{"numero_id": "bm-bmtnaac-1919-12-01", "volume": "bmtnaac_1919-12_01", "ocr_sha256": "e9d8697a64da5438944854a5cfedff84365c54567850d37749a552e86d3e3162", "source_tei": "https://github.com/Princeton-CDH/bluemountain-transcriptions/blob/main/periodicals/bmtnaac/issues/1919/12_01/bmtnaac_1919-12_01.tei.xml", "source_mets": "https://github.com/pulibrary/BlueMountain/blob/main/metadata/periodicals/bmtnaac/issues/1919/12_01/bmtnaac_1919-12_01.mets.xml", "url_numero": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac191912-01", "articles": [{"article_id": "bm-bmtnaac-1919-12-01-c002", "article_bluemountain": "bmtnaac_1919-12_01#c002", "volume": "bmtnaac_1919-12_01", "ocr_source": "OCR Blue Mountain (ALTO), transcription TEI : lignes lb/@facs", "texte_sans_correction": true, "page_debut": "93", "page_fin": "102", "image_debut": 3, "image_fin": 12, "pages_selon": "pagination imprimée relevée dans le METS Blue Mountain (ORDERLABEL) ; [n] = page sans folio restituée", "url_article": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac191912-01.2.2", "titre_corps": "L'Urbanisme dans les différents pays", "titre_sommaire": "L'Urbanisme dans les différents pays", "signature_source": "Raph. VERWILGHEN", "controle": "bornes données par la structure logique METS/ALTO de Blue Mountain (blocs ALTO de chaque constituant)", "pages": [{"page_pdf": 3, "page_imprimee": "93", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac191912-01.1.3", "debut_caractere": 280, "fin_caractere_exclue": 1875, "texte": "L'Urbanisme dans les différents pays\n\nRapport inaugural présenté, à la Conférence internationale d'Urbanisme\ntenue à Bruxelles les 26 et 27 septembre 1919, sous les auspices de\nl«lnternational Garden-Cities and Town Planning Association» et dt\n/'« Union Internationale des Villes ».\nLosqu'au XIIIe siècle les communiers de Bruges se proposèrent de con-\nstruire l'édifice qui devait abriter leur négoce affranchi et être le symbole de\ntoutes leurs libertés, ils envoyèrent, nous rapporte l'histoire locale, leur\nmaître-d'œuvre dans les villes où s'élevaient déjà des beffrois afin qu'il puisse\nse rendre compte des progrès réalisés dans la construction de ces édifices et\nproduire à son tour une œuvre aussi parfaite que possible.\nC est une pensée analogue qui nous a poussés, nous autres, Belges au\nmoment où nous devons reconstruire nos foyers détruits à regarder au delà\nde nos frontières pour prendre exemple sur ce qui a été réalisé de meilleur. Et,\ntoute proportion devant être gardée entre la tâche immense qui s'impose à\nnous, et celle qui incombait au maître-maçon du XIIIe siècle, c'est aux urba-\nnistes des pays alliés et amis du monde entier que les organisateurs dii Congrès\nqui nous réunit et de 1 Exposition qui en est connexe, ont fait appel pour qu'ils\nnous fassent connaître ce qu ils estiment être les solutions les plus parfaites\naux problèmes si complexe de l'aménagement des villes et villages.\nD aucuns objcteront peut être que 1 heure des travaux préparatoires est\npassée et que ce n est plus le moment de faire de la théorie ni de discourir sur\ndes questions de principe."}, {"page_pdf": 4, "page_imprimee": "94", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac191912-01.1.4", "debut_caractere": 23, "fin_caractere_exclue": 3214, "texte": "Nous ne partageons pas cette façon de voir. Car nous savons trop\nnous techniciens que l'étude ne retarde pas l'action, et qu'au plus une œuvre\nest vaste, au plus elle réclame une organisation réfléchie, une direction scienti-\nfique. Nous savons qu'il est nécessaire d'abandonner parfois le chantier leplus\nactif pour s'enfermer dans son cabinet de travail, ouvrir à nouveau ses livres\nou discuter avec quelques amis des problèmes que nous avons à résoudre.\nEt l'Exposition d'Urbanisme comparé est bien de nature, nous semble-t-il,\nà nous raffermir dans cette conception. Qui n'a été frappé en la parcourant, de\nl'effort immense que l'on déploie en ce moment en Angleterre, en Hollande,\nen Amérique, pour multiplier les maisons à bon marché. Le contraste qui existe\nentre l'activité constructive de ces pays où les destructions ne sont\nguère importantes et l'inactivité qui règne encore toujours chez\nnous dans le domaine de la construction définitive, ne peut s'expliquer unique-\nment par les difficultés économiques indéniables auxquelles nous avons à faire\nface en Belgique. Il faut y voir les conséquences d'un faux aiguillage, qu'une\nétude plus complète et plus scientifique du problème de la Reconstruction\naurait pu nous éviter.\nEt ne sera-ce pas un des résultats les moins tangibles de cette confron-\ntation de nos méthodes avec celles des pays alliés et amis que d'éclairer nos\ndirigeants sur la voie à suivre en ce domaine si important du logement ouvrier?\nPoint n est nécessaire, je crois, de multiplier les exemples pour démon-\ntrer 1 intérêt de ces études comparés, de ces enquêtes internationales.\nElles seules nous permettront de définir ce vocable nouveau « d'Urba-\nnisme » sous lequel on a groupé l'ensemble des connaissances que les Anglais\ndésignent, depuis du temps déjà sous le nom de « Town Planning , que les\nAméricains appellent « Civic Design » ou « Landscape Architecture » et qu'ex-\nprime avec plus de précision l'appellation néerlaandaise de « Stedenbouw-\nkunde ».\nCar, il faut bien 1 avouer si ces mots n'ont plus les significations multiples\nqu on leur prêtait à l'origine - lorsque chaque spécialiste voulait les accaparer\nà son usage propre, pour en faire un synonyme d'architecture s'il était archi-\ntecte, d'hygiène s'il était hygiéniste, de technique viaire ou fluviale s'il était\ningénieur cependant, malgré que nous ayons aujourd'hui de leur valeur une\nconception plus générale, la science qu'ils désignent n'a encore ni des cadres\nbien délimités ni un but défini.\nL'on peut dire qu'au particularisme de l'origine se sont substituées des\nconceptions nationales, si bien que les vocables que nous avons énumérés tout\nà l'heure ont des significations différentes et qui correspondent au champ d'ac\ntion qui a été offert à l'Urbanisme dans les pays où ils sont usités.\nParticularisme bien compréhensible si l'on se souvient qu'il s'agit d'une\nscience nouvelle dont l'existence s'affirme bien moins par lies œuvres qu'elle\na pu réaliser que par les théories qu'elle développe et qui sont pour la plupart\nen pleine gestation. Elle n'apparaît au public et jusqu'à un certain point aux\nprofessionnels eux-mêmes que par les théories que Ton échafaude, les projets"}, {"page_pdf": 5, "page_imprimee": "95", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac191912-01.1.5", "debut_caractere": 59, "fin_caractere_exclue": 2904, "texte": "que 1 on dresse, les idées pour la propagande desquelles nous luttons. L'Urba-\nnisme effectif, celui auquel la législation donne une existence et auquel le bon\nvouloir des autorités publiques donne la vie, est dans tous les pays fort en re-\ntard sur cette marche en avant de la pensée et ne peut nous fixer sur l'état\nd'avancement de la science qui nous intéresse.\nEt néanmoins, il y a un intérêt considérable à définir ce qu'est l'Urbanisme\nintégral.\nEn effet, déterminer le champ d'action de cette science, en dresser les\ncadres, n'est-ce pas en même temps tracer le programme de cette œuvre de la\nreconstruction qui est le but final de nos travaux?\nTachons donc de découvrir à travers les divergences des manifestations\nde l'Urbanisme dans les différents pays les liens communs qui les unissent et\nle but final vers lequel elles tendent.\nEn commençant cette enquête internationale nos yeux se portent tout\nnaturellement vers la France ou est née, en quelque sorte, la conception de la\nville moderne.\nL'Urbanisme s'y affirme dès le XVIT siècle, sous sa forme architecturale,\ndans les merveilleux ensembles de Paris, de Versailles, de Nancy. La\nFrance nous apparaît dès lors comme la terre classique du « Tracé des Villes »\ndont la tradition des grands siècles constituera l'élément caractéristique.\nCet art du tracé des villes suivra d'ailleurs au cours des temps, l'évolution\ndu milieu politique et social. Il deviendra pittoresque au milieu du XIXe siècle\nsous 1 influence de Victor Hugo et des romantiques. Ses manifestations (le parc\nMonceau, les jardins pittoresques) se souviennent de Trianon et des enseigne-\nments de Jean-Jacques.\nMais Haussmann nous ramène à la conception somptuaire et autocratique.\nSes transformations de Paris, qui achèvent l'œuvre du Premier Empire devien-\ndront une source d'inspiration pour les urbanistes du monde entier.\nUne évolution importante s'y affirme d'ailleurs. La science, - celle de\n1 ingénieur, celle de l'hygiéniste se met au service du constructeur de villes.\nElle trouvera d'ailleurs en France des applications nombreuses dans les\nvastes travaux de voirie, de construction maritime, d'organisation ferro-viaire\net fluviale qu on entreprend à cette époque.\nPuis un arrêt se produit. Les réalisations d'ensemble deviennent rares\nen France. La science urbanistique se réfugie dans le cabinet de travail de quel-\nques spécialistes où, confrontée avec les manifestations étrangères, elle se\ntransforme, se développe. Renouvelée et rajeunie, elle reparaît bientôt, en\ns imposant au monde entier, dans les grands concours internationaux avec les\nJaussely, les Agache, les Auburtin, les Proost et bien d'autres.\nMais dans leur pays même, ces talents restent inutilisés. Jusqu'au moment\noù la guerre se déchaîne et que le flot germain s'épend sur la France en accu-\nmulant les dévastations et les ruines."}, {"page_pdf": 6, "page_imprimee": "96", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac191912-01.1.6", "debut_caractere": 23, "fin_caractere_exclue": 2925, "texte": "Des provinces entières sont anéanties et doivent être reconstruites. L'Ur-\nbanisme apparaît tout à coup comme un des facteurs essentiels de la prospérité\nnationale. Déjà en pleine guerre l'œuvre de reconstruction s'ébauche. Les\norganismes anciens, tels le Musée social, la Société française des Urbanistes,\nla Société des Ingénieurs et Techniciens municipaux affirment leur vitalité.\nD autres, au premier rang desquels il faut citer l'Office public des Habita-\ntions à bon marché du Département de la Seine qui participe si brillamment\nà notre exposition, élargissent leur cadre d'action, modifient leur méthode\nde travail.\nDes expositions s'organisent : celle de la Cité Reconstituée en 1916,\ncelle d'architecture régionale en 1917.\nDes organismes nouveaux naissent d'ailleurs en grand nombre. Le plus\nimportant est la Renaissance des Cités, œuvre d'entr aide sociale qui étend son\naction à tous les domaines de l'Urbanisme.\nConstatation heureuse, ce n'est pas seulement aux régions dévastées que\nprofiteront ces initiatives. C'est dans toute la France que l'on reconnaît doré-\nnavant la nécessité de l'Urbanisme. Des établissements d'enseignement, tels\nque l'Ecole supérieure d'Art public et l'lnstitut d'histoire et de géographie\nurbaine de la ville de Paris s'appliquent à former les cadres techniques néces-\nsaires. L'Ecole des Beaux-Arts elle-même accorde une place à l'Urbanisme en\nconfiant une de ses chaires à M. Jaussely.\nPartout l'esprit civique s'éveille. Les villes veulent se transformer et s'or-\nganiser. La législation elle-même qui en France comme ailleurs suit lente-\nment l'évolution des idées sanctionne l'étape parcourue en imposant aux\nvilles en croissance l'établissement d'un plan général d'aménagement.\nParis leur donne l'exemple et convie les Urbanistes du monde entier à\nprendre part à un concours public dont le programme est à lui seul un guide\nmerveilleux pour l'étude de la ville. Nous croyons ne pas nous tromper en y\nretrouvant la main experte de réminent Urbaniste auquel la ville de Paris a\nconfié la direction de ses services techniques d'architecture et d'esthétique,\nM. Bonnier, que nous sommes honorés de pouvoir saluer ici.\nCe programme du Paris futur nous révèle, peut-être mieux que toute autre\nmanifestation française, les tendances actuelles de l'Urbanisme chez nos grands\nalliés. On y trouve le souci constant d'établir un équilibre parfait entre les\néléments divers qui exercent leur influence sur le développement et la physio-\nnomie des villes.\nEn voyant l'effort déployé par les esprits d'avant-garde pour faire place\naux préoccupations les plus diverses, depuis celles qui se rattachent au domaine\nde la technique et de l'hygiène jusqu'à celles qu'inspirent des préoccupations\nesthétiques et sociales, I on peut dire que la caractéristique de l'Urbanisme\nfrançais est aujourd'hui comme à l'origine le désir de réaliser l'équilibre de la\npensée antique."}, {"page_pdf": 7, "page_imprimee": "97", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac191912-01.1.7", "debut_caractere": 23, "fin_caractere_exclue": 3248, "texte": "Passons à F Angleterre.\nJusqu'à la fin du XIXe siècle, l'art du tracé des villes s'y manifeste\npresque exclusivement dans des entreprises privées. Les « landlords », ces\ngrands propriétaires terriens, s'en servent à leur guise pour tracer des rues,\nbâtir des carrés de maisons et mettre leurs terrains en valeur.\nC'est de cette action individuelle que sortira le plus merveilleux mouve-\nment de réforme que l'Urbanisme moderne connaisse. Inspiré par l'œuvre de\nquelques industriels généreux, des novateurs se trouvent qui agissent, eux aussi,\nen dehors des municipalités, mais non plus cette fois dans leur intérêt personnel,\nmais bien dans l'intérêt de la collectivité.\nUne société à but désintéressé se forme. Elle acquiert une vaste lande aux\nenvirons de Londres. Une ville idéale y est construite, un ordre nouveau s'y\nétablit. Usines, maisons, rues, espaces libres, plaines de jeu, tout y est disposé\nd'après les règles de l'art et les données les plus récentes de la science. Et afin\nd'éviter que l'intérêt privé ne vienne modifier cet état de choses, un régime\nnouveau limite les droits de la propriété : Pour la toute première fois, une\nville est constituée où l'ouvrier pourra, sans solliciter l'aumône, trouver un\nlogement convenable.\n« Letchworth » deviendra rapidement le lieu de pèlerinage de tous ceux\nque tourmente le désir d'une vie urbaine régénérée. Elle sera longtemps encore,\nsuivant l'expression heureuse d'un homme politique anglais, « la Mecque des\nUrbanistes ».\nNous n'insisterons pas ici sur la portée immense de cette entreprise. Ces\ninitiateurs M. Ebenezer Howard, en qui nous saluons ici un des bienfaiteurs\nde l'humanité, M. Raym. Unwin, au talent duquel nous devons la réalisation\nmatérielle des cités-jardins viennent à nous en apôtres d'une des théories\nles plus généreuses de l'Urbanisme, de celle qui pourrait être pour nos régions\ndévastées une source intarissable de prospérité et de bonheur.\nNous n'anticiperons pas sur leurs exposés. Contentons-nous de signaler\nque la Cité-Jardin occupe une place prépondérante dans le mouvement urba-\nnistique anglais. Le savant professeur Adshead le reconnaissait fort justement\nlorsque, en adressant au nom de l'Ecole d'art civique de Liverpool des congra-\ntulations à M. Ebezener Howard, il saluait en lui « le créateur des méthodes\nmodernes de Town-Planning ».\nLes faits sont là d'ailleurs pour confirmer cette opinion. Des centaines\nd agglomérations ont été édifiées en Angleterre en s'inspirant de Letchworth.\nDans un grand nombre d'entre elles, les idées de M. Ebezener Howard trou-\nvent leur application non seulement en matière architecturale, mais également\ndans le domaine économique et social. Ce sont les « Faubourgs-Jardins », dont\nle nombre s'est multiplié grâce à J'active propagande de celui qui fut durant\nde longues années le très zélé secrétaire de la « Garden Cities and Town\nPlanning Association », M. Ewart G. Culpin.\nMais 1 exemple de la Ci té-Jardin se fait sentir plus loin encore. Après les\nsociétés à but désintéressé, ce furent les grands propriétaires et finalement les\nmunicipalités qui se mirent à suivre les enseignements de Letchworth. Ce mou-\nvement prend aujourd'hui une forme nouvelle : La guerre a amené, en Angle-"}, {"page_pdf": 8, "page_imprimee": "98", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac191912-01.1.8", "debut_caractere": 23, "fin_caractere_exclue": 3177, "texte": "terre, comme dans le reste de l'Europe, une pénurie considérable de logements\nouvriers. Un million de maisons devraient être construites pour rattraper l'ar-\nriéré créé par cinq années de stagnation et donner à la population de l'An-\ngleterre des habitations convenables, des habitations qui, suivant le mot de\nLoyd George « are fit for heroes » soient dignes des héroïques soldats qui\nrentrent dans leurs foyers.\nLe Gouvernement anglais a décidé d'assurer immédiatement la construc-\ntion de ces maisons. Un service a été créé au. Ministère de l'Hygiène pour\ncentraliser, diriger et coordonner cette formidable œuvre de reconstruction.\nM. Unwin en est la cheville ouvrière. C'est le couronnement officiel de la cam-\npagne menée en Angleterre par de nombreux organismes et tout particulière-\nment par le « National Housing Committee » et son distingué secrétaire,\nM. Aldridge, ici présent, en faveur d'une réorganisation de l'habitat populaire.\nCette action officielle avait d'ailleurs été amorcée en 1909, lorsque\nM. Burns, le ministre ouvrier, fit voter le « Town Planning Bill ».\nNous laisserons aux personnalités anglaises ici présentes le soin de nous\ndire ce qui manque encore à cette loi si intéressante pour qu'elle devienne la\nlégislation modèle du Town Planning. Signalons toutefois que, grâce à des\namendements récents, elle assure l'intervention de l'Urbaniste dans le choix\ndes emplacements de toutes les habitations ouvrières construites avec l'aide\nfinancière du Gouvernement.\nMais aux yeux des Urbanistes anglais, cette intervention est insuffisante.\nIl ne suffit pas, pour eux qui sont si loin dans la voie du progrès, que les quar-\ntiers ouvriers soient aménagés conformément à toutes les exigences de l'art et\nde la science. L'emplacement même de ces quartiers devrait disent-ils\nêtre choisi en tenant compte des intérêts du pays dans son ensemble : il est\nfonction de l'outillage économique du pays. Son choix ne peut dépendre du\nbon vouloir des municipalités. Il doit être fixé en se basant sur les données\nscientifiques de l'Urbanisme régional.\nC'est en se plaçant au même point de vue et en tenant compte des intérêts\nsupérieurs de la classe ouvrière, que M. Purdom, le nouveau secrétaire de\n1 Association anglaise des Cités-Jardins, demande « conformément au pro-\ngramme original de M. Ebezener Howard « que l'amélioration du logement\nouvrier soit assuré, non par la construction de quartiers nouveaux qui viennent\ns'adjoindre aux villes existantes, mais par la création de cellules sociales com-\nplètes, c'est-à-dire de véritables cités-jardins comprenant une zone industrielle\net une ceinture de agricoles. Il y a quelques mois, il lançait, dans une\nbrochure retentissante, l'idée de constituer, avec les maisons que le Gouverne-\nment anglais a décidé de construire, une centaine de Cités-Jardins réparties,\nà travers l'Angleterre, suivant un plan rationnel et en tenant compte des trans-\nformations que la guerre a fait subir au réseau des relations économiques et\nindustrielles.\nLa construction non loin de Londres d'une nouvelle Cité-Jardin constitue\nun succès • partiel, il est vrai, mais non moins heureux —de cette campagne"}, {"page_pdf": 9, "page_imprimee": "99", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac191912-01.1.9", "debut_caractere": 23, "fin_caractere_exclue": 2956, "texte": "dont M. Purdom voudrait, comme il nous l'exposera lui-même tout à l'heure,\nétendre le bénéfice à nos régions dévastées.\nTels sont en Angleterre les résultats tangibles de l'Urbanisme. Notre\nexposé serait par trop incomplet si nous ne disions un mot des organismes\nd'étude qui viennent alimenter cette production : Ce sont, principalement, à\ncôté de ceux déjà nommés, l'Ecole de Town Planning, de l'Université de Liver-\npool, où M. Abercrombie professe depuis que M. Adshead, premier titulaire\nde la chaire, a été appelé à des fonctions analogues à l'Université de Lon-\ndres. C'est enfin le « Town Planning Institute » qui centralise toute la produc-\ntion scientifique de l'Urbanisme anglais.\nSi nous reportons nos yeux de l'autre côté de l'Océan, c'est chose\ninattendue dans ce monde nouveau 1 intensité de la vie civique qui nous\nfrappe d'abord.\nNous devons remonter au moyen âge européen pour retrouver l'exemple\nd une aussi grande indépendance administrative des communes et un amour\négal du citoyen pour sa ville. L'on doit à cette fierté civique la création dans\nla plupart des villes américaines de « civic centers », groupements d'édifices\npublics conçus pour la plupart dans la tradition française importée en Amé-\nrique par un officier de la suite de Lafayette, l'architecte Lenfant, auteur des\nplans de la ville de Washington.\nC est également dans les villes américaines que nous trouverons l'organisa-\ntion la plus parfaite de la vie municipale et de tous les services qui en\ndépendent.\nMais c est dans les méthodes de préservation et de mise en valeur des\nœuvres de la nature que l'Urbanisme américain trouve son expression vrai-\nment nationale. Les architectes-paysagistes du Nouveau-Monde, qui sont depuis\nlongtemps les maîtres incontestés du jardin moderne, nous ont doté les pre-\nmiers de ces vastes ensembles de parcs publics dont celui de Boston constitue\nun exemple classique,mais qui est loin d être isolé. De la ville,leurs préoccupa-\ntions se sont étendues à la région, dont ils assurent aujourd'hui l'ordonnance\net sauvegardent les beautés naturelles par l'établissement de vastes réserves.\nL'Université de Harvard est le centre le plus important de ces études\nurbanistiques auxquelles coopèrent de nombreux organismes officiels et privés.\nLeurs travaux sont centralisés par un institut que préside Geo B. Ford, auquel\nnous devons tant de reconnaissance pour le dévouement et la science avec\nlesquels il a coopéré, en tant que Directeur de l'un des départements de la\nCroix-Rouge Américaine, à la renaissance de nos régions dévastées.\nNous devrions, pour compléter ce tableau des grands courants internatio-\nnaux en matière d Urbanisme, parler de l'Allemagne et de l'Autriche. L'on\ncomprendra que nous les laissions en dehors de notre enquête, non pas que\nnous tenions pour négligeables leurs savantes contributions : les techniciens ne\npeuvent les ignorer. Mais nous ne pouvons oublier que c'est chez nous que"}, {"page_pdf": 10, "page_imprimee": "100", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac191912-01.1.10", "debut_caractere": 23, "fin_caractere_exclue": 3139, "texte": "l'Allemagne a mis en pratique des méthodes de destruction aussi savantes que\nles méthodes constructives qu'elle professait naguère. Et ce n'est certes pas\nnotre faute qu'elle ne soit présente à cette exposition qu'avec le bilan terrible\ndes dévastations et des ruines qu'elle a accumulées dans notre pays.\nMais si notre intérêt se détourne d'elle, il doit se reporter tout naturelle-\nment vers les nations affranchies de son joug. Que sera l'œuvre de paix, l'œu-\nvre de reconstruction de ces peuples martyrs, de la Pologne, de la Serbie, des\nTchéco-Slovaques, des Croates, des Ruthènes, de tous ceux qui dans l'Europe\nbouleversée affirment leur nationalité?\nLeurs arts nationaux ont si souvent sollicité notre sympathie • malgré\nles étiquettes fallacieuses d'« Art allemand » ou d'« Art autrichien », sous\nlesquelles ils se présentaient à nous, et qui sont aujourd'hui, n'est-il pas vrai,\ndéfinitivement reléguées il nous sont apparus si prometteurs, que nous pou-\nvons attendre avec confiance les manifestations artistiques d'un sens national\navivé par des années de passive résistance à l'action nivelante des grandes\nformations politiques qui voulaient asservir et absorber ces vieilles races.\nLa Finlande, la Suède, le Danemark nous ont d'ailleurs depuis longtemps\nlaissé voir à quelle puissance d'expression architecturale peut atteindre un peu-\nple affranchi de toute tutelle étrangère.\nEt voici que la Hollande nous donne à son tour, à cette exposition même,\nle spectacle d'une merveilleuse efflorescence architecturale.\nJamais encore on a démontré avec autant d'évidence que l'affranchisse-\nmnt de la pensée esthétique n'exclut nullement learespect de l'ambiance urbaine\nou rurale et une compréhension exacte du milieu ethnique et social.\nC'est d'ailleurs à tous les domaines de l'Urbanisme que s'étendent les\nenseignements que nous donne ce pays ami. Nous connaissions depuis long-\ntemps déjà la politique progressiste qu'il suivait en matière de logement\nouvrier. Aujourd'hui nous mesurons les heureuses conséquences d'un pro-\ngramme dont la guerre a activé la réalisation. On ne peut qu'applaudir à cette\nœuvre grandiose de relèvement social à laquelle ont collaboré si activement les\nplus éminents architectes et urbanistes hollandais.\nEt voici que je n'ai parlé ni de l'ltalie, où l'œuvre de reconstruction serait\ncertes intéressante à suivre, ni de l'Espagne, ni de la Roumanie, ni des autres\nnations qui peuvent nous apporter le fruit de leur expérience.\nMais je ne puis allonger cet exposé déjà trop long, malgré sa concision,\net vous avez hâte sans doute de me voir conclure.\nJe le ferai en attirant votre attention sur deux tendances qui se manifestent\nclairement à travers tous les progrès de l'Urbanisme international, pour ceux\nqui peuvent en faire un examen plus détaillé que celui que j'ai esquissé ici :\nC'est, d'une part, l'extension de plus en plus grande du champ d'action de\nT Urbanisme; c'est, d'autre part, sa tendance nettement sociale.\nSon extension. Elle est manifeste. L'Urbanisme qui se réduisait à son ori-\ngine à l'ordonnance d'un parc ou d'un groupe de châteaux, s'est préoccupé"}, {"page_pdf": 11, "page_imprimee": "101", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac191912-01.1.11", "debut_caractere": 23, "fin_caractere_exclue": 2973, "texte": "successivement de la rue, du quartier, de la ville. Aujourd'hui, son action\ndéborde les agglomérations les plus vastes et s'étend à la Région, au Pays\nmême.\nîVlais l'Urbanisme n'a pas seulement 'étendu son champ d'action; il a\naussi modifié son objet. Aux préoccupations de l'origine sont venues s'ajouter\ndes préoccupations sociales, et aujourd'hui toute marche en avant de cette\nscience est guidée par la recherche d'un plus grand bien-être physique et\nmoral; elle marque une étape nouvelle du progrès social.\nSi nous cherchons à condenser en une formule les résultats de notre\nenquête, nous pouvons par conséquent dire que l'Urbanisme est une science\nappliquée, qui tend à créer le cadre matériel d'un ordre social nouveau.\nCet ordre nouveau est, certes, encore mal défini mais nous pouvons\naffirmer dès à présent qu'il est essentiellement réalisable puisque au cours de\nnotre enquête nous en avons rencontré tous les éléments dispersés, sans\ndoute, mais cependant tangibles.\nAinsi s'édifie, incontestablement, par les contributions souvent incon-\nscientes de l'Urbanisme international, les cadres d'une société nouvelle.