{"numero_id": "bm-bmtnaac-1920-02-01", "volume": "bmtnaac_1920-02_01", "ocr_sha256": "8f5cdded2cb3ffe65d1250a6daa01dd3a3091d4da7a52f0099ef30831de835e2", "source_tei": "https://github.com/Princeton-CDH/bluemountain-transcriptions/blob/main/periodicals/bmtnaac/issues/1920/02_01/bmtnaac_1920-02_01.tei.xml", "source_mets": "https://github.com/pulibrary/BlueMountain/blob/main/metadata/periodicals/bmtnaac/issues/1920/02_01/bmtnaac_1920-02_01.mets.xml", "url_numero": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192002-01", "articles": [{"article_id": "bm-bmtnaac-1920-02-01-c002", "article_bluemountain": "bmtnaac_1920-02_01#c002", "volume": "bmtnaac_1920-02_01", "ocr_source": "OCR Blue Mountain (ALTO), transcription TEI : lignes lb/@facs", "texte_sans_correction": true, "page_debut": "149", "page_fin": "153", "image_debut": 3, "image_fin": 7, "pages_selon": "pagination imprimée relevée dans le METS Blue Mountain (ORDERLABEL) ; [n] = page sans folio restituée", "url_article": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192002-01.2.2", "titre_corps": "La Beauté des Villes", "titre_sommaire": "La Beauté des Villes", "signature_source": "Jacques MESNIL", "controle": "bornes données par la structure logique METS/ALTO de Blue Mountain (blocs ALTO de chaque constituant)", "pages": [{"page_pdf": 3, "page_imprimee": "149", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192002-01.1.3", "debut_caractere": 188, "fin_caractere_exclue": 2282, "texte": "La Beauté des Villes\n\nL'étude approfondie de la géologie a montré les liens qui rattachent\nintimement le caractère des paysages à la constitution du sol. Entre la com-\nposition et la structure des terrains, la flore et la faune, les occupations et le\ngenre de vie des hommes de chaque région, il y a des rapports nécessaires,\ndes relations de cause à effet; les éléments premiers déterminent les autres\net expliquent leur apparition, mais ceux-ci réagissent à leur tour dans une\ncertaine mesure sur ceux-là et toute étude de géographie, entendue dans le\nsens le plus large du mot, embrasse l'ensemble de ces éléments et leurs réac-\ntions mutuelles, de la constitution du globe à l'action des hommes.\nL'habitation humaine, les agglomérations où les hommes se réunissent\npour mettre leurs efforts en commun, ne peuvent se concevoir en dehors de\ncet ensemble et sans rapport direct avec lui.\nL'une des conditions premières de la beauté d'une ville, c'est qu'elle\ns'harmonise avec le caractère de la nature environnante. Les nécessités pra-\ntiques dans la construction tendent déjà à établir cette concordance. Le souci\nde la stabilité même des édifices dicte l'accord avec la constitution et la struc-\nture du terrain; le désir de réduire la dépense au minimum dicte l'emploi des\nmatériaux locaux. Mais en admettant même que, grâce aux progrès techniques,\non puisse aisément se libérer de ces sujétions, il n'y aurait aucun avantage\nà le faire au point de vue artistique que je veux avant tout considérer ici\ncar la discordance entre l'aspect de la ville et celui du pays, le contraste\npénible des formes et des colorations, l'inévitable cacophonie qui résulterait\nà chaque instant de la superposition d'éléments inconciliables, mal masquée\npar des stratagèmes, donnerait à l'ensemble de la construction quelque chose\nde chaotique, d'inorganique, d'arbitraire, c'est-à-dire de contraire, par\nessence, au caractère même de toute création artistique.\nCes considérations peuvent sembler banales tant elles sont évidentes.\nMais souvent les vérités les plus certaines ont besoin d'être mises en lumière"}, {"page_pdf": 4, "page_imprimee": "150", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192002-01.1.4", "debut_caractere": 36, "fin_caractere_exclue": 2900, "texte": "et d'être défendues : il en est ainsi dans le cas qui nous occupe; le moindre\nvoyage en Belgique ou ailleurs vous le fera voir.\nC est en suivant la route de Louvain à Tervueren, au cours d'une tournée\nfaite récemment dans les principales villes de Belgique, que je songeais aux\nproblèmes artistiques que soulève la reconstruction des agglomérations\npetites et grandes.\nLa route court parallèlement à la vallée de la Voer : dans le repli de\nterrain au fond duquel coule la petite rivière, nichent de jolis villages, dont\nles maisons basses sont massées autour de l'église, puis vont s'éparpillant le\nlong des chemins. A distance, le clocher émerge seul au-dessus du repli de\nterrain, et c'est par échappées qu'on aperçoit, à la faveur d'un vallon latéral,\nle groupe gracieux des habitations, humbles à côté de l'église. Même les\ngrandes fermes ne s'élèvent pas : elles s'étendent en largeur. Tout est à\nl'échelle du paysage, et les rapports mêmes entre les dimensions des édifices\nselon leur importance relative sont maintenus avec un sens exact de la\nmesure. On a l'impression que les villages sont vraiment à leur place et qu'ils\nne font qu'un avec le paysage brabançon, aux ondulations douces et amples.\nSans doute les problèmes qui se posent à propos de l'édification d une\nville sont-ils singulièrement complexes comparés aux problèmes de Tarchi-\ntecture rurale, mais ils ne sont pas essentiellement différents.\nLa vallée de la Senne est beaucoup plus large que celle de la Voer, mais\nc'est encore une vallée de dimensions rstreintes et le terrain sur lequel est\nbâti Bruxelles offre le même genre d'ondulations, ni très élevées, ni très\nlongues, que nous venons d'observer dans une autre partie du Brabant. A ce\nrelief spécial du sol, la ville du Moyen Age et de la Renaissance paraît s'être\nadmirablement adaptée. On peut s'en rendre compte par les vestiges qui en\nrestent, en complétant l'étude des monuments malheureusement de plus en\nplus rares et de plus en plus isolés par les données historiques que nous\nfournit, sous une forme concentrée et claire, un ouvrage récent et à la portée\nde tous, le « Guide de Bruxelles », de M. Des Marez, édité par le Touring\nClub.\nLes voies de communication épousaient alors les accidents du terrain;\naucun monument n'était hors de proportion avec les collines : les plus grands,\nl'hôtel de ville, Sainte-Gudule, atteignaient le maximum d'effet, dominant les\nhabitations particulières sans les écraser, mariant leur silhouette à celle de la\nville et aux lignes mêmes du paysage. Comparez-les à la masse mastodon-\ntesque du Palais de Justice qui écrase la ville et même la colline sur laquelle\nil est assis : il n'y a pas un monument de cette dimension à Paris (je ne mets\npas au nombre des monuments la Tour Eiffel, simple échafaudage qui a\ntrouvé sa véritable destination comme poste de télégraphie sans fil) et cepen-"}, {"page_pdf": 5, "page_imprimee": "151", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192002-01.1.5", "debut_caractere": 22, "fin_caractere_exclue": 2946, "texte": "dant Paris est une ville infiniment plus grande, située dans une vallée d'une\ntoute autre ampleur.\nConsidérez attentivement tout le quartier qui s'étend de la Montagne de\nla Cour à Sainte-Gudule et qu'on achève de transformer : non seulement on\nne tient plus compte des accidents pittoresques du terrain, mais on les sup-\nprime radicalement : ce qu'on a encore laissé subsister d'ancien, l'hôtel\nRavenstein, l'Université, gît misérablement au fond d'un cul-de-basse-fosse,\nvestiges du passé à demi-enterrés, entourés de terrains vagues et de décom-\nbres, et destinés à disparaître eux-mêmes quand s'achèvera logiquement le\nnivellement commencé, et qu'il ny aura plus là que des édifices du genre de\nla « Société Générale », grandes banques, grandes maisons de commerce,\négalement immenses et également banales, qui ne feront même plus un effet\nde grandeur, à cause de l'absence de contraste et de termes de comparaison.\nMais si ce sont nos contemporains qui ont poussé l'erreur jusqu'au\nmonstrueux, l'origine de cette erreur remonte bien plus haut. Il y a un siècle\net demi qu'on a commencé à « niveler » et à enlever à Bruxelles son caractère\npropre, en s'efforçant d'imiter des exemples étrangers. En ce temps-là, sous\nCharles de Lorraine, c'était Vienne qui servait de modèle, ville se déployant\nà l'aise, avec ses vastes parcs et avenues, au bord d'un large fleuve sur des\nterrains d alluvions et d'autres terrains de formation récente que limite au loin\nun amphithéâtre de collines.\nGuimard se chargea de niveler : il fit la rue Royale toute droite, en ter-\nrasse, et détermina l'ordonnance du Parc. Il supprima la partie supérieure du\nravin qui limitait au nord l'éperon que gravit la Montagne de la Cour. Les\nbas-fonds du Parc, comblés à demi lors de la dernière «c rectification », sont\nles restes de ce ravin que suivait plus bas la rue Terarken. On se rappelle\nquels effets heureux les architectes d'autrefois avaient su tirer de cet accident\nde terrain et quel était le charme de ce coin intime où l'hôtel Ravenstein sur-\ngissait avec sa haute bretèque dans le cadre étroit d'une voie montante d'où\ns'élevaient latéralement les escaliers pittoresques des rues Ravenstein et Villa\nHermosa.\nGuimard nivela : il ouvrit de larges voies tirées au cordeau. Quelle qu'ait\nété l'habileté de ses aménagements, il est coupable d'avoir donné à Bruxelles\nle premier grand exemple d'une architecture rhétorique, grandiloquente, hors\nd'échelle avec le paysage, hors de proportion avec la circulation normale,\nd'avoir transplanté arbitrairement des motifs dont la convenance cessait du\nfait même de la transplantation, d'avoir inauguré cet art mégalomane qui\ns'est développé à Bruxelles et dans toute la Belgique en un déplorable cres-\ncendo depuis la seconde moitié du XIXe siècle.\nA Namur, dans l'aménagement récent des parcs et promenades sur la\nhauteur de la citadelle, cette folie des grandeurs s'est manifestée de la façon"}, {"page_pdf": 6, "page_imprimee": "152", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192002-01.1.6", "debut_caractere": 22, "fin_caractere_exclue": 2988, "texte": "la plus flagrante. Sans doute en détruisant le Grand Hôtel Namur-Citadelle,\nce champignon outrageux qu'on ne pouvait se dispenser de voir, même à\ngrande distance, les Allemands ont-ils enlevé le couronnement de l'œuvre.\nMais tout le res e est encore là pour témoigner du manque absolu du sens de\nla mesure chez les auteurs et les approbateurs des plans.\nL éperon rocheux de faible hauteur (130 mètres environ au point culmi-\nnant) qui s avance entre la Sambre et la Meuse à leur confluent, servait depuis\ndes temps immémoriaux de position fortifiée commandant la voie fluviale :\nla forteresse, empruntant les matériaux locaux, se confondait presque avec les\nrochers dont elle ne se distinguait que par ses arêtes plus géométriques. Tout\ncela était gris, sec, précis, s'encadrait bien dans la vallée et participait du\ncaractère général du paysage.\nDepuis que la ville de Namur est devenue propriétaire de la colline, elle\ny a fait hélas! des embellissements : sous les noms pharamineux de « jroute\nmerveilleuse », « rampe des Panoramas », etc., qui en disent long sur la men-\ntalité de leurs inventeurs, elle a créé des promenades de dimensions tout à\nfait disproportionnées au terrain et à la circulation : le « viale dei Colli » à\nFlorence, qui se déploie dans un site beaucoup plus ample, est de proportions\nplus modestes. Sur le sommet on a disposé, outre l'hôtel si heureusement\ndémoli, un théâtre en plein air et un immense stade de jeux qui jurent mani-\nfestement tant par leur caractère que par leurs dimensions, avec toute la\nnature ambiante.\nJ ai rarement ressenti de façon plus pénible l'impression de l'exagération,\nde 1 enflure, de l'inharmonie, du vide intérieur dissimulé sous des dehors pré-\ntentieux : mais ces créations de parvenus se rencontrent dans tous les pays,\nnotamment dans les villes d'eaux de formation récente. Il y a à cela, comme\nà tant de laideurs dans les villes modernes, des raisons sociales profondes.\nL'architecte se trouve souvent aujourd'hui devant des problèmes insolubles :\nj ai expliqué ailleurs ( 1 ) que la reconstruction des cités se heurte à un obsta-\ncle, fondamental : c est que la cité, en tant que communauté organisée,\nn'existe plus, car une agglomération de maisons ne constitue pas nécessaire-\nment une cité.\nL, art de 1 ingénieur, qui s est beaucoup plus développé à. notre époque\nque 1 art de 1 architecte, n a malheureusement pas garde avec lui ces rapports\nétroits et cet accord harmonieux qui à des époques meilleures donnaient aux\ntravaux d utilité publique un caractère artistique et aux édifices où dominait\nle caractère représentatif, symbolique ou décoratif, une structure stable, solide\net logique. Il dispose de moyens d'une puissance inouïe : il peut à son gré et\nrapidement changer tout l'aspect du terrain, comblant de ci, évidant de là,\néventrant les, montagnes, jetant en travers des vallées des viaducs énormes,\n\n(î) La Reconstruction des Villes dans I'«Avenir International», n° 1, janvier 1918."}, {"page_pdf": 7, "page_imprimee": "153", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192002-01.1.7", "debut_caractere": 24, "fin_caractere_exclue": 2974, "texte": "il peut niveler et uniformiser et même faire perdre en apparence à des régions\nleur caractère spécifique.\nMais à quel résultat arrive-t-on par l'emploi, fait sans discernement et\nsans tact artistique, de ces moyens formidables, sinon à créer des ensembles\nincohérents, laids et d une banalité qui sue l'ennui?\nComparez à ces tristes productions certaines des anciennes communes\ndont la physionomie propre s'est maintenue dans ses lignes essentielles et sou-\nvent même dans ses détails, comme Florence, Bruges ou Rothenburg-ob-der-\nTauber. Là la nature et l'œuvre de l'homme sont étroitement liées, le but pra-\ntique et les moyens artistiques concordent, les formes sont l'expression de la\nvie même. Tout est ordonné, mais organiquement, en vertu de raisons inté-\nrieures; la cité est vivante, elle a une physionomie et cette physionomie d'en-\nsemble dicte les partis architecturaux, parfois même en dépit de l'ordon-\nnance particulière du monument : c'est le cas, par exemple, de la fameuse\ncoupole de Brunelleschi qui appartient plus à la silhouette générale de Flo-\nrence, qu'on ne peut plus concevoir sans elle, qu'à l'église qu'elle couronne.\nL œuvre de la construction des villes est par essence une œuvre collec-\ntive : il est très rare qu'une ville soit la création d'une individualité; il est rare\nencore qu elle soit le produit d'une génération. Le plus souvent elle résulte\ndu travail de plusieurs générations successives ayant gardé certains traits\ncommuns; elle est l'expression visible des besoins et des idées en évolution\nd une collectivité durant la période active de son histoire.\nAussi la physionomie d'une ville est-elle rarement liée à un style parti-\nculier et il est faux, par conséquent, de rechercher la pureté du style dans la\nreconstruction ou la restauration des villes anciennes. Pour en revenir à l'exem-\nple des villes belges et italiennes, nous savons que bon nombre d'entre elles\nont traversé successivement les périodes romane, gothique, renaissance et\nmême baroque, sans perdre les traits essentiels de leur physionomie. Nous\nsavons que les maisons de la Renaissance flamande ne jurent nullement avec\nles édifices gothiques locaux et nous avons dans la Grand' Place de Bruxelles\nun exemple singulier d'une alliance nullement discordante entre le gothique et\nle baroque. Et de meme en Italie, un palais gothique à Venise est beaucoup\nplus apparenté à un palais vénitien de la Renaissance qu'à un palais gothique\nde Florence.\nEncore une fois, ne nous dissimulons pas que l'architecte urbaniste ren-\ncontrera souvent de nos jours des obstacles insurmontables, surtout lorsqu'il\nne pourra s appuyer sur une forte tradition et qu il devra plus créer quâ com-\npléter ou développer. Mais les difficultés matérielles ne sauraient obscurcir\nen lui la vision du but à atteindre : qu'il doive tendre à ce but non seulement\ncomme artiste, mais aussi comme citoyen, est une vérité qui s'imposera à sa\nconscience.\n\nJacques MESNIL."}]}, {"article_id": "bm-bmtnaac-1920-02-01-c003", "article_bluemountain": "bmtnaac_1920-02_01#c003", "volume": "bmtnaac_1920-02_01", "ocr_source": "OCR Blue Mountain (ALTO), transcription TEI : lignes lb/@facs", "texte_sans_correction": true, "page_debut": "154", "page_fin": "157", "image_debut": 8, "image_fin": 11, "pages_selon": "pagination imprimée relevée dans le METS Blue Mountain (ORDERLABEL) ; [n] = page sans folio restituée", "url_article": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192002-01.2.3", "titre_corps": "La Grand'Place de Furnes", "titre_sommaire": "La Grand'Place de Furnes", "signature_source": "Raph. VERWILGHEN", "controle": "bornes données par la structure logique METS/ALTO de Blue Mountain (blocs ALTO de chaque constituant)", "pages": [{"page_pdf": 8, "page_imprimee": "154", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192002-01.1.8", "debut_caractere": 24, "fin_caractere_exclue": 2717, "texte": "La Grand'Place de Furnes\n\nL'Urbanisme n*est pas seulement une science nouvelle qui vient prendre\nplace à côté de l'architecture. C'est également le stade d'une évolution esthé-\ntique qui modifie le sens de ce que nous appelons la «beauté architecturale».\nDepuis plus d'un siècle, ceux qui s'occupaient du passé de nos villes\nn'avaient de regards que pour les édifices en eux-mêmes, indépendamment de\nce qui les entoure. Feuilletez les « histoires de l'Art », les livres d'archéolo-\ngie, les carnets d'architectes et vous n'y verrez que la reproduction d'édifices\nisolés de leur cadre, en quelque sorte extraits de leur milieu. Le texte corres-\npond à l'image : Ruskin, dont la compréhension de l'art du moyen âge fut\ncependant si intense, analyse les monuments pierre par pierre; il semble\nn'attacher aucune importance au groupement des édifices ni aux qualités\narchitecturales du site urbain.\nTelle l'étude du passé, telles les productions du présent : Notre archi-\ntecture contemporaine fut une architecture de pièces montées, de façades, de\ndétails.\nAujourd'hui que le fétichisme de l'ornementation perd quelque peu de\nson influence et que d'aucuns se préoccupent à nouveau du tracé des rues et\nde la silhouette des édifices qui les bordent, nos villes anciennes, également,\nnous apparaissent sous un angle nouveau.\nC'est le cas de Furnes dont on n'avait pas assez reconnu jusqu'à présent\nl'admirable ordonnance. Certes, l'Eglise Sainte-Walburge, la Châtellenie,\nl'Hôtel de Ville sont des monuments de premier ordre qui méritent l'intérêt\nqu'on leur porte. Mais il faut reconnaître que leur beauté se trouve singuliè-\nrement amplifiée par le cadre merveilleux que leur créent les modestes habi-\ntations qui les entourent.\nI\"urnes mérite, au point de vue intégral de l'Urbanisme d'être admirée\nà l'égal de Bruges.\nCe qui lui donne d'ailleurs un intérêt tout particulier, au point de vue\ndu tracé des villes, c'est qu'elle est aménagée avec une ampleur et un esprit\nde méthode qui font d'elle une ville à la fois moyenâgeuse et très moderne.\nM. le professeur Abercrombie signale à juste titre, dans un article paru\ndans la « Town planning Review », que c'est là une particularité commune à\ntoutes nos villes flamandes, tout en reconnaissant que c'est à Furnes que ce\ncaractère physionomique est surtout accusé. II attribue cette particularité au\nfait que nos villes furent très tôt des centres industriels importants où les\nbesoins du trafic et du commerce posèrent, dès le moyen âge, des problèmes\ntrès semblables à ceux que nous avons à résoudre.\nLe contraste, à cet égard, est frappant, entre nos cités et ces villes alle-\nmandes telles Rothenburgh et Nuremberg que l'on cite si souvent en"}, {"page_pdf": 9, "page_imprimee": "155", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192002-01.1.9", "debut_caractere": 102, "fin_caractere_exclue": 905, "texte": "exemple quand on parle d'esthétique des villes. Alors que celles-ci offrent le\nspectacle d'un pittoresque très capricieux, nos villes flamandes révèlent un\nsens de l'espaceet un esprit d'ordre qui, sans avoir la rigidité des conceptions\nclassiques, n'en donne pas moins une grande noblesse à ce qui fut le cadre\nd'une vie commerciale et industrielle fort intense.\nNulle part cet esprit d'ordre n'apparaît aussi manifeste qu'à la Grand'-\nFlace de Furnes. « Cette place, qui est une création de la fin du moyen âge,\nest dit M. Abercrombie tout à fait remarquable. Quoique trop\nancienne pour que l'on puisse admettre que la symétrie de ses alignements\nsoit inspirée du Forum Romain, cependant il est indéniable que, de par sa\nforme quadrangulaire et ses vastes dimensions, elle ait une allure bien\nantique."}, {"page_pdf": 10, "page_imprimee": "156", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192002-01.1.10", "debut_caractere": 22, "fin_caractere_exclue": 3180, "texte": "» Les édifices qui s'y élèvent sont d'un très grand intérêt historique.\nLe Palais de Justice et l'Hôtel de Ville en occupent un des angles, les autres\nangles coïncidant avec le débouché de rues. On remarquera sur le plan an-\ncien qu'aulrefois l'Hôtel de Ville s'élevait à l'endroit où se trouve aujour-\nd'hui un groupe de cinq maisons à pignons. Cet édifice fut déplacé au com-\nmenceraient du XVIIe siècle, lorsqu'on construisit un grand nombre d'édifices\nsur la Grand' Place, y compris les maisons à pignons précitées et l'ancienne\nHalle aux viandes qui se trouve au coin de la rue de la Gare. Le caractère\npittoresque de cette construction, qui forme contraste avec la sobriété du\nPalais de Justice, est dû, dit-on,à l'influence espagnole, tandis que les orne-\nments du porche de l'Hôtel de Ville évoquent des prototypes anglais ou hol-\nlandais.\n» Le Palais de Justice, malgré son ancienneté, est caractérisé par une\nprédominance de la ligne horizontale et l'absence de pignons à l'instar des\nmonuments que l'on trouve sur la plupart des places publiques de la Renais-\nsance. La façade en est attribué à Marc Bouquet et l'on peut, certes, y retrou-\nver l'influence française entrant en compétition avec le style « plâtresque »\ndes Espagnols. Le Beffroi fait corps avec le Palais de Justice, ou plus exacte-\nment de l'ancienne Châtellenie. La partie inférieure de la tour, qui est en\ngothique de la dernière période, se profile sur l'Eglise Sainte-Walburge qui\ndate de la deuxième moitié du XIIIe siècle. Cette église, qui est écartée de la\nGrand' Place et que l'on voit par dessus les maisons à pignons, forme, avec ce\nqui l'entoure, un merveilleux tableau. C'est un excellent exemple de la théo-\nrie, si vaillamment défendue par le regretté Buis, d'après laquelle les monu-\nments du moyen âge devraient toujours s'élever dans le voisinage immédiat\nd'autres constructions. La rue étroite qui mène de la Grand' Place vers le\ntransept de l'Eglise ainsi que les jardins qui se trouvent à l'endroit où aurait\ndû être édifiée la nef de l'Eglise, sont des dépendances non moins charmantes\ndu Forum. Du côté où la rue de la Gare débouche sur la Grand' Place\ns'élève, privée de sa flèche ,1a tour massive de l'Eglise Saint-Nicolas. De ce\ncôté les maisons sont toutes contiguës et la tour les surplombe : L'Eglise est\nbordée d'une petite place à laquelle on accède d'un des angles de la Grand -\nPlace ».\nIl serait intéressant de savoir à quelle époque la Grand' Place de Furnes\na reçu cette forme régulière si caractéristique et surtout de pouvoir détermi-\nner quel était le plan de la ville antérieurement à cette transformation. Mais\nce qui pour l'Urbaniste est essentiel et plein d'enseignement, c'est le fait qu'au\nmoment où l'on a été amené à la suite de quelque grand incendie ou de\nquelqu'autre cataclysme à introduire dans cette ville dont, sans doute, la\ncroissance avait été jusqu'alors toute naturelle, une ordonnance voulue,\nTon n'a nullement songé à étendre la Grand' Place jusqu'au pied des monu-\nments religieux qui leur sont voisins. L'instinct artistique de nos aïeux leur a\nfait comprendre que des édifices aussi massifs ne pouvaient que gagner au"}, {"page_pdf": 11, "page_imprimee": "157", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192002-01.1.11", "debut_caractere": 153, "fin_caractere_exclue": 888, "texte": "voisinage immédiat de maisons de faible hauteur et qu'il était préférable\nd'établir un écran entre la base de ces Eglises et la place publique voisine :\nTransition entre la vie animée qui se déploie sur le marché et la solitude que\nTon cherche aux abords de Y édifice religieux.