{"numero_id": "bm-bmtnaac-1919-08-01", "volume": "bmtnaac_1919-08_01", "ocr_sha256": "13bec93e7a604bb71562217fd277daf0a7a9a834711ec38ba4b021a67191d3a1", "source_tei": "https://github.com/Princeton-CDH/bluemountain-transcriptions/blob/main/periodicals/bmtnaac/issues/1919/08_01/bmtnaac_1919-08_01.tei.xml", "source_mets": "https://github.com/pulibrary/BlueMountain/blob/main/metadata/periodicals/bmtnaac/issues/1919/08_01/bmtnaac_1919-08_01.mets.xml", "url_numero": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac191908-01", "articles": [{"article_id": "bm-bmtnaac-1919-08-01-c002", "article_bluemountain": "bmtnaac_1919-08_01#c002", "volume": "bmtnaac_1919-08_01", "ocr_source": "OCR Blue Mountain (ALTO), transcription TEI : lignes lb/@facs", "texte_sans_correction": true, "page_debut": "21", "page_fin": "23", "image_debut": 3, "image_fin": 5, "pages_selon": "pagination imprimée relevée dans le METS Blue Mountain (ORDERLABEL) ; [n] = page sans folio restituée", "url_article": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac191908-01.2.2", "titre_corps": "Concordances", "titre_sommaire": "Concordances", "signature_source": "van der Swaelmen", "controle": "bornes données par la structure logique METS/ALTO de Blue Mountain (blocs ALTO de chaque constituant)", "pages": [{"page_pdf": 3, "page_imprimee": "21", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac191908-01.1.3", "debut_caractere": 183, "fin_caractere_exclue": 2116, "texte": "Concordances\n\nRENDANT compte dans le Mercure de France de mes \" Préliminaires d'Art\ncivique,,, Charles Merki écrivait :\n\" Depuis que la guerre a porté ses ravages en Belgique et dans le Nord\nde la France, les architectes \" urbanistes „ ont commencé un assez fort tapage et\ncherché à imposer leurs idées. „\n\" Urbanistes !? „ Quels sont donc ces originaux ?\n\" Urbanisme. „ Que veut dire ce mot dont l'apparence barbare accentue encore\nce que toute nouveauté comporte déjà d'inquiétant en soi ?\nOn peut dire que sous le terme d'Urbanisme il faut comprendre le courant\nd'idées qui tend à grouper en un corps de doctrine synthétique la socio-biolo-\ngie des cités, les techniques qui interviennent à leur aménagement\nrationnelles notions ouïes doctrines qui régissent cet aménagement ainsi\nque l'art de le réaliser harmonieusement.\nL'Urbaniste est donc le spécialiste qui, possédant à un degré suffisant les\nconnaissances et les capacités qui viennent d'être énumérées, est à même de réaliser\nà la mesure de son talent—le terme d'aboutissement de l'Urbanisme, à savoir\nce que le flamand exprime excellemment par le mot \"Stadsbeeid,, pris au sens\nlarge. On peut traduire approximativement \"Stadsbeeid,, par paysage urbain\net l'on doit entendre par là l'image (beeld) incessamment renouvelée que l'on\na à chaque instant sous les yeux lorsque l'on se déplace au sein de la cité, image\nqui est faite non seulement du décor constructions, silhouettes, dispositions ;\nmasses, ordonnance ; couleur, etc., etc. mais encore de la vi e , du mouve-\nment de la scène circulation et de la lumière éclairage (naturel ou\nartificiel) du \"tableau,, tous éléments dont l'Urbaniste, après avoir perfectionné le\ncomplexe fonctionnel de la cité ou amélioré les conditions de la vie urbaine, se sert\nplus ou moins consciemment ou plus ou moins \"génialement,, pour conférer à ces\naménagements utilitaires, d'ordre pratique et technique, l'aspect satisfaisant, au"}, {"page_pdf": 4, "page_imprimee": "22", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac191908-01.1.4", "debut_caractere": 19, "fin_caractere_exclue": 3099, "texte": "moins, ou beau chaque fois qu'on le peut, que réclame le sens esthétique obscur du\npublic (Je dis obscur, car la touchante unanimité,des citoyens à vouloir une \"belle,,\nville et des patriotes à souhaiter une patrie \"p 1 u S belle qu'avant la guerre,,\nse disperse instantanément'en la plus déplorable anarchie, à défaut d'une idée\ncommunément ou suffisamment partagée en matière artistique, aussitôt qu'il s'agit\nde savoir quel aspect donner à leur ville ou à notre patrie.)\nCe terme d'aboutissement de l'Urbanisme, cette résultante, que j'ai nommé\n\"Stadsbeeld,, est donc l'habillement visible élévation, construction\nd'une synthèse organique et fonctionnelle, exprimée dans un plan d'ensemble\nd'aménagement de la cité, dit Plan ré g u lat e u r (1), c'est-à-dire qui dirige et\nqui règle les aménagements en fonction les uns des autres. Ge plan\ndoit donc être le reflet graphique et le témoin de toutes les contingences en la cité\nconsidérée.\nComment aboutir pratiquement dans les circonstances actuelles à l'élaboration\nd'un tel plan ?\nSi l'on avait le temps, avant d'entreprendre la reconstruction des cités détruites,\nde faire de la théorie, de fonder des écoles spéciales ou normales et de former des\nurbanistes, peut-être pourrait-ôn espérer quelque bien d'un appareil méthodique\ngrandiose et parfaitement équilibré. Cela eût pu être une tâche du temps de paix.\nD'autres pays les Etats-Unis d'Amérique, l'Angleterre, l'Allemagne avaient\ncarrément entamé cette œuvre depuis pas mal d'années avant la guerre. Une œuvre\nanalogue pourrait être entreprise chez nous avec avantage, comme corollaire et\nparallèlement à l'œuvre de reconstruction.\nMais pour l'instant nous sommes saisis à la gorge par des nécessites brutales.\nNous devons prendre des mesures d'urgence, improvisées en grande partie, et nous\nsavons que, bonnes ou mauvaises, la plupart et les plus importantes d'entre elles\nvont engager l'avenir irrémédiablement. Comment faire pour éviter que le raz de\nmarée qui a réduit à néant tant de splendeurs accumulées au cours des siècles ne\nsoit point suivi de l'invasion d'un océan de fautes et de laideurs qui banniraient à\ntout jamais pour la postérité l'occasion de poursuivre sur une bonne base, et qui au\nmoins laisse ouvertes toutes les possibilités, l'œuvre millénaire de beauté et de\nprogrès momentanément interrompue?\nConcordance, coordination c'est en cela qu'il faut chercher le salut.\nC'est le moment de se souvenir que si de tout temps il y a eu des urbanistes\nthéoriciens ou praticiens— tels Wren, l'Enfant, Haussmann, Sitte, d'autres —de\ntout temps aussi les peuples ont, comme M. Jourdain faisait de la prose, fait de\nl'urbanisme sans le savoir.\nQuand ils ne s'en doutaient pas du tout et qu'ils obéissaient à leur pur instinct,\nou à des suggestions utilitaires imposées par la nécessité, ou èncore à une idée\ncommunément partagée, d'ordre éthique, dont l'art de leur époque fut le reflet,\n»'ji.,■•.-'; ' * • ■ . . . . ...\n\n(1) Termes admis provisoirement à défaut et dans l'attente de termes plus complètement et plus\nexactement révélateurs de leur contenu."}, {"page_pdf": 5, "page_imprimee": "23", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac191908-01.1.5", "debut_caractere": 19, "fin_caractere_exclue": 2149, "texte": "cela leur a souvent donné des résultats remarquables dont nous admirons encore\npassionnément aujourd'hui lés restes pour leur beauté/\nMais lorsqu'eurent successivement fait faillite : l'instinct, dans une demi-\nconscience insuffisante; l'idée communément partagée, dans un chaos de superstitions\nantagonistes ; l'accord spontané sur des suggestions utilitaires, dans le conflit d'intérêts\nopposés, le désarroi remplaça peu à peu Tordre que des survivances traditionnelles\nfaiblissantes furent impuissantes à maintenir. Ce fut surtout le XIXe siècle, Siècle de\nrévolution mécanique et sociale, qui consomma cette décadence. •\nLes débuts du XXe siècle se caractérisent, dans le domaine qui nous occupe,\npar des prodromes plus encourageants : un courant manifeste d'idées se fait jour.\nA défaut donc d'un instinct sûr, développons notre demi-conscience, qui est en\nprogrès déjà. A défaut d'une idée communément partagée qui viendra peut-être un\njour problème de psychologie sociale qui nous entraînerait loin il importe de\nréaliser l'accord ut il ita i r e sur ja subordination des intérêts\ndu général au particulier et sur la coordination des ef forts.\nEnvisagé pratiquement le problème clinique d'urbanisme posé par la destruc-\ntion des cités est, vu l'urgence, un problème d'organisation, de méthode, de co o r-\ndi nation avant tout.\nQuelques principes directeurs dominent la réalisation de cette œuvre : nous y\nreviendrons ultérieurement ■4\nL'établissement des corico r d a n c e s indispensables nécessite absolument\nle groupement en faisceau des données de toute nature intervenant au problème.\nLa maison s'ouvre à la rue; les rues, qui sont, au premier échelon, les boyaux\nde communication permettant les relations entre lçs maisons d'un groupe, « s'anas-\ntomosent » au sein d'un quartier; les quartiers s'inscrivent dans la cité, la cité dans\nsa région, la région dans un district, celui-ci dans le pays.\nTous ces éléments ont des rapports mutuels, nécessaires.\nCes rapports doivent être coordonnés.\nj'exposerai dans un prochain article une méthode\nimmédiatement applicable pour assurer\ncette coordination.\n\nvan der Swaelmen."}]}, {"article_id": "bm-bmtnaac-1919-08-01-c003", "article_bluemountain": "bmtnaac_1919-08_01#c003", "volume": "bmtnaac_1919-08_01", "ocr_source": "OCR Blue Mountain (ALTO), transcription TEI : lignes lb/@facs", "texte_sans_correction": true, "page_debut": "24", "page_fin": "n. p.", "image_debut": 6, "image_fin": 14, "pages_selon": "pagination imprimée relevée dans le METS Blue Mountain (ORDERLABEL) ; [n] = page sans folio restituée", "url_article": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac191908-01.2.3", "titre_corps": "La question du Marché aux Souliers,", "titre_sommaire": "La question du Marché aux Souliers,", "signature_source": "André DE RIDDER", "controle": "bornes données par la structure logique METS/ALTO de Blue Mountain (blocs ALTO de chaque constituant)", "pages": [{"page_pdf": 6, "page_imprimee": "24", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac191908-01.1.6", "debut_caractere": 19, "fin_caractere_exclue": 3236, "texte": "Le Concours d'Anvers\nLa question du Marché aux Souliers,\n\nLe problème du Pont de Meir et du Marché aux Souliers s'était déjà posé, à\nmaintes reprises, avant la guerre. Ces deux rues forment une des artères les\nplus actives au centre de la vieille ville d'Anvers, un tronçon important de la\nvoie de communication directe qui va de la gare centrale au port, en donnant\naccès à la Place Verte, où se trouve la Cathédrale, et à la Grand' Place avec son Hôtel\nde Ville et ses services publics. Larges de 9 à 15 mètres, ces rues ne suffisaient plus à\nla circulation très intense de tramcars, autos, voitures et véhicules de tout genre qui\ns'en servaient du matin au soir, ni au mouvement des promeneurs, les jours de grande\ncohue. La guerre posa le problème avec plus d'urgence et de netteté en provoquant la\ndestruction de presque tout un côté du Marché aux Souliers. Maintenant que la paix\nnous permet de ranimer les conditions nouvelles d'activité et implique la nécessité de\nreconstruire, il est de toute actualité de rappeler à la vie aussi un des coins les plus\nanimés en même temps que des plus pittoresques de l'ancienne cité.\nMais le problème est très difficile en même temps qu'urgent. Il s'agit d'une partie de\nla vieille ville dont la reconstruction trop aléatoire ou l'élargissement trop brutal aurait\ncomme effet d'ébranler toute l'ordonnance de ce coin si admirable et encore si bien\nconservé ,♦ la question du Marché aux Souliers ne peut du reste, être résolue à elle seul ;\nelle doit fatalement se rattacher à l'aménagement et à l'alignement de toutes les places\net rues latérales, lesquelles forment un ensemble organique des plus homogènes et des\nplus caractéristiques, et il n'est guère permis d'y porter arbitrairement la main.\nTout en respectant l'aspect civique existant depuis des siècles et l'image tradi-\ntionnelle de cette partie de ville formée si judicieusement par une évolution lente et\nconsciente, il faut donc en même temps tenir compte des inéluctables exigences de la\nvie moderne et des desiderata d'une voirie de grande circulation dans une ville interna-\ntionale et dans un port mondial.\nAnvers —* comme j'espère pouvoir mieux le démontrer un jour dans cette Revue\nest restée une fort belle ville à caractère ancien et très autochtone, et où, d'une\nfaçon générale le caractère ancestral a été fort bien respecté, nonobstant son cosmo-\npolitisme quelque peu disparate et son extension miraculeusement rapide. Le Marché\naux Souliers lui aussi avait bien conservé l'intimité d'un marché, presque fermé à ses\ndeux bouts, d'une part par le pont de Meir « pont » dans le sens vrai du mot, entre\nla vaste et majestueuse Place de Meir et le Marché aux Souliers, étranglement\nresque mais fort gênant et parfois dangereux et la si régulière et paisible Place Verte\nd'autre part. Sa forme largement évasée, coupée du souple redan de la Rue aux Lits et\nque vivifient quelques petites rues d'aspect provincial, avait une grande allure cependant,\nune ligne large et paisible. La discrète et sobre façade de l'Hôtel Provincial <1776) et\nl'humble apparence de la petite chapelle de la Vierge lui conféraient une dignité\nbourgeoise un peu vétusté, quelque peu solennelle et mystique. Malgré fe roulement"}, {"page_pdf": 9, "page_imprimee": "25", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac191908-01.1.9", "debut_caractere": 58, "fin_caractere_exclue": 3711, "texte": "dés trams et des autos, c'est une artère reposante. Et à deux pas de là se tasse le\nVieux Marché aux CEufs, si décoratif et serein, si archaïque et doux et qui recèle la\nmerveille d'une perspective admirable sur la tour dentelée de Notre-Dame.\nIl ne fallait donc pas songer à élargir radicalement le Pont de Meir et le Marché\naux Souliers par un systématique recul de toutes leurs façades et de créer des plaies\nbéaotes dans cette harmonie si bien comprise, comme il ne fallait non plus pas se\ncroiser les bras, en négligeant le danger et les troubles queprésentait pour le trafic urbain\nTexiguité de ces artères.\nLa « Commission d'Etudes pour l'Aménagement de l'Agglomération Anversoise »\njugea ne pouvoir mieux élucider le délicat problème qu'en faisant appel aux lumières\nde tous les architectes belges. Elle ouvrit un concours englobant tout le quartier\ncompris entre le Pont de Meir, le Marché aux Souliers, la place Verte et le - Marché\naux CEufs. Pour le reste, elle laissa toute liberté aux compétiteurs. Vingt-huit projets\nfurent présentés. Le jury, quelque peu désappointé du résultat, jugea préférable de ne\npas octroyer le premier, le second et le troisième prix promis et répartit ex aequo entre\ncinq projets, et sans les classer, le montant total des primes mis à sa disposition. Chacun\ndes cinq projets couronnés avait attiré son attention par l'une ou l'autre suggestion plus\nou moins remarquable et par certaines qualités propres, à titre égal. J'avoue qu'entre\nces cinq projets ma préférence personnelle va nettement vers celui de MM. Delvaux et\nFrancken, alors que je partage fort peu les conceptions qui furent à la base des projets\nde MM. Winders et Berger par exemple, et je dois ajouter que celles-ci semblent fort\npeu cadrer aussi avec les principes conducteurs sur lesquels le jury avait- jugé indis-\npensable de se mettre d'accord, avant de procéder à ses opérations.\nCes principes furent judicieusement établis et témoignent d'une compréhension\nfort claire des droits historiques en même temps que des exigences modernes, lesquels\nsimultanément se font valoir en cet endroit d'Anvers. Les deux idées maîtresses que le\njury développa furent donc : 1Q qu'il n'est guère à conseiller de modifier trop profondé-\nment la situation existante dans les anciens quartiers de ville et qu'il est utile, tant au\npoint de vue archéologique qu'au point de vue esthétique, de respecter le plus possible\nla formation historique de ta voirie et de ne pas déséquilibrer trop radicalement son\ncaractère par une modernisation imprudente ,- 2° que dans une grande ville, la circu*\nlation ne se laisse pas détourner au gré des traceurs de plans et continue à suivre une\ndirection que l'habitude et les situations acquises finissent par rendre presque\nlùctabléy même lorsqu'elle est défectueuse.\nCes deux principes évincèrent tout d'abord ceux des concurrents qui n'avaient\npas craint de bouleverser complètement tout ce coin de vieille ville et s'étaient contentés\nde tracer de somptueux élargissements sur un terrain presque nivellé ,• à regarder certains\nprojets, on se convainct combien intense chez certaines âmes simples est encore\nl'amour de la perspective droite et de l'ordre rectiligne et qui ne craignent pas même\nl'ennui de la monotonie et le dégoût de trop de méthode et de logique. Ils écartèrent\naussi ceux d'entre les projets qui avaient préconisé le détournement du trafic, soit en le\ndivisant entre le Marché aux Souliers et le Marché aux CEufs, soit en le canalisant\npar une artère nouvelle, ouverte à travers tout le bloc de maisons entre le Pont de\nMeir et la Place Verte. Quelques-uns des concurrents avaient vu en cette artère"}, {"page_pdf": 10, "page_imprimee": "26", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac191908-01.1.10", "debut_caractere": 19, "fin_caractere_exclue": 3674, "texte": "moderne une rue à ciel ouvert, très large et à tendance monumentale, d'autres l'avaient\nenvisagée comme passage couvert ou galerie vitrée, pour reprendre une idée\ncourante dans les milieux anversois, où depuis longtemps bourdonnait la plainte que\ndans une grande ville comme Anvers, un passage couvert est indispensable pour les\njours de pluie ou de chaleur extrême, refuge pour les flâneurs qui ne savent vivre\nen dehors de la rue et du spectacle des boutiques,- on jalousait Bruxelles, on songeait\nà Milan.