\nL'éminent professeur de l'Université d'Edimbourg, M. Patrick Geddes,\na essayé d'en fixer la physionomie. Dans le livre merveilleux où il retrace\nl'évolution des villes, il met en contraste cet âge nouveau, qu'il appelle « néo-\ntechnique », avec l'ère industrielle, l'ère « paléo-technique » que nous vivons.\nLa technique moderne lui apparaît comme un élément longtemps indompté\ndont l'apparition a déchaîné dans notre société moderne le désarroi de ce que\nl'on a appelé « la révolution industrielle ».\nCette révolution a instauré le règne de la machine dont à l'origine les\nmanifestations semblaient tendre vers la destruction de toutes les forces vitales,\nen vue d'une production quantitative substituée à la production qualitative\nd'autrefois. Ce fut dès lors la détérioration dans tous les domaines : détério-\nration de la nature par nos usines, nos chemins de fer, nos constructions uti-\nlitaires; détérioration de l'humanité elle-même, casernée dans les taudis enfu-\nmés de nos régions industrielles ou dans les bas-fonds de nos grandes villes.\nMais lentement l'homme devient maître de la technique. Une nouvelle\norganisation industrielle semble possible. Quelques pays privilégiés par leur\nsituation géographique la Suisse, la Norvège - préludent à ce stade nou-\nveau. La houille blanche captée sous forme d'énergie électrique alimente des\nusines dispersées dans la campagne. Les villes qui les entourent, débarrassées\ndes fumées délétères, deviennent des cités-jardins où la vitalité se renforce\nau lieu de s'épuiser; les campagnes retrouvent les centres de vie intellectuelle\ndont le développement monstrueux de nos grandes villes les avaient privées.\nCette évolution, naturelle dans ces pays privilégiés, l'Urbaniste prétend\nque partout elle est possible, moyennant une organisation rationnelle de la vie\néconomique."}, {"page_pdf": 12, "page_imprimee": "102", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac191912-01.1.12", "debut_caractere": 23, "fin_caractere_exclue": 789, "texte": "Il sait que nous possédons tous les éléments de la solution : L'Amérique\nne lui a-t-elle pas appris à ordonnancer les grands espaces et à sauvegarder\nles beautés de la nature? L'Angleterre lui offre avec la cité-jardin le modèle\ncomplet d'une des cellules de la ruche qu'il veut construire. Il se souviendra\navec la France qu'il faut réaliser un équilibre parfait entre les différents élé-\nments de la vie urbaine. Il découvrira dans maints pays l'art d'introduire de la\nbeauté et de l'harmonie dans la construction des édifices utilitaires.\nDans tous les domaines, il trouvera, en ce champ fécond de l'Urbanisme\ninternational, le prototype des éléments de l'ordre nouveau, de cet ordre\nque nous voudrions voir surgir hors des ruines de la guerre.\n\nRaph. VERWILGHEN."}]}, {"article_id": "bm-bmtnaac-1919-12-01-c003", "article_bluemountain": "bmtnaac_1919-12_01#c003", "volume": "bmtnaac_1919-12_01", "ocr_source": "OCR Blue Mountain (ALTO), transcription TEI : lignes lb/@facs", "texte_sans_correction": true, "page_debut": "103", "page_fin": "105", "image_debut": 13, "image_fin": 15, "pages_selon": "pagination imprimée relevée dans le METS Blue Mountain (ORDERLABEL) ; [n] = page sans folio restituée", "url_article": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac191912-01.2.3", "titre_corps": "Le Sens du Réģionalisme", "titre_sommaire": "Le Sens du Réģionalisme", "signature_source": "Henry VAES", "controle": "bornes données par la structure logique METS/ALTO de Blue Mountain (blocs ALTO de chaque constituant)", "pages": [{"page_pdf": 13, "page_imprimee": "103", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac191912-01.1.13", "debut_caractere": 23, "fin_caractere_exclue": 2397, "texte": "L'Exposition de la vie rurale\nau Palais d'Eģmont\nLe Sens du Réģionalisme\n\n<l>\nUn peuple qui trahit tout son passé\nperd toute noblesse.\nLe Régionalisme est essentiellement la lutte du pittoresque contre l'uni-\nformité; c'est l'esprit de la tradition qui se perpétue au milieu de la transfor-\nmation des idées et de la vie et qui alimente notre sens du beau aux sources\nintarissables des génies locaux.\nGrâce à lui nous pouvons donner une physionomie personnelle et imagée\nà nos conceptions. Lorsqu'on veut symboliser un pays, dit de Montenach avec\nbeaucoup d'à-propos, c'est un paysan ou une paysanne dans leur costume\nrégional qu'on va chercher. Si on veut figurer le type d'habitation d'un peuple,\nc'est la maison rurale qui s'impose comme image.\nLa recherche et l'étude des constructions anciennes à la campagne ne sont\npas faites dans le but d'établir un dogme régionaliste rigide et étroit, mais\nelles doivent servir à remettre en honneur les principes dont l'emploi a pu\ncréer leur diversité savoureuse, leur aspect vivant et agreste.\nD'aucuns voient dans le régionalisme une sorte d'incantation magique à\nl'usage des pasticheux et des impuissants. S'il ne s'agissait que de copier, oui,\net ce serait cependant déjà mieux que de faire ce que l'on a produit depuis des\nannées. D'ailleurs copier textuellement n'importe quel modèle ancien est une\nchose impossible à cause des nécessités de l'exploitation rurale et de la vie\nmoderne.\nMais l'étude du régionalisme est indispensable car il donne l'indication\nexacte des besoins locaux et confère à ceux qui la pratiquent le sens de\nl'endroit, qualité si précieuse qui devient parfaite si elle est complétée par\nl'esprit de la proportion et du rythme.\nAussi est-ce pour de multiples raisons qu'on demande d'assurer la sauve-\ngarde des constructions rurales anciennes et qu'on en provoque l'étude appro-\nfondie.\nC'est qu'elles constituent, en effet, des témoins d'une valeur inappré-\nciable des mœurs et des usages de jadis, c'est que sous leurs visages rudes et\nrustiques elles sont une leçon d'harmonie architecturale et une expression\n\n(1) Le manque de place nous a empêché de publier dans îe numéro spécial,\nque nous avons consacré à l'Exposition de la Reconstruction, l'article que nous publions\naujourd'hui. Nos lecteurs voudront bien le remettre dans îe cadre du compte-rendu\ngénéral de cette Exposition. (N. d. 1. R.)"}, {"page_pdf": 14, "page_imprimee": "104", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac191912-01.1.14", "debut_caractere": 23, "fin_caractere_exclue": 3187, "texte": "profonde de la pensée humaine. C'est aussi que la grâce qu'elles possédaient\nen naissant a gagné en émotion par l'accumulation des siècles et des souvenirs.\nPourra-t-on jamais en dire autant des banales maisons modernes sans visage\nni sourire érigées dans nos campagnes suivant le misérable type uniforme venu\ndes villes?\nCet arrêt brusque dans le développement normal de la construction rurale\ncoïncide avec une époque où on n'a plus tenu compte des exigences du milieu;\nc'est alors que partout s'est répandu ce type d'habitation coulée dans un moule\nindigent et inapproprié. On avait perdu de vue que la maison campagnarde\npour être utile, saine et probe, doit se plier aux nécessités qui la créent et se\nmodeler suivant les exigences du climat, du terrain, des cultures, des matériaux\nlocaux.\nVérités élémentaires mais combien oubliées. Qu'est-ce donc qui donne\naux maisons rurales bien comprises tant d'attraits divers, si ce n'est qu'elles\nexpriment avec bonheur et avec un sentiment si juste, leur dignité de foyer\nfamilial; on veut, en les voyant, qu'elles ne soient pas le logis banal où on ne\nfait que passer et où on ne s'attarde pas.\nElles sont le complément indispensable du paysage, l'accident pitto-\nresque qui l'anime, l'élément humain qui l'ennoblit au plus haut titre.\nLa connaissance de l'adaptation au milieu le « sens de l'endroit » sem-\nblait prendre en Belgique. Peu d'architectes connaissaient l'architecture rustique\nde nos contrées et ses multiples faces. A-t-on jamais, dans une école ou une\nacadémie, montré la beauté simple et grave d'une maison rurale ancienne, le\nsens de la mesure et de la proportion qui s'y trouve toujours?\nL'attention des autorités gouvernementales et du Grand Public avait\nmaintes fois été attirée avec beaucoup de raison sur la conservation des sites,\nmais on négligeait de s'occuper de la construction rurale qui cependant fait\npartie intégrante du paysage et peut par sa laideur en compromettre la beauté.\nLa Commission d'Embellissement de la Vie rurale a eu l'honneur d':tre\nla première à signaler l'importance capitale de la maison des champs, tant au\npoint de vue économique qu'à celui de l'aspect du pays. Par son initiative, elle\nest arrivée à la faire apprécier à son véritable mérite. Elle a voulu restaurer\nle village dans sa dignité historique, dans sa fonction économique si primor-\ndiale dans la vie de la nation. Un village n'est ni une chose secondaire, ni un\nobjet de vitrine. C'est une partie du pays qui travaille, pense, agit, produit.\nIl a donc droit à un milieu favorable à son développement, en rapport avec\nses besoins, et à un cadre digne de lui.\nOn lui a tout enlevé, sa beauté touchante, son pittoresque, ses vieilles\ncoutumes, ses usages millénaires, ses meubles rustiques, ses plaisirs champêtres,\nen on ne lui a rien donné à la place. On a favorisé à l'excès l'exode vers les\nvilles, lui mesurant avec parcimonie le moindre des plus petits subsides.\nAucune amélioration moderne n'y était introduite, l'enseignement réduit au\nstrict minimum, et si encore on lui avait conservé son vieil esprit traditionnel,\non aurait au moins sauvé sa vie intérieure et son existence saine et probe."}, {"page_pdf": 15, "page_imprimee": "105", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac191912-01.1.15", "debut_caractere": 23, "fin_caractere_exclue": 2340, "texte": "La renaissance de l'architecture régionale n'est qu'un des côtés du pro-\nblème de l'amélioration et de F embellissement de la vie rurale. Elle est d'ail-\nleurs fonction des autres éléments qui le composent et qui sont :1a restauration\nde l'esprit local, l'introduction de fêtes commémoratives en souvenir de la\nguerre mondiale destinées à relever le niveau moral des habitants, la création\ndes centres civiques et récréatifs, l'introduction de l'hygiène, les distributions\nd'eau, les égouls, l'électricité,, les transports mécaniques, l'amélioration des\ncultures et des plantations.\nLa transformation de ces éléments, qui constituent une sorte de détermi-\nnisme physique et moral de la demeure du paysan, apportera évidemment dans\nsa conception une physionomie nouvelle qui ne pourra que s'apparenter aux\ntraditions les plus vivaces du régionalisme.\nA l'Exposition du Palais d'Egmont, la Commission d'Embellissement de\nla Vie rurale avait pour but de mesurer le chemin parcouru, de voir les possi-\nbilités de réalisation, de se rendre compte si la route choisie est la bonne et\nconduira à la vérité. Quoiqu'elle n'ait pu montrer que le résultat d'études et\nd'investigations préparatoires et quelques rares essais contrariés par une longue\npériode de guerre, elle a pu constater que l'effort était unanimement approuvé\net encouragé.\nGrâce au travail de plusieurs années conduit sans défaillance dans toutes\nles sections provinciales, elle est parvenue à ouvrir les yeux sur les beautés\nagrestes du pays et à attirer l'attention du Grand Public sur l'importance de\nla maison rurale. Bien des artistes ignorant hier de l'art régional commencent\nà se pénétrer aujourd'hui de ses caractères essentiels. 11 ne faut pas que les\nconstructions régionales futures donnent à croire qu'on y joue des travestis.\nCe qu'il faut appliquer, ce n'est pas l'élément décoratif, c'est l'élément\nconstructif; on doit retirer de l'étude de l'architecture régionale la gravité et\nla sobriété, le tact et le rythme, la grâce ou la rudesse par l'emploi des maté-\nriiaux locaux.\nSous la poussée des exigences modernes, le retour à l'esprit traditionnel\nne pourra que provoquer des formules régionales nouvelles qui seront une\nexpression fidèle de la renaissance de la Belgique.\nCommissaire Général de l'Exposition de îa Via Rurale.\n\nHenry VAES."}]}, {"article_id": "bm-bmtnaac-1919-12-01-c004", "article_bluemountain": "bmtnaac_1919-12_01#c004", "volume": "bmtnaac_1919-12_01", "ocr_source": "OCR Blue Mountain (ALTO), transcription TEI : lignes lb/@facs", "texte_sans_correction": true, "page_debut": "106", "page_fin": "111", "image_debut": 16, "image_fin": 21, "pages_selon": "pagination imprimée relevée dans le METS Blue Mountain (ORDERLABEL) ; [n] = page sans folio restituée", "url_article": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac191912-01.2.4", "titre_corps": "Le Conģrès National des Architectes", "titre_sommaire": "Le Conģrès National des Architectes", "signature_source": "Raymond MOENAERT", "controle": "bornes données par la structure logique METS/ALTO de Blue Mountain (blocs ALTO de chaque constituant)", "pages": [{"page_pdf": 16, "page_imprimee": "106", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac191912-01.1.16", "debut_caractere": 23, "fin_caractere_exclue": 2462, "texte": "Le Conģrès National des Architectes\n\nAssemblée nombreuse, attentive, intéressée, stoïque et qui ne craindra\npas de demeurer plusieurs heures dans une atmosphère de tabagie.\nDes discours lus, des discours littéraires, car si nous parlons mal en\nBelgique, c'est une justice à nous rendre nous entendons montrer que nous\npouvons écrire dans une langue châtiée.\nAprès chaque exposé, le président du Congrès, M. Maukels, remercie\nl'orateur par quelques mots aimables : lorsque le rapport a présenté quelque\nintérêt, il ajoute à ses remercîments l'hommage de les exprimer debout. Je\ndois reconnaître qu'il ne s'est pas levé souvent.\nLe morceau le plus substantiel est présenté par l architecte Puissant,\nqui a condensé d'une manière claire, ténue, étonnamment convaincante le pro-\nblème des habitations ouvrières.\nPeu d'incidents; excepté quand il s'agit de désigner, sur la proposition\nVan Neck, le nombre des membres d'un aéropage d'architectes chargés de\nrépartir entre les compétences, les commandes officielles et il faut tout son\ndévouement pour sauver du ridicule l'enfant qu'il a mis au monde. Moment\nd'émoi, quand après un exposé de M. Blomme, sur les cités-jardins,\nM. Brunfaut, de Laeken, lui reproche de ne nous avoir rien appris que nous\nn'ayons lu dans des ouvrages techniques. Riposte de M. Blomme qui voit dans\nles affirmations de son contradicteur la preuve que celui-ci a perdu le souvenir\nde ses lectures mais la voix douce du président ramène bientôt F harmonie\ndans l'atmosphère bleue.\nLe Congrès s'est ouvert le 14 décembre, à 1 0 heures du matin, dans\nla grande salle syndicale de la Bourse.\nM. Maukels encadré de MM. Puissant et Charley Gilson, secrétaires,\nrappelle les heures sombres que nous avons vécues et salue la mémoire des\nmorts et particulièrement de ceux des nôtres qui ont payé leur tribut à la\nPatrie : Charle, Bramt, Baekelmans et Baucq.\nIl annonce que M. l'architecte Vandevoorde représentera le Gouverne-\nment avec un ingénieur des Ponts et Chaussées et que M. le Ministre de\nl'lntérieur s'est fait représenter par M. Van Parys, secrétaire particulier.\nL'Union des Villes a délégué son directeur, M. le sénateur Vinck; la com-\nmune de Schaerbeek, son mandataire, l'architecte Foucard; la ville de Gand,\nM. Van Hove, et MM. les hauts commissaires royaux, baron Delvaux de\nFenffe et de Groote se sont faits respectivement représenter par M. Ros-\nseels, directeur des Services de construction, et M. Léonard."}, {"page_pdf": 17, "page_imprimee": "107", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac191912-01.1.17", "debut_caractere": 23, "fin_caractere_exclue": 2962, "texte": "Le premier point de l'ordre du jour est la question du diplôme, mais\nl'architecte Bonduelle, président de la Société centrale, sollicite des congres-\nsistes l'examen préalable de la répartition des travaux de reconstruction. Il\nsignale que la plupart des commandes officielles ne sont pas données à des\narchitectes compétents et que dans 30 communes sur 80 adoptées dans îa\nFlandre occidentale, des églises, des hôtels de ville, des écoles sont confiés\nà des techniciens fort au courant de l'art de bâtir, certes, mais incapables\nd'imprimer à leurs productions le caractère de beauté que le pays est en droit\nd'attendre.\nA sa suite, l'architecte Van Neck lit les résultats d'une enquête qu'il a\nconduite en vue de renseigner ses confrères sur les faits signalés. Il est établi,\ndit-il, en commençant, que les architectes sont sans travail en ce moment.\nIronie du sort! Il semble que dans un pays aussi dévasté que le nôtre, les\narchitectes doivent être surchargés de besogne. Il n'en est rien et ce sont des\nfonctionnaires communaux et des architectes marrons qui bénéficient des\nruines du bombardement et de l'incendie. Les marrons du feu!\nLes pouvoirs publics sont cependant bien disposés en notre faveur et un\nhaut commissaire royal disait à Van Neck : « Mais pourquoi ne venez-vous\ndonc pas me demander du travail?... »\nA la suite de son exposé, Van Neck propose la constitution d'un comité\nde cinq architectes (un par haut commissariat) chargé de répartir les travaux\nentre les compétents.\nLà-dessus dix congressistes demandent la parole, les uns pour porter ce\nnombre à neuf (un par province), les autres à seize (un par société fédérée),\nles autres enfin pour exiger que les membres de l'aéropage s'interdisent d'ac-\ncepter des commandes.\nIl est inadmissible, dit Bonduelle, de priver le pays des productions de\ncinq artistes choisis, non seulement pour leur indépendance de caractère,\nmais aussi pour leur talent; au surplus, les travaux sont si nombreux, qu'il\npeut yen avoir pour tout le monde. Le parti de la sagesse et de la générosité\nl'emporte : le nombre de neuf membres est admis à une forte majorité. La\ndésignation des architectes qui composeront le comité se fera par voie de\nréférendum entre les sociétés fédérées.\nLa question du diplôme vient ensuite en discussion. Depuis combien\nd'années la promène-t-on de congrès en congrès? que de vœux platoniques\na-t-on rédigés en son nom) L'architecte Sneyers, de Liège, rappelle fort uti-.\nlement les efforts faits jusqu'à ce jour et souligne l'immense fiasco qu'en est\nle bilan. Il propose de remettre sans trêve la question du diplôme en tête des\ncongrès futurs.\nC'est ainsi qu'il espère conquérir de haute lutte la plus chère de nos reven-\ndications ! Est-il possible qu'elle ne soit pas vouée à l'insuccès, quand la seule\narme employée à sa conquête est la même obstination patiente et douce qui\nn'a pas fléchi l'indifférence des ministres qui se sont succédés au pouvoir?"}, {"page_pdf": 18, "page_imprimee": "108", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac191912-01.1.18", "debut_caractere": 23, "fin_caractere_exclue": 2965, "texte": "Pour ma part, j'espère davantage de l'attention soutenue avec laquelle\nle délégué de M. le Ministre de l'lntérieur a suivi le débat, d une démarche\nsolennelle du Ministre compétent, d'un exposé clair fait par une personne\nqualifiée et d'une vigoureuse et incessante propagande auprès des mandataires\npublics, plutôt que d'une manifestation annuelle évanouie au lendemain des\ncongrès.\nLe président de la Chambre syndicale des architectes, M. Gilson, suc-\ncède à l'architecte Sneyers pour défendre la même cause et fait justement\nremarquer qu'un diplôme est exigé non seulement des docteurs et des pharma-\nciens, mais aussi des droguistes.\nM. Maukels demande le renvoi de la question à une prochaine réunion\nde la Fédération en février. A ces mots, M. Symons bondit comme mu par\nmille ressorts et affirme que la question est mûre, que 1 heure est aux actes\net, au milieu d'un tonnerre d'applaudissements, il adjure les congressistes\nd'entamer avec vigueur les démarches efficaces. Le vœu qu'il présente\nensuite est adopté à l'unanimité.\nLa reconstruction d'Ypres a inspiré plusieurs rapports. Les architectes\nDavid, Gilson et Michel, de Bruxelles, et Sneyers, de Liège, concluent tous\nà l'abandon de l'idée de reconstruire les Halles et Saint-Martin. Pour eux,\nles ruines de ces deux admirables édifices doivent rester à l'état de ruines\ncomme témoins du plus grand fléau qu'ait connu l'humanité. Les Halles\nétaient peut-être le dernier souvenir de la grandeur et de la richesse d'une\ncorporation drapière qui rivalisait avec les Etats voisins. Après avoir retenti\ndu bruit de marchés considérables qu'étaient-elles devenues au cours des\nsiècles? Le silencieux témoin d'une lente décadence, un grandiose édifice\nétonné d'appartenir à une petite ville de province, un monument dispropor-\ntionné à F usage qu'on en pouvait faire, le théâtre annuel d'une fête gym-\nnastique! Au nom de quelle logique dépenserait-on quelque cinquante mil-\nlions à leur reconstruction? L'architecte David a dit en une langue élégante\nen parlant de la reconstruction de la ville d'Ypres « que l'art se doit à lui-\nmême de ne rien pasticher et il faut reconstruire les maisons de cette ville\nmartyre non plus dans les formes de jadis, mais suivant les aspirations\nactuelles du régionalisme ».\nDans une fort belle conférence, illustrée de projections, l'architecte\nDhuicque a parlé du même problème de la reconstruction d'Ypres, mais il a\nétendu son sujet aux principes qui régissent la restauration. 11 a notamment\nmontré quelles sont les méthodes mises en pratique en France en cette\nmatière. Elles se résument en cette formule lapidaire qu'exprimait M. Leroy-\nBeaulieu : « Mieux vaut une béquille qu'un membre amputé ». La restaura-\ntion doit surtout être de la conservation et, suivant le mot de M. Paul Léon,\n1 actuel directeur des Beaux-Arts, il faut moins exécuter qu'éviter des travaux.\nA 1 appui de cette thèse, Eug. Dhuicque fait paraître sur l'écran quelques"}, {"page_pdf": 19, "page_imprimee": "109", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac191912-01.1.19", "debut_caractere": 23, "fin_caractere_exclue": 3022, "texte": "monuments moins restaurés que reconstruits et dont le charme a été tué.\nLorsque la nécessité oblige à des travaux d'appropriation, par exemple à\nNotre-Dame de Paris, quand il devint absolument indispensable d'augmenter\nl'éclairage du Temple, Violet-le-Duc maintint deux travées du transept dans\nl'état ancien et transforma les autres suivant les exigences du moment. Ainsi\nle livre de l'Histoire garde intacte sa puissance d'éducation intellectuelle.\nLorsque la conservation est devenue impossible, lorsque l'édifice menace\nru'ne et que, pour le conserver, des travaux de consolidation pourraient en\ndénaturer l'aspect, on « démonte » et on réédifie. Et avec quel scrupule on\nidentifie chaque pierre, avec quel amour on classe, on numérote, on protège,\non lutte contre l'inexorable vétusté!\nQue fait-on en Belgique? La Commission royale des monuments, chère\nà M. Gilson, se chargera-t-elle de répondre?\nL'architecte Dhuicque en vient à parler de la reconstruction des Halles.\nPeut-on « matériellement » les reconstruire, dit-il, non pas financièrement\nparlant, encore que sous cet aspect le problème soit d une troublante inter-\nrogation, mais avec quels matériaux rebâtira-t-on, où trouver les pierres qui\nfaisaient l'enveloppe de l'admirable édifice? La carrière qui les livra est, épui-\nsée. Déjà, lors de la restauration ancienne, des matériaux nouveaux avaient\nété substitués à ceux de jadis des ardoises avaient remplacé les admira-\nbles tuiles qui formaient les toitures anciennes. Comment refaire les belles\ncharpentes qui les soutenaient? Avec nos bois si laidement débités à la\nmachine? Qui refera les fresques sublimes de Delbeke dont les cartons sont\ndétruits? Et pour Saint-Martin, qui sculptera les stalles du choeur? Où sont\nles documents graphiques dont la conservation a été souvent affirmée? La\nCommission royale des monuments n'en a pas. Qui entreprendra de répa-\nrer les statues en albâtre et la clôture du chœur de l'admirable cathédrale?\nAyons donc le courage de constater le désastre et de le juger irrépa-\nrable; pleurons sur la perte de ces trésors inestimables mais ne reproduisons\npas une image mensongère de ces souvenirs de notre patrimoine artistique.\nEug. Dhuicque montre ensuite ce que sont les ruines et comment on\npourra en conserver le tragique aspect. Une grande lézarde menace la\n« dent » qui présente le corps central des Halles; une ceinture en béton armé\npourrait en arrêter l'action sournoise... si Ton se presse. Il fait défiler ensuite\n*\nquelques vues de l'ancienne ville qui possédait, à côté de fort jolies choses,\ndes banalités d'un incontestable modernisme. Faut-il rebâtir en vieux-neuf?\nQui oserait prétendre, au surplus, ajoute-t-il, que les propriétaires du sol ne\npréféreraient pas à la vieille demeure de jadis une belle maison en briques\némaillées blanches ou bleues?\nUn vœu est ensuite adopté à l'unanimité moins une voix celle assez\ninattendue de l'architecte Rosenboom.\nL'architecte Francotte prône la construction des cités-jardins, d'écoles"}, {"page_pdf": 20, "page_imprimee": "110", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac191912-01.1.20", "debut_caractere": 23, "fin_caractere_exclue": 2861, "texte": "professionnelles, de locaux de réunions et constate qu en cette matière 1 au-\ntonomie communale est souvent un obstacle.\nLe président de la Chambre syndicale, M. Gilson, examine ensuite com-\nment on pourrait réduire le coût des matériaux et propose d'interdire l'expor-\ntation des briques en Hollande, d'intéresser les ouvriers à produire davan-\ntage, d organiser des expositions permanentes de matériaux et surtout d'em-\npêcher le gaspillage de nos ressources en matériaux récupérés. Il signale no-\ntamment qu'à Anvers des terrains bas ont été remblayés à l'aide de graviers\nabandonnés par les Allemands.\nL'architecte Puissant examine ensuite le problème des habitations\nouvrières.\nL'ouvrier doit-il être propriétaire ou locataire de sa maison? Lorsqu'il\nest locataire, le loyer est minime et la modicité de ce loyer l'assimile aux\nindigents. De ce chef, il jouit de toute une série d'avantages : gratuité des\nsoins médicaux, des produits pharmaceutiques, exonération de contribu-\ntions, etc.\nPour devenir propriétaire, il doit payer une annuité qui représente, en\nplus de son loyer, l'amortissement de sa dette. Le voilà élevé au rang de\npetit bourgeois propriétaire; du coup, les avantages réservés aux indigents\nsont supprimés : il est contribuable. Sa qualité nouvelle est pour lui un dur\nesclavage. Les privations deviennent bientôt une nécessité, privation de nour-\nriture, privation de logement, car, pour amortir sa dette, l'ouvrier sous-loue.\nL'instruction des enfants elle-même en souffre, car il faut de nouveaux bras\npour amoindrir la charge.\nIl est vrai que certaine combinaison d'annuité avec assurance sur la vie\nrend, en cas de décès de l'ouvrier, ses héritiers propriétaires automatique-\nment. Mais ces héritiers sont souvent nombreux et il en résulte encore des\ncomplications.\nC'est la collectivité qui doit rester propriétaire des habitations ouvrières\net par collectivité l'architecte Puissant entend : soit l'Etat, soit la Commune,\nsoit la Province, soit une Société coopérative.