{"numero_id": "bm-bmtnaac-1920-01-01", "volume": "bmtnaac_1920-01_01", "ocr_sha256": "b0378405c738f03aca139fae605d51bfb00aef62c21fa15f5f9a0fd35c81eb08", "source_tei": "https://github.com/Princeton-CDH/bluemountain-transcriptions/blob/main/periodicals/bmtnaac/issues/1920/01_01/bmtnaac_1920-01_01.tei.xml", "source_mets": "https://github.com/pulibrary/BlueMountain/blob/main/metadata/periodicals/bmtnaac/issues/1920/01_01/bmtnaac_1920-01_01.mets.xml", "url_numero": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192001-01", "articles": [{"article_id": "bm-bmtnaac-1920-01-01-c002", "article_bluemountain": "bmtnaac_1920-01_01#c002", "volume": "bmtnaac_1920-01_01", "ocr_source": "OCR Blue Mountain (ALTO), transcription TEI : lignes lb/@facs", "texte_sans_correction": true, "page_debut": "121", "page_fin": "122", "image_debut": 3, "image_fin": 4, "pages_selon": "pagination imprimée relevée dans le METS Blue Mountain (ORDERLABEL) ; [n] = page sans folio restituée", "url_article": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192001-01.2.2", "titre_corps": "L'Harmonie Urbanistique", "titre_sommaire": "L'Harmonie Urbanistique", "signature_source": "Jean DE LIGNE", "controle": "bornes données par la structure logique METS/ALTO de Blue Mountain (blocs ALTO de chaque constituant)", "pages": [{"page_pdf": 3, "page_imprimee": "121", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192001-01.1.3", "debut_caractere": 148, "fin_caractere_exclue": 1978, "texte": "L'Harmonie Urbanistique\n\nLe manifeste de la S. U. B. paru dans le numéro de septembre de « La\nCité » débutait -ainsi :\n« L'évolution sociale qui caractérise une époque ne réalise le complet\népanouissement de ses possibilités que lorsqu'elle en est arrivée à créer auto-\nmatiquement une harmonie sensible dans le milieu où cette évolution se déve-\nloppe ».\nCette harmonie a été réalisée aux XIIe et XIII siècles par 1 élan démo-\ncratique qui avait été le germe de toutes les organisations sociales et écono-\nmiques de 1 époque des communes productrices et prospères.\nC'est ce mouvement social si accusé qui a produit des œuvres telles que\nles beffrois et les halles de Gand, de Bruges, d'Ypres...; œuvres d'expression\nsaine, robuste et essentiellement en harmonie, en communion, avec le milieu\noù l'évolution sociale s était accomplie.\nIl faut considérer le beffroi de Bruges sans la partie supérieure qui y a été ajoutée\nau XVe siècle; le beffroi de Tournai sans les contreforts qui y ont été appliqués Vers\nle XIVe siècle; le beffroi de Gand, sans l'œuvre récente de parachèvement.\nLa richesse et la renommée des foires et des marchés acquises par la\nproduction démocratique des communes avaient fait aux XIP et XIIIe siècles,\nde ces villes marchandes, de véritables nœuds de relations internationales.\nLa circulation commerciale avait éparpille ses debarcaderes, ses stations\nd'hivernage et ses relais parmi les pays. Venise, Limoges, Valenciennes,\nYpres, Bruges, Hambourg, Baie, etc., ont été les grandes étapes du « réseau »\nde routes commerçantes de 1 époque.\nAux endroits de ces étapes, désignées par des causes géographiques, le\ntrafic des marchandises fit construire des dépôts, et son importance, sans cesse\ngrandissante, donna aux halles une ampleur monumentale et en fit les plus\nimposants édifices civils du moyen âge."}, {"page_pdf": 4, "page_imprimee": "122", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192001-01.1.4", "debut_caractere": 22, "fin_caractere_exclue": 2468, "texte": "C'est aux pieds de ceux-ci, vraies haltes, « gares » de 1 époque, que s ar-\nrêtaient les caravanes disciplinées de marchands, et c est de la qu elles repar-\ntaient vers d'autres destinations.\nLes Halles étaient devenues les monuments des nœuds de voies de rela-\ntions.\nAujourd hui, 1 expression des tendances vers le socialisme, le succès des\nfoires de Lyon et de Baie, la création de celle de Bruxelles, en 1 920, et 1 or-\nganisation de la « Société des Nations », indiquent nettement la reprise de\nrelations internationales intenses.\nCes relations augmenteront dans des proportions considérables le trafic\nsur les réseaux des voies ferrées, et c'est vers les nœuds de ces voies que\nl'attention doit se porter.\nL'intensité du trafic qui s'y confondra produira des édifices : « les\nGares » (ou la transformation de celles qui existent), à destinations à peu près\nsemblables à celles qu'ont eues les halles moyenâgeuses.\nOn a démoli une partie du centre de la ville de Bruxelles; on minera, on\ntravaillera son sol afin de pouvoir donner, aujourd hui, à la ville un cœur\nmoderne « Une gare centrale »; création automatique de l'harmonie dans le\nmilieu de l'évolution sociale et économique.\nQu'il me soit permis, ici, de reporter mes pensées vers le noir «Castrum»\nde l'île Saint-Géry, centre primitif de la ville!\nA-t-on songé à l'âme fiévreuse des gares et à la valeur monumentale\nqu'elle aura?\nC'est là, en un endroit encore défini par des causes géographiques,\nque les foules cosmopolites se croisent, se frôlent et entrent en contact; c'est\nlà que des millions de tonnes de marchandises de toutes provenances passent\nen des points restreints de l'Europe!\nEt j'évoque la gare de Bâle, monument moderne, premier produit de\nl'évolution de l'époque; vaste édifice où le voyageur venu de l'Orient ou de\nl'Occident, du-Nord ou du Sud, trouve, outre tous les services administratifs\ndes chemins de fer, bureaux de renseignements, bureau de change, télégra-\nphes, téléphones, librairie, salle de repos et de lecture, bains... et toutes les\nnécessités que réclame le confort de la vie moderne. C'est là le véritable\nembryon d'un palais de relations internationales.\nDans des temps proches, les gares deviendront les monuments architec-\nturaux qui seront, comme les halles et les beffrois moyenâgeux l'ont été, l'ex-\npression de l'évolution sociale et économique d une époque qui aura, auto-\nmatiquement, créé « l'Harmonie urbanistique >.\n\nJean DE LIGNE."}]}, {"article_id": "bm-bmtnaac-1920-01-01-c003", "article_bluemountain": "bmtnaac_1920-01_01#c003", "volume": "bmtnaac_1920-01_01", "ocr_source": "OCR Blue Mountain (ALTO), transcription TEI : lignes lb/@facs", "texte_sans_correction": true, "page_debut": "123", "page_fin": "126", "image_debut": 5, "image_fin": 8, "pages_selon": "pagination imprimée relevée dans le METS Blue Mountain (ORDERLABEL) ; [n] = page sans folio restituée", "url_article": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192001-01.2.3", "titre_corps": "LE VILLAGE", "titre_sommaire": "LE VILLAGE", "signature_source": "Raymond MOENAERT", "controle": "bornes données par la structure logique METS/ALTO de Blue Mountain (blocs ALTO de chaque constituant)", "pages": [{"page_pdf": 5, "page_imprimee": "123", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192001-01.1.5", "debut_caractere": 22, "fin_caractere_exclue": 2743, "texte": "LE VILLAGE\n\nDans l'immense problème de la reconstruction des pays dévastés, les\nesprits pénétrés d'idéal demandent surtout aux villes de satisfaire leur goût\npour l'ordre, la raison, la beauté et même 1 esprit neuf, mais ils ne se préoc-\ncupent guère du village. La métamorphose des cités détruites et même de\ncelles qui épargnées par la guerre sollicitent une amélioration, se limi-\ntera en général aux villes; ce sont les villes qui bénéficieront des larges cré-\ndits, de toutes les contributions des hommes de bonne volonté, du soutien\nde l'opinion publique, tandis que le village sera, le plus souvent, traite en\nparent pauvre.\nNul cependant ne s avisera de nier le cHarme de 1 Humble village dont les\nartères paresseuses, coquettes en leur sinuosité, témoignent d une vie paisible,\nsimple, que rien ne presse.\nLes maisons penchees vers la route pour apporter au fil des jours 1 unique\npement naïf, dans la couleur de leurs soubassements, de leurs volets, de leurs\nfaçades.\nNul ornement, nul chapiteau ne les décorent. Leur seule beauté est dans\nla modestie et l'équilibre de leurs lignes, dans leur bonhomie, dans leur grou-\npement naif, dans la couleur de leurs soubassements, de leurs volets, de leurs\ntoitures, de leur chaume brun, ocre ou mousse. Leur charme réside dans\nl'aveu naïvement exprimé d'une certaine pauvreté consentie.\nLe voyageur est conquis. La paix du lieu ralentit son pas, une douceur\nlénifiante 1 envahit. Il s engage dans les rues sinueuses aux détours pitto-\nresques, aux maisons espacées pour arrêter plus aisément la propagation du\nfeu. Bientôt il arrive à une petite place sur laquelle l'église, vieille grâce sou-\nvent à la pauvreté budgétaire, promène tout le long du jour Fombre de son\nclocher comme sur un cadran solaire. Petite église modeste qu un cimetière\nentoure d'un mur d enceinte pour 1 isoler de la voie publique et rendre ainsi\nplus intense le recueillement du lieu. Petite église charmante qui dresse dans\nles horizons bleus sa flèche effilee, trapue ou bulbeuse suivant les régions.\nAinsi on reconnaît aisément un pays à son église comme on le reconnaît à ses\nmaisons.\nEn Flandre, la maison est basse, ramassée contre F ouragan. Elle oppose\nà la rafale du sud-ouest et du vent du nord une toiture sans ouvertures qui\nétend sa protection jusque contre le sol. La pente du toit est raide car la pluie\nest abondante; elle se relève brusquement dans le bas pour en ralentir la\ncourse afin que la gouttière puisse Fabsorber complètement. Mais s il faut se\nprotéger de Fhumidité qui tombe den haut, il faut aussi se prémunir de\nFhumidité qui s'attache sur 1 argile du sol. Les fondations ne peuvent etre\nprofondes et la seule cave que le sol permette se trouve sous la « voûte »,"}, {"page_pdf": 6, "page_imprimee": "124", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192001-01.1.6", "debut_caractere": 22, "fin_caractere_exclue": 3139, "texte": "cette chambre à coucher surélevée de quelques marches qui, par la disposition\nde sa fenêtre, donne tant de charme à l'architecture de nos pittoresques mai-\nsons flamandes.\nContre l'eau du sol, le pied du mur est enduit de goudron comme une\nbarque et cette ligne sombre qui donne si bien la sensation d une base Solide\nfait, avec la blancheur de la façade, la teinte crue des volets et la rouge colora-\ntion des tuiles, un ensemble vivant qui perce agréablement les brumes des\nplaines du Nord.\nEn Brabant, le sol et l'atmosphère plus hospitaliers permettent des fon-\ndations plus profondes et la construction d étages. Alors qu en Flandre la\nmaison très basse est presque de plein-pied avec la route, ici le rez-de-chaussée\nse surélève de quelques marches afin d'éclairer les caves que la nature du sol\na permis de construire.\nLa maison est plus confortable. Si l'habitant se protège toujours de la\nbourrasque du Sud-Ouest, le vent du Nord, moins glacial qu'en Flandre, auto-\nrise des fenêtres de ce côté. La toiture s'élève pour y aménager des chambres\nqu éclairent des lucarnes à pignon de briques solidement maçonnés en pro-\nlongement de la façade. Pignons à simples pentes ou à gradins de proportions\ntoujours si justes qui rehaussent la physionomie agréable des maisons. La toi-\nture, d'une pente assez raide, s'arrête à la naissance du pignon et sa gouttière\nd une seule venue par économie, se prolonge à la base de la lucarne.\nLa brique plus colorée qu'en Flandre par endroits peut se passer de\nbadigeon, mais les volets d'une construction moins fruste restent peints de\ncouleurs <vives. La maison, surélevée d'un étage, montre en saillie les ancres\nde son gitage et leur donne le plus souvent la forme de chiffres pour per-\nmettre d'en fixer la date de naissance.\nSi en Flandre le climat et la nature du sol ne permettent pas de garnir\nles façades d'arbustes, ici des espaliers fruitiers grimpent au long des murs\napportant leur part de joie à une existence déjà moins rude. Tandis qu'en\nFlandre les maisons sont espacées et que le village n'est constitué que par le\ngroupement central de la Grand-Place, en Brabant les maisons se rapprochent\nles unes des autres et finissent par former des rues à mesure que I on s'avance\nvers l'intérieur du pays, vers les agglomérations plus denses.\nLes maisons accolées séparent cependant leurs toitures par les pignons\nmitoyens cjui surmontent de quelques centimètres pour former parafeu.\nDans la partie agricole, le plan de la maison est étroitement commandé\npar sa fonction. L'élément principal est la grange. Elle est spacieuse, car elle\nne sert pas seulement à l'engrangement, mais au battage des récoltes. La porte\nen est large et haute, car les routes, aux pentes relativement douces, permet-\ntent d'accumuler dans les chariots les gerbes sur les gerbes.\nDans les fermes, le mur extérieur, celui qui s'aligne le long de la route,\nest à peine percé de fenêtres. L habitation trouve sa place logique au fond de\nla cour d où elle surveille 1 ensemble des bâtiments devant et l'étendue des\npâturages derrière. Les écuries et les étables sont accolées à la maison, car le"}, {"page_pdf": 7, "page_imprimee": "125", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192001-01.1.7", "debut_caractere": 22, "fin_caractere_exclue": 2978, "texte": "fermier reconnaît aux battements des sabots si quelque fait insolite se passe\nau milieu de ses bêtes.\nTout est subordonné au travail, à la conservation du bétail, à la sécurité\ndes récoltes, à la protection contre les maraudeurs.\nLe plan du bâtiment agricole offre à peu près les mêmes particularités\ndans toutes les régions ; en Campine, au Tournaisis, en Hesbaye, dans le Con-\ndroz et dans le pays Mosan.\nEn Hesbaye, dans le Condroz, dans le pays Mosan, là où 1 espace est\nmoins mesuré, où la valeur du terrain est moins élevée, les bâtiments gardent\nune certaine indépendance et il en est qui se développent de l'autre côté de\nla route en d'importantes annexes.\nDans la partie ouest de notre pays, là où la pierre, le moellon, le grès\ndominent, ce qui frappe c'est la puissance de la construction : murs épais, tou-\nrelles massives, bâtiments carrés ou rectangulaires sans moulures ni dans les\nseuils ni dans les linteaux; seuls les corbeaux des gouttières offrent quelque\nprofil rude qui n'est pas étranger au caractère de robustesse de la construc-\ntion.\nLes matériaux, réfractaires à la taille, le plus souvent mis en œuvre\ncomme la carrière ou la dynamite les a livres, s entassent les uns sur les autres\nen bain de mortier et imposent des murs épais par leurs formes irrégulières\net anguleuses. Les linteaux s'adornent parfois d'un chanfrein ou d'un simple\n« carré », mais c'est l'exception dans les maisons modestes.\nLes fenêtres ont un encadrement de pierre. Les matériaux étant mis en\nœuvre sans souci d'appareillage, la proportion des croisées ne peut être fixée\nque par un encadrement, encadrement robuste, car si le moellon, « le caillou »\nest assez solide, la pierre de la contrée n'a pas une résistance suffisante pour\nêtre débitée en faibles épaisseurs.\nParfois les fenêtres sont garnies de volets, mais cette protection ne\ns'étend pas aux fenêtres des étages; tandis qu/en Flandre, les volets sont faits\nde deux panneaux à larges traverses sur lesquelles sont clouées les planches,\nici, les panneaux sont au nombre de trois ou plus. En Flandre, le volet est\nplein, ici, le panneau supérieur est à claire-voie.\nLa toiture est faite d'ardoises débitées en épaisseurs. Peu ou point de\nlucarne, la nature des matériaux se prêtant mal à des combinaisons que la\nbrique permet plus aisément, et les étages s'éclairent plutôt dans les murs\nmêmes, sous la gouttière, qu'en des pignons gracieux comme en Brabant.\nBien qu'il arrive d'enduire le schiste pour braver l'humidité et le blan-\nchir ensuite, la tonalité même des matériaux semble dispenser d'enluminer\nles façades comme dans les autres parties du pays. Le plus souvent les châssis\nsont peints en blanc, rarement dans ces tons vifs qui caractérisent les con-\ntrées flamandes. La lumière, plus vive qu'en Flandre, incite peu à colorer\nl'habitation. Au reste, îe grandiose du paysage écrase quelque peu l'archi-\ntecture.\nA mesure qu'on s'élève vers la montagne, les maisons ne se suivent plus"}, {"page_pdf": 8, "page_imprimee": "126", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192001-01.1.8", "debut_caractere": 22, "fin_caractere_exclue": 2112, "texte": "en rues et doivent s'accommoder aux conditions du relief du terrain; les habi-\ntations s isolent à nouveau; le coût du transport les font rares. La porte des\ngranges s abaisse, car la pente des routes ne permet plus les lourds charge-\nments. L'habitation, agrippée au flanc du coteau, repose une partie de ses murs\nsur celui-ci et, vue de côté, se silhouette d'une manière curieuse. Elle fait\ncorps avec le rocher et ceci explique le rôle effacé que joue 1 architecture dans\nces pays aux paysages somptueux.\nA peu près dans toutes les régions, l'aspect primitif des maisons ne s'est\nguère modifié; cependant le type de construction n'échappe point aux trans-\nformations de la vie moderne, la brique a remplacé le torchis, la tuile et l'ar-\ndoise se sont substituées au chaume.\nFaut-il, par respect du passé, maintenir les matériaux de jadis et la\nforme de l'architecture? On le voudrait, que l'homme ne s'en accomoderait\npas.\nSi le souci de se protéger contre les intempéries ne modifie guère les\ngrandes lignes de l'habitat, les facilités de communication permettant de dispo-\nser de matériaux nouveaux, le caractère des métiers exercés peuvent en trans-\nformer le détail. La machine agricole mécanique à son tour peut bouleverser\nconsidérablement le type de la ferme, les dimensions des écuries, des étables\net il serait vain et absurde de vouloir conserver à une architecture pitto-\nresque et logique autrefois des formes qui ne se justifient plus de nos jours.\nL'architecture saine doit être avant tout de la construction. De la construc-\ntion logique, rationnelle, et la beauté, qui doit en ennoblir le caractère, ne\nsaurait elle-même méconnaître les raisons de l'art de bâtir, le tempérament\nd'un peuple, ses goûts, le climat et les matériaux de son pays et les conditions\nde sa vie.\nToute architecture qui ne s'exprime pas en ces principes est étrangère\nau pays qui la subit sans l'adopter. Elle est pernicieuse, car elle jette le trou-\nble dans l'âme sereine des habitants. Elle ne saurait avoir droit de cité. Ses\nproductions sont les Métèques de l'architecture.\n\nRaymond MOENAERT."}]}, {"article_id": "bm-bmtnaac-1920-01-01-c004", "article_bluemountain": "bmtnaac_1920-01_01#c004", "volume": "bmtnaac_1920-01_01", "ocr_source": "OCR Blue Mountain (ALTO), transcription TEI : lignes lb/@facs", "texte_sans_correction": true, "page_debut": "127", "page_fin": "129", "image_debut": 9, "image_fin": 11, "pages_selon": "pagination imprimée relevée dans le METS Blue Mountain (ORDERLABEL) ; [n] = page sans folio restituée", "url_article": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192001-01.2.4", "titre_corps": "Un Proģramme d'Enseiģnement", "titre_sommaire": "Un Proģramme d'Enseiģnement", "signature_source": "Victor BOURGEOIS", "controle": "bornes données par la structure logique METS/ALTO de Blue Mountain (blocs ALTO de chaque constituant)", "pages": [{"page_pdf": 9, "page_imprimee": "127", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192001-01.1.9", "debut_caractere": 22, "fin_caractere_exclue": 2927, "texte": "Un Proģramme d'Enseiģnement\n\nDès longtemps avant la guerre, aux yeux des éducateurs et des esthètes,\nl'enseignement artistique apparaissait délabré et branlant. \"Telle fut d ailleurs\nl'unanimité de cet avis, que 1 administration, si lente a voir, s aperçut de 1 im-\nminence des ruines et décida la réforme du programme de Y Académie de\nBruxelles. Des commissions furent nommées qui présentèrent maints projets.\nHélas, malgé cette somme de travail, point; de résultat fécond. Selon les pro-\nfessions de leurs auteurs, les solutions étaient localisées soit à la peinture ou\nsculpture, soit à l'architecture; personne n'avait envisagé le problème dans\ntoute son ampleur, technique et sociale. C est alors qu on fit appel à Victor\nHorta, artiste novateur particulièrement désigné pour saisir dans la société\nmoderne, les causes de 1 insuffisance de la formation classique. Celle-ci, en\neffet, originellement judicieuse, parce que répondant à un courant collectif de\ndiscipline plastique, était devenue peu à peu, illogique par suite de 1 évolution\nindustrielle et sociale. Ainsi, dans un monde imbu d umfoimité et de régle-\nmentation se légitimaient des programmes, élévations, plans réguliers. Bientôt,\nmultiples, les nécessités économiques et industrielles donnent des programmes\nvariés et plus libres : pour satisfaire ces besoins nouveaux, on propose, tou-\njours la vieille ordonnance classique; on accepte la révolution dans les données\n(magasins, usines, établissements sportifs; locaux nombreux, envers de desti-\nnations et dimensions), et on maintient la routine dans les réalisations (dis-\ntributions et façades constantes). Les cours académiques participent d.e ce dés-\néquilibre causé par l'ignorance des progrès de la civilisation. Toutefois, on\ntente de s'y adapter; des cours de construction, de mathématiques sont donnés\naux architectes, lesquels les suivent sans entrain. De la sorte, 1 impuissance\ndes réformes s'affirma. Timides, superficielles, comment auraient-elles pu étan-\nçonner un enseignement vétusté? Victor Horta, fort de la belle audace dont\nil a donné tant de preuves, proposa 1 indispensable transformation radicale :\nla majorité des professeurs de l'Académie s y rallia, 1 administration en fit\nautant, mais... la guerre survint. Si, souvent, de petits faits déterminent de\ngrandes perturbations, cette fois 1 immense catastrophe mondiale eut, dans\nle domaine restreint de l'Académie de Bruxelles, une repercussion décisive.\nDurant les quatre années tragiques, Horta fut parmi les Belges exilés et cer-\ntains ne perdirent pas leur temps. Faute de ne pouvoir opposer a un pro-\ngramme logique des arguments probants, ils organisèrent une propagande\nnon contre les idées du réformateur, mais contre sa personne. C est beaucoup\nplus commode et moins fatigant! Comme toujours en de pareils mouve-\nments,!* essentiel fut négligé : l'intérêt des intéressés. Les élèves furent oubliés."}, {"page_pdf": 10, "page_imprimee": "128", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192001-01.1.10", "debut_caractere": 22, "fin_caractere_exclue": 3285, "texte": "Le programme d'Horta se condense en deux mots : enseignement inté-\ngral. Basé sur l'utilisation des aptitudes esthétiques des élèves, il tend à une\nhabile coalition de toutes les sciences au profit de Y épanouissement artistique.\nJudicieusement adaptées, les diverses données positives de la vie sont em-\nployées àla formation particulière des jeunes artistes, de telle sorte que\nleurs intelligences, mieux documentées, soient plus pénétrantes et leurs sen-\nsibilités plus souples. Autrement dit, il vise au maximum de fécondité par la\nsynthèse d'un enseignement général approprié et de l'enseignement artistique.\nQuelle belle tendance à l'harmonie pédagogique et sociale! Par une pareille\nméthode est effectuée la réconciliation des élèves et des cours scientifiques.\nDe plus, pour donner à l'artiste une facilité de dessin qui lui permette une\nréalisation aisée de ses conceptions, Horta préconise un enseignement pré-\ncoce : l âge d'admission est fixé à 1 3 ans. Pourquoi, à côté des humanités\nanciennes et modernes, opportunes spécialisations, ne pas créer des humanités\nartistiques? A cet enseignement du dessin, donnons une base rationnelle; plus\nde déformation visuelle par l'emploi des modèles conventionnels, mais l'étude\nd'après nature (flore, faune, figure humaine) et, en sus, pour les architectes,\nla construction, qui est, selon l'expression évocatrice d'Horta, la figure de\nl'architecture.\nLa nouvelle école d'art est divisée en trois degrés : école de dessin,\nécole technique des arts décoratifs, académie royale des beaux-arts. « Equiva-\nlents aux degrés primaire, moyen et supérieur de l'enseignement général, ils\naident à sélectionner les élèves selon leur capacité et les besoins réels de leur\nprofession ». Outre de judicieux cours généraux, parachèvement de la for-\nmation initiale, la section préparatoire comporte un enseignement métho-\ndique du dessin. Et en celui-ci, nulle recherche de spécialisation : les profes-\nseurs ne tentent qu'à former des dessinateurs cultivés et habiles. Aussi, qu'ils\nse destinent à l'architecture, à la peinture, à la sculpture ou qu'ils se lancent\nimmédiatement dans la vie active, les leçons, qui forment un cycle complet,\nleur seront précieuses. De plus, dans l'enseignement moyen, de même spé-\ncial et général, cette unité sera encore maintenue un an, des éléments des\ntrois arts étant inculqués à tous. Combien cette réforme est apte à ramener\ndans la construction l'unité décorative disparue depuis tant d'années! Voici\nd'ailleurs, précisé, le caractère de ces classes : « Plus encore qu'à l'école pré-\nparatoire, 1 enseignement est utilitaire; il est dirigé principalement vers l'exer-\ncice des professions considérées au point de vue des connaissances pratiques\nindispensables. L enseignement y vise à former des dessinateurs capables de\ncomposer 1 ornement, des peintres connaissant la pratique et les règles de la\ncomposition ornementale, des modeleurs, des sculpteurs et des céramistes\nayant des connaissances analogues; des artisans et des employés du bâtiment\nayant 1 ensemble des connaissances théoriques de la construction, des lois de\nla composition des édifices du passé, de la genèse et de l'histoire des styles;\nen un mot, 1 enseignement a pour but de former des ouvriers d élite ayant la"}, {"page_pdf": 11, "page_imprimee": "129", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192001-01.1.11", "debut_caractere": 22, "fin_caractere_exclue": 1688, "texte": "connaissance pratique et théorique approfondie de leur métier et capables de\ndiriger ou de commander dans des ateliers ». Capitale, cette institution par\nsa portée sociale : voilà nos ouvriers, souvent mécaniques aujourd'hui, trans-\nformés en artisans logiques et conscients dont 1 effort contribue directement\nà la production artistique. Entre les travailleurs intellectuels et manuels du\nb.timent est rétabli la féconde collaboration, créatrice jadis de nos cathé-\ndrales et de nos beffrois.\nQuant à renseignement supérieur, puisque l'esprit des élèves est déjà\nmûr pour des réalisations importantes, évitons de surcharger les programmes.\nDes étudiants qu'absorbent une besogne obsédante, pourraient-ils se recueil-\nlir et actualiser, grâce à une lucide réflexion, leur originialité latente? Ici, peu\nde travaux mais longuement et librement étudiés.\nCent fois sur le métier, remettez votre ouvrage. O très classique Boi-\nleau, puisse ta constance servir à la diffusion d'un Art moderne!\nEn résumé, le programme Horta, dont l'audaçe n est limitée que par la\nraison, est énergiquement édificateur. Ce qu'il détruit? Un édifice vieillot\ndont les fondations lassées se désagrègent. Et quels matériaux solides n'offre-\nt-il pas à la reconstruction en beauté! Pour les individus, une éducation riche\nde toutes les connaissances humaines et de la compétence technique. Pour la\nsociété, le recrutement facile des différents cadres nécssaires à son expansion\nartistique. Et, rythme de cette rénovation, un chant large et sain de solidarité,\nd'indépendance et de foi.\nNote. Les passages guillemetés sont extraits du règlement de l'Aca-\ndémie de Bruxelles.\n\nVictor BOURGEOIS."}]}, {"article_id": "bm-bmtnaac-1920-01-01-c005", "article_bluemountain": "bmtnaac_1920-01_01#c005", "volume": "bmtnaac_1920-01_01", "ocr_source": "OCR Blue Mountain (ALTO), transcription TEI : lignes lb/@facs", "texte_sans_correction": true, "page_debut": "130", "page_fin": "131", "image_debut": 12, "image_fin": 13, "pages_selon": "pagination imprimée relevée dans le METS Blue Mountain (ORDERLABEL) ; [n] = page sans folio restituée", "url_article": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192001-01.2.5", "titre_corps": "LA CITE INTERNATIONALE", "titre_sommaire": "LA CITE INTERNATIONALE", "signature_source": "R. C", "controle": "bornes données par la structure logique METS/ALTO de Blue Mountain (blocs ALTO de chaque constituant)", "pages": [{"page_pdf": 12, "page_imprimee": "130", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192001-01.1.12", "debut_caractere": 22, "fin_caractere_exclue": 2649, "texte": "Un Monument Commémoratif Mondial\nen Belģique\nLA CITE INTERNATIONALE\n\nUn groupe d'initiatives formé par l'Union des Associations Internatio-\nnales, l Union Internationale des Villes et 1 International Garden Cities, pro-\npose de créer immédiatement une Cité Internationale.\nM. Paul Otlet, dans une conférence faite au Palais d'Egmont et ensuite\nà Anvers à l'Exposition de la Reconstruction, a développé le projet avec une\ngrande éloquence.\nLe but est de commémorer d'une manière grandiose un des moments\nles plus solennels de l'histoire, de consolider et d'élargir le mouvement qui\na conduit à l'institution de la Société des Nations, l'œuvre la plus grande à\nlaquelle ait jamais pu prétendre la société humaine.\nLe but est en même temps d'ériger un monument impérissable susceptible\nd exercer une action permanente sur la marche du progrès.\nLa Cité Internationale serait appelée à l'existence, sous forme tout\nd abord d'une grande Exposition universelle, et ainsi son plan entier pour-\nrait, dès le début, être tracé sur son territoire. Les constructions à l'origine\nprovisoires pour la plupart, seraient, au cours des années, transformées en\nédifices permanents; les quartiers de résidence et de commerce seraient défi-\nnitifs dès le commencement.\nLa Cité Internationale serait le siège de la Société des Nations, de ses\ninstitutions d'ordre exécutif, législatif et judiciaire, elle serait également le\nsiège des Associations Internationales et des œuvres qu'elles ont créées. Elle\ndeviendrait ainsi le centre mondial, la capitale politique, économique et intel-\nlectuelle du monde nouveau.\nLa charge d'édifier la Cité reposerait secondairement sur l'initiative des\nparticuliers et des sociétés et sur les Etats intéressés à s'y faire représenter\ndignement. Ce serait avant tout à la Société des Nations à en assumer la res-\nponsabilité. A cette fin, le territoire de la Cité lui appartiendrait en toute sou-\nveraineté et propriété et elle en établirait le budget. Celui-ci réparti sur toute\nla population du globe, qui est aujourd'hui d'un milliard 800 millions d'habi-\ntants, peut être facilement assuré à raison de 300 millions de francs en capi-\ntal pour un centime additionnel ajouté aux taxes nationales existantes (soit\nle capital que représente l'annuité de 1 8 millions à 6 p. c. d'intérêt et d'amor-\ntissement). A ces taxes internationales viendraient s'ajouter les taxes locales,\nde la même nature que celles prélevées pour ses services par toute munici-\npalité. Viendrait en addition, le produit de la location des édifices et la ces-\nsion des terrains dont l'expérience de toutes les villes montre qu'il n'est pas"}, {"page_pdf": 13, "page_imprimee": "131", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192001-01.1.13", "debut_caractere": 22, "fin_caractere_exclue": 1153, "texte": "téméraire d'escompter une valeur plus que décuplée à partir du jour même\noù l'emplacement de la Cité serait fixé.\nIl est proposé de choisir cet emplacement en Belgique dans le Brabant,\net d'édifier la Cité Internationale en ville jumelle de Bruxelles. Ce choix de\nla Belgique est justifié par l'ensemble des motifs qui, avant la guerre,\nl avaient fait spontanément choisir comme siège du plus grand nombre de\nmanifestations internationales et à raison du rôle de ce pays dans les événe-\nments actuels. Un comité, assuré dès maintenant de puissants patronages, est\ndéjà formé dans le but de développer et préparer ce grand projet. Il a arrêté\nson programme de réalisations en prenant comme point de départ le projet\nde l'Union des Associations Internationales, celui présenté par MM. Ander-\nsen et Hébrard, auteurs du « World Center of communications », et par\nM. Howard, le fondateur de la première Garden-City en Angleterre. Mais ces\nétudes préliminaires devront évidemment prendre un aspect nouveau, afin\nque la Cité Internationale s'adapte à l'emplacement qui lui a été choisi et soit\nl'expression de la société nouvelle.\n\nR. C."