\nSubsidiairement le jury affirma qu'il convenait de maintenir au Marché aux CËufs\nson caractère archaïque et de conserver au cœur de la ville cette petite place si tran*\nquille et si reposante, dont tous les gens sensibles aiment la subtile atmosphère. Aucun\ntram ne doit y passer et il faut s'évertuer de décrépir les quelques vieilles façades qui\ny subsistent mais que ce qu'on appelle le progrès avait banalisées dans le cours des\ndernières années. Il y a eu des architectes qui n'ont pas hésité à sacrifier cette beauté\nréelle à leurs conceptions de N'y a*t*il pas quelque chose d'effarant dans\nl'acte de ces pseudo-artistes qui sans scrupules abattent une beauté patiemment formée\net laborieusement maintenue, de caractère original et authentique de style, pour la\nremplacer non pas par des structures modernes ce qui serait compréhensible, pour\npeu que leur futurisme fut sincère et apte à créer quelque vraie beauté moderniste à la\nplace de ce qu'ils suppriment mais qui, bouffis de sottise orgueilleuse et de pédant\nterie grotesque, ne nous offrent que du plus pompeux, issu de leur pauvre\npetite imagination romanesque et dé leurs prétentions décoratives, en style Vieux*\nBruxelles ou VieiUAnvers, en baroquerie d'exposition universelle dont ils ont ramassé\nles éléments à droite et à gauche et qu'ils caeafonisent en un monumentalisme de pièce\nmontée. Combien la rue de Rivoli par exemple a inspiré ceux d'entre ces braves gens\nqui, soucieux de doter leur ville d'arcades ou de galeries, se sont empressés de\nconstruire quelque cloître en style composite autour de leurs blocs à bâtir, sans songer\nà conserver l'harmonie d'ensemble de ce coin sensible. Il y en a qui ont noué la\nfarandole de leurs arcades tout autour du bloc entier à aménager, depuis le Pont de Meir,\nen enveloppant tous le Marché aux souliers, la Place Verte et le Marché aux œufs, de\nleurs cintres et calamiteux. Et dans tout cela pas une seule tentative\nmoderniste, à part dans les deux projets hollandais « Eurêka » et « Passage » et dans le\nprojet belge qui s'individualisait par un anneau d'or, bien mérité, du reste.\nLouons MM. Delvaux et Francken d'avoir été respectueux et de vrais artistes. Ils\nont fait un très beau projet, pratique et décoratif, et qui tient compte des exigences\ncontradictoires du problème. Ils ont tout d'abord compris qu'il fallait, autant que pos*\nsible, respecter la situation ancienne. Ils l'ont même corrigée en nous ramenant au plan\nde 1565, que des transformations peu heureuses avaient déformé : le Marché aux souliers\nétait primitivement plus large que maintenant et la jonction Meir-Pont de Meir, de la\nplace large au pont étroit, était fort harmonieusement assurée, au moyen d'une perspective\nà redans, qui fermait la place et laissait cependant de l'espace ,• un mur de jardin a dû\njadis former en cet endroit un fonds bas et clair. Ce mur a été remplacé plus tard par\nun bloc de maisons, qui bouche la vue et semble bien sombre. Les auteurs ont songé à\ny substituer une grande construction avec terrasse en saillie, sur pilliers. La façade\nproprement dite, au-dessus de la terrasse arcadée se trouverait en recul de 3 mètres."}, {"page_pdf": 11, "page_imprimee": "27", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac191908-01.1.11", "debut_caractere": 19, "fin_caractere_exclue": 3631, "texte": "Dans la construction supérieure on aurait à installer un café ou restaurant, avec de\ngrandes baies claires, très lumineuses le soir, pour animer cet endroit un peu morne. Et\nvoilà une idée bien moderne qui ne rompt pas l'harmonie ancienne, mais la complète et\nla vivifie, et la façade même qu'esquissent les auteurs est toute sobre et synthétique,\nsans fantaisies de détails, conçue suivant l'esprit de notre temps : l'influence de\ntecte américain Wright est avouée par les auteurs mêmes. Leur fond ferme admirable-\nment bien la perspective de la Place de Mier ; ils maintiennent le tracé piriforme, si\ncaractéristique à Anvers, que nous retrouvons encore dans la rue Neuve, le Marché aux\nChevaux etc., leurs artères sont bien closes et ordonnées, intimes et riches en aspects.\nLe Pont de Meir est élargi à 22 m., avec une galerie de 3 mètres du côté gauche.\nQuant au marché aux Souliers, il est porté à 21 mètres, ce qui n'est pas exagéré et ne\nreprésente pas un coût trop élevé. Ils élargissent aussi la rues Lits, ce qui est\nsuperflu à notre avis, de même que la rue des Jambons, ce qui crée un trou béant au\nbout du Marché aux œufs, alors qu'ils ne touchent pas à celui-ci par ailleurs,\nE. Van Steenbergen, dont le projet est très discret àussi et inspiré par un amour\ntrès vif pour la ville ancienne, élargit le Pont de Meir de deux côtés et y prévoit de chaque\ncôté des arcades : combinaison trop symétrique pour une voie qui n'a que 27 m de\nlargeur utile et 17 m. de largeur apparente. Le Marché aux Souliers est porté à 15 m.\nseulement, ce qui est trop peu. Le marché aux CEufs reste intact,\nVan Dyck lui aussi pousse très loin sa sympathie pour les vieilles pierres. Il change\nla direction de la rue aux Lits, d'où lotissement fautif, pour conserver la vue sur la\npetite tour espagnole du Pagador, dont le bombardement nous a révélé l'existence\noubliée et pour avoir une perspective diagonale sur la cathédrale : idée généreuse mais\nqui déforme trop la voirie.\nQuant aux projets de MM. Winders et Berger, ils s'écartent trop des faits existants.\nfM. Winders projette des arcades autour'de tout le bloc à approprier et crée ainsi un\naménagement des plus monotones et peu rationnel, sans parler des injures qu'il inflige\nau caractère consacré du quartier, mais il crée une utile perspective concave comme\nfond de décor de la Place de Meir, en une architecture hélas trop ornée et trop pastis\nchée. M. Berger, lui, déplace Taxe même du Pont de Meir, y crée une place nouvelle\nqui chevauche la Place de Meir et fait surgir, sur les décombres de ce qui fut, une\ngrande rue droite vers la Place Verte, alors qu'il ne fait rien pour le marché aux\nliers qu'il abandonne à son sort de vieille rue accessoire.\nOutre les cinq projets que je viens de commenter brièvement, le jury distingua\nparticulièrement celui de M. Smolderen, projet irréalisable mais merveilleux, vu comme\nen un rêve fastueux, en une téméraire vision d'avenir : l'aspect d'un Anvers cosmopo-\nlite et mondial, surgi d'une imagination somptueuse et ardente, qui ne recule devant aucun\nsacrifice et qui se hasarde à remanier et à reconstruire, d'après des conceptions idéalistes\net absolues, tout le plan primitif de la ville, dont on reconnaît à peine le style propre si\nce n'est à quelques bâtiments, retrouvés comme des iles familières dans cette Babel\nuniverselle. Le projet n'offre pas de solution directe pour le problème posé : le marché\naux Souliers et ses abords se perdent dans l'ampleur de ce projet grandiloquent, très\nartistique et admirable du reste\nLa « Commission d'études » va se charger de rédiger le plan d'exécution définitif."}, {"page_pdf": 12, "page_imprimee": "28", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac191908-01.1.12", "debut_caractere": 19, "fin_caractere_exclue": 1027, "texte": "-■ •. * / . ,\nNous croyons savoir que l'idée de MM. Delvaux et Francken de construire des\narcades le long de l'alignement gauche du Pont de Meir, en construire plus loin, a\nété adoptée, en même temps que leur suggestion d'assurer à cette artère le maximum de\nfermeture avec le minimum de largeur eu égard aux circonstances locales.\nLe Marché aux Souliers sera élargi à 21 m. probablement, alors que tout laisse\nprévoir qu'on ne touchera pas au Marché aux CEufs, à la rue aux Lits, à la rue des\nJambons, à la Place Verte.\nEt ce concours fut, après celui pour l'aménagement de l'enceinte d'Anvers, une\nbelle démonstration urbanistique. Qu'il soit aussi un exemple à suivre par les autres\nmunicipalités belges !\nr\nL'article qui précède devait être illustré de\nreproductions du projet présenté par M. l'architecte\nSmolderen pour r aménagement de la ville d'Anvers,\nUn retard dans la confection des clichés nous\n. * '\noblige de remettre au prochain numéro la publication\nde ces illustrations\n• \\\n\nAndré DE RIDDER."}]}, {"article_id": "bm-bmtnaac-1919-08-01-c004", "article_bluemountain": "bmtnaac_1919-08_01#c004", "volume": "bmtnaac_1919-08_01", "ocr_source": "OCR Blue Mountain (ALTO), transcription TEI : lignes lb/@facs", "texte_sans_correction": true, "page_debut": "n. p.", "page_fin": "n. p.", "image_debut": 7, "image_fin": 7, "pages_selon": "pagination imprimée relevée dans le METS Blue Mountain (ORDERLABEL) ; [n] = page sans folio restituée", "url_article": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac191908-01.2.3.1", "titre_corps": "LA CITÉ, N° 2 Août 1919", "titre_sommaire": "LA CITÉ, N° 2 Août 1919", "signature_source": "", "controle": "bornes données par la structure logique METS/ALTO de Blue Mountain (blocs ALTO de chaque constituant)", "pages": [{"page_pdf": 7, "page_imprimee": "n. p.", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac191908-01.1.7", "debut_caractere": 0, "fin_caractere_exclue": 200, "texte": "RECONSTRUCTION DU\nMARCHÉ=AUX=SOULIERS\nPlanche III\nCLICHÉ ALPH. 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Toutes furent détruites par le bom-\nbardement, sauf une. Or, s'il faut en croire un\ncorrespondant de la « Libre Belgique », le con-\nseil communal de cette ville, appuyé par des\nautorités compétentes, aurait décidé à l'unani-\nmité d'abattre la maison restante pour que\nl'église soit entièrement dégagée. L'informateur\nfait remarquer naïvement que les petites mai*\nsons qui entourent Sainte-Walburge n'ont pas\nde « cachet architectural »!\nEstait concevable que l'on en soit encore\nchez nous à méconnaître le rôle esthétique de\nces modestes compléments de nos vieilles\ncathédrales. Pauvre Buis, qui croyait avoir\nouvert les yeux de ses compatriotes, mais dont\nles enseignements semblent, décidément, n'être\nen honneur qu'à l'étranger. Mais vrai*\nment laisser faire ceux qui, impassibles et le\nsourire aux lèvres, veulent continuer sous une\nétiquette patriotique l'œuvre de démolition si\nbien commencée par les boches ?\nIl semble d'ailleurs que Furnes ne soit pas\nseule menacée. Le même correspondant de la\n«Libre Belgique» annonce, avec complaisance,\nque le conseil communal d'Audenaerde, appuyé\npar les autorités compétentes, aurait décidé\nd'abattre les maisons qui entourent l'église Ste-\nWalburge en cette dernière ville.\nHeureusement, une protestation est venue\ndémentir ce bruit,- mais où est la vérité?\nQuoiqu'il en soit, la commission des\nrations, que préside le distingué archéologue\nM. le vicomte de Ghellinck d'Elseghem-\nVaernewijck, se serait prononcée pour la\nrestauration des petites maisons en question.\n« Ces maisons, fait très justement remarquer\nl'auteur de ce démenti, ne sont d'aucune gêne\npour la circulation/ leur reconstruction peiit\nse faire d'après les règles de l'hygiène et elles\nconstituent un élément essentiel à l'aspect animé\net pittoresque de l'admirable Grand'place d'Au*\ndenaerde,- leurs tonalités gaies contrastent de\nla plus heureuse façon avec les sombres pierres\nde l'édifice. Leur disparition rendrait ce coin\nd'Audenaerde parfaitement morne et banal/\nelle romprait irrémédiablement l'heureuse gra-\ndation des lignes et les proportions impression-\nnantes qui existent entre les maisonnettes et\nl'imposant monument qui les domine.\nC'est une erreur de croire que ces maisons\nmanquent de valeur architecturale. Ce qui en\nreste <et les anciennes gravures contiennent\ndes indications précieuses pour la restauration\ndes maisons détruites) nous montre un ensemble\narchitectural des plus charmants.\nPar contre, le soubassement de l'église, qui\nseul reste caché/ est dénué de tout élément\nd'architecture. Toutes les parties intéressantes\nde l'édifice resteront parfaitement mises en\nvaleur. »\n* * *\nLE DEGAGEMENT DES EGLISES.\nLa Renaissance des cités, dont ont connaît\nl'action si heureuse en France, vient de\nstituer un comité artistique sous le triple patro-\nnage de la Société des artistes français, de la\nSociété nationale des et du Salon\nd'automne,, ayant pour mission d'étudier les\nnombreux problèmes artistiques qui se posent\npour la reconstruction des régions dévastées.\nUne des premières questions soumises à ses\ndélibérations a été celle du « dégagement > des\nmonuments publics et notamment des églises.\nSoutenant cette thèse « que les cathédrales\nont été conçues et étudiées pour être vues et\nde très loin dans la campagne et de très près\ndans les petites rues des villes anciennes et\nqu'il importe de ne pas trahir, en en dénaturant\nl'aspect, les artistes qui les ont construites » il\na émis le vœu : « que les municipalités renon*\nçent à dégager les cathédrales ,♦ que si, en dehors\nde toute préoccupation artistiques, un dégage*\nment, même partiel, a été réalisé ou s'impose\npour des raisons impérieuses, on ramène autant\nque possible le spectateur dans la condition\noriginelle au moyen des plantations d'arbres,\nde constructions basses, d'alignements brisés\nou par un autre moyen respectant les\ntions d'ensemble ». La Renaissance des cités\ndemande à tous ceux, associations ou\nliers, qui partagent ses idées de se joindre à elle\npour une action commune auprès des munici*\npalités et des pouvoirs publics."}, {"page_pdf": 16, "page_imprimee": "30", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac191908-01.1.16", "debut_caractere": 30, "fin_caractere_exclue": 4284, "texte": "LA RECONSTRUCTION DE REIMS.\nEn pleine guerre, alors que l'horizon était\nencore bien sombre, le Conseil municipal de\nReims se préoccupait déjà de la résurrection\nde la ville martyre. Dès 1916, il organisa un\nconcours d'idées qui donna lieu à des projets\nde reconstruction, dont quelques-uns furent\nexposés en 1919, à l'Exposition de la cité\nreconstituée à Paris. .Mais la situation avait\nbien changé depuis lors. Les Allemands, renou*\nvêlant Içurs furieux assauts contre la ville\nchampenoise, avaient consommé leur oeuvre de\ndestruction. A la fin des hostilités, des quartiers\nentiers de la ville étaient en ruines. Des études\nimportantes étaient nécessaires pour assurer\nune reconstruction convenable de la ville. Sa\nmunicipalité, fort progressiste, décida de\nrir, cette fois encore, au concours public.\nCelui-ci vient d'être jugé par une commission,\ncomposée de notabilités de la ville et d'émis\nnents artistes, dont MM. Bonnier, Cordonnier\net Deglave. Le projet, présenté par MM. Bou-\nchette et Expert, a retenu les suffrages de cette\ncommission comme conciliant les exigences\ndes besoins d'une grande ville moderne et la\nconservation des souvenirs du passé, si\nbreux à Reims. Un quotidien français nous\nfait connaître les grandes lignes de ce projet de\nreconstruction qui fera de Reims une cité\nd'aspect agréable et harmonieux, tout en lui\nmaintenant son caractère si nettement\nresque et historique.\nAu chevet de la splendide cathédrale, à la\nplace d'un îlot de maisons détruites, un square\nsera aménagé et devant l'édifice sacré, la place\ndu Parvis sera élargie dans des proportions\nmodestes, permettant de conserver à cette place\ndu vieux Reims son caractère\nOn ne peut qu'applaudir à cette réserve, et la\nciter en exemple à ceux qui, un peu partout,\nveulent dégager outrancièrement les anciens\nédifices.\nLe palais de l'archevêché, touchant à la\ncathédrale, sera conservé/ la chapelle n'a perdu\nque sa toiture et la façade construite par\nRobert de Cote, peut être restaurée. Les\népaisses et solides murailles de la salle des\nRois sont conservées intactes. La place Royale\nconservera son aspect : au centre, la statue de\nLouis XV intacte, avec son de\nPigalle, symbolisant le commerce remois : on\nprévoit seulement la transformation des arcades\nen portiques à jour.\nL'hôtel de ville sera reconstruit sur son\nemplacement actuel, et Ton ne sait pas encore\nsi, de la place Royale à la place de l'hôtel de\nville, if sera construit des maisons uniformes,\ndans un style ordonné avec le cadre de fa\nplace Royale.\nD'une façon générale, la ville conservera\nson ancien caractère qui faisait l'admiration\ndes visiteurs, sans toutefois sacrifier les exi*\ngences nécessaires auxquelles entraîne le deve*\nloppement d'une grande ville moderne. Des\nrues seront élargies, des boulevards percés dans\nles quartiers éloignés du centre de la ville,-et\nl'on bâtira des maisons ouvrières, des jardins\nde quartier et de nombreux squares. Le projet\nsera soumis prochainement à la ratification du\nconseil municipal, et on peut espérer que très\nprochainement les Rémois seront fixés sur les\nprojets de reconstruction de la capitale\npenoise. $£ *\nCRÉATION DE CITÉS-JARDINS AUX\nENVIRONS DE PARIS. - Une initiative\nfort intéressante encore est celle de l'Office\ndes Habitations à Bon Marché du département\nde la Seine. Cet organisme progressiste a estimé\nque la meilleure manière d'utiliser le crédit de\n10 millions qui lui avait été ouvert par le départe-\nment delà Seine, consistait à assurer la création\naux environs de Paris de véritables faubourgs*\njardins. Il a acquis dans ce but plusieurs grandes\npropriétés et fait étudier leur aménagement par\ndes techniciens spécialistes. Les projets sont\ndes plus heureux. Nous espérons pouvoir\ndonner prochainement un détaillé\ndu très remarquable rapport de MM. Henri\nSellier et P. Dormoy, conseillers généraux.\n& * *\nLine Société des Urbanismes belges vient de\nse former. Elle recrutera ses membres exclue\nsivement parmi les techniciens compétents,\nspécialisés dans l'art d'aménager les cités et les\nRégions.\n« Là Cité » sera l'organe de la S. U. B. et\npubliera dans son prochain numéro le Manifeste\ndes Urbanismes belges. Toute communication\nrelative à la S. U. B. doit être adressée au\nSecrétariat provisoire, 90, av de la Couronne."}]}, {"article_id": "bm-bmtnaac-1919-08-01-c010", "article_bluemountain": "bmtnaac_1919-08_01#c010", "volume": "bmtnaac_1919-08_01", "ocr_source": "OCR Blue Mountain (ALTO), transcription TEI : lignes lb/@facs", "texte_sans_correction": true, "page_debut": "31", "page_fin": "n. p.", "image_debut": 17, "image_fin": 20, "pages_selon": "pagination imprimée relevée dans le METS Blue Mountain (ORDERLABEL) ; [n] = page sans folio restituée", "url_article": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac191908-01.2.5", "titre_corps": "Échos et Nouvelles", "titre_sommaire": "Échos et Nouvelles", "signature_source": "", "controle": "bornes données par la structure logique METS/ALTO de Blue Mountain (blocs ALTO de chaque constituant)", "pages": [{"page_pdf": 17, "page_imprimee": "31", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac191908-01.1.17", "debut_caractere": 19, "fin_caractere_exclue": 3821, "texte": "ARCHITECTURE\nÉchos et Nouvelles\n\nLes plans de la SOUS-STATION ELEC-\nTRIQUE à construire à RHODE-SAINT-\nGENESE, avaient été mis au concours par\nla Société nationale des Chemins de fer vici-\nnaux. Quarante trois projets étaient parvenus\nau jury.