\n11 examine ensuite combien il serait possible de traiter économiquement\nle problème, en rendant certaines installations communes, comme les cana-\nlisations de toutes espèces, les buanderies, les bains éventuellement, etc.;\nen standardisant les éléments de construction : portes, châssis, escaliers, etc.\nNous sommes faits à celle des tuiles et des briques, pourquoi n'accepte-\nrions-nous pas celle des éléments de menuiserie? Et si la production privée ne\npouvait pas être suffisante, il faudrait créer des industries d'Etat. De plus,\nle problème est simplifié économiquement si les voies publiques sont étu-\ndiées de manière à réduire leur longueur, et partant, la longueur des égouts.\nIl ajoute : Le temps des abris provisoires est terminé; il faut construire\ndes habitations définitives non seulement dans les régions dévastées, mais"}, {"page_pdf": 21, "page_imprimee": "111", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac191912-01.1.21", "debut_caractere": 23, "fin_caractere_exclue": 565, "texte": "dans les centres industriels. L'Etat doit entreprendre le travail directement,\npour commencer et au fur et à mesure de la renaissance des moyens de pro-\nduction, avec le concours de l'initiative privée, mais en restant directrice de\nl'œuvre. Il souhaite voir instituer un bureau de consultations pour les incfus-\ntriels du bâtiment, les entrepreneurs et même les particuliers.\nSa péroraison est saluée d'unanimes et de longs applaudissements.\nLe Congrès est terminé. Les yeux se tournent vers M. le Ministre de\nl'lntérieur.\n\nRaymond MOENAERT."}]}, {"article_id": "bm-bmtnaac-1919-12-01-c005", "article_bluemountain": "bmtnaac_1919-12_01#c005", "volume": "bmtnaac_1919-12_01", "ocr_source": "OCR Blue Mountain (ALTO), transcription TEI : lignes lb/@facs", "texte_sans_correction": true, "page_debut": "112", "page_fin": "112", "image_debut": 22, "image_fin": 22, "pages_selon": "pagination imprimée relevée dans le METS Blue Mountain (ORDERLABEL) ; [n] = page sans folio restituée", "url_article": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac191912-01.2.5", "titre_corps": "ECHOS ET NOUVELLES", "titre_sommaire": "ECHOS ET NOUVELLES", "signature_source": "L'Administration", "controle": "bornes données par la structure logique METS/ALTO de Blue Mountain (blocs ALTO de chaque constituant)", "pages": [{"page_pdf": 22, "page_imprimee": "112", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac191912-01.1.22", "debut_caractere": 23, "fin_caractere_exclue": 3367, "texte": "ECHOS ET NOUVELLES\nL'Administration.\n\nCONFERENCES\nANVERS\nLes conférences organisées à Anvers à l'occasion\nde l'Exposition de la Reconstruction ont été suivies\npar un public fort nombreux et furent honorées de\nla présence des autorités locales. La première de ces\nconférences fut donnée par M. Otlet qui parla avec\nun enthousiasme convaincant de « La Cité Inter-\nnationale ». M. Raph. Verwilghen traita du pro-\nblè me si actuel de l'« Habitat ouvrier et des Cités-\nJardins». La conférence de M. l'architecte Delvaux\nfut une belle leçon d'esthétique rurale, celle de M.\nLo uis van de.r Swaelmen un exposé magistral des\nthéories nouvelles de l'Urbanisme.\nLE « CERCLE D'ETUDES POUR GEOMETRES »\nET LE « KRING VOOR BOUWKUNDE » ont ou-\nvert cette année leur dixième année d'études par\nune série de conférences ayant trait au droit et aux\nproblèmes techniques. Afin de rendre les cours\naccessibles aux nouveaux élèves, les directions ont\ndécidé de> faire un examen du Code civil, en ce qui\nconcerne la propriété immobilière. M. l'avocat De\nMeyer, d'Anvers, s'est chargé de ce cours et étu-\ndiera le Code civil, ses subdivisions, les biens meu-\nbles et immeubles, les restrictions portées au droit\nde propriété, les servitudes.\nLes lundis 12 et 19 janvier 1920, M. H. Del-\nvaux, architecte à Anvers, parlera du « Bâtiment en\nFlandre » avec projections.\nCes conférences auront lieu au local « Café\nSuisse », place Verte, 2, à Anvers (premier étage\npar l'entrée séparée).\nLA SOCIETE ANVERSOISE POUR LA DE-\nFENSE DU BEAU URBAIN ET RURAL (Vereeni-\nging tôt behoud van Natuur en Stedenschoon),\ndont la vitalité s'était affirmée avant la guerre par\ndes initiatives sympathiques, vient elle aussi de re-\nnaître. Sa première réunion a été consacrée au pro-\nblème du Marché aux Souliers, dont M. l'architecte\nGérard De Ridder a fait l'exposé.\nL'ASSOCIATION INTERNATIONALE DES\nCITES-JARDINS organise une conférence qui se\ntiendra à Londres du 1 6 au 1 8 février et coïncidera\navec l'Exposition de la Maison Idéale, du « Daily\nMail >. La première journée sera consacrée à la\nvisite de l'Exposition et à l'étude des € Nouveaux\nproblèmes d'urbanisme >. Durant la matinée de la\nsecon de journée on s'occupera de l'« Action gou-\nvernementale, nationale et locale, et la prospérité\ndes Cités-Jardins. >; l'après-midi on parlera de\n1*« Aspect Financier du problème de l'Habitat ».\nLa troisième journée sera particulièrement inté-\nressante pour nous autres, Belges, puisqu'elle porte\nà son ordre du jour le problème de la « Recon-\nstruction des Régions dévastées par la guerre ».\nDes excursions seront organisées à Letchworth,\nHampstead, Roe Green et Well Hall pour les con-\ngressistes qui prolongeraient leur séjour en Angle-\nterre jusqu'au 2 1 février.\n« L'HARMONIE URBANISTIQUE » est le titre\nd'une étude qui paraîtra dans le prochain numéro\nde La Cité. C est le premier d'une série d articles\nque M. 1 architecte Jean De Ligne a bien voulu\nnous promettre.\n\nAvis à nos Abonnés\nPar suite d une erreur de brochage, un certain nombre de numéros 4\net 5 de La Cité (numéro double consacré à l'Exposition de la Reconstruc-\ntion) ont été fournis à nos abonnés sans la première et dernière pages de\ntexte (pages 57 et 92).\nNous prions ceux de nos lecteurs qui posséderaient des numéros incom-\nplets de bien vouloir nous les renvoyer. Ils recevront en retour un numéro\ncomplet."}]}, {"article_id": "bm-bmtnaac-1919-12-01-c006", "article_bluemountain": "bmtnaac_1919-12_01#c006", "volume": "bmtnaac_1919-12_01", "ocr_source": "OCR Blue Mountain (ALTO), transcription TEI : lignes lb/@facs", "texte_sans_correction": true, "page_debut": "112", "page_fin": "112", "image_debut": 22, "image_fin": 22, "pages_selon": "pagination imprimée relevée dans le METS Blue Mountain (ORDERLABEL) ; [n] = page sans folio restituée", "url_article": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac191912-01.2.5.1", "titre_corps": "CONFERENCES", "titre_sommaire": "CONFERENCES", "signature_source": "", "controle": "bornes données par la structure logique METS/ALTO de Blue Mountain (blocs ALTO de chaque constituant)", "pages": [{"page_pdf": 22, "page_imprimee": "112", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac191912-01.1.22", "debut_caractere": 61, "fin_caractere_exclue": 2955, "texte": "CONFERENCES\nANVERS\nLes conférences organisées à Anvers à l'occasion\nde l'Exposition de la Reconstruction ont été suivies\npar un public fort nombreux et furent honorées de\nla présence des autorités locales. 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Une plaie béante\ns'ouvre dans celle-ci et se dirige vers la\nNèthe.\nL'Œuvre Suisse en Belgique a eu l'idée\nheureuse de se soucier de la reconstruction\nde cet ensemble, et plus agissante que les\npouvoirs publics elle adresse un appel à\ntous les architectes belges. Le concours\nqu elle organise est un exemple à bien des\npoints de vue.\nCertes, 1 on regrette que l'on ne prenne\ndes engagements quant à l'exécution de\nl'œuvre lauréate. Mais peut-on en faire un\nreproche aux organisateurs? Pour le reste,\nle concours est des mieux organisé, le mieux\npeut-être de tous ceux que nous ayons connu\nen Belgique.\nPour la toute première fois, le concours\nde façade est devenu un concours d'urba-\nnisme! Et pourtant il s'agissait bien, en l'es-\npèce, d un concours d architecture plus que\nde tracé des villes. Les modifications que\nl'on sera amené à apporter aux alignements\nanciens seront bien minimes, bien moins\nimportantes qu'elles ne le sont à Louvain\npar exemple —. Et cependant les organisa-\nteurs de cette joute laissent aux concurrents\ntoute liberté quant à la fixation de ces ali-\ngnements, bien plus ils mettent en évidence\n1 importance du groupement des édifices, je\ndirais presque sa prédominance sur la com-\nposition des façades.\nEt le programme fournit tous les éléments\nnécessaires à un groupement nouveau des\nédifices. Il indique avec précision le lotisse-\nment des propriétés, 1 état des dévastations,\nle tracé de la voirie, le profil en long avec\ntoutes les cotes de niveau. L'on voit fort\nbien que ce que les organisateurs du con-\ncours demandent il n'est pas inutile d'y\ninsister ce ne sont pas des dessins de fa-\nçades, mais des groupements de masses : les\néléments constitutifs d'un site urbain.\nL'esprit du programme étant pareil, nous\nsommes convaincus que c'est dans le sens le\nplus large le seul vrai qu'il faut enten-:\ndre ce conseil : « L'attention des concurrents\nest attirée tout spécialement sur le caractère\narchitectural propre à la ville de Lierre, ca-\nractère qu'il y a intérêt à ne pas violenter ».\nIl nous semble qu'il ne peut s'agir là d'une\ninvitation à produire du « vieux-neuf ». Ce\nn'est, nous l'espérons, qu'un rappel utile de\nla nécessité pour toute œuvre nouvelle de\ns'adapter au milieu où elle s'édifie.\nUn critique très éclairé, M. Edward Léo-\nnard, écrit à ce sujet dans un quotidien fla-\nmand : « C'est l'esprit qui importe et non\nla forme.\n11 faut tâcher respectueusement et avec\némotion de retrouver l'esprit de cette vieille\nville de Lierre. Et qu'il ne soit pas impossi-\nble de le faire, en des formes modernes,\nMM. Smolderen et Berger l'ont prouvé par\nce projet pour la construction d'un quartier-\njardin qui fut primé autrefois. C'était mo-\nderne et en même temps spécifiquement fla-\nmand; il s en dégageait un sentiment d'inti-\nmité que l'on retrouve partout à Lierre. Si\nnous citons cet exemple, c'est uniquement\nafin de convaincre les jeunes gens qui pren-\ndront part à ce concours de Lierre, que ce\ndoit en être fini avec l'imitation des styles.\nLes belles villes anciennes sont, en quelque\nsorte, - comme l'a dit J. Muls, le résultat\nd une lente cristallisation. Au siècle passé on\na non seulement été impuissant à assurer la\nperdurance de cette cristallisation, on a de\nplus détruit ou irréparablement mutilé bien\ndes éléments de beauté légués par les siècles\nantérieurs. Toutes les époques ont manifesté"}, {"page_pdf": 25, "page_imprimee": "115", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac191912-01.1.25", "debut_caractere": 34, "fin_caractere_exclue": 4212, "texte": "dans leurs œuvres leur vie et leur art pro-\npres; le XIXe siècle, lui, fut totalement im-\npuissant il ne sut créer aucune forme vivante.\nMais aujourd'hui la vie renaît. Nous sa-\nvons ce que d'aucuns sont capables de réali-\nser. Nous attendons d'eux qu ils fassent à\nnouveau, de Lierre, une petite ville agréable\ndans laquelle cet esprit local qui se reflète\ndans tant de monuments remarquables reste\nvivace. Mais cela il ne faut pas qu'ils le fas-\nsent au prix de leur propre existence, en sa-\ncrifiant la nature et le caractère de notre\népoque. Ne trouvons-nous pas, d ailleurs, à\nLierre même, une preuve frappante de ce\nque les plus belles périodes de 1 histoire ont\ntoujours su s'exprimer en des formes d art\nqui, si divergentes qu'elles soient, nen\ncontribuent pas moins à embellir, par leur\ncristallisation, le site urbain. A preuve le Bef-\nfroi et l'Hôtel de Ville, le XIVe et le XVIIIe\nsiècles, assemblés sans qu'ils nuisent 1 un à\nl'autre, étant mués, en quelque sorte, en un\nseul être. »\nNous ne pourrions, croyons-nous, donner\nde meilleur commentaire au programme de\nl'intéressant concours, que nous publions ci-\ndessous in-extenso.\n\nR. V.\n\nPROGRAMME DU CONCOURS\nUn concours est ouvert entre tous les architectes\nbelges par l'Œuvre Suisse en Belgique, comité de\nsecours aux sinistrés, sous le patronage de 1 Union\ndes Villes et Communes belges, section centrale des\nAbris provisoires et de la Reconstruction, et (avec\nle concours) de la Fédération des sociétés d archi-\ntectes de Belgique (1).\nCe concours a pour objet,dans la ville de Lierre :\n1° La reconstruction de la partie détruite du\nMarché aux Poissons;\n2° La reconstruction de la partie détruite de la\nrue des Couteaux;\n3° La construction d'un pont avec garde-corps\nentre la rue Droite et le Gran d M arché.\nLe Grand Marché n'est pas compris dans le con-\ncours.\nUn plan général de la ville de Lierre et un plan\nspécial du quartier du Marché aux Poissons sont\nremis aux concurrents en même temps que le pro-\ngramme.\nMarché aux Poissons.— Au Marché aux Poissons\non conservera :\na) La petite maison dite « Buildragershuisje »\n(voir A du plan) (2) ;\nb) La tour, reste de la fortification de Lierre au\nXVe siècle (voir B du plan) ;\nj c) La pompe publique du Marché aux Poissons\nsera remplacée par la pompe existant actuellement\nKarthuizersvest, datant du XVIIIe siècle (3);\nd) L'escalier (D du plan), donnant accès à la\nNèthe, sera reconstruit, les murs de quai (E F.)\nseront restaurés et pourvus d'un garde-corps.\nLe pont. Un pont à arcades, en pierre, de\n12 mètres de largeur sur la Nèthe, entre la rue\nDroite et le Grand Marché. Le mur ne doit pas être\nreconstruit; il y a lieu de déplacer le mur de quai\npour élargir l'accès au Marché aux Poissons.\nRue des Couteaux. Les concurrents peuvent\nétudier toute la partie située entre le Grand Marché\net la construction dite « De Fortuin ». Eriger, en-\ntre ces deux points (en K)s une petite construction\ndécorative avec accès à la Nèthe.\nL'accès existant vers la Nèthe, dénommé « Den\nDrink » (L) abreuvoir pour chevaux, doit être\nmaintenu.\nPrévoir une clôture pour les jardins longeant la\nNèthe, entre l'endroit dénommé « Den Drink » et\nla maison formant l'angle de la rue du Quai et de\nla Nèthe (de L à M).\nLes divisions parcellaires seront respectées.\nL'attention des concurrents est attirée tout spé-\ncialement sur le caractère architectural propre à la\nville de Lierre, caractère qu'il y a intérêt à ne pas\nviolenter.\nLe concours est à une seule épreuve.\nOn demande : 1° des ensembles (façades et\nplans) à l'échelle de 0,005 par mètre; 2° un frag-\nment d'ensemble (c'est-à-dire une ou plusieurs fa-\nçades, trois au maximum, avec plans et coupes) à\n\n(î ) Les concurrents peuvent se procurer les\nplans de la ville et le programme du concours :\n1° à l'Hôtel de Ville de Lierre; 2° à l'Union des\nVilles et Communes belges, 3bis, rue de la Régence,\nBruxelles; 3° au local de la Fédération des sociétés\nd'architectes de Belgique, Hôtel Ravenstein, à Bru-\nxelles (moyennant 2 francs remboursables aux par-\nticipants qui présenteront un projet).\n(2) Un croquis de cette maison est donné dans\nun coin du plan.\n(3) Un croquis de cette pompe est donné dans\nun coin du plan."}, {"page_pdf": 26, "page_imprimee": "116", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac191912-01.1.26", "debut_caractere": 32, "fin_caractere_exclue": 4343, "texte": "l'échelle de 0,02 par mètre; 3° une vue perspective\nprise du point (N) du plan; 4\" une note explica-\ntive.\nLes dessins seront montés sur châssis ou collés\nsur carton.\nIls porteront une devise reproduite sur la pre-\nmière page de la note ainsi que sur deux enve-\nloppes fermées dont 1 une contiendra les nom et\nadresse du concurrent et l'autre les nom et adresse\nde la personne qu'il désire voir figurer parmi les\nmembres du jury.\nSi les concurrents désirent défendre verbalement\nleur projet devant le jury, ils en feront mention sur\nl'enveloppe contenant leurs nom et adresse.\nToutefois, le jury se réserve le droit de ne pas\nappeler ceux de ces concurrents dont les projets\nne seraient pas retenus pour l'examen final.\nLe jury fonctionnera à Lierre. Il est composé de :\nMM. Schellekens, bourgmestre de la ville de\nLierre; Dumont, père, architecte, membre du co-\nmité exécutif de l'Union des Villes et Communes\nbelges (Commission centrale des Abris provisoires\net de la Reconstruction»; Bilmeyer,architecte, mem-\nbre de la Commission royale des Monuments et des\nSites; A. de Cock de Rameyen, président du Con-\nseil provincial; Maukels, architecte, président de\nla Fédération des Sociétés d'architectes de Belgi-\nque; Careels, architecte provincial; A. Minner,\narchitecte, administrateur-délégué belge de l'Œuvre\nSuisse; Winders, fils, architecte, membre du Comité\nprovincial de l'Union des Villes et Communes\nbelges; Schobbens, membre correspondant de la\nCommission royale des Monuments et des Sites;\nOpsomer, artiste peintre, membre du Comité con-\nsultatif de Lierre; le délégué des concurrents.\nUne somme de 3,000 francs est mise à la dispo-\nsition du jury pour répartir en primes entre les\nconcurrents qu'il désignera.\nLes projets seront exposés, après le jugement,\nà Lierre, à Anvers, puis à Bruxelles, à des dates et\nendroits qui seront indiqués ultérieurement. Le\nrapport du jury sera affiché à ces expositions.\nLes dessins non primés seront mis à la disposition\nde leurs auteurs, après ces expositions, soit à An-\nvers, soit à Bruxelles.\nLes concurrents conservent la propriété artistique\nde leurs œuvres, toutefois les dessins primés (ou\nune copie de ces dessins) resteront la propriété de\nl Œuvre Suisse, organisatrice du concours, qui se\nréserve, soit en exposant, soit en publiant, d'en\nfaire un usage qui ne sera pas de nature à nuire\naux intérêts des lauréats.\nL'Œuvre Suisse peut être amenée à subsidier un\ncertain nombre de façades particulièrement remar-\nquables.\nLes envois seront remis à l'Hôtel de Ville de\nLierre le 2 février 1920.\n\nConcours d'Habitations bourģeoises\nREGLEMENT DU CONCOURS ENTRE ARCHI-\nTECTES BELGES OUVERT PAR LE «CREDIT GE-\nNERAL HYPOTHECAIRE» POUR LA CONFEC-\nTION DE PLANS D'HABITATIONS BOURGEOI-\nSES DANS LA REGION DE LA MEUSE. I. Un\ncours est ouvert entre tous les architectes belges\npour la confection d'une série de plans de trois\ntypes de maisons :\nType A. Une maison bourgeoise convenant\naux professions libérales, médecins, notaires, avo-\ncats, ingénieurs, hommes d affaires.\nType B. Une maison de commerce (7 mètres\nde largeur) ou 2 maisons accouplées formant aux\nétages des appartements de rapport de 14 mètres\nde façade.\nType C. Une villa d environ 120 mètres car-\nrés, entourée de jardins.\nLa concours se fait en une seule épreuve. Il a\npour but de guider les propriétaires dans les recon-\nstructions qu'ils auront à ériger, vers une concep-\ntion plus vraie du Beau, tout en cherchant à l'adap-\nter au genre de via et aux besoins personnels de\nchacun.\nEn efïet, il s'agit d habitations à ériger dans l'ad-\nmirable et pittoresque cadre qu'offre cette partie\nde la Belgique; traversée par la Meuse. Les projets\nde façade devront en conséquence s'inspirer du\nstyle mosan si caractéristique à cette région. Les\nmatériaux utilisés devront autant que possible être\ncejax existants sur place, les matériaux de grand\nluxe devant être soigneusement évités, la valeur des\nconstructions ne pouvant pas excéder les sommes\nhabituellement attribuées aux habitations occupées\npar la bourgeoisie.\nLes projets ne pouvant être élaborés pour un ter-\nrain déterminé, il s'ensuit que le concours ne con-\nstitue qu'une réunion de documents affectés à\nl'usage des buts que poursuit la société sans être\npour cela des plans destinés à l'exécution.\nIL Le jury sera composé comme suit :"}, {"page_pdf": 27, "page_imprimee": "117", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac191912-01.1.27", "debut_caractere": 32, "fin_caractere_exclue": 4754, "texte": "Président d'honneur : M. Léon Hubert, président\ndu conseil du « Crédit Général Hypothécaire ».\nPrésident : M. Paul Saintenoy, architecte, mem-\nbre de la Société royale des monuments, à Bru-\nxelles.\nMembres : MM. Lucien Kaisin, administrateur-\ndirecteur du « Crédit Général Hypothécaire »; Paul\nBonduel, architecte, président de la Société Cen-\ntrale d'Architecture de Belgique; Pierre Louwers\nde Cerf, architecte provincial à Namur, membre\ncorrespondant de la Société royale des monuments;\nL. Pepermans, architecte, président du Groupement\ndes architectes des Ecoles Saint-Luc, à Bruxelles;\nPaul Combien, architecte à Liège.\nSecrétaire : M. Frans Hemelsoet, architecte à\nBruxelles.\nUne somme de 15,000 francs est mise à la dispo-\nsition du jury pour être répartie comme suit :\na) Une prime de 5,000 francs;\nb) Trois primes de 2,000 francs;\nc) Quatre primes de 1,000 francs.\n11 sera délivré en outre une médaille d'honneur\net un diplôme aux projets primés et aux projets\nnon primés mais reconnus très satisfaisants par le\njury.\nToutes ces primes peuvent être réparties propor-\ntionnellement entre deux ou trois concurrents si\nles trois types choisis ne sont pas l'œuvre du même\nauteur.\nLes primes seront payées dans les quinze jours\nqui suivront la décision du jury.\n111. Les projets primés resteront la propriété\nabsolue de la Société.\nToutefois les auteurs des projets de façades\nconservQront tous les droits qui leur sont assurés\npar la loi sur les droits d'auteurs pour autant qu'ils\naient fournis contre récépissés de la Société, en-\ndéans le mois qui suivra la décision du jury, toutes\nles épures et profils nécessaires à l'exécution des\nfaçades.\nDans car cas, si un projet primé doit être exé-\ncuté dans la suite par un autre architecte, l'auteur\nsera autorisé d'apposer son nom sur la façade et\nà la faire exécuter sur ses profils et épures dont il\nfournira une copie à l'architecte dirigeant qui ne\npourra en aucun cas les modifier, ce dernier res-\ntant seul responsable vis-à-vis de l'auteur de toute\ninfraction à ce suje»t.\nA partir de( la seconde exécution de ce projet\net pour toute exécution qui suivra celle-ci, l'auteur\ntouchera outre la prime déjà re»çue, une indemnité\nde 500 francs pour les frais de modifications éven-\ntuelles aux façades primées, épures et profils qui\nchoisis par un client de la Société, il sera alloué\nà l'architecte auteur, pour chaque reproduction,\nune indemnité de 250 francs. L'auteur conservera\nles mêmes droits en ce qui concerne les droits\nd'auteurs pour autant qu'il fournisse également\ncontre récépissé de la Société dans la quinzaine qui\nsuivra la demande qui lui en sera faite par lettre\nrecommandée les épures et profils nécesaires à\n1 exécution de son projet.\nToutefois, la Société déclare formellement dégagé\nvis-à-vis de tous les concurrents toutes responsabi-\nlités au sujet da reproductions des plans exposés.\nLes auteurs des plans primés ou non étant parfai-\ntement d. accord avec la Société du « Crédit Géné-\nral Hypothécaire » qu'en toute circonstance les\nconcurrents, auteurs des projets reproduits, deh\nvront s'en prendre directement aux propriétaires\nou aux architectes exécuteurs des façades sans que\ndans aucun cas la Banque puisse être inquiétée ou\nrendue responsable. Ceci est une des clause® for-\nmelle du concours.\nIV. Les plans devront être déposés contre récé-\npissé au Siège social de la Banque, 38, boulevard\nBischoffsheim, à l'adresse du secrétaire du jury,\nM. l'architecte F rans Hemelsoet, au plus tard le\n1 9 février 1920.\nIls porteront un signe ou une devise qui sera\nreproduite sur une enveloppe cachetée, renfermant\nle nom et l'adresse du concurrent.\nTous les plans primés ou non, choisis par la So-\nciété, pourront être exposés par les soins de celle-\nci, soit à Namur, à Dinant, ou dans Loutes autres\nlocalités à son choix et ce jusque fin 1921, date\n.aquelle les concurrents des projets non primés\nDurront les faire reprendre au siège de la Banque,\nà Bruxelles.\nLes plans exposés porteront tous le nom de leur\nauteur, sauf avis contraire de l'auteur.\nL.c«s concurrents devront produire : Pour chacun\ndes trois types de la série un plan de façade avec\ndessin perspectif de celle-ci et un plan de la distri-\nbution intérieure das sous-sols, rez-de-chaussée et\nétage. Ils fourniront en outre en annexe, sur feuille\nlibre, une coupe transversale, le tout en géométral\ne<t à l'échelle de 0.02 m. pour 1 mètre.\nLes plans seront cotés et teintés et la construc-\ntion sera suffisamment indiquée pour que le jury\npuisse apprécier la compétence de l'auteur et sq\nrendre exactement compte des matériaux qu'il\ncompte employer dans l'exécution des façades.\nTo us les dessins des façades et les plans inté-\nrieurs devront être montés sur des châssis dont"}, {"page_pdf": 28, "page_imprimee": "118", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac191912-01.1.28", "debut_caractere": 32, "fin_caractere_exclue": 3675, "texte": "seraient nécessaires d'y apporrter par suite des\ndimensions des emplacements ou de» désirs des\npropriétaires.\nPour les projets non primés qui pourraient être\nl'épaisseur sera de 0.01 1/2, la largeur et la\nhauteur de 0.60 X 0.60.\nIl est loisible aux concurrents de na présenter\nqu'un seul projet pour l'un des types.\nDes renseignements complémentaires peuvent\nêtre demandés au secrétaire du jury, M. l'architecte\nFrans Hemelsoet, au siège de la Banque du « Cré-\ndit Général Flypothécaire », 38, boulevard Bischoff-\nsheim, à Bruxelles.\nBruxelles, le 20 décembre 19 19.\n\nConcours de Façades\npour les Provinces de Liéģe, Namur, Luxembourg\nRèglement du concours. Art. î. Il est ou-\nvert un concours de façades pour les maisons à\nédifier dans les communes adoptées des provinces\nde Liège, Namur et Luxembourg.\nLe concours portera sur 10 catégories de con-\nstructions :\n1° Maison d'habitation d'un ouvrier, d'un petit\npropriétaire ou d'un petit employé;\n2° Maison d'habitation d'un bourgeois (ren-\ntier ou profession libérale) ;\n3° Maison de commerce de peu d'importance\n(petite boutique) ;\n4° Maison de commerce d'une certaine impor-\ntance ;\n5° Maison de campagne, très modeste;\n6° Maison de campagne, assez importante;\n7° Petite ferme;\n8° Grosse ferme;\n9° Maison communale;\n1 0° Ecole.\nN. B. - Pour les 4 premières catégories, les\nmaisons de coin sont considérées comme particuliè-\n»\nrement intéressantes.\nToutes les façades jugées dignes d'être édifiées\nseront primées.\nEn outre, le jury classera les façades primées\ndans chacune des catégories.\nArt. 2. Le jury tiendra compte de la valeur\net du caractère de la construction, relativement à\nla catégorie à laquelle elle appartient.\nChaque façade devra être l'expression et sera\naccompagnée d un plan croquis logique, conforta-\nble et inhérent à sa catégorie.\nLes concurrents se pénétreront de cette pensée\nque les façades projetées doivent prendre place\ndans un cadre de constructions ayant son originalité\net ses caractères propres, et s'harmoniser avec\ncelle-ci. On peut citer à titre exemplatif les genres\nsuivants : Dinant, et les localités dévastées de la\nprovince de Namur. Battice, Herve, Visé. »\nLe Sud du Luxembourg : Ethe, Tintigny, etc.,etc.\nLa préférence ira aux œuvres inspirées des styles\nrégionaux et utilisant les matériaux du pays, ainsi\nqu'aux projets traités avec économie, et tenant\ncompte de la cherté des matériaux et de la main-\nd'œuvre.\nArt. 3. Le jury disposera d'une prime de\n10,000 francs, d une autre de 5,000, de 4 de 2,500\net de 25 de 3,000 francs qu'il répartira et éven-\ntuellement subsidiera selon les mérites des œuvres\nprésentées. Ces primes pourront être accordées in-\ntégralement à l'auteur de plusieurs projets primés.