}]}, {"article_id": "bm-bmtnaac-1920-01-01-c006", "article_bluemountain": "bmtnaac_1920-01_01#c006", "volume": "bmtnaac_1920-01_01", "ocr_source": "OCR Blue Mountain (ALTO), transcription TEI : lignes lb/@facs", "texte_sans_correction": true, "page_debut": "132", "page_fin": "133", "image_debut": 14, "image_fin": 15, "pages_selon": "pagination imprimée relevée dans le METS Blue Mountain (ORDERLABEL) ; [n] = page sans folio restituée", "url_article": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192001-01.2.6", "titre_corps": "La Question des Plans d'aménaģement en France", "titre_sommaire": "La Question des Plans d'aménaģement en France", "signature_source": "Léandre VAILLAT", "controle": "bornes données par la structure logique METS/ALTO de Blue Mountain (blocs ALTO de chaque constituant)", "pages": [{"page_pdf": 14, "page_imprimee": "132", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192001-01.1.14", "debut_caractere": 22, "fin_caractere_exclue": 3855, "texte": "URBANISME\nLa Question des Plans d'aménaģement en France\n\nLon sait quelles lenteurs et quelles diffi-\ncultés rencontre chez nous la confection des\nplans généraux daménagement que la loi\nimpose, mais que la plupart des autorités\nadministratives sont incapables de faire dres-\nser conformément aux exigences de la tech-\nnique urbanistique. . .\nQuelle est, à cet égard, la situation en\nFrance? Un article publié par M. Léandre\nVaillat dans le « Temps », nous l'apprend.\nIl n'est pas sans intérêt de constater que chez\nnos voisins du Sud l'on rencontre les mêmes\ndifficultés et les mêmes lenteurs que chez\nnous. Il sera plus utile encore d'écouter les\nconseils que le critique dyart donne au cours\nde son étude, que nous reproduisons en\ngrande partie ci-dessous :\no i\nOn sait que la loi du 1 4 mars 1919 im-\npose à toutes les agglomérations détruites\npar la guerre, de faire établir, dans un délai\nde trois mois, le plan général d'alignement\net de nivellement des parties à reconstruire,\naccompagné d'une étude sommaire du pro-\njet d'aménagement, d'embellissement et\nd'extension. Nous avons voulu savoir si, au-\njourd'hui, ce travail préalable, dont nous\navons expliqué à plusieurs reprises l'impor-\ntance, était terminé et si, à ce jour, c'est-à-\n-dire dix mois après la promulgation de la\nloi, chacune des communes sinistrées était\nen possession de son plan. Voici les chif-\nfres que nous avons pu obtenir et qui sont\nexacts, sauf erreur imputable non à notre\nenquête, mais au perpétuel devenir de la\nquestion.\nDans le département du Nord, sur 300\nplans à établir, 50 ont été reçus. La commis-\nsion départementale chargée de les examiner\nse réunit depuis plusieurs mois, à raison de\nquatre fois par semaine. Elle s'occupe sur-\ntout de cas particuliers, c'est-à-dire des de-\nmandes de sinistrés désirant reconstruire\nsans plus attendre. Le plan d'Armentières,\ndû à M. Bourdeix, est approuvé par la com-\nmission; il attend le visa de la municipalité,\npuis celui de l administration centrale. Il\nménage assez bien, à l'ouest de la ville, un\nquartier d'usines et un quartier d'habitations\nouvrières, séparés ou plutôt reliés tous deux\npar un vaste terrain de sports; et à l'est, un\nvaste cercle autour duquel sont disposés les\nbâtiments publics, tels que école, mairie, sur\nl'emplacement d'un quartier démoli et d'ail-\nleurs mal construit. Le plan de Lille, que\nnous étudierons à part, en raison de son Im-\nportance particulière, est prêt.\nDans le Pas-de-Calais, il semble que Ses\narchitectes aient peu pesé dans la balance\net qu'on leur ait préféré,pour ce travail d'ur-\nbanisme, les agents voyers et les ingénieurs\ndes ponts et chaussées. Ceux-ci ont travaillé\ntrès activement. Sur 210 à 220 plans à éta-\nblir, 80 sont terminés, avec le consentement\nde principe du maire; on espère tout achever\navant le printemps. L'activité des ingénieurs\ns'est manifestée naturellement dans le sens\nde leur culture professionnelle et de leurs\nhabitudes d'esprit; ces plans dont quelques-\nuns m'ont passé sous les yeux, sacrifient îui\nculte fanatique de la ligne droite les souples\ncombinaisons de la nature et de l'art. Il en\nrésulte que de petites localités y perdent leur\ncaractère. Je citerai Eterpigny, Remy, où !a\nmairie et l'école sont mal situées, où des rec-\ntifications sont faites sur les deux côtés de !a\nroute, alors qu'en modifiant un seul côté on\nne dérangerait que la moité des propriétai-\nres, Vitry-en-Artois, où, pour rectifier la li-\ngne courbe si agréable de la rue de l'Eglise,\non n hésite pas à démolir la moitié de\nl'église. /\n• • • • ......\nDans la Somme, il n'y a que 20 plans\nsoumis sur 300 environ.\nDans l'Oise, 2 ou 3 seulement sur 200\ncommunes sinistrées.\nDans l'Aisne, 1 0 ou 12 sur 500. La com-\nmission départementale ne s'est pas encore\nréunie. Le plan de Chauny, auquel nous\navons consacré un feuilleton, est en voie de"}, {"page_pdf": 15, "page_imprimee": "133", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192001-01.1.15", "debut_caractere": 32, "fin_caractere_exclue": 3931, "texte": "réalisation sous la conduite de M. Rey, le\njeune auteur du projet primé. L'adoption de\nce projet, qui faisait passer les idées généra-\nles avant les cas particuliers, a même failli\ncompromettre l'élection de M. Decambre,\nmaire de la ville, qui l'a soutenu.\nDans la Marne, 140 plans sur 220 r.ont\nsoumis à la commission départementale, qui\nn'en a retenu jusqu'à présent que 2 ou 3. La\nplupart sont dus à des géomètres et préconi-\nsent ces alignements systématiques, dépour-\nvus de sens pratique, dont nous parlons plus\nhaut. Le plan de Reims, refusé, est de nou-\nveau à Pétude : nous lui consacrerons une\nétude spéciale.\nDans les Ardennes, 2 ou 3 plans sur 350\nont été adressés à la commission qui se réu-\nnira à la fin de janvier.\nDans la Meuse, 20 plans sur 250 ont >'té\nadressés à la commission départementale\nqui ne s'est pas encore réunie. Le plan de\nVerdun est dès maintenant établi; nous\nl'examinerons à part.\nEn Meurthe-et-Moselle, 30 plans sur 180\nsont dressés. La commission, en deux réu-\nnions, a étudié 8 plans, mais n'a rien décidé\nencore; elle critique les petits détails; il y a\ndans ce département un excellent architecte\nen chef, M. Roisin, très compétent en ur-\nbanisme, ainsi que de bons architectes diplô-\nmés, du gouvernement.\nDans les Vosges, rien n'a été fait jusqu'à\nprésent. Nous ne possédons pas encore de\nrenseignements sur l'Alsace.\nVoilà, grosso modo, l'état de la ques-\ntion. Cette vue d'ensemble suffit cependant\nà montrer que nous avons beaucoup à tra-\nvailler si nous voulons que tous les plans des\ncommunes dévastées soient prêts au prin-\ntemps, c'est-à-dire au moment où la main-\nd'œuvre, les matériaux pourront être utilisés\nsur place et où Ton pourra de nouveau par-\nler d'architecture.\nLes habitants reviennent dans leurs pays\nrespectifs : c'est l'essentiel. Arras, par exem-\nple, qui comptait 26,000 habitants, avant la\nguerre, en compte maintenant 48,000. Où\nlogent-ils? La moitié des maisons sont dé-\ntruites. D'où viennent-ils? Ils refluent de la\nbanlieue où ils retourneront dès la belle sai-\nson...\nDès maintenant, il ressort que les commu-\nnes sinistrées, gênées localement par toutes\nsortes de considérations personnelles, ont\nintérêt à soumettre leurs plans, avant de\nles adopter, à un office indépendant, ex-\ntérieur à elles, qui les examinerait du point\nde vue général et les leur retournerait avec\nobservations et modifications à l'appui, s'il\ny a lieu. C'est précisément la mission désin-\ntéressée que s'est fixée la Renaissance des\ncités, rue Louis-le-Grand,23, où des hommes\ncomme M. Bonnier, l'éminent inspecteur gé-\nnéral des services d'architecture de la ville\nde Paris, M. Gariès, le professeur de droit,\nM. hord, l'excellent urbaniste de New-York,\nMM. Lafollye, Risler, j aussely et bien d'au-\ntres, se réunissent régulièrement, sous la pré-\nsidence de Mme i arrade-Page, une femme\nintelligente, pour donner leur avis sur les cas\nd espèce que M. Ford leur apporte chaque\nsemaine, après chacune des tournées qu il\naccomplit sans répit dans les ruines. C'est ce\nque plusieurs des préfets et des communes\nOnt compris, et l'on ne saurait trop les en-\ncourager dans cette confiance déjà manifes-\ntée, à plusieurs reprises, envers une institu-\ntion qui, pour être privée, ne bénéficie pas\nmoins d une compétence dont les bureaux\npublics n'ont pas toujours, hélas! le mono-\npole. On ne manquera pas de critiquer une\nméthode qui veut que s'accomplisse à Paris\nune besogne dont l'idéal serait qu'elle fût\nentreprise sur place, et l'on voudra trouver\nlà encore une preuve déplorable de cen-\ntralisation excessive. Mais comment faire au-\ntrement? L'urbanisme n'est pas encore une\nscience assez répandue, et ceux qui font mé-\ntier, dans les provinces dévastées de la pra-\ntiquer, ne sont pas toujours suffisamment\nrenseignés sur ses multiples préoccupations :\nOn le verra par l'étude de quelques-uns des\nplans les plus caractéristiques.\n\nLéandre VAILLAT."}]}, {"article_id": "bm-bmtnaac-1920-01-01-c007", "article_bluemountain": "bmtnaac_1920-01_01#c007", "volume": "bmtnaac_1920-01_01", "ocr_source": "OCR Blue Mountain (ALTO), transcription TEI : lignes lb/@facs", "texte_sans_correction": true, "page_debut": "134", "page_fin": "138", "image_debut": 16, "image_fin": 20, "pages_selon": "pagination imprimée relevée dans le METS Blue Mountain (ORDERLABEL) ; [n] = page sans folio restituée", "url_article": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192001-01.2.7", "titre_corps": "ARCHITECTURE", "titre_sommaire": "ARCHITECTURE", "signature_source": "", "controle": "bornes données par la structure logique METS/ALTO de Blue Mountain (blocs ALTO de chaque constituant)", "pages": [{"page_pdf": 16, "page_imprimee": "134", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192001-01.1.16", "debut_caractere": 22, "fin_caractere_exclue": 4082, "texte": "ARCHITECTURE\n\nÈchos et Nouvelles\n\nLE MOBILIER ECONOMIQUE\nLa Société de l'Art appliqué au métier a\norganisé dernièrement, au Conservatoire des\narts et métiers, une Exposition de mobilier\nd'un caractère économique, artistique et mo-\nderne. Elle a voulu, de la sorte, aider à la\nrenaissance rapide des industries d'art en\nFrance, contribuer à la reconstruction des ré-\ngions libérées et remédier au chômage pro-\nvoqué dans les usines par la cessation des\nfabrications de guerre. Sur des modèles très\nsimples, fournis par de vrais artistes : MM.\nPierre Marcel, M. Fléchet, directeur de\nl'Ecole Boulle, M. Haubold, architecte des\nmonuments historiques, etc., en faisant utili-\nser les matières et les ressources des usines\nd'aviation, on est arrivé à fabriquer des mo-\nbiliers complets de salles à manger et de\nchambres à coucher, dont le coût atteint à\npeine le tiers des prix qui sont devenus cou-\nrants.\nC'est observe le «Journal des Débats»\nqu'ils ont été entièrement fabriqués avec\nce que l'on pourrait appeler les « laissés\npour compte » des usines de guerre. Les\nbois qui servaient au fuselage des avions ou\nà leur carrosserie se sont transformés en\npieds de tables, en lits, en bahuts, en armoi-\nres; il a suffi de varier l'emploi du hêtre, du\nchâtaignier, du pin de l'Orégon, de l'okoubé\ndont on fait les boîtes à cigares, de les pâti-\nner légèrement, de les vernir ou de leur con-\nserver leur teinte naturelle pour ajouter\nl'agrément de la couleur à la fantaisie rai-\nsonnable du dessin.\nL'organisation de cette exposition ne pose\npas seulement un problème technique fort\nintéressant, surtout à cette heure où, dans la\nrareté de la matière première et sa cherté,\nc'est par une technique adroite et réfléchie\nqu'on résoudra la délicate question du prix\nde revient. Elle pose encore un problème\nsocial particulièrement pressant et qui dé-\npasse de beaucoup les contingences du mo-\nment et de l'industrie du meuble : c'est\nl'importante question de la renaissance des\nindustries d'art.\nPLAQUES COMMEMORATIVES.\nEn France, aussi, se rencontrent de braves\ngens qui croient que, pour conserver aux\ngénérations futures le souvenir de la guerre,\nil est nécessaire de couvrir nos édifices de\nplaques commémoratives faites à la dou-\nzaine.\n« L'Europe nouvelle » se moque aima-\nblement d'une d'entre elles en ces termes :\n« M. Pacaud s'occupe des plaques com-\nmémoratives qui, naturellement, vont s'im-\nposer demain sur tous les monuments de\ntoutes les places. Et, hanté de glorieux sou-\nvenirs où se mêlent Danton et la colonne\nVendôme, il a rédigé une proposition de\nloi sur la fonte de toutes ces plaques avec\nles canons pris à l'ennemi. Mais M. Lou-\ncheur l'a dissuadé d'un tel projet. Et\ncomme M. Pacaud s'indignait d'un tel mé-\npris de la tradition historique : « Je ne mé-\nprise point la tradition, lui dit M. Lou-\ncheur, mais, aujourd'hui, les canons sont en\nacier! » *\nLE PRIX DES MATERIAUX\nDE CONSTRUCTION\nIl fera cher bâtir cette année, constate\nr « Economie financière ». Les briques uOnt\nà 50 francs le mille; les poutrelles de bâti-\nments viennent d'atteindre 90 francs; les\npierres sont à 800 francs; le bois de con-\nstruction est à 325 francs; les tuiles seront\nbientôt à 450 francs et ainsi de suite.\nDans les fabriques de ciment Portland\nartificiel, la production s accroît, mais les fa-\nbricants éprouvent de sérieuses difficultés à\ns'approvisionner en charbons et souffrent,\nde plus de la crise des transports. Les prix\npour T intérieur pour mille kilos en sacs fur\nwagon départ sont de 135, 145 et 150 fr.\nPour l'exportation, le prix unique est de\n1 5 0 francs.\nLe marché des matériaux de construction\nreste ferme et bien orienté, la demande s in-\ntensifiant progressivement, notamment pour\nles régions dévastées du Nord de la France.\nLes prix ont une tendance très nette à\nhausser et les offres engageant la production\nde 1920 sont faites à des prix sensiblement\nsupérieurs à ceux cotés actuellement.\nIl y a lieu de prévoir que les hauts prix\ndes matériaux nuiront beaucoup à la con-\nstruction d'habitations particulières au .cours\nde cette anée."}, {"page_pdf": 17, "page_imprimee": "135", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192001-01.1.17", "debut_caractere": 36, "fin_caractere_exclue": 4216, "texte": "SALON D'ART RELIGIEUX\nDU PRINTEMPS\nEn réponse à de nombreuses demandes\nde renseignements, les organisateurs de cette\nmanifestation d'art nous prient de faire con-\nnaître aux intéressés que l'exposition ou-\nvrira ses portes le 5 juin et se fera en !a\nsalle Leroy, rue du Grand-Cerf, à Bruxelles.\nL'enthousiasme provoqué dans le monde\ndes artistes par l'annonce d'un Salon d'Art\nreligieux a déterminé la direction à choisir\nune salle plus vaste que celle adoptée tout\nd'abord, et à reculer quelque peu la date\nd'ouverture afin que l'exposition soit ouverte\nà l'époque des jeux olympiques.\nRappelons aux artistes que le Salon est\nréservé aux œuvres originales et modernes,\nd'un carcatère sincère et personnel. Aucune\ninstitution, académique ou firme commer-\nciale ne peut participer comme telle à l'ex-\nposition. Les œuvres doivent être signées, et,\nsi elles sont dues à une collaboration ce\nsera le cas, par exemple, pour une broderie,\nun calice les noms des collaborateurs doi-\nvent être indiqués.\nPar œuvres religieuses il faut comprendre\ncelles qui expriment une pensée dogmatique\nou qui représentent des épisodes bibliques\nou hagiographiques, ainsi que tout ce qui\npeut directement servir à rehausser le culte.\nLe jury d'admission fonctionnera du ler1er\nau 3 juin. C'est donc pour le ler1er juin que les\nartistes sont invités à faire parvenir leurs\nœuvres à la salle Leroy.\nL'INDUSTRIE HOTELIERE. Le Tou-\nringlClub français estime à six millions le\nnombre d'Américains qui viendront visiter\nles champs de bataille de Belgique et de\nFrance. En estimant leurs dépenses journa-\nlières à 20 dollars, la recette que peuvent\nfaire les deux pays pourra être d'environ\n20 milliards de francs.\nPour bénéficier de cet afflux considérable\nde touristes, il faut s'apprêter à les bien rece-\nvoir. On s'y prépare puisque, à la suite d'une\nconférence donnée à Bruxelles par M. Ju-\nrisse, ex-président de la Mutualité Hôtelière\nInternationale, il est question de fonder chez\nnous une section de cette Mutualité ninsi\nqu'une école professionnelle. D'autre part,\nle ministre des Affaires économiques vient\nde déclarer que l'importance de la question\nn'a pas échappé à l'attention de son départe-\nment qui examine un projet très intéressant\nde réorganisation de l'industrie hôtelière\nbelge.\nMais songera-t-on aux problèmes très in-\ntéressants d'architecture que la question sou-\nlève? \\\nCelui des baraquements et hôtelleries\ntemporaires à édifier dans les régions dévas-\ntées.\nCelui des hôtels de luxe qui devront être\nédifiées dans nos principales villes de pro-\nvince si Ton veut qu'elles aient leur part de\nl'or étranger. Qu'on n'oublie pas que la plu-\npart d'entre elles sont fort mal outillées :\nDans un centre aussi visité que Bruges, le\nprincipal hôtel ne compte que 200 chambres\net on ne pourrait loger dans toute la ville\nun millier de touristes.\nL'hôtellerie champêtre n'a pas moins\nd'importance. Elle faisait la prospérité de\nnos Ardennes, du pays de Namur. Elle doit\net sera incontestablement modernisée.\nMais le progrès sera-t-il synonyme d'en-\nlaidissement? C'est là le problème auquel\ns essayèrent, dès 1917, un grand nombre\nd'architectes français à la suite d'un con-\ncours pour la construction d'une « auberge »\ndans les pays envahis, ouvert sous les auspi-\nces du Touring-Club de France.\nRéussirent-ils à le résoudre? Pas entière-\nment. Les uns avaient résolument imité les\nvieilles constructions françaises, les autres\navaient fait des projets d'auberges qui res-\nsemblent à des maisons de garde-barrière,\nquelques-uns enfin s'en étaient tenus au style\n(si l'on peut dire) effarant des casinos et il\nsemble, disait très exactement un critique\nfrançais, « qu'entre tout cela il y aurait eu\nplace pour quelques essais de constructions\nlogiques, employant des matériaux moder-\nnes, cherchant les formes simples et dettes\nqu'appelle la vie actuelle et qu'elle exigera\nde plus en plus. Des imitations de nos styles\nprovinciaux anciens flattent notre goût du\npittoresque et de la curiosité, mais il me sem-\nble qu'une race forte, vivante, éprouvera\naprs la secousse qui vient de la bouleverser,\nle besoin de se réaliser selon les modes qui\nlui seront propres. La génération qui suivra"}, {"page_pdf": 18, "page_imprimee": "136", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192001-01.1.18", "debut_caractere": 36, "fin_caractere_exclue": 3882, "texte": "la guerre ne se contentera pas d'emprunts,\nelle se sentira, je crois, assez d'énergie pour\ncréer un style logique et nouveau parfaite-\ntement adapté à des besoins nouveaux. La\nmaison de garde-barrière ou le casino sont\ndes solutions trop simplistes ou trop bâ-\ntardes. »\nVoilà un programme intéressant, que no-\ntre Touring-Club belge devrait reprendre.\nBEAUCOUP DE COMMUNES se propo-\nsent d'honorer leurs morts de la guerre et de\ncommémorer leurs exploits, par 1* érection\ndun monument. La « Ligue nationale du\nSouvenir > a conçu 1 idée originale de leur\nen fournir le moyen. Une exposition publi-\nque de projets de monuments commémora-\ntifs destinés aux communes qui ne disposent\npas de grosses ressources s'ouvrira au local\nde la Ligue, 32, rue de Namur, le 1 8 février\nprochain, à 2 heures, pour se terminer un\nmois plus tard. On y trouvera environ\n200 projets sous les formes les plus diverses.\nCette excellente initiative, qui s'exerce sous\nle contrôle de statuaires, peintres, sculpteurs\net architectes, a, en outre, l'avantage d'in-\ntroduire une note artistique dans un domaine\noù le mauvais goût des faiseurs est particu-\nlièrement à redouter.\n\nR.\n\nConférences\nLA GRANDE BOUCHERIE. Au\ncours d une séance organisée ces jours der-\nniers par la Société Centrale d'Architecture\nde Belgique, en vue de discuter le rejet, par\n1 administration communale de Bruxelles, du\nprojet de reconstruction de la Grande Bou-\ncherie, on a examiné la question « trou-\nblante » (ainsi s exprimait l'ordre du jour),\ndu Marché-au-Poulets.\n« L Etoile Belge » qui donne un long\ncompte rendu de cette intéressante réunion\nrappelle que c'est en juin 1917 que la\nGrande Boucherie s est écroulée, laissant à\nfront du Marché-aux-Herbes, derrière la\nMaison du Roi, une place encadrée de pe-\ntites maisons étroites à pignon flamand en\nescalier.\nOn est depuis lors très divisé sur la ques-\nquion de savoir s'il faut ou non reconstruire\nle bon vieux bâtiment détruit.\nLe Conseil communal de Bruxelles a émis\nl avis de ne pas reconstruire.\nMais il semble bien, dit M. Bonduelle,\nprésident de la Société Centrale d'Architec-\nture de Belgique, que presque toujours les\nautorités prennent des mesures, sur des ques-\ntions délicates, sans demander l'avis de per-\nsonnes compétentes.\nEt c'est pour donner cet avis, qu'on ne de-\nmande pas, que la Société Centrale d'Archi-\ntecture a ouvert un cycle de conférences con-\ntradictoires où seront débattues des ques-\ntions générales d urbanisme. Les compéten-\nces seront ainsi entendues quand même.\nLa première de ces conférences, à laquelle\nassistait M. Beco, gouverneur de la province\nde Brabant, traitait de la Grande Boucherie.\nPlusieurs orateurs, architectes et membres\nde la Société Centrale, se sont déclarés par-\ntisans de la reconstruction de ce monument.\nIls se sont placés pour soutenir leur thèse, à\ndifférents points de vue.\nM. Tahon croit que la Grand' Place et ses\nabords immédiats forment un ensemble qui\ndoit être respecté à la fois pour son caractère\nartistique et pour les magnifiques souvenirs\nqui s'y rattachent.\nC'est aussi l'avis que donnait M. Adolphe\nMax, bourgmestre de Bruxelles, qui, quel-\nques jours après l'effondrement du monu-\nment, écrivait de sa prison de Berlin, qu'il\nfallait reconstruire la Grande Boucherie, et\nrespecter le dédale de rues et ruelles entou-\ntourant notre splendide Forum.\nM. Malfait, architecte de la ville, pense\ntout pareillement, ainsi que M. Dumon,\nqui, au point de vue spécial du tracé des\nrues, trouve un moyen terme : reconstruire\nla Grande Boucherie ce qui satisferait les\npartisans de la reconstruction et démolir\nle quartier malsain situé en face, l'intestin\ngrêle de Bruxelles, pour y établir la place ré-\nclamée par les amateurs d'espaces. Chacun\nen aurait ainsi selon son goût.\nLa contradiction, si l'on peut dire, est ve-\nnue de la part de M. Duyck,architecte belge,"}, {"page_pdf": 19, "page_imprimee": "137", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192001-01.1.19", "debut_caractere": 35, "fin_caractere_exclue": 3496, "texte": "travaillant surtout en France, qui expose les\nprincipes régissant actuellement les restaura-\ntions décidées aux monuments historiques\nfrançais. Restaurations et non reconstruc-\ntions. Chez nos voisins on admire, on res-\npecte les vieilles et belles choses, mais on lie\nva pas jusqu'à composer du « faux vieux »\nquand on a tant à faire en protégeant, en\nconsolidant le « vrai vieux ».\nEn Belgique, on est frappé de la facilité\navec laquelle on taille dans les quartiers an-\nciens d une ville historique.\nUn orateur n'a pas craint de citer une\nboutade terrible de Prosper Mérimée, écri-\nvant dans un Rapport à l'Empereur des\nFrançais : « Sire, tant que Votre Majesté\nn'aura pas fait pendre un architecte... »\nLE ROLE DE L'ARCHITECTE dans la\nReconstruction des régions dévastées, tel est\nle titre d'une conférence de très haut intérêt\nque M. Bonduelle a donnée dernièrement à\nla Maison du Livre sous le patronage de\n1 Association des Dessinateurs-Architectes et\nDessinateurs du Bâtiment. Le président de la\nSociété Centrale d'Architecture était bien\nqualifié pour prendre la défense des archi-\ntectes trop oubliés au milieu de la cohue des\ncommerçants, hommes d'affaires et entre-\npreneurs qui se pressent autour du vaste\nchantier de la reconstruction. Il a déploré,\ncomme de juste, que les travaux si impor-\ntants et si remarquables de l'Union des Villes\nn'aient été mieux utilisés. Enfin, le conféren-\ncier a exposé la façon déplorable dont on\ns'y prenait pour dresser les plans d'aména-\ngement, si I on peut appeler ainsi les esquis-\nses informes dressées le plus souvent par des\nincapables et des incompétents.\nCERCLE D'ETUDES POUR GEOME-\nTRES et «KRING VOOR BOUWKUNDE».\nXe année d'études. Les conférences\nsuivantes seront données par M. De Neyer,\navocat à Anvers, les lundis 2 et 23 février\nainsi que les 15 et 29 mars prochains, à\n8 h. 30 du soir, au local « Café Suisse »,\nPlace Verte, 2, à Anvers. (Par l'entrée sé-\nparée. )\nSujet : « Des restrictions du droit de pro-\npriété » et des « Servitudes >.,\n\nConģrès\nCONGRES ANGLO-BELGE D'HYGIENE\nBRUXELLES, MAI 1920\nLe « Royal Institute of Public Health »,\nRussell Square, 37, Londres, W. C. 1., placé\nsous le patronage de S. M. le Roi d'Angle-\nterre et de S. M. le Roi des Belges, groupe\nles personnalités universitaires et adminis-\ntratives les plus éminentes du Royaume-Uni.\nIl organise à Bruxelles, du 20 au 24 rnai\n1920, un Congrès Anglo-Belge d'Hygiène,\nqui fera suite au Congrès de Berlin (1912)\net de Paris (1913) et se tiendra aux insti-\ntuts du Parc Léopold.\nM. Max, bourgmestre de Bruxelles, a\naccordé son patronage à ce Congrès, qui\nviendra à point pour permettre des échanges\nd idées entre les hygiénistes anglais et les\nhygiénistes belges, séparés les uns des autres\ndepuis cinq ans.\nLe Congrès sera subdivisé en six sections.\nChaque section aura un président, des vice-\nprésidents, un secrétaire et des rapporteurs\nanglais, ainsi qu'un président, des vice-pré-\nsidents, un secrétaire et des rapporteurs\nbelges. Chacun des rapporteurs choisit la\nquestion qu'il désire traiter. Les rapports lie\nseront imprimés qu'après le Congrès. La\ncotisation est fixée à 25 francs.\nLa troisième section sera consacrée à l'hy-\ngiène municipale.\nL'EXPOSITION DE LILLE\nL'Exposition internationale pour la re-\nnaissance du nord de la France, qui nura\nlieu à Lille en 1920, de mai à octobre, aura\nun caractère' essentiellement pratique.\nLe Comité vient, sur la proposition du\ncommissaire général, de décider que pen-"}, {"page_pdf": 20, "page_imprimee": "138", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192001-01.1.20", "debut_caractere": 35, "fin_caractere_exclue": 3621, "texte": "dant toute la durée de l'Exposition, il serait\norganisé des semaines, spécialisées pour\nchaque branche de l'activité économique,\ncommerciale, agricole et industrielle.\nD'ores et déjà ont été inscrits au pro-\ngramme :\nUne semaine de motoculture;\nUne quinzaine du bâtiment et des tra-\nvaux publics;\nUne semaine de l'industrie chimique;\nUn congrès d'hygiène sociale.\nL'Exposition possédera un musée national\noù seront centralisés tous les documents\npouvant aider à l'amélioration de la vie mo-\nrale et matérielle des travailleurs.\nDes concours de matériaux et des métho-\ndes et procédés de construction seront créés.\nLa plupart des machines exposées fonc-\ntionneront d'ailleurs sous les yeux du public\npendant toute l'Exposition, et les produits\nde leur fabrication seront utilisés sur place\npar la municipalité lilloise pour les besoins\nde ses différents services.\nIIe CONGRES DE L'HABITATION\nA LYON\norganisé sous le patronage de la Ville\net de la Foire de Lyon\nLe IIe Congrès de l'Habitation se tiendra\nà Lyon, durant la Foire de printemps, du 1 0\nau 14 mars prochain. En voici le pro-\ngramme :\n1re Partie. — Urbanisme. — Organisation\nde la Cité moderne. — Transformation des\nCités anciennes. — Cités-Jardins. —- Hy-\ngiène et salubrité. — Lutte contre les fu-\nmées, tout à l'égout, traitement des immon-\ndices, etc. — Utilisation rationnelle du\ncharbon, du gaz et de l'électricité. — Trans-\nports en commun. — Ports fluviaux.\nHabitation. — Du rôle social de l'Habita-\ntion. — Habitations à bon marché. —\nAmendements à apporter à la loi. — La loi\nsur les expropriations. — De la crise du lo-\ngement et des moyens d'y remédier.\n2e Partie. Construction. De la con-\nstruction moderne. Standardisation des\nmatériaux. Du taylorisme appliqué à la\nconstruction. Du réemploi des vieux ma-\ntériaux. Des progrès réalisés dans l'outil-\nlage depuis la guerre. Des progrès à réali-\nser. Des liants hydrauliques et leur nou-\nvelle réglementation. Des agglomérés\ncreux ou pleins. De la possibilité de\nl'utilisation du mâchefer dans l'industrie du\nciment armé. De l'utilité d une politique\ngénérale de la construction.\n3e Partie. Entreprise. De l'organi-\nsation de l'entreprise. Banques et coopé-\nratives de construction. De la comptabi-\nlité dans l'industrie du bâtiment. De l'uti-\nlité d'établir une série de prix avec nous-\ndétails.\n4e Partie. De la formation profession-\nnelle des ouvriers.\nPlusieurs rapports pourront être présentés\nsur une même question. Nous prions les\nadhérents et les organisateurs techniques\n(architectes, ingénieurs) patronales et ou-\nvrières qui seraient décidés de participer à\ncet important Congrès de faire parvenir leurs\nrapports avant le 5 février 1920. Les adhé-\nsions seront reçues jusqu'au 20 février. Le\ndroit d'inscription est fixé à dix francs nt\ndevra être envoyé en même temps que\nl'adhésion.\nToutes les communications doivent être\nadressées à M. le président de la Commis-\nsion permanente des Congrès de l'Habita-\ntion, Hôtel de Ville, Lyon.\nSignalons d'autre part que la Foire de\nLyon comprendra un Concours-Exposition\nde Machines, Matériaux »3t Procédés de\nfabrication se rattachant aux diverses indus-\ntries du Bâtiment.\nCette manifestation, en raison de son ca-\ncaractère inter-allié, permettra d'établir une\ncomparaison extrêmement intéressante en-\ntre les résultats obtenus par le mécanisme\nperfectionné et celui d'avant-guerre.\nLes grandes lignes du projet comportent\nun Concours de fabrication standardisation\nde tous procédés applicables à l'Habitation\net une Exposition (suivant les formes ordi-\nnaires) de machines, produits, matériaux du\nBâtiment. 4"}]}, {"article_id": "bm-bmtnaac-1920-01-01-c008", "article_bluemountain": "bmtnaac_1920-01_01#c008", "volume": "bmtnaac_1920-01_01", "ocr_source": "OCR Blue Mountain (ALTO), transcription TEI : lignes lb/@facs", "texte_sans_correction": true, "page_debut": "134", "page_fin": "136", "image_debut": 16, "image_fin": 18, "pages_selon": "pagination imprimée relevée dans le METS Blue Mountain (ORDERLABEL) ; [n] = page sans folio restituée", "url_article": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192001-01.2.7.1", "titre_corps": "Èchos et Nouvelles", "titre_sommaire": "Èchos et Nouvelles", "signature_source": "R", "controle": "bornes données par la structure logique METS/ALTO de Blue Mountain (blocs ALTO de chaque constituant)", "pages": [{"page_pdf": 16, "page_imprimee": "134", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192001-01.1.16", "debut_caractere": 36, "fin_caractere_exclue": 4082, "texte": "Èchos et Nouvelles\n\nLE MOBILIER ECONOMIQUE\nLa Société de l'Art appliqué au métier a\norganisé dernièrement, au Conservatoire des\narts et métiers, une Exposition de mobilier\nd'un caractère économique, artistique et mo-\nderne. Elle a voulu, de la sorte, aider à la\nrenaissance rapide des industries d'art en\nFrance, contribuer à la reconstruction des ré-\ngions libérées et remédier au chômage pro-\nvoqué dans les usines par la cessation des\nfabrications de guerre. Sur des modèles très\nsimples, fournis par de vrais artistes : MM.\nPierre Marcel, M. Fléchet, directeur de\nl'Ecole Boulle, M. Haubold, architecte des\nmonuments historiques, etc., en faisant utili-\nser les matières et les ressources des usines\nd'aviation, on est arrivé à fabriquer des mo-\nbiliers complets de salles à manger et de\nchambres à coucher, dont le coût atteint à\npeine le tiers des prix qui sont devenus cou-\nrants.\nC'est observe le «Journal des Débats»\nqu'ils ont été entièrement fabriqués avec\nce que l'on pourrait appeler les « laissés\npour compte » des usines de guerre. Les\nbois qui servaient au fuselage des avions ou\nà leur carrosserie se sont transformés en\npieds de tables, en lits, en bahuts, en armoi-\nres; il a suffi de varier l'emploi du hêtre, du\nchâtaignier, du pin de l'Orégon, de l'okoubé\ndont on fait les boîtes à cigares, de les pâti-\nner légèrement, de les vernir ou de leur con-\nserver leur teinte naturelle pour ajouter\nl'agrément de la couleur à la fantaisie rai-\nsonnable du dessin.\nL'organisation de cette exposition ne pose\npas seulement un problème technique fort\nintéressant, surtout à cette heure où, dans la\nrareté de la matière première et sa cherté,\nc'est par une technique adroite et réfléchie\nqu'on résoudra la délicate question du prix\nde revient. Elle pose encore un problème\nsocial particulièrement pressant et qui dé-\npasse de beaucoup les contingences du mo-\nment et de l'industrie du meuble : c'est\nl'importante question de la renaissance des\nindustries d'art.