{"numero_id": "bm-bmtnaac-1919-10-01", "volume": "bmtnaac_1919-10_01", "ocr_sha256": "bfea3a04255c1486e9b1dd582bb1cf254628213777c6feeb996b7d7d7d2ccf52", "source_tei": "https://github.com/Princeton-CDH/bluemountain-transcriptions/blob/main/periodicals/bmtnaac/issues/1919/10_01/bmtnaac_1919-10_01.tei.xml", "source_mets": "https://github.com/pulibrary/BlueMountain/blob/main/metadata/periodicals/bmtnaac/issues/1919/10_01/bmtnaac_1919-10_01.mets.xml", "url_numero": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac191910-01", "articles": [{"article_id": "bm-bmtnaac-1919-10-01-c002", "article_bluemountain": "bmtnaac_1919-10_01#c002", "volume": "bmtnaac_1919-10_01", "ocr_source": "OCR Blue Mountain (ALTO), transcription TEI : lignes lb/@facs", "texte_sans_correction": true, "page_debut": "57", "page_fin": "58", "image_debut": 3, "image_fin": 4, "pages_selon": "pagination imprimée relevée dans le METS Blue Mountain (ORDERLABEL) ; [n] = page sans folio restituée", "url_article": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac191910-01.2.2", "titre_corps": "L'Union des Villes et l'Exposition de la Reconstruction", "titre_sommaire": "L'Union des Villes et l'Exposition de la Reconstruction", "signature_source": "E. VINCK", "controle": "bornes données par la structure logique METS/ALTO de Blue Mountain (blocs ALTO de chaque constituant)", "pages": [{"page_pdf": 3, "page_imprimee": "57", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac191910-01.1.3", "debut_caractere": 202, "fin_caractere_exclue": 1671, "texte": "L'Union des Villes et l'Exposition\nde la Reconstruction\n\nL'Exposition de la Reconstruction qui s'est tenue à Bruxelles du 19 sep-\ntembre au ler1er novembre et qui est actuellement ouverte à Anvers, aura exercé\nune influence considérable sur l'œuvre de reconstruction en Belgique. Elle\naura démontré la vitalité de cette science et de cet art nouveaux qu'on a appelé\nl'Urbanisme et dont les enseignements sont indispensables à une renaissance\nglorieuse de nos villes et villages détruits. « La Cité » se devait de consacrer à\ncette belle manifestation un numéro spécial.\nNous avons demandé à M. le sénateur Vinck de bien vouloir le préfacer en\nnous disant quelques mots et de l'Union des Villes et de cette Exposition, dont il\nest l'initiateur. Il nous a répondu par la lettre que Von va lire, ■:\nBruxelles, 1 0 décembre.\nMonsieur le Rédacteur,\nL'Union des Villes et Communes belges, constituée à Gand, en 1913, est\nfondée, comme le disent ses Statuts, pour fournir à ses membres toutes les\ninformations qui peuvent leur être utiles pour l'administration de leur com-\nmune. Elle s'interdit toute immixtion dans le domaine de la politique des partis.\nSi, depuis la guerre, nous avons été forcément entraînés à nous\noccuper spécialement des questions de Reconstruction, le domaine de notre\nDocumentation doit être beaucoup plus vaste, il doit comprendre tous les\nchapitres de l'activité communale.\nCe travail qui allait commencer lorsque la guerre éclata, se trouve repris"}, {"page_pdf": 4, "page_imprimee": "58", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac191910-01.1.4", "debut_caractere": 24, "fin_caractere_exclue": 2455, "texte": "depuis quelques mois et je puis affirmer que dès le début de 1 920, notre service\nd'information pourra fonctionner. Bien plus, dans quelques semaines paraîtra\nnotre première brochure documentaire. Elle traitera d'un des chapitres du\ndomaine de l'hygiène, celui du « nettoyage de la voie publique » et de tout ce\nqui s'y rattache.\nNous publierons successivement toute une série de brochures dont l'en-\nsemble formera une Encyclopédie. Comme ces brochures ne pourront épuiser\nla matière et, qu'au lendemain de leur publication, de nouvelles informations\ndevront s'y ajouter, nous publierons périodiquement des feuilles documentaires,\nqui, chez chacun de nos adhérents, se classeront aux rubriques de notre table\nencyclopédique.\nLe travail est considérable, mais les adhésions déjà reçues et les encoura-\ngements qui nous sont donnés, permettent d'affirmer que l'œuvre sera menée à\nbonne fin.\nNous avons aussi à poursuivre une œuvre générale d'éducation civique.\nC est la principale raison d'être de notre Exposition. Celle-ci après avoir eu un\nréel succès à Bruxelles, reçoit actuellement à Anvers un nombre de visiteurs\ntout à fait inattendu, et ira ensuite partiellement à Mons, totalement à Liège,\npartiellement sans doute à Bruges et dans d'autres centres de Belgique.\nL'Exposition est un mode puissant d'éducation dont, en Amérique notam-\nment, on s'est utilement servi pour développer l'esprit civique des populations.\nC'est assez vous dire que ce mode nous l'emploierons par la suite pour\n' expliquer d'autres problèmes que celui de la Reconstruction et faire ainsi l'édu-\ncation de nos concitoyens et de nos administrateurs. Nous pensons pouvoir\nainsi contribuer à assurer à notre pays la renaissance qu'il mérite et à préparer\nune démocratie consciente.\nLes efforts faits par votre publication « La Cité » y contribueront aussi,\npuisqu'ils éclairent les nouvelles solutions.\nQuelque soit la structure de la Démocratie de demain, nous pouvons affir-\nmer que rien ne serait plus dangereux que l'ignorance, l'incompétence et le\nmanque d'esprit civique.\nL'Union des Villes et ses divers services et collaborations s'efforcent,\ndans la modeste sphère de leur activité, de former des « citoyens », c est-à-dire\ndes hommes capables de discerner et défendre les vrais intérêts de la « Cité »,\net décidés à exiger que les intérêts privés leurs soient subordonnés.\nCroyez, Monsieur le Rédacteur, à mes meilleurs sentiments.\n\nE. VINCK."}]}, {"article_id": "bm-bmtnaac-1919-10-01-c003", "article_bluemountain": "bmtnaac_1919-10_01#c003", "volume": "bmtnaac_1919-10_01", "ocr_source": "OCR Blue Mountain (ALTO), transcription TEI : lignes lb/@facs", "texte_sans_correction": true, "page_debut": "59", "page_fin": "68", "image_debut": 5, "image_fin": 16, "pages_selon": "pagination imprimée relevée dans le METS Blue Mountain (ORDERLABEL) ; [n] = page sans folio restituée", "url_article": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac191910-01.2.3", "titre_corps": "La Section Belge", "titre_sommaire": "La Section Belge", "signature_source": "F. BODSON. Architecte-Urbaniste Commissaire de l'Exposition de la Reconstruction", "controle": "bornes données par la structure logique METS/ALTO de Blue Mountain (blocs ALTO de chaque constituant)", "pages": [{"page_pdf": 5, "page_imprimee": "59", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac191910-01.1.5", "debut_caractere": 24, "fin_caractere_exclue": 2726, "texte": "La Section Belge\n\nQUELQUES PRELIMINAIRES\nJe ne sais si tous les spécialistes, architectes, artistes, ingénieurs compren-\nnent toute l'importance de la leçon que les sections étrangères sont venues\nnous donner!\nJe crains bien que l'on n'ait vu dans les envois français, anglais et surtout\nhollandais, que quelques images de plus, exposées pour corser la belle manifes-\ntation d'urbanisme, que fut dans son ensemble cette exposition, cependant que\ncertains visiteurs persistèrent à s'offusquer du trop grand développement\nréservé à nos voisins du Nord! Il y eut même quelques accès de super-natio-\nnalisme!\nElle avait cependant fière tenue cette section des villes de Hollande, et\nj espère que beaucoup de nos édiles auront daigné venir prendre au Palais\nd'Egmont la formidable leçon de civisme qui s'en dégageait!\nLes administrateurs de nos villes sinistrées ou de celles plus heureuses, qui\nn'ont à songer qu'à leur développement, sont-ils venus en grand nombre se\nrendre compte des méthodes d'urbanisation mises en pratique chez nos voisins,\net se convaincre de la nécessité urgente qu'il y a d'aborder enfin chez nous\naussi les problèmes du Town-planning avec la méthode requise?\nHélas! je ne le crois pas. L'opinion publique chez nous, ne s'émeut guère;\nla visite royale et le petit brouhaha qu elle suscita n'eut guère de lendemain;\nmême la presse montra en cette circonstance combien elle est inférieure à sa\nmission éducatrice! Aucun quotidien de langue française ne consacra des\nétudes aux documents exposés probablement manquent-ils des compé-\ntences nécessaires. Seuls, les journaux flamands publièrent des relations très\ndocumentées et hautement judicieuses. Serait-ce donc parce que la Flandre est\nravagée et que ses habitants doivent être initiés aux problèmes de l'urbanisa-\ntion et aux solutions complexes qu'ils comportent? C'est possible et se serait\nfort sensé.\nMais nos quotidiens de langue française ont-ils jugé que l'opinion était faite\nen Wallonie, sur les problèmes ardus de la reconstruction de Visé,de Herve,de\nDinant! que tout a été dit et que personne n'a plus rien à apprendre? Eh quoi!\nL angoissant problème de la reconstruction et du relèvement de la West-Flan-\ndre n intéresserait pas les Bruxellois et la région Wallonne du pays!\nLe « Standaard », lui, en une série d'articles excellents, a intéressé ses\nlecteurs flamands aux solutions proposées pour la réédification de Dinant,\nde Visé, qui sont villes Wallonnes, et des autres cités du pays!\nOn ne s imagine bien cette nonchalence du grand public et des représen-\ntants de son opinion, en face des grands problèmes de la rénovation des con-\ntrées ravagées, qu en songeant à l'état d'esprit dans lequel se trouvent les"}, {"page_pdf": 6, "page_imprimee": "60", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac191910-01.1.6", "debut_caractere": 24, "fin_caractere_exclue": 3216, "texte": "artistes et les professionnels. Chez eux, aussi, règne une incomparable\nparesse d'esprit, et certes, l'effort à faire pour se hausser au niveau des cir-\nconstances encore tragiques dans lesqulles les régions dévastées se trouvent,\nne s'est pas encore produit!\nTous ou quasi tous, enlisés qu'ils sont clans les formules archéologiques,\nne voient rien au-delà. Le problème pour beeiucoup se rapetisse singulièrement.\nCe sont les Halles d'Ypres qu'ils rêvent de reconstruire et ils y consa-\ncreraient leurs forces, incapables qu'ils sont de se hisser en esprit dans la tour\nécroulée et d'apercevoir par de-là les ruines, la terre de Flandre meurtrie et\nqui ne demande peut-être plus, ni les Halles, ni même la ville d' /près,\ncomme centre de cristallisation de ses énergies bientôt rénovées.\nC'est Visé, c'est Dinant, pour lesquels on discute « le style des façades »\nà réédifier — alors que les grands problèmes que la construction d'une voie\nferrée internationale, ou bien la circulation des trams vicinaux avec toutes\nleurs conséquences techniques ne sont même pas discutés publiquement.\nIl n'y a pas d'illusion à se faire. Peu de nos architectes, de nos artistes,\ncomprennent l'ampleur de la science de l'Urbanisme et comment se réalisera le\ndéveloppement harmonique de nos cités. Presque tous ceux qui établissent des\nprojets de villes, en sont encore à l'A. B. C. de leur éducation urbanistique;\nils ne voient encore que le côté archéologique des choses; conception des\naspects de la cité pour lesquels on prendrait modèle sur des quartiers anciens\nou dont on voudrait la construction suivant les canons des « styles » nationaux\nou nationalisés; ceci devant impliquer un minimum d'aléas. Car il ne faut rien\noser. C'est non seulement la consigne et la mode, bien pis, c'est de mentalité\ncourante. « Reconstruire en « Beauté », pour employer une expression vide\nde sens, c'est paraît-il, pour cette grave phalange qu'est la Commission Royale\ndes Monuments, prôner la construction eu bloc d* ijnmeubles au fond c e la rue\nde la Station, à Louvain, en ce mauvais échafFaudage « Renaissance dont\nfeu jeanlet nous gratifia, et dont il nous menace encore!\nLes artistes, les sensitifs, sont d'accord « ce sera hideux » —- mais parce\nque le Bloc ne sera pas d'Architecture moderne, personne ne sera compromis\net nos dirigeants n'ont rien à redire... ni à craindre, et l'opinion publique ne\ns'émeut pas -—. Que les artistes laissent faire, et sous prétexte d'archéologie,\nLouvain comptera une horreur de plus.\nMais Jes architectes commencent seulement à s'occuper des villes. Ceux\nqui jusqu'en ces dernières heures, déterminèrent généralement avec une rare\ninconscience l'aspect de nos cités — nos géomètres, nos agents voyers —\nvoient la question sous un autre angle.\nLe « Town-planning » pour eux, c'est « l'alignement »\nExaminez le plan d'une vieille rue — dont les maisons saillent ou rentrent\nsur un alignement ancien et bon enfant — soumis à un arrêté royal « d'aligne-\nment ». Voyez comment Ton se propose, en rabottant toutes les saillies, et\nen comblant les vides, en mettant le tout en « ordre », d'arriver à\nl'insipide, par le nivellement des personnalités. Car, o géomètre, les vieilles"}, {"page_pdf": 7, "page_imprimee": "61", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac191910-01.1.7", "debut_caractere": 25, "fin_caractere_exclue": 3030, "texte": "maisons et les façades ont leur personnalité que la science de l'urbanisme\nentend bien respecter! Mais on laisse faire; bien mieux, on approuve. Et l'on\nvoit la grave phalange, la Commission Royale des Monuments, approuver la\nmise en « alignement » des vieilles rues de Dinant ou d'Aerschot!\nOr, il se trouve que si d'aventure on compare au charme de la rue an-\ncienne les aspects d'une rue nouvelle, réalisée sur un alignement nouveau et\nbordée de maisons nouvelles, édifiées par les géomètres, aidés par les archéo-\nlogues -- un circhéologue n'est jamais un artiste : l'artiste répond au sens de la\nvie —-, on reste convaincu de ce que tous ces archéologues et ces géomètres\nsont nuisibles, ignares et sans âme. Ils tentent de figer la vie de la rue et de la\nmécaniser.\nOr dans beaucoup de commissions siègent des archéologues, des géomè-\ntres, des agenis vôyers, et les plans de leurs villes seront ce qu'ils pourront\nêtre...\n»\nCertes, il est chez nous des artistes aux idées générales qui se sont nourris\naux sources de la science naissante de l'Urbanisme et qui sont capables de\ncommunier avec l'âme d'une ville au point d'en concevoir l'extension ou l'amé-\nnagement en artistes, en savants, en urbanistes -- car la science de l'Urbanisme\nveut des artistes, des savants, des hommes aux idées générales et qui aiment la\nvie. La vie qui transforme tout et renouvelle tout.\nElle les veut traditionnalistes; au service d'une tradition constante d évolu-\n» V\ntion et de progrès.\nLa formule « Ville » dont nous venons seulement de prendre conscience,\nformule fort complexe, toujours revisée, toujours adaptée, sè resserrant dans\nremparts, aux heures d'invasion, se répendant dans la plaine aux heures de\nquiétude, ne peut être maniée par des empiriques. Les foules prennent con-\nscience d'elles-mêmes, et elles confient désormais aux Urbanistes le soin écra-\nsant de veiller sur le berceau de leur enfance, de créer le cadre de leur évolu-\ntion, de répondre aux nécessités de leur vie toujours renouvelée!\nE es demandent davantage. Les foules qui s'organisent veulent savoir où\nédifier leurs villes futures car, s'il en est qu'il faut laisser mourir, il en est\ncl autres qui naîtront; elles sollicitent des prêtres de la science nouvelle, la\nconstruction et l'organisation judicieuse des villes nécessaires. Entités économi-\nques des régions en voie d'épanouissement.\nLes sections étrangères, Hollande en tête, sont venues nous montrer des\nvilles qui ont conscience d'elles-mêmes, et où les urbanistes sont sollicités\nd'émettre leurs avis.\nIl fallait que cet exemple fut donné chez nous. Il ne sera pas perdu! Si\nles archéologues, les froids géomètres, les bonzes des commissions n'ont rien\nvu, rien compris, rien appris; par contre, les jeunes furent conquis; d'emblée\nils comprirent.\nAyons confiance, malgré d'évidentes erreurs, des fautes grossières mêmes,\nles plans c e nos villes renaissantes s'améliorent. Il y a progrès.\nBientôt même la curiosité des édilités et des bâtisseurs de villes s'éveillera"}, {"page_pdf": 8, "page_imprimee": "62", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac191910-01.1.8", "debut_caractere": 26, "fin_caractere_exclue": 2750, "texte": "complètement. Ce sera l'heure de l'Urbanisme qui seul peut assurer dans l'ave-\nnir l'organisation et Y épanouissement intégrales des villes et des Régions.\n\nLES VILLES MORTES\nYPRES. Que s' y passe-t-il? L'exposition est muette. Aucun document,\naucun plan, aucune étude, seules des photographies nous montrent quelques\naspects des splendeurs qui ne sont plus et les ruines incomparables.\nVa- t-on reconstruire? Va-ton suivre les idées du Bourgmestre qui veut\ntout réédifier intégralement! ou bien va-t-on, plus sagement, plus religieuse-\nment laisser dans la mère Flandre, Ypres plaie béante, Ypres nécropole, Cité\ndes cent mille morts...\nYpres, économiquement peut disparaître. Elle n'était d'aucun rendement\net les activités de la West-Flandre se cristallisaient désormais autour de Cour-\ntrai et de Roulers. Ypres était la ville dont le tiers de la population était\nsecourue par le Bureau de Bienfaisance. C'était une ville de désagrégation.\nLe Gouvernement Belge a donné les remparts aux anglais, demain d'au-\ntres nations y auront leur enclave et Ypres deviendra définitivement ce qu'elle\nfût pendant quatre années de guerre, un tombeau, un lieu sacré.\nQuelques maisons indispensables et judicieusement parquées devraient\nseules être tolérées, loin des grandes ruines.\nDIXMUDE, dont on nous montrait le plan et quelques aspects caracté-\nristiques; bien que nivelé, anéanti, renaîtra. Et bientôt. Véritable centre du\n« Veurne Ambacht », il y a là un nœud de voies de communication et prétexte\npour une ville vivante. Le chemin de fer, le canal, l'Yser, et bientôt le nouveau\ncanal vers Roulers et vers Nieuport, draineront vers Dixmude reconstruit les\nproduits de toute la contrée agricole environnante.\nAucun plan d'urbanisation n'existe encore, qui indiquerait une solution\nharmonisant tous ces facteurs; d'excellentes idées sont mises en avant quant au\ntracé du nouveau canal au nord de la ville, et au détournement du chemin de\nfer, notamment, mais il est grand temps que l'on s'occupe de Dixmude, une\nfuture grande ville de la West-Flandre.\nJe me résume : Il faut commencer par le « Planning » général de la\nrégion. Il faut déplacer le chemin de fer, creuser le canal et, pour ces travaux,\ncréer, comme le firent les anglais, auprès des fabriques de munitions, des\nquartiers ouvriers, des petites cités à la périphérie de la ville à rénover. La vie\nreviendra rapidement par le labeur aux travaux publics, d'abord, aux travaux\nparticuliers ensuite et alors les anciens bourgeois re prendront confiance et\nreviendront. Songer à leur retour actuel est utopique.\nNieuport. Les très belles photographies aériennes montrent cette région\nqui fut la clef de la résistance; les écluses! et non loin, ce qui reste de la ville."}, {"page_pdf": 9, "page_imprimee": "63", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac191910-01.1.9", "debut_caractere": 24, "fin_caractere_exclue": 2802, "texte": "Reconstruira-t-on? Nous ne le pensons pas. Certes, un plan vient d'être\nélaboré que peu de personnes ont vu mais la question est-elle là? Cette\npetite ville ne s'étiolera-t-elle pas tout simplement? On doit se le demander.\nElle qui avait perdu le contact de la mer et ne vivait que de force acquise.\nNieuport-Bain, n'était-ce pas la seule partie vivante de Nieuport? Dès lors,\npourquoi éparpiller les efforts et pourquoi systématiquement ne pas réagglo-\nmérer toutes les énergies de la région à Nieuport plage?\nNieuport-ville, ses écluses seront le lieu de pèlerinage. Il y a là des cime-\ntières, des ruines que je respecterais.\n\nLES VILLES MARTYRES\n\nTERMONDE, exposait un plan assez confus.\nAux trois quarts détruite, cette ville veut encore sacrifier quelques par-\ncelles bâties afin de se métamorphoser complètement. Elle va percer ses rem-\nparts et bientôt, enjambant les fossés pleins d'eau, elle va doubler la surface •\nTermonde deviendra une forte cité industrielle.\nQue vaut le plan exposé? Est-il permis de le critiquer? Rappelons que la\nDendre traverse la ville, mais qu elle ne suffit plus aux besoins croissants de\nla navigation. Que faire? Détourner tout le trafic vers le Sud, en faisant con-\ntourner la ville et les remparts par une dérivation largement conçue, ayant en\nbordure de vastes terrains industriels, ou bien aménager une dérivation vers\nle Nord, plus courte que l'autre, et au travers d'un quartier d'usines déjà\nexistant?\nProblème angoissant pour les habitants qui ne songeaient pas sans\nfrémir à un trafic de batellerie dont le bénéfice - oh un tout petit bénéfice,\ncelui qui résulte du petit commerce des cabarets par exemple leur aurait été\nsupprimé?\nLe plan montre comment le département des Travaux Publics a tout\nconcilié. La Dendre élargie: les chalands continuant à traverser la ville, dans\nune rivière moins sinueuse. M. le Chevalier et Sénateur Schellekens a\nraison : Il faut la Dendre en ville aussi bien personne n'a-t-il émis l'idéede la\nsupprimer totalement, elle eut pu ne servir que de vase d'expansion en cas de\ncrue. Mais sait-il, M. le Sénateur que les niveaux des quais vont se surélever\nd'un mètre et demi! Que deviendront les vieux ponts! reliera-t-on ces deux por-\ntions de la ville par des ponts tournants? On ne le dit pas! Et pendant que\ns étudient les travaux de la rivière, on démolit les remparts? Les connaissez-\nvous? Au fait peu de personnes, allaient en 1914 s'y promener, c'était des ter-\nrains militaires. L'on n y vit guère que M. 1 architecte Stubben, venu de Colo-\ngne, à la demande de M. Helleputte, autorisé à circuler sur les fortifications\ndont il eut les plans...\nL architecte allemand préconisa l'ouverture de quelques portes vers la\ncampagne avoisinante. L'idée m'en paraît conservée et même singulièrement"}, {"page_pdf": 10, "page_imprimee": "64", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac191910-01.1.10", "debut_caractere": 56, "fin_caractere_exclue": 2921, "texte": "amplifiée. J'ai vu les travaux de déblais, on va raser de beau!x morceaux de\nvieux remparts et l'architecte de la ville semble vouloir niveler beaucoup de\nchoses et passer à travers tout.\nROULERS. Quelle métamorphose! Voilà un plan que l'on peut quali-\nfier de grandiloquent! Que de boulevards! Est-ce bien là le caractère qui con-\nvient à la future grande ville manufacturière des Flandres! L'individualité\nla personnalité de la ville ne me paraissent pas sauvegardées.\nQuant au détail des artères de la ville, les auteurs se sont efforcés de cor-\nriger ce que les voies de communication avaient de défectueux. Ils percent,\nnivellent, approprient, non seulement sur le papier, mais en fait. Car Roulers\nest un exemple c'est la ville sinistrée qui se relève le plus rapidement,\noffrant une leçon d'énergie qu'il faut aller contempler. Et parce qu'elle s'aide,\non l'aide. C'est chez elle, sur le terrain où les auteurs du plan situèrent le\n« quartier ouvrier » ce qui est une belle hérésie sociale que l'Office des\nRégions Dévastées tente l'expérience d'une petite agglomération de cent cotta-\nges économiques. Judicieusement tracé, ce petit ensemble en appellera d'autres,\nl'élan est donné.\nAERSCHOT. Le plan que 1' on exposait était le fruit du travail d'une\ncommission. C'est peut-être ce qui le faisait manquer de caractère; c'était néan-\nmoins un plan complet, très honorable.\nLe dédoublement de la rue de la Station par une nouvelle percée Sud,\nqui se relie judicieusement à la rue de Louvain est une bonne chose. Le projet\ndu boulevard du Nord me paraît moins heureux, de même que les éclaircies\ndans le quartier de l'Eglise. Mais qui donc a conçu et dessiné les petits parcs!\nCelui du Béguinage est laid, froidement... laid. Laid aussi celui de l'église et\ntrès laid, celui que l'on projette au sud de la ville! Mais ce sont là des détails\nd'exécution auxquels on pourra veiller. L'ensemble du plan, je l'ai dit, quoi-\nque sans grand caractère est homogène et c'est énorme!\nMALINES. Voilà un exemple bien typique de notre mentalité et qui\nillustre à souhait notre compréhension actuelle de l'Urbanisme.\nPour ceux qui s'occupèrent du petit problème des reconstructions à faire\naux « Bailles de Fer » pour le jury du concours, comme pour les concurrents,\nil y avait là une question de styles. Et le style rend myope, chacun bientôt en\nsera convaincu.\nVoyez le résultat du concours. Il y a, comme réponse, des façades de\nstyle à rendre jalouse la Grand' Place de Bruxelles et c'est à elles que les\nprimes sont échues! Certes, c'est fort bien dessiné, mais c'est tout. Le mérite\ns arrête là. Le jury n a pas vu l'ensemble qui est inharmonique et qui, réalisé,\nsuerait le parvenu... C'est du style pour « Barons Zeep ».\nAh! Messieurs du jury - à pieds nus dans les cendres, puis-je avouer\nque ce que le « Verwaltungschef, Dr. Rehorst » combina en 1915 pour la rue"}, {"page_pdf": 11, "page_imprimee": "65", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac191910-01.1.11", "debut_caractere": 34, "fin_caractere_exclue": 2972, "texte": "des Béguines et la Rue Nouvelle vers la Dyle, pour le débouché rétréci des\npetites rues, Blauw Hond Straatje, etc., constituait bien là de Y Urbanisme,\net du meilleur et que ce Boche vous dépassait? Ce barbare plantait d'arbres\nune petite place près de l'Hôtel de ville, prévoyait un petit monument, en-\nsemble harmonique et délicieux, que vous avez difficile d'équivaloir par la con-\nstruction de la Halle, fruit de relations inavouables d'un marchand de para-\npluies et d'une matrone gothique.\nCroyez-moi, on peut regarder les conceptions du boche; elles sont judi-\ncieuses.\nLOUVAIN. Alors que les architectes belges croyaient que tout avait\nété dit, tout dessiné, tout étudié, voici que le Haut-Commissaire, n'estime pas\nla cause entendue, et qu'il parle d'un concours! Quelqu'il soit, quelle que puisse\nen être l'organisation, d'avance bravo! L'exposition a irréfutablement dé-\nmontré qu'il n'y a pas encore de solution convenable et partant complète pro-\nposée au problème de Louvain* Il faut étudier encore; les échos des incendies\net des massacres ont ébranlé la conscience universelle, et c'est sous les yeux\nattentifs du monde entier que nous allons reconstruire la Ville universitaire.\nAussi bien, tout le déballage d'idées n'aura pas été inutile. On voit dans\nles documents exposés, un lent processus s'établir. Ce n'est d'abord que l'étude\ndu cadre immédiat de l'Eglise. L'idée saine prévaut du reste immédiatement\net tous les artistes s'accordent sur un point. Il faut encadrer le Temple! mais\ncomment?\nLes uns n y voient que la solution des immeubles formant rempart. Rem-\npart de style évidemment! Gothique, Renaissance, que sais-je! Puis il y a\nphase des bouchons. Il en pleut et tous les architectes en ont à proposer. Con-\nvexe sous le crayon de certains, il est concave pour d'autres; rond, pointu,\nelliptique, pour conquérir enfin avec feu Janlet les faveurs de ses collègues de\nla Commission Royale des Monuments, à l'aide d'un style franco-flamand,\nbien bâtard! Je le dis froidement, c'est ignoble et cela ne sera pas. Il est\nimpossible que cela soit. Et c'est ce que le Haut-Commissaire a compris!\nEnfin, il y a heureusement quelques projets « d'urbanistes », il y a des\nesprits sagaces qui ne limitent pas le problème de Louvain à une question de\nparavent, de bouchons ou de style. Il y a des urbanistes que la question des\ntrams préoccupe, et qui entrevoient la perturbation que leur intrusion appor-\nterait au cœur de la vieille cité Brabançonne!\nIls parlent aussi des Installations Maritimes de Louvain et pourquoi il faut\nprévoir l'extension de la ville par le principe des Faubourgs-jardins afin de\nloger sainement la population laborieuse. Les Urbanistes font partie de la pha-\nlange de ceux qui souhaitent une étude d'ensemble.\nConcevoir le problème dans sa complexité et dans son ampleur c'est le\ncommencement de la sagesse et de l'urbanisme.\ni\nViSE. Nous voici devant un beau problème. La malheureuse cité"}, {"page_pdf": 12, "page_imprimee": "66", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac191910-01.1.12", "debut_caractere": 24, "fin_caractere_exclue": 3070, "texte": "Mosanne qui a eu le triste honneur de flamber la première sous la torche\nprussienne, doit ressusciter plus vivante. Les boches lui ont tout pris, mais lui\nlaissèrent un chemin de fer qui la situe au carrefour de grandes voies internatio-\nnales. La question du détournement des grands express, a fait couler assez\nd encre à Liège avant la guerre pour que nous puissions mesurer l'importance\nde la ligne que les allemands ont construite et qui tôt ou tard sera prolongée\njusqu'à Anvers.\nVisé dès lors situé sur la Meuse qui sera canalisée pourra recevoir les\ngrands bateaux et sera au croisement des lignes ferrées Liége-Maestricht et\nAnvers-Aix-la-Chapelle. L'avenir est pour cette cité dont il ne reste que des\ndécombres et dont on voudrait la réédification en cette « Renaissance » que\n1 on qualifie de « Mosane » et qui puise son caractère principal dans l'emploi\nabondant de pierres calcaires aux larges assises.\nA vrai dire, je ne sais ce que valent les tracés proposés pour le réseau de\nla voirie. La question en est fort complexe. La route de Liège vers Mouland\ndoit-elle traverser la ville ou la contourner? Le chemin de fer vers la Hollande\ndoit-il continuer à gâter le terrain en bordure du fleuve, ou bien comme le\nproposait certains architectes Liégeois, doit-il passer en tunnel sous la ville et\nvoir toute sa gare de formation et de marchandises rejetée au delà du remblai\nd accès au grand pont boche qui enjambe la vallée et le fleuve?\nVoilà qui devrait faire l'objet d'un concours que Ton s'attache à éviter\nsemble-t-il.\nQuoiqu'il en soit, lorsque la voirie sera chose décidée, on se propose donc\ndéjà d'imposer un caractère architectural aux façades des constructions bour-\ngeoises à édifier. L'exposition était symptomatique. C'est non seulement le\nquartier de 1 Hôtel de ville que 1 on propose en « Mosan », c'est toute la ville.\nNe croyez cependant pas que tous les habitants soient d'accord? Mais non!\nmême il n'y a qu'une infime minorité d'habitants qui défend le style ancien.\nLes Visétois n'en veulent pas : ils disent non carrément non.\nOr à côté d un pont hardi ou 1 acier et le béton s'entraident pour livrer\npassage aux grands express, la Commission Royale des Monuments et des\nSites, persiste à souhaiter que 1 on reconstruise Visé en s'inspirant des styles\nantérieurs au XIXe siècleï (Lettre de la Ville, 24 septembre 1919.)\nHERVE. L'exposition nous montre un seul projet dû à l'initiative d'un\narchitecte privé. L'Administration n'a aucun projet, c'est l'apathie générale. Il\ny a pourtant dans cette petite ville un problème qui mérite qu'on s'y arrête :\nLe nœud de la circulation devant l'ancien Hôtel de ville, les niveaux\nà modifier, le paravent devant 1 Eglise, et 1 aménagement des abords de celle-\nci. Très heureux comme solution et comme mentalité, le projet privé qui con-\nserve le paravent, l'écran des maisons, mais le modifie, devrait être réétudié\nau point de vue de 1 architecture qui me paraît parfois sans relativité néces-\nsaire avec le milieu, mais c est un projet qui donne la solution, la seule au"}, {"page_pdf": 15, "page_imprimee": "67", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac191910-01.1.15", "debut_caractere": 24, "fin_caractere_exclue": 2807, "texte": "\\ *\"\npoint de vue circulatoire et esthétique. Il émane incontestablement d'un urba-\nniste.\nNAMUR. Le cœur de la ville est démoli et... ce n'est qu'un demi mal\nDepuis longtemps il fallait une solution au problème difficile de la mise en\nrelation du quartier de la gare, avec par delà la Sambre, le Boulevard ad\nAquam et de l'autre côté Isabelle Brunnell.\nLa disparition de l'Hôtel de ville, du bloc qui lui faisait face et la sur-\nélévation, à titre précaire, par les boches, du pont, du misérable, du seul petit\npont qui enjambait la Sambre près le Musée Archéologique, facilitent la recher-\nche des solutions.