'une agglomération, y est\n» dit n'est que la représentation graphique\n» du programme des travaux et mesures que\n» l'autorité communale adopte en vue d'assu-\n» rer un aménagement rationnel du territoire\n» bâti de la commune. Fout comme ce pro-\n» gramme, il est susceptible d'un développe-\n» ment plus ou moins considérable.\n» On pourrai, croire qu'il n'y a lieu d'y\n» faire figurer que des données essentielles\n» relatives aux voies, monuments, promenades\n» et jardins publics, mais généralement il sera\n» indispensable de le compléter par un règles\n» ment de bâtisse. Il est recommandable de\n» traduire graphiquement sur le plan\n» gement les prescriptions générales les plus\n» importantes de ce règlement, telles les servie\n» tudes non aedificandi, la hauteur maximum\n» des bâtiments à construire, les cours et\n» jardins à ménager à l'air libre, parfois le\n» lotissement des terrains et la spécialisation\n» des quartiers pour villas, maisons pour\n» ouvriers, industries, etc... ».\nEt dans une dépêche qu'il adressait plus\nrécemment au Gouverneur du Brabant relatif\nvement au plan général d'aménagement\nschot, qui venait d'être revêtu de l'approbation\nRoyale, M. le Ministre de l'Agriculture\nlait que les plans d'aménagement peuvent\nimposer des servitudes de non bâtisse et toutes\nautres prescriptions conformes aux intérêts\nsupérieurs de l'hygiène, de la viabilité ou de\nl'esthétique.\nC'est donc bien la réforme intégrale, telle\nque la concevaient nos urbanistes les plus\nnovateurs, que l'arrêté-loi réalise. Rien ne\ns'oppose dorénavant à l'adoption de plans\nd'aménagement et de reconstruction qui tiennent\ncompte des données les plus récentes de la\nscience de la construction des villes et de\nl'exemple des meilleures créations étrangères.\nMais on peut craindre l'inaction des com-\nmunes et c'est là, certes, une appréhension bien"}, {"page_pdf": 22, "page_imprimee": "20", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac191907-01.1.22", "texte": "LOIS ô RÈGLEMENTS\nLA CITÉ\nJUILLET 1919\n\nJustifiée si l'on songe à l'ignorance, en ces\nmatières, des administrations rurales et surtout\nsi Ton tient compte du désarroi et de la\ntion pénible de la plupart des administrations\ndes communes sinistrées. Toutes cependant ne\nsont pas inactives et plus d'une, profitant des\nfacilités légales nouvelles, a déjà adopté des\nplans d'aménagement prévoyant de nombreuses\naméliorations et des embellissements.\nLes projets tous parfaits ? Sen\nmême un seul qui réalise les\nsouhaits de nos techniciens d'avant garde ? Ne\nnous faisons pas trop d'illusions ! Nous l'avons\ndit en commençant .il ne suffit pas d'une loi\npour faire un bon plan de ville, et en cette\nmatière comme en bien d'autres c'est d'une\néducation meilleure du public, d'une formation\nplus sérieuse des professionnels que seul l'on\npeut attendre de réels progrès.\nHt que savent nos édiles des progrès de\nl'urbanisme / quelle est la compétence de ceux\nauxquels ils s'adressent ?\nPlutôt que de répondre à ces troublantes\nquestions de nous réjouir de\nce que la voie du progrès soit dorénavant\nouverte et soyons heureux de ce que l'Etat\nintervenant dans les frais d'élaboration des\nplans d'aménagement, les communes n'auront\nplus de raisons pour rejeter l'assistance indis-\npensable d'urbanistes conseils.\nLa loi nouvelle renferme d'ailleurs des dispo-\nsitions secondaires qui ne seront pas sans\nexercer quelqu'influence sur nos cités renais-\nsantes. Pour ne pas allonger démesurément\ncette étude nous en remettrons l'examen à un\nprochain numéro de La Cité. Nous reproduis\nrons alors, le texte de du 25 août\n1915, dont la connaissance est indispensable\nà tous ceux qui veulent dresser des projets\nd'urbanisation.\n\nL'ADOPTION DES COMMUNES\nDÉVASTÉES. Le parlement a adopté\nrécemment une loi ayant pour objet de faire\nadopter par la nation les communes ravagées\npar la guerre.\nM. le baron de Broqueville qui est l'auteur\nde cette loi est parti de cette idée que l'Etat\ndevrait venir en aide aux communes dévastées,\ncelles-ci étant privées de ressources et ne\npossédant pas les moyens de se relever rapi=\ndement. Dès qu'une commune aura été\n* adoptée » par l'Etat, celui=ci assumera\ntoutes les charges de la reconstition de son\ndomaine et de ses sevices publics.\nLes communes adoptées seront placées sous\nla surveillance d'un haut commissaire royal\nassisté d'un conseil interministériel ayant pour\nmission d'assurer une décentralisation efficace.