\nCinq d'entre eux ont été, retenus. Leurs\nauteurs, MM. J. Vivenoy et G. France <en\ncollaboration), A. Callewaert/ L. François,\nV. Socquet, F. De Paepe sont admis à ia\nseconde épreuve.\nLA BASILIQUE DE KOEKELBERG.\nTous les amis de l'art, et non le moins les\narchitectes modernistes auront appris avec une\nréelle satisfaction, que M. Beco, l'honorable\ngouverneur du Brabant qui est le nouveau\nprésident du comité de la Basilique, a décidé\nde mettre les plans de cet important édifice au\nconcours. L'on sait que M. l'architecte Lange-\nrock avait déjà dressé les plans d'une basilique\ngothique dont les fondations sont construites.\n< Nous pensons - a déclaré M. Beco à un\nde nos confrères que fa guerre avec l'ébran-\nlement profond qu'elle a imprimé aux sensibi-\nlités, peut faire naître un art propre à Y « après-\nguerre ».\nEt, tout en reconnaissant la valeur incon-\ntestée de M. Langerock, nous avons conçu le\nprojet de mettre au concours les plans du grand\nmonument.\nCelui-ci, qui doit s'édifier sur le plateau de\nKoekelberg, cette butte qui domine la grande\nville, devra être simple et grand tout ensemble,\nde façon que son allure générale s'accorde avec\nle caractère majestueux du cadre ou il se\ndressera.\nDès lors, il est intéressant de voir ce que nos\narchitectes feront de ce projet. Les concurrents\nnous apporteront des idées qui serviront, peut-\nêtre, à établir les bases définitives du concours\nfinal.\nMais, en tous cas, nous voudrions que l'édi-\nfice comprit un autel central, entouré de neuf\nchapelles, chacune d'elles étant plus spéciale-\nment consacrée à l'une des neuf provinces\nbelges. »\nVoilà une belle victoire à la fois du principe\ndes concours publics et de l'art moderne.\nDécidément la guerre a changé quelque\nchose à la mentalité artistique du public.\n* * *\nMONUMENTS COMMEMORATIFS\nÀ SAINT-GILLES-BRUXELLES. - Un\nconcours est ouvert entre architectes et sculp-\nteurs pour l'érection, 1° d'un monument funé-\nraire à la mémoire des victimes de la guerre\n2° d'un mémorial en l'honneur de tous les\nSaint-Gillois morts pour la patrie.\nTrois primes de 500, 300 et 200 francs sont\nErévues en faveur des projets classés premiers.\n,a communication du Collège échevinal qui\nnous en a fait part, reste muette en ce qui\nconcerne les délais et les autres clauses du\nconcours !\n* m *\nUN CONCOURS POUR CON-\nSTRUCTION D'HABITATIONS A BON\nMARCHE, a été organisé par le Ministère\ndes travaux publics sous l'impulsion de\nMM. Vinck et Vandevoorde, conseillers du\ngouvernement. Les concurrents sont invités à\nsoumettre, en première épreuve, des plans pour\nmaisons du type isolé et maisons jumelées. La\nseconde épreuve comporte la construction des\nmaisons, à un nombre plus ou moins élevé\nd'exemplaires. C'est une heureuse innovation,\nOnnepourra dire de cette joute, commede tant\nd'autres, qu'il ne sagit là que de beaux projets\nsur le papier. L'occasion est offerte aux inven-\nteurs de nouveaux procédés de construction,\naux partisans des matériaux nouveaux de\nmontrer d'une façon irréfutable les avantages\nde leurs systèmes.\nVoilà donc le problème de la construction\nd'habitations à bon marché posé d'une façon\nconcrète, tel qu'il se conçoit dans la pratique.\nLes organisateurs du concours ont compris\nqu'il n'y avait qu'une seule solution qui puisse\ntirer le pays d'embarras: la production indus*\ntrielle de la petite habitation.\nL'initiative est trop intéressante pour qu'on\nn'en félicite pas chaleureusement le Ministre\ndes Travaux publics, d'autant plus que voilà\nplus de 6 mois, que tous ceux qui s'intéressent\nau problème du logement ouvrier, attendent du"}, {"page_pdf": 18, "page_imprimee": "32", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac191908-01.1.18", "debut_caractere": 32, "fin_caractere_exclue": 3896, "texte": "*\ngouvernement un seul geste marquant l'intérêt\nqu'il porte ou devrait porter à l'étude\ntechnique de ce problème éminemment actuel.\nNous regrettons dans ces conditions,-\nde devoir signaler quelques lacunes que ce\nconcours présente. Mais elles sont vraiment\ntrop importantes ! Il y a d'abord la question du\ndélai : les programmes n'ont pu s'obtenir que\ntout à la fin de juillet et cependant les projets\ndoivent être remis avant le 15 août.\non vraiment une telle hâte après 6 mois d'inac-\ntion. Il est non moins regrettable de voir les\npouvoirs publics apporter si peu de soins à\nl'organisation proprement dite d'un concourt.\nLe programme n'est il pas complètement muet\nen ce qui concerne la composition du jury?\nCe sont là des détails qui dans les pays ou\nl'organisation professionnelle des architectes\nest plus avancée que chez nous suffiraient\nà faire décréter le boycottage d'une pareille\njouté.\nline critique encore, d'ordre technique\nlà. Le programme impose aux concurrents les\nprescriptions que le Conseil supérieur d'hygiène\npublique de Belgique maintient malgré tous les\nenseignements de l'étranger et qui entravent\nl'abaissement du prix de revient de la petite\nhabitation. Nous estimons que c'est regrettable\npuisqu'il s'agit de faire naître des solutions\nnouvelles d'un problème qu'on a été, jusqu'à\nprésent, impuissant à résoudre en Belgique.\nR V\nLA PROFESSION , D'ARCHITECTE.\n' M. Michel, secrétaire de la Chambre syn-\ndicale des architectes de Belgique, a exposé\ndernièrement ses vues sur la rénovation de la\nprofession d'architecte.\nCette carrière, remarque-t-il fort justement,\nest de celles qui exigent le plus d'aptitudes, de\nsolides connaissances et de responsabilités. Et\ncependant, elle est à la portée de tous ! Il fau-\ndrait que l'on réglemente la profession,- que l'on\ncrée le diplôme sollicité depuis longtemps par\nles fédérations. Ces réformes sont urgentes si\nl'on veut écarter les non-valeurs et les empê-\ncher de s'immiscer dans la reconstruction de\nnos villes détruites.\nIl est également nécessaire d'instruire le\npublic en matière d'architecture, de lui faire\nconnaître les devoirs et obligations de\ntecte, de lui apprendre à distinguer entre le\nvéritable artiste de ce nom et le vulgaire\nseur qui usurpe le titre d'architecte sans avoir\naucune des qualités nécessaires pour en tenir\nl'emploi.\n* * *\nL'UNIVERSITÉ DE BRUXELLES sera\nentièrement concentrée au Parc Léopold. Les\narchitectes Bosmans et Van Rysselberge sont\nchargés de dresser les plans des nouveaux\nlocaux destinés à remplacer ceux qui se trou-\nvent actuellement rue des Sols et qui vont être\nlivrés aux démolisseurs.\n, ; ; îfc îfc.\nUn conseiller communal de Bruxelles a pro-\nposé au conseil de cette ville de construire\nimmédiatement LES NOUVEAUX LO-\nCAUX destinés aux services administratifs\nde la Ville et sur l'emplacement occupé par\nles immeubles s'élevant dans le vaste quadrila-\ntère borné par les rues de l'Etuve, de l'Amigo,\ndu Màrcjhe-au-Ch'arbôri et du Lombard.\nLes plans dé cette transformation, dus à\nl'architecte M. Van ysendyck ont été revus\npar M. Vah Vseridyck fils et ont été soumis\nau conseil.\n* * *\nLES PROJETS DE LA COMMUNE\nDE LAEKEN. En vue de parer à la\ncrise aiguë dés logements, le conseil communal\nde Laeken a, dernièrement, voté à l'unanimité\nle principe ;\na> d'un emprunt de 4 millions pour la cons-\ntruction d'habitations ouvrières : 1° à logements\nmultiples / 2° genre cottages jumellés et grou-\npés et ce pour les divers quartiers de la com-\nmune/\nb> un emprunt de 250.000 francs pour\nl'édification d'un bassin de natation et bains-\ndouches.\nIl a été décidé qu'un concours sera organisé\nentre architectes bélgés pour l'érection de ces\ndivers édifices d'intérêt public. Le programme\nsera préalablement étudié et rédigé par une\ncommission composée de trois délégués du\nconseil communal et de deux délégués de la\nSociété centrale d'Architecture."}]}, {"article_id": "bm-bmtnaac-1919-08-01-c011", "article_bluemountain": "bmtnaac_1919-08_01#c011", "volume": "bmtnaac_1919-08_01", "ocr_source": "OCR Blue Mountain (ALTO), transcription TEI : lignes lb/@facs", "texte_sans_correction": true, "page_debut": "n. p.", "page_fin": "n. p.", "image_debut": 19, "image_fin": 19, "pages_selon": "pagination imprimée relevée dans le METS Blue Mountain (ORDERLABEL) ; [n] = page sans folio restituée", "url_article": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac191908-01.2.5.1", "titre_corps": "Projet de M. Pol BERGER Architecte à Anvers", "titre_sommaire": "Projet de M. 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Nous\navons insisté sur la grande portée de la\nréforme légale réalisée de la sorte et défini la\nsignification exacte du terme « plan général\nd'aménagement ».\nPour que notre examen de la loi nouvelle\nsoit complet, il nous reste à dire quelques\nmots des réformes accessoires que l'arrêté-loi\nintroduit.\nLes articles 2 et 3 sont relatifs à la procé-\ndure d'approbation des plans d'aménagement.\nLa Commission Royale des Monuments et\ndes Sites s'y trouve désignée comme orga-\nnisme consultatif en ces matière^.\nLa disposition n'a rien d'imprévu. Dès 1912\nun arrêté royal avait chargé cette commission\nde donner son avis sur les avant*projets de\nvoirie qui, directement ou indirectement\ntouchent à des questions d'esthétique. Le pré*\nsent arrêté*loi ne fait donc que confirmer cette\nmission en ce qui concerne les plans d'aména*\ngement.\nNombreux cependant sont ceux qui, tout\nen reconnaissant la compétence de cet institut,\nen matière d'esthétique et d'archéologie, ont\ndéploré qu'il n'ait été créé un organisme\nconsultatif spécialement compétent en matière\nd'aménagement ruraux et urbains.\nEn effet, l'« U r banisme > d'aujourd'hui\nn'est plus l'« E s t h é t i qu e des Villes»\nd'if y a une génération. Nous en avons dit\nassez, dans notre précédente étude pour faire\nsaisir que le problème de la construction des\nvilles est d'essence économique et technique\nautant quartistique.\nAussi, il y aurait danger à voir des pro-\nblèmes de ce genre abordés par des hommes\nqui n'auraient qu'une formation purement\nartistique.\nLeur influence pourrait, principalement\nlorsqu'il s'agit de la renaissance et de la\nreconstruction des villes détruites,- avoir\nune influence néfaste, dont maint projet d'au*\njourd'hui porte, déjà, la trace.\nPour restituer de la vie aux régions dé vas*\ntées et faire renaître des centres industriels\nautrefois prospères, ce ne sont pas des pro-\njets grandioses de voirie, ou de beaux plans\nde façades qu'il nous faut ,• ce que l'on appelle\nle « programme d'urbanisation > s'appuiera\nsur une étude consciencieuse et fouillée de la\nvie économique et industrielle de ces villes ,*\nil s'accompagnera d'un graphique nous mon*\ntrant la nature des industries existantes avant\nla guerre, leur emplacement et le nombre\nd'ouvriers qu'elles occupaient,- il nous four*\nnira enfin des propositions concrètes et immé*\ndiatement réalisables concernant le groupement\nrationnel de ces industries, leur outillage éco*\nnomique, leurs voies d'accès.\nDe telles études ne peuvent être de simples\nimages. Et ce disant, j'ai conscience de ne point\nprétendre en écarter les artistes, mais ceux là\nseulement qui, dédaignant les nécessités écono*\nmiques et sociales de l'heure présente ne\nvoient dans l'art qu'une vaine parure. La vie\nfiévreuse et active de la cité moderne passera,\nà côté d'eux, sans subir leur influence.\nMais revenons en à l'examen de l'arrêté*loi\nqui nous occupe.\nUne disposition heureuse est celle de l'ar*\nticle 4 qui simplifie la procédure d'expro*\npriation par zones des terrains nécessaires à\nla réalisation du plan d'aménagement.\nVoici ce que dit à ce sujet le Rapport au\nRoi, qui tient lieu d'exposé des motifs : « Lors\nde la réalisation d'un plan général d'aménagé*\nment, i! est souvent utile, dans le but d'assurer"}, {"page_pdf": 22, "page_imprimee": "34", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac191908-01.1.22", "debut_caractere": 43, "fin_caractere_exclue": 4353, "texte": "un lotissement convenable des terrains à bâtir,\nd'acquérir, en plus des immeubles à incorporer\ndans la voie publique, leurs excédents et des\nparcelles voisines.\n«., JLes communes trouvent, actuellement\ndans la loi d'expropriation par zones, les pou-\nvoirs qui leur sont nécessaires à cet effet. Mais\ncomme le recours à cette loi entraînerait des\nretard fâcheux, il y a lieu en ce qui\ncerne les plans d'aménagement visés dans le\nprésent arrêté-loi de permettre l'acquisition\nde ces immeubles selon les règles ordinaires et\nplus ëxpédkives de l'expropriation pour cause\nd'utilité publique. L'article 4 confère ce pou-\nvoir non seulement aux communes, mais\négalement à l'Etat et aux provinces.\nC'est là une réforme heureuse et qui a son\nincontestable utilité, en attendant qu'une loi\nspéciale nous dote, en matière d'expropriation,\ndu régime nouveau que les événements et\nl'évolution des idées én matière de droit de\npropriété, rendent souhaitable.\nUne disposition qui, tout au contraire a\nsoulevé d'assez violentes critiques c'est celle\nde l'article 5 qui spécifie que les autorisations\nde construire et de reconstruire sur le territoire\ndes communes sinistrées devront être approu*\nvées par le Ministre de l'Agriculture et des\nTravaux Publics.\n« Il importait, dit M. le ministre Helle-\nputte dans son rapport au Roi de donner au\nPouvoir central, pour l'approbation des auto-\nrisations de bâtir qui lui seront soumises, des\ndroits aussi étendus que ceux que possèdent,\nen temps normal, les Pouvoirs locaux. Il ne\nsaurait être contesté que relever tant de ruines\ndans la Belgique entière intéresse à tous les\npoints de vue la généralité des citoyens. »\nOn a objecté que ce travail d'approbation\nentraînera une centralisation regrettable et une\nbesogne administrative énorme. Mais il faut\nremarquer que les prescriptions de l'article 5 ne\nsont applicables qu'aux communes sinistrées, en\nce qui concerne les reconstructions et les\nstructions nouvelles,- elles ne visent pas\nles travaux confortatifs ni même les simples\nréparations. De toute façon cette intervention\ndu pouvoir supérieur semble très heureuse en\nce qui concerne les communes sinistrées qui\ntarderaient d'introduire un plan général d'amé-\nnagement. Il ne pouvait être question d'empê-\ncher dans ces communes toute reconstruction.\nLe contrôle cjue l'autorité supérieure exerce\n« in globo » lors de l'approbation du plan\nd'aménagement, devait dès lors « pouvoir\ns'exercer dans chaque cas particulier. Il semble\nbien que la loi ait surtout en vue d'armer l'au-\nrorité supérieure, dans ces cas d'exception et\nque les sanctions dont il est question aux\narticles 6 et 7 n'aient d'autre but que de rendre\n•ce contrôle efficace.\nC'est une faiblesse de bien des lois admini-\nstratives que de ne comporter aucune sanction\ncontre l'inaction des autorités communales.\nLes entraves que le législateur peut apporter\naux travaux que les particuliers projettent en\nl'absence de. mesures préliminaires d'ordre\ngénéral à prendre par la commune constitue un\nmoyen indirect et très efficace d'amener ces\ndernières à agir.\nL'arrêté-loi a eu recours à ce moyen, il est\nregrettable qu'une loi récente ait précisément\nlibéré les communes adoptées de cette con*\ntrainte désirable.\n* * *\nTelle est dans ses grandes lignes la portée du\ndécret du 25 août 1915. On ne peut nier\nqu'elle soit considérable : En accordant une\nexistence légale au plan d'aménagement l'arrêté*\nloi ouvre en Belgique l'ère du lown Planning\nscientifique.\nSa signification est plus grande encore si\nl'on tient compte des réformes législatives\nqu'il augure. Ne s'appliquant qu'aux communes\nsinistrées il n'est, en effet que provisoire. Mais\ndans la pensée de son auteur il constituait en\nquelque sorte la préface d'une législation corn*\nplète en matière de construction des villes,\ndont l'élaboration devait être, comme nous\nl'apprend l'exposé des motifs, « une des préoc-\ncupations les plus graves du législateur » au\nlendemain de la guerre. L'initiative privée a\ntracé la voie à cette réforme générale,< les\nétudes poursuivies en Belgique occupée et à\nl'étranger ont rassemblé les matériaux d'une\nloi qui pourrait tenir compte autant de nos\ntraeitions nationales que des progrès réalisés\nau-delà de nos frontières.\nIl y a tout lieu de croire que cette loi géné*\nraie de l'Urbanisme devant faire pendant à"}, {"page_pdf": 23, "page_imprimee": "35", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac191908-01.1.23", "debut_caractere": 45, "fin_caractere_exclue": 4273, "texte": "la nouvelle loi de l'Hygiène et à celle non moins\nurgente de l'Habitat ne se fera pas indéfi-\nniment attendre. Elle est d'ailleurs indis-\npensable.\nLe plan général d'aménagement, dont nous\navons signalé la nécessité dans les régions\ndévastées n'est en effet pas moins utile pour\nnos grrndes villes. Qui dira les sommes\ndables qu'on aurait pu économiser, les erreurs\nirréparables qui auraient été évitées si le\nGrand Bruxelles avait été doté, il y a une\nquinzaine d'années, d'un plan directeur. Et pour\nqui parcourt, même rapidement, les quartiers\nsuburbains de la capitale, Ixelles, Boistfort, par\nexemple, il est manifeste que l'incohérence la\nplus absolue, l'absence de toute politique\nconsciente et à longue échéance, persiste\ntoujours.\nLe plan d'aménagement n'est pas moins\nindispensable dans nos régions industrielles en\ncroissance, tout particulièrement au Limbourg.\nLa mise en exploitation de nouveaux charbon-\nnages fera surgir dans cette province, en\nl'espace de quelques années, de vastes\nmérations, des villes entières. Déjà elles sont\nen formation.\nVerrons-nous, en moins d'une génération,\nce pays où tant d'artistes ont rêvé, tant de\ncitadins cherché un repos réconfortant et\nvivificatëur se couvrir, au hasard, de terrils,\nd'usines, d'agglomérations lépreuses et mal-\nsaines ?\nOu bien, un plan d'ensemble rationnellement\nétabli, fixerait-il les réserves à sauvegarder,\nassignerait-il à l'industrie des emplacements\nconvenables, poursuivra*t-il l'établissement\nd'un habitat hygiénique et agréable.