\nPLAQUES COMMEMORATIVES.\nEn France, aussi, se rencontrent de braves\ngens qui croient que, pour conserver aux\ngénérations futures le souvenir de la guerre,\nil est nécessaire de couvrir nos édifices de\nplaques commémoratives faites à la dou-\nzaine.\n« L'Europe nouvelle » se moque aima-\nblement d'une d'entre elles en ces termes :\n« M. Pacaud s'occupe des plaques com-\nmémoratives qui, naturellement, vont s'im-\nposer demain sur tous les monuments de\ntoutes les places. Et, hanté de glorieux sou-\nvenirs où se mêlent Danton et la colonne\nVendôme, il a rédigé une proposition de\nloi sur la fonte de toutes ces plaques avec\nles canons pris à l'ennemi. Mais M. Lou-\ncheur l'a dissuadé d'un tel projet. Et\ncomme M. Pacaud s'indignait d'un tel mé-\npris de la tradition historique : « Je ne mé-\nprise point la tradition, lui dit M. Lou-\ncheur, mais, aujourd'hui, les canons sont en\nacier! » *\nLE PRIX DES MATERIAUX\nDE CONSTRUCTION\nIl fera cher bâtir cette année, constate\nr « Economie financière ». Les briques uOnt\nà 50 francs le mille; les poutrelles de bâti-\nments viennent d'atteindre 90 francs; les\npierres sont à 800 francs; le bois de con-\nstruction est à 325 francs; les tuiles seront\nbientôt à 450 francs et ainsi de suite.\nDans les fabriques de ciment Portland\nartificiel, la production s accroît, mais les fa-\nbricants éprouvent de sérieuses difficultés à\ns'approvisionner en charbons et souffrent,\nde plus de la crise des transports. Les prix\npour T intérieur pour mille kilos en sacs fur\nwagon départ sont de 135, 145 et 150 fr.\nPour l'exportation, le prix unique est de\n1 5 0 francs.\nLe marché des matériaux de construction\nreste ferme et bien orienté, la demande s in-\ntensifiant progressivement, notamment pour\nles régions dévastées du Nord de la France.\nLes prix ont une tendance très nette à\nhausser et les offres engageant la production\nde 1920 sont faites à des prix sensiblement\nsupérieurs à ceux cotés actuellement.\nIl y a lieu de prévoir que les hauts prix\ndes matériaux nuiront beaucoup à la con-\nstruction d'habitations particulières au .cours\nde cette anée."}, {"page_pdf": 17, "page_imprimee": "135", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192001-01.1.17", "debut_caractere": 36, "fin_caractere_exclue": 4216, "texte": "SALON D'ART RELIGIEUX\nDU PRINTEMPS\nEn réponse à de nombreuses demandes\nde renseignements, les organisateurs de cette\nmanifestation d'art nous prient de faire con-\nnaître aux intéressés que l'exposition ou-\nvrira ses portes le 5 juin et se fera en !a\nsalle Leroy, rue du Grand-Cerf, à Bruxelles.\nL'enthousiasme provoqué dans le monde\ndes artistes par l'annonce d'un Salon d'Art\nreligieux a déterminé la direction à choisir\nune salle plus vaste que celle adoptée tout\nd'abord, et à reculer quelque peu la date\nd'ouverture afin que l'exposition soit ouverte\nà l'époque des jeux olympiques.\nRappelons aux artistes que le Salon est\nréservé aux œuvres originales et modernes,\nd'un carcatère sincère et personnel. Aucune\ninstitution, académique ou firme commer-\nciale ne peut participer comme telle à l'ex-\nposition. Les œuvres doivent être signées, et,\nsi elles sont dues à une collaboration ce\nsera le cas, par exemple, pour une broderie,\nun calice les noms des collaborateurs doi-\nvent être indiqués.\nPar œuvres religieuses il faut comprendre\ncelles qui expriment une pensée dogmatique\nou qui représentent des épisodes bibliques\nou hagiographiques, ainsi que tout ce qui\npeut directement servir à rehausser le culte.\nLe jury d'admission fonctionnera du ler1er\nau 3 juin. C'est donc pour le ler1er juin que les\nartistes sont invités à faire parvenir leurs\nœuvres à la salle Leroy.\nL'INDUSTRIE HOTELIERE. Le Tou-\nringlClub français estime à six millions le\nnombre d'Américains qui viendront visiter\nles champs de bataille de Belgique et de\nFrance. En estimant leurs dépenses journa-\nlières à 20 dollars, la recette que peuvent\nfaire les deux pays pourra être d'environ\n20 milliards de francs.\nPour bénéficier de cet afflux considérable\nde touristes, il faut s'apprêter à les bien rece-\nvoir. On s'y prépare puisque, à la suite d'une\nconférence donnée à Bruxelles par M. Ju-\nrisse, ex-président de la Mutualité Hôtelière\nInternationale, il est question de fonder chez\nnous une section de cette Mutualité ninsi\nqu'une école professionnelle. D'autre part,\nle ministre des Affaires économiques vient\nde déclarer que l'importance de la question\nn'a pas échappé à l'attention de son départe-\nment qui examine un projet très intéressant\nde réorganisation de l'industrie hôtelière\nbelge.\nMais songera-t-on aux problèmes très in-\ntéressants d'architecture que la question sou-\nlève? \\\nCelui des baraquements et hôtelleries\ntemporaires à édifier dans les régions dévas-\ntées.\nCelui des hôtels de luxe qui devront être\nédifiées dans nos principales villes de pro-\nvince si Ton veut qu'elles aient leur part de\nl'or étranger. Qu'on n'oublie pas que la plu-\npart d'entre elles sont fort mal outillées :\nDans un centre aussi visité que Bruges, le\nprincipal hôtel ne compte que 200 chambres\net on ne pourrait loger dans toute la ville\nun millier de touristes.\nL'hôtellerie champêtre n'a pas moins\nd'importance. Elle faisait la prospérité de\nnos Ardennes, du pays de Namur. Elle doit\net sera incontestablement modernisée.\nMais le progrès sera-t-il synonyme d'en-\nlaidissement? C'est là le problème auquel\ns essayèrent, dès 1917, un grand nombre\nd'architectes français à la suite d'un con-\ncours pour la construction d'une « auberge »\ndans les pays envahis, ouvert sous les auspi-\nces du Touring-Club de France.\nRéussirent-ils à le résoudre? Pas entière-\nment. Les uns avaient résolument imité les\nvieilles constructions françaises, les autres\navaient fait des projets d'auberges qui res-\nsemblent à des maisons de garde-barrière,\nquelques-uns enfin s'en étaient tenus au style\n(si l'on peut dire) effarant des casinos et il\nsemble, disait très exactement un critique\nfrançais, « qu'entre tout cela il y aurait eu\nplace pour quelques essais de constructions\nlogiques, employant des matériaux moder-\nnes, cherchant les formes simples et dettes\nqu'appelle la vie actuelle et qu'elle exigera\nde plus en plus. Des imitations de nos styles\nprovinciaux anciens flattent notre goût du\npittoresque et de la curiosité, mais il me sem-\nble qu'une race forte, vivante, éprouvera\naprs la secousse qui vient de la bouleverser,\nle besoin de se réaliser selon les modes qui\nlui seront propres. La génération qui suivra"}, {"page_pdf": 18, "page_imprimee": "136", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192001-01.1.18", "debut_caractere": 36, "fin_caractere_exclue": 1191, "texte": "la guerre ne se contentera pas d'emprunts,\nelle se sentira, je crois, assez d'énergie pour\ncréer un style logique et nouveau parfaite-\ntement adapté à des besoins nouveaux. La\nmaison de garde-barrière ou le casino sont\ndes solutions trop simplistes ou trop bâ-\ntardes. »\nVoilà un programme intéressant, que no-\ntre Touring-Club belge devrait reprendre.\nBEAUCOUP DE COMMUNES se propo-\nsent d'honorer leurs morts de la guerre et de\ncommémorer leurs exploits, par 1* érection\ndun monument. La « Ligue nationale du\nSouvenir > a conçu 1 idée originale de leur\nen fournir le moyen. Une exposition publi-\nque de projets de monuments commémora-\ntifs destinés aux communes qui ne disposent\npas de grosses ressources s'ouvrira au local\nde la Ligue, 32, rue de Namur, le 1 8 février\nprochain, à 2 heures, pour se terminer un\nmois plus tard. 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Le président de la\nSociété Centrale d'Architecture était bien\nqualifié pour prendre la défense des archi-\ntectes trop oubliés au milieu de la cohue des\ncommerçants, hommes d'affaires et entre-\npreneurs qui se pressent autour du vaste\nchantier de la reconstruction. Il a déploré,\ncomme de juste, que les travaux si impor-\ntants et si remarquables de l'Union des Villes\nn'aient été mieux utilisés. Enfin, le conféren-\ncier a exposé la façon déplorable dont on\ns'y prenait pour dresser les plans d'aména-\ngement, si I on peut appeler ainsi les esquis-\nses informes dressées le plus souvent par des\nincapables et des incompétents.\nCERCLE D'ETUDES POUR GEOME-\nTRES et «KRING VOOR BOUWKUNDE».\nXe année d'études. Les conférences\nsuivantes seront données par M. De Neyer,\navocat à Anvers, les lundis 2 et 23 février\nainsi que les 15 et 29 mars prochains, à\n8 h. 30 du soir, au local « Café Suisse »,\nPlace Verte, 2, à Anvers. (Par l'entrée sé-\nparée. )\nSujet : « Des restrictions du droit de pro-\npriété » et des « Servitudes >.,"}]}, {"article_id": "bm-bmtnaac-1920-01-01-c010", "article_bluemountain": "bmtnaac_1920-01_01#c010", "volume": "bmtnaac_1920-01_01", "ocr_source": "OCR Blue Mountain (ALTO), transcription TEI : lignes lb/@facs", "texte_sans_correction": true, "page_debut": "137", "page_fin": "138", "image_debut": 19, "image_fin": 20, "pages_selon": "pagination imprimée relevée dans le METS Blue Mountain (ORDERLABEL) ; [n] = page sans folio restituée", "url_article": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192001-01.2.7.3", "titre_corps": "Conģrès", "titre_sommaire": "Conģrès", "signature_source": "", "controle": "bornes données par la structure logique METS/ALTO de Blue Mountain (blocs ALTO de chaque constituant)", "pages": [{"page_pdf": 19, "page_imprimee": "137", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192001-01.1.19", "debut_caractere": 2043, "fin_caractere_exclue": 3496, "texte": "Conģrès\nCONGRES ANGLO-BELGE D'HYGIENE\nBRUXELLES, MAI 1920\nLe « Royal Institute of Public Health »,\nRussell Square, 37, Londres, W. C. 1., placé\nsous le patronage de S. M. le Roi d'Angle-\nterre et de S. M. le Roi des Belges, groupe\nles personnalités universitaires et adminis-\ntratives les plus éminentes du Royaume-Uni.\nIl organise à Bruxelles, du 20 au 24 rnai\n1920, un Congrès Anglo-Belge d'Hygiène,\nqui fera suite au Congrès de Berlin (1912)\net de Paris (1913) et se tiendra aux insti-\ntuts du Parc Léopold.\nM. Max, bourgmestre de Bruxelles, a\naccordé son patronage à ce Congrès, qui\nviendra à point pour permettre des échanges\nd idées entre les hygiénistes anglais et les\nhygiénistes belges, séparés les uns des autres\ndepuis cinq ans.\nLe Congrès sera subdivisé en six sections.\nChaque section aura un président, des vice-\nprésidents, un secrétaire et des rapporteurs\nanglais, ainsi qu'un président, des vice-pré-\nsidents, un secrétaire et des rapporteurs\nbelges. Chacun des rapporteurs choisit la\nquestion qu'il désire traiter. Les rapports lie\nseront imprimés qu'après le Congrès. La\ncotisation est fixée à 25 francs.\nLa troisième section sera consacrée à l'hy-\ngiène municipale.\nL'EXPOSITION DE LILLE\nL'Exposition internationale pour la re-\nnaissance du nord de la France, qui nura\nlieu à Lille en 1920, de mai à octobre, aura\nun caractère' essentiellement pratique.\nLe Comité vient, sur la proposition du\ncommissaire général, de décider que pen-"}, {"page_pdf": 20, "page_imprimee": "138", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192001-01.1.20", "debut_caractere": 35, "fin_caractere_exclue": 3621, "texte": "dant toute la durée de l'Exposition, il serait\norganisé des semaines, spécialisées pour\nchaque branche de l'activité économique,\ncommerciale, agricole et industrielle.\nD'ores et déjà ont été inscrits au pro-\ngramme :\nUne semaine de motoculture;\nUne quinzaine du bâtiment et des tra-\nvaux publics;\nUne semaine de l'industrie chimique;\nUn congrès d'hygiène sociale.\nL'Exposition possédera un musée national\noù seront centralisés tous les documents\npouvant aider à l'amélioration de la vie mo-\nrale et matérielle des travailleurs.\nDes concours de matériaux et des métho-\ndes et procédés de construction seront créés.\nLa plupart des machines exposées fonc-\ntionneront d'ailleurs sous les yeux du public\npendant toute l'Exposition, et les produits\nde leur fabrication seront utilisés sur place\npar la municipalité lilloise pour les besoins\nde ses différents services.\nIIe CONGRES DE L'HABITATION\nA LYON\norganisé sous le patronage de la Ville\net de la Foire de Lyon\nLe IIe Congrès de l'Habitation se tiendra\nà Lyon, durant la Foire de printemps, du 1 0\nau 14 mars prochain. En voici le pro-\ngramme :\n1re Partie. — Urbanisme. — Organisation\nde la Cité moderne. — Transformation des\nCités anciennes. — Cités-Jardins. —- Hy-\ngiène et salubrité. — Lutte contre les fu-\nmées, tout à l'égout, traitement des immon-\ndices, etc. — Utilisation rationnelle du\ncharbon, du gaz et de l'électricité. — Trans-\nports en commun. — Ports fluviaux.\nHabitation. — Du rôle social de l'Habita-\ntion. — Habitations à bon marché. —\nAmendements à apporter à la loi. — La loi\nsur les expropriations. — De la crise du lo-\ngement et des moyens d'y remédier.\n2e Partie. Construction. De la con-\nstruction moderne. Standardisation des\nmatériaux. Du taylorisme appliqué à la\nconstruction. Du réemploi des vieux ma-\ntériaux. Des progrès réalisés dans l'outil-\nlage depuis la guerre. Des progrès à réali-\nser. Des liants hydrauliques et leur nou-\nvelle réglementation. Des agglomérés\ncreux ou pleins. De la possibilité de\nl'utilisation du mâchefer dans l'industrie du\nciment armé. De l'utilité d une politique\ngénérale de la construction.\n3e Partie. Entreprise. De l'organi-\nsation de l'entreprise. Banques et coopé-\nratives de construction. De la comptabi-\nlité dans l'industrie du bâtiment. De l'uti-\nlité d'établir une série de prix avec nous-\ndétails.\n4e Partie. De la formation profession-\nnelle des ouvriers.\nPlusieurs rapports pourront être présentés\nsur une même question. Nous prions les\nadhérents et les organisateurs techniques\n(architectes, ingénieurs) patronales et ou-\nvrières qui seraient décidés de participer à\ncet important Congrès de faire parvenir leurs\nrapports avant le 5 février 1920. Les adhé-\nsions seront reçues jusqu'au 20 février. Le\ndroit d'inscription est fixé à dix francs nt\ndevra être envoyé en même temps que\nl'adhésion.\nToutes les communications doivent être\nadressées à M. le président de la Commis-\nsion permanente des Congrès de l'Habita-\ntion, Hôtel de Ville, Lyon.\nSignalons d'autre part que la Foire de\nLyon comprendra un Concours-Exposition\nde Machines, Matériaux »3t Procédés de\nfabrication se rattachant aux diverses indus-\ntries du Bâtiment.\nCette manifestation, en raison de son ca-\ncaractère inter-allié, permettra d'établir une\ncomparaison extrêmement intéressante en-\ntre les résultats obtenus par le mécanisme\nperfectionné et celui d'avant-guerre.\nLes grandes lignes du projet comportent\nun Concours de fabrication standardisation\nde tous procédés applicables à l'Habitation\net une Exposition (suivant les formes ordi-\nnaires) de machines, produits, matériaux du\nBâtiment. 4"}]}, {"article_id": "bm-bmtnaac-1920-01-01-c011", "article_bluemountain": "bmtnaac_1920-01_01#c011", "volume": "bmtnaac_1920-01_01", "ocr_source": "OCR Blue Mountain (ALTO), transcription TEI : lignes lb/@facs", "texte_sans_correction": true, "page_debut": "139", "page_fin": "140", "image_debut": 21, "image_fin": 22, "pages_selon": "pagination imprimée relevée dans le METS Blue Mountain (ORDERLABEL) ; [n] = page sans folio restituée", "url_article": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192001-01.2.8", "titre_corps": "BIBLIOGRAPHIE", "titre_sommaire": "BIBLIOGRAPHIE", "signature_source": "", "controle": "bornes données par la structure logique METS/ALTO de Blue Mountain (blocs ALTO de chaque constituant)", "pages": [{"page_pdf": 21, "page_imprimee": "139", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192001-01.1.21", "debut_caractere": 22, "fin_caractere_exclue": 3868, "texte": "BIBLIOGRAPHIE\n\nRevues\nBULLETIN DE L'OFFICE DES RE-\nGIONS DEVASTEES (Ministère de l'lnté-\nrieur, 6, rue de la Loi). Abonnement :\n3 francs.\nVoici ce qui nous change joliment des\nmœurs administratives anciennes : Une\nadministration ministérielle qui s efforce\nd'aider le public à trouver son chemin dans\nles dédales des œuvres officielles, et publie\ndans ce but un bulletin qui, ma foi, est îort\nintéressant. Le premier numéro celui\nd'août donne le texte et un long com-\nmentaire de la loi du 8 avril 1919 sur\nl'Adoption nationale des communes. L'on\nsait qu'afin d'activer la restauration des\ncommunes sinistrées, les plus éprouvées d en-\ntre elles peuvent solliciter une tutelle fort\ngénéreuse, puisqu'elle leur assure le paye-\nment par l'Etat de tous les travaux de res-\ntauration. Plus de 80 communes sont adop-\ntées aujourd'hui et gouvernées par des\nHauts Commissaires Royaux (il y en a cinq\npour toute la Belgique) et des H. C. R.\nadjoints. L'Office des Régions dévastées\nguide et centralise leurs efforts. Le premier\nnuméro du Bulletin qu'il publie nous\napprend le fonctionnement des Magasins\ncommunaux, qu il a fondés, et les faveurs\nqu'il accorde aux rapatriés.\nRelevons dans le deuxième numéro de ce\nBulletin, à côté de bien des renseignements\nprécieux d'ordre administratif, des données\ntrès intéressantes sur les « Sociétés coopéra-\ntives pour dommages de guerre ».\nLe numéro trois nous fait connaître le\nprogramme de construction du Gouverne-\nment. Se rendant compte de la nécessité\nd'amorcer en 1 920 la reconstruction en ma-\ntériaux durs, l'Etat a décidé de construire\nau cours de cette année, dans les régions\ndévastées, deux milles maisons ouvrières et\ndeux mille métairies. Programme restreint si\non le mesure à l'ampleur des besoins; pro-\ngramme immense si 1 on tient compte des\ndifficultés formidables d'une pareille action.\nDéj à elle se trouve commencée par la con-\nstruction d'un quartier-jardin pour ouvriers,\ndont le quatrième numéro du Bulletin donne\nla description. Elle est accompagnée de très\nintéressantes reproductions du plan d'ensem-\nble de la cité et des plans des maisons.\nNous ne pouvons manquer de signaler à\nl'attention des urbanistes le « Règlement de\nbâtisse-type » publié dans le troisième nu-\nméro du Bulletin. Ce règlement spéciale-\nment adapté aux communes de moyenne im-\nportance reproduit en partie les termes\ndu règlement de bâtisse, bien connu, de\nF Union des Villes. 11 introduit cependant\nquelques nouveautés fort heureuses, parmi\nlesquelles il faut signaler l'adoption d'un\nplan général d'aménagement dont le règle-\nment énumère les éléments, également le\nsystème qui consiste â diviser la superficie\ndu territoire des communes en zones, afin\nd'arriver à imposer dans chacune d'entre\nelles, le minimum de hauteur et le maximum\nd'espace libre.\nBULLETIN MENSUEL DE LA SO-\nCIETE CENTRALE D'ARCHITECTURE\nDE BELGIQUE. Dans le numéro d'octo-\nbre, M. Maukels rend un hommage ému à la\nmémoire de Jean Baes. On trouve dans ce\nmême numéro le Rapport du délégué de la\nS. C. A. B. auprès du Comité exécutif de\nl'Union des Villes.\nRaymond Thibaut adresse, dans le nu-\nméro de novembre des « CHANTS DE\nL'AUBE », un vibrant « Appel aux jeunes »,\ndont nous extrayons cette belle profession\nde foi :\n« Pieusement nous vénérons le passé et\nardemment nous l'aimons à travers ce que\nnous en ont laissé les hommes qui furent des\nartistes en Egypte, en Grèce, chez nous et\npartout, mais c'est parce que nous avons un\nabsolu respect pour leur mémoire que nous\nne voulons pas la ternir par la réplique fon-\ncièrement irraisonnable des formes qu'ils\nn'ont adoptées, eux, que parce qu'elles s'im-\nposaient en raison du climat de leur pays,\ndes ressources dont ils disposaient, du génie\nde leur siècle et des conditions sociales de\nleur race.\n» Tous les « styles » ont leur beauté, Os\nsont chacun représentatif d'une époque et"}, {"page_pdf": 22, "page_imprimee": "140", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192001-01.1.22", "debut_caractere": 37, "fin_caractere_exclue": 3629, "texte": "d une région, mais de cette époque et de\ncette région seulement; ailleurs ils font sup-\nposer une impuissance créatrice. »\nC'est au nom de ces principes que l'au-\nteur réclame la rénovation de l'Académie\ndes Beaux-Arts de Bruxelles, qui perpétue\nla grande faute de l'enseignement académi-\nque. « Les chemins de fer, le téléphone, le\ntélégraphe, l'électricité naissaient; la science\nqui, elle, n'avait pas lâché le fil de la tradi-\ntion, arrivait à son heure et faisait changer\nl'aspect du monde et les mœurs des hom-\nmes. L'enseignement universitaire suivit les\nprogrès de la science et s adapta aux exigen-\nces nouvelles; l'enseignement académique\nresta ce qu'il était, il ne comprit pas que le\nmoment était là où il devenait déshonorant\nde ne pas retourner à l'esprit de la véritable\ntradition artistique pour, de cet esprit de lo-\ngique, de raison et d'équilibre, tirer des\nformes d'art en rapport avec les formes nou-\nvelles de la vie. »\nUne transformation intégrale de l'ensei-\ngnement s'impose. Le programme de Victor\nHorta la réalise. L'auteur le résume et con-\nclut en ces termes :\n« Nous avons pensé qu'un tel programme\ns'imposait à l'attention de tous et qu'il était\nde notre devoir, non seulement de le faire\nconnaître, mais encore de le défendre avec\ntoute 1 ardeur de notre jeunesse désintéres-\nsée, et si nous proclamons la révolution, c'est\nque nous sommes à l'un de ces moments de\nl'humanité où l'évolution ne suffit plus à\nl'esthétique parce qu'elle s'est alourdie et\ncomme enlisée dans du passé. Il faut, à ces\nmoment-là, que la révolte des jeunes triom-\nphe. Ce programme est aussi une bannière\nsous laquelle nous nous groupons pour crier\nnotre enthousiasme joyeux, confiant et clair,\npour servir l'art, pour exalter son éternelle\njeunesse! >\n«LA BELLE FRANCE», ancienne revue\nL Art de France, a publié ses numéros 1 2 et\n1 3. Celui -ci nous donne, sous le titre : « Le\nPère d'églises », une page du grand poète\nPaul Claudel. Le numéro 12, le premier\nparu après la guerre, parle de l'Architec-\nture de la victoire, rappelle des pages ou-\nbliées de Phil. de l'Orme sur le « Vrai et le\nfaux architecte », enfin renferme un article\nde George Pradelle : Architecture.\nLa Revue « LE GESTE » est née de !a\nfusion des Revues « Demain » et « Au Vo-\nlant » dont nous suivions avec sympathie\nles campagnes en faveur de l'art moderne.\nSon premier numéro nous apporte des « Ré-\nflexions d'architecte » fort judicieuses. Elles\nsont inspirées à M. Vanderdrift par cette\nparole de Sullivan : « La chute de l'ancien\net la formation du nouveau sont des appari-\ntions identiques d'une même cause ».\nVictor Bourgeois consacre dans la même\npublication quelques lignes au « Panthéon\nde l'Humanité », de Berlage.\n« DE BOUWGIDS ». Le numéro de\njanvier de cette revue rend compte d'un ou-\nvrage très intéressant paru en Hollande et\nconsacré au problème des petites habitations\nbourgeoises. Les échos renferment une pro-\ntestation bien justifiée contre la défiguration\nde nos monuments publics par les affiches\ndont on les recouvre depuis quelques mois.\n\nLivres\nLA BANLIEUE NORD-OUEST DE\nBRUXELLES, par A. Cosyn. (Office de pu-\nblicité. )\nL'auteur, qui depuis longtemps consacre\nson activité à l'étude et à la vulgarisation\ndes sites brabançons, augmente par cette\nbrochure illustrée l'intéressante petite biblio-\nthèque dont il est l'auteur.\nOn la lira avec intérêt, ou l'on souhaitera\navec nous, que l'exemple de M. Cosyn soit\nimité dans tout le pays, dans les terroirs,\nafin que revive l'amour et le respect des ré-\ngions de notre sol, qui toutes sont caracté-\nristiques et pleines de souvenirs."}]}, {"article_id": "bm-bmtnaac-1920-01-01-c012", "article_bluemountain": "bmtnaac_1920-01_01#c012", "volume": "bmtnaac_1920-01_01", "ocr_source": "OCR Blue Mountain (ALTO), transcription TEI : lignes lb/@facs", "texte_sans_correction": true, "page_debut": "139", "page_fin": "140", "image_debut": 21, "image_fin": 22, "pages_selon": "pagination imprimée relevée dans le METS Blue Mountain (ORDERLABEL) ; [n] = page sans folio restituée", "url_article": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192001-01.2.8.1", "titre_corps": "Revues", "titre_sommaire": "Revues", "signature_source": "", "controle": "bornes données par la structure logique METS/ALTO de Blue Mountain (blocs ALTO de chaque constituant)", "pages": [{"page_pdf": 21, "page_imprimee": "139", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192001-01.1.21", "debut_caractere": 37, "fin_caractere_exclue": 3868, "texte": "Revues\nBULLETIN DE L'OFFICE DES RE-\nGIONS DEVASTEES (Ministère de l'lnté-\nrieur, 6, rue de la Loi). 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Le numéro 12, le premier\nparu après la guerre, parle de l'Architec-\nture de la victoire, rappelle des pages ou-\nbliées de Phil. de l'Orme sur le « Vrai et le\nfaux architecte », enfin renferme un article\nde George Pradelle : Architecture.\nLa Revue « LE GESTE » est née de !a\nfusion des Revues « Demain » et « Au Vo-\nlant » dont nous suivions avec sympathie\nles campagnes en faveur de l'art moderne.\nSon premier numéro nous apporte des « Ré-\nflexions d'architecte » fort judicieuses. Elles\nsont inspirées à M. Vanderdrift par cette\nparole de Sullivan : « La chute de l'ancien\net la formation du nouveau sont des appari-\ntions identiques d'une même cause ».\nVictor Bourgeois consacre dans la même\npublication quelques lignes au « Panthéon\nde l'Humanité », de Berlage.\n« DE BOUWGIDS ». Le numéro de\njanvier de cette revue rend compte d'un ou-\nvrage très intéressant paru en Hollande et\nconsacré au problème des petites habitations\nbourgeoises. 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Cosyn. (Office de pu-\nblicité. )\nL'auteur, qui depuis longtemps consacre\nson activité à l'étude et à la vulgarisation\ndes sites brabançons, augmente par cette\nbrochure illustrée l'intéressante petite biblio-\nthèque dont il est l'auteur.\nOn la lira avec intérêt, ou l'on souhaitera\navec nous, que l'exemple de M. Cosyn soit\nimité dans tout le pays, dans les terroirs,\nafin que revive l'amour et le respect des ré-\ngions de notre sol, qui toutes sont caracté-\nristiques et pleines de souvenirs."}]}, {"article_id": "bm-bmtnaac-1920-01-01-c014", "article_bluemountain": "bmtnaac_1920-01_01#c014", "volume": "bmtnaac_1920-01_01", "ocr_source": "OCR Blue Mountain (ALTO), transcription TEI : lignes lb/@facs", "texte_sans_correction": true, "page_debut": "141", "page_fin": "148", "image_debut": 23, "image_fin": 30, "pages_selon": "pagination imprimée relevée dans le METS Blue Mountain (ORDERLABEL) ; [n] = page sans folio restituée", "url_article": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192001-01.2.9", "titre_corps": "CONCOURS", "titre_sommaire": "CONCOURS", "signature_source": "", "controle": "bornes données par la structure logique METS/ALTO de Blue Mountain (blocs ALTO de chaque constituant)", "pages": [{"page_pdf": 23, "page_imprimee": "141", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192001-01.1.23", "debut_caractere": 22, "fin_caractere_exclue": 3563, "texte": "CONCOURS\n\nLa Basilique Nationale de Koekelberģ\nR. C.\nNous avions accueilli avec enthousiasme\nl'annonce d'un concours pour la construction\nd une Basilique Nationale. Il semblait qu'en\nouvrant à tous les artistes la porte du do-\nmaine si longtemps fermé de l'Art religieux\nl'on allait enfin renouveler l'atmosphère trop\nenfermée des « chapelles » de notre pays.\nNous devons, hélas! déchanter. La circu-\nlaire que nous reproduisons ci-dessous et que\nnous avons reçue vers la mi-février ne peut\ns'appeler un programme de concours. II n'y\nest question ni du jury qui sera appelé à\njuger les envois, ni des indemnités que 1 on\naccordera aux concurrents de mérite.\nLes données du problème sont, elles-\nmêmes, on ne peut plus incomplètes : Une\nphotographie que nous avons reçue en même\ntemps que ce soi-disant programme porte\ncette inscription : « Il serait prudent de Ve-\nnir faire le relevé des fondations, car elles\nsont encore incomplètes et n'existent que\njusqu'au niveau de la crypte que l'on avait\nprojetée autrefois ». On donne aux concur-\nrents à peine quelques semaines pour termi-\nner cette étude. Faut-il rappeler aux organi-\nsateurs de ce concours qu'il s'agit d'une\néglise, d'un temple, de l'œuvre suprême en\narchitecture; de celle qui s'édifie non pour\ndes générations, comme nos bâtiments utili-\ntaires, mais dont la silhouette auguste doit\ndominer les siècles à l'image de l'Esprit dont\nelle tend à être le çénacle?\nNous nous refusons de croire que la façon\nd'agir des organisateurs de ce concours soit\ninspirée par les intérêts mesquins de quel-\nques « marchands du Temple ». Nous n'y\nvoyons qu'une manifestation regrettable de\nla profonde décadence du goût public et de\nl'incompréhension de notre époque pour la\nvéritable architecture.\nTous les amis sincères de l'Art religieux\ndéploreront avec nous que l'on ait perdu\ncette occasion unique de réagir contre cette\ndécadence.\nC'est à titre tout à fait documentaire que\nnous reproduisons ci-dessous le programme\nde concours.\n\nPROGRAMME\nEDIFICATION D'UNE BASILIQUE NA-\nTIONALE A KOEKELBERG. 1° Un\nappel est adressé aux architectes belges, en\nvue de l'édification d'une Basilique Natio-\nnale, vouée au Sacré-Cœur, en reconnais-\nsance de la libération de la Patrie, et en\npieux hommages aux héros de la guerre;\n2\" Les artistes qui désirent répondre à cet\nappel sont priés de. s'adresser, avant le\n1 5 février prochain, au siège actuel (église\nprovisoire) de la paroisse de Koekelberg\noù ils pourront retirer copie du plan du ter-\nrain et des fondations existantes;\n3° On leur demande de fournir, avant le\n1 5 avril prochain, un croquis sommaire\n(plan et élévations) accompagné d'un mé-\nmoire, donnant une idée générale de leur\nconception.\nLe comité les admettra, s'ils le désirent, à\ncompléter par des explications verbales, ce\nmémoire dans le mois qui en suivra le dépôt;\n4 A part les desiderata formulés dans\nle programme ci-après, la plus grande liberté\nleur est laissée, quant à sa réalisation :\na) On tiendra compte de l'emplacement\nde la Basilique sur le haut du plateau de\nKoekelberg, de manière à donner à l'édifice\nle caractère monumental qu'il comporte;\nb) Les dimensions de la Basilique seront\ncalculées de manière que celle-ci puisse con-\ntenir de 3,000 à 4,000 personnes, ayant tou-\ntes vue sur l'autel;\nc) L'autel sera placé au croisement de la\nnef principale et du transept et surmonté\nd'un baldaquin une large enceinte étant\nréservée tout autour de l'autel pour les céré-\nmonies du culte.\nOn prévoira en outre, à proximité, un\nemplacement suffisant pour 80 stalles (ré-"}, {"page_pdf": 24, "page_imprimee": "142", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192001-01.1.24", "debut_caractere": 31, "fin_caractere_exclue": 3347, "texte": "parties sur 3 rangs), pour une schola d'une\ncinquantaine d'enfants et pour la tribune des\nchantres et des orgues;\nd) Au chevet de l'édifice sera érigée !a\nstatue du Sacré-Cœur, au-dessus de l'autel\ndu Saint-Sacrement;\ne) Le monument comprendra au moins\nneuf chapelles rappelant nos neuf provinces\nbelges;\n112) Il existe déjà des fondations en partie\nconstruites. Il importe de les utiliser dans la\nmesure du possible;\ng) Il est entendu que le coût approxima-\ntif du projet sera pris en considération.\nAu moment de mettre sous presse nous\nrecevons du Comité de la Basilique une note\nque nous insérons ici sans autre commen-\ntaire.\n\nAVIS\nLe Président du Comité,\nE. BECO.\nComité de la Basilique\nde Koekelberg.\nBruxelles, le 27 février 1920.\nLa question suivante nous a été posée par\nun de ceux qui ont répondu à notre appel :\nEst-il utile de prévoir, en même temps que\nla Basilique proprement dite, une partie de\nF édifice devant servir d'église paroissiale?\nLa Basilique servirait, écrit Fauteur de la\nquestion, pour les grandes cérémonies spé-\nciales; il me semble qu'elle serait démesurée\npour les services d'une église paroissiale.\nNous avons l'honneur de porter à votre\nconnaissance la réponse que nous lui faisons\nsous la date de ce jour.\nLa Basilique est destinée, en effet, à ner-\nvir à la fois de temple pour les grandes céré-\nmonies et d'église paroissiale affectée aux\nbesoins quotidiens et ordinaires du culte.\nNous ne pouvons que vous conseiller\nde tenir compte de cette distinction dans\nl'idée générale dont la conception vous est\ndemandée. Il semble — et que ceci soit dit à\ntitre de simple indication — que l'espace\ncompris entre l'autel central et celui du\nSaint-Sacrement devrait pouvoir contenir\nenviron un millier de ndèles.