\nA ceux qui prêchent aujourd'hui des théories semblables, Ton objecte\ngénéralement que les constructions qui sont venues s'incruster aux flancs des\néglises anciennes y ont été édifiées sans intention esthétique et répondent à\ndes besoins purement commerciaux. Il est indiscutable qu'à Furnes l'écran\nest le résultat d'un tracé voulu, d une esthétique raisonnée. La leçon que nous\ndonne cet exemple du passé n'en est que plus convaincante.\n\nRaph. VERWILGHEN."}]}, {"article_id": "bm-bmtnaac-1920-02-01-c004", "article_bluemountain": "bmtnaac_1920-02_01#c004", "volume": "bmtnaac_1920-02_01", "ocr_source": "OCR Blue Mountain (ALTO), transcription TEI : lignes lb/@facs", "texte_sans_correction": true, "page_debut": "155", "page_fin": "155", "image_debut": 9, "image_fin": 9, "pages_selon": "pagination imprimée relevée dans le METS Blue Mountain (ORDERLABEL) ; [n] = page sans folio restituée", "url_article": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192002-01.2.3.1", "titre_corps": "Cliché prété par la “ Town Planning Review „.", "titre_sommaire": "Cliché prété par la “ Town Planning Review „.", "signature_source": "", "controle": "bornes données par la structure logique METS/ALTO de Blue Mountain (blocs ALTO de chaque constituant)", "pages": [{"page_pdf": 9, "page_imprimee": "155", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192002-01.1.9", "debut_caractere": 22, "fin_caractere_exclue": 100, "texte": "Furnes :\nPlan de la\nGrand' Place\nCliché prété par la\n“ Town Planning\nReview „."}]}, {"article_id": "bm-bmtnaac-1920-02-01-c005", "article_bluemountain": "bmtnaac_1920-02_01#c005", "volume": "bmtnaac_1920-02_01", "ocr_source": "OCR Blue Mountain (ALTO), transcription TEI : lignes lb/@facs", "texte_sans_correction": true, "page_debut": "157", "page_fin": "157", "image_debut": 11, "image_fin": 11, "pages_selon": "pagination imprimée relevée dans le METS Blue Mountain (ORDERLABEL) ; [n] = page sans folio restituée", "url_article": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192002-01.2.3.2", "titre_corps": "FURNES. 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Le modernisme de notre col-\nlaborateur est bien connu et sans\nlui qui s'effrayerait des transformations même les plus radicales du\nmoment que les besoins de la vie\nSi pareil juge proteste contre la transformation d'une ville an-\ncienne c'est que, sans nul doute, les changements eproposés sont\nbien inutiles.\nUn moderniste est indubitablement le protecteur le moins suspect\ndu passé.\nDe là résulte le grand intérêt de l'article que nous publions. Cer-\ntains de nos lecteurs s'étonneront peut-être de la franchise de notre\ncorrespondant et de l'assurance avec laquelle il exprime ses juge-\nments. Il ne sera pas inutile de leur, apprendre .le renom que\nM. Huib. Hoste s'est acquis en tant que critique d'art architectural.\nDurant trois années il a publié dans le Telégraaf, un des plus\ngrands quotidiens néerlandais, une chronique hebdomadaire consa-\ncrée à l'architecture. Les jugements\npar les techniciens hollandais avec\nparole d'un maître."}, {"page_pdf": 13, "page_imprimee": "159", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192002-01.1.13", "debut_caractere": 22, "fin_caractere_exclue": 2736, "texte": "Certes, nous le savons, nul n'est prophète dans son pays. Espé-\nrons cependant que l'on ne négligera\nments et les avis d'un homme de\ncréateur n'exclut pas un amour i\nson pays.\nR. V.\nLa guerre ne nous a pas laissé que des cités complètement détruites où\nl'art de l'Urbaniste pourra s'exercer sans entraves; il y a encore d'anciennes\nvilles qui ont résisté à la tourmente mais que nous avons retrouvées couvertes\nd'innombrables blessures. Là aussi, l'urbaniste devra intervenir afin de recher-\ncher de quelle manière les parties détruites devront être refaites; ce sera le\nmoment de se demander si l'ancien tracé répond encore aux besoins moder-\nnes et si l'état des ruines ne facilite pas l'exécution économique de certaines\nrectifications de voirie, voire même de certaines percées nouvelles capables\nd'améliorer le trafic.\nTravail éminemment délicat! Ma conviction personnelle c'est que les\nintérêts de 1 histoire et de l'archéologie doivent s'effacer devant les besoins\nde la circulation qui sont la raison d'être de> notre voirie; le passé doit\ncéder le pas au présent, la mort doit faire place à la vie. La difficulté\nréside dans la mesure avec laquelle ce principe devra être appliqué dans\nchaque cas particulier; j'estime que lorsque l'urbaniste se trouve devant\nun ensemble offrant indubitablement un caractère artistique ou historique,\ntous ses efforts devront tendre vers la solution qui permettra de garder\nintact ce que les époques antérieures nous ont légué. Cependant la voix du\nprésent se fait entendre, impérieuse. Comment réaliser en beauté ce que\nnotre temps nous demande, comment allier cette beauté à la beauté d'antan?\nJe me le demandais en examinant à l'hôtel de ville de Furnes le plan\nd'aménagement de cette ville.\nDaté du 12 novembre 1918, il porte le visa de la Commission royale\ndes monuments (18 juillet 1919, sous réserves du rapport du 18 juillet\nn° 9544).\nL'ancien Furnes demande-t-il à être remanié au point de vue de la\ncirculation; j'entends par là : y a-t-il des endroits où la circulation moderne\nrencontre des obstacles sérieux? Je ne possède pas à ce sujet l'expérience\ndes habitants de l'endroit; je n'ai pas procédé à une enquête, comme le fait\nun urbaniste chargé d'un plan d'aménagement; j'ai toutefois assez fréquenté\nla ville, je l'ai suffisamment traversée à pied, à bicyclette et en auto, pour\nsavoir que le tracé existant offre de graves inconvénients à ceux qui venant\nde la direction d'Ypres, se dirigent vers la Panne, Oostduinkerke et Nieu-\nport. En effet, la rue du Sud, qui est l'aboutissant de la route d'Ypres,\ndébouche non pas sur la Grand' Place, mais à quelques mètres de celle-là,\ndans la rue des Bouchers, avec laquelle elle forme un angle droit. C'est là"}, {"page_pdf": 14, "page_imprimee": "160", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192002-01.1.14", "debut_caractere": 56, "fin_caractere_exclue": 1079, "texte": "évidemment un coin dangereux que redoutent aussi bien les piétons que les\nautomobilistes aussi certains d'entre eux préféraient contourner la ville\npour prendre la direction de Nieuport. C'est ce qui s'appelle éviter la difficulté.\nMais si cela nous paraît être la sagesse et la prudence même chez l'auto-\nmobiliste, nous en pensons tout autrement quand nous voyons l'auteur du plan\nde Furnes faire de même.\nLa rue du Sud a une largeur moyenne de 10.80; 1 architecte se contente\nde porter à cette largeur le dernier tronçon de la rue (près de la rue des\nBouchers) qui mesure actuellement 9.55; l'élargissement ne se fait pas du\ncôté de la Grand* Place, c'est-à-dire dans la direction du trafic, mais de\nl'autre côté de la rue.\nLa consécration de cet état de choses impliquerait-elle des mesures\nde police vis-à-vis du trafic? Nous l'ignorons, mais nous sommes portés à le\ncroire en voyant que le projet propose le déplacement du tram vicinal, qui\nde la gare se dirige par la rue d'Est vers la Grand' Place et la rue du Nord"}, {"page_pdf": 17, "page_imprimee": "161", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192002-01.1.17", "debut_caractere": 42, "fin_caractere_exclue": 3100, "texte": "où il bifurque vers Nieuport et la Panne. La nouvelle ligne emprunterait\nle rempart et se dirigerait vers la Panne par la rue de la Forge élargie et\nraccordée en coude à la rue de la Panne.\nNous avons toujours pensé que les moyens de communication devaient\nêtre aménagés de façon a desservir le plus possible le centre des agglomérés,\nd'autre part, nous avons fréquemment constaté que l'arrêt du tramway vici-\nnal au coin de la Grand' Place de Furnes, y occasionnait une animation très\nagréable, que les commerçants de l'endroit ne désirent pas voir disparaître,\nbien au contraire.\nL'auteur du projet affecte donc une anxiété bien nette vis-à-vis des\nproblèmes de la circulation, c'est-à-dire vis-à-vis des points qu'il avait à\nsolutionner; par contre, il s attaque à des parties de la ville où rien ne justifie\nson intervention. Pour quels motifs tracer une rue de quinze mètres et à\ndouble coude, débouchant sur le cœur de l'église Sainte-Walburge? En vue\nde quel trafic? Quelle nécessité peut l'obliger à raccorder la rue des Sœurs\nNoires à la rue du Rempart au moyen d'une artère de 12.20 plus un jardi-\nnet de 6 m. d'un côté et de 5.85 de l'autre? Du moment que cette nécessité\nexiste, je m'incline, sinon je me demande pourquoi on voudrait abîmer, oui,\nabîmer la rue des Sœurs Noires en l'éventrant à l'endroit où elle forme un\ncoude éminemment caractéristique.\nLa place Saint-Denis, située le long de la rue du Sud est construite sur la\nforme d'un quadrilatère dont un des côtés est irrégulier; des plantations\ncorrigent à soubait pour 1 œil ce manque de symétrie et font de cet endroit\nun exemple réussi de site urbain. Le nouveau plan diminue la largeur de\nla place de 9.50, en fait un ensemble symétrique, et prévoir le percement\nd'une rue qui détruira le caractère fermé de la place et qui ne s'amorcera\npas dans l'axe du nouvel ensemble! Notons que la nouvelle voie conduit\nvers la rue du Rempart où il y a peu ou point de constructions, et que la\nréalisation du nouveau plan doit entraîner forcément la disparition des plan-\ntations qui seraient... remplacées par d'autres.\nCe qui est plus grave encore, c'est la manière dont l'architecte se conduit\nvis-à-vis des anciens monuments. Tout visiteur de Furnes s'est senti sous\nl'impression profonde produite par le chœur de Sainte-Walburge et la tour de\nSaint-Nicolas, dominant chacun un des côtés de la Grand Place au-dessus\nde laquelle ils émergent de toute la beauté de leur masse imposante; après\navoir joui de cette impression prodigieuse il s'est rendu au pied de ces monu-\nments en les voyant tantôt se dérober, tantôt se montrer sous un autre angle.\nL'auteur du plan ne s'est pas laissé toucher par ces paysages urbains mou-\nvants, et alors qu'il n'osa point percer un des côtés de la Grand' Place en\nvue d'améliorer le débouché de la rue du Sud en supposant que ce fut\nla seule solution du problème il opère une trouée d'un autre côté aux\nseules fins de dégager la tour de Saint-Nicolas! N'aurait-il pas remarqué\nque la base de la tour est enterrée, ce qui est un motif très suffisant pour"}, {"page_pdf": 18, "page_imprimee": "162", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192002-01.1.18", "debut_caractere": 22, "fin_caractere_exclue": 2796, "texte": "ne pas la faire voir à distance? Il ne s'arrête d'ailleurs pas en si « bonne »\nvoie et dégage l'église, également, du côté de la rue de l'Est; il garnit ce\nnouvel espace d'un square et plante ingénument un jardinet de chaque côté\nde la tour!\nLe chevet de Sainte-Walburge a son tour est l'objet de sa sollicitude :\nil est dégarni complètement; des plantations viendraient remplir le vide\nainsi créé, et de nouvelles sacristies seraient accolées aux jolies chapelles\nabsidales, les seules parties non restaurées de l'édifice. Il faut bien meubler\nles vides, voyons! Puis vient la tour de la place de la Citerne qui s'étendait\nau delà de ce qui reste de la vieille tour et où s'était niché un affreux jardin\npseudo-anglais : le tracé en est régularisé; une grande percée la raccorde\nà la rue de la Panne, la rue de la Citerne sera déplacée et élargie; la pitto-\nresque « witte Canonickstraat » sera transformée en large rue. Et ce n'est\npoint tout : la place s'agrandit d'une annexe où s'étaleront autour d'un\nkiosque les chemins en serpentins d'un parc, et cela à l'endroit même ou\nautrefois, d après les dires, se dressait le « burg », le château seigneurial de\nla cité!\nLes soins que l'architecte prodigue (pardon, qu'il propose de prodi-\nguer!) à la ville meurtrie ne s'arrêtent pas là : règle et tire-ligne ont voyagé\nsur le plan pour fixer maints alignements dont on se demande en vain le\n« pourquoi », et qui suggèrent la réflexion suivante : pourquoi traiter de cette\nmanière quelques rues et pas toutes? S'il est prouvé que le caractère de la\nville de Furnes doit être modifié, eh bien soit; mais qu'on ne fasse pas les\nchoses à moitié; nous pleurerons la beauté disparue et nous nous applique-\nrons à en créer une nouvelle, digne de l'autre. Les erreurs que nous commet-\ntront seront de précieux enseignements et le gage le plus sûr de la réussite\nfinale. Il est démontré qu'il en fut ainsi de tout temps. Mais qu'on ne nous\nafflige pas d'une ville ancienne revue et corrigée par M. X, Y ou Z, qu'il se\ndécore ou non du titre d'urbaniste!\nQue le lecteur excuse l'âpreté qui perce peut-être de ci de là dans les\nlignes qui précèdent. Nous connaissons et aimons Furnes depuis longtemps\net ne pouvons nous imaginer qu'on touche à la ville tout simplement pour\nle plaisir de la modifier.\nQu'on s*arme du courage nécessaire pour regarder bien en face le\nproblème à résoudre; qu'on y applique les solutions franchement modernes,\nqu'on les exécute avec des formes modernes tout en réalisant le lien néces-\nsaire entre le patrimoine artistique et les œuvres de notre temps; mais que\nde grâce on ne pastiche pas!\nOn a toujours agi de la sorte et celui qui veut se donner la peine\nd'ouvrir les yeux trouvera, à Furnes même, plus d'un exemple de cette\naffirmation.\n\nHuib. HOSTE."}]}, {"article_id": "bm-bmtnaac-1920-02-01-c007", "article_bluemountain": "bmtnaac_1920-02_01#c007", "volume": "bmtnaac_1920-02_01", "ocr_source": "OCR Blue Mountain (ALTO), transcription TEI : lignes lb/@facs", "texte_sans_correction": true, "page_debut": "160", "page_fin": "160", "image_debut": 14, "image_fin": 14, "pages_selon": "pagination imprimée relevée dans le METS Blue Mountain (ORDERLABEL) ; [n] = page sans folio restituée", "url_article": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192002-01.2.4.1", "titre_corps": "FURNES. ― Plan de la Ville 1914.", "titre_sommaire": "FURNES. ― Plan de la Ville 1914.", "signature_source": "", "controle": "bornes données par la structure logique METS/ALTO de Blue Mountain (blocs ALTO de chaque constituant)", "pages": [{"page_pdf": 14, "page_imprimee": "160", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192002-01.1.14", "debut_caractere": 22, "fin_caractere_exclue": 54, "texte": "FURNES. ― Plan de la Ville 1914."}]}, {"article_id": "bm-bmtnaac-1920-02-01-c008", "article_bluemountain": "bmtnaac_1920-02_01#c008", "volume": "bmtnaac_1920-02_01", "ocr_source": "OCR Blue Mountain (ALTO), transcription TEI : lignes lb/@facs", "texte_sans_correction": true, "page_debut": "n. p.", "page_fin": "n. p.", "image_debut": 15, "image_fin": 15, "pages_selon": "pagination imprimée relevée dans le METS Blue Mountain (ORDERLABEL) ; 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[n] = page sans folio restituée", "url_article": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192002-01.2.5", "titre_corps": "HABITAT", "titre_sommaire": "HABITAT", "signature_source": "", "controle": "bornes données par la structure logique METS/ALTO de Blue Mountain (blocs ALTO de chaque constituant)", "pages": [{"page_pdf": 19, "page_imprimee": "163", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192002-01.1.19", "debut_caractere": 39, "fin_caractere_exclue": 3668, "texte": "HABITAT\n\nLa Conférence internationale du\nHousing\n(Londres, février 1920)\nNous avons fait connaître, dans un précé-\ndent numéro de la « Cité », le programme\nde la conférence qui s est tenue à Londres à\nl'occasion de l'exposition organisée par !e\ngrand quotidien anglais, le « Daily Mail ».\nCette exposition du bâtiment a révélé plus\nd'un procédé de construction intéressant et\nnouveau : l'emploi du crépi sur support mé-\ntallique, des blocs agglomérés de système et\nde forme divers, de maisons semi-perma-\nnentes en bois, etc. Mais le clou de l'exposi-\ntion, c'était cette maison idéale édifiée en\ngrandeur naturelle d'après les plans du lau-\nréat d'un concours public, et dans laquelle\ntout était combiné et aménagé en vue de\ndiminuer, si pas supprimer, l'intervention de\ndomestiques. Un de nos collaborateurs nous\npromet une étude détaillée de cette maison.\nLa Revue anglaise « Housing », a publié\nun compte-rendu fort complet de ce con-\ngrès: nous en reprenons quelques passages\nd'après la traduction qu'en donne le « Mou-\nvement communal ».\n« On pouvait s'attendre dit notre con-\nfrère anglais à ce que les membres de I'«ln-\nternational Garden Cities and Town Plan-\nning Association » acclament unanimement\nles idées de leur président M. Ebenezer Ho-\nward, comme étant la base unique de la ré-\nforme des habitations, et rivalisent entr eux\npour prouver que les progrès concrets réa-\nlisés dans leur pays, étaient dus aux règles\npromulguées par lui. En qualité d Anglais,\nil nous est agréable d'observer que, en ce qui\nconcerne aussi les autres aspects du « Hou-\nsing », tous les rapporteurs étrangers se sont\npratiquement référés à la Grande-Bretagne\ncomme pays pionnier apportant des direc-\ntives dans la crise présente.\n» Et, à en juger d'après les informations\nfournies par tant de sources, il devient evi-\ndent que M. Gibbon était pleinement justi-\nfié d affirmer que loin encore d'être satisfaits\ndes progrès réalisés jusqu'à présent, dans\nnotre pays, nous nous trouvions plus avancés\nque les autres pays dans la voie qui doit\nmener au but.\n» Il nous serait impossible de résumer,\ndans un espace si limité, le contenu des 1 3\nrapports ou de donner même une idée géné-\nrale des points de vue des représentants de\nvingt-deux nationalités qui y prirent part.\nSur un seul principe, celui de l'interven-\ntion de l'Etat les opinions ont été forte-\nment divisées. M. Aug. Rey (France) sou-\ntenait que, généralement, en Europe, il exis-\ntait une grande méfiance envers 1 action di-\nrecte en matière de construction des habita-\ntions, exercée soit par le gouvernement cen-\ntral, soit par l'autorité locale. Il a été forte-\nment appuyé par M. de Vuyst (Belgique),\net ardemment combattu par M. H. R. Al-\ndridge.\n» Il est certain que dans les autres pays les\nautorités locales n'ont pas la même responsa-\nbilité en cette matière, excepté peut-être, en\nHollande, où la législation récente ressemble\nbeaucoup à nos « Housing and Town Plan-\nning Acts ». Dans de nombreux cas, les\nautorités municipales avaient pris 1 initiative\nelles-mêmes dans les Dominions, mais sans\nimposer aucune obligation. Dans les pays\nScandinaves, il semblerait qu'ils sont en\ntrain de se frayer un chemin vers une plus\ngrande participation des autorités publiques\nà la construction des habitations à bon mar-\nché, mais la méfiance, à laquelle M. Rey et\nM. de Vuyst firent allusion, apparaît comme\nun obstacle sérieux à un développement si-\nmilaire en France et en Belgique, et il fau-\ndrait attribuer au même motif le fait qu'en\nItalie, en Espagne, et au Portugal il n'existe\naucun indice d'un mouvement de ce genre.\n» Il ne faut pas perdre de vue, néanmoins,"}, {"page_pdf": 20, "page_imprimee": "164", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192002-01.1.20", "debut_caractere": 30, "fin_caractere_exclue": 4357, "texte": "Timportante loi française du « Tracé des\nVilles », du mois de mars 1919, laquelle\nconfère aux conseils généraux des départe*\nments le pouvoir d'établir des offices d'habi-\ntations à bon marché, et rend aussi obliga-\ntoire le « Town Planning » pour les villes de\n10,000 habitants et plus. M. Henri Sellier,\ndirecteur de l'Office des habitations à bon\nmarché du département de la Seine, donna\nune très intéressante description de l'activité\nde cet office qui est en train d'ériger cinq ou\nsix villages ou faubourgs-jardins, suivant\nainsi de près les conseils et les suggestions\npubliés par le Ministère de l'Hygiène publi-\nque.\n» Mais, soit que le gouvernement ou les\nautorités locales s'occupent effectivement ou\nnon de la construction des maisons, dans\npresque tous les pays, il a été trouvé indis-\npensable pour le gouverenement de créer\nles ressources nécessaires. En règle générale,\nl'assistance financière, sous forme de prêts,\ns'élève dans une certaine proportion à la va-\nleur des maisons construites. En Hollande,\nle gouvernemet accordera effectivement des\nprêts aux autorités locales ou par leur inter-\nmédiaire, jusqu'à 1 00 p. c. du coût des con-\nstructions, ainsi que des subsides annuels, si\nune rente économique ne peut être obtenue.\nM. Slothouwer a dit franchement qu'il n'était\npas possible de prévoir quels seront les résul-\ntats financiers des méthodes hollandaises,\nmais le point de vue envisagé est tout sim-\nple : des maisons doivent être construites, et,\npar conséquent, les ressources doivent être\ntrouvées. En Suède, un nouvel emprunt gou-\nvernemental destiné aux avances pour le\n« Housing » a été proposé.\n» La représentation la plus nombreuse i\\\nété celle de la Norvège, où existe d'évidence\nun intérêt très actif et très pratique pour le\n« Town Planning ». Comme M. Gierlofl\nl'a exprimé, « l'évangile de M. Ebenezer\nHoward est venu au moment opportun en\nNorvège ». Il y existe un mouvement bien\nsoutenu pour l'édification des villes indu-\nstrielles de façon à ne pas gâter lës magni-\nfiques vallées, et on essaye de former dans\ntoute ville de 8,000 habitants et plus une\nsociété d'utilité publique, sorte de municipa-\nlité dans la municipalité, municipalité de\nconstruction, avec l'unique objet de con-\nstruire et de louer des habitations. C'est sur\nle mouvement coopératif de construction\nque les Norvégiens fondent le plus grand\nespoir pour l'avenir.\n» M. Sverre Pedersen a fait un rapport i>ur\nle développement du plan de la ville de\nTrondjhem et des plans du «Housing» lo-\ncal, qui contiennent les principes du « Town\nPlanning » des districts éloignés, et sur l'ac-\ntion directe exercée par la municipalité au\npoint d'établir une fabrique pour la prépara-\ntion des maisons de bois. M. van Nés a don-\nné une intéressante description du dévelop-\npement, d'après les principes des « Garden\nCities » de « Berg en Bosch >, propriété de\n300 ares dans le voisinage d'Apeldoorn. Le\nrapporteur a signalé aussi que Rotterdam,\nAmsterdam, La Haye, Arnhem, Apeldoorn,\nHilversum et autres villes ont acquis de\ngrands terrains dans des buts d'extension.\n» L'idée de l'organisation de la vie in-\ndustrielle d'une cité a été bien développée\npar M. Hurst Seager, de New Zealand, et la\nnécessité d'investigations scientifiques pour\nle problème des Cités-jardins et du « Town\nPlanning », par M. R. Thomas Adams, qui\nse réfère spécialement à l'importance des\n« surveys régionaux » comme, par exemple,\ncelui du district minier de Doncaster, ou de\nla « Black Country » qui s'étend entre Bir-\nmingham et Wolverhampton.\n» M. Raymond Unwinn et M. C. B. Pur-\ndom traitèrent à différents points de vue,\nle problème de l'érection de « villes satel-\nlites » et de l'immense avantage, pour la\ncommunauté, d'un tel système comparé à\nl'extension ininterrompue des grandes cités\nindustrielles.