\nC'est là un des aspect du vaste problème\nde la reconstruction. Ce n'est pas seulement\naux bords de l'Yser que se construit la Belgique\nnouvelle. Quoiqu'on fasse pour les y retenir,\nles ouvriers abandonneront en grand nombre\nles régions industrielles flamandes trop lentes\nà se relever de leurs ruines. Plutôt que de voir\nces énergies humaines perdues à jamais pour\nnotre pays attirons-les là-bas même où des\nindustries prospères peuvent leur offrir des\nsalaires rémunérateurs. Substituons, en d'autres\ntermes, à l'émigration vers l'étranger la colo-\nnisation intérieure.\nMaiis pour que cet essaimage puisse se\nproduire il faut préparer des ruches nouvelles.\nEt veillons à ce qu'elles soient, non les\nembryons de villes tentaculaires où les hommes\ns'entasseraient pour leur malheur, mais les élé-\nments d'une constellation de cités jardins épar-\npillées au milieu des campagnes.\nLe plan d'aménagement, communal et région\nnal, est à la base d'une telle réforme? Il est\nurgent qu'une loi nouvelle mette les admini-\nstrations publiques en mesure d'y recourir en\nvue d'assurer aux générations futures une vie\ncivique meilleure.\n\nRaph. VERWILGEN\n\nTexte de l'Arrête=loi du 25 août 1919\nART. IER1ER Les communes, sur les territoires desquelles\ndes constructions publiques ou privées ont été détruites\npar suite de faits de guerre, sont tenues d'établir des plans\ngénéraux d'aménagements destinés à servir de base aux\nautorisations de construire ou de reconstruire, à délivrer\npar le collège échevinal.\nLe Ministre de l'Agriculture et des Travaux publics peut,\nà la demande des administrations communales intéressées,\ndispenser celles.oi de cette obligation, soit pour une par-\ntie. soit pour l'ensemble de leur territoire.\nART. 2. Ces plans devront être approuvés par le Roi.\nLorsque l'importance des projets le comportera le\nMinistre de l'Agriculture ei des Travaux public soumettra\nles plans, pour avis, à une commission spéciale composée\nde : . <\nI°. Les membres correspondants de la Commission\nRoyale des Monuments et des Sites résidant dans ta\npartie non envahie de la province ;\n2°. Les membres effectifs de la Commission Royale\ndes Monuments et des Sites résidant dans la partie non\nenvahie du pays ;\n3°. Un membre de l'administration communale inté-\nressée. \"\nCette commission sera présidée par le Gouverneur de\nla province on, à son défaut, par un député permanent.\nA partr du moment où là capitale sera libérée, la Com-\nmission spéciale sera composée des membres effectifs de\nla Commission Royale des Monuments et des Sites rési-\ndant dans la partie non envahie du pays, et d'un membre\nde l'administration communale intéressée.\nElle sera présidée par le président de la Commission\nRoyale des Monuments et des Sites."}, {"page_pdf": 24, "page_imprimee": "36", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac191908-01.1.24", "debut_caractere": 39, "fin_caractere_exclue": 4036, "texte": "Art, 3. La consultation prévues à l'article 2 ci-dessus\nse fera sans préjudice de l'avis de la Députation perma-\nnente exigée par la loi communale, pour autant toutefois\nqu'une délibération de la Députation permanente sur cet\nobjet soit possible dans chaque cas.\nART. 4. L'expropriation des parties de propriété privée\nqui devront être incorporées à la voirie, ou provisoirement\nacquises par l'Etat, la province ou la commune, pour\nl'exécution des plans d'aménagement approuvés, aura\nlieu selon les règles ordinaires de l'expropriation pour\ncause d'utilité publique. Les administrations y procéderont\ndès qu'elles le jugeront opportun.\nART. 5. Les autorisatlsns de construire et de recons-\ntruire sur le territoire des communes, pour lesquelles le plan\nd'aménagement visé à l'article ler1er est exigé, devront être\napprouvées par le Ministre de l'Agriculture et des Travaux\npublics, sans préjudice de toutes autres approbations\nlégalement requises.\nLe Ministre pourra subordonner son approbation à\ntelles conditions qu'il jugera devoir être imposées, tant\ndans l'intérêt de l'estétique, de l'hygiène ou de la circula-\ntion, que dans l'intérêt de la conservation et de la viabi-\nlité des voies publiques.\nLe Ministre se prononcera dans le délai de trois mois\nà partir de la réception de la décision communale. Au cas\noù ce délai viendrait à expirer sans qu'une solution soit\nintervenue, la décision de l'administraiion communale\npourra sortir ses effets.\nART. 6. Toute construction ou reconstruction, totale\nou partielle, exécutées dans les communes, pour lesquelles\nle plan d'aménagement visé à l'article l*r est exigé, sans\nautorisation dûment approuvée, ou en violation des con-\nditions fixées par l'autorisation, sera punissable des\npénalités déterminées à l'article 9de la loi du lerIer février\n1884 sur la police de la voirie.\nART. 7. Outre la pénalité, le tribunal prononcera, si\nl'administration centrale le demande, la réparation de la\ncontravention, en condamnant les contrevenants à rétablir\nles lieux dans leur état primitif par la démolition, la\ndestruction ou l'enlèvement des ouvrages illégalement\nexécutés. Toutefois l'intéressé apra l'option d'exécuter\nles conditions imposées par l'autorisation.\nART. 8. Les contraventions au présent arrêté-loi seront\nconstatées dans la forme ordinaire par les agents de la\npoiice locale et par les fonctionnaires et agents assermen-\ntés chargés de l'administration et de la police de la voirie.\n\nCongrès\nComme nos lecteurs le savent une expo-\nsition de la reconstruction aura lieu à\nBruxelles, au Palais d'Egmont, du 15 sep-\ntembre au ler1er novembre. Un congrès\ninterallié d'Urbanisme est organisé à cette\noccasion par l'Union des Villes en accord\navec l'lnternational Garden Cities and Town\nplanning Association. Il aura lieu les 26 et\n27 Septembre. En voici l'ordre du jour:\n1° L'Urbanisme dans les divers pays\n(domaine spécial du Town Planning,\naménagement des cités), spécialement\nau point de vue des progrès accomplis\ndans les mentalités et les réorgani-\nsalions. Comment internationaliser le\nmouvement? Mesures et méthodes.\n2° Le problème de l'habitation et la solu-\ntion des cités-jardins. Est-il possible à\nl'ouvrier à bas salaire d'être décemment\nlogé? Aspect social, municipal et\nfinancier du problème.\n3° Une cité-jardin mémoriale en Belgique,\nconçue comme une cité modèle quant\nà l'aménagement et à l'équipement.\nLa journée du 27 sera consacrée à l'Assem-\nblée générale statutaire de l'Union des Villes\net Communes belges et l'Union Internatio-\nnale des Villes. Une visite, au front de\nFlandre et de l'Yser terminera\" le Congrès.\n\nBibliographie\nUrbanisme. A la demandé de plusieurs\nabonnés nous commencerons dans le prochain\nnuméro une Revue des livres d'Urbanismes\nparus ces dernières années en Belgique et à\nl'étranger.\nBruxelles-Est.\nL'Union des Villes vient de publier un\nrapport de M. l'architecte Dumont, sur l'amé-\nnagement de l'est de Bruxelles. Ce rapport est\naccampagné d'un plan général de voirie à\nl'échelle de 1/20.000."}]}, {"article_id": "bm-bmtnaac-1919-08-01-c017", "article_bluemountain": "bmtnaac_1919-08_01#c017", "volume": "bmtnaac_1919-08_01", "ocr_source": "OCR Blue Mountain (ALTO), transcription TEI : lignes lb/@facs", "texte_sans_correction": true, "page_debut": "33", "page_fin": "35", "image_debut": 21, "image_fin": 23, "pages_selon": "pagination imprimée relevée dans le METS Blue Mountain (ORDERLABEL) ; [n] = page sans folio restituée", "url_article": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac191908-01.2.6.1", "titre_corps": "L,'arrêté=Loi du 25 août 1915 relatif à la reconstruction des communes belges détruites.", "titre_sommaire": "L,'arrêté=Loi du 25 août 1915 relatif à la reconstruction des communes belges détruites.", "signature_source": "Raph. VERWILGEN", "controle": "bornes données par la structure logique METS/ALTO de Blue Mountain (blocs ALTO de chaque constituant)", "pages": [{"page_pdf": 21, "page_imprimee": "33", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac191908-01.1.21", "debut_caractere": 38, "fin_caractere_exclue": 3573, "texte": "L,'arrêté=Loi du 25 août 1915\nrelatif à la reconstruction des communes belges détruites.\n\nNous avons, dans une précédente étude\ncommenté longuement la disposition essentielle\nde cet arrêté-loi/ à savoir celle qui impose à\ntoutes les communes sinistrées l'obligation de\ndresser un plan général d'aménagement. Nous\navons insisté sur la grande portée de la\nréforme légale réalisée de la sorte et défini la\nsignification exacte du terme « plan général\nd'aménagement ».\nPour que notre examen de la loi nouvelle\nsoit complet, il nous reste à dire quelques\nmots des réformes accessoires que l'arrêté-loi\nintroduit.\nLes articles 2 et 3 sont relatifs à la procé-\ndure d'approbation des plans d'aménagement.\nLa Commission Royale des Monuments et\ndes Sites s'y trouve désignée comme orga-\nnisme consultatif en ces matière^.\nLa disposition n'a rien d'imprévu. Dès 1912\nun arrêté royal avait chargé cette commission\nde donner son avis sur les avant*projets de\nvoirie qui, directement ou indirectement\ntouchent à des questions d'esthétique. Le pré*\nsent arrêté*loi ne fait donc que confirmer cette\nmission en ce qui concerne les plans d'aména*\ngement.\nNombreux cependant sont ceux qui, tout\nen reconnaissant la compétence de cet institut,\nen matière d'esthétique et d'archéologie, ont\ndéploré qu'il n'ait été créé un organisme\nconsultatif spécialement compétent en matière\nd'aménagement ruraux et urbains.\nEn effet, l'« U r banisme > d'aujourd'hui\nn'est plus l'« E s t h é t i qu e des Villes»\nd'if y a une génération. Nous en avons dit\nassez, dans notre précédente étude pour faire\nsaisir que le problème de la construction des\nvilles est d'essence économique et technique\nautant quartistique.\nAussi, il y aurait danger à voir des pro-\nblèmes de ce genre abordés par des hommes\nqui n'auraient qu'une formation purement\nartistique.\nLeur influence pourrait, principalement\nlorsqu'il s'agit de la renaissance et de la\nreconstruction des villes détruites,- avoir\nune influence néfaste, dont maint projet d'au*\njourd'hui porte, déjà, la trace.\nPour restituer de la vie aux régions dé vas*\ntées et faire renaître des centres industriels\nautrefois prospères, ce ne sont pas des pro-\njets grandioses de voirie, ou de beaux plans\nde façades qu'il nous faut ,• ce que l'on appelle\nle « programme d'urbanisation > s'appuiera\nsur une étude consciencieuse et fouillée de la\nvie économique et industrielle de ces villes ,*\nil s'accompagnera d'un graphique nous mon*\ntrant la nature des industries existantes avant\nla guerre, leur emplacement et le nombre\nd'ouvriers qu'elles occupaient,- il nous four*\nnira enfin des propositions concrètes et immé*\ndiatement réalisables concernant le groupement\nrationnel de ces industries, leur outillage éco*\nnomique, leurs voies d'accès.\nDe telles études ne peuvent être de simples\nimages. Et ce disant, j'ai conscience de ne point\nprétendre en écarter les artistes, mais ceux là\nseulement qui, dédaignant les nécessités écono*\nmiques et sociales de l'heure présente ne\nvoient dans l'art qu'une vaine parure. La vie\nfiévreuse et active de la cité moderne passera,\nà côté d'eux, sans subir leur influence.\nMais revenons en à l'examen de l'arrêté*loi\nqui nous occupe.\nUne disposition heureuse est celle de l'ar*\nticle 4 qui simplifie la procédure d'expro*\npriation par zones des terrains nécessaires à\nla réalisation du plan d'aménagement.\nVoici ce que dit à ce sujet le Rapport au\nRoi, qui tient lieu d'exposé des motifs : « Lors\nde la réalisation d'un plan général d'aménagé*\nment, i! est souvent utile, dans le but d'assurer"}, {"page_pdf": 22, "page_imprimee": "34", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac191908-01.1.22", "debut_caractere": 43, "fin_caractere_exclue": 4353, "texte": "un lotissement convenable des terrains à bâtir,\nd'acquérir, en plus des immeubles à incorporer\ndans la voie publique, leurs excédents et des\nparcelles voisines.\n«., JLes communes trouvent, actuellement\ndans la loi d'expropriation par zones, les pou-\nvoirs qui leur sont nécessaires à cet effet. Mais\ncomme le recours à cette loi entraînerait des\nretard fâcheux, il y a lieu en ce qui\ncerne les plans d'aménagement visés dans le\nprésent arrêté-loi de permettre l'acquisition\nde ces immeubles selon les règles ordinaires et\nplus ëxpédkives de l'expropriation pour cause\nd'utilité publique. L'article 4 confère ce pou-\nvoir non seulement aux communes, mais\négalement à l'Etat et aux provinces.\nC'est là une réforme heureuse et qui a son\nincontestable utilité, en attendant qu'une loi\nspéciale nous dote, en matière d'expropriation,\ndu régime nouveau que les événements et\nl'évolution des idées én matière de droit de\npropriété, rendent souhaitable.\nUne disposition qui, tout au contraire a\nsoulevé d'assez violentes critiques c'est celle\nde l'article 5 qui spécifie que les autorisations\nde construire et de reconstruire sur le territoire\ndes communes sinistrées devront être approu*\nvées par le Ministre de l'Agriculture et des\nTravaux Publics.\n« Il importait, dit M. le ministre Helle-\nputte dans son rapport au Roi de donner au\nPouvoir central, pour l'approbation des auto-\nrisations de bâtir qui lui seront soumises, des\ndroits aussi étendus que ceux que possèdent,\nen temps normal, les Pouvoirs locaux. Il ne\nsaurait être contesté que relever tant de ruines\ndans la Belgique entière intéresse à tous les\npoints de vue la généralité des citoyens. »\nOn a objecté que ce travail d'approbation\nentraînera une centralisation regrettable et une\nbesogne administrative énorme. Mais il faut\nremarquer que les prescriptions de l'article 5 ne\nsont applicables qu'aux communes sinistrées, en\nce qui concerne les reconstructions et les\nstructions nouvelles,- elles ne visent pas\nles travaux confortatifs ni même les simples\nréparations. De toute façon cette intervention\ndu pouvoir supérieur semble très heureuse en\nce qui concerne les communes sinistrées qui\ntarderaient d'introduire un plan général d'amé-\nnagement. Il ne pouvait être question d'empê-\ncher dans ces communes toute reconstruction.\nLe contrôle cjue l'autorité supérieure exerce\n« in globo » lors de l'approbation du plan\nd'aménagement, devait dès lors « pouvoir\ns'exercer dans chaque cas particulier. Il semble\nbien que la loi ait surtout en vue d'armer l'au-\nrorité supérieure, dans ces cas d'exception et\nque les sanctions dont il est question aux\narticles 6 et 7 n'aient d'autre but que de rendre\n•ce contrôle efficace.\nC'est une faiblesse de bien des lois admini-\nstratives que de ne comporter aucune sanction\ncontre l'inaction des autorités communales.\nLes entraves que le législateur peut apporter\naux travaux que les particuliers projettent en\nl'absence de. mesures préliminaires d'ordre\ngénéral à prendre par la commune constitue un\nmoyen indirect et très efficace d'amener ces\ndernières à agir.\nL'arrêté-loi a eu recours à ce moyen, il est\nregrettable qu'une loi récente ait précisément\nlibéré les communes adoptées de cette con*\ntrainte désirable.\n* * *\nTelle est dans ses grandes lignes la portée du\ndécret du 25 août 1915. On ne peut nier\nqu'elle soit considérable : En accordant une\nexistence légale au plan d'aménagement l'arrêté*\nloi ouvre en Belgique l'ère du lown Planning\nscientifique.\nSa signification est plus grande encore si\nl'on tient compte des réformes législatives\nqu'il augure. Ne s'appliquant qu'aux communes\nsinistrées il n'est, en effet que provisoire. Mais\ndans la pensée de son auteur il constituait en\nquelque sorte la préface d'une législation corn*\nplète en matière de construction des villes,\ndont l'élaboration devait être, comme nous\nl'apprend l'exposé des motifs, « une des préoc-\ncupations les plus graves du législateur » au\nlendemain de la guerre. L'initiative privée a\ntracé la voie à cette réforme générale,< les\nétudes poursuivies en Belgique occupée et à\nl'étranger ont rassemblé les matériaux d'une\nloi qui pourrait tenir compte autant de nos\ntraeitions nationales que des progrès réalisés\nau-delà de nos frontières.\nIl y a tout lieu de croire que cette loi géné*\nraie de l'Urbanisme devant faire pendant à"}, {"page_pdf": 23, "page_imprimee": "35", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac191908-01.1.23", "debut_caractere": 45, "fin_caractere_exclue": 2695, "texte": "la nouvelle loi de l'Hygiène et à celle non moins\nurgente de l'Habitat ne se fera pas indéfi-\nniment attendre. Elle est d'ailleurs indis-\npensable.\nLe plan général d'aménagement, dont nous\navons signalé la nécessité dans les régions\ndévastées n'est en effet pas moins utile pour\nnos grrndes villes. Qui dira les sommes\ndables qu'on aurait pu économiser, les erreurs\nirréparables qui auraient été évitées si le\nGrand Bruxelles avait été doté, il y a une\nquinzaine d'années, d'un plan directeur. Et pour\nqui parcourt, même rapidement, les quartiers\nsuburbains de la capitale, Ixelles, Boistfort, par\nexemple, il est manifeste que l'incohérence la\nplus absolue, l'absence de toute politique\nconsciente et à longue échéance, persiste\ntoujours.\nLe plan d'aménagement n'est pas moins\nindispensable dans nos régions industrielles en\ncroissance, tout particulièrement au Limbourg.\nLa mise en exploitation de nouveaux charbon-\nnages fera surgir dans cette province, en\nl'espace de quelques années, de vastes\nmérations, des villes entières. Déjà elles sont\nen formation.\nVerrons-nous, en moins d'une génération,\nce pays où tant d'artistes ont rêvé, tant de\ncitadins cherché un repos réconfortant et\nvivificatëur se couvrir, au hasard, de terrils,\nd'usines, d'agglomérations lépreuses et mal-\nsaines ?\nOu bien, un plan d'ensemble rationnellement\nétabli, fixerait-il les réserves à sauvegarder,\nassignerait-il à l'industrie des emplacements\nconvenables, poursuivra*t-il l'établissement\nd'un habitat hygiénique et agréable.\nC'est là un des aspect du vaste problème\nde la reconstruction. Ce n'est pas seulement\naux bords de l'Yser que se construit la Belgique\nnouvelle. Quoiqu'on fasse pour les y retenir,\nles ouvriers abandonneront en grand nombre\nles régions industrielles flamandes trop lentes\nà se relever de leurs ruines. Plutôt que de voir\nces énergies humaines perdues à jamais pour\nnotre pays attirons-les là-bas même où des\nindustries prospères peuvent leur offrir des\nsalaires rémunérateurs. Substituons, en d'autres\ntermes, à l'émigration vers l'étranger la colo-\nnisation intérieure.\nMaiis pour que cet essaimage puisse se\nproduire il faut préparer des ruches nouvelles.