{"numero_id": "bm-bmtnaac-1920-11-01", "volume": "bmtnaac_1920-11_01", "ocr_sha256": "cc2b21f5b4352f05128146a14a2496d6fac2f9ad21942fa1551903e3518356b7", "source_tei": "https://github.com/Princeton-CDH/bluemountain-transcriptions/blob/main/periodicals/bmtnaac/issues/1920/11_01/bmtnaac_1920-11_01.tei.xml", "source_mets": "https://github.com/pulibrary/BlueMountain/blob/main/metadata/periodicals/bmtnaac/issues/1920/11_01/bmtnaac_1920-11_01.mets.xml", "url_numero": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192011-01", "articles": [{"article_id": "bm-bmtnaac-1920-11-01-c002", "article_bluemountain": "bmtnaac_1920-11_01#c002", "volume": "bmtnaac_1920-11_01", "ocr_source": "OCR Blue Mountain (ALTO), transcription TEI : lignes lb/@facs", "texte_sans_correction": true, "page_debut": "1", "page_fin": "4", "image_debut": 3, "image_fin": 6, "pages_selon": "pagination imprimée relevée dans le METS Blue Mountain (ORDERLABEL) ; [n] = page sans folio restituée", "url_article": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192011-01.2.2", "titre_corps": "Développement des agglomérations urbaines", "titre_sommaire": "Développement des agglomérations urbaines", "signature_source": "Jean DE LIGNE", "controle": "bornes données par la structure logique METS/ALTO de Blue Mountain (blocs ALTO de chaque constituant)", "pages": [{"page_pdf": 3, "page_imprimee": "1", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192011-01.1.3", "debut_caractere": 23, "fin_caractere_exclue": 1505, "texte": "Développement des\nagglomérations urbaines\n\nCourants et milieux favorables\nDans presque toutes les questions qui touchent au développement\nurbain, on ne peut perdre de vue « l'état favorable du milieu ». C'est lui qui\na fixé en leurs endroits les centres urbains, et ce sont ses différents courants\nqui ont contribué à leur existence et à leur épanouissement.\nC'est là un phénomène scientifique identique à celui de l'excitation à la\nvie, dans le processus de la germination.\nLes excavations des roches qui bordaient les cours d eau des régions du\npremier âge furent choisies comme abris par les groupements d'humains, parce\nque le fleuve constituait l'axe d'une contrée giboyeuse.\nLorsqu'on remonte ainsi aux premiers groupements, la loi vitale se\ndégage nettement dans sa simplicité matérielle, et sa signification nous permet\nde dégager facilement la loi fondamentale d'existence et de développement\ndes agglomérations humaines arrivées à une période plus complexe.\nLes premières agglomérations s'étaient donc fixées aux bords d'un cours\nd'eau, aux abords d'une région fertile...; elles formaient des petits centres\nagricoles.\nC'est ce que nous pourrions appeler les germes de centres urbains.\nPlusieurs de ces agglomérations, placées aux endroits de passage de cer-\ntains courants favorables, allaient, sous leur influence, se développer plus que\nles autres.\nEn effet, la conquête franque de la Belgique seconde et de la Germanie\ninférieure, modifia la situation de ces contrées."}, {"page_pdf": 4, "page_imprimee": "2", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192011-01.1.4", "debut_caractere": 23, "fin_caractere_exclue": 2742, "texte": "De situation excentrique qu elles avaient occupée, elles devinrent cen-\ntrales avec, comme pivot, Aix-la-Chapelle, dont Charlemagne avait fait sa\nrésidence.\nLes courants intellectuels et matériels qui convergeaient vers le Souve-\nrain, favorisèrent dans nos contrées la formation d'agglomérations domaniales\nou religieuses.\nPuis, le déséquilibre de la production de ces premiers centres travailleurs,\navait créé le trafic de l'échange commercial, et c'est ainsi que ces courants,\nsans cesse alimentés, créèrent 1 ambiance propice à l'extension de certains\ngermes urbains.\nCe sont encore ces courants qui dans la suite excitèrent la vitalité de\nl'agglomération naissante; excitation qui créa son développement par l'aug-\nmentation des éléments urbains, et, de ce fait, de la masse urbaine.\nLa preuve que ce furent ces courants qui entretinrent la vie et produi-\nsirent le développement de ces centres, c'est que, lorsque par des causes natu-\nrelles ou par des raisons d'ordre politique, ces courants furent drainés vers\nd'autres points, les villes abandonnées s anémièrent et s'atrophièrent- Anvers,\nelle, dès le début du XVIe siècle, se développa sous les effets vivifiants du\ncourant qui se détournait d'Ypres, de Bruges...\nDes villes antiques ne se sont plus relevées des ruines accumulées par\nles invasions dévastatrices, bien qu'à plusieurs reprises elles eussent résurgi de\nleurs cendres! C'est que la cause ne provenait pas de la destruction elle-même,\nmais de ce que l'invasion avait eu pour conséquence, la dérivation du flux\néconomique ou politique.\nAussi l'importance du passage constant de ces courants vitaux fut com-\npris par les agglomérations qui en dépendaient. Elles firent tout ce qui était\ndans leurs moyens pour conserver ce flux sanguin et pour le retenir dans leurs\norganes, afin d'en pouvoir tirer tout le suc!\nElles firent construire des «murs de paix», aménager de grandes places\nmarchandes, construire des quais, des halles, elles firent paver les grandes\nartères qu'avaient tracées les courants eux-mêmes..., et, lorsque l'ensable-\nment du fleuve menaçait d'éloigner le courant, elles faisaient refouir cette\nveine; quand la mer se retirait lentement du port, elles creusaient un chenal\nqui suivait dans sa retraite l'eau!\nA notre époque aussi, nous avons vu le percement du Simplon faire\ndériver en partie le passage des voyageurs internationaux. Lausanne, touchée\nplus spécialement cette fois, par ce transit d'étrangers, s'y appropria et con-\nstruisit alors une nouvelle gare d'architecture agréable et propre, des hôtelle-\nries aux masses caractéristiques, afin d'arrêter aussi quelque temps ce courant\nqui constitue l'alimentation et l'ambiance nécessaires à son nouveau dévelop-\npement."}, {"page_pdf": 5, "page_imprimee": "3", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192011-01.1.5", "debut_caractere": 23, "fin_caractere_exclue": 2877, "texte": "Parfois les villes ne disposèrent pas des moyens de faire entreprendre les\ntravaux capables d'endiguer les courants qui créaient l'atmosphère vitale, et\nce n'est que plusieurs siècles plus tard que ces travaux purent être entrepris.\nOn a voulu redonner à Bruges, a-t-on dit, la splendeur qu'elle avait\nconnue au XV* siècle, lorsque les eaux du Zwyn en avaient fait le plus impor-\ntant port cosmopolite du Nord. C'est-à-dire plus justement, que l'on a voulu\nrecréer pour la vieille ville le milieu propice qui susciterait la résurrection de\nsa vitalité urbaine.\nAu XXe siècle, on a relié Bruges à la mer par un canal large et profond\ndont l'entrée est abritée par un môle bétonné. Mais ces travaux très considé-\nrables avaient-ils suffi, puisque le mouvement du port était resté très faible?\nUn autre élément devait compléter l'œuvre réalisée.\nLes derniers événements politiques mondiaux ne vont-ils pas déplacer\nle sens des courants économiques et politiques? Zeebrugge n'est-il pas appelé\nà devenir une tête de pont anglaise?... Voici le courant bienfaisant qui se\nmarque et qui, s'il s'accentue, ramènera à Bruges et à son port maritime le\nmouvement excitateur de l'extension urbaine.\nCe sont donc souvent les travaux de l'homme ingénieux et travailleur\nqui peuvent compléter et même créer entièrement les « milieux favorables »\nà l'éclosion et à l'épanouissement de germes urbains.\nDans certaines villes primitives, les bras d'un cours d'eau, les marécages\nenvironnants... avaient d abord suffi a donner 1 atmosphère de sécurité pré-\ncieuse à la vie régulière du centre urbain.\nPlus tard, avec l évolution de la civilisation, les boues et la masse d eau\npaisible étaient devenues inefficaces. Il avait fallu au corps une croûte plus\nrobuste !\nL'homme essaya de conserver et de fortifier la nature du milieu qui con-\nvenait à 1 évolution de son agglomération et que 1 element natuiel avait\nformé : il creusa des fossés, tressa des haies, éleva des murs..., des fortifica-\ntions.\nAu contraire, les travaux de percement de l'isthme de Suez ont seuls\ndrainé vers ce point du vieux continent le trafic maritime international : cou-\nrant qui créa dans laquelle purent être créées Port-Saïd et Suez-\nLe Caire l'Alexandrie du XXe siècle en profita par rayonnement.\nDe la même façon, les nouveaux puits houillers que lon a creusés et\nque 1 on creuse encore aujourd hui dans la Campine belge, peuplee seulement\nde petites agglomérations agricoles, créent au fur et a mesure de 1 avancement\nde leurs lents travaux, une atmosphère propre au développement de cités\nindustrielles et d'ici à peu d années, Beeringen, Lummen..., portant en eux\nune vie urbaine à l'état latent, qui attend le courant favorable a ses manifesta-\ntions, arriveront à un développement tel qu ils prendront forme de cités\nimportantes, en harmonie vitale avec le milieu qui les a favorisées."}, {"page_pdf": 6, "page_imprimee": "4", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192011-01.1.6", "debut_caractere": 23, "fin_caractere_exclue": 1698, "texte": "Et en élaborant des projets de villes internationales, les architectes n'ont\nfait que répondre automatiquement à l'idéal politique qui se développait et\nqui prend une forme plus réelle depuis la signature de Versailles.\nSeulement, vers où seront drainés les courants intellectuels, sociaux et\npolitiques du monde entier?\nLe germe urbain est partout! Et là seulement où les courants se mêleront,\nil germera, et la ville rêvée se lèvera!\nCes arguments me semblent suffisants.\nRamenons les en un faisceau dense, afin qu'ils puissent servir de base\npréliminaire au travail, à l'effort commun qui s'accomplit aujourd'hui. Sondons\net fixons les courants qui se meuvent actuellement et qui peuvent susciter et\nentretenir les développements étouffés des centres urbains.\nSpécifions en la nature, car celle-ci indiquera et précisera les données\nessentielles et directrices qui doivent présider logiquement à l'élaboration et\nà 1 étude des plans d'ensemble des extensions des villes trop restreintes pour\nla vie qui y grandit.\nEt nous avons à suivre avec méthode les indications qui se dégagent de\nI étude de ces différents courants extérieurs, pour organiser et créeé des « touts\nurbains ».\n« Touts urbains » qui ne seront pas des agglomérés de vie épars, étran-\ngers à 1 ambiance existante du moment, mais qui seront des « touts > baignés\npar une harmonie vitale et qui répondront aux excitations de ses courants.\nAujourd hui, comme de tout temps, seuls ces courants sont favorables à\nn importe quelles manifestations du développement des agglomérations\nhumaines!\nC est à nous à les envisager... et nous arriverons à collaborer avec har-\nmonie à 1 évolution générale.\n\nJean DE LIGNE."}]}, {"article_id": "bm-bmtnaac-1920-11-01-c004", "article_bluemountain": "bmtnaac_1920-11_01#c004", "volume": "bmtnaac_1920-11_01", "ocr_source": "OCR Blue Mountain (ALTO), transcription TEI : lignes lb/@facs", "texte_sans_correction": true, "page_debut": "5", "page_fin": "11", "image_debut": 7, "image_fin": 13, "pages_selon": "pagination imprimée relevée dans le METS Blue Mountain (ORDERLABEL) ; [n] = page sans folio restituée", "url_article": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192011-01.2.3", "titre_corps": "Les principes essentiels d'un quartier=jardin", "titre_sommaire": "Les principes essentiels d'un quartier=jardin", "signature_source": "Jean EGGERICX, Architecte attaché à la Société Nationale des Habitations à bon marché", "controle": "bornes données par la structure logique METS/ALTO de Blue Mountain (blocs ALTO de chaque constituant)", "pages": [{"page_pdf": 7, "page_imprimee": "5", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192011-01.1.7", "debut_caractere": 23, "fin_caractere_exclue": 2298, "texte": "Les principes essentiels\nd'un quartier=jardin\n\nLe hasard nous a mis entre les mains une lettre adressée par un de nos\ncollaborateurs à un membre de l'administration communale de Schaer-\nbeek qui l'avait consulté au sujet des projets formés par cette commune pour\nl'aménagement du quartier Terdelt. Nous avons été frappé de l'intérêt consi-\ndérable de ce document : il constitue, sous une forme succincte, le catéchisme\nde ce que tout bon administrateur et conseiller communal devrait savoir au\nsujet de 1 aménagement des quartiers nouveaux et de la création de cités-jar-\ndins. Aussi sommes-nous tout heureux de pouvoir, avec I autorisation de leur\nauteur, publier ici ces lignes. L. C.\nBruxelles, le 2 7 septembre 1920.\nMonsieur,\nJ'éprouve un réel plaisir à vous faire part de l'intérêt profond que j'ai\nressenti dès le premier examen du projet de cité-jardin, quartier Terdelt,\nque vous avez bien voulu soumettre à mon appréciation.\nJe ne puis m empêcher, en outre, de vous féliciter quant à 1 élaboration\ndu règlement qui s'y rapporte et que M. Foucart, échevin des Travaux, se\npropose de faire adopter par le Conseil communal.\nje souligne particulièrement le fait que vous rompez ouvertement avec\nla plupart des malheureux essais qui furent entrepris jusqu'ici dans notre pays\net qui ne possèdent de la cité —— ou mieux - du quartier-jardin, que le nom.\nJ'estime pour ma part —et l'avenir prouvera que j'ai raison - qu'il faut que\nles autorités communales prévoient d'une manière toute différente que par le\npassé, non seulement le tracé du nouveau quartier, mais -encore l'ensemble\nmême des environs et surtout la répartition logique des nouvelles construc-\ntions.\nEn matière d'hygiène et de salubrité publique, 1 intérêt privé doit être\nentièrement subordonné au bien commun, je ne vous énumérerai pas ici tous\nles avantages qui peuvent résulter de la création d un quartier-jardin bien com-\npris; vous les connaissez aussi bien que moi. Permettez-moi de vous dire\nqu'après un examen impartial et approfondi des deux systèmes (1 ancien et\nle nouveau), je trouve qui! n existe pas un seul incon v éiiien 1 série ax qui ne\npuisse être résolu à la satisfaction générale.\nSeulement, il y a la Routine à vaincre et iî y a les incompétences, qui\nsont légion en telle matière."}, {"page_pdf": 8, "page_imprimee": "6", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192011-01.1.8", "debut_caractere": 23, "fin_caractere_exclue": 3096, "texte": "L'adoption des voies étroites, ainsi que vous le proposez, est indispen-\nsable en vue de restreindre les frais de voirie; la zone de recul doit être envi-\nsagée de manière à rompre la monotonie des alignements et de manière à\ncréer des aspects heureux. La haie vive qui borde ces voies est un élément\nesthétique qui ajoutera un charme inouï et varié.\nje me permettrai, à cet égard, de vous signaler que les canalisations\nrelatives à la distribution de l'eau, du gaz et de l'électricité doivent être pré-\nvues, en vue des branchements, d'une façon toute spéciale, si vous voulez\nréduire les frais qu'impliqueront les zones de recul.\nLes égouts auront également à être étudiés en relation avec les nou-\nvelles possibilités et l'établissement des trottoirs et des plantations n échappe\npas à ce remaniement général.\nLa création des jardinets à front des constructions rencontre des adver-\nsaires sérieux, surtout en ce qui concerne l'érection des habitations à bon mar-\nché. Faut-il toujours les orner tels qu'ils le furent jusqu'à ce jour? Non, les\nvariétés peuvent être multiples et, en ceci, comme en tous les points énumérés,\nil faut envisager le coût des choses; il faut pouvoir tirer parti de ce que l'on\ndispose et, seule, l'étude de chacun de ces points nous permettra de les résou-\ndre d une façon satisfaisante à tous égards.