\n» Bien que, comme il a été dit: il y eut des\ndifférences d'appréciations sur plusieurs\npoints, pratiquement il n'y en avait pas con-\ncernant l'importance, pour une cité, d'avoir\nen propre le terrain sur lequel elle est con-\nstruite et sur lequel elle est appelée à se dé-\nvelopper. Les rapporteurs hollandais, en\nparticuliers, appuyèrent très fortement ce\npoint de vue, et, à vrai dire, étant l'un des\nprincipes cardinaux de l'idée, des «: Gar-\nden Cities », il était tout naturel qu'il y eut\nun accord général sur ce point. L'expérience"}, {"page_pdf": 21, "page_imprimee": "165", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192002-01.1.21", "debut_caractere": 47, "fin_caractere_exclue": 3328, "texte": "de l'Allemagne dans cette question et la\nlarge assistance financière donnée par les\nmunicipalités allemandes aux projets de fau-\nbourgs-jardins, promus par les sociétés d'uti-\nlité publique, a été repris dans le rapport\nsur l'organisation du « Housing » et sur l'as-\nsistance financière dans les différents pays,\nprésenté par M. I. G. Gibbon, et édité par\nl'intelligente division du € ministry o\nhealth ».\nLa dernière session de la conférence a été\nconsacrée à la reconstruction des régions dé-\nvastées de la France et de la Belgique. M. le\nsénateur Vinck y fit l'exposé du problème\nd'Ypres et montra le projet élaboré par\nTUnion des Villes et Communes Belges. Les\nparticipants au Congrès émirent le vœu de\nvoir adopté par les autorités compétentes, ce\nprojet qui assure la conservation des ruines.\nM. Verwilghen, fit part à l'association in-\nternationale des efforts que le gouvernement\nbelge avait fait pour rendre la vie économi-\nque aux villes et aux villages détruits. Il\nmontra aux moyens de projections lumineu-\nses les jolies maisons que l'on construit à\nRoulers, sur les plans de MM. Bodson et\nPompe, de MM. Doom et Vermeersch, les\nprojets concernant Nieuport, etc. Les per-\nsonnes présentes témoignèrent par leurs ap-\nplaudissements tout l'intérêt et toute la sym-\npathie qu'elles attachaient aux communica-\ntions de MM.Vinck et Verwilghen. M. Ewart\nG. Culpin se fit leur interprête en félicitant\nchaleureusement nos compatriotes, aussi\nM. Rey de la collaboration précieuse aux\ntravaux de l'lnternationl Garden and Town\nplanning Association.\nLes rapports soumis à la conférence pa-\nraîtront in extenso dans l'organe de 1 Asso-\nciation anglaise des Cités-jardins.\n\nConférence Nationale de l'Habitation\nà bon marché\n(24.26 avril 1920)\nUne conférence nationale de l'Habitation\nà Bon Marché organisée par l'Union des Vil-\nles et communes Belges tiendra ses assises à\nBruxelles, les samedi, dimanche et lundi 24,\n25 et 26 avril 1920.\nBUT\nLa Belgique doit être en mesure de ré-\nsoudre imédiatement le problème du déficit\nd'habitations.\nAvant la guerre, ce déficit était déjà fo-\nimportant. Depuis il s'est aggravé, par l'ar-\nrêt complet de la bâtisse pendant cinq ans,\nà raison d'environ 20,000 maisons par an,\net la guerre, par surcroît, a détruit environ\ncent mille habitations.\nLa rareté et le prix élevé des matériaux\net de la main-d'œuvre compliquent le pro-\nblème.\nL'initiative privée étant impuissante, les\npouvoirs publics ont un devoir important et\nimmédiat à remplir. Ils le comprennent et\nsont prêts à entrer dans la voie de l'inter-\nventionnisme le plus agissant.\nAu moment d'aborder un domaine à peu\nprès nouveau pour elles, nos autorités gou-\nvernementales, provinciales et locales ainsi\nque les organisations auxquelles s'applique\nla loi nouvelle sur les habitations, pourront\ntrouver d'utiles indications dans les travaux\nde la Conférence.\nPARTICIPATION\nTous ceux qui à un titre quelconque s'in-\ntéressent au problème de 1 Habitation Popu-\nlaire sont appelés à prendre part à la Confé-\nrence.\nLes Administrations communales de tou-\ntes les Villes et Communes du pays sont in-\nvitées à faire connaître à la Conférence la\nsituation exacte de leur population quant au\ndéficit du logement et les moyens auxquels\nelles se proposent d'avoir recours pour y re-\nmédier."}, {"page_pdf": 22, "page_imprimee": "166", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192002-01.1.22", "debut_caractere": 57, "fin_caractere_exclue": 3899, "texte": "Elles sont priées de bien vouloir en outre\ndéléguer un ou plusieurs de leurs manda-\ntaires et fonctionnaires pour participer aux\ndébats.\nLes Administrations provinciales et gou-\nvernementales voudront bien, dans les\nmêmes conditions, éclairer les débats sur la\nvéritable situation du pays quant aux besoins\nà satisfaire et aux ressources possibles.\nLes Sociétés d'Habitations à bon marché,\nles Corporations du Bâtiment, les Urbanis-\ntes, Architectes, Ingénieurs, Entrepreneurs,\nGéomètres, les Associations ouvrières et pa-\ntronales, etc., sont invités à se faire représen-\nter par des délégués de leurs groupements.\nIndividuellement aussi, les techniciens et\ntoutes les personnes qui ont une compétence\nou placent un intérêt en la matière sont in-\nvités à s'inscrire à la Conférence.\nRAPPORTS\nDes rapports introductifs exposant 1 état\ngénéral de la question à l'heure actuelle tant\nà l'étranger qu'en Belgique, seront envoyés\nau début du mois d'avril à tous les adhé-\nrents.\nL'énumération détaillée, donnée ci-après\nen programme, constitue un essai de « Table\nencyclopédique de la matière ». Elle a pour\nbut de souligner la complexité du problème\net de permettre de situer dans un ordre logi-\nque les questions que l'on serait appelé à\ntraiter au Congrès. L'attention devra se por-\nter tout spécialement sur les questions essen-\ntielles et sur celles qui sont d'une utilité im-\nmédiate pour la solution du problème de\nl'habitat tel qu'il se pose en Belgique\nLes adhérents sont priés d'adresser à la\nConférence des rapports concis répondant\nau programme ci-annexé. Ces rapports de-\nvront parvenir, au plus tard, le 1 5 avril, au\nBureau de la Conférence. Il est indispensable\nque ces rapports soient suivis de conclu-\nsions d'application pratique formulées d'une\nmanière succinte et précise.\nDELIBERATIONS\nLa discussion des objets inscrits à l'ordre\ndu jour sera introduite successivement par\nchaque rapporteur général qui s'aidera, le\ncas échéant, de projections lumineuses.\nLes orateurs qui se seront fait inscrire au\nplus tard la veille de chaque séance auront !a\nparole pendant cinq minutes pour exposer\nl'essentiel de leur communication.\nLorsque la série des orateurs inscrits pour\nfaire des communications à la suite de cha-\ncun des rapports introductifs, sera épuisée,\nle rapporteur général résumera le débat\nséance tenante pour en tirer les conclusions.\nORDRE DU JOUR\n1. Introduction générale au Congrès : M.\nle sénateur Vinck, directeur de l'Union des\nVilles et Communes Belges.\n2. Le problème foncier : Rapport intro-\nductif par M. l'ingénieur-urbaniste R. Ver-\nwilghen, directeur au Ministère de l'lntérieur\n(Office des Régions dévastées).\n3. Le problème financier : Rapport intro-\nductif par M. Van den Bempt, chef de bu-\nreau au Service des Propriétés communales\nde la Ville de Bruxelles.\n4. Le problème technique et esthétique de\nla construction : Rapport introductif par M.\nl'architecte-urbaniste F. Bodson, Bruxelles.\n5. Le problème de la Standardisation :\nRapport introductif par M. l'architecte-urba-\nniste Huib Hoste, Bruges.\n6. Le problème technique et esthétique\ndes agglomérations : Rapport introductif\npar M. l'architecte-paysagiste-urbaniste Van\nder Swaelmen, directeur du Département\ntechnique de l'Union des Villes.\nADHESIONS\nLes adhésions doivent être notifiées le\nplus tôt possible à l'Union des Villes. La\nsouscription est fixée à 5 francs. Elle donne\ndroit aux publications de la Conférence.\nLes Administrations publiques ainsi que\nles Institutions et les Associations diverses\npeuvent déléguer plusieurs représentants.\nLeur cotisation s élève en proportion.\nLa cotisation doit être réglée avant la\nConférence. (Envoi à l'Union des Villes :\n3 bis, rue de la Régence, Bruxelles. Verse-\nment en compte-chèque postal n° 167-97,\nmandat-postal ou timbres-poste).\nLa quittance servira de carte de membre\nà ta Conférence."}, {"page_pdf": 23, "page_imprimee": "167", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192002-01.1.23", "debut_caractere": 49, "fin_caractere_exclue": 4115, "texte": "Le Problème\ndu Logement\nUNE CONFERENCE DE M. CAMILLE\nMARTIN. Le traducteur bien connu de\nSitte, est lui-même savant urbaniste. Il vient\nde donner à Lausanne une conférence des\nplus instructives qui prouve que partout le\nproblème du logement est à lavant-plan\ndes préoccupations, et commence à être étu-\ndié scientifiquement.\nD'un compte-rendu de la « Gazette de\nLausanne » nous extrayons ces lignes :\nEn s'aidant de projections lumineuses, le\nconférencier a résumé les grandes phases du\ndéveloppement des villes depuis le Moyen-\nâge, en montrant la place faite successive-\nment à l'habitation. Il a fait un rapproche-\nment fort intéressant entre les faubourgs,\nqui dans certaines villes se sont établis dès le\nXVe siècle hors des murs, et les cités-jardins\ncréées de nos jours. Deux facteurs qui ont\ndéterminé le type de la maison bourgeoise\ndu Moyen-âge ont disparu : 1. la fixité du\nprix du terrain, qui n'était pas vendu, mais\naffermé moyennant cens au constructeur de\nla maison. 2. La double destination de la\nmaison, qui était à la fois le lieu de travail et\nle lieu d'habitation de l'occupant. La Révo-\nlution, en bouleversant l'ancien régime fon-\ncier, a entraîné des transactions immobiliè-\nres qui ont abouti au renchérissement exces-\nsif des terrains. La maison locative à quatre\nou cinq étages qui a répondu à la nécessité\noù la population des villes était d'habiter à\nl'intérieur des fortifications, est restée trop\nlongtemps le type normal de l'habitation ci-\ntadine. Elle a aussi été un des agents de la\nspéculation sur les terres.\nPour pouvoir revenir à la maison fami-\nliale, il faut trouver du terrain à bas prix.\nAux administrations communales d'établir,\ndès maintenant, des zones exactement déli-\nmitées en fixant les hauteurs des construc-\ntions en proportion de la valeur actuelle du\nsol et de réserver à la périphérie, avant que\nla spéculation s'en empare, l'espace néces-\nsaire à la création des colonies de petites ha-\nbitations.\nM. Martin a démontré que, par l'adoption\ndu type des petites maisons contiguës, on\nobtenait l'utilisation la plus rationnelle et la\nplus économique du terrain. Il a commenté\ndes plans d'ensemble de cités-jardins réalisés\nà l'étranger et en Suisse.\nLa solution du problème économique du\nlogement doit être recherchée dans une coo-\npération très étendue à laquelle participeront\nles pouvoirs publics. L'architecte n est que\nle serviteur de la volonté populaire qui doit\nse manifester résolument et énergiquement.\n* * *\nL'HABITAT OUVRIER A LIEGE.\nL'on sait que le Conseil communal de cette\nville a inscrit au budget pour 1920 un cré-\ndit non limitatif de 5 millions en vue de por-\nter remède à la crise du logement qui se\nconstate à Liège comme dans presque tous\nles grands centres. Une commission spéciale,\ndit la « Chronique des Travaux publics »,\nfut constituée il y a quelques semaines et\nde ses délibérations on peut conclure que les\ndifférents moyens suivants seront mis en vi-\ngueur pour amener une amélioration de la\nsituation :\nLa Société liégeoise des Maisons ouvriè-\nres construira différents groupes d'habita-\ntions à bon marché sur les terrains qu'elle\npossède rue Bois-l'Evêque, rue du Laveu et\nsurtout au plateau de Tribouillet, au quar-\ntier du Thier-à-Liége. Ici, par suite du man-\nque de moyens de communicaiton conforta-\nbles, on établira un vaste élévateur pour\namener les matériaux à pied-d'œuvre. De\nplus, plusieurs voies de communication de\n! 2 à 1 5 mètres de largeur seront établies\nvers les nouveaux boulevards..\nDe son côté,au moyen d'avis insérés dans\nles journaux, la ville elle-même cherche, dès\nmaintenant, des immeubles à transformer et,\nde plus, elle vient de créer un office des lo-\ngements qui centralisera les offres et les de-\nmandes de location. Elle fait aussi appel aux\nentrepreneurs pour trouver le système le plus\npratique pour élever des maisons provisoi-\nres. On améliorera autant que possible le\nsystème adopté pour les régions dévastées\nd'habitations provisoires en planches, à cloi-\nson double, reposant sur une assise en bri-\nques et avec toiture recouverte de carton"}, {"page_pdf": 24, "page_imprimee": "168", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192002-01.1.24", "debut_caractere": 61, "fin_caractere_exclue": 3817, "texte": "bitumé. Ces maisons s'élèveraient par grou-\npes de deux et chaque habitation comporte-\nrait 3 pièces avec hangar et une cave. Leur\ncoût est estimé de 6 à 7,000 francs et la\nville possède déjà un certain nombre de ter-\nrains pour servir à cet usage.\nLe projet de la ville est donc entré dans\nla voie de la réalisation pratique et d'autres\ndispositions vont encore suivre.\nHABITATIONS A BON MARCHE EN\nFRANCE. Une loi française toute récente\nelle porte la date du 31 octobre dernier\ntend à faciliter la mise à la disposition\nd'ouvriers et de personnes peu fortunées,\ndes terrains nécessaires à l'édification de\nmaisons à bon marché.\nNous croyons intéressant d'en reproduire\nles dispositions essentielles d'après un résu-\nmé publié dans les Annales des Travaux\nPublics.\nEn vue de faciliter l'accession des travail-\nleurs et des familles peu fortunées à la petite\npropriété, les départements et les communes\nsont autorisés à acquérir et à revendre, après\nlotissement, des terrains et des domaines ru-\nraux.\nCes terrains sont lotis et les voies d'accès\naménagées, de telle sorte que :\n10 les terrains destinés à la construction\nd'une habitation familiale avec jardin n'aient\npas une étendue supérieure à 1 0 ares;\n2° les terrains destinés à la construction\nd'un petit domaine rural n'aient pas une va-\nleur supérieure à 10,000 francs, quelle que\nsoit leur étendue.\nLes plans de lotissement sont tenus dans\nla préfecture et les sous-préfectures du dé-\npartement intéressé, à la disposition du pu-\nblic pendant deux mois.\nLes acquéreurs éventuels des lots adres-\nsent leur demande d'acquisition au préfet,\navec les pièces justificatives de leur situation.\nLes demandes sont instruites par les soins\nd'une Commission départementale qui attri-\nbue les lots en tenant compte de la moralité\ndes demandeurs et du nombre de leurs en-\nfants, et par préférence à ceux qui, pour le\npaiement du prix, auront obtenu un prêt à\nlong terme, soit d'une Société de crédit im-\nmobilier, soit d'une Caisse régionale de cré-\ndit agricole.\nLe prix demandé doit être calculé de fa-\nçon à ne laisser ni perte ni gain.\nLe paiement du prix doit être effec-\ntué au comptant. L'immeuble ainsi ac-\nquis ne peut être aliéné pendant dix ans.\nL'acquéreur d'un terrain, en vue de la con-\nstitution d'une habitation familiale, ne peut\nlui donner une autre destination. L'acquéreur\nd'un petit domaine rural doit s'engager à\nle cultiver lui-même ou à l'aide des membres\nde sa famille.\nL'URBANISME : UNE CONFERENCE\nDE M. ROSENTHAL. L'lnstitut des\nHautes Etudes auquel nous sommes redeva-\nbles de bien des initiatives intéressantes\non se rappellera sans nul doute le cycle re-\nmarquable de conférences qu'il organisa\navant la guerre, au cours desquelles Ber-\nlage, Dufrène, Dervaux et d'autres, nous ré-\nvélèrent la cohésion des tendances interna-\ntionales de Fart moderne s'efforce au-\njourd'hui d'initier le public à la science bien\nactuelle de l'Urbanisme.\nC'est au critique et historien d'art fran-\nçais, M. Léon Rosenthal, que fut confié la\ntâche d'ouvrir les portes du temple. Ceux qui\nsavent avec quel enthousiasme, ce conféren-\ncier de grand talent, s'est adonné à l'étude\nde l'Urbanisme, ceux qui lisent ses chroni-\nques d'art de l'Humanité ou ont suivi les\ncours qu'il donne à l'Ecole Supérieure d'Art\nPublic, dont il est le secrétaire général, n'au-\nront point été surpris de l'intérêt considé-\nrable de sa conférence et de l'accueil qui lui\nfut réservé par un public que l'on aurait vou-\nlu plus nombreux.\nEn voici d'après « l'lndépendance\nBelge un compte rendu succint.\nAprès avoir rappelé qu'un Belge, feu\nCharles Buis peut être considéré comme un\nprécurseur en la matière, car I un des pre-\nmiers il attira l'attention sur la nécessité de\nconserver les vieilles cités tout en les ndap-"}, {"page_pdf": 25, "page_imprimee": "169", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192002-01.1.25", "debut_caractere": 201, "fin_caractere_exclue": 3978, "texte": "tant aux besoins nouveaux créés par la vie\nmoderne, et que le premier, pendant la\nguerre, le gouvernement belge du Havre t>e\npréoccupa de la reconstruction des cités dé-\ntruites, le conférencier esquissa à grands\ntraits la part de la Belgique dans l'œuvre de\nl'urbanisme; l'activité du Belgian Town\nplanning Comittee de Londres et du Comité\nd'art civique hollando-belge, créés tous deux\npendant la guerre, puis l'organisation à\nBruxelles et en province, l'an dernier, de\nl'Exposition de la Reconstruction, pleine\nd'intérêt, par les soins de l'Union des Villes.\nMais qu'est-ce donc après tout, l'urba-\nnisme? C'est l'art et le souci de la construc-\ntion de l'aménagement et de la transforma-\ntion rationnels des villes. Art relativement\nnouveau et auquel les circonstances nées de\nla guerre ont fourni un caractère de grande\nactualité.\nM. Rosenthal aurait donc pu s'attarder à\ndécrire, sinon l histoire, du moins les règles\nqui doivent présider à l'aménagement ration-\nnel des villes. Il ne l'a pas fait, préférant dé-\ngager du problème sa philosophie en démon-\ntrant que l'application de ces règles est géné-\nratrice d'esprit et de vertus civiques.\nEt, en effet, la mise en pratique des prin-\ncipes de l'urbanisme implique, notamment,\nles concours constant de l'opinion publique,\nsource d'une collaboration suivie et du déve-\nloppement de l'esprit de solidarité. C'est\nd'ailleurs cette opinion publique que les ur-\nbanistes anglais et américains s'efforcent tou-\njours de se concilier avant d'entreprendre la\nréalisation de quelque projet.\nCette collaboration se manifeste, d'ail-\nleurs de mille façons : par l'entente entre les\npropriétaires ou entre les sociétés privées\net l'administration pour la transformation ou\nla création de nouveaux quartiers, les ali-\ngnements; par la création de sociétés coo-\npératives de construction de maisons à bon\nmarché; par la création de cités-jardins aux-\nquelles sont adjointes de multiples œuvres\nd'intérêt commun : sociétés coopératives,\nplaines de jeux, salles de lecture et de ré-\ncréation, etc.\nD'autre part, l'urbanisme, en réclamant\nl'établissement de plans d'ensemble, néces-\nsite et favorise la collaboration d'une foule\néléments privés et officiels restés jus-\nqu'alors étrangers les uns aux autres : archi-\ntectes, techniciens, artistes, administrateurs,\netc.\nTandis que le citoyen de l'antiquité et du\nmoyen âge vivait intimement de la vie de sa\ncité, à laquelle une foule de liens contribuait\nà l'attacher, le citoyen d'aujourd'hui\nétranger dans sa propre cité natale, à laquel-\nle il ne s'intéresse guère.\nEt c'est fort regrettable, car il importe de\ndévelopper à nouveau, chez chacun, ce sen-\ntiment d'attachement à la cité dans laquelle\nil vit, et de faire renaître cette conscience\ncivique et collective.\nDans l'esprit du conférencier, l'urbanisme,\ngrâce aux sentiments de collaboration et de\nsolidarité que réclame sa mise en pratique,\npossède la vertu de favoriser le développe-\nment de cet esprit civique et de pousser les\ncitoyens à s'inquiéter de leurs devoirs vis-à-\n-vis de la collectivité.\nEt c'est à ce titre que l'urbanisme peut\nêtre considéré comme un instrument de pro-\ngrès social, puisqu'il tend à inciter le citoyen\nà aimer sa cité et è ressentir la joie te aussi\nles devoirs qui naissent de sa participation à\nla vie d'une collecitivité humaine.\nPLAN D'AMENAGEMENT DE MO-\nLENBEEK-SAINT-JEAN. L'administra-\ntion de Molenbeek-Saint-Jean mettra pro-\nchainement au concours, par l'intermé-\ndiaire de FUnion des Villes, les problè-\nmes que soulève l'aménagement de cette\ncommune. Le « Mouvement communal »\nqui nous l'apprend, consacre à ces problè-\nmes quelques pages qui en démontrent la\nvariété et la complexité. Voilà un concours\nqui s'annonce comme devant être de très\ngrand intérêt et des mieux organisé."}]}, {"article_id": "bm-bmtnaac-1920-02-01-c016", "article_bluemountain": "bmtnaac_1920-02_01#c016", "volume": "bmtnaac_1920-02_01", "ocr_source": "OCR Blue Mountain (ALTO), transcription TEI : lignes lb/@facs", "texte_sans_correction": true, "page_debut": "163", "page_fin": "165", "image_debut": 19, "image_fin": 21, "pages_selon": "pagination imprimée relevée dans le METS Blue Mountain (ORDERLABEL) ; [n] = page sans folio restituée", "url_article": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192002-01.2.5.1", "titre_corps": "La Conférence internationale du Housing", "titre_sommaire": "La Conférence internationale du Housing", "signature_source": "", "controle": "bornes données par la structure logique METS/ALTO de Blue Mountain (blocs ALTO de chaque constituant)", "pages": [{"page_pdf": 19, "page_imprimee": "163", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192002-01.1.19", "debut_caractere": 48, "fin_caractere_exclue": 3668, "texte": "La Conférence internationale du\nHousing\n(Londres, février 1920)\nNous avons fait connaître, dans un précé-\ndent numéro de la « Cité », le programme\nde la conférence qui s est tenue à Londres à\nl'occasion de l'exposition organisée par !e\ngrand quotidien anglais, le « Daily Mail ».\nCette exposition du bâtiment a révélé plus\nd'un procédé de construction intéressant et\nnouveau : l'emploi du crépi sur support mé-\ntallique, des blocs agglomérés de système et\nde forme divers, de maisons semi-perma-\nnentes en bois, etc. Mais le clou de l'exposi-\ntion, c'était cette maison idéale édifiée en\ngrandeur naturelle d'après les plans du lau-\nréat d'un concours public, et dans laquelle\ntout était combiné et aménagé en vue de\ndiminuer, si pas supprimer, l'intervention de\ndomestiques. Un de nos collaborateurs nous\npromet une étude détaillée de cette maison.\nLa Revue anglaise « Housing », a publié\nun compte-rendu fort complet de ce con-\ngrès: nous en reprenons quelques passages\nd'après la traduction qu'en donne le « Mou-\nvement communal ».\n« On pouvait s'attendre dit notre con-\nfrère anglais à ce que les membres de I'«ln-\nternational Garden Cities and Town Plan-\nning Association » acclament unanimement\nles idées de leur président M. Ebenezer Ho-\nward, comme étant la base unique de la ré-\nforme des habitations, et rivalisent entr eux\npour prouver que les progrès concrets réa-\nlisés dans leur pays, étaient dus aux règles\npromulguées par lui. En qualité d Anglais,\nil nous est agréable d'observer que, en ce qui\nconcerne aussi les autres aspects du « Hou-\nsing », tous les rapporteurs étrangers se sont\npratiquement référés à la Grande-Bretagne\ncomme pays pionnier apportant des direc-\ntives dans la crise présente.\n» Et, à en juger d'après les informations\nfournies par tant de sources, il devient evi-\ndent que M. Gibbon était pleinement justi-\nfié d affirmer que loin encore d'être satisfaits\ndes progrès réalisés jusqu'à présent, dans\nnotre pays, nous nous trouvions plus avancés\nque les autres pays dans la voie qui doit\nmener au but.\n» Il nous serait impossible de résumer,\ndans un espace si limité, le contenu des 1 3\nrapports ou de donner même une idée géné-\nrale des points de vue des représentants de\nvingt-deux nationalités qui y prirent part.\nSur un seul principe, celui de l'interven-\ntion de l'Etat les opinions ont été forte-\nment divisées. M. Aug. Rey (France) sou-\ntenait que, généralement, en Europe, il exis-\ntait une grande méfiance envers 1 action di-\nrecte en matière de construction des habita-\ntions, exercée soit par le gouvernement cen-\ntral, soit par l'autorité locale. Il a été forte-\nment appuyé par M. de Vuyst (Belgique),\net ardemment combattu par M. H. R. Al-\ndridge.