\nEt veillons à ce qu'elles soient, non les\nembryons de villes tentaculaires où les hommes\ns'entasseraient pour leur malheur, mais les élé-\nments d'une constellation de cités jardins épar-\npillées au milieu des campagnes.\nLe plan d'aménagement, communal et région\nnal, est à la base d'une telle réforme? Il est\nurgent qu'une loi nouvelle mette les admini-\nstrations publiques en mesure d'y recourir en\nvue d'assurer aux générations futures une vie\ncivique meilleure.\n\nRaph. VERWILGEN"}]}, {"article_id": "bm-bmtnaac-1919-08-01-c018", "article_bluemountain": "bmtnaac_1919-08_01#c018", "volume": "bmtnaac_1919-08_01", "ocr_source": "OCR Blue Mountain (ALTO), transcription TEI : lignes lb/@facs", "texte_sans_correction": true, "page_debut": "35", "page_fin": "36", "image_debut": 23, "image_fin": 24, "pages_selon": "pagination imprimée relevée dans le METS Blue Mountain (ORDERLABEL) ; [n] = page sans folio restituée", "url_article": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac191908-01.2.6.2", "titre_corps": "Texte de l'Arrête=loi du 25 août 1919", "titre_sommaire": "Texte de l'Arrête=loi du 25 août 1919", "signature_source": "", "controle": "bornes données par la structure logique METS/ALTO de Blue Mountain (blocs ALTO de chaque constituant)", "pages": [{"page_pdf": 23, "page_imprimee": "35", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac191908-01.1.23", "debut_caractere": 2697, "fin_caractere_exclue": 4273, "texte": "Texte de l'Arrête=loi du 25 août 1919\nART. IER1ER Les communes, sur les territoires desquelles\ndes constructions publiques ou privées ont été détruites\npar suite de faits de guerre, sont tenues d'établir des plans\ngénéraux d'aménagements destinés à servir de base aux\nautorisations de construire ou de reconstruire, à délivrer\npar le collège échevinal.\nLe Ministre de l'Agriculture et des Travaux publics peut,\nà la demande des administrations communales intéressées,\ndispenser celles.oi de cette obligation, soit pour une par-\ntie. soit pour l'ensemble de leur territoire.\nART. 2. Ces plans devront être approuvés par le Roi.\nLorsque l'importance des projets le comportera le\nMinistre de l'Agriculture ei des Travaux public soumettra\nles plans, pour avis, à une commission spéciale composée\nde : . <\nI°. Les membres correspondants de la Commission\nRoyale des Monuments et des Sites résidant dans ta\npartie non envahie de la province ;\n2°. Les membres effectifs de la Commission Royale\ndes Monuments et des Sites résidant dans la partie non\nenvahie du pays ;\n3°. Un membre de l'administration communale inté-\nressée. \"\nCette commission sera présidée par le Gouverneur de\nla province on, à son défaut, par un député permanent.\nA partr du moment où là capitale sera libérée, la Com-\nmission spéciale sera composée des membres effectifs de\nla Commission Royale des Monuments et des Sites rési-\ndant dans la partie non envahie du pays, et d'un membre\nde l'administration communale intéressée.\nElle sera présidée par le président de la Commission\nRoyale des Monuments et des Sites."}, {"page_pdf": 24, "page_imprimee": "36", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac191908-01.1.24", "debut_caractere": 39, "fin_caractere_exclue": 2485, "texte": "Art, 3. La consultation prévues à l'article 2 ci-dessus\nse fera sans préjudice de l'avis de la Députation perma-\nnente exigée par la loi communale, pour autant toutefois\nqu'une délibération de la Députation permanente sur cet\nobjet soit possible dans chaque cas.\nART. 4. L'expropriation des parties de propriété privée\nqui devront être incorporées à la voirie, ou provisoirement\nacquises par l'Etat, la province ou la commune, pour\nl'exécution des plans d'aménagement approuvés, aura\nlieu selon les règles ordinaires de l'expropriation pour\ncause d'utilité publique. Les administrations y procéderont\ndès qu'elles le jugeront opportun.\nART. 5. Les autorisatlsns de construire et de recons-\ntruire sur le territoire des communes, pour lesquelles le plan\nd'aménagement visé à l'article ler1er est exigé, devront être\napprouvées par le Ministre de l'Agriculture et des Travaux\npublics, sans préjudice de toutes autres approbations\nlégalement requises.\nLe Ministre pourra subordonner son approbation à\ntelles conditions qu'il jugera devoir être imposées, tant\ndans l'intérêt de l'estétique, de l'hygiène ou de la circula-\ntion, que dans l'intérêt de la conservation et de la viabi-\nlité des voies publiques.\nLe Ministre se prononcera dans le délai de trois mois\nà partir de la réception de la décision communale. Au cas\noù ce délai viendrait à expirer sans qu'une solution soit\nintervenue, la décision de l'administraiion communale\npourra sortir ses effets.\nART. 6. Toute construction ou reconstruction, totale\nou partielle, exécutées dans les communes, pour lesquelles\nle plan d'aménagement visé à l'article l*r est exigé, sans\nautorisation dûment approuvée, ou en violation des con-\nditions fixées par l'autorisation, sera punissable des\npénalités déterminées à l'article 9de la loi du lerIer février\n1884 sur la police de la voirie.\nART. 7. Outre la pénalité, le tribunal prononcera, si\nl'administration centrale le demande, la réparation de la\ncontravention, en condamnant les contrevenants à rétablir\nles lieux dans leur état primitif par la démolition, la\ndestruction ou l'enlèvement des ouvrages illégalement\nexécutés. Toutefois l'intéressé apra l'option d'exécuter\nles conditions imposées par l'autorisation.\nART. 8. Les contraventions au présent arrêté-loi seront\nconstatées dans la forme ordinaire par les agents de la\npoiice locale et par les fonctionnaires et agents assermen-\ntés chargés de l'administration et de la police de la voirie."}]}, {"article_id": "bm-bmtnaac-1919-08-01-c019", "article_bluemountain": "bmtnaac_1919-08_01#c019", "volume": "bmtnaac_1919-08_01", "ocr_source": "OCR Blue Mountain (ALTO), transcription TEI : lignes lb/@facs", "texte_sans_correction": true, "page_debut": "36", "page_fin": "36", "image_debut": 24, "image_fin": 24, "pages_selon": "pagination imprimée relevée dans le METS Blue Mountain (ORDERLABEL) ; [n] = page sans folio restituée", "url_article": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac191908-01.2.6.3", "titre_corps": "Congrès", "titre_sommaire": "Congrès", "signature_source": "", "controle": "bornes données par la structure logique METS/ALTO de Blue Mountain (blocs ALTO de chaque constituant)", "pages": [{"page_pdf": 24, "page_imprimee": "36", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac191908-01.1.24", "debut_caractere": 2487, "fin_caractere_exclue": 3633, "texte": "Congrès\nComme nos lecteurs le savent une expo-\nsition de la reconstruction aura lieu à\nBruxelles, au Palais d'Egmont, du 15 sep-\ntembre au ler1er novembre. Un congrès\ninterallié d'Urbanisme est organisé à cette\noccasion par l'Union des Villes en accord\navec l'lnternational Garden Cities and Town\nplanning Association. Il aura lieu les 26 et\n27 Septembre. En voici l'ordre du jour:\n1° L'Urbanisme dans les divers pays\n(domaine spécial du Town Planning,\naménagement des cités), spécialement\nau point de vue des progrès accomplis\ndans les mentalités et les réorgani-\nsalions. Comment internationaliser le\nmouvement? Mesures et méthodes.\n2° Le problème de l'habitation et la solu-\ntion des cités-jardins. Est-il possible à\nl'ouvrier à bas salaire d'être décemment\nlogé? Aspect social, municipal et\nfinancier du problème.\n3° Une cité-jardin mémoriale en Belgique,\nconçue comme une cité modèle quant\nà l'aménagement et à l'équipement.\nLa journée du 27 sera consacrée à l'Assem-\nblée générale statutaire de l'Union des Villes\net Communes belges et l'Union Internatio-\nnale des Villes. Une visite, au front de\nFlandre et de l'Yser terminera\" le Congrès."}]}, {"article_id": "bm-bmtnaac-1919-08-01-c020", "article_bluemountain": "bmtnaac_1919-08_01#c020", "volume": "bmtnaac_1919-08_01", "ocr_source": "OCR Blue Mountain (ALTO), transcription TEI : lignes lb/@facs", "texte_sans_correction": true, "page_debut": "36", "page_fin": "36", "image_debut": 24, "image_fin": 24, "pages_selon": "pagination imprimée relevée dans le METS Blue Mountain (ORDERLABEL) ; [n] = page sans folio restituée", "url_article": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac191908-01.2.6.4", "titre_corps": "Bibliographie", "titre_sommaire": "Bibliographie", "signature_source": "", "controle": "bornes données par la structure logique METS/ALTO de Blue Mountain (blocs ALTO de chaque constituant)", "pages": [{"page_pdf": 24, "page_imprimee": "36", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac191908-01.1.24", "debut_caractere": 3635, "fin_caractere_exclue": 4036, "texte": "Bibliographie\nUrbanisme. A la demandé de plusieurs\nabonnés nous commencerons dans le prochain\nnuméro une Revue des livres d'Urbanismes\nparus ces dernières années en Belgique et à\nl'étranger.\nBruxelles-Est.\nL'Union des Villes vient de publier un\nrapport de M. l'architecte Dumont, sur l'amé-\nnagement de l'est de Bruxelles. 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Schauvliege\nEntrepreneur de Travaux publics et privés\nMAISON FONDÉE EN 1884\n▼ T ▼\nSpécialité de charpentes en bois\nà loçgue portée sans soutien au\nmilieu jusqu'à 30 m. de largeur\nMAISONS DÉMONTABLES\nRécompenses ê diverses expositions\n43, rue Desmet à GAND"}]}, {"article_id": "bm-bmtnaac-1919-08-01-c024", "article_bluemountain": "bmtnaac_1919-08_01#c024", "volume": "bmtnaac_1919-08_01", "ocr_source": "OCR Blue Mountain (ALTO), transcription TEI : lignes lb/@facs", "texte_sans_correction": true, "page_debut": "couv. 3", "page_fin": "couv. 3", "image_debut": 25, "image_fin": 25, "pages_selon": "pagination imprimée relevée dans le METS Blue Mountain (ORDERLABEL) ; [n] = page sans folio restituée", "url_article": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac191908-01.2.10", "titre_corps": "[Publicité]", "titre_sommaire": "[Publicité]", "signature_source": "", "controle": "bornes données par la structure logique METS/ALTO de Blue Mountain (blocs ALTO de chaque constituant)", "pages": [{"page_pdf": 25, "page_imprimee": "couv. 3", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac191908-01.1.25", "debut_caractere": 272, "fin_caractere_exclue": 430, "texte": "Constructions en bois et en acier\n===== de tous genres ======\n£ Maisons démontables A\nJos.\nà T amise\nAdresse téiégr. ï BOELWERF Tamise\nTéléphone Tamise 10\nV-,"}]}, {"article_id": "bm-bmtnaac-1919-08-01-c025", "article_bluemountain": "bmtnaac_1919-08_01#c025", "volume": "bmtnaac_1919-08_01", "ocr_source": "OCR Blue Mountain (ALTO), transcription TEI : lignes lb/@facs", "texte_sans_correction": true, "page_debut": "couv. 4", "page_fin": "couv. 4", "image_debut": 26, "image_fin": 26, "pages_selon": "pagination imprimée relevée dans le METS Blue Mountain (ORDERLABEL) ; [n] = page sans folio restituée", "url_article": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac191908-01.2.11", "titre_corps": "[Publicité]", "titre_sommaire": "[Publicité]", "signature_source": "", "controle": "bornes données par la structure logique METS/ALTO de Blue Mountain (blocs ALTO de chaque constituant)", "pages": [{"page_pdf": 26, "page_imprimee": "couv. 4", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac191908-01.1.26", "debut_caractere": 51, "fin_caractere_exclue": 219, "texte": "»iy»H\nBois - Scierie à vapeur\n■ Btf\nMAURICE WILFORD\nTAMISE (Waes)\na mm\nal\nDébit sur commande jt\nConstruction de maisons démontables en bois\nM Livraison rapide\n43. 7. 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'■■■ \"t. ■\" -r-r-Tssa\nRédacteurs : MM. Fern. Bodson, architecte (Bruxelles); André de Ridder, Pub!:'-\nciste (Anvers); Huib. Hoste, architecte (Bruges); Paymond Moenaert, archi-\ntecte (Bruxelles); L. van der Swaelmen, architecte-paysagiste (Bruxelles).\nMM. Tumer» homme de lettres (Bruxelles); Rajph. Verwlltfhen, Ingénieur\nUrbaniste (Bruxelles). Secrétaire de la Rédaction,\n| ' -, ... ' ■\" \",•*\nLes Rédacteurs et collaborateurs sont seuls responsables de leurs articles, il sera rendu\ncompte dams .« La Cité » de tout ouvrage dont deux exemplaires seront envoyés à la Revue.\n' > v . »• ' ' ' JL\n:r•\\ . • - ■\nPour la réduction, l'administration et les demandes d'abonnement, s'adresser au Siège de\nla Revue 10, Place Loix, St-Gilles-Bruxelles.\nPour la vente au numéro, s'adresser exclusivement aux libraires. Dépôt principal : Librairie\nLamertin, 56-62, Coudenberg, Bruxelles.\nABONNEMENT : 10 #r.; Etranger, 12 francs; le numéro, Un franc.\n\nLoué par\nJ-\n©\nie\nX."}, {"page_pdf": 3, "page_imprimee": "21", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac191908-01.1.3", "texte": "REVUE MENSUELLE BELGE\nLA CITÉ\nURBANISME a ARCHITECTURE m ART PUBLIC\nRECONSTRUCTION\nDES RÉGIONS DÉVASTÉES\nVe ANNÉE\nCe numéro renferme 6 planches hors texte\nNUMÉRO 2\nLA CITÉ\nAOUT 1919\n\nConcordances\n\nRENDANT compte dans le Mercure de France de mes \" Préliminaires d'Art\ncivique,,, Charles Merki écrivait :\n\" Depuis que la guerre a porté ses ravages en Belgique et dans le Nord\nde la France, les architectes \" urbanistes „ ont commencé un assez fort tapage et\ncherché à imposer leurs idées. „\n\" Urbanistes !? „ Quels sont donc ces originaux ?\n\" Urbanisme. „ Que veut dire ce mot dont l'apparence barbare accentue encore\nce que toute nouveauté comporte déjà d'inquiétant en soi ?\nOn peut dire que sous le terme d'Urbanisme il faut comprendre le courant\nd'idées qui tend à grouper en un corps de doctrine synthétique la socio-biolo-\ngie des cités, les techniques qui interviennent à leur aménagement\nrationnelles notions ouïes doctrines qui régissent cet aménagement ainsi\nque l'art de le réaliser harmonieusement.\nL'Urbaniste est donc le spécialiste qui, possédant à un degré suffisant les\nconnaissances et les capacités qui viennent d'être énumérées, est à même de réaliser\nà la mesure de son talent—le terme d'aboutissement de l'Urbanisme, à savoir\nce que le flamand exprime excellemment par le mot \"Stadsbeeid,, pris au sens\nlarge. On peut traduire approximativement \"Stadsbeeid,, par paysage urbain\net l'on doit entendre par là l'image (beeld) incessamment renouvelée que l'on\na à chaque instant sous les yeux lorsque l'on se déplace au sein de la cité, image\nqui est faite non seulement du décor constructions, silhouettes, dispositions ;\nmasses, ordonnance ; couleur, etc., etc. mais encore de la vi e , du mouve-\nment de la scène circulation et de la lumière éclairage (naturel ou\nartificiel) du \"tableau,, tous éléments dont l'Urbaniste, après avoir perfectionné le\ncomplexe fonctionnel de la cité ou amélioré les conditions de la vie urbaine, se sert\nplus ou moins consciemment ou plus ou moins \"génialement,, pour conférer à ces\naménagements utilitaires, d'ordre pratique et technique, l'aspect satisfaisant, au"}, {"page_pdf": 4, "page_imprimee": "22", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac191908-01.1.4", "texte": "LA CITÉ\nAOUT 1919\n\nmoins, ou beau chaque fois qu'on le peut, que réclame le sens esthétique obscur du\npublic (Je dis obscur, car la touchante unanimité,des citoyens à vouloir une \"belle,,\nville et des patriotes à souhaiter une patrie \"p 1 u S belle qu'avant la guerre,,\nse disperse instantanément'en la plus déplorable anarchie, à défaut d'une idée\ncommunément ou suffisamment partagée en matière artistique, aussitôt qu'il s'agit\nde savoir quel aspect donner à leur ville ou à notre patrie.)\nCe terme d'aboutissement de l'Urbanisme, cette résultante, que j'ai nommé\n\"Stadsbeeld,, est donc l'habillement visible élévation, construction\nd'une synthèse organique et fonctionnelle, exprimée dans un plan d'ensemble\nd'aménagement de la cité, dit Plan ré g u lat e u r (1), c'est-à-dire qui dirige et\nqui règle les aménagements en fonction les uns des autres. Ge plan\ndoit donc être le reflet graphique et le témoin de toutes les contingences en la cité\nconsidérée.\nComment aboutir pratiquement dans les circonstances actuelles à l'élaboration\nd'un tel plan ?\nSi l'on avait le temps, avant d'entreprendre la reconstruction des cités détruites,\nde faire de la théorie, de fonder des écoles spéciales ou normales et de former des\nurbanistes, peut-être pourrait-ôn espérer quelque bien d'un appareil méthodique\ngrandiose et parfaitement équilibré. Cela eût pu être une tâche du temps de paix.\nD'autres pays les Etats-Unis d'Amérique, l'Angleterre, l'Allemagne avaient\ncarrément entamé cette œuvre depuis pas mal d'années avant la guerre. Une œuvre\nanalogue pourrait être entreprise chez nous avec avantage, comme corollaire et\nparallèlement à l'œuvre de reconstruction.\nMais pour l'instant nous sommes saisis à la gorge par des nécessites brutales.\nNous devons prendre des mesures d'urgence, improvisées en grande partie, et nous\nsavons que, bonnes ou mauvaises, la plupart et les plus importantes d'entre elles\nvont engager l'avenir irrémédiablement. Comment faire pour éviter que le raz de\nmarée qui a réduit à néant tant de splendeurs accumulées au cours des siècles ne\nsoit point suivi de l'invasion d'un océan de fautes et de laideurs qui banniraient à\ntout jamais pour la postérité l'occasion de poursuivre sur une bonne base, et qui au\nmoins laisse ouvertes toutes les possibilités, l'œuvre millénaire de beauté et de\nprogrès momentanément interrompue?\nConcordance, coordination c'est en cela qu'il faut chercher le salut.\nC'est le moment de se souvenir que si de tout temps il y a eu des urbanistes\nthéoriciens ou praticiens— tels Wren, l'Enfant, Haussmann, Sitte, d'autres —de\ntout temps aussi les peuples ont, comme M. Jourdain faisait de la prose, fait de\nl'urbanisme sans le savoir.\nQuand ils ne s'en doutaient pas du tout et qu'ils obéissaient à leur pur instinct,\nou à des suggestions utilitaires imposées par la nécessité, ou èncore à une idée\ncommunément partagée, d'ordre éthique, dont l'art de leur époque fut le reflet,\n»'ji.,■•.-'; ' * • ■ . . . . ...\n\n(1) Termes admis provisoirement à défaut et dans l'attente de termes plus complètement et plus\nexactement révélateurs de leur contenu."