\nArt. 4. Le jury pourra décerner, en outre,\ndes diplômes de médailles d'or, de vermeil, d'argent\net de bronze, suivant la valeur des projets.\nArt. 5. Le jury statuera souverainement.\nArt. 6. Le jury sera composé comme suit :\nLe Haut Commissaire Royal ou son délégué;\nUn membre de la Commission royale des Monu-\nments ;\nUn délégué de la Fédération des sociétés d ar-\nchitecture de Belgique;\nUn délégué de l'Union des Villes et Communes\nbelges ;\nUn délégué de la Commission pour l'embellis-\nsement de la vie rurale;\nL architecte directeur du Service des construc-\ntions du Haut Commissariat;\nUn artiste désigné par les concurrents.\nLe secrétariat du jury sera tenu par un fonction-\nnaire désigné par le Haut Commissaire.\nArt. 7. Les envois seront anonymes, chaque\nprojet sera marqué d'un signe reproduit sur deux\nenveloppes fermées; une, contenant le nom et\nlad resse du concurrent; l autre, le nom du membre\ndu jury désigné par le concurrent."}, {"page_pdf": 29, "page_imprimee": "119", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac191912-01.1.29", "debut_caractere": 32, "fin_caractere_exclue": 4214, "texte": "Les envois seront remis au bureau du Haut Com-\nmissariat à Liège, avenue de l'Exposition, 3 5, au\nplus tard le 31 janvier 1920, avant midi.\nIl est désirable que les dessins soient sur châs-\nsis.\nArt. 8. Un artiste pourra présenter plusieurs\nprojets et concourir dans plusieurs catégories.\nLes dessins des façades primées resteront la pro-\npriété du Haut Commissariat.\nArt. 9. Les façades seront bien dessinées à\nl'échelle de 0 m. 02 par mètre, et accompagnées\néventuellement de, coupes, profils et détails à\nl'échelle de 0 m. 05 par mètre. Les indications né-\ncessaires seront aussi données sur la nature des\nmatériaux employés.\nArt. 10. Le jury est tenu de dresser un rap-\nport, où il donnera son avis sur chacun des pro-\njets présentés.\nAprès le jugement, tous les projets envoyés se-\nront exposés publiquement pendant 1 5 jours.\nCette exposition du concours aura lieu aux dates et\naux endroits qui seront ultérieurement déterminés.\nA partir du 20 février, les projets non primés\npourront être retirés contre reçu, au local de leur\nexposition, jusqu'au ler1er mars 1920.\nArt. 1 1. Les propriétaires sinistrés seront vi-\nvement engagés à construire les façades primées.\nPour chacune de ces façades exécutées et après\navis du jury, une prime d'encouragement pourra\néventuellement être allouée au propriétaire de l'im-\nmeuble, si le Gouvernement en décide ainsi.\nL'architecte, auteur de la façade exécutée, aura\nla direction artistique de cette façade et recevra\nune indemnité égale à 20 p. c. de la prime donnée\nau propriétaire.\nPour certaines façades spéciales de constructions\ntrès en vue et dont l'exécution serait coûteuse, M.\nle Haut Commissaire pourra, éventuellement, sur\navis du jury, accorder une indemnité plus élevée,\nen raison de la valeur artistique de l'œuvre.\nNote. - Il est rappelé que les concurrents con-\nservent la propriété artistique de leurs œuvres. En\nconséquence, les propriétaires qui voudraient con-\nstruire des façades inspirées d'une de celles primées\npour être adaptées à des plans spéciaux ou à d'au-\ntres proportions, seront vivement engagés à s'adres-\nser à l'auteur de la façade qui aura leurs préféren-\nces. Pour celles-là, aussi, sur avis du jury, des pri-\nmes d'encouragement pourront éventuellement et\navec l'assentiment des pouvoirs publics, être don-\nnées, et dans ce cas l'auteur des plans aura à re-\ncevoir du propriétaire, les honoraires prévus par îe\ntarif de la Société des architectes.\nLiège, le 4 novembre 1919.\nLe Haut Commissaire Royal,\nBaron Delvaux de Fenffe.\nApprouvé à Bruxelles, le 6 novembre 1919.\nLe Ministre de l'lntérieur,\n(s.) Baron de Broqueville.\nCOMMUNES ADOPTEES\nProvince de Liège : Barchon. Battice. Ber-\nneau. Boncelles. Fléron. • Francorchamps.\n- Hermée. Herve. Julémont. • Louveigné.\nMouland. Olne. Seilles.\nProvince de Namur : Dinant. Hastière-par-\ndelà. Houx. Onhaye. Oret. Home-\ndenne. —— Sorinnes. • Surice.\nProvince de Luxembourg : Herbeumont. ——\nEthe. Izel. Maissin. Musson. Porche-\nresse. - Rossignol. • Tintigny.\n\nÉchos\nMONUMENT COMMEMORATIF D'ANDENNE.\nLa maquette retenue pour exécution est l'œu-\nvre de MM. Louis Mascée, sculpteur, et James\nAllard, architecte. Ont été classées les œuvres de\nMM. Bouhon, Jourdain, Coppée, arch., Wolfers, Ga-\nrant, arch.\nMONUMENT COMMEMORATIF DE ZEE-\nBRUGGE. Le Comité de l'Union anglo-belge,\npromoteur du Concours pour l'érection d'un monu-\nment à Zeebrugge, réuni à Londres le 1 5 décembre\na adopté le classement voté à l'unanimité par le\njury et a décerné les prix de la manière suivante1 :\nler1er prix, projet présenté par MM. Arthur Du-\npon, statuaire, Anvers; Jos. Smolderen, architecte*»\nBorgerhout-Anvers.\n2e prix, projet présenté par MM. Thos. S. Tait,\nA. R. I. B. A., architecte, Londres; N. Reid Dick,\nsculpteur, Londres.\n3e prix, projet présenté par MM. B. Clemens,\nsculpteur, Londres; Frazer Tomlins, architecte,\nLondres.\n4e prix, projet présenté par MM. Valentin Vaer-\nwyck, architecte, Gand; Henry Vaerwyck-Suys, ar-\nchitecte, Mont-St-Amand-Gand; Oscar Sinia, sculp-\nteur, Gand.\nUne exposition de tous les projets présentés par\ndes architecte® belges et des deux projets anglais\nclassés second et troisième aura lieu au Palais d'Eg-\nmont, du 4 au 12 janvier."}, {"page_pdf": 30, "page_imprimee": "120", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac191912-01.1.30", "debut_caractere": 32, "fin_caractere_exclue": 4206, "texte": "Le Concours de “La Cité„\nDessins et relevés photoģraphiques\nEn parcourant la Flandre, un de nos colla-\nborateurs a été peiné de voir que la plupart\ndes petits monuments votifs qui jalonnaient\nautrefois les routes de ce pays si profondé-\nment mystique avaient disparu ou étaient en\nruines. La piété des gens du pays les relèvera\npeut-être. Mais quelles horreurs substituera-\nt-on, de la sorte, à ces monuments, très mo-\ndestes sans doute, mais d'une poésie si in-\ntense? Ce sera une perte sensible pour le\nfolklore et l'art régional.\nNotre collaborateur voudrait fixer le sou-\nvenir de ces petites constructions et attiirer\nl'attention des foules distraites par des œu-\nvres plus vastes sur leur harmonie et leur\nmérite architectural.\n11 nous demande de le documenter en fai-\nsant appel à tous ceux qui posséderaient des\nphotographies ou pourraient faire des relevés\nde petites chapelles encore existantes et qui\nprésentent un réel intérêt artistique. Nous\navons cru ne pouvoir mieux faire que d'ou-\nvrir dans ce but un concours entre nos lec-\nteurs.\nCONDITIONS GENERALES\n1. Le concours est accessible à tous les lecteurs\nde « La Cité ». Il comporte deux catégories.\n2. Les envois seront anonymes. Ils porteront une\ndevise ou marque distinctive reproduite sur une\nenveloppe cachetée, jointe à l'envoi et renfermant :\n• a) Les noms et adresse du concurrent;\nb) Deux bons de concours à détacher de la\nRevue « La Cité ».\n3. Les envois seront adressés à l'« Administra-\ntion de la Revue « La Cité », 10, place Loix, Saint-\nGilles (Bruxelles).\n4. Les documents non primés pourront être reti-\nrés au bureau du journal aux jours et heures qui\nseront indiqués dans « La Cité ». Ils seront ren-\nvoyés à ceux qui en feront la demande par écrit\nen indiquant leur adresse et en joignant la somme\nnécessaire à l'envoi dans le mois suivant la pu-\nblication des résultats du concours. Passé ce délai,\nl'Administration de la Revue décline toute respon-\nsabilité au sujet des documents envoyés.\n5. Par le fait de la remise de son projet, tout\nconcurrent déclare :\na) Que le projet constitue une œuvre origi-\nnale dont il est l'auteur;\nb) Qu'il se soumet à toutes les conditions du\nprogramme et aux décisions du jury.\n6. Le jury se réserve le droit de ne pas accorder\nles primes ou de modifier leur importance, si les\nconditions du concours n'avaient pas été observées,\nou s'il estimait que les envois ne présentent pas\nun intérêt suffisant.\n7. Les projets primés deviennent la propriété\npleine et entière du propriétaire de € La Cité ».\n8. Il sera répondu dans « La Cité » à toute de-\nmande d'explication, au sujet du présent concours.\nCONDITIONS SPECIALES\n1. Les envois devront être remis avant le 30\navril 1920 (délai prolongé).\n2. Les primes à décerner sont d'un import de\n300 francs :\nSoit pour la catégorie A (photographies) :\net pour la catégorie B (dessins) :\nUne première prime de 75 francs;\nUne deuxième prime de 50 francs,\nUne troisième prime de 25 francs.\n3. Le jury chargé du classement sera composé\nde MM. F. Bodson, R. Moenaert, L. van çjer Swael-\nmen, Raph. Verwilghen.\n4. L'Administration de « La Cité » se réserve le\ndroit d'acquérir la propriété de tout envoi, non\nprimé, moyennant une indemnité de 1 5 francs.\nPROGRAMME\nLes documents demandés doivent figurer un mo-\nnument votif tel que petite chapelle, calvaire,\ncroix, etc., situé ou ayant existé en Belgique et\nprésentant un intérêt artistique. Une note adjointe\ndevra indiquer l'emplacement précis du petit mo-\nnument figuré.\nCatégorie A. Photographie. L'épreuve en-\nvoyée doit être obtenue par contact direct. Elle\nsera envoyée, à plat, non montée ou collée sur un\ncarton ne dépassant pas de plus de 3 centimètres\nles bords de la photographie.\nCatégorie B. Relevé graphique. Ce relevé\npourra consister en dessin perspectif ou géométral\nou en tout autre document graphique, au choix du\nconcurrent.\nTo us les dessins seront faits à l'encre de Chine,\nsans teintes plates ni lavées, et se prêter à la re-\nproduction au trait.\nCes dessins ne pourront pas dépasser le format\nd'une feuille demi grand aigle. Ils ne pouront être\nni encadrés, ni montés sur châssis.\nLa date de clôture du concours est reportée au 30 avril 1920."}]}, {"article_id": "bm-bmtnaac-1919-12-01-c010", "article_bluemountain": "bmtnaac_1919-12_01#c010", "volume": "bmtnaac_1919-12_01", "ocr_source": "OCR Blue Mountain (ALTO), transcription TEI : lignes lb/@facs", "texte_sans_correction": true, "page_debut": "114", "page_fin": "115", "image_debut": 24, "image_fin": 25, "pages_selon": "pagination imprimée relevée dans le METS Blue Mountain (ORDERLABEL) ; [n] = page sans folio restituée", "url_article": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac191912-01.2.7.1", "titre_corps": "Un Proģramme modèle!", "titre_sommaire": "Un Proģramme modèle!", "signature_source": "", "controle": "bornes données par la structure logique METS/ALTO de Blue Mountain (blocs ALTO de chaque constituant)", "pages": [{"page_pdf": 24, "page_imprimee": "114", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac191912-01.1.24", "debut_caractere": 33, "fin_caractere_exclue": 3808, "texte": "Le Concours pour la Reconstruction\ndu Marché=aux=Poissons à Lierre\nUn Proģramme modèle!\nLierre, la ville dont le nom évoque l'at-\nmosphère tranquille des béguinages et le pit-\ntoresque amusant des tableaux d'Opsomer,\nLierre, elle aussi, a bien souffert de la tour-\nmente. Le bombardement, dont les effets\nnéfastes se perçoivent aux quatre coins de la\nville, s'est surtout acharné aux édifices voi-\nsins de la Grand' Place. Une plaie béante\ns'ouvre dans celle-ci et se dirige vers la\nNèthe.\nL'Œuvre Suisse en Belgique a eu l'idée\nheureuse de se soucier de la reconstruction\nde cet ensemble, et plus agissante que les\npouvoirs publics elle adresse un appel à\ntous les architectes belges. Le concours\nqu elle organise est un exemple à bien des\npoints de vue.\nCertes, 1 on regrette que l'on ne prenne\ndes engagements quant à l'exécution de\nl'œuvre lauréate. Mais peut-on en faire un\nreproche aux organisateurs? Pour le reste,\nle concours est des mieux organisé, le mieux\npeut-être de tous ceux que nous ayons connu\nen Belgique.\nPour la toute première fois, le concours\nde façade est devenu un concours d'urba-\nnisme! Et pourtant il s'agissait bien, en l'es-\npèce, d un concours d architecture plus que\nde tracé des villes. Les modifications que\nl'on sera amené à apporter aux alignements\nanciens seront bien minimes, bien moins\nimportantes qu'elles ne le sont à Louvain\npar exemple —. Et cependant les organisa-\nteurs de cette joute laissent aux concurrents\ntoute liberté quant à la fixation de ces ali-\ngnements, bien plus ils mettent en évidence\n1 importance du groupement des édifices, je\ndirais presque sa prédominance sur la com-\nposition des façades.\nEt le programme fournit tous les éléments\nnécessaires à un groupement nouveau des\nédifices. Il indique avec précision le lotisse-\nment des propriétés, 1 état des dévastations,\nle tracé de la voirie, le profil en long avec\ntoutes les cotes de niveau. L'on voit fort\nbien que ce que les organisateurs du con-\ncours demandent il n'est pas inutile d'y\ninsister ce ne sont pas des dessins de fa-\nçades, mais des groupements de masses : les\néléments constitutifs d'un site urbain.\nL'esprit du programme étant pareil, nous\nsommes convaincus que c'est dans le sens le\nplus large le seul vrai qu'il faut enten-:\ndre ce conseil : « L'attention des concurrents\nest attirée tout spécialement sur le caractère\narchitectural propre à la ville de Lierre, ca-\nractère qu'il y a intérêt à ne pas violenter ».\nIl nous semble qu'il ne peut s'agir là d'une\ninvitation à produire du « vieux-neuf ». Ce\nn'est, nous l'espérons, qu'un rappel utile de\nla nécessité pour toute œuvre nouvelle de\ns'adapter au milieu où elle s'édifie.\nUn critique très éclairé, M. Edward Léo-\nnard, écrit à ce sujet dans un quotidien fla-\nmand : « C'est l'esprit qui importe et non\nla forme.\n11 faut tâcher respectueusement et avec\némotion de retrouver l'esprit de cette vieille\nville de Lierre. Et qu'il ne soit pas impossi-\nble de le faire, en des formes modernes,\nMM. Smolderen et Berger l'ont prouvé par\nce projet pour la construction d'un quartier-\njardin qui fut primé autrefois. C'était mo-\nderne et en même temps spécifiquement fla-\nmand; il s en dégageait un sentiment d'inti-\nmité que l'on retrouve partout à Lierre. Si\nnous citons cet exemple, c'est uniquement\nafin de convaincre les jeunes gens qui pren-\ndront part à ce concours de Lierre, que ce\ndoit en être fini avec l'imitation des styles.\nLes belles villes anciennes sont, en quelque\nsorte, - comme l'a dit J. Muls, le résultat\nd une lente cristallisation. Au siècle passé on\na non seulement été impuissant à assurer la\nperdurance de cette cristallisation, on a de\nplus détruit ou irréparablement mutilé bien\ndes éléments de beauté légués par les siècles\nantérieurs. Toutes les époques ont manifesté"}, {"page_pdf": 25, "page_imprimee": "115", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac191912-01.1.25", "debut_caractere": 34, "fin_caractere_exclue": 1176, "texte": "dans leurs œuvres leur vie et leur art pro-\npres; le XIXe siècle, lui, fut totalement im-\npuissant il ne sut créer aucune forme vivante.\nMais aujourd'hui la vie renaît. Nous sa-\nvons ce que d'aucuns sont capables de réali-\nser. Nous attendons d'eux qu ils fassent à\nnouveau, de Lierre, une petite ville agréable\ndans laquelle cet esprit local qui se reflète\ndans tant de monuments remarquables reste\nvivace. Mais cela il ne faut pas qu'ils le fas-\nsent au prix de leur propre existence, en sa-\ncrifiant la nature et le caractère de notre\népoque. Ne trouvons-nous pas, d ailleurs, à\nLierre même, une preuve frappante de ce\nque les plus belles périodes de 1 histoire ont\ntoujours su s'exprimer en des formes d art\nqui, si divergentes qu'elles soient, nen\ncontribuent pas moins à embellir, par leur\ncristallisation, le site urbain. A preuve le Bef-\nfroi et l'Hôtel de Ville, le XIVe et le XVIIIe\nsiècles, assemblés sans qu'ils nuisent 1 un à\nl'autre, étant mués, en quelque sorte, en un\nseul être. »\nNous ne pourrions, croyons-nous, donner\nde meilleur commentaire au programme de\nl'intéressant concours, que nous publions ci-\ndessous in-extenso."}]}, {"article_id": "bm-bmtnaac-1919-12-01-c011", "article_bluemountain": "bmtnaac_1919-12_01#c011", "volume": "bmtnaac_1919-12_01", "ocr_source": "OCR Blue Mountain (ALTO), transcription TEI : lignes lb/@facs", "texte_sans_correction": true, "page_debut": "115", "page_fin": "116", "image_debut": 25, "image_fin": 26, "pages_selon": "pagination imprimée relevée dans le METS Blue Mountain (ORDERLABEL) ; [n] = page sans folio restituée", "url_article": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac191912-01.2.7.2", "titre_corps": "PROGRAMME DU CONCOURS", "titre_sommaire": "PROGRAMME DU CONCOURS", "signature_source": "", "controle": "bornes données par la structure logique METS/ALTO de Blue Mountain (blocs ALTO de chaque constituant)", "pages": [{"page_pdf": 25, "page_imprimee": "115", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac191912-01.1.25", "debut_caractere": 1185, "fin_caractere_exclue": 4212, "texte": "PROGRAMME DU CONCOURS\nUn concours est ouvert entre tous les architectes\nbelges par l'Œuvre Suisse en Belgique, comité de\nsecours aux sinistrés, sous le patronage de 1 Union\ndes Villes et Communes belges, section centrale des\nAbris provisoires et de la Reconstruction, et (avec\nle concours) de la Fédération des sociétés d archi-\ntectes de Belgique (1).\nCe concours a pour objet,dans la ville de Lierre :\n1° La reconstruction de la partie détruite du\nMarché aux Poissons;\n2° La reconstruction de la partie détruite de la\nrue des Couteaux;\n3° La construction d'un pont avec garde-corps\nentre la rue Droite et le Gran d M arché.\nLe Grand Marché n'est pas compris dans le con-\ncours.\nUn plan général de la ville de Lierre et un plan\nspécial du quartier du Marché aux Poissons sont\nremis aux concurrents en même temps que le pro-\ngramme.\nMarché aux Poissons.— Au Marché aux Poissons\non conservera :\na) La petite maison dite « Buildragershuisje »\n(voir A du plan) (2) ;\nb) La tour, reste de la fortification de Lierre au\nXVe siècle (voir B du plan) ;\nj c) La pompe publique du Marché aux Poissons\nsera remplacée par la pompe existant actuellement\nKarthuizersvest, datant du XVIIIe siècle (3);\nd) L'escalier (D du plan), donnant accès à la\nNèthe, sera reconstruit, les murs de quai (E F.)\nseront restaurés et pourvus d'un garde-corps.\nLe pont. Un pont à arcades, en pierre, de\n12 mètres de largeur sur la Nèthe, entre la rue\nDroite et le Grand Marché. Le mur ne doit pas être\nreconstruit; il y a lieu de déplacer le mur de quai\npour élargir l'accès au Marché aux Poissons.\nRue des Couteaux. Les concurrents peuvent\nétudier toute la partie située entre le Grand Marché\net la construction dite « De Fortuin ». Eriger, en-\ntre ces deux points (en K)s une petite construction\ndécorative avec accès à la Nèthe.\nL'accès existant vers la Nèthe, dénommé « Den\nDrink » (L) abreuvoir pour chevaux, doit être\nmaintenu.\nPrévoir une clôture pour les jardins longeant la\nNèthe, entre l'endroit dénommé « Den Drink » et\nla maison formant l'angle de la rue du Quai et de\nla Nèthe (de L à M).\nLes divisions parcellaires seront respectées.\nL'attention des concurrents est attirée tout spé-\ncialement sur le caractère architectural propre à la\nville de Lierre, caractère qu'il y a intérêt à ne pas\nviolenter.\nLe concours est à une seule épreuve.\nOn demande : 1° des ensembles (façades et\nplans) à l'échelle de 0,005 par mètre; 2° un frag-\nment d'ensemble (c'est-à-dire une ou plusieurs fa-\nçades, trois au maximum, avec plans et coupes) à\n\n(î ) Les concurrents peuvent se procurer les\nplans de la ville et le programme du concours :\n1° à l'Hôtel de Ville de Lierre; 2° à l'Union des\nVilles et Communes belges, 3bis, rue de la Régence,\nBruxelles; 3° au local de la Fédération des sociétés\nd'architectes de Belgique, Hôtel Ravenstein, à Bru-\nxelles (moyennant 2 francs remboursables aux par-\nticipants qui présenteront un projet).\n(2) Un croquis de cette maison est donné dans\nun coin du plan.\n(3) Un croquis de cette pompe est donné dans\nun coin du plan."}, {"page_pdf": 26, "page_imprimee": "116", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac191912-01.1.26", "debut_caractere": 32, "fin_caractere_exclue": 2583, "texte": "l'échelle de 0,02 par mètre; 3° une vue perspective\nprise du point (N) du plan; 4\" une note explica-\ntive.\nLes dessins seront montés sur châssis ou collés\nsur carton.\nIls porteront une devise reproduite sur la pre-\nmière page de la note ainsi que sur deux enve-\nloppes fermées dont 1 une contiendra les nom et\nadresse du concurrent et l'autre les nom et adresse\nde la personne qu'il désire voir figurer parmi les\nmembres du jury.\nSi les concurrents désirent défendre verbalement\nleur projet devant le jury, ils en feront mention sur\nl'enveloppe contenant leurs nom et adresse.\nToutefois, le jury se réserve le droit de ne pas\nappeler ceux de ces concurrents dont les projets\nne seraient pas retenus pour l'examen final.\nLe jury fonctionnera à Lierre. Il est composé de :\nMM. Schellekens, bourgmestre de la ville de\nLierre; Dumont, père, architecte, membre du co-\nmité exécutif de l'Union des Villes et Communes\nbelges (Commission centrale des Abris provisoires\net de la Reconstruction»; Bilmeyer,architecte, mem-\nbre de la Commission royale des Monuments et des\nSites; A. de Cock de Rameyen, président du Con-\nseil provincial; Maukels, architecte, président de\nla Fédération des Sociétés d'architectes de Belgi-\nque; Careels, architecte provincial; A. Minner,\narchitecte, administrateur-délégué belge de l'Œuvre\nSuisse; Winders, fils, architecte, membre du Comité\nprovincial de l'Union des Villes et Communes\nbelges; Schobbens, membre correspondant de la\nCommission royale des Monuments et des Sites;\nOpsomer, artiste peintre, membre du Comité con-\nsultatif de Lierre; le délégué des concurrents.\nUne somme de 3,000 francs est mise à la dispo-\nsition du jury pour répartir en primes entre les\nconcurrents qu'il désignera.\nLes projets seront exposés, après le jugement,\nà Lierre, à Anvers, puis à Bruxelles, à des dates et\nendroits qui seront indiqués ultérieurement. Le\nrapport du jury sera affiché à ces expositions.\nLes dessins non primés seront mis à la disposition\nde leurs auteurs, après ces expositions, soit à An-\nvers, soit à Bruxelles.\nLes concurrents conservent la propriété artistique\nde leurs œuvres, toutefois les dessins primés (ou\nune copie de ces dessins) resteront la propriété de\nl Œuvre Suisse, organisatrice du concours, qui se\nréserve, soit en exposant, soit en publiant, d'en\nfaire un usage qui ne sera pas de nature à nuire\naux intérêts des lauréats.\nL'Œuvre Suisse peut être amenée à subsidier un\ncertain nombre de façades particulièrement remar-\nquables.\nLes envois seront remis à l'Hôtel de Ville de\nLierre le 2 février 1920."}]}, {"article_id": "bm-bmtnaac-1919-12-01-c012", "article_bluemountain": "bmtnaac_1919-12_01#c012", "volume": "bmtnaac_1919-12_01", "ocr_source": "OCR Blue Mountain (ALTO), transcription TEI : lignes lb/@facs", "texte_sans_correction": true, "page_debut": "116", "page_fin": "118", "image_debut": 26, "image_fin": 28, "pages_selon": "pagination imprimée relevée dans le METS Blue Mountain (ORDERLABEL) ; [n] = page sans folio restituée", "url_article": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac191912-01.2.7.3", "titre_corps": "Concours d'Habitations bourģeoises", "titre_sommaire": "Concours d'Habitations bourģeoises", "signature_source": "", "controle": "bornes données par la structure logique METS/ALTO de Blue Mountain (blocs ALTO de chaque constituant)", "pages": [{"page_pdf": 26, "page_imprimee": "116", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac191912-01.1.26", "debut_caractere": 2585, "fin_caractere_exclue": 4343, "texte": "Concours d'Habitations bourģeoises\nREGLEMENT DU CONCOURS ENTRE ARCHI-\nTECTES BELGES OUVERT PAR LE «CREDIT GE-\nNERAL HYPOTHECAIRE» POUR LA CONFEC-\nTION DE PLANS D'HABITATIONS BOURGEOI-\nSES DANS LA REGION DE LA MEUSE. I. Un\ncours est ouvert entre tous les architectes belges\npour la confection d'une série de plans de trois\ntypes de maisons :\nType A. Une maison bourgeoise convenant\naux professions libérales, médecins, notaires, avo-\ncats, ingénieurs, hommes d affaires.\nType B. Une maison de commerce (7 mètres\nde largeur) ou 2 maisons accouplées formant aux\nétages des appartements de rapport de 14 mètres\nde façade.\nType C. Une villa d environ 120 mètres car-\nrés, entourée de jardins.\nLa concours se fait en une seule épreuve. Il a\npour but de guider les propriétaires dans les recon-\nstructions qu'ils auront à ériger, vers une concep-\ntion plus vraie du Beau, tout en cherchant à l'adap-\nter au genre de via et aux besoins personnels de\nchacun.\nEn efïet, il s'agit d habitations à ériger dans l'ad-\nmirable et pittoresque cadre qu'offre cette partie\nde la Belgique; traversée par la Meuse. Les projets\nde façade devront en conséquence s'inspirer du\nstyle mosan si caractéristique à cette région. Les\nmatériaux utilisés devront autant que possible être\ncejax existants sur place, les matériaux de grand\nluxe devant être soigneusement évités, la valeur des\nconstructions ne pouvant pas excéder les sommes\nhabituellement attribuées aux habitations occupées\npar la bourgeoisie.\nLes projets ne pouvant être élaborés pour un ter-\nrain déterminé, il s'ensuit que le concours ne con-\nstitue qu'une réunion de documents affectés à\nl'usage des buts que poursuit la société sans être\npour cela des plans destinés à l'exécution.\nIL Le jury sera composé comme suit :"}, {"page_pdf": 27, "page_imprimee": "117", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac191912-01.1.27", "debut_caractere": 32, "fin_caractere_exclue": 4754, "texte": "Président d'honneur : M. Léon Hubert, président\ndu conseil du « Crédit Général Hypothécaire ».\nPrésident : M. Paul Saintenoy, architecte, mem-\nbre de la Société royale des monuments, à Bru-\nxelles.\nMembres : MM. Lucien Kaisin, administrateur-\ndirecteur du « Crédit Général Hypothécaire »; Paul\nBonduel, architecte, président de la Société Cen-\ntrale d'Architecture de Belgique; Pierre Louwers\nde Cerf, architecte provincial à Namur, membre\ncorrespondant de la Société royale des monuments;\nL. Pepermans, architecte, président du Groupement\ndes architectes des Ecoles Saint-Luc, à Bruxelles;\nPaul Combien, architecte à Liège.\nSecrétaire : M. Frans Hemelsoet, architecte à\nBruxelles.\nUne somme de 15,000 francs est mise à la dispo-\nsition du jury pour être répartie comme suit :\na) Une prime de 5,000 francs;\nb) Trois primes de 2,000 francs;\nc) Quatre primes de 1,000 francs.\n11 sera délivré en outre une médaille d'honneur\net un diplôme aux projets primés et aux projets\nnon primés mais reconnus très satisfaisants par le\njury.\nToutes ces primes peuvent être réparties propor-\ntionnellement entre deux ou trois concurrents si\nles trois types choisis ne sont pas l'œuvre du même\nauteur.\nLes primes seront payées dans les quinze jours\nqui suivront la décision du jury.\n111. Les projets primés resteront la propriété\nabsolue de la Société.\nToutefois les auteurs des projets de façades\nconservQront tous les droits qui leur sont assurés\npar la loi sur les droits d'auteurs pour autant qu'ils\naient fournis contre récépissés de la Société, en-\ndéans le mois qui suivra la décision du jury, toutes\nles épures et profils nécessaires à l'exécution des\nfaçades.