{"numero_id": "bm-bmtnaac-1920-05-01", "volume": "bmtnaac_1920-05_01", "ocr_sha256": "04d9f2fcad52fb56826d435ac195e06c17de794953d874f43575aa082b349b02", "source_tei": "https://github.com/Princeton-CDH/bluemountain-transcriptions/blob/main/periodicals/bmtnaac/issues/1920/05_01/bmtnaac_1920-05_01.tei.xml", "source_mets": "https://github.com/pulibrary/BlueMountain/blob/main/metadata/periodicals/bmtnaac/issues/1920/05_01/bmtnaac_1920-05_01.mets.xml", "url_numero": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192005-01", "articles": [{"article_id": "bm-bmtnaac-1920-05-01-c002", "article_bluemountain": "bmtnaac_1920-05_01#c002", "volume": "bmtnaac_1920-05_01", "ocr_source": "OCR Blue Mountain (ALTO), transcription TEI : lignes lb/@facs", "texte_sans_correction": true, "page_debut": "217", "page_fin": "219", "image_debut": 3, "image_fin": 5, "pages_selon": "pagination imprimée relevée dans le METS Blue Mountain (ORDERLABEL) ; [n] = page sans folio restituée", "url_article": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192005-01.2.2", "titre_corps": "Victor HORTA", "titre_sommaire": "Victor HORTA", "signature_source": "Charles CONRARDY", "controle": "bornes données par la structure logique METS/ALTO de Blue Mountain (blocs ALTO de chaque constituant)", "pages": [{"page_pdf": 3, "page_imprimee": "217", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192005-01.1.3", "debut_caractere": 265, "fin_caractere_exclue": 2183, "texte": "Victor HORTA\n\nAu moment où le problème de îa reconstruction de la Belgique entre\ndans le domaine de la réalisation, il semble intéressant de retracer la carrière\nd un de nos « maîtres » de l'art, de bâtir de qui nous pouvons attendre de\nnouveaux chefs-d'œuvre.\nSon œuvre est connue : vaste, significative. Elève de Balat, il s'en inspira,\nil étudia le merveilleux trésor architectural du passé grec et latin. Chez les\ngothiques il puisa son amour de la raison et de la logique. Il débuta, je crois,\npar cette exquise maison de M. Tassel, rue de Turin, qui est un chef-d'œu-\nvre. D emblée il s'affirmait un maître rapidement salué par l'étranger; comme\ntel il est aujourd'hui le chef de toute une école de jeunes, résolus à marcher\nsur ses traces,\nHorta rejeta le vieux plan ennuyeux et banal que l architecture domes-\ntique avait imposé en Belgique. 11 étudia et adapta le plan, la maison à l'indi-\nvidu, à la nature. 1! voulut d'abord connaître la profession, les habitudes, les\nmanies de celui qui veut bâtir. 11 voulut que la maison fût un cadre conforta-\nble, logique et beau, adapté à la vie de tous les jours, des jours exceptionnels,\ndes jours autres. Plus de banales pièces sans air, ni lumière, où la cheminée\nRenaissance flamande attend vainement des bûchers moyenâgeux; plus de\ntemples ni de prisons froides en guise d'habitation. Une maison de lumière et\nde joie, saine et belle. Et, en plus de tout cela, Horta avait trouvé une ligne\nnouvelle. Sa maison semblait comme sortir naturellement de terre telle une\nfleur bizarre et ample. Les saillies des bretèches ou des bow-window ne brus-\nquaient pas, par un détachement violent du nu de la façade, mais naissaient\nsoit d'une bande, soit d'une esquisse d ornement. La construction toute entière\ns'élevait vers le ciel logiquement, sans lourdeur. Si vous pénétriez à l'intérieur\ndu bâtiment, vous voyiez que F artiste n'avait rien négligé, Il avait tout des-"}, {"page_pdf": 4, "page_imprimee": "218", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192005-01.1.4", "debut_caractere": 39, "fin_caractere_exclue": 3233, "texte": "sine, tout prévu, tout étudié. L'œuvre (immeuble, meubles, acccessoires) for-\nmait un ensemble d une harmonie neuve. Neuve, car F architecte avait créé.\n11 ne possédait pas dans ses cartons des pièces détachables « en série » de\nbalcons, de corniches, de portes et de fenêtres. Il ne composait pas comme\ncomposent !es gosses avec leurs « jeux de construction ». Il œuvrait en con-\nscience et s affirmait personnel et original. Il rejetait les vieux trucs redouta-\nbles et puérils où trop souvent, conduit le métier, et résolument exposait ses\nidées. L .es matériaux employés doivent être apparents. Plus de façade pein-\nturluree, plus de faux romain. Nous sommes à l âge du fer : employons-le.\nDès 1 ors, il put construire une bonne douzaine d hôtels privés qui res-\ntent encore aujourd'hui charmants de jeunesse, de hardiesse d'exécution et\nd originalité, l'hôtel de M. Solvay, celui de M. Hallet (avenue Louise), de\nM. Frison (rue Lebeau), etc.\nPuis ce furent les magasins de l'lnnovation, entre autres, et la Maison du\nPeuple, et une quantité d'autres constructions plus habiles et plus belles les\nunes que les autres. Résolument, il avait rejeté la servitude du passé, qu il\nconnaissait, qu il aimait et dont il avait le courage de se séparer pour être de\nson époque, de sa race, et créer et laisser une œuvre de son temps et non des\nrestaurations, des imitations, des traductions d'autres siècles.\nIl y a toujours des admirateurs du pastiche.\nDe nos jours, tandis que l'aéroplane traverse l'Atlantique, des gens font\nbâtir des maisons Louis XVI. Que diront de notre architecture nos descen-\ndants? Ne sommes-nous donc pas capables de trouver autour de nous des\nformes nouvelles? Et 1 auto, le canot à moteur, l'hélice, le dirigeable, ne sont-\nils pas des exemples où l'art prendront des sujets paroxystes? Serons-nous con-\ndamnés à voir toujours des lampes électriques, surmonter de fausses bougies;\nvivrons-nous éternellement dans le chiqué, le toc et le simili? Les novateurs\nsont écrasés par la foule des copieurs, des imitateurs. Pour un Hankar, pour\nun Horta, pour un Vandevelde, que d'entrepreneurs! Car il y a les entrepre-\nneurs qui bâtissent à la grosse, qui font tout ce que vous voulez, pêle-mêle,\nle boudoir japonais, la tour chinoise, la salle à manger Renaissance, le garage\nEmpire, à forfait et au pas accéléré. Et en avant le carton-pâte, le plâtre, les\nplacages, les bicoques, que quelques années rendent ruines?\nProfesseur, Horta enseigna la raison. L'usage académique n'admettant\nque l'éternelle copie plagiaire de l'antique ou plutôt du faux antique, du\nVignole revu et mal corrigé, de la servile imitation, le professeur moderne\nimposa une étude logique des formes et des masses constructives. Horta veut\nvoir î architecte préoccupé de son plan, avant de songer à soigner une ligne\nqui donnera en façade un riche effet. Il veut que tout soit logiquement com-\nposé et étudié. A 1 esquisse ira sa préférence, son soin; aux études, aux\nrecherches il accordera sa patience et son travail, quitte si cela est nécessaire,\nà négliger un peu le rendu, Complaisamment attiré par un dessin supérieur,\nbien fait, propre, par une aquarelle ou un lavis, rehaussé de couleurs vives,"}, {"page_pdf": 5, "page_imprimee": "219", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192005-01.1.5", "debut_caractere": 18, "fin_caractere_exclue": 2473, "texte": "surchargé de l'éclat de teintes ou de reflets d'or, d'argent, de pourpre, l'ama-\nteur, le critique, le public est trompé. 11 faut obliger l'analyse et préférer le\nsolide au brillant. 11 faut que les épures soient d'abord vraies, réalisables et\nétudiées, elles seront belles ensuite, si vous voulez. Je sais l'effet produit par\nun dessin net, joliment exécuté; mais je sais la t eauté d'une œuvre harmo-\nnieuse, par ce qu'elle contient en elle et non seulement par la qualité du papier\nou l'habileté de l'exécutant. Il semble que voilà des théories certaines. Hélas!\nil s'agit plus que jamais de les prêcher, et le maître Horta sait combien les\nvérités sont lentes.\nAvec le temps, l'artiste avait encore gagné en simplicité et en beauté.\nSes fougueuses lignes du début, calmes maintenant, chantaient la sérénité et\nla sagesse. Et nous eûmes cette admirable maison Wolfers, grande, unie, et\ncouronnée si magistralement par cette galerie de pierre aux colonnes puis-\nsantes. Jamais l'évolution d'un artiste n a été aussi rapide, ni aussi caracté-\nristique. D emblée pourtant, Horta était arrivé à donner sa mesure. T oute\nconception était marquée de sa forte personnalité, il a renouvelé l'art du\nvitrail, de la ferronnerie, de la décoration. L'lnnovation, le vaste magasin\nde la rue Neuve, est un modèle de clarté, d élégance solide et sobre. Et déjà\nquelle simplicité dans quelques pièces de menuiseries, par exemple, mais quel\nfini dans le détail. Certes, Horta a absorbé les substantielles nourritures des\nEgyptiens et des Gothiques. Et c'est tant mieux. Plus humain que les Grecs,\nn'ayant pas seulement exprimé le bonheur et la beauté, Egyptiens et Gothi-\nques ont chanté la douleur et les vices des hommes. Leurs architectures sont\nprès de nous, elles sont faites pour notre race; l'architecture grecque c'est le\ntemple des Dieux. L'influence de ces maîtres du bâtiment est visible dans\nmaintes œuvres de Victor Horta. Mais comme l'artiste a su interpréter ses\nconnaissances et les idées du passé. En ses mains, tout prend une tournure\nnouvelle, une forme pleine.\nExilé en Amérique durant la grande guerre, le Maître est revenu pro-\nfesser à F Ecole supérieure d'architecture d'Anvers. Son projet de réorganisa-\ntion de l'Académie royale des Beaux-Arts de Bruxelles n'est pas encore réa-\nlisé. Le Conseil communal de Bruxelles pourrait l'examiner sans écouter la\ncabale et les jaloux. Il est nécessaire, il est logique, il simposera.\n\nCharles CONRARDY."}]}, {"article_id": "bm-bmtnaac-1920-05-01-c003", "article_bluemountain": "bmtnaac_1920-05_01#c003", "volume": "bmtnaac_1920-05_01", "ocr_source": "OCR Blue Mountain (ALTO), transcription TEI : lignes lb/@facs", "texte_sans_correction": true, "page_debut": "220", "page_fin": "230", "image_debut": 6, "image_fin": 16, "pages_selon": "pagination imprimée relevée dans le METS Blue Mountain (ORDERLABEL) ; [n] = page sans folio restituée", "url_article": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192005-01.2.3", "titre_corps": "Le Son influence sur l'Habitat ouvrier", "titre_sommaire": "Le Son influence sur l'Habitat ouvrier", "signature_source": "Raph. VERWILGHEN", "controle": "bornes données par la structure logique METS/ALTO de Blue Mountain (blocs ALTO de chaque constituant)", "pages": [{"page_pdf": 6, "page_imprimee": "220", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192005-01.1.6", "debut_caractere": 18, "fin_caractere_exclue": 2466, "texte": "Le Problème Foncier\nSon influence sur l'Habitat ouvrier\n\nRapport inLroduciif présenté à la Conférence nationale de l'Habitation à bon marché.\n(Bruxelles, avril 1920),\nL'insalubrité de l'habitat ouvrier dans les villes ne résulte pas tant de la\ndéfectuosité des constructions proprement dites, que de l'accumulation des\nlogements et de leur surpopulation.\nTransportées à la campagne, au milieu des champs et de la verdure, les\nhabitations urbaines seraient en général supérieures, au point de vue de\n1 hygiène, à la chaumière de l'ouvrier agricole.\nCe qui fait leur insalubrité c'est le fait qu'en ville :\n1 ° Les logements s'accumulent et se superposent les uns au-dessus des\nautres de manière à empêcher le renouvellement de l'air et l'accès de la\nlumière ;\n2 Que les populations urbaines doivent s'y entasser au point qu'il n'est\npas rare de voir des familles nombreuses ne disposer que d'une seule cham-\nbre et que l'on rencontre même des logements d'une seule pièce occupés par\nplusieurs familles.\nAussi n est-il guère étonnant, qu'après avoir étudié les causes sociales de\nla tuberculose, M. Lucien Graux soit amené à conclure que « c'est l'agglomé-\nration qui provoque le nombre de décès dus à la tuberculose et non 1 impor-\ntance dé la ville ». On pourrait en dire autant de toutes les plaies sociales.\nQuelle est la cause de cette accumulation et de cette superpopulation des\nlogements ouvriers dans les villes? C'est évidemment le taux élevé et toujours\ncroissant des loyers, taux qui résulte lui-même du prix élevé des im^meubles.\nOr ce prix ne peut résulter du coût de la construction : celle-ci n'était pas\n(avant ia guerre) beaucoup plus coûteuse en ville qu'à la campagne et avait,\nde toute façon, une tendance à diminuer par suite des progrès de la technique\net de 1 emploi des matériaux nouveaux.\nLa cherté du logement ouvrier dans les villes résulte donc toute entière\ndu prix élevé du sol.\nOn 1 avait déjà affirmé au Congrès des Habitations ouvrières qui s'est\ntenu à Bruxelles avant la guerre : « La question des habitations ouvrières est\nune question de terrains a bâtir ». Nous dirons d une façon plus complète :\n« Le problème de l'habitat ouvrier dans les grandes villes se ramène au pro-\nblème de la propriété foncière urbaine. »\nLe phénomène de la concentration urbaine est récent.\nAu moyen âge, même dans les villes les plus importantes, chaque famille\na de laies exceptions près avait la jouissance d une maison entière et"}, {"page_pdf": 7, "page_imprimee": "221", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192005-01.1.7", "debut_caractere": 18, "fin_caractere_exclue": 3018, "texte": "d'un jardin. Nos villes belges Bruxelles, Gand et d'autres ont conservé\nun grand nombre de ces modestes demeures qui restent des modèles fort inté-\nressants et trop peu considérés d'habitations ouvrières.\nCette situation favorable s'était en grande partie maintenue jusque fort\ntard, dans le XIXe siècle, malgré que les villes aient été encerclées à l'époque\nde la renaissance par d importants travaux militaires et que plus tard lindus-\ntrie manufacturière favorisa la concentration urbaine. Malgré tout, la maison\nfamiliale était restée la règle générale, la maison collective, F exception.\nJusqu'à ce qu'un régime foncier nouveau s'établit, qui entraîna une\naugmentation constante du prix du sol urbain, la hausse des loyers, qui en fut\nla conséquence, atteignit bien vite le maximum de ce qu'un ménage ouvrier\npeut consacrer à un logement, si misérable qu'il soit. Une hausse ultérieure\nentraîna inévitablement leur concentration. Les habitations édifiées sur une\nsuperficie de terrain donnée se multiplièrent. D'abord en surface : les espaces\nlibres, cours et jardins firent place à de nouvelles maisons. C'est l'origine des\narrière-bâtisses, des bataillons carrés, des sombres impasses qui existent en si\ngrand nombre dans nos villes.\nLa valeur du sol urbain augmentant toujours, ce qu'un logement ouvrier\npeut rapporter, devint insuffisant pour « renter » le prix du terrain qu'il\nrecouvre. 11 fallut superposer les logements les uns au-dessus des autres. Il y en\neut d'abord deux, puis trois, puis quatre, enfin l'on se mit à construire ces\nvastes immeubles, que l'on rencontre surtout à 1 étranger, et dans lesquels\n5 ou 6 familles et même davantage logent les unes au-dessus des autres.\nC est ainsi que dans la plupart des villes la maison familiale a fait place\nà la maison collective, à la « maison caserne ». Certes l'on peut s efforcer,\nlors de la construction d'édifices de ce genre, de diminuer les inconvénients\nqu ils présentent au point de vue de l'hygiène et de la salubrité publique.\n11 n'en reste pas moins vrai que l'apparition du logement collectif dans\nune ville dénote une crise grave du logement ouvrier, et que, loin de résoudre\ncette crise par la construction d'habitations de cette nature, on ne fait que\nhâter une évolution dont les conséquences seront des plus néfastes pour I hy-\ngiène et la santé publique.\nComment un régime foncier, dont les conséquences sont aussi désas-\ntreuses, a-t-il pu s'établir? Pour s'en rendre parfaitement compte, il faudrait\nétudier dans tous ses détails le problème infiniment complexe de la plus-value\nurbaine dans nos villes. Contentons-nous ici de retracer la marche générale\ndu phénomène.\nC est vers la fin du XIXe siècle que, par suite d'un afflux brusque de la\npopulation rurale, il se produisit dans un grand nombre de villes une pénurie\nintense de logements; par suite une demande de maisons nouvelles et, en\ndernière analyse, de terrains pour les y bâtir.\nLes transactions en matière de terrains à bâtir avaient été jusqu'alors"}, {"page_pdf": 8, "page_imprimee": "222", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192005-01.1.8", "debut_caractere": 18, "fin_caractere_exclue": 1302, "texte": "relativement rares. Autour de nos villes il y avait à cette époque une véritable\nceinture de parcs et de jardins, appartenant aux habitants même de la ville.\nCeux-ci étaient attachés a ce sol qui leur procurait de nobles jouissances et\nque le plus souvent ils cultivaient de leurs propres mains.\nL offre était donc très limitée; il s'en suivit une hausse des prix offerts\npar ceux qui étaient en quête d'un terrain à bâtir. Le demande devenant tou-\njours croissante et l'offre plus réduite par suite des ventes déjà réalisées, les\npiix haussèrent bientôt dans une mesure telle que certains propriétaires firent\ndes bénéfices considérables pour 1 époque et tout à tait inattendus. Piqués au\njeu, ils en arrivèrent à augmenter encore leurs exigences, refusant de vendre,\nnon plus, cette fois, parce que le prix offert n'était pas, à leurs yeux, une\ncompensation suffisante au sacrifice qu ils allaient s'imposer, mais uniquement\ndans le but d'augmenter leur gain.\nMais les propriétaires primitifs ne furent pas seuls à constater les avan-\ntages de ce genre d'opérations et la facilité avec laquelle on pouvait de la\nsorte réaliser des bénéfices considérables, sans répenser aucune énergie ni\nactivité quelconque.\nD autres devinrent désireux de profiter de cet état de choses et, croyant"}, {"page_pdf": 9, "page_imprimee": "223", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192005-01.1.9", "debut_caractere": 18, "fin_caractere_exclue": 3263, "texte": "à une hausse nouvelle et prochaine du prix des terrains environnant les grandes\nvilles, ils en achetèrent des parcelles, non plus dans le but d'y construire\nquelqu'édifice, encore moins de les utiliser pour leur agrément ou comme\nchamp de culture, mais avec la seule intention de les revendre dans un avenir\nplus ou moins éloigné, à un prix supérieur au prix d'achat,\nC'est là un nouveau genre de transaction, qui substitue à la valeur effec-\ntive du sol, sa valeur spéculative. Son apparition marque un tournant dans\nl'histoire économique de nos villes; elle ouvre une ère durant laquelle tous les\nintérêts de l'habitat urbain seront sacrifiés à la chasse aux bénéfices de quel-\nques spéculateurs et à la rapacité des propriétaires.\nA partir de ce jour le sol qui environne nos grandes villes a cessé d'être\nréservé à 1 habitat ou à l'agriculture pour devenir un objet de commerce.\nLes conséquences en furent d'autant plus graves que le sol urbain ne peut\nêtre comparé, au point de vue commercial, à la plupart des autres marchan-\ndises. De par la configuration même de nos villes, par la rareté des moyens de\ntransport, seul un nombre limité de terrains se prête à la bâtisse. 11 en résulte\nque des propriétaires en nombre restreint se trouvent être maîtres absolus du\nmarché des terrains à bâtir et que, dès lors, ils pourront se refuser à toute\nvente aussi longtemps que le prix offert n'atteindra pas le maximum de ce\nqu un habitant de la ville, en quête de logement, pourra débourser. Etat de\nchoses semblable à celui qui existe à présent, et d'une façon passagère pour\nune série de produits dont, par suite de la désorganisation momentanée du\nmarché mondial, la quantité disponible est limitée. L'on peut dire qu'en tout\ntemps existe pour le marché des terrains à bâtir une situation commerciale\nanalogue à celle que créerait un véritable « monopole ».\nCette espèce de monopole crée autour de toutes nos grandes villes une\nceinture de terrains qui restent soustraits à la bâtisse aussi longtemps que leur\nprix n'atteint pas le taux que les propriétaires leur assignent. Ces terrains\nforment une zone étroite, qui encercle nos villes et empêche leur expansion\nnormale. Ils constituent, pour la bâtisse, une barrière beaucoup plus difficile\nà franchir que ne l'étaient les enceintes fortifiées des villes du moyen âge.\nC est à la faveur de cette situation écononomique que la spéculation en\nterrains à bâtir a pu exercer 1 influence néfaste qu elle a de nos jours. La\nspéculation normale, dont nous avons parlé plus haut, davantage encore la\nspéculation malsaine ou l'agiotage, qui se manifeste à chaque période d'essor\nurbain, contribuent à relever dans une forte mesure le prix du sol de nos\nvilles.\nPour rendre la chose sensible, nous ne saurions mieux faire que de rap-\npeler ici ce qui s est passé en Allemagne après la guerre de 1870. La grande\nprospérité dont la victoire avait été l'aurore amena un développement rapide\ndes villes et tout particulièrement de Berlin. Pour faire face à cet afflux de\npopulation, d immenses espaces de terrains furent livrés à la bâtisse. Les pou-\nvoirs publics ne poursuivant qu un vain étalage de faste et de fausse grandeur,\ny tracèrent de larges artères, de coûteux boulevards. Ces dépenses devant"}, {"page_pdf": 10, "page_imprimee": "224", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192005-01.1.10", "debut_caractere": 18, "fin_caractere_exclue": 3072, "texte": "être supportées par les propriétaires riverains entraînèrent une augmentation\nau prix des terrains à bâtir et par suite la construction d'immeubles à étages\net à logements multiples. Ce nouveau type d'habitation permettant une utili-\nsation plus intensive du sol favorisa, à son tour, la hausse du prix des terrains\nà bâtir. Les bénéfices réalisés par certains propriétaires attisèrent la soif des\nautres. Tout le monde voulant avoir sa part des bénéfices, les terrains à bâtir\ndevinrent un objet de commerce qui donna lieu à des spéculations insensées.\n« L emballement, dit V. Fallon, dans l'étude remarquable qu'il a consacrée\nà ces questions, fut te! que des artisans, des employés, des boutiquiers\njouaient sur les terrains comme on joue sur des valeurs de Bourse ». On cite\ndes terrains qui furent vendus cinq fois en une heure avec une différence de\ni 6.000 à 20,000 Mk. entre la première et la dernière transaction. D autres\npassaient par dix et quinze mains avant d être bâtis. Des sociétés immobi-\nlières se fondèrent en grand nombre et distribuèrent des dividendes fabu-\nleux. Des espaces immenses furent mis en valeur. On a calculé que les con-\nstructions prévues par la spéculation au cours des années 1870-75 dans les\nen\\ iî ons de Berlin auraient suffi a abriter une population de neuf millions\nd habitants. L'exagération était manifeste; une crise était inévitable. Mais\nlorsqu elle se produisit le mal était fait. D immenses espaces étaient couverts\nde bâtisses colossales où, pour compenser le prix élevé du sol, les logements\ns'accumulent, se resserrent, se superposent. Un type nouveau d'habitation\nétait introduit dont dorénavant la population urbaine de 1 Allemagne allait\ndevoir se contenter, 11 dresse des façades somptueuses au luxe desquelles le\nvisiteur d un jour se laisse prendre. Mais pour ceux qui connaissent les misères\nqui se cachent derrière ces écrans, c est là un état de choses contre lequel on\nne saurait trop se prémunir.\nLon conçoit que des manifestations aussi évidentes des conséquences\nnéfastes de la plus-value urbaine n'aient pu se produire sans qu'on se soit\nefforcé de réagir contre les causes mêmes du ma!.\nDes ligues, qui comprenaient des hommes de toutes opinions et de tous les\npartis, se formèrent, peu d'années avant la guerre, dans la plupart des pays\nanglo-saxons et germains dans le but d amener une reforme de la propriété\nfoncière et de tempérer les conséquences néfastes d'un droit illimité de la\npropriété.\nqui prirent la direction de ce mouvement se souvinrent tout natu-\nrellement des théories des Physiorates et des aspirations communistes de\nOwen et de Fourrier. Ils reprirent pour une bonne part les arguments des éco-\nnomistes anglais et tout particulièrement de Henry Georges.\nA leur suite ils s'efforcèrent de prouver au public que les plus-values du\nsol, principalement du sol urbain, étaient 1 œuvre de la collectivité. Que, dès\nlors, elles étaient, suivant îe mot de i>tuart Mill, « imméritées pour les pro-\npriétaires privés et revenaient de droit a ceux qui en étaient îes auteurs."