\nCe serait une erreur de penser qu'il suffit d'un bon tracé, d une orienta-\ntion donnant aux maisons un maximum d'ensoleillement, etc. Il faut encore\nréduire le plus possible l'action individuelle de chacun des propriétaires, de\nchacun des architectes, canaliser toutes ces énergies diffuses et égoïstes et leur\nfaire envisager à chaque instant la simplicité et l'effet d'ensemble.\nLà commence la partie la plus ardue et la plus ingrate pour celui qui\nveut réaliser la création d'une véritable cité, ou plus simplement, d'un quar-\ntier-jardin.\nChaque bloc de maisons devient un organe, chaque maison devient une\ncellule; il faut que cet organe, que cette cellule travaillent dans le sens com-\nmun, aient des rapports communs avec les organes voisins et avec les cellules\nsoeurs. Voilà pourquoi la forme du « Co-Partnership System » est la forme\nidéale de la cité future. Elle réunit les intérêts privés d'un grand nombre; elle\nrecherche la meilleure solution qu'il soit possible de donner c'est-à-dire\nle maximum à un prix minimum à ceux qui sont les administrés autant que\nles administrateurs et cela en échange de l'abandon d'une certaine liberté\nd action qui, ma foi, est contraire à l'esprit d'harmonie qui régit la composi-\ntion cellulaire de tout organisme vivant. Au fait, n'est-ce pas la définition\nmême de la forme communale dans sa conception la plus pure? N est-ce pas\nà 1 autorité communale qu'il incombe d'inviter ses administrés à former, pour\nleur plus grand bien du reste, des « Tenants societies » et à les considérer\ncomme des filleul es de la grande administration communale?\nEt voyez les résultats que cet esprit de coordination nous permet\nd espérer, si cette administration est sage, éclairée, et recherche un bien com-"}, {"page_pdf": 9, "page_imprimee": "7", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192011-01.1.9", "debut_caractere": 23, "fin_caractere_exclue": 2870, "texte": "mun. Ce qu'un seul administré ne pouvait ou n osait rêver, le « Co-Partnership\nSystem » en fait une réalisation vivante.\nGrâce à l'entente des membres, on obtient un lotissement logique des\njardins, des maisons et des mobiliers à des prix peu élevés; non seulement\nl'éclairage, mais le chauffage, l'eau chaude, voire même le nettoyage par le\nvide, distribués à chaque maison; des plaines de jeux, des champs de culture,\ndes bibliothèques communes viendront enrichir le quartier; nul ne peut limi-\nter les avantages qu'amène une telle instauration et j'entrevois le jour pro-\nchain où l'ensemble de tous ces avantages pourrait s'étendre à la commune\nentière qui, elle aussi, rectifierait logiquement ses limites en raison de ses\nnécessités administratives et dispensatrices.\nHAUTEURS SOUS PLAFONDS\nLa question des hauteurs sous plafond est une question brûlante qui\nsoulève à elle seule de longues controverses. Le désir de bien faire anime\nchacun de nous. Nous voulons réhabiliter le paysage urbain en améliorant la\nmaison à bon marché et, pour ce faire, nous devons renoncer aux construc-\ntions étroites en hauteur et en profondeur. 11 faut donc augmenter la largeur\net la surface bâtie et ici, nous nous heurtons à la grande difficulté, c est-à-dire\nque nous augmentons de ce fait le coût des constructions.\nLe premier moyen d'obvier à ces nouveaux frais, c'est de réduire les\nfaçades à la plus grande simplicité possible et de les traiter, postérieures, prin-\ncipales et latérales sily en a d une façon identique. IViais cela ne\nsuffit pas.\nLe second moyen, c est de standardiser la grande majorité des éléments\nqui concourent à l'édification des bâtiments et la construction en série. Cela\ndiminue certainement la dépense, mais en raison de la hausse énorme enregis-\ntrée ces derniers temps, nous devons constater que ce n est guèie encore\nsuffisant.\nQue reste-t-il? Un seul moyen : c est de réduire les hauteurs d étage.\nLes membres du Conseil supérieur d hygiène sont adveisaires GÊ cette\nréduction; les architectes ne sont pas d'accord; leur avis varie de l'un à 1 au-\ntre et, le plus souvent, ils restent neutres. Seuls les constructeurs sont catégo-\nriques et tous sont unanimes a déclarer qu une telle réduction entraînerait une\nsérieuse économie, et c est tout. Pourtant cette dernieie affirmation mente, a\nelle seule, que le moyen soit scientifiquement examiné, C'est ce que je vais\nessayer de faire, sans autre désir de ma part que celui d être utile.\nJ'estime que l'habitude et la crainte de manquer un effet esthétique sont\nles grands obstacles que rencontre cette réforme. L habitude ou la routine ne\nsont pas à considérer comme ayant un poids propre; elles se rompent d elles-\nmêmes. La question d'aspect est fort simple puisque, en réalité elle n'existe\npas. Je m'explique : en matière d habitation, tout le monde sait qu un pla-"}, {"page_pdf": 10, "page_imprimee": "8", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192011-01.1.10", "debut_caractere": 23, "fin_caractere_exclue": 3094, "texte": "fond bas augmente considérablement l'intimité d'une pièce et nul ne me con-\ntredira lorsque je dis : « La qualité primordiale d'un intérieur, c'est d'être\nintime, ausi intime que possible », ce qui revient à dire : il faut enlever à nos\nhabitations ce faux effet d'imitation qui se complaît à nous faire croire que\nnous sommes en réception « quelque part », chez quelqu'un, alors que nous\nsommes tout bonnement chez nous, dans « notre salon », dans « notre salle à\nmanger » et non pas dans une partie « d'une grande salle d'honneur > d'un\npalais quelconque, qui aurait dû être fractionnée et cloisonnée par suite de la\ncrise des logements ou par suite de l'arrivée au pouvoir d'une nouvelle démo-\ncratie.\nMais la question est plus sérieuse en elle-même. Elle ne se borne pas à\nun aspect qui, du reste, peut être délicieux, mais bien à savoir si cette réduc-\ntion de hauteur sous plafond nuit ou ne nuit pas à la santé des occupants.\nC'est tout.\nExaminons d'abord une de nos nombreuses chambres dans lesquelles la\nhauteur sous plafond atteint 4 mètres, 3 m. 50, 3 mètres, 2 m. 80 (pour ne\nrien dire de celle dont la hauteur dépasse 4 mètres).\nConstatons que, dans neuf cas sur dix, la partie efficace de la croisée\nouvrante se trouve à un niveau tel que l aération de la partie supérieure de\nla chambre est absolument impossible. Cette partie supérieure de la pièce\nvarie entre le tiers et la moitié de la hauteur totale de la pièce.\nConstatons que, dans quatre-vingt-dix-neuf cas sur cent, aucun autre\nmode d'aération n'est prévu et j'ajouterai que dans la presque totalité des\nautres cas où l aérage est préconisé, le système est totalement défectueux.\nConstatons encore que le rapport entre la hauteur et la surface n'existe\nque très rarement dans les habitations ordinaires et que la chambre ressemble,\nle plus souvent, à cause de sa surface réduite, à un puits.\nLorsque la porte seule est ouverte, ou la fenêtre, le renouvellement de\n1 air ne s'opère que très lentement et parfois même il ne s'opère pas du tout.\nDans tous les cas, je puis affirmer qu'un renouvellement d'air complet\nd'une place au moyen d'une porte ouverte ou d'une fenêtre demanderait un\nlong espace de temps qui, dans la plupart des cas, exigerait le départ des\noccupants. Un courant d air rapide hâterait, certes, le renouvellement de\nl'atmosphère, mais il entraînerait également la retraite de l'occupant.\nQuant aux couches supérieures, elles comportent de la vapeur d'eau en\nsuspens et bien d'autres choses encore. Elles doivent se refroidir avant de\ndescendre et il faudrait attendre un refroidissement presque total avant qu'elles\npuissent être évacuées. Un courant d air violent produit par l'ouverture simul-\ntanée d une porte et d'une fenêtre opposées n'agit pas immédiatement ni\ndirectement sur cette couche supérieure d'air confiné; il agit par frôlement,\npar induction et de molécules à molécules, à moins qu il soit dirigé dans un\nsens ordonné vers le plafond, où alors, si le courant est assez fort, il produit\ndes remous. L'évacuation est donc soumise à un ordre d'actions prolongées"}, {"page_pdf": 11, "page_imprimee": "9", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192011-01.1.11", "debut_caractere": 23, "fin_caractere_exclue": 3156, "texte": "et dirigées avec soin et dépend encore des conditions atmosphériques exté-\nrieures.\nje dirai peu de mots quant à l'emploi préconisé d'une gaîne d'aérage ver-\nticalement établie et destinée à l'évacuation de ces couches d'air confiné. Elles\nne fonctionnent normalement que s'il y a un tirage et il n'y a tirage qu aux\nseuls cas où il y a action calorique agissant sur l'air intérieur de la gaîne et\nsur tout son parcours ou s'il y a moyen mécanique (aspiration).\nNous voyons par ce qui précède que le but que I on espère atteindre en\naugmentant la hauteur sous plafond n'est ni d'aérer ni de faciliter l'aérage\nd'une chambre. Recherchons donc quel est le but que l'on désire. En augmen-\ntant la hauteur sous plafond d une chambre on a voulu constituer une\nréserve d'air. On a cru que c'était là le moyen le plus rapide et le plus écono-\nmique d assurer une grande provision d'air à une pièce pour le cas où les\nfenêtres et les portes étant fermées, il viendrait un ou plusieurs occupants.\nC'est-à-dire qu'on a cherché par ce moyen à diluer le plus possible 1 acide\ncarbonique rejeté par les poumons et par la peau. Donc, à diluer les pro-\nduits de la combustion, et mieux encore, on a cherché à réduire le plus possible\nle pourcentage d'acide carbonique contenu dans le cube total de la pièce,\nc'est-à-dire à le réduire à un minimum considéré comme inoffensif pour la\nsanté. Ce qui revient à dire que plus la réserve d'air accumulée sera grande,\nplus la teneur en acide carbonique sera faible. Or, 1 air confiné, privé de\nsoleil, de mouvement, ne garde pas ses propriétés, même s'il n est pas souillé\npar l'éjection de produits humains. Différentes causes peuvent altérer sa pureté\net ceci sort du cadre que je me suis tracé.\nOn pensait donc qu'un faible pourcentage d'acide carbonique était un\nindice sûr quant à 1 état de pureté de 1 atmosphère composant une pièce et\non estimait qu'aucun autre facteur ne pourrait avoir une importance égale\nau point de vue hygiénique. De récentes recherches médicales, faites durant\nla guerre, ont démontré que l'acide carbonique contenu dans 1 air ne produi-\nsait pas tous les effets nocifs qu'on lui attribuait et qu'en fait, 1 atmosphère\npouvait parfois ne pas contenir suffisamment d'acide carbonique en présence\net que l'absence ou tout au moins la quanti té trop faible de ce gaz pouvait\nengendrer pour nous des ennuis plus graves que sa présence en excès. (Expé-\nriences faites dans les fabriques et ateliers durant la guerre, constatation se\nrapportant à l'aviation et plus spécialement les expériences faites par le doc-\nteur Léonard Hill sous la direction du Comité des recherches médicales de la\nCommission nationale d'hygiène, gouvernement anglais). Il a été prouvé que\nles effets désastreux résultant d'une station prolongée dans une atmosphère\nnon aérée et viciée sont dus non pas à la présence d'une accumulation d acide\ncarbonique, mais bien à des conditions entièrement différentes et que la créa-\ntion d'une grande réserve ou provision d'air constituée par un grand espace\nou cube n'est absolument pas le point essentiel nécessaire en vue de 1 obten-\ntion d'une hygiène pavfaite."}, {"page_pdf": 12, "page_imprimee": "10", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192011-01.1.12", "debut_caractere": 23, "fin_caractere_exclue": 2909, "texte": "tin tout premier lieu, et ceci est le point important, tout dépend du refroi-\ndissement (rafraîchissement ou lavage si vous voulez) régulier de toute la\nsurface, dû à l aide de l'air qui se déplace.\nLa sensation désagréable que nous ressentons tous lorsque nous nous trou-\nvons dans un local dont l'air est confiné a pour cause l'absence d'un lavage\nde la surface de notre peau et la présence d'air vicié humide s'accumulant\nautour de notre corps et ne circulant pas.\nL'aérage appliqué à la maison a seul pour objet de régulariser ce renou-\nvellement de l'air indispensable à la combustion et qui doit être en mouve-\nment autour des corps des occupants d'un local.\nToute hauteur, autre que celle qui est nécessaire, est une entrave au\nrenouvellement régulier de cet air, parce que l'espace compris entre le plafond\net le niveau ouvrant supérieur des portes et fenêtres ne peut être obtenu\nsans mesures spéciales, c'est-à-dire sans un système d'aérage parfait. 11 est\ndonc désirable de maintenir cette hauteur sous plafond aussi peu élevée que\npossible et de concevoir le niveau supérieur des ouvrants des fenêtres et\nportes aussi près du plafond que possible.\nLa sensation désagréable, due à 1 excès de vapeurs viciées, accumulées et\némanées par les corps des individus est singulièrement augmentée encore\npar l'espace restreint sur lequel doivent se mouvoir les occupants d'un même\nlocal.\nCe désagrément peut être diminué en proportion de l'augmentation\nmême de la surface qui sera acordée aux occupants d'un même local.\nLa surface d'une chambre joue donc un plus grand rôle que sa hauteur,\nce qu'il fallait démontrer.\nJe ne dirai que peu de mots au sujet des possibilités d'infection qui\nrésultent d'une surface trop restreinte réservée aux occupants d'un local. Il\nest prouvé que la contamination s'opère plus fréquemment d'un individu\nà un autre par l'action directe, c'est-à-dire en parlant, en toussant, par\nl'échange d'haleine et de transpiration que par tout autre moyen et les vapeurs\nchaudes et viciées sont en outre un excellent véhicule qui facilite le transport\ndes germes.\nLes dernières recherches scientifiques prouvent donc que ce qui est\nindispensable en vue d'obtenir un local hygiénique, c'est le renouvellement\nrégulier et constant de l'air sans permettre qu'aucune accumulation d'air\nvisié ou de vapeur puisse se former à un endroit du local, ce qui serait un\ndésagrément autant qu une dépense illogique. Il est superflu d'ajouter qu'un\ncube restreint se renouvellera plus vite qu'un large espace.\nJe pense donc que vous avez raison en préconisant dans votre règlement\nune hauteur de 2 m. 80 de plancher à plancher pour le rez-de-chaussée\net de 2 m. 60 de plancher à plancher pour le premier étage, à condition\nqu'une surface minimum suffisante soit exigée pour les places où I on vit le\njour et pour celles où on vit la nuit. A condition également que l'habitation"}, {"page_pdf": 13, "page_imprimee": "11", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192011-01.1.13", "debut_caractere": 23, "fin_caractere_exclue": 657, "texte": "soit munie d'un système d'aérage absolument indispensable à la bonne hygiène\net dont les frais d'installation seront couverts plus d'une fois par l'économie\nlogique réalisée en raison de la réduction des hauteurs.\nJ'ajoute que la nécessité d'une aération indépendante des châssis et des\nportes se fait sentir plus encore lorsque les plafonds sont élevés en raison\nmême des couches confinées qui doivent être évacuées par une voie autre que\ncelle de leur bon vouloir.\nEntretemps, recevez, Monsieur, l'expression de mes sentiments les plus\ndévoués.\n\nJean EGGERICX,\nArchitecte attaché à la Société Nationale des Habitations à bon marché."