\nDans car cas, si un projet primé doit être exé-\ncuté dans la suite par un autre architecte, l'auteur\nsera autorisé d'apposer son nom sur la façade et\nà la faire exécuter sur ses profils et épures dont il\nfournira une copie à l'architecte dirigeant qui ne\npourra en aucun cas les modifier, ce dernier res-\ntant seul responsable vis-à-vis de l'auteur de toute\ninfraction à ce suje»t.\nA partir de( la seconde exécution de ce projet\net pour toute exécution qui suivra celle-ci, l'auteur\ntouchera outre la prime déjà re»çue, une indemnité\nde 500 francs pour les frais de modifications éven-\ntuelles aux façades primées, épures et profils qui\nchoisis par un client de la Société, il sera alloué\nà l'architecte auteur, pour chaque reproduction,\nune indemnité de 250 francs. L'auteur conservera\nles mêmes droits en ce qui concerne les droits\nd'auteurs pour autant qu'il fournisse également\ncontre récépissé de la Société dans la quinzaine qui\nsuivra la demande qui lui en sera faite par lettre\nrecommandée les épures et profils nécesaires à\n1 exécution de son projet.\nToutefois, la Société déclare formellement dégagé\nvis-à-vis de tous les concurrents toutes responsabi-\nlités au sujet da reproductions des plans exposés.\nLes auteurs des plans primés ou non étant parfai-\ntement d. accord avec la Société du « Crédit Géné-\nral Hypothécaire » qu'en toute circonstance les\nconcurrents, auteurs des projets reproduits, deh\nvront s'en prendre directement aux propriétaires\nou aux architectes exécuteurs des façades sans que\ndans aucun cas la Banque puisse être inquiétée ou\nrendue responsable. Ceci est une des clause® for-\nmelle du concours.\nIV. Les plans devront être déposés contre récé-\npissé au Siège social de la Banque, 38, boulevard\nBischoffsheim, à l'adresse du secrétaire du jury,\nM. l'architecte F rans Hemelsoet, au plus tard le\n1 9 février 1920.\nIls porteront un signe ou une devise qui sera\nreproduite sur une enveloppe cachetée, renfermant\nle nom et l'adresse du concurrent.\nTous les plans primés ou non, choisis par la So-\nciété, pourront être exposés par les soins de celle-\nci, soit à Namur, à Dinant, ou dans Loutes autres\nlocalités à son choix et ce jusque fin 1921, date\n.aquelle les concurrents des projets non primés\nDurront les faire reprendre au siège de la Banque,\nà Bruxelles.\nLes plans exposés porteront tous le nom de leur\nauteur, sauf avis contraire de l'auteur.\nL.c«s concurrents devront produire : Pour chacun\ndes trois types de la série un plan de façade avec\ndessin perspectif de celle-ci et un plan de la distri-\nbution intérieure das sous-sols, rez-de-chaussée et\nétage. Ils fourniront en outre en annexe, sur feuille\nlibre, une coupe transversale, le tout en géométral\ne<t à l'échelle de 0.02 m. pour 1 mètre.\nLes plans seront cotés et teintés et la construc-\ntion sera suffisamment indiquée pour que le jury\npuisse apprécier la compétence de l'auteur et sq\nrendre exactement compte des matériaux qu'il\ncompte employer dans l'exécution des façades.\nTo us les dessins des façades et les plans inté-\nrieurs devront être montés sur des châssis dont"}, {"page_pdf": 28, "page_imprimee": "118", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac191912-01.1.28", "debut_caractere": 32, "fin_caractere_exclue": 598, "texte": "seraient nécessaires d'y apporrter par suite des\ndimensions des emplacements ou de» désirs des\npropriétaires.\nPour les projets non primés qui pourraient être\nl'épaisseur sera de 0.01 1/2, la largeur et la\nhauteur de 0.60 X 0.60.\nIl est loisible aux concurrents de na présenter\nqu'un seul projet pour l'un des types.\nDes renseignements complémentaires peuvent\nêtre demandés au secrétaire du jury, M. l'architecte\nFrans Hemelsoet, au siège de la Banque du « Cré-\ndit Général Flypothécaire », 38, boulevard Bischoff-\nsheim, à Bruxelles.\nBruxelles, le 20 décembre 19 19."}]}, {"article_id": "bm-bmtnaac-1919-12-01-c013", "article_bluemountain": "bmtnaac_1919-12_01#c013", "volume": "bmtnaac_1919-12_01", "ocr_source": "OCR Blue Mountain (ALTO), transcription TEI : lignes lb/@facs", "texte_sans_correction": true, "page_debut": "118", "page_fin": "119", "image_debut": 28, "image_fin": 29, "pages_selon": "pagination imprimée relevée dans le METS Blue Mountain (ORDERLABEL) ; [n] = page sans folio restituée", "url_article": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac191912-01.2.7.4", "titre_corps": "Concours de Façades pour les Provinces de Liéģe, Namur, Luxembourg", "titre_sommaire": "Concours de Façades pour les Provinces de Liéģe, Namur, Luxembourg", "signature_source": "", "controle": "bornes données par la structure logique METS/ALTO de Blue Mountain (blocs ALTO de chaque constituant)", "pages": [{"page_pdf": 28, "page_imprimee": "118", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac191912-01.1.28", "debut_caractere": 600, "fin_caractere_exclue": 3675, "texte": "Concours de Façades\npour les Provinces de Liéģe, Namur, Luxembourg\nRèglement du concours. Art. î. Il est ou-\nvert un concours de façades pour les maisons à\nédifier dans les communes adoptées des provinces\nde Liège, Namur et Luxembourg.\nLe concours portera sur 10 catégories de con-\nstructions :\n1° Maison d'habitation d'un ouvrier, d'un petit\npropriétaire ou d'un petit employé;\n2° Maison d'habitation d'un bourgeois (ren-\ntier ou profession libérale) ;\n3° Maison de commerce de peu d'importance\n(petite boutique) ;\n4° Maison de commerce d'une certaine impor-\ntance ;\n5° Maison de campagne, très modeste;\n6° Maison de campagne, assez importante;\n7° Petite ferme;\n8° Grosse ferme;\n9° Maison communale;\n1 0° Ecole.\nN. B. - Pour les 4 premières catégories, les\nmaisons de coin sont considérées comme particuliè-\n»\nrement intéressantes.\nToutes les façades jugées dignes d'être édifiées\nseront primées.\nEn outre, le jury classera les façades primées\ndans chacune des catégories.\nArt. 2. Le jury tiendra compte de la valeur\net du caractère de la construction, relativement à\nla catégorie à laquelle elle appartient.\nChaque façade devra être l'expression et sera\naccompagnée d un plan croquis logique, conforta-\nble et inhérent à sa catégorie.\nLes concurrents se pénétreront de cette pensée\nque les façades projetées doivent prendre place\ndans un cadre de constructions ayant son originalité\net ses caractères propres, et s'harmoniser avec\ncelle-ci. On peut citer à titre exemplatif les genres\nsuivants : Dinant, et les localités dévastées de la\nprovince de Namur. Battice, Herve, Visé. »\nLe Sud du Luxembourg : Ethe, Tintigny, etc.,etc.\nLa préférence ira aux œuvres inspirées des styles\nrégionaux et utilisant les matériaux du pays, ainsi\nqu'aux projets traités avec économie, et tenant\ncompte de la cherté des matériaux et de la main-\nd'œuvre.\nArt. 3. Le jury disposera d'une prime de\n10,000 francs, d une autre de 5,000, de 4 de 2,500\net de 25 de 3,000 francs qu'il répartira et éven-\ntuellement subsidiera selon les mérites des œuvres\nprésentées. Ces primes pourront être accordées in-\ntégralement à l'auteur de plusieurs projets primés.\nArt. 4. Le jury pourra décerner, en outre,\ndes diplômes de médailles d'or, de vermeil, d'argent\net de bronze, suivant la valeur des projets.\nArt. 5. Le jury statuera souverainement.\nArt. 6. Le jury sera composé comme suit :\nLe Haut Commissaire Royal ou son délégué;\nUn membre de la Commission royale des Monu-\nments ;\nUn délégué de la Fédération des sociétés d ar-\nchitecture de Belgique;\nUn délégué de l'Union des Villes et Communes\nbelges ;\nUn délégué de la Commission pour l'embellis-\nsement de la vie rurale;\nL architecte directeur du Service des construc-\ntions du Haut Commissariat;\nUn artiste désigné par les concurrents.\nLe secrétariat du jury sera tenu par un fonction-\nnaire désigné par le Haut Commissaire.\nArt. 7. Les envois seront anonymes, chaque\nprojet sera marqué d'un signe reproduit sur deux\nenveloppes fermées; une, contenant le nom et\nlad resse du concurrent; l autre, le nom du membre\ndu jury désigné par le concurrent."}, {"page_pdf": 29, "page_imprimee": "119", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac191912-01.1.29", "debut_caractere": 32, "fin_caractere_exclue": 3018, "texte": "Les envois seront remis au bureau du Haut Com-\nmissariat à Liège, avenue de l'Exposition, 3 5, au\nplus tard le 31 janvier 1920, avant midi.\nIl est désirable que les dessins soient sur châs-\nsis.\nArt. 8. Un artiste pourra présenter plusieurs\nprojets et concourir dans plusieurs catégories.\nLes dessins des façades primées resteront la pro-\npriété du Haut Commissariat.\nArt. 9. Les façades seront bien dessinées à\nl'échelle de 0 m. 02 par mètre, et accompagnées\néventuellement de, coupes, profils et détails à\nl'échelle de 0 m. 05 par mètre. Les indications né-\ncessaires seront aussi données sur la nature des\nmatériaux employés.\nArt. 10. Le jury est tenu de dresser un rap-\nport, où il donnera son avis sur chacun des pro-\njets présentés.\nAprès le jugement, tous les projets envoyés se-\nront exposés publiquement pendant 1 5 jours.\nCette exposition du concours aura lieu aux dates et\naux endroits qui seront ultérieurement déterminés.\nA partir du 20 février, les projets non primés\npourront être retirés contre reçu, au local de leur\nexposition, jusqu'au ler1er mars 1920.\nArt. 1 1. Les propriétaires sinistrés seront vi-\nvement engagés à construire les façades primées.\nPour chacune de ces façades exécutées et après\navis du jury, une prime d'encouragement pourra\néventuellement être allouée au propriétaire de l'im-\nmeuble, si le Gouvernement en décide ainsi.\nL'architecte, auteur de la façade exécutée, aura\nla direction artistique de cette façade et recevra\nune indemnité égale à 20 p. c. de la prime donnée\nau propriétaire.\nPour certaines façades spéciales de constructions\ntrès en vue et dont l'exécution serait coûteuse, M.\nle Haut Commissaire pourra, éventuellement, sur\navis du jury, accorder une indemnité plus élevée,\nen raison de la valeur artistique de l'œuvre.\nNote. - Il est rappelé que les concurrents con-\nservent la propriété artistique de leurs œuvres. En\nconséquence, les propriétaires qui voudraient con-\nstruire des façades inspirées d'une de celles primées\npour être adaptées à des plans spéciaux ou à d'au-\ntres proportions, seront vivement engagés à s'adres-\nser à l'auteur de la façade qui aura leurs préféren-\nces. Pour celles-là, aussi, sur avis du jury, des pri-\nmes d'encouragement pourront éventuellement et\navec l'assentiment des pouvoirs publics, être don-\nnées, et dans ce cas l'auteur des plans aura à re-\ncevoir du propriétaire, les honoraires prévus par îe\ntarif de la Société des architectes.\nLiège, le 4 novembre 1919.\nLe Haut Commissaire Royal,\nBaron Delvaux de Fenffe.\nApprouvé à Bruxelles, le 6 novembre 1919.\nLe Ministre de l'lntérieur,\n(s.) Baron de Broqueville.\nCOMMUNES ADOPTEES\nProvince de Liège : Barchon. Battice. Ber-\nneau. Boncelles. Fléron. • Francorchamps.\n- Hermée. Herve. Julémont. • Louveigné.\nMouland. Olne. Seilles.\nProvince de Namur : Dinant. Hastière-par-\ndelà. Houx. Onhaye. Oret. Home-\ndenne. —— Sorinnes. • Surice.\nProvince de Luxembourg : Herbeumont. ——\nEthe. Izel. Maissin. Musson. Porche-\nresse. - Rossignol. • Tintigny."}]}, {"article_id": "bm-bmtnaac-1919-12-01-c014", "article_bluemountain": "bmtnaac_1919-12_01#c014", "volume": "bmtnaac_1919-12_01", "ocr_source": "OCR Blue Mountain (ALTO), transcription TEI : lignes lb/@facs", "texte_sans_correction": true, "page_debut": "119", "page_fin": "119", "image_debut": 29, "image_fin": 29, "pages_selon": "pagination imprimée relevée dans le METS Blue Mountain (ORDERLABEL) ; [n] = page sans folio restituée", "url_article": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac191912-01.2.7.5", "titre_corps": "Échos", "titre_sommaire": "Échos", "signature_source": "", "controle": "bornes données par la structure logique METS/ALTO de Blue Mountain (blocs ALTO de chaque constituant)", "pages": [{"page_pdf": 29, "page_imprimee": "119", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac191912-01.1.29", "debut_caractere": 3020, "fin_caractere_exclue": 4214, "texte": "Échos\nMONUMENT COMMEMORATIF D'ANDENNE.\nLa maquette retenue pour exécution est l'œu-\nvre de MM. Louis Mascée, sculpteur, et James\nAllard, architecte. Ont été classées les œuvres de\nMM. Bouhon, Jourdain, Coppée, arch., Wolfers, Ga-\nrant, arch.\nMONUMENT COMMEMORATIF DE ZEE-\nBRUGGE. Le Comité de l'Union anglo-belge,\npromoteur du Concours pour l'érection d'un monu-\nment à Zeebrugge, réuni à Londres le 1 5 décembre\na adopté le classement voté à l'unanimité par le\njury et a décerné les prix de la manière suivante1 :\nler1er prix, projet présenté par MM. Arthur Du-\npon, statuaire, Anvers; Jos. Smolderen, architecte*»\nBorgerhout-Anvers.\n2e prix, projet présenté par MM. Thos. S. Tait,\nA. R. I. B. A., architecte, Londres; N. Reid Dick,\nsculpteur, Londres.\n3e prix, projet présenté par MM. B. Clemens,\nsculpteur, Londres; Frazer Tomlins, architecte,\nLondres.\n4e prix, projet présenté par MM. Valentin Vaer-\nwyck, architecte, Gand; Henry Vaerwyck-Suys, ar-\nchitecte, Mont-St-Amand-Gand; Oscar Sinia, sculp-\nteur, Gand.\nUne exposition de tous les projets présentés par\ndes architecte® belges et des deux projets anglais\nclassés second et troisième aura lieu au Palais d'Eg-\nmont, du 4 au 12 janvier."}]}, {"article_id": "bm-bmtnaac-1919-12-01-c015", "article_bluemountain": "bmtnaac_1919-12_01#c015", "volume": "bmtnaac_1919-12_01", "ocr_source": "OCR Blue Mountain (ALTO), transcription TEI : lignes lb/@facs", "texte_sans_correction": true, "page_debut": "120", "page_fin": "120", "image_debut": 30, "image_fin": 30, "pages_selon": "pagination imprimée relevée dans le METS Blue Mountain (ORDERLABEL) ; [n] = page sans folio restituée", "url_article": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac191912-01.2.7.6", "titre_corps": "Le Dessins et relevés photoģraphiques", "titre_sommaire": "Le Dessins et relevés photoģraphiques", "signature_source": "", "controle": "bornes données par la structure logique METS/ALTO de Blue Mountain (blocs ALTO de chaque constituant)", "pages": [{"page_pdf": 30, "page_imprimee": "120", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac191912-01.1.30", "debut_caractere": 32, "fin_caractere_exclue": 4206, "texte": "Le Concours de “La Cité„\nDessins et relevés photoģraphiques\nEn parcourant la Flandre, un de nos colla-\nborateurs a été peiné de voir que la plupart\ndes petits monuments votifs qui jalonnaient\nautrefois les routes de ce pays si profondé-\nment mystique avaient disparu ou étaient en\nruines. La piété des gens du pays les relèvera\npeut-être. Mais quelles horreurs substituera-\nt-on, de la sorte, à ces monuments, très mo-\ndestes sans doute, mais d'une poésie si in-\ntense? Ce sera une perte sensible pour le\nfolklore et l'art régional.\nNotre collaborateur voudrait fixer le sou-\nvenir de ces petites constructions et attiirer\nl'attention des foules distraites par des œu-\nvres plus vastes sur leur harmonie et leur\nmérite architectural.\n11 nous demande de le documenter en fai-\nsant appel à tous ceux qui posséderaient des\nphotographies ou pourraient faire des relevés\nde petites chapelles encore existantes et qui\nprésentent un réel intérêt artistique. Nous\navons cru ne pouvoir mieux faire que d'ou-\nvrir dans ce but un concours entre nos lec-\nteurs.\nCONDITIONS GENERALES\n1. Le concours est accessible à tous les lecteurs\nde « La Cité ». Il comporte deux catégories.\n2. Les envois seront anonymes. Ils porteront une\ndevise ou marque distinctive reproduite sur une\nenveloppe cachetée, jointe à l'envoi et renfermant :\n• a) Les noms et adresse du concurrent;\nb) Deux bons de concours à détacher de la\nRevue « La Cité ».\n3. Les envois seront adressés à l'« Administra-\ntion de la Revue « La Cité », 10, place Loix, Saint-\nGilles (Bruxelles).\n4. Les documents non primés pourront être reti-\nrés au bureau du journal aux jours et heures qui\nseront indiqués dans « La Cité ». Ils seront ren-\nvoyés à ceux qui en feront la demande par écrit\nen indiquant leur adresse et en joignant la somme\nnécessaire à l'envoi dans le mois suivant la pu-\nblication des résultats du concours. Passé ce délai,\nl'Administration de la Revue décline toute respon-\nsabilité au sujet des documents envoyés.\n5. Par le fait de la remise de son projet, tout\nconcurrent déclare :\na) Que le projet constitue une œuvre origi-\nnale dont il est l'auteur;\nb) Qu'il se soumet à toutes les conditions du\nprogramme et aux décisions du jury.\n6. Le jury se réserve le droit de ne pas accorder\nles primes ou de modifier leur importance, si les\nconditions du concours n'avaient pas été observées,\nou s'il estimait que les envois ne présentent pas\nun intérêt suffisant.\n7. Les projets primés deviennent la propriété\npleine et entière du propriétaire de € La Cité ».\n8. Il sera répondu dans « La Cité » à toute de-\nmande d'explication, au sujet du présent concours.\nCONDITIONS SPECIALES\n1. Les envois devront être remis avant le 30\navril 1920 (délai prolongé).\n2. Les primes à décerner sont d'un import de\n300 francs :\nSoit pour la catégorie A (photographies) :\net pour la catégorie B (dessins) :\nUne première prime de 75 francs;\nUne deuxième prime de 50 francs,\nUne troisième prime de 25 francs.\n3. Le jury chargé du classement sera composé\nde MM. F. Bodson, R. Moenaert, L. van çjer Swael-\nmen, Raph. Verwilghen.\n4. L'Administration de « La Cité » se réserve le\ndroit d'acquérir la propriété de tout envoi, non\nprimé, moyennant une indemnité de 1 5 francs.\nPROGRAMME\nLes documents demandés doivent figurer un mo-\nnument votif tel que petite chapelle, calvaire,\ncroix, etc., situé ou ayant existé en Belgique et\nprésentant un intérêt artistique. Une note adjointe\ndevra indiquer l'emplacement précis du petit mo-\nnument figuré.\nCatégorie A. Photographie. L'épreuve en-\nvoyée doit être obtenue par contact direct. Elle\nsera envoyée, à plat, non montée ou collée sur un\ncarton ne dépassant pas de plus de 3 centimètres\nles bords de la photographie.\nCatégorie B. Relevé graphique. Ce relevé\npourra consister en dessin perspectif ou géométral\nou en tout autre document graphique, au choix du\nconcurrent.\nTo us les dessins seront faits à l'encre de Chine,\nsans teintes plates ni lavées, et se prêter à la re-\nproduction au trait.\nCes dessins ne pourront pas dépasser le format\nd'une feuille demi grand aigle. 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Schauvliege\nEntrepreneur de Travaux publics ei privés\nMAISON FONDÉE EN 1884\nSpécialité de charpente* en bols\nà longue portée sans soutien au\nmilieu jusqu'à 30 m. de largeur\nMAISONS DÉMONTABLE»\nRécompenses à div expositions\n43, rue Desmet. à G AND"}]}, {"article_id": "bm-bmtnaac-1919-12-01-c018", "article_bluemountain": "bmtnaac_1919-12_01#c018", "volume": "bmtnaac_1919-12_01", "ocr_source": "OCR Blue Mountain (ALTO), transcription TEI : lignes lb/@facs", "texte_sans_correction": true, "page_debut": "couv. 3", "page_fin": "couv. 3", "image_debut": 31, "image_fin": 31, "pages_selon": "pagination imprimée relevée dans le METS Blue Mountain (ORDERLABEL) ; [n] = page sans folio restituée", "url_article": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac191912-01.2.10", "titre_corps": "[Publicité]", "titre_sommaire": "[Publicité]", "signature_source": "", "controle": "bornes données par la structure logique METS/ALTO de Blue Mountain (blocs ALTO de chaque constituant)", "pages": [{"page_pdf": 31, "page_imprimee": "couv. 3", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac191912-01.1.31", "debut_caractere": 257, "fin_caractere_exclue": 664, "texte": "SOCIETE ANONYME\n« BOIS, CIMENT, MATERIAUX »\nAne\" firme Nicolas Josson\nMaison fondée an 1809\n43, QUAI AU FOIN, 43 -s- BRUXELLES\n(darriire I* Tkââtra Flamand)\nSuccursale* :\n1* St-GILLES, 20, rue Théodore- Verfaaegen\n• ETTERBEEK, 20, rue du Géa.-Leman\nV Maison principal® : Br. 3384\nTelephoae# > S.ccur.l. « B*, SIM\nBob de chêne de toutes provenances\nBois du Nord et d'Amérique\nCiment-Portland de Niel-on-RupeU"}]}, {"article_id": "bm-bmtnaac-1919-12-01-c019", "article_bluemountain": "bmtnaac_1919-12_01#c019", "volume": "bmtnaac_1919-12_01", "ocr_source": "OCR Blue Mountain (ALTO), transcription TEI : lignes lb/@facs", "texte_sans_correction": true, "page_debut": "couv. 3", "page_fin": "couv. 3", "image_debut": 31, "image_fin": 31, "pages_selon": "pagination imprimée relevée dans le METS Blue Mountain (ORDERLABEL) ; 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Fera. Bodson, artichtecte (Bruxelles) ; André de Ridder Public!*!*\n(Anvers) ; Huib. Hoste, architecte ( Bruges) ; Raymond Moenaeri, architecte\n(Bruxelles); L. van der Swaelmen, architecte-paysagiste (Bruxelles). MM. Tu-\nMer, homme de lettres (Broxeles) ; Raph* Verwilghen, Ingénieur Urbaniste\n(Bruxelles), Secrétaire de la Rédaction.\nLes Rédacteur* ot Collaborateurs sont seuls responsables de leurs article». 11 sexa tea&n\ncompte dans € la Cité » de tout ouvrage dont deux exemplaires serext envoyés à la Revue.\nPour la rédaction, l'administration et les demandes d'abonnement» s'adresser au Stège de\nta Revue : 10, Place Loix, St-Gilles- Bruxelles.\nPour la vente au numéro, s'adresser exclusivement aux libraires. Dépôt principal :\nLibrairie Lamertin, 58-62, Coudenberg, Bruxelles.\nABONNEMENT : 10 fr.; Etranger, 12 francs; k numéro, Un franc.\nLes abonnements peuvent se prendre en versant la somme de 10 francs au crédit du\nCompte-chèques-postaux : ne 16621 (Revue : La Cité).\n\nrouLon ercç a\nCOMSTRUCTIOrtS JCCOJBQAIIPU»\nCMf&EXor |H||T ' * \" if\n\\\ni-i\nJbnr M\nM\nL\nn"}, {"page_pdf": 3, "page_imprimee": "93", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac191912-01.1.3", "texte": "REVUE MENSUELLE BEL G E\nLA CITÉ\nURBANISME 0 ARCHITECTURE ART PUBLIC\nRECONSTRUCTION\nDES RÉGIONS DÉVASTÉES\n■■■■■■■■■M■■■■■■■■■■■■■■«■■■■«■•■■■■■■•■■■■■■■■■«■■■■■■■■■■■■■■■■■■MB■■■■■■■•■■■■■■■■■■■■■■■■■■■■■■■>■■■■■«■■■■■■■■■■■■■■■«\nwk g\nlre ANNÉE I S NUMÉRO 6\nLA CITÉ\nDÉCEMBRE 1919\n\nL'Urbanisme dans les différents pays\n\nRapport inaugural présenté, à la Conférence internationale d'Urbanisme\ntenue à Bruxelles les 26 et 27 septembre 1919, sous les auspices de\nl«lnternational Garden-Cities and Town Planning Association» et dt\n/'« Union Internationale des Villes ».\nLosqu'au XIIIe siècle les communiers de Bruges se proposèrent de con-\nstruire l'édifice qui devait abriter leur négoce affranchi et être le symbole de\ntoutes leurs libertés, ils envoyèrent, nous rapporte l'histoire locale, leur\nmaître-d'œuvre dans les villes où s'élevaient déjà des beffrois afin qu'il puisse\nse rendre compte des progrès réalisés dans la construction de ces édifices et\nproduire à son tour une œuvre aussi parfaite que possible.\nC est une pensée analogue qui nous a poussés, nous autres, Belges au\nmoment où nous devons reconstruire nos foyers détruits à regarder au delà\nde nos frontières pour prendre exemple sur ce qui a été réalisé de meilleur. Et,\ntoute proportion devant être gardée entre la tâche immense qui s'impose à\nnous, et celle qui incombait au maître-maçon du XIIIe siècle, c'est aux urba-\nnistes des pays alliés et amis du monde entier que les organisateurs dii Congrès\nqui nous réunit et de 1 Exposition qui en est connexe, ont fait appel pour qu'ils\nnous fassent connaître ce qu ils estiment être les solutions les plus parfaites\naux problèmes si complexe de l'aménagement des villes et villages.\nD aucuns objcteront peut être que 1 heure des travaux préparatoires est\npassée et que ce n est plus le moment de faire de la théorie ni de discourir sur\ndes questions de principe."}, {"page_pdf": 4, "page_imprimee": "94", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac191912-01.1.4", "texte": "LA CITE\nDÉCEMBRE 1919\n\nNous ne partageons pas cette façon de voir. Car nous savons trop\nnous techniciens que l'étude ne retarde pas l'action, et qu'au plus une œuvre\nest vaste, au plus elle réclame une organisation réfléchie, une direction scienti-\nfique. Nous savons qu'il est nécessaire d'abandonner parfois le chantier leplus\nactif pour s'enfermer dans son cabinet de travail, ouvrir à nouveau ses livres\nou discuter avec quelques amis des problèmes que nous avons à résoudre.\nEt l'Exposition d'Urbanisme comparé est bien de nature, nous semble-t-il,\nà nous raffermir dans cette conception. Qui n'a été frappé en la parcourant, de\nl'effort immense que l'on déploie en ce moment en Angleterre, en Hollande,\nen Amérique, pour multiplier les maisons à bon marché. Le contraste qui existe\nentre l'activité constructive de ces pays où les destructions ne sont\nguère importantes et l'inactivité qui règne encore toujours chez\nnous dans le domaine de la construction définitive, ne peut s'expliquer unique-\nment par les difficultés économiques indéniables auxquelles nous avons à faire\nface en Belgique. Il faut y voir les conséquences d'un faux aiguillage, qu'une\nétude plus complète et plus scientifique du problème de la Reconstruction\naurait pu nous éviter.\nEt ne sera-ce pas un des résultats les moins tangibles de cette confron-\ntation de nos méthodes avec celles des pays alliés et amis que d'éclairer nos\ndirigeants sur la voie à suivre en ce domaine si important du logement ouvrier?\nPoint n est nécessaire, je crois, de multiplier les exemples pour démon-\ntrer 1 intérêt de ces études comparés, de ces enquêtes internationales.\nElles seules nous permettront de définir ce vocable nouveau « d'Urba-\nnisme » sous lequel on a groupé l'ensemble des connaissances que les Anglais\ndésignent, depuis du temps déjà sous le nom de « Town Planning , que les\nAméricains appellent « Civic Design » ou « Landscape Architecture » et qu'ex-\nprime avec plus de précision l'appellation néerlaandaise de « Stedenbouw-\nkunde ».\nCar, il faut bien 1 avouer si ces mots n'ont plus les significations multiples\nqu on leur prêtait à l'origine - lorsque chaque spécialiste voulait les accaparer\nà son usage propre, pour en faire un synonyme d'architecture s'il était archi-\ntecte, d'hygiène s'il était hygiéniste, de technique viaire ou fluviale s'il était\ningénieur cependant, malgré que nous ayons aujourd'hui de leur valeur une\nconception plus générale, la science qu'ils désignent n'a encore ni des cadres\nbien délimités ni un but défini.\nL'on peut dire qu'au particularisme de l'origine se sont substituées des\nconceptions nationales, si bien que les vocables que nous avons énumérés tout\nà l'heure ont des significations différentes et qui correspondent au champ d'ac\ntion qui a été offert à l'Urbanisme dans les pays où ils sont usités.\nParticularisme bien compréhensible si l'on se souvient qu'il s'agit d'une\nscience nouvelle dont l'existence s'affirme bien moins par lies œuvres qu'elle\na pu réaliser que par les théories qu'elle développe et qui sont pour la plupart\nen pleine gestation. Elle n'apparaît au public et jusqu'à un certain point aux\nprofessionnels eux-mêmes que par les théories que Ton échafaude, les projets"}, {"page_pdf": 5, "page_imprimee": "95", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac191912-01.1.5", "texte": "LA CITÉ\n■ WSHVHVHVVIVfI iIVVRIII (!