}, {"page_pdf": 11, "page_imprimee": "225", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192005-01.1.11", "debut_caractere": 18, "fin_caractere_exclue": 3095, "texte": "Parmi les moyens qu'ils proposèrent en vue d'assurer à l'Etat ou à la\ncommune le bénéfice de ces plus-values, il faut signaler principalement :\ni° L impôt sur la plus-value du sol, impôt qui constitue en quelque sorte\nune expropriation plus ou moins intégrale des plus-values à venir;\n2e Un impôt sur la valeur réelle du sol, valeur réelle qui, aux abords\nde nos grandes villes, dépasse évidemment, dans une très forte mesure, la\nvaleur locative des immeubles. C est là un deuxième pas vers l'expropriation\ndu sol;\n3° Enfin, les ligues en faveur de la réforme agraire prônaient\nla municipalisation du sol; municipalisation que d'aucuns voulaient voir assu-\nrée par une politique d'achats pratiquée par l'Etat ou les communes, alors que\nd autres allaient jusqu'à réclamer l'expropriation des propriétés privées,\nmoyennant une indemnisation plus ou moins intégrale.\nJ'estime qu il ne nous appartient pas ici de prendre parti dans une ques-\ntion de principe très controversée, encore moins d'examiner le bien fondé des\nthéories philosophiques et sociales sur les lesquelles les partisans d une réforme\nagraire se sont basés pour légitimer leur campagne. Quelles que soient nos\nopinions personnelles, il ne nous appartient pas d associer au succès d'une\nquelconque de ces doctrines la cause du logement ouvrier.\nPoint n'est besoin d'ailleurs, pour ceux qui s'occupent de l'amélioration de\nl'habitat populaire, de légitimer par des questions de principe les réformes\nqu'ils proposent. Se plaçant sur le terrain des réalisations concrètes et immé-\ndiates, il leur suffira de démontrer les conséquences néfastes pour le logement\npopuplaire de la plus-value urbaine, du régime de la propriété individuelle du\nsol urbain, pour être en droit de réclamer les réformes qui rentrent dans le\ncadre de notre législation.\nC'est en se plaçant à ce point de vue pratique, qui est celui des urbanistes,\nque nous réclamons, de tous ceux qui s'occupent en Belgique de l'amélioration\ndu logement ouvrier, un examen attentif du problème foncier.\nSi, en effet, le phénomène de la plus-value urbaine n'a pas eu jusqu à\nprésent en Belgique les conséquences néfastes que nous découvrons à l étran-\nger, il serait dangereux cependant d'en nier l'importance.\nDéj à, avant la guerre, la spéculation en terrains à bâtir avait pris une\nextension considérable. Il suffit de rappeler ce qui s est passé à Anvers lors\nde 1' annonce du démantèlement de la ville pour se rendre compte que chez\nnous aussi on n était plus à l'abri des conséquences néfastes de la spéculation\nen terrains à bâtir.\n11 serait facile d'ailleurs de démontrer, par des photographies prises à\nBruxelles, par exemple, que notre habitat subissait, peu d'années avant la\nguerre, une transformation profonde. La maison collective, les soi-disant\nappartements français, inconnus jusqu'alors, firent leur apparition. Ceux qui\nont étudié le mécanisme de la ve urbaine connaissent la gravité d'une pareille\nmanifestation et les transformations profondes qu'elle entraîne.\nQuelle sera la situation dans un avenir prochain? L'on sait combien intense"}, {"page_pdf": 12, "page_imprimee": "226", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192005-01.1.12", "debut_caractere": 94, "fin_caractere_exclue": 2796, "texte": "est la pénurie de logements dans nos villes. Cette pénurie ne fera que s'accroî-\ntre aussi longtemps que la cherté des matériaux et de la main-d'œuvre rendent\ntoute construction impossible. Nous sommes convaincus pour notre part qu il\nen résultera dans quelques années une situation du marché foncier sans pré-\ncèdent chez nous et contre laquelle nous avons, dans l'intérêt du logement\nouvrier, à nous prémunir.\n11 faut s attendre, en effet, à ce que tout à coup la construction d habita-\ntions reprenne avec une intensité formidable, soit que le prix des matériaux ait\nbaissé, soit hypothèse bien plus vraisemblable que la valeur de l'argent\nse soit définitivement stabilisée sur une base nouvelle.\nLe commerce des terrains à bâtir qui passe actuellement par une crise\nva connaître une prospérité inconnue jusqu'alors dans notre pays. Un «boom»\nva se produire qui pourrait être aussi exagéré que celui qui s'est déclanché en\nAllemagne après la guerre de 1870 et dont nous avons rappelé les consé-\nquences néfastes et malheureusement permanentes pour l'habitat populaire.\nVa-t-on laisser chez nous la crise se dénouer avec les mêmes consé-\nquences?\n11 faut certes espérer que non. ÎVlais quels sont les remèdes à pareille\nsituation? Nous croyons que l'expérience de l'étranger les indique clairement.\nNous nous contenterons d énumérer ici, sous forme de conclusions à notre\nrapport, les réformes que nous considérons comme essentielles.\nCONCLUSIONS\nI\nAdoption par les pouvoirs publics d une politique foncière ayant en vue\nl'amélioration de l'habitat populaire. Cette politique devrait comporter essen-\ntiellement :\nI L achat autour de nos villes, principalement des grandes villes, de\nvastes espaces de terrains. Ces terrains devront être situés en dehors de la\nville, loin des moyens de communication existants, de manière que leur prix\nd achat soit réduit et qu on puisse les aménager dans des conditions favorables\nà la construction d habitations économiques.\nII importe de signaler que cette politique d achat n a rien de commun\navec la politique foncière pratiquée actuellement par certaines communes.\nCelles-ci achètent des terrains dans le but de les revendre plus tard avec béné-\nfice. Elles agissent de ce fait comme le font la plupart des propriétaires pri-\nvés. Cette façon d agir peut être avantageuse pour les finances communales;\nelle n a pas pour but 1 amélioration du logement ouvrier et peut lui être très\nnuisible,\nLa question se pose de savoir si la politique d achat que nous prônons\ndevrait se pratiquer par la commune, FEtat ou un établissement public tel que\nla Société Nationale des Logements ouvriers.\nL achat de terrains situés a 1 intérieur ou en dehors du territoire commu-"}, {"page_pdf": 13, "page_imprimee": "227", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192005-01.1.13", "debut_caractere": 183, "fin_caractere_exclue": 1629, "texte": "nal a été pratiqué pour la première fois sur une vaste échelle, par les villes\nallemandes qui ont voulu réagir de la sorte contre les effets d une concentra-\ntion urbaine très intense. Ceux qui s'occupent d'Urbanisme savent les résultats\nheureux que cette politique a eu sur l'extension de ces villes.\nAujourd'hui la même politique est très en faveur en Angleterre et dans\nd'autres pays. Un compte rendu de la dernière conférence interalliée d Urba-\nnisme qui s'est tenue à Londres nous a appris que l'accord était unanime\nentre tous les délégués à la Conférence au sujet de l'utilité de pareille poli-\ntique;\n2° La politique d achat de terrains sumentionnée doit être combinée avec\nune politique des transports, conduite, elle aussi, dans l'intérêt du logement\nouvrier.\nNous devons dénoncer ici Terreur qui consiste à croire que l'établissement\nde tramways ou d'autres moyens de transports vers la périphérie des villes\nsuffit à assurer à l'ouvrier la possibilité de trouver du terrain à bâtir dans des\nconditions avantageuses. Dès que des moyens de communication de ce genre\nexistent, la valeur des terrains riverains se relève en conséquence. La zone des\nterrains soumis à spéculation contourne le prolongement tentaculaire que con-\nstitue pour la ville la nouvelle voie de communication. Celle-ci n'a pas jeté,\ncomme elle aurait dû le faire, un pont au-dessus de la barrière des terrains à\nbâtir; elle s?est contentée d'y produire une hernie."}, {"page_pdf": 14, "page_imprimee": "228", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192005-01.1.14", "debut_caractere": 18, "fin_caractere_exclue": 2888, "texte": "Une politique des transports ne peut avoir d effets heureux que si elle est\ncombinée avec une politique d'achat de terrains;\n3 Une troisième mesure qui s'impose non seulement dans toutes nos\ngrandes villes mais également dans tous les centres industriels en croissance,\nc est 1 adoption d un règlement de bâtisse par zones. Ce mode de réglementa-\ntion n a pas tant pour but, comme beaucoup semblent le croire, de permettre\nde localiser, dans des quartiers spécialement aménagés à cet effet, les indus-\ntries, les habitations de luxe, les maisons de commerce. Son principal but est\nde résoudre le problème dont nous nous occupons ici, de prévenir la plus-value\nurbaine, et d empêcher que le sol n'atteigne une valeur qui en rende l'utilisa-\ntion, dans des conditions convenables, impossible. Et dans ce but le règlement\nde bâtisse par zones étend son action aux terrains situés en dehors de la ville\net qui n ont pas encore été touchés par la fièvre des spéculations et il impose\nlà-bas des conditions d utilisation bien plus rationnelles que celles dont la\nsituation de fait 1 oblige de se contenter en ville; il limite le nombre d'étages,\nexige des jardins plus grands, en un mot, tâche d'introduire des conditions\nde logement convenables.\nEn matière d hygiène, il n'y a pas d exigences absolues. 11 n'y a que des\npossibilités de moment et de lieu. Il est compréhensible, dès lors, que nos\nrèglements de bâtisse, les meilleurs,se contentent, au centre de la ville, d'exiger\nque la hauteur des maisons ne dépasse pas la largeur des rues et des espaces\nlibres situés à 1 arrière des édifices. Mais est-il bien rationnel de se contenter\nde ces minima à la périphérie des villes, là où le terrain est de valeur réduite\neL où, par conséquent, 1 on peut adopter une forme d'habitat meilleure?\nLa question a d autant plus d'importance qu'une utilisation intensive du\nsol relève automatiquement le prix des terrains avoisinants et influe par con-\nséquent le régime foncier de toute une zone.\nOn ne devrait jamais perdre de vue que la « maison caserne » exclut\ndans son voisinage te « quartier jardin ».\nII\nTels sont, au point de vue foncier, les principes que nous voudrions voir\nadopter par tous ceux qui auront à s'occuper de l'aménagement et de l'exten-\nsion des villes.\nQuelle doit être, au même point de vue, la ligne de conduite de ceux •\nsociétés ou administrations publiques - qui auront à construire des habita-\ntions ouvrières?\nPour ceux-là se pose évidemment une question capitale. Faut-il, oui ou\nnon, rendre 1 ouvrier propriétaire de sa maison?\nEn envisageant de nouveau cette question à un point de vue objectif, ■—\nindépendamment de toute considération d ordre philosophique et moral •\nnous sommes amenés à conclure qu'il est contraire à l'intérêt de l'habitat popu-\nlaire dans son ensemble, de céder à l'ouvrier la propriété pleine et entière de\nson habitation."}, {"page_pdf": 15, "page_imprimee": "229", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192005-01.1.15", "debut_caractere": 18, "fin_caractere_exclue": 2987, "texte": "Ceux qui visitent ies logements ouvriers aux abords de nos grandes\nvilles savent en effet combien souvent les maisons dont 1 ouvrier est proprié-\ntaire, sont détournées de leur destination primitive. Des maisons qui étaient\nconvenablement disposées à 1 origine ont été transformées pour servir de\nlogement à plusieurs ménages ou ont subi d autres modifications qui les ren-\ndent insalubres. Plus souvent encore ces maisons ont cessé d être habitées par\nleur propriétaire primitif et ont été louées à des taux élevés. La conséquence\nen est généralement que leurs habitants sont obligés de s'y entasser en plus\ngrand nombre pour diminuer la charge financière qui repose sur chacun d'eux.\nDès lors, ces habitations ont cessé de remplir le rôle qu'on leur avait\nassigné et en vue duquel on avait encouragé leur construction.\nIl faudrait en conclure, sembie-t-il, que c est le système locatif, pur et\nsimple, qui doit avoir nos préférences. Mais lui aussi présente de nombreux\ninconvénients dont, les non moins graves, résultent du peu de respect que les\nlocataires ont d habitude pour 1 immeuble qu'ils occupent.\nCe sont les considérations qui précèdent qui nous amènent à proposer\nl'adoption en Belgique de la formule préconisée en Angleterre par les\n« Sociétés Coopératives de Locataires » ou « Copartnership Tenants Limi-\nted ».\nCes sociétés, qui prennent l'initiative de la construction de groupes d'ha-\nbitations ouvrières, ne consentent pas à céder la propriété de ces habitations\naux ouvriers qui les occupent. Mais, par contre, elles invitent tous leurs loca-\ntaires à devenir actionnaires de la société et à participer de la sorte à la fois\nà la gestion de 1 entreprise et au bénéfice qui en résulte. L ouvrier qui veut\njouir de cette faveur peut souscrire une part du capital sensiblement égale à\nla valeur de la maison qu'il occupe. Il se libère de cette dette par des annuités\nlocatives et le versement de ses épargnes. Ces versements portent des intérêts\nqui viennent s ajouter a son avoir. I ous les bénéfices extraordinaires de la\nsociété, tels que ceux qui résulteraient du fait que les loyers auraient été fixés\nà un taux trop élevé, sont répartis entre les sociétaires, non pas proportionnel-\nlement à leur mise, mais conformément aux règles habituelles des sociétés\ncoopératives - proportionnellement au loyer qu'ils paient.\nDès F origine, l'ouvrier se trouve de la sorte intéressé à la bonne marche\nde l'entreprise.\nIl sera finalement propriétaire, non de l'immeuble qu'il occupe, mais\nd une part du capital social équivalente à la valeur de cet immeuble.\nA partir de ce moment, il sera libéré de toute charge locative et jouira,\navec ses voisins, de la propriété collective des habitations qui composent la\neité.\nL'on devine l'intérêt qu'il porte dès lors, non seulement à sa propre habi-\ntation, mais également à toutes celles qui en sont voisines et le soin avec lequel\nil veillera au respect et à l'entretien de ces demeures. L'épargne aura fortifié"}, {"page_pdf": 16, "page_imprimee": "230", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192005-01.1.16", "debut_caractere": 18, "fin_caractere_exclue": 2135, "texte": "en lui non le sens égoïste de la propriété individuelle, mais l'esprit de solida-\nrité de la propriété collective.\nDes hommes éminents de toute opinion, parmi lesquels il faut citer le\nmarquis de Salisbury et l'ancien premier ministre lord Balfour, dont on con-\nnaît les idées conservatrices, se sont ralliés avec enthousiasme à cette formule\nqui rencontre tout naturellement l'approbation des milieux progressistes. Les\n« Sociétés Coopératives de Locataires » ont pris en Angleterre une extension\nconsidérable.\nIl serait heureux que parmi les filiales de la Société Nationale des loge-\nments ouvriers, il y ait des Sociétés du même genre.\nOn ne doit pas perdre de vue, en effet, que si l'on veut assurer aux\nouvriers le maximum d avantages hygiéniques et esthétiques, il est indispen-\nsable de concevoir leurs habitations de telle façon que chacune d'entre elles\ndevienne un élément d une création d'ensemble. Ceux qui savent au juste ce\nqu'est un quartier jardin, comprendront facilement qu'il n'est pas possible\nde céder la propriété pleine et entière de ces habitations sans s'exposer aux\nmécomptes les plus graves, Que deviendraient des blocs de maisons, conçues\ndans un esprit unitaire, si chaque occupant pouvait, au gré de sa fantaisie,\nmodifier les façades ou surélever les pignons? Que deviendrait» au point de\nvue de F hygiène, une agglomération moderne si l'on pouvait impénument\nréduire les espaces libres dans la mesure où le permettent les règlements com-\nmunaux?\nOr, dans l'état actuel de la législation, il est bien difficile, pour ne pas\ndire impossible, d'assurer, par rétablissement de servitudes, le respect d'élé-\nments aussi complexes.\nLa formule des « Sociétés Coopératives de locataires » qui permet d'unir\nles avantages que présente le système locatif â ceux qui résultent, pour F ou-\nvrier, de la possession de sa demeure, nous fournit la solution du problème.\nNous estimons qu'on devra l'adopter chaque fois que Ton voudra réaliser\nun groupement modèle d'habitations ouvrières, ce que, en termes fort impro-\npres, on est convenu d'appeler un « quartier ou cité-jardin ».\n\nRaph. VERWILGHEN."}]}, {"article_id": "bm-bmtnaac-1920-05-01-c006", "article_bluemountain": "bmtnaac_1920-05_01#c006", "volume": "bmtnaac_1920-05_01", "ocr_source": "OCR Blue Mountain (ALTO), transcription TEI : lignes lb/@facs", "texte_sans_correction": true, "page_debut": "227", "page_fin": "227", "image_debut": 13, "image_fin": 13, "pages_selon": "pagination imprimée relevée dans le METS Blue Mountain (ORDERLABEL) ; [n] = page sans folio restituée", "url_article": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192005-01.2.3.3", "titre_corps": "En 1898 TRONDHJEM (Norvège) En 1918 (TERRAINS APPARTENANT A LA COMMUNE) (D'après un article de Sverre Pedersen dans le « Garden Cities and Town-Planning Magazine »", "titre_sommaire": "En 1898 TRONDHJEM (Norvège) En 1918 (TERRAINS APPARTENANT A LA COMMUNE) (D'après un article de Sverre Pedersen dans le « Garden Cities and Town-Planning Magazine »", "signature_source": "", "controle": "bornes données par la structure logique METS/ALTO de Blue Mountain (blocs ALTO de chaque constituant)", "pages": [{"page_pdf": 13, "page_imprimee": "227", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192005-01.1.13", "debut_caractere": 18, "fin_caractere_exclue": 181, "texte": "En 1898 TRONDHJEM (Norvège) En 1918\n(TERRAINS APPARTENANT A LA COMMUNE)\n(D'après un article de Sverre Pedersen dans le\n« Garden Cities and Town-Planning Magazine »"}]}, {"article_id": "bm-bmtnaac-1920-05-01-c007", "article_bluemountain": "bmtnaac_1920-05_01#c007", "volume": "bmtnaac_1920-05_01", "ocr_source": "OCR Blue Mountain (ALTO), transcription TEI : lignes lb/@facs", "texte_sans_correction": true, "page_debut": "231", "page_fin": "233", "image_debut": 17, "image_fin": 19, "pages_selon": "pagination imprimée relevée dans le METS Blue Mountain (ORDERLABEL) ; [n] = page sans folio restituée", "url_article": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192005-01.2.4", "titre_corps": "ARCHITECTURE", "titre_sommaire": "ARCHITECTURE", "signature_source": "", "controle": "bornes données par la structure logique METS/ALTO de Blue Mountain (blocs ALTO de chaque constituant)", "pages": [{"page_pdf": 17, "page_imprimee": "231", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192005-01.1.17", "debut_caractere": 18, "fin_caractere_exclue": 3666, "texte": "ARCHITECTURE\n\nPour devenir bon architecte\n\nSous ce titre, « La Cité » a publié dans\nun de ses précédents numéros une intéres-\nsante étude de M. l'architecte Baudin, de\nGenève. Ces pages ont trouvé de F écho. Les\ncritiques aussi bien que les louanges que nous\navons entendues à leur sujet prouvent et\n1 importance des idées de M. Baudin et l'in-\ntérêt considérable des questions qu'il a abor-\ndées-\nUn de nos collaborateurs a reçu, à ce su-\njet, d un de ses amis, une lettre où s'affirme\nune foi intense en un renouveau de l'archi-\ntecture.\nNous sommes heureux de pouvoir, avec\nl assentiment de M. l'architecte Vorin, de\nParis, un des élèves les plus distingués de\nl'illustre de Baudot, publier cette lettre, que\nvoici :\nCher monsieur et ami,\nVous le savez déjà sans doute, je suis ar-\ndemment et passionnément architecte, c'est\npeut-être pourquoi je ri ai ni le temps ni le\ngoût d'être très urbaniste.\nL'urbanisme c'est la science, en formation,\nqui devra guider dans Yétablissement d'un\nplan de ville : Yurbaniste dispose, répartit.\nL architecture, ne V oublions pas, est l'art de\nbâtir, te rôle de Varchitecte est de bâtir\navec art, ce sont deux choses réellement\ndistinctes. L urbaniste trace le cadre et l'ar-\nchitecte met quelque chose dedans. Or, dans\nle plus beau cadre on peut mettre un chef-\nd'œuvre ou une croûte. J'aime plus le chef-\nd'œuvre et je déteste plus la croûte que je ne\nne m'intéresse au cadre. Ceci vous expli-\nquera pourquoi j'ai lu avec un particulier in-\ntérêt l'article de M. Baudin intitulé : « Pour\ndevenir bon architecte », dans le n° 9 de « La\nCité », et pourquoi aussi je ne puis résister\nau besoin rien discuter. Il y est dit d'excel-\nlentes choses, certes, mais de dangereuses\naussi.\n. .Combien faux ce tableau des études aca-\ndémiques : hautes spéculations de l'esprit,\nenseignement exclusivement artistique!! les\nprojets d'école? allons donc!!!\nLes hautes spéculations de l'esprit ne sont\nque trucs et recettes de dessinateurs; quant à\nl'art, il n'a vraiment rien de commun avec ces\nchoses.\nL'art en architecture, c'est la perfection des\ndispositions d'un plan et celle de la structure\nqui réalise ces dispositions. L'amalgame de\nformes mal recopiées et pas du tout construi-\ntes qui est la monnaie courante de renseigne-\nment classique n'a donc rien à voir avec la\nconstruction parfaite... avec ï architecture.\nQuant à ceux que M. Baudin appelle ingé-\nnieurs-architectes ou ingénieurs-bâtisseurs\nd!œuvres vides de beauté, il faut s'entendre.\nCeux-ci sont aussi loin que les premiers de la\nconstruction parfaite quand ils s'imaginent\nsavoir construire parce qu'ils savent calculer.\nIls calculent en effet la section des fers d'un\nplancher, mais ils encastrent ces fers dans la\nmaçonnerie et les enferment dans du plâtre,\nassurant ainsi /'oxydation progressive du mé-\ntal au point d'encastrement et tes fissures pa-\nrallèles des plafonds.\nConstruction barbare et antiartistique s'il\nen fut!\nMais les ingénieurs qui ont parfaitement\ndisposé et construit certaines locomotives ou\ncertaines autos sont bien ceux qui ont réalisé\nles œuvres construites de notre époque, pos-\nsédant la plus certaine beauté.\nTout est dans la méthode d'enseignement.\nDans celle que préconise M. Baudin, je re-\ntrouve le même mélange de directives excel-\nlentes avec d'autres dangereuses, je relève\nces dernières : « Y enseignement par l'image,\nrenouer avec les formes de Yarchitecture na-\ntionale et régionale ».\nLes formes, les formes!!! mais c'est de cela\nqu'est morte l'architecture. L erreur,la grande\nerreur des classiques qui fut aussi celle des\nmodernes de 1900, c'est de partir de la forme,\nde tracer des formes et ne se demander"}, {"page_pdf": 18, "page_imprimee": "232", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192005-01.1.18", "debut_caractere": 31, "fin_caractere_exclue": 3652, "texte": "qu après comment on les construira. On les\nconstruit toujours mal, on ne peut les con-\nstruire que mai En effet, la forme doit\nRESULTER de la structure et non être pré-\nconçue. Il en fut toujours ainsi aux époques\noii l'on atteignit à l'art.\nMais reprenons la bonne méthode. Qu'en\ntirerons-nous sinon des redites du passé con-\nvenablement construites? Nous ne pouvons\nque chercher à galvaniser les cadavres des\narchitectures mortes. A moins cependant que\nnous n'en crée ions une nouvelle.\nCest un fait historique incontestable que\ntoutes les architectures du passé sont nées du\ncontact de besoins nouveaux avec un système\nde structure nouveau d'où sont inévitablement\nrésultés des aspects et des formes différents\ndes précédents. Combien étaient neuves et\nimprévues les formes de nos cathédrales go-\nthiques remplaçant celles des monuments ro-\nmains ! Des besoins nouveaux? Nous en\navons, je crois, plus qu on en eût jamais. Un\nsystème de structure nouveau, fait extrême-\nment rare, puisqu'il ne s'était pas produit de-\npuis le XIIe siècle, nous est donné aujour-\nd'hui sur lequel je ne saurais m étendre sans\nentrer dans des développements qui veulent\ntout un livre.\nCest de là et de là seulement que nous\npouvons tirer une architecture nouvelle vi-\nvante, évolutive, rationnelle, ce qui n'exclut\npas le sentiment (j'entends le véritable senti-\nment de l'artiste constructeur, et non pas la\nsentimentalité bébête que d'aucuns confon-\ndent avec l'art même).\nLes formes? Elles ne s inspireront sinon\ndans de petits détails d'ornementation ou\ndans certaines dispositions, ni de l'art natio-\nnal ancien, ni du régionalisme d'opéra-comi-\nque; elles en différeront autant que nos édi-\nfices gothiques des thermes romains.\nA ce prix seulement nous deviendrons de\nbons architectes et nous ajouterons à la série\ndes précédentes une architecture nouvelle\nexpressive de notre trempe. Cest à cet effort\nde révolution totale qu'appartient l'avenir de\nïArt; nous le ferons ou nous ne ferons rien.