\nUne autre question, plus générale, nous a\nété posée : Le Comité devient-il propriétaire\ndes idées qui lui seront soumises en même\ntemps que leurs auteurs abandonnent tous\nleurs droits?\nNous nous empressons de reconnaître que\nles participants conservent tous les droits qui\nleur sont assurés par la loi sur les droits\nd'auteur.\nIl importe toutefois de remarquer qu'il ne\ns'agit pas ici d'un concours public propre-\nment dit, organisé sous la forme d'un con-\ntrat bilatéral entre nous et les artistes qui\nveulent bien répondre à notre appel.\nLa rédaction du programme adopté\nsans détails ni précision en caractérise la\nportée.\nNous sommes l'absolue garantie que, si\nl'expérience du présent appel donne les ré-\nsultats positifs espérés, le choix du ou\ndes architectes qui seraient éventuellement\nchargés de poursuivre l'étude de leurs sug-\ngestions ne sera déterminée que par une su-\npériorité manifestement reconnue, sans em-\nprunt à d'autres projets qui seront d'ailleurs\nscrupuleusement tenus secrets d'un partici-\npant à l'autre.\n« Si, pour employer les expressions de la\nFédération des Sociétés d'architecture de\nBelgique, il arrivait que dans un projet\nécarté, une chose excellente ait retenu l'at-\ntention, si cette chose a 1 allure d'une trou-\nvaille, qu'il semble qu'elle soit personnelle\nà l'auteur du projet, qu'elle constitue une\nsorte de propriété artistique et qu'il soit utile\nde la voir mise à exécution », nous aurons le\ndevoir de nous mettre en rapport avec lui\npour le désintéresser matériellement par le\nrespect de sa revendication dans une mesure\nlégitime."}, {"page_pdf": 25, "page_imprimee": "143", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192001-01.1.25", "debut_caractere": 31, "fin_caractere_exclue": 3676, "texte": "Échos et Nouvelles\nUn compte rendu du concours organisé\nen vue de fixer le GENRE ARCHITECTU-\nRAL A ADOPTER POUR LA RECON-\nSTRUCTION DE DINANT a paru dans un\nprécédent numéro de la Cité. Nous rece-\nvons à ce propos une note que nous publions\nvolontiers afin de donner expression à toutes\nles opinions d'art :\n« Ainsi donc, il découle du concours de\nfaçades qui vient de se clôturer à Dinant,\nque l'on préconise Part mosan, avec l'emploi\nde matériaux frustes et pittoresques, et il\nsemble que les projets présentés sous ,une\nautre forme, des façades peintes par exem-\nple, seraient en dehors de la question. Pour-\ntant la vision que l'on avait en débarquant à\nDinant, était bien celle d'une ville blanche\ns'étendant le long de la Meuse. Blanc, l'Hô-\ntel de Ville (par blanc, il faut entendre un\nton très clair, crème ou légèrement teinté\nde bleu), blanche la maison de Wiertz,\nblanches certaines vieilles maisons se trou-\nvant derrière la place Saint-Nicolas ou dans\n[ entourage de la place Patenier, et cepen-\ndant, ces bâtiments, ces maisons avaient été\nconstruits en matériaux frustes et pittores-\nques; alors pourquoi les avoir peints? Proba-\nblement, parce que les habitants trouvaient\nque leurs maisons manquaient de gaîté et\nde fraîcheur. Doit-on les en blâmer? Si nous\nrebâtissons dans le goût des vieilles maisons\nd'autrefois, les habitants ne regretteront-ils\npas leur ville si gaie et ne repeindront-ils pas\nencore une fois leurs façades? Certes, il faut\nrespecter les préférences du public, mais de\nquel droit alors orienter le goût vers le Mo-\nsan? Parce qu'il est régional, sans doute,\nmais où commence le Mosan? Son caractère\ns'étend sur différents types; quels principes\nsuivre? Va- t-on refaire des fenêtres à me-\nneaux de pierre à 1 ,000 francs le mètre\ncube? Trop cher! On tombera peut-être\ndans le simili et ce sera lamentable. Car-\nlos Thirion. :>>\nLA SOUS-STATION ELECTRIQUE\nDE RHODE-SAINT-GENESE\nAu concours organisé par la Société na-\ntionale des Chemins de fer vicinaux, sous les\nauspices d*« Art et Industrie », pour le pro-\njet d une sous-station électrique à Rhode-\nSaint-Genèse, deux projets ont été admis\n« ex-œquo » : ce sont ceux de MM. les ar-\nchitectes Vivenoy et Callewaert.\nLa Société nationale des Chemins de fer\nvicinaux compte pouvoir les faire exécuter\ntous deux.\nQuinze cents francs de primes seront ré-\npartis entre les trois autres concurrents appe-\nlés à participer à l'épreuve définitive.\nLes projets primés ainsi que ceux présen-\ntés à la première épreuve et non retirés par\nleurs auteurs seront exposés prochainement.\nCONCOURS POUR LA RECON-\nSTRUCTION DU MARCHE AUX POIS-\nSONS A LIERRE. Nous recevons d'un\nde nos correspondants quelques renseigne-\nments concernant les résultats de ce con-\ncours dont nous avons reproduit le pro-\ngramme dans notre précédent numéro.\nTrois projets ont été présentés à l'exa-\nmen du jury. Ils sont de valeur très inégale.\nCelui classé premier et auquel a été attri-\nbué une récompense de 1,500 francs est dû\nà M. Egide van der Paai, d'Anvers.\nLe 2e, auquel a été attribué une récom-\npense de 750 francs, est de M. Edgard Van\nImschoot, de Gand.\nLe 3e (prime de 500 francs), est de M.\nGondrexon, d'Anvers.\nSeul le premier de ces concurrents s'est\npréoccupé du problème d urbanisme qui fai-\nsait 1 objet de ce concours.\nLe caractère architectural de ce projet est\nà tendances modernes. Il est appuyé de très\nbelles perspectives. Les autres projets sont\narchaïsants. Leurs auteurs ne se sont guère\npréoccupés des plans. Toute leur attention\ns'est fixée sur les façades.\nGRAND-PLACE DE LOUVArN\nLe Haut Commissaire Royal pour la Ré-\ngion Brabant-Hainaut» M. André, a l'inten-"}, {"page_pdf": 26, "page_imprimee": "144", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192001-01.1.26", "debut_caractere": 31, "fin_caractere_exclue": 2046, "texte": "tion de mettre très prochainement au con-\ncours la reconstruction des habitations bor-\ndant la Grand' Place de Louvain et une par-\ntie de la place Marguerite.\nLe programme, étudié de commun accord\navec 1 Union des Villes, sera arrêté inces-\nsamment. On espère pouvoir terminer Je\nconcours, qui se fera en deux épreuves, pour\njuin ou juillet 1920, de façon à pouvoir\ncommencer les travaux à la fin de l'été pro-\nchain.\nCONCOURS DE DESSIN DE DENTELLE\nLes « Amies de la Dentelle » organisent\npour le 1 0 mai prochain un concours de des-\nsin de dentelle. Ce concours portera sur le\n« point de Paris ». Les participants devront\nfaire une dentelle large de quinze centimè-\ntres avec coin et un entre-deux assorti, large\nde dix centimètres également avec coin. Les\ndeux dentelles doivent servir à une nappe à\nthé de finesse moyenne, fil n° 120.\nLe dessin devra être fait à l'encre noire\nsur papier blanc.\nLes dessins devront être envoyés avant le\nler1er mai 1920, 7, rue de la Caserne, au local\ndes « Amies de la Dentelle ». Des prix se-\nront attribués aux lauréats.\nLE CONCOURS DE FAÇADES institué\npar le Haut Commissaire Royal de la région\nde Liége-Namur-Luxembourg, dit la presse\nquotidienne, a obtenu un plein succès. Près\nde cinq cents projets ont été envoyés.\nLes projets seront exposés, du 23 février\nau 8 mars, à l'Académie à Liège. Des expo-\nsitions de projets primés auront lieu ensuite\ndans la province de Luxembourg et à Dî-\nnant.\nHOTEL DE VILLE DE DINANT\nTrente-huit projets ont été présentés\npour la première épreuve du Concours pour\nl édification d'un nouvel Hôtel de Ville à\nDinant. Le jury appelé à les examiner était\ncomposé de MM. Brunfaut, Van Neck, Cou-\nsot et Raucq. Il a retenu quatre projets pour\nla seconde épreuve. Ce sont ceux marqués\ndes devises : « X »; « Dinant r viquerait » ;\nTrois cercles entrelacés; Cercle rouge avec\ndeux E grecs renversés (Blomme). Les au-\nteurs de ces projets peuvent les retirer pour\nles compléter. La date de remise des projets\nrmis a été fixée au ler1er avril 1920."}, {"page_pdf": 27, "page_imprimee": "145", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192001-01.1.27", "debut_caractere": 31, "fin_caractere_exclue": 3718, "texte": "Concours d'Habitations à bon marché\nCONCOURS PUBLIC POUR LA CONSTRUC-\nTION D'UN GROUPE DE MAISONS A BON MAR-\nCHE A APPARTEMENTS MULTIPLES, organisé\npar l'administration communale de Laeken.\nConditions du concours. Art. ler.1er. L'admi-\nnistration de la commune de Laeken ouvre, à îa\ndate du ler1er janvier 1920, entre les architectes\nbelges d'origine, un concours pour l'élaboration\ndes plans « d'un groupe de maisons a bon marché\nà appartements multiples\nPar l'acceptation de leurs fonctions, les membres\nde la Commission et du Jury renoncent à toute\nparticipation directe ou indirecte au concours.\nAu présent programme est joint :\n1\" Un plan du terrain indiquant :\na) Le périmètre avec les abords;\nb) Les niveaux;\nc) Le niveau de la nappe aquifère au lerIer octo-\nbre I* 91 9 ;\nd) Les égouts collecteurs;\ne) L orientation ;\n112) Les immeubles de la rue Claessens destinés à\nla ilémoiition;\ng) L'indication du tracé provisoire de la rue à\ncréer entre la rue Claessens et le carrefour des\nrues de Wautier, de Molenbeek et de Drootbeek;\n2° Une note concernant les dispositions princi-\npales à prévoir pour une nouvelle école gardienne\nrue Tivoli : les concurrents devront concilier îa\ndisposition de la cour de cette école avec les espa-\nces libres des immeubles à appartements multiples;\n3\" Une note d observations générales concer-\nnant les différentes parties des immeubles.\nArt. 2. Le concours est à deux degrés, }a\npremière épreuve étant éliminatoire. Ne prendront\npart à la seconde épreuve que les. concurrents de\nla première qui seront désignés par le Jury.\nPour cette première épreuve, les concurrents\nproduiront :\nA) Un plan général à l'échelle de 2 millimètres\npar mètre, indiquant l'ensemble des dispositions et\nd'après le levé du terrain joint au programme.\nLe tracé de rue indiqué au pian joint au pro-\ngramme étant donné à titre d'indication provisoire,\nles concurrents peuvent le modifier suivant les né-\ncessités de leur plan d'ensemble;\nB)' Les plans des sous-sols, du rez-de-chaussée\navec ses abords, et de ou des étages, à l'échelle\nde 0,005 par mètre avec l'indication de l'empla-\ncement du mobilier;\nC) Une façade et une coupe au moins par bâti-\nment à 1 échelle de 0.01 par mètre;\nD) Une vue perspective de l'ensemble des con-\nstructions avec les abords;\nE) Une évaluation sommaire de la dépense,\naccompagnée d'un tableau indiquant le nombre de\nmètres carrés, séparément, c'est-à-dire, en sous-sol,\nen rez-de-chaussée, en étage, en cour découverte\net trottoirs; le nombre de mètres courants de mur\nde jardin, ou toute autre indication essentielle, de\nfaçon à ce que le Jury puisse rapidement appliquer\nsur le tableau même des prix unitaires uniformes et\nles îotaux.\nArt. 3. Tous les dessins auront le caractère\nd esquisse, mais seront fixés sur châssis et disposés\nde manière à ne constituer que trois châssis lu\nplus. Les auteurs s'efforceront de rendre la lec-\nture des projets facile et éviteront d'entremêler sur\nun même cadre des études à échelles différentes.\nLes dessins non demandés ne seront pas soumis nu\nJury.\nArt. 4. Les envois seront anonymes et por-\nteront une devise ou marque reproduite sur deux\nenveloppes fermées; la première contenant le nom\net l'adresse du concurrent; la seconde contenant le\nnom du membre du Jury à élire par le concurrent.\nCette seconde enveloppe portera, en outre, comme\nsuscription : « Concours public pour la construc-\ntion d'un groupe de maisons à bon marché à\nappartements multiples à ériger à l'angle des rues\nde Tivoli et rie Wautier.\n» Election du Délégué des concurrents. »\nTous les documents seront déposés à l'Hôtel\ncommunal de Laeken, bureau du Service techni-\nque, au plus tard le ler1er avril 1920, à midi, contre"}, {"page_pdf": 28, "page_imprimee": "146", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192001-01.1.28", "debut_caractere": 31, "fin_caractere_exclue": 4696, "texte": "récépissé. Pour les envois de province, la date in-\ndiquée est valable pour la remise à la gare expédT\nèrice.\nL'annonce du concours se fera par la Presse\nbruxelloise avant la distribution du programme.\nLe délai entre l'annonce du concours et la remise\ndes projets sera de trois mois. L'anonymat doit être\nstrictement observé, le concurrent qui y déroge-\nrait, sera, de par ce fait, exclu du concours.\nArt. 5. • Aussitôt que le Jury aura désigné les\nprojets dont les auteurs seront admis à la seconde\népreuve, les enveloppes jointes à ces projets seront\nouvertes par le Jury qui invitera par lettre les- au-\nteurs à prendre part à la seconde épreuve. Lntre\nla date de remise des projets de la première\népreuve et de l'ouverture de la deuxième épreuve,\nle Jury examinera les projets et déposera son rap-\nport dans un délai qui ne dépassera pas deux mois.\nLa date de la remise des documents réclamés à la\nseconde épreuve sera indiquée à ce moment, mais\nelle ne dépassra pas un délai de trois mois.\nUne note sera éventuellement remise aux con-\ncurrents invités à prendre part à la seconde\népreuve qui formulera les observations ou les desi-\nderata du Jury. Les enveloppes renfermant les\nnoms des concurrents non appelés à la seconde\népreuve resteront déposées à l'administration com-\nmunale de Laeken où elles pourront être reprises\navec les autres documents après l'exposition publi-\nque qui suivra la seconde épreuve.\nArt. 6. Par le fait de leur acceptation à\nprendre part à l'épreuve définitive d'après les con-\nditions du présent programme, les concurrents\nacceptent toutes les clauses de ce programme et\ns'engagent à n'élever, dans le présent ni dans\nl'avenir, aucune réclamation de quelque nature\nqu elle soit.\nLes projets et documents de cette épreuve seront\ndéposés, contre récépissé, à l'Hôtel communal de\nLaeken, bureau du Service technique, le ler1er sep-\ntembre 1920, de 10 à 12 heures (sauf rectification\nultérieure). Ils porteront le nom de l'auteur du\nprojet. Tous les dessins seront fixés sur châssis.\nComme il est dit à 1 art. 3 de la première épreuve,\nles auteurs s'efforceront de rendre la lecture des\nprojets facile et éviteront d'entremêler sur un\nmême cadre des études à échelles différentes.\nLo rs de la deuxième épreuve, le Jury se réserve\nde décerner des primes aux projets intéressants\nqui, bien que n étant pas appelés à être exécutés,\ndemeureront la propriété de la commune, sous\nréserve de la loi de 1886 réglant la propriété artis-\ntique.\nL'ensemble des primes et prix atteindra une\nsomme de vingt mille francs qui sera, en tous cas,\ndistribuée.\nt\nL auteur du projet classé premier ne recevra ni\nprix ni primes; il sera chargé éventuellement «le\nl'exécution de l'ensemble de son projet le cas\néchant modifié à la demande de l'administration\ncommunale et touchera immédiatement après la\nproclamation du résultat du concours une somme\néquivalente à 1 1/2 p. c. du devis de l'ensemble\ndu projet établi sur la base du bordereau des prix\nunitaires de 1914 (déduction faite de la prime de\n1,200 francs).\nL'administration communale se réserve le droit\nde faire exécuter le projet en partie ou même île\nne pas le faire exécuter. En ce dernier cas, l'ar-\nchitecte, auteur du plan d ensemble, n'aura droit à\nd'autres honoraires que ceux touchés après la pro-\nclamation du résultat.\nAu cas où l'administration communale décide-\nrait de faire exécuter le plan d'ensemble en tout ou\nen partie, elle demandera à l'auteur du plan d'en-\nsemble primé, de continuer sa mission d'archi-\ntecte, moyennant le paiement des honoraires de\n5 p. c. à compter sur la valeur du travail à exé-\ncuter, dont il y aura lieu de déduire la somme déjà\npayée pour cette partie.\nL'administration communale de Laeken s'en-\ngage à approuver les propositions du classement\nfaites par le Jury.\nL'auteur du projet classé premier gardera, en\noutre, la propriété artistique de ses plans et tracés\nqui ne seront pas suivis immédiatement d'exécu-\ntion. L'administration communale sera tenue de\nlui commander l'exécution des plans des autres\nimmeubles au fur et à mesure de leur réalisation.\nArt. 7. Les documents à fournir par les con-\ncurrents désignés pour prendre part à la seconde\népreuve sont les suivants :\na) Un plan général à l'échelle de 0.002 par\nmètre, indiquant l'ensemble des dispositions\nd après le relevé du terrain joint au programme;\nb) Les plans des sous-sols, du rez-de-chaussée\net de ou des étages à l'échelle de 0.0 1 par mètre,\navec indication de l'emplacement du mobilier;\nc) Des façades et coupes indiquant toutes les\nparties du projet à l'échelle de 0.01 par mètre,\nainsi qu'une travée des façades principales à\n1 échelle de 0.02 par mètre, en y ajoutant quel-"}, {"page_pdf": 29, "page_imprimee": "147", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192001-01.1.29", "debut_caractere": 31, "fin_caractere_exclue": 4281, "texte": "ques détails de construction ou d'architecture en\ngéométral ou en perspective.\nToutefois, le Jury se réserve le droit de modifier\nl'énumération des documents après l'examen des\nprojets de la première épreuve, mais dans un sens\ntel qu'il ne sera pas ajouté au travail primitive-\nment Indiqué.\nTous ces dessins ne seront pas traités en esquis-\n*\n«es, mais étudiés au point de vue de la construc-\ntion; ils seront suffisamment cotés et porteront, en\nteintes conventionnelles, les indications exactes\ndes matériaux proposés;\nd) Un métré descriptif et un devis estimatif de\nla dépense très sérieusement établie sur la hase\nd'un bordereau des prix unitaires de 1914 qui leur\nseront fournis ultérieurement, mais en temps utile.\nAu cas où les concurrents feraient usage de maté-\nriaux exceptionnels, non mentionnés dans ce bor-\ndereau, leur prix devra être fourni à un taux\nmoyen susceptible d'être accepté par la majorité\ndes entrepreneurs.\nIl sera procédé avec un soin minutieux à la\nvérification des quantités et prix du susdit devis\npar un ou des vérificateurs à désigner par le Jury;\ne) Une notice explicative commentant les diver-\nses parties du programme, justifiant, par exemple :\nle mode de fondation, l'emploi de certains maté-\nriaux, la disposition des locaux, etc., etc., en un\nmot tous les perfectionnements que le concurrent\nn cru réaliser dans son projet.\nArt. 8. Pour les deux épreuves, le Jury est\ncomposé comme suit :\n1. M. F. Brunfaut, architecte, échevin à Lae-\nken, président;\n2. M. Coelst, pharmacien, échevin à Laeken;\n3. M. Van de Meulebroeck, docteur en méde-\ncine, échevin à Laeken;\n4. M. Jean-Baptiste Dewin, délégué de la Société\ncentrale d'architecture de Belgique;\n5. M. J. Van Neck, délégué de la Société cen-\ntrale d'architecture de Belgique;\n6. M architecte, délégué des\nconcurrents;\n7. M. Gillet, ingénieur, directeur des travaux à\nLaeken, secrétaire.\nSi le Jury le juge nécessaire, les concurrents de\nîa deuxième épreuve seront appelés* à défendre\nverbalement leur projet.\nArt. 9. Après le jugement définitif, tous les\nprojets présentés aux deux épreuves seront expo-\nsés publiquement. Cette exposition aura lieu dans\nles locaux de l'Hôtel communal à Laeken. Le\nrapport complet et motivé du Jury y sera affiché.\nLe résultat du concours sera rendu public trois\nmois au plus tard après la remise de la deuxième\népreuve et les prix seront immédiatement mis à la\ndisposition des lauréats»\nArt. 10. Des exemplaires des conditions et\ndu sprogramme du concours peuvent être obtenus\nà l'Hôtel communal de Laeken, bureau du Service\ntechnique, à partir du ler1er janvier 1920, de 10 heu-\nres à 12 heures.\nApprouvé par 3e Conseil communal de Laeken\nen séance du 25 novembre 1919.\nPar le Conseil :\nLe Secrétaire Le Bourgmestre-Président,\nPELERIN. E. BOCKSTAEL.\nNOUVELLE ECOLE GARDIENNE A CON-\nSTRUIRE SUR UNE PARTIE DU TERRAIN RUE\nDU TIVOLI. L'école comprendra des locaux à\nsimple rez-de-chaussée avec entrée générale don-\nnant dans la rue du Tivoli.\nElle comprendra six classes de 9 sur 7 mètres\net trois salles de jeux dont deux auront 120 mètres\ncarrés environ et la troisième, qui doit servir éven-\ntuellement de préau, au moins 250 mètres carrés.\nLes couloirs auront 2.50 mètres au moins de lar-\ngeur; ils pourront être supprimés dans la traversée\ndes salles de jeux.\nComme locaux accessoires, l'école comprendra\ndeux locaux pour l'institutrice en chef et les visites\nmédicales et une habitation pour le concierge.\nLa cour aura au moins 1 %000 mètres carrés de\nsuperficie.\nDans la première épreuve du concours, les con-\ncurrents représenteront sur le plan général (a) la\npartie du terrain h réserver à la construction de\nl'école avec la disposition des locaux; mais il doit\nêtre bien entendu cfue le projet de ces bâtiments\nne fait pas partie du concours et qu'aucune rétri-\nbution spéciale ne sera due de ce chef.\nObservations générales et remarques concernant\nles différentes parties des immeubles\nArt. l*r. Les concurrents s'inspireront du\n« Règlement général sur l'hygiène des habitations.\nInstructions sur la construction des maisons ou-\nvrières. » (Ministère de l'Agriculture, administra-\ntion du service de santé et de l'hygiène.)\nArt. 2. Le tiers environ de la surface bâtie\nsera affecté aux appartements avec quatre cham-"}, {"page_pdf": 30, "page_imprimee": "148", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192001-01.1.30", "debut_caractere": 32, "fin_caractere_exclue": 4332, "texte": "bres à coucher et les deux tiers aux appartements\navec trois chambres à coucher. ,\nArt. 3. Toute initiative est laissée aux con-\ncurrents pour la disposition et le groupement des\nimmeubles. Le Jury attachera une grande impor-\ntance à l'orientation et à l'ensoleillement des lo-\ncaux.\nLà distance à laisser entre les imrnéublës sera\nau moins égale à la hauteur des façades prise à la\ncorniche.\nArt. 4. Le Jury appelle tout spécialement\nl'attention des concurrents sur cé que la préfé-\nrence sera accordée, à mérite égal, au projet dont\nl'exécution sera la moins, coûteuse, à condition que\nles matériaux prévus soient en concordance avec\nla destination des bâtiments et les recommanda-\ntions contenues dans le présent programme.\nLes auteurs imprimeront à leurs bâtiments un\ncaractère très simple et riant, tant à l'intérieur qu'à\nl'extérieur. Les concurrents auront soin de pros-\ncrire un luxe déplacé, mais,' par contre, ils choi-\nsiront des matériaux solides et durables, réfractai-\nres autant aux intempéries qu'aux déprédations.\nLe Jury préconise des épaisseurs de murs exté-\nrieurs bien en rapport avec le climat de notre pays.\nLes escaliers seront établis en matériaux incom-\nbustibles ainsi que les gîtages.\nArt. 5. L'aération et l'électricité feront l'ob-\njet d' un programme séparé à rédiger au moment\nde l'adjudication définitive.\nToutefois, les concurrents calculeront « grosso\nmodo » le prix de ces installations qui doit figurer\nau devis à produire à la seconde épreuve.\nArt. 6. Il est souhaitable de laisser une place\nsuffisante pour des plantations en les maintenant\nà une distance suffisante des bâtiments pour\nqu'elles n'empêchent pas le libre accès de l'air et\nde la lumière.\nArt. 7. Les concurrents indiqueront au devis\nle mode de revêtemnt des aires des cours et trot-\ntoirs, les appareils d'éclairage.\nArt. 8. Chaque appartement comprendra :\na) Une cage d'escalier desservant à chaque\nétage deux ou trois appartements. Cette cage d'es-\ncalier sera bien dégagée; elle aura de grands pa-\nliers pour permettre le passage facile des meubles.\nLa largeur des volées aura au moins 0m0125 par\npersonne.\nDes prises d'eau-déversoir seront réservées aux\npaliers;\nb) Un vestiaire-débarras, bien éclairé et ventillé\ndirectement.\nDans ce vestiaire se trouveront le compteur à,\ngaz, le tableau d'électricité et le compteur à eau;\nc) Une salle de famille éclairée par le long côté;\nelle mesurera environ 24 mètres carrés. Il est loi-\nsible d'agrandir cette salle au moyen d'une bretê-\nche traitée simplement.\nDans la salle de famille il y aura une cheminée.\nL'emploi de terrasses-balcons est facultatif;\nd) Une laveriè-cuisine, dont la largeur ne dé-\npassera pas 2 mètres; cette laverie contiendra :\n1. Une cheminée pour un poêle;\n2. Un évier avec égouttoir;\n3. Une prise d'eau au-dessus d'un déversoir;\n4. Une armoire avec rayons à crémaillères.\nLa laverie se dégagera sur une terrasse-balcon\noù se trouveront :\n1° Un débarras dont une partie sera réservée au\ncharbon ;\n2° La trémie pour la descente des déchets du\nménage.\nLes trémies seront disposées de façon à pouvoir\nservir autant que possible a deux ménages. Elles\nseront en grés émaillée et mesureront environ\n45 centimètres de diamètre. Les conduits seront\nprolongés jusque au-dessus de la toiture. A la\npartie inférieure des trémies se trouveront des bacs\nmobiles ;\ne) Le water-closet dont la hauteur et la surface\nseront réduits au strict nécessaire;\n112) Un petit garde-manger;\ng) Chambres à coucher. Les chambres à\ncoucher mesureront au moins 12 mètres carrés.\nElles seront disposées de façon à être indépendan-\ntes les unes des autres. Toutefois, il faudra une\ncommunication directe entre deux chambres. Les\ncheminées prendront aussi peu de place que possi-\nble;\nh) Il y aura une baignoire par appartement; le\nJury recommande aux concurrents d'étudier une\ndisposition économique de celle-ci;\ni) Tout dégagement ou local non éclairé ou\nventilé directement sera proscrit.\nArt. 9. Sous-sols. Il y aura aux sous-sols :\nj) Une cave pour le compteur qui devra être\nfacilement accessible;\nk) 11 y aura au moins une cave par locataire;\n1) Les concurrents réserveront au rez-de-chaus-\nsée un emplacement pour les bicyclettes et les voi-\ntures d'enfant;\nm) Il n'y aura pas de grenier; un accès facile\nsera réservé pour l'entretien des toitures."}]}, {"article_id": "bm-bmtnaac-1920-01-01-c015", "article_bluemountain": "bmtnaac_1920-01_01#c015", "volume": "bmtnaac_1920-01_01", "ocr_source": "OCR Blue Mountain (ALTO), transcription TEI : lignes lb/@facs", "texte_sans_correction": true, "page_debut": "141", "page_fin": "141", "image_debut": 23, "image_fin": 23, "pages_selon": "pagination imprimée relevée dans le METS Blue Mountain (ORDERLABEL) ; [n] = page sans folio restituée", "url_article": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192001-01.2.9.1", "titre_corps": "La Basilique Nationale de Koekelberģ", "titre_sommaire": "La Basilique Nationale de Koekelberģ", "signature_source": "R. C", "controle": "bornes données par la structure logique METS/ALTO de Blue Mountain (blocs ALTO de chaque constituant)", "pages": [{"page_pdf": 23, "page_imprimee": "141", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192001-01.1.23", "debut_caractere": 32, "fin_caractere_exclue": 2005, "texte": "La Basilique Nationale de Koekelberģ\nR. C.\nNous avions accueilli avec enthousiasme\nl'annonce d'un concours pour la construction\nd une Basilique Nationale. Il semblait qu'en\nouvrant à tous les artistes la porte du do-\nmaine si longtemps fermé de l'Art religieux\nl'on allait enfin renouveler l'atmosphère trop\nenfermée des « chapelles » de notre pays.\nNous devons, hélas! déchanter. La circu-\nlaire que nous reproduisons ci-dessous et que\nnous avons reçue vers la mi-février ne peut\ns'appeler un programme de concours. II n'y\nest question ni du jury qui sera appelé à\njuger les envois, ni des indemnités que 1 on\naccordera aux concurrents de mérite.\nLes données du problème sont, elles-\nmêmes, on ne peut plus incomplètes : Une\nphotographie que nous avons reçue en même\ntemps que ce soi-disant programme porte\ncette inscription : « Il serait prudent de Ve-\nnir faire le relevé des fondations, car elles\nsont encore incomplètes et n'existent que\njusqu'au niveau de la crypte que l'on avait\nprojetée autrefois ». On donne aux concur-\nrents à peine quelques semaines pour termi-\nner cette étude. Faut-il rappeler aux organi-\nsateurs de ce concours qu'il s'agit d'une\néglise, d'un temple, de l'œuvre suprême en\narchitecture; de celle qui s'édifie non pour\ndes générations, comme nos bâtiments utili-\ntaires, mais dont la silhouette auguste doit\ndominer les siècles à l'image de l'Esprit dont\nelle tend à être le çénacle?\nNous nous refusons de croire que la façon\nd'agir des organisateurs de ce concours soit\ninspirée par les intérêts mesquins de quel-\nques « marchands du Temple ». Nous n'y\nvoyons qu'une manifestation regrettable de\nla profonde décadence du goût public et de\nl'incompréhension de notre époque pour la\nvéritable architecture.\nTous les amis sincères de l'Art religieux\ndéploreront avec nous que l'on ait perdu\ncette occasion unique de réagir contre cette\ndécadence.\nC'est à titre tout à fait documentaire que\nnous reproduisons ci-dessous le programme\nde concours."}]}, {"article_id": "bm-bmtnaac-1920-01-01-c016", "article_bluemountain": "bmtnaac_1920-01_01#c016", "volume": "bmtnaac_1920-01_01", "ocr_source": "OCR Blue Mountain (ALTO), transcription TEI : lignes lb/@facs", "texte_sans_correction": true, "page_debut": "141", "page_fin": "142", "image_debut": 23, "image_fin": 24, "pages_selon": "pagination imprimée relevée dans le METS Blue Mountain (ORDERLABEL) ; [n] = page sans folio restituée", "url_article": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192001-01.2.9.2", "titre_corps": "PROGRAMME", "titre_sommaire": "PROGRAMME", "signature_source": "", "controle": "bornes données par la structure logique METS/ALTO de Blue Mountain (blocs ALTO de chaque constituant)", "pages": [{"page_pdf": 23, "page_imprimee": "141", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192001-01.1.23", "debut_caractere": 2007, "fin_caractere_exclue": 3563, "texte": "PROGRAMME\nEDIFICATION D'UNE BASILIQUE NA-\nTIONALE A KOEKELBERG. 1° Un\nappel est adressé aux architectes belges, en\nvue de l'édification d'une Basilique Natio-\nnale, vouée au Sacré-Cœur, en reconnais-\nsance de la libération de la Patrie, et en\npieux hommages aux héros de la guerre;\n2\" Les artistes qui désirent répondre à cet\nappel sont priés de. s'adresser, avant le\n1 5 février prochain, au siège actuel (église\nprovisoire) de la paroisse de Koekelberg\noù ils pourront retirer copie du plan du ter-\nrain et des fondations existantes;\n3° On leur demande de fournir, avant le\n1 5 avril prochain, un croquis sommaire\n(plan et élévations) accompagné d'un mé-\nmoire, donnant une idée générale de leur\nconception.\nLe comité les admettra, s'ils le désirent, à\ncompléter par des explications verbales, ce\nmémoire dans le mois qui en suivra le dépôt;\n4 A part les desiderata formulés dans\nle programme ci-après, la plus grande liberté\nleur est laissée, quant à sa réalisation :\na) On tiendra compte de l'emplacement\nde la Basilique sur le haut du plateau de\nKoekelberg, de manière à donner à l'édifice\nle caractère monumental qu'il comporte;\nb) Les dimensions de la Basilique seront\ncalculées de manière que celle-ci puisse con-\ntenir de 3,000 à 4,000 personnes, ayant tou-\ntes vue sur l'autel;\nc) L'autel sera placé au croisement de la\nnef principale et du transept et surmonté\nd'un baldaquin une large enceinte étant\nréservée tout autour de l'autel pour les céré-\nmonies du culte.\nOn prévoira en outre, à proximité, un\nemplacement suffisant pour 80 stalles (ré-"}, {"page_pdf": 24, "page_imprimee": "142", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192001-01.1.24", "debut_caractere": 31, "fin_caractere_exclue": 660, "texte": "parties sur 3 rangs), pour une schola d'une\ncinquantaine d'enfants et pour la tribune des\nchantres et des orgues;\nd) Au chevet de l'édifice sera érigée !a\nstatue du Sacré-Cœur, au-dessus de l'autel\ndu Saint-Sacrement;\ne) Le monument comprendra au moins\nneuf chapelles rappelant nos neuf provinces\nbelges;\n112) Il existe déjà des fondations en partie\nconstruites. Il importe de les utiliser dans la\nmesure du possible;\ng) Il est entendu que le coût approxima-\ntif du projet sera pris en considération.\nAu moment de mettre sous presse nous\nrecevons du Comité de la Basilique une note\nque nous insérons ici sans autre commen-\ntaire."}]}, {"article_id": "bm-bmtnaac-1920-01-01-c017", "article_bluemountain": "bmtnaac_1920-01_01#c017", "volume": "bmtnaac_1920-01_01", "ocr_source": "OCR Blue Mountain (ALTO), transcription TEI : lignes lb/@facs", "texte_sans_correction": true, "page_debut": "142", "page_fin": "142", "image_debut": 24, "image_fin": 24, "pages_selon": "pagination imprimée relevée dans le METS Blue Mountain (ORDERLABEL) ; [n] = page sans folio restituée", "url_article": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192001-01.2.9.3", "titre_corps": "AVIS", "titre_sommaire": "AVIS", "signature_source": "Le Président du Comité, E. BECO", "controle": "bornes données par la structure logique METS/ALTO de Blue Mountain (blocs ALTO de chaque constituant)", "pages": [{"page_pdf": 24, "page_imprimee": "142", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192001-01.1.24", "debut_caractere": 662, "fin_caractere_exclue": 3347, "texte": "AVIS\nLe Président du Comité,\nE. BECO.