\nL'Edilité commence à voir clair. On déplacera l'Hôtel communal, une\néchappée sera ménagée, du cœur de la Cité, vers le promontoire verdoyant\nde la Citadelle et on franchira la Sambre sur trois ponts.\nIci on ne parle pas encore trop de « Style Mosan », mais on y viendra.\nC'est une maladie nécessaire.\nDINANT. Vais-je parler de cette malheureuse cité déjà saccagée trois\nfois par la soldatesque au cour des âges et qu'un destin effroyable va livrer\nmaintenant au talent des bourgeois!\nL'Urbanisme ici, a comme facteur le massacre. Les Boches n'ont pas suffi.\nDétruit, comblé le splendide miroir d'eau, où fleurissait les sagittaires et les\najoncs au pied des vieux remparts, enterrées ces vieilles pierres séculaires.\nRabotés, aplanis, nivelés, les redans des alignements, des vieux alignements\ndans les vieilles rues. Bouchées les vieilles rues vers Meuse!\nElargie la rue Rue en Rhée qui depuis le XIVe siècle gardait un charme\nqui ne suffit plus à rechauffer l'âme collective de la Commission Royale des\nMonuments. Scindée en deux, la ville qui toujours (voyez Blaeu (1649),\nvoyez les Délices du Pays de Liège (1700) et tant d'autres) montra le\nlong du fleuve une ligne ininterrompue de toits pittoresques d'où surgissait les\nflèches et clochers des multiples Eglises et Chapelles!\nUn trou noir désormais à la descente du pont. Tout l'échaffaudage admi-\nrable et patient du au sens esthétique le plus affiné des vieilles générations\nDinantaises s'écroule, sous la torche des boches et l'incompréhension totale\nde l'Edilité actuelle. M. le Haut-Commissaire réétudiera-t-il le problème pas-\nsionnant de Dînant?\nIl est en Belgique, deux villes sœurs par le Destin et par le martyre.\nLouvain et Dinant. L'une voit son cas étudié et rééxaminé avec sollicitude\nl'autre... ,\n/ \\\nEt pendant que j'écris ces quelques notes, je songe à cette vénérable pha-\nlange qu'est la Commission Royale des Monuments, dont déjà le président\ndans sa lettre à l'Administration communale de Dinant, en avril 1915, écri-\nvait : « Il conviendrait de ne pas reconstruire les maisons bordant la Meuse\net cachant, le portail droit de l'Eglise. L'aspect de ce monument ainsi décou-\nvert est nuperbe!..."}, {"page_pdf": 16, "page_imprimee": "68", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac191910-01.1.16", "debut_caractere": 24, "fin_caractere_exclue": 1566, "texte": "» On examinera si le terre-plein devant le portail ne devrait pas être\nraccordé à la Meuse à l'aide d'un escalier convenablement ornementé...\n» Cette proposition du président de la Commission Royale a rallié l'unani-\nmité des suffrages... jusqu'à ce que l'expérience ait prononcé une sentence\ndéfinitive. »\nDepuis lors, les Urbanistes Français, les Anglais, les Hollandais, les Scan-\ndinaves, ont passé par Dînant. Ils sont d'un avis diamétralement opposé à\ncelui des sommités Belges. Cela ne fera-t-il pas réfléchir?\n\nLES VILLES HEUREUSES\nL exposition montrait de nombreux autres plans étudiés pour la recon-\nstruction de villages et de régions sinistrées. Il y en avait d'autres conçus pour\n1 extension des villes où les traces de la guerre furent peu apparentes. Je n'en\ndirai rien, la place manque.\nOn étudie; cela se voit, devient palpable. De plus en plus, F initiative\nprivée, sans avoir toujours voix au chapitre, se manifeste et dresse des plans\npour la sauvegarde de la chose publique, envers et contre ceux que les édilités\nfont exécuter et qui ne sont pas toujours judicieux! Cela fera souvent réfléchir!\nL opinion a commencé à s'émouvoir. Aux architectes, aux artistes, aux ingé-\nnieurs échoit le devoir de prendre un contact étroit avec la science de F Urba-\nnisme, car à eux seuls incombera bientôt soin d'assurer dans l'avenir le\ndéveloppement harmonieux de notre pays et de ses Centres économiques et\nartistiques : Nos Villes et nos Villages.\n\nF. BODSON.\nArchitecte-Urbaniste\nCommissaire de l'Exposition de la Reconstruction."}]}, {"article_id": "bm-bmtnaac-1919-10-01-c004", "article_bluemountain": "bmtnaac_1919-10_01#c004", "volume": "bmtnaac_1919-10_01", "ocr_source": "OCR Blue Mountain (ALTO), transcription TEI : lignes lb/@facs", "texte_sans_correction": true, "page_debut": "59", "page_fin": "62", "image_debut": 5, "image_fin": 8, "pages_selon": "pagination imprimée relevée dans le METS Blue Mountain (ORDERLABEL) ; [n] = page sans folio restituée", "url_article": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac191910-01.2.3.1", "titre_corps": "QUELQUES PRELIMINAIRES", "titre_sommaire": "QUELQUES PRELIMINAIRES", "signature_source": "", "controle": "bornes données par la structure logique METS/ALTO de Blue Mountain (blocs ALTO de chaque constituant)", "pages": [{"page_pdf": 5, "page_imprimee": "59", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac191910-01.1.5", "debut_caractere": 42, "fin_caractere_exclue": 2726, "texte": "QUELQUES PRELIMINAIRES\nJe ne sais si tous les spécialistes, architectes, artistes, ingénieurs compren-\nnent toute l'importance de la leçon que les sections étrangères sont venues\nnous donner!\nJe crains bien que l'on n'ait vu dans les envois français, anglais et surtout\nhollandais, que quelques images de plus, exposées pour corser la belle manifes-\ntation d'urbanisme, que fut dans son ensemble cette exposition, cependant que\ncertains visiteurs persistèrent à s'offusquer du trop grand développement\nréservé à nos voisins du Nord! Il y eut même quelques accès de super-natio-\nnalisme!\nElle avait cependant fière tenue cette section des villes de Hollande, et\nj espère que beaucoup de nos édiles auront daigné venir prendre au Palais\nd'Egmont la formidable leçon de civisme qui s'en dégageait!\nLes administrateurs de nos villes sinistrées ou de celles plus heureuses, qui\nn'ont à songer qu'à leur développement, sont-ils venus en grand nombre se\nrendre compte des méthodes d'urbanisation mises en pratique chez nos voisins,\net se convaincre de la nécessité urgente qu'il y a d'aborder enfin chez nous\naussi les problèmes du Town-planning avec la méthode requise?\nHélas! je ne le crois pas. L'opinion publique chez nous, ne s'émeut guère;\nla visite royale et le petit brouhaha qu elle suscita n'eut guère de lendemain;\nmême la presse montra en cette circonstance combien elle est inférieure à sa\nmission éducatrice! Aucun quotidien de langue française ne consacra des\nétudes aux documents exposés probablement manquent-ils des compé-\ntences nécessaires. Seuls, les journaux flamands publièrent des relations très\ndocumentées et hautement judicieuses. Serait-ce donc parce que la Flandre est\nravagée et que ses habitants doivent être initiés aux problèmes de l'urbanisa-\ntion et aux solutions complexes qu'ils comportent? C'est possible et se serait\nfort sensé.\nMais nos quotidiens de langue française ont-ils jugé que l'opinion était faite\nen Wallonie, sur les problèmes ardus de la reconstruction de Visé,de Herve,de\nDinant! que tout a été dit et que personne n'a plus rien à apprendre? Eh quoi!\nL angoissant problème de la reconstruction et du relèvement de la West-Flan-\ndre n intéresserait pas les Bruxellois et la région Wallonne du pays!\nLe « Standaard », lui, en une série d'articles excellents, a intéressé ses\nlecteurs flamands aux solutions proposées pour la réédification de Dinant,\nde Visé, qui sont villes Wallonnes, et des autres cités du pays!\nOn ne s imagine bien cette nonchalence du grand public et des représen-\ntants de son opinion, en face des grands problèmes de la rénovation des con-\ntrées ravagées, qu en songeant à l'état d'esprit dans lequel se trouvent les"}, {"page_pdf": 6, "page_imprimee": "60", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac191910-01.1.6", "debut_caractere": 24, "fin_caractere_exclue": 3216, "texte": "artistes et les professionnels. Chez eux, aussi, règne une incomparable\nparesse d'esprit, et certes, l'effort à faire pour se hausser au niveau des cir-\nconstances encore tragiques dans lesqulles les régions dévastées se trouvent,\nne s'est pas encore produit!\nTous ou quasi tous, enlisés qu'ils sont clans les formules archéologiques,\nne voient rien au-delà. Le problème pour beeiucoup se rapetisse singulièrement.\nCe sont les Halles d'Ypres qu'ils rêvent de reconstruire et ils y consa-\ncreraient leurs forces, incapables qu'ils sont de se hisser en esprit dans la tour\nécroulée et d'apercevoir par de-là les ruines, la terre de Flandre meurtrie et\nqui ne demande peut-être plus, ni les Halles, ni même la ville d' /près,\ncomme centre de cristallisation de ses énergies bientôt rénovées.\nC'est Visé, c'est Dinant, pour lesquels on discute « le style des façades »\nà réédifier — alors que les grands problèmes que la construction d'une voie\nferrée internationale, ou bien la circulation des trams vicinaux avec toutes\nleurs conséquences techniques ne sont même pas discutés publiquement.\nIl n'y a pas d'illusion à se faire. Peu de nos architectes, de nos artistes,\ncomprennent l'ampleur de la science de l'Urbanisme et comment se réalisera le\ndéveloppement harmonique de nos cités. Presque tous ceux qui établissent des\nprojets de villes, en sont encore à l'A. B. C. de leur éducation urbanistique;\nils ne voient encore que le côté archéologique des choses; conception des\naspects de la cité pour lesquels on prendrait modèle sur des quartiers anciens\nou dont on voudrait la construction suivant les canons des « styles » nationaux\nou nationalisés; ceci devant impliquer un minimum d'aléas. Car il ne faut rien\noser. C'est non seulement la consigne et la mode, bien pis, c'est de mentalité\ncourante. « Reconstruire en « Beauté », pour employer une expression vide\nde sens, c'est paraît-il, pour cette grave phalange qu'est la Commission Royale\ndes Monuments, prôner la construction eu bloc d* ijnmeubles au fond c e la rue\nde la Station, à Louvain, en ce mauvais échafFaudage « Renaissance dont\nfeu jeanlet nous gratifia, et dont il nous menace encore!\nLes artistes, les sensitifs, sont d'accord « ce sera hideux » —- mais parce\nque le Bloc ne sera pas d'Architecture moderne, personne ne sera compromis\net nos dirigeants n'ont rien à redire... ni à craindre, et l'opinion publique ne\ns'émeut pas -—. Que les artistes laissent faire, et sous prétexte d'archéologie,\nLouvain comptera une horreur de plus.\nMais Jes architectes commencent seulement à s'occuper des villes. Ceux\nqui jusqu'en ces dernières heures, déterminèrent généralement avec une rare\ninconscience l'aspect de nos cités — nos géomètres, nos agents voyers —\nvoient la question sous un autre angle.\nLe « Town-planning » pour eux, c'est « l'alignement »\nExaminez le plan d'une vieille rue — dont les maisons saillent ou rentrent\nsur un alignement ancien et bon enfant — soumis à un arrêté royal « d'aligne-\nment ». Voyez comment Ton se propose, en rabottant toutes les saillies, et\nen comblant les vides, en mettant le tout en « ordre », d'arriver à\nl'insipide, par le nivellement des personnalités. Car, o géomètre, les vieilles"}, {"page_pdf": 7, "page_imprimee": "61", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac191910-01.1.7", "debut_caractere": 25, "fin_caractere_exclue": 3030, "texte": "maisons et les façades ont leur personnalité que la science de l'urbanisme\nentend bien respecter! Mais on laisse faire; bien mieux, on approuve. Et l'on\nvoit la grave phalange, la Commission Royale des Monuments, approuver la\nmise en « alignement » des vieilles rues de Dinant ou d'Aerschot!\nOr, il se trouve que si d'aventure on compare au charme de la rue an-\ncienne les aspects d'une rue nouvelle, réalisée sur un alignement nouveau et\nbordée de maisons nouvelles, édifiées par les géomètres, aidés par les archéo-\nlogues -- un circhéologue n'est jamais un artiste : l'artiste répond au sens de la\nvie —-, on reste convaincu de ce que tous ces archéologues et ces géomètres\nsont nuisibles, ignares et sans âme. Ils tentent de figer la vie de la rue et de la\nmécaniser.\nOr dans beaucoup de commissions siègent des archéologues, des géomè-\ntres, des agenis vôyers, et les plans de leurs villes seront ce qu'ils pourront\nêtre...\n»\nCertes, il est chez nous des artistes aux idées générales qui se sont nourris\naux sources de la science naissante de l'Urbanisme et qui sont capables de\ncommunier avec l'âme d'une ville au point d'en concevoir l'extension ou l'amé-\nnagement en artistes, en savants, en urbanistes -- car la science de l'Urbanisme\nveut des artistes, des savants, des hommes aux idées générales et qui aiment la\nvie. La vie qui transforme tout et renouvelle tout.\nElle les veut traditionnalistes; au service d'une tradition constante d évolu-\n» V\ntion et de progrès.\nLa formule « Ville » dont nous venons seulement de prendre conscience,\nformule fort complexe, toujours revisée, toujours adaptée, sè resserrant dans\nremparts, aux heures d'invasion, se répendant dans la plaine aux heures de\nquiétude, ne peut être maniée par des empiriques. Les foules prennent con-\nscience d'elles-mêmes, et elles confient désormais aux Urbanistes le soin écra-\nsant de veiller sur le berceau de leur enfance, de créer le cadre de leur évolu-\ntion, de répondre aux nécessités de leur vie toujours renouvelée!\nE es demandent davantage. Les foules qui s'organisent veulent savoir où\nédifier leurs villes futures car, s'il en est qu'il faut laisser mourir, il en est\ncl autres qui naîtront; elles sollicitent des prêtres de la science nouvelle, la\nconstruction et l'organisation judicieuse des villes nécessaires. Entités économi-\nques des régions en voie d'épanouissement.\nLes sections étrangères, Hollande en tête, sont venues nous montrer des\nvilles qui ont conscience d'elles-mêmes, et où les urbanistes sont sollicités\nd'émettre leurs avis.\nIl fallait que cet exemple fut donné chez nous. Il ne sera pas perdu! Si\nles archéologues, les froids géomètres, les bonzes des commissions n'ont rien\nvu, rien compris, rien appris; par contre, les jeunes furent conquis; d'emblée\nils comprirent.\nAyons confiance, malgré d'évidentes erreurs, des fautes grossières mêmes,\nles plans c e nos villes renaissantes s'améliorent. Il y a progrès.\nBientôt même la curiosité des édilités et des bâtisseurs de villes s'éveillera"}, {"page_pdf": 8, "page_imprimee": "62", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac191910-01.1.8", "debut_caractere": 26, "fin_caractere_exclue": 181, "texte": "complètement. 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Que s' y passe-t-il? L'exposition est muette. Aucun document,\naucun plan, aucune étude, seules des photographies nous montrent quelques\naspects des splendeurs qui ne sont plus et les ruines incomparables.\nVa- t-on reconstruire? Va-ton suivre les idées du Bourgmestre qui veut\ntout réédifier intégralement! ou bien va-t-on, plus sagement, plus religieuse-\nment laisser dans la mère Flandre, Ypres plaie béante, Ypres nécropole, Cité\ndes cent mille morts...\nYpres, économiquement peut disparaître. Elle n'était d'aucun rendement\net les activités de la West-Flandre se cristallisaient désormais autour de Cour-\ntrai et de Roulers. Ypres était la ville dont le tiers de la population était\nsecourue par le Bureau de Bienfaisance. C'était une ville de désagrégation.\nLe Gouvernement Belge a donné les remparts aux anglais, demain d'au-\ntres nations y auront leur enclave et Ypres deviendra définitivement ce qu'elle\nfût pendant quatre années de guerre, un tombeau, un lieu sacré.\nQuelques maisons indispensables et judicieusement parquées devraient\nseules être tolérées, loin des grandes ruines.\nDIXMUDE, dont on nous montrait le plan et quelques aspects caracté-\nristiques; bien que nivelé, anéanti, renaîtra. Et bientôt. Véritable centre du\n« Veurne Ambacht », il y a là un nœud de voies de communication et prétexte\npour une ville vivante. Le chemin de fer, le canal, l'Yser, et bientôt le nouveau\ncanal vers Roulers et vers Nieuport, draineront vers Dixmude reconstruit les\nproduits de toute la contrée agricole environnante.\nAucun plan d'urbanisation n'existe encore, qui indiquerait une solution\nharmonisant tous ces facteurs; d'excellentes idées sont mises en avant quant au\ntracé du nouveau canal au nord de la ville, et au détournement du chemin de\nfer, notamment, mais il est grand temps que l'on s'occupe de Dixmude, une\nfuture grande ville de la West-Flandre.\nJe me résume : Il faut commencer par le « Planning » général de la\nrégion. Il faut déplacer le chemin de fer, creuser le canal et, pour ces travaux,\ncréer, comme le firent les anglais, auprès des fabriques de munitions, des\nquartiers ouvriers, des petites cités à la périphérie de la ville à rénover. La vie\nreviendra rapidement par le labeur aux travaux publics, d'abord, aux travaux\nparticuliers ensuite et alors les anciens bourgeois re prendront confiance et\nreviendront. Songer à leur retour actuel est utopique.\nNieuport. Les très belles photographies aériennes montrent cette région\nqui fut la clef de la résistance; les écluses! et non loin, ce qui reste de la ville."}, {"page_pdf": 9, "page_imprimee": "63", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac191910-01.1.9", "debut_caractere": 24, "fin_caractere_exclue": 652, "texte": "Reconstruira-t-on? Nous ne le pensons pas. Certes, un plan vient d'être\nélaboré que peu de personnes ont vu mais la question est-elle là? Cette\npetite ville ne s'étiolera-t-elle pas tout simplement? On doit se le demander.\nElle qui avait perdu le contact de la mer et ne vivait que de force acquise.\nNieuport-Bain, n'était-ce pas la seule partie vivante de Nieuport? Dès lors,\npourquoi éparpiller les efforts et pourquoi systématiquement ne pas réagglo-\nmérer toutes les énergies de la région à Nieuport plage?\nNieuport-ville, ses écluses seront le lieu de pèlerinage. Il y a là des cime-\ntières, des ruines que je respecterais."}]}, {"article_id": "bm-bmtnaac-1919-10-01-c006", "article_bluemountain": "bmtnaac_1919-10_01#c006", "volume": "bmtnaac_1919-10_01", "ocr_source": "OCR Blue Mountain (ALTO), transcription TEI : lignes lb/@facs", "texte_sans_correction": true, "page_debut": "63", "page_fin": "68", "image_debut": 9, "image_fin": 16, "pages_selon": "pagination imprimée relevée dans le METS Blue Mountain (ORDERLABEL) ; [n] = page sans folio restituée", "url_article": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac191910-01.2.3.3", "titre_corps": "LES VILLES MARTYRES", "titre_sommaire": "LES VILLES MARTYRES", "signature_source": "", "controle": "bornes données par la structure logique METS/ALTO de Blue Mountain (blocs ALTO de chaque constituant)", "pages": [{"page_pdf": 9, "page_imprimee": "63", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac191910-01.1.9", "debut_caractere": 654, "fin_caractere_exclue": 2802, "texte": "LES VILLES MARTYRES\n\nTERMONDE, exposait un plan assez confus.\nAux trois quarts détruite, cette ville veut encore sacrifier quelques par-\ncelles bâties afin de se métamorphoser complètement. Elle va percer ses rem-\nparts et bientôt, enjambant les fossés pleins d'eau, elle va doubler la surface •\nTermonde deviendra une forte cité industrielle.\nQue vaut le plan exposé? Est-il permis de le critiquer? Rappelons que la\nDendre traverse la ville, mais qu elle ne suffit plus aux besoins croissants de\nla navigation. Que faire? Détourner tout le trafic vers le Sud, en faisant con-\ntourner la ville et les remparts par une dérivation largement conçue, ayant en\nbordure de vastes terrains industriels, ou bien aménager une dérivation vers\nle Nord, plus courte que l'autre, et au travers d'un quartier d'usines déjà\nexistant?\nProblème angoissant pour les habitants qui ne songeaient pas sans\nfrémir à un trafic de batellerie dont le bénéfice - oh un tout petit bénéfice,\ncelui qui résulte du petit commerce des cabarets par exemple leur aurait été\nsupprimé?\nLe plan montre comment le département des Travaux Publics a tout\nconcilié. La Dendre élargie: les chalands continuant à traverser la ville, dans\nune rivière moins sinueuse. M. le Chevalier et Sénateur Schellekens a\nraison : Il faut la Dendre en ville aussi bien personne n'a-t-il émis l'idéede la\nsupprimer totalement, elle eut pu ne servir que de vase d'expansion en cas de\ncrue. Mais sait-il, M. le Sénateur que les niveaux des quais vont se surélever\nd'un mètre et demi! Que deviendront les vieux ponts! reliera-t-on ces deux por-\ntions de la ville par des ponts tournants? On ne le dit pas! Et pendant que\ns étudient les travaux de la rivière, on démolit les remparts? Les connaissez-\nvous? Au fait peu de personnes, allaient en 1914 s'y promener, c'était des ter-\nrains militaires. L'on n y vit guère que M. 1 architecte Stubben, venu de Colo-\ngne, à la demande de M. Helleputte, autorisé à circuler sur les fortifications\ndont il eut les plans...\nL architecte allemand préconisa l'ouverture de quelques portes vers la\ncampagne avoisinante. L'idée m'en paraît conservée et même singulièrement"}, {"page_pdf": 10, "page_imprimee": "64", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac191910-01.1.10", "debut_caractere": 56, "fin_caractere_exclue": 2921, "texte": "amplifiée. J'ai vu les travaux de déblais, on va raser de beau!x morceaux de\nvieux remparts et l'architecte de la ville semble vouloir niveler beaucoup de\nchoses et passer à travers tout.\nROULERS. Quelle métamorphose! Voilà un plan que l'on peut quali-\nfier de grandiloquent! Que de boulevards! Est-ce bien là le caractère qui con-\nvient à la future grande ville manufacturière des Flandres! L'individualité\nla personnalité de la ville ne me paraissent pas sauvegardées.\nQuant au détail des artères de la ville, les auteurs se sont efforcés de cor-\nriger ce que les voies de communication avaient de défectueux. Ils percent,\nnivellent, approprient, non seulement sur le papier, mais en fait. Car Roulers\nest un exemple c'est la ville sinistrée qui se relève le plus rapidement,\noffrant une leçon d'énergie qu'il faut aller contempler. Et parce qu'elle s'aide,\non l'aide. C'est chez elle, sur le terrain où les auteurs du plan situèrent le\n« quartier ouvrier » ce qui est une belle hérésie sociale que l'Office des\nRégions Dévastées tente l'expérience d'une petite agglomération de cent cotta-\nges économiques. Judicieusement tracé, ce petit ensemble en appellera d'autres,\nl'élan est donné.\nAERSCHOT. Le plan que 1' on exposait était le fruit du travail d'une\ncommission. C'est peut-être ce qui le faisait manquer de caractère; c'était néan-\nmoins un plan complet, très honorable.\nLe dédoublement de la rue de la Station par une nouvelle percée Sud,\nqui se relie judicieusement à la rue de Louvain est une bonne chose. Le projet\ndu boulevard du Nord me paraît moins heureux, de même que les éclaircies\ndans le quartier de l'Eglise. Mais qui donc a conçu et dessiné les petits parcs!\nCelui du Béguinage est laid, froidement... laid. Laid aussi celui de l'église et\ntrès laid, celui que l'on projette au sud de la ville! Mais ce sont là des détails\nd'exécution auxquels on pourra veiller. L'ensemble du plan, je l'ai dit, quoi-\nque sans grand caractère est homogène et c'est énorme!\nMALINES. Voilà un exemple bien typique de notre mentalité et qui\nillustre à souhait notre compréhension actuelle de l'Urbanisme.\nPour ceux qui s'occupèrent du petit problème des reconstructions à faire\naux « Bailles de Fer » pour le jury du concours, comme pour les concurrents,\nil y avait là une question de styles. Et le style rend myope, chacun bientôt en\nsera convaincu.\nVoyez le résultat du concours. Il y a, comme réponse, des façades de\nstyle à rendre jalouse la Grand' Place de Bruxelles et c'est à elles que les\nprimes sont échues! Certes, c'est fort bien dessiné, mais c'est tout. Le mérite\ns arrête là. Le jury n a pas vu l'ensemble qui est inharmonique et qui, réalisé,\nsuerait le parvenu... C'est du style pour « Barons Zeep ».\nAh! Messieurs du jury - à pieds nus dans les cendres, puis-je avouer\nque ce que le « Verwaltungschef, Dr. Rehorst » combina en 1915 pour la rue"}, {"page_pdf": 11, "page_imprimee": "65", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac191910-01.1.11", "debut_caractere": 34, "fin_caractere_exclue": 2972, "texte": "des Béguines et la Rue Nouvelle vers la Dyle, pour le débouché rétréci des\npetites rues, Blauw Hond Straatje, etc., constituait bien là de Y Urbanisme,\net du meilleur et que ce Boche vous dépassait? Ce barbare plantait d'arbres\nune petite place près de l'Hôtel de ville, prévoyait un petit monument, en-\nsemble harmonique et délicieux, que vous avez difficile d'équivaloir par la con-\nstruction de la Halle, fruit de relations inavouables d'un marchand de para-\npluies et d'une matrone gothique.\nCroyez-moi, on peut regarder les conceptions du boche; elles sont judi-\ncieuses.\nLOUVAIN. Alors que les architectes belges croyaient que tout avait\nété dit, tout dessiné, tout étudié, voici que le Haut-Commissaire, n'estime pas\nla cause entendue, et qu'il parle d'un concours! Quelqu'il soit, quelle que puisse\nen être l'organisation, d'avance bravo! L'exposition a irréfutablement dé-\nmontré qu'il n'y a pas encore de solution convenable et partant complète pro-\nposée au problème de Louvain* Il faut étudier encore; les échos des incendies\net des massacres ont ébranlé la conscience universelle, et c'est sous les yeux\nattentifs du monde entier que nous allons reconstruire la Ville universitaire.\nAussi bien, tout le déballage d'idées n'aura pas été inutile. On voit dans\nles documents exposés, un lent processus s'établir. Ce n'est d'abord que l'étude\ndu cadre immédiat de l'Eglise. L'idée saine prévaut du reste immédiatement\net tous les artistes s'accordent sur un point. Il faut encadrer le Temple! mais\ncomment?\nLes uns n y voient que la solution des immeubles formant rempart. Rem-\npart de style évidemment! Gothique, Renaissance, que sais-je! Puis il y a\nphase des bouchons. Il en pleut et tous les architectes en ont à proposer. Con-\nvexe sous le crayon de certains, il est concave pour d'autres; rond, pointu,\nelliptique, pour conquérir enfin avec feu Janlet les faveurs de ses collègues de\nla Commission Royale des Monuments, à l'aide d'un style franco-flamand,\nbien bâtard! Je le dis froidement, c'est ignoble et cela ne sera pas. Il est\nimpossible que cela soit. Et c'est ce que le Haut-Commissaire a compris!\nEnfin, il y a heureusement quelques projets « d'urbanistes », il y a des\nesprits sagaces qui ne limitent pas le problème de Louvain à une question de\nparavent, de bouchons ou de style. Il y a des urbanistes que la question des\ntrams préoccupe, et qui entrevoient la perturbation que leur intrusion appor-\nterait au cœur de la vieille cité Brabançonne!\nIls parlent aussi des Installations Maritimes de Louvain et pourquoi il faut\nprévoir l'extension de la ville par le principe des Faubourgs-jardins afin de\nloger sainement la population laborieuse. Les Urbanistes font partie de la pha-\nlange de ceux qui souhaitent une étude d'ensemble.\nConcevoir le problème dans sa complexité et dans son ampleur c'est le\ncommencement de la sagesse et de l'urbanisme.\ni\nViSE. Nous voici devant un beau problème. La malheureuse cité"}, {"page_pdf": 12, "page_imprimee": "66", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac191910-01.1.12", "debut_caractere": 24, "fin_caractere_exclue": 3070, "texte": "Mosanne qui a eu le triste honneur de flamber la première sous la torche\nprussienne, doit ressusciter plus vivante. Les boches lui ont tout pris, mais lui\nlaissèrent un chemin de fer qui la situe au carrefour de grandes voies internatio-\nnales. La question du détournement des grands express, a fait couler assez\nd encre à Liège avant la guerre pour que nous puissions mesurer l'importance\nde la ligne que les allemands ont construite et qui tôt ou tard sera prolongée\njusqu'à Anvers.\nVisé dès lors situé sur la Meuse qui sera canalisée pourra recevoir les\ngrands bateaux et sera au croisement des lignes ferrées Liége-Maestricht et\nAnvers-Aix-la-Chapelle. L'avenir est pour cette cité dont il ne reste que des\ndécombres et dont on voudrait la réédification en cette « Renaissance » que\n1 on qualifie de « Mosane » et qui puise son caractère principal dans l'emploi\nabondant de pierres calcaires aux larges assises.\nA vrai dire, je ne sais ce que valent les tracés proposés pour le réseau de\nla voirie. La question en est fort complexe. La route de Liège vers Mouland\ndoit-elle traverser la ville ou la contourner? Le chemin de fer vers la Hollande\ndoit-il continuer à gâter le terrain en bordure du fleuve, ou bien comme le\nproposait certains architectes Liégeois, doit-il passer en tunnel sous la ville et\nvoir toute sa gare de formation et de marchandises rejetée au delà du remblai\nd accès au grand pont boche qui enjambe la vallée et le fleuve?\nVoilà qui devrait faire l'objet d'un concours que Ton s'attache à éviter\nsemble-t-il.\nQuoiqu'il en soit, lorsque la voirie sera chose décidée, on se propose donc\ndéjà d'imposer un caractère architectural aux façades des constructions bour-\ngeoises à édifier. L'exposition était symptomatique. C'est non seulement le\nquartier de 1 Hôtel de ville que 1 on propose en « Mosan », c'est toute la ville.\nNe croyez cependant pas que tous les habitants soient d'accord? Mais non!\nmême il n'y a qu'une infime minorité d'habitants qui défend le style ancien.\nLes Visétois n'en veulent pas : ils disent non carrément non.\nOr à côté d un pont hardi ou 1 acier et le béton s'entraident pour livrer\npassage aux grands express, la Commission Royale des Monuments et des\nSites, persiste à souhaiter que 1 on reconstruise Visé en s'inspirant des styles\nantérieurs au XIXe siècleï (Lettre de la Ville, 24 septembre 1919.)\nHERVE. L'exposition nous montre un seul projet dû à l'initiative d'un\narchitecte privé. L'Administration n'a aucun projet, c'est l'apathie générale. Il\ny a pourtant dans cette petite ville un problème qui mérite qu'on s'y arrête :\nLe nœud de la circulation devant l'ancien Hôtel de ville, les niveaux\nà modifier, le paravent devant 1 Eglise, et 1 aménagement des abords de celle-\nci. Très heureux comme solution et comme mentalité, le projet privé qui con-\nserve le paravent, l'écran des maisons, mais le modifie, devrait être réétudié\nau point de vue de 1 architecture qui me paraît parfois sans relativité néces-\nsaire avec le milieu, mais c est un projet qui donne la solution, la seule au"}, {"page_pdf": 15, "page_imprimee": "67", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac191910-01.1.15", "debut_caractere": 24, "fin_caractere_exclue": 2807, "texte": "\\ *\"\npoint de vue circulatoire et esthétique. Il émane incontestablement d'un urba-\nniste.\nNAMUR. Le cœur de la ville est démoli et... ce n'est qu'un demi mal\nDepuis longtemps il fallait une solution au problème difficile de la mise en\nrelation du quartier de la gare, avec par delà la Sambre, le Boulevard ad\nAquam et de l'autre côté Isabelle Brunnell.\nLa disparition de l'Hôtel de ville, du bloc qui lui faisait face et la sur-\nélévation, à titre précaire, par les boches, du pont, du misérable, du seul petit\npont qui enjambait la Sambre près le Musée Archéologique, facilitent la recher-\nche des solutions.\nL'Edilité commence à voir clair. On déplacera l'Hôtel communal, une\néchappée sera ménagée, du cœur de la Cité, vers le promontoire verdoyant\nde la Citadelle et on franchira la Sambre sur trois ponts.\nIci on ne parle pas encore trop de « Style Mosan », mais on y viendra.\nC'est une maladie nécessaire.\nDINANT. Vais-je parler de cette malheureuse cité déjà saccagée trois\nfois par la soldatesque au cour des âges et qu'un destin effroyable va livrer\nmaintenant au talent des bourgeois!\nL'Urbanisme ici, a comme facteur le massacre. Les Boches n'ont pas suffi.\nDétruit, comblé le splendide miroir d'eau, où fleurissait les sagittaires et les\najoncs au pied des vieux remparts, enterrées ces vieilles pierres séculaires.\nRabotés, aplanis, nivelés, les redans des alignements, des vieux alignements\ndans les vieilles rues. Bouchées les vieilles rues vers Meuse!