■■■!■■■■\nDÉCEMBRE 1919\n\nque 1 on dresse, les idées pour la propagande desquelles nous luttons. L'Urba-\nnisme effectif, celui auquel la législation donne une existence et auquel le bon\nvouloir des autorités publiques donne la vie, est dans tous les pays fort en re-\ntard sur cette marche en avant de la pensée et ne peut nous fixer sur l'état\nd'avancement de la science qui nous intéresse.\nEt néanmoins, il y a un intérêt considérable à définir ce qu'est l'Urbanisme\nintégral.\nEn effet, déterminer le champ d'action de cette science, en dresser les\ncadres, n'est-ce pas en même temps tracer le programme de cette œuvre de la\nreconstruction qui est le but final de nos travaux?\nTachons donc de découvrir à travers les divergences des manifestations\nde l'Urbanisme dans les différents pays les liens communs qui les unissent et\nle but final vers lequel elles tendent.\nEn commençant cette enquête internationale nos yeux se portent tout\nnaturellement vers la France ou est née, en quelque sorte, la conception de la\nville moderne.\nL'Urbanisme s'y affirme dès le XVIT siècle, sous sa forme architecturale,\ndans les merveilleux ensembles de Paris, de Versailles, de Nancy. La\nFrance nous apparaît dès lors comme la terre classique du « Tracé des Villes »\ndont la tradition des grands siècles constituera l'élément caractéristique.\nCet art du tracé des villes suivra d'ailleurs au cours des temps, l'évolution\ndu milieu politique et social. Il deviendra pittoresque au milieu du XIXe siècle\nsous 1 influence de Victor Hugo et des romantiques. Ses manifestations (le parc\nMonceau, les jardins pittoresques) se souviennent de Trianon et des enseigne-\nments de Jean-Jacques.\nMais Haussmann nous ramène à la conception somptuaire et autocratique.\nSes transformations de Paris, qui achèvent l'œuvre du Premier Empire devien-\ndront une source d'inspiration pour les urbanistes du monde entier.\nUne évolution importante s'y affirme d'ailleurs. La science, - celle de\n1 ingénieur, celle de l'hygiéniste se met au service du constructeur de villes.\nElle trouvera d'ailleurs en France des applications nombreuses dans les\nvastes travaux de voirie, de construction maritime, d'organisation ferro-viaire\net fluviale qu on entreprend à cette époque.\nPuis un arrêt se produit. Les réalisations d'ensemble deviennent rares\nen France. La science urbanistique se réfugie dans le cabinet de travail de quel-\nques spécialistes où, confrontée avec les manifestations étrangères, elle se\ntransforme, se développe. Renouvelée et rajeunie, elle reparaît bientôt, en\ns imposant au monde entier, dans les grands concours internationaux avec les\nJaussely, les Agache, les Auburtin, les Proost et bien d'autres.\nMais dans leur pays même, ces talents restent inutilisés. Jusqu'au moment\noù la guerre se déchaîne et que le flot germain s'épend sur la France en accu-\nmulant les dévastations et les ruines."}, {"page_pdf": 6, "page_imprimee": "96", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac191912-01.1.6", "texte": "LA CITÉ\nDECEMBRE 1919\n\nDes provinces entières sont anéanties et doivent être reconstruites. L'Ur-\nbanisme apparaît tout à coup comme un des facteurs essentiels de la prospérité\nnationale. Déjà en pleine guerre l'œuvre de reconstruction s'ébauche. Les\norganismes anciens, tels le Musée social, la Société française des Urbanistes,\nla Société des Ingénieurs et Techniciens municipaux affirment leur vitalité.\nD autres, au premier rang desquels il faut citer l'Office public des Habita-\ntions à bon marché du Département de la Seine qui participe si brillamment\nà notre exposition, élargissent leur cadre d'action, modifient leur méthode\nde travail.\nDes expositions s'organisent : celle de la Cité Reconstituée en 1916,\ncelle d'architecture régionale en 1917.\nDes organismes nouveaux naissent d'ailleurs en grand nombre. Le plus\nimportant est la Renaissance des Cités, œuvre d'entr aide sociale qui étend son\naction à tous les domaines de l'Urbanisme.\nConstatation heureuse, ce n'est pas seulement aux régions dévastées que\nprofiteront ces initiatives. C'est dans toute la France que l'on reconnaît doré-\nnavant la nécessité de l'Urbanisme. Des établissements d'enseignement, tels\nque l'Ecole supérieure d'Art public et l'lnstitut d'histoire et de géographie\nurbaine de la ville de Paris s'appliquent à former les cadres techniques néces-\nsaires. L'Ecole des Beaux-Arts elle-même accorde une place à l'Urbanisme en\nconfiant une de ses chaires à M. Jaussely.\nPartout l'esprit civique s'éveille. Les villes veulent se transformer et s'or-\nganiser. La législation elle-même qui en France comme ailleurs suit lente-\nment l'évolution des idées sanctionne l'étape parcourue en imposant aux\nvilles en croissance l'établissement d'un plan général d'aménagement.\nParis leur donne l'exemple et convie les Urbanistes du monde entier à\nprendre part à un concours public dont le programme est à lui seul un guide\nmerveilleux pour l'étude de la ville. Nous croyons ne pas nous tromper en y\nretrouvant la main experte de réminent Urbaniste auquel la ville de Paris a\nconfié la direction de ses services techniques d'architecture et d'esthétique,\nM. Bonnier, que nous sommes honorés de pouvoir saluer ici.\nCe programme du Paris futur nous révèle, peut-être mieux que toute autre\nmanifestation française, les tendances actuelles de l'Urbanisme chez nos grands\nalliés. On y trouve le souci constant d'établir un équilibre parfait entre les\néléments divers qui exercent leur influence sur le développement et la physio-\nnomie des villes.\nEn voyant l'effort déployé par les esprits d'avant-garde pour faire place\naux préoccupations les plus diverses, depuis celles qui se rattachent au domaine\nde la technique et de l'hygiène jusqu'à celles qu'inspirent des préoccupations\nesthétiques et sociales, I on peut dire que la caractéristique de l'Urbanisme\nfrançais est aujourd'hui comme à l'origine le désir de réaliser l'équilibre de la\npensée antique."}, {"page_pdf": 7, "page_imprimee": "97", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac191912-01.1.7", "texte": "LA CITÉ\nDÉCEMBRE 1919\n\nPassons à F Angleterre.\nJusqu'à la fin du XIXe siècle, l'art du tracé des villes s'y manifeste\npresque exclusivement dans des entreprises privées. Les « landlords », ces\ngrands propriétaires terriens, s'en servent à leur guise pour tracer des rues,\nbâtir des carrés de maisons et mettre leurs terrains en valeur.\nC'est de cette action individuelle que sortira le plus merveilleux mouve-\nment de réforme que l'Urbanisme moderne connaisse. Inspiré par l'œuvre de\nquelques industriels généreux, des novateurs se trouvent qui agissent, eux aussi,\nen dehors des municipalités, mais non plus cette fois dans leur intérêt personnel,\nmais bien dans l'intérêt de la collectivité.\nUne société à but désintéressé se forme. Elle acquiert une vaste lande aux\nenvirons de Londres. Une ville idéale y est construite, un ordre nouveau s'y\nétablit. Usines, maisons, rues, espaces libres, plaines de jeu, tout y est disposé\nd'après les règles de l'art et les données les plus récentes de la science. Et afin\nd'éviter que l'intérêt privé ne vienne modifier cet état de choses, un régime\nnouveau limite les droits de la propriété : Pour la toute première fois, une\nville est constituée où l'ouvrier pourra, sans solliciter l'aumône, trouver un\nlogement convenable.\n« Letchworth » deviendra rapidement le lieu de pèlerinage de tous ceux\nque tourmente le désir d'une vie urbaine régénérée. Elle sera longtemps encore,\nsuivant l'expression heureuse d'un homme politique anglais, « la Mecque des\nUrbanistes ».\nNous n'insisterons pas ici sur la portée immense de cette entreprise. Ces\ninitiateurs M. Ebenezer Howard, en qui nous saluons ici un des bienfaiteurs\nde l'humanité, M. Raym. Unwin, au talent duquel nous devons la réalisation\nmatérielle des cités-jardins viennent à nous en apôtres d'une des théories\nles plus généreuses de l'Urbanisme, de celle qui pourrait être pour nos régions\ndévastées une source intarissable de prospérité et de bonheur.\nNous n'anticiperons pas sur leurs exposés. Contentons-nous de signaler\nque la Cité-Jardin occupe une place prépondérante dans le mouvement urba-\nnistique anglais. Le savant professeur Adshead le reconnaissait fort justement\nlorsque, en adressant au nom de l'Ecole d'art civique de Liverpool des congra-\ntulations à M. Ebezener Howard, il saluait en lui « le créateur des méthodes\nmodernes de Town-Planning ».\nLes faits sont là d'ailleurs pour confirmer cette opinion. Des centaines\nd agglomérations ont été édifiées en Angleterre en s'inspirant de Letchworth.\nDans un grand nombre d'entre elles, les idées de M. Ebezener Howard trou-\nvent leur application non seulement en matière architecturale, mais également\ndans le domaine économique et social. Ce sont les « Faubourgs-Jardins », dont\nle nombre s'est multiplié grâce à J'active propagande de celui qui fut durant\nde longues années le très zélé secrétaire de la « Garden Cities and Town\nPlanning Association », M. Ewart G. Culpin.\nMais 1 exemple de la Ci té-Jardin se fait sentir plus loin encore. Après les\nsociétés à but désintéressé, ce furent les grands propriétaires et finalement les\nmunicipalités qui se mirent à suivre les enseignements de Letchworth. Ce mou-\nvement prend aujourd'hui une forme nouvelle : La guerre a amené, en Angle-"}, {"page_pdf": 8, "page_imprimee": "98", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac191912-01.1.8", "texte": "LA CITÉ\nDECEMBRE 1919\n\nterre, comme dans le reste de l'Europe, une pénurie considérable de logements\nouvriers. Un million de maisons devraient être construites pour rattraper l'ar-\nriéré créé par cinq années de stagnation et donner à la population de l'An-\ngleterre des habitations convenables, des habitations qui, suivant le mot de\nLoyd George « are fit for heroes » soient dignes des héroïques soldats qui\nrentrent dans leurs foyers.\nLe Gouvernement anglais a décidé d'assurer immédiatement la construc-\ntion de ces maisons. Un service a été créé au. Ministère de l'Hygiène pour\ncentraliser, diriger et coordonner cette formidable œuvre de reconstruction.\nM. Unwin en est la cheville ouvrière. C'est le couronnement officiel de la cam-\npagne menée en Angleterre par de nombreux organismes et tout particulière-\nment par le « National Housing Committee » et son distingué secrétaire,\nM. Aldridge, ici présent, en faveur d'une réorganisation de l'habitat populaire.\nCette action officielle avait d'ailleurs été amorcée en 1909, lorsque\nM. Burns, le ministre ouvrier, fit voter le « Town Planning Bill ».\nNous laisserons aux personnalités anglaises ici présentes le soin de nous\ndire ce qui manque encore à cette loi si intéressante pour qu'elle devienne la\nlégislation modèle du Town Planning. Signalons toutefois que, grâce à des\namendements récents, elle assure l'intervention de l'Urbaniste dans le choix\ndes emplacements de toutes les habitations ouvrières construites avec l'aide\nfinancière du Gouvernement.\nMais aux yeux des Urbanistes anglais, cette intervention est insuffisante.\nIl ne suffit pas, pour eux qui sont si loin dans la voie du progrès, que les quar-\ntiers ouvriers soient aménagés conformément à toutes les exigences de l'art et\nde la science. L'emplacement même de ces quartiers devrait disent-ils\nêtre choisi en tenant compte des intérêts du pays dans son ensemble : il est\nfonction de l'outillage économique du pays. Son choix ne peut dépendre du\nbon vouloir des municipalités. Il doit être fixé en se basant sur les données\nscientifiques de l'Urbanisme régional.\nC'est en se plaçant au même point de vue et en tenant compte des intérêts\nsupérieurs de la classe ouvrière, que M. Purdom, le nouveau secrétaire de\n1 Association anglaise des Cités-Jardins, demande « conformément au pro-\ngramme original de M. Ebezener Howard « que l'amélioration du logement\nouvrier soit assuré, non par la construction de quartiers nouveaux qui viennent\ns'adjoindre aux villes existantes, mais par la création de cellules sociales com-\nplètes, c'est-à-dire de véritables cités-jardins comprenant une zone industrielle\net une ceinture de agricoles. Il y a quelques mois, il lançait, dans une\nbrochure retentissante, l'idée de constituer, avec les maisons que le Gouverne-\nment anglais a décidé de construire, une centaine de Cités-Jardins réparties,\nà travers l'Angleterre, suivant un plan rationnel et en tenant compte des trans-\nformations que la guerre a fait subir au réseau des relations économiques et\nindustrielles.\nLa construction non loin de Londres d'une nouvelle Cité-Jardin constitue\nun succès • partiel, il est vrai, mais non moins heureux —de cette campagne"}, {"page_pdf": 9, "page_imprimee": "99", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac191912-01.1.9", "texte": "LA CITÉ\nDÉCEMBRE 1919\n\ndont M. Purdom voudrait, comme il nous l'exposera lui-même tout à l'heure,\nétendre le bénéfice à nos régions dévastées.\nTels sont en Angleterre les résultats tangibles de l'Urbanisme. Notre\nexposé serait par trop incomplet si nous ne disions un mot des organismes\nd'étude qui viennent alimenter cette production : Ce sont, principalement, à\ncôté de ceux déjà nommés, l'Ecole de Town Planning, de l'Université de Liver-\npool, où M. Abercrombie professe depuis que M. Adshead, premier titulaire\nde la chaire, a été appelé à des fonctions analogues à l'Université de Lon-\ndres. C'est enfin le « Town Planning Institute » qui centralise toute la produc-\ntion scientifique de l'Urbanisme anglais.\nSi nous reportons nos yeux de l'autre côté de l'Océan, c'est chose\ninattendue dans ce monde nouveau 1 intensité de la vie civique qui nous\nfrappe d'abord.\nNous devons remonter au moyen âge européen pour retrouver l'exemple\nd une aussi grande indépendance administrative des communes et un amour\négal du citoyen pour sa ville. L'on doit à cette fierté civique la création dans\nla plupart des villes américaines de « civic centers », groupements d'édifices\npublics conçus pour la plupart dans la tradition française importée en Amé-\nrique par un officier de la suite de Lafayette, l'architecte Lenfant, auteur des\nplans de la ville de Washington.\nC est également dans les villes américaines que nous trouverons l'organisa-\ntion la plus parfaite de la vie municipale et de tous les services qui en\ndépendent.\nMais c est dans les méthodes de préservation et de mise en valeur des\nœuvres de la nature que l'Urbanisme américain trouve son expression vrai-\nment nationale. Les architectes-paysagistes du Nouveau-Monde, qui sont depuis\nlongtemps les maîtres incontestés du jardin moderne, nous ont doté les pre-\nmiers de ces vastes ensembles de parcs publics dont celui de Boston constitue\nun exemple classique,mais qui est loin d être isolé. De la ville,leurs préoccupa-\ntions se sont étendues à la région, dont ils assurent aujourd'hui l'ordonnance\net sauvegardent les beautés naturelles par l'établissement de vastes réserves.\nL'Université de Harvard est le centre le plus important de ces études\nurbanistiques auxquelles coopèrent de nombreux organismes officiels et privés.\nLeurs travaux sont centralisés par un institut que préside Geo B. Ford, auquel\nnous devons tant de reconnaissance pour le dévouement et la science avec\nlesquels il a coopéré, en tant que Directeur de l'un des départements de la\nCroix-Rouge Américaine, à la renaissance de nos régions dévastées.\nNous devrions, pour compléter ce tableau des grands courants internatio-\nnaux en matière d Urbanisme, parler de l'Allemagne et de l'Autriche. L'on\ncomprendra que nous les laissions en dehors de notre enquête, non pas que\nnous tenions pour négligeables leurs savantes contributions : les techniciens ne\npeuvent les ignorer. Mais nous ne pouvons oublier que c'est chez nous que"}, {"page_pdf": 10, "page_imprimee": "100", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac191912-01.1.10", "texte": "LA CITE\nDÉCEMBRE 1919\n\nl'Allemagne a mis en pratique des méthodes de destruction aussi savantes que\nles méthodes constructives qu'elle professait naguère. Et ce n'est certes pas\nnotre faute qu'elle ne soit présente à cette exposition qu'avec le bilan terrible\ndes dévastations et des ruines qu'elle a accumulées dans notre pays.\nMais si notre intérêt se détourne d'elle, il doit se reporter tout naturelle-\nment vers les nations affranchies de son joug. Que sera l'œuvre de paix, l'œu-\nvre de reconstruction de ces peuples martyrs, de la Pologne, de la Serbie, des\nTchéco-Slovaques, des Croates, des Ruthènes, de tous ceux qui dans l'Europe\nbouleversée affirment leur nationalité?\nLeurs arts nationaux ont si souvent sollicité notre sympathie • malgré\nles étiquettes fallacieuses d'« Art allemand » ou d'« Art autrichien », sous\nlesquelles ils se présentaient à nous, et qui sont aujourd'hui, n'est-il pas vrai,\ndéfinitivement reléguées il nous sont apparus si prometteurs, que nous pou-\nvons attendre avec confiance les manifestations artistiques d'un sens national\navivé par des années de passive résistance à l'action nivelante des grandes\nformations politiques qui voulaient asservir et absorber ces vieilles races.\nLa Finlande, la Suède, le Danemark nous ont d'ailleurs depuis longtemps\nlaissé voir à quelle puissance d'expression architecturale peut atteindre un peu-\nple affranchi de toute tutelle étrangère.\nEt voici que la Hollande nous donne à son tour, à cette exposition même,\nle spectacle d'une merveilleuse efflorescence architecturale.\nJamais encore on a démontré avec autant d'évidence que l'affranchisse-\nmnt de la pensée esthétique n'exclut nullement learespect de l'ambiance urbaine\nou rurale et une compréhension exacte du milieu ethnique et social.\nC'est d'ailleurs à tous les domaines de l'Urbanisme que s'étendent les\nenseignements que nous donne ce pays ami. Nous connaissions depuis long-\ntemps déjà la politique progressiste qu'il suivait en matière de logement\nouvrier. Aujourd'hui nous mesurons les heureuses conséquences d'un pro-\ngramme dont la guerre a activé la réalisation. On ne peut qu'applaudir à cette\nœuvre grandiose de relèvement social à laquelle ont collaboré si activement les\nplus éminents architectes et urbanistes hollandais.\nEt voici que je n'ai parlé ni de l'ltalie, où l'œuvre de reconstruction serait\ncertes intéressante à suivre, ni de l'Espagne, ni de la Roumanie, ni des autres\nnations qui peuvent nous apporter le fruit de leur expérience.\nMais je ne puis allonger cet exposé déjà trop long, malgré sa concision,\net vous avez hâte sans doute de me voir conclure.\nJe le ferai en attirant votre attention sur deux tendances qui se manifestent\nclairement à travers tous les progrès de l'Urbanisme international, pour ceux\nqui peuvent en faire un examen plus détaillé que celui que j'ai esquissé ici :\nC'est, d'une part, l'extension de plus en plus grande du champ d'action de\nT Urbanisme; c'est, d'autre part, sa tendance nettement sociale.\nSon extension. Elle est manifeste. L'Urbanisme qui se réduisait à son ori-\ngine à l'ordonnance d'un parc ou d'un groupe de châteaux, s'est préoccupé"}, {"page_pdf": 11, "page_imprimee": "101", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac191912-01.1.11", "texte": "LA CITÉ\nDÉCEMBRE 1919\n\nsuccessivement de la rue, du quartier, de la ville. Aujourd'hui, son action\ndéborde les agglomérations les plus vastes et s'étend à la Région, au Pays\nmême.\nîVlais l'Urbanisme n'a pas seulement 'étendu son champ d'action; il a\naussi modifié son objet. Aux préoccupations de l'origine sont venues s'ajouter\ndes préoccupations sociales, et aujourd'hui toute marche en avant de cette\nscience est guidée par la recherche d'un plus grand bien-être physique et\nmoral; elle marque une étape nouvelle du progrès social.\nSi nous cherchons à condenser en une formule les résultats de notre\nenquête, nous pouvons par conséquent dire que l'Urbanisme est une science\nappliquée, qui tend à créer le cadre matériel d'un ordre social nouveau.\nCet ordre nouveau est, certes, encore mal défini mais nous pouvons\naffirmer dès à présent qu'il est essentiellement réalisable puisque au cours de\nnotre enquête nous en avons rencontré tous les éléments dispersés, sans\ndoute, mais cependant tangibles.\nAinsi s'édifie, incontestablement, par les contributions souvent incon-\nscientes de l'Urbanisme international, les cadres d'une société nouvelle.\nL'éminent professeur de l'Université d'Edimbourg, M. Patrick Geddes,\na essayé d'en fixer la physionomie. Dans le livre merveilleux où il retrace\nl'évolution des villes, il met en contraste cet âge nouveau, qu'il appelle « néo-\ntechnique », avec l'ère industrielle, l'ère « paléo-technique » que nous vivons.\nLa technique moderne lui apparaît comme un élément longtemps indompté\ndont l'apparition a déchaîné dans notre société moderne le désarroi de ce que\nl'on a appelé « la révolution industrielle ».\nCette révolution a instauré le règne de la machine dont à l'origine les\nmanifestations semblaient tendre vers la destruction de toutes les forces vitales,\nen vue d'une production quantitative substituée à la production qualitative\nd'autrefois. Ce fut dès lors la détérioration dans tous les domaines : détério-\nration de la nature par nos usines, nos chemins de fer, nos constructions uti-\nlitaires; détérioration de l'humanité elle-même, casernée dans les taudis enfu-\nmés de nos régions industrielles ou dans les bas-fonds de nos grandes villes.\nMais lentement l'homme devient maître de la technique. Une nouvelle\norganisation industrielle semble possible. Quelques pays privilégiés par leur\nsituation géographique la Suisse, la Norvège - préludent à ce stade nou-\nveau. La houille blanche captée sous forme d'énergie électrique alimente des\nusines dispersées dans la campagne. Les villes qui les entourent, débarrassées\ndes fumées délétères, deviennent des cités-jardins où la vitalité se renforce\nau lieu de s'épuiser; les campagnes retrouvent les centres de vie intellectuelle\ndont le développement monstrueux de nos grandes villes les avaient privées.\nCette évolution, naturelle dans ces pays privilégiés, l'Urbaniste prétend\nque partout elle est possible, moyennant une organisation rationnelle de la vie\néconomique."}, {"page_pdf": 12, "page_imprimee": "102", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac191912-01.1.12", "texte": "LA CITE\nDÉCEMBRE 1919\n\nIl sait que nous possédons tous les éléments de la solution : L'Amérique\nne lui a-t-elle pas appris à ordonnancer les grands espaces et à sauvegarder\nles beautés de la nature? L'Angleterre lui offre avec la cité-jardin le modèle\ncomplet d'une des cellules de la ruche qu'il veut construire. Il se souviendra\navec la France qu'il faut réaliser un équilibre parfait entre les différents élé-\nments de la vie urbaine. Il découvrira dans maints pays l'art d'introduire de la\nbeauté et de l'harmonie dans la construction des édifices utilitaires.\nDans tous les domaines, il trouvera, en ce champ fécond de l'Urbanisme\ninternational, le prototype des éléments de l'ordre nouveau, de cet ordre\nque nous voudrions voir surgir hors des ruines de la guerre.\n\nRaph. VERWILGHEN."}, {"page_pdf": 13, "page_imprimee": "103", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac191912-01.1.13", "texte": "LA CITÉ\nDÉCEMBRE 1919\n\nL'Exposition de la vie rurale\nau Palais d'Eģmont\nLe Sens du Réģionalisme\n\n<l>\nUn peuple qui trahit tout son passé\nperd toute noblesse.\nLe Régionalisme est essentiellement la lutte du pittoresque contre l'uni-\nformité; c'est l'esprit de la tradition qui se perpétue au milieu de la transfor-\nmation des idées et de la vie et qui alimente notre sens du beau aux sources\nintarissables des génies locaux.\nGrâce à lui nous pouvons donner une physionomie personnelle et imagée\nà nos conceptions. Lorsqu'on veut symboliser un pays, dit de Montenach avec\nbeaucoup d'à-propos, c'est un paysan ou une paysanne dans leur costume\nrégional qu'on va chercher. Si on veut figurer le type d'habitation d'un peuple,\nc'est la maison rurale qui s'impose comme image.\nLa recherche et l'étude des constructions anciennes à la campagne ne sont\npas faites dans le but d'établir un dogme régionaliste rigide et étroit, mais\nelles doivent servir à remettre en honneur les principes dont l'emploi a pu\ncréer leur diversité savoureuse, leur aspect vivant et agreste.\nD'aucuns voient dans le régionalisme une sorte d'incantation magique à\nl'usage des pasticheux et des impuissants. S'il ne s'agissait que de copier, oui,\net ce serait cependant déjà mieux que de faire ce que l'on a produit depuis des\nannées. D'ailleurs copier textuellement n'importe quel modèle ancien est une\nchose impossible à cause des nécessités de l'exploitation rurale et de la vie\nmoderne.\nMais l'étude du régionalisme est indispensable car il donne l'indication\nexacte des besoins locaux et confère à ceux qui la pratiquent le sens de\nl'endroit, qualité si précieuse qui devient parfaite si elle est complétée par\nl'esprit de la proportion et du rythme.\nAussi est-ce pour de multiples raisons qu'on demande d'assurer la sauve-\ngarde des constructions rurales anciennes et qu'on en provoque l'étude appro-\nfondie.\nC'est qu'elles constituent, en effet, des témoins d'une valeur inappré-\nciable des mœurs et des usages de jadis, c'est que sous leurs visages rudes et\nrustiques elles sont une leçon d'harmonie architecturale et une expression\n\n(1) Le manque de place nous a empêché de publier dans îe numéro spécial,\nque nous avons consacré à l'Exposition de la Reconstruction, l'article que nous publions\naujourd'hui. Nos lecteurs voudront bien le remettre dans îe cadre du compte-rendu\ngénéral de cette Exposition. (N. d. 1. R.)"}, {"page_pdf": 14, "page_imprimee": "104", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac191912-01.1.14", "texte": "LA CITÉ\nDECEMBRE 1919\n\nprofonde de la pensée humaine. C'est aussi que la grâce qu'elles possédaient\nen naissant a gagné en émotion par l'accumulation des siècles et des souvenirs.\nPourra-t-on jamais en dire autant des banales maisons modernes sans visage\nni sourire érigées dans nos campagnes suivant le misérable type uniforme venu\ndes villes?\nCet arrêt brusque dans le développement normal de la construction rurale\ncoïncide avec une époque où on n'a plus tenu compte des exigences du milieu;\nc'est alors que partout s'est répandu ce type d'habitation coulée dans un moule\nindigent et inapproprié. On avait perdu de vue que la maison campagnarde\npour être utile, saine et probe, doit se plier aux nécessités qui la créent et se\nmodeler suivant les exigences du climat, du terrain, des cultures, des matériaux\nlocaux.\nVérités élémentaires mais combien oubliées. Qu'est-ce donc qui donne\naux maisons rurales bien comprises tant d'attraits divers, si ce n'est qu'elles\nexpriment avec bonheur et avec un sentiment si juste, leur dignité de foyer\nfamilial; on veut, en les voyant, qu'elles ne soient pas le logis banal où on ne\nfait que passer et où on ne s'attarde pas.\nElles sont le complément indispensable du paysage, l'accident pitto-\nresque qui l'anime, l'élément humain qui l'ennoblit au plus haut titre.