\nComité de la Basilique\nde Koekelberg.\nBruxelles, le 27 février 1920.\nLa question suivante nous a été posée par\nun de ceux qui ont répondu à notre appel :\nEst-il utile de prévoir, en même temps que\nla Basilique proprement dite, une partie de\nF édifice devant servir d'église paroissiale?\nLa Basilique servirait, écrit Fauteur de la\nquestion, pour les grandes cérémonies spé-\nciales; il me semble qu'elle serait démesurée\npour les services d'une église paroissiale.\nNous avons l'honneur de porter à votre\nconnaissance la réponse que nous lui faisons\nsous la date de ce jour.\nLa Basilique est destinée, en effet, à ner-\nvir à la fois de temple pour les grandes céré-\nmonies et d'église paroissiale affectée aux\nbesoins quotidiens et ordinaires du culte.\nNous ne pouvons que vous conseiller\nde tenir compte de cette distinction dans\nl'idée générale dont la conception vous est\ndemandée. Il semble — et que ceci soit dit à\ntitre de simple indication — que l'espace\ncompris entre l'autel central et celui du\nSaint-Sacrement devrait pouvoir contenir\nenviron un millier de ndèles.\nUne autre question, plus générale, nous a\nété posée : Le Comité devient-il propriétaire\ndes idées qui lui seront soumises en même\ntemps que leurs auteurs abandonnent tous\nleurs droits?\nNous nous empressons de reconnaître que\nles participants conservent tous les droits qui\nleur sont assurés par la loi sur les droits\nd'auteur.\nIl importe toutefois de remarquer qu'il ne\ns'agit pas ici d'un concours public propre-\nment dit, organisé sous la forme d'un con-\ntrat bilatéral entre nous et les artistes qui\nveulent bien répondre à notre appel.\nLa rédaction du programme adopté\nsans détails ni précision en caractérise la\nportée.\nNous sommes l'absolue garantie que, si\nl'expérience du présent appel donne les ré-\nsultats positifs espérés, le choix du ou\ndes architectes qui seraient éventuellement\nchargés de poursuivre l'étude de leurs sug-\ngestions ne sera déterminée que par une su-\npériorité manifestement reconnue, sans em-\nprunt à d'autres projets qui seront d'ailleurs\nscrupuleusement tenus secrets d'un partici-\npant à l'autre.\n« Si, pour employer les expressions de la\nFédération des Sociétés d'architecture de\nBelgique, il arrivait que dans un projet\nécarté, une chose excellente ait retenu l'at-\ntention, si cette chose a 1 allure d'une trou-\nvaille, qu'il semble qu'elle soit personnelle\nà l'auteur du projet, qu'elle constitue une\nsorte de propriété artistique et qu'il soit utile\nde la voir mise à exécution », nous aurons le\ndevoir de nous mettre en rapport avec lui\npour le désintéresser matériellement par le\nrespect de sa revendication dans une mesure\nlégitime."}]}, {"article_id": "bm-bmtnaac-1920-01-01-c018", "article_bluemountain": "bmtnaac_1920-01_01#c018", "volume": "bmtnaac_1920-01_01", "ocr_source": "OCR Blue Mountain (ALTO), transcription TEI : lignes lb/@facs", "texte_sans_correction": true, "page_debut": "143", "page_fin": "144", "image_debut": 25, "image_fin": 26, "pages_selon": "pagination imprimée relevée dans le METS Blue Mountain (ORDERLABEL) ; [n] = page sans folio restituée", "url_article": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192001-01.2.9.4", "titre_corps": "Échos et Nouvelles", "titre_sommaire": "Échos et Nouvelles", "signature_source": "", "controle": "bornes données par la structure logique METS/ALTO de Blue Mountain (blocs ALTO de chaque constituant)", "pages": [{"page_pdf": 25, "page_imprimee": "143", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192001-01.1.25", "debut_caractere": 31, "fin_caractere_exclue": 3676, "texte": "Échos et Nouvelles\nUn compte rendu du concours organisé\nen vue de fixer le GENRE ARCHITECTU-\nRAL A ADOPTER POUR LA RECON-\nSTRUCTION DE DINANT a paru dans un\nprécédent numéro de la Cité. Nous rece-\nvons à ce propos une note que nous publions\nvolontiers afin de donner expression à toutes\nles opinions d'art :\n« Ainsi donc, il découle du concours de\nfaçades qui vient de se clôturer à Dinant,\nque l'on préconise Part mosan, avec l'emploi\nde matériaux frustes et pittoresques, et il\nsemble que les projets présentés sous ,une\nautre forme, des façades peintes par exem-\nple, seraient en dehors de la question. Pour-\ntant la vision que l'on avait en débarquant à\nDinant, était bien celle d'une ville blanche\ns'étendant le long de la Meuse. Blanc, l'Hô-\ntel de Ville (par blanc, il faut entendre un\nton très clair, crème ou légèrement teinté\nde bleu), blanche la maison de Wiertz,\nblanches certaines vieilles maisons se trou-\nvant derrière la place Saint-Nicolas ou dans\n[ entourage de la place Patenier, et cepen-\ndant, ces bâtiments, ces maisons avaient été\nconstruits en matériaux frustes et pittores-\nques; alors pourquoi les avoir peints? Proba-\nblement, parce que les habitants trouvaient\nque leurs maisons manquaient de gaîté et\nde fraîcheur. Doit-on les en blâmer? Si nous\nrebâtissons dans le goût des vieilles maisons\nd'autrefois, les habitants ne regretteront-ils\npas leur ville si gaie et ne repeindront-ils pas\nencore une fois leurs façades? Certes, il faut\nrespecter les préférences du public, mais de\nquel droit alors orienter le goût vers le Mo-\nsan? Parce qu'il est régional, sans doute,\nmais où commence le Mosan? Son caractère\ns'étend sur différents types; quels principes\nsuivre? Va- t-on refaire des fenêtres à me-\nneaux de pierre à 1 ,000 francs le mètre\ncube? Trop cher! On tombera peut-être\ndans le simili et ce sera lamentable. Car-\nlos Thirion. :>>\nLA SOUS-STATION ELECTRIQUE\nDE RHODE-SAINT-GENESE\nAu concours organisé par la Société na-\ntionale des Chemins de fer vicinaux, sous les\nauspices d*« Art et Industrie », pour le pro-\njet d une sous-station électrique à Rhode-\nSaint-Genèse, deux projets ont été admis\n« ex-œquo » : ce sont ceux de MM. les ar-\nchitectes Vivenoy et Callewaert.\nLa Société nationale des Chemins de fer\nvicinaux compte pouvoir les faire exécuter\ntous deux.\nQuinze cents francs de primes seront ré-\npartis entre les trois autres concurrents appe-\nlés à participer à l'épreuve définitive.\nLes projets primés ainsi que ceux présen-\ntés à la première épreuve et non retirés par\nleurs auteurs seront exposés prochainement.\nCONCOURS POUR LA RECON-\nSTRUCTION DU MARCHE AUX POIS-\nSONS A LIERRE. Nous recevons d'un\nde nos correspondants quelques renseigne-\nments concernant les résultats de ce con-\ncours dont nous avons reproduit le pro-\ngramme dans notre précédent numéro.\nTrois projets ont été présentés à l'exa-\nmen du jury. Ils sont de valeur très inégale.\nCelui classé premier et auquel a été attri-\nbué une récompense de 1,500 francs est dû\nà M. Egide van der Paai, d'Anvers.\nLe 2e, auquel a été attribué une récom-\npense de 750 francs, est de M. Edgard Van\nImschoot, de Gand.\nLe 3e (prime de 500 francs), est de M.\nGondrexon, d'Anvers.\nSeul le premier de ces concurrents s'est\npréoccupé du problème d urbanisme qui fai-\nsait 1 objet de ce concours.\nLe caractère architectural de ce projet est\nà tendances modernes. Il est appuyé de très\nbelles perspectives. Les autres projets sont\narchaïsants. Leurs auteurs ne se sont guère\npréoccupés des plans. Toute leur attention\ns'est fixée sur les façades.\nGRAND-PLACE DE LOUVArN\nLe Haut Commissaire Royal pour la Ré-\ngion Brabant-Hainaut» M. André, a l'inten-"}, {"page_pdf": 26, "page_imprimee": "144", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192001-01.1.26", "debut_caractere": 31, "fin_caractere_exclue": 2046, "texte": "tion de mettre très prochainement au con-\ncours la reconstruction des habitations bor-\ndant la Grand' Place de Louvain et une par-\ntie de la place Marguerite.\nLe programme, étudié de commun accord\navec 1 Union des Villes, sera arrêté inces-\nsamment. On espère pouvoir terminer Je\nconcours, qui se fera en deux épreuves, pour\njuin ou juillet 1920, de façon à pouvoir\ncommencer les travaux à la fin de l'été pro-\nchain.\nCONCOURS DE DESSIN DE DENTELLE\nLes « Amies de la Dentelle » organisent\npour le 1 0 mai prochain un concours de des-\nsin de dentelle. Ce concours portera sur le\n« point de Paris ». Les participants devront\nfaire une dentelle large de quinze centimè-\ntres avec coin et un entre-deux assorti, large\nde dix centimètres également avec coin. Les\ndeux dentelles doivent servir à une nappe à\nthé de finesse moyenne, fil n° 120.\nLe dessin devra être fait à l'encre noire\nsur papier blanc.\nLes dessins devront être envoyés avant le\nler1er mai 1920, 7, rue de la Caserne, au local\ndes « Amies de la Dentelle ». Des prix se-\nront attribués aux lauréats.\nLE CONCOURS DE FAÇADES institué\npar le Haut Commissaire Royal de la région\nde Liége-Namur-Luxembourg, dit la presse\nquotidienne, a obtenu un plein succès. Près\nde cinq cents projets ont été envoyés.\nLes projets seront exposés, du 23 février\nau 8 mars, à l'Académie à Liège. Des expo-\nsitions de projets primés auront lieu ensuite\ndans la province de Luxembourg et à Dî-\nnant.\nHOTEL DE VILLE DE DINANT\nTrente-huit projets ont été présentés\npour la première épreuve du Concours pour\nl édification d'un nouvel Hôtel de Ville à\nDinant. Le jury appelé à les examiner était\ncomposé de MM. Brunfaut, Van Neck, Cou-\nsot et Raucq. Il a retenu quatre projets pour\nla seconde épreuve. Ce sont ceux marqués\ndes devises : « X »; « Dinant r viquerait » ;\nTrois cercles entrelacés; Cercle rouge avec\ndeux E grecs renversés (Blomme). Les au-\nteurs de ces projets peuvent les retirer pour\nles compléter. La date de remise des projets\nrmis a été fixée au ler1er avril 1920."}]}, {"article_id": "bm-bmtnaac-1920-01-01-c019", "article_bluemountain": "bmtnaac_1920-01_01#c019", "volume": "bmtnaac_1920-01_01", "ocr_source": "OCR Blue Mountain (ALTO), transcription TEI : lignes lb/@facs", "texte_sans_correction": true, "page_debut": "145", "page_fin": "148", "image_debut": 27, "image_fin": 30, "pages_selon": "pagination imprimée relevée dans le METS Blue Mountain (ORDERLABEL) ; [n] = page sans folio restituée", "url_article": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192001-01.2.9.5", "titre_corps": "Concours d'Habitations à bon marché", "titre_sommaire": "Concours d'Habitations à bon marché", "signature_source": "", "controle": "bornes données par la structure logique METS/ALTO de Blue Mountain (blocs ALTO de chaque constituant)", "pages": [{"page_pdf": 27, "page_imprimee": "145", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192001-01.1.27", "debut_caractere": 31, "fin_caractere_exclue": 3718, "texte": "Concours d'Habitations à bon marché\nCONCOURS PUBLIC POUR LA CONSTRUC-\nTION D'UN GROUPE DE MAISONS A BON MAR-\nCHE A APPARTEMENTS MULTIPLES, organisé\npar l'administration communale de Laeken.\nConditions du concours. Art. ler.1er. L'admi-\nnistration de la commune de Laeken ouvre, à îa\ndate du ler1er janvier 1920, entre les architectes\nbelges d'origine, un concours pour l'élaboration\ndes plans « d'un groupe de maisons a bon marché\nà appartements multiples\nPar l'acceptation de leurs fonctions, les membres\nde la Commission et du Jury renoncent à toute\nparticipation directe ou indirecte au concours.\nAu présent programme est joint :\n1\" Un plan du terrain indiquant :\na) Le périmètre avec les abords;\nb) Les niveaux;\nc) Le niveau de la nappe aquifère au lerIer octo-\nbre I* 91 9 ;\nd) Les égouts collecteurs;\ne) L orientation ;\n112) Les immeubles de la rue Claessens destinés à\nla ilémoiition;\ng) L'indication du tracé provisoire de la rue à\ncréer entre la rue Claessens et le carrefour des\nrues de Wautier, de Molenbeek et de Drootbeek;\n2° Une note concernant les dispositions princi-\npales à prévoir pour une nouvelle école gardienne\nrue Tivoli : les concurrents devront concilier îa\ndisposition de la cour de cette école avec les espa-\nces libres des immeubles à appartements multiples;\n3\" Une note d observations générales concer-\nnant les différentes parties des immeubles.\nArt. 2. Le concours est à deux degrés, }a\npremière épreuve étant éliminatoire. Ne prendront\npart à la seconde épreuve que les. concurrents de\nla première qui seront désignés par le Jury.\nPour cette première épreuve, les concurrents\nproduiront :\nA) Un plan général à l'échelle de 2 millimètres\npar mètre, indiquant l'ensemble des dispositions et\nd'après le levé du terrain joint au programme.\nLe tracé de rue indiqué au pian joint au pro-\ngramme étant donné à titre d'indication provisoire,\nles concurrents peuvent le modifier suivant les né-\ncessités de leur plan d'ensemble;\nB)' Les plans des sous-sols, du rez-de-chaussée\navec ses abords, et de ou des étages, à l'échelle\nde 0,005 par mètre avec l'indication de l'empla-\ncement du mobilier;\nC) Une façade et une coupe au moins par bâti-\nment à 1 échelle de 0.01 par mètre;\nD) Une vue perspective de l'ensemble des con-\nstructions avec les abords;\nE) Une évaluation sommaire de la dépense,\naccompagnée d'un tableau indiquant le nombre de\nmètres carrés, séparément, c'est-à-dire, en sous-sol,\nen rez-de-chaussée, en étage, en cour découverte\net trottoirs; le nombre de mètres courants de mur\nde jardin, ou toute autre indication essentielle, de\nfaçon à ce que le Jury puisse rapidement appliquer\nsur le tableau même des prix unitaires uniformes et\nles îotaux.\nArt. 3. Tous les dessins auront le caractère\nd esquisse, mais seront fixés sur châssis et disposés\nde manière à ne constituer que trois châssis lu\nplus. Les auteurs s'efforceront de rendre la lec-\nture des projets facile et éviteront d'entremêler sur\nun même cadre des études à échelles différentes.\nLes dessins non demandés ne seront pas soumis nu\nJury.\nArt. 4. Les envois seront anonymes et por-\nteront une devise ou marque reproduite sur deux\nenveloppes fermées; la première contenant le nom\net l'adresse du concurrent; la seconde contenant le\nnom du membre du Jury à élire par le concurrent.\nCette seconde enveloppe portera, en outre, comme\nsuscription : « Concours public pour la construc-\ntion d'un groupe de maisons à bon marché à\nappartements multiples à ériger à l'angle des rues\nde Tivoli et rie Wautier.\n» Election du Délégué des concurrents. »\nTous les documents seront déposés à l'Hôtel\ncommunal de Laeken, bureau du Service techni-\nque, au plus tard le ler1er avril 1920, à midi, contre"}, {"page_pdf": 28, "page_imprimee": "146", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192001-01.1.28", "debut_caractere": 31, "fin_caractere_exclue": 4696, "texte": "récépissé. Pour les envois de province, la date in-\ndiquée est valable pour la remise à la gare expédT\nèrice.\nL'annonce du concours se fera par la Presse\nbruxelloise avant la distribution du programme.\nLe délai entre l'annonce du concours et la remise\ndes projets sera de trois mois. L'anonymat doit être\nstrictement observé, le concurrent qui y déroge-\nrait, sera, de par ce fait, exclu du concours.\nArt. 5. • Aussitôt que le Jury aura désigné les\nprojets dont les auteurs seront admis à la seconde\népreuve, les enveloppes jointes à ces projets seront\nouvertes par le Jury qui invitera par lettre les- au-\nteurs à prendre part à la seconde épreuve. Lntre\nla date de remise des projets de la première\népreuve et de l'ouverture de la deuxième épreuve,\nle Jury examinera les projets et déposera son rap-\nport dans un délai qui ne dépassera pas deux mois.\nLa date de la remise des documents réclamés à la\nseconde épreuve sera indiquée à ce moment, mais\nelle ne dépassra pas un délai de trois mois.\nUne note sera éventuellement remise aux con-\ncurrents invités à prendre part à la seconde\népreuve qui formulera les observations ou les desi-\nderata du Jury. Les enveloppes renfermant les\nnoms des concurrents non appelés à la seconde\népreuve resteront déposées à l'administration com-\nmunale de Laeken où elles pourront être reprises\navec les autres documents après l'exposition publi-\nque qui suivra la seconde épreuve.\nArt. 6. Par le fait de leur acceptation à\nprendre part à l'épreuve définitive d'après les con-\nditions du présent programme, les concurrents\nacceptent toutes les clauses de ce programme et\ns'engagent à n'élever, dans le présent ni dans\nl'avenir, aucune réclamation de quelque nature\nqu elle soit.\nLes projets et documents de cette épreuve seront\ndéposés, contre récépissé, à l'Hôtel communal de\nLaeken, bureau du Service technique, le ler1er sep-\ntembre 1920, de 10 à 12 heures (sauf rectification\nultérieure). Ils porteront le nom de l'auteur du\nprojet. Tous les dessins seront fixés sur châssis.\nComme il est dit à 1 art. 3 de la première épreuve,\nles auteurs s'efforceront de rendre la lecture des\nprojets facile et éviteront d'entremêler sur un\nmême cadre des études à échelles différentes.\nLo rs de la deuxième épreuve, le Jury se réserve\nde décerner des primes aux projets intéressants\nqui, bien que n étant pas appelés à être exécutés,\ndemeureront la propriété de la commune, sous\nréserve de la loi de 1886 réglant la propriété artis-\ntique.\nL'ensemble des primes et prix atteindra une\nsomme de vingt mille francs qui sera, en tous cas,\ndistribuée.\nt\nL auteur du projet classé premier ne recevra ni\nprix ni primes; il sera chargé éventuellement «le\nl'exécution de l'ensemble de son projet le cas\néchant modifié à la demande de l'administration\ncommunale et touchera immédiatement après la\nproclamation du résultat du concours une somme\néquivalente à 1 1/2 p. c. du devis de l'ensemble\ndu projet établi sur la base du bordereau des prix\nunitaires de 1914 (déduction faite de la prime de\n1,200 francs).\nL'administration communale se réserve le droit\nde faire exécuter le projet en partie ou même île\nne pas le faire exécuter. En ce dernier cas, l'ar-\nchitecte, auteur du plan d ensemble, n'aura droit à\nd'autres honoraires que ceux touchés après la pro-\nclamation du résultat.\nAu cas où l'administration communale décide-\nrait de faire exécuter le plan d'ensemble en tout ou\nen partie, elle demandera à l'auteur du plan d'en-\nsemble primé, de continuer sa mission d'archi-\ntecte, moyennant le paiement des honoraires de\n5 p. c. à compter sur la valeur du travail à exé-\ncuter, dont il y aura lieu de déduire la somme déjà\npayée pour cette partie.\nL'administration communale de Laeken s'en-\ngage à approuver les propositions du classement\nfaites par le Jury.\nL'auteur du projet classé premier gardera, en\noutre, la propriété artistique de ses plans et tracés\nqui ne seront pas suivis immédiatement d'exécu-\ntion. L'administration communale sera tenue de\nlui commander l'exécution des plans des autres\nimmeubles au fur et à mesure de leur réalisation.\nArt. 7. Les documents à fournir par les con-\ncurrents désignés pour prendre part à la seconde\népreuve sont les suivants :\na) Un plan général à l'échelle de 0.002 par\nmètre, indiquant l'ensemble des dispositions\nd après le relevé du terrain joint au programme;\nb) Les plans des sous-sols, du rez-de-chaussée\net de ou des étages à l'échelle de 0.0 1 par mètre,\navec indication de l'emplacement du mobilier;\nc) Des façades et coupes indiquant toutes les\nparties du projet à l'échelle de 0.01 par mètre,\nainsi qu'une travée des façades principales à\n1 échelle de 0.02 par mètre, en y ajoutant quel-"}, {"page_pdf": 29, "page_imprimee": "147", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192001-01.1.29", "debut_caractere": 31, "fin_caractere_exclue": 4281, "texte": "ques détails de construction ou d'architecture en\ngéométral ou en perspective.\nToutefois, le Jury se réserve le droit de modifier\nl'énumération des documents après l'examen des\nprojets de la première épreuve, mais dans un sens\ntel qu'il ne sera pas ajouté au travail primitive-\nment Indiqué.\nTous ces dessins ne seront pas traités en esquis-\n*\n«es, mais étudiés au point de vue de la construc-\ntion; ils seront suffisamment cotés et porteront, en\nteintes conventionnelles, les indications exactes\ndes matériaux proposés;\nd) Un métré descriptif et un devis estimatif de\nla dépense très sérieusement établie sur la hase\nd'un bordereau des prix unitaires de 1914 qui leur\nseront fournis ultérieurement, mais en temps utile.\nAu cas où les concurrents feraient usage de maté-\nriaux exceptionnels, non mentionnés dans ce bor-\ndereau, leur prix devra être fourni à un taux\nmoyen susceptible d'être accepté par la majorité\ndes entrepreneurs.\nIl sera procédé avec un soin minutieux à la\nvérification des quantités et prix du susdit devis\npar un ou des vérificateurs à désigner par le Jury;\ne) Une notice explicative commentant les diver-\nses parties du programme, justifiant, par exemple :\nle mode de fondation, l'emploi de certains maté-\nriaux, la disposition des locaux, etc., etc., en un\nmot tous les perfectionnements que le concurrent\nn cru réaliser dans son projet.\nArt. 8. Pour les deux épreuves, le Jury est\ncomposé comme suit :\n1. M. F. Brunfaut, architecte, échevin à Lae-\nken, président;\n2. M. Coelst, pharmacien, échevin à Laeken;\n3. M. Van de Meulebroeck, docteur en méde-\ncine, échevin à Laeken;\n4. M. Jean-Baptiste Dewin, délégué de la Société\ncentrale d'architecture de Belgique;\n5. M. J. Van Neck, délégué de la Société cen-\ntrale d'architecture de Belgique;\n6. M architecte, délégué des\nconcurrents;\n7. M. Gillet, ingénieur, directeur des travaux à\nLaeken, secrétaire.\nSi le Jury le juge nécessaire, les concurrents de\nîa deuxième épreuve seront appelés* à défendre\nverbalement leur projet.\nArt. 9. Après le jugement définitif, tous les\nprojets présentés aux deux épreuves seront expo-\nsés publiquement. Cette exposition aura lieu dans\nles locaux de l'Hôtel communal à Laeken. Le\nrapport complet et motivé du Jury y sera affiché.\nLe résultat du concours sera rendu public trois\nmois au plus tard après la remise de la deuxième\népreuve et les prix seront immédiatement mis à la\ndisposition des lauréats»\nArt. 10. Des exemplaires des conditions et\ndu sprogramme du concours peuvent être obtenus\nà l'Hôtel communal de Laeken, bureau du Service\ntechnique, à partir du ler1er janvier 1920, de 10 heu-\nres à 12 heures.\nApprouvé par 3e Conseil communal de Laeken\nen séance du 25 novembre 1919.\nPar le Conseil :\nLe Secrétaire Le Bourgmestre-Président,\nPELERIN. E. BOCKSTAEL.\nNOUVELLE ECOLE GARDIENNE A CON-\nSTRUIRE SUR UNE PARTIE DU TERRAIN RUE\nDU TIVOLI. L'école comprendra des locaux à\nsimple rez-de-chaussée avec entrée générale don-\nnant dans la rue du Tivoli.\nElle comprendra six classes de 9 sur 7 mètres\net trois salles de jeux dont deux auront 120 mètres\ncarrés environ et la troisième, qui doit servir éven-\ntuellement de préau, au moins 250 mètres carrés.\nLes couloirs auront 2.50 mètres au moins de lar-\ngeur; ils pourront être supprimés dans la traversée\ndes salles de jeux.\nComme locaux accessoires, l'école comprendra\ndeux locaux pour l'institutrice en chef et les visites\nmédicales et une habitation pour le concierge.\nLa cour aura au moins 1 %000 mètres carrés de\nsuperficie.\nDans la première épreuve du concours, les con-\ncurrents représenteront sur le plan général (a) la\npartie du terrain h réserver à la construction de\nl'école avec la disposition des locaux; mais il doit\nêtre bien entendu cfue le projet de ces bâtiments\nne fait pas partie du concours et qu'aucune rétri-\nbution spéciale ne sera due de ce chef.\nObservations générales et remarques concernant\nles différentes parties des immeubles\nArt. l*r. Les concurrents s'inspireront du\n« Règlement général sur l'hygiène des habitations.\nInstructions sur la construction des maisons ou-\nvrières. » (Ministère de l'Agriculture, administra-\ntion du service de santé et de l'hygiène.)\nArt. 2. Le tiers environ de la surface bâtie\nsera affecté aux appartements avec quatre cham-"}, {"page_pdf": 30, "page_imprimee": "148", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192001-01.1.30", "debut_caractere": 32, "fin_caractere_exclue": 4332, "texte": "bres à coucher et les deux tiers aux appartements\navec trois chambres à coucher. ,\nArt. 3. Toute initiative est laissée aux con-\ncurrents pour la disposition et le groupement des\nimmeubles. Le Jury attachera une grande impor-\ntance à l'orientation et à l'ensoleillement des lo-\ncaux.\nLà distance à laisser entre les imrnéublës sera\nau moins égale à la hauteur des façades prise à la\ncorniche.\nArt. 4. Le Jury appelle tout spécialement\nl'attention des concurrents sur cé que la préfé-\nrence sera accordée, à mérite égal, au projet dont\nl'exécution sera la moins, coûteuse, à condition que\nles matériaux prévus soient en concordance avec\nla destination des bâtiments et les recommanda-\ntions contenues dans le présent programme.\nLes auteurs imprimeront à leurs bâtiments un\ncaractère très simple et riant, tant à l'intérieur qu'à\nl'extérieur. Les concurrents auront soin de pros-\ncrire un luxe déplacé, mais,' par contre, ils choi-\nsiront des matériaux solides et durables, réfractai-\nres autant aux intempéries qu'aux déprédations.\nLe Jury préconise des épaisseurs de murs exté-\nrieurs bien en rapport avec le climat de notre pays.\nLes escaliers seront établis en matériaux incom-\nbustibles ainsi que les gîtages.\nArt. 5. L'aération et l'électricité feront l'ob-\njet d' un programme séparé à rédiger au moment\nde l'adjudication définitive.\nToutefois, les concurrents calculeront « grosso\nmodo » le prix de ces installations qui doit figurer\nau devis à produire à la seconde épreuve.\nArt. 6. Il est souhaitable de laisser une place\nsuffisante pour des plantations en les maintenant\nà une distance suffisante des bâtiments pour\nqu'elles n'empêchent pas le libre accès de l'air et\nde la lumière.\nArt. 7. Les concurrents indiqueront au devis\nle mode de revêtemnt des aires des cours et trot-\ntoirs, les appareils d'éclairage.\nArt. 8. Chaque appartement comprendra :\na) Une cage d'escalier desservant à chaque\nétage deux ou trois appartements. Cette cage d'es-\ncalier sera bien dégagée; elle aura de grands pa-\nliers pour permettre le passage facile des meubles.\nLa largeur des volées aura au moins 0m0125 par\npersonne.\nDes prises d'eau-déversoir seront réservées aux\npaliers;\nb) Un vestiaire-débarras, bien éclairé et ventillé\ndirectement.\nDans ce vestiaire se trouveront le compteur à,\ngaz, le tableau d'électricité et le compteur à eau;\nc) Une salle de famille éclairée par le long côté;\nelle mesurera environ 24 mètres carrés. Il est loi-\nsible d'agrandir cette salle au moyen d'une bretê-\nche traitée simplement.\nDans la salle de famille il y aura une cheminée.\nL'emploi de terrasses-balcons est facultatif;\nd) Une laveriè-cuisine, dont la largeur ne dé-\npassera pas 2 mètres; cette laverie contiendra :\n1. Une cheminée pour un poêle;\n2. Un évier avec égouttoir;\n3. Une prise d'eau au-dessus d'un déversoir;\n4. Une armoire avec rayons à crémaillères.\nLa laverie se dégagera sur une terrasse-balcon\noù se trouveront :\n1° Un débarras dont une partie sera réservée au\ncharbon ;\n2° La trémie pour la descente des déchets du\nménage.\nLes trémies seront disposées de façon à pouvoir\nservir autant que possible a deux ménages. Elles\nseront en grés émaillée et mesureront environ\n45 centimètres de diamètre. Les conduits seront\nprolongés jusque au-dessus de la toiture. A la\npartie inférieure des trémies se trouveront des bacs\nmobiles ;\ne) Le water-closet dont la hauteur et la surface\nseront réduits au strict nécessaire;\n112) Un petit garde-manger;\ng) Chambres à coucher. Les chambres à\ncoucher mesureront au moins 12 mètres carrés.\nElles seront disposées de façon à être indépendan-\ntes les unes des autres. Toutefois, il faudra une\ncommunication directe entre deux chambres. Les\ncheminées prendront aussi peu de place que possi-\nble;\nh) Il y aura une baignoire par appartement; le\nJury recommande aux concurrents d'étudier une\ndisposition économique de celle-ci;\ni) Tout dégagement ou local non éclairé ou\nventilé directement sera proscrit.\nArt. 9. Sous-sols. Il y aura aux sous-sols :\nj) Une cave pour le compteur qui devra être\nfacilement accessible;\nk) 11 y aura au moins une cave par locataire;\n1) Les concurrents réserveront au rez-de-chaus-\nsée un emplacement pour les bicyclettes et les voi-\ntures d'enfant;\nm) Il n'y aura pas de grenier; un accès facile\nsera réservé pour l'entretien des toitures."}]}, {"article_id": "bm-bmtnaac-1920-01-01-c020", "article_bluemountain": "bmtnaac_1920-01_01#c020", "volume": "bmtnaac_1920-01_01", "ocr_source": "OCR Blue Mountain (ALTO), transcription TEI : lignes lb/@facs", "texte_sans_correction": true, "page_debut": "couv. 2", "page_fin": "couv. 2", "image_debut": 2, "image_fin": 2, "pages_selon": "pagination imprimée relevée dans le METS Blue Mountain (ORDERLABEL) ; [n] = page sans folio restituée", "url_article": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192001-01.2.10", "titre_corps": "[Publicité]", "titre_sommaire": "[Publicité]", "signature_source": "", "controle": "bornes données par la structure logique METS/ALTO de Blue Mountain (blocs ALTO de chaque constituant)", "pages": [{"page_pdf": 2, "page_imprimee": "couv. 2", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192001-01.1.2", "debut_caractere": 1099, "fin_caractere_exclue": 1172, "texte": "rOULOM ex G? Â VlôE\ncondTßucTions ecoriQAiipucs\né.\n/\n\\\n/\n/\ny\n£\nz\n*\n1\ni.\n«"}]}, {"article_id": "bm-bmtnaac-1920-01-01-c021", "article_bluemountain": "bmtnaac_1920-01_01#c021", "volume": "bmtnaac_1920-01_01", "ocr_source": "OCR Blue Mountain (ALTO), transcription TEI : lignes lb/@facs", "texte_sans_correction": true, "page_debut": "couv. 3", "page_fin": "couv. 3", "image_debut": 31, "image_fin": 31, "pages_selon": "pagination imprimée relevée dans le METS Blue Mountain (ORDERLABEL) ; [n] = page sans folio restituée", "url_article": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192001-01.2.11", "titre_corps": "[Publicité]", "titre_sommaire": "[Publicité]", "signature_source": "", "controle": "bornes données par la structure logique METS/ALTO de Blue Mountain (blocs ALTO de chaque constituant)", "pages": [{"page_pdf": 31, "page_imprimee": "couv. 3", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192001-01.1.31", "debut_caractere": 0, "fin_caractere_exclue": 398, "texte": "SOCIETE ANONYME\n« BOIS, CIMENT, MATERIAUX »\nAne\" firme Nicolas Josson\nMaison fondée «n 1809\n43, QUAI AU FOIN, 43 BRUXELLES\n(dtrrièfe !• Tk«âtre Flamand)\nSuccursale* :\n1* SIGILLES, 20, nie Théodore-Verhaegea\n2* ETTERBEEK, 20, me du Gén.-Lemaa\nTéléphcme» |\n|4«i*on principal# : Br. 3364\nScccumlt1 i Jk $ll5\nBoii dt chêne dm toutes proyenancet\nBok du Nord tt df Amériqw\nOment-Portkund de Niel-on-RupeU"}]}, {"article_id": "bm-bmtnaac-1920-01-01-c022", "article_bluemountain": "bmtnaac_1920-01_01#c022", "volume": "bmtnaac_1920-01_01", "ocr_source": "OCR Blue Mountain (ALTO), transcription TEI : lignes lb/@facs", "texte_sans_correction": true, "page_debut": "couv. 3", "page_fin": "couv. 3", "image_debut": 31, "image_fin": 31, "pages_selon": "pagination imprimée relevée dans le METS Blue Mountain (ORDERLABEL) ; [n] = page sans folio restituée", "url_article": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192001-01.2.12", "titre_corps": "[Publicité]", "titre_sommaire": "[Publicité]", "signature_source": "", "controle": "bornes données par la structure logique METS/ALTO de Blue Mountain (blocs ALTO de chaque constituant)", "pages": [{"page_pdf": 31, "page_imprimee": "couv. 3", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192001-01.1.31", "debut_caractere": 400, "fin_caractere_exclue": 587, "texte": "toRGE-5 HËRriflLâTEËnl\nCHfIUS'SÉE ne LA HULPE , 230 «234'\nBûiTsFÛßT[™n&] m\n%\nVU\nT? 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Hoste, architecte ( Bruges) ; Raymond Mœnaert, Architecte\n(Bruxelles); L. van der Swaelmen, architecte-paysagiste (Bruxelles). MM. Tu-\nMer, homme de lettres (Bruxele#) ; Rapk Verwilghe®, Ingénieur Urbaniste\n(Bruxelles), Secrétaire de la Rédaction.\nLM Rédacteurs éC Collabo vateurs «ont seuls rmtponsablas de latte» arâelae. « li Mm mà»\ncompte dam C la Cité > da tout ouvvaga doat deux exe sa plairas eereat eavayés à h. Ittiuu\nPour la rédaction, I*administration et les demandes d'abonnement* s'adresser au lSiè®e de\nfa Revue : 10, Place Lois, St-GUles- Bruxelles.\nPour h vente an numéro, s*adresser exclusivement aux libraires. Dépôt principal :\nLibrairie Lamertin, 58-62, Coudenberg, Bruxelles.