\nElargie la rue Rue en Rhée qui depuis le XIVe siècle gardait un charme\nqui ne suffit plus à rechauffer l'âme collective de la Commission Royale des\nMonuments. Scindée en deux, la ville qui toujours (voyez Blaeu (1649),\nvoyez les Délices du Pays de Liège (1700) et tant d'autres) montra le\nlong du fleuve une ligne ininterrompue de toits pittoresques d'où surgissait les\nflèches et clochers des multiples Eglises et Chapelles!\nUn trou noir désormais à la descente du pont. Tout l'échaffaudage admi-\nrable et patient du au sens esthétique le plus affiné des vieilles générations\nDinantaises s'écroule, sous la torche des boches et l'incompréhension totale\nde l'Edilité actuelle. M. le Haut-Commissaire réétudiera-t-il le problème pas-\nsionnant de Dînant?\nIl est en Belgique, deux villes sœurs par le Destin et par le martyre.\nLouvain et Dinant. L'une voit son cas étudié et rééxaminé avec sollicitude\nl'autre... ,\n/ \\\nEt pendant que j'écris ces quelques notes, je songe à cette vénérable pha-\nlange qu'est la Commission Royale des Monuments, dont déjà le président\ndans sa lettre à l'Administration communale de Dinant, en avril 1915, écri-\nvait : « Il conviendrait de ne pas reconstruire les maisons bordant la Meuse\net cachant, le portail droit de l'Eglise. L'aspect de ce monument ainsi décou-\nvert est nuperbe!..."}, {"page_pdf": 16, "page_imprimee": "68", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac191910-01.1.16", "debut_caractere": 24, "fin_caractere_exclue": 541, "texte": "» On examinera si le terre-plein devant le portail ne devrait pas être\nraccordé à la Meuse à l'aide d'un escalier convenablement ornementé...\n» Cette proposition du président de la Commission Royale a rallié l'unani-\nmité des suffrages... jusqu'à ce que l'expérience ait prononcé une sentence\ndéfinitive. »\nDepuis lors, les Urbanistes Français, les Anglais, les Hollandais, les Scan-\ndinaves, ont passé par Dînant. Ils sont d'un avis diamétralement opposé à\ncelui des sommités Belges. 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Il y en avait d'autres conçus pour\n1 extension des villes où les traces de la guerre furent peu apparentes. Je n'en\ndirai rien, la place manque.\nOn étudie; cela se voit, devient palpable. De plus en plus, F initiative\nprivée, sans avoir toujours voix au chapitre, se manifeste et dresse des plans\npour la sauvegarde de la chose publique, envers et contre ceux que les édilités\nfont exécuter et qui ne sont pas toujours judicieux! Cela fera souvent réfléchir!\nL opinion a commencé à s'émouvoir. Aux architectes, aux artistes, aux ingé-\nnieurs échoit le devoir de prendre un contact étroit avec la science de F Urba-\nnisme, car à eux seuls incombera bientôt soin d'assurer dans l'avenir le\ndéveloppement harmonieux de notre pays et de ses Centres économiques et\nartistiques : Nos Villes et nos Villages."}]}, {"article_id": "bm-bmtnaac-1919-10-01-c010", "article_bluemountain": "bmtnaac_1919-10_01#c010", "volume": "bmtnaac_1919-10_01", "ocr_source": "OCR Blue Mountain (ALTO), transcription TEI : lignes lb/@facs", "texte_sans_correction": true, "page_debut": "69", "page_fin": "n. p.", "image_debut": 17, "image_fin": 34, "pages_selon": "pagination imprimée relevée dans le METS Blue Mountain (ORDERLABEL) ; [n] = page sans folio restituée", "url_article": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac191910-01.2.4", "titre_corps": "Les Sections étrangères d'Urbanisme comparé", "titre_sommaire": "Les Sections étrangères d'Urbanisme comparé", "signature_source": "VAN DER SWAELMEN, Architecte-Paysagiste-Urbaniste Commissaire de l'Exposition de la Reconstruction", "controle": "bornes données par la structure logique METS/ALTO de Blue Mountain (blocs ALTO de chaque constituant)", "pages": [{"page_pdf": 17, "page_imprimee": "69", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac191910-01.1.17", "debut_caractere": 24, "fin_caractere_exclue": 2805, "texte": "Les Sections étrangères d'Urbanisme comparé\n\nQu'il y a-t-il de comparable au point de vue urbanistique entre le cas de\nla Belgique et celui des autres nations?\nLa France, l'Angleterre, les Etats-Unis, très grandes puissances où tout\nse fait à une vaste échelle, sont sans commune mesure avec notre pays,\nLes Pays-Bas, le Danemark, la Suisse, d'un ordre de grandeur équivalent au\nnotre, ont échappé aux dévastations en demeurant hors de la guerre.\nD'autre part, la Reconstruction de la Belgique n'appartient-elle pas aux\nBelges et exclusivemnnt aux Belges? Sans doute.\nLe caractère physionomique des régions et des cités dévastées n'est-il\npoint de telle nature que pas plus que le caractère de nos compatriotes il ne\npuisse supporter une immixtion quelconque? Peut-être,\nToutefois, si la part de vérité que peuvent contenir ces propositions\ndevait être invoquée pour nous empêcher de profiter de l'expérience des autres\net nous obliger à recommencer leurs erreurs ou leurs tâtonnements, il y aurait\nlieu d'en demander compte, devant le pays et à la face du monde entier, à ceux\ndont la sottise, l'aveuglement, l'ignorance ou la passion criminelle porteraient\nla responsabilité d'une telle attitude.\nCeci justifie amplement la confrontation réalisée dans cette Exposition\nentre 1' « Etat de Développement civique » en Belgique et celui que certains\npays étrangers ont atteint.\nC'est qu'il ne s agit pas de s'y reprendre à deux fois : mal préparée à la\nguerre, la Belgique a su, aidée d'alliés puissants, improviser de grandes choses.\nMais il semble beaucoup plus difficile d'organiser la paix que la guerre. La con-\ndition « sous peine de mort » ne se dresse plus à chaque pas; elle est souvent\ndifférée et l'on n'en aperçoit pas constamment la menace, toujours imminente,\ncependant, car, au fond, en Urbanisme comme en Sociologie, comme en Bio-\nlogie, la peine de mort à longue ou à brève échéance, au propre ou au figuré,\nest toujours le correctif puissant qui sélectionne nos tentatives et détermine le\ncours de notre navigation en fonction des marées sociales.\nMais qui niera qu'un bon pilotage est aussi nécessaire dans les œuvres du\ntemps de paix, pour éviter les détours, que l'unité de commandement et\nl'unité de front le furent, pendant la guerre, pour remporter la victoire? On\nl'attendit du reste trois ans, cette unité. Cela ne coûta que des hommes au\nnombre de quelques millions.\nDans un bon demi-siècle, les contemporains de cette petite erreur de point\nde départ auront tous disparu ou seront en tout cas hors de cause et de combat.\nNul ne s'indignera plus; le temps efface tant de choses. Mais c'est précisément\ndans un demi-siècle que la génération d'alors qui n'aura pas connu notre guerre,\ncommencera à éprouver les inconvénients ou les bienfaits - cela dépend de"}, {"page_pdf": 18, "page_imprimee": "70", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac191910-01.1.18", "debut_caractere": 24, "fin_caractere_exclue": 3006, "texte": "nous de ce que nous aurons fait pour relever les ruines morales et maté-\nrielles. Et n'ayant plus personne à qui dire, comme « ceux du Midi » disaient\naux Parisiens : « Vous en fîtes une guerre là-haut! », la postérité n'aura qu'à\nnous maudire si nous faillissons à notre tâche de paix.\nCette tâche est complexe. Elle n'est point commode. Sans un bon pilo-\ntage point de salut et pour orienter sa course, le pilote ne peut négliger de\n. placer des vigies et de prêter un regard et une oreille attentifs à ce qui se passe\nà I horizon des frontières.\nAvant la guerre la doctrine scientifique de Taménagement des cités, dé-\nnommée pour la commodité l'Urbanisme, était en honneur, sous son double\naspect technique et esthétique moderne dans tous les pays de races anglo-\nsaxonne ou germanique. Les Latins en avaient perdu la tradition depuis près\nd'un siècle : ou, plus exactement, la tradition de l'Urbanisme classique et histo-\n«\nrique, clôturant l'ère définitivement révolue où l'on ne se véhiculait qu'en\n« chariot », s'était éteinte chez les Latins qui surent, en son temps, conduire\ncette tradition à plusieurs apogées successifs : Grèce, Rome, Italie, France. Mais\nlaissons là l'histoire.\nA l'aube de l'ère nouvelle du Mécanisme, dont nous sommes « les Primi-\ntifs » (les Primitifs, parce qu'au lieu que les machines seules soient nos esclaves,\nafin que tous les hommes puissent s'épanouir dans la noblesse de leur esprit,\nla puissance de quelques uns enchaîne, au contraire, à la machine, qu elle soit\noutil ou canon, les masses profondes de nos semblables, réduits en un escla-\nvage nouveau), à l'aube de l'ère du mécanisme disions-nous, les peuples du\nNord ont relevé le fil sectionné de la tradition et 1 Urbanisme scientifique\nmoderne est né. L'Urbanisme tel que le conçoit une époque qui a transformé\nle chariot en chemin de fer et en avion et qui «réalise» l'importance fondamen-\ntale du problème social international de l'Habitation, corollaire à celui de la\nCharte universelle du Travail; l'Urbanisme qui a mission de disposer le théâ-\ntre des échanges de la Vie sociale toute entière, au sein du lieu de toutes les\ncommunautés humaines : la Cité.\nEt, en même temps que naît à la vie la forme nouvelle qu'affectera\ndorénavent l'habitation populaire couvrant des étendues toujours croissan-\ntes et qui va donc dès à présent conférer son aspect sui-generis au « paysage\nurbain »de la ville contemporaine et future - surgit déjà tout un art nouveau,\nsous des aspects, aussi, d'un « primitivisme » spontané ou volontaire, complè-\ntement logique avec lui-même et dont les grandes directives actuelles de l'ar-\nchitecture, dans tous les pays qui en ont une, souligne la légitimité. Mais n'anti-\ncipons pas, nous aurons l'occasion de revenir sur ce point.\nAvant la guerre, il existait une bonne dizaine de « Standard-Works »,\nœuvres maîtresses et d'ensemble, sur l'Urbanisme : une demi-douzaine en an-\nglais, parues en Amérique et en Angleterre, une demi-douzaine en allemand,—"}, {"page_pdf": 19, "page_imprimee": "71", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac191910-01.1.19", "debut_caractere": 36, "fin_caractere_exclue": 2807, "texte": "nulle en français (si l'on excepte une traduction de l'autrichien Camillo Sitte\npar le suisse Camille Martin).\nL'Angleterre publiait deux importants Périodiques spécialisés, l'Amérique\ndeux ou trois, l'Allemagne un, aucun autre pays.\nDes Universités comptaient des Départements entiers d'Urbanisme\nHarvard-University School of Landscape and Architecture. Boston. University\nof Liverpool School of Civic Design - ou des séries de cours rattachés à\nd autres facultés. On en comptait quatre ou cinq en Amérique, deux en Angle-\nterre et en Allemagne le Seminâr fur Stâdtebau de l'Université de Berlin.\nDes Associations et des Instituts d'Urbanistes existaient en Angleterre, en\nAmérique, en Allemagne.\nDe grands.Concours internationaux assez nombreux avaient été organisés,\nparmi lesquels il faut citer celui de Yass-Canberra, capitale fédérale de 1 Austra-\nlie et le Concours pour l'Aménagement des terrains de l'enceinte déclassée\nd'Anvers.\nDe grands Pians d'aménagement de villes avaient vu le jour : le fameux\nplan de Chicago 1 œuvre célèbre de la Commission of Improvements of Chi-\ncago, et une foule d autres en Amérique, en Angleterre, en Allemagne, aux\nPays-Bas qui passionnaient l'opinion publique de ces pays... et les rares tech-\nniciens, spécialistes des autres pays.\nDes Lois d'Urbanisation avaient été promulguées en Suède depuis\n1 874 ( !), en Angleterre (le « Town-Planning Act ») aux Pays-Bas (la « Wo-\nningwet » ).\nUn Congrès mondial d'Urbanisme, le Premier Congrès international des\nVilles avait eu lieu à C_*and en juillet 1913 à 1 occasion de l'Exposition Univer-\nselle et Internationale tenue en cette ville.\nDes Expositions remarquables avaient été organisées surtout en Allema-\ngne, et à Berlin, aussi en Suisse.\nVoilà quelques jalons, un bilan sommaire, relevant certaines étapes impor-\ntantes de ce qu'il convient d'appeler le Mouvement urbanistique\nd'avant-guerre. Nous nous sommes borné aux manifestations d'Urba-\nnisme caractérisé. Il y a du reste dans ce relevé des lacunes considérables et\ns'il fallait enregistrer en outre toutes les manifestations qui se rattachent par de\nnombreux points de contact au mouvement urbanistique on n'en finirait pas.\nA tout cet immense effort la Belgique jusqu'à îa guerre n'avait pris,\non le voit, qu'une assez maigre part : elle ne répond que deux fois à l'appel,\npour le concours d'Anvers et le Congrès des Villes.\nSur le mouvement urbanistique pendant la guerre et depuis la guerre,\n1 Exposition de 1 Union des Villes donne un assez complet aperçu pour qui sait\nbien regarder.\nD autres ont ici même analysé les Sections belges. Mais pour bien com-\n. prendre l'intérêt direct et concret .qui s'attache pour nous à ce que les Sections\nétrangères nous exposent il importe que nous nous demandions d'abord quels"}, {"page_pdf": 20, "page_imprimee": "72", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac191910-01.1.20", "debut_caractere": 24, "fin_caractere_exclue": 3231, "texte": "sont les points de contact entre les problèmes tels qu'ils se posent chez nous\net tels qu'ils se posent ailleurs.\nSi ron jette un regard à l'entrée des Sections belges, sur la carte lumineuse\nde la Belgique figurant les dévastations à raison d'un point noir par 1 à 25 im-\nmeubles détruits et si Ton suit le développement de l'invasion qui s'y marque\ncomme le passage d'une trombe dans un champ de blé, on constate que les\ncités sinistrées se répartissent à peu près comme suit : trois villes complètement\nanéanties : Ypres, Dixmude, Nieuport; une bonne demi-douzaine de villes très\ngrièvement atteintes : Visé, Herve, Dinant, Louvain, Aerschot. Lierre, Ter-\nmonde, Roulers; un certain nombre de villes, parmi lesquelles Anvers, Malines,\nAudenarde, Furnes, montrant de larges plaies ou ayant fortement souffert; trois\ncents bourgs et villages complètement ravagés, une multitude innombrable,\nenfin, de localités grandes et petites plus légèrenment atteintes : au total,\n1 00,000 immeubles détruits. *\nLe cas de la plupart de ces cités se distingue chacun par un problème\ndominant : le problème des « écrans » à Louvain, à Dinant, à Herve; le pro-\nblème de la dérivation de la Dendre à Termonde, de la rectification de l'Escaut\nà Audenarde; le problème du port à Nieuport et celui du canal y reliant Dix-\nmude et Roulers ainsi que le Nord de la France, pour ces trois villes; un pro-\nblème connexe de circulation au cœur de la cité avec toutes les conséquences\nqui en résultent se pose dans la plupart des villes énumérées, ainsi que pour\nAnvers et Malines; le problème d'Ypres-nécropole; la naissance d'un bassin\nindustriel à Roulers et d'un autre, infiiniment plus vaste, dans le Limbourg.\nEt partout 1 on constate qu aussitôt que 1 on aborde 1 un de ces problèmes,\nse déclanche automatiquement et de proche en proche toute la série des corol-\nlaires dont l'unique aboutissement logique est un plan d'ensemble complet\nd Urbanisation totale de la cité, qui conditionne favorablement les modalités\n• de son avenir et de son développement.\nC'est le chapitre des « Plans régulateurs », jusqu'à présent resté lettre\n*\nmorte en Belgique, ces plans ayant été confiés souvent à des mains inexpertes,\ntravaillant sans programme, sans données suffisantes, sans idées générales,\nsans principes, sans direction d'ensemble, sans conception organique.\nC'est bien là le point noir dans toute l'affaire.\nDe mauvaises ou de laides constructions, on en fera plus que d'autres.\nSoyons-en bien sûr et préparons-nous à devoir tolérer l'intolérable. Mais au\nbout d un quart de siècle ou d un demi-siècle au plus, les constructions de cette\nnature seront périmées, en tout cas amorties. On en érigera d'autres à leur\nplace. On sera certes plus avancé que maintenant en architecture. Les idées\nsaines auront triomphé. Les gens du « Siècle des chariots » n'y seront plus.\nNous ne le verrons pas, c'est entendu, mais nos petits enfants s'étonneront de\nce que nous ayions pu ignorer à ce point les enseignements de l'histoire et nous\nimaginer qu'un modernisme rationnel serait moins « dans le caractère » que le\nsacro-saint régionalisme dont tout le monde à la bouche pleine, mais dont\npersonne ne sait très bien en quoi il consiste."}, {"page_pdf": 21, "page_imprimee": "73", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac191910-01.1.21", "debut_caractere": 24, "fin_caractere_exclue": 2937, "texte": "✓\nSeulement, halte-là! Aux plans personne ne pourra plus rien changer.\nTout est perdu si nous sommes assez sots, assez aveugles, pour consommer, par\nl'exécution de mauvais plans, la ruine de ce que l'envahisseur a bien voulu\nnous laisser encore de beauté naturelle ou artistique et si nous nous montrons\nincapables ce qui est rigoureusement le cas jusqu'ici de nous entendre\nsur ce que doit être un bon plan, c'est-à-dire un plan qui engendre des possibi-\nlités de beauté nouvelle dans une ordonnance logique, pratique, harmonieuse-\nment adaptée aux caractéristiques physionomiques des lieux, en un mot, un\nplan qui conditionne favorablement la croissance ultérieure de la cité. Car on\nn'entrevoit pas très bien une re-démolition systématique généralisée.\n\\\nPar une étude intelligente de tous les plans régulateurs nouveaux exposés\ndans les sections étrangères, l'homme capable est à même d'y reconnaître et\nd'en extraire toutes les conditions fondamentales auxquelles un bon plan d'en-\nsemble doit répondre. Se reportant ensuite à l'examen de conscience, confessé\npar les villes belges, au long des murs de l'Exposition, il lui est possible, de\ndéduire l'aspect que ces éléments doivent revêtir dans les cas concrets, qui se\nprésentent chez nous.\nOr si l'on fait la contre épreuve on verra que plusieurs plans belges non\nadoptés bien entendu mais figurant dans les sections belges, réunissent ces\nqualités.\n. 1 00,000 immeubles détruits!\nSi chaque cité pose un problème caractéristique dominant et qui s'encadre\ndans un problème d'ensemble quant au plan, toutes indistinctement posent le\nformidable problème de l'habitation populaire.\n1 00,000 habitations détruites, plus le déficit d'habitations nouvelles pro-\nvoqué par la stagnation de la bâtisse pendant plus de cinq ans dans un pays\nqui construisait en moyenne 20,000 habitations par an, font au bas mot un défi-\ncit de 200,000 habitations à l'heure actuelle.\nQu'a-t-on fait de grand, de définitif, de sérieux, d'efficace toufe au moins\npour parer à une situation pareille?\nEn Angleterre? - Pas de destruction :un déficit d'un million d'habita-\ntions. On en construira un premier demi-million en un an, comme nous le\nverrons tout à l'heure. De telles proportions nous dépassent infiniment!\nAux Pays-Bas? Pas de destruction. Déficit : 100,000 habitations.\nProblème du même ordre de grandeur que chez nous, dans un pays sensible-\nment égal au nôtre en superficie et population, pays voisin et qui a quelque\nparenté avec le nôtre par la langue, par certains aspects physionomiques et\npair certains problèmes industriels qui se posent de part et d'autre. (Bassins\ncharbonniers correspondants des deux Limbourgs.)\nDéficit en Danemark, en Suisse, en France, en litalie, partout. C'est le\nProblème. Et ce n'est évidemment pas le système restreint «Caisse d'Epargne»\nqui en apportera chez nous la solution, ni sociale, ni économique, ni, last not\nleast, esthétique."}, {"page_pdf": 22, "page_imprimee": "74", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac191910-01.1.22", "debut_caractere": 24, "fin_caractere_exclue": 3123, "texte": "Au premier pas, dans ce problème, se pose la question des Abris et Habita-\ntions provisoires, mal nécessaire, dans une certaine limite, pour courir au plus\npressé, comme moyen d'attente.\nAu dernier terme, le problème supposé résolu économiquement • nous\nsommes loin de compte! ou seulement financièrement (et ceci se pourrait\nsi on le voulait), se dresse la menaçante question de l'aspect à donner à ces\nconstructions.\nOn aime à se payer de mots : celui de « Régionalisme » a fait fortune.\nChacun 1 emploie. II ne correspond, dans l'esprit de la plupart, à aucune idée\nclaire et distincte sur laquelle on puisse « bâtir ». Les conceptions que l'on s'en\nfait varient à l'infini, depuis la reconstitution factice de types de diverses ré-\ngions (!) rassemblées en un même lieu ( !!),jusqu'au « puzzle » d'éléments\narchitecturaux ramassés dans tous les coins. Tandis que les architectes discutent\nd'aimable sorte « toitures » et « toits plats » et tombent en général d'accord\nsur l'affront que les plates-formes sont sensées faire au « Régionalisme » ou au\n« paysage », les entrepreneurs, les brasseurs d'affaires, les maquignons en\nmatériaux « nouveaux » et en « systèmes brevetés » les industriels, les ingé-\nnieurs de mines, les « géomètre-architecte-expert-dessinateur-garçon de bu-\nreau », et les « eigenbouwers » de tout poil inondent le pays de merveilles( !? )\nà toit plat ou à toit rond, en plâtras ou en béton, qui ne le cèdent en rien aux\n«briquetteries» ornemèntées de céramique et autres chefs-d ceuvres du «style\n« caleçon de bain » qui depuis des lustres déjà, prostituent nos villes et nos\ncampagnes.\nOr, puisqu'ils sont placés devant le fait accompli, puisque « cubistes »\nintentionnels ou « cubistes-sans-le-savoir », qu'on le veuille ou non, se rencon-\ntrent Dieu sait comment! - les voies du Seigneur sont si mystérieuses! -\nles architectes, d'une part, ne feraient-ils pas mieux de voir s'il n'y aurait pas\nmoyen de donner une forme harmonieuse ou tout au moins satisfaisante à ces\nproduits de 1 industrie humaine, puisqu il ne s'agit en somme essentiellement\nen architecture que de « ruimte scheppen » comme disent les Néerlandais,\nc est-à-dire de «créer de 1 espace en le limitant», d agréger des masses rythmi-\nques, et ne feraient-ils pas mieux encore à ce propos, les architectes, de regar-\nder où l'on en est ailleurs? Le gouvernement, d'autre part est-il aussi « Ré-\ngionaliste » lui? ne ferait-il pas mieux d'ouvrir dans le pays entier des fours\nà briques « de localité » et de promouvoir 1 installation de fabriques perfec-\ntionées de briques améliorées, chose possible, si l'on encourageait l'entreprise\npar l'approvisionnement de faveur en combustible.\nEnfi n, l'aboutissement logique de ce Problème de 1 Habitation, qui doit\nprendre une telle ampleur, n'est-il pas la « Normalisation » ou la « Standar-\ndisation » des éléments de construction?\nAu point de vue esthétique, économique et pratique, le « Régionalisme »\nvrai, c est-à-dire la communauté spontanée de types locaux de construction,\ncorollaire et résultante, autrefois, de I emploi exclusif de matériaux locaux,"}, {"page_pdf": 23, "page_imprimee": "75", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac191910-01.1.23", "debut_caractere": 25, "fin_caractere_exclue": 2663, "texte": "n'est-il pas réellement une « Normalisation » une « Standardisation » spon-\ntanée des mêmes types de construction? Pourquoi donc s'effrayer alors d'une\n« Standardisation » raisonnée, qui bien mieux qu'un individualisme capri-\ncieux, assurera le relèvement en beauté des agglomérations dévastées.\n❖ *r» *§»\nEn dernier lieu se pose la question de la Restauration, du Réemploi ou\nde l'Agrandissement des Monuments qui ont échappé à la rage teutonne et\nà celle des restaurateurs maniaques d'avant-guerre.\nIci encore l'harmonie ne réside-t-elle pas plutôt dans l à-propos des formes\net des proportions, dans l'accord des couleurs et les matériaux, que dans la\ncopie servile ou la présomptueuse interprétation des formes souveraines et\ninapprochables de l'original? Et n'est-il pas sain de se demander ce que l'on\npense, en principe, de ces questions de haute conscience artistique, chez nos\nvoisins? La Restauration ou l'Agrandissement des Monuments n'est-elle pas\ncommandée par les principes actuels de l'Art moderne de bâtir, comme ce fut\nle cas universellement à toutes les époques?\n%\nLes divers jalons que nous avons ainsi plantés aux étapes successives du\nproblème complexe de la Reconstruction nous ont servi à dresser le Programme\nque nous avons envoyé aux nations amies, alliées et neutres, en vue de l'Expo-\nsition de l'Union des Villes.\nNous le reproduisons ici en guise de résumé et de fil conducteur à travers\nles collections rassemblées qui furent groupées et exposées dans le même ordre.\n***\nDEPARTEMENT I. ― Plans régulateurs\nPour reconstruire les Cités et reconstituer les Régions dévastées l'indispen-\nsable ACTE PREPARATOIRE A LA RECONSTRUCTION est l'établisse-\n* mène de PLANS REGULATEURS.\nOn demandait des exemples caractéristiques de Plans régulateurs de\n« réorganisation » ou d' « extension » de Cités et l'on avait particulièrement\nen vue des types desquels il soit possible de déduire un enseignement théorique\nou pratique d'application générale.\nDEPARTEMENT II. ― La Construction et la Reconstruction\nLa Construction et la Reconstruction sur la base de ces Plans régulateurs\ncomprennent « trois actes » successifs :\nLe ler1er ACTE DE LA RECONSTRUCTION est l'édification des\nCONSTRUCTIONS PROVISOIRES de toute nature, baraquements et habi-\ntations démontables ou « semi-permanentes », nécessaires aussi bien pour\ndonner asile aux populations dispersées que pour abriter les travailleurs dans\nles régions dévastées, ainsi que les Constructions temporaires indispensables\nayant un caractère « public » ou « semi-public » : Chapelles, Ecoles, Dis-\npensaires, Bureaux, Ateliers, Magasins, Auberges, Gares, etc., etc.\n*« v A"}, {"page_pdf": 24, "page_imprimee": "76", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac191910-01.1.24", "debut_caractere": 24, "fin_caractere_exclue": 2609, "texte": "On demandait tous genres et types de Constructions provisoires ou\nsemi-permanentes à tous usages « civils » et « militaires ».\nLe 2me ACTE DE LA RECONSTRUCTION est le PROBLEME DE\nL'HABITATION (« Housing problem »).\nLa solution du Problème de PHabitation dite « à bon marché » ou\n« populaire » (« Volkshuisvesting »), et Lransitoirement celle pour la classe\nmoyenne, « est à la base cle toute Urbanistique future » et cet aspect de la\nconstruction, \\u l'étendue considérable que celle-ci couvrira, est appelé à\nconférer essentiellement à la Ville Moderne de l'avenir sa physionomie « sui-\ngeneris ».\nOn demandait tous genres et types d'Habitations à bon marché tant\nen « disposition contiguë » ou blocs continus que suivant celle en « ordre\ndispersé » dérivée* des diverses modalités du S3'stème dit « Cité-Jardin».\nOn demandait aussi d'accorder une attention spéciale au PROBLEME\nDE LA NORMALISATION ou Standardisation des « Eléments » de construc-\ntion : Portes, Châssis de fenêtres, Pièces mobiles et interchangeables de\ntous genres et de totite nature. Plans-schémas « extensibles » et (ou)\n.. .. \\ i ' •\n« superposables » d'habitations diverses. Groupements-types de construc-\ntions (Schémas fonctionnels).\nCe problème est le corollaire indispensable à toute tentative de Reconstruc-\ntion ou de Construction « en série » et « en masse ».\nOn peut en attendre un résultat doublement bienfaisant :\nUne économie considérable;\nAu point de vue esthétique : une grande unité, une agréable et discrète\nvariété dans cette reposante unité.\nUne Référence comparative aux exemples de « Normalisation » ou\nd' « Unité civique » dans les constructions domestiques aux divers âges du\npassé en apportera la preuve expérimentale.\nLe 3me ACTE DE LA RECONSTRUCTION est le PROBLEME DE LA\nRESTAURATION DES MONUMENTS et des Constructions présentant un\nintérêt Archéologique ou Historique.\nQn demandait des exemples de Restauration, d'Agrandissement ou\nd \" Adaptation de Monuments et Constructions diverses et dont la restaLiration,\nl'agrandissement ou les transformations fussent projetées ou suivant\nun CODE MODERNE de Principes et de prescriptions pour la préservation,\nla conservation, la restauration, K'extension ou le réemploi des Monuments et\nConstructions présentant un intérêt Archéologique ou Historique.\nDEPARTEMENT III.\nL'aspect esthétique du problème de ia reconstruction. La vision\nmoderne du « Paysage urbain » (Stadsbeeïd).\n« A des conditions nouvelles de vie sociale et civique, correspond un\naspect nouveau de 1 « abri » humain, des installations fonctionnelles et de leur\néquipement. »"}, {"page_pdf": 25, "page_imprimee": "77", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac191910-01.1.25", "debut_caractere": 24, "fin_caractere_exclue": 2666, "texte": "On demandait à chaque pays de rassembler une série d'exemples carac-\ntéristiques montrant l'évolution d'un Style architectural moderniste et rationnel\ndans le pays considéré (ou) (tout au moins, à défaut de pouvoir parler d'une\névolution, révélant les prodromes de ce phénomène) ainsi que des documents\nmontrant que tous les Arts appliqués : Arts décoratifs sculptural et pictural,\nArt industriel, Ameublement, etc., suivent normalement une évolution para-\nllèle à l'inspiration de l'Architecture.\nIi ne nous reste plus qu'à signaler quelques documents saillants dans les\nprincipaux compartiments :\nDEPARTEMENT I. − PLANS REGULATEURS\nSe rapportant au Département I : Plans régulateurs (Acte préparatoire\nà la Reconstruction) il y a lieu de signaler divers grands plans d'Urbanisation.\nA. Extension de très grandes villes.\nEn général les entreprises de cette importance se réalisent soit par l'ou-\nverture d'un grand concours public, souvent international, soit par intervention\ndirecte d'un technicien spécialiste de réputation mondiale.\nAu premier mode (Concours) se rattachent :\nA 1. Urbanisation totale et extensive (intercommunale) d'une ville et de\nsa région :\nSUISSE. Zurich. Grand concours international ouvert en 1915.\nA 2. Urbanisation extensive par appropriation de zones fortifiées inter-\nmédiaires entre la cité et les communes périphériques :\nFRANCE. Paris. Grand concours international ouvert en 1919.\nDouble exemple de remarquable préparation des Données documentaires,\ndémographiques, statistiques, graphiques et autres, constituant en quelques\ntableaux et notices un véritable sommaire de l'état de Développement civique\nde la vile.\nLES PAYS-BAS, pays égal au nôtre en superficie et population, sem-\nblable au nôtre en plusieurs de ses aspects et parlant la même langue que la\nmajeure partie de la population de notre pays, nous montre de remarquables\nréalisations aux trois échelons successifs de l'Urbanisation de très grandes villes\n(A), de l'Urbanisation intercommunale de cités provinciales et de communes\nrurales (B) et de l'Urbanisation régionale totale (District ou province) (C),\npar la seule vertu de l'application de la « Woningwet » (Loi sur l'Habitation).\nEn d' autres termes, les progrès de l'Urbanisation y sont la conséquence, en\nquelque sorte automatique, de l'application de la Woningwet au problème de\nl'Habitation (Voir ci-dessous Département II).\nA 3 : Urbanisation extensive d'une cité par annexion de territoire :\nAmsterdam. Diagrammes et plans de l'annexion territoriale. Plan\ngénéral de Distribution des Zones et Quartiers (Installations du Port. Zones\nindustrielles. Quartiers résidentiels, etc. )\nt"}, {"page_pdf": 26, "page_imprimee": "78", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac191910-01.1.26", "debut_caractere": 23, "fin_caractere_exclue": 2540, "texte": "Plan d'ensemble des Extensions-Sud, par le Dr H. P. Berlage.\n(Il y a lieu de signaler encore dans cette section les Plans généraux d'ex-\ntension et d'Urbanisation des Villes de La Haye, de Rotterdam et d'Arnhem. )\nB. Extension de Cités provinciales et de Communes rurales.\nB. 1. Urbanisation extensive intercommunale :\nPians d'Urbanisation de la ville d'Eindhoven et des communes limitro-\nphes, par l'ingénieur civil architecte Jos. Th. J. Cuypers.\nB. 2. Urbanisation de communes rurales à centricules épars ou disjoints :\nCommunes de Haarlemmerliede, de s'Heerenberg et de Renkum, par 1 ingé-\nnieur-architecte Jos. Th. J. Cuypers.