}]}, {"article_id": "bm-bmtnaac-1920-11-01-c005", "article_bluemountain": "bmtnaac_1920-11_01#c005", "volume": "bmtnaac_1920-11_01", "ocr_source": "OCR Blue Mountain (ALTO), transcription TEI : lignes lb/@facs", "texte_sans_correction": true, "page_debut": "11", "page_fin": "14", "image_debut": 13, "image_fin": 20, "pages_selon": "pagination imprimée relevée dans le METS Blue Mountain (ORDERLABEL) ; [n] = page sans folio restituée", "url_article": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192011-01.2.4", "titre_corps": "Le logement à bon marché et les matériaux nouveaux", "titre_sommaire": "Le logement à bon marché et les matériaux nouveaux", "signature_source": "R. V", "controle": "bornes données par la structure logique METS/ALTO de Blue Mountain (blocs ALTO de chaque constituant)", "pages": [{"page_pdf": 13, "page_imprimee": "11", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192011-01.1.13", "debut_caractere": 659, "fin_caractere_exclue": 2381, "texte": "Le logement à bon marché\net les matériaux nouveaux\n\nL'on sait qu'en vue de parer à la crise du logement ouvrier le gouverne-\nment a créé, il y a quelques mois, une Société Nationale des habitations a bon\nmarché qu'il a dotée d'un premier capital de cent millions de francs. Cette\nsociété n'a pas pour mission de construire elle même les logements ouvriers\nqu'il s agit de faire surgir dans notre pays. C est aux sociétés filiales de la\nSociété Nationale, qui se formeront dans les différentes localités ou régions\ndu pays qu incombera cette tâche. La Société Nationale les y aidera surtout\nfinancièrement. C'est ainsi qu'elle s'engage, dès à présent, à leur prêter cinq\nfois le capital souscrit, ce qui représente généralement vingt fois le capital\nversé. Mais l'aide financière des pouvoirs publics ne s'arrête point là : l'Etat\ncontribue lui-même à la formation du capital social; il promet de subsidier\nà fonds perdus la construction d'habitations ouvrières pour un quart de leur\nvaleur; enfin, la plupart des provinces et des communes, suivant 1 exemple\nde l'Etat, ont voté des crédits dans le but d'aider financièrement les sociétés\nde construction d'habitations ouvrières.\nComme on le voit, la Société Nationale des habitations à bon marché\nest essentiellement une société de crédit, un organisme de banque. Elle aurait\ncependant failli à sa mission si elle ne s'était pas préoccupé très sérieusement\ndes autres aspects du problème, et tout particulièrement des questions d'ordre\ntechnique.\nLes facilités offertes aux sociétés de construction d'habitations à bon\nmarché coïncidant avec un besoin urgent de logements, il est manifeste que\ndans quelques mois l'on se mettra de toutes parts à construire des habitations"}, {"page_pdf": 14, "page_imprimee": "12", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192011-01.1.14", "debut_caractere": 23, "fin_caractere_exclue": 2948, "texte": "ouvrières ou, pour être plus précis, des quartiers d'habitations à bon marché.\nII paraît que, dès à présent, 128 sociétés sont en formation et Ton s'attend\nà ce qu'elles construisent, au cours de l'année 1921, pour 250 millions\nd'habitations.\nLa réalisation d'un aussi vaste programme de construction ne soulève\npas seulement des problèmes d'ordre financier. Il pose toute une série de\nquestions d'ordre technique qu il faut s'efforcer de résoudre avant de se mettre\nà l'œuvre.\nLa Société Nationale, qui est en quelque sorte la maison mère des socié-\ntés locales, est toute qualifiée pour entreprendre l'étude de ces problèmes.\nCertes, l'on peut regretter qu'il n'y ait pas à cet égard, comme en tant\nd'autres, plus d unité de programme et d action entre les différents orga-\nnismes de lEtat qui ont intérêt à réduire le coût de la construction. Il aurait\nété désirable de voir s'unir à cet égard l'action de l'Office des régions dévas-\ntées» qui, en matière de construction d'habitations ouvrières tout particulière-\nment, a fourni un effort non négligeable, et celle des administrations des Ponts\net Chaussées et des Chemins de fer, qui ont, en matière de construction, une\nexpérience et une importance que l'on ne peut perdre de vue.\nMais les dirigeants de la Société Nationale ont compris qu'ils ne pou-\nvaient attendre, pour se mettre à l'œuvre, que l'accord se soit fait sur une\npolitique générale de construction en Belgique. Aidés d un conseil technique\nqu'ils se sont adjoints dès la première heure, ils se sont mis immédiatement\nà chercher la solution des difficultés matérielles qui entravent la construction\nd'habitations à bon marché.\nRendant compte d'une conversation qu'il a eue avec le président de la\nSociété Nationale, M. le sénateur Vinck et son directeur général M. Van Bil-\nloen, un de nos confrères de la presse bruxelloise résumait fort exactement\nles données du problème et les mesures envisagées pour le résoudre.\nAprès avoir rappelé que les sociétés d'habitations à bon marché feront\nprobablement, au cours de l'année 1921, pour 250 millions de travaux, il\najoutait :\n« Deux cent cinquante millions, c'est une somme. Mais combien cela\nfera-t-il de maisons?\nIci 1 on touche au fond du problème. Les matériaux, comme je l'ai dit,\ncoûtent de plus en plus cher. La main-d'œuvre également. Mais ceci est pro-\nvoqué par cela, et ce sont les matériaux qui haussent dans les plus grandes\nproportions. Dans l'état actuel du marché, une maison du type le plus\nmodeste, et qui représente, de la part de l'architecte, un prodige d'économie,\ncoûte de 20 à 25 mille franco. A supposer que les matériaux n'augmentent\nplus (on n'ose compter, vraime.it, sur une diminution à bref délai), les deux\ncent cinquante millions, prévus pour l'année prochaine, représentent donc,\nen tablant sur le chiffre le plus probable, douze mille cinq cents maisons.\nPour parer, dans la mesure du possible, à la crise des matériaux, la"}, {"page_pdf": 19, "page_imprimee": "13", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192011-01.1.19", "debut_caractere": 23, "fin_caractere_exclue": 2881, "texte": "Société Nationale constitue, en ce moment, un Comptoir national des maté-\nriaux. Celui-ci s'occupera :\n1° De rechercher et d'expérimenter de nouveaux produits, matériaux et\nprocédés de construction coûtant moins cher que ce que l'on emploie actuelle-\nment (blocs, agglomérés avec tous leurs perfectionnements, etc.). Tout cela\nest étudié à fond à l'étranger. La Belgique ne peut rester inactive;\n2° De grouper les commandes de matériaux divers réclamés par les\nnouvelles sociétés qui se fondent, centraliser ces commandes, les transmettre\nà des fournisseurs disposés à accorder des rabais sur des quantité impor-\ntantes;\n3 De procurer aux constructeurs d'habitations à bon marché des maté-\nriaux ou éléments de construction standardisés, c'est-à-dire construits en série\navec des économies sur les prix de revient.\nCe comptoir sera une filiale de la société. Celui-ci, en effet, doit s'en tenir\nstrictement, en vertu de la loi, à son rôle d'organisme de crédit. Mais il va\nde soi que son action sera bien plus efficace le jour où le comptoir l'assistera\ndans sa tâche formidable >.\nNous nous bornons aujourd'hui à faire connaître à nos lecteurs com-\nment la Société Nationale compte entreprendre l'étude des matériaux et pro-\ncédés de construction nouveaux. L on trouvera à ce sujet des renseignements\nfort complets dans les pages qui suivent.\nPoint nest besoin d'insister sur l'intérêt de ces expériences. Depuis du\ntemps déjà quelques esprits chercheurs et que je serais tenté d'appeler\n« scientistes » ne cessaient de réclamer une étude systématique des nouveaux\nmatériaux et procédés de construction. Ils prétendaient que l'abandon des\nmatériaux d'emploi séculaire de la pierre et de la brique s'imposerait\nprochainement par suite à la fois de l'insuffisance des stocks disponibles de\nmatériaux de cette nature de la pénurie de la main-d'œuvre qualifiée\nenfin de la nécessité de réaliser des économies.\nMais la plupart des architectes restaient sceptiques et constataient, non\nsans malice, que les procédés nouveaux de construction étaient, très générale-\nment, plus coûteux que la maçonnerie en briques.\nLes événements semblent cependant donner raison aux modernistes.\nDéjà à l'étranger, en Angleterre, en Allemagne, les matériaux nouveaux com-\nmencent à être employés sur une très grande échelle. Des indices certains\npermettent d'affirmer que chez nous aussi la brique et la pierre trouveront\nprochainement de rudes concurrents : les inventeurs ne se lassent pas de cher-\ncher des procédés et matériaux nouveaux; ce qui mieux est, des sociétés\nindustrielles poursuivent inlassablement et méthodiquement leurs recherches.\nCeux qui sont quelque peu au courant des efforts déployés, des progrès réali-\nsés ont l'impression très nette que l'on aboutira prochainement à des procédés\ncie construction nouveaux supérieurs à la maçonnerie en brique et dont le"}, {"page_pdf": 20, "page_imprimee": "14", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192011-01.1.20", "debut_caractere": 23, "fin_caractere_exclue": 3017, "texte": "coût sera considérablement moins élevé. Si ce dernier résultat peut être atteint,\nle succès de ces procédés sera considérable.\nLes sociétés d'habitations ouvrières qui, plus que les constructeurs habi-\ntuels, doivent se préoccuper du facteur économique, ne manqueront pas de\nvouloir recourir à ces méthodes nouvelles. Mais où trouveront-elles des don-\nnées certaines permettant de fixer leur choix; qui les mettra en garde contre\nles offres fallacieuses; comment connaîtront-elles les prescriptions nouvelles\nà imposer à cet égard?\nEn Angleterre, où I on nous a toujours précédé quand il s agit du loge-\nment à bon marché, le Ministère de l'Hygiène a procédé à une étude scienti-\nfique et méthodique de tous les procédés de constructionnouveaux, Il en\npublie les résultats et dresse la liste des méthodes nouvelles auxquelles les\norganismes qu'il patronne peuvent recourir.\nLa S. N. H. B. M. se propose d'accomplir une tâche analogue en Bel-\ngique. Deux méthodes d'investignation s'offraient à elle.\nElle pouvait, comme cela s'est fait à Trondjhem, en Norvège, expéri-\nmenter les matériaux de constructiçn nouveaux en édifiant de tout petits édi-\ncules, servant uniquement aux expériences. M. le professeur Bunge nous a\nexposé dernièrement à Bruxelles les principes de cette méthode d'investiga-\ntion et il en a fait connaître les avantages. Comme il s'agit en quelque sorte\nd éprouvettes, l'on peut veiller à ce que les essais auxquels les différents\nmatériaux seront soumis soient absolument identiques et que les constata-\ntions se fassent avec la rigueur dune expérience de laboratoire. Par\ncontre, pareille méthode d'investigation s'écarte forcément des conditions\nd'application habituelles. Elle se limite aux matériaux servant à constituer les\nparois extérieures des constructions et ne porte point sur les autres éléments\nd'une maison, ni sur les objets qui la complètent.\nSuivant en cela l'exemple de l'Angleterre, la S. N. H. B. M. a préféré\nporter son expérimentation sur des maisons entières et 1 étendre à tous les\néléments constitutifs de ces maisons. Celles-ci seront soumises à un examen\napprofondi et méthodique.\nCet examen comporte deux étapes. La première, c'est l'étude à laquelle\nl'on soumet l'invention nouvelle avant même qu'elle ne soit autorisée à pren-\ndre part aux expériences. Les documents que nous publions prouvent que cet\nexamen s'opère avec un grand souci d'équité et un esprit de méthode digne\nde tous éloges.\nMais ce n'est là qu'une étape préparatoire aux expérimentations. Celles-\nci commenceront dès que les maisons s'édifieront et seront contrôlées par une\ncommission comprenant des spécialistes dans les différents domaines de\nl'hygiène et de l'art de construire.\nNous pouvons être assurés dès à présent que les résultats de ces expé-\nriences nous mettront en possession de données certaines et nous fixeront\nd'une façon définitive sur la valeur de quelques-uns des matériaux et procédés\nnouveaux qui s offrent aujourd'hui au choix du constructeur.\n\nR. V."}]}, {"article_id": "bm-bmtnaac-1920-11-01-c006", "article_bluemountain": "bmtnaac_1920-11_01#c006", "volume": "bmtnaac_1920-11_01", "ocr_source": "OCR Blue Mountain (ALTO), transcription TEI : lignes lb/@facs", "texte_sans_correction": true, "page_debut": "n. p.", "page_fin": "n. p.", "image_debut": 15, "image_fin": 15, "pages_selon": "pagination imprimée relevée dans le METS Blue Mountain (ORDERLABEL) ; [n] = page sans folio restituée", "url_article": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192011-01.2.4.1", "titre_corps": "Cliché « La Cité ».", "titre_sommaire": "Cliché « La Cité ».", "signature_source": "", "controle": "bornes données par la structure logique METS/ALTO de Blue Mountain (blocs ALTO de chaque constituant)", "pages": [{"page_pdf": 15, "page_imprimee": "n. p.", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192011-01.1.15", "debut_caractere": 0, "fin_caractere_exclue": 67, "texte": "PLANCHE I.\nARCHITECTE :\nJ, EGGERICX (BRUXELLES)\nCliché « La Cité »."}]}, {"article_id": "bm-bmtnaac-1920-11-01-c007", "article_bluemountain": "bmtnaac_1920-11_01#c007", "volume": "bmtnaac_1920-11_01", "ocr_source": "OCR Blue Mountain (ALTO), transcription TEI : lignes lb/@facs", "texte_sans_correction": true, "page_debut": "n. p.", "page_fin": "n. p.", "image_debut": 16, "image_fin": 16, "pages_selon": "pagination imprimée relevée dans le METS Blue Mountain (ORDERLABEL) ; [n] = page sans folio restituée", "url_article": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192011-01.2.4.2", "titre_corps": "Cliché « La Cité »", "titre_sommaire": "Cliché « La Cité »", "signature_source": "", "controle": "bornes données par la structure logique METS/ALTO de Blue Mountain (blocs ALTO de chaque constituant)", "pages": [{"page_pdf": 16, "page_imprimee": "n. p.", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192011-01.1.16", "debut_caractere": 0, "fin_caractere_exclue": 67, "texte": "PLANCHE II.\nARCHITECTE :\nJ. 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Organisation des expériences. Il est organisé par\nles soins de la Société Nationale des Habitations et Logements à bon marché,\nà i intervention du Comptoir National des Matériaux, une série d'expériences\nse rattachant à la construction d'habitations économiques.\nCes expériences sont divisées en deux catégories :\n1 Habitations entièrement achevées;\n2U Eléments de construction, appareils et accessoires pour la construction\net l'équipement complet de l'habitation.\nArt. 2. But des expériences. Les expériences ont pour but de per-\nmettre aux inventeurs, industriels, architectes, entrepreneurs, de réaliser prati-\nquement la mise en œuvre des matériaux, appareils ou procédés de construc-\ntion de nature à améliorer les conditions d'habitation du logement populaire.\nElles permettront, notamment, d'apprécier les moyens mis en œuvre au point\nde vue :\n1' de l'hygiène;\n2° du confort;\n3° de l'esthétique;\n4° de l'habitabilité;\n5° du prix;\n6° de la rapidité des moyens de construction;\n7l de la qualité et de la durabilité des matériaux employés;\n8° de leur résistance au feu, à l'eau, aux variations de la température,\naux condensations intérieures, aux retraits et dilatations, etc.\nArt. 3. Lieu des expériences. Les premières expériences auront\nlieu à Anderlecht lez-Bruxelles, sur un terrain appartenant à la société locale\nagréée par la Société Nationale dénommée : « Le Foyer Anderlechtois » et à\nVilvorde sur un terrain appartenant à la société agréée « Le Foyer Vil ver-\ndi en ».\nArt. 4. Demandes de participation aux expériences. Les demandes\nde participation doivent être adressées au directeur général de la Société\nNationale, 56, rue de Spa, à Bruxelles (rue de la Loi). Elles doivent être\naccompagnées d'une notice indiquant clairement les appareils, matériaux ou"}, {"page_pdf": 22, "page_imprimee": "16", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192011-01.1.22", "debut_caractere": 23, "fin_caractere_exclue": 2592, "texte": "procédés de construction à mettre en œuvre et déterminant d'une façon aussi\ncomplète que possible leurs avantages et particularités.