\nTrès cordialement à vous,\n\nP. VORIN.\n\nUNE EXPOSITION D'ARCHITECTURE\nAU ZOUIE s'ouvrira à Pâques 1921 dans\nla salle d'exposition de la Compagnie immo-\nbilière « Le Zoute ».\nLes architectes désireux de se faire con-\nnaître au littoral sont invités à y envoyer des\nprojets de villas à établir à front de la digue,\net de cottages isolés, à quatre façades, à éta-\nblir dans les dunes.\nCes projets, encadrés et accompagnés\nd'un devis estimatif, peuvent être envoyés à\n1 adresse de la société à Knocke-sur-Mer.\nLe Salon restera ouvert jusque fin septem-\nbre 1921.\nCette exposition doit contribuer à faire re-\nvivre l'industrie du bâtiment au littoral et dé-\nmontrer à ceux qui sont désireux de s établir\nau Zoute que, malgré la cherté des maté-\nriaux, il est possible de retirer du capital in-\nvesti un revenu convenable.\nSAUVONS LES RUINES D'YPRES.\nM. Eugène Dhuicque a publié sous ce ti-\ntre, dans F « Indépendance belge », une élo-\nquente protestation contre la manière dont\nétaient conduits les travaux de déblai et de\nconsolidation des ruines de l'église Saint-\nMartin et des Halles d'Ypres. Après avoir\ndonné des détails sur la façon dont ces tra-\nvaux sont conduits, il énumère les arguments\nde bon sens, les raisons historiques et patrio-\ntiques qui militent en faveur du respect inté-\ngral des ruines.\nSuivent, au sujet de la conservation de\nruines dans une ville moderne, quelques\naperçus d'ordre général qui intéresseront\ntout particulièrement les urbanistes. C'est à\nleur intention que nous reproduisons ici la\nfin de l'article de M. Dhuicque :\n« Qu'on ne vienne pas nous objecter que\nle respect de tels souvenirs soit inconciliable"}, {"page_pdf": 19, "page_imprimee": "233", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192005-01.1.19", "debut_caractere": 32, "fin_caractere_exclue": 3691, "texte": "avec la renaissance d'une cité! La conserva-\ntion du Forum n'a pas gêné, que je sache,\nles développements de la Rome moderne.\nLes vieilles villes de France et de Belgique\nsont pleines de souvenirs qui constituent à la\nfois un enseignement pour l'habitant et un\nattrait pour l'étranger. Les villes de la Pro-\nvence Nîmes, Arles, combien d'autres, gar-\ndent jalousement les restes de leur ciivlisa-\ntion antique, de leurs arènes et de leurs term-\nples- Bourges et Senlis respectent les ruines\nde leurs remparts noyés dans l'aggloméra-\ntion. Carcassonne subit avec orgueil l'étreinte\nde son enceinte. Paris conserve les arènes de\nLutèce, les thermes de Julien dans le square\nde Cluny; Soissons, les vestiges de Saint-\nJean des Vignes; Saint-Omer, les ruines\nadmirables de son antique abbaye Saint-\nBertin, endormies dans l'atmosphère apai-\nsante d'un petit parc. En Belgique, Gand ne\nveille-t-elle pas au maintien des restes du\ncloître Saint-Bavon, envahi par la luxuriance\ndes végétations. Songe-t-elle, pour faciliter\nles circulations en plein cœur de la ville, a\nabattre la masse encombrante de l'ancien\nchâteau des comtes baigné par les eaux de\nla Deule? Bruges songe-t-elle à se libérer de\nla servitude de ses canaux, de ses fossés et\ndes portes de son enceinte?...\n» Pourquoi ces principes si sages seraient-\nils méconnus dans la reconstruction d'Ypres?\nSes ruines, doublement historiques, seraient-\nelles moins dignes d'intérêt que celles que je\nviens de citer? Elèvera-t-on jamais un mau-\nsolée plus grandiose à la gloire de nos sol-\ndats, de nos alliés, qu'en maintenant le bef-\nfroi d'Ypres dans le caractère où I on laissé\nles opérations?\n» Est -ce à dire qu'il faille renoncer à tous\ntravaux de déblais, de consolidation, d'ap-\npropriation) Loin de là.Mais qu on se donne\nla peine d'aller étudier les méthodes impo-\nsées par la direction des monuments histo-\nriques de France sur les chantiers de Reims,\nde Soissons, d'Arras et combien d'autres!\nOn verra comment il est possible d assurer\nla conservation des ruines ou de monuments\nen se gardant de ces restaurations outranciè-\nres qui font perdre à un édifice toute valeur\ndocumentaire.\n» Il n'est pas possible que le monde intel-\nlectuel et artiste de ce pays, si absorbé qu il\npuisse être par les difficultés matérielles du\nmoment, se désintéresse d une question dont\nl'importance morale est aussi manifeste. Il\nn'est pas possible qu'il soit placé devant l'al-\nternative d'un abandon complet des ruines\nd'Y près ou de leur replâtrage.\n» Les informations d'hier nous appre-\nnaient qu'on vient de découvrir, sous les dé-\ncombres, une quarantaine de corps. On en\nretrouvera plus du double, Et ceci doit faire\ncomprendre qu'il ne s'agit point là d'un\nchantier banal où se peuvent réaliser des\nexpériences fantaisistes,mais bien d'un émou-\nvant sanctuaire, dont la dignité nationale se\ndoit d'imposer le respect. »\nY PRES. CONSTRUCTIONS D'HA-\nBITATIONS OUVRIERES. Un quartier-\njardin de cent maisons est actuellement en\nconstruction aux abords de la ville, au lieu\ndit : « Kalfvaart ». D'autre part, le Haut\nCommisaire Royal a été autorisé par le Mi-\nnistre de l'lntérieur d exproprier les terrains\nsitués au sud de la ville. Avant la guerre\ns'élevait en cet endroit, à proximité des ca-\nsernes et du « Zaalhof », un quartier ouvrier\nsordide. Il fera place à un groupe d'environ\ntrois cents maisons judicieusement disposées\nd'après un plan d'aménagement dressé par\nl'architecte Puissant. Les maisons elles-\nmêmes seront construites d'après les plans\ndes architectes Acke, Derée et Puissant. Les\nprojets sont des plus prometteurs et l'on\nespère que l'on pourra encore se mettre au\ntravail avant l'hiver."}]}, {"article_id": "bm-bmtnaac-1920-05-01-c008", "article_bluemountain": "bmtnaac_1920-05_01#c008", "volume": "bmtnaac_1920-05_01", "ocr_source": "OCR Blue Mountain (ALTO), transcription TEI : lignes lb/@facs", "texte_sans_correction": true, "page_debut": "231", "page_fin": "232", "image_debut": 17, "image_fin": 18, "pages_selon": "pagination imprimée relevée dans le METS Blue Mountain (ORDERLABEL) ; [n] = page sans folio restituée", "url_article": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192005-01.2.4.1", "titre_corps": "Pour devenir bon architecte", "titre_sommaire": "Pour devenir bon architecte", "signature_source": "P. VORIN", "controle": "bornes données par la structure logique METS/ALTO de Blue Mountain (blocs ALTO de chaque constituant)", "pages": [{"page_pdf": 17, "page_imprimee": "231", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192005-01.1.17", "debut_caractere": 32, "fin_caractere_exclue": 3666, "texte": "Pour devenir bon architecte\n\nSous ce titre, « La Cité » a publié dans\nun de ses précédents numéros une intéres-\nsante étude de M. l'architecte Baudin, de\nGenève. Ces pages ont trouvé de F écho. Les\ncritiques aussi bien que les louanges que nous\navons entendues à leur sujet prouvent et\n1 importance des idées de M. Baudin et l'in-\ntérêt considérable des questions qu'il a abor-\ndées-\nUn de nos collaborateurs a reçu, à ce su-\njet, d un de ses amis, une lettre où s'affirme\nune foi intense en un renouveau de l'archi-\ntecture.\nNous sommes heureux de pouvoir, avec\nl assentiment de M. l'architecte Vorin, de\nParis, un des élèves les plus distingués de\nl'illustre de Baudot, publier cette lettre, que\nvoici :\nCher monsieur et ami,\nVous le savez déjà sans doute, je suis ar-\ndemment et passionnément architecte, c'est\npeut-être pourquoi je ri ai ni le temps ni le\ngoût d'être très urbaniste.\nL'urbanisme c'est la science, en formation,\nqui devra guider dans Yétablissement d'un\nplan de ville : Yurbaniste dispose, répartit.\nL architecture, ne V oublions pas, est l'art de\nbâtir, te rôle de Varchitecte est de bâtir\navec art, ce sont deux choses réellement\ndistinctes. L urbaniste trace le cadre et l'ar-\nchitecte met quelque chose dedans. Or, dans\nle plus beau cadre on peut mettre un chef-\nd'œuvre ou une croûte. J'aime plus le chef-\nd'œuvre et je déteste plus la croûte que je ne\nne m'intéresse au cadre. Ceci vous expli-\nquera pourquoi j'ai lu avec un particulier in-\ntérêt l'article de M. Baudin intitulé : « Pour\ndevenir bon architecte », dans le n° 9 de « La\nCité », et pourquoi aussi je ne puis résister\nau besoin rien discuter. Il y est dit d'excel-\nlentes choses, certes, mais de dangereuses\naussi.\n. .Combien faux ce tableau des études aca-\ndémiques : hautes spéculations de l'esprit,\nenseignement exclusivement artistique!! les\nprojets d'école? allons donc!!!\nLes hautes spéculations de l'esprit ne sont\nque trucs et recettes de dessinateurs; quant à\nl'art, il n'a vraiment rien de commun avec ces\nchoses.\nL'art en architecture, c'est la perfection des\ndispositions d'un plan et celle de la structure\nqui réalise ces dispositions. L'amalgame de\nformes mal recopiées et pas du tout construi-\ntes qui est la monnaie courante de renseigne-\nment classique n'a donc rien à voir avec la\nconstruction parfaite... avec ï architecture.\nQuant à ceux que M. Baudin appelle ingé-\nnieurs-architectes ou ingénieurs-bâtisseurs\nd!œuvres vides de beauté, il faut s'entendre.\nCeux-ci sont aussi loin que les premiers de la\nconstruction parfaite quand ils s'imaginent\nsavoir construire parce qu'ils savent calculer.\nIls calculent en effet la section des fers d'un\nplancher, mais ils encastrent ces fers dans la\nmaçonnerie et les enferment dans du plâtre,\nassurant ainsi /'oxydation progressive du mé-\ntal au point d'encastrement et tes fissures pa-\nrallèles des plafonds.\nConstruction barbare et antiartistique s'il\nen fut!\nMais les ingénieurs qui ont parfaitement\ndisposé et construit certaines locomotives ou\ncertaines autos sont bien ceux qui ont réalisé\nles œuvres construites de notre époque, pos-\nsédant la plus certaine beauté.\nTout est dans la méthode d'enseignement.\nDans celle que préconise M. Baudin, je re-\ntrouve le même mélange de directives excel-\nlentes avec d'autres dangereuses, je relève\nces dernières : « Y enseignement par l'image,\nrenouer avec les formes de Yarchitecture na-\ntionale et régionale ».\nLes formes, les formes!!! mais c'est de cela\nqu'est morte l'architecture. L erreur,la grande\nerreur des classiques qui fut aussi celle des\nmodernes de 1900, c'est de partir de la forme,\nde tracer des formes et ne se demander"}, {"page_pdf": 18, "page_imprimee": "232", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192005-01.1.18", "debut_caractere": 31, "fin_caractere_exclue": 2051, "texte": "qu après comment on les construira. On les\nconstruit toujours mal, on ne peut les con-\nstruire que mai En effet, la forme doit\nRESULTER de la structure et non être pré-\nconçue. Il en fut toujours ainsi aux époques\noii l'on atteignit à l'art.\nMais reprenons la bonne méthode. Qu'en\ntirerons-nous sinon des redites du passé con-\nvenablement construites? Nous ne pouvons\nque chercher à galvaniser les cadavres des\narchitectures mortes. A moins cependant que\nnous n'en crée ions une nouvelle.\nCest un fait historique incontestable que\ntoutes les architectures du passé sont nées du\ncontact de besoins nouveaux avec un système\nde structure nouveau d'où sont inévitablement\nrésultés des aspects et des formes différents\ndes précédents. Combien étaient neuves et\nimprévues les formes de nos cathédrales go-\nthiques remplaçant celles des monuments ro-\nmains ! Des besoins nouveaux? Nous en\navons, je crois, plus qu on en eût jamais. Un\nsystème de structure nouveau, fait extrême-\nment rare, puisqu'il ne s'était pas produit de-\npuis le XIIe siècle, nous est donné aujour-\nd'hui sur lequel je ne saurais m étendre sans\nentrer dans des développements qui veulent\ntout un livre.\nCest de là et de là seulement que nous\npouvons tirer une architecture nouvelle vi-\nvante, évolutive, rationnelle, ce qui n'exclut\npas le sentiment (j'entends le véritable senti-\nment de l'artiste constructeur, et non pas la\nsentimentalité bébête que d'aucuns confon-\ndent avec l'art même).\nLes formes? Elles ne s inspireront sinon\ndans de petits détails d'ornementation ou\ndans certaines dispositions, ni de l'art natio-\nnal ancien, ni du régionalisme d'opéra-comi-\nque; elles en différeront autant que nos édi-\nfices gothiques des thermes romains.\nA ce prix seulement nous deviendrons de\nbons architectes et nous ajouterons à la série\ndes précédentes une architecture nouvelle\nexpressive de notre trempe. Cest à cet effort\nde révolution totale qu'appartient l'avenir de\nïArt; nous le ferons ou nous ne ferons rien.\nTrès cordialement à vous,\n\nP. VORIN."}]}, {"article_id": "bm-bmtnaac-1920-05-01-c009", "article_bluemountain": "bmtnaac_1920-05_01#c009", "volume": "bmtnaac_1920-05_01", "ocr_source": "OCR Blue Mountain (ALTO), transcription TEI : lignes lb/@facs", "texte_sans_correction": true, "page_debut": "232", "page_fin": "233", "image_debut": 18, "image_fin": 19, "pages_selon": "pagination imprimée relevée dans le METS Blue Mountain (ORDERLABEL) ; [n] = page sans folio restituée", "url_article": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192005-01.2.4.2", "titre_corps": "UNE EXPOSITION D'ARCHITECTURE", "titre_sommaire": "UNE EXPOSITION D'ARCHITECTURE", "signature_source": "", "controle": "bornes données par la structure logique METS/ALTO de Blue Mountain (blocs ALTO de chaque constituant)", "pages": [{"page_pdf": 18, "page_imprimee": "232", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192005-01.1.18", "debut_caractere": 2053, "fin_caractere_exclue": 3652, "texte": "UNE EXPOSITION D'ARCHITECTURE\nAU ZOUIE s'ouvrira à Pâques 1921 dans\nla salle d'exposition de la Compagnie immo-\nbilière « Le Zoute ».\nLes architectes désireux de se faire con-\nnaître au littoral sont invités à y envoyer des\nprojets de villas à établir à front de la digue,\net de cottages isolés, à quatre façades, à éta-\nblir dans les dunes.\nCes projets, encadrés et accompagnés\nd'un devis estimatif, peuvent être envoyés à\n1 adresse de la société à Knocke-sur-Mer.\nLe Salon restera ouvert jusque fin septem-\nbre 1921.\nCette exposition doit contribuer à faire re-\nvivre l'industrie du bâtiment au littoral et dé-\nmontrer à ceux qui sont désireux de s établir\nau Zoute que, malgré la cherté des maté-\nriaux, il est possible de retirer du capital in-\nvesti un revenu convenable.\nSAUVONS LES RUINES D'YPRES.\nM. Eugène Dhuicque a publié sous ce ti-\ntre, dans F « Indépendance belge », une élo-\nquente protestation contre la manière dont\nétaient conduits les travaux de déblai et de\nconsolidation des ruines de l'église Saint-\nMartin et des Halles d'Ypres. Après avoir\ndonné des détails sur la façon dont ces tra-\nvaux sont conduits, il énumère les arguments\nde bon sens, les raisons historiques et patrio-\ntiques qui militent en faveur du respect inté-\ngral des ruines.\nSuivent, au sujet de la conservation de\nruines dans une ville moderne, quelques\naperçus d'ordre général qui intéresseront\ntout particulièrement les urbanistes. C'est à\nleur intention que nous reproduisons ici la\nfin de l'article de M. Dhuicque :\n« Qu'on ne vienne pas nous objecter que\nle respect de tels souvenirs soit inconciliable"}, {"page_pdf": 19, "page_imprimee": "233", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192005-01.1.19", "debut_caractere": 32, "fin_caractere_exclue": 3691, "texte": "avec la renaissance d'une cité! La conserva-\ntion du Forum n'a pas gêné, que je sache,\nles développements de la Rome moderne.\nLes vieilles villes de France et de Belgique\nsont pleines de souvenirs qui constituent à la\nfois un enseignement pour l'habitant et un\nattrait pour l'étranger. Les villes de la Pro-\nvence Nîmes, Arles, combien d'autres, gar-\ndent jalousement les restes de leur ciivlisa-\ntion antique, de leurs arènes et de leurs term-\nples- Bourges et Senlis respectent les ruines\nde leurs remparts noyés dans l'aggloméra-\ntion. Carcassonne subit avec orgueil l'étreinte\nde son enceinte. Paris conserve les arènes de\nLutèce, les thermes de Julien dans le square\nde Cluny; Soissons, les vestiges de Saint-\nJean des Vignes; Saint-Omer, les ruines\nadmirables de son antique abbaye Saint-\nBertin, endormies dans l'atmosphère apai-\nsante d'un petit parc. En Belgique, Gand ne\nveille-t-elle pas au maintien des restes du\ncloître Saint-Bavon, envahi par la luxuriance\ndes végétations. Songe-t-elle, pour faciliter\nles circulations en plein cœur de la ville, a\nabattre la masse encombrante de l'ancien\nchâteau des comtes baigné par les eaux de\nla Deule? Bruges songe-t-elle à se libérer de\nla servitude de ses canaux, de ses fossés et\ndes portes de son enceinte?...\n» Pourquoi ces principes si sages seraient-\nils méconnus dans la reconstruction d'Ypres?\nSes ruines, doublement historiques, seraient-\nelles moins dignes d'intérêt que celles que je\nviens de citer? Elèvera-t-on jamais un mau-\nsolée plus grandiose à la gloire de nos sol-\ndats, de nos alliés, qu'en maintenant le bef-\nfroi d'Ypres dans le caractère où I on laissé\nles opérations?\n» Est -ce à dire qu'il faille renoncer à tous\ntravaux de déblais, de consolidation, d'ap-\npropriation) Loin de là.Mais qu on se donne\nla peine d'aller étudier les méthodes impo-\nsées par la direction des monuments histo-\nriques de France sur les chantiers de Reims,\nde Soissons, d'Arras et combien d'autres!\nOn verra comment il est possible d assurer\nla conservation des ruines ou de monuments\nen se gardant de ces restaurations outranciè-\nres qui font perdre à un édifice toute valeur\ndocumentaire.\n» Il n'est pas possible que le monde intel-\nlectuel et artiste de ce pays, si absorbé qu il\npuisse être par les difficultés matérielles du\nmoment, se désintéresse d une question dont\nl'importance morale est aussi manifeste. Il\nn'est pas possible qu'il soit placé devant l'al-\nternative d'un abandon complet des ruines\nd'Y près ou de leur replâtrage.\n» Les informations d'hier nous appre-\nnaient qu'on vient de découvrir, sous les dé-\ncombres, une quarantaine de corps. On en\nretrouvera plus du double, Et ceci doit faire\ncomprendre qu'il ne s'agit point là d'un\nchantier banal où se peuvent réaliser des\nexpériences fantaisistes,mais bien d'un émou-\nvant sanctuaire, dont la dignité nationale se\ndoit d'imposer le respect. »\nY PRES. CONSTRUCTIONS D'HA-\nBITATIONS OUVRIERES. Un quartier-\njardin de cent maisons est actuellement en\nconstruction aux abords de la ville, au lieu\ndit : « Kalfvaart ». D'autre part, le Haut\nCommisaire Royal a été autorisé par le Mi-\nnistre de l'lntérieur d exproprier les terrains\nsitués au sud de la ville. Avant la guerre\ns'élevait en cet endroit, à proximité des ca-\nsernes et du « Zaalhof », un quartier ouvrier\nsordide. Il fera place à un groupe d'environ\ntrois cents maisons judicieusement disposées\nd'après un plan d'aménagement dressé par\nl'architecte Puissant. Les maisons elles-\nmêmes seront construites d'après les plans\ndes architectes Acke, Derée et Puissant. Les\nprojets sont des plus prometteurs et l'on\nespère que l'on pourra encore se mettre au\ntravail avant l'hiver."}]}, {"article_id": "bm-bmtnaac-1920-05-01-c010", "article_bluemountain": "bmtnaac_1920-05_01#c010", "volume": "bmtnaac_1920-05_01", "ocr_source": "OCR Blue Mountain (ALTO), transcription TEI : lignes lb/@facs", "texte_sans_correction": true, "page_debut": "234", "page_fin": "236", "image_debut": 20, "image_fin": 22, "pages_selon": "pagination imprimée relevée dans le METS Blue Mountain (ORDERLABEL) ; [n] = page sans folio restituée", "url_article": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192005-01.2.5", "titre_corps": "URBANISME", "titre_sommaire": "URBANISME", "signature_source": "", "controle": "bornes données par la structure logique METS/ALTO de Blue Mountain (blocs ALTO de chaque constituant)", "pages": [{"page_pdf": 20, "page_imprimee": "234", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192005-01.1.20", "debut_caractere": 49, "fin_caractere_exclue": 3228, "texte": "URBANISME\n\nLa Quinzaine Internationale\nBRUXELLES. ~ 5-20 Septembre 1920\nSous l initiative de I Llnion des Associa-\ntions internationales et des Institutions d'en-\nseignement supérieur, une Université interna-\ntionale, qui aura son siège à Bruxelles, vient\nd'être constituée. Elle permettra à une élite\nd'étudiants de tous pays d'achever leur for-\nmation par une initiation aux aspects interna-\ntionaux ou comparés des grandes questions\net par des voyages interuniversitaires. Elle\nintéresse aussi toute personne désireuse de se\ntenir au courant du progrès des sciences et\nde l'orientation des grands mouvements con-\ntemporains. L'organisation comprend un\nséjour de quelques semaines au siège de\n1 Université internationale et des voyages\nscientifiques avec étapes dans les principales\nuniversités nationales.\nLa première session universitaire aura lieu\ndu 5 au 20 septembre 1920. Au cours de\ncette « Quinzaine internationale » se tien-\ndront à Bruxelles de grandes réunions (Con-\ngrès des Associations internationales, Con-\nférence universitaire, Conférence bibliogra-\nphique, Conférences des villes et de l'habi-\ntation, etc.). Leurs séances publiques et leurs\nexpositions seront organisées en connexion\navec 1 Université. La Quinzaine aura son\nsiège dans le Palais Mondial (Musées du\nCinquantenaire), où viennent d'être installés\nles services et collections du centre interna-\ntional : musée, bibliothèque, institut de bi-\nbliographie, office des associations.\nLes cours et conférences sont spécialement\norientés vers les questions actuelles et les\nproblèmes de la reconstitution. Ils s'adres-\nsent aux étudiants et anciens étudiants de\ntoutes les facultés. Ils seront donnés, en fran-\nçais et en anglais, par environ vingt-cinq pro-\nfesseurs de divers pays. Ils seront complétés\npar des visites didactiques, des leçons sur\nobjets dans les musées et instituts, des excur-\nsions dans les villes de Belgique et au front\ndes Flandres.\nLe droit d'inscription est de 25 francs.\nDes facilités de voyage et de séjour ont été\nprévues. Une résidence universitaire sera\nadministrée en coopérative par la Fédéra-\ntion internationale des étudiants, qui tiendra\nelle-même son assemblée à Bruxelles, au\ncours de la Quinzaine. Associée à la fonda-\ntion de l'Université, la Fédération y organi-\nsera la vie commune, joignant 1 agréable à\ntout l'utile d'une vacance studieuse. L Uni-\nversité pourra être fréquentée par les natio-\nnaux appartenant à tous les Etats appelés à\nfaire partie de la Société des Nations.\nLe programme de la session inauguîale\ncomporte :\nI. Etudes générales. ( Points de vue\ninternationaux et comparés.) Sciences; Mé-\ndecine et Hygiène; Technique. Droit. Ques-\ntions philosophiques, morales, économiques,\nsociales, urbaines, militaires. Art; Littéra-\nture; Langues. Enseignement. Bibliographie.\n11. Etudes nationales comparées. Ex-\nposé de la situation, de la vie et des institu-\ntions de quelques grands pays. L Amérique,\nl'Afrique, l'Orient.\n111. La Société des Nations. Sa consti-\ntution; le Pacte de Versailles.\nLe programme complet peut être obtenu\nen s'adressant au Secrétariat de l'Université\ninternationale, Bruxelles, Palais Mondial\n(Palais du Cinquantenaire)."}, {"page_pdf": 21, "page_imprimee": "235", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192005-01.1.21", "debut_caractere": 90, "fin_caractere_exclue": 3386, "texte": "Section d'Urbanisme et de Municipalisme\nDonnons quelques renseignements plus\ndétaillés au sujet de la Section d'Urbanisme\net de Municipalisme de cette Quinzaine\ninternationale. Les réunions et visites rela-\ntives à ces questions ont été concentrées du\n1 1 au 20 septembre.\nCette Section comporte d abord deux sé-\nries de cours organisés à l'intervention de\nl'Union internationale des villes. En voici le\nprogramme :\na) Quelques aspects de Town Planning\n(Urbanisme), par M. Patrick Abercrombie,\nprofesseur à l'Université de Liverpool.\n(6 conférences, les 13, 14, 15, 17 et\n1 8 septembre, à 1 0 heures) ;\nb) Quelques aspects du Municipalisme,\npar M. Edgard Milhaud, professeur à l'Uni-\nversité de Genève. (6 conférences, les 1 3,\n14, 15, 17 et 18 septembre, à 1 1 heures.)\nLes personnes (déléguées ou non) dési-\nreuses de suivre les leçons de MM. Aber-\ncrombie et Milhaud sont priées de s'inscrire\nd'une façon spéciale. Les non-délégués doi-\nvent payer un droit d'inscription de 1 0 fr.