\nCes Commissaires viennent d'être désignés.\nD'autre part un service des régions dévastées\na été créé au ministère de l'lntérieur.\nNous comptons donner dans notre prochain\nnuméro quelques détails sur ce nouvel organisa\noie et le rôle qu'il est appelé à jouer dans la\nreconstruction des localités dévastées.\n® * «\nUNE LOI CONCERNANT LES\nPLANS D'EXTENSION ET D'AME-\nNAGEMENT DES VILLES EN FRANCE.\nLe journal officiel de la République\nçaise a publié dans son numéro du 15 mars\ndernier, le texte de la loi concernant les plans\nd'extension et d'aménagement des villes, votée\ndernièrement par le parlement français. Le vote\nde cette loi doit être considéré comme\nreux aboutissement des campagnes de\ngande menées sans relâche par les urbanistes\nfrançais en faveur d'une intervention légale en\nmatière d'aménagement et d'extension des\nagglomérations urbaines. Peu de temps avant\nla guerre, le Musée social avait ouvert la\ncampagne par des conférences et l'élaboration\nd'un de loi qui, légèrement\nfié, fut déposé sur le bureau de la Chambre\npar M. le député Cornudet. La guerre, malgré\nles préoccupations qu'elle imposa aux parle-\nmentaires français, ne détourna pas leur\ntion d'une réforme devenue urgente par suite\nde la destruction de tant de villes du Nord et\nde l'Est. La nouvelle législation permettra\nenfin aux urbanistes français de faire entrer\ndans la pratique leurs remarquables travaux\npréparatoires à la reconstruction de ces villes.\nNous espérons pouvoir donner\nment un commentaire et une analvse détaillée\nde la nouvelle loi française.\n\nV."}, {"page_pdf": 23, "page_imprimee": "21", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac191907-01.1.23", "texte": "tes conditions économiques aetuelies en particulier\nla difficulté de se procurer du papier couché et des\nclichés phototypiques nous empêchent, momenta-\nnément de donner à LA CITÉ l'aspect que nous lui\ndestinons. Déjà notre prochain numéro sera abon-\ndamment illustré. Dans la suite, nous ne cesserons\nd'améliorer l'illustration et l'édition de la Revue,\n\nIMPRIMÉ ! d¥«r.t»firet\n! ' ' \\\n< * S\nE £\ns 3\ns\nt §\nfi a\n. L\n\\ - . g: -» '\nÀdministratiou ée la Revue\n-, /\\■ ' . ' • '* •\n\" LA CITÉ „\n10, PLACE LOIX, 10\n'• -v■ ; ■ \"- 4 »•-\\. . . , v.\nBRUXELLES"}, {"page_pdf": 24, "page_imprimee": "22", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac191907-01.1.24", "texte": "I Je soussigné, autorise l'administration de la Revue LA CITÉ, S\nIâ faire toucher par la poste la somme de : . |\nDix francs, 10 centimes §\ns . |\n| montant de mors abonnement à la première année de la Revue |\n[ LA CITÉ. (Le abonneménts prennent cours au ler juillet 1919, j\nIles nouveau* abonnés reçoivent les numéros parus après S\ncette date.)\n! SiONATtm. : Nom\" f ofe6Slo« ydttW : §\n9 I\ni\nL. TU—HUid-.,».... S\nM ■ m i - r n fl tflf mnflT- IBWIHIf IIIIIIIIIJUJ II\n■< /'■ J?'\nSignez cetfe carte d'abon»\n'S ' ;>W \" ''■ '- .V \"■/'- ' : S\" :-. '\nnement, - Détachez-la, puis\nde crainte deYoublier, en-\nvoyez-la dès ce jour,\n-_s , ' - - \\ f * *- *\n• ... •• }•' '■ - * • ' ' ' J. .\nLa Revue est envoyée gratuitement aux architectes, et artistes\nmobilisés qui nous en feront la demande-Ifs §ont priés de nous\nIndiquer leur adresse militaire.\nJ\nDes Presses H KUMPS-ROBYN\nRue Keyettveid* 81-85, IxelM^\n• . ' r; ;■ .k ■ • f ■ 3 ■ T \\\n\nFred. SAGE &C° Ltd kONDON\nParis, Buenos-Ayres, Johannesburg» Valparaiso, etc.\nBRUXELLES 30, Rue d'Arenberg, 30 BRUXELLES\nI J i\nDESSINATEURS ET CONSTRUCTEURS SPÉCIALISTES DE; DEVANTURES\nET INSTALLATIONS COMPLÈTES DE MAGASINS, BANQUES, ETC.\nVITRINES INTÉRIEURES -> SPÉCIALITÉ DE TRAVAUX EN BRONZE\nENTREPRISES GÉNÉRALES\nLA PREMIÈRE ET LA PLUS IMPORTANTE MAISON DU MONDE\nUi eufteiee In plot leetit, lu fit» riebst et lee mirai isetellée éeae le menée entier eut été éeeeinée et ceeetraite per FIES. SUE et C*\nnotamment en Belgique : Les Grands Magasins du 808 Marché à Bruxelles, Anvers et Liège ; MM, Woîfers Frères,\nFranciiomme et C°, Vanderborght Frètes, les Magasins des Bâtiments Baiser à Bruxelles, Manfield à Bruxelles et Anvers,\netc. etc. Ainsi qu'à Londres, Paris, Nice, Rome, Budapest, Belgrade, Buenos-Ayres, Calcutta, Capetown, Christiania\nConutantinople, Prague, Pretoria, New-York, Vienne, etc., etc. S-\n£t fltisin cilliiirc avec tes architectes et cxécite Miiitieiseieuf kirs prijits\n»■; s ■\nCatalogues illustrés sur demande"}]}