\nLe cas échéant, les participants joignent à leurs demandes une liste de\nréférences et des échantillons.\nSi un constructeur désire prendre part aux expériences pour la construc-\ntion d'une ou plusieurs maisons entièrement achevées (une, deux ou trois\nmaisons isolées ou groupées), il devra établir ses projets de cahier des charges\net devis détaillés (*», en se conformant aux plans et prescriptions qui lui seront\nfournis par la Société Nationale.\nLa Société Nationale peut, éventuellement, autoriser un participant à\nconstruire suivant un plan proposé par lui-même.\nIndépendamment du coût unitaire résultant du devis, le participant doit\nindiquer le prix auquel il pourrait s'engager à construire les mêmes maisons\npar série de 10, 20, 50 ou plus.\nArt. 5. Admission des demandes de participation. Les demandes de\nparticipation avec tous leurs documents sont soumis à l appréciation du Con-\nseil technique de la Société Nationale qui statue sur leur admissibilité. Les\ndécisions du Conseil technique sont souveraines.\nArt. 6. Résultats des expériences. - Certificats. Des certificats\nseront délivrés aux participants par la Société Nationale à la fin des expé-\nriences.\nII. ― HABITATIONS ENTIEREMENT ACHEVEES\nArt. 7. Pians, Devis, Cahiers des charges. En cas d'admission\nd'une demande de construction d'habitation complète, le participant est invité\nà se présenter au siège de la Société Nationale pour y recevoir toutes explica-\ntions utiles au sujet des expériences. La Société Nationale lui remet alors un\nplan de lotissement du terrain avec indication de la ou des parcelles destinées\nà recevoir la maison ou le groupe de maisons projetées.\nLe participant remet endéans les 1 5 jours un plan définitif avec cahier\ndes charges approuvés, le tout en trois exemplaires. Il mentionne le délai\nendéans lequel il s'engage à achever entièrement les travaux.\nArt. 8. Exécution des travaux. Les travaux de construction consti-\ntuent un forfait absolu. Les maisons doivent être entièrement achevées, clefs\nsur portes, endéans le terme fixé et qui court à dater de la réception de l'avis\nde commencer les travaux. Cet avis sera donné aux participants par lettre\nrecommandée.\nIl est à noter que la rapidité d'achèvement des constructions constitue\nun élément essentiel dans l'appréciation des expériences.\nArt. 9. Inspection. La Société Nationale se réserve le droit de\n\n(*) Voir en annexe : Extraits du règlement relatif aux mesures d'hygiène."}, {"page_pdf": 23, "page_imprimee": "17", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192011-01.1.23", "debut_caractere": 23, "fin_caractere_exclue": 1768, "texte": "surveiller l'exécution des travaux. Elle pourra, à cette fin, envoyer un ou plu-\nsieurs délégués qui pourront visiter les chantiers en tout temps et sans avis\npréalable. Elle pourra procéder à la vérification de tous les matériaux et placer\naux endroits qui lui conviennent tous appareils de contrôle qu'elle jugerait\nnécessaires.\nArt. 10. Paiements. Les travaux sont effectués pour compte de la\nsociété locale qui versera des acomptes au fur et à mesure de leur avancement.\nIII. ― ELEMENTS DE CONSTRUCTION, APPAREILS ET ACCESSOIRES\nPOUR LA CONSTRUCTION ET L'EQUIPEMENT COMPLET DE L'HA-\nBITATION\nArt. 1 1. Nouveaux matériaux ou appareils, machines spéciales, etc.\nLorsqu'un participant ne peut mettre en œuvre lui-même un nouveau procédé\nde construction ou de nouveaux matériaux, la Société Nationale l'invite à\ns'entendre avec un entrepreneur qui appliquera les nouveaux procédés ou\nmatériaux dans la construction de la maison qu'il édifiera.\nIl en sera de même lorsqu'il s'agira simplement de l'application d'appa-\nreils spéciaux (ventilation, chauffage, etc) ou de l'emploi d'une machine pour\nla fabrication économique de blocs, briques, carreaux, etc. Les dispositions\nprévues au chapitre II sont dès lors d'application à l'entrepreneur général.\nLes offres tombant sous l'application du présent article pourront être\ngroupées et appliquées dans une même habitation lorsqu'elles ont trait à des\ndétails de construction différents.\nLa Société Nationale prêtera ses bons offices pour faciliter la mise en\nrapport des participants des deux dernières catégories avec des entrepreneurs\ngénéraux.\nArt. 12. Cas non prévus. Tous les cas non prévus par le présent\nrèglement seront tranchés sans appel, par le Conseil technique de la Société\nNationale."}]}, {"article_id": "bm-bmtnaac-1920-11-01-c011", "article_bluemountain": "bmtnaac_1920-11_01#c011", "volume": "bmtnaac_1920-11_01", "ocr_source": "OCR Blue Mountain (ALTO), transcription TEI : lignes lb/@facs", "texte_sans_correction": true, "page_debut": "18", "page_fin": "20", "image_debut": 24, "image_fin": 26, "pages_selon": "pagination imprimée relevée dans le METS Blue Mountain (ORDERLABEL) ; [n] = page sans folio restituée", "url_article": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192011-01.2.6", "titre_corps": "Renseignements généraux relatifs à l'édification des maisons=types servant à l'expérimentation des nouveaux matériaux", "titre_sommaire": "Renseignements généraux relatifs à l'édification des maisons=types servant à l'expérimentation des nouveaux matériaux", "signature_source": "L'architecte chargé de la direction des expériences, J. EGGERICX", "controle": "bornes données par la structure logique METS/ALTO de Blue Mountain (blocs ALTO de chaque constituant)", "pages": [{"page_pdf": 24, "page_imprimee": "18", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192011-01.1.24", "debut_caractere": 23, "fin_caractere_exclue": 2148, "texte": "Renseignements généraux relatifs à\nl'édification des maisons=types\nservant à l'expérimentation des nouveaux matériaux\n\nMaisons à ériger à Anderlecht (Quartier de la Roue-Aa), pour le compte\nde la société locale « Le Foyer Anderlechtois » et sous la direction de la\nSociété Nationale des habitations à bon marché.\nRemarques générales pour tous les participants et concurrents :\n1. Fondations de béton de briquaillons, dimensions à approuver suivant\nla nature du système proposé.\n2. Prévoir un soubassement en béton émergeant depuis le niveau de la\nfondation jusqu'à un niveau dépassant de 0 m. 1 5 celui du rez-de-chaussée.\nUn hydrofuge reconnu dont l'approbation est à soumettre et qui fera partie\nde la composition de ce béton (pourcentage et indications fournies par\nle fabricant).\n3. Le pavement du rez-de-chaussée peut être exécuté à l aide d'une\ncouche de béton de 0 m. 10 d'épaisseur, à condition que la surface soit\nrecouverte d'un enduit au ciment d'une épaisseur de 0 m. 025 au moins, con-\nvenablement lissée et pour autant qu'un produit hydrofuge reconnu et\napprouvé soit mélangé à l'enduit (pourcentage et indications du fabricant).\nA condition, également, qu'il soit prévu durant la confection de ce pavement\nl'adjonction d'une substance propre à retarder efficacement l'usure du béton\net à empêcher ce dernier d'être poussiéreux. Une plinthe de 0 m. 1 5 de\nhauteur complétera cet ouvrage et l'angle intérieur de cette plinthe sera brisé\net lissé.\n4. Les armoires et douches seront posées sur banquettes en béton. Le\nbéton composant ces dernières devra satisfaire aux mêmes exigences que\ncell es relatées ci-dessus au numéro 3 et qui concernent le pavement.\nLe devis se rapportant à chacune des constructions sera majoré du prix\nqui serait nécessaire à recouvrir toutes les façades à l'aide d'un enduit exté-\nrieur rugueux ou pointillé et imperméable. Dans ce cas, le dessous de la cor-\nniche sera plafonné et l'angle intérieur formé sera brisé et lissé.\nCet enduit sera appliqué ou non, suivant que son emploi sera jugé néces-\nsaire, c'est-à-dire suivant la résistance des murs à l'humidité et aux intem-\npéries."}, {"page_pdf": 25, "page_imprimee": "19", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192011-01.1.25", "debut_caractere": 23, "fin_caractere_exclue": 1988, "texte": "6. Les auvents peuvent être en béton armé exécutés en série à condition\nqu'ils répondent entièrement à leur destination.\n7. Un aérage effectif et logique autre que fenêtres et portes est à pro-\nposer pour toutes les pièces où Ton vit (le jour ou la nuit).\n8. Un badigeonnage général extérieur et intérieur est à prévoir en tons\nà soumettre et à discuter ultérieurement suivant la valeur des matériaux pro-\nposés.\nCette remarque, comme celle qui fait l'objet de l'alinéa n° 5, peut être\napliquée ou non pour l'extérieur. C'est au participant à veiller lui-même et\ndans son intérêt présent et futur à ce qui nous puissions logiqument éviter\ncette dépense.\n9. Il est absolument superflu sinon nuisible de chercher à enrichir les\nfaçades à l'aide d'éléments consacrés habituellement à cet usage et parmi\nlesquels je mentionne :\nA l'extérieur :\nles bi ocs vermiculés ou bosselés imitant la pierre brute;\nb) Les carreaux céramiques, faïences ou majoliques;\nc) l'imitation des troncs d'arbres, etc., en béton;\nd) le béton incrusté, etc.;\ne) les corniches à biochets, mo diii ons, etc. ;\n112) les jeux de tuiles;\ng) les verres à vitre de couleurs variées;\nh) la peinture imitant les bois coûteux, etc., etc.\nA l'intérieur :\na) l'emploi du marbre (pour les cheminées) ;\nb) l'emploi du bois (pour les cheminées) ;\nMieux vaut l'emploi de la brique pour l'exécution des cheminées. Il faut\ndémontrer que la brique est un article de luxe destiné à donner de la couleur\net qu'on doit l'employer comme tel.\n10. Ces maisons étant édifiées en matériaux qui diffèrent sensiblement les\nuns des autres et qui voisinent malgré tout; il faut donner à l'ensemble du\ngroupement, à l'ensemble des bi ocs, un maximum de cohésion, et pour cela\nil faut :\n1 ) une bonne silhouette à chaque bloc;\n2) un jeu de toiture simple;\n3) un jeu calme et discret des pleins et vides en opposition;\n4) Veiller aux qualités du châssis; les châssis jouent un rôle énorme.\nv\n« Ils sont les yeux de la maison »."}, {"page_pdf": 26, "page_imprimee": "20", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192011-01.1.26", "debut_caractere": 23, "fin_caractere_exclue": 632, "texte": "Ce qu'il faut surtout ne pas perdre de vue :\n« C'est que la grande simplicité constitue le charme discret et la suprême\nélégance de l'habitation à bon marché. »\nD onc : « Ne cherchez pas à faire une villa ».\n« Ne cherchez pas à imiter la maison bourgeoise ».\n« Ne cherchez pas à donner un caractère individuel à chaque maison,\nlaissez ce soin à la ménagère ».\n« Ne travaillez pas le détail à une trop petite échelle, il tue i\"ensemble ».\n« Evitez le détail en excès et les couleurs en oppositions trop variées >.\nBruxelles, le 4 octobre 1920.\n\nL'architecte chargé de la direction des expériences,\nJ. EGGERICX."}]}, {"article_id": "bm-bmtnaac-1920-11-01-c012", "article_bluemountain": "bmtnaac_1920-11_01#c012", "volume": "bmtnaac_1920-11_01", "ocr_source": "OCR Blue Mountain (ALTO), transcription TEI : lignes lb/@facs", "texte_sans_correction": true, "page_debut": "20", "page_fin": "23", "image_debut": 26, "image_fin": 29, "pages_selon": "pagination imprimée relevée dans le METS Blue Mountain (ORDERLABEL) ; [n] = page sans folio restituée", "url_article": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192011-01.2.7", "titre_corps": "Extrait du règlement relatif à la construction d'habitations à bon marché et aux mesures d'hygiène", "titre_sommaire": "Extrait du règlement relatif à la construction d'habitations à bon marché et aux mesures d'hygiène", "signature_source": "", "controle": "bornes données par la structure logique METS/ALTO de Blue Mountain (blocs ALTO de chaque constituant)", "pages": [{"page_pdf": 26, "page_imprimee": "20", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192011-01.1.26", "debut_caractere": 634, "fin_caractere_exclue": 1799, "texte": "Extrait du règlement\nrelatif à la construction d'habitations à bon marché\net aux mesures d'hygiène\nArticle premier. Les pièces à fournir à la Société Nationale préalable-\nment à la construction d'une maison, sont :\n1° Le plan terrier donnant notamment l'emplacement de la fosse d'ai-\nsance, du puits et de la citerne;\n2° Le plan du rez-de-chaussée et de chacun des étages, à l'échelle de\n0 m. 02 par mètre, donnant, le cas échéant, le plan des conduites d eau et de\nl'égout à l'intérieur de la construction, ainsi que leur mode de raccordement\naux canalisations générales;\n3° Le plan des façades et des coupes, à l'échelle de 0 m. 02 par mètre\ndonnant, notamment, le dispositif adopté pour la ventilation;\n4 Un cahier des charges et un devis estimatif détaillé.\nArt. 2. Sauf les dérogations justifiées par les circonstances et qui\nseraient admises par la Société Nationale, il sera tenu compte dans la rédac-\ntion des plans des prescriptions suivantes :\n1 ) La hauteur des bâtiments, prise du sol jusqu'au plafond de l'étage\nsupérieur, ne pourra dépasser la distance qui sépare les façades, tant princi-\npales que postérieures, des façades des habitations opposées;"}, {"page_pdf": 27, "page_imprimee": "21", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192011-01.1.27", "debut_caractere": 23, "fin_caractere_exclue": 2665, "texte": "2) La hauteur du rez-de-chaussée sera de 3 mètres au moins et celle des\nétages de 2 m. 80 au moins; celle des souterrains de 1 m. 80 au plus; celle\ndes mancardes de 2 m. 60 sur la moitié au moins de leur profondeur. La hau-\nteur s'entend entre plancher et plafond;\n3) La pièce principale destinée à servir à l'habitation du jour (chambre\ncommune) aura une surface de 1 6 m. 2 au minimum. Une chambre à coucher\naura au moins 12 m. 2, les autres chambres à coucher 10 m. 2;\n4) La profondeur de la chambre commune ne pourra être supérieure\nà une et demie fois sa hauteur. Elle ne pourra être exclusivement orientée\nvers le Nord;\n5) Les escaliers seront convenablement aérés et éclairés;\n6) Les habitations seront protégées contre l'infiltration des eaux plu-\nviales;\n7) Les cheneaux des toits seront établis en saillie sur les murs;\n8) Toutes les pièces de l'habitation, et principalement les chambres à\ncoucher, seront munies de dispositifs permettant une ventilation efficace;\n9) Aucune décharge (sterfput) à l'égout ne peut être insérée dans un\ncarrelage ou un plancher à l'intérieur d'un bâtiment.\nTout orifice donnant accès à la canalisation privée et qui n est pas destiné\nà la ventilation ou à l inspection doit être muni d'un coupe-air convenable;\n10) Pour l'établissement des tuyaux de chute des W. C. et des vidoirs\nrecevant les matières excrémentielles, il sera fait usage de tuyaux en métal qui\nauront un diamètre intérieur de 0.08 à 0.10 et seront unis directement à\nl'égout privé sans interposition de coupe-air;\n11) Il est interdit de maçonner dans les murs aucun tuyau de chute de\nW. C., ni aucun tuyau de vidange ou de trop-plein des éviers, vidoirs, bassins,\ncoquilles, lavabos ou bains. Toutes ces conduites doivent être accessibles;\n12) Toute habitation doit avoir un lieu d aisance par ménage. Si le W. C.\nest muni d'un système à chasse d'eau, il pourra être placé dans l'habitation,\navec porte s'ouvrant à l'intérieur de celle-ci. Si les latrines sont établies sur\nfosse étanche, elles pourront être construites dans le corps du bâtiment, mais\nleur accès doit se faire de l'extérieur.