\n(sauf dispense par le bureau).\nLes participants à la Quinzaine internatio-\nnale seront également invités à prendre part\nà une série d'excursions» Ils seront, dans ce\nbut, groupés d'après les spécialités aux-\nquelles ils s'intéressent. Ceux qui s'occupent\nd Urbanisme et de Municipalisme sont invi-\ntés à se rendre à Anvers et Liège les sa-\nmedi 1 1 et dimanche 1 2 septembre.\nLes matinées des lundi 1 3, mardi I 4, mer-\ncredi 15, vendredi 17 et samedi 18 seront\nconsacrées aux leçons de MM. les profes-\nseurs Patrick Abercrombie, de 1 Université\nde Liverpool, traitant de FUrbanisme, et\nEdgard Milhaud, de l'Université de Genève,\ntraitant du Municipalisme.\nLes après-midi des lundi 1 3, mardi I 4 et\nmercredi 1 5 seront consacrées aux séances\ndu Congrès mondial de l'Union des Associa-\ntions internationales.\nLa journée du jeudi 1 6 sera consacrée à la\nvisite d'une autre agglomération importante,\nprobablement celle de Charleroi avec ses\nhouillères, ses industries métallurgiques et\nverrières et spécialement son Université du\nTravail et son organisation des loisirs de\nl'ouvrier.\nLes après-midi des vendredi 1 7 et\nsamedi 1 8 seront consacrées aux séances du\nComité de l'Union internationale des Villes,\ndu Comité élargi du Congrès international\nde l'Habitation et du Comité de la Garden\n*\nCities and Town Planning Association.\nLa journée du dimanche 1 9 et celle du\nlundi 20 seront consacrées à la visite du\nfront de Flandre (Mont Kemmel, Ypres,\n1 Yser, Dixmude, Nieuport, Ostende), la vi-\nsite de Bruges et la visite détaillée du grand\ncentre industriel de Gand (filatures et tissa-\nges, horticulture, métallurgie, grandes orga-\nnisations sociales ouvrières, coopératives,\nbanque de travail, installations municipales.\nAinsi se terminera la Quinzaine internatio-\nnale.\nLes visites dans Bruxelles se feront au\ncours de la semaine. Elles seront, comme les\nautres, conduites par des spécialistes qui s'ef-\nforceront de mettre en relief les particulari-\ntés que notre capitale présente au point de\nvue de l'Urbanisme et tout particulièrement\ndes créations d'ensembles.\nToutes ces visites se feront au tarif ordi-\nnaire des chemins de fer belges, en seconde\nclasse, c'est-à-dire dans des conditions très\navantageuses.\nLe comité organisateur se chargera des\nhôtels pour ceux des délégués qui en feront\nla demande."}, {"page_pdf": 22, "page_imprimee": "236", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192005-01.1.22", "debut_caractere": 44, "fin_caractere_exclue": 3096, "texte": "Voyage d'Etude en Hollande (21-26 Septembre)\nA la suite de la Quinzaine inter-\nnationale, l'Union des Villes et Com-\nmunes belges organise» d'accord avec les\ndélégués des villes hollandaises et du\nComité néerlando-belge d'Art civique, un\nvoyage en Hollande, d'une durée de cinq\njours (21-26 septembre). Ce voyage sera\nspécialement consacré à la visite des ensem-\nbles d'habitations à bon marché (maisons\ndéfinitives et semi-permanentes),qui, comme\non le sait, réalisent des solutions qui sont\nparmi les plus belles et les meilleures que\nY étude comparée de ce problème nous offre\naujourd'hui de par le monde.\nLe programme de ce voyage n'est pas dé-\nfinitivement arrêté. Les organisateurs espè-\nrent que l'ordre pourra être le suivant :\nMardi 21. Voyage Bruxelles-La Haye\n(lunch dans le train). Visite des habitations\nà bon marché de La Haye. Loger à La Haye.\nMercredi 22. Visite des habitations à\nRotterdam. Loger à La Haye.\njeudi 23. Visite des habitations à Am-\nsterdam. Loger à Amsterdam.\nVendredi 24. Visite des habitations à\nArnhem. Loger à Heerlen (district minier).\nSamedi 25. Visite des habitations et\nœuvres du district minier de Heerlen. Loger\nà Heerlen.\nDimanche 26. - Retour par le district\nminier du Limbourg belge.\nL Union internationale des Villes qui or-\nganise ce voyage et à laquelle nous sommes\nredevable des renseignements que nous ve-\nnons de publier, en souligne la signification\nen ces termes :\n« Au moment où partout les efforts s'af-\nfirment désireux de réaliser des œuvres nou-\nvelles, nous ne saurions assez insister sur la\nnécessité pour nos administrations (commu-\nnes et sociétés) de se rendre compte de ce\nque les administrations hollandaises ont pu\nréaliser. On peut affirmer qu 'architecturale -\nment ce sont les réalisations les plus intéres-\nsantes à voir sur le continent.\nNous ne demandons pas qu'on en fasse\nune imitation, mais que ces efforts servent de\nsalutaire émulation.\nMalgré les sacrifices de temps et d'argent\nque ce voyage exigera (il faut compter une\ndépense maximum de 100 francs par jour\nau taux de 4 francs pour le florin), malgré\nces sacrifices, nous avons tellement la convic-\ntion des énormes profits que nous pouvons\ntirer de semblable visite que nous prions in-\nstamment les communes, les administrations\net groupements intéressés, d'envoyer chacun\nun délégué.\nNous les prions également de nous en-\nvoyer leur adhésion le plus vite possible, car\nnos collègues hollandais demandent à être\ninformés aussitôt que faire se peut du nom-\nbre de visiteurs, ce afin de pouvoir organiser\nle logement et les transports à la plus grande\nsatisfaction de tous.\nLe nombre des participants est limité.\nL m Comité d'organisation hollandais veut\nbien se charger du soin de tout préparer :\nlogement, repas, transports.\nUne prochaine circulaire adressée à ceux\nqui auront manifesté le désir de la recevoir\ndonnera, en même temps que le programme\ndétaillé, le coût du voyage.\nQuinze jours avant le départ, c'est-à-dire\nle 5 septembre, les adhérents devront nous\navoir versé le montant ainsi fixé, au taux du\njour »."}]}, {"article_id": "bm-bmtnaac-1920-05-01-c011", "article_bluemountain": "bmtnaac_1920-05_01#c011", "volume": "bmtnaac_1920-05_01", "ocr_source": "OCR Blue Mountain (ALTO), transcription TEI : lignes lb/@facs", "texte_sans_correction": true, "page_debut": "234", "page_fin": "234", "image_debut": 20, "image_fin": 20, "pages_selon": "pagination imprimée relevée dans le METS Blue Mountain (ORDERLABEL) ; [n] = page sans folio restituée", "url_article": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192005-01.2.5.1", "titre_corps": "La BRUXELLES. ~ 5-20 Septembre 1920", "titre_sommaire": "La BRUXELLES. ~ 5-20 Septembre 1920", "signature_source": "", "controle": "bornes données par la structure logique METS/ALTO de Blue Mountain (blocs ALTO de chaque constituant)", "pages": [{"page_pdf": 20, "page_imprimee": "234", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192005-01.1.20", "debut_caractere": 60, "fin_caractere_exclue": 3228, "texte": "La Quinzaine Internationale\nBRUXELLES. ~ 5-20 Septembre 1920\nSous l initiative de I Llnion des Associa-\ntions internationales et des Institutions d'en-\nseignement supérieur, une Université interna-\ntionale, qui aura son siège à Bruxelles, vient\nd'être constituée. Elle permettra à une élite\nd'étudiants de tous pays d'achever leur for-\nmation par une initiation aux aspects interna-\ntionaux ou comparés des grandes questions\net par des voyages interuniversitaires. Elle\nintéresse aussi toute personne désireuse de se\ntenir au courant du progrès des sciences et\nde l'orientation des grands mouvements con-\ntemporains. L'organisation comprend un\nséjour de quelques semaines au siège de\n1 Université internationale et des voyages\nscientifiques avec étapes dans les principales\nuniversités nationales.\nLa première session universitaire aura lieu\ndu 5 au 20 septembre 1920. Au cours de\ncette « Quinzaine internationale » se tien-\ndront à Bruxelles de grandes réunions (Con-\ngrès des Associations internationales, Con-\nférence universitaire, Conférence bibliogra-\nphique, Conférences des villes et de l'habi-\ntation, etc.). Leurs séances publiques et leurs\nexpositions seront organisées en connexion\navec 1 Université. La Quinzaine aura son\nsiège dans le Palais Mondial (Musées du\nCinquantenaire), où viennent d'être installés\nles services et collections du centre interna-\ntional : musée, bibliothèque, institut de bi-\nbliographie, office des associations.\nLes cours et conférences sont spécialement\norientés vers les questions actuelles et les\nproblèmes de la reconstitution. Ils s'adres-\nsent aux étudiants et anciens étudiants de\ntoutes les facultés. Ils seront donnés, en fran-\nçais et en anglais, par environ vingt-cinq pro-\nfesseurs de divers pays. Ils seront complétés\npar des visites didactiques, des leçons sur\nobjets dans les musées et instituts, des excur-\nsions dans les villes de Belgique et au front\ndes Flandres.\nLe droit d'inscription est de 25 francs.\nDes facilités de voyage et de séjour ont été\nprévues. Une résidence universitaire sera\nadministrée en coopérative par la Fédéra-\ntion internationale des étudiants, qui tiendra\nelle-même son assemblée à Bruxelles, au\ncours de la Quinzaine. Associée à la fonda-\ntion de l'Université, la Fédération y organi-\nsera la vie commune, joignant 1 agréable à\ntout l'utile d'une vacance studieuse. L Uni-\nversité pourra être fréquentée par les natio-\nnaux appartenant à tous les Etats appelés à\nfaire partie de la Société des Nations.\nLe programme de la session inauguîale\ncomporte :\nI. Etudes générales. ( Points de vue\ninternationaux et comparés.) Sciences; Mé-\ndecine et Hygiène; Technique. Droit. Ques-\ntions philosophiques, morales, économiques,\nsociales, urbaines, militaires. Art; Littéra-\nture; Langues. Enseignement. Bibliographie.\n11. Etudes nationales comparées. Ex-\nposé de la situation, de la vie et des institu-\ntions de quelques grands pays. L Amérique,\nl'Afrique, l'Orient.\n111. La Société des Nations. Sa consti-\ntution; le Pacte de Versailles.\nLe programme complet peut être obtenu\nen s'adressant au Secrétariat de l'Université\ninternationale, Bruxelles, Palais Mondial\n(Palais du Cinquantenaire)."}]}, {"article_id": "bm-bmtnaac-1920-05-01-c012", "article_bluemountain": "bmtnaac_1920-05_01#c012", "volume": "bmtnaac_1920-05_01", "ocr_source": "OCR Blue Mountain (ALTO), transcription TEI : lignes lb/@facs", "texte_sans_correction": true, "page_debut": "235", "page_fin": "235", "image_debut": 21, "image_fin": 21, "pages_selon": "pagination imprimée relevée dans le METS Blue Mountain (ORDERLABEL) ; [n] = page sans folio restituée", "url_article": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192005-01.2.5.2", "titre_corps": "Section d'Urbanisme et de Municipalisme", "titre_sommaire": "Section d'Urbanisme et de Municipalisme", "signature_source": "", "controle": "bornes données par la structure logique METS/ALTO de Blue Mountain (blocs ALTO de chaque constituant)", "pages": [{"page_pdf": 21, "page_imprimee": "235", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192005-01.1.21", "debut_caractere": 90, "fin_caractere_exclue": 3386, "texte": "Section d'Urbanisme et de Municipalisme\nDonnons quelques renseignements plus\ndétaillés au sujet de la Section d'Urbanisme\net de Municipalisme de cette Quinzaine\ninternationale. Les réunions et visites rela-\ntives à ces questions ont été concentrées du\n1 1 au 20 septembre.\nCette Section comporte d abord deux sé-\nries de cours organisés à l'intervention de\nl'Union internationale des villes. En voici le\nprogramme :\na) Quelques aspects de Town Planning\n(Urbanisme), par M. Patrick Abercrombie,\nprofesseur à l'Université de Liverpool.\n(6 conférences, les 13, 14, 15, 17 et\n1 8 septembre, à 1 0 heures) ;\nb) Quelques aspects du Municipalisme,\npar M. Edgard Milhaud, professeur à l'Uni-\nversité de Genève. (6 conférences, les 1 3,\n14, 15, 17 et 18 septembre, à 1 1 heures.)\nLes personnes (déléguées ou non) dési-\nreuses de suivre les leçons de MM. Aber-\ncrombie et Milhaud sont priées de s'inscrire\nd'une façon spéciale. Les non-délégués doi-\nvent payer un droit d'inscription de 1 0 fr.\n(sauf dispense par le bureau).\nLes participants à la Quinzaine internatio-\nnale seront également invités à prendre part\nà une série d'excursions» Ils seront, dans ce\nbut, groupés d'après les spécialités aux-\nquelles ils s'intéressent. Ceux qui s'occupent\nd Urbanisme et de Municipalisme sont invi-\ntés à se rendre à Anvers et Liège les sa-\nmedi 1 1 et dimanche 1 2 septembre.\nLes matinées des lundi 1 3, mardi I 4, mer-\ncredi 15, vendredi 17 et samedi 18 seront\nconsacrées aux leçons de MM. les profes-\nseurs Patrick Abercrombie, de 1 Université\nde Liverpool, traitant de FUrbanisme, et\nEdgard Milhaud, de l'Université de Genève,\ntraitant du Municipalisme.\nLes après-midi des lundi 1 3, mardi I 4 et\nmercredi 1 5 seront consacrées aux séances\ndu Congrès mondial de l'Union des Associa-\ntions internationales.\nLa journée du jeudi 1 6 sera consacrée à la\nvisite d'une autre agglomération importante,\nprobablement celle de Charleroi avec ses\nhouillères, ses industries métallurgiques et\nverrières et spécialement son Université du\nTravail et son organisation des loisirs de\nl'ouvrier.\nLes après-midi des vendredi 1 7 et\nsamedi 1 8 seront consacrées aux séances du\nComité de l'Union internationale des Villes,\ndu Comité élargi du Congrès international\nde l'Habitation et du Comité de la Garden\n*\nCities and Town Planning Association.\nLa journée du dimanche 1 9 et celle du\nlundi 20 seront consacrées à la visite du\nfront de Flandre (Mont Kemmel, Ypres,\n1 Yser, Dixmude, Nieuport, Ostende), la vi-\nsite de Bruges et la visite détaillée du grand\ncentre industriel de Gand (filatures et tissa-\nges, horticulture, métallurgie, grandes orga-\nnisations sociales ouvrières, coopératives,\nbanque de travail, installations municipales.\nAinsi se terminera la Quinzaine internatio-\nnale.\nLes visites dans Bruxelles se feront au\ncours de la semaine. Elles seront, comme les\nautres, conduites par des spécialistes qui s'ef-\nforceront de mettre en relief les particulari-\ntés que notre capitale présente au point de\nvue de l'Urbanisme et tout particulièrement\ndes créations d'ensembles.\nToutes ces visites se feront au tarif ordi-\nnaire des chemins de fer belges, en seconde\nclasse, c'est-à-dire dans des conditions très\navantageuses.\nLe comité organisateur se chargera des\nhôtels pour ceux des délégués qui en feront\nla demande."}]}, {"article_id": "bm-bmtnaac-1920-05-01-c013", "article_bluemountain": "bmtnaac_1920-05_01#c013", "volume": "bmtnaac_1920-05_01", "ocr_source": "OCR Blue Mountain (ALTO), transcription TEI : lignes lb/@facs", "texte_sans_correction": true, "page_debut": "236", "page_fin": "236", "image_debut": 22, "image_fin": 22, "pages_selon": "pagination imprimée relevée dans le METS Blue Mountain (ORDERLABEL) ; [n] = page sans folio restituée", "url_article": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192005-01.2.5.3", "titre_corps": "Voyage d'Etude en Hollande (21-26 Septembre)", "titre_sommaire": "Voyage d'Etude en Hollande (21-26 Septembre)", "signature_source": "", "controle": "bornes données par la structure logique METS/ALTO de Blue Mountain (blocs ALTO de chaque constituant)", "pages": [{"page_pdf": 22, "page_imprimee": "236", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192005-01.1.22", "debut_caractere": 44, "fin_caractere_exclue": 3096, "texte": "Voyage d'Etude en Hollande (21-26 Septembre)\nA la suite de la Quinzaine inter-\nnationale, l'Union des Villes et Com-\nmunes belges organise» d'accord avec les\ndélégués des villes hollandaises et du\nComité néerlando-belge d'Art civique, un\nvoyage en Hollande, d'une durée de cinq\njours (21-26 septembre). Ce voyage sera\nspécialement consacré à la visite des ensem-\nbles d'habitations à bon marché (maisons\ndéfinitives et semi-permanentes),qui, comme\non le sait, réalisent des solutions qui sont\nparmi les plus belles et les meilleures que\nY étude comparée de ce problème nous offre\naujourd'hui de par le monde.\nLe programme de ce voyage n'est pas dé-\nfinitivement arrêté. Les organisateurs espè-\nrent que l'ordre pourra être le suivant :\nMardi 21. Voyage Bruxelles-La Haye\n(lunch dans le train). Visite des habitations\nà bon marché de La Haye. Loger à La Haye.\nMercredi 22. Visite des habitations à\nRotterdam. Loger à La Haye.\njeudi 23. Visite des habitations à Am-\nsterdam. Loger à Amsterdam.\nVendredi 24. Visite des habitations à\nArnhem. Loger à Heerlen (district minier).\nSamedi 25. Visite des habitations et\nœuvres du district minier de Heerlen. Loger\nà Heerlen.\nDimanche 26. - Retour par le district\nminier du Limbourg belge.\nL Union internationale des Villes qui or-\nganise ce voyage et à laquelle nous sommes\nredevable des renseignements que nous ve-\nnons de publier, en souligne la signification\nen ces termes :\n« Au moment où partout les efforts s'af-\nfirment désireux de réaliser des œuvres nou-\nvelles, nous ne saurions assez insister sur la\nnécessité pour nos administrations (commu-\nnes et sociétés) de se rendre compte de ce\nque les administrations hollandaises ont pu\nréaliser. On peut affirmer qu 'architecturale -\nment ce sont les réalisations les plus intéres-\nsantes à voir sur le continent.\nNous ne demandons pas qu'on en fasse\nune imitation, mais que ces efforts servent de\nsalutaire émulation.\nMalgré les sacrifices de temps et d'argent\nque ce voyage exigera (il faut compter une\ndépense maximum de 100 francs par jour\nau taux de 4 francs pour le florin), malgré\nces sacrifices, nous avons tellement la convic-\ntion des énormes profits que nous pouvons\ntirer de semblable visite que nous prions in-\nstamment les communes, les administrations\net groupements intéressés, d'envoyer chacun\nun délégué.\nNous les prions également de nous en-\nvoyer leur adhésion le plus vite possible, car\nnos collègues hollandais demandent à être\ninformés aussitôt que faire se peut du nom-\nbre de visiteurs, ce afin de pouvoir organiser\nle logement et les transports à la plus grande\nsatisfaction de tous.\nLe nombre des participants est limité.\nL m Comité d'organisation hollandais veut\nbien se charger du soin de tout préparer :\nlogement, repas, transports.\nUne prochaine circulaire adressée à ceux\nqui auront manifesté le désir de la recevoir\ndonnera, en même temps que le programme\ndétaillé, le coût du voyage.\nQuinze jours avant le départ, c'est-à-dire\nle 5 septembre, les adhérents devront nous\navoir versé le montant ainsi fixé, au taux du\njour »."}]}, {"article_id": "bm-bmtnaac-1920-05-01-c014", "article_bluemountain": "bmtnaac_1920-05_01#c014", "volume": "bmtnaac_1920-05_01", "ocr_source": "OCR Blue Mountain (ALTO), transcription TEI : lignes lb/@facs", "texte_sans_correction": true, "page_debut": "237", "page_fin": "238", "image_debut": 23, "image_fin": 24, "pages_selon": "pagination imprimée relevée dans le METS Blue Mountain (ORDERLABEL) ; [n] = page sans folio restituée", "url_article": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192005-01.2.6", "titre_corps": "Echos et Nouvelles", "titre_sommaire": "Echos et Nouvelles", "signature_source": "", "controle": "bornes données par la structure logique METS/ALTO de Blue Mountain (blocs ALTO de chaque constituant)", "pages": [{"page_pdf": 23, "page_imprimee": "237", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192005-01.1.23", "debut_caractere": 18, "fin_caractere_exclue": 4141, "texte": "ECHOS ET NOUVELLES\nEchos et Nouvelles\nL'EFFORT DES INDUSTRIELS FRAN-\nÇAIS pour résoudre la crise du logement ou-\nvrier. La pénurie de logements est en\nFrance tout comme en Belgique, une entrave\nsérieuse à la reprise de l'industrie. La guerre\nayant d'ailleurs eu pour conséquence de dé-\nplacer de nombreuses industries, la construc-\ntion de logements ouvriers s'impose.\nLes grands industriels ne veulent atten-\ndre de I Etat la solution de ce problème.\nNon sans raison, d'ailleurs.\nLa loi française du 24 octobre dernier a\nbien porté à 500 millions de francs le mon-\ntant global des prêts que peut consentir\n1 Etat, mais ces prêts s émiettent toujours en-\ntre un grand nombre de petits emprunteurs\net de petites sociétés : ils intéressent surtout\nles travailleurs isolés auxquels ils créent\ndes facilités réelles et non la grande in-\ndustrie en général. D'autres lois sont à\nl'étude, qui amélioreront peut-être la situa-\ntion actuelle. Mais il s agira toujours de me-\nsures législatives plus ou moins rigides, dont\nl'application s'adaptera difficilement aux\nconditions industrielles, lesquelles varient à\nl'infini.\nC'est pourquoi nous dit le « Temps »,\ndont nous reproduisons ici l'exposé, la\ngrande industrie a cherché à créer elle-même\ndes moyens d'action capables de remédier\nà la crise du logement. Elle n a pas attendu\nles graves difficultés actuelles pour entre-\nprendre cette œuvre féconde de solidarité\nsociale. Un organisme spécial, la « Caisse\nfoncière de crédit pour l'amélioration du lo-\ngement dans l'industrie », a été créé il y a\ndeux ans, sous le patronage de l'Union des\nindustries métallurgiques et minières, de la\nconstruction mécanique, méallique et électri-\nque, qui, on le sait, groupent, avec le comité\ndes forges et le comité des houillères, tous\nles grands syndicats patronaux de ces indus-\ntries.\nL'organisme ainsi créé a pour but de four-\nnir aux industriels les capitaux qui leur sont\nnécessaires pour faire construire des maisons\nouvrières salubres à 1 usage de leur person-\nnel; son fonctionnement est des plus sim-\nples. La Caisse foncière s adresse directe-\nment au crédit public, en émettant des obli-\ngations au taux normal des obligations in-\ndustrielles. Un véritable « titre » du loge-\nment ouvrier est ainsi créé, titre qui bénéfi-\ncie d'un large marché à la Bourse et qui, on\nva le voir, offre les plus sérieuses garanties.\nLes prêts effectués par la Caisse foncière\nde crédit ne sont pas faits directement aux\nindustriels intéressés. Pour que les capitaux\nfournis soient bien employés au but susindi-\nqué le seul autorisé par les statuts ils\nsont prêtés à des sociétés immobilières, dont\nl'objet exclusif est l'acquisition ou l'aména-\ngement d'immeubles destinés au logement\nouvrier. Il n est exigé des industriels ni de\ngarantie hypothécaire, ni de nantissement\nsur le fonds de commerce, ni le dépôt de ti-\ntres. Mais les prêts ont lieu sur la garantie\nindividuelle des établissements dont le per-\nsonnel bénéficiera des constructions à édifier\npar les sociétés immobilières emprunteuses.\nAfin que cette garantie soit réelle, la\nCaisse foncière de crédit exige,avant de con-\nsentir un prêt, que l'entreprise garante lui\nfasse connaître non seulement sa situation\nfinancière présente, mais son programme\nd avenir et les moyens d action dont elle\ndispose. Le conseil d'administration qui pro-\ncède à cet examen préalable est composé de\nspécialistes notoires de l'industrie française,\ndont 1 expérience constitue une sécurité de\nplus. En aucun cas, d ailleurs, les sommes\nfournies aux sociétés immobilières ne peu-\nvent excéder le cinquième du capital social\net des réserves de 1 établissement industriel\nqui avalise le prêt.\nLes porteurs d'obligations ont donc une\ntriple garantie : 1 ° le capital social de la\nCaisse foncière de crédit; 2° les maisons con-\nstruites par les sociétés immobilières, et 3° les\nengagements pris par les sociétés indus-\ntrielles garantes.\nLe conseil d'administration peut émettre\ndes obligations jusqu'à concurrence d'une\nsomme égale à cinq fois le capital social\nsouscrit. Celui-ci ayant été tout d'abord fixé\nà 5 millions, une première tranche de 25 mil-"}, {"page_pdf": 24, "page_imprimee": "238", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192005-01.1.24", "debut_caractere": 44, "fin_caractere_exclue": 4002, "texte": "lions de francs d'obligations a été placée\ndans le public l'année dernière. Aujour-\nd hui le capital est porté à 20 millions, de\nsorte que 75 millions de francs d'obligations\nnouvelles vont pouvoir être émises, qui suffi-\nront à peine à satisfaire aux demandes les\nplus urgentes dont est saisie la Caisse fon-\ncière de crédit- Ainsi, celle-ci aura, en peu de\nmois, contribué pour 120 millions de francs\n(capital compris) à résoudre le problème du\nlogement ouvrier. Le chemin déjà parcouru\npermet de bien augurer de l'avenir.\nAjoutons que l'œuvre féconde dont nous\nvenons d'indiquer les grandes lignes est com-\nplétée par un « Comptoir général du loge-\nment économique », destiné à s'intéresser à\ntout ce qui concerne la construction des mai-\nsons ouvrières et dont le rôle actuel se borne\nà faire fabriquer en grande série et sur des\ntypes standardisés toutes les parties ouvrées\nqui entrent dans cette construction (portes,\nfenêtres, serrurerie, charpentes, etc. ) .