\nC. Urbanisation régionale totale.\nLe bassin charbonnier et industriel du Limbourg méridional néerlandais :\nOrganisation générale coordonnée et préalable des routes, chemins de fer,\ntramways électriques, voies navigables, cités-ouvrières, villes et villages in-\ndustriels, concessions minières et espaces libres dans 1 ensemble de la province,\nsous le contrôle de la Commision sociale et d'Hygiène d'Etat pour le Sud\ndu Limbourg.\nDEPARTEMENT II. − LA CONSTRUCTION ET LA RECONSTRUCTION\nLa seule énumération, par Section, des différents aspects sous lesquels\npeut être envisagée la solution du problème de l'Habitation, permet de se faire\nune idée de la valeur, à titre comparatif, des documents exposés :\nA. ANGLETERRE. Les Prémisses du problème social contemporain\nde l'Habitation populaire : l'œuvre d'Ebenezer Howard, un bienfaiteur de\nl'Humanité à l'égal de Pasteur. (L'idée de la Cité-Jardin et la démonstration\nde sa raison d'être et de ses vertus par de nombreux documents démographi-\nques présentés sous forme intuitive par l'ingénieur R, Verwilghen.)\na) Le mode de réalisation coopératif :\n1. La Cité-Jardin type, autonome, de Letchworth. a\n2. Les Faubourgs-Jardins.\nb) Le mode de réalisation par l'action patronale (capitaliste-philantro-\npique) :\n1. Port-Sunlight (Sir Lever).\n2. Bournville (Cadbury).\ni \\ •\nc) Le mode de réalisation en grand par les pouvoirs publics.\nLe Problème de l'Habitation populaire aux Iles Britanniques : Destruction\nnulle. Déficit actuel : au delà de un million d'habitations.\nOrganisation : Un Ministère spécial (Ministery of Health-Ministère de\nl'Hygiène). Sous le Ministre un triumvirat, composé « des meilleurs d'entre les\nmeilleurs » : un Town-planner de premier ordre (R. Unwin), un spécialiste\néminent des habitations à bon marché (Parker), un « businness-man »\nhomme d'entreprise. Ils exercent l'inspection générale de tous les plans et pro-"}, {"page_pdf": 27, "page_imprimee": "79", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac191910-01.1.27", "debut_caractere": 24, "fin_caractere_exclue": 2755, "texte": "jets, qui doivent être dressés conformément aux programmes-types élaborés\npar le triumvirat.\nLe Royaume-Uni est divisé en onze districts à la tête de chacun desquels\nest placé un Commissaire chargé du recrutement régional des techniciens et de\nla soumission des plans à l'examen du triumvirat central. On compte de la sorte\nconstruire un demi-million d'habitations en un an.\nB. PAYS-BAS. L'Application de la « Woningwet » de 1 902.\na) Le mode de réalisation par les Sociétés de construction (Bouwvereeni-\ngingen) avec l'appui de l'Etat et sous son contrôle.\nb) La Politique communale de construction d'habitations populaires.\nLes villes d'Amsterdam, de La Haye, de Rotterdam, d'Arnhem et la\npetite ville d'Hilversum, exposent des séries de Documents montrant successi-\nvement le plan d'ensemble de situation des complexes, le plan des habitations,\nl'élévation ou des perspectives et des photographies (façades et intérieurs),\nilustrant les résultats effectifs de ces deux modes de réalisation.\nc) Le mode de réalisation par l'action patronale :\nA Rotterdam le Village-Jardin de « Heyplaat » de la Rotterdamsche\nDroogdok Maatschappy (Société des Cales sèches de Rotterdam).1\nA Hengelo le Village-Jardin « t Lansink » des usines métallurgiques\nStork.\nQuelques chiffres illustrant le problème tel qu'il se pose à Amsterdam,\nd'où l'on peut tirer des conclusions ab uno disce omnes sur l'envergure\ndu problème aux Pays-Bas et sur l'ampleur avec laquelle les Holandais en ont\nattaqué la solution.\nAla fin du mois de juillet 1919 il y avait à Amsterdam 30 sociétés de\nconstruction approuvées par la loi sur les habitations, dont 1 3 avaient déjà\ndes habitations toutes prêtes. En outre, il y avait 2 sociétés d'autre caractère\nqui ont bâti avec l'assistance financière de l'Etat ou de la Municipalité.\nNombre d'habitations des sociétés sus-mentionnées : 5472 habitations en\nexploitation, 1682 en voie de construction, 6482 prêtes à être exécutées,\n6000 environ en préparation.\nAvances accordées aux sociétés par la Municipalité et par l'Etat\nf 43.702.201,23. Provisoirement par la Municipalité f 31.714.000, donc au\ntotal f 75.416.201,23 Florins.\nLa Municipalité même avait bâti 537 habitations semi-permanentes, 306\nhabitations « d'urgence » en bois, 1 02 habitations dans des baraquements. Il y\navait en voie de construction par la Municipalité 2790 habitations permanen-\ntes, et 1 000 semi-permanentes.\nLes derniers chiffres, évalués en fonction du plus récent recensement des\nhabitations (« Woningtelling 3»), s'élèvent, pour la seule ville d'Amsterdam\nà 32,000 habitations que l'on escompte achever en 15 à 18 mois.\nC. DANEMARK. Copenhague.\na) Mode de réalisation coopératif (Coopératives ouvrières).\nb) Mode de réalisation communal."}, {"page_pdf": 28, "page_imprimee": "80", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac191910-01.1.28", "debut_caractere": 24, "fin_caractere_exclue": 2163, "texte": "c) Mode de réalisation par les Sociétés de Construction d'Habitations à\nbon marché.\nD. FRANCE. Office public des Habitations à bon marché du Dépar-\ntement de la Seine.\nMode de réalisation « public » : Application de la loi française du 23\ndécembre 1912 sur la Constitution des Offices d'Habitations à bon marché\n(Etablissements publics).\nE ETATS-UNIS D'AMERIQUE.\nQuelques exemples de création d une pièce et en quelques semaines, de\nvastes Cités industrielles pour les besoins de la guerre (cités de nombreux\nmilliers d'habitations chacune), et Documents de « Standardisation » des types\nd'habitations pour leur construction en série et en masse.\n\\\nEntre ces nombreux modes de réalisation organisée, méthodique et\nsystématique, à laquelle toutes les nations les plus cultivées, grandes et petites,\nvoisines ou lointaines, ont apporté de longue date déjà tous leurs soins, quel\nsera celui ou quels seront ceux sur quoi la Belgique portera son choix pour\nrésoudre le formidable problème social qui se dresse devant elle et dont elle\nn a pas encore entamé l'organisation systématique?\nQuelques autres « sujets à méditation » dont l'étude comparée peut être\nfaite à l'exposition :\nLA CONSTRUCTION PROVISOIRE.\nA. Baraquements et Constructions à caractère éminemment provisoire\n(« Noodwonmgen ») à Amsterdam, La Haye, Arnhem et Copenhague.\nB. Habitations « semi-permanentes » à La Haye.\nC. Constructions provisoires diverses : Ecoles, Eglises, Lazarets, Bureaux,\nBaraques de direction de travaux, Stations de transformateurs d'électricité,\nDépôt de Tramways, etc., etc., à Amsterdam notamment, présentant toutes,\nmême les plus élémentaires, le plus grand souci de l'esthétique architecturale\net urbaine. «\nLES ECOLES.\nLes Méthodes pédagogiques nouvelles et les écoles du Dr Ferrière en\nSuisse.\nLes Bâtiments d'Ecole en Suisse.\nLes Bâtiments d'Ecole aux Pays-Bas, en particulier à Arnhem, à Rotter-\ndam, à La Haye, à Hilversum.\nLes CHEMINS DE FER : Les Bâtiments et Constructions en dépendance\nde la voie, élevés par les Compagnies Néerlandaises de Chemin de fer. Remar-\nquables exemples de construction rigoureusement et exclusivement adaptées\n*"}, {"page_pdf": 29, "page_imprimee": "81", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac191910-01.1.29", "debut_caractere": 24, "fin_caractere_exclue": 2929, "texte": "à leur destination, répondant aux principes de la technique et de l'esthétique\nd'aujourd'hui et n'offusquant en rien le paysage traversé par les lignes de che-\nmin de fer.\nDEPARTEMENT III.− L'ARCHITECTURE MODERNISTE ET LE\n« PAYSAGE URBAIN » CONTEMPORAIN\nQuelques conclusions générales tout à fait frappantes se dégagent de la\ncomparaison de l'immense matériel d'Architecture moderniste ici rassemblé\n(et pour la première fois en de telles proportions, dans une Exposition).\nLes deux types fondamentaux d'habitations populaires : le type «caserne»\net le type « Cité-Jardin », qui existeront ou coexisteront toujours, suivant les\npossibilités et les inéluctables nécessités locales, offrent dans tous les pays,\nsans concert préalable, de telles analogies d'aspect, que l'on est en droit d'y\nreconnaître les symptômes, d'une part, d'un style moderniste international de\nla petite architecture domestique (type «Cité-Jardin »), d'autre part d'un style\nmonumental à dominantes de verticales et d'horizontales, aux masses « cubi-\nques », aux rythmes géométriques, vers lequel convergent tous les facteurs\narchitectoniques, fonctionnels et sociaux et esthétiques de l'heure présente :\ntoitures plates; matériaux nouveaux; mécanisme; division, concentration et\ncollectivité du travail; collectivité de l'habitation; « sky-scrapers »; art déco-\nratif nouveau à caractère abstrait; nécessité de gagner du temps et besoin\nimpérieux, cependant, de beauté générale obtenue de « rythme » du même\ncoup de crayon que le rythme constructif» statique, et non plus recherchée\ndans la superstition de la beauté individualiste ornementale.\nCes faits éclatent de la comparaison des architectures modernistes néer-\nlandaise - la première de toutes -, américaine (Frank Wright), italienne,\nfrançaise (Tony Garnier), danoise, Scandinave, finlandaise, suisse, etc., etc.\n11 reste encore à mentionner au point de vue de la Restauration et de\nla Reconstruction des Monuments anciens :\nLe « Code Moderne de principes et de prescriptions pour la conserva-\ntion, la restauration, le réemploi ou l'agrandissement des constructions et édi-\nfices offrant un intérêt archéologique ou historique » élaboré par la Fédéra-\ntion des Sociétés néerlandaises d'Archéologie, sous la pression salutaire et\nféconde des idées modernistes en architecture;\nL'œuvre de la « Commissie voor Stadsschoon » et de la « Schoonheids-\ncommissie » à Amsterdam et en général de toutes ces Commissions urbaines\nou régionales pour la beauté de la cité ou d'un district (telle la Commission\npour le relèvement des Régions dévastées par l'inondation de 1916 dans la\nprovince de Hollande septentrionale, ou celles pour la protection de la Nature\net du Caractère régional des districts physionomiques (« Bond Heemschut »\npour toute la Hollande « Nehalennia » pour l'île de Walcheren. La Société\nà intérêt limité pour la Conservation des Monuments naturels, scientifiques"}, {"page_pdf": 30, "page_imprimee": "82", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac191910-01.1.30", "debut_caractere": 24, "fin_caractere_exclue": 2147, "texte": "et pittoresques, des Pays-Bas, etc., etc.) qui toutes sont autant de « Bau-\nberatungsstelle », pour employer le mot consacré.\nSECTION SPECIALE DES MONUMENTS COMMEMORATIFS\nLE PANTHEON DE L'HUMANITE, par le Docteur H. P. Berlage,\nNzn., architecte, La Haye.\nLE MONUMENT DES INTERNES A LA HOLLANDE\n#\nHommage des internés belges et d'un groupe d'artistes belges ou apparte-\nnant aux deux Etats neutres, les Pays-Bas et la Suisse, que les événe-\nments ont conduits à s'occuper le plus des Internés belges, ce Monument situé\nà Amersfoort, construit par les Internés des Ecoles du Travail organisées\ndans les Camps d'lnternement, sous les auspices de la Ville de Bruxelles et\nadoptées par le Gouvernement Belge, est l'œuvre de l'architecte belge Huib\nHoste-Bruges. Les Bas et Hauts-Reliefs sont dûs au sculpteur néerlandais\nHildo Krop-Amsterdam et au sculpteur suisse François Gos-Lausanne;\nles Peintures murales, dans l'une des cellules du pylône central, au peintre\nbelge Gustave de Smet-Gand et les Vitraux au peintre verrier Bogtman-\nHaarlem.\nLe Jardin réunissant les deux parties du Monument et le Parc\nPublic qui s étend aux alentours ont été tracés par l'architecte-paysagiste\nLouis van der Swaelmen-Bruxelles.\nOn a exposé aussi, dans cette section, à titre indicatif, le projet de Cité\nInternationale de Andersen et Hébrard aux fins de suggérer, dans l'hypothèse\noù le siège de la Société des Nations reviendrait à la Belgique, que la Cité des\nNations fût érigée à proximité de Bruxelles (entre Tervueren et Cortenberg)\net comprît outre la cité administrative et intellectuelle que sera la Cité des\nNations, une Cité-Jardin résidentielle qui serait la Cité-Jardin mémoriale\nqu'hbenezer Howard proposait d'offrir à la Belgique. Au cœur de la Cité des\nNations pourrait s'élever le Panthéon de l'Humanité de Berlage. Un tel en-\nsemble pourrait suffire à titre de commémoration et ralentirait, peut-être, le\nflot de « Monuments » de toutes proportions et espèces qui menace de sub-\nmerger de choses affreuses l'Univers entier.\n\nVAN DER SWAELMEN,\nArchitecte-Paysagiste-Urbaniste\nCommissaire de l'Exposition de la Reconstruction."}]}, {"article_id": "bm-bmtnaac-1919-10-01-c011", "article_bluemountain": "bmtnaac_1919-10_01#c011", "volume": "bmtnaac_1919-10_01", "ocr_source": "OCR Blue Mountain (ALTO), transcription TEI : lignes lb/@facs", "texte_sans_correction": true, "page_debut": "n. p.", "page_fin": "n. p.", "image_debut": 31, "image_fin": 31, "pages_selon": "pagination imprimée relevée dans le METS Blue Mountain (ORDERLABEL) ; [n] = page sans folio restituée", "url_article": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac191910-01.2.4.1", "titre_corps": "LA CLICHÉS « LA CITÉ »", "titre_sommaire": "LA CLICHÉS « LA CITÉ »", "signature_source": "", "controle": "bornes données par la structure logique METS/ALTO de Blue Mountain (blocs ALTO de chaque constituant)", "pages": [{"page_pdf": 31, "page_imprimee": "n. p.", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac191910-01.1.31", "debut_caractere": 0, "fin_caractere_exclue": 174, "texte": "EXPOSITION DE LA\nRECONSTRUCTION\nA BRUXELLES\nPlanche XI\nLA SECTION HOLLANDAISE\n(Au fond, vue du monument des Internés à la Hollande)\nLA SECTION HOLLANDAISE\nCLICHÉS\n« LA CITÉ »"}]}, {"article_id": "bm-bmtnaac-1919-10-01-c012", "article_bluemountain": "bmtnaac_1919-10_01#c012", "volume": "bmtnaac_1919-10_01", "ocr_source": "OCR Blue Mountain (ALTO), transcription TEI : lignes lb/@facs", "texte_sans_correction": true, "page_debut": "n. p.", "page_fin": "n. p.", "image_debut": 32, "image_fin": 32, "pages_selon": "pagination imprimée relevée dans le METS Blue Mountain (ORDERLABEL) ; [n] = page sans folio restituée", "url_article": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac191910-01.2.4.2", "titre_corps": "Dressé par les architectes MM. Verhelle, Doom et Vermeersch", "titre_sommaire": "Dressé par les architectes MM. Verhelle, Doom et Vermeersch", "signature_source": "", "controle": "bornes données par la structure logique METS/ALTO de Blue Mountain (blocs ALTO de chaque constituant)", "pages": [{"page_pdf": 32, "page_imprimee": "n. p.", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac191910-01.1.32", "debut_caractere": 0, "fin_caractere_exclue": 247, "texte": "EXPOSITION DE LA\nRECONSTRUCTION\n= SECTION BELGE =\nPLAN D'AMÉNAGEMENT\nDE TERMONDE\nDressé par M. Sterck,\narchitecte de la ville\nCLICHÉS « LA CITÉ »\nPlanche XII\nPLAN D'AMÉNAGEMENT\nDE ROULERS\nDressé par les architectes\nMM. Verhelle, Doom\net Vermeersch"}]}, {"article_id": "bm-bmtnaac-1919-10-01-c013", "article_bluemountain": "bmtnaac_1919-10_01#c013", "volume": "bmtnaac_1919-10_01", "ocr_source": "OCR Blue Mountain (ALTO), transcription TEI : lignes lb/@facs", "texte_sans_correction": true, "page_debut": "n. p.", "page_fin": "n. p.", "image_debut": 33, "image_fin": 33, "pages_selon": "pagination imprimée relevée dans le METS Blue Mountain (ORDERLABEL) ; [n] = page sans folio restituée", "url_article": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac191910-01.2.4.3", "titre_corps": "Arch. : Carlos Thirion", "titre_sommaire": "Arch. : Carlos Thirion", "signature_source": "", "controle": "bornes données par la structure logique METS/ALTO de Blue Mountain (blocs ALTO de chaque constituant)", "pages": [{"page_pdf": 33, "page_imprimee": "n. p.", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac191910-01.1.33", "debut_caractere": 0, "fin_caractere_exclue": 327, "texte": "EXPOSITION DE LA\nRECONSTRUCTION\n= SECTIOÑ BELGE =\nPlanche XIII\nAMÉNAGEMENT DU CENTRE\nDE LA VILLE DE LIÉGE\nProjet de l'Administration\nAMÉNAGEMENT DU CENTRE\nDE LA VILLE DE LIÉGE\nProjet de l'Association\ndes Architectes de Liége\nCLICHÉS\n« LA CITÉ »\nÉTUDE POUR LA RECONSTRUCTION\nDU CENTRE DE LA VILLE DE HERVE\nArch. : Carlos Thirion"}]}, {"article_id": "bm-bmtnaac-1919-10-01-c014", "article_bluemountain": "bmtnaac_1919-10_01#c014", "volume": "bmtnaac_1919-10_01", "ocr_source": "OCR Blue Mountain (ALTO), transcription TEI : lignes lb/@facs", "texte_sans_correction": true, "page_debut": "n. p.", "page_fin": "n. p.", "image_debut": 34, "image_fin": 34, "pages_selon": "pagination imprimée relevée dans le METS Blue Mountain (ORDERLABEL) ; [n] = page sans folio restituée", "url_article": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac191910-01.2.4.4", "titre_corps": "La CITÉ nos 4 et 5 Oct.-Nov. 1919", "titre_sommaire": "La CITÉ nos 4 et 5 Oct.-Nov. 1919", "signature_source": "", "controle": "bornes données par la structure logique METS/ALTO de Blue Mountain (blocs ALTO de chaque constituant)", "pages": [{"page_pdf": 34, "page_imprimee": "n. p.", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac191910-01.1.34", "debut_caractere": 0, "fin_caractere_exclue": 562, "texte": "EXPOSITION de la\nRECONSTRUCTION\nSections ÉTRANGÈRES\nPlanche XIV\nHOUSING DEVÈLOPMENT AT MUSCLE\nSCHOALS = ALABAMA U.S.A.\nEwing et Allen\nArchitectes et Town planners\nBâti pour le Gouvernement des Etats=Unis par « The Air Nitrates Corporation ».\nLe village contient 1530 maisons, des bâtiments d'administration, magasins, écoles\net bâtiments d'utilité publique.\nPLAN D'UN COMPLEXE\nD'ENVIRON 3000 HABITATIONS\nArchitecte :\nNoorlander B. N. A.\nau lieu dit « Buiksloter Ham », au nord de I'IJ, à AMSTERDAM <Hollande>\nCLICHÉS « LA CITÉ »\nLa CITÉ nos 4 et 5\nOct.-Nov. 1919"}]}, {"article_id": "bm-bmtnaac-1919-10-01-c015", "article_bluemountain": "bmtnaac_1919-10_01#c015", "volume": "bmtnaac_1919-10_01", "ocr_source": "OCR Blue Mountain (ALTO), transcription TEI : lignes lb/@facs", "texte_sans_correction": true, "page_debut": "83", "page_fin": "83", "image_debut": 35, "image_fin": 35, "pages_selon": "pagination imprimée relevée dans le METS Blue Mountain (ORDERLABEL) ; [n] = page sans folio restituée", "url_article": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac191910-01.2.5", "titre_corps": "Notes sur l'Exposition de la Restauration Agri= cole et de l'Embellissement de la Vie Rurale.", "titre_sommaire": "Notes sur l'Exposition de la Restauration Agri= cole et de l'Embellissement de la Vie Rurale.", "signature_source": "", "controle": "bornes données par la structure logique METS/ALTO de Blue Mountain (blocs ALTO de chaque constituant)", "pages": [{"page_pdf": 35, "page_imprimee": "83", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac191910-01.1.35", "debut_caractere": 24, "fin_caractere_exclue": 2392, "texte": "Notes sur l'Exposition de la Restauration Agri=\ncole et de l'Embellissement de la Vie Rurale.\nCette exposition, placée sous le haut patronage du Ministère de l'Agri-\nculture, a été organisée par la Commission d'Embellissement de la Vie Rurale.\nCette Commission se propose d'ailleurs, d'organiser dans le courant de\nl'année 1920, une série d'expositions régionales dans chaque province.\nLe but de ces initiatives est de Créer un mouvement en faveur de l'embel-\nlissement des villages, de l'amélioration de l'habitation rurale et de l'exploita-\ntion agricole.\nLa Commission d'Embellissement de la Vie Rurale, créée en 1913, à\n1 occasion du Village moderne de l'Exposition de Gand, entreprit pendant la\nguerre, sous le titre de Commission de Reconstruction Rurale, et sous le couvert\nde la Section agricole du Comité National d'étudier des types de fermes\nmodernes, de rechercher les constructions anciennes caractéristiques pou-\nvant inspirer les architectes et les entrepreneurs dans leurs projet.\nDes Commissions provinciales ont fonctionné dans toute l'étendue du\npays, donnant des conseils aux campagnards, leur fournissant des plans à titre\ngracieux, faisant des relevés de constructions rurales caractéristiques.\nDes résultats favorables ont été acquis; différentes constructions ont pu\nêtre élevées d'après des plans bien conçus au point de vue hygiénique et pré-\nsentant un aspect campagnard en rapport avec le site et la contrée. Des dons de\nl'étranger, la collaboration de l'Œuvre Suisse, des subventions du C. N. S. A.\nont permis l'érection de quelques maisons typiques.\nBeaucoup d'études ont été réunies, des documents et plans en très grand\nnombre se trouvent dans les différentes commissions provinciales à la disposi-\ntion de ceux que la question intéresse. La diffusion la plus étendue est à la base\nde l'organisation de la « Commission d'Embellissement de la Vie Rurale ».\nL'exposition est divisée en plusieurs sections, chacune d'elles ayant trait\nà l'activité d'une province.\nEn outre, des salles sont réservées à la « Commission! de Documentation\nRurale », à un ensemble de documents de style régional, et à des objets\nd art rural et populaire réunis grâce à l'obligeance de quelques collectionneurs.\nLe manque de place nous force d\nques pages dans lesquelles à propos\nAl. l'architecte Vaes, Secrétaire Général\nà son avis « le sens du Régionalisme »."}]}, {"article_id": "bm-bmtnaac-1919-10-01-c016", "article_bluemountain": "bmtnaac_1919-10_01#c016", "volume": "bmtnaac_1919-10_01", "ocr_source": "OCR Blue Mountain (ALTO), transcription TEI : lignes lb/@facs", "texte_sans_correction": true, "page_debut": "84", "page_fin": "87", "image_debut": 36, "image_fin": 39, "pages_selon": "pagination imprimée relevée dans le METS Blue Mountain (ORDERLABEL) ; [n] = page sans folio restituée", "url_article": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac191910-01.2.6", "titre_corps": "=:= La Section d'hygiène =:= à l'Exposition de la Reconstruction", "titre_sommaire": "=:= La Section d'hygiène =:= à l'Exposition de la Reconstruction", "signature_source": "Charles de GRONCKEL. Chef de service au Service d'Hygiène de la commune d'Ixelles, Secrétaire de la Section d'Hygiène à l'Exposition de la Reconstruction", "controle": "bornes données par la structure logique METS/ALTO de Blue Mountain (blocs ALTO de chaque constituant)", "pages": [{"page_pdf": 36, "page_imprimee": "84", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac191910-01.1.36", "debut_caractere": 24, "fin_caractere_exclue": 2347, "texte": "=:= La Section d'hygiène =:=\nà l'Exposition de la Reconstruction\n\nL'exposition documentaire de la reconstruction ne pouvait négliger de\nprésenter les faces principales des problèmes d'hygiène municipale urbaine\nqu'auront à résoudre les administrateurs des cités à réédifier.\nUne section spéciale a été organisée qui groupe les questions principales\nd'hygiène entrant dans les attributions des communes et qui doivent tourner\nde leur côté l'attention des urbanistes et des administrateurs communaux.\nLe compartiment réservé à l'hygiène n'a pas pour but de fournir la solu-\ntion des problèmes qui se présentent à l'étude, mais seulement d en exposer\nles données et la nature. La connaissance des besoins fera rechercher les meil-\nleurs moyens de réalisation.\nVoici, dans l'ordre du plan, les parties essentielles que comporte le groupe\nde l'hygiène. De nombreuses lacunes seront sans doute relevées : il n a malheu-\nreusement pas été possible d'obtenir toutes les participations qui ont été solli-\ncitées beaucoup de communes, sortant à peine du désarroi et du bouleverse-\nment de l'occupation, n'ont pu réunir en temps opportun les documents inté-\nressants qu elles possédaient; d'autres, indifférentes, n ont pas répondu à notre\nappel.\nHygiène sociale.\nNous trouvons ici les différents services de prophylaxie de la tuberculose\ndus à l'initiative privée avec collaboration municipale ou relevant directement\ndes administrations publiques :\na) Les dispensaires antituberculeux de la Ligue nationale belge contre la\ntuberculose et de la commune d Ixelles;\nb) Les travaux de la Commission des réfectoires intercommunaux des\ntuberculeux et prétuberculeux;\nc) Le Préventorium d'lxelles (galerie de cures diurnes et rééducation\nrespiratoire pour prétuberculeux) ;\nd) L'Hôpital des convalescents de Linkebeek;\ne) L'Hôpital Roger de Grimberghen, à Middelkerke, dépendance des\nHospices et secours de Bruxelles;\n112) Les Sanatoriums de Borgoumont et de Magnée (province de Liège).\nNous nous arrêtons un peu plus spécialement à la participation de la\ncommune d'lxelles qui nous montre des réalisations originales de nature à\ndégager quelques vues nouvelles relatives à F hygiène sociale.\nVoici d'abord une documentation encyclopédique des bureaux d'hygiène.\nDes casiers à fiches contenant des répertoires bibliographiques d'une grande"}, {"page_pdf": 37, "page_imprimee": "85", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac191910-01.1.37", "debut_caractere": 26, "fin_caractere_exclue": 2909, "texte": "«\nrichesse sur différentes questions; est abondamment traitée, entre autres, la\ntuberculose au point de vue de l'hygiène. Une autre collection réunit les textes\nlégaux qui régissent l'hygiène publique en Belgique. On a adopté le système de\nclassement décimal universel; les collections sont à la disposition du public qui\ncherche à se documenter sur l'une ou l'autre question traitée.\nNous trouvons également un guide des œuvres .sociales contenant le réper-\ntoire complet des institutions d'hygiène, de prévoyance et de bienfaisance de\nla commune. La préface de cet opuscule signale que fonctionne à Ixelles un\nbureau d'hygiène sociale, un office des œuvres qui renseigne tous les intéressés\nsur les conditions et moyens d'accessibilité à ces organismes..\nToujours dans le même groupe, une série de tracts de vulgarisation sur\nla prophylaxie des maladies contagieuses, des soins à donner aux enfants, la\nmutualité, les conditions d'hygiène que doivent réunir les habitations, etc.\nPlusieurs graphiques détaillant avec clarté le fonctionnement des services :\na) de prophylaxie des maladies contagieuses et de désinfection; b) des infir-\nmières-visiteuses; c) du laboratoire spécial de la diphtérie.\nUn autre graphique, bien d'actualité celui-là, nous indique la répartition\nde la population d'une, commune de près de cent mille habitants dans les dif-\nférents logements de la localité. On doit conclure qu'il y a déséquilibre, des\nmilliers de ménages occupant des habitations dépassant de loin leurs besoins,\nd'autres devant se loger dans des conditions déplorables. Des formules de\ncasiers sanitaires des habitations et des voies publiques indiquent également\nune voie nouvelle à suivre. Il serait souhaitable de voir, à l'initiative de\nl Union des Villes, les communes adopter une formule-type, contenant les\nrenseignements essentiels destinés à établir le cadastre hygiénique de nos cen-\ntres urbains.\nL'Office du logement d'lxelles est une institution intéressante mettant en\nrapport les personnes qui offrent et celles qui cherchent un logement quel-\nconque.\nHygiène sociale de l'enfance.\nNous voyons ici quelques réalisations importantes de la commune de\nSchaerbeek : la maquette de la plaine de jeux du Parc Josaphat; la réduction\ndu bassin de natation d'un groupe scolaire, à l'usage exclusif des écoliers; une\nclasse de travaux manuels du 4e degré; le plan de l'école professionnelle de\njeunes filles.\nLe Conseil général des hospices et secours de Bruxelles a envoyé la série\ncomplète des projets de plans de la Cité des Orphelins.\nLe Nid d'lxelles montre les services d'unç crèche-garderie pouponnière\nmodèle. A côté, le Foyer des Orphelins, par de nombreuses photographies,\ndéveloppe le service intérieur et la vie des enfants dans ces « homes » fami-\nliaux.\nL'Association philanthropique « Les Marçunvins » expose les photogra-\nphies de ses colonies de vacances à la mer."}, {"page_pdf": 38, "page_imprimee": "86", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac191910-01.1.38", "debut_caractere": 24, "fin_caractere_exclue": 2446, "texte": "Un autre problème d'hygiène sociale est abondamment traité et illustré\npar la Société belge pour la propagation de la Crémation; plans et maquettes\nde crématoires, urnes modernes et anciennes, distributions géographiques mon-\ndiales des fours crématoires.\nLa province de Liège a envoyé une documentation complète, sous forme\nde plans, de tous les services de la Colonie d'aliénés de Lierneux et de l'lnsti-\ntut provincial de bactériologie.\nLa participation d'Ostende fournit une documentation précieuse sur des\nquestions essentielles : laboratoires d'analyses bactériologiques et chimiques,\népuration d eau, service de désinfection, statistiques démographiques et médi-\ncales.\n\\\nHygiène publique.\nNous passerons rapidement en revue les différentes sections qui retien-\nnent l'attention :\na) L alimentation en eau potable :\nMaquettes de captage des eaux du Bocq; plans du réseau de distribution\nde la Compagnie Intercommunale des Eaux. Schéma d'ensemble de la\ndistribution d'eau de Turnhout; coupe transversale des aérateurs et des filtres.\nDistribution d'eau de Seraing.\nb) Evacuation des eaux résiduaires. Vidanges.\nRéseau de Seraing : Exhaure des égouts; relèvement des eaux des caves\nde Seraing. Réductions du matériel, pompes, chaprs, bateaux, etc., servant\nà la vidange des fosses d'aisance d'Anvers.\nc) Bains-douches et bassins de natation.\nPlans de bains-douches publics du Bureau de Bienfaisance de Mons.\nPhotographies et plans de bains publics de Schaerbeek, Saint-Josse-ten-Noode,\nIxelles.\nd) Propreté publique, enlèvement des immondices, incinération.\nLa ville d'Anvers a réuni dans un compartiment spécial des réductions\nde tout le matériel en usage dans son service de propreté des rues : balayeuses,\nchars à gadoues, arroseuses, charrues à neige, etc.\nDe son côté, la commune d'lxelles expose les photographies de son ser-\nvice d'enlèvement des immondices avec les poubelles réglementaires. Un prin-\ncipe nouveau mis en application pendant la guerre dans cette commune mérite\nd'être retenu : le transport des immondices à l'usine d'incinération par la\nCompagnie des Trams empruntant les voies publiques de la localité.\ne) Logements insalubres.\nNature des travaux d'assainissement que les bourgmestres prescrivent\nhabituellement dans les habitations insalubres.\n112) Application des règlements sanitaires.\nPlans-types, photographies de l'Ecole de plomberie de la ville de Bru-\nxelles.\ng) Buanderies publiques."}, {"page_pdf": 39, "page_imprimee": "87", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac191910-01.1.39", "debut_caractere": 24, "fin_caractere_exclue": 1102, "texte": "La Buanderie publique de Bruxelles fait un exposé complet du fonction-\nnement de ses services de réception, manutention, classement et réception du\nlinge. La Buanderie est accessible à toutes les classes de la société.\nh) Etablissements dangereux, insalubres ou incommodes.\nGraphiques, dossiers, formules, spécimens.\nTelle est dans ses grandes lignes la contribution de la Section d'hygiène\nà l'Exposition de l'Union des Villes. Incomplète, nous l'avons dit, mais les\norganisateurs ont voulu que, de la réunion de ces divers éléments, se dégageât\nl'impression que les problèmes d'hygiène municipale sont connexes à ceux de\nla reconstruction des villes et qu'ils doivent être traités en commun et en même\ntemps par tous les urbanistes intéressés et spécialistes compétents : architectes,\ningénieurs, médecins, administrateurs, hygiénistes.\nL'avenir esthétique, économique et hygiénique des villes forme un tout\ninséparable.\n\nCharles de GRONCKEL.\nChef de service au Service d'Hygiène de la commune d'Ixelles,\nSecrétaire de la Section d'Hygiène à l'Exposition\nde la Reconstruction."