\nSi les latrines sont à matières absorbantes, elles doivent être placées le\nplus loin possible de l'habitation;\n13) Tout W. C. doit satisfaire aux conditions suivantes :\na) Une de ses parois au moins sera en contact avec l'air extérieur et\nmunie d'une fenêtre dont la surface vitrée aura au moins 1 4 décimètres carrés\net la partie ouvrante 4 décimètres carrés;\nb) Aucun W. C. ne peut communiquer directement avec une pièce habi-\ntable ou un local servant à la fabrication, à la préparation ou à la conservation\nde substances alimentaires;"}, {"page_pdf": 28, "page_imprimee": "22", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192011-01.1.28", "debut_caractere": 23, "fin_caractere_exclue": 2398, "texte": "c) Si un W. C. est adossé à l'un de ces locaux, le mur de séparation doit\nêtre construit en matériaux durs et s'élever sur toute la hauteur comprise\nentre le plancher et le plafond;\nd) Le sol de tout W. C. sera revêtu de matériaux étanches;\ne) Des dispositions doivent être prises pour assurer la ventilation per-\nmanente du cabinet;\nI 4) Pour les latrines dites à terre ou à matières absorbantes, une fenêtre\nsera ménagée dans l'un des murs extérieurs et s'élèvera jusqu'au plafond; la\npartie vitrée aura 14 décimètres carrés et la partie ouvrante 4 décimètres\ncarrés au moins.\nDes ouvertures seront ménagées dans le bas des murs ou de la porte pour\npermettre l'entrée de l'air;\n15) Tout privé doit être muni d une ouverture de ventilation ayant au\nminimum 2 décimètres carrés disposée le plus près possible du plafond et en\ncommunication directe avec l'air extérieur. Un orifice sera ménagé au bas de\nla porte ou d'un mur extérieur.\nLe sol doit être revêtu de matériaux non absorbants.\nLa cuvette et le tuyau de chute doivent être étanches, lisses intérieure-\nment et disposés de telle façon que les matières tombent directement dans\nla fosse. Le tuyau de chute aura un diamètre de 0 m. 20 au moins;\n16) Toute fosse d'aisance doit se trouver à la plus grande distance pos-\nsible des puits et à deux mètres au moins des habitations.\nElle doit être construite et placée de manière que l'on y ait facilement\naccès pour le curage et la vidange.\nII est interdit de donner un tuyau de trop-plein à une fosse d'aisance et\nde la mettre en relation avec un cours d'eau;\n17) Les fosses d'aisance seront construites en matériaux solides et\nétanches.\nLe trou d'homme, de forme circulaire, aura 0 m. 60 de diamètre au moins;\nil sera fermé hermétiquement par un couvercle solide en matériaux durs\ns'adaptant dans un cadre approprié.\nLes fosses d'aisance seront mises en relation avec l'atmosphère par le\ntuyau de chute des latrines, que l'on prolongera jusqu'au-dessus des toitures,\nen le faisant déboucher à 2 mètres au moins de toute fenêtre appartenant à\nune chambre habitée;\n18) L'établissement de puisards* puits perdus ou puits d'absorption est\nstrictement interdit, quelle que soit la nature des matières qu'ils seraient desti-\nnés à recevoir.\n19) On ne peut emprunter pour l'établissement d'un puits ou d'une\nciterne aucun mur de fondation, de soutènement ou autre. Un intervalle"}, {"page_pdf": 29, "page_imprimee": "23", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192011-01.1.29", "debut_caractere": 23, "fin_caractere_exclue": 681, "texte": "de 0 m. 50 au moins devra être ménagé entre le puits ou la citerne et les murs\nvoisins.\n20) Il ne peut être creusé de puits ni de citernes sous des constructions\nservant à 1 habitation de l'homme ou des animaux;\n21 ) Lors de l'installation d'un puits et d'une façon générale dans l'éta-\nblissement des canalisations d'eau potable, on veillera à ce que toute contami-\nnation soit impossible.\nArt. 3. Après approbation des plans par la Société Nationale, les tra-\nvaux devront être dirigés et surveillés par l'architecte désigné ou accepté par\nla société agréée. Celle-ci devra conserver un exemplaire des plans, du cahier\ndes charges et des devis des travaux."}]}, {"article_id": "bm-bmtnaac-1920-11-01-c013", "article_bluemountain": "bmtnaac_1920-11_01#c013", "volume": "bmtnaac_1920-11_01", "ocr_source": "OCR Blue Mountain (ALTO), transcription TEI : lignes lb/@facs", "texte_sans_correction": true, "page_debut": "23", "page_fin": "24", "image_debut": 29, "image_fin": 30, "pages_selon": "pagination imprimée relevée dans le METS Blue Mountain (ORDERLABEL) ; [n] = page sans folio restituée", "url_article": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192011-01.2.8", "titre_corps": "Questionnaire à remplir par les concurrents", "titre_sommaire": "Questionnaire à remplir par les concurrents", "signature_source": "", "controle": "bornes données par la structure logique METS/ALTO de Blue Mountain (blocs ALTO de chaque constituant)", "pages": [{"page_pdf": 29, "page_imprimee": "23", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192011-01.1.29", "debut_caractere": 683, "fin_caractere_exclue": 1506, "texte": "Questionnaire à remplir par\nles concurrents\nNom du système, indications relatives au brevet s'il y en a un et date à\nlaquelle il fut pris.\nNoms et adresses de la firme commerciale qui exploite le système et le\nbrevet.\nNoms et adresses de l'entrepreneur désigné en vue de la participation\naux expériences.\nDéfinition brève du système.\nRéférences ,\nL'appareil employé :\nLa manipulation :\n•\nLe mur obtenu : 1 ) Murs extérieurs, dimension des briques s'il y en a,\nhauteur d'assises, etc.\nComment est-il maçonné?\na) Epaisseur totale;\nb) Epaisseur des parois;\nc) Epaisseur du ou des vides d'air;\nd) Liaisons.\n2) Murs intérieurs : composition du béton.\nParticularités relatives à la pose des gîtages. Répartition sur le mur et\nnature du gîtage.\nParticularités relatives à la confection des battées pour fenêtres, pour\nportes, etc."}, {"page_pdf": 30, "page_imprimee": "24", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192011-01.1.30", "debut_caractere": 23, "fin_caractere_exclue": 776, "texte": "Particularités relatives à la confection des seuils et linteaux.\nParachèvement :\na) Enduit extérieur nécessaire ou non;\nb) Enduit intérieur nécessaire ou non;\nc) Couleur et apparences extérieures du mur;\nd) Peut-on y placer un clou?\nEconomie espérée :\nRapidité :\nMain-d'œuvre employée :\nRenseignements divers complétant ceux qui précèdent :\nCette firme est disposée à participer aux expériences projetées par la\nS. N. H. B. M.\nElle se propose d'ériger :\na) par ses propres moyens (1 ) ;\nb) par l'entremise de M\nentrepreneur\nmaisons à Anderlecht;\nmaisons à Vilvorde.\n(Signature) :\nVu, l'architecte attaché à la S. N. H. B. M.\nApprouvé par le Conseil technique en sa séance du\nRejeté par le Conseil technique en sa séance du\n( 1 ) A biffer suivant le cas."}]}, {"article_id": "bm-bmtnaac-1920-11-01-c014", "article_bluemountain": "bmtnaac_1920-11_01#c014", "volume": "bmtnaac_1920-11_01", "ocr_source": "OCR Blue Mountain (ALTO), transcription TEI : lignes lb/@facs", "texte_sans_correction": true, "page_debut": "couv. 2", "page_fin": "couv. 2", "image_debut": 2, "image_fin": 2, "pages_selon": "pagination imprimée relevée dans le METS Blue Mountain (ORDERLABEL) ; [n] = page sans folio restituée", "url_article": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192011-01.2.9", "titre_corps": "[Publicité]", "titre_sommaire": "[Publicité]", "signature_source": "", "controle": "bornes données par la structure logique METS/ALTO de Blue Mountain (blocs ALTO de chaque constituant)", "pages": [{"page_pdf": 2, "page_imprimee": "couv. 2", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192011-01.1.2", "debut_caractere": 1078, "fin_caractere_exclue": 1138, "texte": "rOULOM trCF Â VIÔE\nCOtiSTRUCTIOnS ECOHQAiioues\n/\n\\\nf\nL\nJL.\nI"}]}, {"article_id": "bm-bmtnaac-1920-11-01-c015", "article_bluemountain": "bmtnaac_1920-11_01#c015", "volume": "bmtnaac_1920-11_01", "ocr_source": "OCR Blue Mountain (ALTO), transcription TEI : lignes lb/@facs", "texte_sans_correction": true, "page_debut": "couv. 3", "page_fin": "couv. 3", "image_debut": 31, "image_fin": 31, "pages_selon": "pagination imprimée relevée dans le METS Blue Mountain (ORDERLABEL) ; [n] = page sans folio restituée", "url_article": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192011-01.2.10", "titre_corps": "[Publicité]", "titre_sommaire": "[Publicité]", "signature_source": "", "controle": "bornes données par la structure logique METS/ALTO de Blue Mountain (blocs ALTO de chaque constituant)", "pages": [{"page_pdf": 31, "page_imprimee": "couv. 3", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192011-01.1.31", "debut_caractere": 0, "fin_caractere_exclue": 544, "texte": "Comp. Belge de l'Acétylène\nTélégr. : H RIT fïT Téléphone\nACÉTYLÈNE Al* BH. 6T45\n89, rue Vanden Boogaerde\nBRUXELLES\nApplications Générales de l'Acétylène\nEclairage par incandescence\nBecs depuis 7 litres 25 bougies\nChalumeaux oxy-acétyléniques\nde grande puissance pour projections\nGÉNÉRATEURS FIXES ET TRANSPORTABLES\nLampes de Chantiers\n- ; ' , ' ■ -y'* \"• >\nLampes et fers à souder à l'acétylène\nINSTALLATIONS COMPLÈTES DE LABORATOIRES\nInstallation de soudure autogène et découpage\nCARBURE DE CALCIUM, GROS ET DEMI-GROS\nÔxygène acétylène dissous"}]}, {"article_id": "bm-bmtnaac-1920-11-01-c016", "article_bluemountain": "bmtnaac_1920-11_01#c016", "volume": "bmtnaac_1920-11_01", "ocr_source": "OCR Blue Mountain (ALTO), transcription TEI : lignes lb/@facs", "texte_sans_correction": true, "page_debut": "couv. 3", "page_fin": "couv. 3", "image_debut": 31, "image_fin": 31, "pages_selon": "pagination imprimée relevée dans le METS Blue Mountain (ORDERLABEL) ; [n] = page sans folio restituée", "url_article": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192011-01.2.11", "titre_corps": "[Publicité]", "titre_sommaire": "[Publicité]", "signature_source": "", "controle": "bornes données par la structure logique METS/ALTO de Blue Mountain (blocs ALTO de chaque constituant)", "pages": [{"page_pdf": 31, "page_imprimee": "couv. 3", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192011-01.1.31", "debut_caractere": 546, "fin_caractere_exclue": 927, "texte": "SOCIETE ANONYME\n« BOIS, CIMENT, MATERIAUX »\n1\n\\\nAne\" firme Nicolas Josson\nX\nMaison fondée en 1809\n43, QUAI AU FOIN, 43 BRUXELLES\n(derrioîe la Tkeâtr* Flamand)\nSuccursale :\nETTERBEEK, 90, rue du Général-Leman\nMaison principal# : Br. 5304\nSuccursale < Iv. 91M\nTéléphones\nBob de chêne de toutes provenances\nBois du Nord et d'Amérk|ue\nCiment-Portl&nd de Niel-on-RupeU\nBeaver-Board\n7*->"}]}, {"article_id": "bm-bmtnaac-1920-11-01-c017", "article_bluemountain": "bmtnaac_1920-11_01#c017", "volume": "bmtnaac_1920-11_01", "ocr_source": "OCR Blue Mountain (ALTO), transcription TEI : lignes lb/@facs", "texte_sans_correction": true, "page_debut": "couv. 3", "page_fin": "couv. 3", "image_debut": 31, "image_fin": 31, "pages_selon": "pagination imprimée relevée dans le METS Blue Mountain (ORDERLABEL) ; [n] = page sans folio restituée", "url_article": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192011-01.2.12", "titre_corps": "[Publicité]", "titre_sommaire": "[Publicité]", "signature_source": "", "controle": "bornes données par la structure logique METS/ALTO de Blue Mountain (blocs ALTO de chaque constituant)", "pages": [{"page_pdf": 31, "page_imprimee": "couv. 3", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192011-01.1.31", "debut_caractere": 929, "fin_caractere_exclue": 1062, "texte": "Constructions en bois et en acier\n~L- - de tau®\nM Maisons démontables\nà T amise\nAdresse télégr, : BOELWERF Tamise\nTéléphone Tamise 10"}]}, {"article_id": "bm-bmtnaac-1920-11-01-c018", "article_bluemountain": "bmtnaac_1920-11_01#c018", "volume": "bmtnaac_1920-11_01", "ocr_source": "OCR Blue Mountain (ALTO), transcription TEI : lignes lb/@facs", "texte_sans_correction": true, "page_debut": "couv. 4", "page_fin": "couv. 4", "image_debut": 32, "image_fin": 32, "pages_selon": "pagination imprimée relevée dans le METS Blue Mountain (ORDERLABEL) ; [n] = page sans folio restituée", "url_article": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192011-01.2.13", "titre_corps": "[Publicité]", "titre_sommaire": "[Publicité]", "signature_source": "", "controle": "bornes données par la structure logique METS/ALTO de Blue Mountain (blocs ALTO de chaque constituant)", "pages": [{"page_pdf": 32, "page_imprimee": "couv. 4", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192011-01.1.32", "debut_caractere": 55, "fin_caractere_exclue": 268, "texte": "•■y - V ■ ./ fr ■■■■ '• *- -j.'V '■ *'K\\•' ■ . 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Fera. Bodson, artichtecte (Bruxelles) ; André do Ridder PublicisAe\n(Anvers) ; Huib. Hoste, architecte ( Bruges) ; Raymond Moenaert, architecte\n(Bruxelles); L. van der Swaelmen, architecte-paysagiste (Bruxelles). MM. Tu-\nMer, homme de lettres (Bruxeles) ; Rapk. Vcrwilghca, Ingénieur Urbaniste\n(Bruxelles), Secrétaire de la Rédaction.\nLm Rédactaan et ÇollibontMin «ont seul* r« sponaaltU* cl«Un» • Il mèi\ncompte dant < ta Cita > d* tout ouTXtg* doit deux exemplair** Hmt aiwjA à la Ima\nPour la rédaction, l'administration et les demandes d'abonnement, s'adresser au 3E«ge de\nla Revue : 10, Place Loix, St-Gilles- Bruxelles.\nPour la vente au numéro, s'adresser exclusivement aux libraires. Dépôt prinsipal :\nLibrairie Lamertin, 58-62, Coudenberg, Bruxelles.\nABONNEMENT : 10 fr.; Etranger, 12 fîmes; le numéro. Un ftaoK.\nLes abonnements peuvent se prendre en versant la somme de 10 francs au crédit du\nCompte-chèques-postaux : a* 16621 (Revue : La Cité).\n\nrOULOM trCF Â VIÔE\nCOtiSTRUCTIOnS ECOHQAiioues\n/\n\\\nf\nL\nJL.\nI"}, {"page_pdf": 3, "page_imprimee": "1", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192011-01.1.3", "texte": "LA CITE\nNOVEMBRE 1920\n\nDéveloppement des\nagglomérations urbaines\n\nCourants et milieux favorables\nDans presque toutes les questions qui touchent au développement\nurbain, on ne peut perdre de vue « l'état favorable du milieu ». C'est lui qui\na fixé en leurs endroits les centres urbains, et ce sont ses différents courants\nqui ont contribué à leur existence et à leur épanouissement.\nC'est là un phénomène scientifique identique à celui de l'excitation à la\nvie, dans le processus de la germination.\nLes excavations des roches qui bordaient les cours d eau des régions du\npremier âge furent choisies comme abris par les groupements d'humains, parce\nque le fleuve constituait l'axe d'une contrée giboyeuse.\nLorsqu'on remonte ainsi aux premiers groupements, la loi vitale se\ndégage nettement dans sa simplicité matérielle, et sa signification nous permet\nde dégager facilement la loi fondamentale d'existence et de développement\ndes agglomérations humaines arrivées à une période plus complexe.\nLes premières agglomérations s'étaient donc fixées aux bords d'un cours\nd'eau, aux abords d'une région fertile...; elles formaient des petits centres\nagricoles.\nC'est ce que nous pourrions appeler les germes de centres urbains.\nPlusieurs de ces agglomérations, placées aux endroits de passage de cer-\ntains courants favorables, allaient, sous leur influence, se développer plus que\nles autres.\nEn effet, la conquête franque de la Belgique seconde et de la Germanie\ninférieure, modifia la situation de ces contrées."}, {"page_pdf": 4, "page_imprimee": "2", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192011-01.1.4", "texte": "LA CITÉ\nNOVEMBRE 1920\n\nDe situation excentrique qu elles avaient occupée, elles devinrent cen-\ntrales avec, comme pivot, Aix-la-Chapelle, dont Charlemagne avait fait sa\nrésidence.\nLes courants intellectuels et matériels qui convergeaient vers le Souve-\nrain, favorisèrent dans nos contrées la formation d'agglomérations domaniales\nou religieuses.\nPuis, le déséquilibre de la production de ces premiers centres travailleurs,\navait créé le trafic de l'échange commercial, et c'est ainsi que ces courants,\nsans cesse alimentés, créèrent 1 ambiance propice à l'extension de certains\ngermes urbains.\nCe sont encore ces courants qui dans la suite excitèrent la vitalité de\nl'agglomération naissante; excitation qui créa son développement par l'aug-\nmentation des éléments urbains, et, de ce fait, de la masse urbaine.