\nL'initiative prise par les groupements in-\ndustriels précités n'est pas seulement heu-\nreuse parce qu'elle permet à l'industrie de\ntrouver les capitaux dont elle a besoin pour\naméliorer les conditions du logement de sa\nmain-d'œuvre. Elle est intéressante égale-\nment pour l'épargne française. Le public,\nen effet, sera d'autant plus attiré vers le pla-\ncement rémunérateur et parfaitement garanti\nque constitue le « titre » du logement ou-\nvrier, qu'il se trouvera en même temps asso-\ncié à une bonne œuvre qui doit, à tous les\npoints de vue, être encouragée.\nEXPERIMENTATION DE MATE-\nRIAUX, APPAREILS ET PROCEDES DE\nCONSTRUCTION D'HABITATIONS A\nBON MARCHE. La Société nationale\ndes habitations et logements à bon marché\nvient d'entamer, dans tout le pays, une croi-\nsade pour la construction de maisons desti-\nnées aux classes laborieuses. Environ 80 so-\nciétés locales sont déjà en voie de formation\ndans le pays. La Société nationale va s'ef-\nforcer de réduire le coût des nouvelles habi-\ntations à construire. Dans ce but, elle vient\nde constituer un Comptoir national des ma-\ntériaux qui en facilitera l'acquisition par les\nsociétés agréées, à des conditions avantageu-\nses, et qui expérimentera cette année encore\nde nouveaux matériaux,appareils et procédés\nde construction économiques. Des champs\nd expérience seront établis dans plusieurs\nrégions, et notamment dans l'agglomération\nbruxelloise. Ils permettront aux inventeurs,\nindustriels, architectes, entrepreneurs, de ve-\nnir y construire des habitations définitives,\nd appliquer certains détails de construction,\ncertains procédés ou appareils, ou de réaliser\nsimplement certaines idées intéressantes.\nToutes les économies à réaliser en matière\nd habitations à bon marché pourront avoir\nleur utile répercussion sur le problème géné-\nral de l'habitation.\nLa Société nationale interviendra, s'il y a\nlieu, dans les frais de ces expériences; Des\ncertificats seront délivrés aux participants, à\nla fin des expériences.\nLa Société nationale adresse un appel à\ntous les spécialistes qui voudront l'aider à\nrésoudre ce problème d'une haute portée\nsociale en lui soumettant les matériaux,\nappareils et procédés susceptibles d'amélio-\nrer les conditions économiques, hygiéniques\net esthétiques de l'habitation populaire.\nPrière d'adresser d'urgence les demandes\nde participation aux expériences au directeur\ngénéral de la Société nationale, 1 4, rue Mon-\ntagne de l'Oratoire, à Bruxelles. Après le\n161 août : 56, rue de Spa (rue de la Loi).\nUN CONCOURS DE MAISONS EN\nFRANCE. Nos voisins du Sud qui se trou-\nvent en face des mêmes difficultés que nous\nsont forcément amenés à faire les mêmes\nefforts que nous. Ils recourent, eux aussi, aux\nconcours d'habitations entièrement construi-\ntes. Celui que le Comité de patronage des\nhabitations à bon marché du département de\nla Seine organise a pour but de créer un type\nde maisons convenant au personnel ouvrier\net employé des industries du luxe et des arts\nappliqués de la région parisienne."}]}, {"article_id": "bm-bmtnaac-1920-05-01-c015", "article_bluemountain": "bmtnaac_1920-05_01#c015", "volume": "bmtnaac_1920-05_01", "ocr_source": "OCR Blue Mountain (ALTO), transcription TEI : lignes lb/@facs", "texte_sans_correction": true, "page_debut": "239", "page_fin": "239", "image_debut": 25, "image_fin": 25, "pages_selon": "pagination imprimée relevée dans le METS Blue Mountain (ORDERLABEL) ; [n] = page sans folio restituée", "url_article": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192005-01.2.7", "titre_corps": "Echos et Nouvelles", "titre_sommaire": "Echos et Nouvelles", "signature_source": "", "controle": "bornes données par la structure logique METS/ALTO de Blue Mountain (blocs ALTO de chaque constituant)", "pages": [{"page_pdf": 25, "page_imprimee": "239", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192005-01.1.25", "debut_caractere": 18, "fin_caractere_exclue": 3687, "texte": "CONCOURS\nEchos et Nouvelles\nHOTEL DE VILLE DE DINANT. Ce\nsont les architectes Moenaert et Petit qui sor-\ntent victorieux de la deuxième épreuve du\nConcours pour la reconstruction de l'Hôtel\nde ville de Dinant.\nLe jury n a pas ménagé ses éloges pour\nleur projet qu'il a déclaré remarquable à tous\nles points de vue, mais dont il a surtout\nvanté la disposition avantageuse des locaux\net des services administratifs.\nUn deuxième prix a été accordé à\nM. Blomme; un troisième à MM. Diongre et\nBrunfaut.\nCONCOURS D'HABITATIONS BOUR-\nGEOISES DANS LA REGION DE LA\nMEUSE, organisé par le Crédit Général Hy-\npothécaire et Mobilier. Le jury, dans sa\nséance du 24 courant, a terminé ses travaux\net a arrêté comme suit le classement des dif-\nférents concurrents primés :\nMM. Henri Leemans et Victor Danneels,\narchitectes, Bruxelles; André Bage, archi-\ntecte, Liège; Baudouin Vallée, architecte,\nBressoux; Léopold Thomée, architecte, Jam-\nbes-Namur; Emile Deshayes, architecte,\nLiège; Marcel Simons, architecte, Tongres;\nAlph. Van Brackel, architecte, Anvers; Ca-\nmort, architecte, Bruxelles; Delfosse, archi-\ntecte, Bruxelles-Forest ; Housiaux, architecte,\nBruxelles; François Scheemaekers,architecte,\nUccle.\nCONCOURS POUR LA CONSTRUC-\nTION DE MAISONS A BON MARCHE A\nSAVENTHEM. Ce concours concerne\ndes habitations à grouper en quartier-jardin\nsur un terrain de quatre hectares. Les con-\ncurrents sont invités à remettre un plan de\nlotissement, un plan des maisons et un mé-\nmoire explicatif.\nLe jury, qui se compose de M. le bourg-\nmestre et deux échevins, de MM. Metdepen-\nninghen,De Cuyper, Puissant et Vermeersch,\nse prononcera endéans les six semaines qui\nsuivront la remise des projets qui doit avoir\navoir lieu le 4 septembre. Le lauréat sera\nchargé de l'exécution. Une somme de\n5,000 francs pourra être répartie entre les\nauteurs des projets classés.\nCONCOURS POUR L'ETABLISSE-\nMENT DU PLAN D'AMENAGEMENT,\nD'EMBELLISSEMENT ET D'EXTENSION\nDE LILLE. L' on sait qu'en vertu d une\nloi, les villes françaises de plus de 1 0,000 ha-\nbitants sont tenues d'arrêter un plan géné-\nral d'aménagement.\nLa ville de Lille, suivant l'exemple de Pa-\nris, ouvre un concours public en vue de réta-\nblissement d'un pareil plan d'aménagement,\nd'embellissement et d'extension, en confor-\nmité de la loi du 14 mars 1919.\nLe concours est ouvert depuis le 1 5 mai\n1920; il sera clos le 15 octobre 1920.\nLes concurrents ou leurs mandataires au-\ntorisés peuvent retirer, à l'Hôtel de ville de\nLille (Direction des Travaux municipaux),\nle programme du concours et les documents-\nannexes contre le versement de la somme\nde 300 francs qui demeurera acquise à la\nville, sauf remboursement de 1 50 francs aux\nconcurrents qui auront pris part effective-\nment au concours. Les demandes par corres-\npondance sont également admises; elles doi-\nvent être adressées à M. le Maire de Lille\n(Direction des Travaux municipaux) et\ncontenir un mandat postal ou chèque de\n300 francs.\nDes primes, variant de 3,000 à 30,000 fr.,\nsont mises à la disposition du jury, pour\naffectation aux projets classés ou pour acqui-\nsition de projets intéressants, en leurs détails,\nquoique non classés; leur montant total est\nde 1 28,000 francs.\nLe concours est ouvert entre les Français\net ressortissants des puissances alliées ou\nassociées ou faisant partie de la Société des\nNations.\nCONCOURS DE CANDELABRES.\nNous avons annoncé que, sur l'initiative de\ngénéreux industriels, la « Renaissance des\nCités », de Paris, avait organisé un concours\npour des projets de candélabres destinés à\nF éclairage des villes et petites villes. Le jury\na rendu son jugement. Deux primes ont été\naccordées : à M. Théodore Lambert et à\nM. Saps Maier."}]}, {"article_id": "bm-bmtnaac-1920-05-01-c016", "article_bluemountain": "bmtnaac_1920-05_01#c016", "volume": "bmtnaac_1920-05_01", "ocr_source": "OCR Blue Mountain (ALTO), transcription TEI : lignes lb/@facs", "texte_sans_correction": true, "page_debut": "240", "page_fin": "240", "image_debut": 26, "image_fin": 26, "pages_selon": "pagination imprimée relevée dans le METS Blue Mountain (ORDERLABEL) ; [n] = page sans folio restituée", "url_article": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192005-01.2.8", "titre_corps": "ECHOS ET NOUVELLES", "titre_sommaire": "ECHOS ET NOUVELLES", "signature_source": "", "controle": "bornes données par la structure logique METS/ALTO de Blue Mountain (blocs ALTO de chaque constituant)", "pages": [{"page_pdf": 26, "page_imprimee": "240", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192005-01.1.26", "debut_caractere": 18, "fin_caractere_exclue": 2885, "texte": "ECHOS ET NOUVELLES\nBULLETIN MENSUEL DE LA SO-\nCIETE CENTRALE D'ARCHITECTURE.\nM. Eug. Dhuicque qui a été un témoin\nautorisé et ému du martyre d'Ypres, est au-\njourd'hui l'infatigable défenseur des ruines\nde cette ville. « Sauvons les ruines d'Ypres »\nest l'entête d'un article éloquent qu'il publie\ndans le numéro de juin du Bulletin de la\nCentrale. Y fait suite un rapport savant\nadressé à M. le Ministre des Sciences et des\nArts. Des graphiques mettent en relief\nl'inanité des mesures prises pour assurer la\nconservation de la glorieuse ruine des Halles.\nLe numéro de juillet de la même revue re-\nproduit les conseils que le maître Paul Jas-\npar adresse aux architectes collaborant à la\nreconstruction de Dinant. Paroles d'artiste\nqu'illustrent des croquis, brillamment enlevés\net qui ne surprendront pas ceux qui connais-\nsent le crayon habile et la science archéolo-\ngique du moderniste liégeois. Mais combien\nnous déplorons d'entendre conseiller par lui,\nqui fut un jour l'animateur de toute une jeu-\nnesse, le retour à des formes architecturales\ndont on peut certes admirer les expressions\npassées mais dont on ne saurait vraiment\nfaire éclore une reconstruction.\n« DE BOUWGIDS ». Relevons dans\nles numéros de mai et juin de cette revue\nbelge d'architecture un compte rendu cri-\ntique de la récente Conférence nationale des\nhabitations ouvrières. Le numéro de juillet\nnous commente une application originale de\nla brique et de la terra-cotta : c est un banc\ndécoratif que le sculpteur hollandais W.\nBrouwer a édifié à Leiden.\n« L'AMOUR DE L'ART » est une nou-\nvelle revue française paraissant sous la direc-\ntion de M. Louis Vauxcelles avec ce pro-\ngramme : « Un tel titre est une directive,\nmieux : un idéal. Nos efforts désintéressés\nviseront à le poursuivre, sinon à y atteindre.\nNotre programme : Défense et illustration\ndes arts indépendants français, tant plasti-\nques qu'appliqués, du lyrisme littéraire et\nmusical. » Le numéro 1 du mois de mai re-\nproduit de beaux « Tissus imprimés » de\nDufy Dufrène, P. Vera, Mare.\nNous trouvons dans le numéro de juin une\nétude de L. Vauxcelles sur « les tapis de\nPierre Bracquemond ».\n« HET HUIS OUD EN NIEUW », la lu-\nxueuse revue hollandaise dont l'architecte\nEd. Cuypers assure l'édition, vient, après\nplusieurs années d'interruption, de réappa-\nraître. Ce premier numéro est tout entier\nconsacré à l'imjportant édifice que la Société\nd'assurances « Dordrecht » vient d'édifier en\ncette ville. Ce n'est certes pas une des œu-\nvres transcendantes de l architecture hollan-\ndaise. Mais la logique constructive et les so-\nlides qualités de cette œuvre anonyme nous\nprouvent une fois de plus que l'art de con-\nstruire est arrivé chez nos voisins du Nord à\nun stade bien avancé. Trente-deux clichés\nimprimés sur de l'épais papier couché illus-\ntrent cette étude. 11 faut croire que le papier\nn'est pas cher en Hollande!"}]}, {"article_id": "bm-bmtnaac-1920-05-01-c017", "article_bluemountain": "bmtnaac_1920-05_01#c017", "volume": "bmtnaac_1920-05_01", "ocr_source": "OCR Blue Mountain (ALTO), transcription TEI : lignes lb/@facs", "texte_sans_correction": true, "page_debut": "240", "page_fin": "240", "image_debut": 26, "image_fin": 26, "pages_selon": "pagination imprimée relevée dans le METS Blue Mountain (ORDERLABEL) ; [n] = page sans folio restituée", "url_article": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192005-01.2.9", "titre_corps": "AVIS IMPORTANT", "titre_sommaire": "AVIS IMPORTANT", "signature_source": "", "controle": "bornes données par la structure logique METS/ALTO de Blue Mountain (blocs ALTO de chaque constituant)", "pages": [{"page_pdf": 26, "page_imprimee": "240", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192005-01.1.26", "debut_caractere": 2887, "fin_caractere_exclue": 3882, "texte": "AVIS IMPORTANT\nDes retards successifs ont fait en sorte que\nle présent numéro de « La Cité », qui est\ndaté du mois de mai, n'a pu sortir de presse\navant fin août. Afin de rattraper ce retard, le\nprochain numéro couvrira la période de juin\nà septembre. Ce fascicule ne comptera néan-\nmoins que pour un seul numéro. De la sorte,\nni nos abonnés, ni nos annonciers ne subiront\naucun dommage.\nLa première année de « La Cité » com-\nmencée en juillet 1919 se terminera donc en\nseptembre 1920.\nNous avons pris des mesures pour qu à\npartir du numéro 1 de la deuxième année,\nqui sortira de presse en octobre prochain, la\npériodicité de la Revue soit régulière.\nNous espérons que nos lecteurs se rendent\ncompte des difficultés considérables, princi-\npalement d'ordre matériel, auxquelles 1 édi-\ntion d'une revue a, de nos jours, à faire face.\nCe n'est qu'au prix des plus grands sacri-\nfices que « La Cité » peut continuer à paraî-\ntre, alors que la plupart des revues d art ont\ndû cesser leur publication."}]}, {"article_id": "bm-bmtnaac-1920-05-01-c018", "article_bluemountain": "bmtnaac_1920-05_01#c018", "volume": "bmtnaac_1920-05_01", "ocr_source": "OCR Blue Mountain (ALTO), transcription TEI : lignes lb/@facs", "texte_sans_correction": true, "page_debut": "couv. 2", "page_fin": "couv. 2", "image_debut": 2, "image_fin": 2, "pages_selon": "pagination imprimée relevée dans le METS Blue Mountain (ORDERLABEL) ; [n] = page sans folio restituée", "url_article": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192005-01.2.10", "titre_corps": "[Publicité]", "titre_sommaire": "[Publicité]", "signature_source": "", "controle": "bornes données par la structure logique METS/ALTO de Blue Mountain (blocs ALTO de chaque constituant)", "pages": [{"page_pdf": 2, "page_imprimee": "couv. 2", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192005-01.1.2", "debut_caractere": 1105, "fin_caractere_exclue": 1199, "texte": "ROULON BTC« Â VIÔE\nCOMSTRUCTIOOS EÇOMQALIPUES\n//\nEN\n/\nA\n/\n/\n/\n/\n/\n/»\n£\n/\n/\n2\nSs<\nI\nr\n•I\nPI\nL\n3"}]}, {"article_id": "bm-bmtnaac-1920-05-01-c019", "article_bluemountain": "bmtnaac_1920-05_01#c019", "volume": "bmtnaac_1920-05_01", "ocr_source": "OCR Blue Mountain (ALTO), transcription TEI : lignes lb/@facs", "texte_sans_correction": true, "page_debut": "couv. 3", "page_fin": "couv. 3", "image_debut": 27, "image_fin": 27, "pages_selon": "pagination imprimée relevée dans le METS Blue Mountain (ORDERLABEL) ; [n] = page sans folio restituée", "url_article": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192005-01.2.11", "titre_corps": "[Publicité]", "titre_sommaire": "[Publicité]", "signature_source": "", "controle": "bornes données par la structure logique METS/ALTO de Blue Mountain (blocs ALTO de chaque constituant)", "pages": [{"page_pdf": 27, "page_imprimee": "couv. 3", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192005-01.1.27", "debut_caractere": 0, "fin_caractere_exclue": 525, "texte": "Camp. Belge de l'Acétylène\nTéléjr. : M Rll ï|T Nf Tiléphom\nACETYLEIE AA* B, fiT4î\n89, rue Vanden Boogaerde\nBRUXELLES\nApplications Générales de l'Acétylène\nEclairage par incandescence\nBecs depuis 7 litres 25 bou«i.s\nChalumeaux oxy-acétyléniques\nde grande puissance pour projections\nGÉNÉRATEURS FIXES ET TRANSPORTABLES\nLampes de Chantiers\nLampes et fers à souder à l'acétylène\nINSTALLATIONS COMPLÈTES DE LABORATOIRES\nInstallation de soudure autogèm «t découpage\nCARBURE DE CALCIUM, GROS ET DEMI-GROS\nOxygène acétylène dissous 8"}]}, {"article_id": "bm-bmtnaac-1920-05-01-c020", "article_bluemountain": "bmtnaac_1920-05_01#c020", "volume": "bmtnaac_1920-05_01", "ocr_source": "OCR Blue Mountain (ALTO), transcription TEI : lignes lb/@facs", "texte_sans_correction": true, "page_debut": "couv. 3", "page_fin": "couv. 3", "image_debut": 27, "image_fin": 27, "pages_selon": "pagination imprimée relevée dans le METS Blue Mountain (ORDERLABEL) ; [n] = page sans folio restituée", "url_article": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192005-01.2.12", "titre_corps": "[Publicité]", "titre_sommaire": "[Publicité]", "signature_source": "", "controle": "bornes données par la structure logique METS/ALTO de Blue Mountain (blocs ALTO de chaque constituant)", "pages": [{"page_pdf": 27, "page_imprimee": "couv. 3", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192005-01.1.27", "debut_caractere": 527, "fin_caractere_exclue": 911, "texte": "SOCIETE ANONYME\n< BOIS, CIMENT, MATERIAUX »\nV\n«\nAne\" firme Nicolas Josson\nMaison fondée en 1809\n43, QUAI AU FOIN, 43 BRUXELLES\n(dcrriàîe Je Tkiâtre Flamand)\n\\ Succursale :\nETTERBEEK, 90, rue du Général-Leman\nMaiaon principal* : Br. 3364\nSttccuroaU « Br. 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BOEL 4 Zonen\nà T amise\n\\\nAdresse télégr. : BOELWERF Tamise\nTéléphone Tamise 10"}]}, {"article_id": "bm-bmtnaac-1920-05-01-c022", "article_bluemountain": "bmtnaac_1920-05_01#c022", "volume": "bmtnaac_1920-05_01", "ocr_source": "OCR Blue Mountain (ALTO), transcription TEI : lignes lb/@facs", "texte_sans_correction": true, "page_debut": "couv. 4", "page_fin": "couv. 4", "image_debut": 28, "image_fin": 28, "pages_selon": "pagination imprimée relevée dans le METS Blue Mountain (ORDERLABEL) ; [n] = page sans folio restituée", "url_article": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192005-01.2.14", "titre_corps": "[Publicité]", "titre_sommaire": "[Publicité]", "signature_source": "", "controle": "bornes données par la structure logique METS/ALTO de Blue Mountain (blocs ALTO de chaque constituant)", "pages": [{"page_pdf": 28, "page_imprimee": "couv. 4", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192005-01.1.28", "debut_caractere": 0, "fin_caractere_exclue": 164, "texte": "/ . - \" ~ V't- ' . 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Verwilghe», Ingénieur Urbaniste\n(Bruxelles), Secrétaire de la Rédaction.\nLes Rédacteurs êt Collaborateurs sont seuls responsables de leurs articles. - 11 sera rem «H\ncompte daas < la Cité > de tout ouvrage dont deux exemplaires se rem t enveyés à la Ktvsa\nPour la rédaction, l'administration et les demandes d'abonnement, s'adresser au Siège de\nla Revue : 10, Place Loix, St-Gilies-Bruxelles.\nPour la vente au numéro, s'adresser exclusivement aux libraires. Dépôt prineipal :\nLibrairie Lamertin, 58-6?, Coudenberg, Bruxelles.\nABONNEMENT : 10 fr.; Etranger, 12 francs; le numéro, U» frase.\nLes abonnements peuvent se prendre en versant la somme de 10 francs au crédit du\nCompte-chèques-postaux : n* 16621 (Revue : La Cité).\n\nROULON BTC« Â VIÔE\nCOMSTRUCTIOOS EÇOMQALIPUES\n//\nEN\n/\nA\n/\n/\n/\n/\n/\n/»\n£\n/\n/\n2\nSs<\nI\nr\n•I\nPI\nL\n3"}, {"page_pdf": 3, "page_imprimee": "217", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192005-01.1.3", "texte": "REVUE MENSUELLE BELGE\nLA CITÉ\nURBANISME ® ARCHITECTURE 0 ART PUBLIC\nRECONSTRUCTION\nDES RÉGIONS DÉVASTÉES\niiiiiiiiiiiiaaiiiiiiißiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiaiiiiiiii>iiiia>iii»i>aiaii>iiiiiaiaiiiiaii\nlre ANNÉE : : NUMÉRO 11\n■ ■\nm m\nLA CITÉ\n■ ■GtailfeßMßßHini\nMAI 1920 S\n■\n\nVictor HORTA\n\nAu moment où le problème de îa reconstruction de la Belgique entre\ndans le domaine de la réalisation, il semble intéressant de retracer la carrière\nd un de nos « maîtres » de l'art, de bâtir de qui nous pouvons attendre de\nnouveaux chefs-d'œuvre.\nSon œuvre est connue : vaste, significative. Elève de Balat, il s'en inspira,\nil étudia le merveilleux trésor architectural du passé grec et latin. Chez les\ngothiques il puisa son amour de la raison et de la logique. Il débuta, je crois,\npar cette exquise maison de M. Tassel, rue de Turin, qui est un chef-d'œu-\nvre. D emblée il s'affirmait un maître rapidement salué par l'étranger; comme\ntel il est aujourd'hui le chef de toute une école de jeunes, résolus à marcher\nsur ses traces,\nHorta rejeta le vieux plan ennuyeux et banal que l architecture domes-\ntique avait imposé en Belgique. 11 étudia et adapta le plan, la maison à l'indi-\nvidu, à la nature. 1! voulut d'abord connaître la profession, les habitudes, les\nmanies de celui qui veut bâtir. 11 voulut que la maison fût un cadre conforta-\nble, logique et beau, adapté à la vie de tous les jours, des jours exceptionnels,\ndes jours autres. Plus de banales pièces sans air, ni lumière, où la cheminée\nRenaissance flamande attend vainement des bûchers moyenâgeux; plus de\ntemples ni de prisons froides en guise d'habitation. Une maison de lumière et\nde joie, saine et belle. Et, en plus de tout cela, Horta avait trouvé une ligne\nnouvelle. Sa maison semblait comme sortir naturellement de terre telle une\nfleur bizarre et ample. Les saillies des bretèches ou des bow-window ne brus-\nquaient pas, par un détachement violent du nu de la façade, mais naissaient\nsoit d'une bande, soit d'une esquisse d ornement. La construction toute entière\ns'élevait vers le ciel logiquement, sans lourdeur. Si vous pénétriez à l'intérieur\ndu bâtiment, vous voyiez que F artiste n'avait rien négligé, Il avait tout des-"}, {"page_pdf": 4, "page_imprimee": "218", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192005-01.1.4", "texte": "LA CITÉ\nMAI 1920\n■ ■■■■■■■itiaatieaia\n\nsine, tout prévu, tout étudié. L'œuvre (immeuble, meubles, acccessoires) for-\nmait un ensemble d une harmonie neuve. Neuve, car F architecte avait créé.\n11 ne possédait pas dans ses cartons des pièces détachables « en série » de\nbalcons, de corniches, de portes et de fenêtres. Il ne composait pas comme\ncomposent !es gosses avec leurs « jeux de construction ». Il œuvrait en con-\nscience et s affirmait personnel et original. Il rejetait les vieux trucs redouta-\nbles et puérils où trop souvent, conduit le métier, et résolument exposait ses\nidées. L .es matériaux employés doivent être apparents. Plus de façade pein-\nturluree, plus de faux romain. Nous sommes à l âge du fer : employons-le.\nDès 1 ors, il put construire une bonne douzaine d hôtels privés qui res-\ntent encore aujourd'hui charmants de jeunesse, de hardiesse d'exécution et\nd originalité, l'hôtel de M. Solvay, celui de M. Hallet (avenue Louise), de\nM. Frison (rue Lebeau), etc.\nPuis ce furent les magasins de l'lnnovation, entre autres, et la Maison du\nPeuple, et une quantité d'autres constructions plus habiles et plus belles les\nunes que les autres. Résolument, il avait rejeté la servitude du passé, qu il\nconnaissait, qu il aimait et dont il avait le courage de se séparer pour être de\nson époque, de sa race, et créer et laisser une œuvre de son temps et non des\nrestaurations, des imitations, des traductions d'autres siècles.\nIl y a toujours des admirateurs du pastiche.\nDe nos jours, tandis que l'aéroplane traverse l'Atlantique, des gens font\nbâtir des maisons Louis XVI. Que diront de notre architecture nos descen-\ndants? Ne sommes-nous donc pas capables de trouver autour de nous des\nformes nouvelles? Et 1 auto, le canot à moteur, l'hélice, le dirigeable, ne sont-\nils pas des exemples où l'art prendront des sujets paroxystes? Serons-nous con-\ndamnés à voir toujours des lampes électriques, surmonter de fausses bougies;\nvivrons-nous éternellement dans le chiqué, le toc et le simili? Les novateurs\nsont écrasés par la foule des copieurs, des imitateurs. Pour un Hankar, pour\nun Horta, pour un Vandevelde, que d'entrepreneurs! Car il y a les entrepre-\nneurs qui bâtissent à la grosse, qui font tout ce que vous voulez, pêle-mêle,\nle boudoir japonais, la tour chinoise, la salle à manger Renaissance, le garage\nEmpire, à forfait et au pas accéléré. Et en avant le carton-pâte, le plâtre, les\nplacages, les bicoques, que quelques années rendent ruines?