}]}, {"article_id": "bm-bmtnaac-1919-10-01-c017", "article_bluemountain": "bmtnaac_1919-10_01#c017", "volume": "bmtnaac_1919-10_01", "ocr_source": "OCR Blue Mountain (ALTO), transcription TEI : lignes lb/@facs", "texte_sans_correction": true, "page_debut": "87", "page_fin": "92", "image_debut": 39, "image_fin": 44, "pages_selon": "pagination imprimée relevée dans le METS Blue Mountain (ORDERLABEL) ; [n] = page sans folio restituée", "url_article": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac191910-01.2.7", "titre_corps": "La section de l'habitat", "titre_sommaire": "La section de l'habitat", "signature_source": "Raph. VERWILGHEN, Ingénieur-Urbaniste, Secrétaire de la Section de l'Habitat populaire et des Cités-Jardins", "controle": "bornes données par la structure logique METS/ALTO de Blue Mountain (blocs ALTO de chaque constituant)", "pages": [{"page_pdf": 39, "page_imprimee": "87", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac191910-01.1.39", "debut_caractere": 1104, "fin_caractere_exclue": 2321, "texte": "La section de l'habitat\n\nà l'Exposition de la Reconstruction\nPeut-il bien être question d'une section de l'habitat, distincte des autres\nsections de cette exposition,alors que dans toutes les salles nous pouvons consta-\nter que les recherches des architectes et des urbanistes s'orientent très large-\nment vers l'amélioration du logement populaire? Phénomène certes naturel à\ncette heure, puisque dans toute l'Europe la crise du logement ouvrier sévit avec\nune intensité angoissante. Et d'ailleurs, la maison n'est-elld pas l'élément avec\nlequel on construit des villes, tout comme c'est la brique qui chez nous sert à\nédifier des maisons; la pierre naturelle n'intervenant de même que les monu-\nments dans la cité qu'à titre exceptionnel et souvent, hélas, purement déco-\nratif.\nLes organisateurs de l'Exposition ont estimé, néanmoins, qu il y avait\nintérêt à localiser en quelques salles les documents relatifs au logement ouvrier\nen Belgique. Ils m ont priérd'autre part, d'y résumer autant que faire ce\npeut en un exposé graphique Y étude théorique du problème.\nDonner un tableau quelque peu complet de l'œuvre réalisée en Belgique\nétait impossible. Non seulement l'espace manquait; mais surtout, il est bien dif-"}, {"page_pdf": 40, "page_imprimee": "88", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac191910-01.1.40", "debut_caractere": 77, "fin_caractere_exclue": 3142, "texte": "ficile en ce moment d'obtenir des communes et des organismes publics un\nexposé de leur action. Bien des archives ont été détruites ou ont été perdues\npar suite de l'occupation allemande. Les comités ont été dispersés et n'ont pas\nencore repris leur activité.\nLes quelques documents qui ont pu être réunis résument cependant\nI )■ - , ♦ '\nles aspects essentiels de la solution donnée en Belgique au problème du loge-\nment ouvrier.\nDes plans modèles et des tableaux explicatifs, envoyés par l'Association\npour l'amélioration du logementouyrier de Liège, montrent ce que les organis-\nmes de ce genre ont lait de meilleur. Un somptueux cadre doré attire l'attention\nsur une pauvre petite rue ouvrière d'lxeïles; exemple typique de la réclame que\nnos municipalités font autour d'une action maladroite et dans tous les cas\ninsuffisante. Un dessin de MM. Schaessens et Bytebier rappelle les efforts que\nquelques architectes ont dcpipyés en Belgique pour réaliser de bons immeubles\ncollectifs, les seuls que l'on puisse édifier dans nos grandes villes en, l'absence'\nd'une politique foncière intelligente et à larges vues. Des envois de deux Socié-\ntés charbonnières du Limbourg nous rappellent qu'un vaste problème de loge-\nment ouvrier se pose dans cette région et montrent comment nos industriels\ns'apprêtent à le résoudre : D'un côté c'est une indigence artistique déplorable\net un utilitarisme outrancier; de l'autre une recherche un peu excessive de la\nfaçade.\nEnfin, dans une salle voisine, les résultats des concours organisés par\nl'Union des Villes pour Couiîlet, pour Willebroeck montrent comment\non s'est appliqué durant la guerre, à trouver, au problème du logement mmi~\nliai de l'ouvrier, des solutions architecturales nouvelles.\nTableau bien incomplet, sans doute, de ce qui a été réalisé en Belgique en\nce domaine, il aurait certes été intéressant cle signaler ici les résultats remarqua-\nbles obtenus par l'Œuvre du « Logement populaire amélioré » qui, comme on\nle sait,parvient,sans devoir recourir àla charité publique,à rendre habitables\ndes immeubles autrefois insalubres.- Il aurait été instructif cle donner des exem-\nples de l'assainissement des quartiers insalubres tel qu'il s'est pratiqué au quar-\ntier de la rue Blaes, à Bruxelles. Il aurait été utile de s'étendre sur l'effort\ncommunal et patronal.\nLe visiteur est, il est vrai, invité à se reporter à la Section d'Hygiène pour\ntout ce qui concerne le recensement et 1 inspection des logements.\nMais la lacune la plus importante de cette exposition c'est l'absence d'une\ndocumentation convenable concernant l'action * officielle du Gouvernement\nbelge : de l'œuvre vaste et si méritante de la Caisse d'épargne et des Sociétés\nde construction et de prêts qui lui sont affiliées.\nMais au fait, est-ce bien une lacune?\nPersonne n'ignore aujourd'hui*cette œuvre, et dans mainte exposition on\nen a vu les résultats consignés dans de vastes diagrammes.\nDe plus, l'Exposition de la Reconstruction n'a pas pour but de résumer\n1 effort du passé. Son programme n'est-il pas tout au contraire d'en mettre les"}, {"page_pdf": 41, "page_imprimee": "89", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac191910-01.1.41", "debut_caractere": 24, "fin_caractere_exclue": 2720, "texte": "insuffisances en relief pour ouvrir la voie à de nouveaux progrès? Et c est en se\nmettant à ce point de vue nullement détracteur, que la politique belge en\nmatière d'habitat ouvrier s'y trouve résumée par un tableau, appuyé de quel-\nques photographies et libellé comme suit :\n« Le Législateur belge a favorisé la construction d'habitations\nà bon marché par l'avance de capitaux à faible intérêt et par des\ndégrèvements fiscaux.\n» La Loi de 1 889 a eu ce résultat merveilleux cle faciliter la\nconstruction d'environ 150,000 maisons individuelles.\n» Cependant :\n• î° La loi est inopérante dans les grandes villes.\n2° Elle n'a procuré d'habitations qu'aux ouvriers aisés,\nnon aux prolétaires.\n3° Elle s'est désintéressée tant du côté constructif que du\ncôté esthétique du problème. - _\nElle ne se soucie guère du milieu ou cette habitation\ns'édifie. »\nCette critique, pour quelle fut ii fallait la compléter par un\nexposé de ce qui avait été fait à l'étranger pour éviter les lacunes susmention-\nnées.\nMais il importait, £tu préalable, d'attirer l'attention sur la nature même du\nproblème de l'habitat populaire. Toutes les lacunes de notre politique belge en\ncette matière proviennent en effet de ce que l'on a eu dë ce problème une\nnotion trop simplis e : La crise du logement nous apparaissait essentiellement\ncomme étant une crise d'argent; bien plus, on s'obstinait à croire que la hausse\ndes loyers provenait uniquement du taux usuraire que les propriétaires récla-\nment à leurs locataires ouvriers. De là, cette idée - que l'on retrouve à\ntravers toute notre législation - qu'il suffisait de fournir à l'ouvrier de l'argent\nà faible intérêt, de -l'exempter de certaines charges fiscales, pour qu'il puisse\ns'assurer un logement convenable.\nDe fait, le problème est beaucoup plus complexe surtout dans les grandes\nvilles; le plus complexe peut-être des problèmes économiques et sociaux qui\ns'y posent. Il ne pourra être résolu que si on l'aborde dans son ensemble.\nje me suis appliqué à mettre en relief, dans cette exposition quelques-uns\nde ses aspects. Des tableaux statistiques y laissent voir le mécanisme de la loi\ndes loyers et démontrent que dans les grandes villes la part de revenu consacrée\nau loyer, diminue pour les riches, augmente pour les pauvres. Des photogra-\nphies, des graphiques rappellent l'évolution de l'habitat. Les villes s'étendent\nnon seulement en surface, elles se développent surtout en hauteur. La cause\nde cette concentration urbaine c'est la plus value du sol. Des diagrammes\nmontrent comment cette plus value croit avec la population. La concentration\nurbaine, ce sera en dernière analyse de la surpopulation; ce sera le logement\ncollectif; ce sera le taudis."}, {"page_pdf": 42, "page_imprimee": "90", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac191910-01.1.42", "debut_caractere": 24, "fin_caractere_exclue": 3231, "texte": "Des tableaux graphiques et en particulier des cartes frappantes de l'état\ndu logement à Paris en démontrent les conséquences. << La mortalité générale\net la mortalité par tuberculose sont d'autant plus élevées que la population\nest plus dense, que la population est moins bien logée ».\nVoilà le problème posé. Comment faut-il le résoudre? Pour répondre à\ncette question et montrer qu'une solution est possible, il faut rechercher à\nl'étranger des exemples de solutions aux différents aspects du problème.\nDans les salles dont nous parlons, quelques photographies représentent\ndes habitations collectives, construites en Angleterre; on peut en trouver dans\nles sections étrangères et particulièrement dans la Section hollandaise bien\nd'autres, et d'excellentes. Une photographie des « Bruce-houses », ces grands\nhôtels populaires de Londres, rappellent la nécessité de se préoccuper dans nos\nvilles du logement des célibataires et hors ménage. Mais plus instructif est ce\ntableau montrant comment la ville de Londres s'efforce de loger les ouvriers\nhors ville. Elle achète, en dehors du territoire municipal, et avant même que\nles trams n'y accèdent, des terrains. Elle règle ensuite sa politique de trans-\nports de manière que le loyer des maisons qu'elle édifiera sur ses terrains,\naugmenté du prix du coupon ouvrier, reste inférieur au loyer d'un logement\nsemblable situé au centre de la ville. Et de belles photographies nous mon-\ntrent les cottages charmants qu'on peut offrir de la sorte à l'ouvrier.\nMais ce n'est pas seulement sous cet angle restreint que l'on a vu le pro-\nblème en Angleterre. Ce sont, en effet, des villes entières qu'on y édifie d'une\nmanière analogue sur des terres vierges. Ces « Ci tés-Jardins » ne sont pas\nseulement, comme on| se le figure trop souvent, les localités où l'on touve les\nmeilleurs exemples de l'architecture domestique et de l'art des jardins. Certes,\nelles sont,à ce point de vue,enchanteresses; les photographies de Letchworth\nqui figurent à l'exposition suffisent à le démontrer. Mais leur signification, au\npoint de vue de l'habitat populaire est primordiale. Pour le marquer, je me\nsuis efforcé de donner de cette entité si complexe qu'est une Cité-Jardin, une\ndéfinition qui en marque la portée économique et sociale. La voici :\n« Une Cité-Jardin proprement dite est une petite ville organisée en\nvue de l'industrie moderne.\nSon importance est limitée, afin de permettre à tous ses habitants\nde jouir des avantages sociaux qu'elle présente.\nL'agglomération bâtie est entourée d'une zone de terrains agricoles\nafin d'assurer la compénétration de la vie urbaine et rurale.\nLe territoire de la ville demeure une propriété publique de manière à\nempêcher la spéculation foncière et d'éviter la hausse des loyers\net la surpopulation du sol qui en sont des conséquences ».\nAccordant de la sorte à la Cité-Jardin la place qui lui revient, il fallait\nrappeler son origine en commémorant l'œuvre réalisée à Port-Sunlight par Sir\nLever, à Bourneville par M. Cadbury. Des photographies de Bourneville mon-\ntrent ce que peut être un milieu ouvrier, conçu d après nos idées sociales nou-\nvelles. Il fallait rappeler la répercussion à l'étranger de l'exemple des Cités-"}, {"page_pdf": 43, "page_imprimee": "91", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac191910-01.1.43", "debut_caractere": 23, "fin_caractere_exclue": 2537, "texte": "Jardins anglaises : quelques photographies du beau village industriel qui\ns'élève à Hengelo, en Hollande, s'y appliquent.\nIl fallait également résumer le rôle des Sociétés coopératives de loca-\ntaires, qui interviennent si puissamment dans la réalisation des Cités-Jardins\nanglaises. Une grande pancarte s'y employé en ces termes :\n« Sociétés coopératives de Locataires (Copartnership Tenants\nLtd) :\nEn appliquant les principes coopératifs au domaine de l'habitat\nTon peut :\nEmpêcher que l'ouvrier ne sous-loue une partie de sa maison ou\nne l'habite dans des conditions désastreuses pour l'hygiène et\nla santé publique.\nEviter les constructions spéculatives peu soucieuses de l'intérêt\npublic.\nAssurer aux habitants des maisons le bénéfice des plus-values du\nterrain et de l'habitation.\nVeiller à un entretien convenable de l'habitation et du jardin qui\n«a»\nl'entoure.\nLes membres des « Sociétés coopératives de Locataires » jouissent\nde tous les avantages qu ils auraient s'ils étaient propriétaires\nde leur maison et, en même temps, de toutes les facilités qui\nleur seraient offertes s'ils n'en étaient que locataires. »\nAinsi se trouve rappelé, à cette exposition, que par la Cité-Jardin l'on\npeut donner au problème de l'habitat ouvrier* dans les villes une solution inté-\ngrale et satisfaisante.\nDisons, pour être exact, « l'on pouvait donner ». Car la guerre est aujour-\nd'hui venu déranger toute l'économie du problème. En ce domaine égale-\nment, elle a jeté le trouble et rompu un équilibre dont nous ne pouvons encore\nentrevoir comment il se rétablira.\nLe problème de l'habitat ouvrier se pose sous un aspect nouveau : La\ncherté des matériaux et de la main-d'œuvre, l'augmentation du taux de l'in-\ntérêt de l'argent font en sorte que la construction d'une habitation ouvrière\nn'est plus rémunératrice, que tout au contraire elle laisse un déficit considérable.\nL'initiative privée reste par le fait même inactive. La crise du logement\ndevient angoissante. L'Etat doit intervenir! L'Angleterre la Hollande aussi,\ncomme ce l'est montré dans d'autres salles de l'exposition, nous laissent\nvoir comment cette intervention peut être une occasion d'introduire de nou-\nveaux progrès dans l'état du logement populaire.\nDéj à durant la guerre, le gouvernement anglais a été amené à édifier,\npour loger les ouvriers travaillant aux munitions, de nombreux villages\nouvriers.\nCeux-ci ont été construits sur le modèle des Cités et Faubourgs-Jardins.\nUn des plus remarquables est celui de « Welhall », dont l'exposition"}, {"page_pdf": 44, "page_imprimee": "92", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac191910-01.1.44", "debut_caractere": 24, "fin_caractere_exclue": 2037, "texte": "donne le plan et de nombreuses vues. Ce village est situé près de l'arsenal\nmilitaire de Woolwich. Il a une superficie d'environ 40 hectares et comprend\n970 habitations qui sont presque toutes du type familial.\nLa construction en fut commencée au mois de mai 191 5 ; dès le mois\nv\nd'août de la même année plusieurs centaines de maisons étaient habitables.\nQuelques mois plus tard, l'agglomération était entièrement achevée.\nCette action gouvernementale s'est développée depuis lors. En effet, à la\nsuite de la guerre, la pénurie d'habitations s'est fait sentir intensément en\nAngleterre, tout comme dans le reste de l'Europe.\nLe gouvernement anglais a décidé de résoudre la crise en amenant les\ncommunes à bâtir sans retard des groupes ou quartiers d habitations modèles.\nLes habitations sont louées à un taux normal correspondant au salaire de l'ou-\nvrier. La commune et l'Etat comblent le déficit.\nLes projets d'agglomérations soumis à ce jour à l'approbation du Minis-\ntère compétent prévoient la construction de 400,000 maisons. On s'attend à\nce que ce chiffre dépasse le million. Les plans sont, d'autre part, approuvés\npour la construction de 1 50,000 maisons dont un grand nombre sont édifiées\nà ce jour.\nCes agglomérations sont toutes construites sur l'exemple des Cités et Fau-\nbourgs-Jardins.\nOn trouve à l'Exposition de la reconstruction, au sujet de ces réalisations,\nde nombreux et très intéressants documents qui ont été prêtés par le Ministère\nanglais de l'Hygiène.\nTels sont, en résumé, la portée et le programme de la Section de l'Habi-\ntat populaire. Simple tentative de montrer en quelques salles de cette vaste\nExposition de la Reconstruction quel est l'état de la question en Belgique et de\nsignaler les voies nouvelles vers lesquelles l'on pourrait s'oriente*; pour arriver\nà une solution plus satisfaisante et plus intégrale d'un des problèmes les plus\ngraves de l'heure présente.\n\nRaph. VERWILGHEN,\nIngénieur-Urbaniste, Secrétaire de la Section\nde l'Habitat populaire et des Cités-Jardins."}]}, {"article_id": "bm-bmtnaac-1919-10-01-c018", "article_bluemountain": "bmtnaac_1919-10_01#c018", "volume": "bmtnaac_1919-10_01", "ocr_source": "OCR Blue Mountain (ALTO), transcription TEI : lignes lb/@facs", "texte_sans_correction": true, "page_debut": "couv. 2", "page_fin": "couv. 2", "image_debut": 2, "image_fin": 2, "pages_selon": "pagination imprimée relevée dans le METS Blue Mountain (ORDERLABEL) ; [n] = page sans folio restituée", "url_article": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac191910-01.2.8", "titre_corps": "[Publicité]", "titre_sommaire": "[Publicité]", "signature_source": "", "controle": "bornes données par la structure logique METS/ALTO de Blue Mountain (blocs ALTO de chaque constituant)", "pages": [{"page_pdf": 2, "page_imprimee": "couv. 2", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac191910-01.1.2", "debut_caractere": 995, "fin_caractere_exclue": 1042, "texte": "Lou* par\n%\nFOUL ON <§> C\nÏE\n®\nVISÉ\n®\nFAISONS\n'y"}]}, {"article_id": "bm-bmtnaac-1919-10-01-c019", "article_bluemountain": "bmtnaac_1919-10_01#c019", "volume": "bmtnaac_1919-10_01", "ocr_source": "OCR Blue Mountain (ALTO), transcription TEI : lignes lb/@facs", "texte_sans_correction": true, "page_debut": "couv. 3", "page_fin": "couv. 3", "image_debut": 45, "image_fin": 45, "pages_selon": "pagination imprimée relevée dans le METS Blue Mountain (ORDERLABEL) ; [n] = page sans folio restituée", "url_article": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac191910-01.2.9", "titre_corps": "[Publicité]", "titre_sommaire": "[Publicité]", "signature_source": "", "controle": "bornes données par la structure logique METS/ALTO de Blue Mountain (blocs ALTO de chaque constituant)", "pages": [{"page_pdf": 45, "page_imprimee": "couv. 3", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac191910-01.1.45", "debut_caractere": 6, "fin_caractere_exclue": 416, "texte": "SOCIETE ANONYME\n« BOIS, CIMENT, MATERIAUX »\n3\nAne\" firme Nicolas Josson\nMaison fondée en 1809\n43, QUAI AU FOIN, 43 BRUXELLES\n(derrière le Théâtre Flamand)\nSuccursales :\n!• St-GILLES, 20, rue Théodore-Verhaegen\n20 ETTERBEEK, 20, rue du Gén.-Lemast\nTéléphoaes\nMaison principale : Br. 3364\nSuccursale : Br. 8115\nBois de chêne de toutes provenances\nBois du Nord et d'Amérique\nCiment-Portîand de Niel-on-Rupell\n72-f"}]}, {"article_id": "bm-bmtnaac-1919-10-01-c020", "article_bluemountain": "bmtnaac_1919-10_01#c020", "volume": "bmtnaac_1919-10_01", "ocr_source": "OCR Blue Mountain (ALTO), transcription TEI : lignes lb/@facs", "texte_sans_correction": true, "page_debut": "couv. 3", "page_fin": "couv. 3", "image_debut": 45, "image_fin": 45, "pages_selon": "pagination imprimée relevée dans le METS Blue Mountain (ORDERLABEL) ; [n] = page sans folio restituée", "url_article": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac191910-01.2.10", "titre_corps": "[Publicité]", "titre_sommaire": "[Publicité]", "signature_source": "", "controle": "bornes données par la structure logique METS/ALTO de Blue Mountain (blocs ALTO de chaque constituant)", "pages": [{"page_pdf": 45, "page_imprimee": "couv. 3", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac191910-01.1.45", "debut_caractere": 418, "fin_caractere_exclue": 678, "texte": "Fr. Schauvliege\nEntrepreneur de Travaux publics et privés\nMAISON FONDÉE EN 1884\n▼ ▼▼\nSpécialité de charpentes en bois\nà longue portée sans soutien au\nmilieu jusqu'à 30 m. de largeur\nMAISONS DÉMONTABLES\nRécompenses a diverses expositions\n43, rue Desmet à (j^AND"}]}, {"article_id": "bm-bmtnaac-1919-10-01-c021", "article_bluemountain": "bmtnaac_1919-10_01#c021", "volume": "bmtnaac_1919-10_01", "ocr_source": "OCR Blue Mountain (ALTO), transcription TEI : lignes lb/@facs", "texte_sans_correction": true, "page_debut": "couv. 3", "page_fin": "couv. 3", "image_debut": 45, "image_fin": 45, "pages_selon": "pagination imprimée relevée dans le METS Blue Mountain (ORDERLABEL) ; [n] = page sans folio restituée", "url_article": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac191910-01.2.11", "titre_corps": "[Publicité]", "titre_sommaire": "[Publicité]", "signature_source": "", "controle": "bornes données par la structure logique METS/ALTO de Blue Mountain (blocs ALTO de chaque constituant)", "pages": [{"page_pdf": 45, "page_imprimee": "couv. 3", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac191910-01.1.45", "debut_caractere": 680, "fin_caractere_exclue": 879, "texte": "%\n('\nConstructions en bois et en acier\n■■i m■■■llW iiiiiiiii ds tsus |«arM i viwtM»i«roc=gg:\nJt Maisons démontables jl\nJos. 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Fera. Bodson, artichtecte (Bruxelles) ; André de Ridder Publiciste\n(Anvers) ; Hnib. Hoste, architecte ( Bruges) ; Raymond Moenaert, architecte\n(Bruxelles); L, van der Swaelmën, architecte-paysagiste (Bruxelles). MM. Tu-\nMer, homme de lettres (Bruxeles) ; Raph. Verwilghen, Ingénieur Urbaniste\n. \\\n(Bruxelles), Secrétaire de la Rédaction.\nLes Rédacteurs et Collaborateurs sont seuls responsables de leurs articles* - lî sera rend»\ncompte dans € la Cité > de tout ouvrage dont deux exemplaires se rem t envoyés a la Revne.\nPour la rédaction, l'administration et les demandes d'abonnement, s'adresser au Siège de\nla Revue : 10, Place Loix, S t-Gilles- Bruxelles.\nPour la vente au numéro, s'adresser exclusivement aux libraires. Dépôt principal :\nLibrairie Lamertin, 58-62, Coudenberg, Bruxelles.\nABONNEMENT : 10 fr.;,Etranger, 12 francs; 1# numéro, Un franc.\n\nLou* par\n%\nFOUL ON <§> C\nÏE\n®\nVISÉ\n®\nFAISONS\n'y"}, {"page_pdf": 3, "page_imprimee": "57", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac191910-01.1.3", "texte": "REVUE MENSUELLE BELGE !\nLA CITÉ |\nURBANISME m ARCHITECTURE m ART PUBLIC j\nRECONSTRUCTION |\nDES RÉGIONS DÉVASTÉES I\nlre ANNÉE\nCe numéro renferme 6 planches hors texte\nNUMÉROS 4-5\nLA CITÉ\nOCT.-NOV. 1919\n\nL'Union des Villes et l'Exposition\nde la Reconstruction\n\nL'Exposition de la Reconstruction qui s'est tenue à Bruxelles du 19 sep-\ntembre au ler1er novembre et qui est actuellement ouverte à Anvers, aura exercé\nune influence considérable sur l'œuvre de reconstruction en Belgique. Elle\naura démontré la vitalité de cette science et de cet art nouveaux qu'on a appelé\nl'Urbanisme et dont les enseignements sont indispensables à une renaissance\nglorieuse de nos villes et villages détruits. « La Cité » se devait de consacrer à\ncette belle manifestation un numéro spécial.\nNous avons demandé à M. le sénateur Vinck de bien vouloir le préfacer en\nnous disant quelques mots et de l'Union des Villes et de cette Exposition, dont il\nest l'initiateur. Il nous a répondu par la lettre que Von va lire, ■:\nBruxelles, 1 0 décembre.\nMonsieur le Rédacteur,\nL'Union des Villes et Communes belges, constituée à Gand, en 1913, est\nfondée, comme le disent ses Statuts, pour fournir à ses membres toutes les\ninformations qui peuvent leur être utiles pour l'administration de leur com-\nmune. Elle s'interdit toute immixtion dans le domaine de la politique des partis.\nSi, depuis la guerre, nous avons été forcément entraînés à nous\noccuper spécialement des questions de Reconstruction, le domaine de notre\nDocumentation doit être beaucoup plus vaste, il doit comprendre tous les\nchapitres de l'activité communale.\nCe travail qui allait commencer lorsque la guerre éclata, se trouve repris"}, {"page_pdf": 4, "page_imprimee": "58", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac191910-01.1.4", "texte": "LA CITÉ\nOCT'-NOV. 1919\n\ndepuis quelques mois et je puis affirmer que dès le début de 1 920, notre service\nd'information pourra fonctionner. Bien plus, dans quelques semaines paraîtra\nnotre première brochure documentaire. Elle traitera d'un des chapitres du\ndomaine de l'hygiène, celui du « nettoyage de la voie publique » et de tout ce\nqui s'y rattache.\nNous publierons successivement toute une série de brochures dont l'en-\nsemble formera une Encyclopédie. Comme ces brochures ne pourront épuiser\nla matière et, qu'au lendemain de leur publication, de nouvelles informations\ndevront s'y ajouter, nous publierons périodiquement des feuilles documentaires,\nqui, chez chacun de nos adhérents, se classeront aux rubriques de notre table\nencyclopédique.\nLe travail est considérable, mais les adhésions déjà reçues et les encoura-\ngements qui nous sont donnés, permettent d'affirmer que l'œuvre sera menée à\nbonne fin.\nNous avons aussi à poursuivre une œuvre générale d'éducation civique.\nC est la principale raison d'être de notre Exposition. Celle-ci après avoir eu un\nréel succès à Bruxelles, reçoit actuellement à Anvers un nombre de visiteurs\ntout à fait inattendu, et ira ensuite partiellement à Mons, totalement à Liège,\npartiellement sans doute à Bruges et dans d'autres centres de Belgique.\nL'Exposition est un mode puissant d'éducation dont, en Amérique notam-\nment, on s'est utilement servi pour développer l'esprit civique des populations.\nC'est assez vous dire que ce mode nous l'emploierons par la suite pour\n' expliquer d'autres problèmes que celui de la Reconstruction et faire ainsi l'édu-\ncation de nos concitoyens et de nos administrateurs. Nous pensons pouvoir\nainsi contribuer à assurer à notre pays la renaissance qu'il mérite et à préparer\nune démocratie consciente.\nLes efforts faits par votre publication « La Cité » y contribueront aussi,\npuisqu'ils éclairent les nouvelles solutions.\nQuelque soit la structure de la Démocratie de demain, nous pouvons affir-\nmer que rien ne serait plus dangereux que l'ignorance, l'incompétence et le\nmanque d'esprit civique.\nL'Union des Villes et ses divers services et collaborations s'efforcent,\ndans la modeste sphère de leur activité, de former des « citoyens », c est-à-dire\ndes hommes capables de discerner et défendre les vrais intérêts de la « Cité »,\net décidés à exiger que les intérêts privés leurs soient subordonnés.\nCroyez, Monsieur le Rédacteur, à mes meilleurs sentiments.\n\nE. VINCK."}, {"page_pdf": 5, "page_imprimee": "59", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac191910-01.1.5", "texte": "LA CITÉ\nOCT.-NOV. 1919\n\nLa Section Belge\n\nQUELQUES PRELIMINAIRES\nJe ne sais si tous les spécialistes, architectes, artistes, ingénieurs compren-\nnent toute l'importance de la leçon que les sections étrangères sont venues\nnous donner!\nJe crains bien que l'on n'ait vu dans les envois français, anglais et surtout\nhollandais, que quelques images de plus, exposées pour corser la belle manifes-\ntation d'urbanisme, que fut dans son ensemble cette exposition, cependant que\ncertains visiteurs persistèrent à s'offusquer du trop grand développement\nréservé à nos voisins du Nord! Il y eut même quelques accès de super-natio-\nnalisme!\nElle avait cependant fière tenue cette section des villes de Hollande, et\nj espère que beaucoup de nos édiles auront daigné venir prendre au Palais\nd'Egmont la formidable leçon de civisme qui s'en dégageait!\nLes administrateurs de nos villes sinistrées ou de celles plus heureuses, qui\nn'ont à songer qu'à leur développement, sont-ils venus en grand nombre se\nrendre compte des méthodes d'urbanisation mises en pratique chez nos voisins,\net se convaincre de la nécessité urgente qu'il y a d'aborder enfin chez nous\naussi les problèmes du Town-planning avec la méthode requise?\nHélas! je ne le crois pas. L'opinion publique chez nous, ne s'émeut guère;\nla visite royale et le petit brouhaha qu elle suscita n'eut guère de lendemain;\nmême la presse montra en cette circonstance combien elle est inférieure à sa\nmission éducatrice! Aucun quotidien de langue française ne consacra des\nétudes aux documents exposés probablement manquent-ils des compé-\ntences nécessaires. Seuls, les journaux flamands publièrent des relations très\ndocumentées et hautement judicieuses. Serait-ce donc parce que la Flandre est\nravagée et que ses habitants doivent être initiés aux problèmes de l'urbanisa-\ntion et aux solutions complexes qu'ils comportent? C'est possible et se serait\nfort sensé.\nMais nos quotidiens de langue française ont-ils jugé que l'opinion était faite\nen Wallonie, sur les problèmes ardus de la reconstruction de Visé,de Herve,de\nDinant! que tout a été dit et que personne n'a plus rien à apprendre? Eh quoi!\nL angoissant problème de la reconstruction et du relèvement de la West-Flan-\ndre n intéresserait pas les Bruxellois et la région Wallonne du pays!\nLe « Standaard », lui, en une série d'articles excellents, a intéressé ses\nlecteurs flamands aux solutions proposées pour la réédification de Dinant,\nde Visé, qui sont villes Wallonnes, et des autres cités du pays!\nOn ne s imagine bien cette nonchalence du grand public et des représen-\ntants de son opinion, en face des grands problèmes de la rénovation des con-\ntrées ravagées, qu en songeant à l'état d'esprit dans lequel se trouvent les"}, {"page_pdf": 6, "page_imprimee": "60", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac191910-01.1.6", "texte": "LA CITÉ\nOCT--NOV. 1919\n\nartistes et les professionnels. Chez eux, aussi, règne une incomparable\nparesse d'esprit, et certes, l'effort à faire pour se hausser au niveau des cir-\nconstances encore tragiques dans lesqulles les régions dévastées se trouvent,\nne s'est pas encore produit!\nTous ou quasi tous, enlisés qu'ils sont clans les formules archéologiques,\nne voient rien au-delà. Le problème pour beeiucoup se rapetisse singulièrement.\nCe sont les Halles d'Ypres qu'ils rêvent de reconstruire et ils y consa-\ncreraient leurs forces, incapables qu'ils sont de se hisser en esprit dans la tour\nécroulée et d'apercevoir par de-là les ruines, la terre de Flandre meurtrie et\nqui ne demande peut-être plus, ni les Halles, ni même la ville d' /près,\ncomme centre de cristallisation de ses énergies bientôt rénovées.\nC'est Visé, c'est Dinant, pour lesquels on discute « le style des façades »\nà réédifier — alors que les grands problèmes que la construction d'une voie\nferrée internationale, ou bien la circulation des trams vicinaux avec toutes\nleurs conséquences techniques ne sont même pas discutés publiquement.\nIl n'y a pas d'illusion à se faire. Peu de nos architectes, de nos artistes,\ncomprennent l'ampleur de la science de l'Urbanisme et comment se réalisera le\ndéveloppement harmonique de nos cités. Presque tous ceux qui établissent des\nprojets de villes, en sont encore à l'A. B. C. de leur éducation urbanistique;\nils ne voient encore que le côté archéologique des choses; conception des\naspects de la cité pour lesquels on prendrait modèle sur des quartiers anciens\nou dont on voudrait la construction suivant les canons des « styles » nationaux\nou nationalisés; ceci devant impliquer un minimum d'aléas. Car il ne faut rien\noser. C'est non seulement la consigne et la mode, bien pis, c'est de mentalité\ncourante. « Reconstruire en « Beauté », pour employer une expression vide\nde sens, c'est paraît-il, pour cette grave phalange qu'est la Commission Royale\ndes Monuments, prôner la construction eu bloc d* ijnmeubles au fond c e la rue\nde la Station, à Louvain, en ce mauvais échafFaudage « Renaissance dont\nfeu jeanlet nous gratifia, et dont il nous menace encore!\nLes artistes, les sensitifs, sont d'accord « ce sera hideux » —- mais parce\nque le Bloc ne sera pas d'Architecture moderne, personne ne sera compromis\net nos dirigeants n'ont rien à redire... ni à craindre, et l'opinion publique ne\ns'émeut pas -—. Que les artistes laissent faire, et sous prétexte d'archéologie,\nLouvain comptera une horreur de plus.