\nABONNEMENT : 10 hr.; Etranger, 12 francs; lm numéro. Un Ame*\nLes abonnements peuvent se prendre en versant la somme de 10 francs au crédit du\nC&mpte-chèques-postaux : n* 16621 (Revue : La Cité).\n\nrOULOM ex G? Â VlôE\ncondTßucTions ecoriQAiipucs\né.\n/\n\\\n/\n/\ny\n£\nz\n*\n1\ni.\n«"}, {"page_pdf": 3, "page_imprimee": "121", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192001-01.1.3", "texte": "REVUE M EN S UELLE BELGE\nLA CITÉ\nURBANISME © ARCHITECTURE B ART PUBLIC\nRECONSTRUCTION\nDES RÉGIONS DÉVASTÉES\n1\" ANNÉE\nNUMÉRO 7\nLA GITE\nJANVIER 1920\n\nL'Harmonie Urbanistique\n\nLe manifeste de la S. U. B. paru dans le numéro de septembre de « La\nCité » débutait -ainsi :\n« L'évolution sociale qui caractérise une époque ne réalise le complet\népanouissement de ses possibilités que lorsqu'elle en est arrivée à créer auto-\nmatiquement une harmonie sensible dans le milieu où cette évolution se déve-\nloppe ».\nCette harmonie a été réalisée aux XIIe et XIII siècles par 1 élan démo-\ncratique qui avait été le germe de toutes les organisations sociales et écono-\nmiques de 1 époque des communes productrices et prospères.\nC'est ce mouvement social si accusé qui a produit des œuvres telles que\nles beffrois et les halles de Gand, de Bruges, d'Ypres...; œuvres d'expression\nsaine, robuste et essentiellement en harmonie, en communion, avec le milieu\noù l'évolution sociale s était accomplie.\nIl faut considérer le beffroi de Bruges sans la partie supérieure qui y a été ajoutée\nau XVe siècle; le beffroi de Tournai sans les contreforts qui y ont été appliqués Vers\nle XIVe siècle; le beffroi de Gand, sans l'œuvre récente de parachèvement.\nLa richesse et la renommée des foires et des marchés acquises par la\nproduction démocratique des communes avaient fait aux XIP et XIIIe siècles,\nde ces villes marchandes, de véritables nœuds de relations internationales.\nLa circulation commerciale avait éparpille ses debarcaderes, ses stations\nd'hivernage et ses relais parmi les pays. Venise, Limoges, Valenciennes,\nYpres, Bruges, Hambourg, Baie, etc., ont été les grandes étapes du « réseau »\nde routes commerçantes de 1 époque.\nAux endroits de ces étapes, désignées par des causes géographiques, le\ntrafic des marchandises fit construire des dépôts, et son importance, sans cesse\ngrandissante, donna aux halles une ampleur monumentale et en fit les plus\nimposants édifices civils du moyen âge."}, {"page_pdf": 4, "page_imprimee": "122", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192001-01.1.4", "texte": "LA CITÉ\nJANVIER 1920\n\nC'est aux pieds de ceux-ci, vraies haltes, « gares » de 1 époque, que s ar-\nrêtaient les caravanes disciplinées de marchands, et c est de la qu elles repar-\ntaient vers d'autres destinations.\nLes Halles étaient devenues les monuments des nœuds de voies de rela-\ntions.\nAujourd hui, 1 expression des tendances vers le socialisme, le succès des\nfoires de Lyon et de Baie, la création de celle de Bruxelles, en 1 920, et 1 or-\nganisation de la « Société des Nations », indiquent nettement la reprise de\nrelations internationales intenses.\nCes relations augmenteront dans des proportions considérables le trafic\nsur les réseaux des voies ferrées, et c'est vers les nœuds de ces voies que\nl'attention doit se porter.\nL'intensité du trafic qui s'y confondra produira des édifices : « les\nGares » (ou la transformation de celles qui existent), à destinations à peu près\nsemblables à celles qu'ont eues les halles moyenâgeuses.\nOn a démoli une partie du centre de la ville de Bruxelles; on minera, on\ntravaillera son sol afin de pouvoir donner, aujourd hui, à la ville un cœur\nmoderne « Une gare centrale »; création automatique de l'harmonie dans le\nmilieu de l'évolution sociale et économique.\nQu'il me soit permis, ici, de reporter mes pensées vers le noir «Castrum»\nde l'île Saint-Géry, centre primitif de la ville!\nA-t-on songé à l'âme fiévreuse des gares et à la valeur monumentale\nqu'elle aura?\nC'est là, en un endroit encore défini par des causes géographiques,\nque les foules cosmopolites se croisent, se frôlent et entrent en contact; c'est\nlà que des millions de tonnes de marchandises de toutes provenances passent\nen des points restreints de l'Europe!\nEt j'évoque la gare de Bâle, monument moderne, premier produit de\nl'évolution de l'époque; vaste édifice où le voyageur venu de l'Orient ou de\nl'Occident, du-Nord ou du Sud, trouve, outre tous les services administratifs\ndes chemins de fer, bureaux de renseignements, bureau de change, télégra-\nphes, téléphones, librairie, salle de repos et de lecture, bains... et toutes les\nnécessités que réclame le confort de la vie moderne. C'est là le véritable\nembryon d'un palais de relations internationales.\nDans des temps proches, les gares deviendront les monuments architec-\nturaux qui seront, comme les halles et les beffrois moyenâgeux l'ont été, l'ex-\npression de l'évolution sociale et économique d une époque qui aura, auto-\nmatiquement, créé « l'Harmonie urbanistique >.\n\nJean DE LIGNE."}, {"page_pdf": 5, "page_imprimee": "123", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192001-01.1.5", "texte": "LA CITE\nJANVIER 1920\n\nLE VILLAGE\n\nDans l'immense problème de la reconstruction des pays dévastés, les\nesprits pénétrés d'idéal demandent surtout aux villes de satisfaire leur goût\npour l'ordre, la raison, la beauté et même 1 esprit neuf, mais ils ne se préoc-\ncupent guère du village. La métamorphose des cités détruites et même de\ncelles qui épargnées par la guerre sollicitent une amélioration, se limi-\ntera en général aux villes; ce sont les villes qui bénéficieront des larges cré-\ndits, de toutes les contributions des hommes de bonne volonté, du soutien\nde l'opinion publique, tandis que le village sera, le plus souvent, traite en\nparent pauvre.\nNul cependant ne s avisera de nier le cHarme de 1 Humble village dont les\nartères paresseuses, coquettes en leur sinuosité, témoignent d une vie paisible,\nsimple, que rien ne presse.\nLes maisons penchees vers la route pour apporter au fil des jours 1 unique\npement naïf, dans la couleur de leurs soubassements, de leurs volets, de leurs\nfaçades.\nNul ornement, nul chapiteau ne les décorent. Leur seule beauté est dans\nla modestie et l'équilibre de leurs lignes, dans leur bonhomie, dans leur grou-\npement naif, dans la couleur de leurs soubassements, de leurs volets, de leurs\ntoitures, de leur chaume brun, ocre ou mousse. Leur charme réside dans\nl'aveu naïvement exprimé d'une certaine pauvreté consentie.\nLe voyageur est conquis. La paix du lieu ralentit son pas, une douceur\nlénifiante 1 envahit. Il s engage dans les rues sinueuses aux détours pitto-\nresques, aux maisons espacées pour arrêter plus aisément la propagation du\nfeu. Bientôt il arrive à une petite place sur laquelle l'église, vieille grâce sou-\nvent à la pauvreté budgétaire, promène tout le long du jour Fombre de son\nclocher comme sur un cadran solaire. Petite église modeste qu un cimetière\nentoure d'un mur d enceinte pour 1 isoler de la voie publique et rendre ainsi\nplus intense le recueillement du lieu. Petite église charmante qui dresse dans\nles horizons bleus sa flèche effilee, trapue ou bulbeuse suivant les régions.\nAinsi on reconnaît aisément un pays à son église comme on le reconnaît à ses\nmaisons.\nEn Flandre, la maison est basse, ramassée contre F ouragan. Elle oppose\nà la rafale du sud-ouest et du vent du nord une toiture sans ouvertures qui\nétend sa protection jusque contre le sol. La pente du toit est raide car la pluie\nest abondante; elle se relève brusquement dans le bas pour en ralentir la\ncourse afin que la gouttière puisse Fabsorber complètement. Mais s il faut se\nprotéger de Fhumidité qui tombe den haut, il faut aussi se prémunir de\nFhumidité qui s'attache sur 1 argile du sol. Les fondations ne peuvent etre\nprofondes et la seule cave que le sol permette se trouve sous la « voûte »,"}, {"page_pdf": 6, "page_imprimee": "124", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192001-01.1.6", "texte": "LA CITÉ\nJANVIER 1920\n\ncette chambre à coucher surélevée de quelques marches qui, par la disposition\nde sa fenêtre, donne tant de charme à l'architecture de nos pittoresques mai-\nsons flamandes.\nContre l'eau du sol, le pied du mur est enduit de goudron comme une\nbarque et cette ligne sombre qui donne si bien la sensation d une base Solide\nfait, avec la blancheur de la façade, la teinte crue des volets et la rouge colora-\ntion des tuiles, un ensemble vivant qui perce agréablement les brumes des\nplaines du Nord.\nEn Brabant, le sol et l'atmosphère plus hospitaliers permettent des fon-\ndations plus profondes et la construction d étages. Alors qu en Flandre la\nmaison très basse est presque de plein-pied avec la route, ici le rez-de-chaussée\nse surélève de quelques marches afin d'éclairer les caves que la nature du sol\na permis de construire.\nLa maison est plus confortable. Si l'habitant se protège toujours de la\nbourrasque du Sud-Ouest, le vent du Nord, moins glacial qu'en Flandre, auto-\nrise des fenêtres de ce côté. La toiture s'élève pour y aménager des chambres\nqu éclairent des lucarnes à pignon de briques solidement maçonnés en pro-\nlongement de la façade. Pignons à simples pentes ou à gradins de proportions\ntoujours si justes qui rehaussent la physionomie agréable des maisons. La toi-\nture, d'une pente assez raide, s'arrête à la naissance du pignon et sa gouttière\nd une seule venue par économie, se prolonge à la base de la lucarne.\nLa brique plus colorée qu'en Flandre par endroits peut se passer de\nbadigeon, mais les volets d'une construction moins fruste restent peints de\ncouleurs <vives. La maison, surélevée d'un étage, montre en saillie les ancres\nde son gitage et leur donne le plus souvent la forme de chiffres pour per-\nmettre d'en fixer la date de naissance.\nSi en Flandre le climat et la nature du sol ne permettent pas de garnir\nles façades d'arbustes, ici des espaliers fruitiers grimpent au long des murs\napportant leur part de joie à une existence déjà moins rude. Tandis qu'en\nFlandre les maisons sont espacées et que le village n'est constitué que par le\ngroupement central de la Grand-Place, en Brabant les maisons se rapprochent\nles unes des autres et finissent par former des rues à mesure que I on s'avance\nvers l'intérieur du pays, vers les agglomérations plus denses.\nLes maisons accolées séparent cependant leurs toitures par les pignons\nmitoyens cjui surmontent de quelques centimètres pour former parafeu.\nDans la partie agricole, le plan de la maison est étroitement commandé\npar sa fonction. L'élément principal est la grange. Elle est spacieuse, car elle\nne sert pas seulement à l'engrangement, mais au battage des récoltes. La porte\nen est large et haute, car les routes, aux pentes relativement douces, permet-\ntent d'accumuler dans les chariots les gerbes sur les gerbes.\nDans les fermes, le mur extérieur, celui qui s'aligne le long de la route,\nest à peine percé de fenêtres. L habitation trouve sa place logique au fond de\nla cour d où elle surveille 1 ensemble des bâtiments devant et l'étendue des\npâturages derrière. Les écuries et les étables sont accolées à la maison, car le"}, {"page_pdf": 7, "page_imprimee": "125", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192001-01.1.7", "texte": "LA CITE\nJANVIER 1920\n\nfermier reconnaît aux battements des sabots si quelque fait insolite se passe\nau milieu de ses bêtes.\nTout est subordonné au travail, à la conservation du bétail, à la sécurité\ndes récoltes, à la protection contre les maraudeurs.\nLe plan du bâtiment agricole offre à peu près les mêmes particularités\ndans toutes les régions ; en Campine, au Tournaisis, en Hesbaye, dans le Con-\ndroz et dans le pays Mosan.\nEn Hesbaye, dans le Condroz, dans le pays Mosan, là où 1 espace est\nmoins mesuré, où la valeur du terrain est moins élevée, les bâtiments gardent\nune certaine indépendance et il en est qui se développent de l'autre côté de\nla route en d'importantes annexes.\nDans la partie ouest de notre pays, là où la pierre, le moellon, le grès\ndominent, ce qui frappe c'est la puissance de la construction : murs épais, tou-\nrelles massives, bâtiments carrés ou rectangulaires sans moulures ni dans les\nseuils ni dans les linteaux; seuls les corbeaux des gouttières offrent quelque\nprofil rude qui n'est pas étranger au caractère de robustesse de la construc-\ntion.\nLes matériaux, réfractaires à la taille, le plus souvent mis en œuvre\ncomme la carrière ou la dynamite les a livres, s entassent les uns sur les autres\nen bain de mortier et imposent des murs épais par leurs formes irrégulières\net anguleuses. Les linteaux s'adornent parfois d'un chanfrein ou d'un simple\n« carré », mais c'est l'exception dans les maisons modestes.\nLes fenêtres ont un encadrement de pierre. Les matériaux étant mis en\nœuvre sans souci d'appareillage, la proportion des croisées ne peut être fixée\nque par un encadrement, encadrement robuste, car si le moellon, « le caillou »\nest assez solide, la pierre de la contrée n'a pas une résistance suffisante pour\nêtre débitée en faibles épaisseurs.\nParfois les fenêtres sont garnies de volets, mais cette protection ne\ns'étend pas aux fenêtres des étages; tandis qu/en Flandre, les volets sont faits\nde deux panneaux à larges traverses sur lesquelles sont clouées les planches,\nici, les panneaux sont au nombre de trois ou plus. En Flandre, le volet est\nplein, ici, le panneau supérieur est à claire-voie.\nLa toiture est faite d'ardoises débitées en épaisseurs. Peu ou point de\nlucarne, la nature des matériaux se prêtant mal à des combinaisons que la\nbrique permet plus aisément, et les étages s'éclairent plutôt dans les murs\nmêmes, sous la gouttière, qu'en des pignons gracieux comme en Brabant.\nBien qu'il arrive d'enduire le schiste pour braver l'humidité et le blan-\nchir ensuite, la tonalité même des matériaux semble dispenser d'enluminer\nles façades comme dans les autres parties du pays. Le plus souvent les châssis\nsont peints en blanc, rarement dans ces tons vifs qui caractérisent les con-\ntrées flamandes. La lumière, plus vive qu'en Flandre, incite peu à colorer\nl'habitation. Au reste, îe grandiose du paysage écrase quelque peu l'archi-\ntecture.\nA mesure qu'on s'élève vers la montagne, les maisons ne se suivent plus"}, {"page_pdf": 8, "page_imprimee": "126", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192001-01.1.8", "texte": "LA CITÉ\nJANVIER 1920\n\nen rues et doivent s'accommoder aux conditions du relief du terrain; les habi-\ntations s isolent à nouveau; le coût du transport les font rares. La porte des\ngranges s abaisse, car la pente des routes ne permet plus les lourds charge-\nments. L'habitation, agrippée au flanc du coteau, repose une partie de ses murs\nsur celui-ci et, vue de côté, se silhouette d'une manière curieuse. Elle fait\ncorps avec le rocher et ceci explique le rôle effacé que joue 1 architecture dans\nces pays aux paysages somptueux.\nA peu près dans toutes les régions, l'aspect primitif des maisons ne s'est\nguère modifié; cependant le type de construction n'échappe point aux trans-\nformations de la vie moderne, la brique a remplacé le torchis, la tuile et l'ar-\ndoise se sont substituées au chaume.\nFaut-il, par respect du passé, maintenir les matériaux de jadis et la\nforme de l'architecture? On le voudrait, que l'homme ne s'en accomoderait\npas.\nSi le souci de se protéger contre les intempéries ne modifie guère les\ngrandes lignes de l'habitat, les facilités de communication permettant de dispo-\nser de matériaux nouveaux, le caractère des métiers exercés peuvent en trans-\nformer le détail. La machine agricole mécanique à son tour peut bouleverser\nconsidérablement le type de la ferme, les dimensions des écuries, des étables\net il serait vain et absurde de vouloir conserver à une architecture pitto-\nresque et logique autrefois des formes qui ne se justifient plus de nos jours.\nL'architecture saine doit être avant tout de la construction. De la construc-\ntion logique, rationnelle, et la beauté, qui doit en ennoblir le caractère, ne\nsaurait elle-même méconnaître les raisons de l'art de bâtir, le tempérament\nd'un peuple, ses goûts, le climat et les matériaux de son pays et les conditions\nde sa vie.\nToute architecture qui ne s'exprime pas en ces principes est étrangère\nau pays qui la subit sans l'adopter. Elle est pernicieuse, car elle jette le trou-\nble dans l'âme sereine des habitants. Elle ne saurait avoir droit de cité. Ses\nproductions sont les Métèques de l'architecture.\n\nRaymond MOENAERT."}, {"page_pdf": 9, "page_imprimee": "127", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192001-01.1.9", "texte": "LA CITE\nJANVIER 1920\n\nUn Proģramme d'Enseiģnement\n\nDès longtemps avant la guerre, aux yeux des éducateurs et des esthètes,\nl'enseignement artistique apparaissait délabré et branlant. \"Telle fut d ailleurs\nl'unanimité de cet avis, que 1 administration, si lente a voir, s aperçut de 1 im-\nminence des ruines et décida la réforme du programme de Y Académie de\nBruxelles. Des commissions furent nommées qui présentèrent maints projets.\nHélas, malgé cette somme de travail, point; de résultat fécond. Selon les pro-\nfessions de leurs auteurs, les solutions étaient localisées soit à la peinture ou\nsculpture, soit à l'architecture; personne n'avait envisagé le problème dans\ntoute son ampleur, technique et sociale. C est alors qu on fit appel à Victor\nHorta, artiste novateur particulièrement désigné pour saisir dans la société\nmoderne, les causes de 1 insuffisance de la formation classique. Celle-ci, en\neffet, originellement judicieuse, parce que répondant à un courant collectif de\ndiscipline plastique, était devenue peu à peu, illogique par suite de 1 évolution\nindustrielle et sociale. Ainsi, dans un monde imbu d umfoimité et de régle-\nmentation se légitimaient des programmes, élévations, plans réguliers. Bientôt,\nmultiples, les nécessités économiques et industrielles donnent des programmes\nvariés et plus libres : pour satisfaire ces besoins nouveaux, on propose, tou-\njours la vieille ordonnance classique; on accepte la révolution dans les données\n(magasins, usines, établissements sportifs; locaux nombreux, envers de desti-\nnations et dimensions), et on maintient la routine dans les réalisations (dis-\ntributions et façades constantes). Les cours académiques participent d.e ce dés-\néquilibre causé par l'ignorance des progrès de la civilisation. Toutefois, on\ntente de s'y adapter; des cours de construction, de mathématiques sont donnés\naux architectes, lesquels les suivent sans entrain. De la sorte, 1 impuissance\ndes réformes s'affirma. Timides, superficielles, comment auraient-elles pu étan-\nçonner un enseignement vétusté? Victor Horta, fort de la belle audace dont\nil a donné tant de preuves, proposa 1 indispensable transformation radicale :\nla majorité des professeurs de l'Académie s y rallia, 1 administration en fit\nautant, mais... la guerre survint. Si, souvent, de petits faits déterminent de\ngrandes perturbations, cette fois 1 immense catastrophe mondiale eut, dans\nle domaine restreint de l'Académie de Bruxelles, une repercussion décisive.\nDurant les quatre années tragiques, Horta fut parmi les Belges exilés et cer-\ntains ne perdirent pas leur temps. Faute de ne pouvoir opposer a un pro-\ngramme logique des arguments probants, ils organisèrent une propagande\nnon contre les idées du réformateur, mais contre sa personne. C est beaucoup\nplus commode et moins fatigant! Comme toujours en de pareils mouve-\nments,!* essentiel fut négligé : l'intérêt des intéressés. Les élèves furent oubliés."}, {"page_pdf": 10, "page_imprimee": "128", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192001-01.1.10", "texte": "LA CITÉ\nJANVIER 1920\n\nLe programme d'Horta se condense en deux mots : enseignement inté-\ngral. Basé sur l'utilisation des aptitudes esthétiques des élèves, il tend à une\nhabile coalition de toutes les sciences au profit de Y épanouissement artistique.\nJudicieusement adaptées, les diverses données positives de la vie sont em-\nployées àla formation particulière des jeunes artistes, de telle sorte que\nleurs intelligences, mieux documentées, soient plus pénétrantes et leurs sen-\nsibilités plus souples. Autrement dit, il vise au maximum de fécondité par la\nsynthèse d'un enseignement général approprié et de l'enseignement artistique.\nQuelle belle tendance à l'harmonie pédagogique et sociale! Par une pareille\nméthode est effectuée la réconciliation des élèves et des cours scientifiques.\nDe plus, pour donner à l'artiste une facilité de dessin qui lui permette une\nréalisation aisée de ses conceptions, Horta préconise un enseignement pré-\ncoce : l âge d'admission est fixé à 1 3 ans. Pourquoi, à côté des humanités\nanciennes et modernes, opportunes spécialisations, ne pas créer des humanités\nartistiques? A cet enseignement du dessin, donnons une base rationnelle; plus\nde déformation visuelle par l'emploi des modèles conventionnels, mais l'étude\nd'après nature (flore, faune, figure humaine) et, en sus, pour les architectes,\nla construction, qui est, selon l'expression évocatrice d'Horta, la figure de\nl'architecture.\nLa nouvelle école d'art est divisée en trois degrés : école de dessin,\nécole technique des arts décoratifs, académie royale des beaux-arts. « Equiva-\nlents aux degrés primaire, moyen et supérieur de l'enseignement général, ils\naident à sélectionner les élèves selon leur capacité et les besoins réels de leur\nprofession ». Outre de judicieux cours généraux, parachèvement de la for-\nmation initiale, la section préparatoire comporte un enseignement métho-\ndique du dessin. Et en celui-ci, nulle recherche de spécialisation : les profes-\nseurs ne tentent qu'à former des dessinateurs cultivés et habiles. Aussi, qu'ils\nse destinent à l'architecture, à la peinture, à la sculpture ou qu'ils se lancent\nimmédiatement dans la vie active, les leçons, qui forment un cycle complet,\nleur seront précieuses. De plus, dans l'enseignement moyen, de même spé-\ncial et général, cette unité sera encore maintenue un an, des éléments des\ntrois arts étant inculqués à tous. Combien cette réforme est apte à ramener\ndans la construction l'unité décorative disparue depuis tant d'années! Voici\nd'ailleurs, précisé, le caractère de ces classes : « Plus encore qu'à l'école pré-\nparatoire, 1 enseignement est utilitaire; il est dirigé principalement vers l'exer-\ncice des professions considérées au point de vue des connaissances pratiques\nindispensables. L enseignement y vise à former des dessinateurs capables de\ncomposer 1 ornement, des peintres connaissant la pratique et les règles de la\ncomposition ornementale, des modeleurs, des sculpteurs et des céramistes\nayant des connaissances analogues; des artisans et des employés du bâtiment\nayant 1 ensemble des connaissances théoriques de la construction, des lois de\nla composition des édifices du passé, de la genèse et de l'histoire des styles;\nen un mot, 1 enseignement a pour but de former des ouvriers d élite ayant la"}, {"page_pdf": 11, "page_imprimee": "129", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192001-01.1.11", "texte": "LA CITE\nJANVIER 1920\n\nconnaissance pratique et théorique approfondie de leur métier et capables de\ndiriger ou de commander dans des ateliers ». Capitale, cette institution par\nsa portée sociale : voilà nos ouvriers, souvent mécaniques aujourd'hui, trans-\nformés en artisans logiques et conscients dont 1 effort contribue directement\nà la production artistique. Entre les travailleurs intellectuels et manuels du\nb.timent est rétabli la féconde collaboration, créatrice jadis de nos cathé-\ndrales et de nos beffrois.\nQuant à renseignement supérieur, puisque l'esprit des élèves est déjà\nmûr pour des réalisations importantes, évitons de surcharger les programmes.\nDes étudiants qu'absorbent une besogne obsédante, pourraient-ils se recueil-\nlir et actualiser, grâce à une lucide réflexion, leur originialité latente? Ici, peu\nde travaux mais longuement et librement étudiés.\nCent fois sur le métier, remettez votre ouvrage. O très classique Boi-\nleau, puisse ta constance servir à la diffusion d'un Art moderne!\nEn résumé, le programme Horta, dont l'audaçe n est limitée que par la\nraison, est énergiquement édificateur. Ce qu'il détruit? Un édifice vieillot\ndont les fondations lassées se désagrègent. Et quels matériaux solides n'offre-\nt-il pas à la reconstruction en beauté! Pour les individus, une éducation riche\nde toutes les connaissances humaines et de la compétence technique. Pour la\nsociété, le recrutement facile des différents cadres nécssaires à son expansion\nartistique. Et, rythme de cette rénovation, un chant large et sain de solidarité,\nd'indépendance et de foi.\nNote. Les passages guillemetés sont extraits du règlement de l'Aca-\ndémie de Bruxelles.\n\nVictor BOURGEOIS."}, {"page_pdf": 12, "page_imprimee": "130", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192001-01.1.12", "texte": "LA CITÉ\nJANVIER 1920\n\nUn Monument Commémoratif Mondial\nen Belģique\nLA CITE INTERNATIONALE\n\nUn groupe d'initiatives formé par l'Union des Associations Internatio-\nnales, l Union Internationale des Villes et 1 International Garden Cities, pro-\npose de créer immédiatement une Cité Internationale.\nM. Paul Otlet, dans une conférence faite au Palais d'Egmont et ensuite\nà Anvers à l'Exposition de la Reconstruction, a développé le projet avec une\ngrande éloquence.\nLe but est de commémorer d'une manière grandiose un des moments\nles plus solennels de l'histoire, de consolider et d'élargir le mouvement qui\na conduit à l'institution de la Société des Nations, l'œuvre la plus grande à\nlaquelle ait jamais pu prétendre la société humaine.\nLe but est en même temps d'ériger un monument impérissable susceptible\nd exercer une action permanente sur la marche du progrès.\nLa Cité Internationale serait appelée à l'existence, sous forme tout\nd abord d'une grande Exposition universelle, et ainsi son plan entier pour-\nrait, dès le début, être tracé sur son territoire. Les constructions à l'origine\nprovisoires pour la plupart, seraient, au cours des années, transformées en\nédifices permanents; les quartiers de résidence et de commerce seraient défi-\nnitifs dès le commencement.\nLa Cité Internationale serait le siège de la Société des Nations, de ses\ninstitutions d'ordre exécutif, législatif et judiciaire, elle serait également le\nsiège des Associations Internationales et des œuvres qu'elles ont créées. Elle\ndeviendrait ainsi le centre mondial, la capitale politique, économique et intel-\nlectuelle du monde nouveau.\nLa charge d'édifier la Cité reposerait secondairement sur l'initiative des\nparticuliers et des sociétés et sur les Etats intéressés à s'y faire représenter\ndignement. Ce serait avant tout à la Société des Nations à en assumer la res-\nponsabilité. A cette fin, le territoire de la Cité lui appartiendrait en toute sou-\nveraineté et propriété et elle en établirait le budget. Celui-ci réparti sur toute\nla population du globe, qui est aujourd'hui d'un milliard 800 millions d'habi-\ntants, peut être facilement assuré à raison de 300 millions de francs en capi-\ntal pour un centime additionnel ajouté aux taxes nationales existantes (soit\nle capital que représente l'annuité de 1 8 millions à 6 p. c. d'intérêt et d'amor-\ntissement). A ces taxes internationales viendraient s'ajouter les taxes locales,\nde la même nature que celles prélevées pour ses services par toute munici-\npalité. Viendrait en addition, le produit de la location des édifices et la ces-\nsion des terrains dont l'expérience de toutes les villes montre qu'il n'est pas"}, {"page_pdf": 13, "page_imprimee": "131", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192001-01.1.13", "texte": "LA CITE\nJANVIER 1920\n\ntéméraire d'escompter une valeur plus que décuplée à partir du jour même\noù l'emplacement de la Cité serait fixé.\nIl est proposé de choisir cet emplacement en Belgique dans le Brabant,\net d'édifier la Cité Internationale en ville jumelle de Bruxelles. Ce choix de\nla Belgique est justifié par l'ensemble des motifs qui, avant la guerre,\nl avaient fait spontanément choisir comme siège du plus grand nombre de\nmanifestations internationales et à raison du rôle de ce pays dans les événe-\nments actuels. Un comité, assuré dès maintenant de puissants patronages, est\ndéjà formé dans le but de développer et préparer ce grand projet. Il a arrêté\nson programme de réalisations en prenant comme point de départ le projet\nde l'Union des Associations Internationales, celui présenté par MM. Ander-\nsen et Hébrard, auteurs du « World Center of communications », et par\nM. Howard, le fondateur de la première Garden-City en Angleterre. Mais ces\nétudes préliminaires devront évidemment prendre un aspect nouveau, afin\nque la Cité Internationale s'adapte à l'emplacement qui lui a été choisi et soit\nl'expression de la société nouvelle.\n\nR. C."}, {"page_pdf": 14, "page_imprimee": "132", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192001-01.1.14", "texte": "LA CITÉ\nJANVIER 1920\n\nURBANISME\nLa Question des Plans d'aménaģement en France\n\nLon sait quelles lenteurs et quelles diffi-\ncultés rencontre chez nous la confection des\nplans généraux daménagement que la loi\nimpose, mais que la plupart des autorités\nadministratives sont incapables de faire dres-\nser conformément aux exigences de la tech-\nnique urbanistique. . .\nQuelle est, à cet égard, la situation en\nFrance? Un article publié par M. Léandre\nVaillat dans le « Temps », nous l'apprend.\nIl n'est pas sans intérêt de constater que chez\nnos voisins du Sud l'on rencontre les mêmes\ndifficultés et les mêmes lenteurs que chez\nnous. Il sera plus utile encore d'écouter les\nconseils que le critique dyart donne au cours\nde son étude, que nous reproduisons en\ngrande partie ci-dessous :\no i\nOn sait que la loi du 1 4 mars 1919 im-\npose à toutes les agglomérations détruites\npar la guerre, de faire établir, dans un délai\nde trois mois, le plan général d'alignement\net de nivellement des parties à reconstruire,\naccompagné d'une étude sommaire du pro-\njet d'aménagement, d'embellissement et\nd'extension. Nous avons voulu savoir si, au-\njourd'hui, ce travail préalable, dont nous\navons expliqué à plusieurs reprises l'impor-\ntance, était terminé et si, à ce jour, c'est-à-\n-dire dix mois après la promulgation de la\nloi, chacune des communes sinistrées était\nen possession de son plan. Voici les chif-\nfres que nous avons pu obtenir et qui sont\nexacts, sauf erreur imputable non à notre\nenquête, mais au perpétuel devenir de la\nquestion.\nDans le département du Nord, sur 300\nplans à établir, 50 ont été reçus. La commis-\nsion départementale chargée de les examiner\nse réunit depuis plusieurs mois, à raison de\nquatre fois par semaine. Elle s'occupe sur-\ntout de cas particuliers, c'est-à-dire des de-\nmandes de sinistrés désirant reconstruire\nsans plus attendre. Le plan d'Armentières,\ndû à M. Bourdeix, est approuvé par la com-\nmission; il attend le visa de la municipalité,\npuis celui de l administration centrale. Il\nménage assez bien, à l'ouest de la ville, un\nquartier d'usines et un quartier d'habitations\nouvrières, séparés ou plutôt reliés tous deux\npar un vaste terrain de sports; et à l'est, un\nvaste cercle autour duquel sont disposés les\nbâtiments publics, tels que école, mairie, sur\nl'emplacement d'un quartier démoli et d'ail-\nleurs mal construit. Le plan de Lille, que\nnous étudierons à part, en raison de son Im-\nportance particulière, est prêt.\nDans le Pas-de-Calais, il semble que Ses\narchitectes aient peu pesé dans la balance\net qu'on leur ait préféré,pour ce travail d'ur-\nbanisme, les agents voyers et les ingénieurs\ndes ponts et chaussées. Ceux-ci ont travaillé\ntrès activement. Sur 210 à 220 plans à éta-\nblir, 80 sont terminés, avec le consentement\nde principe du maire; on espère tout achever\navant le printemps. L'activité des ingénieurs\ns'est manifestée naturellement dans le sens\nde leur culture professionnelle et de leurs\nhabitudes d'esprit; ces plans dont quelques-\nuns m'ont passé sous les yeux, sacrifient îui\nculte fanatique de la ligne droite les souples\ncombinaisons de la nature et de l'art. Il en\nrésulte que de petites localités y perdent leur\ncaractère. Je citerai Eterpigny, Remy, où !a\nmairie et l'école sont mal situées, où des rec-\ntifications sont faites sur les deux côtés de !a\nroute, alors qu'en modifiant un seul côté on\nne dérangerait que la moité des propriétai-\nres, Vitry-en-Artois, où, pour rectifier la li-\ngne courbe si agréable de la rue de l'Eglise,\non n hésite pas à démolir la moitié de\nl'église. /\n• • • • ......