\nLa preuve que ce furent ces courants qui entretinrent la vie et produi-\nsirent le développement de ces centres, c'est que, lorsque par des causes natu-\nrelles ou par des raisons d'ordre politique, ces courants furent drainés vers\nd'autres points, les villes abandonnées s anémièrent et s'atrophièrent- Anvers,\nelle, dès le début du XVIe siècle, se développa sous les effets vivifiants du\ncourant qui se détournait d'Ypres, de Bruges...\nDes villes antiques ne se sont plus relevées des ruines accumulées par\nles invasions dévastatrices, bien qu'à plusieurs reprises elles eussent résurgi de\nleurs cendres! C'est que la cause ne provenait pas de la destruction elle-même,\nmais de ce que l'invasion avait eu pour conséquence, la dérivation du flux\néconomique ou politique.\nAussi l'importance du passage constant de ces courants vitaux fut com-\npris par les agglomérations qui en dépendaient. Elles firent tout ce qui était\ndans leurs moyens pour conserver ce flux sanguin et pour le retenir dans leurs\norganes, afin d'en pouvoir tirer tout le suc!\nElles firent construire des «murs de paix», aménager de grandes places\nmarchandes, construire des quais, des halles, elles firent paver les grandes\nartères qu'avaient tracées les courants eux-mêmes..., et, lorsque l'ensable-\nment du fleuve menaçait d'éloigner le courant, elles faisaient refouir cette\nveine; quand la mer se retirait lentement du port, elles creusaient un chenal\nqui suivait dans sa retraite l'eau!\nA notre époque aussi, nous avons vu le percement du Simplon faire\ndériver en partie le passage des voyageurs internationaux. Lausanne, touchée\nplus spécialement cette fois, par ce transit d'étrangers, s'y appropria et con-\nstruisit alors une nouvelle gare d'architecture agréable et propre, des hôtelle-\nries aux masses caractéristiques, afin d'arrêter aussi quelque temps ce courant\nqui constitue l'alimentation et l'ambiance nécessaires à son nouveau dévelop-\npement."}, {"page_pdf": 5, "page_imprimee": "3", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192011-01.1.5", "texte": "LA CITE\nNOVEMBRE 1920\n\nParfois les villes ne disposèrent pas des moyens de faire entreprendre les\ntravaux capables d'endiguer les courants qui créaient l'atmosphère vitale, et\nce n'est que plusieurs siècles plus tard que ces travaux purent être entrepris.\nOn a voulu redonner à Bruges, a-t-on dit, la splendeur qu'elle avait\nconnue au XV* siècle, lorsque les eaux du Zwyn en avaient fait le plus impor-\ntant port cosmopolite du Nord. C'est-à-dire plus justement, que l'on a voulu\nrecréer pour la vieille ville le milieu propice qui susciterait la résurrection de\nsa vitalité urbaine.\nAu XXe siècle, on a relié Bruges à la mer par un canal large et profond\ndont l'entrée est abritée par un môle bétonné. Mais ces travaux très considé-\nrables avaient-ils suffi, puisque le mouvement du port était resté très faible?\nUn autre élément devait compléter l'œuvre réalisée.\nLes derniers événements politiques mondiaux ne vont-ils pas déplacer\nle sens des courants économiques et politiques? Zeebrugge n'est-il pas appelé\nà devenir une tête de pont anglaise?... Voici le courant bienfaisant qui se\nmarque et qui, s'il s'accentue, ramènera à Bruges et à son port maritime le\nmouvement excitateur de l'extension urbaine.\nCe sont donc souvent les travaux de l'homme ingénieux et travailleur\nqui peuvent compléter et même créer entièrement les « milieux favorables »\nà l'éclosion et à l'épanouissement de germes urbains.\nDans certaines villes primitives, les bras d'un cours d'eau, les marécages\nenvironnants... avaient d abord suffi a donner 1 atmosphère de sécurité pré-\ncieuse à la vie régulière du centre urbain.\nPlus tard, avec l évolution de la civilisation, les boues et la masse d eau\npaisible étaient devenues inefficaces. Il avait fallu au corps une croûte plus\nrobuste !\nL'homme essaya de conserver et de fortifier la nature du milieu qui con-\nvenait à 1 évolution de son agglomération et que 1 element natuiel avait\nformé : il creusa des fossés, tressa des haies, éleva des murs..., des fortifica-\ntions.\nAu contraire, les travaux de percement de l'isthme de Suez ont seuls\ndrainé vers ce point du vieux continent le trafic maritime international : cou-\nrant qui créa dans laquelle purent être créées Port-Saïd et Suez-\nLe Caire l'Alexandrie du XXe siècle en profita par rayonnement.\nDe la même façon, les nouveaux puits houillers que lon a creusés et\nque 1 on creuse encore aujourd hui dans la Campine belge, peuplee seulement\nde petites agglomérations agricoles, créent au fur et a mesure de 1 avancement\nde leurs lents travaux, une atmosphère propre au développement de cités\nindustrielles et d'ici à peu d années, Beeringen, Lummen..., portant en eux\nune vie urbaine à l'état latent, qui attend le courant favorable a ses manifesta-\ntions, arriveront à un développement tel qu ils prendront forme de cités\nimportantes, en harmonie vitale avec le milieu qui les a favorisées."}, {"page_pdf": 6, "page_imprimee": "4", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192011-01.1.6", "texte": "LA CITÉ\nNOVEMBRE 1920\n\nEt en élaborant des projets de villes internationales, les architectes n'ont\nfait que répondre automatiquement à l'idéal politique qui se développait et\nqui prend une forme plus réelle depuis la signature de Versailles.\nSeulement, vers où seront drainés les courants intellectuels, sociaux et\npolitiques du monde entier?\nLe germe urbain est partout! Et là seulement où les courants se mêleront,\nil germera, et la ville rêvée se lèvera!\nCes arguments me semblent suffisants.\nRamenons les en un faisceau dense, afin qu'ils puissent servir de base\npréliminaire au travail, à l'effort commun qui s'accomplit aujourd'hui. Sondons\net fixons les courants qui se meuvent actuellement et qui peuvent susciter et\nentretenir les développements étouffés des centres urbains.\nSpécifions en la nature, car celle-ci indiquera et précisera les données\nessentielles et directrices qui doivent présider logiquement à l'élaboration et\nà 1 étude des plans d'ensemble des extensions des villes trop restreintes pour\nla vie qui y grandit.\nEt nous avons à suivre avec méthode les indications qui se dégagent de\nI étude de ces différents courants extérieurs, pour organiser et créeé des « touts\nurbains ».\n« Touts urbains » qui ne seront pas des agglomérés de vie épars, étran-\ngers à 1 ambiance existante du moment, mais qui seront des « touts > baignés\npar une harmonie vitale et qui répondront aux excitations de ses courants.\nAujourd hui, comme de tout temps, seuls ces courants sont favorables à\nn importe quelles manifestations du développement des agglomérations\nhumaines!\nC est à nous à les envisager... et nous arriverons à collaborer avec har-\nmonie à 1 évolution générale.\n\nJean DE LIGNE."}, {"page_pdf": 7, "page_imprimee": "5", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192011-01.1.7", "texte": "LA CITE\nNOVEMBRE 1920\n\nLes principes essentiels\nd'un quartier=jardin\n\nLe hasard nous a mis entre les mains une lettre adressée par un de nos\ncollaborateurs à un membre de l'administration communale de Schaer-\nbeek qui l'avait consulté au sujet des projets formés par cette commune pour\nl'aménagement du quartier Terdelt. Nous avons été frappé de l'intérêt consi-\ndérable de ce document : il constitue, sous une forme succincte, le catéchisme\nde ce que tout bon administrateur et conseiller communal devrait savoir au\nsujet de 1 aménagement des quartiers nouveaux et de la création de cités-jar-\ndins. Aussi sommes-nous tout heureux de pouvoir, avec I autorisation de leur\nauteur, publier ici ces lignes. L. C.\nBruxelles, le 2 7 septembre 1920.\nMonsieur,\nJ'éprouve un réel plaisir à vous faire part de l'intérêt profond que j'ai\nressenti dès le premier examen du projet de cité-jardin, quartier Terdelt,\nque vous avez bien voulu soumettre à mon appréciation.\nJe ne puis m empêcher, en outre, de vous féliciter quant à 1 élaboration\ndu règlement qui s'y rapporte et que M. Foucart, échevin des Travaux, se\npropose de faire adopter par le Conseil communal.\nje souligne particulièrement le fait que vous rompez ouvertement avec\nla plupart des malheureux essais qui furent entrepris jusqu'ici dans notre pays\net qui ne possèdent de la cité —— ou mieux - du quartier-jardin, que le nom.\nJ'estime pour ma part —et l'avenir prouvera que j'ai raison - qu'il faut que\nles autorités communales prévoient d'une manière toute différente que par le\npassé, non seulement le tracé du nouveau quartier, mais -encore l'ensemble\nmême des environs et surtout la répartition logique des nouvelles construc-\ntions.\nEn matière d'hygiène et de salubrité publique, 1 intérêt privé doit être\nentièrement subordonné au bien commun, je ne vous énumérerai pas ici tous\nles avantages qui peuvent résulter de la création d un quartier-jardin bien com-\npris; vous les connaissez aussi bien que moi. Permettez-moi de vous dire\nqu'après un examen impartial et approfondi des deux systèmes (1 ancien et\nle nouveau), je trouve qui! n existe pas un seul incon v éiiien 1 série ax qui ne\npuisse être résolu à la satisfaction générale.\nSeulement, il y a la Routine à vaincre et iî y a les incompétences, qui\nsont légion en telle matière."}, {"page_pdf": 8, "page_imprimee": "6", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192011-01.1.8", "texte": "LA CITÉ\nNOVEMBRE 1920\n\nL'adoption des voies étroites, ainsi que vous le proposez, est indispen-\nsable en vue de restreindre les frais de voirie; la zone de recul doit être envi-\nsagée de manière à rompre la monotonie des alignements et de manière à\ncréer des aspects heureux. La haie vive qui borde ces voies est un élément\nesthétique qui ajoutera un charme inouï et varié.\nje me permettrai, à cet égard, de vous signaler que les canalisations\nrelatives à la distribution de l'eau, du gaz et de l'électricité doivent être pré-\nvues, en vue des branchements, d'une façon toute spéciale, si vous voulez\nréduire les frais qu'impliqueront les zones de recul.\nLes égouts auront également à être étudiés en relation avec les nou-\nvelles possibilités et l'établissement des trottoirs et des plantations n échappe\npas à ce remaniement général.\nLa création des jardinets à front des constructions rencontre des adver-\nsaires sérieux, surtout en ce qui concerne l'érection des habitations à bon mar-\nché. Faut-il toujours les orner tels qu'ils le furent jusqu'à ce jour? Non, les\nvariétés peuvent être multiples et, en ceci, comme en tous les points énumérés,\nil faut envisager le coût des choses; il faut pouvoir tirer parti de ce que l'on\ndispose et, seule, l'étude de chacun de ces points nous permettra de les résou-\ndre d une façon satisfaisante à tous égards.\nCe serait une erreur de penser qu'il suffit d'un bon tracé, d une orienta-\ntion donnant aux maisons un maximum d'ensoleillement, etc. Il faut encore\nréduire le plus possible l'action individuelle de chacun des propriétaires, de\nchacun des architectes, canaliser toutes ces énergies diffuses et égoïstes et leur\nfaire envisager à chaque instant la simplicité et l'effet d'ensemble.\nLà commence la partie la plus ardue et la plus ingrate pour celui qui\nveut réaliser la création d'une véritable cité, ou plus simplement, d'un quar-\ntier-jardin.\nChaque bloc de maisons devient un organe, chaque maison devient une\ncellule; il faut que cet organe, que cette cellule travaillent dans le sens com-\nmun, aient des rapports communs avec les organes voisins et avec les cellules\nsoeurs. Voilà pourquoi la forme du « Co-Partnership System » est la forme\nidéale de la cité future. Elle réunit les intérêts privés d'un grand nombre; elle\nrecherche la meilleure solution qu'il soit possible de donner c'est-à-dire\nle maximum à un prix minimum à ceux qui sont les administrés autant que\nles administrateurs et cela en échange de l'abandon d'une certaine liberté\nd action qui, ma foi, est contraire à l'esprit d'harmonie qui régit la composi-\ntion cellulaire de tout organisme vivant. Au fait, n'est-ce pas la définition\nmême de la forme communale dans sa conception la plus pure? N est-ce pas\nà 1 autorité communale qu'il incombe d'inviter ses administrés à former, pour\nleur plus grand bien du reste, des « Tenants societies » et à les considérer\ncomme des filleul es de la grande administration communale?\nEt voyez les résultats que cet esprit de coordination nous permet\nd espérer, si cette administration est sage, éclairée, et recherche un bien com-"}, {"page_pdf": 9, "page_imprimee": "7", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192011-01.1.9", "texte": "LA CITE\nNOVEMBRE 1920\n\nmun. Ce qu'un seul administré ne pouvait ou n osait rêver, le « Co-Partnership\nSystem » en fait une réalisation vivante.\nGrâce à l'entente des membres, on obtient un lotissement logique des\njardins, des maisons et des mobiliers à des prix peu élevés; non seulement\nl'éclairage, mais le chauffage, l'eau chaude, voire même le nettoyage par le\nvide, distribués à chaque maison; des plaines de jeux, des champs de culture,\ndes bibliothèques communes viendront enrichir le quartier; nul ne peut limi-\nter les avantages qu'amène une telle instauration et j'entrevois le jour pro-\nchain où l'ensemble de tous ces avantages pourrait s'étendre à la commune\nentière qui, elle aussi, rectifierait logiquement ses limites en raison de ses\nnécessités administratives et dispensatrices.\nHAUTEURS SOUS PLAFONDS\nLa question des hauteurs sous plafond est une question brûlante qui\nsoulève à elle seule de longues controverses. Le désir de bien faire anime\nchacun de nous. Nous voulons réhabiliter le paysage urbain en améliorant la\nmaison à bon marché et, pour ce faire, nous devons renoncer aux construc-\ntions étroites en hauteur et en profondeur. 11 faut donc augmenter la largeur\net la surface bâtie et ici, nous nous heurtons à la grande difficulté, c est-à-dire\nque nous augmentons de ce fait le coût des constructions.\nLe premier moyen d'obvier à ces nouveaux frais, c'est de réduire les\nfaçades à la plus grande simplicité possible et de les traiter, postérieures, prin-\ncipales et latérales sily en a d une façon identique. IViais cela ne\nsuffit pas.\nLe second moyen, c est de standardiser la grande majorité des éléments\nqui concourent à l'édification des bâtiments et la construction en série. Cela\ndiminue certainement la dépense, mais en raison de la hausse énorme enregis-\ntrée ces derniers temps, nous devons constater que ce n est guèie encore\nsuffisant.\nQue reste-t-il? Un seul moyen : c est de réduire les hauteurs d étage.\nLes membres du Conseil supérieur d hygiène sont adveisaires GÊ cette\nréduction; les architectes ne sont pas d'accord; leur avis varie de l'un à 1 au-\ntre et, le plus souvent, ils restent neutres. Seuls les constructeurs sont catégo-\nriques et tous sont unanimes a déclarer qu une telle réduction entraînerait une\nsérieuse économie, et c est tout. Pourtant cette dernieie affirmation mente, a\nelle seule, que le moyen soit scientifiquement examiné, C'est ce que je vais\nessayer de faire, sans autre désir de ma part que celui d être utile.