\nLa connaissance de l'adaptation au milieu le « sens de l'endroit » sem-\nblait prendre en Belgique. Peu d'architectes connaissaient l'architecture rustique\nde nos contrées et ses multiples faces. A-t-on jamais, dans une école ou une\nacadémie, montré la beauté simple et grave d'une maison rurale ancienne, le\nsens de la mesure et de la proportion qui s'y trouve toujours?\nL'attention des autorités gouvernementales et du Grand Public avait\nmaintes fois été attirée avec beaucoup de raison sur la conservation des sites,\nmais on négligeait de s'occuper de la construction rurale qui cependant fait\npartie intégrante du paysage et peut par sa laideur en compromettre la beauté.\nLa Commission d'Embellissement de la Vie rurale a eu l'honneur d':tre\nla première à signaler l'importance capitale de la maison des champs, tant au\npoint de vue économique qu'à celui de l'aspect du pays. Par son initiative, elle\nest arrivée à la faire apprécier à son véritable mérite. Elle a voulu restaurer\nle village dans sa dignité historique, dans sa fonction économique si primor-\ndiale dans la vie de la nation. Un village n'est ni une chose secondaire, ni un\nobjet de vitrine. C'est une partie du pays qui travaille, pense, agit, produit.\nIl a donc droit à un milieu favorable à son développement, en rapport avec\nses besoins, et à un cadre digne de lui.\nOn lui a tout enlevé, sa beauté touchante, son pittoresque, ses vieilles\ncoutumes, ses usages millénaires, ses meubles rustiques, ses plaisirs champêtres,\nen on ne lui a rien donné à la place. On a favorisé à l'excès l'exode vers les\nvilles, lui mesurant avec parcimonie le moindre des plus petits subsides.\nAucune amélioration moderne n'y était introduite, l'enseignement réduit au\nstrict minimum, et si encore on lui avait conservé son vieil esprit traditionnel,\non aurait au moins sauvé sa vie intérieure et son existence saine et probe."}, {"page_pdf": 15, "page_imprimee": "105", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac191912-01.1.15", "texte": "LA CITÉ\nDÉCEMBRE 1919\n\nLa renaissance de l'architecture régionale n'est qu'un des côtés du pro-\nblème de l'amélioration et de F embellissement de la vie rurale. Elle est d'ail-\nleurs fonction des autres éléments qui le composent et qui sont :1a restauration\nde l'esprit local, l'introduction de fêtes commémoratives en souvenir de la\nguerre mondiale destinées à relever le niveau moral des habitants, la création\ndes centres civiques et récréatifs, l'introduction de l'hygiène, les distributions\nd'eau, les égouls, l'électricité,, les transports mécaniques, l'amélioration des\ncultures et des plantations.\nLa transformation de ces éléments, qui constituent une sorte de détermi-\nnisme physique et moral de la demeure du paysan, apportera évidemment dans\nsa conception une physionomie nouvelle qui ne pourra que s'apparenter aux\ntraditions les plus vivaces du régionalisme.\nA l'Exposition du Palais d'Egmont, la Commission d'Embellissement de\nla Vie rurale avait pour but de mesurer le chemin parcouru, de voir les possi-\nbilités de réalisation, de se rendre compte si la route choisie est la bonne et\nconduira à la vérité. Quoiqu'elle n'ait pu montrer que le résultat d'études et\nd'investigations préparatoires et quelques rares essais contrariés par une longue\npériode de guerre, elle a pu constater que l'effort était unanimement approuvé\net encouragé.\nGrâce au travail de plusieurs années conduit sans défaillance dans toutes\nles sections provinciales, elle est parvenue à ouvrir les yeux sur les beautés\nagrestes du pays et à attirer l'attention du Grand Public sur l'importance de\nla maison rurale. Bien des artistes ignorant hier de l'art régional commencent\nà se pénétrer aujourd'hui de ses caractères essentiels. 11 ne faut pas que les\nconstructions régionales futures donnent à croire qu'on y joue des travestis.\nCe qu'il faut appliquer, ce n'est pas l'élément décoratif, c'est l'élément\nconstructif; on doit retirer de l'étude de l'architecture régionale la gravité et\nla sobriété, le tact et le rythme, la grâce ou la rudesse par l'emploi des maté-\nriiaux locaux.\nSous la poussée des exigences modernes, le retour à l'esprit traditionnel\nne pourra que provoquer des formules régionales nouvelles qui seront une\nexpression fidèle de la renaissance de la Belgique.\nCommissaire Général de l'Exposition de îa Via Rurale.\n\nHenry VAES."}, {"page_pdf": 16, "page_imprimee": "106", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac191912-01.1.16", "texte": "LA CITÉ\nDECEMBRE 1919\n\nLe Conģrès National des Architectes\n\nAssemblée nombreuse, attentive, intéressée, stoïque et qui ne craindra\npas de demeurer plusieurs heures dans une atmosphère de tabagie.\nDes discours lus, des discours littéraires, car si nous parlons mal en\nBelgique, c'est une justice à nous rendre nous entendons montrer que nous\npouvons écrire dans une langue châtiée.\nAprès chaque exposé, le président du Congrès, M. Maukels, remercie\nl'orateur par quelques mots aimables : lorsque le rapport a présenté quelque\nintérêt, il ajoute à ses remercîments l'hommage de les exprimer debout. Je\ndois reconnaître qu'il ne s'est pas levé souvent.\nLe morceau le plus substantiel est présenté par l architecte Puissant,\nqui a condensé d'une manière claire, ténue, étonnamment convaincante le pro-\nblème des habitations ouvrières.\nPeu d'incidents; excepté quand il s'agit de désigner, sur la proposition\nVan Neck, le nombre des membres d'un aéropage d'architectes chargés de\nrépartir entre les compétences, les commandes officielles et il faut tout son\ndévouement pour sauver du ridicule l'enfant qu'il a mis au monde. Moment\nd'émoi, quand après un exposé de M. Blomme, sur les cités-jardins,\nM. Brunfaut, de Laeken, lui reproche de ne nous avoir rien appris que nous\nn'ayons lu dans des ouvrages techniques. Riposte de M. Blomme qui voit dans\nles affirmations de son contradicteur la preuve que celui-ci a perdu le souvenir\nde ses lectures mais la voix douce du président ramène bientôt F harmonie\ndans l'atmosphère bleue.\nLe Congrès s'est ouvert le 14 décembre, à 1 0 heures du matin, dans\nla grande salle syndicale de la Bourse.\nM. Maukels encadré de MM. Puissant et Charley Gilson, secrétaires,\nrappelle les heures sombres que nous avons vécues et salue la mémoire des\nmorts et particulièrement de ceux des nôtres qui ont payé leur tribut à la\nPatrie : Charle, Bramt, Baekelmans et Baucq.\nIl annonce que M. l'architecte Vandevoorde représentera le Gouverne-\nment avec un ingénieur des Ponts et Chaussées et que M. le Ministre de\nl'lntérieur s'est fait représenter par M. Van Parys, secrétaire particulier.\nL'Union des Villes a délégué son directeur, M. le sénateur Vinck; la com-\nmune de Schaerbeek, son mandataire, l'architecte Foucard; la ville de Gand,\nM. Van Hove, et MM. les hauts commissaires royaux, baron Delvaux de\nFenffe et de Groote se sont faits respectivement représenter par M. Ros-\nseels, directeur des Services de construction, et M. Léonard."}, {"page_pdf": 17, "page_imprimee": "107", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac191912-01.1.17", "texte": "LA CITÉ\nDÉCEMBRE 1919\n\nLe premier point de l'ordre du jour est la question du diplôme, mais\nl'architecte Bonduelle, président de la Société centrale, sollicite des congres-\nsistes l'examen préalable de la répartition des travaux de reconstruction. Il\nsignale que la plupart des commandes officielles ne sont pas données à des\narchitectes compétents et que dans 30 communes sur 80 adoptées dans îa\nFlandre occidentale, des églises, des hôtels de ville, des écoles sont confiés\nà des techniciens fort au courant de l'art de bâtir, certes, mais incapables\nd'imprimer à leurs productions le caractère de beauté que le pays est en droit\nd'attendre.\nA sa suite, l'architecte Van Neck lit les résultats d'une enquête qu'il a\nconduite en vue de renseigner ses confrères sur les faits signalés. Il est établi,\ndit-il, en commençant, que les architectes sont sans travail en ce moment.\nIronie du sort! Il semble que dans un pays aussi dévasté que le nôtre, les\narchitectes doivent être surchargés de besogne. Il n'en est rien et ce sont des\nfonctionnaires communaux et des architectes marrons qui bénéficient des\nruines du bombardement et de l'incendie. Les marrons du feu!\nLes pouvoirs publics sont cependant bien disposés en notre faveur et un\nhaut commissaire royal disait à Van Neck : « Mais pourquoi ne venez-vous\ndonc pas me demander du travail?... »\nA la suite de son exposé, Van Neck propose la constitution d'un comité\nde cinq architectes (un par haut commissariat) chargé de répartir les travaux\nentre les compétents.\nLà-dessus dix congressistes demandent la parole, les uns pour porter ce\nnombre à neuf (un par province), les autres à seize (un par société fédérée),\nles autres enfin pour exiger que les membres de l'aéropage s'interdisent d'ac-\ncepter des commandes.\nIl est inadmissible, dit Bonduelle, de priver le pays des productions de\ncinq artistes choisis, non seulement pour leur indépendance de caractère,\nmais aussi pour leur talent; au surplus, les travaux sont si nombreux, qu'il\npeut yen avoir pour tout le monde. Le parti de la sagesse et de la générosité\nl'emporte : le nombre de neuf membres est admis à une forte majorité. La\ndésignation des architectes qui composeront le comité se fera par voie de\nréférendum entre les sociétés fédérées.\nLa question du diplôme vient ensuite en discussion. Depuis combien\nd'années la promène-t-on de congrès en congrès? que de vœux platoniques\na-t-on rédigés en son nom) L'architecte Sneyers, de Liège, rappelle fort uti-.\nlement les efforts faits jusqu'à ce jour et souligne l'immense fiasco qu'en est\nle bilan. Il propose de remettre sans trêve la question du diplôme en tête des\ncongrès futurs.\nC'est ainsi qu'il espère conquérir de haute lutte la plus chère de nos reven-\ndications ! Est-il possible qu'elle ne soit pas vouée à l'insuccès, quand la seule\narme employée à sa conquête est la même obstination patiente et douce qui\nn'a pas fléchi l'indifférence des ministres qui se sont succédés au pouvoir?"}, {"page_pdf": 18, "page_imprimee": "108", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac191912-01.1.18", "texte": "LA CITÉ\nDÉCEMBRE 1919\n\nPour ma part, j'espère davantage de l'attention soutenue avec laquelle\nle délégué de M. le Ministre de l'lntérieur a suivi le débat, d une démarche\nsolennelle du Ministre compétent, d'un exposé clair fait par une personne\nqualifiée et d'une vigoureuse et incessante propagande auprès des mandataires\npublics, plutôt que d'une manifestation annuelle évanouie au lendemain des\ncongrès.\nLe président de la Chambre syndicale des architectes, M. Gilson, suc-\ncède à l'architecte Sneyers pour défendre la même cause et fait justement\nremarquer qu'un diplôme est exigé non seulement des docteurs et des pharma-\nciens, mais aussi des droguistes.\nM. Maukels demande le renvoi de la question à une prochaine réunion\nde la Fédération en février. A ces mots, M. Symons bondit comme mu par\nmille ressorts et affirme que la question est mûre, que 1 heure est aux actes\net, au milieu d'un tonnerre d'applaudissements, il adjure les congressistes\nd'entamer avec vigueur les démarches efficaces. Le vœu qu'il présente\nensuite est adopté à l'unanimité.\nLa reconstruction d'Ypres a inspiré plusieurs rapports. Les architectes\nDavid, Gilson et Michel, de Bruxelles, et Sneyers, de Liège, concluent tous\nà l'abandon de l'idée de reconstruire les Halles et Saint-Martin. Pour eux,\nles ruines de ces deux admirables édifices doivent rester à l'état de ruines\ncomme témoins du plus grand fléau qu'ait connu l'humanité. Les Halles\nétaient peut-être le dernier souvenir de la grandeur et de la richesse d'une\ncorporation drapière qui rivalisait avec les Etats voisins. Après avoir retenti\ndu bruit de marchés considérables qu'étaient-elles devenues au cours des\nsiècles? Le silencieux témoin d'une lente décadence, un grandiose édifice\nétonné d'appartenir à une petite ville de province, un monument dispropor-\ntionné à F usage qu'on en pouvait faire, le théâtre annuel d'une fête gym-\nnastique! Au nom de quelle logique dépenserait-on quelque cinquante mil-\nlions à leur reconstruction? L'architecte David a dit en une langue élégante\nen parlant de la reconstruction de la ville d'Ypres « que l'art se doit à lui-\nmême de ne rien pasticher et il faut reconstruire les maisons de cette ville\nmartyre non plus dans les formes de jadis, mais suivant les aspirations\nactuelles du régionalisme ».\nDans une fort belle conférence, illustrée de projections, l'architecte\nDhuicque a parlé du même problème de la reconstruction d'Ypres, mais il a\nétendu son sujet aux principes qui régissent la restauration. 11 a notamment\nmontré quelles sont les méthodes mises en pratique en France en cette\nmatière. Elles se résument en cette formule lapidaire qu'exprimait M. Leroy-\nBeaulieu : « Mieux vaut une béquille qu'un membre amputé ». La restaura-\ntion doit surtout être de la conservation et, suivant le mot de M. Paul Léon,\n1 actuel directeur des Beaux-Arts, il faut moins exécuter qu'éviter des travaux.\nA 1 appui de cette thèse, Eug. Dhuicque fait paraître sur l'écran quelques"}, {"page_pdf": 19, "page_imprimee": "109", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac191912-01.1.19", "texte": "LA CITÉ\nDÉCEMBRE 1919\n\nmonuments moins restaurés que reconstruits et dont le charme a été tué.\nLorsque la nécessité oblige à des travaux d'appropriation, par exemple à\nNotre-Dame de Paris, quand il devint absolument indispensable d'augmenter\nl'éclairage du Temple, Violet-le-Duc maintint deux travées du transept dans\nl'état ancien et transforma les autres suivant les exigences du moment. Ainsi\nle livre de l'Histoire garde intacte sa puissance d'éducation intellectuelle.\nLorsque la conservation est devenue impossible, lorsque l'édifice menace\nru'ne et que, pour le conserver, des travaux de consolidation pourraient en\ndénaturer l'aspect, on « démonte » et on réédifie. Et avec quel scrupule on\nidentifie chaque pierre, avec quel amour on classe, on numérote, on protège,\non lutte contre l'inexorable vétusté!\nQue fait-on en Belgique? La Commission royale des monuments, chère\nà M. Gilson, se chargera-t-elle de répondre?\nL'architecte Dhuicque en vient à parler de la reconstruction des Halles.\nPeut-on « matériellement » les reconstruire, dit-il, non pas financièrement\nparlant, encore que sous cet aspect le problème soit d une troublante inter-\nrogation, mais avec quels matériaux rebâtira-t-on, où trouver les pierres qui\nfaisaient l'enveloppe de l'admirable édifice? La carrière qui les livra est, épui-\nsée. Déjà, lors de la restauration ancienne, des matériaux nouveaux avaient\nété substitués à ceux de jadis des ardoises avaient remplacé les admira-\nbles tuiles qui formaient les toitures anciennes. Comment refaire les belles\ncharpentes qui les soutenaient? Avec nos bois si laidement débités à la\nmachine? Qui refera les fresques sublimes de Delbeke dont les cartons sont\ndétruits? Et pour Saint-Martin, qui sculptera les stalles du choeur? Où sont\nles documents graphiques dont la conservation a été souvent affirmée? La\nCommission royale des monuments n'en a pas. Qui entreprendra de répa-\nrer les statues en albâtre et la clôture du chœur de l'admirable cathédrale?\nAyons donc le courage de constater le désastre et de le juger irrépa-\nrable; pleurons sur la perte de ces trésors inestimables mais ne reproduisons\npas une image mensongère de ces souvenirs de notre patrimoine artistique.\nEug. Dhuicque montre ensuite ce que sont les ruines et comment on\npourra en conserver le tragique aspect. Une grande lézarde menace la\n« dent » qui présente le corps central des Halles; une ceinture en béton armé\npourrait en arrêter l'action sournoise... si Ton se presse. Il fait défiler ensuite\n*\nquelques vues de l'ancienne ville qui possédait, à côté de fort jolies choses,\ndes banalités d'un incontestable modernisme. Faut-il rebâtir en vieux-neuf?\nQui oserait prétendre, au surplus, ajoute-t-il, que les propriétaires du sol ne\npréféreraient pas à la vieille demeure de jadis une belle maison en briques\némaillées blanches ou bleues?\nUn vœu est ensuite adopté à l'unanimité moins une voix celle assez\ninattendue de l'architecte Rosenboom.\nL'architecte Francotte prône la construction des cités-jardins, d'écoles"}, {"page_pdf": 20, "page_imprimee": "110", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac191912-01.1.20", "texte": "LA CITÉ\nDÉCEMBRE 1919\n\nprofessionnelles, de locaux de réunions et constate qu en cette matière 1 au-\ntonomie communale est souvent un obstacle.\nLe président de la Chambre syndicale, M. Gilson, examine ensuite com-\nment on pourrait réduire le coût des matériaux et propose d'interdire l'expor-\ntation des briques en Hollande, d'intéresser les ouvriers à produire davan-\ntage, d organiser des expositions permanentes de matériaux et surtout d'em-\npêcher le gaspillage de nos ressources en matériaux récupérés. Il signale no-\ntamment qu'à Anvers des terrains bas ont été remblayés à l'aide de graviers\nabandonnés par les Allemands.\nL'architecte Puissant examine ensuite le problème des habitations\nouvrières.\nL'ouvrier doit-il être propriétaire ou locataire de sa maison? Lorsqu'il\nest locataire, le loyer est minime et la modicité de ce loyer l'assimile aux\nindigents. De ce chef, il jouit de toute une série d'avantages : gratuité des\nsoins médicaux, des produits pharmaceutiques, exonération de contribu-\ntions, etc.\nPour devenir propriétaire, il doit payer une annuité qui représente, en\nplus de son loyer, l'amortissement de sa dette. Le voilà élevé au rang de\npetit bourgeois propriétaire; du coup, les avantages réservés aux indigents\nsont supprimés : il est contribuable. Sa qualité nouvelle est pour lui un dur\nesclavage. Les privations deviennent bientôt une nécessité, privation de nour-\nriture, privation de logement, car, pour amortir sa dette, l'ouvrier sous-loue.\nL'instruction des enfants elle-même en souffre, car il faut de nouveaux bras\npour amoindrir la charge.\nIl est vrai que certaine combinaison d'annuité avec assurance sur la vie\nrend, en cas de décès de l'ouvrier, ses héritiers propriétaires automatique-\nment. Mais ces héritiers sont souvent nombreux et il en résulte encore des\ncomplications.\nC'est la collectivité qui doit rester propriétaire des habitations ouvrières\net par collectivité l'architecte Puissant entend : soit l'Etat, soit la Commune,\nsoit la Province, soit une Société coopérative.\n11 examine ensuite combien il serait possible de traiter économiquement\nle problème, en rendant certaines installations communes, comme les cana-\nlisations de toutes espèces, les buanderies, les bains éventuellement, etc.;\nen standardisant les éléments de construction : portes, châssis, escaliers, etc.\nNous sommes faits à celle des tuiles et des briques, pourquoi n'accepte-\nrions-nous pas celle des éléments de menuiserie? Et si la production privée ne\npouvait pas être suffisante, il faudrait créer des industries d'Etat. De plus,\nle problème est simplifié économiquement si les voies publiques sont étu-\ndiées de manière à réduire leur longueur, et partant, la longueur des égouts.\nIl ajoute : Le temps des abris provisoires est terminé; il faut construire\ndes habitations définitives non seulement dans les régions dévastées, mais"}, {"page_pdf": 21, "page_imprimee": "111", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac191912-01.1.21", "texte": "LA CITÉ\nDECEMBRE 1919\n\ndans les centres industriels. L'Etat doit entreprendre le travail directement,\npour commencer et au fur et à mesure de la renaissance des moyens de pro-\nduction, avec le concours de l'initiative privée, mais en restant directrice de\nl'œuvre. Il souhaite voir instituer un bureau de consultations pour les incfus-\ntriels du bâtiment, les entrepreneurs et même les particuliers.\nSa péroraison est saluée d'unanimes et de longs applaudissements.\nLe Congrès est terminé. Les yeux se tournent vers M. le Ministre de\nl'lntérieur.\n\nRaymond MOENAERT."}, {"page_pdf": 22, "page_imprimee": "112", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac191912-01.1.22", "texte": "LA CITÉ\nDÉCEMBRE 1919\n\nECHOS ET NOUVELLES\nL'Administration.\n\nCONFERENCES\nANVERS\nLes conférences organisées à Anvers à l'occasion\nde l'Exposition de la Reconstruction ont été suivies\npar un public fort nombreux et furent honorées de\nla présence des autorités locales. La première de ces\nconférences fut donnée par M. Otlet qui parla avec\nun enthousiasme convaincant de « La Cité Inter-\nnationale ». M. Raph. Verwilghen traita du pro-\nblè me si actuel de l'« Habitat ouvrier et des Cités-\nJardins». La conférence de M. l'architecte Delvaux\nfut une belle leçon d'esthétique rurale, celle de M.\nLo uis van de.r Swaelmen un exposé magistral des\nthéories nouvelles de l'Urbanisme.\nLE « CERCLE D'ETUDES POUR GEOMETRES »\nET LE « KRING VOOR BOUWKUNDE » ont ou-\nvert cette année leur dixième année d'études par\nune série de conférences ayant trait au droit et aux\nproblèmes techniques. Afin de rendre les cours\naccessibles aux nouveaux élèves, les directions ont\ndécidé de> faire un examen du Code civil, en ce qui\nconcerne la propriété immobilière. M. l'avocat De\nMeyer, d'Anvers, s'est chargé de ce cours et étu-\ndiera le Code civil, ses subdivisions, les biens meu-\nbles et immeubles, les restrictions portées au droit\nde propriété, les servitudes.\nLes lundis 12 et 19 janvier 1920, M. H. Del-\nvaux, architecte à Anvers, parlera du « Bâtiment en\nFlandre » avec projections.\nCes conférences auront lieu au local « Café\nSuisse », place Verte, 2, à Anvers (premier étage\npar l'entrée séparée).\nLA SOCIETE ANVERSOISE POUR LA DE-\nFENSE DU BEAU URBAIN ET RURAL (Vereeni-\nging tôt behoud van Natuur en Stedenschoon),\ndont la vitalité s'était affirmée avant la guerre par\ndes initiatives sympathiques, vient elle aussi de re-\nnaître. Sa première réunion a été consacrée au pro-\nblème du Marché aux Souliers, dont M. l'architecte\nGérard De Ridder a fait l'exposé.\nL'ASSOCIATION INTERNATIONALE DES\nCITES-JARDINS organise une conférence qui se\ntiendra à Londres du 1 6 au 1 8 février et coïncidera\navec l'Exposition de la Maison Idéale, du « Daily\nMail >. La première journée sera consacrée à la\nvisite de l'Exposition et à l'étude des € Nouveaux\nproblèmes d'urbanisme >. Durant la matinée de la\nsecon de journée on s'occupera de l'« Action gou-\nvernementale, nationale et locale, et la prospérité\ndes Cités-Jardins. >; l'après-midi on parlera de\n1*« Aspect Financier du problème de l'Habitat ».\nLa troisième journée sera particulièrement inté-\nressante pour nous autres, Belges, puisqu'elle porte\nà son ordre du jour le problème de la « Recon-\nstruction des Régions dévastées par la guerre ».\nDes excursions seront organisées à Letchworth,\nHampstead, Roe Green et Well Hall pour les con-\ngressistes qui prolongeraient leur séjour en Angle-\nterre jusqu'au 2 1 février.\n« L'HARMONIE URBANISTIQUE » est le titre\nd'une étude qui paraîtra dans le prochain numéro\nde La Cité. C est le premier d'une série d articles\nque M. 1 architecte Jean De Ligne a bien voulu\nnous promettre.\n\nAvis à nos Abonnés\nPar suite d une erreur de brochage, un certain nombre de numéros 4\net 5 de La Cité (numéro double consacré à l'Exposition de la Reconstruc-\ntion) ont été fournis à nos abonnés sans la première et dernière pages de\ntexte (pages 57 et 92).\nNous prions ceux de nos lecteurs qui posséderaient des numéros incom-\nplets de bien vouloir nous les renvoyer. Ils recevront en retour un numéro\ncomplet."}, {"page_pdf": 24, "page_imprimee": "114", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac191912-01.1.24", "texte": "LA CITÉ\nDÉCEMBRE 1919\n\nCONCOURS\n\nLe Concours pour la Reconstruction\ndu Marché=aux=Poissons à Lierre\nUn Proģramme modèle!\nLierre, la ville dont le nom évoque l'at-\nmosphère tranquille des béguinages et le pit-\ntoresque amusant des tableaux d'Opsomer,\nLierre, elle aussi, a bien souffert de la tour-\nmente. Le bombardement, dont les effets\nnéfastes se perçoivent aux quatre coins de la\nville, s'est surtout acharné aux édifices voi-\nsins de la Grand' Place. Une plaie béante\ns'ouvre dans celle-ci et se dirige vers la\nNèthe.\nL'Œuvre Suisse en Belgique a eu l'idée\nheureuse de se soucier de la reconstruction\nde cet ensemble, et plus agissante que les\npouvoirs publics elle adresse un appel à\ntous les architectes belges. Le concours\nqu elle organise est un exemple à bien des\npoints de vue.\nCertes, 1 on regrette que l'on ne prenne\ndes engagements quant à l'exécution de\nl'œuvre lauréate. Mais peut-on en faire un\nreproche aux organisateurs? Pour le reste,\nle concours est des mieux organisé, le mieux\npeut-être de tous ceux que nous ayons connu\nen Belgique.\nPour la toute première fois, le concours\nde façade est devenu un concours d'urba-\nnisme! Et pourtant il s'agissait bien, en l'es-\npèce, d un concours d architecture plus que\nde tracé des villes. Les modifications que\nl'on sera amené à apporter aux alignements\nanciens seront bien minimes, bien moins\nimportantes qu'elles ne le sont à Louvain\npar exemple —. Et cependant les organisa-\nteurs de cette joute laissent aux concurrents\ntoute liberté quant à la fixation de ces ali-\ngnements, bien plus ils mettent en évidence\n1 importance du groupement des édifices, je\ndirais presque sa prédominance sur la com-\nposition des façades.\nEt le programme fournit tous les éléments\nnécessaires à un groupement nouveau des\nédifices. Il indique avec précision le lotisse-\nment des propriétés, 1 état des dévastations,\nle tracé de la voirie, le profil en long avec\ntoutes les cotes de niveau. L'on voit fort\nbien que ce que les organisateurs du con-\ncours demandent il n'est pas inutile d'y\ninsister ce ne sont pas des dessins de fa-\nçades, mais des groupements de masses : les\néléments constitutifs d'un site urbain.\nL'esprit du programme étant pareil, nous\nsommes convaincus que c'est dans le sens le\nplus large le seul vrai qu'il faut enten-:\ndre ce conseil : « L'attention des concurrents\nest attirée tout spécialement sur le caractère\narchitectural propre à la ville de Lierre, ca-\nractère qu'il y a intérêt à ne pas violenter ».\nIl nous semble qu'il ne peut s'agir là d'une\ninvitation à produire du « vieux-neuf ». Ce\nn'est, nous l'espérons, qu'un rappel utile de\nla nécessité pour toute œuvre nouvelle de\ns'adapter au milieu où elle s'édifie.\nUn critique très éclairé, M. Edward Léo-\nnard, écrit à ce sujet dans un quotidien fla-\nmand : « C'est l'esprit qui importe et non\nla forme.\n11 faut tâcher respectueusement et avec\némotion de retrouver l'esprit de cette vieille\nville de Lierre. Et qu'il ne soit pas impossi-\nble de le faire, en des formes modernes,\nMM. Smolderen et Berger l'ont prouvé par\nce projet pour la construction d'un quartier-\njardin qui fut primé autrefois. C'était mo-\nderne et en même temps spécifiquement fla-\nmand; il s en dégageait un sentiment d'inti-\nmité que l'on retrouve partout à Lierre. Si\nnous citons cet exemple, c'est uniquement\nafin de convaincre les jeunes gens qui pren-\ndront part à ce concours de Lierre, que ce\ndoit en être fini avec l'imitation des styles.