\nMais Jes architectes commencent seulement à s'occuper des villes. Ceux\nqui jusqu'en ces dernières heures, déterminèrent généralement avec une rare\ninconscience l'aspect de nos cités — nos géomètres, nos agents voyers —\nvoient la question sous un autre angle.\nLe « Town-planning » pour eux, c'est « l'alignement »\nExaminez le plan d'une vieille rue — dont les maisons saillent ou rentrent\nsur un alignement ancien et bon enfant — soumis à un arrêté royal « d'aligne-\nment ». Voyez comment Ton se propose, en rabottant toutes les saillies, et\nen comblant les vides, en mettant le tout en « ordre », d'arriver à\nl'insipide, par le nivellement des personnalités. Car, o géomètre, les vieilles"}, {"page_pdf": 7, "page_imprimee": "61", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac191910-01.1.7", "texte": "LA CITÉ\nQÇT.-NOV., 1919\n\nmaisons et les façades ont leur personnalité que la science de l'urbanisme\nentend bien respecter! Mais on laisse faire; bien mieux, on approuve. Et l'on\nvoit la grave phalange, la Commission Royale des Monuments, approuver la\nmise en « alignement » des vieilles rues de Dinant ou d'Aerschot!\nOr, il se trouve que si d'aventure on compare au charme de la rue an-\ncienne les aspects d'une rue nouvelle, réalisée sur un alignement nouveau et\nbordée de maisons nouvelles, édifiées par les géomètres, aidés par les archéo-\nlogues -- un circhéologue n'est jamais un artiste : l'artiste répond au sens de la\nvie —-, on reste convaincu de ce que tous ces archéologues et ces géomètres\nsont nuisibles, ignares et sans âme. Ils tentent de figer la vie de la rue et de la\nmécaniser.\nOr dans beaucoup de commissions siègent des archéologues, des géomè-\ntres, des agenis vôyers, et les plans de leurs villes seront ce qu'ils pourront\nêtre...\n»\nCertes, il est chez nous des artistes aux idées générales qui se sont nourris\naux sources de la science naissante de l'Urbanisme et qui sont capables de\ncommunier avec l'âme d'une ville au point d'en concevoir l'extension ou l'amé-\nnagement en artistes, en savants, en urbanistes -- car la science de l'Urbanisme\nveut des artistes, des savants, des hommes aux idées générales et qui aiment la\nvie. La vie qui transforme tout et renouvelle tout.\nElle les veut traditionnalistes; au service d'une tradition constante d évolu-\n» V\ntion et de progrès.\nLa formule « Ville » dont nous venons seulement de prendre conscience,\nformule fort complexe, toujours revisée, toujours adaptée, sè resserrant dans\nremparts, aux heures d'invasion, se répendant dans la plaine aux heures de\nquiétude, ne peut être maniée par des empiriques. Les foules prennent con-\nscience d'elles-mêmes, et elles confient désormais aux Urbanistes le soin écra-\nsant de veiller sur le berceau de leur enfance, de créer le cadre de leur évolu-\ntion, de répondre aux nécessités de leur vie toujours renouvelée!\nE es demandent davantage. Les foules qui s'organisent veulent savoir où\nédifier leurs villes futures car, s'il en est qu'il faut laisser mourir, il en est\ncl autres qui naîtront; elles sollicitent des prêtres de la science nouvelle, la\nconstruction et l'organisation judicieuse des villes nécessaires. Entités économi-\nques des régions en voie d'épanouissement.\nLes sections étrangères, Hollande en tête, sont venues nous montrer des\nvilles qui ont conscience d'elles-mêmes, et où les urbanistes sont sollicités\nd'émettre leurs avis.\nIl fallait que cet exemple fut donné chez nous. Il ne sera pas perdu! Si\nles archéologues, les froids géomètres, les bonzes des commissions n'ont rien\nvu, rien compris, rien appris; par contre, les jeunes furent conquis; d'emblée\nils comprirent.\nAyons confiance, malgré d'évidentes erreurs, des fautes grossières mêmes,\nles plans c e nos villes renaissantes s'améliorent. Il y a progrès.\nBientôt même la curiosité des édilités et des bâtisseurs de villes s'éveillera"}, {"page_pdf": 8, "page_imprimee": "62", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac191910-01.1.8", "texte": "LA CITÉ\nB\nOCT--NOV. 1919\n\ncomplètement. Ce sera l'heure de l'Urbanisme qui seul peut assurer dans l'ave-\nnir l'organisation et Y épanouissement intégrales des villes et des Régions.\n\nLES VILLES MORTES\nYPRES. Que s' y passe-t-il? L'exposition est muette. Aucun document,\naucun plan, aucune étude, seules des photographies nous montrent quelques\naspects des splendeurs qui ne sont plus et les ruines incomparables.\nVa- t-on reconstruire? Va-ton suivre les idées du Bourgmestre qui veut\ntout réédifier intégralement! ou bien va-t-on, plus sagement, plus religieuse-\nment laisser dans la mère Flandre, Ypres plaie béante, Ypres nécropole, Cité\ndes cent mille morts...\nYpres, économiquement peut disparaître. Elle n'était d'aucun rendement\net les activités de la West-Flandre se cristallisaient désormais autour de Cour-\ntrai et de Roulers. Ypres était la ville dont le tiers de la population était\nsecourue par le Bureau de Bienfaisance. C'était une ville de désagrégation.\nLe Gouvernement Belge a donné les remparts aux anglais, demain d'au-\ntres nations y auront leur enclave et Ypres deviendra définitivement ce qu'elle\nfût pendant quatre années de guerre, un tombeau, un lieu sacré.\nQuelques maisons indispensables et judicieusement parquées devraient\nseules être tolérées, loin des grandes ruines.\nDIXMUDE, dont on nous montrait le plan et quelques aspects caracté-\nristiques; bien que nivelé, anéanti, renaîtra. Et bientôt. Véritable centre du\n« Veurne Ambacht », il y a là un nœud de voies de communication et prétexte\npour une ville vivante. Le chemin de fer, le canal, l'Yser, et bientôt le nouveau\ncanal vers Roulers et vers Nieuport, draineront vers Dixmude reconstruit les\nproduits de toute la contrée agricole environnante.\nAucun plan d'urbanisation n'existe encore, qui indiquerait une solution\nharmonisant tous ces facteurs; d'excellentes idées sont mises en avant quant au\ntracé du nouveau canal au nord de la ville, et au détournement du chemin de\nfer, notamment, mais il est grand temps que l'on s'occupe de Dixmude, une\nfuture grande ville de la West-Flandre.\nJe me résume : Il faut commencer par le « Planning » général de la\nrégion. Il faut déplacer le chemin de fer, creuser le canal et, pour ces travaux,\ncréer, comme le firent les anglais, auprès des fabriques de munitions, des\nquartiers ouvriers, des petites cités à la périphérie de la ville à rénover. La vie\nreviendra rapidement par le labeur aux travaux publics, d'abord, aux travaux\nparticuliers ensuite et alors les anciens bourgeois re prendront confiance et\nreviendront. Songer à leur retour actuel est utopique.\nNieuport. Les très belles photographies aériennes montrent cette région\nqui fut la clef de la résistance; les écluses! et non loin, ce qui reste de la ville."}, {"page_pdf": 9, "page_imprimee": "63", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac191910-01.1.9", "texte": "LA CITÉ\nOCT.-NOV. 1919\n\nReconstruira-t-on? Nous ne le pensons pas. Certes, un plan vient d'être\nélaboré que peu de personnes ont vu mais la question est-elle là? Cette\npetite ville ne s'étiolera-t-elle pas tout simplement? On doit se le demander.\nElle qui avait perdu le contact de la mer et ne vivait que de force acquise.\nNieuport-Bain, n'était-ce pas la seule partie vivante de Nieuport? Dès lors,\npourquoi éparpiller les efforts et pourquoi systématiquement ne pas réagglo-\nmérer toutes les énergies de la région à Nieuport plage?\nNieuport-ville, ses écluses seront le lieu de pèlerinage. Il y a là des cime-\ntières, des ruines que je respecterais.\n\nLES VILLES MARTYRES\n\nTERMONDE, exposait un plan assez confus.\nAux trois quarts détruite, cette ville veut encore sacrifier quelques par-\ncelles bâties afin de se métamorphoser complètement. Elle va percer ses rem-\nparts et bientôt, enjambant les fossés pleins d'eau, elle va doubler la surface •\nTermonde deviendra une forte cité industrielle.\nQue vaut le plan exposé? Est-il permis de le critiquer? Rappelons que la\nDendre traverse la ville, mais qu elle ne suffit plus aux besoins croissants de\nla navigation. Que faire? Détourner tout le trafic vers le Sud, en faisant con-\ntourner la ville et les remparts par une dérivation largement conçue, ayant en\nbordure de vastes terrains industriels, ou bien aménager une dérivation vers\nle Nord, plus courte que l'autre, et au travers d'un quartier d'usines déjà\nexistant?\nProblème angoissant pour les habitants qui ne songeaient pas sans\nfrémir à un trafic de batellerie dont le bénéfice - oh un tout petit bénéfice,\ncelui qui résulte du petit commerce des cabarets par exemple leur aurait été\nsupprimé?\nLe plan montre comment le département des Travaux Publics a tout\nconcilié. La Dendre élargie: les chalands continuant à traverser la ville, dans\nune rivière moins sinueuse. M. le Chevalier et Sénateur Schellekens a\nraison : Il faut la Dendre en ville aussi bien personne n'a-t-il émis l'idéede la\nsupprimer totalement, elle eut pu ne servir que de vase d'expansion en cas de\ncrue. Mais sait-il, M. le Sénateur que les niveaux des quais vont se surélever\nd'un mètre et demi! Que deviendront les vieux ponts! reliera-t-on ces deux por-\ntions de la ville par des ponts tournants? On ne le dit pas! Et pendant que\ns étudient les travaux de la rivière, on démolit les remparts? Les connaissez-\nvous? Au fait peu de personnes, allaient en 1914 s'y promener, c'était des ter-\nrains militaires. L'on n y vit guère que M. 1 architecte Stubben, venu de Colo-\ngne, à la demande de M. Helleputte, autorisé à circuler sur les fortifications\ndont il eut les plans...\nL architecte allemand préconisa l'ouverture de quelques portes vers la\ncampagne avoisinante. L'idée m'en paraît conservée et même singulièrement"}, {"page_pdf": 10, "page_imprimee": "64", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac191910-01.1.10", "texte": "LA CITÉ\nkMMMaaa«M»« ■■■■■■■■■■■■■■■■■■■\nOCT'-NOV. 1919\n\namplifiée. J'ai vu les travaux de déblais, on va raser de beau!x morceaux de\nvieux remparts et l'architecte de la ville semble vouloir niveler beaucoup de\nchoses et passer à travers tout.\nROULERS. Quelle métamorphose! Voilà un plan que l'on peut quali-\nfier de grandiloquent! Que de boulevards! Est-ce bien là le caractère qui con-\nvient à la future grande ville manufacturière des Flandres! L'individualité\nla personnalité de la ville ne me paraissent pas sauvegardées.\nQuant au détail des artères de la ville, les auteurs se sont efforcés de cor-\nriger ce que les voies de communication avaient de défectueux. Ils percent,\nnivellent, approprient, non seulement sur le papier, mais en fait. Car Roulers\nest un exemple c'est la ville sinistrée qui se relève le plus rapidement,\noffrant une leçon d'énergie qu'il faut aller contempler. Et parce qu'elle s'aide,\non l'aide. C'est chez elle, sur le terrain où les auteurs du plan situèrent le\n« quartier ouvrier » ce qui est une belle hérésie sociale que l'Office des\nRégions Dévastées tente l'expérience d'une petite agglomération de cent cotta-\nges économiques. Judicieusement tracé, ce petit ensemble en appellera d'autres,\nl'élan est donné.\nAERSCHOT. Le plan que 1' on exposait était le fruit du travail d'une\ncommission. C'est peut-être ce qui le faisait manquer de caractère; c'était néan-\nmoins un plan complet, très honorable.\nLe dédoublement de la rue de la Station par une nouvelle percée Sud,\nqui se relie judicieusement à la rue de Louvain est une bonne chose. Le projet\ndu boulevard du Nord me paraît moins heureux, de même que les éclaircies\ndans le quartier de l'Eglise. Mais qui donc a conçu et dessiné les petits parcs!\nCelui du Béguinage est laid, froidement... laid. Laid aussi celui de l'église et\ntrès laid, celui que l'on projette au sud de la ville! Mais ce sont là des détails\nd'exécution auxquels on pourra veiller. L'ensemble du plan, je l'ai dit, quoi-\nque sans grand caractère est homogène et c'est énorme!\nMALINES. Voilà un exemple bien typique de notre mentalité et qui\nillustre à souhait notre compréhension actuelle de l'Urbanisme.\nPour ceux qui s'occupèrent du petit problème des reconstructions à faire\naux « Bailles de Fer » pour le jury du concours, comme pour les concurrents,\nil y avait là une question de styles. Et le style rend myope, chacun bientôt en\nsera convaincu.\nVoyez le résultat du concours. Il y a, comme réponse, des façades de\nstyle à rendre jalouse la Grand' Place de Bruxelles et c'est à elles que les\nprimes sont échues! Certes, c'est fort bien dessiné, mais c'est tout. Le mérite\ns arrête là. Le jury n a pas vu l'ensemble qui est inharmonique et qui, réalisé,\nsuerait le parvenu... C'est du style pour « Barons Zeep ».\nAh! Messieurs du jury - à pieds nus dans les cendres, puis-je avouer\nque ce que le « Verwaltungschef, Dr. Rehorst » combina en 1915 pour la rue"}, {"page_pdf": 11, "page_imprimee": "65", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac191910-01.1.11", "texte": "LÀ CITÉ\n■ MMM«MMa\nOCT.-NOV. 1919\n\ndes Béguines et la Rue Nouvelle vers la Dyle, pour le débouché rétréci des\npetites rues, Blauw Hond Straatje, etc., constituait bien là de Y Urbanisme,\net du meilleur et que ce Boche vous dépassait? Ce barbare plantait d'arbres\nune petite place près de l'Hôtel de ville, prévoyait un petit monument, en-\nsemble harmonique et délicieux, que vous avez difficile d'équivaloir par la con-\nstruction de la Halle, fruit de relations inavouables d'un marchand de para-\npluies et d'une matrone gothique.\nCroyez-moi, on peut regarder les conceptions du boche; elles sont judi-\ncieuses.\nLOUVAIN. Alors que les architectes belges croyaient que tout avait\nété dit, tout dessiné, tout étudié, voici que le Haut-Commissaire, n'estime pas\nla cause entendue, et qu'il parle d'un concours! Quelqu'il soit, quelle que puisse\nen être l'organisation, d'avance bravo! L'exposition a irréfutablement dé-\nmontré qu'il n'y a pas encore de solution convenable et partant complète pro-\nposée au problème de Louvain* Il faut étudier encore; les échos des incendies\net des massacres ont ébranlé la conscience universelle, et c'est sous les yeux\nattentifs du monde entier que nous allons reconstruire la Ville universitaire.\nAussi bien, tout le déballage d'idées n'aura pas été inutile. On voit dans\nles documents exposés, un lent processus s'établir. Ce n'est d'abord que l'étude\ndu cadre immédiat de l'Eglise. L'idée saine prévaut du reste immédiatement\net tous les artistes s'accordent sur un point. Il faut encadrer le Temple! mais\ncomment?\nLes uns n y voient que la solution des immeubles formant rempart. Rem-\npart de style évidemment! Gothique, Renaissance, que sais-je! Puis il y a\nphase des bouchons. Il en pleut et tous les architectes en ont à proposer. Con-\nvexe sous le crayon de certains, il est concave pour d'autres; rond, pointu,\nelliptique, pour conquérir enfin avec feu Janlet les faveurs de ses collègues de\nla Commission Royale des Monuments, à l'aide d'un style franco-flamand,\nbien bâtard! Je le dis froidement, c'est ignoble et cela ne sera pas. Il est\nimpossible que cela soit. Et c'est ce que le Haut-Commissaire a compris!\nEnfin, il y a heureusement quelques projets « d'urbanistes », il y a des\nesprits sagaces qui ne limitent pas le problème de Louvain à une question de\nparavent, de bouchons ou de style. Il y a des urbanistes que la question des\ntrams préoccupe, et qui entrevoient la perturbation que leur intrusion appor-\nterait au cœur de la vieille cité Brabançonne!\nIls parlent aussi des Installations Maritimes de Louvain et pourquoi il faut\nprévoir l'extension de la ville par le principe des Faubourgs-jardins afin de\nloger sainement la population laborieuse. Les Urbanistes font partie de la pha-\nlange de ceux qui souhaitent une étude d'ensemble.\nConcevoir le problème dans sa complexité et dans son ampleur c'est le\ncommencement de la sagesse et de l'urbanisme.\ni\nViSE. Nous voici devant un beau problème. La malheureuse cité"}, {"page_pdf": 12, "page_imprimee": "66", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac191910-01.1.12", "texte": "LA CITÉ\nOCT--NOV. 1919\n\nMosanne qui a eu le triste honneur de flamber la première sous la torche\nprussienne, doit ressusciter plus vivante. Les boches lui ont tout pris, mais lui\nlaissèrent un chemin de fer qui la situe au carrefour de grandes voies internatio-\nnales. La question du détournement des grands express, a fait couler assez\nd encre à Liège avant la guerre pour que nous puissions mesurer l'importance\nde la ligne que les allemands ont construite et qui tôt ou tard sera prolongée\njusqu'à Anvers.\nVisé dès lors situé sur la Meuse qui sera canalisée pourra recevoir les\ngrands bateaux et sera au croisement des lignes ferrées Liége-Maestricht et\nAnvers-Aix-la-Chapelle. L'avenir est pour cette cité dont il ne reste que des\ndécombres et dont on voudrait la réédification en cette « Renaissance » que\n1 on qualifie de « Mosane » et qui puise son caractère principal dans l'emploi\nabondant de pierres calcaires aux larges assises.\nA vrai dire, je ne sais ce que valent les tracés proposés pour le réseau de\nla voirie. La question en est fort complexe. La route de Liège vers Mouland\ndoit-elle traverser la ville ou la contourner? Le chemin de fer vers la Hollande\ndoit-il continuer à gâter le terrain en bordure du fleuve, ou bien comme le\nproposait certains architectes Liégeois, doit-il passer en tunnel sous la ville et\nvoir toute sa gare de formation et de marchandises rejetée au delà du remblai\nd accès au grand pont boche qui enjambe la vallée et le fleuve?\nVoilà qui devrait faire l'objet d'un concours que Ton s'attache à éviter\nsemble-t-il.\nQuoiqu'il en soit, lorsque la voirie sera chose décidée, on se propose donc\ndéjà d'imposer un caractère architectural aux façades des constructions bour-\ngeoises à édifier. L'exposition était symptomatique. C'est non seulement le\nquartier de 1 Hôtel de ville que 1 on propose en « Mosan », c'est toute la ville.\nNe croyez cependant pas que tous les habitants soient d'accord? Mais non!\nmême il n'y a qu'une infime minorité d'habitants qui défend le style ancien.\nLes Visétois n'en veulent pas : ils disent non carrément non.\nOr à côté d un pont hardi ou 1 acier et le béton s'entraident pour livrer\npassage aux grands express, la Commission Royale des Monuments et des\nSites, persiste à souhaiter que 1 on reconstruise Visé en s'inspirant des styles\nantérieurs au XIXe siècleï (Lettre de la Ville, 24 septembre 1919.)\nHERVE. L'exposition nous montre un seul projet dû à l'initiative d'un\narchitecte privé. L'Administration n'a aucun projet, c'est l'apathie générale. Il\ny a pourtant dans cette petite ville un problème qui mérite qu'on s'y arrête :\nLe nœud de la circulation devant l'ancien Hôtel de ville, les niveaux\nà modifier, le paravent devant 1 Eglise, et 1 aménagement des abords de celle-\nci. Très heureux comme solution et comme mentalité, le projet privé qui con-\nserve le paravent, l'écran des maisons, mais le modifie, devrait être réétudié\nau point de vue de 1 architecture qui me paraît parfois sans relativité néces-\nsaire avec le milieu, mais c est un projet qui donne la solution, la seule au"}, {"page_pdf": 13, "page_imprimee": "n. p.", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac191910-01.1.13", "texte": "EXPOSITION DE LA\nRECONSTRUCTION\nA BRUXELLES\nPlanche IX\nCOMPARTIMENT DE LA VILLE DE LIERRE\nCOMPARTIMENT DE LA VILLE D'AERSCHOT\nLA SECTION BELGE"}, {"page_pdf": 14, "page_imprimee": "n. p.", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac191910-01.1.14", "texte": "EXPOSITION DE LA\nRECONSTRUCTION\nA BRUXELLES\nPlanche X\nLA SECTION BELGE\nCOMPARTIMENT DE LA VILLE DE HERVE\nLA SECTION FRANÇAISE"}, {"page_pdf": 15, "page_imprimee": "67", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac191910-01.1.15", "texte": "LA CITÉ\nOCT.-NOV. 1919\n\n\\ *\"\npoint de vue circulatoire et esthétique. Il émane incontestablement d'un urba-\nniste.\nNAMUR. Le cœur de la ville est démoli et... ce n'est qu'un demi mal\nDepuis longtemps il fallait une solution au problème difficile de la mise en\nrelation du quartier de la gare, avec par delà la Sambre, le Boulevard ad\nAquam et de l'autre côté Isabelle Brunnell.\nLa disparition de l'Hôtel de ville, du bloc qui lui faisait face et la sur-\nélévation, à titre précaire, par les boches, du pont, du misérable, du seul petit\npont qui enjambait la Sambre près le Musée Archéologique, facilitent la recher-\nche des solutions.\nL'Edilité commence à voir clair. On déplacera l'Hôtel communal, une\néchappée sera ménagée, du cœur de la Cité, vers le promontoire verdoyant\nde la Citadelle et on franchira la Sambre sur trois ponts.\nIci on ne parle pas encore trop de « Style Mosan », mais on y viendra.\nC'est une maladie nécessaire.\nDINANT. Vais-je parler de cette malheureuse cité déjà saccagée trois\nfois par la soldatesque au cour des âges et qu'un destin effroyable va livrer\nmaintenant au talent des bourgeois!\nL'Urbanisme ici, a comme facteur le massacre. Les Boches n'ont pas suffi.\nDétruit, comblé le splendide miroir d'eau, où fleurissait les sagittaires et les\najoncs au pied des vieux remparts, enterrées ces vieilles pierres séculaires.\nRabotés, aplanis, nivelés, les redans des alignements, des vieux alignements\ndans les vieilles rues. Bouchées les vieilles rues vers Meuse!\nElargie la rue Rue en Rhée qui depuis le XIVe siècle gardait un charme\nqui ne suffit plus à rechauffer l'âme collective de la Commission Royale des\nMonuments. Scindée en deux, la ville qui toujours (voyez Blaeu (1649),\nvoyez les Délices du Pays de Liège (1700) et tant d'autres) montra le\nlong du fleuve une ligne ininterrompue de toits pittoresques d'où surgissait les\nflèches et clochers des multiples Eglises et Chapelles!\nUn trou noir désormais à la descente du pont. Tout l'échaffaudage admi-\nrable et patient du au sens esthétique le plus affiné des vieilles générations\nDinantaises s'écroule, sous la torche des boches et l'incompréhension totale\nde l'Edilité actuelle. M. le Haut-Commissaire réétudiera-t-il le problème pas-\nsionnant de Dînant?\nIl est en Belgique, deux villes sœurs par le Destin et par le martyre.\nLouvain et Dinant. L'une voit son cas étudié et rééxaminé avec sollicitude\nl'autre... ,\n/ \\\nEt pendant que j'écris ces quelques notes, je songe à cette vénérable pha-\nlange qu'est la Commission Royale des Monuments, dont déjà le président\ndans sa lettre à l'Administration communale de Dinant, en avril 1915, écri-\nvait : « Il conviendrait de ne pas reconstruire les maisons bordant la Meuse\net cachant, le portail droit de l'Eglise. L'aspect de ce monument ainsi décou-\nvert est nuperbe!..."}, {"page_pdf": 16, "page_imprimee": "68", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac191910-01.1.16", "texte": "LA CITÉ\nOCT*-NOV\\ 1919\n\n» On examinera si le terre-plein devant le portail ne devrait pas être\nraccordé à la Meuse à l'aide d'un escalier convenablement ornementé...\n» Cette proposition du président de la Commission Royale a rallié l'unani-\nmité des suffrages... jusqu'à ce que l'expérience ait prononcé une sentence\ndéfinitive. »\nDepuis lors, les Urbanistes Français, les Anglais, les Hollandais, les Scan-\ndinaves, ont passé par Dînant. Ils sont d'un avis diamétralement opposé à\ncelui des sommités Belges. Cela ne fera-t-il pas réfléchir?\n\nLES VILLES HEUREUSES\nL exposition montrait de nombreux autres plans étudiés pour la recon-\nstruction de villages et de régions sinistrées. Il y en avait d'autres conçus pour\n1 extension des villes où les traces de la guerre furent peu apparentes. Je n'en\ndirai rien, la place manque.\nOn étudie; cela se voit, devient palpable. De plus en plus, F initiative\nprivée, sans avoir toujours voix au chapitre, se manifeste et dresse des plans\npour la sauvegarde de la chose publique, envers et contre ceux que les édilités\nfont exécuter et qui ne sont pas toujours judicieux! Cela fera souvent réfléchir!\nL opinion a commencé à s'émouvoir. Aux architectes, aux artistes, aux ingé-\nnieurs échoit le devoir de prendre un contact étroit avec la science de F Urba-\nnisme, car à eux seuls incombera bientôt soin d'assurer dans l'avenir le\ndéveloppement harmonieux de notre pays et de ses Centres économiques et\nartistiques : Nos Villes et nos Villages.\n\nF. BODSON.\nArchitecte-Urbaniste\nCommissaire de l'Exposition de la Reconstruction."}, {"page_pdf": 17, "page_imprimee": "69", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac191910-01.1.17", "texte": "LA CITÉ\nOCT.-NOV. 1919\n\nLes Sections étrangères d'Urbanisme comparé\n\nQu'il y a-t-il de comparable au point de vue urbanistique entre le cas de\nla Belgique et celui des autres nations?\nLa France, l'Angleterre, les Etats-Unis, très grandes puissances où tout\nse fait à une vaste échelle, sont sans commune mesure avec notre pays,\nLes Pays-Bas, le Danemark, la Suisse, d'un ordre de grandeur équivalent au\nnotre, ont échappé aux dévastations en demeurant hors de la guerre.\nD'autre part, la Reconstruction de la Belgique n'appartient-elle pas aux\nBelges et exclusivemnnt aux Belges? Sans doute.\nLe caractère physionomique des régions et des cités dévastées n'est-il\npoint de telle nature que pas plus que le caractère de nos compatriotes il ne\npuisse supporter une immixtion quelconque? Peut-être,\nToutefois, si la part de vérité que peuvent contenir ces propositions\ndevait être invoquée pour nous empêcher de profiter de l'expérience des autres\net nous obliger à recommencer leurs erreurs ou leurs tâtonnements, il y aurait\nlieu d'en demander compte, devant le pays et à la face du monde entier, à ceux\ndont la sottise, l'aveuglement, l'ignorance ou la passion criminelle porteraient\nla responsabilité d'une telle attitude.\nCeci justifie amplement la confrontation réalisée dans cette Exposition\nentre 1' « Etat de Développement civique » en Belgique et celui que certains\npays étrangers ont atteint.\nC'est qu'il ne s agit pas de s'y reprendre à deux fois : mal préparée à la\nguerre, la Belgique a su, aidée d'alliés puissants, improviser de grandes choses.\nMais il semble beaucoup plus difficile d'organiser la paix que la guerre. La con-\ndition « sous peine de mort » ne se dresse plus à chaque pas; elle est souvent\ndifférée et l'on n'en aperçoit pas constamment la menace, toujours imminente,\ncependant, car, au fond, en Urbanisme comme en Sociologie, comme en Bio-\nlogie, la peine de mort à longue ou à brève échéance, au propre ou au figuré,\nest toujours le correctif puissant qui sélectionne nos tentatives et détermine le\ncours de notre navigation en fonction des marées sociales.\nMais qui niera qu'un bon pilotage est aussi nécessaire dans les œuvres du\ntemps de paix, pour éviter les détours, que l'unité de commandement et\nl'unité de front le furent, pendant la guerre, pour remporter la victoire? On\nl'attendit du reste trois ans, cette unité. Cela ne coûta que des hommes au\nnombre de quelques millions.\nDans un bon demi-siècle, les contemporains de cette petite erreur de point\nde départ auront tous disparu ou seront en tout cas hors de cause et de combat.\nNul ne s'indignera plus; le temps efface tant de choses. Mais c'est précisément\ndans un demi-siècle que la génération d'alors qui n'aura pas connu notre guerre,\ncommencera à éprouver les inconvénients ou les bienfaits - cela dépend de"}, {"page_pdf": 18, "page_imprimee": "70", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac191910-01.1.18", "texte": "LA CITÉ\nOCT*-NOV. 1919\n\nnous de ce que nous aurons fait pour relever les ruines morales et maté-\nrielles. Et n'ayant plus personne à qui dire, comme « ceux du Midi » disaient\naux Parisiens : « Vous en fîtes une guerre là-haut! », la postérité n'aura qu'à\nnous maudire si nous faillissons à notre tâche de paix.\nCette tâche est complexe. Elle n'est point commode. Sans un bon pilo-\ntage point de salut et pour orienter sa course, le pilote ne peut négliger de\n. placer des vigies et de prêter un regard et une oreille attentifs à ce qui se passe\nà I horizon des frontières.\nAvant la guerre la doctrine scientifique de Taménagement des cités, dé-\nnommée pour la commodité l'Urbanisme, était en honneur, sous son double\naspect technique et esthétique moderne dans tous les pays de races anglo-\nsaxonne ou germanique. Les Latins en avaient perdu la tradition depuis près\nd'un siècle : ou, plus exactement, la tradition de l'Urbanisme classique et histo-\n«\nrique, clôturant l'ère définitivement révolue où l'on ne se véhiculait qu'en\n« chariot », s'était éteinte chez les Latins qui surent, en son temps, conduire\ncette tradition à plusieurs apogées successifs : Grèce, Rome, Italie, France. Mais\nlaissons là l'histoire.\nA l'aube de l'ère nouvelle du Mécanisme, dont nous sommes « les Primi-\ntifs » (les Primitifs, parce qu'au lieu que les machines seules soient nos esclaves,\nafin que tous les hommes puissent s'épanouir dans la noblesse de leur esprit,\nla puissance de quelques uns enchaîne, au contraire, à la machine, qu elle soit\noutil ou canon, les masses profondes de nos semblables, réduits en un escla-\nvage nouveau), à l'aube de l'ère du mécanisme disions-nous, les peuples du\nNord ont relevé le fil sectionné de la tradition et 1 Urbanisme scientifique\nmoderne est né. L'Urbanisme tel que le conçoit une époque qui a transformé\nle chariot en chemin de fer et en avion et qui «réalise» l'importance fondamen-\ntale du problème social international de l'Habitation, corollaire à celui de la\nCharte universelle du Travail; l'Urbanisme qui a mission de disposer le théâ-\ntre des échanges de la Vie sociale toute entière, au sein du lieu de toutes les\ncommunautés humaines : la Cité.\nEt, en même temps que naît à la vie la forme nouvelle qu'affectera\ndorénavent l'habitation populaire couvrant des étendues toujours croissan-\ntes et qui va donc dès à présent conférer son aspect sui-generis au « paysage\nurbain »de la ville contemporaine et future - surgit déjà tout un art nouveau,\nsous des aspects, aussi, d'un « primitivisme » spontané ou volontaire, complè-\ntement logique avec lui-même et dont les grandes directives actuelles de l'ar-\nchitecture, dans tous les pays qui en ont une, souligne la légitimité. Mais n'anti-\ncipons pas, nous aurons l'occasion de revenir sur ce point.\nAvant la guerre, il existait une bonne dizaine de « Standard-Works »,\nœuvres maîtresses et d'ensemble, sur l'Urbanisme : une demi-douzaine en an-\nglais, parues en Amérique et en Angleterre, une demi-douzaine en allemand,—"}, {"page_pdf": 19, "page_imprimee": "71", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac191910-01.1.19", "texte": "■■■■•■■■■ a\nLA CITÉ\nOCT.-NOV. 1919\n\nnulle en français (si l'on excepte une traduction de l'autrichien Camillo Sitte\npar le suisse Camille Martin).\nL'Angleterre publiait deux importants Périodiques spécialisés, l'Amérique\ndeux ou trois, l'Allemagne un, aucun autre pays.\nDes Universités comptaient des Départements entiers d'Urbanisme\nHarvard-University School of Landscape and Architecture. Boston. University\nof Liverpool School of Civic Design - ou des séries de cours rattachés à\nd autres facultés. On en comptait quatre ou cinq en Amérique, deux en Angle-\nterre et en Allemagne le Seminâr fur Stâdtebau de l'Université de Berlin.\nDes Associations et des Instituts d'Urbanistes existaient en Angleterre, en\nAmérique, en Allemagne.\nDe grands.Concours internationaux assez nombreux avaient été organisés,\nparmi lesquels il faut citer celui de Yass-Canberra, capitale fédérale de 1 Austra-\nlie et le Concours pour l'Aménagement des terrains de l'enceinte déclassée\nd'Anvers.\nDe grands Pians d'aménagement de villes avaient vu le jour : le fameux\nplan de Chicago 1 œuvre célèbre de la Commission of Improvements of Chi-\ncago, et une foule d autres en Amérique, en Angleterre, en Allemagne, aux\nPays-Bas qui passionnaient l'opinion publique de ces pays... et les rares tech-\nniciens, spécialistes des autres pays.