\nProfesseur, Horta enseigna la raison. L'usage académique n'admettant\nque l'éternelle copie plagiaire de l'antique ou plutôt du faux antique, du\nVignole revu et mal corrigé, de la servile imitation, le professeur moderne\nimposa une étude logique des formes et des masses constructives. Horta veut\nvoir î architecte préoccupé de son plan, avant de songer à soigner une ligne\nqui donnera en façade un riche effet. Il veut que tout soit logiquement com-\nposé et étudié. A 1 esquisse ira sa préférence, son soin; aux études, aux\nrecherches il accordera sa patience et son travail, quitte si cela est nécessaire,\nà négliger un peu le rendu, Complaisamment attiré par un dessin supérieur,\nbien fait, propre, par une aquarelle ou un lavis, rehaussé de couleurs vives,"}, {"page_pdf": 5, "page_imprimee": "219", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192005-01.1.5", "texte": "LA CITÉ\nMAI 1920\n\nsurchargé de l'éclat de teintes ou de reflets d'or, d'argent, de pourpre, l'ama-\nteur, le critique, le public est trompé. 11 faut obliger l'analyse et préférer le\nsolide au brillant. 11 faut que les épures soient d'abord vraies, réalisables et\nétudiées, elles seront belles ensuite, si vous voulez. Je sais l'effet produit par\nun dessin net, joliment exécuté; mais je sais la t eauté d'une œuvre harmo-\nnieuse, par ce qu'elle contient en elle et non seulement par la qualité du papier\nou l'habileté de l'exécutant. Il semble que voilà des théories certaines. Hélas!\nil s'agit plus que jamais de les prêcher, et le maître Horta sait combien les\nvérités sont lentes.\nAvec le temps, l'artiste avait encore gagné en simplicité et en beauté.\nSes fougueuses lignes du début, calmes maintenant, chantaient la sérénité et\nla sagesse. Et nous eûmes cette admirable maison Wolfers, grande, unie, et\ncouronnée si magistralement par cette galerie de pierre aux colonnes puis-\nsantes. Jamais l'évolution d'un artiste n a été aussi rapide, ni aussi caracté-\nristique. D emblée pourtant, Horta était arrivé à donner sa mesure. T oute\nconception était marquée de sa forte personnalité, il a renouvelé l'art du\nvitrail, de la ferronnerie, de la décoration. L'lnnovation, le vaste magasin\nde la rue Neuve, est un modèle de clarté, d élégance solide et sobre. Et déjà\nquelle simplicité dans quelques pièces de menuiseries, par exemple, mais quel\nfini dans le détail. Certes, Horta a absorbé les substantielles nourritures des\nEgyptiens et des Gothiques. Et c'est tant mieux. Plus humain que les Grecs,\nn'ayant pas seulement exprimé le bonheur et la beauté, Egyptiens et Gothi-\nques ont chanté la douleur et les vices des hommes. Leurs architectures sont\nprès de nous, elles sont faites pour notre race; l'architecture grecque c'est le\ntemple des Dieux. L'influence de ces maîtres du bâtiment est visible dans\nmaintes œuvres de Victor Horta. Mais comme l'artiste a su interpréter ses\nconnaissances et les idées du passé. En ses mains, tout prend une tournure\nnouvelle, une forme pleine.\nExilé en Amérique durant la grande guerre, le Maître est revenu pro-\nfesser à F Ecole supérieure d'architecture d'Anvers. Son projet de réorganisa-\ntion de l'Académie royale des Beaux-Arts de Bruxelles n'est pas encore réa-\nlisé. Le Conseil communal de Bruxelles pourrait l'examiner sans écouter la\ncabale et les jaloux. Il est nécessaire, il est logique, il simposera.\n\nCharles CONRARDY."}, {"page_pdf": 6, "page_imprimee": "220", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192005-01.1.6", "texte": "LA CITÉ\nMAI 1920\n\nLe Problème Foncier\nSon influence sur l'Habitat ouvrier\n\nRapport inLroduciif présenté à la Conférence nationale de l'Habitation à bon marché.\n(Bruxelles, avril 1920),\nL'insalubrité de l'habitat ouvrier dans les villes ne résulte pas tant de la\ndéfectuosité des constructions proprement dites, que de l'accumulation des\nlogements et de leur surpopulation.\nTransportées à la campagne, au milieu des champs et de la verdure, les\nhabitations urbaines seraient en général supérieures, au point de vue de\n1 hygiène, à la chaumière de l'ouvrier agricole.\nCe qui fait leur insalubrité c'est le fait qu'en ville :\n1 ° Les logements s'accumulent et se superposent les uns au-dessus des\nautres de manière à empêcher le renouvellement de l'air et l'accès de la\nlumière ;\n2 Que les populations urbaines doivent s'y entasser au point qu'il n'est\npas rare de voir des familles nombreuses ne disposer que d'une seule cham-\nbre et que l'on rencontre même des logements d'une seule pièce occupés par\nplusieurs familles.\nAussi n est-il guère étonnant, qu'après avoir étudié les causes sociales de\nla tuberculose, M. Lucien Graux soit amené à conclure que « c'est l'agglomé-\nration qui provoque le nombre de décès dus à la tuberculose et non 1 impor-\ntance dé la ville ». On pourrait en dire autant de toutes les plaies sociales.\nQuelle est la cause de cette accumulation et de cette superpopulation des\nlogements ouvriers dans les villes? C'est évidemment le taux élevé et toujours\ncroissant des loyers, taux qui résulte lui-même du prix élevé des im^meubles.\nOr ce prix ne peut résulter du coût de la construction : celle-ci n'était pas\n(avant ia guerre) beaucoup plus coûteuse en ville qu'à la campagne et avait,\nde toute façon, une tendance à diminuer par suite des progrès de la technique\net de 1 emploi des matériaux nouveaux.\nLa cherté du logement ouvrier dans les villes résulte donc toute entière\ndu prix élevé du sol.\nOn 1 avait déjà affirmé au Congrès des Habitations ouvrières qui s'est\ntenu à Bruxelles avant la guerre : « La question des habitations ouvrières est\nune question de terrains a bâtir ». Nous dirons d une façon plus complète :\n« Le problème de l'habitat ouvrier dans les grandes villes se ramène au pro-\nblème de la propriété foncière urbaine. »\nLe phénomène de la concentration urbaine est récent.\nAu moyen âge, même dans les villes les plus importantes, chaque famille\na de laies exceptions près avait la jouissance d une maison entière et"}, {"page_pdf": 7, "page_imprimee": "221", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192005-01.1.7", "texte": "LA CITÉ\nMAI 1920\n\nd'un jardin. Nos villes belges Bruxelles, Gand et d'autres ont conservé\nun grand nombre de ces modestes demeures qui restent des modèles fort inté-\nressants et trop peu considérés d'habitations ouvrières.\nCette situation favorable s'était en grande partie maintenue jusque fort\ntard, dans le XIXe siècle, malgré que les villes aient été encerclées à l'époque\nde la renaissance par d importants travaux militaires et que plus tard lindus-\ntrie manufacturière favorisa la concentration urbaine. Malgré tout, la maison\nfamiliale était restée la règle générale, la maison collective, F exception.\nJusqu'à ce qu'un régime foncier nouveau s'établit, qui entraîna une\naugmentation constante du prix du sol urbain, la hausse des loyers, qui en fut\nla conséquence, atteignit bien vite le maximum de ce qu'un ménage ouvrier\npeut consacrer à un logement, si misérable qu'il soit. Une hausse ultérieure\nentraîna inévitablement leur concentration. Les habitations édifiées sur une\nsuperficie de terrain donnée se multiplièrent. D'abord en surface : les espaces\nlibres, cours et jardins firent place à de nouvelles maisons. C'est l'origine des\narrière-bâtisses, des bataillons carrés, des sombres impasses qui existent en si\ngrand nombre dans nos villes.\nLa valeur du sol urbain augmentant toujours, ce qu'un logement ouvrier\npeut rapporter, devint insuffisant pour « renter » le prix du terrain qu'il\nrecouvre. 11 fallut superposer les logements les uns au-dessus des autres. Il y en\neut d'abord deux, puis trois, puis quatre, enfin l'on se mit à construire ces\nvastes immeubles, que l'on rencontre surtout à 1 étranger, et dans lesquels\n5 ou 6 familles et même davantage logent les unes au-dessus des autres.\nC est ainsi que dans la plupart des villes la maison familiale a fait place\nà la maison collective, à la « maison caserne ». Certes l'on peut s efforcer,\nlors de la construction d'édifices de ce genre, de diminuer les inconvénients\nqu ils présentent au point de vue de l'hygiène et de la salubrité publique.\n11 n'en reste pas moins vrai que l'apparition du logement collectif dans\nune ville dénote une crise grave du logement ouvrier, et que, loin de résoudre\ncette crise par la construction d'habitations de cette nature, on ne fait que\nhâter une évolution dont les conséquences seront des plus néfastes pour I hy-\ngiène et la santé publique.\nComment un régime foncier, dont les conséquences sont aussi désas-\ntreuses, a-t-il pu s'établir? Pour s'en rendre parfaitement compte, il faudrait\nétudier dans tous ses détails le problème infiniment complexe de la plus-value\nurbaine dans nos villes. Contentons-nous ici de retracer la marche générale\ndu phénomène.\nC est vers la fin du XIXe siècle que, par suite d'un afflux brusque de la\npopulation rurale, il se produisit dans un grand nombre de villes une pénurie\nintense de logements; par suite une demande de maisons nouvelles et, en\ndernière analyse, de terrains pour les y bâtir.\nLes transactions en matière de terrains à bâtir avaient été jusqu'alors"}, {"page_pdf": 8, "page_imprimee": "222", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192005-01.1.8", "texte": "LA CITÉ\nMAI 1920\n\nrelativement rares. Autour de nos villes il y avait à cette époque une véritable\nceinture de parcs et de jardins, appartenant aux habitants même de la ville.\nCeux-ci étaient attachés a ce sol qui leur procurait de nobles jouissances et\nque le plus souvent ils cultivaient de leurs propres mains.\nL offre était donc très limitée; il s'en suivit une hausse des prix offerts\npar ceux qui étaient en quête d'un terrain à bâtir. Le demande devenant tou-\njours croissante et l'offre plus réduite par suite des ventes déjà réalisées, les\npiix haussèrent bientôt dans une mesure telle que certains propriétaires firent\ndes bénéfices considérables pour 1 époque et tout à tait inattendus. Piqués au\njeu, ils en arrivèrent à augmenter encore leurs exigences, refusant de vendre,\nnon plus, cette fois, parce que le prix offert n'était pas, à leurs yeux, une\ncompensation suffisante au sacrifice qu ils allaient s'imposer, mais uniquement\ndans le but d'augmenter leur gain.\nMais les propriétaires primitifs ne furent pas seuls à constater les avan-\ntages de ce genre d'opérations et la facilité avec laquelle on pouvait de la\nsorte réaliser des bénéfices considérables, sans répenser aucune énergie ni\nactivité quelconque.\nD autres devinrent désireux de profiter de cet état de choses et, croyant"}, {"page_pdf": 9, "page_imprimee": "223", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192005-01.1.9", "texte": "LA CITÉ\nMAI 1920\n\nà une hausse nouvelle et prochaine du prix des terrains environnant les grandes\nvilles, ils en achetèrent des parcelles, non plus dans le but d'y construire\nquelqu'édifice, encore moins de les utiliser pour leur agrément ou comme\nchamp de culture, mais avec la seule intention de les revendre dans un avenir\nplus ou moins éloigné, à un prix supérieur au prix d'achat,\nC'est là un nouveau genre de transaction, qui substitue à la valeur effec-\ntive du sol, sa valeur spéculative. Son apparition marque un tournant dans\nl'histoire économique de nos villes; elle ouvre une ère durant laquelle tous les\nintérêts de l'habitat urbain seront sacrifiés à la chasse aux bénéfices de quel-\nques spéculateurs et à la rapacité des propriétaires.\nA partir de ce jour le sol qui environne nos grandes villes a cessé d'être\nréservé à 1 habitat ou à l'agriculture pour devenir un objet de commerce.\nLes conséquences en furent d'autant plus graves que le sol urbain ne peut\nêtre comparé, au point de vue commercial, à la plupart des autres marchan-\ndises. De par la configuration même de nos villes, par la rareté des moyens de\ntransport, seul un nombre limité de terrains se prête à la bâtisse. 11 en résulte\nque des propriétaires en nombre restreint se trouvent être maîtres absolus du\nmarché des terrains à bâtir et que, dès lors, ils pourront se refuser à toute\nvente aussi longtemps que le prix offert n'atteindra pas le maximum de ce\nqu un habitant de la ville, en quête de logement, pourra débourser. Etat de\nchoses semblable à celui qui existe à présent, et d'une façon passagère pour\nune série de produits dont, par suite de la désorganisation momentanée du\nmarché mondial, la quantité disponible est limitée. L'on peut dire qu'en tout\ntemps existe pour le marché des terrains à bâtir une situation commerciale\nanalogue à celle que créerait un véritable « monopole ».\nCette espèce de monopole crée autour de toutes nos grandes villes une\nceinture de terrains qui restent soustraits à la bâtisse aussi longtemps que leur\nprix n'atteint pas le taux que les propriétaires leur assignent. Ces terrains\nforment une zone étroite, qui encercle nos villes et empêche leur expansion\nnormale. Ils constituent, pour la bâtisse, une barrière beaucoup plus difficile\nà franchir que ne l'étaient les enceintes fortifiées des villes du moyen âge.\nC est à la faveur de cette situation écononomique que la spéculation en\nterrains à bâtir a pu exercer 1 influence néfaste qu elle a de nos jours. La\nspéculation normale, dont nous avons parlé plus haut, davantage encore la\nspéculation malsaine ou l'agiotage, qui se manifeste à chaque période d'essor\nurbain, contribuent à relever dans une forte mesure le prix du sol de nos\nvilles.\nPour rendre la chose sensible, nous ne saurions mieux faire que de rap-\npeler ici ce qui s est passé en Allemagne après la guerre de 1870. La grande\nprospérité dont la victoire avait été l'aurore amena un développement rapide\ndes villes et tout particulièrement de Berlin. Pour faire face à cet afflux de\npopulation, d immenses espaces de terrains furent livrés à la bâtisse. Les pou-\nvoirs publics ne poursuivant qu un vain étalage de faste et de fausse grandeur,\ny tracèrent de larges artères, de coûteux boulevards. Ces dépenses devant"}, {"page_pdf": 10, "page_imprimee": "224", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192005-01.1.10", "texte": "LA CITÉ\nMAI 1920\n\nêtre supportées par les propriétaires riverains entraînèrent une augmentation\nau prix des terrains à bâtir et par suite la construction d'immeubles à étages\net à logements multiples. Ce nouveau type d'habitation permettant une utili-\nsation plus intensive du sol favorisa, à son tour, la hausse du prix des terrains\nà bâtir. Les bénéfices réalisés par certains propriétaires attisèrent la soif des\nautres. Tout le monde voulant avoir sa part des bénéfices, les terrains à bâtir\ndevinrent un objet de commerce qui donna lieu à des spéculations insensées.\n« L emballement, dit V. Fallon, dans l'étude remarquable qu'il a consacrée\nà ces questions, fut te! que des artisans, des employés, des boutiquiers\njouaient sur les terrains comme on joue sur des valeurs de Bourse ». On cite\ndes terrains qui furent vendus cinq fois en une heure avec une différence de\ni 6.000 à 20,000 Mk. entre la première et la dernière transaction. D autres\npassaient par dix et quinze mains avant d être bâtis. Des sociétés immobi-\nlières se fondèrent en grand nombre et distribuèrent des dividendes fabu-\nleux. Des espaces immenses furent mis en valeur. On a calculé que les con-\nstructions prévues par la spéculation au cours des années 1870-75 dans les\nen\\ iî ons de Berlin auraient suffi a abriter une population de neuf millions\nd habitants. L'exagération était manifeste; une crise était inévitable. Mais\nlorsqu elle se produisit le mal était fait. D immenses espaces étaient couverts\nde bâtisses colossales où, pour compenser le prix élevé du sol, les logements\ns'accumulent, se resserrent, se superposent. Un type nouveau d'habitation\nétait introduit dont dorénavant la population urbaine de 1 Allemagne allait\ndevoir se contenter, 11 dresse des façades somptueuses au luxe desquelles le\nvisiteur d un jour se laisse prendre. Mais pour ceux qui connaissent les misères\nqui se cachent derrière ces écrans, c est là un état de choses contre lequel on\nne saurait trop se prémunir.\nLon conçoit que des manifestations aussi évidentes des conséquences\nnéfastes de la plus-value urbaine n'aient pu se produire sans qu'on se soit\nefforcé de réagir contre les causes mêmes du ma!.\nDes ligues, qui comprenaient des hommes de toutes opinions et de tous les\npartis, se formèrent, peu d'années avant la guerre, dans la plupart des pays\nanglo-saxons et germains dans le but d amener une reforme de la propriété\nfoncière et de tempérer les conséquences néfastes d'un droit illimité de la\npropriété.\nqui prirent la direction de ce mouvement se souvinrent tout natu-\nrellement des théories des Physiorates et des aspirations communistes de\nOwen et de Fourrier. Ils reprirent pour une bonne part les arguments des éco-\nnomistes anglais et tout particulièrement de Henry Georges.\nA leur suite ils s'efforcèrent de prouver au public que les plus-values du\nsol, principalement du sol urbain, étaient 1 œuvre de la collectivité. Que, dès\nlors, elles étaient, suivant îe mot de i>tuart Mill, « imméritées pour les pro-\npriétaires privés et revenaient de droit a ceux qui en étaient îes auteurs."}, {"page_pdf": 11, "page_imprimee": "225", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192005-01.1.11", "texte": "LA CITÉ\nMAI 1920\n\nParmi les moyens qu'ils proposèrent en vue d'assurer à l'Etat ou à la\ncommune le bénéfice de ces plus-values, il faut signaler principalement :\ni° L impôt sur la plus-value du sol, impôt qui constitue en quelque sorte\nune expropriation plus ou moins intégrale des plus-values à venir;\n2e Un impôt sur la valeur réelle du sol, valeur réelle qui, aux abords\nde nos grandes villes, dépasse évidemment, dans une très forte mesure, la\nvaleur locative des immeubles. C est là un deuxième pas vers l'expropriation\ndu sol;\n3° Enfin, les ligues en faveur de la réforme agraire prônaient\nla municipalisation du sol; municipalisation que d'aucuns voulaient voir assu-\nrée par une politique d'achats pratiquée par l'Etat ou les communes, alors que\nd autres allaient jusqu'à réclamer l'expropriation des propriétés privées,\nmoyennant une indemnisation plus ou moins intégrale.\nJ'estime qu il ne nous appartient pas ici de prendre parti dans une ques-\ntion de principe très controversée, encore moins d'examiner le bien fondé des\nthéories philosophiques et sociales sur les lesquelles les partisans d une réforme\nagraire se sont basés pour légitimer leur campagne. Quelles que soient nos\nopinions personnelles, il ne nous appartient pas d associer au succès d'une\nquelconque de ces doctrines la cause du logement ouvrier.\nPoint n'est besoin d'ailleurs, pour ceux qui s'occupent de l'amélioration de\nl'habitat populaire, de légitimer par des questions de principe les réformes\nqu'ils proposent. Se plaçant sur le terrain des réalisations concrètes et immé-\ndiates, il leur suffira de démontrer les conséquences néfastes pour le logement\npopuplaire de la plus-value urbaine, du régime de la propriété individuelle du\nsol urbain, pour être en droit de réclamer les réformes qui rentrent dans le\ncadre de notre législation.\nC'est en se plaçant à ce point de vue pratique, qui est celui des urbanistes,\nque nous réclamons, de tous ceux qui s'occupent en Belgique de l'amélioration\ndu logement ouvrier, un examen attentif du problème foncier.\nSi, en effet, le phénomène de la plus-value urbaine n'a pas eu jusqu à\nprésent en Belgique les conséquences néfastes que nous découvrons à l étran-\nger, il serait dangereux cependant d'en nier l'importance.\nDéj à, avant la guerre, la spéculation en terrains à bâtir avait pris une\nextension considérable. Il suffit de rappeler ce qui s est passé à Anvers lors\nde 1' annonce du démantèlement de la ville pour se rendre compte que chez\nnous aussi on n était plus à l'abri des conséquences néfastes de la spéculation\nen terrains à bâtir.\n11 serait facile d'ailleurs de démontrer, par des photographies prises à\nBruxelles, par exemple, que notre habitat subissait, peu d'années avant la\nguerre, une transformation profonde. La maison collective, les soi-disant\nappartements français, inconnus jusqu'alors, firent leur apparition. Ceux qui\nont étudié le mécanisme de la ve urbaine connaissent la gravité d'une pareille\nmanifestation et les transformations profondes qu'elle entraîne.\nQuelle sera la situation dans un avenir prochain? L'on sait combien intense"}, {"page_pdf": 12, "page_imprimee": "226", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192005-01.1.12", "texte": "■■■■■naaaaaaangii\nLA CITÉ\nI WÊ WM MB flfll SB MB flt ÊÊÊ SHB StÊ M tt Mi flfli M am\nMAI 1920\n\nest la pénurie de logements dans nos villes. Cette pénurie ne fera que s'accroî-\ntre aussi longtemps que la cherté des matériaux et de la main-d'œuvre rendent\ntoute construction impossible. Nous sommes convaincus pour notre part qu il\nen résultera dans quelques années une situation du marché foncier sans pré-\ncèdent chez nous et contre laquelle nous avons, dans l'intérêt du logement\nouvrier, à nous prémunir.\n11 faut s attendre, en effet, à ce que tout à coup la construction d habita-\ntions reprenne avec une intensité formidable, soit que le prix des matériaux ait\nbaissé, soit hypothèse bien plus vraisemblable que la valeur de l'argent\nse soit définitivement stabilisée sur une base nouvelle.\nLe commerce des terrains à bâtir qui passe actuellement par une crise\nva connaître une prospérité inconnue jusqu'alors dans notre pays. Un «boom»\nva se produire qui pourrait être aussi exagéré que celui qui s'est déclanché en\nAllemagne après la guerre de 1870 et dont nous avons rappelé les consé-\nquences néfastes et malheureusement permanentes pour l'habitat populaire.\nVa-t-on laisser chez nous la crise se dénouer avec les mêmes consé-\nquences?\n11 faut certes espérer que non. ÎVlais quels sont les remèdes à pareille\nsituation? Nous croyons que l'expérience de l'étranger les indique clairement.\nNous nous contenterons d énumérer ici, sous forme de conclusions à notre\nrapport, les réformes que nous considérons comme essentielles.\nCONCLUSIONS\nI\nAdoption par les pouvoirs publics d une politique foncière ayant en vue\nl'amélioration de l'habitat populaire. Cette politique devrait comporter essen-\ntiellement :\nI L achat autour de nos villes, principalement des grandes villes, de\nvastes espaces de terrains. Ces terrains devront être situés en dehors de la\nville, loin des moyens de communication existants, de manière que leur prix\nd achat soit réduit et qu on puisse les aménager dans des conditions favorables\nà la construction d habitations économiques.\nII importe de signaler que cette politique d achat n a rien de commun\navec la politique foncière pratiquée actuellement par certaines communes.\nCelles-ci achètent des terrains dans le but de les revendre plus tard avec béné-\nfice. Elles agissent de ce fait comme le font la plupart des propriétaires pri-\nvés. Cette façon d agir peut être avantageuse pour les finances communales;\nelle n a pas pour but 1 amélioration du logement ouvrier et peut lui être très\nnuisible,\nLa question se pose de savoir si la politique d achat que nous prônons\ndevrait se pratiquer par la commune, FEtat ou un établissement public tel que\nla Société Nationale des Logements ouvriers.\nL achat de terrains situés a 1 intérieur ou en dehors du territoire commu-"}, {"page_pdf": 13, "page_imprimee": "227", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192005-01.1.13", "texte": "LA CITÉ\nMAI 1920\n\nEn 1898 TRONDHJEM (Norvège) En 1918\n(TERRAINS APPARTENANT A LA COMMUNE)\n(D'après un article de Sverre Pedersen dans le\n« Garden Cities and Town-Planning Magazine »\n\nnal a été pratiqué pour la première fois sur une vaste échelle, par les villes\nallemandes qui ont voulu réagir de la sorte contre les effets d une concentra-\ntion urbaine très intense. Ceux qui s'occupent d'Urbanisme savent les résultats\nheureux que cette politique a eu sur l'extension de ces villes.\nAujourd'hui la même politique est très en faveur en Angleterre et dans\nd'autres pays. Un compte rendu de la dernière conférence interalliée d Urba-\nnisme qui s'est tenue à Londres nous a appris que l'accord était unanime\nentre tous les délégués à la Conférence au sujet de l'utilité de pareille poli-\ntique;\n2° La politique d achat de terrains sumentionnée doit être combinée avec\nune politique des transports, conduite, elle aussi, dans l'intérêt du logement\nouvrier.