\nLes belles villes anciennes sont, en quelque\nsorte, - comme l'a dit J. Muls, le résultat\nd une lente cristallisation. Au siècle passé on\na non seulement été impuissant à assurer la\nperdurance de cette cristallisation, on a de\nplus détruit ou irréparablement mutilé bien\ndes éléments de beauté légués par les siècles\nantérieurs. Toutes les époques ont manifesté"}, {"page_pdf": 25, "page_imprimee": "115", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac191912-01.1.25", "texte": "CO NCOURS\nI.A CITÉ\nDÉCEMBRE 1919\n\ndans leurs œuvres leur vie et leur art pro-\npres; le XIXe siècle, lui, fut totalement im-\npuissant il ne sut créer aucune forme vivante.\nMais aujourd'hui la vie renaît. Nous sa-\nvons ce que d'aucuns sont capables de réali-\nser. Nous attendons d'eux qu ils fassent à\nnouveau, de Lierre, une petite ville agréable\ndans laquelle cet esprit local qui se reflète\ndans tant de monuments remarquables reste\nvivace. Mais cela il ne faut pas qu'ils le fas-\nsent au prix de leur propre existence, en sa-\ncrifiant la nature et le caractère de notre\népoque. Ne trouvons-nous pas, d ailleurs, à\nLierre même, une preuve frappante de ce\nque les plus belles périodes de 1 histoire ont\ntoujours su s'exprimer en des formes d art\nqui, si divergentes qu'elles soient, nen\ncontribuent pas moins à embellir, par leur\ncristallisation, le site urbain. A preuve le Bef-\nfroi et l'Hôtel de Ville, le XIVe et le XVIIIe\nsiècles, assemblés sans qu'ils nuisent 1 un à\nl'autre, étant mués, en quelque sorte, en un\nseul être. »\nNous ne pourrions, croyons-nous, donner\nde meilleur commentaire au programme de\nl'intéressant concours, que nous publions ci-\ndessous in-extenso.\n\nR. V.\n\nPROGRAMME DU CONCOURS\nUn concours est ouvert entre tous les architectes\nbelges par l'Œuvre Suisse en Belgique, comité de\nsecours aux sinistrés, sous le patronage de 1 Union\ndes Villes et Communes belges, section centrale des\nAbris provisoires et de la Reconstruction, et (avec\nle concours) de la Fédération des sociétés d archi-\ntectes de Belgique (1).\nCe concours a pour objet,dans la ville de Lierre :\n1° La reconstruction de la partie détruite du\nMarché aux Poissons;\n2° La reconstruction de la partie détruite de la\nrue des Couteaux;\n3° La construction d'un pont avec garde-corps\nentre la rue Droite et le Gran d M arché.\nLe Grand Marché n'est pas compris dans le con-\ncours.\nUn plan général de la ville de Lierre et un plan\nspécial du quartier du Marché aux Poissons sont\nremis aux concurrents en même temps que le pro-\ngramme.\nMarché aux Poissons.— Au Marché aux Poissons\non conservera :\na) La petite maison dite « Buildragershuisje »\n(voir A du plan) (2) ;\nb) La tour, reste de la fortification de Lierre au\nXVe siècle (voir B du plan) ;\nj c) La pompe publique du Marché aux Poissons\nsera remplacée par la pompe existant actuellement\nKarthuizersvest, datant du XVIIIe siècle (3);\nd) L'escalier (D du plan), donnant accès à la\nNèthe, sera reconstruit, les murs de quai (E F.)\nseront restaurés et pourvus d'un garde-corps.\nLe pont. Un pont à arcades, en pierre, de\n12 mètres de largeur sur la Nèthe, entre la rue\nDroite et le Grand Marché. Le mur ne doit pas être\nreconstruit; il y a lieu de déplacer le mur de quai\npour élargir l'accès au Marché aux Poissons.\nRue des Couteaux. Les concurrents peuvent\nétudier toute la partie située entre le Grand Marché\net la construction dite « De Fortuin ». Eriger, en-\ntre ces deux points (en K)s une petite construction\ndécorative avec accès à la Nèthe.\nL'accès existant vers la Nèthe, dénommé « Den\nDrink » (L) abreuvoir pour chevaux, doit être\nmaintenu.\nPrévoir une clôture pour les jardins longeant la\nNèthe, entre l'endroit dénommé « Den Drink » et\nla maison formant l'angle de la rue du Quai et de\nla Nèthe (de L à M).\nLes divisions parcellaires seront respectées.\nL'attention des concurrents est attirée tout spé-\ncialement sur le caractère architectural propre à la\nville de Lierre, caractère qu'il y a intérêt à ne pas\nviolenter.\nLe concours est à une seule épreuve.\nOn demande : 1° des ensembles (façades et\nplans) à l'échelle de 0,005 par mètre; 2° un frag-\nment d'ensemble (c'est-à-dire une ou plusieurs fa-\nçades, trois au maximum, avec plans et coupes) à\n\n(î ) Les concurrents peuvent se procurer les\nplans de la ville et le programme du concours :\n1° à l'Hôtel de Ville de Lierre; 2° à l'Union des\nVilles et Communes belges, 3bis, rue de la Régence,\nBruxelles; 3° au local de la Fédération des sociétés\nd'architectes de Belgique, Hôtel Ravenstein, à Bru-\nxelles (moyennant 2 francs remboursables aux par-\nticipants qui présenteront un projet).\n(2) Un croquis de cette maison est donné dans\nun coin du plan.\n(3) Un croquis de cette pompe est donné dans\nun coin du plan."}, {"page_pdf": 26, "page_imprimee": "116", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac191912-01.1.26", "texte": "CONCOURS\nLA CITÉ\nDÉCEMBRE 1919\n\nl'échelle de 0,02 par mètre; 3° une vue perspective\nprise du point (N) du plan; 4\" une note explica-\ntive.\nLes dessins seront montés sur châssis ou collés\nsur carton.\nIls porteront une devise reproduite sur la pre-\nmière page de la note ainsi que sur deux enve-\nloppes fermées dont 1 une contiendra les nom et\nadresse du concurrent et l'autre les nom et adresse\nde la personne qu'il désire voir figurer parmi les\nmembres du jury.\nSi les concurrents désirent défendre verbalement\nleur projet devant le jury, ils en feront mention sur\nl'enveloppe contenant leurs nom et adresse.\nToutefois, le jury se réserve le droit de ne pas\nappeler ceux de ces concurrents dont les projets\nne seraient pas retenus pour l'examen final.\nLe jury fonctionnera à Lierre. Il est composé de :\nMM. Schellekens, bourgmestre de la ville de\nLierre; Dumont, père, architecte, membre du co-\nmité exécutif de l'Union des Villes et Communes\nbelges (Commission centrale des Abris provisoires\net de la Reconstruction»; Bilmeyer,architecte, mem-\nbre de la Commission royale des Monuments et des\nSites; A. de Cock de Rameyen, président du Con-\nseil provincial; Maukels, architecte, président de\nla Fédération des Sociétés d'architectes de Belgi-\nque; Careels, architecte provincial; A. Minner,\narchitecte, administrateur-délégué belge de l'Œuvre\nSuisse; Winders, fils, architecte, membre du Comité\nprovincial de l'Union des Villes et Communes\nbelges; Schobbens, membre correspondant de la\nCommission royale des Monuments et des Sites;\nOpsomer, artiste peintre, membre du Comité con-\nsultatif de Lierre; le délégué des concurrents.\nUne somme de 3,000 francs est mise à la dispo-\nsition du jury pour répartir en primes entre les\nconcurrents qu'il désignera.\nLes projets seront exposés, après le jugement,\nà Lierre, à Anvers, puis à Bruxelles, à des dates et\nendroits qui seront indiqués ultérieurement. Le\nrapport du jury sera affiché à ces expositions.\nLes dessins non primés seront mis à la disposition\nde leurs auteurs, après ces expositions, soit à An-\nvers, soit à Bruxelles.\nLes concurrents conservent la propriété artistique\nde leurs œuvres, toutefois les dessins primés (ou\nune copie de ces dessins) resteront la propriété de\nl Œuvre Suisse, organisatrice du concours, qui se\nréserve, soit en exposant, soit en publiant, d'en\nfaire un usage qui ne sera pas de nature à nuire\naux intérêts des lauréats.\nL'Œuvre Suisse peut être amenée à subsidier un\ncertain nombre de façades particulièrement remar-\nquables.\nLes envois seront remis à l'Hôtel de Ville de\nLierre le 2 février 1920.\n\nConcours d'Habitations bourģeoises\nREGLEMENT DU CONCOURS ENTRE ARCHI-\nTECTES BELGES OUVERT PAR LE «CREDIT GE-\nNERAL HYPOTHECAIRE» POUR LA CONFEC-\nTION DE PLANS D'HABITATIONS BOURGEOI-\nSES DANS LA REGION DE LA MEUSE. I. Un\ncours est ouvert entre tous les architectes belges\npour la confection d'une série de plans de trois\ntypes de maisons :\nType A. Une maison bourgeoise convenant\naux professions libérales, médecins, notaires, avo-\ncats, ingénieurs, hommes d affaires.\nType B. Une maison de commerce (7 mètres\nde largeur) ou 2 maisons accouplées formant aux\nétages des appartements de rapport de 14 mètres\nde façade.\nType C. Une villa d environ 120 mètres car-\nrés, entourée de jardins.\nLa concours se fait en une seule épreuve. Il a\npour but de guider les propriétaires dans les recon-\nstructions qu'ils auront à ériger, vers une concep-\ntion plus vraie du Beau, tout en cherchant à l'adap-\nter au genre de via et aux besoins personnels de\nchacun.\nEn efïet, il s'agit d habitations à ériger dans l'ad-\nmirable et pittoresque cadre qu'offre cette partie\nde la Belgique; traversée par la Meuse. Les projets\nde façade devront en conséquence s'inspirer du\nstyle mosan si caractéristique à cette région. Les\nmatériaux utilisés devront autant que possible être\ncejax existants sur place, les matériaux de grand\nluxe devant être soigneusement évités, la valeur des\nconstructions ne pouvant pas excéder les sommes\nhabituellement attribuées aux habitations occupées\npar la bourgeoisie.\nLes projets ne pouvant être élaborés pour un ter-\nrain déterminé, il s'ensuit que le concours ne con-\nstitue qu'une réunion de documents affectés à\nl'usage des buts que poursuit la société sans être\npour cela des plans destinés à l'exécution.\nIL Le jury sera composé comme suit :"}, {"page_pdf": 27, "page_imprimee": "117", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac191912-01.1.27", "texte": "CONCOURS\nLA CITÉ\nDÉCEMBRE 1919\n\nPrésident d'honneur : M. Léon Hubert, président\ndu conseil du « Crédit Général Hypothécaire ».\nPrésident : M. Paul Saintenoy, architecte, mem-\nbre de la Société royale des monuments, à Bru-\nxelles.\nMembres : MM. Lucien Kaisin, administrateur-\ndirecteur du « Crédit Général Hypothécaire »; Paul\nBonduel, architecte, président de la Société Cen-\ntrale d'Architecture de Belgique; Pierre Louwers\nde Cerf, architecte provincial à Namur, membre\ncorrespondant de la Société royale des monuments;\nL. Pepermans, architecte, président du Groupement\ndes architectes des Ecoles Saint-Luc, à Bruxelles;\nPaul Combien, architecte à Liège.\nSecrétaire : M. Frans Hemelsoet, architecte à\nBruxelles.\nUne somme de 15,000 francs est mise à la dispo-\nsition du jury pour être répartie comme suit :\na) Une prime de 5,000 francs;\nb) Trois primes de 2,000 francs;\nc) Quatre primes de 1,000 francs.\n11 sera délivré en outre une médaille d'honneur\net un diplôme aux projets primés et aux projets\nnon primés mais reconnus très satisfaisants par le\njury.\nToutes ces primes peuvent être réparties propor-\ntionnellement entre deux ou trois concurrents si\nles trois types choisis ne sont pas l'œuvre du même\nauteur.\nLes primes seront payées dans les quinze jours\nqui suivront la décision du jury.\n111. Les projets primés resteront la propriété\nabsolue de la Société.\nToutefois les auteurs des projets de façades\nconservQront tous les droits qui leur sont assurés\npar la loi sur les droits d'auteurs pour autant qu'ils\naient fournis contre récépissés de la Société, en-\ndéans le mois qui suivra la décision du jury, toutes\nles épures et profils nécessaires à l'exécution des\nfaçades.\nDans car cas, si un projet primé doit être exé-\ncuté dans la suite par un autre architecte, l'auteur\nsera autorisé d'apposer son nom sur la façade et\nà la faire exécuter sur ses profils et épures dont il\nfournira une copie à l'architecte dirigeant qui ne\npourra en aucun cas les modifier, ce dernier res-\ntant seul responsable vis-à-vis de l'auteur de toute\ninfraction à ce suje»t.\nA partir de( la seconde exécution de ce projet\net pour toute exécution qui suivra celle-ci, l'auteur\ntouchera outre la prime déjà re»çue, une indemnité\nde 500 francs pour les frais de modifications éven-\ntuelles aux façades primées, épures et profils qui\nchoisis par un client de la Société, il sera alloué\nà l'architecte auteur, pour chaque reproduction,\nune indemnité de 250 francs. L'auteur conservera\nles mêmes droits en ce qui concerne les droits\nd'auteurs pour autant qu'il fournisse également\ncontre récépissé de la Société dans la quinzaine qui\nsuivra la demande qui lui en sera faite par lettre\nrecommandée les épures et profils nécesaires à\n1 exécution de son projet.\nToutefois, la Société déclare formellement dégagé\nvis-à-vis de tous les concurrents toutes responsabi-\nlités au sujet da reproductions des plans exposés.\nLes auteurs des plans primés ou non étant parfai-\ntement d. accord avec la Société du « Crédit Géné-\nral Hypothécaire » qu'en toute circonstance les\nconcurrents, auteurs des projets reproduits, deh\nvront s'en prendre directement aux propriétaires\nou aux architectes exécuteurs des façades sans que\ndans aucun cas la Banque puisse être inquiétée ou\nrendue responsable. Ceci est une des clause® for-\nmelle du concours.\nIV. Les plans devront être déposés contre récé-\npissé au Siège social de la Banque, 38, boulevard\nBischoffsheim, à l'adresse du secrétaire du jury,\nM. l'architecte F rans Hemelsoet, au plus tard le\n1 9 février 1920.\nIls porteront un signe ou une devise qui sera\nreproduite sur une enveloppe cachetée, renfermant\nle nom et l'adresse du concurrent.\nTous les plans primés ou non, choisis par la So-\nciété, pourront être exposés par les soins de celle-\nci, soit à Namur, à Dinant, ou dans Loutes autres\nlocalités à son choix et ce jusque fin 1921, date\n.aquelle les concurrents des projets non primés\nDurront les faire reprendre au siège de la Banque,\nà Bruxelles.\nLes plans exposés porteront tous le nom de leur\nauteur, sauf avis contraire de l'auteur.\nL.c«s concurrents devront produire : Pour chacun\ndes trois types de la série un plan de façade avec\ndessin perspectif de celle-ci et un plan de la distri-\nbution intérieure das sous-sols, rez-de-chaussée et\nétage. Ils fourniront en outre en annexe, sur feuille\nlibre, une coupe transversale, le tout en géométral\ne<t à l'échelle de 0.02 m. pour 1 mètre.\nLes plans seront cotés et teintés et la construc-\ntion sera suffisamment indiquée pour que le jury\npuisse apprécier la compétence de l'auteur et sq\nrendre exactement compte des matériaux qu'il\ncompte employer dans l'exécution des façades.\nTo us les dessins des façades et les plans inté-\nrieurs devront être montés sur des châssis dont"}, {"page_pdf": 28, "page_imprimee": "118", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac191912-01.1.28", "texte": "CONCOURS\nLA CITÉ\nDÉCEMBRE 1919\n\nseraient nécessaires d'y apporrter par suite des\ndimensions des emplacements ou de» désirs des\npropriétaires.\nPour les projets non primés qui pourraient être\nl'épaisseur sera de 0.01 1/2, la largeur et la\nhauteur de 0.60 X 0.60.\nIl est loisible aux concurrents de na présenter\nqu'un seul projet pour l'un des types.\nDes renseignements complémentaires peuvent\nêtre demandés au secrétaire du jury, M. l'architecte\nFrans Hemelsoet, au siège de la Banque du « Cré-\ndit Général Flypothécaire », 38, boulevard Bischoff-\nsheim, à Bruxelles.\nBruxelles, le 20 décembre 19 19.\n\nConcours de Façades\npour les Provinces de Liéģe, Namur, Luxembourg\nRèglement du concours. Art. î. Il est ou-\nvert un concours de façades pour les maisons à\nédifier dans les communes adoptées des provinces\nde Liège, Namur et Luxembourg.\nLe concours portera sur 10 catégories de con-\nstructions :\n1° Maison d'habitation d'un ouvrier, d'un petit\npropriétaire ou d'un petit employé;\n2° Maison d'habitation d'un bourgeois (ren-\ntier ou profession libérale) ;\n3° Maison de commerce de peu d'importance\n(petite boutique) ;\n4° Maison de commerce d'une certaine impor-\ntance ;\n5° Maison de campagne, très modeste;\n6° Maison de campagne, assez importante;\n7° Petite ferme;\n8° Grosse ferme;\n9° Maison communale;\n1 0° Ecole.\nN. B. - Pour les 4 premières catégories, les\nmaisons de coin sont considérées comme particuliè-\n»\nrement intéressantes.\nToutes les façades jugées dignes d'être édifiées\nseront primées.\nEn outre, le jury classera les façades primées\ndans chacune des catégories.\nArt. 2. Le jury tiendra compte de la valeur\net du caractère de la construction, relativement à\nla catégorie à laquelle elle appartient.\nChaque façade devra être l'expression et sera\naccompagnée d un plan croquis logique, conforta-\nble et inhérent à sa catégorie.\nLes concurrents se pénétreront de cette pensée\nque les façades projetées doivent prendre place\ndans un cadre de constructions ayant son originalité\net ses caractères propres, et s'harmoniser avec\ncelle-ci. On peut citer à titre exemplatif les genres\nsuivants : Dinant, et les localités dévastées de la\nprovince de Namur. Battice, Herve, Visé. »\nLe Sud du Luxembourg : Ethe, Tintigny, etc.,etc.\nLa préférence ira aux œuvres inspirées des styles\nrégionaux et utilisant les matériaux du pays, ainsi\nqu'aux projets traités avec économie, et tenant\ncompte de la cherté des matériaux et de la main-\nd'œuvre.\nArt. 3. Le jury disposera d'une prime de\n10,000 francs, d une autre de 5,000, de 4 de 2,500\net de 25 de 3,000 francs qu'il répartira et éven-\ntuellement subsidiera selon les mérites des œuvres\nprésentées. Ces primes pourront être accordées in-\ntégralement à l'auteur de plusieurs projets primés.\nArt. 4. Le jury pourra décerner, en outre,\ndes diplômes de médailles d'or, de vermeil, d'argent\net de bronze, suivant la valeur des projets.\nArt. 5. Le jury statuera souverainement.\nArt. 6. Le jury sera composé comme suit :\nLe Haut Commissaire Royal ou son délégué;\nUn membre de la Commission royale des Monu-\nments ;\nUn délégué de la Fédération des sociétés d ar-\nchitecture de Belgique;\nUn délégué de l'Union des Villes et Communes\nbelges ;\nUn délégué de la Commission pour l'embellis-\nsement de la vie rurale;\nL architecte directeur du Service des construc-\ntions du Haut Commissariat;\nUn artiste désigné par les concurrents.\nLe secrétariat du jury sera tenu par un fonction-\nnaire désigné par le Haut Commissaire.\nArt. 7. Les envois seront anonymes, chaque\nprojet sera marqué d'un signe reproduit sur deux\nenveloppes fermées; une, contenant le nom et\nlad resse du concurrent; l autre, le nom du membre\ndu jury désigné par le concurrent."}, {"page_pdf": 29, "page_imprimee": "119", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac191912-01.1.29", "texte": "CONCOURS\nLA CITÉ\nDÉCEMBRE 1919\n\nLes envois seront remis au bureau du Haut Com-\nmissariat à Liège, avenue de l'Exposition, 3 5, au\nplus tard le 31 janvier 1920, avant midi.\nIl est désirable que les dessins soient sur châs-\nsis.\nArt. 8. Un artiste pourra présenter plusieurs\nprojets et concourir dans plusieurs catégories.\nLes dessins des façades primées resteront la pro-\npriété du Haut Commissariat.\nArt. 9. Les façades seront bien dessinées à\nl'échelle de 0 m. 02 par mètre, et accompagnées\néventuellement de, coupes, profils et détails à\nl'échelle de 0 m. 05 par mètre. Les indications né-\ncessaires seront aussi données sur la nature des\nmatériaux employés.\nArt. 10. Le jury est tenu de dresser un rap-\nport, où il donnera son avis sur chacun des pro-\njets présentés.\nAprès le jugement, tous les projets envoyés se-\nront exposés publiquement pendant 1 5 jours.\nCette exposition du concours aura lieu aux dates et\naux endroits qui seront ultérieurement déterminés.\nA partir du 20 février, les projets non primés\npourront être retirés contre reçu, au local de leur\nexposition, jusqu'au ler1er mars 1920.\nArt. 1 1. Les propriétaires sinistrés seront vi-\nvement engagés à construire les façades primées.\nPour chacune de ces façades exécutées et après\navis du jury, une prime d'encouragement pourra\néventuellement être allouée au propriétaire de l'im-\nmeuble, si le Gouvernement en décide ainsi.\nL'architecte, auteur de la façade exécutée, aura\nla direction artistique de cette façade et recevra\nune indemnité égale à 20 p. c. de la prime donnée\nau propriétaire.\nPour certaines façades spéciales de constructions\ntrès en vue et dont l'exécution serait coûteuse, M.\nle Haut Commissaire pourra, éventuellement, sur\navis du jury, accorder une indemnité plus élevée,\nen raison de la valeur artistique de l'œuvre.\nNote. - Il est rappelé que les concurrents con-\nservent la propriété artistique de leurs œuvres. En\nconséquence, les propriétaires qui voudraient con-\nstruire des façades inspirées d'une de celles primées\npour être adaptées à des plans spéciaux ou à d'au-\ntres proportions, seront vivement engagés à s'adres-\nser à l'auteur de la façade qui aura leurs préféren-\nces. Pour celles-là, aussi, sur avis du jury, des pri-\nmes d'encouragement pourront éventuellement et\navec l'assentiment des pouvoirs publics, être don-\nnées, et dans ce cas l'auteur des plans aura à re-\ncevoir du propriétaire, les honoraires prévus par îe\ntarif de la Société des architectes.\nLiège, le 4 novembre 1919.\nLe Haut Commissaire Royal,\nBaron Delvaux de Fenffe.\nApprouvé à Bruxelles, le 6 novembre 1919.\nLe Ministre de l'lntérieur,\n(s.) Baron de Broqueville.\nCOMMUNES ADOPTEES\nProvince de Liège : Barchon. Battice. Ber-\nneau. Boncelles. Fléron. • Francorchamps.\n- Hermée. Herve. Julémont. • Louveigné.\nMouland. Olne. Seilles.\nProvince de Namur : Dinant. Hastière-par-\ndelà. Houx. Onhaye. Oret. Home-\ndenne. —— Sorinnes. • Surice.\nProvince de Luxembourg : Herbeumont. ——\nEthe. Izel. Maissin. Musson. Porche-\nresse. - Rossignol. • Tintigny.\n\nÉchos\nMONUMENT COMMEMORATIF D'ANDENNE.\nLa maquette retenue pour exécution est l'œu-\nvre de MM. Louis Mascée, sculpteur, et James\nAllard, architecte. Ont été classées les œuvres de\nMM. Bouhon, Jourdain, Coppée, arch., Wolfers, Ga-\nrant, arch.\nMONUMENT COMMEMORATIF DE ZEE-\nBRUGGE. Le Comité de l'Union anglo-belge,\npromoteur du Concours pour l'érection d'un monu-\nment à Zeebrugge, réuni à Londres le 1 5 décembre\na adopté le classement voté à l'unanimité par le\njury et a décerné les prix de la manière suivante1 :\nler1er prix, projet présenté par MM. Arthur Du-\npon, statuaire, Anvers; Jos. Smolderen, architecte*»\nBorgerhout-Anvers.\n2e prix, projet présenté par MM. Thos. S. Tait,\nA. R. I. B. A., architecte, Londres; N. Reid Dick,\nsculpteur, Londres.\n3e prix, projet présenté par MM. B. Clemens,\nsculpteur, Londres; Frazer Tomlins, architecte,\nLondres.\n4e prix, projet présenté par MM. Valentin Vaer-\nwyck, architecte, Gand; Henry Vaerwyck-Suys, ar-\nchitecte, Mont-St-Amand-Gand; Oscar Sinia, sculp-\nteur, Gand.\nUne exposition de tous les projets présentés par\ndes architecte® belges et des deux projets anglais\nclassés second et troisième aura lieu au Palais d'Eg-\nmont, du 4 au 12 janvier."}, {"page_pdf": 30, "page_imprimee": "120", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac191912-01.1.30", "texte": "CONCOURS\nLA CITÉ\nDÉCEMBRE 1919\n\nLe Concours de “La Cité„\nDessins et relevés photoģraphiques\nEn parcourant la Flandre, un de nos colla-\nborateurs a été peiné de voir que la plupart\ndes petits monuments votifs qui jalonnaient\nautrefois les routes de ce pays si profondé-\nment mystique avaient disparu ou étaient en\nruines. La piété des gens du pays les relèvera\npeut-être. Mais quelles horreurs substituera-\nt-on, de la sorte, à ces monuments, très mo-\ndestes sans doute, mais d'une poésie si in-\ntense? Ce sera une perte sensible pour le\nfolklore et l'art régional.\nNotre collaborateur voudrait fixer le sou-\nvenir de ces petites constructions et attiirer\nl'attention des foules distraites par des œu-\nvres plus vastes sur leur harmonie et leur\nmérite architectural.\n11 nous demande de le documenter en fai-\nsant appel à tous ceux qui posséderaient des\nphotographies ou pourraient faire des relevés\nde petites chapelles encore existantes et qui\nprésentent un réel intérêt artistique. Nous\navons cru ne pouvoir mieux faire que d'ou-\nvrir dans ce but un concours entre nos lec-\nteurs.\nCONDITIONS GENERALES\n1. Le concours est accessible à tous les lecteurs\nde « La Cité ». Il comporte deux catégories.\n2. Les envois seront anonymes. Ils porteront une\ndevise ou marque distinctive reproduite sur une\nenveloppe cachetée, jointe à l'envoi et renfermant :\n• a) Les noms et adresse du concurrent;\nb) Deux bons de concours à détacher de la\nRevue « La Cité ».\n3. Les envois seront adressés à l'« Administra-\ntion de la Revue « La Cité », 10, place Loix, Saint-\nGilles (Bruxelles).\n4. Les documents non primés pourront être reti-\nrés au bureau du journal aux jours et heures qui\nseront indiqués dans « La Cité ». Ils seront ren-\nvoyés à ceux qui en feront la demande par écrit\nen indiquant leur adresse et en joignant la somme\nnécessaire à l'envoi dans le mois suivant la pu-\nblication des résultats du concours. Passé ce délai,\nl'Administration de la Revue décline toute respon-\nsabilité au sujet des documents envoyés.\n5. Par le fait de la remise de son projet, tout\nconcurrent déclare :\na) Que le projet constitue une œuvre origi-\nnale dont il est l'auteur;\nb) Qu'il se soumet à toutes les conditions du\nprogramme et aux décisions du jury.\n6. Le jury se réserve le droit de ne pas accorder\nles primes ou de modifier leur importance, si les\nconditions du concours n'avaient pas été observées,\nou s'il estimait que les envois ne présentent pas\nun intérêt suffisant.\n7. Les projets primés deviennent la propriété\npleine et entière du propriétaire de € La Cité ».\n8. Il sera répondu dans « La Cité » à toute de-\nmande d'explication, au sujet du présent concours.\nCONDITIONS SPECIALES\n1. Les envois devront être remis avant le 30\navril 1920 (délai prolongé).\n2. Les primes à décerner sont d'un import de\n300 francs :\nSoit pour la catégorie A (photographies) :\net pour la catégorie B (dessins) :\nUne première prime de 75 francs;\nUne deuxième prime de 50 francs,\nUne troisième prime de 25 francs.\n3. Le jury chargé du classement sera composé\nde MM. F. Bodson, R. Moenaert, L. van çjer Swael-\nmen, Raph. Verwilghen.\n4. L'Administration de « La Cité » se réserve le\ndroit d'acquérir la propriété de tout envoi, non\nprimé, moyennant une indemnité de 1 5 francs.\nPROGRAMME\nLes documents demandés doivent figurer un mo-\nnument votif tel que petite chapelle, calvaire,\ncroix, etc., situé ou ayant existé en Belgique et\nprésentant un intérêt artistique. Une note adjointe\ndevra indiquer l'emplacement précis du petit mo-\nnument figuré.\nCatégorie A. Photographie. L'épreuve en-\nvoyée doit être obtenue par contact direct. Elle\nsera envoyée, à plat, non montée ou collée sur un\ncarton ne dépassant pas de plus de 3 centimètres\nles bords de la photographie.\nCatégorie B. Relevé graphique. Ce relevé\npourra consister en dessin perspectif ou géométral\nou en tout autre document graphique, au choix du\nconcurrent.\nTo us les dessins seront faits à l'encre de Chine,\nsans teintes plates ni lavées, et se prêter à la re-\nproduction au trait.\nCes dessins ne pourront pas dépasser le format\nd'une feuille demi grand aigle. Ils ne pouront être\nni encadrés, ni montés sur châssis.\nLa date de clôture du concours est reportée au 30 avril 1920."}, {"page_pdf": 31, "page_imprimee": "couv. 3", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac191912-01.1.31", "texte": "51*\n\nFr. 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