\n» Il est certain que dans les autres pays les\nautorités locales n'ont pas la même responsa-\nbilité en cette matière, excepté peut-être, en\nHollande, où la législation récente ressemble\nbeaucoup à nos « Housing and Town Plan-\nning Acts ». Dans de nombreux cas, les\nautorités municipales avaient pris 1 initiative\nelles-mêmes dans les Dominions, mais sans\nimposer aucune obligation. Dans les pays\nScandinaves, il semblerait qu'ils sont en\ntrain de se frayer un chemin vers une plus\ngrande participation des autorités publiques\nà la construction des habitations à bon mar-\nché, mais la méfiance, à laquelle M. Rey et\nM. de Vuyst firent allusion, apparaît comme\nun obstacle sérieux à un développement si-\nmilaire en France et en Belgique, et il fau-\ndrait attribuer au même motif le fait qu'en\nItalie, en Espagne, et au Portugal il n'existe\naucun indice d'un mouvement de ce genre.\n» Il ne faut pas perdre de vue, néanmoins,"}, {"page_pdf": 20, "page_imprimee": "164", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192002-01.1.20", "debut_caractere": 30, "fin_caractere_exclue": 4357, "texte": "Timportante loi française du « Tracé des\nVilles », du mois de mars 1919, laquelle\nconfère aux conseils généraux des départe*\nments le pouvoir d'établir des offices d'habi-\ntations à bon marché, et rend aussi obliga-\ntoire le « Town Planning » pour les villes de\n10,000 habitants et plus. M. Henri Sellier,\ndirecteur de l'Office des habitations à bon\nmarché du département de la Seine, donna\nune très intéressante description de l'activité\nde cet office qui est en train d'ériger cinq ou\nsix villages ou faubourgs-jardins, suivant\nainsi de près les conseils et les suggestions\npubliés par le Ministère de l'Hygiène publi-\nque.\n» Mais, soit que le gouvernement ou les\nautorités locales s'occupent effectivement ou\nnon de la construction des maisons, dans\npresque tous les pays, il a été trouvé indis-\npensable pour le gouverenement de créer\nles ressources nécessaires. En règle générale,\nl'assistance financière, sous forme de prêts,\ns'élève dans une certaine proportion à la va-\nleur des maisons construites. En Hollande,\nle gouvernemet accordera effectivement des\nprêts aux autorités locales ou par leur inter-\nmédiaire, jusqu'à 1 00 p. c. du coût des con-\nstructions, ainsi que des subsides annuels, si\nune rente économique ne peut être obtenue.\nM. Slothouwer a dit franchement qu'il n'était\npas possible de prévoir quels seront les résul-\ntats financiers des méthodes hollandaises,\nmais le point de vue envisagé est tout sim-\nple : des maisons doivent être construites, et,\npar conséquent, les ressources doivent être\ntrouvées. En Suède, un nouvel emprunt gou-\nvernemental destiné aux avances pour le\n« Housing » a été proposé.\n» La représentation la plus nombreuse i\\\nété celle de la Norvège, où existe d'évidence\nun intérêt très actif et très pratique pour le\n« Town Planning ». Comme M. Gierlofl\nl'a exprimé, « l'évangile de M. Ebenezer\nHoward est venu au moment opportun en\nNorvège ». Il y existe un mouvement bien\nsoutenu pour l'édification des villes indu-\nstrielles de façon à ne pas gâter lës magni-\nfiques vallées, et on essaye de former dans\ntoute ville de 8,000 habitants et plus une\nsociété d'utilité publique, sorte de municipa-\nlité dans la municipalité, municipalité de\nconstruction, avec l'unique objet de con-\nstruire et de louer des habitations. C'est sur\nle mouvement coopératif de construction\nque les Norvégiens fondent le plus grand\nespoir pour l'avenir.\n» M. Sverre Pedersen a fait un rapport i>ur\nle développement du plan de la ville de\nTrondjhem et des plans du «Housing» lo-\ncal, qui contiennent les principes du « Town\nPlanning » des districts éloignés, et sur l'ac-\ntion directe exercée par la municipalité au\npoint d'établir une fabrique pour la prépara-\ntion des maisons de bois. M. van Nés a don-\nné une intéressante description du dévelop-\npement, d'après les principes des « Garden\nCities » de « Berg en Bosch >, propriété de\n300 ares dans le voisinage d'Apeldoorn. Le\nrapporteur a signalé aussi que Rotterdam,\nAmsterdam, La Haye, Arnhem, Apeldoorn,\nHilversum et autres villes ont acquis de\ngrands terrains dans des buts d'extension.\n» L'idée de l'organisation de la vie in-\ndustrielle d'une cité a été bien développée\npar M. Hurst Seager, de New Zealand, et la\nnécessité d'investigations scientifiques pour\nle problème des Cités-jardins et du « Town\nPlanning », par M. R. Thomas Adams, qui\nse réfère spécialement à l'importance des\n« surveys régionaux » comme, par exemple,\ncelui du district minier de Doncaster, ou de\nla « Black Country » qui s'étend entre Bir-\nmingham et Wolverhampton.\n» M. Raymond Unwinn et M. C. B. Pur-\ndom traitèrent à différents points de vue,\nle problème de l'érection de « villes satel-\nlites » et de l'immense avantage, pour la\ncommunauté, d'un tel système comparé à\nl'extension ininterrompue des grandes cités\nindustrielles.\n» Bien que, comme il a été dit: il y eut des\ndifférences d'appréciations sur plusieurs\npoints, pratiquement il n'y en avait pas con-\ncernant l'importance, pour une cité, d'avoir\nen propre le terrain sur lequel elle est con-\nstruite et sur lequel elle est appelée à se dé-\nvelopper. Les rapporteurs hollandais, en\nparticuliers, appuyèrent très fortement ce\npoint de vue, et, à vrai dire, étant l'un des\nprincipes cardinaux de l'idée, des «: Gar-\nden Cities », il était tout naturel qu'il y eut\nun accord général sur ce point. L'expérience"}, {"page_pdf": 21, "page_imprimee": "165", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192002-01.1.21", "debut_caractere": 47, "fin_caractere_exclue": 1719, "texte": "de l'Allemagne dans cette question et la\nlarge assistance financière donnée par les\nmunicipalités allemandes aux projets de fau-\nbourgs-jardins, promus par les sociétés d'uti-\nlité publique, a été repris dans le rapport\nsur l'organisation du « Housing » et sur l'as-\nsistance financière dans les différents pays,\nprésenté par M. I. G. Gibbon, et édité par\nl'intelligente division du € ministry o\nhealth ».\nLa dernière session de la conférence a été\nconsacrée à la reconstruction des régions dé-\nvastées de la France et de la Belgique. M. le\nsénateur Vinck y fit l'exposé du problème\nd'Ypres et montra le projet élaboré par\nTUnion des Villes et Communes Belges. Les\nparticipants au Congrès émirent le vœu de\nvoir adopté par les autorités compétentes, ce\nprojet qui assure la conservation des ruines.\nM. Verwilghen, fit part à l'association in-\nternationale des efforts que le gouvernement\nbelge avait fait pour rendre la vie économi-\nque aux villes et aux villages détruits. Il\nmontra aux moyens de projections lumineu-\nses les jolies maisons que l'on construit à\nRoulers, sur les plans de MM. Bodson et\nPompe, de MM. Doom et Vermeersch, les\nprojets concernant Nieuport, etc. Les per-\nsonnes présentes témoignèrent par leurs ap-\nplaudissements tout l'intérêt et toute la sym-\npathie qu'elles attachaient aux communica-\ntions de MM.Vinck et Verwilghen. M. Ewart\nG. Culpin se fit leur interprête en félicitant\nchaleureusement nos compatriotes, aussi\nM. Rey de la collaboration précieuse aux\ntravaux de l'lnternationl Garden and Town\nplanning Association.\nLes rapports soumis à la conférence pa-\nraîtront in extenso dans l'organe de 1 Asso-\nciation anglaise des Cités-jardins."}]}, {"article_id": "bm-bmtnaac-1920-02-01-c017", "article_bluemountain": "bmtnaac_1920-02_01#c017", "volume": "bmtnaac_1920-02_01", "ocr_source": "OCR Blue Mountain (ALTO), transcription TEI : lignes lb/@facs", "texte_sans_correction": true, "page_debut": "165", "page_fin": "166", "image_debut": 21, "image_fin": 22, "pages_selon": "pagination imprimée relevée dans le METS Blue Mountain (ORDERLABEL) ; [n] = page sans folio restituée", "url_article": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192002-01.2.5.2", "titre_corps": "Conférence Nationale de l'Habitation à bon marché", "titre_sommaire": "Conférence Nationale de l'Habitation à bon marché", "signature_source": "", "controle": "bornes données par la structure logique METS/ALTO de Blue Mountain (blocs ALTO de chaque constituant)", "pages": [{"page_pdf": 21, "page_imprimee": "165", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192002-01.1.21", "debut_caractere": 1721, "fin_caractere_exclue": 3328, "texte": "Conférence Nationale de l'Habitation\nà bon marché\n(24.26 avril 1920)\nUne conférence nationale de l'Habitation\nà Bon Marché organisée par l'Union des Vil-\nles et communes Belges tiendra ses assises à\nBruxelles, les samedi, dimanche et lundi 24,\n25 et 26 avril 1920.\nBUT\nLa Belgique doit être en mesure de ré-\nsoudre imédiatement le problème du déficit\nd'habitations.\nAvant la guerre, ce déficit était déjà fo-\nimportant. Depuis il s'est aggravé, par l'ar-\nrêt complet de la bâtisse pendant cinq ans,\nà raison d'environ 20,000 maisons par an,\net la guerre, par surcroît, a détruit environ\ncent mille habitations.\nLa rareté et le prix élevé des matériaux\net de la main-d'œuvre compliquent le pro-\nblème.\nL'initiative privée étant impuissante, les\npouvoirs publics ont un devoir important et\nimmédiat à remplir. Ils le comprennent et\nsont prêts à entrer dans la voie de l'inter-\nventionnisme le plus agissant.\nAu moment d'aborder un domaine à peu\nprès nouveau pour elles, nos autorités gou-\nvernementales, provinciales et locales ainsi\nque les organisations auxquelles s'applique\nla loi nouvelle sur les habitations, pourront\ntrouver d'utiles indications dans les travaux\nde la Conférence.\nPARTICIPATION\nTous ceux qui à un titre quelconque s'in-\ntéressent au problème de 1 Habitation Popu-\nlaire sont appelés à prendre part à la Confé-\nrence.\nLes Administrations communales de tou-\ntes les Villes et Communes du pays sont in-\nvitées à faire connaître à la Conférence la\nsituation exacte de leur population quant au\ndéficit du logement et les moyens auxquels\nelles se proposent d'avoir recours pour y re-\nmédier."}, {"page_pdf": 22, "page_imprimee": "166", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192002-01.1.22", "debut_caractere": 57, "fin_caractere_exclue": 3899, "texte": "Elles sont priées de bien vouloir en outre\ndéléguer un ou plusieurs de leurs manda-\ntaires et fonctionnaires pour participer aux\ndébats.\nLes Administrations provinciales et gou-\nvernementales voudront bien, dans les\nmêmes conditions, éclairer les débats sur la\nvéritable situation du pays quant aux besoins\nà satisfaire et aux ressources possibles.\nLes Sociétés d'Habitations à bon marché,\nles Corporations du Bâtiment, les Urbanis-\ntes, Architectes, Ingénieurs, Entrepreneurs,\nGéomètres, les Associations ouvrières et pa-\ntronales, etc., sont invités à se faire représen-\nter par des délégués de leurs groupements.\nIndividuellement aussi, les techniciens et\ntoutes les personnes qui ont une compétence\nou placent un intérêt en la matière sont in-\nvités à s'inscrire à la Conférence.\nRAPPORTS\nDes rapports introductifs exposant 1 état\ngénéral de la question à l'heure actuelle tant\nà l'étranger qu'en Belgique, seront envoyés\nau début du mois d'avril à tous les adhé-\nrents.\nL'énumération détaillée, donnée ci-après\nen programme, constitue un essai de « Table\nencyclopédique de la matière ». Elle a pour\nbut de souligner la complexité du problème\net de permettre de situer dans un ordre logi-\nque les questions que l'on serait appelé à\ntraiter au Congrès. L'attention devra se por-\nter tout spécialement sur les questions essen-\ntielles et sur celles qui sont d'une utilité im-\nmédiate pour la solution du problème de\nl'habitat tel qu'il se pose en Belgique\nLes adhérents sont priés d'adresser à la\nConférence des rapports concis répondant\nau programme ci-annexé. Ces rapports de-\nvront parvenir, au plus tard, le 1 5 avril, au\nBureau de la Conférence. Il est indispensable\nque ces rapports soient suivis de conclu-\nsions d'application pratique formulées d'une\nmanière succinte et précise.\nDELIBERATIONS\nLa discussion des objets inscrits à l'ordre\ndu jour sera introduite successivement par\nchaque rapporteur général qui s'aidera, le\ncas échéant, de projections lumineuses.\nLes orateurs qui se seront fait inscrire au\nplus tard la veille de chaque séance auront !a\nparole pendant cinq minutes pour exposer\nl'essentiel de leur communication.\nLorsque la série des orateurs inscrits pour\nfaire des communications à la suite de cha-\ncun des rapports introductifs, sera épuisée,\nle rapporteur général résumera le débat\nséance tenante pour en tirer les conclusions.\nORDRE DU JOUR\n1. Introduction générale au Congrès : M.\nle sénateur Vinck, directeur de l'Union des\nVilles et Communes Belges.\n2. Le problème foncier : Rapport intro-\nductif par M. l'ingénieur-urbaniste R. Ver-\nwilghen, directeur au Ministère de l'lntérieur\n(Office des Régions dévastées).\n3. Le problème financier : Rapport intro-\nductif par M. Van den Bempt, chef de bu-\nreau au Service des Propriétés communales\nde la Ville de Bruxelles.\n4. Le problème technique et esthétique de\nla construction : Rapport introductif par M.\nl'architecte-urbaniste F. Bodson, Bruxelles.\n5. Le problème de la Standardisation :\nRapport introductif par M. l'architecte-urba-\nniste Huib Hoste, Bruges.\n6. Le problème technique et esthétique\ndes agglomérations : Rapport introductif\npar M. l'architecte-paysagiste-urbaniste Van\nder Swaelmen, directeur du Département\ntechnique de l'Union des Villes.\nADHESIONS\nLes adhésions doivent être notifiées le\nplus tôt possible à l'Union des Villes. La\nsouscription est fixée à 5 francs. Elle donne\ndroit aux publications de la Conférence.\nLes Administrations publiques ainsi que\nles Institutions et les Associations diverses\npeuvent déléguer plusieurs représentants.\nLeur cotisation s élève en proportion.\nLa cotisation doit être réglée avant la\nConférence. (Envoi à l'Union des Villes :\n3 bis, rue de la Régence, Bruxelles. Verse-\nment en compte-chèque postal n° 167-97,\nmandat-postal ou timbres-poste).\nLa quittance servira de carte de membre\nà ta Conférence."}]}, {"article_id": "bm-bmtnaac-1920-02-01-c018", "article_bluemountain": "bmtnaac_1920-02_01#c018", "volume": "bmtnaac_1920-02_01", "ocr_source": "OCR Blue Mountain (ALTO), transcription TEI : lignes lb/@facs", "texte_sans_correction": true, "page_debut": "167", "page_fin": "169", "image_debut": 23, "image_fin": 25, "pages_selon": "pagination imprimée relevée dans le METS Blue Mountain (ORDERLABEL) ; [n] = page sans folio restituée", "url_article": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192002-01.2.5.3", "titre_corps": "Le Problème du Logement", "titre_sommaire": "Le Problème du Logement", "signature_source": "", "controle": "bornes données par la structure logique METS/ALTO de Blue Mountain (blocs ALTO de chaque constituant)", "pages": [{"page_pdf": 23, "page_imprimee": "167", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192002-01.1.23", "debut_caractere": 49, "fin_caractere_exclue": 4115, "texte": "Le Problème\ndu Logement\nUNE CONFERENCE DE M. CAMILLE\nMARTIN. Le traducteur bien connu de\nSitte, est lui-même savant urbaniste. Il vient\nde donner à Lausanne une conférence des\nplus instructives qui prouve que partout le\nproblème du logement est à lavant-plan\ndes préoccupations, et commence à être étu-\ndié scientifiquement.\nD'un compte-rendu de la « Gazette de\nLausanne » nous extrayons ces lignes :\nEn s'aidant de projections lumineuses, le\nconférencier a résumé les grandes phases du\ndéveloppement des villes depuis le Moyen-\nâge, en montrant la place faite successive-\nment à l'habitation. Il a fait un rapproche-\nment fort intéressant entre les faubourgs,\nqui dans certaines villes se sont établis dès le\nXVe siècle hors des murs, et les cités-jardins\ncréées de nos jours. Deux facteurs qui ont\ndéterminé le type de la maison bourgeoise\ndu Moyen-âge ont disparu : 1. la fixité du\nprix du terrain, qui n'était pas vendu, mais\naffermé moyennant cens au constructeur de\nla maison. 2. La double destination de la\nmaison, qui était à la fois le lieu de travail et\nle lieu d'habitation de l'occupant. La Révo-\nlution, en bouleversant l'ancien régime fon-\ncier, a entraîné des transactions immobiliè-\nres qui ont abouti au renchérissement exces-\nsif des terrains. La maison locative à quatre\nou cinq étages qui a répondu à la nécessité\noù la population des villes était d'habiter à\nl'intérieur des fortifications, est restée trop\nlongtemps le type normal de l'habitation ci-\ntadine. Elle a aussi été un des agents de la\nspéculation sur les terres.\nPour pouvoir revenir à la maison fami-\nliale, il faut trouver du terrain à bas prix.\nAux administrations communales d'établir,\ndès maintenant, des zones exactement déli-\nmitées en fixant les hauteurs des construc-\ntions en proportion de la valeur actuelle du\nsol et de réserver à la périphérie, avant que\nla spéculation s'en empare, l'espace néces-\nsaire à la création des colonies de petites ha-\nbitations.\nM. Martin a démontré que, par l'adoption\ndu type des petites maisons contiguës, on\nobtenait l'utilisation la plus rationnelle et la\nplus économique du terrain. Il a commenté\ndes plans d'ensemble de cités-jardins réalisés\nà l'étranger et en Suisse.\nLa solution du problème économique du\nlogement doit être recherchée dans une coo-\npération très étendue à laquelle participeront\nles pouvoirs publics. L'architecte n est que\nle serviteur de la volonté populaire qui doit\nse manifester résolument et énergiquement.\n* * *\nL'HABITAT OUVRIER A LIEGE.\nL'on sait que le Conseil communal de cette\nville a inscrit au budget pour 1920 un cré-\ndit non limitatif de 5 millions en vue de por-\nter remède à la crise du logement qui se\nconstate à Liège comme dans presque tous\nles grands centres. Une commission spéciale,\ndit la « Chronique des Travaux publics »,\nfut constituée il y a quelques semaines et\nde ses délibérations on peut conclure que les\ndifférents moyens suivants seront mis en vi-\ngueur pour amener une amélioration de la\nsituation :\nLa Société liégeoise des Maisons ouvriè-\nres construira différents groupes d'habita-\ntions à bon marché sur les terrains qu'elle\npossède rue Bois-l'Evêque, rue du Laveu et\nsurtout au plateau de Tribouillet, au quar-\ntier du Thier-à-Liége. Ici, par suite du man-\nque de moyens de communicaiton conforta-\nbles, on établira un vaste élévateur pour\namener les matériaux à pied-d'œuvre. De\nplus, plusieurs voies de communication de\n! 2 à 1 5 mètres de largeur seront établies\nvers les nouveaux boulevards..\nDe son côté,au moyen d'avis insérés dans\nles journaux, la ville elle-même cherche, dès\nmaintenant, des immeubles à transformer et,\nde plus, elle vient de créer un office des lo-\ngements qui centralisera les offres et les de-\nmandes de location. Elle fait aussi appel aux\nentrepreneurs pour trouver le système le plus\npratique pour élever des maisons provisoi-\nres. On améliorera autant que possible le\nsystème adopté pour les régions dévastées\nd'habitations provisoires en planches, à cloi-\nson double, reposant sur une assise en bri-\nques et avec toiture recouverte de carton"}, {"page_pdf": 24, "page_imprimee": "168", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192002-01.1.24", "debut_caractere": 61, "fin_caractere_exclue": 3817, "texte": "bitumé. Ces maisons s'élèveraient par grou-\npes de deux et chaque habitation comporte-\nrait 3 pièces avec hangar et une cave. Leur\ncoût est estimé de 6 à 7,000 francs et la\nville possède déjà un certain nombre de ter-\nrains pour servir à cet usage.\nLe projet de la ville est donc entré dans\nla voie de la réalisation pratique et d'autres\ndispositions vont encore suivre.\nHABITATIONS A BON MARCHE EN\nFRANCE. Une loi française toute récente\nelle porte la date du 31 octobre dernier\ntend à faciliter la mise à la disposition\nd'ouvriers et de personnes peu fortunées,\ndes terrains nécessaires à l'édification de\nmaisons à bon marché.\nNous croyons intéressant d'en reproduire\nles dispositions essentielles d'après un résu-\nmé publié dans les Annales des Travaux\nPublics.\nEn vue de faciliter l'accession des travail-\nleurs et des familles peu fortunées à la petite\npropriété, les départements et les communes\nsont autorisés à acquérir et à revendre, après\nlotissement, des terrains et des domaines ru-\nraux.\nCes terrains sont lotis et les voies d'accès\naménagées, de telle sorte que :\n10 les terrains destinés à la construction\nd'une habitation familiale avec jardin n'aient\npas une étendue supérieure à 1 0 ares;\n2° les terrains destinés à la construction\nd'un petit domaine rural n'aient pas une va-\nleur supérieure à 10,000 francs, quelle que\nsoit leur étendue.\nLes plans de lotissement sont tenus dans\nla préfecture et les sous-préfectures du dé-\npartement intéressé, à la disposition du pu-\nblic pendant deux mois.\nLes acquéreurs éventuels des lots adres-\nsent leur demande d'acquisition au préfet,\navec les pièces justificatives de leur situation.\nLes demandes sont instruites par les soins\nd'une Commission départementale qui attri-\nbue les lots en tenant compte de la moralité\ndes demandeurs et du nombre de leurs en-\nfants, et par préférence à ceux qui, pour le\npaiement du prix, auront obtenu un prêt à\nlong terme, soit d'une Société de crédit im-\nmobilier, soit d'une Caisse régionale de cré-\ndit agricole.\nLe prix demandé doit être calculé de fa-\nçon à ne laisser ni perte ni gain.\nLe paiement du prix doit être effec-\ntué au comptant. L'immeuble ainsi ac-\nquis ne peut être aliéné pendant dix ans.\nL'acquéreur d'un terrain, en vue de la con-\nstitution d'une habitation familiale, ne peut\nlui donner une autre destination. L'acquéreur\nd'un petit domaine rural doit s'engager à\nle cultiver lui-même ou à l'aide des membres\nde sa famille.\nL'URBANISME : UNE CONFERENCE\nDE M. ROSENTHAL. L'lnstitut des\nHautes Etudes auquel nous sommes redeva-\nbles de bien des initiatives intéressantes\non se rappellera sans nul doute le cycle re-\nmarquable de conférences qu'il organisa\navant la guerre, au cours desquelles Ber-\nlage, Dufrène, Dervaux et d'autres, nous ré-\nvélèrent la cohésion des tendances interna-\ntionales de Fart moderne s'efforce au-\njourd'hui d'initier le public à la science bien\nactuelle de l'Urbanisme.\nC'est au critique et historien d'art fran-\nçais, M. Léon Rosenthal, que fut confié la\ntâche d'ouvrir les portes du temple. Ceux qui\nsavent avec quel enthousiasme, ce conféren-\ncier de grand talent, s'est adonné à l'étude\nde l'Urbanisme, ceux qui lisent ses chroni-\nques d'art de l'Humanité ou ont suivi les\ncours qu'il donne à l'Ecole Supérieure d'Art\nPublic, dont il est le secrétaire général, n'au-\nront point été surpris de l'intérêt considé-\nrable de sa conférence et de l'accueil qui lui\nfut réservé par un public que l'on aurait vou-\nlu plus nombreux.\nEn voici d'après « l'lndépendance\nBelge un compte rendu succint.\nAprès avoir rappelé qu'un Belge, feu\nCharles Buis peut être considéré comme un\nprécurseur en la matière, car I un des pre-\nmiers il attira l'attention sur la nécessité de\nconserver les vieilles cités tout en les ndap-"}, {"page_pdf": 25, "page_imprimee": "169", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192002-01.1.25", "debut_caractere": 201, "fin_caractere_exclue": 3978, "texte": "tant aux besoins nouveaux créés par la vie\nmoderne, et que le premier, pendant la\nguerre, le gouvernement belge du Havre t>e\npréoccupa de la reconstruction des cités dé-\ntruites, le conférencier esquissa à grands\ntraits la part de la Belgique dans l'œuvre de\nl'urbanisme; l'activité du Belgian Town\nplanning Comittee de Londres et du Comité\nd'art civique hollando-belge, créés tous deux\npendant la guerre, puis l'organisation à\nBruxelles et en province, l'an dernier, de\nl'Exposition de la Reconstruction, pleine\nd'intérêt, par les soins de l'Union des Villes.\nMais qu'est-ce donc après tout, l'urba-\nnisme? C'est l'art et le souci de la construc-\ntion de l'aménagement et de la transforma-\ntion rationnels des villes. Art relativement\nnouveau et auquel les circonstances nées de\nla guerre ont fourni un caractère de grande\nactualité.\nM. Rosenthal aurait donc pu s'attarder à\ndécrire, sinon l histoire, du moins les règles\nqui doivent présider à l'aménagement ration-\nnel des villes. Il ne l'a pas fait, préférant dé-\ngager du problème sa philosophie en démon-\ntrant que l'application de ces règles est géné-\nratrice d'esprit et de vertus civiques.