\nJ'estime que l'habitude et la crainte de manquer un effet esthétique sont\nles grands obstacles que rencontre cette réforme. L habitude ou la routine ne\nsont pas à considérer comme ayant un poids propre; elles se rompent d elles-\nmêmes. La question d'aspect est fort simple puisque, en réalité elle n'existe\npas. Je m'explique : en matière d habitation, tout le monde sait qu un pla-"}, {"page_pdf": 10, "page_imprimee": "8", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192011-01.1.10", "texte": "LA CITÉ\nNOVEMBRE 1920\n\nfond bas augmente considérablement l'intimité d'une pièce et nul ne me con-\ntredira lorsque je dis : « La qualité primordiale d'un intérieur, c'est d'être\nintime, ausi intime que possible », ce qui revient à dire : il faut enlever à nos\nhabitations ce faux effet d'imitation qui se complaît à nous faire croire que\nnous sommes en réception « quelque part », chez quelqu'un, alors que nous\nsommes tout bonnement chez nous, dans « notre salon », dans « notre salle à\nmanger » et non pas dans une partie « d'une grande salle d'honneur > d'un\npalais quelconque, qui aurait dû être fractionnée et cloisonnée par suite de la\ncrise des logements ou par suite de l'arrivée au pouvoir d'une nouvelle démo-\ncratie.\nMais la question est plus sérieuse en elle-même. Elle ne se borne pas à\nun aspect qui, du reste, peut être délicieux, mais bien à savoir si cette réduc-\ntion de hauteur sous plafond nuit ou ne nuit pas à la santé des occupants.\nC'est tout.\nExaminons d'abord une de nos nombreuses chambres dans lesquelles la\nhauteur sous plafond atteint 4 mètres, 3 m. 50, 3 mètres, 2 m. 80 (pour ne\nrien dire de celle dont la hauteur dépasse 4 mètres).\nConstatons que, dans neuf cas sur dix, la partie efficace de la croisée\nouvrante se trouve à un niveau tel que l aération de la partie supérieure de\nla chambre est absolument impossible. Cette partie supérieure de la pièce\nvarie entre le tiers et la moitié de la hauteur totale de la pièce.\nConstatons que, dans quatre-vingt-dix-neuf cas sur cent, aucun autre\nmode d'aération n'est prévu et j'ajouterai que dans la presque totalité des\nautres cas où l aérage est préconisé, le système est totalement défectueux.\nConstatons encore que le rapport entre la hauteur et la surface n'existe\nque très rarement dans les habitations ordinaires et que la chambre ressemble,\nle plus souvent, à cause de sa surface réduite, à un puits.\nLorsque la porte seule est ouverte, ou la fenêtre, le renouvellement de\n1 air ne s'opère que très lentement et parfois même il ne s'opère pas du tout.\nDans tous les cas, je puis affirmer qu'un renouvellement d'air complet\nd'une place au moyen d'une porte ouverte ou d'une fenêtre demanderait un\nlong espace de temps qui, dans la plupart des cas, exigerait le départ des\noccupants. Un courant d air rapide hâterait, certes, le renouvellement de\nl'atmosphère, mais il entraînerait également la retraite de l'occupant.\nQuant aux couches supérieures, elles comportent de la vapeur d'eau en\nsuspens et bien d'autres choses encore. Elles doivent se refroidir avant de\ndescendre et il faudrait attendre un refroidissement presque total avant qu'elles\npuissent être évacuées. Un courant d air violent produit par l'ouverture simul-\ntanée d une porte et d'une fenêtre opposées n'agit pas immédiatement ni\ndirectement sur cette couche supérieure d'air confiné; il agit par frôlement,\npar induction et de molécules à molécules, à moins qu il soit dirigé dans un\nsens ordonné vers le plafond, où alors, si le courant est assez fort, il produit\ndes remous. L'évacuation est donc soumise à un ordre d'actions prolongées"}, {"page_pdf": 11, "page_imprimee": "9", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192011-01.1.11", "texte": "LA CITE\nNOVEMBRE 1920\n\net dirigées avec soin et dépend encore des conditions atmosphériques exté-\nrieures.\nje dirai peu de mots quant à l'emploi préconisé d'une gaîne d'aérage ver-\nticalement établie et destinée à l'évacuation de ces couches d'air confiné. Elles\nne fonctionnent normalement que s'il y a un tirage et il n'y a tirage qu aux\nseuls cas où il y a action calorique agissant sur l'air intérieur de la gaîne et\nsur tout son parcours ou s'il y a moyen mécanique (aspiration).\nNous voyons par ce qui précède que le but que I on espère atteindre en\naugmentant la hauteur sous plafond n'est ni d'aérer ni de faciliter l'aérage\nd'une chambre. Recherchons donc quel est le but que l'on désire. En augmen-\ntant la hauteur sous plafond d une chambre on a voulu constituer une\nréserve d'air. On a cru que c'était là le moyen le plus rapide et le plus écono-\nmique d assurer une grande provision d'air à une pièce pour le cas où les\nfenêtres et les portes étant fermées, il viendrait un ou plusieurs occupants.\nC'est-à-dire qu'on a cherché par ce moyen à diluer le plus possible 1 acide\ncarbonique rejeté par les poumons et par la peau. Donc, à diluer les pro-\nduits de la combustion, et mieux encore, on a cherché à réduire le plus possible\nle pourcentage d'acide carbonique contenu dans le cube total de la pièce,\nc'est-à-dire à le réduire à un minimum considéré comme inoffensif pour la\nsanté. Ce qui revient à dire que plus la réserve d'air accumulée sera grande,\nplus la teneur en acide carbonique sera faible. Or, 1 air confiné, privé de\nsoleil, de mouvement, ne garde pas ses propriétés, même s'il n est pas souillé\npar l'éjection de produits humains. Différentes causes peuvent altérer sa pureté\net ceci sort du cadre que je me suis tracé.\nOn pensait donc qu'un faible pourcentage d'acide carbonique était un\nindice sûr quant à 1 état de pureté de 1 atmosphère composant une pièce et\non estimait qu'aucun autre facteur ne pourrait avoir une importance égale\nau point de vue hygiénique. De récentes recherches médicales, faites durant\nla guerre, ont démontré que l'acide carbonique contenu dans 1 air ne produi-\nsait pas tous les effets nocifs qu'on lui attribuait et qu'en fait, 1 atmosphère\npouvait parfois ne pas contenir suffisamment d'acide carbonique en présence\net que l'absence ou tout au moins la quanti té trop faible de ce gaz pouvait\nengendrer pour nous des ennuis plus graves que sa présence en excès. (Expé-\nriences faites dans les fabriques et ateliers durant la guerre, constatation se\nrapportant à l'aviation et plus spécialement les expériences faites par le doc-\nteur Léonard Hill sous la direction du Comité des recherches médicales de la\nCommission nationale d'hygiène, gouvernement anglais). Il a été prouvé que\nles effets désastreux résultant d'une station prolongée dans une atmosphère\nnon aérée et viciée sont dus non pas à la présence d'une accumulation d acide\ncarbonique, mais bien à des conditions entièrement différentes et que la créa-\ntion d'une grande réserve ou provision d'air constituée par un grand espace\nou cube n'est absolument pas le point essentiel nécessaire en vue de 1 obten-\ntion d'une hygiène pavfaite."}, {"page_pdf": 12, "page_imprimee": "10", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192011-01.1.12", "texte": "LA CITÉ\nNOVEMBRE 1920\n\ntin tout premier lieu, et ceci est le point important, tout dépend du refroi-\ndissement (rafraîchissement ou lavage si vous voulez) régulier de toute la\nsurface, dû à l aide de l'air qui se déplace.\nLa sensation désagréable que nous ressentons tous lorsque nous nous trou-\nvons dans un local dont l'air est confiné a pour cause l'absence d'un lavage\nde la surface de notre peau et la présence d'air vicié humide s'accumulant\nautour de notre corps et ne circulant pas.\nL'aérage appliqué à la maison a seul pour objet de régulariser ce renou-\nvellement de l'air indispensable à la combustion et qui doit être en mouve-\nment autour des corps des occupants d'un local.\nToute hauteur, autre que celle qui est nécessaire, est une entrave au\nrenouvellement régulier de cet air, parce que l'espace compris entre le plafond\net le niveau ouvrant supérieur des portes et fenêtres ne peut être obtenu\nsans mesures spéciales, c'est-à-dire sans un système d'aérage parfait. 11 est\ndonc désirable de maintenir cette hauteur sous plafond aussi peu élevée que\npossible et de concevoir le niveau supérieur des ouvrants des fenêtres et\nportes aussi près du plafond que possible.\nLa sensation désagréable, due à 1 excès de vapeurs viciées, accumulées et\némanées par les corps des individus est singulièrement augmentée encore\npar l'espace restreint sur lequel doivent se mouvoir les occupants d'un même\nlocal.\nCe désagrément peut être diminué en proportion de l'augmentation\nmême de la surface qui sera acordée aux occupants d'un même local.\nLa surface d'une chambre joue donc un plus grand rôle que sa hauteur,\nce qu'il fallait démontrer.\nJe ne dirai que peu de mots au sujet des possibilités d'infection qui\nrésultent d'une surface trop restreinte réservée aux occupants d'un local. Il\nest prouvé que la contamination s'opère plus fréquemment d'un individu\nà un autre par l'action directe, c'est-à-dire en parlant, en toussant, par\nl'échange d'haleine et de transpiration que par tout autre moyen et les vapeurs\nchaudes et viciées sont en outre un excellent véhicule qui facilite le transport\ndes germes.\nLes dernières recherches scientifiques prouvent donc que ce qui est\nindispensable en vue d'obtenir un local hygiénique, c'est le renouvellement\nrégulier et constant de l'air sans permettre qu'aucune accumulation d'air\nvisié ou de vapeur puisse se former à un endroit du local, ce qui serait un\ndésagrément autant qu une dépense illogique. Il est superflu d'ajouter qu'un\ncube restreint se renouvellera plus vite qu'un large espace.\nJe pense donc que vous avez raison en préconisant dans votre règlement\nune hauteur de 2 m. 80 de plancher à plancher pour le rez-de-chaussée\net de 2 m. 60 de plancher à plancher pour le premier étage, à condition\nqu'une surface minimum suffisante soit exigée pour les places où I on vit le\njour et pour celles où on vit la nuit. A condition également que l'habitation"}, {"page_pdf": 13, "page_imprimee": "11", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192011-01.1.13", "texte": "LÀ CITE\nNOVEMBRE 1920\n\nsoit munie d'un système d'aérage absolument indispensable à la bonne hygiène\net dont les frais d'installation seront couverts plus d'une fois par l'économie\nlogique réalisée en raison de la réduction des hauteurs.\nJ'ajoute que la nécessité d'une aération indépendante des châssis et des\nportes se fait sentir plus encore lorsque les plafonds sont élevés en raison\nmême des couches confinées qui doivent être évacuées par une voie autre que\ncelle de leur bon vouloir.\nEntretemps, recevez, Monsieur, l'expression de mes sentiments les plus\ndévoués.\n\nJean EGGERICX,\nArchitecte attaché à la Société Nationale des Habitations à bon marché.\n\nLe logement à bon marché\net les matériaux nouveaux\n\nL'on sait qu'en vue de parer à la crise du logement ouvrier le gouverne-\nment a créé, il y a quelques mois, une Société Nationale des habitations a bon\nmarché qu'il a dotée d'un premier capital de cent millions de francs. Cette\nsociété n'a pas pour mission de construire elle même les logements ouvriers\nqu'il s agit de faire surgir dans notre pays. C est aux sociétés filiales de la\nSociété Nationale, qui se formeront dans les différentes localités ou régions\ndu pays qu incombera cette tâche. La Société Nationale les y aidera surtout\nfinancièrement. C'est ainsi qu'elle s'engage, dès à présent, à leur prêter cinq\nfois le capital souscrit, ce qui représente généralement vingt fois le capital\nversé. Mais l'aide financière des pouvoirs publics ne s'arrête point là : l'Etat\ncontribue lui-même à la formation du capital social; il promet de subsidier\nà fonds perdus la construction d'habitations ouvrières pour un quart de leur\nvaleur; enfin, la plupart des provinces et des communes, suivant 1 exemple\nde l'Etat, ont voté des crédits dans le but d'aider financièrement les sociétés\nde construction d'habitations ouvrières.\nComme on le voit, la Société Nationale des habitations à bon marché\nest essentiellement une société de crédit, un organisme de banque. Elle aurait\ncependant failli à sa mission si elle ne s'était pas préoccupé très sérieusement\ndes autres aspects du problème, et tout particulièrement des questions d'ordre\ntechnique.\nLes facilités offertes aux sociétés de construction d'habitations à bon\nmarché coïncidant avec un besoin urgent de logements, il est manifeste que\ndans quelques mois l'on se mettra de toutes parts à construire des habitations"}, {"page_pdf": 14, "page_imprimee": "12", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192011-01.1.14", "texte": "LA CITÉ\nNOVEMBRE 1920\n\nouvrières ou, pour être plus précis, des quartiers d'habitations à bon marché.\nII paraît que, dès à présent, 128 sociétés sont en formation et Ton s'attend\nà ce qu'elles construisent, au cours de l'année 1921, pour 250 millions\nd'habitations.\nLa réalisation d'un aussi vaste programme de construction ne soulève\npas seulement des problèmes d'ordre financier. Il pose toute une série de\nquestions d'ordre technique qu il faut s'efforcer de résoudre avant de se mettre\nà l'œuvre.\nLa Société Nationale, qui est en quelque sorte la maison mère des socié-\ntés locales, est toute qualifiée pour entreprendre l'étude de ces problèmes.\nCertes, l'on peut regretter qu'il n'y ait pas à cet égard, comme en tant\nd'autres, plus d unité de programme et d action entre les différents orga-\nnismes de lEtat qui ont intérêt à réduire le coût de la construction. Il aurait\nété désirable de voir s'unir à cet égard l'action de l'Office des régions dévas-\ntées» qui, en matière de construction d'habitations ouvrières tout particulière-\nment, a fourni un effort non négligeable, et celle des administrations des Ponts\net Chaussées et des Chemins de fer, qui ont, en matière de construction, une\nexpérience et une importance que l'on ne peut perdre de vue.\nMais les dirigeants de la Société Nationale ont compris qu'ils ne pou-\nvaient attendre, pour se mettre à l'œuvre, que l'accord se soit fait sur une\npolitique générale de construction en Belgique. Aidés d un conseil technique\nqu'ils se sont adjoints dès la première heure, ils se sont mis immédiatement\nà chercher la solution des difficultés matérielles qui entravent la construction\nd'habitations à bon marché.\nRendant compte d'une conversation qu'il a eue avec le président de la\nSociété Nationale, M. le sénateur Vinck et son directeur général M. Van Bil-\nloen, un de nos confrères de la presse bruxelloise résumait fort exactement\nles données du problème et les mesures envisagées pour le résoudre.\nAprès avoir rappelé que les sociétés d'habitations à bon marché feront\nprobablement, au cours de l'année 1921, pour 250 millions de travaux, il\najoutait :\n« Deux cent cinquante millions, c'est une somme. Mais combien cela\nfera-t-il de maisons?\nIci 1 on touche au fond du problème. Les matériaux, comme je l'ai dit,\ncoûtent de plus en plus cher. La main-d'œuvre également. Mais ceci est pro-\nvoqué par cela, et ce sont les matériaux qui haussent dans les plus grandes\nproportions. Dans l'état actuel du marché, une maison du type le plus\nmodeste, et qui représente, de la part de l'architecte, un prodige d'économie,\ncoûte de 20 à 25 mille franco. A supposer que les matériaux n'augmentent\nplus (on n'ose compter, vraime.it, sur une diminution à bref délai), les deux\ncent cinquante millions, prévus pour l'année prochaine, représentent donc,\nen tablant sur le chiffre le plus probable, douze mille cinq cents maisons.\nPour parer, dans la mesure du possible, à la crise des matériaux, la"}, {"page_pdf": 15, "page_imprimee": "n. p.", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192011-01.1.15", "texte": "PLANCHE I.\nARCHITECTE :\nJ, EGGERICX (BRUXELLES)\nCliché « La Cité »."}, {"page_pdf": 16, "page_imprimee": "n. p.", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192011-01.1.16", "texte": "PLANCHE II.\nARCHITECTE :\nJ. EGGERICX (BRUXELLES)\nCliché « La Cité »"}, {"page_pdf": 17, "page_imprimee": "n. p.", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192011-01.1.17", "texte": "PLANCHE III.