\nNous devons dénoncer ici Terreur qui consiste à croire que l'établissement\nde tramways ou d'autres moyens de transports vers la périphérie des villes\nsuffit à assurer à l'ouvrier la possibilité de trouver du terrain à bâtir dans des\nconditions avantageuses. Dès que des moyens de communication de ce genre\nexistent, la valeur des terrains riverains se relève en conséquence. La zone des\nterrains soumis à spéculation contourne le prolongement tentaculaire que con-\nstitue pour la ville la nouvelle voie de communication. Celle-ci n'a pas jeté,\ncomme elle aurait dû le faire, un pont au-dessus de la barrière des terrains à\nbâtir; elle s?est contentée d'y produire une hernie."}, {"page_pdf": 14, "page_imprimee": "228", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192005-01.1.14", "texte": "LA CITÉ\nMAI 1920\n\nUne politique des transports ne peut avoir d effets heureux que si elle est\ncombinée avec une politique d'achat de terrains;\n3 Une troisième mesure qui s'impose non seulement dans toutes nos\ngrandes villes mais également dans tous les centres industriels en croissance,\nc est 1 adoption d un règlement de bâtisse par zones. Ce mode de réglementa-\ntion n a pas tant pour but, comme beaucoup semblent le croire, de permettre\nde localiser, dans des quartiers spécialement aménagés à cet effet, les indus-\ntries, les habitations de luxe, les maisons de commerce. Son principal but est\nde résoudre le problème dont nous nous occupons ici, de prévenir la plus-value\nurbaine, et d empêcher que le sol n'atteigne une valeur qui en rende l'utilisa-\ntion, dans des conditions convenables, impossible. Et dans ce but le règlement\nde bâtisse par zones étend son action aux terrains situés en dehors de la ville\net qui n ont pas encore été touchés par la fièvre des spéculations et il impose\nlà-bas des conditions d utilisation bien plus rationnelles que celles dont la\nsituation de fait 1 oblige de se contenter en ville; il limite le nombre d'étages,\nexige des jardins plus grands, en un mot, tâche d'introduire des conditions\nde logement convenables.\nEn matière d hygiène, il n'y a pas d exigences absolues. 11 n'y a que des\npossibilités de moment et de lieu. Il est compréhensible, dès lors, que nos\nrèglements de bâtisse, les meilleurs,se contentent, au centre de la ville, d'exiger\nque la hauteur des maisons ne dépasse pas la largeur des rues et des espaces\nlibres situés à 1 arrière des édifices. Mais est-il bien rationnel de se contenter\nde ces minima à la périphérie des villes, là où le terrain est de valeur réduite\neL où, par conséquent, 1 on peut adopter une forme d'habitat meilleure?\nLa question a d autant plus d'importance qu'une utilisation intensive du\nsol relève automatiquement le prix des terrains avoisinants et influe par con-\nséquent le régime foncier de toute une zone.\nOn ne devrait jamais perdre de vue que la « maison caserne » exclut\ndans son voisinage te « quartier jardin ».\nII\nTels sont, au point de vue foncier, les principes que nous voudrions voir\nadopter par tous ceux qui auront à s'occuper de l'aménagement et de l'exten-\nsion des villes.\nQuelle doit être, au même point de vue, la ligne de conduite de ceux •\nsociétés ou administrations publiques - qui auront à construire des habita-\ntions ouvrières?\nPour ceux-là se pose évidemment une question capitale. Faut-il, oui ou\nnon, rendre 1 ouvrier propriétaire de sa maison?\nEn envisageant de nouveau cette question à un point de vue objectif, ■—\nindépendamment de toute considération d ordre philosophique et moral •\nnous sommes amenés à conclure qu'il est contraire à l'intérêt de l'habitat popu-\nlaire dans son ensemble, de céder à l'ouvrier la propriété pleine et entière de\nson habitation."}, {"page_pdf": 15, "page_imprimee": "229", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192005-01.1.15", "texte": "LA CITÉ\nMAI 1920\n\nCeux qui visitent ies logements ouvriers aux abords de nos grandes\nvilles savent en effet combien souvent les maisons dont 1 ouvrier est proprié-\ntaire, sont détournées de leur destination primitive. Des maisons qui étaient\nconvenablement disposées à 1 origine ont été transformées pour servir de\nlogement à plusieurs ménages ou ont subi d autres modifications qui les ren-\ndent insalubres. Plus souvent encore ces maisons ont cessé d être habitées par\nleur propriétaire primitif et ont été louées à des taux élevés. La conséquence\nen est généralement que leurs habitants sont obligés de s'y entasser en plus\ngrand nombre pour diminuer la charge financière qui repose sur chacun d'eux.\nDès lors, ces habitations ont cessé de remplir le rôle qu'on leur avait\nassigné et en vue duquel on avait encouragé leur construction.\nIl faudrait en conclure, sembie-t-il, que c est le système locatif, pur et\nsimple, qui doit avoir nos préférences. Mais lui aussi présente de nombreux\ninconvénients dont, les non moins graves, résultent du peu de respect que les\nlocataires ont d habitude pour 1 immeuble qu'ils occupent.\nCe sont les considérations qui précèdent qui nous amènent à proposer\nl'adoption en Belgique de la formule préconisée en Angleterre par les\n« Sociétés Coopératives de Locataires » ou « Copartnership Tenants Limi-\nted ».\nCes sociétés, qui prennent l'initiative de la construction de groupes d'ha-\nbitations ouvrières, ne consentent pas à céder la propriété de ces habitations\naux ouvriers qui les occupent. Mais, par contre, elles invitent tous leurs loca-\ntaires à devenir actionnaires de la société et à participer de la sorte à la fois\nà la gestion de 1 entreprise et au bénéfice qui en résulte. L ouvrier qui veut\njouir de cette faveur peut souscrire une part du capital sensiblement égale à\nla valeur de la maison qu'il occupe. Il se libère de cette dette par des annuités\nlocatives et le versement de ses épargnes. Ces versements portent des intérêts\nqui viennent s ajouter a son avoir. I ous les bénéfices extraordinaires de la\nsociété, tels que ceux qui résulteraient du fait que les loyers auraient été fixés\nà un taux trop élevé, sont répartis entre les sociétaires, non pas proportionnel-\nlement à leur mise, mais conformément aux règles habituelles des sociétés\ncoopératives - proportionnellement au loyer qu'ils paient.\nDès F origine, l'ouvrier se trouve de la sorte intéressé à la bonne marche\nde l'entreprise.\nIl sera finalement propriétaire, non de l'immeuble qu'il occupe, mais\nd une part du capital social équivalente à la valeur de cet immeuble.\nA partir de ce moment, il sera libéré de toute charge locative et jouira,\navec ses voisins, de la propriété collective des habitations qui composent la\neité.\nL'on devine l'intérêt qu'il porte dès lors, non seulement à sa propre habi-\ntation, mais également à toutes celles qui en sont voisines et le soin avec lequel\nil veillera au respect et à l'entretien de ces demeures. L'épargne aura fortifié"}, {"page_pdf": 16, "page_imprimee": "230", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192005-01.1.16", "texte": "LA CITÉ\nMAI 1920\n\nen lui non le sens égoïste de la propriété individuelle, mais l'esprit de solida-\nrité de la propriété collective.\nDes hommes éminents de toute opinion, parmi lesquels il faut citer le\nmarquis de Salisbury et l'ancien premier ministre lord Balfour, dont on con-\nnaît les idées conservatrices, se sont ralliés avec enthousiasme à cette formule\nqui rencontre tout naturellement l'approbation des milieux progressistes. Les\n« Sociétés Coopératives de Locataires » ont pris en Angleterre une extension\nconsidérable.\nIl serait heureux que parmi les filiales de la Société Nationale des loge-\nments ouvriers, il y ait des Sociétés du même genre.\nOn ne doit pas perdre de vue, en effet, que si l'on veut assurer aux\nouvriers le maximum d avantages hygiéniques et esthétiques, il est indispen-\nsable de concevoir leurs habitations de telle façon que chacune d'entre elles\ndevienne un élément d une création d'ensemble. Ceux qui savent au juste ce\nqu'est un quartier jardin, comprendront facilement qu'il n'est pas possible\nde céder la propriété pleine et entière de ces habitations sans s'exposer aux\nmécomptes les plus graves, Que deviendraient des blocs de maisons, conçues\ndans un esprit unitaire, si chaque occupant pouvait, au gré de sa fantaisie,\nmodifier les façades ou surélever les pignons? Que deviendrait» au point de\nvue de F hygiène, une agglomération moderne si l'on pouvait impénument\nréduire les espaces libres dans la mesure où le permettent les règlements com-\nmunaux?\nOr, dans l'état actuel de la législation, il est bien difficile, pour ne pas\ndire impossible, d'assurer, par rétablissement de servitudes, le respect d'élé-\nments aussi complexes.\nLa formule des « Sociétés Coopératives de locataires » qui permet d'unir\nles avantages que présente le système locatif â ceux qui résultent, pour F ou-\nvrier, de la possession de sa demeure, nous fournit la solution du problème.\nNous estimons qu'on devra l'adopter chaque fois que Ton voudra réaliser\nun groupement modèle d'habitations ouvrières, ce que, en termes fort impro-\npres, on est convenu d'appeler un « quartier ou cité-jardin ».\n\nRaph. VERWILGHEN."}, {"page_pdf": 17, "page_imprimee": "231", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192005-01.1.17", "texte": "LA CITE\nMAI 1920\n\nARCHITECTURE\n\nPour devenir bon architecte\n\nSous ce titre, « La Cité » a publié dans\nun de ses précédents numéros une intéres-\nsante étude de M. l'architecte Baudin, de\nGenève. Ces pages ont trouvé de F écho. Les\ncritiques aussi bien que les louanges que nous\navons entendues à leur sujet prouvent et\n1 importance des idées de M. Baudin et l'in-\ntérêt considérable des questions qu'il a abor-\ndées-\nUn de nos collaborateurs a reçu, à ce su-\njet, d un de ses amis, une lettre où s'affirme\nune foi intense en un renouveau de l'archi-\ntecture.\nNous sommes heureux de pouvoir, avec\nl assentiment de M. l'architecte Vorin, de\nParis, un des élèves les plus distingués de\nl'illustre de Baudot, publier cette lettre, que\nvoici :\nCher monsieur et ami,\nVous le savez déjà sans doute, je suis ar-\ndemment et passionnément architecte, c'est\npeut-être pourquoi je ri ai ni le temps ni le\ngoût d'être très urbaniste.\nL'urbanisme c'est la science, en formation,\nqui devra guider dans Yétablissement d'un\nplan de ville : Yurbaniste dispose, répartit.\nL architecture, ne V oublions pas, est l'art de\nbâtir, te rôle de Varchitecte est de bâtir\navec art, ce sont deux choses réellement\ndistinctes. L urbaniste trace le cadre et l'ar-\nchitecte met quelque chose dedans. Or, dans\nle plus beau cadre on peut mettre un chef-\nd'œuvre ou une croûte. J'aime plus le chef-\nd'œuvre et je déteste plus la croûte que je ne\nne m'intéresse au cadre. Ceci vous expli-\nquera pourquoi j'ai lu avec un particulier in-\ntérêt l'article de M. Baudin intitulé : « Pour\ndevenir bon architecte », dans le n° 9 de « La\nCité », et pourquoi aussi je ne puis résister\nau besoin rien discuter. Il y est dit d'excel-\nlentes choses, certes, mais de dangereuses\naussi.\n. .Combien faux ce tableau des études aca-\ndémiques : hautes spéculations de l'esprit,\nenseignement exclusivement artistique!! les\nprojets d'école? allons donc!!!\nLes hautes spéculations de l'esprit ne sont\nque trucs et recettes de dessinateurs; quant à\nl'art, il n'a vraiment rien de commun avec ces\nchoses.\nL'art en architecture, c'est la perfection des\ndispositions d'un plan et celle de la structure\nqui réalise ces dispositions. L'amalgame de\nformes mal recopiées et pas du tout construi-\ntes qui est la monnaie courante de renseigne-\nment classique n'a donc rien à voir avec la\nconstruction parfaite... avec ï architecture.\nQuant à ceux que M. Baudin appelle ingé-\nnieurs-architectes ou ingénieurs-bâtisseurs\nd!œuvres vides de beauté, il faut s'entendre.\nCeux-ci sont aussi loin que les premiers de la\nconstruction parfaite quand ils s'imaginent\nsavoir construire parce qu'ils savent calculer.\nIls calculent en effet la section des fers d'un\nplancher, mais ils encastrent ces fers dans la\nmaçonnerie et les enferment dans du plâtre,\nassurant ainsi /'oxydation progressive du mé-\ntal au point d'encastrement et tes fissures pa-\nrallèles des plafonds.\nConstruction barbare et antiartistique s'il\nen fut!\nMais les ingénieurs qui ont parfaitement\ndisposé et construit certaines locomotives ou\ncertaines autos sont bien ceux qui ont réalisé\nles œuvres construites de notre époque, pos-\nsédant la plus certaine beauté.\nTout est dans la méthode d'enseignement.\nDans celle que préconise M. Baudin, je re-\ntrouve le même mélange de directives excel-\nlentes avec d'autres dangereuses, je relève\nces dernières : « Y enseignement par l'image,\nrenouer avec les formes de Yarchitecture na-\ntionale et régionale ».\nLes formes, les formes!!! mais c'est de cela\nqu'est morte l'architecture. L erreur,la grande\nerreur des classiques qui fut aussi celle des\nmodernes de 1900, c'est de partir de la forme,\nde tracer des formes et ne se demander"}, {"page_pdf": 18, "page_imprimee": "232", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192005-01.1.18", "texte": "ARCHITECTURE\nLA CITE\nMAI 1920\n\nqu après comment on les construira. On les\nconstruit toujours mal, on ne peut les con-\nstruire que mai En effet, la forme doit\nRESULTER de la structure et non être pré-\nconçue. Il en fut toujours ainsi aux époques\noii l'on atteignit à l'art.\nMais reprenons la bonne méthode. Qu'en\ntirerons-nous sinon des redites du passé con-\nvenablement construites? Nous ne pouvons\nque chercher à galvaniser les cadavres des\narchitectures mortes. A moins cependant que\nnous n'en crée ions une nouvelle.\nCest un fait historique incontestable que\ntoutes les architectures du passé sont nées du\ncontact de besoins nouveaux avec un système\nde structure nouveau d'où sont inévitablement\nrésultés des aspects et des formes différents\ndes précédents. Combien étaient neuves et\nimprévues les formes de nos cathédrales go-\nthiques remplaçant celles des monuments ro-\nmains ! Des besoins nouveaux? Nous en\navons, je crois, plus qu on en eût jamais. Un\nsystème de structure nouveau, fait extrême-\nment rare, puisqu'il ne s'était pas produit de-\npuis le XIIe siècle, nous est donné aujour-\nd'hui sur lequel je ne saurais m étendre sans\nentrer dans des développements qui veulent\ntout un livre.\nCest de là et de là seulement que nous\npouvons tirer une architecture nouvelle vi-\nvante, évolutive, rationnelle, ce qui n'exclut\npas le sentiment (j'entends le véritable senti-\nment de l'artiste constructeur, et non pas la\nsentimentalité bébête que d'aucuns confon-\ndent avec l'art même).\nLes formes? Elles ne s inspireront sinon\ndans de petits détails d'ornementation ou\ndans certaines dispositions, ni de l'art natio-\nnal ancien, ni du régionalisme d'opéra-comi-\nque; elles en différeront autant que nos édi-\nfices gothiques des thermes romains.\nA ce prix seulement nous deviendrons de\nbons architectes et nous ajouterons à la série\ndes précédentes une architecture nouvelle\nexpressive de notre trempe. Cest à cet effort\nde révolution totale qu'appartient l'avenir de\nïArt; nous le ferons ou nous ne ferons rien.\nTrès cordialement à vous,\n\nP. VORIN.\n\nUNE EXPOSITION D'ARCHITECTURE\nAU ZOUIE s'ouvrira à Pâques 1921 dans\nla salle d'exposition de la Compagnie immo-\nbilière « Le Zoute ».\nLes architectes désireux de se faire con-\nnaître au littoral sont invités à y envoyer des\nprojets de villas à établir à front de la digue,\net de cottages isolés, à quatre façades, à éta-\nblir dans les dunes.\nCes projets, encadrés et accompagnés\nd'un devis estimatif, peuvent être envoyés à\n1 adresse de la société à Knocke-sur-Mer.\nLe Salon restera ouvert jusque fin septem-\nbre 1921.\nCette exposition doit contribuer à faire re-\nvivre l'industrie du bâtiment au littoral et dé-\nmontrer à ceux qui sont désireux de s établir\nau Zoute que, malgré la cherté des maté-\nriaux, il est possible de retirer du capital in-\nvesti un revenu convenable.\nSAUVONS LES RUINES D'YPRES.\nM. Eugène Dhuicque a publié sous ce ti-\ntre, dans F « Indépendance belge », une élo-\nquente protestation contre la manière dont\nétaient conduits les travaux de déblai et de\nconsolidation des ruines de l'église Saint-\nMartin et des Halles d'Ypres. Après avoir\ndonné des détails sur la façon dont ces tra-\nvaux sont conduits, il énumère les arguments\nde bon sens, les raisons historiques et patrio-\ntiques qui militent en faveur du respect inté-\ngral des ruines.\nSuivent, au sujet de la conservation de\nruines dans une ville moderne, quelques\naperçus d'ordre général qui intéresseront\ntout particulièrement les urbanistes. C'est à\nleur intention que nous reproduisons ici la\nfin de l'article de M. Dhuicque :\n« Qu'on ne vienne pas nous objecter que\nle respect de tels souvenirs soit inconciliable"}, {"page_pdf": 19, "page_imprimee": "233", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192005-01.1.19", "texte": "ARCHITECT URE\nLA CITÉ\nMAI 1920\n\navec la renaissance d'une cité! La conserva-\ntion du Forum n'a pas gêné, que je sache,\nles développements de la Rome moderne.\nLes vieilles villes de France et de Belgique\nsont pleines de souvenirs qui constituent à la\nfois un enseignement pour l'habitant et un\nattrait pour l'étranger. Les villes de la Pro-\nvence Nîmes, Arles, combien d'autres, gar-\ndent jalousement les restes de leur ciivlisa-\ntion antique, de leurs arènes et de leurs term-\nples- Bourges et Senlis respectent les ruines\nde leurs remparts noyés dans l'aggloméra-\ntion. Carcassonne subit avec orgueil l'étreinte\nde son enceinte. Paris conserve les arènes de\nLutèce, les thermes de Julien dans le square\nde Cluny; Soissons, les vestiges de Saint-\nJean des Vignes; Saint-Omer, les ruines\nadmirables de son antique abbaye Saint-\nBertin, endormies dans l'atmosphère apai-\nsante d'un petit parc. En Belgique, Gand ne\nveille-t-elle pas au maintien des restes du\ncloître Saint-Bavon, envahi par la luxuriance\ndes végétations. Songe-t-elle, pour faciliter\nles circulations en plein cœur de la ville, a\nabattre la masse encombrante de l'ancien\nchâteau des comtes baigné par les eaux de\nla Deule? Bruges songe-t-elle à se libérer de\nla servitude de ses canaux, de ses fossés et\ndes portes de son enceinte?...\n» Pourquoi ces principes si sages seraient-\nils méconnus dans la reconstruction d'Ypres?\nSes ruines, doublement historiques, seraient-\nelles moins dignes d'intérêt que celles que je\nviens de citer? Elèvera-t-on jamais un mau-\nsolée plus grandiose à la gloire de nos sol-\ndats, de nos alliés, qu'en maintenant le bef-\nfroi d'Ypres dans le caractère où I on laissé\nles opérations?\n» Est -ce à dire qu'il faille renoncer à tous\ntravaux de déblais, de consolidation, d'ap-\npropriation) Loin de là.Mais qu on se donne\nla peine d'aller étudier les méthodes impo-\nsées par la direction des monuments histo-\nriques de France sur les chantiers de Reims,\nde Soissons, d'Arras et combien d'autres!\nOn verra comment il est possible d assurer\nla conservation des ruines ou de monuments\nen se gardant de ces restaurations outranciè-\nres qui font perdre à un édifice toute valeur\ndocumentaire.\n» Il n'est pas possible que le monde intel-\nlectuel et artiste de ce pays, si absorbé qu il\npuisse être par les difficultés matérielles du\nmoment, se désintéresse d une question dont\nl'importance morale est aussi manifeste. Il\nn'est pas possible qu'il soit placé devant l'al-\nternative d'un abandon complet des ruines\nd'Y près ou de leur replâtrage.\n» Les informations d'hier nous appre-\nnaient qu'on vient de découvrir, sous les dé-\ncombres, une quarantaine de corps. On en\nretrouvera plus du double, Et ceci doit faire\ncomprendre qu'il ne s'agit point là d'un\nchantier banal où se peuvent réaliser des\nexpériences fantaisistes,mais bien d'un émou-\nvant sanctuaire, dont la dignité nationale se\ndoit d'imposer le respect. »\nY PRES. CONSTRUCTIONS D'HA-\nBITATIONS OUVRIERES. Un quartier-\njardin de cent maisons est actuellement en\nconstruction aux abords de la ville, au lieu\ndit : « Kalfvaart ». D'autre part, le Haut\nCommisaire Royal a été autorisé par le Mi-\nnistre de l'lntérieur d exproprier les terrains\nsitués au sud de la ville. Avant la guerre\ns'élevait en cet endroit, à proximité des ca-\nsernes et du « Zaalhof », un quartier ouvrier\nsordide. Il fera place à un groupe d'environ\ntrois cents maisons judicieusement disposées\nd'après un plan d'aménagement dressé par\nl'architecte Puissant. Les maisons elles-\nmêmes seront construites d'après les plans\ndes architectes Acke, Derée et Puissant. Les\nprojets sont des plus prometteurs et l'on\nespère que l'on pourra encore se mettre au\ntravail avant l'hiver."}, {"page_pdf": 20, "page_imprimee": "234", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192005-01.1.20", "texte": "■ V H V H ■ ■ S B ■» ■§ M K WM\nLA CITE\nMAI 1920\n\nURBANISME\n\nLa Quinzaine Internationale\nBRUXELLES. ~ 5-20 Septembre 1920\nSous l initiative de I Llnion des Associa-\ntions internationales et des Institutions d'en-\nseignement supérieur, une Université interna-\ntionale, qui aura son siège à Bruxelles, vient\nd'être constituée. Elle permettra à une élite\nd'étudiants de tous pays d'achever leur for-\nmation par une initiation aux aspects interna-\ntionaux ou comparés des grandes questions\net par des voyages interuniversitaires. Elle\nintéresse aussi toute personne désireuse de se\ntenir au courant du progrès des sciences et\nde l'orientation des grands mouvements con-\ntemporains. L'organisation comprend un\nséjour de quelques semaines au siège de\n1 Université internationale et des voyages\nscientifiques avec étapes dans les principales\nuniversités nationales.\nLa première session universitaire aura lieu\ndu 5 au 20 septembre 1920. Au cours de\ncette « Quinzaine internationale » se tien-\ndront à Bruxelles de grandes réunions (Con-\ngrès des Associations internationales, Con-\nférence universitaire, Conférence bibliogra-\nphique, Conférences des villes et de l'habi-\ntation, etc.). Leurs séances publiques et leurs\nexpositions seront organisées en connexion\navec 1 Université. La Quinzaine aura son\nsiège dans le Palais Mondial (Musées du\nCinquantenaire), où viennent d'être installés\nles services et collections du centre interna-\ntional : musée, bibliothèque, institut de bi-\nbliographie, office des associations.\nLes cours et conférences sont spécialement\norientés vers les questions actuelles et les\nproblèmes de la reconstitution. Ils s'adres-\nsent aux étudiants et anciens étudiants de\ntoutes les facultés. Ils seront donnés, en fran-\nçais et en anglais, par environ vingt-cinq pro-\nfesseurs de divers pays. Ils seront complétés\npar des visites didactiques, des leçons sur\nobjets dans les musées et instituts, des excur-\nsions dans les villes de Belgique et au front\ndes Flandres.\nLe droit d'inscription est de 25 francs.\nDes facilités de voyage et de séjour ont été\nprévues. Une résidence universitaire sera\nadministrée en coopérative par la Fédéra-\ntion internationale des étudiants, qui tiendra\nelle-même son assemblée à Bruxelles, au\ncours de la Quinzaine. Associée à la fonda-\ntion de l'Université, la Fédération y organi-\nsera la vie commune, joignant 1 agréable à\ntout l'utile d'une vacance studieuse. L Uni-\nversité pourra être fréquentée par les natio-\nnaux appartenant à tous les Etats appelés à\nfaire partie de la Société des Nations.\nLe programme de la session inauguîale\ncomporte :\nI. Etudes générales. ( Points de vue\ninternationaux et comparés.) Sciences; Mé-\ndecine et Hygiène; Technique. Droit. Ques-\ntions philosophiques, morales, économiques,\nsociales, urbaines, militaires. Art; Littéra-\nture; Langues. Enseignement. Bibliographie.\n11. Etudes nationales comparées. Ex-\nposé de la situation, de la vie et des institu-\ntions de quelques grands pays. L Amérique,\nl'Afrique, l'Orient.\n111. La Société des Nations. Sa consti-\ntution; le Pacte de Versailles.\nLe programme complet peut être obtenu\nen s'adressant au Secrétariat de l'Université\ninternationale, Bruxelles, Palais Mondial\n(Palais du Cinquantenaire)."