\nEt, en effet, la mise en pratique des prin-\ncipes de l'urbanisme implique, notamment,\nles concours constant de l'opinion publique,\nsource d'une collaboration suivie et du déve-\nloppement de l'esprit de solidarité. C'est\nd'ailleurs cette opinion publique que les ur-\nbanistes anglais et américains s'efforcent tou-\njours de se concilier avant d'entreprendre la\nréalisation de quelque projet.\nCette collaboration se manifeste, d'ail-\nleurs de mille façons : par l'entente entre les\npropriétaires ou entre les sociétés privées\net l'administration pour la transformation ou\nla création de nouveaux quartiers, les ali-\ngnements; par la création de sociétés coo-\npératives de construction de maisons à bon\nmarché; par la création de cités-jardins aux-\nquelles sont adjointes de multiples œuvres\nd'intérêt commun : sociétés coopératives,\nplaines de jeux, salles de lecture et de ré-\ncréation, etc.\nD'autre part, l'urbanisme, en réclamant\nl'établissement de plans d'ensemble, néces-\nsite et favorise la collaboration d'une foule\néléments privés et officiels restés jus-\nqu'alors étrangers les uns aux autres : archi-\ntectes, techniciens, artistes, administrateurs,\netc.\nTandis que le citoyen de l'antiquité et du\nmoyen âge vivait intimement de la vie de sa\ncité, à laquelle une foule de liens contribuait\nà l'attacher, le citoyen d'aujourd'hui\nétranger dans sa propre cité natale, à laquel-\nle il ne s'intéresse guère.\nEt c'est fort regrettable, car il importe de\ndévelopper à nouveau, chez chacun, ce sen-\ntiment d'attachement à la cité dans laquelle\nil vit, et de faire renaître cette conscience\ncivique et collective.\nDans l'esprit du conférencier, l'urbanisme,\ngrâce aux sentiments de collaboration et de\nsolidarité que réclame sa mise en pratique,\npossède la vertu de favoriser le développe-\nment de cet esprit civique et de pousser les\ncitoyens à s'inquiéter de leurs devoirs vis-à-\n-vis de la collectivité.\nEt c'est à ce titre que l'urbanisme peut\nêtre considéré comme un instrument de pro-\ngrès social, puisqu'il tend à inciter le citoyen\nà aimer sa cité et è ressentir la joie te aussi\nles devoirs qui naissent de sa participation à\nla vie d'une collecitivité humaine.\nPLAN D'AMENAGEMENT DE MO-\nLENBEEK-SAINT-JEAN. L'administra-\ntion de Molenbeek-Saint-Jean mettra pro-\nchainement au concours, par l'intermé-\ndiaire de FUnion des Villes, les problè-\nmes que soulève l'aménagement de cette\ncommune. Le « Mouvement communal »\nqui nous l'apprend, consacre à ces problè-\nmes quelques pages qui en démontrent la\nvariété et la complexité. Voilà un concours\nqui s'annonce comme devant être de très\ngrand intérêt et des mieux organisé."}]}, {"article_id": "bm-bmtnaac-1920-02-01-c019", "article_bluemountain": "bmtnaac_1920-02_01#c019", "volume": "bmtnaac_1920-02_01", "ocr_source": "OCR Blue Mountain (ALTO), transcription TEI : lignes lb/@facs", "texte_sans_correction": true, "page_debut": "170", "page_fin": "170", "image_debut": 26, "image_fin": 26, "pages_selon": "pagination imprimée relevée dans le METS Blue Mountain (ORDERLABEL) ; [n] = page sans folio restituée", "url_article": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192002-01.2.6", "titre_corps": "Echos et Nouvelles", "titre_sommaire": "Echos et Nouvelles", "signature_source": "", "controle": "bornes données par la structure logique METS/ALTO de Blue Mountain (blocs ALTO de chaque constituant)", "pages": [{"page_pdf": 26, "page_imprimee": "170", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192002-01.1.26", "debut_caractere": 22, "fin_caractere_exclue": 3911, "texte": "ARCHITECTURE\nEchos et Nouvelles\nMATERIAUX DE CONSTRUCTION.\nBriques ordinaires' 50 francs le mille au\nfour; 60 fr. le mille sur wagon. Tuiles rou-\nges du Hainaut, 440 francs le mille; vernies,\n550. Tuiles hollandaises, 385 fr. sur wagon\ndépart. Tuiles de Courtrai à simple emboî-\ntement, 355 fr. Pierres de bâtiments, 800.\nPavés de Lessines ou de Quenast à pied-\nd'œuvre, 750 à 900 fr. le mille rendu sui-\nvant dimensions. Bordures en petit granit,\ntype Bruxelles, l 5 fr. le mètre courant. Bois\nde construction de Suède ou de Finlande,\n325 à 350 fr. le mètre cube. Bois de mines,\n85 fr. le stère. Ciment Portland artificiel,\n140 fr. pour négociants, 150 fr. pour entre-\nneurs et 1 70 fr. pour particuliers. Carreaux\nunis en ciment, 7 fr. 50 le mètre carré, pri\nde base en fabrique. Chaux hydraulique\npour construction, Ire1re qualité, 70 fr. Chaux\ngrasse d'Ecaussines ou de Soignies, 60 fr.\nsur wagon départ.\nVERRES ET GLACES. Pour les\nverres à vitres, le tarif des mesures fixes est\nde 77 francs par caisse de 100 pieds fran-\nçais de 0 à 25 pouces. Prix de base pour les\ntrois qualités de mesures libres : coarse,\n310 francs; le n. 4, 330 fr. et le n. 3, 350 fr.\nGlaces en blanc jusque 1 pied carré\n0/11 d. (prix de base du tarif anglais) ; de\n1 à 3 pieds carrés, 1/3 d. par pieds; de 3\nà 5 pieds carrés, 1/7 d.; de 5 à 7 pieds car-\nrés, 1 /9 d. ; de 7 à 1 0 pieds carrés, 1/10 d. ;\nde 10 àl5 pieds carrés, 1/11 d. ;de 15 à\n25 pieds carrés, 2 d.\nLA CHAMBRE SYNDICALE DES AR-\nCHITECTES DE BELGIQUE vient de con-\nstituer son bureau comme suit : Président,\nJean Gilson; vice-présidents, Léon David et\nJean Maeschalck; secrétaire, Achille Michel;\nsecrétaire-adjoint, Paul Menessier; trésorier,\nRobert Crignier; bibliothécaire, Fernand\nConard; syndics, Benjamin de Lestrée de\nFabriebeckers, Félix Van Hammée, Josse\nVan Kriekinge et Constant Vander Meeren;\navocats-conseils, Raoul Ruttiens, Robert\nSmets, Edmond Van Weddingen.\nLE « KRING VOOR BOUWKUNDE »\nd'Anvers a constitué son bureau. Président»\nG. De Ridder; vice-président, F. Dumont;\nsecrétaire, H. Van Dyck; secrétaire-adjoint,\nE. Van den Paal; trésorier, A. De Mol.\nLA GRANDE BOUCHERIE.— Un com-\nmuniqué à la Presse nous apprend que la So-\nciété Centrale d'Architecture de Belgique,\nréunie en assemblée générale le 16 mars\n1920, après avoir entendu en deux confé-\nrences contradictoires les opinions diverses\nrelatives à la reconstruction projetée de la\nGrande Boucherie; après avoir pris con-\nnaissance des faits qui permettaient de pré-\nvoir F écroulement de l'édifice; exprime le\nregret que les mesures opportunes n'aient\npas été prises pour prévenir l'effondrement\nd'un monument dont la conservation était\nhautement désirable, tant au point de vue\nartistique, archéologique et historique, qu'au\npoint de vue du maintien des abords de\nGrand' Place; exprime le regret que les me-\nsures appropriées n'aient pas été prises\naprès l'écroulement. L'état de la construc-\ntion permettait encore, à ce moment, une\nrestauration scientifique; émet l'avis que cet\nédifice reconstitué et entièrement neuf ne re-\ntrouvera jamais l'intérêt que lui conférait son\nancienneté, constituera un faux, et n'aura\naucune valeur archéologique; que ce travail\nserait en opposition formelle avec la mé-\nthode admise et appliquée en matière de res-\ntauration d'édifices anciens en France et en\nAngleterre; que son aménagement en vue\nd'une destination toute différente de 1 an-\ncienne doit inévitablement entraîner des mo-\ndifications qui en altéreront le caractère, lui\nenlèveront toute logique et détruiront 1 ori-\nginalité de l'œuvre de De Bruyne; en con-\nséquence, émet le vœu de voir la ville re-\nnoncer au projet de reconstruction de la\nGrande Boucherie; considérant d'autre part\nqu'il n'est pas possible de laisser la placette\ndans son état actuel, suggère à la ville\nl'idée d'ouvrir un concours public d'idées\npour l'étude de cette intéressante question."}]}, {"article_id": "bm-bmtnaac-1920-02-01-c020", "article_bluemountain": "bmtnaac_1920-02_01#c020", "volume": "bmtnaac_1920-02_01", "ocr_source": "OCR Blue Mountain (ALTO), transcription TEI : lignes lb/@facs", "texte_sans_correction": true, "page_debut": "171", "page_fin": "171", "image_debut": 27, "image_fin": 27, "pages_selon": "pagination imprimée relevée dans le METS Blue Mountain (ORDERLABEL) ; [n] = page sans folio restituée", "url_article": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192002-01.2.7", "titre_corps": "CONCOURS", "titre_sommaire": "CONCOURS", "signature_source": "", "controle": "bornes données par la structure logique METS/ALTO de Blue Mountain (blocs ALTO de chaque constituant)", "pages": [{"page_pdf": 27, "page_imprimee": "171", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192002-01.1.27", "debut_caractere": 22, "fin_caractere_exclue": 3558, "texte": "CONCOURS\nPROGRAMME DU CONCOURS D'AR-\nCHITECTURE POUR LE CASINO OR-\nGANISE A DINANT. Règlement.\nIl est ouvert entre tous les architectes belges\naux conditions du présent programme deux\nconcours ayant pour objets :\n1° L'érection d'un casino à Dinant;\n2° L'établissement des jardins du casino.\nCasino et jardins seront situés comme 1 in-\ndique le plan annexé. Le 2 e concours n aura\nlieu que lorsque le ler1er aura été jugé et les\nconcurrents seront tenus de s'inspirer des\nbâtiments pour le tracé des jardins.\n1° Bâtiments du casino. Les plans sui-\nvants sont exigés :\na) Un plan général à l'échelle de\n0.005 m. par mètre;\nb) Les plans, élévations, coupes indi-\nquant toutes les parties du projet à 1 échelle\nde 1 cm.; les façades à l'échelle de 2 cm.\npar mètre;\nc) Un métré descriptif et devis esti-\nmatif de la dépense sur la base des prix\nunitaires annexés au présent programme.\nSalles exigées. Salle de spectacle, salle\nde lecture avec bibliothèque, fumoir, salle\nde jeux, salle de consommation (tea room),\npetite salle pour auditions musicales et con-\nférences, salle pour sociétés particulières,\nsalle pour tenancier du tea-room, logement\npour le concierge, W.-C., lavatorys, vestiai-\nres.\nLe style est laissé au choix de l'architecte\nqui s'inspirera spécialement du style local.\nLe concours sera fait en deux épreuves; la\npremière sera éliminatoire et ne portera\nque sur le a) et le b) pour les parties princi-\npales du projet.\n2° Jardins. Le concurrent fournira :\na) Le plan teinté des jardins à l'échelle\nde 1 cm. par mètre;\nb) Le plan coté avec indication des mou-\nvements de terrain prévus;\nc) Indication des plantes, espèces de\nfleurs;\nd) Devis estimatif de la dépense.\nLe style est laissé au choix de l'architecte\n(style français de préférence).\nPrévoir 2 courts de tennis, un kiosque\ncontre la montagne.\nLes envois seront anonymes et porteront\nune devise ou une marque reproduite égale-\nment sur deux enveloppes fermées. La pre-\nmière enveloppe portera la mention exté-\nrieure : « Nom de l'auteur » et contiendra\nle nom et l'adresse du concurrent. La se-\nconde portera la mention : « Election du\ndélégué du concurrent » et renfermera le\nnom du membre du jury qu'élit le concur-\nrent.\nLes envois seront remis à la maison com-\nmunale de Dinant, le 31 avril 1920.\nler1er concours. Les auteurs des projets\nclassés premiers, sous réserve de la haute\napprobation du Conseil, seront chargés de\nl'exécution. Ils recevront 5 p. c. du devis.\nLes projets classés seconds, troisièmes et\nquatrièmes pourront recevoir un prix respec-\ntivement de 1,000, 750 et 500 francs.\n2e concours. Deux prix, l'un de 750,\nl'autre de 500 francs, pourront être alloués.\nAprès jugement définitif, les projets pré-\nsentés seront exposés publiquement.\nLe jury est composé comme suit :\n1° Un architecte (M. l'architecte provin-\ncial Lauwers de Cerf) ;\n2° Un notable (M. Raucq, peintre à Di-\nnant) ;\n3° Un délégué des concurrents (élu â la\nmajorité ou éventuellement désigné par le\nsort;\n4° Un délégué de la société centrale d'ar-\nchitecture;\n5° Un conseiller communal (M. Cousot).\nMONUMENT COMMEMORATIF A\nSAINT-GILLES. Les dessins présentés\nau concours ouvert entre les artistes sculp-\nteurs et les architectes belges, en vue de\nl'érection d'un monument commémoratif en\nl'honneur des Saint-Gillois morts pour la\npatrie ont été examinés par le jury. Cinq\ntravaux, nous apprend la « Chronique\ndes Travaux Publics » ont été réservés.\nLes artistes intéressés peuvent prendre con-\nnaissance des résultats du concours à l'hôtel\nde ville, place Maurice Van Meenen."}]}, {"article_id": "bm-bmtnaac-1920-02-01-c021", "article_bluemountain": "bmtnaac_1920-02_01#c021", "volume": "bmtnaac_1920-02_01", "ocr_source": "OCR Blue Mountain (ALTO), transcription TEI : lignes lb/@facs", "texte_sans_correction": true, "page_debut": "172", "page_fin": "172", "image_debut": 28, "image_fin": 28, "pages_selon": "pagination imprimée relevée dans le METS Blue Mountain (ORDERLABEL) ; [n] = page sans folio restituée", "url_article": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192002-01.2.8", "titre_corps": "BIBLIOGRAPHIE", "titre_sommaire": "BIBLIOGRAPHIE", "signature_source": "", "controle": "bornes données par la structure logique METS/ALTO de Blue Mountain (blocs ALTO de chaque constituant)", "pages": [{"page_pdf": 28, "page_imprimee": "172", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192002-01.1.28", "debut_caractere": 46, "fin_caractere_exclue": 1636, "texte": "BIBLIOGRAPHIE\nLes dessins non retenus par le jury peu-\nvent être retirés par leurs auteurs.\nConformément aux conditions du con-\ncours, les miaquettes des projets retenus de-\nvront être soumises dans un délai de deux\nmois.\nEXPOSITION DE MONUMENTS COM-\nMEMORATES. Ainsi que nous l'avons\nannoncé, la Ligue du Souvenir avait orga-\nnisé un concours pour monuments commé-\nmoratifs entre les sculpteurs belges.\nLes conditions de ce concours, dit la\n« Chronique des Travaux publics », visaient\nà faire tenir compte dans la conception des\nprojets du coût des matériaux nécessaires,\nafin de permettre aux communes les moins\nfavorisées budgétairement, d élever un mé-\nmorial à la bravoure dè lèurs enfants morts\nau champ d'honneur.\nDeux cents projets ont été envoyés. Ils\nsont très artistement exposés dans le local de\nla Ligue du Souvenir, 32, rue de Namur,\ndepuis le 1 7 février. La plupart des stèles,\nplaques-souvenirs et figures tombales sont\ntraitées dans une note simple mais très déco-\nrative.\nDouze projets ont été primés. Ce sont\nceux de MM. Bija, Canneel, de Bondt,\nGhobert, Petit, H. Hebbelynck, Creten, V.,\nThibaut Raymond, Vandevoorde.\nCe dernier a deux projets primés pour\nstèles déjà plus considérables en style mo-\nderne. M. Thibaut a une colonne commé-\nmorative de très belle ligne et de prix fort\npeu élevé.\nDes figures tombales d'une suggestion un\npeu compliquée mais de belle allure esthéti-\nque ont valu des prix à MM. Canneel et\nCombaye.\nCONCOURS OUVERT PAR LE CRE-\nDIT GENERAL HYPOTHECAIRE. La\ndate de clôture qui était primitivement\nfixée au 1 5 mars est reportée au 30 avril."}]}, {"article_id": "bm-bmtnaac-1920-02-01-c022", "article_bluemountain": "bmtnaac_1920-02_01#c022", "volume": "bmtnaac_1920-02_01", "ocr_source": "OCR Blue Mountain (ALTO), transcription TEI : lignes lb/@facs", "texte_sans_correction": true, "page_debut": "172", "page_fin": "172", "image_debut": 28, "image_fin": 28, "pages_selon": "pagination imprimée relevée dans le METS Blue Mountain (ORDERLABEL) ; [n] = page sans folio restituée", "url_article": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192002-01.2.9", "titre_corps": "Bibliographie", "titre_sommaire": "Bibliographie", "signature_source": "", "controle": "bornes données par la structure logique METS/ALTO de Blue Mountain (blocs ALTO de chaque constituant)", "pages": [{"page_pdf": 28, "page_imprimee": "172", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192002-01.1.28", "debut_caractere": 1638, "fin_caractere_exclue": 3209, "texte": "Bibliographie\nLE MOUVEMENT COMMUNAL. —\nLa poste nous apporte, réunis en un même\nfascicule, trois numéros de l'organe de\nl'Union des Villes. Nous y trouvons, agréa-\nblement illustré par des dessins à la plume,\nune notice bibliographique concernant la\nbelle « Monographie de Lierre » qui vient de\nparaître. Ce numéro publie le programme\ncomplet et fort détaillé de la prochaine con-\nférence nationale de l'habitation à Bon mar-\nché. Une étude du Dr Rulot sur le service\ncommunal de désinfection, etc.\nART ET DECORATION. Paris, Li-\nbrairie centrale des Beaux Arts. Le numéro :\n5 francs.\nCette luxueuse revue française paraissait\ndepuis plus de vingt ans sous une enseigne\nfamilière, œuvre de jeunesse de M. P. Ver-\nneuil. Nous la retrouvons aujourd'hui sous\nune couverture très sobre et plus conforme\nà l'esthétique actuelle du livre. Le numéro\nde janvier, nous apporte une étude abon-\ndamment illustrée sur l'œuvre du « meu-\nblier » J. E. Ruhlmann. C'est un artiste «qui\na, au plus haut point, le culte de l'élégance,\ndu travail précieux et de la sobriété raffinée,\nqui réserve l'effort pour le laboratoire et ne\nveut nous donner que le plaisir, qui conçoit\nla méthode comme humble servante de l'in-\nstinct, la logique comme auxiliaire de l'esprit\net de la fantaisie. »\nLes « tapisseries de Jaulmes » dont parle\ncette même revue, sont de merveilleux pan-\nneaux décoratifs dans lesquels se retrouvent\nl'influence heureuse de Maurice Denis.\nUn article, peu scientifique, sur les pro-\ncédés modernes de construction rapide,\ncomplète ce luxueux numéro de « Art et\ndécoration »."}]}, {"article_id": "bm-bmtnaac-1920-02-01-c023", "article_bluemountain": "bmtnaac_1920-02_01#c023", "volume": "bmtnaac_1920-02_01", "ocr_source": "OCR Blue Mountain (ALTO), transcription TEI : lignes lb/@facs", "texte_sans_correction": true, "page_debut": "couv. 2", "page_fin": "couv. 2", "image_debut": 2, "image_fin": 2, "pages_selon": "pagination imprimée relevée dans le METS Blue Mountain (ORDERLABEL) ; [n] = page sans folio restituée", "url_article": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192002-01.2.10", "titre_corps": "[Publicité]", "titre_sommaire": "[Publicité]", "signature_source": "", "controle": "bornes données par la structure logique METS/ALTO de Blue Mountain (blocs ALTO de chaque constituant)", "pages": [{"page_pdf": 2, "page_imprimee": "couv. 2", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192002-01.1.2", "debut_caractere": 1101, "fin_caractere_exclue": 1187, "texte": "pouLonerC? 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Verwilghe», Ingénieur Urbaniste\n(Bruxelles), Secrétaire de la RédactioÂ. ---\nLM Réd*ct«ora ÉF Collaborateurs «ont NUII re sportdm Uun A»ticlee. « Il M» ftaèi\ncompte émrn* c la Cité I d« tout otnrvaga dont daux «zeaplairei «twnt mmr+yê* à Kt Rtvtia\nPour la rédaction, I\"administration et les demandes d'abonnement, s'adresser au Siege de\nfat Revue s 10, Place Loix, St-Gîlles- Bruxelles.\nPour la vente au numéro, s'adresser exclusivement aux libraires. Dépôt principal\nLibrairie Lamertin, 58-62, Coudenb erg, Bruxelles.\n.ABONNEMENT s 10 fr.; Etranger, 12 francs; le lumérs, Un hue.\nLes abonnements peuvent se prendre en versant la somme de 10 francs au erédit du\nCompte-chèques-postaux : n* 16621 (Revue : LA Cité).\nm-\n\npouLonerC? ÂVIÔE\nCONSTRUCTIONS\nCOM\nlOUCS\n//\nN\n/\n/\n\\\n✓\n/\n£\n25\n/\n2\n>\ni\nr\nw\ni.\nL\ni\nI\ns»®!"}, {"page_pdf": 3, "page_imprimee": "149", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192002-01.1.3", "texte": "REV UE MENSUELLE BELGE\nLA CITÉ\nURBANISME 0 ARCHITECTURE 0 ART PUBLIC\nRECONSTRUCTION\nDES RÉGIONS DÉVASTÉES\nlre ANNÉE\nCE NUMÉRO RENFERME 2 PLANCHES HORS-TEXTE\nNUMÉRO 8\nLA CITÉ\nFÉVRIER 1920\n\nLa Beauté des Villes\n\nL'étude approfondie de la géologie a montré les liens qui rattachent\nintimement le caractère des paysages à la constitution du sol. Entre la com-\nposition et la structure des terrains, la flore et la faune, les occupations et le\ngenre de vie des hommes de chaque région, il y a des rapports nécessaires,\ndes relations de cause à effet; les éléments premiers déterminent les autres\net expliquent leur apparition, mais ceux-ci réagissent à leur tour dans une\ncertaine mesure sur ceux-là et toute étude de géographie, entendue dans le\nsens le plus large du mot, embrasse l'ensemble de ces éléments et leurs réac-\ntions mutuelles, de la constitution du globe à l'action des hommes.\nL'habitation humaine, les agglomérations où les hommes se réunissent\npour mettre leurs efforts en commun, ne peuvent se concevoir en dehors de\ncet ensemble et sans rapport direct avec lui.\nL'une des conditions premières de la beauté d'une ville, c'est qu'elle\ns'harmonise avec le caractère de la nature environnante. Les nécessités pra-\ntiques dans la construction tendent déjà à établir cette concordance. Le souci\nde la stabilité même des édifices dicte l'accord avec la constitution et la struc-\nture du terrain; le désir de réduire la dépense au minimum dicte l'emploi des\nmatériaux locaux. Mais en admettant même que, grâce aux progrès techniques,\non puisse aisément se libérer de ces sujétions, il n'y aurait aucun avantage\nà le faire au point de vue artistique que je veux avant tout considérer ici\ncar la discordance entre l'aspect de la ville et celui du pays, le contraste\npénible des formes et des colorations, l'inévitable cacophonie qui résulterait\nà chaque instant de la superposition d'éléments inconciliables, mal masquée\npar des stratagèmes, donnerait à l'ensemble de la construction quelque chose\nde chaotique, d'inorganique, d'arbitraire, c'est-à-dire de contraire, par\nessence, au caractère même de toute création artistique.\nCes considérations peuvent sembler banales tant elles sont évidentes.\nMais souvent les vérités les plus certaines ont besoin d'être mises en lumière"}, {"page_pdf": 4, "page_imprimee": "150", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192002-01.1.4", "texte": "LA CITÉ\nIMIMIMIIIIIia\nFÉVRIER 1920\n\net d'être défendues : il en est ainsi dans le cas qui nous occupe; le moindre\nvoyage en Belgique ou ailleurs vous le fera voir.\nC est en suivant la route de Louvain à Tervueren, au cours d'une tournée\nfaite récemment dans les principales villes de Belgique, que je songeais aux\nproblèmes artistiques que soulève la reconstruction des agglomérations\npetites et grandes.\nLa route court parallèlement à la vallée de la Voer : dans le repli de\nterrain au fond duquel coule la petite rivière, nichent de jolis villages, dont\nles maisons basses sont massées autour de l'église, puis vont s'éparpillant le\nlong des chemins. A distance, le clocher émerge seul au-dessus du repli de\nterrain, et c'est par échappées qu'on aperçoit, à la faveur d'un vallon latéral,\nle groupe gracieux des habitations, humbles à côté de l'église. Même les\ngrandes fermes ne s'élèvent pas : elles s'étendent en largeur. Tout est à\nl'échelle du paysage, et les rapports mêmes entre les dimensions des édifices\nselon leur importance relative sont maintenus avec un sens exact de la\nmesure. On a l'impression que les villages sont vraiment à leur place et qu'ils\nne font qu'un avec le paysage brabançon, aux ondulations douces et amples.\nSans doute les problèmes qui se posent à propos de l'édification d une\nville sont-ils singulièrement complexes comparés aux problèmes de Tarchi-\ntecture rurale, mais ils ne sont pas essentiellement différents.\nLa vallée de la Senne est beaucoup plus large que celle de la Voer, mais\nc'est encore une vallée de dimensions rstreintes et le terrain sur lequel est\nbâti Bruxelles offre le même genre d'ondulations, ni très élevées, ni très\nlongues, que nous venons d'observer dans une autre partie du Brabant. A ce\nrelief spécial du sol, la ville du Moyen Age et de la Renaissance paraît s'être\nadmirablement adaptée. On peut s'en rendre compte par les vestiges qui en\nrestent, en complétant l'étude des monuments malheureusement de plus en\nplus rares et de plus en plus isolés par les données historiques que nous\nfournit, sous une forme concentrée et claire, un ouvrage récent et à la portée\nde tous, le « Guide de Bruxelles », de M. Des Marez, édité par le Touring\nClub.