}, {"page_pdf": 5, "page_imprimee": "23", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac191908-01.1.5", "texte": "LA CITÉ\nAOUT 1919\n\ncela leur a souvent donné des résultats remarquables dont nous admirons encore\npassionnément aujourd'hui lés restes pour leur beauté/\nMais lorsqu'eurent successivement fait faillite : l'instinct, dans une demi-\nconscience insuffisante; l'idée communément partagée, dans un chaos de superstitions\nantagonistes ; l'accord spontané sur des suggestions utilitaires, dans le conflit d'intérêts\nopposés, le désarroi remplaça peu à peu Tordre que des survivances traditionnelles\nfaiblissantes furent impuissantes à maintenir. Ce fut surtout le XIXe siècle, Siècle de\nrévolution mécanique et sociale, qui consomma cette décadence. •\nLes débuts du XXe siècle se caractérisent, dans le domaine qui nous occupe,\npar des prodromes plus encourageants : un courant manifeste d'idées se fait jour.\nA défaut donc d'un instinct sûr, développons notre demi-conscience, qui est en\nprogrès déjà. A défaut d'une idée communément partagée qui viendra peut-être un\njour problème de psychologie sociale qui nous entraînerait loin il importe de\nréaliser l'accord ut il ita i r e sur ja subordination des intérêts\ndu général au particulier et sur la coordination des ef forts.\nEnvisagé pratiquement le problème clinique d'urbanisme posé par la destruc-\ntion des cités est, vu l'urgence, un problème d'organisation, de méthode, de co o r-\ndi nation avant tout.\nQuelques principes directeurs dominent la réalisation de cette œuvre : nous y\nreviendrons ultérieurement ■4\nL'établissement des corico r d a n c e s indispensables nécessite absolument\nle groupement en faisceau des données de toute nature intervenant au problème.\nLa maison s'ouvre à la rue; les rues, qui sont, au premier échelon, les boyaux\nde communication permettant les relations entre lçs maisons d'un groupe, « s'anas-\ntomosent » au sein d'un quartier; les quartiers s'inscrivent dans la cité, la cité dans\nsa région, la région dans un district, celui-ci dans le pays.\nTous ces éléments ont des rapports mutuels, nécessaires.\nCes rapports doivent être coordonnés.\nj'exposerai dans un prochain article une méthode\nimmédiatement applicable pour assurer\ncette coordination.\n\nvan der Swaelmen."}, {"page_pdf": 6, "page_imprimee": "24", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac191908-01.1.6", "texte": "LA CITÉ\nAOUT 1919\n\nLe Concours d'Anvers\nLa question du Marché aux Souliers,\n\nLe problème du Pont de Meir et du Marché aux Souliers s'était déjà posé, à\nmaintes reprises, avant la guerre. Ces deux rues forment une des artères les\nplus actives au centre de la vieille ville d'Anvers, un tronçon important de la\nvoie de communication directe qui va de la gare centrale au port, en donnant\naccès à la Place Verte, où se trouve la Cathédrale, et à la Grand' Place avec son Hôtel\nde Ville et ses services publics. Larges de 9 à 15 mètres, ces rues ne suffisaient plus à\nla circulation très intense de tramcars, autos, voitures et véhicules de tout genre qui\ns'en servaient du matin au soir, ni au mouvement des promeneurs, les jours de grande\ncohue. La guerre posa le problème avec plus d'urgence et de netteté en provoquant la\ndestruction de presque tout un côté du Marché aux Souliers. Maintenant que la paix\nnous permet de ranimer les conditions nouvelles d'activité et implique la nécessité de\nreconstruire, il est de toute actualité de rappeler à la vie aussi un des coins les plus\nanimés en même temps que des plus pittoresques de l'ancienne cité.\nMais le problème est très difficile en même temps qu'urgent. Il s'agit d'une partie de\nla vieille ville dont la reconstruction trop aléatoire ou l'élargissement trop brutal aurait\ncomme effet d'ébranler toute l'ordonnance de ce coin si admirable et encore si bien\nconservé ,♦ la question du Marché aux Souliers ne peut du reste, être résolue à elle seul ;\nelle doit fatalement se rattacher à l'aménagement et à l'alignement de toutes les places\net rues latérales, lesquelles forment un ensemble organique des plus homogènes et des\nplus caractéristiques, et il n'est guère permis d'y porter arbitrairement la main.\nTout en respectant l'aspect civique existant depuis des siècles et l'image tradi-\ntionnelle de cette partie de ville formée si judicieusement par une évolution lente et\nconsciente, il faut donc en même temps tenir compte des inéluctables exigences de la\nvie moderne et des desiderata d'une voirie de grande circulation dans une ville interna-\ntionale et dans un port mondial.\nAnvers —* comme j'espère pouvoir mieux le démontrer un jour dans cette Revue\nest restée une fort belle ville à caractère ancien et très autochtone, et où, d'une\nfaçon générale le caractère ancestral a été fort bien respecté, nonobstant son cosmo-\npolitisme quelque peu disparate et son extension miraculeusement rapide. Le Marché\naux Souliers lui aussi avait bien conservé l'intimité d'un marché, presque fermé à ses\ndeux bouts, d'une part par le pont de Meir « pont » dans le sens vrai du mot, entre\nla vaste et majestueuse Place de Meir et le Marché aux Souliers, étranglement\nresque mais fort gênant et parfois dangereux et la si régulière et paisible Place Verte\nd'autre part. Sa forme largement évasée, coupée du souple redan de la Rue aux Lits et\nque vivifient quelques petites rues d'aspect provincial, avait une grande allure cependant,\nune ligne large et paisible. La discrète et sobre façade de l'Hôtel Provincial <1776) et\nl'humble apparence de la petite chapelle de la Vierge lui conféraient une dignité\nbourgeoise un peu vétusté, quelque peu solennelle et mystique. Malgré fe roulement"}, {"page_pdf": 7, "page_imprimee": "n. p.", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac191908-01.1.7", "texte": "RECONSTRUCTION DU\nMARCHÉ=AUX=SOULIERS\nPlanche III\nCLICHÉ ALPH. FRANCKEN ET H. DELVAUX\nVUE A VOL D'OISEAU DU CENTRE DE LA VILLE D'ANVERS\nFragment d'un plan ancien datant de 1565\nLA CITÉ, N° 2\nAoût 1919"}, {"page_pdf": 8, "page_imprimee": "n. p.", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac191908-01.1.8", "texte": "Planche IV\nRECONSTRUCTION DU\nMARCHÉ=AUX=SOULIERS\nProjet de MM. Alf. FRANCKEN et H. DELVAUX\nArchitectes à Anvers\nCLICHÉ ALF. FRANCKEN ET H. DELVAUX\nVUE A VOL D'OISEAU DES AMÉNAGEMENTS PROJETÉS\nLA CITÉ, N° 2\nAoût 1919."}, {"page_pdf": 9, "page_imprimee": "25", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac191908-01.1.9", "texte": "LA CITÉ\n■■■■■■■««■■'■■■■■■■•■ ai\nAOUT 1919\n■MiMWHtiimwmw\n\ndés trams et des autos, c'est une artère reposante. Et à deux pas de là se tasse le\nVieux Marché aux CEufs, si décoratif et serein, si archaïque et doux et qui recèle la\nmerveille d'une perspective admirable sur la tour dentelée de Notre-Dame.\nIl ne fallait donc pas songer à élargir radicalement le Pont de Meir et le Marché\naux Souliers par un systématique recul de toutes leurs façades et de créer des plaies\nbéaotes dans cette harmonie si bien comprise, comme il ne fallait non plus pas se\ncroiser les bras, en négligeant le danger et les troubles queprésentait pour le trafic urbain\nTexiguité de ces artères.\nLa « Commission d'Etudes pour l'Aménagement de l'Agglomération Anversoise »\njugea ne pouvoir mieux élucider le délicat problème qu'en faisant appel aux lumières\nde tous les architectes belges. Elle ouvrit un concours englobant tout le quartier\ncompris entre le Pont de Meir, le Marché aux Souliers, la place Verte et le - Marché\naux CEufs. Pour le reste, elle laissa toute liberté aux compétiteurs. Vingt-huit projets\nfurent présentés. Le jury, quelque peu désappointé du résultat, jugea préférable de ne\npas octroyer le premier, le second et le troisième prix promis et répartit ex aequo entre\ncinq projets, et sans les classer, le montant total des primes mis à sa disposition. Chacun\ndes cinq projets couronnés avait attiré son attention par l'une ou l'autre suggestion plus\nou moins remarquable et par certaines qualités propres, à titre égal. J'avoue qu'entre\nces cinq projets ma préférence personnelle va nettement vers celui de MM. Delvaux et\nFrancken, alors que je partage fort peu les conceptions qui furent à la base des projets\nde MM. Winders et Berger par exemple, et je dois ajouter que celles-ci semblent fort\npeu cadrer aussi avec les principes conducteurs sur lesquels le jury avait- jugé indis-\npensable de se mettre d'accord, avant de procéder à ses opérations.\nCes principes furent judicieusement établis et témoignent d'une compréhension\nfort claire des droits historiques en même temps que des exigences modernes, lesquels\nsimultanément se font valoir en cet endroit d'Anvers. Les deux idées maîtresses que le\njury développa furent donc : 1Q qu'il n'est guère à conseiller de modifier trop profondé-\nment la situation existante dans les anciens quartiers de ville et qu'il est utile, tant au\npoint de vue archéologique qu'au point de vue esthétique, de respecter le plus possible\nla formation historique de ta voirie et de ne pas déséquilibrer trop radicalement son\ncaractère par une modernisation imprudente ,- 2° que dans une grande ville, la circu*\nlation ne se laisse pas détourner au gré des traceurs de plans et continue à suivre une\ndirection que l'habitude et les situations acquises finissent par rendre presque\nlùctabléy même lorsqu'elle est défectueuse.\nCes deux principes évincèrent tout d'abord ceux des concurrents qui n'avaient\npas craint de bouleverser complètement tout ce coin de vieille ville et s'étaient contentés\nde tracer de somptueux élargissements sur un terrain presque nivellé ,• à regarder certains\nprojets, on se convainct combien intense chez certaines âmes simples est encore\nl'amour de la perspective droite et de l'ordre rectiligne et qui ne craignent pas même\nl'ennui de la monotonie et le dégoût de trop de méthode et de logique. Ils écartèrent\naussi ceux d'entre les projets qui avaient préconisé le détournement du trafic, soit en le\ndivisant entre le Marché aux Souliers et le Marché aux CEufs, soit en le canalisant\npar une artère nouvelle, ouverte à travers tout le bloc de maisons entre le Pont de\nMeir et la Place Verte. Quelques-uns des concurrents avaient vu en cette artère"}, {"page_pdf": 10, "page_imprimee": "26", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac191908-01.1.10", "texte": "LA CITÉ\nAOUT 1919\n\nmoderne une rue à ciel ouvert, très large et à tendance monumentale, d'autres l'avaient\nenvisagée comme passage couvert ou galerie vitrée, pour reprendre une idée\ncourante dans les milieux anversois, où depuis longtemps bourdonnait la plainte que\ndans une grande ville comme Anvers, un passage couvert est indispensable pour les\njours de pluie ou de chaleur extrême, refuge pour les flâneurs qui ne savent vivre\nen dehors de la rue et du spectacle des boutiques,- on jalousait Bruxelles, on songeait\nà Milan.\nSubsidiairement le jury affirma qu'il convenait de maintenir au Marché aux CËufs\nson caractère archaïque et de conserver au cœur de la ville cette petite place si tran*\nquille et si reposante, dont tous les gens sensibles aiment la subtile atmosphère. Aucun\ntram ne doit y passer et il faut s'évertuer de décrépir les quelques vieilles façades qui\ny subsistent mais que ce qu'on appelle le progrès avait banalisées dans le cours des\ndernières années. Il y a eu des architectes qui n'ont pas hésité à sacrifier cette beauté\nréelle à leurs conceptions de N'y a*t*il pas quelque chose d'effarant dans\nl'acte de ces pseudo-artistes qui sans scrupules abattent une beauté patiemment formée\net laborieusement maintenue, de caractère original et authentique de style, pour la\nremplacer non pas par des structures modernes ce qui serait compréhensible, pour\npeu que leur futurisme fut sincère et apte à créer quelque vraie beauté moderniste à la\nplace de ce qu'ils suppriment mais qui, bouffis de sottise orgueilleuse et de pédant\nterie grotesque, ne nous offrent que du plus pompeux, issu de leur pauvre\npetite imagination romanesque et dé leurs prétentions décoratives, en style Vieux*\nBruxelles ou VieiUAnvers, en baroquerie d'exposition universelle dont ils ont ramassé\nles éléments à droite et à gauche et qu'ils caeafonisent en un monumentalisme de pièce\nmontée. Combien la rue de Rivoli par exemple a inspiré ceux d'entre ces braves gens\nqui, soucieux de doter leur ville d'arcades ou de galeries, se sont empressés de\nconstruire quelque cloître en style composite autour de leurs blocs à bâtir, sans songer\nà conserver l'harmonie d'ensemble de ce coin sensible. Il y en a qui ont noué la\nfarandole de leurs arcades tout autour du bloc entier à aménager, depuis le Pont de Meir,\nen enveloppant tous le Marché aux souliers, la Place Verte et le Marché aux œufs, de\nleurs cintres et calamiteux. Et dans tout cela pas une seule tentative\nmoderniste, à part dans les deux projets hollandais « Eurêka » et « Passage » et dans le\nprojet belge qui s'individualisait par un anneau d'or, bien mérité, du reste.\nLouons MM. Delvaux et Francken d'avoir été respectueux et de vrais artistes. Ils\nont fait un très beau projet, pratique et décoratif, et qui tient compte des exigences\ncontradictoires du problème. Ils ont tout d'abord compris qu'il fallait, autant que pos*\nsible, respecter la situation ancienne. Ils l'ont même corrigée en nous ramenant au plan\nde 1565, que des transformations peu heureuses avaient déformé : le Marché aux souliers\nétait primitivement plus large que maintenant et la jonction Meir-Pont de Meir, de la\nplace large au pont étroit, était fort harmonieusement assurée, au moyen d'une perspective\nà redans, qui fermait la place et laissait cependant de l'espace ,• un mur de jardin a dû\njadis former en cet endroit un fonds bas et clair. Ce mur a été remplacé plus tard par\nun bloc de maisons, qui bouche la vue et semble bien sombre. Les auteurs ont songé à\ny substituer une grande construction avec terrasse en saillie, sur pilliers. La façade\nproprement dite, au-dessus de la terrasse arcadée se trouverait en recul de 3 mètres."}, {"page_pdf": 11, "page_imprimee": "27", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac191908-01.1.11", "texte": "LA CITÉ\nAOUT 1919\n\nDans la construction supérieure on aurait à installer un café ou restaurant, avec de\ngrandes baies claires, très lumineuses le soir, pour animer cet endroit un peu morne. Et\nvoilà une idée bien moderne qui ne rompt pas l'harmonie ancienne, mais la complète et\nla vivifie, et la façade même qu'esquissent les auteurs est toute sobre et synthétique,\nsans fantaisies de détails, conçue suivant l'esprit de notre temps : l'influence de\ntecte américain Wright est avouée par les auteurs mêmes. Leur fond ferme admirable-\nment bien la perspective de la Place de Mier ; ils maintiennent le tracé piriforme, si\ncaractéristique à Anvers, que nous retrouvons encore dans la rue Neuve, le Marché aux\nChevaux etc., leurs artères sont bien closes et ordonnées, intimes et riches en aspects.\nLe Pont de Meir est élargi à 22 m., avec une galerie de 3 mètres du côté gauche.\nQuant au marché aux Souliers, il est porté à 21 mètres, ce qui n'est pas exagéré et ne\nreprésente pas un coût trop élevé. Ils élargissent aussi la rues Lits, ce qui est\nsuperflu à notre avis, de même que la rue des Jambons, ce qui crée un trou béant au\nbout du Marché aux œufs, alors qu'ils ne touchent pas à celui-ci par ailleurs,\nE. Van Steenbergen, dont le projet est très discret àussi et inspiré par un amour\ntrès vif pour la ville ancienne, élargit le Pont de Meir de deux côtés et y prévoit de chaque\ncôté des arcades : combinaison trop symétrique pour une voie qui n'a que 27 m de\nlargeur utile et 17 m. de largeur apparente. Le Marché aux Souliers est porté à 15 m.\nseulement, ce qui est trop peu. Le marché aux CEufs reste intact,\nVan Dyck lui aussi pousse très loin sa sympathie pour les vieilles pierres. Il change\nla direction de la rue aux Lits, d'où lotissement fautif, pour conserver la vue sur la\npetite tour espagnole du Pagador, dont le bombardement nous a révélé l'existence\noubliée et pour avoir une perspective diagonale sur la cathédrale : idée généreuse mais\nqui déforme trop la voirie.\nQuant aux projets de MM. Winders et Berger, ils s'écartent trop des faits existants.\nfM. Winders projette des arcades autour'de tout le bloc à approprier et crée ainsi un\naménagement des plus monotones et peu rationnel, sans parler des injures qu'il inflige\nau caractère consacré du quartier, mais il crée une utile perspective concave comme\nfond de décor de la Place de Meir, en une architecture hélas trop ornée et trop pastis\nchée. M. Berger, lui, déplace Taxe même du Pont de Meir, y crée une place nouvelle\nqui chevauche la Place de Meir et fait surgir, sur les décombres de ce qui fut, une\ngrande rue droite vers la Place Verte, alors qu'il ne fait rien pour le marché aux\nliers qu'il abandonne à son sort de vieille rue accessoire.\nOutre les cinq projets que je viens de commenter brièvement, le jury distingua\nparticulièrement celui de M. Smolderen, projet irréalisable mais merveilleux, vu comme\nen un rêve fastueux, en une téméraire vision d'avenir : l'aspect d'un Anvers cosmopo-\nlite et mondial, surgi d'une imagination somptueuse et ardente, qui ne recule devant aucun\nsacrifice et qui se hasarde à remanier et à reconstruire, d'après des conceptions idéalistes\net absolues, tout le plan primitif de la ville, dont on reconnaît à peine le style propre si\nce n'est à quelques bâtiments, retrouvés comme des iles familières dans cette Babel\nuniverselle. Le projet n'offre pas de solution directe pour le problème posé : le marché\naux Souliers et ses abords se perdent dans l'ampleur de ce projet grandiloquent, très\nartistique et admirable du reste\nLa « Commission d'études » va se charger de rédiger le plan d'exécution définitif."}, {"page_pdf": 12, "page_imprimee": "28", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac191908-01.1.12", "texte": "LA CITÉ\nAOUT 1919\n\n-■ •. * / . ,\nNous croyons savoir que l'idée de MM. Delvaux et Francken de construire des\narcades le long de l'alignement gauche du Pont de Meir, en construire plus loin, a\nété adoptée, en même temps que leur suggestion d'assurer à cette artère le maximum de\nfermeture avec le minimum de largeur eu égard aux circonstances locales.\nLe Marché aux Souliers sera élargi à 21 m. probablement, alors que tout laisse\nprévoir qu'on ne touchera pas au Marché aux CEufs, à la rue aux Lits, à la rue des\nJambons, à la Place Verte.\nEt ce concours fut, après celui pour l'aménagement de l'enceinte d'Anvers, une\nbelle démonstration urbanistique. Qu'il soit aussi un exemple à suivre par les autres\nmunicipalités belges !