\nDes Lois d'Urbanisation avaient été promulguées en Suède depuis\n1 874 ( !), en Angleterre (le « Town-Planning Act ») aux Pays-Bas (la « Wo-\nningwet » ).\nUn Congrès mondial d'Urbanisme, le Premier Congrès international des\nVilles avait eu lieu à C_*and en juillet 1913 à 1 occasion de l'Exposition Univer-\nselle et Internationale tenue en cette ville.\nDes Expositions remarquables avaient été organisées surtout en Allema-\ngne, et à Berlin, aussi en Suisse.\nVoilà quelques jalons, un bilan sommaire, relevant certaines étapes impor-\ntantes de ce qu'il convient d'appeler le Mouvement urbanistique\nd'avant-guerre. Nous nous sommes borné aux manifestations d'Urba-\nnisme caractérisé. Il y a du reste dans ce relevé des lacunes considérables et\ns'il fallait enregistrer en outre toutes les manifestations qui se rattachent par de\nnombreux points de contact au mouvement urbanistique on n'en finirait pas.\nA tout cet immense effort la Belgique jusqu'à îa guerre n'avait pris,\non le voit, qu'une assez maigre part : elle ne répond que deux fois à l'appel,\npour le concours d'Anvers et le Congrès des Villes.\nSur le mouvement urbanistique pendant la guerre et depuis la guerre,\n1 Exposition de 1 Union des Villes donne un assez complet aperçu pour qui sait\nbien regarder.\nD autres ont ici même analysé les Sections belges. Mais pour bien com-\n. prendre l'intérêt direct et concret .qui s'attache pour nous à ce que les Sections\nétrangères nous exposent il importe que nous nous demandions d'abord quels"}, {"page_pdf": 20, "page_imprimee": "72", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac191910-01.1.20", "texte": "LA CITÉ\nOCT'-NOV. 1919\n\nsont les points de contact entre les problèmes tels qu'ils se posent chez nous\net tels qu'ils se posent ailleurs.\nSi ron jette un regard à l'entrée des Sections belges, sur la carte lumineuse\nde la Belgique figurant les dévastations à raison d'un point noir par 1 à 25 im-\nmeubles détruits et si Ton suit le développement de l'invasion qui s'y marque\ncomme le passage d'une trombe dans un champ de blé, on constate que les\ncités sinistrées se répartissent à peu près comme suit : trois villes complètement\nanéanties : Ypres, Dixmude, Nieuport; une bonne demi-douzaine de villes très\ngrièvement atteintes : Visé, Herve, Dinant, Louvain, Aerschot. Lierre, Ter-\nmonde, Roulers; un certain nombre de villes, parmi lesquelles Anvers, Malines,\nAudenarde, Furnes, montrant de larges plaies ou ayant fortement souffert; trois\ncents bourgs et villages complètement ravagés, une multitude innombrable,\nenfin, de localités grandes et petites plus légèrenment atteintes : au total,\n1 00,000 immeubles détruits. *\nLe cas de la plupart de ces cités se distingue chacun par un problème\ndominant : le problème des « écrans » à Louvain, à Dinant, à Herve; le pro-\nblème de la dérivation de la Dendre à Termonde, de la rectification de l'Escaut\nà Audenarde; le problème du port à Nieuport et celui du canal y reliant Dix-\nmude et Roulers ainsi que le Nord de la France, pour ces trois villes; un pro-\nblème connexe de circulation au cœur de la cité avec toutes les conséquences\nqui en résultent se pose dans la plupart des villes énumérées, ainsi que pour\nAnvers et Malines; le problème d'Ypres-nécropole; la naissance d'un bassin\nindustriel à Roulers et d'un autre, infiiniment plus vaste, dans le Limbourg.\nEt partout 1 on constate qu aussitôt que 1 on aborde 1 un de ces problèmes,\nse déclanche automatiquement et de proche en proche toute la série des corol-\nlaires dont l'unique aboutissement logique est un plan d'ensemble complet\nd Urbanisation totale de la cité, qui conditionne favorablement les modalités\n• de son avenir et de son développement.\nC'est le chapitre des « Plans régulateurs », jusqu'à présent resté lettre\n*\nmorte en Belgique, ces plans ayant été confiés souvent à des mains inexpertes,\ntravaillant sans programme, sans données suffisantes, sans idées générales,\nsans principes, sans direction d'ensemble, sans conception organique.\nC'est bien là le point noir dans toute l'affaire.\nDe mauvaises ou de laides constructions, on en fera plus que d'autres.\nSoyons-en bien sûr et préparons-nous à devoir tolérer l'intolérable. Mais au\nbout d un quart de siècle ou d un demi-siècle au plus, les constructions de cette\nnature seront périmées, en tout cas amorties. On en érigera d'autres à leur\nplace. On sera certes plus avancé que maintenant en architecture. Les idées\nsaines auront triomphé. Les gens du « Siècle des chariots » n'y seront plus.\nNous ne le verrons pas, c'est entendu, mais nos petits enfants s'étonneront de\nce que nous ayions pu ignorer à ce point les enseignements de l'histoire et nous\nimaginer qu'un modernisme rationnel serait moins « dans le caractère » que le\nsacro-saint régionalisme dont tout le monde à la bouche pleine, mais dont\npersonne ne sait très bien en quoi il consiste."}, {"page_pdf": 21, "page_imprimee": "73", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac191910-01.1.21", "texte": "LA CITÉ\nOCT.-NOV. 1919\n\n✓\nSeulement, halte-là! Aux plans personne ne pourra plus rien changer.\nTout est perdu si nous sommes assez sots, assez aveugles, pour consommer, par\nl'exécution de mauvais plans, la ruine de ce que l'envahisseur a bien voulu\nnous laisser encore de beauté naturelle ou artistique et si nous nous montrons\nincapables ce qui est rigoureusement le cas jusqu'ici de nous entendre\nsur ce que doit être un bon plan, c'est-à-dire un plan qui engendre des possibi-\nlités de beauté nouvelle dans une ordonnance logique, pratique, harmonieuse-\nment adaptée aux caractéristiques physionomiques des lieux, en un mot, un\nplan qui conditionne favorablement la croissance ultérieure de la cité. Car on\nn'entrevoit pas très bien une re-démolition systématique généralisée.\n\\\nPar une étude intelligente de tous les plans régulateurs nouveaux exposés\ndans les sections étrangères, l'homme capable est à même d'y reconnaître et\nd'en extraire toutes les conditions fondamentales auxquelles un bon plan d'en-\nsemble doit répondre. Se reportant ensuite à l'examen de conscience, confessé\npar les villes belges, au long des murs de l'Exposition, il lui est possible, de\ndéduire l'aspect que ces éléments doivent revêtir dans les cas concrets, qui se\nprésentent chez nous.\nOr si l'on fait la contre épreuve on verra que plusieurs plans belges non\nadoptés bien entendu mais figurant dans les sections belges, réunissent ces\nqualités.\n. 1 00,000 immeubles détruits!\nSi chaque cité pose un problème caractéristique dominant et qui s'encadre\ndans un problème d'ensemble quant au plan, toutes indistinctement posent le\nformidable problème de l'habitation populaire.\n1 00,000 habitations détruites, plus le déficit d'habitations nouvelles pro-\nvoqué par la stagnation de la bâtisse pendant plus de cinq ans dans un pays\nqui construisait en moyenne 20,000 habitations par an, font au bas mot un défi-\ncit de 200,000 habitations à l'heure actuelle.\nQu'a-t-on fait de grand, de définitif, de sérieux, d'efficace toufe au moins\npour parer à une situation pareille?\nEn Angleterre? - Pas de destruction :un déficit d'un million d'habita-\ntions. On en construira un premier demi-million en un an, comme nous le\nverrons tout à l'heure. De telles proportions nous dépassent infiniment!\nAux Pays-Bas? Pas de destruction. Déficit : 100,000 habitations.\nProblème du même ordre de grandeur que chez nous, dans un pays sensible-\nment égal au nôtre en superficie et population, pays voisin et qui a quelque\nparenté avec le nôtre par la langue, par certains aspects physionomiques et\npair certains problèmes industriels qui se posent de part et d'autre. (Bassins\ncharbonniers correspondants des deux Limbourgs.)\nDéficit en Danemark, en Suisse, en France, en litalie, partout. C'est le\nProblème. Et ce n'est évidemment pas le système restreint «Caisse d'Epargne»\nqui en apportera chez nous la solution, ni sociale, ni économique, ni, last not\nleast, esthétique."}, {"page_pdf": 22, "page_imprimee": "74", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac191910-01.1.22", "texte": "LA CITÉ\nOCT'-NOV. 1919\n\nAu premier pas, dans ce problème, se pose la question des Abris et Habita-\ntions provisoires, mal nécessaire, dans une certaine limite, pour courir au plus\npressé, comme moyen d'attente.\nAu dernier terme, le problème supposé résolu économiquement • nous\nsommes loin de compte! ou seulement financièrement (et ceci se pourrait\nsi on le voulait), se dresse la menaçante question de l'aspect à donner à ces\nconstructions.\nOn aime à se payer de mots : celui de « Régionalisme » a fait fortune.\nChacun 1 emploie. II ne correspond, dans l'esprit de la plupart, à aucune idée\nclaire et distincte sur laquelle on puisse « bâtir ». Les conceptions que l'on s'en\nfait varient à l'infini, depuis la reconstitution factice de types de diverses ré-\ngions (!) rassemblées en un même lieu ( !!),jusqu'au « puzzle » d'éléments\narchitecturaux ramassés dans tous les coins. Tandis que les architectes discutent\nd'aimable sorte « toitures » et « toits plats » et tombent en général d'accord\nsur l'affront que les plates-formes sont sensées faire au « Régionalisme » ou au\n« paysage », les entrepreneurs, les brasseurs d'affaires, les maquignons en\nmatériaux « nouveaux » et en « systèmes brevetés » les industriels, les ingé-\nnieurs de mines, les « géomètre-architecte-expert-dessinateur-garçon de bu-\nreau », et les « eigenbouwers » de tout poil inondent le pays de merveilles( !? )\nà toit plat ou à toit rond, en plâtras ou en béton, qui ne le cèdent en rien aux\n«briquetteries» ornemèntées de céramique et autres chefs-d ceuvres du «style\n« caleçon de bain » qui depuis des lustres déjà, prostituent nos villes et nos\ncampagnes.\nOr, puisqu'ils sont placés devant le fait accompli, puisque « cubistes »\nintentionnels ou « cubistes-sans-le-savoir », qu'on le veuille ou non, se rencon-\ntrent Dieu sait comment! - les voies du Seigneur sont si mystérieuses! -\nles architectes, d'une part, ne feraient-ils pas mieux de voir s'il n'y aurait pas\nmoyen de donner une forme harmonieuse ou tout au moins satisfaisante à ces\nproduits de 1 industrie humaine, puisqu il ne s'agit en somme essentiellement\nen architecture que de « ruimte scheppen » comme disent les Néerlandais,\nc est-à-dire de «créer de 1 espace en le limitant», d agréger des masses rythmi-\nques, et ne feraient-ils pas mieux encore à ce propos, les architectes, de regar-\nder où l'on en est ailleurs? Le gouvernement, d'autre part est-il aussi « Ré-\ngionaliste » lui? ne ferait-il pas mieux d'ouvrir dans le pays entier des fours\nà briques « de localité » et de promouvoir 1 installation de fabriques perfec-\ntionées de briques améliorées, chose possible, si l'on encourageait l'entreprise\npar l'approvisionnement de faveur en combustible.\nEnfi n, l'aboutissement logique de ce Problème de 1 Habitation, qui doit\nprendre une telle ampleur, n'est-il pas la « Normalisation » ou la « Standar-\ndisation » des éléments de construction?\nAu point de vue esthétique, économique et pratique, le « Régionalisme »\nvrai, c est-à-dire la communauté spontanée de types locaux de construction,\ncorollaire et résultante, autrefois, de I emploi exclusif de matériaux locaux,"}, {"page_pdf": 23, "page_imprimee": "75", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac191910-01.1.23", "texte": "-LA CITÉ\nOCT.-NOV, 1919\n\nn'est-il pas réellement une « Normalisation » une « Standardisation » spon-\ntanée des mêmes types de construction? Pourquoi donc s'effrayer alors d'une\n« Standardisation » raisonnée, qui bien mieux qu'un individualisme capri-\ncieux, assurera le relèvement en beauté des agglomérations dévastées.\n❖ *r» *§»\nEn dernier lieu se pose la question de la Restauration, du Réemploi ou\nde l'Agrandissement des Monuments qui ont échappé à la rage teutonne et\nà celle des restaurateurs maniaques d'avant-guerre.\nIci encore l'harmonie ne réside-t-elle pas plutôt dans l à-propos des formes\net des proportions, dans l'accord des couleurs et les matériaux, que dans la\ncopie servile ou la présomptueuse interprétation des formes souveraines et\ninapprochables de l'original? Et n'est-il pas sain de se demander ce que l'on\npense, en principe, de ces questions de haute conscience artistique, chez nos\nvoisins? La Restauration ou l'Agrandissement des Monuments n'est-elle pas\ncommandée par les principes actuels de l'Art moderne de bâtir, comme ce fut\nle cas universellement à toutes les époques?\n%\nLes divers jalons que nous avons ainsi plantés aux étapes successives du\nproblème complexe de la Reconstruction nous ont servi à dresser le Programme\nque nous avons envoyé aux nations amies, alliées et neutres, en vue de l'Expo-\nsition de l'Union des Villes.\nNous le reproduisons ici en guise de résumé et de fil conducteur à travers\nles collections rassemblées qui furent groupées et exposées dans le même ordre.\n***\nDEPARTEMENT I. ― Plans régulateurs\nPour reconstruire les Cités et reconstituer les Régions dévastées l'indispen-\nsable ACTE PREPARATOIRE A LA RECONSTRUCTION est l'établisse-\n* mène de PLANS REGULATEURS.\nOn demandait des exemples caractéristiques de Plans régulateurs de\n« réorganisation » ou d' « extension » de Cités et l'on avait particulièrement\nen vue des types desquels il soit possible de déduire un enseignement théorique\nou pratique d'application générale.\nDEPARTEMENT II. ― La Construction et la Reconstruction\nLa Construction et la Reconstruction sur la base de ces Plans régulateurs\ncomprennent « trois actes » successifs :\nLe ler1er ACTE DE LA RECONSTRUCTION est l'édification des\nCONSTRUCTIONS PROVISOIRES de toute nature, baraquements et habi-\ntations démontables ou « semi-permanentes », nécessaires aussi bien pour\ndonner asile aux populations dispersées que pour abriter les travailleurs dans\nles régions dévastées, ainsi que les Constructions temporaires indispensables\nayant un caractère « public » ou « semi-public » : Chapelles, Ecoles, Dis-\npensaires, Bureaux, Ateliers, Magasins, Auberges, Gares, etc., etc.\n*« v A"}, {"page_pdf": 24, "page_imprimee": "76", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac191910-01.1.24", "texte": "LA CITÉ\nOCT.-NOV. 1919\n\nOn demandait tous genres et types de Constructions provisoires ou\nsemi-permanentes à tous usages « civils » et « militaires ».\nLe 2me ACTE DE LA RECONSTRUCTION est le PROBLEME DE\nL'HABITATION (« Housing problem »).\nLa solution du Problème de PHabitation dite « à bon marché » ou\n« populaire » (« Volkshuisvesting »), et Lransitoirement celle pour la classe\nmoyenne, « est à la base cle toute Urbanistique future » et cet aspect de la\nconstruction, \\u l'étendue considérable que celle-ci couvrira, est appelé à\nconférer essentiellement à la Ville Moderne de l'avenir sa physionomie « sui-\ngeneris ».\nOn demandait tous genres et types d'Habitations à bon marché tant\nen « disposition contiguë » ou blocs continus que suivant celle en « ordre\ndispersé » dérivée* des diverses modalités du S3'stème dit « Cité-Jardin».\nOn demandait aussi d'accorder une attention spéciale au PROBLEME\nDE LA NORMALISATION ou Standardisation des « Eléments » de construc-\ntion : Portes, Châssis de fenêtres, Pièces mobiles et interchangeables de\ntous genres et de totite nature. Plans-schémas « extensibles » et (ou)\n.. .. \\ i ' •\n« superposables » d'habitations diverses. Groupements-types de construc-\ntions (Schémas fonctionnels).\nCe problème est le corollaire indispensable à toute tentative de Reconstruc-\ntion ou de Construction « en série » et « en masse ».\nOn peut en attendre un résultat doublement bienfaisant :\nUne économie considérable;\nAu point de vue esthétique : une grande unité, une agréable et discrète\nvariété dans cette reposante unité.\nUne Référence comparative aux exemples de « Normalisation » ou\nd' « Unité civique » dans les constructions domestiques aux divers âges du\npassé en apportera la preuve expérimentale.\nLe 3me ACTE DE LA RECONSTRUCTION est le PROBLEME DE LA\nRESTAURATION DES MONUMENTS et des Constructions présentant un\nintérêt Archéologique ou Historique.\nQn demandait des exemples de Restauration, d'Agrandissement ou\nd \" Adaptation de Monuments et Constructions diverses et dont la restaLiration,\nl'agrandissement ou les transformations fussent projetées ou suivant\nun CODE MODERNE de Principes et de prescriptions pour la préservation,\nla conservation, la restauration, K'extension ou le réemploi des Monuments et\nConstructions présentant un intérêt Archéologique ou Historique.\nDEPARTEMENT III.\nL'aspect esthétique du problème de ia reconstruction. La vision\nmoderne du « Paysage urbain » (Stadsbeeïd).\n« A des conditions nouvelles de vie sociale et civique, correspond un\naspect nouveau de 1 « abri » humain, des installations fonctionnelles et de leur\néquipement. »"}, {"page_pdf": 25, "page_imprimee": "77", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac191910-01.1.25", "texte": "LA CITÉ\nOCT.-NOV, 1919\n\nOn demandait à chaque pays de rassembler une série d'exemples carac-\ntéristiques montrant l'évolution d'un Style architectural moderniste et rationnel\ndans le pays considéré (ou) (tout au moins, à défaut de pouvoir parler d'une\névolution, révélant les prodromes de ce phénomène) ainsi que des documents\nmontrant que tous les Arts appliqués : Arts décoratifs sculptural et pictural,\nArt industriel, Ameublement, etc., suivent normalement une évolution para-\nllèle à l'inspiration de l'Architecture.\nIi ne nous reste plus qu'à signaler quelques documents saillants dans les\nprincipaux compartiments :\nDEPARTEMENT I. − PLANS REGULATEURS\nSe rapportant au Département I : Plans régulateurs (Acte préparatoire\nà la Reconstruction) il y a lieu de signaler divers grands plans d'Urbanisation.\nA. Extension de très grandes villes.\nEn général les entreprises de cette importance se réalisent soit par l'ou-\nverture d'un grand concours public, souvent international, soit par intervention\ndirecte d'un technicien spécialiste de réputation mondiale.\nAu premier mode (Concours) se rattachent :\nA 1. Urbanisation totale et extensive (intercommunale) d'une ville et de\nsa région :\nSUISSE. Zurich. Grand concours international ouvert en 1915.\nA 2. Urbanisation extensive par appropriation de zones fortifiées inter-\nmédiaires entre la cité et les communes périphériques :\nFRANCE. Paris. Grand concours international ouvert en 1919.\nDouble exemple de remarquable préparation des Données documentaires,\ndémographiques, statistiques, graphiques et autres, constituant en quelques\ntableaux et notices un véritable sommaire de l'état de Développement civique\nde la vile.\nLES PAYS-BAS, pays égal au nôtre en superficie et population, sem-\nblable au nôtre en plusieurs de ses aspects et parlant la même langue que la\nmajeure partie de la population de notre pays, nous montre de remarquables\nréalisations aux trois échelons successifs de l'Urbanisation de très grandes villes\n(A), de l'Urbanisation intercommunale de cités provinciales et de communes\nrurales (B) et de l'Urbanisation régionale totale (District ou province) (C),\npar la seule vertu de l'application de la « Woningwet » (Loi sur l'Habitation).\nEn d' autres termes, les progrès de l'Urbanisation y sont la conséquence, en\nquelque sorte automatique, de l'application de la Woningwet au problème de\nl'Habitation (Voir ci-dessous Département II).\nA 3 : Urbanisation extensive d'une cité par annexion de territoire :\nAmsterdam. Diagrammes et plans de l'annexion territoriale. Plan\ngénéral de Distribution des Zones et Quartiers (Installations du Port. Zones\nindustrielles. Quartiers résidentiels, etc. )\nt"}, {"page_pdf": 26, "page_imprimee": "78", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac191910-01.1.26", "texte": "\\ CITÉ\nOCT.-NÔV. 1919\n\nPlan d'ensemble des Extensions-Sud, par le Dr H. P. Berlage.\n(Il y a lieu de signaler encore dans cette section les Plans généraux d'ex-\ntension et d'Urbanisation des Villes de La Haye, de Rotterdam et d'Arnhem. )\nB. Extension de Cités provinciales et de Communes rurales.\nB. 1. Urbanisation extensive intercommunale :\nPians d'Urbanisation de la ville d'Eindhoven et des communes limitro-\nphes, par l'ingénieur civil architecte Jos. Th. J. Cuypers.\nB. 2. Urbanisation de communes rurales à centricules épars ou disjoints :\nCommunes de Haarlemmerliede, de s'Heerenberg et de Renkum, par 1 ingé-\nnieur-architecte Jos. Th. J. Cuypers.\nC. Urbanisation régionale totale.\nLe bassin charbonnier et industriel du Limbourg méridional néerlandais :\nOrganisation générale coordonnée et préalable des routes, chemins de fer,\ntramways électriques, voies navigables, cités-ouvrières, villes et villages in-\ndustriels, concessions minières et espaces libres dans 1 ensemble de la province,\nsous le contrôle de la Commision sociale et d'Hygiène d'Etat pour le Sud\ndu Limbourg.\nDEPARTEMENT II. − LA CONSTRUCTION ET LA RECONSTRUCTION\nLa seule énumération, par Section, des différents aspects sous lesquels\npeut être envisagée la solution du problème de l'Habitation, permet de se faire\nune idée de la valeur, à titre comparatif, des documents exposés :\nA. ANGLETERRE. Les Prémisses du problème social contemporain\nde l'Habitation populaire : l'œuvre d'Ebenezer Howard, un bienfaiteur de\nl'Humanité à l'égal de Pasteur. (L'idée de la Cité-Jardin et la démonstration\nde sa raison d'être et de ses vertus par de nombreux documents démographi-\nques présentés sous forme intuitive par l'ingénieur R, Verwilghen.)\na) Le mode de réalisation coopératif :\n1. La Cité-Jardin type, autonome, de Letchworth. a\n2. Les Faubourgs-Jardins.\nb) Le mode de réalisation par l'action patronale (capitaliste-philantro-\npique) :\n1. Port-Sunlight (Sir Lever).\n2. Bournville (Cadbury).\ni \\ •\nc) Le mode de réalisation en grand par les pouvoirs publics.\nLe Problème de l'Habitation populaire aux Iles Britanniques : Destruction\nnulle. Déficit actuel : au delà de un million d'habitations.\nOrganisation : Un Ministère spécial (Ministery of Health-Ministère de\nl'Hygiène). Sous le Ministre un triumvirat, composé « des meilleurs d'entre les\nmeilleurs » : un Town-planner de premier ordre (R. Unwin), un spécialiste\néminent des habitations à bon marché (Parker), un « businness-man »\nhomme d'entreprise. Ils exercent l'inspection générale de tous les plans et pro-"}, {"page_pdf": 27, "page_imprimee": "79", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac191910-01.1.27", "texte": "LA CITÉ\nOCT.-NOV, 1919\n\njets, qui doivent être dressés conformément aux programmes-types élaborés\npar le triumvirat.\nLe Royaume-Uni est divisé en onze districts à la tête de chacun desquels\nest placé un Commissaire chargé du recrutement régional des techniciens et de\nla soumission des plans à l'examen du triumvirat central. On compte de la sorte\nconstruire un demi-million d'habitations en un an.\nB. PAYS-BAS. L'Application de la « Woningwet » de 1 902.\na) Le mode de réalisation par les Sociétés de construction (Bouwvereeni-\ngingen) avec l'appui de l'Etat et sous son contrôle.\nb) La Politique communale de construction d'habitations populaires.\nLes villes d'Amsterdam, de La Haye, de Rotterdam, d'Arnhem et la\npetite ville d'Hilversum, exposent des séries de Documents montrant successi-\nvement le plan d'ensemble de situation des complexes, le plan des habitations,\nl'élévation ou des perspectives et des photographies (façades et intérieurs),\nilustrant les résultats effectifs de ces deux modes de réalisation.\nc) Le mode de réalisation par l'action patronale :\nA Rotterdam le Village-Jardin de « Heyplaat » de la Rotterdamsche\nDroogdok Maatschappy (Société des Cales sèches de Rotterdam).1\nA Hengelo le Village-Jardin « t Lansink » des usines métallurgiques\nStork.\nQuelques chiffres illustrant le problème tel qu'il se pose à Amsterdam,\nd'où l'on peut tirer des conclusions ab uno disce omnes sur l'envergure\ndu problème aux Pays-Bas et sur l'ampleur avec laquelle les Holandais en ont\nattaqué la solution.\nAla fin du mois de juillet 1919 il y avait à Amsterdam 30 sociétés de\nconstruction approuvées par la loi sur les habitations, dont 1 3 avaient déjà\ndes habitations toutes prêtes. En outre, il y avait 2 sociétés d'autre caractère\nqui ont bâti avec l'assistance financière de l'Etat ou de la Municipalité.\nNombre d'habitations des sociétés sus-mentionnées : 5472 habitations en\nexploitation, 1682 en voie de construction, 6482 prêtes à être exécutées,\n6000 environ en préparation.\nAvances accordées aux sociétés par la Municipalité et par l'Etat\nf 43.702.201,23. Provisoirement par la Municipalité f 31.714.000, donc au\ntotal f 75.416.201,23 Florins.\nLa Municipalité même avait bâti 537 habitations semi-permanentes, 306\nhabitations « d'urgence » en bois, 1 02 habitations dans des baraquements. Il y\navait en voie de construction par la Municipalité 2790 habitations permanen-\ntes, et 1 000 semi-permanentes.\nLes derniers chiffres, évalués en fonction du plus récent recensement des\nhabitations (« Woningtelling 3»), s'élèvent, pour la seule ville d'Amsterdam\nà 32,000 habitations que l'on escompte achever en 15 à 18 mois.\nC. DANEMARK. Copenhague.\na) Mode de réalisation coopératif (Coopératives ouvrières).\nb) Mode de réalisation communal."}, {"page_pdf": 28, "page_imprimee": "80", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac191910-01.1.28", "texte": "LA CITÉ\nOCT.-NOV. 1919\n\nc) Mode de réalisation par les Sociétés de Construction d'Habitations à\nbon marché.\nD. FRANCE. Office public des Habitations à bon marché du Dépar-\ntement de la Seine.\nMode de réalisation « public » : Application de la loi française du 23\ndécembre 1912 sur la Constitution des Offices d'Habitations à bon marché\n(Etablissements publics).\nE ETATS-UNIS D'AMERIQUE.\nQuelques exemples de création d une pièce et en quelques semaines, de\nvastes Cités industrielles pour les besoins de la guerre (cités de nombreux\nmilliers d'habitations chacune), et Documents de « Standardisation » des types\nd'habitations pour leur construction en série et en masse.\n\\\nEntre ces nombreux modes de réalisation organisée, méthodique et\nsystématique, à laquelle toutes les nations les plus cultivées, grandes et petites,\nvoisines ou lointaines, ont apporté de longue date déjà tous leurs soins, quel\nsera celui ou quels seront ceux sur quoi la Belgique portera son choix pour\nrésoudre le formidable problème social qui se dresse devant elle et dont elle\nn a pas encore entamé l'organisation systématique?\nQuelques autres « sujets à méditation » dont l'étude comparée peut être\nfaite à l'exposition :\nLA CONSTRUCTION PROVISOIRE.\nA. Baraquements et Constructions à caractère éminemment provisoire\n(« Noodwonmgen ») à Amsterdam, La Haye, Arnhem et Copenhague.\nB. Habitations « semi-permanentes » à La Haye.\nC. Constructions provisoires diverses : Ecoles, Eglises, Lazarets, Bureaux,\nBaraques de direction de travaux, Stations de transformateurs d'électricité,\nDépôt de Tramways, etc., etc., à Amsterdam notamment, présentant toutes,\nmême les plus élémentaires, le plus grand souci de l'esthétique architecturale\net urbaine. «\nLES ECOLES.\nLes Méthodes pédagogiques nouvelles et les écoles du Dr Ferrière en\nSuisse.\nLes Bâtiments d'Ecole en Suisse.\nLes Bâtiments d'Ecole aux Pays-Bas, en particulier à Arnhem, à Rotter-\ndam, à La Haye, à Hilversum.\nLes CHEMINS DE FER : Les Bâtiments et Constructions en dépendance\nde la voie, élevés par les Compagnies Néerlandaises de Chemin de fer. Remar-\nquables exemples de construction rigoureusement et exclusivement adaptées\n*"}, {"page_pdf": 29, "page_imprimee": "81", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac191910-01.1.29", "texte": "LA CITÉ\nOCT.-NOV, 1919\n\nà leur destination, répondant aux principes de la technique et de l'esthétique\nd'aujourd'hui et n'offusquant en rien le paysage traversé par les lignes de che-\nmin de fer.\nDEPARTEMENT III.− L'ARCHITECTURE MODERNISTE ET LE\n« PAYSAGE URBAIN » CONTEMPORAIN\nQuelques conclusions générales tout à fait frappantes se dégagent de la\ncomparaison de l'immense matériel d'Architecture moderniste ici rassemblé\n(et pour la première fois en de telles proportions, dans une Exposition).\nLes deux types fondamentaux d'habitations populaires : le type «caserne»\net le type « Cité-Jardin », qui existeront ou coexisteront toujours, suivant les\npossibilités et les inéluctables nécessités locales, offrent dans tous les pays,\nsans concert préalable, de telles analogies d'aspect, que l'on est en droit d'y\nreconnaître les symptômes, d'une part, d'un style moderniste international de\nla petite architecture domestique (type «Cité-Jardin »), d'autre part d'un style\nmonumental à dominantes de verticales et d'horizontales, aux masses « cubi-\nques », aux rythmes géométriques, vers lequel convergent tous les facteurs\narchitectoniques, fonctionnels et sociaux et esthétiques de l'heure présente :\ntoitures plates; matériaux nouveaux; mécanisme; division, concentration et\ncollectivité du travail; collectivité de l'habitation; « sky-scrapers »; art déco-\nratif nouveau à caractère abstrait; nécessité de gagner du temps et besoin\nimpérieux, cependant, de beauté générale obtenue de « rythme » du même\ncoup de crayon que le rythme constructif» statique, et non plus recherchée\ndans la superstition de la beauté individualiste ornementale.\nCes faits éclatent de la comparaison des architectures modernistes néer-\nlandaise - la première de toutes -, américaine (Frank Wright), italienne,\nfrançaise (Tony Garnier), danoise, Scandinave, finlandaise, suisse, etc., etc.\n11 reste encore à mentionner au point de vue de la Restauration et de\nla Reconstruction des Monuments anciens :\nLe « Code Moderne de principes et de prescriptions pour la conserva-\ntion, la restauration, le réemploi ou l'agrandissement des constructions et édi-\nfices offrant un intérêt archéologique ou historique » élaboré par la Fédéra-\ntion des Sociétés néerlandaises d'Archéologie, sous la pression salutaire et\nféconde des idées modernistes en architecture;\nL'œuvre de la « Commissie voor Stadsschoon » et de la « Schoonheids-\ncommissie » à Amsterdam et en général de toutes ces Commissions urbaines\nou régionales pour la beauté de la cité ou d'un district (telle la Commission\npour le relèvement des Régions dévastées par l'inondation de 1916 dans la\nprovince de Hollande septentrionale, ou celles pour la protection de la Nature\net du Caractère régional des districts physionomiques (« Bond Heemschut »\npour toute la Hollande « Nehalennia » pour l'île de Walcheren. La Société\nà intérêt limité pour la Conservation des Monuments naturels, scientifiques"}, {"page_pdf": 30, "page_imprimee": "82", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac191910-01.1.30", "texte": "LA CITÉ\nOCT.-NOV. 1919\n\net pittoresques, des Pays-Bas, etc., etc.) qui toutes sont autant de « Bau-\nberatungsstelle », pour employer le mot consacré.\nSECTION SPECIALE DES MONUMENTS COMMEMORATIFS\nLE PANTHEON DE L'HUMANITE, par le Docteur H. P. Berlage,\nNzn., architecte, La Haye.\nLE MONUMENT DES INTERNES A LA HOLLANDE\n#\nHommage des internés belges et d'un groupe d'artistes belges ou apparte-\nnant aux deux Etats neutres, les Pays-Bas et la Suisse, que les événe-\nments ont conduits à s'occuper le plus des Internés belges, ce Monument situé\nà Amersfoort, construit par les Internés des Ecoles du Travail organisées\ndans les Camps d'lnternement, sous les auspices de la Ville de Bruxelles et\nadoptées par le Gouvernement Belge, est l'œuvre de l'architecte belge Huib\nHoste-Bruges. Les Bas et Hauts-Reliefs sont dûs au sculpteur néerlandais\nHildo Krop-Amsterdam et au sculpteur suisse François Gos-Lausanne;\nles Peintures murales, dans l'une des cellules du pylône central, au peintre\nbelge Gustave de Smet-Gand et les Vitraux au peintre verrier Bogtman-\nHaarlem.\nLe Jardin réunissant les deux parties du Monument et le Parc\nPublic qui s étend aux alentours ont été tracés par l'architecte-paysagiste\nLouis van der Swaelmen-Bruxelles.