\nLes voies de communication épousaient alors les accidents du terrain;\naucun monument n'était hors de proportion avec les collines : les plus grands,\nl'hôtel de ville, Sainte-Gudule, atteignaient le maximum d'effet, dominant les\nhabitations particulières sans les écraser, mariant leur silhouette à celle de la\nville et aux lignes mêmes du paysage. Comparez-les à la masse mastodon-\ntesque du Palais de Justice qui écrase la ville et même la colline sur laquelle\nil est assis : il n'y a pas un monument de cette dimension à Paris (je ne mets\npas au nombre des monuments la Tour Eiffel, simple échafaudage qui a\ntrouvé sa véritable destination comme poste de télégraphie sans fil) et cepen-"}, {"page_pdf": 5, "page_imprimee": "151", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192002-01.1.5", "texte": "LA CITÉ\nFÉVRIER 1920\n\ndant Paris est une ville infiniment plus grande, située dans une vallée d'une\ntoute autre ampleur.\nConsidérez attentivement tout le quartier qui s'étend de la Montagne de\nla Cour à Sainte-Gudule et qu'on achève de transformer : non seulement on\nne tient plus compte des accidents pittoresques du terrain, mais on les sup-\nprime radicalement : ce qu'on a encore laissé subsister d'ancien, l'hôtel\nRavenstein, l'Université, gît misérablement au fond d'un cul-de-basse-fosse,\nvestiges du passé à demi-enterrés, entourés de terrains vagues et de décom-\nbres, et destinés à disparaître eux-mêmes quand s'achèvera logiquement le\nnivellement commencé, et qu'il ny aura plus là que des édifices du genre de\nla « Société Générale », grandes banques, grandes maisons de commerce,\négalement immenses et également banales, qui ne feront même plus un effet\nde grandeur, à cause de l'absence de contraste et de termes de comparaison.\nMais si ce sont nos contemporains qui ont poussé l'erreur jusqu'au\nmonstrueux, l'origine de cette erreur remonte bien plus haut. Il y a un siècle\net demi qu'on a commencé à « niveler » et à enlever à Bruxelles son caractère\npropre, en s'efforçant d'imiter des exemples étrangers. En ce temps-là, sous\nCharles de Lorraine, c'était Vienne qui servait de modèle, ville se déployant\nà l'aise, avec ses vastes parcs et avenues, au bord d'un large fleuve sur des\nterrains d alluvions et d'autres terrains de formation récente que limite au loin\nun amphithéâtre de collines.\nGuimard se chargea de niveler : il fit la rue Royale toute droite, en ter-\nrasse, et détermina l'ordonnance du Parc. Il supprima la partie supérieure du\nravin qui limitait au nord l'éperon que gravit la Montagne de la Cour. Les\nbas-fonds du Parc, comblés à demi lors de la dernière «c rectification », sont\nles restes de ce ravin que suivait plus bas la rue Terarken. On se rappelle\nquels effets heureux les architectes d'autrefois avaient su tirer de cet accident\nde terrain et quel était le charme de ce coin intime où l'hôtel Ravenstein sur-\ngissait avec sa haute bretèque dans le cadre étroit d'une voie montante d'où\ns'élevaient latéralement les escaliers pittoresques des rues Ravenstein et Villa\nHermosa.\nGuimard nivela : il ouvrit de larges voies tirées au cordeau. Quelle qu'ait\nété l'habileté de ses aménagements, il est coupable d'avoir donné à Bruxelles\nle premier grand exemple d'une architecture rhétorique, grandiloquente, hors\nd'échelle avec le paysage, hors de proportion avec la circulation normale,\nd'avoir transplanté arbitrairement des motifs dont la convenance cessait du\nfait même de la transplantation, d'avoir inauguré cet art mégalomane qui\ns'est développé à Bruxelles et dans toute la Belgique en un déplorable cres-\ncendo depuis la seconde moitié du XIXe siècle.\nA Namur, dans l'aménagement récent des parcs et promenades sur la\nhauteur de la citadelle, cette folie des grandeurs s'est manifestée de la façon"}, {"page_pdf": 6, "page_imprimee": "152", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192002-01.1.6", "texte": "LA CITÉ\nFÉVRIER 1920\n\nla plus flagrante. Sans doute en détruisant le Grand Hôtel Namur-Citadelle,\nce champignon outrageux qu'on ne pouvait se dispenser de voir, même à\ngrande distance, les Allemands ont-ils enlevé le couronnement de l'œuvre.\nMais tout le res e est encore là pour témoigner du manque absolu du sens de\nla mesure chez les auteurs et les approbateurs des plans.\nL éperon rocheux de faible hauteur (130 mètres environ au point culmi-\nnant) qui s avance entre la Sambre et la Meuse à leur confluent, servait depuis\ndes temps immémoriaux de position fortifiée commandant la voie fluviale :\nla forteresse, empruntant les matériaux locaux, se confondait presque avec les\nrochers dont elle ne se distinguait que par ses arêtes plus géométriques. Tout\ncela était gris, sec, précis, s'encadrait bien dans la vallée et participait du\ncaractère général du paysage.\nDepuis que la ville de Namur est devenue propriétaire de la colline, elle\ny a fait hélas! des embellissements : sous les noms pharamineux de « jroute\nmerveilleuse », « rampe des Panoramas », etc., qui en disent long sur la men-\ntalité de leurs inventeurs, elle a créé des promenades de dimensions tout à\nfait disproportionnées au terrain et à la circulation : le « viale dei Colli » à\nFlorence, qui se déploie dans un site beaucoup plus ample, est de proportions\nplus modestes. Sur le sommet on a disposé, outre l'hôtel si heureusement\ndémoli, un théâtre en plein air et un immense stade de jeux qui jurent mani-\nfestement tant par leur caractère que par leurs dimensions, avec toute la\nnature ambiante.\nJ ai rarement ressenti de façon plus pénible l'impression de l'exagération,\nde 1 enflure, de l'inharmonie, du vide intérieur dissimulé sous des dehors pré-\ntentieux : mais ces créations de parvenus se rencontrent dans tous les pays,\nnotamment dans les villes d'eaux de formation récente. Il y a à cela, comme\nà tant de laideurs dans les villes modernes, des raisons sociales profondes.\nL'architecte se trouve souvent aujourd'hui devant des problèmes insolubles :\nj ai expliqué ailleurs ( 1 ) que la reconstruction des cités se heurte à un obsta-\ncle, fondamental : c est que la cité, en tant que communauté organisée,\nn'existe plus, car une agglomération de maisons ne constitue pas nécessaire-\nment une cité.\nL, art de 1 ingénieur, qui s est beaucoup plus développé à. notre époque\nque 1 art de 1 architecte, n a malheureusement pas garde avec lui ces rapports\nétroits et cet accord harmonieux qui à des époques meilleures donnaient aux\ntravaux d utilité publique un caractère artistique et aux édifices où dominait\nle caractère représentatif, symbolique ou décoratif, une structure stable, solide\net logique. Il dispose de moyens d'une puissance inouïe : il peut à son gré et\nrapidement changer tout l'aspect du terrain, comblant de ci, évidant de là,\néventrant les, montagnes, jetant en travers des vallées des viaducs énormes,\n\n(î) La Reconstruction des Villes dans I'«Avenir International», n° 1, janvier 1918."}, {"page_pdf": 7, "page_imprimee": "153", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192002-01.1.7", "texte": "S LA CITÉ\nFEVRIER 1920\n\nil peut niveler et uniformiser et même faire perdre en apparence à des régions\nleur caractère spécifique.\nMais à quel résultat arrive-t-on par l'emploi, fait sans discernement et\nsans tact artistique, de ces moyens formidables, sinon à créer des ensembles\nincohérents, laids et d une banalité qui sue l'ennui?\nComparez à ces tristes productions certaines des anciennes communes\ndont la physionomie propre s'est maintenue dans ses lignes essentielles et sou-\nvent même dans ses détails, comme Florence, Bruges ou Rothenburg-ob-der-\nTauber. Là la nature et l'œuvre de l'homme sont étroitement liées, le but pra-\ntique et les moyens artistiques concordent, les formes sont l'expression de la\nvie même. Tout est ordonné, mais organiquement, en vertu de raisons inté-\nrieures; la cité est vivante, elle a une physionomie et cette physionomie d'en-\nsemble dicte les partis architecturaux, parfois même en dépit de l'ordon-\nnance particulière du monument : c'est le cas, par exemple, de la fameuse\ncoupole de Brunelleschi qui appartient plus à la silhouette générale de Flo-\nrence, qu'on ne peut plus concevoir sans elle, qu'à l'église qu'elle couronne.\nL œuvre de la construction des villes est par essence une œuvre collec-\ntive : il est très rare qu'une ville soit la création d'une individualité; il est rare\nencore qu elle soit le produit d'une génération. Le plus souvent elle résulte\ndu travail de plusieurs générations successives ayant gardé certains traits\ncommuns; elle est l'expression visible des besoins et des idées en évolution\nd une collectivité durant la période active de son histoire.\nAussi la physionomie d'une ville est-elle rarement liée à un style parti-\nculier et il est faux, par conséquent, de rechercher la pureté du style dans la\nreconstruction ou la restauration des villes anciennes. Pour en revenir à l'exem-\nple des villes belges et italiennes, nous savons que bon nombre d'entre elles\nont traversé successivement les périodes romane, gothique, renaissance et\nmême baroque, sans perdre les traits essentiels de leur physionomie. Nous\nsavons que les maisons de la Renaissance flamande ne jurent nullement avec\nles édifices gothiques locaux et nous avons dans la Grand' Place de Bruxelles\nun exemple singulier d'une alliance nullement discordante entre le gothique et\nle baroque. Et de meme en Italie, un palais gothique à Venise est beaucoup\nplus apparenté à un palais vénitien de la Renaissance qu'à un palais gothique\nde Florence.\nEncore une fois, ne nous dissimulons pas que l'architecte urbaniste ren-\ncontrera souvent de nos jours des obstacles insurmontables, surtout lorsqu'il\nne pourra s appuyer sur une forte tradition et qu il devra plus créer quâ com-\npléter ou développer. Mais les difficultés matérielles ne sauraient obscurcir\nen lui la vision du but à atteindre : qu'il doive tendre à ce but non seulement\ncomme artiste, mais aussi comme citoyen, est une vérité qui s'imposera à sa\nconscience.\n\nJacques MESNIL."}, {"page_pdf": 8, "page_imprimee": "154", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192002-01.1.8", "texte": "! LA CITÉ\nFÉVRIER 1920\n\nLa Grand'Place de Furnes\n\nL'Urbanisme n*est pas seulement une science nouvelle qui vient prendre\nplace à côté de l'architecture. C'est également le stade d'une évolution esthé-\ntique qui modifie le sens de ce que nous appelons la «beauté architecturale».\nDepuis plus d'un siècle, ceux qui s'occupaient du passé de nos villes\nn'avaient de regards que pour les édifices en eux-mêmes, indépendamment de\nce qui les entoure. Feuilletez les « histoires de l'Art », les livres d'archéolo-\ngie, les carnets d'architectes et vous n'y verrez que la reproduction d'édifices\nisolés de leur cadre, en quelque sorte extraits de leur milieu. Le texte corres-\npond à l'image : Ruskin, dont la compréhension de l'art du moyen âge fut\ncependant si intense, analyse les monuments pierre par pierre; il semble\nn'attacher aucune importance au groupement des édifices ni aux qualités\narchitecturales du site urbain.\nTelle l'étude du passé, telles les productions du présent : Notre archi-\ntecture contemporaine fut une architecture de pièces montées, de façades, de\ndétails.\nAujourd'hui que le fétichisme de l'ornementation perd quelque peu de\nson influence et que d'aucuns se préoccupent à nouveau du tracé des rues et\nde la silhouette des édifices qui les bordent, nos villes anciennes, également,\nnous apparaissent sous un angle nouveau.\nC'est le cas de Furnes dont on n'avait pas assez reconnu jusqu'à présent\nl'admirable ordonnance. Certes, l'Eglise Sainte-Walburge, la Châtellenie,\nl'Hôtel de Ville sont des monuments de premier ordre qui méritent l'intérêt\nqu'on leur porte. Mais il faut reconnaître que leur beauté se trouve singuliè-\nrement amplifiée par le cadre merveilleux que leur créent les modestes habi-\ntations qui les entourent.\nI\"urnes mérite, au point de vue intégral de l'Urbanisme d'être admirée\nà l'égal de Bruges.\nCe qui lui donne d'ailleurs un intérêt tout particulier, au point de vue\ndu tracé des villes, c'est qu'elle est aménagée avec une ampleur et un esprit\nde méthode qui font d'elle une ville à la fois moyenâgeuse et très moderne.\nM. le professeur Abercrombie signale à juste titre, dans un article paru\ndans la « Town planning Review », que c'est là une particularité commune à\ntoutes nos villes flamandes, tout en reconnaissant que c'est à Furnes que ce\ncaractère physionomique est surtout accusé. II attribue cette particularité au\nfait que nos villes furent très tôt des centres industriels importants où les\nbesoins du trafic et du commerce posèrent, dès le moyen âge, des problèmes\ntrès semblables à ceux que nous avons à résoudre.\nLe contraste, à cet égard, est frappant, entre nos cités et ces villes alle-\nmandes telles Rothenburgh et Nuremberg que l'on cite si souvent en"}, {"page_pdf": 9, "page_imprimee": "155", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192002-01.1.9", "texte": "LA CITÉ\nFÉVRIER 1920\n\nFurnes :\nPlan de la\nGrand' Place\nCliché prété par la\n“ Town Planning\nReview „.\n\nexemple quand on parle d'esthétique des villes. Alors que celles-ci offrent le\nspectacle d'un pittoresque très capricieux, nos villes flamandes révèlent un\nsens de l'espaceet un esprit d'ordre qui, sans avoir la rigidité des conceptions\nclassiques, n'en donne pas moins une grande noblesse à ce qui fut le cadre\nd'une vie commerciale et industrielle fort intense.\nNulle part cet esprit d'ordre n'apparaît aussi manifeste qu'à la Grand'-\nFlace de Furnes. « Cette place, qui est une création de la fin du moyen âge,\nest dit M. Abercrombie tout à fait remarquable. Quoique trop\nancienne pour que l'on puisse admettre que la symétrie de ses alignements\nsoit inspirée du Forum Romain, cependant il est indéniable que, de par sa\nforme quadrangulaire et ses vastes dimensions, elle ait une allure bien\nantique."}, {"page_pdf": 10, "page_imprimee": "156", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192002-01.1.10", "texte": "LA CITÉ\nFÉVRIER 1920\n\n» Les édifices qui s'y élèvent sont d'un très grand intérêt historique.\nLe Palais de Justice et l'Hôtel de Ville en occupent un des angles, les autres\nangles coïncidant avec le débouché de rues. On remarquera sur le plan an-\ncien qu'aulrefois l'Hôtel de Ville s'élevait à l'endroit où se trouve aujour-\nd'hui un groupe de cinq maisons à pignons. Cet édifice fut déplacé au com-\nmenceraient du XVIIe siècle, lorsqu'on construisit un grand nombre d'édifices\nsur la Grand' Place, y compris les maisons à pignons précitées et l'ancienne\nHalle aux viandes qui se trouve au coin de la rue de la Gare. Le caractère\npittoresque de cette construction, qui forme contraste avec la sobriété du\nPalais de Justice, est dû, dit-on,à l'influence espagnole, tandis que les orne-\nments du porche de l'Hôtel de Ville évoquent des prototypes anglais ou hol-\nlandais.\n» Le Palais de Justice, malgré son ancienneté, est caractérisé par une\nprédominance de la ligne horizontale et l'absence de pignons à l'instar des\nmonuments que l'on trouve sur la plupart des places publiques de la Renais-\nsance. La façade en est attribué à Marc Bouquet et l'on peut, certes, y retrou-\nver l'influence française entrant en compétition avec le style « plâtresque »\ndes Espagnols. Le Beffroi fait corps avec le Palais de Justice, ou plus exacte-\nment de l'ancienne Châtellenie. La partie inférieure de la tour, qui est en\ngothique de la dernière période, se profile sur l'Eglise Sainte-Walburge qui\ndate de la deuxième moitié du XIIIe siècle. Cette église, qui est écartée de la\nGrand' Place et que l'on voit par dessus les maisons à pignons, forme, avec ce\nqui l'entoure, un merveilleux tableau. C'est un excellent exemple de la théo-\nrie, si vaillamment défendue par le regretté Buis, d'après laquelle les monu-\nments du moyen âge devraient toujours s'élever dans le voisinage immédiat\nd'autres constructions. La rue étroite qui mène de la Grand' Place vers le\ntransept de l'Eglise ainsi que les jardins qui se trouvent à l'endroit où aurait\ndû être édifiée la nef de l'Eglise, sont des dépendances non moins charmantes\ndu Forum. Du côté où la rue de la Gare débouche sur la Grand' Place\ns'élève, privée de sa flèche ,1a tour massive de l'Eglise Saint-Nicolas. De ce\ncôté les maisons sont toutes contiguës et la tour les surplombe : L'Eglise est\nbordée d'une petite place à laquelle on accède d'un des angles de la Grand -\nPlace ».\nIl serait intéressant de savoir à quelle époque la Grand' Place de Furnes\na reçu cette forme régulière si caractéristique et surtout de pouvoir détermi-\nner quel était le plan de la ville antérieurement à cette transformation. Mais\nce qui pour l'Urbaniste est essentiel et plein d'enseignement, c'est le fait qu'au\nmoment où l'on a été amené à la suite de quelque grand incendie ou de\nquelqu'autre cataclysme à introduire dans cette ville dont, sans doute, la\ncroissance avait été jusqu'alors toute naturelle, une ordonnance voulue,\nTon n'a nullement songé à étendre la Grand' Place jusqu'au pied des monu-\nments religieux qui leur sont voisins. L'instinct artistique de nos aïeux leur a\nfait comprendre que des édifices aussi massifs ne pouvaient que gagner au"}, {"page_pdf": 11, "page_imprimee": "157", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192002-01.1.11", "texte": "LA CITÉ\nFÉVRIER 1920\n\nFURNES. Plan datant des années 1590.\nLa ville est entourée d'un mur d'enceinte percé de quatres portes masquées par des bastions.\n\nvoisinage immédiat de maisons de faible hauteur et qu'il était préférable\nd'établir un écran entre la base de ces Eglises et la place publique voisine :\nTransition entre la vie animée qui se déploie sur le marché et la solitude que\nTon cherche aux abords de Y édifice religieux.\nA ceux qui prêchent aujourd'hui des théories semblables, Ton objecte\ngénéralement que les constructions qui sont venues s'incruster aux flancs des\néglises anciennes y ont été édifiées sans intention esthétique et répondent à\ndes besoins purement commerciaux. Il est indiscutable qu'à Furnes l'écran\nest le résultat d'un tracé voulu, d une esthétique raisonnée. La leçon que nous\ndonne cet exemple du passé n'en est que plus convaincante.\n\nRaph. VERWILGHEN."}, {"page_pdf": 12, "page_imprimee": "158", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192002-01.1.12", "texte": "LA CITÉ\nFÉVRIER 1920\n\nLe Plan d'aménagement\nde Furnes\n\nIl y a quelques mois, l'écho nous était parvenu de critiques assez\nviolentes dirigées contre un plan d'aménagement\nment prôné par l'administration c\nsions nous vinrent grâce à un artic\naverti de ce qui se passe dans les R\nl'impiété avec laquelle sous pré\nfaites par la guerre des makns\ntrissaient un des plus purs joyaux de la Flandre.\nQue fallait-il croire de ces critique\ntions injustifiées de quelque esprit\nservateur, ou bien s'agissait-il réellement d'un acte de vandalisme\ndéplorable?\nNous nous sommes adressés, po\nteurs de province, M. l'architecte\ncroyons-nous, choisir de meilleur juge. Le modernisme de notre col-\nlaborateur est bien connu et sans\nlui qui s'effrayerait des transformations même les plus radicales du\nmoment que les besoins de la vie\nSi pareil juge proteste contre la transformation d'une ville an-\ncienne c'est que, sans nul doute, les changements eproposés sont\nbien inutiles.\nUn moderniste est indubitablement le protecteur le moins suspect\ndu passé.\nDe là résulte le grand intérêt de l'article que nous publions. Cer-\ntains de nos lecteurs s'étonneront peut-être de la franchise de notre\ncorrespondant et de l'assurance avec laquelle il exprime ses juge-\nments. Il ne sera pas inutile de leur, apprendre .le renom que\nM. Huib. Hoste s'est acquis en tant que critique d'art architectural.\nDurant trois années il a publié dans le Telégraaf, un des plus\ngrands quotidiens néerlandais, une chronique hebdomadaire consa-\ncrée à l'architecture. Les jugements\npar les techniciens hollandais avec\nparole d'un maître."}, {"page_pdf": 13, "page_imprimee": "159", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192002-01.1.13", "texte": "LA CITÉ\nFÉVRIER 1920\n\nCertes, nous le savons, nul n'est prophète dans son pays. Espé-\nrons cependant que l'on ne négligera\nments et les avis d'un homme de\ncréateur n'exclut pas un amour i\nson pays.\nR. V.\nLa guerre ne nous a pas laissé que des cités complètement détruites où\nl'art de l'Urbaniste pourra s'exercer sans entraves; il y a encore d'anciennes\nvilles qui ont résisté à la tourmente mais que nous avons retrouvées couvertes\nd'innombrables blessures. Là aussi, l'urbaniste devra intervenir afin de recher-\ncher de quelle manière les parties détruites devront être refaites; ce sera le\nmoment de se demander si l'ancien tracé répond encore aux besoins moder-\nnes et si l'état des ruines ne facilite pas l'exécution économique de certaines\nrectifications de voirie, voire même de certaines percées nouvelles capables\nd'améliorer le trafic.\nTravail éminemment délicat! Ma conviction personnelle c'est que les\nintérêts de 1 histoire et de l'archéologie doivent s'effacer devant les besoins\nde la circulation qui sont la raison d'être de> notre voirie; le passé doit\ncéder le pas au présent, la mort doit faire place à la vie. La difficulté\nréside dans la mesure avec laquelle ce principe devra être appliqué dans\nchaque cas particulier; j'estime que lorsque l'urbaniste se trouve devant\nun ensemble offrant indubitablement un caractère artistique ou historique,\ntous ses efforts devront tendre vers la solution qui permettra de garder\nintact ce que les époques antérieures nous ont légué. Cependant la voix du\nprésent se fait entendre, impérieuse. Comment réaliser en beauté ce que\nnotre temps nous demande, comment allier cette beauté à la beauté d'antan?\nJe me le demandais en examinant à l'hôtel de ville de Furnes le plan\nd'aménagement de cette ville.\nDaté du 12 novembre 1918, il porte le visa de la Commission royale\ndes monuments (18 juillet 1919, sous réserves du rapport du 18 juillet\nn° 9544).\nL'ancien Furnes demande-t-il à être remanié au point de vue de la\ncirculation; j'entends par là : y a-t-il des endroits où la circulation moderne\nrencontre des obstacles sérieux? Je ne possède pas à ce sujet l'expérience\ndes habitants de l'endroit; je n'ai pas procédé à une enquête, comme le fait\nun urbaniste chargé d'un plan d'aménagement; j'ai toutefois assez fréquenté\nla ville, je l'ai suffisamment traversée à pied, à bicyclette et en auto, pour\nsavoir que le tracé existant offre de graves inconvénients à ceux qui venant\nde la direction d'Ypres, se dirigent vers la Panne, Oostduinkerke et Nieu-\nport. En effet, la rue du Sud, qui est l'aboutissant de la route d'Ypres,\ndébouche non pas sur la Grand' Place, mais à quelques mètres de celle-là,\ndans la rue des Bouchers, avec laquelle elle forme un angle droit. C'est là"}, {"page_pdf": 14, "page_imprimee": "160", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192002-01.1.14", "texte": "LA CITÉ\nFÉVRIER 1920\n\nFURNES. ― Plan de la Ville 1914.\n\névidemment un coin dangereux que redoutent aussi bien les piétons que les\nautomobilistes aussi certains d'entre eux préféraient contourner la ville\npour prendre la direction de Nieuport. C'est ce qui s'appelle éviter la difficulté.\nMais si cela nous paraît être la sagesse et la prudence même chez l'auto-\nmobiliste, nous en pensons tout autrement quand nous voyons l'auteur du plan\nde Furnes faire de même.\nLa rue du Sud a une largeur moyenne de 10.80; 1 architecte se contente\nde porter à cette largeur le dernier tronçon de la rue (près de la rue des\nBouchers) qui mesure actuellement 9.55; l'élargissement ne se fait pas du\ncôté de la Grand* Place, c'est-à-dire dans la direction du trafic, mais de\nl'autre côté de la rue.\nLa consécration de cet état de choses impliquerait-elle des mesures\nde police vis-à-vis du trafic? Nous l'ignorons, mais nous sommes portés à le\ncroire en voyant que le projet propose le déplacement du tram vicinal, qui\nde la gare se dirige par la rue d'Est vers la Grand' Place et la rue du Nord"}, {"page_pdf": 15, "page_imprimee": "n. p.", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192002-01.1.15", "texte": "Planche : XV\nVue prise du Beffroi dans la direction de l'Eglise St=Nicolas\n\nVue prisé de la Tour de l'Eglise St=Nicolas dans la direction\nde l'Hôtel de Ville, la Chatellenie et l'Eglise Ste=Walburge\nFURNES : La GrandT'Place.