\nr\nL'article qui précède devait être illustré de\nreproductions du projet présenté par M. l'architecte\nSmolderen pour r aménagement de la ville d'Anvers,\nUn retard dans la confection des clichés nous\n. * '\noblige de remettre au prochain numéro la publication\nde ces illustrations\n• \\\n\nAndré DE RIDDER."}, {"page_pdf": 13, "page_imprimee": "n. p.", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac191908-01.1.13", "texte": "RECONSTRUCTION DU\nMARCHÉ=AUX=SOULIERS\nPlanche II\nProjet de MM. Alf. FRANCKEN et H. DELVAUX, architectes à Anvers\nCLICHÉ ALPH. FRANCKEN ET H. DELVAUX\nSITUATION ANCIENNE\nAMÉNAGEMENT NOUVEAU\nLA CITÉ. Nº 2\nAoût 1919"}, {"page_pdf": 14, "page_imprimee": "n. p.", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac191908-01.1.14", "texte": "Planche I\nRECONSTRUCTION DU\nMARCHÉ=AUX=SOULIERS\nProjet de MM. Alf. FRANCKEN et H. DELVAUX, architectes à Anvers\nCLICHÉ ALF. FRANCKEN ET A. DELVAUX\nLE PONT DE MEIR\nVU DE LA PLACE DE MEIR\n\nCLICHÉ ALF. FRANCKEN ET H. DELVAUX\nLA PLACE DE MEIR\nVUE DU PONT DE MEIR\nSUPPLÉMENT AU N° 2 DE « LA CITÉ »\nAoût 1919."}, {"page_pdf": 15, "page_imprimee": "29", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac191908-01.1.15", "texte": "LA CITÉ\nAOUT 1919\n\nURBANISME\nÉchos et Nouvelles\nDÉGAGEMENT DES ÉGLISES DE\nFURNES ET D'AUDENAERDE. ~\nL'église de Fûmes était éntou*\nrée d'une riche couronne d'anciennes façades\nà pignons. Toutes furent détruites par le bom-\nbardement, sauf une. Or, s'il faut en croire un\ncorrespondant de la « Libre Belgique », le con-\nseil communal de cette ville, appuyé par des\nautorités compétentes, aurait décidé à l'unani-\nmité d'abattre la maison restante pour que\nl'église soit entièrement dégagée. L'informateur\nfait remarquer naïvement que les petites mai*\nsons qui entourent Sainte-Walburge n'ont pas\nde « cachet architectural »!\nEstait concevable que l'on en soit encore\nchez nous à méconnaître le rôle esthétique de\nces modestes compléments de nos vieilles\ncathédrales. Pauvre Buis, qui croyait avoir\nouvert les yeux de ses compatriotes, mais dont\nles enseignements semblent, décidément, n'être\nen honneur qu'à l'étranger. Mais vrai*\nment laisser faire ceux qui, impassibles et le\nsourire aux lèvres, veulent continuer sous une\nétiquette patriotique l'œuvre de démolition si\nbien commencée par les boches ?\nIl semble d'ailleurs que Furnes ne soit pas\nseule menacée. Le même correspondant de la\n«Libre Belgique» annonce, avec complaisance,\nque le conseil communal d'Audenaerde, appuyé\npar les autorités compétentes, aurait décidé\nd'abattre les maisons qui entourent l'église Ste-\nWalburge en cette dernière ville.\nHeureusement, une protestation est venue\ndémentir ce bruit,- mais où est la vérité?\nQuoiqu'il en soit, la commission des\nrations, que préside le distingué archéologue\nM. le vicomte de Ghellinck d'Elseghem-\nVaernewijck, se serait prononcée pour la\nrestauration des petites maisons en question.\n« Ces maisons, fait très justement remarquer\nl'auteur de ce démenti, ne sont d'aucune gêne\npour la circulation/ leur reconstruction peiit\nse faire d'après les règles de l'hygiène et elles\nconstituent un élément essentiel à l'aspect animé\net pittoresque de l'admirable Grand'place d'Au*\ndenaerde,- leurs tonalités gaies contrastent de\nla plus heureuse façon avec les sombres pierres\nde l'édifice. Leur disparition rendrait ce coin\nd'Audenaerde parfaitement morne et banal/\nelle romprait irrémédiablement l'heureuse gra-\ndation des lignes et les proportions impression-\nnantes qui existent entre les maisonnettes et\nl'imposant monument qui les domine.\nC'est une erreur de croire que ces maisons\nmanquent de valeur architecturale. Ce qui en\nreste <et les anciennes gravures contiennent\ndes indications précieuses pour la restauration\ndes maisons détruites) nous montre un ensemble\narchitectural des plus charmants.\nPar contre, le soubassement de l'église, qui\nseul reste caché/ est dénué de tout élément\nd'architecture. Toutes les parties intéressantes\nde l'édifice resteront parfaitement mises en\nvaleur. »\n* * *\nLE DEGAGEMENT DES EGLISES.\nLa Renaissance des cités, dont ont connaît\nl'action si heureuse en France, vient de\nstituer un comité artistique sous le triple patro-\nnage de la Société des artistes français, de la\nSociété nationale des et du Salon\nd'automne,, ayant pour mission d'étudier les\nnombreux problèmes artistiques qui se posent\npour la reconstruction des régions dévastées.\nUne des premières questions soumises à ses\ndélibérations a été celle du « dégagement > des\nmonuments publics et notamment des églises.\nSoutenant cette thèse « que les cathédrales\nont été conçues et étudiées pour être vues et\nde très loin dans la campagne et de très près\ndans les petites rues des villes anciennes et\nqu'il importe de ne pas trahir, en en dénaturant\nl'aspect, les artistes qui les ont construites » il\na émis le vœu : « que les municipalités renon*\nçent à dégager les cathédrales ,♦ que si, en dehors\nde toute préoccupation artistiques, un dégage*\nment, même partiel, a été réalisé ou s'impose\npour des raisons impérieuses, on ramène autant\nque possible le spectateur dans la condition\noriginelle au moyen des plantations d'arbres,\nde constructions basses, d'alignements brisés\nou par un autre moyen respectant les\ntions d'ensemble ». La Renaissance des cités\ndemande à tous ceux, associations ou\nliers, qui partagent ses idées de se joindre à elle\npour une action commune auprès des munici*\npalités et des pouvoirs publics."}, {"page_pdf": 16, "page_imprimee": "30", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac191908-01.1.16", "texte": "URBANI SME\nLA CITÉ\nAOUT 1919\n\nLA RECONSTRUCTION DE REIMS.\nEn pleine guerre, alors que l'horizon était\nencore bien sombre, le Conseil municipal de\nReims se préoccupait déjà de la résurrection\nde la ville martyre. Dès 1916, il organisa un\nconcours d'idées qui donna lieu à des projets\nde reconstruction, dont quelques-uns furent\nexposés en 1919, à l'Exposition de la cité\nreconstituée à Paris. .Mais la situation avait\nbien changé depuis lors. Les Allemands, renou*\nvêlant Içurs furieux assauts contre la ville\nchampenoise, avaient consommé leur oeuvre de\ndestruction. A la fin des hostilités, des quartiers\nentiers de la ville étaient en ruines. Des études\nimportantes étaient nécessaires pour assurer\nune reconstruction convenable de la ville. Sa\nmunicipalité, fort progressiste, décida de\nrir, cette fois encore, au concours public.\nCelui-ci vient d'être jugé par une commission,\ncomposée de notabilités de la ville et d'émis\nnents artistes, dont MM. Bonnier, Cordonnier\net Deglave. Le projet, présenté par MM. Bou-\nchette et Expert, a retenu les suffrages de cette\ncommission comme conciliant les exigences\ndes besoins d'une grande ville moderne et la\nconservation des souvenirs du passé, si\nbreux à Reims. Un quotidien français nous\nfait connaître les grandes lignes de ce projet de\nreconstruction qui fera de Reims une cité\nd'aspect agréable et harmonieux, tout en lui\nmaintenant son caractère si nettement\nresque et historique.\nAu chevet de la splendide cathédrale, à la\nplace d'un îlot de maisons détruites, un square\nsera aménagé et devant l'édifice sacré, la place\ndu Parvis sera élargie dans des proportions\nmodestes, permettant de conserver à cette place\ndu vieux Reims son caractère\nOn ne peut qu'applaudir à cette réserve, et la\nciter en exemple à ceux qui, un peu partout,\nveulent dégager outrancièrement les anciens\nédifices.\nLe palais de l'archevêché, touchant à la\ncathédrale, sera conservé/ la chapelle n'a perdu\nque sa toiture et la façade construite par\nRobert de Cote, peut être restaurée. Les\népaisses et solides murailles de la salle des\nRois sont conservées intactes. La place Royale\nconservera son aspect : au centre, la statue de\nLouis XV intacte, avec son de\nPigalle, symbolisant le commerce remois : on\nprévoit seulement la transformation des arcades\nen portiques à jour.\nL'hôtel de ville sera reconstruit sur son\nemplacement actuel, et Ton ne sait pas encore\nsi, de la place Royale à la place de l'hôtel de\nville, if sera construit des maisons uniformes,\ndans un style ordonné avec le cadre de fa\nplace Royale.\nD'une façon générale, la ville conservera\nson ancien caractère qui faisait l'admiration\ndes visiteurs, sans toutefois sacrifier les exi*\ngences nécessaires auxquelles entraîne le deve*\nloppement d'une grande ville moderne. Des\nrues seront élargies, des boulevards percés dans\nles quartiers éloignés du centre de la ville,-et\nl'on bâtira des maisons ouvrières, des jardins\nde quartier et de nombreux squares. Le projet\nsera soumis prochainement à la ratification du\nconseil municipal, et on peut espérer que très\nprochainement les Rémois seront fixés sur les\nprojets de reconstruction de la capitale\npenoise. $£ *\nCRÉATION DE CITÉS-JARDINS AUX\nENVIRONS DE PARIS. - Une initiative\nfort intéressante encore est celle de l'Office\ndes Habitations à Bon Marché du département\nde la Seine. Cet organisme progressiste a estimé\nque la meilleure manière d'utiliser le crédit de\n10 millions qui lui avait été ouvert par le départe-\nment delà Seine, consistait à assurer la création\naux environs de Paris de véritables faubourgs*\njardins. Il a acquis dans ce but plusieurs grandes\npropriétés et fait étudier leur aménagement par\ndes techniciens spécialistes. Les projets sont\ndes plus heureux. Nous espérons pouvoir\ndonner prochainement un détaillé\ndu très remarquable rapport de MM. Henri\nSellier et P. Dormoy, conseillers généraux.\n& * *\nLine Société des Urbanismes belges vient de\nse former. Elle recrutera ses membres exclue\nsivement parmi les techniciens compétents,\nspécialisés dans l'art d'aménager les cités et les\nRégions.\n« Là Cité » sera l'organe de la S. U. B. et\npubliera dans son prochain numéro le Manifeste\ndes Urbanismes belges. Toute communication\nrelative à la S. U. B. doit être adressée au\nSecrétariat provisoire, 90, av de la Couronne."}, {"page_pdf": 17, "page_imprimee": "31", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac191908-01.1.17", "texte": "LA CITÉ\nAOUT 1919\n\nARCHITECTURE\nÉchos et Nouvelles\n\nLes plans de la SOUS-STATION ELEC-\nTRIQUE à construire à RHODE-SAINT-\nGENESE, avaient été mis au concours par\nla Société nationale des Chemins de fer vici-\nnaux. Quarante trois projets étaient parvenus\nau jury.\nCinq d'entre eux ont été, retenus. Leurs\nauteurs, MM. J. Vivenoy et G. France <en\ncollaboration), A. Callewaert/ L. François,\nV. Socquet, F. De Paepe sont admis à ia\nseconde épreuve.\nLA BASILIQUE DE KOEKELBERG.\nTous les amis de l'art, et non le moins les\narchitectes modernistes auront appris avec une\nréelle satisfaction, que M. Beco, l'honorable\ngouverneur du Brabant qui est le nouveau\nprésident du comité de la Basilique, a décidé\nde mettre les plans de cet important édifice au\nconcours. L'on sait que M. l'architecte Lange-\nrock avait déjà dressé les plans d'une basilique\ngothique dont les fondations sont construites.\n< Nous pensons - a déclaré M. Beco à un\nde nos confrères que fa guerre avec l'ébran-\nlement profond qu'elle a imprimé aux sensibi-\nlités, peut faire naître un art propre à Y « après-\nguerre ».\nEt, tout en reconnaissant la valeur incon-\ntestée de M. Langerock, nous avons conçu le\nprojet de mettre au concours les plans du grand\nmonument.\nCelui-ci, qui doit s'édifier sur le plateau de\nKoekelberg, cette butte qui domine la grande\nville, devra être simple et grand tout ensemble,\nde façon que son allure générale s'accorde avec\nle caractère majestueux du cadre ou il se\ndressera.\nDès lors, il est intéressant de voir ce que nos\narchitectes feront de ce projet. Les concurrents\nnous apporteront des idées qui serviront, peut-\nêtre, à établir les bases définitives du concours\nfinal.\nMais, en tous cas, nous voudrions que l'édi-\nfice comprit un autel central, entouré de neuf\nchapelles, chacune d'elles étant plus spéciale-\nment consacrée à l'une des neuf provinces\nbelges. »\nVoilà une belle victoire à la fois du principe\ndes concours publics et de l'art moderne.\nDécidément la guerre a changé quelque\nchose à la mentalité artistique du public.\n* * *\nMONUMENTS COMMEMORATIFS\nÀ SAINT-GILLES-BRUXELLES. - Un\nconcours est ouvert entre architectes et sculp-\nteurs pour l'érection, 1° d'un monument funé-\nraire à la mémoire des victimes de la guerre\n2° d'un mémorial en l'honneur de tous les\nSaint-Gillois morts pour la patrie.\nTrois primes de 500, 300 et 200 francs sont\nErévues en faveur des projets classés premiers.\n,a communication du Collège échevinal qui\nnous en a fait part, reste muette en ce qui\nconcerne les délais et les autres clauses du\nconcours !\n* m *\nUN CONCOURS POUR CON-\nSTRUCTION D'HABITATIONS A BON\nMARCHE, a été organisé par le Ministère\ndes travaux publics sous l'impulsion de\nMM. Vinck et Vandevoorde, conseillers du\ngouvernement. Les concurrents sont invités à\nsoumettre, en première épreuve, des plans pour\nmaisons du type isolé et maisons jumelées. La\nseconde épreuve comporte la construction des\nmaisons, à un nombre plus ou moins élevé\nd'exemplaires. C'est une heureuse innovation,\nOnnepourra dire de cette joute, commede tant\nd'autres, qu'il ne sagit là que de beaux projets\nsur le papier. L'occasion est offerte aux inven-\nteurs de nouveaux procédés de construction,\naux partisans des matériaux nouveaux de\nmontrer d'une façon irréfutable les avantages\nde leurs systèmes.\nVoilà donc le problème de la construction\nd'habitations à bon marché posé d'une façon\nconcrète, tel qu'il se conçoit dans la pratique.\nLes organisateurs du concours ont compris\nqu'il n'y avait qu'une seule solution qui puisse\ntirer le pays d'embarras: la production indus*\ntrielle de la petite habitation.\nL'initiative est trop intéressante pour qu'on\nn'en félicite pas chaleureusement le Ministre\ndes Travaux publics, d'autant plus que voilà\nplus de 6 mois, que tous ceux qui s'intéressent\nau problème du logement ouvrier, attendent du"}, {"page_pdf": 18, "page_imprimee": "32", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac191908-01.1.18", "texte": "ARCHITECTURE\nLA CITÉ\nAOUT 1919\n\n*\ngouvernement un seul geste marquant l'intérêt\nqu'il porte ou devrait porter à l'étude\ntechnique de ce problème éminemment actuel.\nNous regrettons dans ces conditions,-\nde devoir signaler quelques lacunes que ce\nconcours présente. Mais elles sont vraiment\ntrop importantes ! Il y a d'abord la question du\ndélai : les programmes n'ont pu s'obtenir que\ntout à la fin de juillet et cependant les projets\ndoivent être remis avant le 15 août.\non vraiment une telle hâte après 6 mois d'inac-\ntion. Il est non moins regrettable de voir les\npouvoirs publics apporter si peu de soins à\nl'organisation proprement dite d'un concourt.\nLe programme n'est il pas complètement muet\nen ce qui concerne la composition du jury?\nCe sont là des détails qui dans les pays ou\nl'organisation professionnelle des architectes\nest plus avancée que chez nous suffiraient\nà faire décréter le boycottage d'une pareille\njouté.\nline critique encore, d'ordre technique\nlà. Le programme impose aux concurrents les\nprescriptions que le Conseil supérieur d'hygiène\npublique de Belgique maintient malgré tous les\nenseignements de l'étranger et qui entravent\nl'abaissement du prix de revient de la petite\nhabitation. Nous estimons que c'est regrettable\npuisqu'il s'agit de faire naître des solutions\nnouvelles d'un problème qu'on a été, jusqu'à\nprésent, impuissant à résoudre en Belgique.\nR V\nLA PROFESSION , D'ARCHITECTE.\n' M. Michel, secrétaire de la Chambre syn-\ndicale des architectes de Belgique, a exposé\ndernièrement ses vues sur la rénovation de la\nprofession d'architecte.\nCette carrière, remarque-t-il fort justement,\nest de celles qui exigent le plus d'aptitudes, de\nsolides connaissances et de responsabilités. Et\ncependant, elle est à la portée de tous ! Il fau-\ndrait que l'on réglemente la profession,- que l'on\ncrée le diplôme sollicité depuis longtemps par\nles fédérations. Ces réformes sont urgentes si\nl'on veut écarter les non-valeurs et les empê-\ncher de s'immiscer dans la reconstruction de\nnos villes détruites.\nIl est également nécessaire d'instruire le\npublic en matière d'architecture, de lui faire\nconnaître les devoirs et obligations de\ntecte, de lui apprendre à distinguer entre le\nvéritable artiste de ce nom et le vulgaire\nseur qui usurpe le titre d'architecte sans avoir\naucune des qualités nécessaires pour en tenir\nl'emploi.\n* * *\nL'UNIVERSITÉ DE BRUXELLES sera\nentièrement concentrée au Parc Léopold. Les\narchitectes Bosmans et Van Rysselberge sont\nchargés de dresser les plans des nouveaux\nlocaux destinés à remplacer ceux qui se trou-\nvent actuellement rue des Sols et qui vont être\nlivrés aux démolisseurs.\n, ; ; îfc îfc.\nUn conseiller communal de Bruxelles a pro-\nposé au conseil de cette ville de construire\nimmédiatement LES NOUVEAUX LO-\nCAUX destinés aux services administratifs\nde la Ville et sur l'emplacement occupé par\nles immeubles s'élevant dans le vaste quadrila-\ntère borné par les rues de l'Etuve, de l'Amigo,\ndu Màrcjhe-au-Ch'arbôri et du Lombard.\nLes plans dé cette transformation, dus à\nl'architecte M. Van ysendyck ont été revus\npar M. Vah Vseridyck fils et ont été soumis\nau conseil.\n* * *\nLES PROJETS DE LA COMMUNE\nDE LAEKEN. En vue de parer à la\ncrise aiguë dés logements, le conseil communal\nde Laeken a, dernièrement, voté à l'unanimité\nle principe ;\na> d'un emprunt de 4 millions pour la cons-\ntruction d'habitations ouvrières : 1° à logements\nmultiples / 2° genre cottages jumellés et grou-\npés et ce pour les divers quartiers de la com-\nmune/\nb> un emprunt de 250.000 francs pour\nl'édification d'un bassin de natation et bains-\ndouches.\nIl a été décidé qu'un concours sera organisé\nentre architectes bélgés pour l'érection de ces\ndivers édifices d'intérêt public. Le programme\nsera préalablement étudié et rédigé par une\ncommission composée de trois délégués du\nconseil communal et de deux délégués de la\nSociété centrale d'Architecture."