\nDans la Somme, il n'y a que 20 plans\nsoumis sur 300 environ.\nDans l'Oise, 2 ou 3 seulement sur 200\ncommunes sinistrées.\nDans l'Aisne, 1 0 ou 12 sur 500. La com-\nmission départementale ne s'est pas encore\nréunie. Le plan de Chauny, auquel nous\navons consacré un feuilleton, est en voie de"}, {"page_pdf": 15, "page_imprimee": "133", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192001-01.1.15", "texte": "URBANISME\nLA CITE\nJANVIER 1920\n\nréalisation sous la conduite de M. Rey, le\njeune auteur du projet primé. L'adoption de\nce projet, qui faisait passer les idées généra-\nles avant les cas particuliers, a même failli\ncompromettre l'élection de M. Decambre,\nmaire de la ville, qui l'a soutenu.\nDans la Marne, 140 plans sur 220 r.ont\nsoumis à la commission départementale, qui\nn'en a retenu jusqu'à présent que 2 ou 3. La\nplupart sont dus à des géomètres et préconi-\nsent ces alignements systématiques, dépour-\nvus de sens pratique, dont nous parlons plus\nhaut. Le plan de Reims, refusé, est de nou-\nveau à Pétude : nous lui consacrerons une\nétude spéciale.\nDans les Ardennes, 2 ou 3 plans sur 350\nont été adressés à la commission qui se réu-\nnira à la fin de janvier.\nDans la Meuse, 20 plans sur 250 ont >'té\nadressés à la commission départementale\nqui ne s'est pas encore réunie. Le plan de\nVerdun est dès maintenant établi; nous\nl'examinerons à part.\nEn Meurthe-et-Moselle, 30 plans sur 180\nsont dressés. La commission, en deux réu-\nnions, a étudié 8 plans, mais n'a rien décidé\nencore; elle critique les petits détails; il y a\ndans ce département un excellent architecte\nen chef, M. Roisin, très compétent en ur-\nbanisme, ainsi que de bons architectes diplô-\nmés, du gouvernement.\nDans les Vosges, rien n'a été fait jusqu'à\nprésent. Nous ne possédons pas encore de\nrenseignements sur l'Alsace.\nVoilà, grosso modo, l'état de la ques-\ntion. Cette vue d'ensemble suffit cependant\nà montrer que nous avons beaucoup à tra-\nvailler si nous voulons que tous les plans des\ncommunes dévastées soient prêts au prin-\ntemps, c'est-à-dire au moment où la main-\nd'œuvre, les matériaux pourront être utilisés\nsur place et où Ton pourra de nouveau par-\nler d'architecture.\nLes habitants reviennent dans leurs pays\nrespectifs : c'est l'essentiel. Arras, par exem-\nple, qui comptait 26,000 habitants, avant la\nguerre, en compte maintenant 48,000. Où\nlogent-ils? La moitié des maisons sont dé-\ntruites. D'où viennent-ils? Ils refluent de la\nbanlieue où ils retourneront dès la belle sai-\nson...\nDès maintenant, il ressort que les commu-\nnes sinistrées, gênées localement par toutes\nsortes de considérations personnelles, ont\nintérêt à soumettre leurs plans, avant de\nles adopter, à un office indépendant, ex-\ntérieur à elles, qui les examinerait du point\nde vue général et les leur retournerait avec\nobservations et modifications à l'appui, s'il\ny a lieu. C'est précisément la mission désin-\ntéressée que s'est fixée la Renaissance des\ncités, rue Louis-le-Grand,23, où des hommes\ncomme M. Bonnier, l'éminent inspecteur gé-\nnéral des services d'architecture de la ville\nde Paris, M. Gariès, le professeur de droit,\nM. hord, l'excellent urbaniste de New-York,\nMM. Lafollye, Risler, j aussely et bien d'au-\ntres, se réunissent régulièrement, sous la pré-\nsidence de Mme i arrade-Page, une femme\nintelligente, pour donner leur avis sur les cas\nd espèce que M. Ford leur apporte chaque\nsemaine, après chacune des tournées qu il\naccomplit sans répit dans les ruines. C'est ce\nque plusieurs des préfets et des communes\nOnt compris, et l'on ne saurait trop les en-\ncourager dans cette confiance déjà manifes-\ntée, à plusieurs reprises, envers une institu-\ntion qui, pour être privée, ne bénéficie pas\nmoins d une compétence dont les bureaux\npublics n'ont pas toujours, hélas! le mono-\npole. On ne manquera pas de critiquer une\nméthode qui veut que s'accomplisse à Paris\nune besogne dont l'idéal serait qu'elle fût\nentreprise sur place, et l'on voudra trouver\nlà encore une preuve déplorable de cen-\ntralisation excessive. Mais comment faire au-\ntrement? L'urbanisme n'est pas encore une\nscience assez répandue, et ceux qui font mé-\ntier, dans les provinces dévastées de la pra-\ntiquer, ne sont pas toujours suffisamment\nrenseignés sur ses multiples préoccupations :\nOn le verra par l'étude de quelques-uns des\nplans les plus caractéristiques.\n\nLéandre VAILLAT."}, {"page_pdf": 16, "page_imprimee": "134", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192001-01.1.16", "texte": "LA CITÉ\nJANVIER 1920\n\nARCHITECTURE\n\nÈchos et Nouvelles\n\nLE MOBILIER ECONOMIQUE\nLa Société de l'Art appliqué au métier a\norganisé dernièrement, au Conservatoire des\narts et métiers, une Exposition de mobilier\nd'un caractère économique, artistique et mo-\nderne. Elle a voulu, de la sorte, aider à la\nrenaissance rapide des industries d'art en\nFrance, contribuer à la reconstruction des ré-\ngions libérées et remédier au chômage pro-\nvoqué dans les usines par la cessation des\nfabrications de guerre. Sur des modèles très\nsimples, fournis par de vrais artistes : MM.\nPierre Marcel, M. Fléchet, directeur de\nl'Ecole Boulle, M. Haubold, architecte des\nmonuments historiques, etc., en faisant utili-\nser les matières et les ressources des usines\nd'aviation, on est arrivé à fabriquer des mo-\nbiliers complets de salles à manger et de\nchambres à coucher, dont le coût atteint à\npeine le tiers des prix qui sont devenus cou-\nrants.\nC'est observe le «Journal des Débats»\nqu'ils ont été entièrement fabriqués avec\nce que l'on pourrait appeler les « laissés\npour compte » des usines de guerre. Les\nbois qui servaient au fuselage des avions ou\nà leur carrosserie se sont transformés en\npieds de tables, en lits, en bahuts, en armoi-\nres; il a suffi de varier l'emploi du hêtre, du\nchâtaignier, du pin de l'Orégon, de l'okoubé\ndont on fait les boîtes à cigares, de les pâti-\nner légèrement, de les vernir ou de leur con-\nserver leur teinte naturelle pour ajouter\nl'agrément de la couleur à la fantaisie rai-\nsonnable du dessin.\nL'organisation de cette exposition ne pose\npas seulement un problème technique fort\nintéressant, surtout à cette heure où, dans la\nrareté de la matière première et sa cherté,\nc'est par une technique adroite et réfléchie\nqu'on résoudra la délicate question du prix\nde revient. Elle pose encore un problème\nsocial particulièrement pressant et qui dé-\npasse de beaucoup les contingences du mo-\nment et de l'industrie du meuble : c'est\nl'importante question de la renaissance des\nindustries d'art.\nPLAQUES COMMEMORATIVES.\nEn France, aussi, se rencontrent de braves\ngens qui croient que, pour conserver aux\ngénérations futures le souvenir de la guerre,\nil est nécessaire de couvrir nos édifices de\nplaques commémoratives faites à la dou-\nzaine.\n« L'Europe nouvelle » se moque aima-\nblement d'une d'entre elles en ces termes :\n« M. Pacaud s'occupe des plaques com-\nmémoratives qui, naturellement, vont s'im-\nposer demain sur tous les monuments de\ntoutes les places. Et, hanté de glorieux sou-\nvenirs où se mêlent Danton et la colonne\nVendôme, il a rédigé une proposition de\nloi sur la fonte de toutes ces plaques avec\nles canons pris à l'ennemi. Mais M. Lou-\ncheur l'a dissuadé d'un tel projet. Et\ncomme M. Pacaud s'indignait d'un tel mé-\npris de la tradition historique : « Je ne mé-\nprise point la tradition, lui dit M. Lou-\ncheur, mais, aujourd'hui, les canons sont en\nacier! » *\nLE PRIX DES MATERIAUX\nDE CONSTRUCTION\nIl fera cher bâtir cette année, constate\nr « Economie financière ». Les briques uOnt\nà 50 francs le mille; les poutrelles de bâti-\nments viennent d'atteindre 90 francs; les\npierres sont à 800 francs; le bois de con-\nstruction est à 325 francs; les tuiles seront\nbientôt à 450 francs et ainsi de suite.\nDans les fabriques de ciment Portland\nartificiel, la production s accroît, mais les fa-\nbricants éprouvent de sérieuses difficultés à\ns'approvisionner en charbons et souffrent,\nde plus de la crise des transports. Les prix\npour T intérieur pour mille kilos en sacs fur\nwagon départ sont de 135, 145 et 150 fr.\nPour l'exportation, le prix unique est de\n1 5 0 francs.\nLe marché des matériaux de construction\nreste ferme et bien orienté, la demande s in-\ntensifiant progressivement, notamment pour\nles régions dévastées du Nord de la France.\nLes prix ont une tendance très nette à\nhausser et les offres engageant la production\nde 1920 sont faites à des prix sensiblement\nsupérieurs à ceux cotés actuellement.\nIl y a lieu de prévoir que les hauts prix\ndes matériaux nuiront beaucoup à la con-\nstruction d'habitations particulières au .cours\nde cette anée."}, {"page_pdf": 17, "page_imprimee": "135", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192001-01.1.17", "texte": "ARCHÏT ECTURE\nLA CITÉ\nJANVIER 1920\n\nSALON D'ART RELIGIEUX\nDU PRINTEMPS\nEn réponse à de nombreuses demandes\nde renseignements, les organisateurs de cette\nmanifestation d'art nous prient de faire con-\nnaître aux intéressés que l'exposition ou-\nvrira ses portes le 5 juin et se fera en !a\nsalle Leroy, rue du Grand-Cerf, à Bruxelles.\nL'enthousiasme provoqué dans le monde\ndes artistes par l'annonce d'un Salon d'Art\nreligieux a déterminé la direction à choisir\nune salle plus vaste que celle adoptée tout\nd'abord, et à reculer quelque peu la date\nd'ouverture afin que l'exposition soit ouverte\nà l'époque des jeux olympiques.\nRappelons aux artistes que le Salon est\nréservé aux œuvres originales et modernes,\nd'un carcatère sincère et personnel. Aucune\ninstitution, académique ou firme commer-\nciale ne peut participer comme telle à l'ex-\nposition. Les œuvres doivent être signées, et,\nsi elles sont dues à une collaboration ce\nsera le cas, par exemple, pour une broderie,\nun calice les noms des collaborateurs doi-\nvent être indiqués.\nPar œuvres religieuses il faut comprendre\ncelles qui expriment une pensée dogmatique\nou qui représentent des épisodes bibliques\nou hagiographiques, ainsi que tout ce qui\npeut directement servir à rehausser le culte.\nLe jury d'admission fonctionnera du ler1er\nau 3 juin. C'est donc pour le ler1er juin que les\nartistes sont invités à faire parvenir leurs\nœuvres à la salle Leroy.\nL'INDUSTRIE HOTELIERE. Le Tou-\nringlClub français estime à six millions le\nnombre d'Américains qui viendront visiter\nles champs de bataille de Belgique et de\nFrance. En estimant leurs dépenses journa-\nlières à 20 dollars, la recette que peuvent\nfaire les deux pays pourra être d'environ\n20 milliards de francs.\nPour bénéficier de cet afflux considérable\nde touristes, il faut s'apprêter à les bien rece-\nvoir. On s'y prépare puisque, à la suite d'une\nconférence donnée à Bruxelles par M. Ju-\nrisse, ex-président de la Mutualité Hôtelière\nInternationale, il est question de fonder chez\nnous une section de cette Mutualité ninsi\nqu'une école professionnelle. D'autre part,\nle ministre des Affaires économiques vient\nde déclarer que l'importance de la question\nn'a pas échappé à l'attention de son départe-\nment qui examine un projet très intéressant\nde réorganisation de l'industrie hôtelière\nbelge.\nMais songera-t-on aux problèmes très in-\ntéressants d'architecture que la question sou-\nlève? \\\nCelui des baraquements et hôtelleries\ntemporaires à édifier dans les régions dévas-\ntées.\nCelui des hôtels de luxe qui devront être\nédifiées dans nos principales villes de pro-\nvince si Ton veut qu'elles aient leur part de\nl'or étranger. Qu'on n'oublie pas que la plu-\npart d'entre elles sont fort mal outillées :\nDans un centre aussi visité que Bruges, le\nprincipal hôtel ne compte que 200 chambres\net on ne pourrait loger dans toute la ville\nun millier de touristes.\nL'hôtellerie champêtre n'a pas moins\nd'importance. Elle faisait la prospérité de\nnos Ardennes, du pays de Namur. Elle doit\net sera incontestablement modernisée.\nMais le progrès sera-t-il synonyme d'en-\nlaidissement? C'est là le problème auquel\ns essayèrent, dès 1917, un grand nombre\nd'architectes français à la suite d'un con-\ncours pour la construction d'une « auberge »\ndans les pays envahis, ouvert sous les auspi-\nces du Touring-Club de France.\nRéussirent-ils à le résoudre? Pas entière-\nment. Les uns avaient résolument imité les\nvieilles constructions françaises, les autres\navaient fait des projets d'auberges qui res-\nsemblent à des maisons de garde-barrière,\nquelques-uns enfin s'en étaient tenus au style\n(si l'on peut dire) effarant des casinos et il\nsemble, disait très exactement un critique\nfrançais, « qu'entre tout cela il y aurait eu\nplace pour quelques essais de constructions\nlogiques, employant des matériaux moder-\nnes, cherchant les formes simples et dettes\nqu'appelle la vie actuelle et qu'elle exigera\nde plus en plus. Des imitations de nos styles\nprovinciaux anciens flattent notre goût du\npittoresque et de la curiosité, mais il me sem-\nble qu'une race forte, vivante, éprouvera\naprs la secousse qui vient de la bouleverser,\nle besoin de se réaliser selon les modes qui\nlui seront propres. La génération qui suivra"}, {"page_pdf": 18, "page_imprimee": "136", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192001-01.1.18", "texte": "ARCHI TECTURE\nLA CITÉ\nJANVIER 1920\n\nla guerre ne se contentera pas d'emprunts,\nelle se sentira, je crois, assez d'énergie pour\ncréer un style logique et nouveau parfaite-\ntement adapté à des besoins nouveaux. La\nmaison de garde-barrière ou le casino sont\ndes solutions trop simplistes ou trop bâ-\ntardes. »\nVoilà un programme intéressant, que no-\ntre Touring-Club belge devrait reprendre.\nBEAUCOUP DE COMMUNES se propo-\nsent d'honorer leurs morts de la guerre et de\ncommémorer leurs exploits, par 1* érection\ndun monument. La « Ligue nationale du\nSouvenir > a conçu 1 idée originale de leur\nen fournir le moyen. Une exposition publi-\nque de projets de monuments commémora-\ntifs destinés aux communes qui ne disposent\npas de grosses ressources s'ouvrira au local\nde la Ligue, 32, rue de Namur, le 1 8 février\nprochain, à 2 heures, pour se terminer un\nmois plus tard. On y trouvera environ\n200 projets sous les formes les plus diverses.\nCette excellente initiative, qui s'exerce sous\nle contrôle de statuaires, peintres, sculpteurs\net architectes, a, en outre, l'avantage d'in-\ntroduire une note artistique dans un domaine\noù le mauvais goût des faiseurs est particu-\nlièrement à redouter.\n\nR.\n\nConférences\nLA GRANDE BOUCHERIE. Au\ncours d une séance organisée ces jours der-\nniers par la Société Centrale d'Architecture\nde Belgique, en vue de discuter le rejet, par\n1 administration communale de Bruxelles, du\nprojet de reconstruction de la Grande Bou-\ncherie, on a examiné la question « trou-\nblante » (ainsi s exprimait l'ordre du jour),\ndu Marché-au-Poulets.\n« L Etoile Belge » qui donne un long\ncompte rendu de cette intéressante réunion\nrappelle que c'est en juin 1917 que la\nGrande Boucherie s est écroulée, laissant à\nfront du Marché-aux-Herbes, derrière la\nMaison du Roi, une place encadrée de pe-\ntites maisons étroites à pignon flamand en\nescalier.\nOn est depuis lors très divisé sur la ques-\nquion de savoir s'il faut ou non reconstruire\nle bon vieux bâtiment détruit.\nLe Conseil communal de Bruxelles a émis\nl avis de ne pas reconstruire.\nMais il semble bien, dit M. Bonduelle,\nprésident de la Société Centrale d'Architec-\nture de Belgique, que presque toujours les\nautorités prennent des mesures, sur des ques-\ntions délicates, sans demander l'avis de per-\nsonnes compétentes.\nEt c'est pour donner cet avis, qu'on ne de-\nmande pas, que la Société Centrale d'Archi-\ntecture a ouvert un cycle de conférences con-\ntradictoires où seront débattues des ques-\ntions générales d urbanisme. Les compéten-\nces seront ainsi entendues quand même.\nLa première de ces conférences, à laquelle\nassistait M. Beco, gouverneur de la province\nde Brabant, traitait de la Grande Boucherie.\nPlusieurs orateurs, architectes et membres\nde la Société Centrale, se sont déclarés par-\ntisans de la reconstruction de ce monument.\nIls se sont placés pour soutenir leur thèse, à\ndifférents points de vue.\nM. Tahon croit que la Grand' Place et ses\nabords immédiats forment un ensemble qui\ndoit être respecté à la fois pour son caractère\nartistique et pour les magnifiques souvenirs\nqui s'y rattachent.\nC'est aussi l'avis que donnait M. Adolphe\nMax, bourgmestre de Bruxelles, qui, quel-\nques jours après l'effondrement du monu-\nment, écrivait de sa prison de Berlin, qu'il\nfallait reconstruire la Grande Boucherie, et\nrespecter le dédale de rues et ruelles entou-\ntourant notre splendide Forum.\nM. Malfait, architecte de la ville, pense\ntout pareillement, ainsi que M. Dumon,\nqui, au point de vue spécial du tracé des\nrues, trouve un moyen terme : reconstruire\nla Grande Boucherie ce qui satisferait les\npartisans de la reconstruction et démolir\nle quartier malsain situé en face, l'intestin\ngrêle de Bruxelles, pour y établir la place ré-\nclamée par les amateurs d'espaces. Chacun\nen aurait ainsi selon son goût.\nLa contradiction, si l'on peut dire, est ve-\nnue de la part de M. Duyck,architecte belge,"}, {"page_pdf": 19, "page_imprimee": "137", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192001-01.1.19", "texte": "ARCHITECTURE\nLA CITÉ\nJANVIER 1920\n\ntravaillant surtout en France, qui expose les\nprincipes régissant actuellement les restaura-\ntions décidées aux monuments historiques\nfrançais. Restaurations et non reconstruc-\ntions. Chez nos voisins on admire, on res-\npecte les vieilles et belles choses, mais on lie\nva pas jusqu'à composer du « faux vieux »\nquand on a tant à faire en protégeant, en\nconsolidant le « vrai vieux ».\nEn Belgique, on est frappé de la facilité\navec laquelle on taille dans les quartiers an-\nciens d une ville historique.\nUn orateur n'a pas craint de citer une\nboutade terrible de Prosper Mérimée, écri-\nvant dans un Rapport à l'Empereur des\nFrançais : « Sire, tant que Votre Majesté\nn'aura pas fait pendre un architecte... »\nLE ROLE DE L'ARCHITECTE dans la\nReconstruction des régions dévastées, tel est\nle titre d'une conférence de très haut intérêt\nque M. Bonduelle a donnée dernièrement à\nla Maison du Livre sous le patronage de\n1 Association des Dessinateurs-Architectes et\nDessinateurs du Bâtiment. Le président de la\nSociété Centrale d'Architecture était bien\nqualifié pour prendre la défense des archi-\ntectes trop oubliés au milieu de la cohue des\ncommerçants, hommes d'affaires et entre-\npreneurs qui se pressent autour du vaste\nchantier de la reconstruction. Il a déploré,\ncomme de juste, que les travaux si impor-\ntants et si remarquables de l'Union des Villes\nn'aient été mieux utilisés. Enfin, le conféren-\ncier a exposé la façon déplorable dont on\ns'y prenait pour dresser les plans d'aména-\ngement, si I on peut appeler ainsi les esquis-\nses informes dressées le plus souvent par des\nincapables et des incompétents.\nCERCLE D'ETUDES POUR GEOME-\nTRES et «KRING VOOR BOUWKUNDE».\nXe année d'études. Les conférences\nsuivantes seront données par M. De Neyer,\navocat à Anvers, les lundis 2 et 23 février\nainsi que les 15 et 29 mars prochains, à\n8 h. 30 du soir, au local « Café Suisse »,\nPlace Verte, 2, à Anvers. (Par l'entrée sé-\nparée. )\nSujet : « Des restrictions du droit de pro-\npriété » et des « Servitudes >.,\n\nConģrès\nCONGRES ANGLO-BELGE D'HYGIENE\nBRUXELLES, MAI 1920\nLe « Royal Institute of Public Health »,\nRussell Square, 37, Londres, W. C. 1., placé\nsous le patronage de S. M. le Roi d'Angle-\nterre et de S. M. le Roi des Belges, groupe\nles personnalités universitaires et adminis-\ntratives les plus éminentes du Royaume-Uni.\nIl organise à Bruxelles, du 20 au 24 rnai\n1920, un Congrès Anglo-Belge d'Hygiène,\nqui fera suite au Congrès de Berlin (1912)\net de Paris (1913) et se tiendra aux insti-\ntuts du Parc Léopold.\nM. Max, bourgmestre de Bruxelles, a\naccordé son patronage à ce Congrès, qui\nviendra à point pour permettre des échanges\nd idées entre les hygiénistes anglais et les\nhygiénistes belges, séparés les uns des autres\ndepuis cinq ans.\nLe Congrès sera subdivisé en six sections.\nChaque section aura un président, des vice-\nprésidents, un secrétaire et des rapporteurs\nanglais, ainsi qu'un président, des vice-pré-\nsidents, un secrétaire et des rapporteurs\nbelges. Chacun des rapporteurs choisit la\nquestion qu'il désire traiter. Les rapports lie\nseront imprimés qu'après le Congrès. La\ncotisation est fixée à 25 francs.\nLa troisième section sera consacrée à l'hy-\ngiène municipale.\nL'EXPOSITION DE LILLE\nL'Exposition internationale pour la re-\nnaissance du nord de la France, qui nura\nlieu à Lille en 1920, de mai à octobre, aura\nun caractère' essentiellement pratique.\nLe Comité vient, sur la proposition du\ncommissaire général, de décider que pen-"}, {"page_pdf": 20, "page_imprimee": "138", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192001-01.1.20", "texte": "ARCHITECTURE\nLA CITÉ\nJANVIER 1920\n\ndant toute la durée de l'Exposition, il serait\norganisé des semaines, spécialisées pour\nchaque branche de l'activité économique,\ncommerciale, agricole et industrielle.\nD'ores et déjà ont été inscrits au pro-\ngramme :\nUne semaine de motoculture;\nUne quinzaine du bâtiment et des tra-\nvaux publics;\nUne semaine de l'industrie chimique;\nUn congrès d'hygiène sociale.\nL'Exposition possédera un musée national\noù seront centralisés tous les documents\npouvant aider à l'amélioration de la vie mo-\nrale et matérielle des travailleurs.\nDes concours de matériaux et des métho-\ndes et procédés de construction seront créés.\nLa plupart des machines exposées fonc-\ntionneront d'ailleurs sous les yeux du public\npendant toute l'Exposition, et les produits\nde leur fabrication seront utilisés sur place\npar la municipalité lilloise pour les besoins\nde ses différents services.\nIIe CONGRES DE L'HABITATION\nA LYON\norganisé sous le patronage de la Ville\net de la Foire de Lyon\nLe IIe Congrès de l'Habitation se tiendra\nà Lyon, durant la Foire de printemps, du 1 0\nau 14 mars prochain. En voici le pro-\ngramme :\n1re Partie. — Urbanisme. — Organisation\nde la Cité moderne. — Transformation des\nCités anciennes. — Cités-Jardins. —- Hy-\ngiène et salubrité. — Lutte contre les fu-\nmées, tout à l'égout, traitement des immon-\ndices, etc. — Utilisation rationnelle du\ncharbon, du gaz et de l'électricité. — Trans-\nports en commun. — Ports fluviaux.\nHabitation. — Du rôle social de l'Habita-\ntion. — Habitations à bon marché. —\nAmendements à apporter à la loi. — La loi\nsur les expropriations. — De la crise du lo-\ngement et des moyens d'y remédier.\n2e Partie. Construction. De la con-\nstruction moderne. Standardisation des\nmatériaux. Du taylorisme appliqué à la\nconstruction. Du réemploi des vieux ma-\ntériaux. Des progrès réalisés dans l'outil-\nlage depuis la guerre. Des progrès à réali-\nser. Des liants hydrauliques et leur nou-\nvelle réglementation. Des agglomérés\ncreux ou pleins. De la possibilité de\nl'utilisation du mâchefer dans l'industrie du\nciment armé. De l'utilité d une politique\ngénérale de la construction.\n3e Partie. Entreprise. De l'organi-\nsation de l'entreprise. Banques et coopé-\nratives de construction. De la comptabi-\nlité dans l'industrie du bâtiment. De l'uti-\nlité d'établir une série de prix avec nous-\ndétails.\n4e Partie. De la formation profession-\nnelle des ouvriers.\nPlusieurs rapports pourront être présentés\nsur une même question. Nous prions les\nadhérents et les organisateurs techniques\n(architectes, ingénieurs) patronales et ou-\nvrières qui seraient décidés de participer à\ncet important Congrès de faire parvenir leurs\nrapports avant le 5 février 1920. Les adhé-\nsions seront reçues jusqu'au 20 février. Le\ndroit d'inscription est fixé à dix francs nt\ndevra être envoyé en même temps que\nl'adhésion.\nToutes les communications doivent être\nadressées à M. le président de la Commis-\nsion permanente des Congrès de l'Habita-\ntion, Hôtel de Ville, Lyon.\nSignalons d'autre part que la Foire de\nLyon comprendra un Concours-Exposition\nde Machines, Matériaux »3t Procédés de\nfabrication se rattachant aux diverses indus-\ntries du Bâtiment.\nCette manifestation, en raison de son ca-\ncaractère inter-allié, permettra d'établir une\ncomparaison extrêmement intéressante en-\ntre les résultats obtenus par le mécanisme\nperfectionné et celui d'avant-guerre.\nLes grandes lignes du projet comportent\nun Concours de fabrication standardisation\nde tous procédés applicables à l'Habitation\net une Exposition (suivant les formes ordi-\nnaires) de machines, produits, matériaux du\nBâtiment. 4"}, {"page_pdf": 21, "page_imprimee": "139", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192001-01.1.21", "texte": "LA CITÉ\nJANVIER 1920\n\nBIBLIOGRAPHIE\n\nRevues\nBULLETIN DE L'OFFICE DES RE-\nGIONS DEVASTEES (Ministère de l'lnté-\nrieur, 6, rue de la Loi). Abonnement :\n3 francs.\nVoici ce qui nous change joliment des\nmœurs administratives anciennes : Une\nadministration ministérielle qui s efforce\nd'aider le public à trouver son chemin dans\nles dédales des œuvres officielles, et publie\ndans ce but un bulletin qui, ma foi, est îort\nintéressant. Le premier numéro celui\nd'août donne le texte et un long com-\nmentaire de la loi du 8 avril 1919 sur\nl'Adoption nationale des communes. L'on\nsait qu'afin d'activer la restauration des\ncommunes sinistrées, les plus éprouvées d en-\ntre elles peuvent solliciter une tutelle fort\ngénéreuse, puisqu'elle leur assure le paye-\nment par l'Etat de tous les travaux de res-\ntauration. Plus de 80 communes sont adop-\ntées aujourd'hui et gouvernées par des\nHauts Commissaires Royaux (il y en a cinq\npour toute la Belgique) et des H. C. R.\nadjoints. L'Office des Régions dévastées\nguide et centralise leurs efforts. Le premier\nnuméro du Bulletin qu'il publie nous\napprend le fonctionnement des Magasins\ncommunaux, qu il a fondés, et les faveurs\nqu'il accorde aux rapatriés.\nRelevons dans le deuxième numéro de ce\nBulletin, à côté de bien des renseignements\nprécieux d'ordre administratif, des données\ntrès intéressantes sur les « Sociétés coopéra-\ntives pour dommages de guerre ».\nLe numéro trois nous fait connaître le\nprogramme de construction du Gouverne-\nment. Se rendant compte de la nécessité\nd'amorcer en 1 920 la reconstruction en ma-\ntériaux durs, l'Etat a décidé de construire\nau cours de cette année, dans les régions\ndévastées, deux milles maisons ouvrières et\ndeux mille métairies. Programme restreint si\non le mesure à l'ampleur des besoins; pro-\ngramme immense si 1 on tient compte des\ndifficultés formidables d'une pareille action.\nDéj à elle se trouve commencée par la con-\nstruction d'un quartier-jardin pour ouvriers,\ndont le quatrième numéro du Bulletin donne\nla description. Elle est accompagnée de très\nintéressantes reproductions du plan d'ensem-\nble de la cité et des plans des maisons.\nNous ne pouvons manquer de signaler à\nl'attention des urbanistes le « Règlement de\nbâtisse-type » publié dans le troisième nu-\nméro du Bulletin. Ce règlement spéciale-\nment adapté aux communes de moyenne im-\nportance reproduit en partie les termes\ndu règlement de bâtisse, bien connu, de\nF Union des Villes. 11 introduit cependant\nquelques nouveautés fort heureuses, parmi\nlesquelles il faut signaler l'adoption d'un\nplan général d'aménagement dont le règle-\nment énumère les éléments, également le\nsystème qui consiste â diviser la superficie\ndu territoire des communes en zones, afin\nd'arriver à imposer dans chacune d'entre\nelles, le minimum de hauteur et le maximum\nd'espace libre.\nBULLETIN MENSUEL DE LA SO-\nCIETE CENTRALE D'ARCHITECTURE\nDE BELGIQUE. Dans le numéro d'octo-\nbre, M. Maukels rend un hommage ému à la\nmémoire de Jean Baes. On trouve dans ce\nmême numéro le Rapport du délégué de la\nS. C. A. B. auprès du Comité exécutif de\nl'Union des Villes.\nRaymond Thibaut adresse, dans le nu-\nméro de novembre des « CHANTS DE\nL'AUBE », un vibrant « Appel aux jeunes »,\ndont nous extrayons cette belle profession\nde foi :\n« Pieusement nous vénérons le passé et\nardemment nous l'aimons à travers ce que\nnous en ont laissé les hommes qui furent des\nartistes en Egypte, en Grèce, chez nous et\npartout, mais c'est parce que nous avons un\nabsolu respect pour leur mémoire que nous\nne voulons pas la ternir par la réplique fon-\ncièrement irraisonnable des formes qu'ils\nn'ont adoptées, eux, que parce qu'elles s'im-\nposaient en raison du climat de leur pays,\ndes ressources dont ils disposaient, du génie\nde leur siècle et des conditions sociales de\nleur race.\n» Tous les « styles » ont leur beauté, Os\nsont chacun représentatif d'une époque et"}, {"page_pdf": 22, "page_imprimee": "140", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192001-01.1.22", "texte": "BIBLIOG RAPHIE\nLA CITÉ\nJANVIER 1920\n\nd une région, mais de cette époque et de\ncette région seulement; ailleurs ils font sup-\nposer une impuissance créatrice. »\nC'est au nom de ces principes que l'au-\nteur réclame la rénovation de l'Académie\ndes Beaux-Arts de Bruxelles, qui perpétue\nla grande faute de l'enseignement académi-\nque. « Les chemins de fer, le téléphone, le\ntélégraphe, l'électricité naissaient; la science\nqui, elle, n'avait pas lâché le fil de la tradi-\ntion, arrivait à son heure et faisait changer\nl'aspect du monde et les mœurs des hom-\nmes. L'enseignement universitaire suivit les\nprogrès de la science et s adapta aux exigen-\nces nouvelles; l'enseignement académique\nresta ce qu'il était, il ne comprit pas que le\nmoment était là où il devenait déshonorant\nde ne pas retourner à l'esprit de la véritable\ntradition artistique pour, de cet esprit de lo-\ngique, de raison et d'équilibre, tirer des\nformes d'art en rapport avec les formes nou-\nvelles de la vie. »\nUne transformation intégrale de l'ensei-\ngnement s'impose. Le programme de Victor\nHorta la réalise. L'auteur le résume et con-\nclut en ces termes :\n« Nous avons pensé qu'un tel programme\ns'imposait à l'attention de tous et qu'il était\nde notre devoir, non seulement de le faire\nconnaître, mais encore de le défendre avec\ntoute 1 ardeur de notre jeunesse désintéres-\nsée, et si nous proclamons la révolution, c'est\nque nous sommes à l'un de ces moments de\nl'humanité où l'évolution ne suffit plus à\nl'esthétique parce qu'elle s'est alourdie et\ncomme enlisée dans du passé. Il faut, à ces\nmoment-là, que la révolte des jeunes triom-\nphe. Ce programme est aussi une bannière\nsous laquelle nous nous groupons pour crier\nnotre enthousiasme joyeux, confiant et clair,\npour servir l'art, pour exalter son éternelle\njeunesse! >\n«LA BELLE FRANCE», ancienne revue\nL Art de France, a publié ses numéros 1 2 et\n1 3. Celui -ci nous donne, sous le titre : « Le\nPère d'églises », une page du grand poète\nPaul Claudel. Le numéro 12, le premier\nparu après la guerre, parle de l'Architec-\nture de la victoire, rappelle des pages ou-\nbliées de Phil. de l'Orme sur le « Vrai et le\nfaux architecte », enfin renferme un article\nde George Pradelle : Architecture.\nLa Revue « LE GESTE » est née de !a\nfusion des Revues « Demain » et « Au Vo-\nlant » dont nous suivions avec sympathie\nles campagnes en faveur de l'art moderne.\nSon premier numéro nous apporte des « Ré-\nflexions d'architecte » fort judicieuses. Elles\nsont inspirées à M. Vanderdrift par cette\nparole de Sullivan : « La chute de l'ancien\net la formation du nouveau sont des appari-\ntions identiques d'une même cause ».\nVictor Bourgeois consacre dans la même\npublication quelques lignes au « Panthéon\nde l'Humanité », de Berlage.\n« DE BOUWGIDS ». Le numéro de\njanvier de cette revue rend compte d'un ou-\nvrage très intéressant paru en Hollande et\nconsacré au problème des petites habitations\nbourgeoises. Les échos renferment une pro-\ntestation bien justifiée contre la défiguration\nde nos monuments publics par les affiches\ndont on les recouvre depuis quelques mois.\n\nLivres\nLA BANLIEUE NORD-OUEST DE\nBRUXELLES, par A. Cosyn. (Office de pu-\nblicité. )\nL'auteur, qui depuis longtemps consacre\nson activité à l'étude et à la vulgarisation\ndes sites brabançons, augmente par cette\nbrochure illustrée l'intéressante petite biblio-\nthèque dont il est l'auteur.\nOn la lira avec intérêt, ou l'on souhaitera\navec nous, que l'exemple de M. Cosyn soit\nimité dans tout le pays, dans les terroirs,\nafin que revive l'amour et le respect des ré-\ngions de notre sol, qui toutes sont caracté-\nristiques et pleines de souvenirs."