\nClichés prètés par la « Town\nPlanning Review » (Liverpool)"}, {"page_pdf": 16, "page_imprimee": "n. p.", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192002-01.1.16", "texte": "Planche : XVI\nL'Hôtel de Ville, la Chatellenie\net l'Eglise Ste=Walburge\n\nVue de la Tour de l'Eglise St=Nicolas\net de la Rue de la Gare\n\nLa Maison des Officiers Espagnols\nbâtie en 1450\nFURNES : La Grand'Place\n\nL'Eglise St=Nicolas\nClichés prêtés par la « Town\nPlanning Review » (Liverpool)\n\nL'Ancienne Halle aux Viandes, bâtie en 1614"}, {"page_pdf": 17, "page_imprimee": "161", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192002-01.1.17", "texte": "LA CITE\nFÉVRIER 1920\nmnwsaiMMMMMMaiNiiii\n\noù il bifurque vers Nieuport et la Panne. La nouvelle ligne emprunterait\nle rempart et se dirigerait vers la Panne par la rue de la Forge élargie et\nraccordée en coude à la rue de la Panne.\nNous avons toujours pensé que les moyens de communication devaient\nêtre aménagés de façon a desservir le plus possible le centre des agglomérés,\nd'autre part, nous avons fréquemment constaté que l'arrêt du tramway vici-\nnal au coin de la Grand' Place de Furnes, y occasionnait une animation très\nagréable, que les commerçants de l'endroit ne désirent pas voir disparaître,\nbien au contraire.\nL'auteur du projet affecte donc une anxiété bien nette vis-à-vis des\nproblèmes de la circulation, c'est-à-dire vis-à-vis des points qu'il avait à\nsolutionner; par contre, il s attaque à des parties de la ville où rien ne justifie\nson intervention. Pour quels motifs tracer une rue de quinze mètres et à\ndouble coude, débouchant sur le cœur de l'église Sainte-Walburge? En vue\nde quel trafic? Quelle nécessité peut l'obliger à raccorder la rue des Sœurs\nNoires à la rue du Rempart au moyen d'une artère de 12.20 plus un jardi-\nnet de 6 m. d'un côté et de 5.85 de l'autre? Du moment que cette nécessité\nexiste, je m'incline, sinon je me demande pourquoi on voudrait abîmer, oui,\nabîmer la rue des Sœurs Noires en l'éventrant à l'endroit où elle forme un\ncoude éminemment caractéristique.\nLa place Saint-Denis, située le long de la rue du Sud est construite sur la\nforme d'un quadrilatère dont un des côtés est irrégulier; des plantations\ncorrigent à soubait pour 1 œil ce manque de symétrie et font de cet endroit\nun exemple réussi de site urbain. Le nouveau plan diminue la largeur de\nla place de 9.50, en fait un ensemble symétrique, et prévoir le percement\nd'une rue qui détruira le caractère fermé de la place et qui ne s'amorcera\npas dans l'axe du nouvel ensemble! Notons que la nouvelle voie conduit\nvers la rue du Rempart où il y a peu ou point de constructions, et que la\nréalisation du nouveau plan doit entraîner forcément la disparition des plan-\ntations qui seraient... remplacées par d'autres.\nCe qui est plus grave encore, c'est la manière dont l'architecte se conduit\nvis-à-vis des anciens monuments. Tout visiteur de Furnes s'est senti sous\nl'impression profonde produite par le chœur de Sainte-Walburge et la tour de\nSaint-Nicolas, dominant chacun un des côtés de la Grand Place au-dessus\nde laquelle ils émergent de toute la beauté de leur masse imposante; après\navoir joui de cette impression prodigieuse il s'est rendu au pied de ces monu-\nments en les voyant tantôt se dérober, tantôt se montrer sous un autre angle.\nL'auteur du plan ne s'est pas laissé toucher par ces paysages urbains mou-\nvants, et alors qu'il n'osa point percer un des côtés de la Grand' Place en\nvue d'améliorer le débouché de la rue du Sud en supposant que ce fut\nla seule solution du problème il opère une trouée d'un autre côté aux\nseules fins de dégager la tour de Saint-Nicolas! N'aurait-il pas remarqué\nque la base de la tour est enterrée, ce qui est un motif très suffisant pour"}, {"page_pdf": 18, "page_imprimee": "162", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192002-01.1.18", "texte": "LA CITÉ\nFÉVRIER 1920\n\nne pas la faire voir à distance? Il ne s'arrête d'ailleurs pas en si « bonne »\nvoie et dégage l'église, également, du côté de la rue de l'Est; il garnit ce\nnouvel espace d'un square et plante ingénument un jardinet de chaque côté\nde la tour!\nLe chevet de Sainte-Walburge a son tour est l'objet de sa sollicitude :\nil est dégarni complètement; des plantations viendraient remplir le vide\nainsi créé, et de nouvelles sacristies seraient accolées aux jolies chapelles\nabsidales, les seules parties non restaurées de l'édifice. Il faut bien meubler\nles vides, voyons! Puis vient la tour de la place de la Citerne qui s'étendait\nau delà de ce qui reste de la vieille tour et où s'était niché un affreux jardin\npseudo-anglais : le tracé en est régularisé; une grande percée la raccorde\nà la rue de la Panne, la rue de la Citerne sera déplacée et élargie; la pitto-\nresque « witte Canonickstraat » sera transformée en large rue. Et ce n'est\npoint tout : la place s'agrandit d'une annexe où s'étaleront autour d'un\nkiosque les chemins en serpentins d'un parc, et cela à l'endroit même ou\nautrefois, d après les dires, se dressait le « burg », le château seigneurial de\nla cité!\nLes soins que l'architecte prodigue (pardon, qu'il propose de prodi-\nguer!) à la ville meurtrie ne s'arrêtent pas là : règle et tire-ligne ont voyagé\nsur le plan pour fixer maints alignements dont on se demande en vain le\n« pourquoi », et qui suggèrent la réflexion suivante : pourquoi traiter de cette\nmanière quelques rues et pas toutes? S'il est prouvé que le caractère de la\nville de Furnes doit être modifié, eh bien soit; mais qu'on ne fasse pas les\nchoses à moitié; nous pleurerons la beauté disparue et nous nous applique-\nrons à en créer une nouvelle, digne de l'autre. Les erreurs que nous commet-\ntront seront de précieux enseignements et le gage le plus sûr de la réussite\nfinale. Il est démontré qu'il en fut ainsi de tout temps. Mais qu'on ne nous\nafflige pas d'une ville ancienne revue et corrigée par M. X, Y ou Z, qu'il se\ndécore ou non du titre d'urbaniste!\nQue le lecteur excuse l'âpreté qui perce peut-être de ci de là dans les\nlignes qui précèdent. Nous connaissons et aimons Furnes depuis longtemps\net ne pouvons nous imaginer qu'on touche à la ville tout simplement pour\nle plaisir de la modifier.\nQu'on s*arme du courage nécessaire pour regarder bien en face le\nproblème à résoudre; qu'on y applique les solutions franchement modernes,\nqu'on les exécute avec des formes modernes tout en réalisant le lien néces-\nsaire entre le patrimoine artistique et les œuvres de notre temps; mais que\nde grâce on ne pastiche pas!\nOn a toujours agi de la sorte et celui qui veut se donner la peine\nd'ouvrir les yeux trouvera, à Furnes même, plus d'un exemple de cette\naffirmation.\n\nHuib. HOSTE."}, {"page_pdf": 19, "page_imprimee": "163", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192002-01.1.19", "texte": "LA CITE\nFÉVRIER 1920\nnmniIMIHMMMMMMHI\n\nHABITAT\n\nLa Conférence internationale du\nHousing\n(Londres, février 1920)\nNous avons fait connaître, dans un précé-\ndent numéro de la « Cité », le programme\nde la conférence qui s est tenue à Londres à\nl'occasion de l'exposition organisée par !e\ngrand quotidien anglais, le « Daily Mail ».\nCette exposition du bâtiment a révélé plus\nd'un procédé de construction intéressant et\nnouveau : l'emploi du crépi sur support mé-\ntallique, des blocs agglomérés de système et\nde forme divers, de maisons semi-perma-\nnentes en bois, etc. Mais le clou de l'exposi-\ntion, c'était cette maison idéale édifiée en\ngrandeur naturelle d'après les plans du lau-\nréat d'un concours public, et dans laquelle\ntout était combiné et aménagé en vue de\ndiminuer, si pas supprimer, l'intervention de\ndomestiques. Un de nos collaborateurs nous\npromet une étude détaillée de cette maison.\nLa Revue anglaise « Housing », a publié\nun compte-rendu fort complet de ce con-\ngrès: nous en reprenons quelques passages\nd'après la traduction qu'en donne le « Mou-\nvement communal ».\n« On pouvait s'attendre dit notre con-\nfrère anglais à ce que les membres de I'«ln-\nternational Garden Cities and Town Plan-\nning Association » acclament unanimement\nles idées de leur président M. Ebenezer Ho-\nward, comme étant la base unique de la ré-\nforme des habitations, et rivalisent entr eux\npour prouver que les progrès concrets réa-\nlisés dans leur pays, étaient dus aux règles\npromulguées par lui. En qualité d Anglais,\nil nous est agréable d'observer que, en ce qui\nconcerne aussi les autres aspects du « Hou-\nsing », tous les rapporteurs étrangers se sont\npratiquement référés à la Grande-Bretagne\ncomme pays pionnier apportant des direc-\ntives dans la crise présente.\n» Et, à en juger d'après les informations\nfournies par tant de sources, il devient evi-\ndent que M. Gibbon était pleinement justi-\nfié d affirmer que loin encore d'être satisfaits\ndes progrès réalisés jusqu'à présent, dans\nnotre pays, nous nous trouvions plus avancés\nque les autres pays dans la voie qui doit\nmener au but.\n» Il nous serait impossible de résumer,\ndans un espace si limité, le contenu des 1 3\nrapports ou de donner même une idée géné-\nrale des points de vue des représentants de\nvingt-deux nationalités qui y prirent part.\nSur un seul principe, celui de l'interven-\ntion de l'Etat les opinions ont été forte-\nment divisées. M. Aug. Rey (France) sou-\ntenait que, généralement, en Europe, il exis-\ntait une grande méfiance envers 1 action di-\nrecte en matière de construction des habita-\ntions, exercée soit par le gouvernement cen-\ntral, soit par l'autorité locale. Il a été forte-\nment appuyé par M. de Vuyst (Belgique),\net ardemment combattu par M. H. R. Al-\ndridge.\n» Il est certain que dans les autres pays les\nautorités locales n'ont pas la même responsa-\nbilité en cette matière, excepté peut-être, en\nHollande, où la législation récente ressemble\nbeaucoup à nos « Housing and Town Plan-\nning Acts ». Dans de nombreux cas, les\nautorités municipales avaient pris 1 initiative\nelles-mêmes dans les Dominions, mais sans\nimposer aucune obligation. Dans les pays\nScandinaves, il semblerait qu'ils sont en\ntrain de se frayer un chemin vers une plus\ngrande participation des autorités publiques\nà la construction des habitations à bon mar-\nché, mais la méfiance, à laquelle M. Rey et\nM. de Vuyst firent allusion, apparaît comme\nun obstacle sérieux à un développement si-\nmilaire en France et en Belgique, et il fau-\ndrait attribuer au même motif le fait qu'en\nItalie, en Espagne, et au Portugal il n'existe\naucun indice d'un mouvement de ce genre.\n» Il ne faut pas perdre de vue, néanmoins,"}, {"page_pdf": 20, "page_imprimee": "164", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192002-01.1.20", "texte": "LA CITÉ\nHABITAT\nFÉVRIER 1920\n\nTimportante loi française du « Tracé des\nVilles », du mois de mars 1919, laquelle\nconfère aux conseils généraux des départe*\nments le pouvoir d'établir des offices d'habi-\ntations à bon marché, et rend aussi obliga-\ntoire le « Town Planning » pour les villes de\n10,000 habitants et plus. M. Henri Sellier,\ndirecteur de l'Office des habitations à bon\nmarché du département de la Seine, donna\nune très intéressante description de l'activité\nde cet office qui est en train d'ériger cinq ou\nsix villages ou faubourgs-jardins, suivant\nainsi de près les conseils et les suggestions\npubliés par le Ministère de l'Hygiène publi-\nque.\n» Mais, soit que le gouvernement ou les\nautorités locales s'occupent effectivement ou\nnon de la construction des maisons, dans\npresque tous les pays, il a été trouvé indis-\npensable pour le gouverenement de créer\nles ressources nécessaires. En règle générale,\nl'assistance financière, sous forme de prêts,\ns'élève dans une certaine proportion à la va-\nleur des maisons construites. En Hollande,\nle gouvernemet accordera effectivement des\nprêts aux autorités locales ou par leur inter-\nmédiaire, jusqu'à 1 00 p. c. du coût des con-\nstructions, ainsi que des subsides annuels, si\nune rente économique ne peut être obtenue.\nM. Slothouwer a dit franchement qu'il n'était\npas possible de prévoir quels seront les résul-\ntats financiers des méthodes hollandaises,\nmais le point de vue envisagé est tout sim-\nple : des maisons doivent être construites, et,\npar conséquent, les ressources doivent être\ntrouvées. En Suède, un nouvel emprunt gou-\nvernemental destiné aux avances pour le\n« Housing » a été proposé.\n» La représentation la plus nombreuse i\\\nété celle de la Norvège, où existe d'évidence\nun intérêt très actif et très pratique pour le\n« Town Planning ». Comme M. Gierlofl\nl'a exprimé, « l'évangile de M. Ebenezer\nHoward est venu au moment opportun en\nNorvège ». Il y existe un mouvement bien\nsoutenu pour l'édification des villes indu-\nstrielles de façon à ne pas gâter lës magni-\nfiques vallées, et on essaye de former dans\ntoute ville de 8,000 habitants et plus une\nsociété d'utilité publique, sorte de municipa-\nlité dans la municipalité, municipalité de\nconstruction, avec l'unique objet de con-\nstruire et de louer des habitations. C'est sur\nle mouvement coopératif de construction\nque les Norvégiens fondent le plus grand\nespoir pour l'avenir.\n» M. Sverre Pedersen a fait un rapport i>ur\nle développement du plan de la ville de\nTrondjhem et des plans du «Housing» lo-\ncal, qui contiennent les principes du « Town\nPlanning » des districts éloignés, et sur l'ac-\ntion directe exercée par la municipalité au\npoint d'établir une fabrique pour la prépara-\ntion des maisons de bois. M. van Nés a don-\nné une intéressante description du dévelop-\npement, d'après les principes des « Garden\nCities » de « Berg en Bosch >, propriété de\n300 ares dans le voisinage d'Apeldoorn. Le\nrapporteur a signalé aussi que Rotterdam,\nAmsterdam, La Haye, Arnhem, Apeldoorn,\nHilversum et autres villes ont acquis de\ngrands terrains dans des buts d'extension.\n» L'idée de l'organisation de la vie in-\ndustrielle d'une cité a été bien développée\npar M. Hurst Seager, de New Zealand, et la\nnécessité d'investigations scientifiques pour\nle problème des Cités-jardins et du « Town\nPlanning », par M. R. Thomas Adams, qui\nse réfère spécialement à l'importance des\n« surveys régionaux » comme, par exemple,\ncelui du district minier de Doncaster, ou de\nla « Black Country » qui s'étend entre Bir-\nmingham et Wolverhampton.\n» M. Raymond Unwinn et M. C. B. Pur-\ndom traitèrent à différents points de vue,\nle problème de l'érection de « villes satel-\nlites » et de l'immense avantage, pour la\ncommunauté, d'un tel système comparé à\nl'extension ininterrompue des grandes cités\nindustrielles.\n» Bien que, comme il a été dit: il y eut des\ndifférences d'appréciations sur plusieurs\npoints, pratiquement il n'y en avait pas con-\ncernant l'importance, pour une cité, d'avoir\nen propre le terrain sur lequel elle est con-\nstruite et sur lequel elle est appelée à se dé-\nvelopper. Les rapporteurs hollandais, en\nparticuliers, appuyèrent très fortement ce\npoint de vue, et, à vrai dire, étant l'un des\nprincipes cardinaux de l'idée, des «: Gar-\nden Cities », il était tout naturel qu'il y eut\nun accord général sur ce point. L'expérience"}, {"page_pdf": 21, "page_imprimee": "165", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192002-01.1.21", "texte": "LA CITE\nHABITAT\nFÉVRIER 1920\n■MUMINMMMNMMHHIH\n\nde l'Allemagne dans cette question et la\nlarge assistance financière donnée par les\nmunicipalités allemandes aux projets de fau-\nbourgs-jardins, promus par les sociétés d'uti-\nlité publique, a été repris dans le rapport\nsur l'organisation du « Housing » et sur l'as-\nsistance financière dans les différents pays,\nprésenté par M. I. G. Gibbon, et édité par\nl'intelligente division du € ministry o\nhealth ».\nLa dernière session de la conférence a été\nconsacrée à la reconstruction des régions dé-\nvastées de la France et de la Belgique. M. le\nsénateur Vinck y fit l'exposé du problème\nd'Ypres et montra le projet élaboré par\nTUnion des Villes et Communes Belges. Les\nparticipants au Congrès émirent le vœu de\nvoir adopté par les autorités compétentes, ce\nprojet qui assure la conservation des ruines.\nM. Verwilghen, fit part à l'association in-\nternationale des efforts que le gouvernement\nbelge avait fait pour rendre la vie économi-\nque aux villes et aux villages détruits. Il\nmontra aux moyens de projections lumineu-\nses les jolies maisons que l'on construit à\nRoulers, sur les plans de MM. Bodson et\nPompe, de MM. Doom et Vermeersch, les\nprojets concernant Nieuport, etc. Les per-\nsonnes présentes témoignèrent par leurs ap-\nplaudissements tout l'intérêt et toute la sym-\npathie qu'elles attachaient aux communica-\ntions de MM.Vinck et Verwilghen. M. Ewart\nG. Culpin se fit leur interprête en félicitant\nchaleureusement nos compatriotes, aussi\nM. Rey de la collaboration précieuse aux\ntravaux de l'lnternationl Garden and Town\nplanning Association.\nLes rapports soumis à la conférence pa-\nraîtront in extenso dans l'organe de 1 Asso-\nciation anglaise des Cités-jardins.\n\nConférence Nationale de l'Habitation\nà bon marché\n(24.26 avril 1920)\nUne conférence nationale de l'Habitation\nà Bon Marché organisée par l'Union des Vil-\nles et communes Belges tiendra ses assises à\nBruxelles, les samedi, dimanche et lundi 24,\n25 et 26 avril 1920.\nBUT\nLa Belgique doit être en mesure de ré-\nsoudre imédiatement le problème du déficit\nd'habitations.\nAvant la guerre, ce déficit était déjà fo-\nimportant. Depuis il s'est aggravé, par l'ar-\nrêt complet de la bâtisse pendant cinq ans,\nà raison d'environ 20,000 maisons par an,\net la guerre, par surcroît, a détruit environ\ncent mille habitations.\nLa rareté et le prix élevé des matériaux\net de la main-d'œuvre compliquent le pro-\nblème.\nL'initiative privée étant impuissante, les\npouvoirs publics ont un devoir important et\nimmédiat à remplir. Ils le comprennent et\nsont prêts à entrer dans la voie de l'inter-\nventionnisme le plus agissant.\nAu moment d'aborder un domaine à peu\nprès nouveau pour elles, nos autorités gou-\nvernementales, provinciales et locales ainsi\nque les organisations auxquelles s'applique\nla loi nouvelle sur les habitations, pourront\ntrouver d'utiles indications dans les travaux\nde la Conférence.\nPARTICIPATION\nTous ceux qui à un titre quelconque s'in-\ntéressent au problème de 1 Habitation Popu-\nlaire sont appelés à prendre part à la Confé-\nrence.\nLes Administrations communales de tou-\ntes les Villes et Communes du pays sont in-\nvitées à faire connaître à la Conférence la\nsituation exacte de leur population quant au\ndéficit du logement et les moyens auxquels\nelles se proposent d'avoir recours pour y re-\nmédier."}, {"page_pdf": 22, "page_imprimee": "166", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192002-01.1.22", "texte": "LA CITÉ\nHABITAT\nFÉVRIER 1920\n■■■■■us ■■»■■■■■ ■■■■■■■■■\n\nElles sont priées de bien vouloir en outre\ndéléguer un ou plusieurs de leurs manda-\ntaires et fonctionnaires pour participer aux\ndébats.\nLes Administrations provinciales et gou-\nvernementales voudront bien, dans les\nmêmes conditions, éclairer les débats sur la\nvéritable situation du pays quant aux besoins\nà satisfaire et aux ressources possibles.\nLes Sociétés d'Habitations à bon marché,\nles Corporations du Bâtiment, les Urbanis-\ntes, Architectes, Ingénieurs, Entrepreneurs,\nGéomètres, les Associations ouvrières et pa-\ntronales, etc., sont invités à se faire représen-\nter par des délégués de leurs groupements.\nIndividuellement aussi, les techniciens et\ntoutes les personnes qui ont une compétence\nou placent un intérêt en la matière sont in-\nvités à s'inscrire à la Conférence.\nRAPPORTS\nDes rapports introductifs exposant 1 état\ngénéral de la question à l'heure actuelle tant\nà l'étranger qu'en Belgique, seront envoyés\nau début du mois d'avril à tous les adhé-\nrents.\nL'énumération détaillée, donnée ci-après\nen programme, constitue un essai de « Table\nencyclopédique de la matière ». Elle a pour\nbut de souligner la complexité du problème\net de permettre de situer dans un ordre logi-\nque les questions que l'on serait appelé à\ntraiter au Congrès. L'attention devra se por-\nter tout spécialement sur les questions essen-\ntielles et sur celles qui sont d'une utilité im-\nmédiate pour la solution du problème de\nl'habitat tel qu'il se pose en Belgique\nLes adhérents sont priés d'adresser à la\nConférence des rapports concis répondant\nau programme ci-annexé. Ces rapports de-\nvront parvenir, au plus tard, le 1 5 avril, au\nBureau de la Conférence. Il est indispensable\nque ces rapports soient suivis de conclu-\nsions d'application pratique formulées d'une\nmanière succinte et précise.\nDELIBERATIONS\nLa discussion des objets inscrits à l'ordre\ndu jour sera introduite successivement par\nchaque rapporteur général qui s'aidera, le\ncas échéant, de projections lumineuses.\nLes orateurs qui se seront fait inscrire au\nplus tard la veille de chaque séance auront !a\nparole pendant cinq minutes pour exposer\nl'essentiel de leur communication.\nLorsque la série des orateurs inscrits pour\nfaire des communications à la suite de cha-\ncun des rapports introductifs, sera épuisée,\nle rapporteur général résumera le débat\nséance tenante pour en tirer les conclusions.\nORDRE DU JOUR\n1. Introduction générale au Congrès : M.\nle sénateur Vinck, directeur de l'Union des\nVilles et Communes Belges.\n2. Le problème foncier : Rapport intro-\nductif par M. l'ingénieur-urbaniste R. Ver-\nwilghen, directeur au Ministère de l'lntérieur\n(Office des Régions dévastées).\n3. Le problème financier : Rapport intro-\nductif par M. Van den Bempt, chef de bu-\nreau au Service des Propriétés communales\nde la Ville de Bruxelles.\n4. Le problème technique et esthétique de\nla construction : Rapport introductif par M.\nl'architecte-urbaniste F. Bodson, Bruxelles.\n5. Le problème de la Standardisation :\nRapport introductif par M. l'architecte-urba-\nniste Huib Hoste, Bruges.\n6. Le problème technique et esthétique\ndes agglomérations : Rapport introductif\npar M. l'architecte-paysagiste-urbaniste Van\nder Swaelmen, directeur du Département\ntechnique de l'Union des Villes.\nADHESIONS\nLes adhésions doivent être notifiées le\nplus tôt possible à l'Union des Villes. La\nsouscription est fixée à 5 francs. Elle donne\ndroit aux publications de la Conférence.\nLes Administrations publiques ainsi que\nles Institutions et les Associations diverses\npeuvent déléguer plusieurs représentants.\nLeur cotisation s élève en proportion.\nLa cotisation doit être réglée avant la\nConférence. (Envoi à l'Union des Villes :\n3 bis, rue de la Régence, Bruxelles. Verse-\nment en compte-chèque postal n° 167-97,\nmandat-postal ou timbres-poste).\nLa quittance servira de carte de membre\nà ta Conférence."}, {"page_pdf": 23, "page_imprimee": "167", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192002-01.1.23", "texte": "LA CITE\niStNVMVHHNNIBI\n———\nHABITAT\nFÉVRIER 1920\n\nLe Problème\ndu Logement\nUNE CONFERENCE DE M. CAMILLE\nMARTIN. Le traducteur bien connu de\nSitte, est lui-même savant urbaniste. Il vient\nde donner à Lausanne une conférence des\nplus instructives qui prouve que partout le\nproblème du logement est à lavant-plan\ndes préoccupations, et commence à être étu-\ndié scientifiquement.\nD'un compte-rendu de la « Gazette de\nLausanne » nous extrayons ces lignes :\nEn s'aidant de projections lumineuses, le\nconférencier a résumé les grandes phases du\ndéveloppement des villes depuis le Moyen-\nâge, en montrant la place faite successive-\nment à l'habitation. Il a fait un rapproche-\nment fort intéressant entre les faubourgs,\nqui dans certaines villes se sont établis dès le\nXVe siècle hors des murs, et les cités-jardins\ncréées de nos jours. Deux facteurs qui ont\ndéterminé le type de la maison bourgeoise\ndu Moyen-âge ont disparu : 1. la fixité du\nprix du terrain, qui n'était pas vendu, mais\naffermé moyennant cens au constructeur de\nla maison. 