}, {"page_pdf": 21, "page_imprimee": "235", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192005-01.1.21", "texte": "aaßsaaaßaaaßaßaaflßaaaßßßS aaasaßaaaaaaaaa\nURBAN ISME\nLA CITÉ\n■Biiiaaiiaßßflßii\nMAI 1920\n\nSection d'Urbanisme et de Municipalisme\nDonnons quelques renseignements plus\ndétaillés au sujet de la Section d'Urbanisme\net de Municipalisme de cette Quinzaine\ninternationale. Les réunions et visites rela-\ntives à ces questions ont été concentrées du\n1 1 au 20 septembre.\nCette Section comporte d abord deux sé-\nries de cours organisés à l'intervention de\nl'Union internationale des villes. En voici le\nprogramme :\na) Quelques aspects de Town Planning\n(Urbanisme), par M. Patrick Abercrombie,\nprofesseur à l'Université de Liverpool.\n(6 conférences, les 13, 14, 15, 17 et\n1 8 septembre, à 1 0 heures) ;\nb) Quelques aspects du Municipalisme,\npar M. Edgard Milhaud, professeur à l'Uni-\nversité de Genève. (6 conférences, les 1 3,\n14, 15, 17 et 18 septembre, à 1 1 heures.)\nLes personnes (déléguées ou non) dési-\nreuses de suivre les leçons de MM. Aber-\ncrombie et Milhaud sont priées de s'inscrire\nd'une façon spéciale. Les non-délégués doi-\nvent payer un droit d'inscription de 1 0 fr.\n(sauf dispense par le bureau).\nLes participants à la Quinzaine internatio-\nnale seront également invités à prendre part\nà une série d'excursions» Ils seront, dans ce\nbut, groupés d'après les spécialités aux-\nquelles ils s'intéressent. Ceux qui s'occupent\nd Urbanisme et de Municipalisme sont invi-\ntés à se rendre à Anvers et Liège les sa-\nmedi 1 1 et dimanche 1 2 septembre.\nLes matinées des lundi 1 3, mardi I 4, mer-\ncredi 15, vendredi 17 et samedi 18 seront\nconsacrées aux leçons de MM. les profes-\nseurs Patrick Abercrombie, de 1 Université\nde Liverpool, traitant de FUrbanisme, et\nEdgard Milhaud, de l'Université de Genève,\ntraitant du Municipalisme.\nLes après-midi des lundi 1 3, mardi I 4 et\nmercredi 1 5 seront consacrées aux séances\ndu Congrès mondial de l'Union des Associa-\ntions internationales.\nLa journée du jeudi 1 6 sera consacrée à la\nvisite d'une autre agglomération importante,\nprobablement celle de Charleroi avec ses\nhouillères, ses industries métallurgiques et\nverrières et spécialement son Université du\nTravail et son organisation des loisirs de\nl'ouvrier.\nLes après-midi des vendredi 1 7 et\nsamedi 1 8 seront consacrées aux séances du\nComité de l'Union internationale des Villes,\ndu Comité élargi du Congrès international\nde l'Habitation et du Comité de la Garden\n*\nCities and Town Planning Association.\nLa journée du dimanche 1 9 et celle du\nlundi 20 seront consacrées à la visite du\nfront de Flandre (Mont Kemmel, Ypres,\n1 Yser, Dixmude, Nieuport, Ostende), la vi-\nsite de Bruges et la visite détaillée du grand\ncentre industriel de Gand (filatures et tissa-\nges, horticulture, métallurgie, grandes orga-\nnisations sociales ouvrières, coopératives,\nbanque de travail, installations municipales.\nAinsi se terminera la Quinzaine internatio-\nnale.\nLes visites dans Bruxelles se feront au\ncours de la semaine. Elles seront, comme les\nautres, conduites par des spécialistes qui s'ef-\nforceront de mettre en relief les particulari-\ntés que notre capitale présente au point de\nvue de l'Urbanisme et tout particulièrement\ndes créations d'ensembles.\nToutes ces visites se feront au tarif ordi-\nnaire des chemins de fer belges, en seconde\nclasse, c'est-à-dire dans des conditions très\navantageuses.\nLe comité organisateur se chargera des\nhôtels pour ceux des délégués qui en feront\nla demande."}, {"page_pdf": 22, "page_imprimee": "236", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192005-01.1.22", "texte": "U RBANISME\nLA CITE\nmmmmmmmmmmmmmi\nMAI 1920\n\nVoyage d'Etude en Hollande (21-26 Septembre)\nA la suite de la Quinzaine inter-\nnationale, l'Union des Villes et Com-\nmunes belges organise» d'accord avec les\ndélégués des villes hollandaises et du\nComité néerlando-belge d'Art civique, un\nvoyage en Hollande, d'une durée de cinq\njours (21-26 septembre). Ce voyage sera\nspécialement consacré à la visite des ensem-\nbles d'habitations à bon marché (maisons\ndéfinitives et semi-permanentes),qui, comme\non le sait, réalisent des solutions qui sont\nparmi les plus belles et les meilleures que\nY étude comparée de ce problème nous offre\naujourd'hui de par le monde.\nLe programme de ce voyage n'est pas dé-\nfinitivement arrêté. Les organisateurs espè-\nrent que l'ordre pourra être le suivant :\nMardi 21. Voyage Bruxelles-La Haye\n(lunch dans le train). Visite des habitations\nà bon marché de La Haye. Loger à La Haye.\nMercredi 22. Visite des habitations à\nRotterdam. Loger à La Haye.\njeudi 23. Visite des habitations à Am-\nsterdam. Loger à Amsterdam.\nVendredi 24. Visite des habitations à\nArnhem. Loger à Heerlen (district minier).\nSamedi 25. Visite des habitations et\nœuvres du district minier de Heerlen. Loger\nà Heerlen.\nDimanche 26. - Retour par le district\nminier du Limbourg belge.\nL Union internationale des Villes qui or-\nganise ce voyage et à laquelle nous sommes\nredevable des renseignements que nous ve-\nnons de publier, en souligne la signification\nen ces termes :\n« Au moment où partout les efforts s'af-\nfirment désireux de réaliser des œuvres nou-\nvelles, nous ne saurions assez insister sur la\nnécessité pour nos administrations (commu-\nnes et sociétés) de se rendre compte de ce\nque les administrations hollandaises ont pu\nréaliser. On peut affirmer qu 'architecturale -\nment ce sont les réalisations les plus intéres-\nsantes à voir sur le continent.\nNous ne demandons pas qu'on en fasse\nune imitation, mais que ces efforts servent de\nsalutaire émulation.\nMalgré les sacrifices de temps et d'argent\nque ce voyage exigera (il faut compter une\ndépense maximum de 100 francs par jour\nau taux de 4 francs pour le florin), malgré\nces sacrifices, nous avons tellement la convic-\ntion des énormes profits que nous pouvons\ntirer de semblable visite que nous prions in-\nstamment les communes, les administrations\net groupements intéressés, d'envoyer chacun\nun délégué.\nNous les prions également de nous en-\nvoyer leur adhésion le plus vite possible, car\nnos collègues hollandais demandent à être\ninformés aussitôt que faire se peut du nom-\nbre de visiteurs, ce afin de pouvoir organiser\nle logement et les transports à la plus grande\nsatisfaction de tous.\nLe nombre des participants est limité.\nL m Comité d'organisation hollandais veut\nbien se charger du soin de tout préparer :\nlogement, repas, transports.\nUne prochaine circulaire adressée à ceux\nqui auront manifesté le désir de la recevoir\ndonnera, en même temps que le programme\ndétaillé, le coût du voyage.\nQuinze jours avant le départ, c'est-à-dire\nle 5 septembre, les adhérents devront nous\navoir versé le montant ainsi fixé, au taux du\njour »."}, {"page_pdf": 23, "page_imprimee": "237", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192005-01.1.23", "texte": "LA CITÉ\nMAI 1920\n\nECHOS ET NOUVELLES\nEchos et Nouvelles\nL'EFFORT DES INDUSTRIELS FRAN-\nÇAIS pour résoudre la crise du logement ou-\nvrier. La pénurie de logements est en\nFrance tout comme en Belgique, une entrave\nsérieuse à la reprise de l'industrie. La guerre\nayant d'ailleurs eu pour conséquence de dé-\nplacer de nombreuses industries, la construc-\ntion de logements ouvriers s'impose.\nLes grands industriels ne veulent atten-\ndre de I Etat la solution de ce problème.\nNon sans raison, d'ailleurs.\nLa loi française du 24 octobre dernier a\nbien porté à 500 millions de francs le mon-\ntant global des prêts que peut consentir\n1 Etat, mais ces prêts s émiettent toujours en-\ntre un grand nombre de petits emprunteurs\net de petites sociétés : ils intéressent surtout\nles travailleurs isolés auxquels ils créent\ndes facilités réelles et non la grande in-\ndustrie en général. D'autres lois sont à\nl'étude, qui amélioreront peut-être la situa-\ntion actuelle. Mais il s agira toujours de me-\nsures législatives plus ou moins rigides, dont\nl'application s'adaptera difficilement aux\nconditions industrielles, lesquelles varient à\nl'infini.\nC'est pourquoi nous dit le « Temps »,\ndont nous reproduisons ici l'exposé, la\ngrande industrie a cherché à créer elle-même\ndes moyens d'action capables de remédier\nà la crise du logement. Elle n a pas attendu\nles graves difficultés actuelles pour entre-\nprendre cette œuvre féconde de solidarité\nsociale. Un organisme spécial, la « Caisse\nfoncière de crédit pour l'amélioration du lo-\ngement dans l'industrie », a été créé il y a\ndeux ans, sous le patronage de l'Union des\nindustries métallurgiques et minières, de la\nconstruction mécanique, méallique et électri-\nque, qui, on le sait, groupent, avec le comité\ndes forges et le comité des houillères, tous\nles grands syndicats patronaux de ces indus-\ntries.\nL'organisme ainsi créé a pour but de four-\nnir aux industriels les capitaux qui leur sont\nnécessaires pour faire construire des maisons\nouvrières salubres à 1 usage de leur person-\nnel; son fonctionnement est des plus sim-\nples. La Caisse foncière s adresse directe-\nment au crédit public, en émettant des obli-\ngations au taux normal des obligations in-\ndustrielles. Un véritable « titre » du loge-\nment ouvrier est ainsi créé, titre qui bénéfi-\ncie d'un large marché à la Bourse et qui, on\nva le voir, offre les plus sérieuses garanties.\nLes prêts effectués par la Caisse foncière\nde crédit ne sont pas faits directement aux\nindustriels intéressés. Pour que les capitaux\nfournis soient bien employés au but susindi-\nqué le seul autorisé par les statuts ils\nsont prêtés à des sociétés immobilières, dont\nl'objet exclusif est l'acquisition ou l'aména-\ngement d'immeubles destinés au logement\nouvrier. Il n est exigé des industriels ni de\ngarantie hypothécaire, ni de nantissement\nsur le fonds de commerce, ni le dépôt de ti-\ntres. Mais les prêts ont lieu sur la garantie\nindividuelle des établissements dont le per-\nsonnel bénéficiera des constructions à édifier\npar les sociétés immobilières emprunteuses.\nAfin que cette garantie soit réelle, la\nCaisse foncière de crédit exige,avant de con-\nsentir un prêt, que l'entreprise garante lui\nfasse connaître non seulement sa situation\nfinancière présente, mais son programme\nd avenir et les moyens d action dont elle\ndispose. Le conseil d'administration qui pro-\ncède à cet examen préalable est composé de\nspécialistes notoires de l'industrie française,\ndont 1 expérience constitue une sécurité de\nplus. En aucun cas, d ailleurs, les sommes\nfournies aux sociétés immobilières ne peu-\nvent excéder le cinquième du capital social\net des réserves de 1 établissement industriel\nqui avalise le prêt.\nLes porteurs d'obligations ont donc une\ntriple garantie : 1 ° le capital social de la\nCaisse foncière de crédit; 2° les maisons con-\nstruites par les sociétés immobilières, et 3° les\nengagements pris par les sociétés indus-\ntrielles garantes.\nLe conseil d'administration peut émettre\ndes obligations jusqu'à concurrence d'une\nsomme égale à cinq fois le capital social\nsouscrit. Celui-ci ayant été tout d'abord fixé\nà 5 millions, une première tranche de 25 mil-"}, {"page_pdf": 24, "page_imprimee": "238", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192005-01.1.24", "texte": "HABI T A T\nLA CITE\nRSBIfIIIIRIRII\nMAI 1920\n\nlions de francs d'obligations a été placée\ndans le public l'année dernière. Aujour-\nd hui le capital est porté à 20 millions, de\nsorte que 75 millions de francs d'obligations\nnouvelles vont pouvoir être émises, qui suffi-\nront à peine à satisfaire aux demandes les\nplus urgentes dont est saisie la Caisse fon-\ncière de crédit- Ainsi, celle-ci aura, en peu de\nmois, contribué pour 120 millions de francs\n(capital compris) à résoudre le problème du\nlogement ouvrier. Le chemin déjà parcouru\npermet de bien augurer de l'avenir.\nAjoutons que l'œuvre féconde dont nous\nvenons d'indiquer les grandes lignes est com-\nplétée par un « Comptoir général du loge-\nment économique », destiné à s'intéresser à\ntout ce qui concerne la construction des mai-\nsons ouvrières et dont le rôle actuel se borne\nà faire fabriquer en grande série et sur des\ntypes standardisés toutes les parties ouvrées\nqui entrent dans cette construction (portes,\nfenêtres, serrurerie, charpentes, etc. ) .\nL'initiative prise par les groupements in-\ndustriels précités n'est pas seulement heu-\nreuse parce qu'elle permet à l'industrie de\ntrouver les capitaux dont elle a besoin pour\naméliorer les conditions du logement de sa\nmain-d'œuvre. Elle est intéressante égale-\nment pour l'épargne française. Le public,\nen effet, sera d'autant plus attiré vers le pla-\ncement rémunérateur et parfaitement garanti\nque constitue le « titre » du logement ou-\nvrier, qu'il se trouvera en même temps asso-\ncié à une bonne œuvre qui doit, à tous les\npoints de vue, être encouragée.\nEXPERIMENTATION DE MATE-\nRIAUX, APPAREILS ET PROCEDES DE\nCONSTRUCTION D'HABITATIONS A\nBON MARCHE. La Société nationale\ndes habitations et logements à bon marché\nvient d'entamer, dans tout le pays, une croi-\nsade pour la construction de maisons desti-\nnées aux classes laborieuses. Environ 80 so-\nciétés locales sont déjà en voie de formation\ndans le pays. La Société nationale va s'ef-\nforcer de réduire le coût des nouvelles habi-\ntations à construire. Dans ce but, elle vient\nde constituer un Comptoir national des ma-\ntériaux qui en facilitera l'acquisition par les\nsociétés agréées, à des conditions avantageu-\nses, et qui expérimentera cette année encore\nde nouveaux matériaux,appareils et procédés\nde construction économiques. Des champs\nd expérience seront établis dans plusieurs\nrégions, et notamment dans l'agglomération\nbruxelloise. Ils permettront aux inventeurs,\nindustriels, architectes, entrepreneurs, de ve-\nnir y construire des habitations définitives,\nd appliquer certains détails de construction,\ncertains procédés ou appareils, ou de réaliser\nsimplement certaines idées intéressantes.\nToutes les économies à réaliser en matière\nd habitations à bon marché pourront avoir\nleur utile répercussion sur le problème géné-\nral de l'habitation.\nLa Société nationale interviendra, s'il y a\nlieu, dans les frais de ces expériences; Des\ncertificats seront délivrés aux participants, à\nla fin des expériences.\nLa Société nationale adresse un appel à\ntous les spécialistes qui voudront l'aider à\nrésoudre ce problème d'une haute portée\nsociale en lui soumettant les matériaux,\nappareils et procédés susceptibles d'amélio-\nrer les conditions économiques, hygiéniques\net esthétiques de l'habitation populaire.\nPrière d'adresser d'urgence les demandes\nde participation aux expériences au directeur\ngénéral de la Société nationale, 1 4, rue Mon-\ntagne de l'Oratoire, à Bruxelles. Après le\n161 août : 56, rue de Spa (rue de la Loi).\nUN CONCOURS DE MAISONS EN\nFRANCE. Nos voisins du Sud qui se trou-\nvent en face des mêmes difficultés que nous\nsont forcément amenés à faire les mêmes\nefforts que nous. Ils recourent, eux aussi, aux\nconcours d'habitations entièrement construi-\ntes. Celui que le Comité de patronage des\nhabitations à bon marché du département de\nla Seine organise a pour but de créer un type\nde maisons convenant au personnel ouvrier\net employé des industries du luxe et des arts\nappliqués de la région parisienne."}, {"page_pdf": 25, "page_imprimee": "239", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192005-01.1.25", "texte": "LA CITÉ\nMAI 1920\n\nCONCOURS\nEchos et Nouvelles\nHOTEL DE VILLE DE DINANT. Ce\nsont les architectes Moenaert et Petit qui sor-\ntent victorieux de la deuxième épreuve du\nConcours pour la reconstruction de l'Hôtel\nde ville de Dinant.\nLe jury n a pas ménagé ses éloges pour\nleur projet qu'il a déclaré remarquable à tous\nles points de vue, mais dont il a surtout\nvanté la disposition avantageuse des locaux\net des services administratifs.\nUn deuxième prix a été accordé à\nM. Blomme; un troisième à MM. Diongre et\nBrunfaut.\nCONCOURS D'HABITATIONS BOUR-\nGEOISES DANS LA REGION DE LA\nMEUSE, organisé par le Crédit Général Hy-\npothécaire et Mobilier. Le jury, dans sa\nséance du 24 courant, a terminé ses travaux\net a arrêté comme suit le classement des dif-\nférents concurrents primés :\nMM. Henri Leemans et Victor Danneels,\narchitectes, Bruxelles; André Bage, archi-\ntecte, Liège; Baudouin Vallée, architecte,\nBressoux; Léopold Thomée, architecte, Jam-\nbes-Namur; Emile Deshayes, architecte,\nLiège; Marcel Simons, architecte, Tongres;\nAlph. Van Brackel, architecte, Anvers; Ca-\nmort, architecte, Bruxelles; Delfosse, archi-\ntecte, Bruxelles-Forest ; Housiaux, architecte,\nBruxelles; François Scheemaekers,architecte,\nUccle.\nCONCOURS POUR LA CONSTRUC-\nTION DE MAISONS A BON MARCHE A\nSAVENTHEM. Ce concours concerne\ndes habitations à grouper en quartier-jardin\nsur un terrain de quatre hectares. Les con-\ncurrents sont invités à remettre un plan de\nlotissement, un plan des maisons et un mé-\nmoire explicatif.\nLe jury, qui se compose de M. le bourg-\nmestre et deux échevins, de MM. Metdepen-\nninghen,De Cuyper, Puissant et Vermeersch,\nse prononcera endéans les six semaines qui\nsuivront la remise des projets qui doit avoir\navoir lieu le 4 septembre. Le lauréat sera\nchargé de l'exécution. Une somme de\n5,000 francs pourra être répartie entre les\nauteurs des projets classés.\nCONCOURS POUR L'ETABLISSE-\nMENT DU PLAN D'AMENAGEMENT,\nD'EMBELLISSEMENT ET D'EXTENSION\nDE LILLE. L' on sait qu'en vertu d une\nloi, les villes françaises de plus de 1 0,000 ha-\nbitants sont tenues d'arrêter un plan géné-\nral d'aménagement.\nLa ville de Lille, suivant l'exemple de Pa-\nris, ouvre un concours public en vue de réta-\nblissement d'un pareil plan d'aménagement,\nd'embellissement et d'extension, en confor-\nmité de la loi du 14 mars 1919.\nLe concours est ouvert depuis le 1 5 mai\n1920; il sera clos le 15 octobre 1920.\nLes concurrents ou leurs mandataires au-\ntorisés peuvent retirer, à l'Hôtel de ville de\nLille (Direction des Travaux municipaux),\nle programme du concours et les documents-\nannexes contre le versement de la somme\nde 300 francs qui demeurera acquise à la\nville, sauf remboursement de 1 50 francs aux\nconcurrents qui auront pris part effective-\nment au concours. Les demandes par corres-\npondance sont également admises; elles doi-\nvent être adressées à M. le Maire de Lille\n(Direction des Travaux municipaux) et\ncontenir un mandat postal ou chèque de\n300 francs.\nDes primes, variant de 3,000 à 30,000 fr.,\nsont mises à la disposition du jury, pour\naffectation aux projets classés ou pour acqui-\nsition de projets intéressants, en leurs détails,\nquoique non classés; leur montant total est\nde 1 28,000 francs.\nLe concours est ouvert entre les Français\net ressortissants des puissances alliées ou\nassociées ou faisant partie de la Société des\nNations.\nCONCOURS DE CANDELABRES.\nNous avons annoncé que, sur l'initiative de\ngénéreux industriels, la « Renaissance des\nCités », de Paris, avait organisé un concours\npour des projets de candélabres destinés à\nF éclairage des villes et petites villes. Le jury\na rendu son jugement. Deux primes ont été\naccordées : à M. Théodore Lambert et à\nM. Saps Maier."}, {"page_pdf": 26, "page_imprimee": "240", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192005-01.1.26", "texte": "LA CITE\nMAI 1920\n\nECHOS ET NOUVELLES\nBULLETIN MENSUEL DE LA SO-\nCIETE CENTRALE D'ARCHITECTURE.\nM. Eug. Dhuicque qui a été un témoin\nautorisé et ému du martyre d'Ypres, est au-\njourd'hui l'infatigable défenseur des ruines\nde cette ville. « Sauvons les ruines d'Ypres »\nest l'entête d'un article éloquent qu'il publie\ndans le numéro de juin du Bulletin de la\nCentrale. Y fait suite un rapport savant\nadressé à M. le Ministre des Sciences et des\nArts. Des graphiques mettent en relief\nl'inanité des mesures prises pour assurer la\nconservation de la glorieuse ruine des Halles.\nLe numéro de juillet de la même revue re-\nproduit les conseils que le maître Paul Jas-\npar adresse aux architectes collaborant à la\nreconstruction de Dinant. Paroles d'artiste\nqu'illustrent des croquis, brillamment enlevés\net qui ne surprendront pas ceux qui connais-\nsent le crayon habile et la science archéolo-\ngique du moderniste liégeois. Mais combien\nnous déplorons d'entendre conseiller par lui,\nqui fut un jour l'animateur de toute une jeu-\nnesse, le retour à des formes architecturales\ndont on peut certes admirer les expressions\npassées mais dont on ne saurait vraiment\nfaire éclore une reconstruction.\n« DE BOUWGIDS ». Relevons dans\nles numéros de mai et juin de cette revue\nbelge d'architecture un compte rendu cri-\ntique de la récente Conférence nationale des\nhabitations ouvrières. Le numéro de juillet\nnous commente une application originale de\nla brique et de la terra-cotta : c est un banc\ndécoratif que le sculpteur hollandais W.\nBrouwer a édifié à Leiden.\n« L'AMOUR DE L'ART » est une nou-\nvelle revue française paraissant sous la direc-\ntion de M. Louis Vauxcelles avec ce pro-\ngramme : « Un tel titre est une directive,\nmieux : un idéal. Nos efforts désintéressés\nviseront à le poursuivre, sinon à y atteindre.\nNotre programme : Défense et illustration\ndes arts indépendants français, tant plasti-\nques qu'appliqués, du lyrisme littéraire et\nmusical. » Le numéro 1 du mois de mai re-\nproduit de beaux « Tissus imprimés » de\nDufy Dufrène, P. Vera, Mare.\nNous trouvons dans le numéro de juin une\nétude de L. Vauxcelles sur « les tapis de\nPierre Bracquemond ».\n« HET HUIS OUD EN NIEUW », la lu-\nxueuse revue hollandaise dont l'architecte\nEd. Cuypers assure l'édition, vient, après\nplusieurs années d'interruption, de réappa-\nraître. Ce premier numéro est tout entier\nconsacré à l'imjportant édifice que la Société\nd'assurances « Dordrecht » vient d'édifier en\ncette ville. Ce n'est certes pas une des œu-\nvres transcendantes de l architecture hollan-\ndaise. Mais la logique constructive et les so-\nlides qualités de cette œuvre anonyme nous\nprouvent une fois de plus que l'art de con-\nstruire est arrivé chez nos voisins du Nord à\nun stade bien avancé. Trente-deux clichés\nimprimés sur de l'épais papier couché illus-\ntrent cette étude. 11 faut croire que le papier\nn'est pas cher en Hollande!\n\nAVIS IMPORTANT\nDes retards successifs ont fait en sorte que\nle présent numéro de « La Cité », qui est\ndaté du mois de mai, n'a pu sortir de presse\navant fin août. Afin de rattraper ce retard, le\nprochain numéro couvrira la période de juin\nà septembre. Ce fascicule ne comptera néan-\nmoins que pour un seul numéro. De la sorte,\nni nos abonnés, ni nos annonciers ne subiront\naucun dommage.\nLa première année de « La Cité » com-\nmencée en juillet 1919 se terminera donc en\nseptembre 1920.\nNous avons pris des mesures pour qu à\npartir du numéro 1 de la deuxième année,\nqui sortira de presse en octobre prochain, la\npériodicité de la Revue soit régulière.\nNous espérons que nos lecteurs se rendent\ncompte des difficultés considérables, princi-\npalement d'ordre matériel, auxquelles 1 édi-\ntion d'une revue a, de nos jours, à faire face.\nCe n'est qu'au prix des plus grands sacri-\nfices que « La Cité » peut continuer à paraî-\ntre, alors que la plupart des revues d art ont\ndû cesser leur publication."}, {"page_pdf": 27, "page_imprimee": "couv. 3", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192005-01.1.27", "texte": "Camp. Belge de l'Acétylène\nTéléjr. : M Rll ï|T Nf Tiléphom\nACETYLEIE AA* B, fiT4î\n89, rue Vanden Boogaerde\nBRUXELLES\nApplications Générales de l'Acétylène\nEclairage par incandescence\nBecs depuis 7 litres 25 bou«i.s\nChalumeaux oxy-acétyléniques\nde grande puissance pour projections\nGÉNÉRATEURS FIXES ET TRANSPORTABLES\nLampes de Chantiers\nLampes et fers à souder à l'acétylène\nINSTALLATIONS COMPLÈTES DE LABORATOIRES\nInstallation de soudure autogèm «t découpage\nCARBURE DE CALCIUM, GROS ET DEMI-GROS\nOxygène acétylène dissous 8\n\nSOCIETE ANONYME\n< BOIS, CIMENT, MATERIAUX »\nV\n«\nAne\" firme Nicolas Josson\nMaison fondée en 1809\n43, QUAI AU FOIN, 43 BRUXELLES\n(dcrriàîe Je Tkiâtre Flamand)\n\\ Succursale :\nETTERBEEK, 90, rue du Général-Leman\nMaiaon principal* : Br. 3364\nSttccuroaU « Br. 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