}, {"page_pdf": 19, "page_imprimee": "n. p.", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac191908-01.1.19", "texte": "Planche V\nCLICHÉ « LA CITÉ »\nProjet de M. Henri VAN DIJCK\nArchitecte à Anvers\nLA CITÉ, Nº 2\nAoût 1919\n\nRECONSTRUCTION DU\nMARCHÉ=AUX=SOULIERS\nCLICHÉ « LA CITÉ »\nProjet de M. Pol BERGER\nArchitecte à Anvers"}, {"page_pdf": 20, "page_imprimee": "n. p.", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac191908-01.1.20", "texte": "Planche VI\nRECONSTRUCTION DU\nMARCHÉ=AUX=SOULIERS\nCLICHÉ « LA CITÉ »\nProjet de M. Max WINDERS\nArchitecte à Anvers\n\nCLICHÉ « LA CITÉ »\n\nProjet de M. Edmond VAN STEENBERGEN\nArchitecte à Anvers\nLA CITÉ, N° 2\nAoût 1919"}, {"page_pdf": 21, "page_imprimee": "33", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac191908-01.1.21", "texte": "LA CITÉ\nAOUT 1919\n\nLOIS & RÈGLEMENTS\n\nL,'arrêté=Loi du 25 août 1915\nrelatif à la reconstruction des communes belges détruites.\n\nNous avons, dans une précédente étude\ncommenté longuement la disposition essentielle\nde cet arrêté-loi/ à savoir celle qui impose à\ntoutes les communes sinistrées l'obligation de\ndresser un plan général d'aménagement. Nous\navons insisté sur la grande portée de la\nréforme légale réalisée de la sorte et défini la\nsignification exacte du terme « plan général\nd'aménagement ».\nPour que notre examen de la loi nouvelle\nsoit complet, il nous reste à dire quelques\nmots des réformes accessoires que l'arrêté-loi\nintroduit.\nLes articles 2 et 3 sont relatifs à la procé-\ndure d'approbation des plans d'aménagement.\nLa Commission Royale des Monuments et\ndes Sites s'y trouve désignée comme orga-\nnisme consultatif en ces matière^.\nLa disposition n'a rien d'imprévu. Dès 1912\nun arrêté royal avait chargé cette commission\nde donner son avis sur les avant*projets de\nvoirie qui, directement ou indirectement\ntouchent à des questions d'esthétique. Le pré*\nsent arrêté*loi ne fait donc que confirmer cette\nmission en ce qui concerne les plans d'aména*\ngement.\nNombreux cependant sont ceux qui, tout\nen reconnaissant la compétence de cet institut,\nen matière d'esthétique et d'archéologie, ont\ndéploré qu'il n'ait été créé un organisme\nconsultatif spécialement compétent en matière\nd'aménagement ruraux et urbains.\nEn effet, l'« U r banisme > d'aujourd'hui\nn'est plus l'« E s t h é t i qu e des Villes»\nd'if y a une génération. Nous en avons dit\nassez, dans notre précédente étude pour faire\nsaisir que le problème de la construction des\nvilles est d'essence économique et technique\nautant quartistique.\nAussi, il y aurait danger à voir des pro-\nblèmes de ce genre abordés par des hommes\nqui n'auraient qu'une formation purement\nartistique.\nLeur influence pourrait, principalement\nlorsqu'il s'agit de la renaissance et de la\nreconstruction des villes détruites,- avoir\nune influence néfaste, dont maint projet d'au*\njourd'hui porte, déjà, la trace.\nPour restituer de la vie aux régions dé vas*\ntées et faire renaître des centres industriels\nautrefois prospères, ce ne sont pas des pro-\njets grandioses de voirie, ou de beaux plans\nde façades qu'il nous faut ,• ce que l'on appelle\nle « programme d'urbanisation > s'appuiera\nsur une étude consciencieuse et fouillée de la\nvie économique et industrielle de ces villes ,*\nil s'accompagnera d'un graphique nous mon*\ntrant la nature des industries existantes avant\nla guerre, leur emplacement et le nombre\nd'ouvriers qu'elles occupaient,- il nous four*\nnira enfin des propositions concrètes et immé*\ndiatement réalisables concernant le groupement\nrationnel de ces industries, leur outillage éco*\nnomique, leurs voies d'accès.\nDe telles études ne peuvent être de simples\nimages. Et ce disant, j'ai conscience de ne point\nprétendre en écarter les artistes, mais ceux là\nseulement qui, dédaignant les nécessités écono*\nmiques et sociales de l'heure présente ne\nvoient dans l'art qu'une vaine parure. La vie\nfiévreuse et active de la cité moderne passera,\nà côté d'eux, sans subir leur influence.\nMais revenons en à l'examen de l'arrêté*loi\nqui nous occupe.\nUne disposition heureuse est celle de l'ar*\nticle 4 qui simplifie la procédure d'expro*\npriation par zones des terrains nécessaires à\nla réalisation du plan d'aménagement.\nVoici ce que dit à ce sujet le Rapport au\nRoi, qui tient lieu d'exposé des motifs : « Lors\nde la réalisation d'un plan général d'aménagé*\nment, i! est souvent utile, dans le but d'assurer"}, {"page_pdf": 22, "page_imprimee": "34", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac191908-01.1.22", "texte": "LOIS6RfcG L E M E N T S\nLA CITÉ\nAOUT 1919\n\nun lotissement convenable des terrains à bâtir,\nd'acquérir, en plus des immeubles à incorporer\ndans la voie publique, leurs excédents et des\nparcelles voisines.\n«., JLes communes trouvent, actuellement\ndans la loi d'expropriation par zones, les pou-\nvoirs qui leur sont nécessaires à cet effet. Mais\ncomme le recours à cette loi entraînerait des\nretard fâcheux, il y a lieu en ce qui\ncerne les plans d'aménagement visés dans le\nprésent arrêté-loi de permettre l'acquisition\nde ces immeubles selon les règles ordinaires et\nplus ëxpédkives de l'expropriation pour cause\nd'utilité publique. L'article 4 confère ce pou-\nvoir non seulement aux communes, mais\négalement à l'Etat et aux provinces.\nC'est là une réforme heureuse et qui a son\nincontestable utilité, en attendant qu'une loi\nspéciale nous dote, en matière d'expropriation,\ndu régime nouveau que les événements et\nl'évolution des idées én matière de droit de\npropriété, rendent souhaitable.\nUne disposition qui, tout au contraire a\nsoulevé d'assez violentes critiques c'est celle\nde l'article 5 qui spécifie que les autorisations\nde construire et de reconstruire sur le territoire\ndes communes sinistrées devront être approu*\nvées par le Ministre de l'Agriculture et des\nTravaux Publics.\n« Il importait, dit M. le ministre Helle-\nputte dans son rapport au Roi de donner au\nPouvoir central, pour l'approbation des auto-\nrisations de bâtir qui lui seront soumises, des\ndroits aussi étendus que ceux que possèdent,\nen temps normal, les Pouvoirs locaux. Il ne\nsaurait être contesté que relever tant de ruines\ndans la Belgique entière intéresse à tous les\npoints de vue la généralité des citoyens. »\nOn a objecté que ce travail d'approbation\nentraînera une centralisation regrettable et une\nbesogne administrative énorme. Mais il faut\nremarquer que les prescriptions de l'article 5 ne\nsont applicables qu'aux communes sinistrées, en\nce qui concerne les reconstructions et les\nstructions nouvelles,- elles ne visent pas\nles travaux confortatifs ni même les simples\nréparations. De toute façon cette intervention\ndu pouvoir supérieur semble très heureuse en\nce qui concerne les communes sinistrées qui\ntarderaient d'introduire un plan général d'amé-\nnagement. Il ne pouvait être question d'empê-\ncher dans ces communes toute reconstruction.\nLe contrôle cjue l'autorité supérieure exerce\n« in globo » lors de l'approbation du plan\nd'aménagement, devait dès lors « pouvoir\ns'exercer dans chaque cas particulier. Il semble\nbien que la loi ait surtout en vue d'armer l'au-\nrorité supérieure, dans ces cas d'exception et\nque les sanctions dont il est question aux\narticles 6 et 7 n'aient d'autre but que de rendre\n•ce contrôle efficace.\nC'est une faiblesse de bien des lois admini-\nstratives que de ne comporter aucune sanction\ncontre l'inaction des autorités communales.\nLes entraves que le législateur peut apporter\naux travaux que les particuliers projettent en\nl'absence de. mesures préliminaires d'ordre\ngénéral à prendre par la commune constitue un\nmoyen indirect et très efficace d'amener ces\ndernières à agir.\nL'arrêté-loi a eu recours à ce moyen, il est\nregrettable qu'une loi récente ait précisément\nlibéré les communes adoptées de cette con*\ntrainte désirable.\n* * *\nTelle est dans ses grandes lignes la portée du\ndécret du 25 août 1915. On ne peut nier\nqu'elle soit considérable : En accordant une\nexistence légale au plan d'aménagement l'arrêté*\nloi ouvre en Belgique l'ère du lown Planning\nscientifique.\nSa signification est plus grande encore si\nl'on tient compte des réformes législatives\nqu'il augure. Ne s'appliquant qu'aux communes\nsinistrées il n'est, en effet que provisoire. Mais\ndans la pensée de son auteur il constituait en\nquelque sorte la préface d'une législation corn*\nplète en matière de construction des villes,\ndont l'élaboration devait être, comme nous\nl'apprend l'exposé des motifs, « une des préoc-\ncupations les plus graves du législateur » au\nlendemain de la guerre. L'initiative privée a\ntracé la voie à cette réforme générale,< les\nétudes poursuivies en Belgique occupée et à\nl'étranger ont rassemblé les matériaux d'une\nloi qui pourrait tenir compte autant de nos\ntraeitions nationales que des progrès réalisés\nau-delà de nos frontières.\nIl y a tout lieu de croire que cette loi géné*\nraie de l'Urbanisme devant faire pendant à"}, {"page_pdf": 23, "page_imprimee": "35", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac191908-01.1.23", "texte": "LOISùRfcG L E M E N T S\nLA GÎTÉ\nAOUT : 1919\n\nla nouvelle loi de l'Hygiène et à celle non moins\nurgente de l'Habitat ne se fera pas indéfi-\nniment attendre. Elle est d'ailleurs indis-\npensable.\nLe plan général d'aménagement, dont nous\navons signalé la nécessité dans les régions\ndévastées n'est en effet pas moins utile pour\nnos grrndes villes. Qui dira les sommes\ndables qu'on aurait pu économiser, les erreurs\nirréparables qui auraient été évitées si le\nGrand Bruxelles avait été doté, il y a une\nquinzaine d'années, d'un plan directeur. Et pour\nqui parcourt, même rapidement, les quartiers\nsuburbains de la capitale, Ixelles, Boistfort, par\nexemple, il est manifeste que l'incohérence la\nplus absolue, l'absence de toute politique\nconsciente et à longue échéance, persiste\ntoujours.\nLe plan d'aménagement n'est pas moins\nindispensable dans nos régions industrielles en\ncroissance, tout particulièrement au Limbourg.\nLa mise en exploitation de nouveaux charbon-\nnages fera surgir dans cette province, en\nl'espace de quelques années, de vastes\nmérations, des villes entières. Déjà elles sont\nen formation.\nVerrons-nous, en moins d'une génération,\nce pays où tant d'artistes ont rêvé, tant de\ncitadins cherché un repos réconfortant et\nvivificatëur se couvrir, au hasard, de terrils,\nd'usines, d'agglomérations lépreuses et mal-\nsaines ?\nOu bien, un plan d'ensemble rationnellement\nétabli, fixerait-il les réserves à sauvegarder,\nassignerait-il à l'industrie des emplacements\nconvenables, poursuivra*t-il l'établissement\nd'un habitat hygiénique et agréable.\nC'est là un des aspect du vaste problème\nde la reconstruction. Ce n'est pas seulement\naux bords de l'Yser que se construit la Belgique\nnouvelle. Quoiqu'on fasse pour les y retenir,\nles ouvriers abandonneront en grand nombre\nles régions industrielles flamandes trop lentes\nà se relever de leurs ruines. Plutôt que de voir\nces énergies humaines perdues à jamais pour\nnotre pays attirons-les là-bas même où des\nindustries prospères peuvent leur offrir des\nsalaires rémunérateurs. Substituons, en d'autres\ntermes, à l'émigration vers l'étranger la colo-\nnisation intérieure.\nMaiis pour que cet essaimage puisse se\nproduire il faut préparer des ruches nouvelles.\nEt veillons à ce qu'elles soient, non les\nembryons de villes tentaculaires où les hommes\ns'entasseraient pour leur malheur, mais les élé-\nments d'une constellation de cités jardins épar-\npillées au milieu des campagnes.\nLe plan d'aménagement, communal et région\nnal, est à la base d'une telle réforme? Il est\nurgent qu'une loi nouvelle mette les admini-\nstrations publiques en mesure d'y recourir en\nvue d'assurer aux générations futures une vie\ncivique meilleure.\n\nRaph. VERWILGEN\n\nTexte de l'Arrête=loi du 25 août 1919\nART. IER1ER Les communes, sur les territoires desquelles\ndes constructions publiques ou privées ont été détruites\npar suite de faits de guerre, sont tenues d'établir des plans\ngénéraux d'aménagements destinés à servir de base aux\nautorisations de construire ou de reconstruire, à délivrer\npar le collège échevinal.\nLe Ministre de l'Agriculture et des Travaux publics peut,\nà la demande des administrations communales intéressées,\ndispenser celles.oi de cette obligation, soit pour une par-\ntie. soit pour l'ensemble de leur territoire.\nART. 2. Ces plans devront être approuvés par le Roi.\nLorsque l'importance des projets le comportera le\nMinistre de l'Agriculture ei des Travaux public soumettra\nles plans, pour avis, à une commission spéciale composée\nde : . <\nI°. Les membres correspondants de la Commission\nRoyale des Monuments et des Sites résidant dans ta\npartie non envahie de la province ;\n2°. Les membres effectifs de la Commission Royale\ndes Monuments et des Sites résidant dans la partie non\nenvahie du pays ;\n3°. Un membre de l'administration communale inté-\nressée. \"\nCette commission sera présidée par le Gouverneur de\nla province on, à son défaut, par un député permanent.\nA partr du moment où là capitale sera libérée, la Com-\nmission spéciale sera composée des membres effectifs de\nla Commission Royale des Monuments et des Sites rési-\ndant dans la partie non envahie du pays, et d'un membre\nde l'administration communale intéressée.\nElle sera présidée par le président de la Commission\nRoyale des Monuments et des Sites."}, {"page_pdf": 24, "page_imprimee": "36", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac191908-01.1.24", "texte": "LOIS 6 RÈGLEM EN TS\nLA CITÉ\nAOUT 1919\n\nArt, 3. La consultation prévues à l'article 2 ci-dessus\nse fera sans préjudice de l'avis de la Députation perma-\nnente exigée par la loi communale, pour autant toutefois\nqu'une délibération de la Députation permanente sur cet\nobjet soit possible dans chaque cas.\nART. 4. L'expropriation des parties de propriété privée\nqui devront être incorporées à la voirie, ou provisoirement\nacquises par l'Etat, la province ou la commune, pour\nl'exécution des plans d'aménagement approuvés, aura\nlieu selon les règles ordinaires de l'expropriation pour\ncause d'utilité publique. Les administrations y procéderont\ndès qu'elles le jugeront opportun.\nART. 5. Les autorisatlsns de construire et de recons-\ntruire sur le territoire des communes, pour lesquelles le plan\nd'aménagement visé à l'article ler1er est exigé, devront être\napprouvées par le Ministre de l'Agriculture et des Travaux\npublics, sans préjudice de toutes autres approbations\nlégalement requises.\nLe Ministre pourra subordonner son approbation à\ntelles conditions qu'il jugera devoir être imposées, tant\ndans l'intérêt de l'estétique, de l'hygiène ou de la circula-\ntion, que dans l'intérêt de la conservation et de la viabi-\nlité des voies publiques.\nLe Ministre se prononcera dans le délai de trois mois\nà partir de la réception de la décision communale. Au cas\noù ce délai viendrait à expirer sans qu'une solution soit\nintervenue, la décision de l'administraiion communale\npourra sortir ses effets.\nART. 6. Toute construction ou reconstruction, totale\nou partielle, exécutées dans les communes, pour lesquelles\nle plan d'aménagement visé à l'article l*r est exigé, sans\nautorisation dûment approuvée, ou en violation des con-\nditions fixées par l'autorisation, sera punissable des\npénalités déterminées à l'article 9de la loi du lerIer février\n1884 sur la police de la voirie.\nART. 7. Outre la pénalité, le tribunal prononcera, si\nl'administration centrale le demande, la réparation de la\ncontravention, en condamnant les contrevenants à rétablir\nles lieux dans leur état primitif par la démolition, la\ndestruction ou l'enlèvement des ouvrages illégalement\nexécutés. Toutefois l'intéressé apra l'option d'exécuter\nles conditions imposées par l'autorisation.\nART. 8. Les contraventions au présent arrêté-loi seront\nconstatées dans la forme ordinaire par les agents de la\npoiice locale et par les fonctionnaires et agents assermen-\ntés chargés de l'administration et de la police de la voirie.\n\nCongrès\nComme nos lecteurs le savent une expo-\nsition de la reconstruction aura lieu à\nBruxelles, au Palais d'Egmont, du 15 sep-\ntembre au ler1er novembre. Un congrès\ninterallié d'Urbanisme est organisé à cette\noccasion par l'Union des Villes en accord\navec l'lnternational Garden Cities and Town\nplanning Association. Il aura lieu les 26 et\n27 Septembre. En voici l'ordre du jour:\n1° L'Urbanisme dans les divers pays\n(domaine spécial du Town Planning,\naménagement des cités), spécialement\nau point de vue des progrès accomplis\ndans les mentalités et les réorgani-\nsalions. Comment internationaliser le\nmouvement? Mesures et méthodes.\n2° Le problème de l'habitation et la solu-\ntion des cités-jardins. Est-il possible à\nl'ouvrier à bas salaire d'être décemment\nlogé? Aspect social, municipal et\nfinancier du problème.\n3° Une cité-jardin mémoriale en Belgique,\nconçue comme une cité modèle quant\nà l'aménagement et à l'équipement.\nLa journée du 27 sera consacrée à l'Assem-\nblée générale statutaire de l'Union des Villes\net Communes belges et l'Union Internatio-\nnale des Villes. Une visite, au front de\nFlandre et de l'Yser terminera\" le Congrès.\n\nBibliographie\nUrbanisme. A la demandé de plusieurs\nabonnés nous commencerons dans le prochain\nnuméro une Revue des livres d'Urbanismes\nparus ces dernières années en Belgique et à\nl'étranger.\nBruxelles-Est.\nL'Union des Villes vient de publier un\nrapport de M. l'architecte Dumont, sur l'amé-\nnagement de l'est de Bruxelles. Ce rapport est\naccampagné d'un plan général de voirie à\nl'échelle de 1/20.000."}, {"page_pdf": 25, "page_imprimee": "couv. 3", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac191908-01.1.25", "texte": "Réservé à\n\nFr. Schauvliege\nEntrepreneur de Travaux publics et privés\nMAISON FONDÉE EN 1884\n▼ T ▼\nSpécialité de charpentes en bois\nà loçgue portée sans soutien au\nmilieu jusqu'à 30 m. de largeur\nMAISONS DÉMONTABLES\nRécompenses ê diverses expositions\n43, rue Desmet à GAND\n\nConstructions en bois et en acier\n===== de tous genres ======\n£ Maisons démontables A\nJos.\nà T amise\nAdresse téiégr. ï BOELWERF Tamise\nTéléphone Tamise 10\nV-,"}, {"page_pdf": 26, "page_imprimee": "couv. 4", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac191908-01.1.26", "texte": "Imp. H. 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