2. La double destination de la\nmaison, qui était à la fois le lieu de travail et\nle lieu d'habitation de l'occupant. La Révo-\nlution, en bouleversant l'ancien régime fon-\ncier, a entraîné des transactions immobiliè-\nres qui ont abouti au renchérissement exces-\nsif des terrains. La maison locative à quatre\nou cinq étages qui a répondu à la nécessité\noù la population des villes était d'habiter à\nl'intérieur des fortifications, est restée trop\nlongtemps le type normal de l'habitation ci-\ntadine. Elle a aussi été un des agents de la\nspéculation sur les terres.\nPour pouvoir revenir à la maison fami-\nliale, il faut trouver du terrain à bas prix.\nAux administrations communales d'établir,\ndès maintenant, des zones exactement déli-\nmitées en fixant les hauteurs des construc-\ntions en proportion de la valeur actuelle du\nsol et de réserver à la périphérie, avant que\nla spéculation s'en empare, l'espace néces-\nsaire à la création des colonies de petites ha-\nbitations.\nM. Martin a démontré que, par l'adoption\ndu type des petites maisons contiguës, on\nobtenait l'utilisation la plus rationnelle et la\nplus économique du terrain. Il a commenté\ndes plans d'ensemble de cités-jardins réalisés\nà l'étranger et en Suisse.\nLa solution du problème économique du\nlogement doit être recherchée dans une coo-\npération très étendue à laquelle participeront\nles pouvoirs publics. L'architecte n est que\nle serviteur de la volonté populaire qui doit\nse manifester résolument et énergiquement.\n* * *\nL'HABITAT OUVRIER A LIEGE.\nL'on sait que le Conseil communal de cette\nville a inscrit au budget pour 1920 un cré-\ndit non limitatif de 5 millions en vue de por-\nter remède à la crise du logement qui se\nconstate à Liège comme dans presque tous\nles grands centres. Une commission spéciale,\ndit la « Chronique des Travaux publics »,\nfut constituée il y a quelques semaines et\nde ses délibérations on peut conclure que les\ndifférents moyens suivants seront mis en vi-\ngueur pour amener une amélioration de la\nsituation :\nLa Société liégeoise des Maisons ouvriè-\nres construira différents groupes d'habita-\ntions à bon marché sur les terrains qu'elle\npossède rue Bois-l'Evêque, rue du Laveu et\nsurtout au plateau de Tribouillet, au quar-\ntier du Thier-à-Liége. Ici, par suite du man-\nque de moyens de communicaiton conforta-\nbles, on établira un vaste élévateur pour\namener les matériaux à pied-d'œuvre. De\nplus, plusieurs voies de communication de\n! 2 à 1 5 mètres de largeur seront établies\nvers les nouveaux boulevards..\nDe son côté,au moyen d'avis insérés dans\nles journaux, la ville elle-même cherche, dès\nmaintenant, des immeubles à transformer et,\nde plus, elle vient de créer un office des lo-\ngements qui centralisera les offres et les de-\nmandes de location. Elle fait aussi appel aux\nentrepreneurs pour trouver le système le plus\npratique pour élever des maisons provisoi-\nres. On améliorera autant que possible le\nsystème adopté pour les régions dévastées\nd'habitations provisoires en planches, à cloi-\nson double, reposant sur une assise en bri-\nques et avec toiture recouverte de carton"}, {"page_pdf": 24, "page_imprimee": "168", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192002-01.1.24", "texte": "LA CITÉ\nHABITAT\nmmmmwmmmmmmmmmmmmmm■■■■■■■■■■■\nFÉVRIER 1920\n\nbitumé. Ces maisons s'élèveraient par grou-\npes de deux et chaque habitation comporte-\nrait 3 pièces avec hangar et une cave. Leur\ncoût est estimé de 6 à 7,000 francs et la\nville possède déjà un certain nombre de ter-\nrains pour servir à cet usage.\nLe projet de la ville est donc entré dans\nla voie de la réalisation pratique et d'autres\ndispositions vont encore suivre.\nHABITATIONS A BON MARCHE EN\nFRANCE. Une loi française toute récente\nelle porte la date du 31 octobre dernier\ntend à faciliter la mise à la disposition\nd'ouvriers et de personnes peu fortunées,\ndes terrains nécessaires à l'édification de\nmaisons à bon marché.\nNous croyons intéressant d'en reproduire\nles dispositions essentielles d'après un résu-\nmé publié dans les Annales des Travaux\nPublics.\nEn vue de faciliter l'accession des travail-\nleurs et des familles peu fortunées à la petite\npropriété, les départements et les communes\nsont autorisés à acquérir et à revendre, après\nlotissement, des terrains et des domaines ru-\nraux.\nCes terrains sont lotis et les voies d'accès\naménagées, de telle sorte que :\n10 les terrains destinés à la construction\nd'une habitation familiale avec jardin n'aient\npas une étendue supérieure à 1 0 ares;\n2° les terrains destinés à la construction\nd'un petit domaine rural n'aient pas une va-\nleur supérieure à 10,000 francs, quelle que\nsoit leur étendue.\nLes plans de lotissement sont tenus dans\nla préfecture et les sous-préfectures du dé-\npartement intéressé, à la disposition du pu-\nblic pendant deux mois.\nLes acquéreurs éventuels des lots adres-\nsent leur demande d'acquisition au préfet,\navec les pièces justificatives de leur situation.\nLes demandes sont instruites par les soins\nd'une Commission départementale qui attri-\nbue les lots en tenant compte de la moralité\ndes demandeurs et du nombre de leurs en-\nfants, et par préférence à ceux qui, pour le\npaiement du prix, auront obtenu un prêt à\nlong terme, soit d'une Société de crédit im-\nmobilier, soit d'une Caisse régionale de cré-\ndit agricole.\nLe prix demandé doit être calculé de fa-\nçon à ne laisser ni perte ni gain.\nLe paiement du prix doit être effec-\ntué au comptant. L'immeuble ainsi ac-\nquis ne peut être aliéné pendant dix ans.\nL'acquéreur d'un terrain, en vue de la con-\nstitution d'une habitation familiale, ne peut\nlui donner une autre destination. L'acquéreur\nd'un petit domaine rural doit s'engager à\nle cultiver lui-même ou à l'aide des membres\nde sa famille.\nL'URBANISME : UNE CONFERENCE\nDE M. ROSENTHAL. L'lnstitut des\nHautes Etudes auquel nous sommes redeva-\nbles de bien des initiatives intéressantes\non se rappellera sans nul doute le cycle re-\nmarquable de conférences qu'il organisa\navant la guerre, au cours desquelles Ber-\nlage, Dufrène, Dervaux et d'autres, nous ré-\nvélèrent la cohésion des tendances interna-\ntionales de Fart moderne s'efforce au-\njourd'hui d'initier le public à la science bien\nactuelle de l'Urbanisme.\nC'est au critique et historien d'art fran-\nçais, M. Léon Rosenthal, que fut confié la\ntâche d'ouvrir les portes du temple. Ceux qui\nsavent avec quel enthousiasme, ce conféren-\ncier de grand talent, s'est adonné à l'étude\nde l'Urbanisme, ceux qui lisent ses chroni-\nques d'art de l'Humanité ou ont suivi les\ncours qu'il donne à l'Ecole Supérieure d'Art\nPublic, dont il est le secrétaire général, n'au-\nront point été surpris de l'intérêt considé-\nrable de sa conférence et de l'accueil qui lui\nfut réservé par un public que l'on aurait vou-\nlu plus nombreux.\nEn voici d'après « l'lndépendance\nBelge un compte rendu succint.\nAprès avoir rappelé qu'un Belge, feu\nCharles Buis peut être considéré comme un\nprécurseur en la matière, car I un des pre-\nmiers il attira l'attention sur la nécessité de\nconserver les vieilles cités tout en les ndap-"}, {"page_pdf": 25, "page_imprimee": "169", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192002-01.1.25", "texte": "LA CITE\n■■■MwiHUHmcnw\nIHHwHV&IBU &«WIiIPaMOqiiMiWiWWWWWW»W»W MWBBBIMMBWBaïKgtfg'B- f *nx\nURBANISME\na m «in « ■■■■fllflMlOl ■ ■■■■■■■■■■■■•!■■■■■■■■■■■■ ■■■■■■■■■■■\nFÉVRIER 1920\nlIMIIHItMMMIHHIIIIIIII\n\ntant aux besoins nouveaux créés par la vie\nmoderne, et que le premier, pendant la\nguerre, le gouvernement belge du Havre t>e\npréoccupa de la reconstruction des cités dé-\ntruites, le conférencier esquissa à grands\ntraits la part de la Belgique dans l'œuvre de\nl'urbanisme; l'activité du Belgian Town\nplanning Comittee de Londres et du Comité\nd'art civique hollando-belge, créés tous deux\npendant la guerre, puis l'organisation à\nBruxelles et en province, l'an dernier, de\nl'Exposition de la Reconstruction, pleine\nd'intérêt, par les soins de l'Union des Villes.\nMais qu'est-ce donc après tout, l'urba-\nnisme? C'est l'art et le souci de la construc-\ntion de l'aménagement et de la transforma-\ntion rationnels des villes. Art relativement\nnouveau et auquel les circonstances nées de\nla guerre ont fourni un caractère de grande\nactualité.\nM. Rosenthal aurait donc pu s'attarder à\ndécrire, sinon l histoire, du moins les règles\nqui doivent présider à l'aménagement ration-\nnel des villes. Il ne l'a pas fait, préférant dé-\ngager du problème sa philosophie en démon-\ntrant que l'application de ces règles est géné-\nratrice d'esprit et de vertus civiques.\nEt, en effet, la mise en pratique des prin-\ncipes de l'urbanisme implique, notamment,\nles concours constant de l'opinion publique,\nsource d'une collaboration suivie et du déve-\nloppement de l'esprit de solidarité. C'est\nd'ailleurs cette opinion publique que les ur-\nbanistes anglais et américains s'efforcent tou-\njours de se concilier avant d'entreprendre la\nréalisation de quelque projet.\nCette collaboration se manifeste, d'ail-\nleurs de mille façons : par l'entente entre les\npropriétaires ou entre les sociétés privées\net l'administration pour la transformation ou\nla création de nouveaux quartiers, les ali-\ngnements; par la création de sociétés coo-\npératives de construction de maisons à bon\nmarché; par la création de cités-jardins aux-\nquelles sont adjointes de multiples œuvres\nd'intérêt commun : sociétés coopératives,\nplaines de jeux, salles de lecture et de ré-\ncréation, etc.\nD'autre part, l'urbanisme, en réclamant\nl'établissement de plans d'ensemble, néces-\nsite et favorise la collaboration d'une foule\néléments privés et officiels restés jus-\nqu'alors étrangers les uns aux autres : archi-\ntectes, techniciens, artistes, administrateurs,\netc.\nTandis que le citoyen de l'antiquité et du\nmoyen âge vivait intimement de la vie de sa\ncité, à laquelle une foule de liens contribuait\nà l'attacher, le citoyen d'aujourd'hui\nétranger dans sa propre cité natale, à laquel-\nle il ne s'intéresse guère.\nEt c'est fort regrettable, car il importe de\ndévelopper à nouveau, chez chacun, ce sen-\ntiment d'attachement à la cité dans laquelle\nil vit, et de faire renaître cette conscience\ncivique et collective.\nDans l'esprit du conférencier, l'urbanisme,\ngrâce aux sentiments de collaboration et de\nsolidarité que réclame sa mise en pratique,\npossède la vertu de favoriser le développe-\nment de cet esprit civique et de pousser les\ncitoyens à s'inquiéter de leurs devoirs vis-à-\n-vis de la collectivité.\nEt c'est à ce titre que l'urbanisme peut\nêtre considéré comme un instrument de pro-\ngrès social, puisqu'il tend à inciter le citoyen\nà aimer sa cité et è ressentir la joie te aussi\nles devoirs qui naissent de sa participation à\nla vie d'une collecitivité humaine.\nPLAN D'AMENAGEMENT DE MO-\nLENBEEK-SAINT-JEAN. L'administra-\ntion de Molenbeek-Saint-Jean mettra pro-\nchainement au concours, par l'intermé-\ndiaire de FUnion des Villes, les problè-\nmes que soulève l'aménagement de cette\ncommune. Le « Mouvement communal »\nqui nous l'apprend, consacre à ces problè-\nmes quelques pages qui en démontrent la\nvariété et la complexité. Voilà un concours\nqui s'annonce comme devant être de très\ngrand intérêt et des mieux organisé."}, {"page_pdf": 26, "page_imprimee": "170", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192002-01.1.26", "texte": "LA CITÉ\nFÉVRIER 1920\n\nARCHITECTURE\nEchos et Nouvelles\nMATERIAUX DE CONSTRUCTION.\nBriques ordinaires' 50 francs le mille au\nfour; 60 fr. le mille sur wagon. Tuiles rou-\nges du Hainaut, 440 francs le mille; vernies,\n550. Tuiles hollandaises, 385 fr. sur wagon\ndépart. Tuiles de Courtrai à simple emboî-\ntement, 355 fr. Pierres de bâtiments, 800.\nPavés de Lessines ou de Quenast à pied-\nd'œuvre, 750 à 900 fr. le mille rendu sui-\nvant dimensions. Bordures en petit granit,\ntype Bruxelles, l 5 fr. le mètre courant. Bois\nde construction de Suède ou de Finlande,\n325 à 350 fr. le mètre cube. Bois de mines,\n85 fr. le stère. Ciment Portland artificiel,\n140 fr. pour négociants, 150 fr. pour entre-\nneurs et 1 70 fr. pour particuliers. Carreaux\nunis en ciment, 7 fr. 50 le mètre carré, pri\nde base en fabrique. Chaux hydraulique\npour construction, Ire1re qualité, 70 fr. Chaux\ngrasse d'Ecaussines ou de Soignies, 60 fr.\nsur wagon départ.\nVERRES ET GLACES. Pour les\nverres à vitres, le tarif des mesures fixes est\nde 77 francs par caisse de 100 pieds fran-\nçais de 0 à 25 pouces. Prix de base pour les\ntrois qualités de mesures libres : coarse,\n310 francs; le n. 4, 330 fr. et le n. 3, 350 fr.\nGlaces en blanc jusque 1 pied carré\n0/11 d. (prix de base du tarif anglais) ; de\n1 à 3 pieds carrés, 1/3 d. par pieds; de 3\nà 5 pieds carrés, 1/7 d.; de 5 à 7 pieds car-\nrés, 1 /9 d. ; de 7 à 1 0 pieds carrés, 1/10 d. ;\nde 10 àl5 pieds carrés, 1/11 d. ;de 15 à\n25 pieds carrés, 2 d.\nLA CHAMBRE SYNDICALE DES AR-\nCHITECTES DE BELGIQUE vient de con-\nstituer son bureau comme suit : Président,\nJean Gilson; vice-présidents, Léon David et\nJean Maeschalck; secrétaire, Achille Michel;\nsecrétaire-adjoint, Paul Menessier; trésorier,\nRobert Crignier; bibliothécaire, Fernand\nConard; syndics, Benjamin de Lestrée de\nFabriebeckers, Félix Van Hammée, Josse\nVan Kriekinge et Constant Vander Meeren;\navocats-conseils, Raoul Ruttiens, Robert\nSmets, Edmond Van Weddingen.\nLE « KRING VOOR BOUWKUNDE »\nd'Anvers a constitué son bureau. Président»\nG. De Ridder; vice-président, F. Dumont;\nsecrétaire, H. Van Dyck; secrétaire-adjoint,\nE. Van den Paal; trésorier, A. De Mol.\nLA GRANDE BOUCHERIE.— Un com-\nmuniqué à la Presse nous apprend que la So-\nciété Centrale d'Architecture de Belgique,\nréunie en assemblée générale le 16 mars\n1920, après avoir entendu en deux confé-\nrences contradictoires les opinions diverses\nrelatives à la reconstruction projetée de la\nGrande Boucherie; après avoir pris con-\nnaissance des faits qui permettaient de pré-\nvoir F écroulement de l'édifice; exprime le\nregret que les mesures opportunes n'aient\npas été prises pour prévenir l'effondrement\nd'un monument dont la conservation était\nhautement désirable, tant au point de vue\nartistique, archéologique et historique, qu'au\npoint de vue du maintien des abords de\nGrand' Place; exprime le regret que les me-\nsures appropriées n'aient pas été prises\naprès l'écroulement. L'état de la construc-\ntion permettait encore, à ce moment, une\nrestauration scientifique; émet l'avis que cet\nédifice reconstitué et entièrement neuf ne re-\ntrouvera jamais l'intérêt que lui conférait son\nancienneté, constituera un faux, et n'aura\naucune valeur archéologique; que ce travail\nserait en opposition formelle avec la mé-\nthode admise et appliquée en matière de res-\ntauration d'édifices anciens en France et en\nAngleterre; que son aménagement en vue\nd'une destination toute différente de 1 an-\ncienne doit inévitablement entraîner des mo-\ndifications qui en altéreront le caractère, lui\nenlèveront toute logique et détruiront 1 ori-\nginalité de l'œuvre de De Bruyne; en con-\nséquence, émet le vœu de voir la ville re-\nnoncer au projet de reconstruction de la\nGrande Boucherie; considérant d'autre part\nqu'il n'est pas possible de laisser la placette\ndans son état actuel, suggère à la ville\nl'idée d'ouvrir un concours public d'idées\npour l'étude de cette intéressante question."}, {"page_pdf": 27, "page_imprimee": "171", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192002-01.1.27", "texte": "LA CITE\nFÉVRIER 1920\n\nCONCOURS\nPROGRAMME DU CONCOURS D'AR-\nCHITECTURE POUR LE CASINO OR-\nGANISE A DINANT. Règlement.\nIl est ouvert entre tous les architectes belges\naux conditions du présent programme deux\nconcours ayant pour objets :\n1° L'érection d'un casino à Dinant;\n2° L'établissement des jardins du casino.\nCasino et jardins seront situés comme 1 in-\ndique le plan annexé. Le 2 e concours n aura\nlieu que lorsque le ler1er aura été jugé et les\nconcurrents seront tenus de s'inspirer des\nbâtiments pour le tracé des jardins.\n1° Bâtiments du casino. Les plans sui-\nvants sont exigés :\na) Un plan général à l'échelle de\n0.005 m. par mètre;\nb) Les plans, élévations, coupes indi-\nquant toutes les parties du projet à 1 échelle\nde 1 cm.; les façades à l'échelle de 2 cm.\npar mètre;\nc) Un métré descriptif et devis esti-\nmatif de la dépense sur la base des prix\nunitaires annexés au présent programme.\nSalles exigées. Salle de spectacle, salle\nde lecture avec bibliothèque, fumoir, salle\nde jeux, salle de consommation (tea room),\npetite salle pour auditions musicales et con-\nférences, salle pour sociétés particulières,\nsalle pour tenancier du tea-room, logement\npour le concierge, W.-C., lavatorys, vestiai-\nres.\nLe style est laissé au choix de l'architecte\nqui s'inspirera spécialement du style local.\nLe concours sera fait en deux épreuves; la\npremière sera éliminatoire et ne portera\nque sur le a) et le b) pour les parties princi-\npales du projet.\n2° Jardins. Le concurrent fournira :\na) Le plan teinté des jardins à l'échelle\nde 1 cm. par mètre;\nb) Le plan coté avec indication des mou-\nvements de terrain prévus;\nc) Indication des plantes, espèces de\nfleurs;\nd) Devis estimatif de la dépense.\nLe style est laissé au choix de l'architecte\n(style français de préférence).\nPrévoir 2 courts de tennis, un kiosque\ncontre la montagne.\nLes envois seront anonymes et porteront\nune devise ou une marque reproduite égale-\nment sur deux enveloppes fermées. La pre-\nmière enveloppe portera la mention exté-\nrieure : « Nom de l'auteur » et contiendra\nle nom et l'adresse du concurrent. La se-\nconde portera la mention : « Election du\ndélégué du concurrent » et renfermera le\nnom du membre du jury qu'élit le concur-\nrent.\nLes envois seront remis à la maison com-\nmunale de Dinant, le 31 avril 1920.\nler1er concours. Les auteurs des projets\nclassés premiers, sous réserve de la haute\napprobation du Conseil, seront chargés de\nl'exécution. Ils recevront 5 p. c. du devis.\nLes projets classés seconds, troisièmes et\nquatrièmes pourront recevoir un prix respec-\ntivement de 1,000, 750 et 500 francs.\n2e concours. Deux prix, l'un de 750,\nl'autre de 500 francs, pourront être alloués.\nAprès jugement définitif, les projets pré-\nsentés seront exposés publiquement.\nLe jury est composé comme suit :\n1° Un architecte (M. l'architecte provin-\ncial Lauwers de Cerf) ;\n2° Un notable (M. Raucq, peintre à Di-\nnant) ;\n3° Un délégué des concurrents (élu â la\nmajorité ou éventuellement désigné par le\nsort;\n4° Un délégué de la société centrale d'ar-\nchitecture;\n5° Un conseiller communal (M. Cousot).\nMONUMENT COMMEMORATIF A\nSAINT-GILLES. Les dessins présentés\nau concours ouvert entre les artistes sculp-\nteurs et les architectes belges, en vue de\nl'érection d'un monument commémoratif en\nl'honneur des Saint-Gillois morts pour la\npatrie ont été examinés par le jury. Cinq\ntravaux, nous apprend la « Chronique\ndes Travaux Publics » ont été réservés.\nLes artistes intéressés peuvent prendre con-\nnaissance des résultats du concours à l'hôtel\nde ville, place Maurice Van Meenen."}, {"page_pdf": 28, "page_imprimee": "172", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192002-01.1.28", "texte": "MWWWMW—WI\nLA CITÉ\nFÉVRIER 1920\nmmt|i«H——imiw\n\nBIBLIOGRAPHIE\nLes dessins non retenus par le jury peu-\nvent être retirés par leurs auteurs.\nConformément aux conditions du con-\ncours, les miaquettes des projets retenus de-\nvront être soumises dans un délai de deux\nmois.\nEXPOSITION DE MONUMENTS COM-\nMEMORATES. Ainsi que nous l'avons\nannoncé, la Ligue du Souvenir avait orga-\nnisé un concours pour monuments commé-\nmoratifs entre les sculpteurs belges.\nLes conditions de ce concours, dit la\n« Chronique des Travaux publics », visaient\nà faire tenir compte dans la conception des\nprojets du coût des matériaux nécessaires,\nafin de permettre aux communes les moins\nfavorisées budgétairement, d élever un mé-\nmorial à la bravoure dè lèurs enfants morts\nau champ d'honneur.\nDeux cents projets ont été envoyés. Ils\nsont très artistement exposés dans le local de\nla Ligue du Souvenir, 32, rue de Namur,\ndepuis le 1 7 février. La plupart des stèles,\nplaques-souvenirs et figures tombales sont\ntraitées dans une note simple mais très déco-\nrative.\nDouze projets ont été primés. Ce sont\nceux de MM. Bija, Canneel, de Bondt,\nGhobert, Petit, H. Hebbelynck, Creten, V.,\nThibaut Raymond, Vandevoorde.\nCe dernier a deux projets primés pour\nstèles déjà plus considérables en style mo-\nderne. M. Thibaut a une colonne commé-\nmorative de très belle ligne et de prix fort\npeu élevé.\nDes figures tombales d'une suggestion un\npeu compliquée mais de belle allure esthéti-\nque ont valu des prix à MM. Canneel et\nCombaye.\nCONCOURS OUVERT PAR LE CRE-\nDIT GENERAL HYPOTHECAIRE. La\ndate de clôture qui était primitivement\nfixée au 1 5 mars est reportée au 30 avril.\n\nBibliographie\nLE MOUVEMENT COMMUNAL. —\nLa poste nous apporte, réunis en un même\nfascicule, trois numéros de l'organe de\nl'Union des Villes. Nous y trouvons, agréa-\nblement illustré par des dessins à la plume,\nune notice bibliographique concernant la\nbelle « Monographie de Lierre » qui vient de\nparaître. Ce numéro publie le programme\ncomplet et fort détaillé de la prochaine con-\nférence nationale de l'habitation à Bon mar-\nché. Une étude du Dr Rulot sur le service\ncommunal de désinfection, etc.\nART ET DECORATION. Paris, Li-\nbrairie centrale des Beaux Arts. Le numéro :\n5 francs.\nCette luxueuse revue française paraissait\ndepuis plus de vingt ans sous une enseigne\nfamilière, œuvre de jeunesse de M. P. Ver-\nneuil. Nous la retrouvons aujourd'hui sous\nune couverture très sobre et plus conforme\nà l'esthétique actuelle du livre. Le numéro\nde janvier, nous apporte une étude abon-\ndamment illustrée sur l'œuvre du « meu-\nblier » J. E. Ruhlmann. C'est un artiste «qui\na, au plus haut point, le culte de l'élégance,\ndu travail précieux et de la sobriété raffinée,\nqui réserve l'effort pour le laboratoire et ne\nveut nous donner que le plaisir, qui conçoit\nla méthode comme humble servante de l'in-\nstinct, la logique comme auxiliaire de l'esprit\net de la fantaisie. »\nLes « tapisseries de Jaulmes » dont parle\ncette même revue, sont de merveilleux pan-\nneaux décoratifs dans lesquels se retrouvent\nl'influence heureuse de Maurice Denis.\nUn article, peu scientifique, sur les pro-\ncédés modernes de construction rapide,\ncomplète ce luxueux numéro de « Art et\ndécoration »."}, {"page_pdf": 29, "page_imprimee": "couv. 3", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192002-01.1.29", "texte": "£EÛR£ES HERnfILSTEEriS\nCHAUSSÉE DE LA HULPE , 25Û « 254\n'BûiTSFQRTjEWnG]\nret\nsàf\ns*\n&\n\\\\v\nZ7\"\n7/<\n/a\ntk\n?/'\n4 \"* '■\n. /I\nï-\n-9\nû\nP?\nSERRES MiCHAUPrfIQES POUR COUCHES\nHOfIBREUS£S OISTIII£IÏOtIS aux EXPD5iTiOri5\n\nSOCIETE ANONYME\n« DOIS, CIMENT» MATERIAUX »\n*• \\\nAncM firme Nicolas Josson\nMaison (ondée an 1809\n43, QUAI AU FOIN, 43 BRUXELLES\n(derrière le Tkéâtre Flamand)\nSuccursale* :\n1* St-GILLES, 20, rue Théodore-Verbaegen\n2* ETTERBEEK, 20, n» du Géa.-Lcm»a\nMaieon principale : Br« 3364\nSuccursale t BK. 8110\nTéiépho*e«\nBob de chêne de toute® proTenencfli\nBoit du Nord et d'Amérique\nCiment-Portland de Niel-on-RupeU\nm\n\nConstructions en bois et en acier\namUMMMC d« t«U6 29UMMHMK\nA Maisons démontables it\nJos. BOEL 4 Zonen\nà Tamise\nAdre«ae lllégr. s BOELWERF Tamise\nTéléphona Tamisa 10"}, {"page_pdf": 30, "page_imprimee": "couv. 4", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192002-01.1.30", "texte": "Bois « Scierie à vapeur\nMAURICE\nI\nTAMISE (Waes) /\nDébit sur commande\nConstruction de maisons démontables en bols\na Livraison rapide\n\nm\nI ES? Carton bitumé 1' 1\nm\n«\n| POL MADOU |\n° 279, boni, de l'lndustrie, G AND b.\nfi i *\nm ' v\n_ Entreprises de Toitures-Terrasses S\nas \"\nm Référencée de premier ordre\nIn» H. KUMP3 ROBYN, mmK.ycnT.ld, 81-83, I*elW"}]}