\nOn a exposé aussi, dans cette section, à titre indicatif, le projet de Cité\nInternationale de Andersen et Hébrard aux fins de suggérer, dans l'hypothèse\noù le siège de la Société des Nations reviendrait à la Belgique, que la Cité des\nNations fût érigée à proximité de Bruxelles (entre Tervueren et Cortenberg)\net comprît outre la cité administrative et intellectuelle que sera la Cité des\nNations, une Cité-Jardin résidentielle qui serait la Cité-Jardin mémoriale\nqu'hbenezer Howard proposait d'offrir à la Belgique. Au cœur de la Cité des\nNations pourrait s'élever le Panthéon de l'Humanité de Berlage. Un tel en-\nsemble pourrait suffire à titre de commémoration et ralentirait, peut-être, le\nflot de « Monuments » de toutes proportions et espèces qui menace de sub-\nmerger de choses affreuses l'Univers entier.\n\nVAN DER SWAELMEN,\nArchitecte-Paysagiste-Urbaniste\nCommissaire de l'Exposition de la Reconstruction."}, {"page_pdf": 31, "page_imprimee": "n. p.", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac191910-01.1.31", "texte": "EXPOSITION DE LA\nRECONSTRUCTION\nA BRUXELLES\nPlanche XI\nLA SECTION HOLLANDAISE\n(Au fond, vue du monument des Internés à la Hollande)\nLA SECTION HOLLANDAISE\nCLICHÉS\n« LA CITÉ »"}, {"page_pdf": 32, "page_imprimee": "n. p.", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac191910-01.1.32", "texte": "EXPOSITION DE LA\nRECONSTRUCTION\n= SECTION BELGE =\nPLAN D'AMÉNAGEMENT\nDE TERMONDE\nDressé par M. Sterck,\narchitecte de la ville\nCLICHÉS « LA CITÉ »\nPlanche XII\nPLAN D'AMÉNAGEMENT\nDE ROULERS\nDressé par les architectes\nMM. Verhelle, Doom\net Vermeersch"}, {"page_pdf": 33, "page_imprimee": "n. p.", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac191910-01.1.33", "texte": "EXPOSITION DE LA\nRECONSTRUCTION\n= SECTIOÑ BELGE =\nPlanche XIII\nAMÉNAGEMENT DU CENTRE\nDE LA VILLE DE LIÉGE\nProjet de l'Administration\nAMÉNAGEMENT DU CENTRE\nDE LA VILLE DE LIÉGE\nProjet de l'Association\ndes Architectes de Liége\nCLICHÉS\n« LA CITÉ »\nÉTUDE POUR LA RECONSTRUCTION\nDU CENTRE DE LA VILLE DE HERVE\nArch. : Carlos Thirion"}, {"page_pdf": 34, "page_imprimee": "n. p.", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac191910-01.1.34", "texte": "EXPOSITION de la\nRECONSTRUCTION\nSections ÉTRANGÈRES\nPlanche XIV\nHOUSING DEVÈLOPMENT AT MUSCLE\nSCHOALS = ALABAMA U.S.A.\nEwing et Allen\nArchitectes et Town planners\nBâti pour le Gouvernement des Etats=Unis par « The Air Nitrates Corporation ».\nLe village contient 1530 maisons, des bâtiments d'administration, magasins, écoles\net bâtiments d'utilité publique.\nPLAN D'UN COMPLEXE\nD'ENVIRON 3000 HABITATIONS\nArchitecte :\nNoorlander B. N. A.\nau lieu dit « Buiksloter Ham », au nord de I'IJ, à AMSTERDAM <Hollande>\nCLICHÉS « LA CITÉ »\nLa CITÉ nos 4 et 5\nOct.-Nov. 1919"}, {"page_pdf": 35, "page_imprimee": "83", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac191910-01.1.35", "texte": "LA CITÉ\nOCT.-NOV, 1919\n\nNotes sur l'Exposition de la Restauration Agri=\ncole et de l'Embellissement de la Vie Rurale.\nCette exposition, placée sous le haut patronage du Ministère de l'Agri-\nculture, a été organisée par la Commission d'Embellissement de la Vie Rurale.\nCette Commission se propose d'ailleurs, d'organiser dans le courant de\nl'année 1920, une série d'expositions régionales dans chaque province.\nLe but de ces initiatives est de Créer un mouvement en faveur de l'embel-\nlissement des villages, de l'amélioration de l'habitation rurale et de l'exploita-\ntion agricole.\nLa Commission d'Embellissement de la Vie Rurale, créée en 1913, à\n1 occasion du Village moderne de l'Exposition de Gand, entreprit pendant la\nguerre, sous le titre de Commission de Reconstruction Rurale, et sous le couvert\nde la Section agricole du Comité National d'étudier des types de fermes\nmodernes, de rechercher les constructions anciennes caractéristiques pou-\nvant inspirer les architectes et les entrepreneurs dans leurs projet.\nDes Commissions provinciales ont fonctionné dans toute l'étendue du\npays, donnant des conseils aux campagnards, leur fournissant des plans à titre\ngracieux, faisant des relevés de constructions rurales caractéristiques.\nDes résultats favorables ont été acquis; différentes constructions ont pu\nêtre élevées d'après des plans bien conçus au point de vue hygiénique et pré-\nsentant un aspect campagnard en rapport avec le site et la contrée. Des dons de\nl'étranger, la collaboration de l'Œuvre Suisse, des subventions du C. N. S. A.\nont permis l'érection de quelques maisons typiques.\nBeaucoup d'études ont été réunies, des documents et plans en très grand\nnombre se trouvent dans les différentes commissions provinciales à la disposi-\ntion de ceux que la question intéresse. La diffusion la plus étendue est à la base\nde l'organisation de la « Commission d'Embellissement de la Vie Rurale ».\nL'exposition est divisée en plusieurs sections, chacune d'elles ayant trait\nà l'activité d'une province.\nEn outre, des salles sont réservées à la « Commission! de Documentation\nRurale », à un ensemble de documents de style régional, et à des objets\nd art rural et populaire réunis grâce à l'obligeance de quelques collectionneurs.\nLe manque de place nous force d\nques pages dans lesquelles à propos\nAl. l'architecte Vaes, Secrétaire Général\nà son avis « le sens du Régionalisme »."}, {"page_pdf": 36, "page_imprimee": "84", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac191910-01.1.36", "texte": "LA CITÉ\nOCT.-NOV. 1919\n\n=:= La Section d'hygiène =:=\nà l'Exposition de la Reconstruction\n\nL'exposition documentaire de la reconstruction ne pouvait négliger de\nprésenter les faces principales des problèmes d'hygiène municipale urbaine\nqu'auront à résoudre les administrateurs des cités à réédifier.\nUne section spéciale a été organisée qui groupe les questions principales\nd'hygiène entrant dans les attributions des communes et qui doivent tourner\nde leur côté l'attention des urbanistes et des administrateurs communaux.\nLe compartiment réservé à l'hygiène n'a pas pour but de fournir la solu-\ntion des problèmes qui se présentent à l'étude, mais seulement d en exposer\nles données et la nature. La connaissance des besoins fera rechercher les meil-\nleurs moyens de réalisation.\nVoici, dans l'ordre du plan, les parties essentielles que comporte le groupe\nde l'hygiène. De nombreuses lacunes seront sans doute relevées : il n a malheu-\nreusement pas été possible d'obtenir toutes les participations qui ont été solli-\ncitées beaucoup de communes, sortant à peine du désarroi et du bouleverse-\nment de l'occupation, n'ont pu réunir en temps opportun les documents inté-\nressants qu elles possédaient; d'autres, indifférentes, n ont pas répondu à notre\nappel.\nHygiène sociale.\nNous trouvons ici les différents services de prophylaxie de la tuberculose\ndus à l'initiative privée avec collaboration municipale ou relevant directement\ndes administrations publiques :\na) Les dispensaires antituberculeux de la Ligue nationale belge contre la\ntuberculose et de la commune d Ixelles;\nb) Les travaux de la Commission des réfectoires intercommunaux des\ntuberculeux et prétuberculeux;\nc) Le Préventorium d'lxelles (galerie de cures diurnes et rééducation\nrespiratoire pour prétuberculeux) ;\nd) L'Hôpital des convalescents de Linkebeek;\ne) L'Hôpital Roger de Grimberghen, à Middelkerke, dépendance des\nHospices et secours de Bruxelles;\n112) Les Sanatoriums de Borgoumont et de Magnée (province de Liège).\nNous nous arrêtons un peu plus spécialement à la participation de la\ncommune d'lxelles qui nous montre des réalisations originales de nature à\ndégager quelques vues nouvelles relatives à F hygiène sociale.\nVoici d'abord une documentation encyclopédique des bureaux d'hygiène.\nDes casiers à fiches contenant des répertoires bibliographiques d'une grande"}, {"page_pdf": 37, "page_imprimee": "85", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac191910-01.1.37", "texte": "LA CITÉ\nOCT.-NOV, 1919\n/\n\n«\nrichesse sur différentes questions; est abondamment traitée, entre autres, la\ntuberculose au point de vue de l'hygiène. Une autre collection réunit les textes\nlégaux qui régissent l'hygiène publique en Belgique. On a adopté le système de\nclassement décimal universel; les collections sont à la disposition du public qui\ncherche à se documenter sur l'une ou l'autre question traitée.\nNous trouvons également un guide des œuvres .sociales contenant le réper-\ntoire complet des institutions d'hygiène, de prévoyance et de bienfaisance de\nla commune. La préface de cet opuscule signale que fonctionne à Ixelles un\nbureau d'hygiène sociale, un office des œuvres qui renseigne tous les intéressés\nsur les conditions et moyens d'accessibilité à ces organismes..\nToujours dans le même groupe, une série de tracts de vulgarisation sur\nla prophylaxie des maladies contagieuses, des soins à donner aux enfants, la\nmutualité, les conditions d'hygiène que doivent réunir les habitations, etc.\nPlusieurs graphiques détaillant avec clarté le fonctionnement des services :\na) de prophylaxie des maladies contagieuses et de désinfection; b) des infir-\nmières-visiteuses; c) du laboratoire spécial de la diphtérie.\nUn autre graphique, bien d'actualité celui-là, nous indique la répartition\nde la population d'une, commune de près de cent mille habitants dans les dif-\nférents logements de la localité. On doit conclure qu'il y a déséquilibre, des\nmilliers de ménages occupant des habitations dépassant de loin leurs besoins,\nd'autres devant se loger dans des conditions déplorables. Des formules de\ncasiers sanitaires des habitations et des voies publiques indiquent également\nune voie nouvelle à suivre. Il serait souhaitable de voir, à l'initiative de\nl Union des Villes, les communes adopter une formule-type, contenant les\nrenseignements essentiels destinés à établir le cadastre hygiénique de nos cen-\ntres urbains.\nL'Office du logement d'lxelles est une institution intéressante mettant en\nrapport les personnes qui offrent et celles qui cherchent un logement quel-\nconque.\nHygiène sociale de l'enfance.\nNous voyons ici quelques réalisations importantes de la commune de\nSchaerbeek : la maquette de la plaine de jeux du Parc Josaphat; la réduction\ndu bassin de natation d'un groupe scolaire, à l'usage exclusif des écoliers; une\nclasse de travaux manuels du 4e degré; le plan de l'école professionnelle de\njeunes filles.\nLe Conseil général des hospices et secours de Bruxelles a envoyé la série\ncomplète des projets de plans de la Cité des Orphelins.\nLe Nid d'lxelles montre les services d'unç crèche-garderie pouponnière\nmodèle. A côté, le Foyer des Orphelins, par de nombreuses photographies,\ndéveloppe le service intérieur et la vie des enfants dans ces « homes » fami-\nliaux.\nL'Association philanthropique « Les Marçunvins » expose les photogra-\nphies de ses colonies de vacances à la mer."}, {"page_pdf": 38, "page_imprimee": "86", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac191910-01.1.38", "texte": "LA CITÉ\nOCT.-NOV. 1919\n\nUn autre problème d'hygiène sociale est abondamment traité et illustré\npar la Société belge pour la propagation de la Crémation; plans et maquettes\nde crématoires, urnes modernes et anciennes, distributions géographiques mon-\ndiales des fours crématoires.\nLa province de Liège a envoyé une documentation complète, sous forme\nde plans, de tous les services de la Colonie d'aliénés de Lierneux et de l'lnsti-\ntut provincial de bactériologie.\nLa participation d'Ostende fournit une documentation précieuse sur des\nquestions essentielles : laboratoires d'analyses bactériologiques et chimiques,\népuration d eau, service de désinfection, statistiques démographiques et médi-\ncales.\n\\\nHygiène publique.\nNous passerons rapidement en revue les différentes sections qui retien-\nnent l'attention :\na) L alimentation en eau potable :\nMaquettes de captage des eaux du Bocq; plans du réseau de distribution\nde la Compagnie Intercommunale des Eaux. Schéma d'ensemble de la\ndistribution d'eau de Turnhout; coupe transversale des aérateurs et des filtres.\nDistribution d'eau de Seraing.\nb) Evacuation des eaux résiduaires. Vidanges.\nRéseau de Seraing : Exhaure des égouts; relèvement des eaux des caves\nde Seraing. Réductions du matériel, pompes, chaprs, bateaux, etc., servant\nà la vidange des fosses d'aisance d'Anvers.\nc) Bains-douches et bassins de natation.\nPlans de bains-douches publics du Bureau de Bienfaisance de Mons.\nPhotographies et plans de bains publics de Schaerbeek, Saint-Josse-ten-Noode,\nIxelles.\nd) Propreté publique, enlèvement des immondices, incinération.\nLa ville d'Anvers a réuni dans un compartiment spécial des réductions\nde tout le matériel en usage dans son service de propreté des rues : balayeuses,\nchars à gadoues, arroseuses, charrues à neige, etc.\nDe son côté, la commune d'lxelles expose les photographies de son ser-\nvice d'enlèvement des immondices avec les poubelles réglementaires. Un prin-\ncipe nouveau mis en application pendant la guerre dans cette commune mérite\nd'être retenu : le transport des immondices à l'usine d'incinération par la\nCompagnie des Trams empruntant les voies publiques de la localité.\ne) Logements insalubres.\nNature des travaux d'assainissement que les bourgmestres prescrivent\nhabituellement dans les habitations insalubres.\n112) Application des règlements sanitaires.\nPlans-types, photographies de l'Ecole de plomberie de la ville de Bru-\nxelles.\ng) Buanderies publiques."}, {"page_pdf": 39, "page_imprimee": "87", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac191910-01.1.39", "texte": "LA CITÉ\nOCT.-NOV, 1919\n\nLa Buanderie publique de Bruxelles fait un exposé complet du fonction-\nnement de ses services de réception, manutention, classement et réception du\nlinge. La Buanderie est accessible à toutes les classes de la société.\nh) Etablissements dangereux, insalubres ou incommodes.\nGraphiques, dossiers, formules, spécimens.\nTelle est dans ses grandes lignes la contribution de la Section d'hygiène\nà l'Exposition de l'Union des Villes. Incomplète, nous l'avons dit, mais les\norganisateurs ont voulu que, de la réunion de ces divers éléments, se dégageât\nl'impression que les problèmes d'hygiène municipale sont connexes à ceux de\nla reconstruction des villes et qu'ils doivent être traités en commun et en même\ntemps par tous les urbanistes intéressés et spécialistes compétents : architectes,\ningénieurs, médecins, administrateurs, hygiénistes.\nL'avenir esthétique, économique et hygiénique des villes forme un tout\ninséparable.\n\nCharles de GRONCKEL.\nChef de service au Service d'Hygiène de la commune d'Ixelles,\nSecrétaire de la Section d'Hygiène à l'Exposition\nde la Reconstruction.\n\nLa section de l'habitat\n\nà l'Exposition de la Reconstruction\nPeut-il bien être question d'une section de l'habitat, distincte des autres\nsections de cette exposition,alors que dans toutes les salles nous pouvons consta-\nter que les recherches des architectes et des urbanistes s'orientent très large-\nment vers l'amélioration du logement populaire? Phénomène certes naturel à\ncette heure, puisque dans toute l'Europe la crise du logement ouvrier sévit avec\nune intensité angoissante. Et d'ailleurs, la maison n'est-elld pas l'élément avec\nlequel on construit des villes, tout comme c'est la brique qui chez nous sert à\nédifier des maisons; la pierre naturelle n'intervenant de même que les monu-\nments dans la cité qu'à titre exceptionnel et souvent, hélas, purement déco-\nratif.\nLes organisateurs de l'Exposition ont estimé, néanmoins, qu il y avait\nintérêt à localiser en quelques salles les documents relatifs au logement ouvrier\nen Belgique. Ils m ont priérd'autre part, d'y résumer autant que faire ce\npeut en un exposé graphique Y étude théorique du problème.\nDonner un tableau quelque peu complet de l'œuvre réalisée en Belgique\nétait impossible. Non seulement l'espace manquait; mais surtout, il est bien dif-"}, {"page_pdf": 40, "page_imprimee": "88", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac191910-01.1.40", "texte": "LA CITÉ\n> m ■ ■ ■ « afea ■ .E « ■ ■ ■ u H * E M a m i* u *\nOCT.-NOV. 1919 .\n\nficile en ce moment d'obtenir des communes et des organismes publics un\nexposé de leur action. Bien des archives ont été détruites ou ont été perdues\npar suite de l'occupation allemande. Les comités ont été dispersés et n'ont pas\nencore repris leur activité.\nLes quelques documents qui ont pu être réunis résument cependant\nI )■ - , ♦ '\nles aspects essentiels de la solution donnée en Belgique au problème du loge-\nment ouvrier.\nDes plans modèles et des tableaux explicatifs, envoyés par l'Association\npour l'amélioration du logementouyrier de Liège, montrent ce que les organis-\nmes de ce genre ont lait de meilleur. Un somptueux cadre doré attire l'attention\nsur une pauvre petite rue ouvrière d'lxeïles; exemple typique de la réclame que\nnos municipalités font autour d'une action maladroite et dans tous les cas\ninsuffisante. Un dessin de MM. Schaessens et Bytebier rappelle les efforts que\nquelques architectes ont dcpipyés en Belgique pour réaliser de bons immeubles\ncollectifs, les seuls que l'on puisse édifier dans nos grandes villes en, l'absence'\nd'une politique foncière intelligente et à larges vues. Des envois de deux Socié-\ntés charbonnières du Limbourg nous rappellent qu'un vaste problème de loge-\nment ouvrier se pose dans cette région et montrent comment nos industriels\ns'apprêtent à le résoudre : D'un côté c'est une indigence artistique déplorable\net un utilitarisme outrancier; de l'autre une recherche un peu excessive de la\nfaçade.\nEnfin, dans une salle voisine, les résultats des concours organisés par\nl'Union des Villes pour Couiîlet, pour Willebroeck montrent comment\non s'est appliqué durant la guerre, à trouver, au problème du logement mmi~\nliai de l'ouvrier, des solutions architecturales nouvelles.\nTableau bien incomplet, sans doute, de ce qui a été réalisé en Belgique en\nce domaine, il aurait certes été intéressant cle signaler ici les résultats remarqua-\nbles obtenus par l'Œuvre du « Logement populaire amélioré » qui, comme on\nle sait,parvient,sans devoir recourir àla charité publique,à rendre habitables\ndes immeubles autrefois insalubres.- Il aurait été instructif cle donner des exem-\nples de l'assainissement des quartiers insalubres tel qu'il s'est pratiqué au quar-\ntier de la rue Blaes, à Bruxelles. Il aurait été utile de s'étendre sur l'effort\ncommunal et patronal.\nLe visiteur est, il est vrai, invité à se reporter à la Section d'Hygiène pour\ntout ce qui concerne le recensement et 1 inspection des logements.\nMais la lacune la plus importante de cette exposition c'est l'absence d'une\ndocumentation convenable concernant l'action * officielle du Gouvernement\nbelge : de l'œuvre vaste et si méritante de la Caisse d'épargne et des Sociétés\nde construction et de prêts qui lui sont affiliées.\nMais au fait, est-ce bien une lacune?\nPersonne n'ignore aujourd'hui*cette œuvre, et dans mainte exposition on\nen a vu les résultats consignés dans de vastes diagrammes.\nDe plus, l'Exposition de la Reconstruction n'a pas pour but de résumer\n1 effort du passé. Son programme n'est-il pas tout au contraire d'en mettre les"}, {"page_pdf": 41, "page_imprimee": "89", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac191910-01.1.41", "texte": "LA CITÉ\nOCT.-NOV, 1919\n\ninsuffisances en relief pour ouvrir la voie à de nouveaux progrès? Et c est en se\nmettant à ce point de vue nullement détracteur, que la politique belge en\nmatière d'habitat ouvrier s'y trouve résumée par un tableau, appuyé de quel-\nques photographies et libellé comme suit :\n« Le Législateur belge a favorisé la construction d'habitations\nà bon marché par l'avance de capitaux à faible intérêt et par des\ndégrèvements fiscaux.\n» La Loi de 1 889 a eu ce résultat merveilleux cle faciliter la\nconstruction d'environ 150,000 maisons individuelles.\n» Cependant :\n• î° La loi est inopérante dans les grandes villes.\n2° Elle n'a procuré d'habitations qu'aux ouvriers aisés,\nnon aux prolétaires.\n3° Elle s'est désintéressée tant du côté constructif que du\ncôté esthétique du problème. - _\nElle ne se soucie guère du milieu ou cette habitation\ns'édifie. »\nCette critique, pour quelle fut ii fallait la compléter par un\nexposé de ce qui avait été fait à l'étranger pour éviter les lacunes susmention-\nnées.\nMais il importait, £tu préalable, d'attirer l'attention sur la nature même du\nproblème de l'habitat populaire. Toutes les lacunes de notre politique belge en\ncette matière proviennent en effet de ce que l'on a eu dë ce problème une\nnotion trop simplis e : La crise du logement nous apparaissait essentiellement\ncomme étant une crise d'argent; bien plus, on s'obstinait à croire que la hausse\ndes loyers provenait uniquement du taux usuraire que les propriétaires récla-\nment à leurs locataires ouvriers. De là, cette idée - que l'on retrouve à\ntravers toute notre législation - qu'il suffisait de fournir à l'ouvrier de l'argent\nà faible intérêt, de -l'exempter de certaines charges fiscales, pour qu'il puisse\ns'assurer un logement convenable.\nDe fait, le problème est beaucoup plus complexe surtout dans les grandes\nvilles; le plus complexe peut-être des problèmes économiques et sociaux qui\ns'y posent. Il ne pourra être résolu que si on l'aborde dans son ensemble.\nje me suis appliqué à mettre en relief, dans cette exposition quelques-uns\nde ses aspects. Des tableaux statistiques y laissent voir le mécanisme de la loi\ndes loyers et démontrent que dans les grandes villes la part de revenu consacrée\nau loyer, diminue pour les riches, augmente pour les pauvres. Des photogra-\nphies, des graphiques rappellent l'évolution de l'habitat. Les villes s'étendent\nnon seulement en surface, elles se développent surtout en hauteur. La cause\nde cette concentration urbaine c'est la plus value du sol. Des diagrammes\nmontrent comment cette plus value croit avec la population. La concentration\nurbaine, ce sera en dernière analyse de la surpopulation; ce sera le logement\ncollectif; ce sera le taudis."}, {"page_pdf": 42, "page_imprimee": "90", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac191910-01.1.42", "texte": "LA CITÉ\nOCT.-NOV. 1919\n\nDes tableaux graphiques et en particulier des cartes frappantes de l'état\ndu logement à Paris en démontrent les conséquences. << La mortalité générale\net la mortalité par tuberculose sont d'autant plus élevées que la population\nest plus dense, que la population est moins bien logée ».\nVoilà le problème posé. Comment faut-il le résoudre? Pour répondre à\ncette question et montrer qu'une solution est possible, il faut rechercher à\nl'étranger des exemples de solutions aux différents aspects du problème.\nDans les salles dont nous parlons, quelques photographies représentent\ndes habitations collectives, construites en Angleterre; on peut en trouver dans\nles sections étrangères et particulièrement dans la Section hollandaise bien\nd'autres, et d'excellentes. Une photographie des « Bruce-houses », ces grands\nhôtels populaires de Londres, rappellent la nécessité de se préoccuper dans nos\nvilles du logement des célibataires et hors ménage. Mais plus instructif est ce\ntableau montrant comment la ville de Londres s'efforce de loger les ouvriers\nhors ville. Elle achète, en dehors du territoire municipal, et avant même que\nles trams n'y accèdent, des terrains. Elle règle ensuite sa politique de trans-\nports de manière que le loyer des maisons qu'elle édifiera sur ses terrains,\naugmenté du prix du coupon ouvrier, reste inférieur au loyer d'un logement\nsemblable situé au centre de la ville. Et de belles photographies nous mon-\ntrent les cottages charmants qu'on peut offrir de la sorte à l'ouvrier.\nMais ce n'est pas seulement sous cet angle restreint que l'on a vu le pro-\nblème en Angleterre. Ce sont, en effet, des villes entières qu'on y édifie d'une\nmanière analogue sur des terres vierges. Ces « Ci tés-Jardins » ne sont pas\nseulement, comme on| se le figure trop souvent, les localités où l'on touve les\nmeilleurs exemples de l'architecture domestique et de l'art des jardins. Certes,\nelles sont,à ce point de vue,enchanteresses; les photographies de Letchworth\nqui figurent à l'exposition suffisent à le démontrer. Mais leur signification, au\npoint de vue de l'habitat populaire est primordiale. Pour le marquer, je me\nsuis efforcé de donner de cette entité si complexe qu'est une Cité-Jardin, une\ndéfinition qui en marque la portée économique et sociale. La voici :\n« Une Cité-Jardin proprement dite est une petite ville organisée en\nvue de l'industrie moderne.\nSon importance est limitée, afin de permettre à tous ses habitants\nde jouir des avantages sociaux qu'elle présente.\nL'agglomération bâtie est entourée d'une zone de terrains agricoles\nafin d'assurer la compénétration de la vie urbaine et rurale.\nLe territoire de la ville demeure une propriété publique de manière à\nempêcher la spéculation foncière et d'éviter la hausse des loyers\net la surpopulation du sol qui en sont des conséquences ».\nAccordant de la sorte à la Cité-Jardin la place qui lui revient, il fallait\nrappeler son origine en commémorant l'œuvre réalisée à Port-Sunlight par Sir\nLever, à Bourneville par M. Cadbury. Des photographies de Bourneville mon-\ntrent ce que peut être un milieu ouvrier, conçu d après nos idées sociales nou-\nvelles. Il fallait rappeler la répercussion à l'étranger de l'exemple des Cités-"}, {"page_pdf": 43, "page_imprimee": "91", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac191910-01.1.43", "texte": "LA CITÉ\nOCT-NOV, 1919\n\nJardins anglaises : quelques photographies du beau village industriel qui\ns'élève à Hengelo, en Hollande, s'y appliquent.\nIl fallait également résumer le rôle des Sociétés coopératives de loca-\ntaires, qui interviennent si puissamment dans la réalisation des Cités-Jardins\nanglaises. Une grande pancarte s'y employé en ces termes :\n« Sociétés coopératives de Locataires (Copartnership Tenants\nLtd) :\nEn appliquant les principes coopératifs au domaine de l'habitat\nTon peut :\nEmpêcher que l'ouvrier ne sous-loue une partie de sa maison ou\nne l'habite dans des conditions désastreuses pour l'hygiène et\nla santé publique.\nEviter les constructions spéculatives peu soucieuses de l'intérêt\npublic.\nAssurer aux habitants des maisons le bénéfice des plus-values du\nterrain et de l'habitation.\nVeiller à un entretien convenable de l'habitation et du jardin qui\n«a»\nl'entoure.\nLes membres des « Sociétés coopératives de Locataires » jouissent\nde tous les avantages qu ils auraient s'ils étaient propriétaires\nde leur maison et, en même temps, de toutes les facilités qui\nleur seraient offertes s'ils n'en étaient que locataires. »\nAinsi se trouve rappelé, à cette exposition, que par la Cité-Jardin l'on\npeut donner au problème de l'habitat ouvrier* dans les villes une solution inté-\ngrale et satisfaisante.\nDisons, pour être exact, « l'on pouvait donner ». Car la guerre est aujour-\nd'hui venu déranger toute l'économie du problème. En ce domaine égale-\nment, elle a jeté le trouble et rompu un équilibre dont nous ne pouvons encore\nentrevoir comment il se rétablira.\nLe problème de l'habitat ouvrier se pose sous un aspect nouveau : La\ncherté des matériaux et de la main-d'œuvre, l'augmentation du taux de l'in-\ntérêt de l'argent font en sorte que la construction d'une habitation ouvrière\nn'est plus rémunératrice, que tout au contraire elle laisse un déficit considérable.\nL'initiative privée reste par le fait même inactive. La crise du logement\ndevient angoissante. L'Etat doit intervenir! L'Angleterre la Hollande aussi,\ncomme ce l'est montré dans d'autres salles de l'exposition, nous laissent\nvoir comment cette intervention peut être une occasion d'introduire de nou-\nveaux progrès dans l'état du logement populaire.\nDéj à durant la guerre, le gouvernement anglais a été amené à édifier,\npour loger les ouvriers travaillant aux munitions, de nombreux villages\nouvriers.\nCeux-ci ont été construits sur le modèle des Cités et Faubourgs-Jardins.\nUn des plus remarquables est celui de « Welhall », dont l'exposition"}, {"page_pdf": 44, "page_imprimee": "92", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac191910-01.1.44", "texte": "LA CITÉ\nOCT.-NOV. 1919\n\ndonne le plan et de nombreuses vues. Ce village est situé près de l'arsenal\nmilitaire de Woolwich. Il a une superficie d'environ 40 hectares et comprend\n970 habitations qui sont presque toutes du type familial.\nLa construction en fut commencée au mois de mai 191 5 ; dès le mois\nv\nd'août de la même année plusieurs centaines de maisons étaient habitables.\nQuelques mois plus tard, l'agglomération était entièrement achevée.\nCette action gouvernementale s'est développée depuis lors. En effet, à la\nsuite de la guerre, la pénurie d'habitations s'est fait sentir intensément en\nAngleterre, tout comme dans le reste de l'Europe.\nLe gouvernement anglais a décidé de résoudre la crise en amenant les\ncommunes à bâtir sans retard des groupes ou quartiers d habitations modèles.\nLes habitations sont louées à un taux normal correspondant au salaire de l'ou-\nvrier. La commune et l'Etat comblent le déficit.\nLes projets d'agglomérations soumis à ce jour à l'approbation du Minis-\ntère compétent prévoient la construction de 400,000 maisons. On s'attend à\nce que ce chiffre dépasse le million. Les plans sont, d'autre part, approuvés\npour la construction de 1 50,000 maisons dont un grand nombre sont édifiées\nà ce jour.\nCes agglomérations sont toutes construites sur l'exemple des Cités et Fau-\nbourgs-Jardins.\nOn trouve à l'Exposition de la reconstruction, au sujet de ces réalisations,\nde nombreux et très intéressants documents qui ont été prêtés par le Ministère\nanglais de l'Hygiène.\nTels sont, en résumé, la portée et le programme de la Section de l'Habi-\ntat populaire. Simple tentative de montrer en quelques salles de cette vaste\nExposition de la Reconstruction quel est l'état de la question en Belgique et de\nsignaler les voies nouvelles vers lesquelles l'on pourrait s'oriente*; pour arriver\nà une solution plus satisfaisante et plus intégrale d'un des problèmes les plus\ngraves de l'heure présente.\n\nRaph. VERWILGHEN,\nIngénieur-Urbaniste, Secrétaire de la Section\nde l'Habitat populaire et des Cités-Jardins."}, {"page_pdf": 45, "page_imprimee": "couv. 3", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac191910-01.1.45", "texte": "51-3\n\nSOCIETE ANONYME\n« BOIS, CIMENT, MATERIAUX »\n3\nAne\" firme Nicolas Josson\nMaison fondée en 1809\n43, QUAI AU FOIN, 43 BRUXELLES\n(derrière le Théâtre Flamand)\nSuccursales :\n!• St-GILLES, 20, rue Théodore-Verhaegen\n20 ETTERBEEK, 20, rue du Gén.-Lemast\nTéléphoaes\nMaison principale : Br. 3364\nSuccursale : Br. 8115\nBois de chêne de toutes provenances\nBois du Nord et d'Amérique\nCiment-Portîand de Niel-on-Rupell\n72-f\n\nFr. Schauvliege\nEntrepreneur de Travaux publics et privés\nMAISON FONDÉE EN 1884\n▼ ▼▼\nSpécialité de charpentes en bois\nà longue portée sans soutien au\nmilieu jusqu'à 30 m. de largeur\nMAISONS DÉMONTABLES\nRécompenses a diverses expositions\n43, rue Desmet à (j^AND\n\n%\n('\nConstructions en bois et en acier\n■■i m■■■llW iiiiiiiii ds tsus |«arM i viwtM»i«roc=gg:\nJt Maisons démontables jl\nJos. BOEL 4 Zonen\nà Tamise\nAéras»» télégr. 2 BOELWERF Tamise\nTéléphone Tamise 10"}, {"page_pdf": 46, "page_imprimee": "couv. 4", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac191910-01.1.46", "texte": "bnp. H. KUMPS-ROBYH m Bl-83. I*JW\n\nBois - Scierie à vapeur\nMAURICE\nTAMISE (Watt)\nDifeit sur cemmand*\nG#tfstructi«n de mai«otvs démontables m i*ÉB\nM rapide\nam aas*xm.faßn-^t-I.zmemmeim*nÉÊimmm**Êfii*m*iaßia3«Mr r ceJ> —-.a\n\nMMe Carton bitumé 1'\nPOL MADOU\n279, bout de l'lndustrie, G AND\nEntreprises de Toitures-Terrasses\n'<' S» \"/ ' ' s«r ~ *\" ' , • - - ' vr ( j z' L«'\nEéSéreaces de premier ordre"}]}