}, {"page_pdf": 23, "page_imprimee": "141", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192001-01.1.23", "texte": "LA CITÉ\nJANVIER 1920\n\nCONCOURS\n\nLa Basilique Nationale de Koekelberģ\nR. C.\nNous avions accueilli avec enthousiasme\nl'annonce d'un concours pour la construction\nd une Basilique Nationale. Il semblait qu'en\nouvrant à tous les artistes la porte du do-\nmaine si longtemps fermé de l'Art religieux\nl'on allait enfin renouveler l'atmosphère trop\nenfermée des « chapelles » de notre pays.\nNous devons, hélas! déchanter. La circu-\nlaire que nous reproduisons ci-dessous et que\nnous avons reçue vers la mi-février ne peut\ns'appeler un programme de concours. II n'y\nest question ni du jury qui sera appelé à\njuger les envois, ni des indemnités que 1 on\naccordera aux concurrents de mérite.\nLes données du problème sont, elles-\nmêmes, on ne peut plus incomplètes : Une\nphotographie que nous avons reçue en même\ntemps que ce soi-disant programme porte\ncette inscription : « Il serait prudent de Ve-\nnir faire le relevé des fondations, car elles\nsont encore incomplètes et n'existent que\njusqu'au niveau de la crypte que l'on avait\nprojetée autrefois ». On donne aux concur-\nrents à peine quelques semaines pour termi-\nner cette étude. Faut-il rappeler aux organi-\nsateurs de ce concours qu'il s'agit d'une\néglise, d'un temple, de l'œuvre suprême en\narchitecture; de celle qui s'édifie non pour\ndes générations, comme nos bâtiments utili-\ntaires, mais dont la silhouette auguste doit\ndominer les siècles à l'image de l'Esprit dont\nelle tend à être le çénacle?\nNous nous refusons de croire que la façon\nd'agir des organisateurs de ce concours soit\ninspirée par les intérêts mesquins de quel-\nques « marchands du Temple ». Nous n'y\nvoyons qu'une manifestation regrettable de\nla profonde décadence du goût public et de\nl'incompréhension de notre époque pour la\nvéritable architecture.\nTous les amis sincères de l'Art religieux\ndéploreront avec nous que l'on ait perdu\ncette occasion unique de réagir contre cette\ndécadence.\nC'est à titre tout à fait documentaire que\nnous reproduisons ci-dessous le programme\nde concours.\n\nPROGRAMME\nEDIFICATION D'UNE BASILIQUE NA-\nTIONALE A KOEKELBERG. 1° Un\nappel est adressé aux architectes belges, en\nvue de l'édification d'une Basilique Natio-\nnale, vouée au Sacré-Cœur, en reconnais-\nsance de la libération de la Patrie, et en\npieux hommages aux héros de la guerre;\n2\" Les artistes qui désirent répondre à cet\nappel sont priés de. s'adresser, avant le\n1 5 février prochain, au siège actuel (église\nprovisoire) de la paroisse de Koekelberg\noù ils pourront retirer copie du plan du ter-\nrain et des fondations existantes;\n3° On leur demande de fournir, avant le\n1 5 avril prochain, un croquis sommaire\n(plan et élévations) accompagné d'un mé-\nmoire, donnant une idée générale de leur\nconception.\nLe comité les admettra, s'ils le désirent, à\ncompléter par des explications verbales, ce\nmémoire dans le mois qui en suivra le dépôt;\n4 A part les desiderata formulés dans\nle programme ci-après, la plus grande liberté\nleur est laissée, quant à sa réalisation :\na) On tiendra compte de l'emplacement\nde la Basilique sur le haut du plateau de\nKoekelberg, de manière à donner à l'édifice\nle caractère monumental qu'il comporte;\nb) Les dimensions de la Basilique seront\ncalculées de manière que celle-ci puisse con-\ntenir de 3,000 à 4,000 personnes, ayant tou-\ntes vue sur l'autel;\nc) L'autel sera placé au croisement de la\nnef principale et du transept et surmonté\nd'un baldaquin une large enceinte étant\nréservée tout autour de l'autel pour les céré-\nmonies du culte.\nOn prévoira en outre, à proximité, un\nemplacement suffisant pour 80 stalles (ré-"}, {"page_pdf": 24, "page_imprimee": "142", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192001-01.1.24", "texte": "CONCOURS\nLA CITÉ\nJANVIER 1920\n\nparties sur 3 rangs), pour une schola d'une\ncinquantaine d'enfants et pour la tribune des\nchantres et des orgues;\nd) Au chevet de l'édifice sera érigée !a\nstatue du Sacré-Cœur, au-dessus de l'autel\ndu Saint-Sacrement;\ne) Le monument comprendra au moins\nneuf chapelles rappelant nos neuf provinces\nbelges;\n112) Il existe déjà des fondations en partie\nconstruites. Il importe de les utiliser dans la\nmesure du possible;\ng) Il est entendu que le coût approxima-\ntif du projet sera pris en considération.\nAu moment de mettre sous presse nous\nrecevons du Comité de la Basilique une note\nque nous insérons ici sans autre commen-\ntaire.\n\nAVIS\nLe Président du Comité,\nE. BECO.\nComité de la Basilique\nde Koekelberg.\nBruxelles, le 27 février 1920.\nLa question suivante nous a été posée par\nun de ceux qui ont répondu à notre appel :\nEst-il utile de prévoir, en même temps que\nla Basilique proprement dite, une partie de\nF édifice devant servir d'église paroissiale?\nLa Basilique servirait, écrit Fauteur de la\nquestion, pour les grandes cérémonies spé-\nciales; il me semble qu'elle serait démesurée\npour les services d'une église paroissiale.\nNous avons l'honneur de porter à votre\nconnaissance la réponse que nous lui faisons\nsous la date de ce jour.\nLa Basilique est destinée, en effet, à ner-\nvir à la fois de temple pour les grandes céré-\nmonies et d'église paroissiale affectée aux\nbesoins quotidiens et ordinaires du culte.\nNous ne pouvons que vous conseiller\nde tenir compte de cette distinction dans\nl'idée générale dont la conception vous est\ndemandée. Il semble — et que ceci soit dit à\ntitre de simple indication — que l'espace\ncompris entre l'autel central et celui du\nSaint-Sacrement devrait pouvoir contenir\nenviron un millier de ndèles.\nUne autre question, plus générale, nous a\nété posée : Le Comité devient-il propriétaire\ndes idées qui lui seront soumises en même\ntemps que leurs auteurs abandonnent tous\nleurs droits?\nNous nous empressons de reconnaître que\nles participants conservent tous les droits qui\nleur sont assurés par la loi sur les droits\nd'auteur.\nIl importe toutefois de remarquer qu'il ne\ns'agit pas ici d'un concours public propre-\nment dit, organisé sous la forme d'un con-\ntrat bilatéral entre nous et les artistes qui\nveulent bien répondre à notre appel.\nLa rédaction du programme adopté\nsans détails ni précision en caractérise la\nportée.\nNous sommes l'absolue garantie que, si\nl'expérience du présent appel donne les ré-\nsultats positifs espérés, le choix du ou\ndes architectes qui seraient éventuellement\nchargés de poursuivre l'étude de leurs sug-\ngestions ne sera déterminée que par une su-\npériorité manifestement reconnue, sans em-\nprunt à d'autres projets qui seront d'ailleurs\nscrupuleusement tenus secrets d'un partici-\npant à l'autre.\n« Si, pour employer les expressions de la\nFédération des Sociétés d'architecture de\nBelgique, il arrivait que dans un projet\nécarté, une chose excellente ait retenu l'at-\ntention, si cette chose a 1 allure d'une trou-\nvaille, qu'il semble qu'elle soit personnelle\nà l'auteur du projet, qu'elle constitue une\nsorte de propriété artistique et qu'il soit utile\nde la voir mise à exécution », nous aurons le\ndevoir de nous mettre en rapport avec lui\npour le désintéresser matériellement par le\nrespect de sa revendication dans une mesure\nlégitime."}, {"page_pdf": 25, "page_imprimee": "143", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192001-01.1.25", "texte": "CONCOURS\nLA CITÉ\nJANVIER 1920\n\nÉchos et Nouvelles\nUn compte rendu du concours organisé\nen vue de fixer le GENRE ARCHITECTU-\nRAL A ADOPTER POUR LA RECON-\nSTRUCTION DE DINANT a paru dans un\nprécédent numéro de la Cité. Nous rece-\nvons à ce propos une note que nous publions\nvolontiers afin de donner expression à toutes\nles opinions d'art :\n« Ainsi donc, il découle du concours de\nfaçades qui vient de se clôturer à Dinant,\nque l'on préconise Part mosan, avec l'emploi\nde matériaux frustes et pittoresques, et il\nsemble que les projets présentés sous ,une\nautre forme, des façades peintes par exem-\nple, seraient en dehors de la question. Pour-\ntant la vision que l'on avait en débarquant à\nDinant, était bien celle d'une ville blanche\ns'étendant le long de la Meuse. Blanc, l'Hô-\ntel de Ville (par blanc, il faut entendre un\nton très clair, crème ou légèrement teinté\nde bleu), blanche la maison de Wiertz,\nblanches certaines vieilles maisons se trou-\nvant derrière la place Saint-Nicolas ou dans\n[ entourage de la place Patenier, et cepen-\ndant, ces bâtiments, ces maisons avaient été\nconstruits en matériaux frustes et pittores-\nques; alors pourquoi les avoir peints? Proba-\nblement, parce que les habitants trouvaient\nque leurs maisons manquaient de gaîté et\nde fraîcheur. Doit-on les en blâmer? Si nous\nrebâtissons dans le goût des vieilles maisons\nd'autrefois, les habitants ne regretteront-ils\npas leur ville si gaie et ne repeindront-ils pas\nencore une fois leurs façades? Certes, il faut\nrespecter les préférences du public, mais de\nquel droit alors orienter le goût vers le Mo-\nsan? Parce qu'il est régional, sans doute,\nmais où commence le Mosan? Son caractère\ns'étend sur différents types; quels principes\nsuivre? Va- t-on refaire des fenêtres à me-\nneaux de pierre à 1 ,000 francs le mètre\ncube? Trop cher! On tombera peut-être\ndans le simili et ce sera lamentable. Car-\nlos Thirion. :>>\nLA SOUS-STATION ELECTRIQUE\nDE RHODE-SAINT-GENESE\nAu concours organisé par la Société na-\ntionale des Chemins de fer vicinaux, sous les\nauspices d*« Art et Industrie », pour le pro-\njet d une sous-station électrique à Rhode-\nSaint-Genèse, deux projets ont été admis\n« ex-œquo » : ce sont ceux de MM. les ar-\nchitectes Vivenoy et Callewaert.\nLa Société nationale des Chemins de fer\nvicinaux compte pouvoir les faire exécuter\ntous deux.\nQuinze cents francs de primes seront ré-\npartis entre les trois autres concurrents appe-\nlés à participer à l'épreuve définitive.\nLes projets primés ainsi que ceux présen-\ntés à la première épreuve et non retirés par\nleurs auteurs seront exposés prochainement.\nCONCOURS POUR LA RECON-\nSTRUCTION DU MARCHE AUX POIS-\nSONS A LIERRE. Nous recevons d'un\nde nos correspondants quelques renseigne-\nments concernant les résultats de ce con-\ncours dont nous avons reproduit le pro-\ngramme dans notre précédent numéro.\nTrois projets ont été présentés à l'exa-\nmen du jury. Ils sont de valeur très inégale.\nCelui classé premier et auquel a été attri-\nbué une récompense de 1,500 francs est dû\nà M. Egide van der Paai, d'Anvers.\nLe 2e, auquel a été attribué une récom-\npense de 750 francs, est de M. Edgard Van\nImschoot, de Gand.\nLe 3e (prime de 500 francs), est de M.\nGondrexon, d'Anvers.\nSeul le premier de ces concurrents s'est\npréoccupé du problème d urbanisme qui fai-\nsait 1 objet de ce concours.\nLe caractère architectural de ce projet est\nà tendances modernes. Il est appuyé de très\nbelles perspectives. Les autres projets sont\narchaïsants. Leurs auteurs ne se sont guère\npréoccupés des plans. Toute leur attention\ns'est fixée sur les façades.\nGRAND-PLACE DE LOUVArN\nLe Haut Commissaire Royal pour la Ré-\ngion Brabant-Hainaut» M. André, a l'inten-"}, {"page_pdf": 26, "page_imprimee": "144", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192001-01.1.26", "texte": "CONCOURS\nLA CITÉ\nJANVIER 1920\n\ntion de mettre très prochainement au con-\ncours la reconstruction des habitations bor-\ndant la Grand' Place de Louvain et une par-\ntie de la place Marguerite.\nLe programme, étudié de commun accord\navec 1 Union des Villes, sera arrêté inces-\nsamment. On espère pouvoir terminer Je\nconcours, qui se fera en deux épreuves, pour\njuin ou juillet 1920, de façon à pouvoir\ncommencer les travaux à la fin de l'été pro-\nchain.\nCONCOURS DE DESSIN DE DENTELLE\nLes « Amies de la Dentelle » organisent\npour le 1 0 mai prochain un concours de des-\nsin de dentelle. Ce concours portera sur le\n« point de Paris ». Les participants devront\nfaire une dentelle large de quinze centimè-\ntres avec coin et un entre-deux assorti, large\nde dix centimètres également avec coin. Les\ndeux dentelles doivent servir à une nappe à\nthé de finesse moyenne, fil n° 120.\nLe dessin devra être fait à l'encre noire\nsur papier blanc.\nLes dessins devront être envoyés avant le\nler1er mai 1920, 7, rue de la Caserne, au local\ndes « Amies de la Dentelle ». Des prix se-\nront attribués aux lauréats.\nLE CONCOURS DE FAÇADES institué\npar le Haut Commissaire Royal de la région\nde Liége-Namur-Luxembourg, dit la presse\nquotidienne, a obtenu un plein succès. Près\nde cinq cents projets ont été envoyés.\nLes projets seront exposés, du 23 février\nau 8 mars, à l'Académie à Liège. Des expo-\nsitions de projets primés auront lieu ensuite\ndans la province de Luxembourg et à Dî-\nnant.\nHOTEL DE VILLE DE DINANT\nTrente-huit projets ont été présentés\npour la première épreuve du Concours pour\nl édification d'un nouvel Hôtel de Ville à\nDinant. Le jury appelé à les examiner était\ncomposé de MM. Brunfaut, Van Neck, Cou-\nsot et Raucq. Il a retenu quatre projets pour\nla seconde épreuve. Ce sont ceux marqués\ndes devises : « X »; « Dinant r viquerait » ;\nTrois cercles entrelacés; Cercle rouge avec\ndeux E grecs renversés (Blomme). Les au-\nteurs de ces projets peuvent les retirer pour\nles compléter. La date de remise des projets\nrmis a été fixée au ler1er avril 1920."}, {"page_pdf": 27, "page_imprimee": "145", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192001-01.1.27", "texte": "CONCOURS\nLA CITÉ\nJANVIER 1920\n\nConcours d'Habitations à bon marché\nCONCOURS PUBLIC POUR LA CONSTRUC-\nTION D'UN GROUPE DE MAISONS A BON MAR-\nCHE A APPARTEMENTS MULTIPLES, organisé\npar l'administration communale de Laeken.\nConditions du concours. Art. ler.1er. L'admi-\nnistration de la commune de Laeken ouvre, à îa\ndate du ler1er janvier 1920, entre les architectes\nbelges d'origine, un concours pour l'élaboration\ndes plans « d'un groupe de maisons a bon marché\nà appartements multiples\nPar l'acceptation de leurs fonctions, les membres\nde la Commission et du Jury renoncent à toute\nparticipation directe ou indirecte au concours.\nAu présent programme est joint :\n1\" Un plan du terrain indiquant :\na) Le périmètre avec les abords;\nb) Les niveaux;\nc) Le niveau de la nappe aquifère au lerIer octo-\nbre I* 91 9 ;\nd) Les égouts collecteurs;\ne) L orientation ;\n112) Les immeubles de la rue Claessens destinés à\nla ilémoiition;\ng) L'indication du tracé provisoire de la rue à\ncréer entre la rue Claessens et le carrefour des\nrues de Wautier, de Molenbeek et de Drootbeek;\n2° Une note concernant les dispositions princi-\npales à prévoir pour une nouvelle école gardienne\nrue Tivoli : les concurrents devront concilier îa\ndisposition de la cour de cette école avec les espa-\nces libres des immeubles à appartements multiples;\n3\" Une note d observations générales concer-\nnant les différentes parties des immeubles.\nArt. 2. Le concours est à deux degrés, }a\npremière épreuve étant éliminatoire. Ne prendront\npart à la seconde épreuve que les. concurrents de\nla première qui seront désignés par le Jury.\nPour cette première épreuve, les concurrents\nproduiront :\nA) Un plan général à l'échelle de 2 millimètres\npar mètre, indiquant l'ensemble des dispositions et\nd'après le levé du terrain joint au programme.\nLe tracé de rue indiqué au pian joint au pro-\ngramme étant donné à titre d'indication provisoire,\nles concurrents peuvent le modifier suivant les né-\ncessités de leur plan d'ensemble;\nB)' Les plans des sous-sols, du rez-de-chaussée\navec ses abords, et de ou des étages, à l'échelle\nde 0,005 par mètre avec l'indication de l'empla-\ncement du mobilier;\nC) Une façade et une coupe au moins par bâti-\nment à 1 échelle de 0.01 par mètre;\nD) Une vue perspective de l'ensemble des con-\nstructions avec les abords;\nE) Une évaluation sommaire de la dépense,\naccompagnée d'un tableau indiquant le nombre de\nmètres carrés, séparément, c'est-à-dire, en sous-sol,\nen rez-de-chaussée, en étage, en cour découverte\net trottoirs; le nombre de mètres courants de mur\nde jardin, ou toute autre indication essentielle, de\nfaçon à ce que le Jury puisse rapidement appliquer\nsur le tableau même des prix unitaires uniformes et\nles îotaux.\nArt. 3. Tous les dessins auront le caractère\nd esquisse, mais seront fixés sur châssis et disposés\nde manière à ne constituer que trois châssis lu\nplus. Les auteurs s'efforceront de rendre la lec-\nture des projets facile et éviteront d'entremêler sur\nun même cadre des études à échelles différentes.\nLes dessins non demandés ne seront pas soumis nu\nJury.\nArt. 4. Les envois seront anonymes et por-\nteront une devise ou marque reproduite sur deux\nenveloppes fermées; la première contenant le nom\net l'adresse du concurrent; la seconde contenant le\nnom du membre du Jury à élire par le concurrent.\nCette seconde enveloppe portera, en outre, comme\nsuscription : « Concours public pour la construc-\ntion d'un groupe de maisons à bon marché à\nappartements multiples à ériger à l'angle des rues\nde Tivoli et rie Wautier.\n» Election du Délégué des concurrents. »\nTous les documents seront déposés à l'Hôtel\ncommunal de Laeken, bureau du Service techni-\nque, au plus tard le ler1er avril 1920, à midi, contre"}, {"page_pdf": 28, "page_imprimee": "146", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192001-01.1.28", "texte": "CONCOURS\nLA CITÉ\nJANVIER 1920\n\nrécépissé. Pour les envois de province, la date in-\ndiquée est valable pour la remise à la gare expédT\nèrice.\nL'annonce du concours se fera par la Presse\nbruxelloise avant la distribution du programme.\nLe délai entre l'annonce du concours et la remise\ndes projets sera de trois mois. L'anonymat doit être\nstrictement observé, le concurrent qui y déroge-\nrait, sera, de par ce fait, exclu du concours.\nArt. 5. • Aussitôt que le Jury aura désigné les\nprojets dont les auteurs seront admis à la seconde\népreuve, les enveloppes jointes à ces projets seront\nouvertes par le Jury qui invitera par lettre les- au-\nteurs à prendre part à la seconde épreuve. Lntre\nla date de remise des projets de la première\népreuve et de l'ouverture de la deuxième épreuve,\nle Jury examinera les projets et déposera son rap-\nport dans un délai qui ne dépassera pas deux mois.\nLa date de la remise des documents réclamés à la\nseconde épreuve sera indiquée à ce moment, mais\nelle ne dépassra pas un délai de trois mois.\nUne note sera éventuellement remise aux con-\ncurrents invités à prendre part à la seconde\népreuve qui formulera les observations ou les desi-\nderata du Jury. Les enveloppes renfermant les\nnoms des concurrents non appelés à la seconde\népreuve resteront déposées à l'administration com-\nmunale de Laeken où elles pourront être reprises\navec les autres documents après l'exposition publi-\nque qui suivra la seconde épreuve.\nArt. 6. Par le fait de leur acceptation à\nprendre part à l'épreuve définitive d'après les con-\nditions du présent programme, les concurrents\nacceptent toutes les clauses de ce programme et\ns'engagent à n'élever, dans le présent ni dans\nl'avenir, aucune réclamation de quelque nature\nqu elle soit.\nLes projets et documents de cette épreuve seront\ndéposés, contre récépissé, à l'Hôtel communal de\nLaeken, bureau du Service technique, le ler1er sep-\ntembre 1920, de 10 à 12 heures (sauf rectification\nultérieure). Ils porteront le nom de l'auteur du\nprojet. Tous les dessins seront fixés sur châssis.\nComme il est dit à 1 art. 3 de la première épreuve,\nles auteurs s'efforceront de rendre la lecture des\nprojets facile et éviteront d'entremêler sur un\nmême cadre des études à échelles différentes.\nLo rs de la deuxième épreuve, le Jury se réserve\nde décerner des primes aux projets intéressants\nqui, bien que n étant pas appelés à être exécutés,\ndemeureront la propriété de la commune, sous\nréserve de la loi de 1886 réglant la propriété artis-\ntique.\nL'ensemble des primes et prix atteindra une\nsomme de vingt mille francs qui sera, en tous cas,\ndistribuée.\nt\nL auteur du projet classé premier ne recevra ni\nprix ni primes; il sera chargé éventuellement «le\nl'exécution de l'ensemble de son projet le cas\néchant modifié à la demande de l'administration\ncommunale et touchera immédiatement après la\nproclamation du résultat du concours une somme\néquivalente à 1 1/2 p. c. du devis de l'ensemble\ndu projet établi sur la base du bordereau des prix\nunitaires de 1914 (déduction faite de la prime de\n1,200 francs).\nL'administration communale se réserve le droit\nde faire exécuter le projet en partie ou même île\nne pas le faire exécuter. En ce dernier cas, l'ar-\nchitecte, auteur du plan d ensemble, n'aura droit à\nd'autres honoraires que ceux touchés après la pro-\nclamation du résultat.\nAu cas où l'administration communale décide-\nrait de faire exécuter le plan d'ensemble en tout ou\nen partie, elle demandera à l'auteur du plan d'en-\nsemble primé, de continuer sa mission d'archi-\ntecte, moyennant le paiement des honoraires de\n5 p. c. à compter sur la valeur du travail à exé-\ncuter, dont il y aura lieu de déduire la somme déjà\npayée pour cette partie.\nL'administration communale de Laeken s'en-\ngage à approuver les propositions du classement\nfaites par le Jury.\nL'auteur du projet classé premier gardera, en\noutre, la propriété artistique de ses plans et tracés\nqui ne seront pas suivis immédiatement d'exécu-\ntion. L'administration communale sera tenue de\nlui commander l'exécution des plans des autres\nimmeubles au fur et à mesure de leur réalisation.\nArt. 7. Les documents à fournir par les con-\ncurrents désignés pour prendre part à la seconde\népreuve sont les suivants :\na) Un plan général à l'échelle de 0.002 par\nmètre, indiquant l'ensemble des dispositions\nd après le relevé du terrain joint au programme;\nb) Les plans des sous-sols, du rez-de-chaussée\net de ou des étages à l'échelle de 0.0 1 par mètre,\navec indication de l'emplacement du mobilier;\nc) Des façades et coupes indiquant toutes les\nparties du projet à l'échelle de 0.01 par mètre,\nainsi qu'une travée des façades principales à\n1 échelle de 0.02 par mètre, en y ajoutant quel-"}, {"page_pdf": 29, "page_imprimee": "147", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192001-01.1.29", "texte": "CONCOURS\nLA CITÉ\nJANVIER 1920\n\nques détails de construction ou d'architecture en\ngéométral ou en perspective.\nToutefois, le Jury se réserve le droit de modifier\nl'énumération des documents après l'examen des\nprojets de la première épreuve, mais dans un sens\ntel qu'il ne sera pas ajouté au travail primitive-\nment Indiqué.\nTous ces dessins ne seront pas traités en esquis-\n*\n«es, mais étudiés au point de vue de la construc-\ntion; ils seront suffisamment cotés et porteront, en\nteintes conventionnelles, les indications exactes\ndes matériaux proposés;\nd) Un métré descriptif et un devis estimatif de\nla dépense très sérieusement établie sur la hase\nd'un bordereau des prix unitaires de 1914 qui leur\nseront fournis ultérieurement, mais en temps utile.\nAu cas où les concurrents feraient usage de maté-\nriaux exceptionnels, non mentionnés dans ce bor-\ndereau, leur prix devra être fourni à un taux\nmoyen susceptible d'être accepté par la majorité\ndes entrepreneurs.\nIl sera procédé avec un soin minutieux à la\nvérification des quantités et prix du susdit devis\npar un ou des vérificateurs à désigner par le Jury;\ne) Une notice explicative commentant les diver-\nses parties du programme, justifiant, par exemple :\nle mode de fondation, l'emploi de certains maté-\nriaux, la disposition des locaux, etc., etc., en un\nmot tous les perfectionnements que le concurrent\nn cru réaliser dans son projet.\nArt. 8. Pour les deux épreuves, le Jury est\ncomposé comme suit :\n1. M. F. Brunfaut, architecte, échevin à Lae-\nken, président;\n2. M. Coelst, pharmacien, échevin à Laeken;\n3. M. Van de Meulebroeck, docteur en méde-\ncine, échevin à Laeken;\n4. M. Jean-Baptiste Dewin, délégué de la Société\ncentrale d'architecture de Belgique;\n5. M. J. Van Neck, délégué de la Société cen-\ntrale d'architecture de Belgique;\n6. M architecte, délégué des\nconcurrents;\n7. M. Gillet, ingénieur, directeur des travaux à\nLaeken, secrétaire.\nSi le Jury le juge nécessaire, les concurrents de\nîa deuxième épreuve seront appelés* à défendre\nverbalement leur projet.\nArt. 9. Après le jugement définitif, tous les\nprojets présentés aux deux épreuves seront expo-\nsés publiquement. Cette exposition aura lieu dans\nles locaux de l'Hôtel communal à Laeken. Le\nrapport complet et motivé du Jury y sera affiché.\nLe résultat du concours sera rendu public trois\nmois au plus tard après la remise de la deuxième\népreuve et les prix seront immédiatement mis à la\ndisposition des lauréats»\nArt. 10. Des exemplaires des conditions et\ndu sprogramme du concours peuvent être obtenus\nà l'Hôtel communal de Laeken, bureau du Service\ntechnique, à partir du ler1er janvier 1920, de 10 heu-\nres à 12 heures.\nApprouvé par 3e Conseil communal de Laeken\nen séance du 25 novembre 1919.\nPar le Conseil :\nLe Secrétaire Le Bourgmestre-Président,\nPELERIN. E. BOCKSTAEL.\nNOUVELLE ECOLE GARDIENNE A CON-\nSTRUIRE SUR UNE PARTIE DU TERRAIN RUE\nDU TIVOLI. L'école comprendra des locaux à\nsimple rez-de-chaussée avec entrée générale don-\nnant dans la rue du Tivoli.\nElle comprendra six classes de 9 sur 7 mètres\net trois salles de jeux dont deux auront 120 mètres\ncarrés environ et la troisième, qui doit servir éven-\ntuellement de préau, au moins 250 mètres carrés.\nLes couloirs auront 2.50 mètres au moins de lar-\ngeur; ils pourront être supprimés dans la traversée\ndes salles de jeux.\nComme locaux accessoires, l'école comprendra\ndeux locaux pour l'institutrice en chef et les visites\nmédicales et une habitation pour le concierge.\nLa cour aura au moins 1 %000 mètres carrés de\nsuperficie.\nDans la première épreuve du concours, les con-\ncurrents représenteront sur le plan général (a) la\npartie du terrain h réserver à la construction de\nl'école avec la disposition des locaux; mais il doit\nêtre bien entendu cfue le projet de ces bâtiments\nne fait pas partie du concours et qu'aucune rétri-\nbution spéciale ne sera due de ce chef.\nObservations générales et remarques concernant\nles différentes parties des immeubles\nArt. l*r. Les concurrents s'inspireront du\n« Règlement général sur l'hygiène des habitations.\nInstructions sur la construction des maisons ou-\nvrières. » (Ministère de l'Agriculture, administra-\ntion du service de santé et de l'hygiène.)\nArt. 2. Le tiers environ de la surface bâtie\nsera affecté aux appartements avec quatre cham-"}, {"page_pdf": 30, "page_imprimee": "148", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192001-01.1.30", "texte": "CONCOU RS\nLA CITÉ\nJANVIER 1920\n\nbres à coucher et les deux tiers aux appartements\navec trois chambres à coucher. ,\nArt. 3. Toute initiative est laissée aux con-\ncurrents pour la disposition et le groupement des\nimmeubles. Le Jury attachera une grande impor-\ntance à l'orientation et à l'ensoleillement des lo-\ncaux.\nLà distance à laisser entre les imrnéublës sera\nau moins égale à la hauteur des façades prise à la\ncorniche.\nArt. 4. Le Jury appelle tout spécialement\nl'attention des concurrents sur cé que la préfé-\nrence sera accordée, à mérite égal, au projet dont\nl'exécution sera la moins, coûteuse, à condition que\nles matériaux prévus soient en concordance avec\nla destination des bâtiments et les recommanda-\ntions contenues dans le présent programme.\nLes auteurs imprimeront à leurs bâtiments un\ncaractère très simple et riant, tant à l'intérieur qu'à\nl'extérieur. Les concurrents auront soin de pros-\ncrire un luxe déplacé, mais,' par contre, ils choi-\nsiront des matériaux solides et durables, réfractai-\nres autant aux intempéries qu'aux déprédations.\nLe Jury préconise des épaisseurs de murs exté-\nrieurs bien en rapport avec le climat de notre pays.\nLes escaliers seront établis en matériaux incom-\nbustibles ainsi que les gîtages.\nArt. 5. L'aération et l'électricité feront l'ob-\njet d' un programme séparé à rédiger au moment\nde l'adjudication définitive.\nToutefois, les concurrents calculeront « grosso\nmodo » le prix de ces installations qui doit figurer\nau devis à produire à la seconde épreuve.\nArt. 6. Il est souhaitable de laisser une place\nsuffisante pour des plantations en les maintenant\nà une distance suffisante des bâtiments pour\nqu'elles n'empêchent pas le libre accès de l'air et\nde la lumière.\nArt. 7. Les concurrents indiqueront au devis\nle mode de revêtemnt des aires des cours et trot-\ntoirs, les appareils d'éclairage.\nArt. 8. Chaque appartement comprendra :\na) Une cage d'escalier desservant à chaque\nétage deux ou trois appartements. Cette cage d'es-\ncalier sera bien dégagée; elle aura de grands pa-\nliers pour permettre le passage facile des meubles.\nLa largeur des volées aura au moins 0m0125 par\npersonne.\nDes prises d'eau-déversoir seront réservées aux\npaliers;\nb) Un vestiaire-débarras, bien éclairé et ventillé\ndirectement.\nDans ce vestiaire se trouveront le compteur à,\ngaz, le tableau d'électricité et le compteur à eau;\nc) Une salle de famille éclairée par le long côté;\nelle mesurera environ 24 mètres carrés. Il est loi-\nsible d'agrandir cette salle au moyen d'une bretê-\nche traitée simplement.\nDans la salle de famille il y aura une cheminée.\nL'emploi de terrasses-balcons est facultatif;\nd) Une laveriè-cuisine, dont la largeur ne dé-\npassera pas 2 mètres; cette laverie contiendra :\n1. Une cheminée pour un poêle;\n2. Un évier avec égouttoir;\n3. Une prise d'eau au-dessus d'un déversoir;\n4. Une armoire avec rayons à crémaillères.\nLa laverie se dégagera sur une terrasse-balcon\noù se trouveront :\n1° Un débarras dont une partie sera réservée au\ncharbon ;\n2° La trémie pour la descente des déchets du\nménage.\nLes trémies seront disposées de façon à pouvoir\nservir autant que possible a deux ménages. Elles\nseront en grés émaillée et mesureront environ\n45 centimètres de diamètre. Les conduits seront\nprolongés jusque au-dessus de la toiture. A la\npartie inférieure des trémies se trouveront des bacs\nmobiles ;\ne) Le water-closet dont la hauteur et la surface\nseront réduits au strict nécessaire;\n112) Un petit garde-manger;\ng) Chambres à coucher. Les chambres à\ncoucher mesureront au moins 12 mètres carrés.\nElles seront disposées de façon à être indépendan-\ntes les unes des autres. Toutefois, il faudra une\ncommunication directe entre deux chambres. Les\ncheminées prendront aussi peu de place que possi-\nble;\nh) Il y aura une baignoire par appartement; le\nJury recommande aux concurrents d'étudier une\ndisposition économique de celle-ci;\ni) Tout dégagement ou local non éclairé ou\nventilé directement sera proscrit.\nArt. 9. Sous-sols. Il y aura aux sous-sols :\nj) Une cave pour le compteur qui devra être\nfacilement accessible;\nk) 11 y aura au moins une cave par locataire;\n1) Les concurrents réserveront au rez-de-chaus-\nsée un emplacement pour les bicyclettes et les voi-\ntures d'enfant;\nm) Il n'y aura pas de grenier; un accès facile\nsera réservé pour l'entretien des toitures."}, {"page_pdf": 31, "page_imprimee": "couv. 3", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192001-01.1.31", "texte": "SOCIETE ANONYME\n« BOIS, CIMENT, MATERIAUX »\nAne\" firme Nicolas Josson\nMaison fondée «n 1809\n43, QUAI AU FOIN, 43 BRUXELLES\n(dtrrièfe !• Tk«âtre Flamand)\nSuccursale* :\n1* SIGILLES, 20, nie Théodore-Verhaegea\n2* ETTERBEEK, 20, me du Gén.-Lemaa\nTéléphcme» |\n|4«i*on principal# : Br. 3364\nScccumlt1 i Jk $ll5\nBoii dt chêne dm toutes proyenancet\nBok du Nord tt df Amériqw\nOment-Portkund de Niel-on-RupeU\n\ntoRGE-5 HËRriflLâTEËnl\nCHfIUS'SÉE ne LA HULPE , 230 «234'\nBûiTsFÛßT[™n&] m\n%\nVU\nT? Z7\"\n■f,.\nIMJL. TWFIÊJ\n»\n□D\nM\nSERRES &lffiîOMfflGEs RWR COUCHES\nnDPIBREUSES DI5TlrtCTiOnS AUX EXPQSiTIQnS\n\nConstructions en bois et en acier\n\" WMMHBMBS: tifo ttttt ■T.IWITB-W- '■«\nil Maisons démontables 4\nJos. BOEL 4 Zonen\nà Tamise\nAdresse iélégr. : BOELWERF Tamise\n' Téléphona Tamisa 10\nI ' •i\""}, {"page_pdf": 32, "page_imprimee": "couv. 4", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192001-01.1.32", "texte": "fta» 14 KHMKMROm mm iliniiM. •»-«», Idb\n\nBois - Scierie à vapeur\nMAURICE WILFORD\nTAMISE (Wus)\nDébit sur commande\n\" > ; • > ' _ ■ . I ''« , • / ' '\nConstruction de maisons démontables en Ms\n* Livraison rapide\n\nCaFtOlî WtUIÎlé î\"\nPOL MADOU\n279, boul. de l'lndustrie, GAND\nEntreprises de Toitures-Terrasses\nRéférencée <k premier ordre"}]}