\nARCHITECTE :\nJ. EGGERICX (BRUXELLES)\nCliché « La Cité »"}, {"page_pdf": 18, "page_imprimee": "n. p.", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192011-01.1.18", "texte": "PLANCHE IV.\nARCHITECTE :\nJ. EGGERICX (BRUXELLES)\nCliché « La Cité »."}, {"page_pdf": 19, "page_imprimee": "13", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192011-01.1.19", "texte": "LA CITÉ\nNOVEMBRE 1920\n\nSociété Nationale constitue, en ce moment, un Comptoir national des maté-\nriaux. Celui-ci s'occupera :\n1° De rechercher et d'expérimenter de nouveaux produits, matériaux et\nprocédés de construction coûtant moins cher que ce que l'on emploie actuelle-\nment (blocs, agglomérés avec tous leurs perfectionnements, etc.). Tout cela\nest étudié à fond à l'étranger. La Belgique ne peut rester inactive;\n2° De grouper les commandes de matériaux divers réclamés par les\nnouvelles sociétés qui se fondent, centraliser ces commandes, les transmettre\nà des fournisseurs disposés à accorder des rabais sur des quantité impor-\ntantes;\n3 De procurer aux constructeurs d'habitations à bon marché des maté-\nriaux ou éléments de construction standardisés, c'est-à-dire construits en série\navec des économies sur les prix de revient.\nCe comptoir sera une filiale de la société. Celui-ci, en effet, doit s'en tenir\nstrictement, en vertu de la loi, à son rôle d'organisme de crédit. Mais il va\nde soi que son action sera bien plus efficace le jour où le comptoir l'assistera\ndans sa tâche formidable >.\nNous nous bornons aujourd'hui à faire connaître à nos lecteurs com-\nment la Société Nationale compte entreprendre l'étude des matériaux et pro-\ncédés de construction nouveaux. L on trouvera à ce sujet des renseignements\nfort complets dans les pages qui suivent.\nPoint nest besoin d'insister sur l'intérêt de ces expériences. Depuis du\ntemps déjà quelques esprits chercheurs et que je serais tenté d'appeler\n« scientistes » ne cessaient de réclamer une étude systématique des nouveaux\nmatériaux et procédés de construction. Ils prétendaient que l'abandon des\nmatériaux d'emploi séculaire de la pierre et de la brique s'imposerait\nprochainement par suite à la fois de l'insuffisance des stocks disponibles de\nmatériaux de cette nature de la pénurie de la main-d'œuvre qualifiée\nenfin de la nécessité de réaliser des économies.\nMais la plupart des architectes restaient sceptiques et constataient, non\nsans malice, que les procédés nouveaux de construction étaient, très générale-\nment, plus coûteux que la maçonnerie en briques.\nLes événements semblent cependant donner raison aux modernistes.\nDéjà à l'étranger, en Angleterre, en Allemagne, les matériaux nouveaux com-\nmencent à être employés sur une très grande échelle. Des indices certains\npermettent d'affirmer que chez nous aussi la brique et la pierre trouveront\nprochainement de rudes concurrents : les inventeurs ne se lassent pas de cher-\ncher des procédés et matériaux nouveaux; ce qui mieux est, des sociétés\nindustrielles poursuivent inlassablement et méthodiquement leurs recherches.\nCeux qui sont quelque peu au courant des efforts déployés, des progrès réali-\nsés ont l'impression très nette que l'on aboutira prochainement à des procédés\ncie construction nouveaux supérieurs à la maçonnerie en brique et dont le"}, {"page_pdf": 20, "page_imprimee": "14", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192011-01.1.20", "texte": "LA CITÉ\nNOVEMBRE 1920\n\ncoût sera considérablement moins élevé. Si ce dernier résultat peut être atteint,\nle succès de ces procédés sera considérable.\nLes sociétés d'habitations ouvrières qui, plus que les constructeurs habi-\ntuels, doivent se préoccuper du facteur économique, ne manqueront pas de\nvouloir recourir à ces méthodes nouvelles. Mais où trouveront-elles des don-\nnées certaines permettant de fixer leur choix; qui les mettra en garde contre\nles offres fallacieuses; comment connaîtront-elles les prescriptions nouvelles\nà imposer à cet égard?\nEn Angleterre, où I on nous a toujours précédé quand il s agit du loge-\nment à bon marché, le Ministère de l'Hygiène a procédé à une étude scienti-\nfique et méthodique de tous les procédés de constructionnouveaux, Il en\npublie les résultats et dresse la liste des méthodes nouvelles auxquelles les\norganismes qu'il patronne peuvent recourir.\nLa S. N. H. B. M. se propose d'accomplir une tâche analogue en Bel-\ngique. Deux méthodes d'investignation s'offraient à elle.\nElle pouvait, comme cela s'est fait à Trondjhem, en Norvège, expéri-\nmenter les matériaux de constructiçn nouveaux en édifiant de tout petits édi-\ncules, servant uniquement aux expériences. M. le professeur Bunge nous a\nexposé dernièrement à Bruxelles les principes de cette méthode d'investiga-\ntion et il en a fait connaître les avantages. Comme il s'agit en quelque sorte\nd éprouvettes, l'on peut veiller à ce que les essais auxquels les différents\nmatériaux seront soumis soient absolument identiques et que les constata-\ntions se fassent avec la rigueur dune expérience de laboratoire. Par\ncontre, pareille méthode d'investigation s'écarte forcément des conditions\nd'application habituelles. Elle se limite aux matériaux servant à constituer les\nparois extérieures des constructions et ne porte point sur les autres éléments\nd'une maison, ni sur les objets qui la complètent.\nSuivant en cela l'exemple de l'Angleterre, la S. N. H. B. M. a préféré\nporter son expérimentation sur des maisons entières et 1 étendre à tous les\néléments constitutifs de ces maisons. Celles-ci seront soumises à un examen\napprofondi et méthodique.\nCet examen comporte deux étapes. La première, c'est l'étude à laquelle\nl'on soumet l'invention nouvelle avant même qu'elle ne soit autorisée à pren-\ndre part aux expériences. Les documents que nous publions prouvent que cet\nexamen s'opère avec un grand souci d'équité et un esprit de méthode digne\nde tous éloges.\nMais ce n'est là qu'une étape préparatoire aux expérimentations. Celles-\nci commenceront dès que les maisons s'édifieront et seront contrôlées par une\ncommission comprenant des spécialistes dans les différents domaines de\nl'hygiène et de l'art de construire.\nNous pouvons être assurés dès à présent que les résultats de ces expé-\nriences nous mettront en possession de données certaines et nous fixeront\nd'une façon définitive sur la valeur de quelques-uns des matériaux et procédés\nnouveaux qui s offrent aujourd'hui au choix du constructeur.\n\nR. V."}, {"page_pdf": 21, "page_imprimee": "15", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192011-01.1.21", "texte": "LA CITÉ\nNOVEMBRE 1920\n\nExpérimentation de matériaux,\nappareils et procédés de construction\norganisée par la Société Nationale des Habitations\net Logements à bon marché\nPROGRAMME-REGLEMENT\nI. ─ DISPOSITIONS GENERALES\nArticle premier. Organisation des expériences. Il est organisé par\nles soins de la Société Nationale des Habitations et Logements à bon marché,\nà i intervention du Comptoir National des Matériaux, une série d'expériences\nse rattachant à la construction d'habitations économiques.\nCes expériences sont divisées en deux catégories :\n1 Habitations entièrement achevées;\n2U Eléments de construction, appareils et accessoires pour la construction\net l'équipement complet de l'habitation.\nArt. 2. But des expériences. Les expériences ont pour but de per-\nmettre aux inventeurs, industriels, architectes, entrepreneurs, de réaliser prati-\nquement la mise en œuvre des matériaux, appareils ou procédés de construc-\ntion de nature à améliorer les conditions d'habitation du logement populaire.\nElles permettront, notamment, d'apprécier les moyens mis en œuvre au point\nde vue :\n1' de l'hygiène;\n2° du confort;\n3° de l'esthétique;\n4° de l'habitabilité;\n5° du prix;\n6° de la rapidité des moyens de construction;\n7l de la qualité et de la durabilité des matériaux employés;\n8° de leur résistance au feu, à l'eau, aux variations de la température,\naux condensations intérieures, aux retraits et dilatations, etc.\nArt. 3. Lieu des expériences. Les premières expériences auront\nlieu à Anderlecht lez-Bruxelles, sur un terrain appartenant à la société locale\nagréée par la Société Nationale dénommée : « Le Foyer Anderlechtois » et à\nVilvorde sur un terrain appartenant à la société agréée « Le Foyer Vil ver-\ndi en ».\nArt. 4. Demandes de participation aux expériences. Les demandes\nde participation doivent être adressées au directeur général de la Société\nNationale, 56, rue de Spa, à Bruxelles (rue de la Loi). Elles doivent être\naccompagnées d'une notice indiquant clairement les appareils, matériaux ou"}, {"page_pdf": 22, "page_imprimee": "16", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192011-01.1.22", "texte": "LA CITÉ\nNOVEMBRE 1920\n\nprocédés de construction à mettre en œuvre et déterminant d'une façon aussi\ncomplète que possible leurs avantages et particularités.\nLe cas échéant, les participants joignent à leurs demandes une liste de\nréférences et des échantillons.\nSi un constructeur désire prendre part aux expériences pour la construc-\ntion d'une ou plusieurs maisons entièrement achevées (une, deux ou trois\nmaisons isolées ou groupées), il devra établir ses projets de cahier des charges\net devis détaillés (*», en se conformant aux plans et prescriptions qui lui seront\nfournis par la Société Nationale.\nLa Société Nationale peut, éventuellement, autoriser un participant à\nconstruire suivant un plan proposé par lui-même.\nIndépendamment du coût unitaire résultant du devis, le participant doit\nindiquer le prix auquel il pourrait s'engager à construire les mêmes maisons\npar série de 10, 20, 50 ou plus.\nArt. 5. Admission des demandes de participation. Les demandes de\nparticipation avec tous leurs documents sont soumis à l appréciation du Con-\nseil technique de la Société Nationale qui statue sur leur admissibilité. Les\ndécisions du Conseil technique sont souveraines.\nArt. 6. Résultats des expériences. - Certificats. Des certificats\nseront délivrés aux participants par la Société Nationale à la fin des expé-\nriences.\nII. ― HABITATIONS ENTIEREMENT ACHEVEES\nArt. 7. Pians, Devis, Cahiers des charges. En cas d'admission\nd'une demande de construction d'habitation complète, le participant est invité\nà se présenter au siège de la Société Nationale pour y recevoir toutes explica-\ntions utiles au sujet des expériences. La Société Nationale lui remet alors un\nplan de lotissement du terrain avec indication de la ou des parcelles destinées\nà recevoir la maison ou le groupe de maisons projetées.\nLe participant remet endéans les 1 5 jours un plan définitif avec cahier\ndes charges approuvés, le tout en trois exemplaires. Il mentionne le délai\nendéans lequel il s'engage à achever entièrement les travaux.\nArt. 8. Exécution des travaux. Les travaux de construction consti-\ntuent un forfait absolu. Les maisons doivent être entièrement achevées, clefs\nsur portes, endéans le terme fixé et qui court à dater de la réception de l'avis\nde commencer les travaux. Cet avis sera donné aux participants par lettre\nrecommandée.\nIl est à noter que la rapidité d'achèvement des constructions constitue\nun élément essentiel dans l'appréciation des expériences.\nArt. 9. Inspection. La Société Nationale se réserve le droit de\n\n(*) Voir en annexe : Extraits du règlement relatif aux mesures d'hygiène."}, {"page_pdf": 23, "page_imprimee": "17", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192011-01.1.23", "texte": "LA CITÉ\nNOVEMBRE 1920\n\nsurveiller l'exécution des travaux. Elle pourra, à cette fin, envoyer un ou plu-\nsieurs délégués qui pourront visiter les chantiers en tout temps et sans avis\npréalable. Elle pourra procéder à la vérification de tous les matériaux et placer\naux endroits qui lui conviennent tous appareils de contrôle qu'elle jugerait\nnécessaires.\nArt. 10. Paiements. Les travaux sont effectués pour compte de la\nsociété locale qui versera des acomptes au fur et à mesure de leur avancement.\nIII. ― ELEMENTS DE CONSTRUCTION, APPAREILS ET ACCESSOIRES\nPOUR LA CONSTRUCTION ET L'EQUIPEMENT COMPLET DE L'HA-\nBITATION\nArt. 1 1. Nouveaux matériaux ou appareils, machines spéciales, etc.\nLorsqu'un participant ne peut mettre en œuvre lui-même un nouveau procédé\nde construction ou de nouveaux matériaux, la Société Nationale l'invite à\ns'entendre avec un entrepreneur qui appliquera les nouveaux procédés ou\nmatériaux dans la construction de la maison qu'il édifiera.\nIl en sera de même lorsqu'il s'agira simplement de l'application d'appa-\nreils spéciaux (ventilation, chauffage, etc) ou de l'emploi d'une machine pour\nla fabrication économique de blocs, briques, carreaux, etc. Les dispositions\nprévues au chapitre II sont dès lors d'application à l'entrepreneur général.\nLes offres tombant sous l'application du présent article pourront être\ngroupées et appliquées dans une même habitation lorsqu'elles ont trait à des\ndétails de construction différents.\nLa Société Nationale prêtera ses bons offices pour faciliter la mise en\nrapport des participants des deux dernières catégories avec des entrepreneurs\ngénéraux.\nArt. 12. Cas non prévus. Tous les cas non prévus par le présent\nrèglement seront tranchés sans appel, par le Conseil technique de la Société\nNationale."}, {"page_pdf": 24, "page_imprimee": "18", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192011-01.1.24", "texte": "LA CITÉ\nNOVEMBRE 1920\n\nRenseignements généraux relatifs à\nl'édification des maisons=types\nservant à l'expérimentation des nouveaux matériaux\n\nMaisons à ériger à Anderlecht (Quartier de la Roue-Aa), pour le compte\nde la société locale « Le Foyer Anderlechtois » et sous la direction de la\nSociété Nationale des habitations à bon marché.\nRemarques générales pour tous les participants et concurrents :\n1. Fondations de béton de briquaillons, dimensions à approuver suivant\nla nature du système proposé.\n2. Prévoir un soubassement en béton émergeant depuis le niveau de la\nfondation jusqu'à un niveau dépassant de 0 m. 1 5 celui du rez-de-chaussée.\nUn hydrofuge reconnu dont l'approbation est à soumettre et qui fera partie\nde la composition de ce béton (pourcentage et indications fournies par\nle fabricant).\n3. Le pavement du rez-de-chaussée peut être exécuté à l aide d'une\ncouche de béton de 0 m. 10 d'épaisseur, à condition que la surface soit\nrecouverte d'un enduit au ciment d'une épaisseur de 0 m. 025 au moins, con-\nvenablement lissée et pour autant qu'un produit hydrofuge reconnu et\napprouvé soit mélangé à l'enduit (pourcentage et indications du fabricant).\nA condition, également, qu'il soit prévu durant la confection de ce pavement\nl'adjonction d'une substance propre à retarder efficacement l'usure du béton\net à empêcher ce dernier d'être poussiéreux. Une plinthe de 0 m. 1 5 de\nhauteur complétera cet ouvrage et l'angle intérieur de cette plinthe sera brisé\net lissé.\n4. Les armoires et douches seront posées sur banquettes en béton. Le\nbéton composant ces dernières devra satisfaire aux mêmes exigences que\ncell es relatées ci-dessus au numéro 3 et qui concernent le pavement.\nLe devis se rapportant à chacune des constructions sera majoré du prix\nqui serait nécessaire à recouvrir toutes les façades à l'aide d'un enduit exté-\nrieur rugueux ou pointillé et imperméable. Dans ce cas, le dessous de la cor-\nniche sera plafonné et l'angle intérieur formé sera brisé et lissé.\nCet enduit sera appliqué ou non, suivant que son emploi sera jugé néces-\nsaire, c'est-à-dire suivant la résistance des murs à l'humidité et aux intem-\npéries."}, {"page_pdf": 25, "page_imprimee": "19", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192011-01.1.25", "texte": "LA CITÉ\nNOVEMBRE 1920\n\n6. Les auvents peuvent être en béton armé exécutés en série à condition\nqu'ils répondent entièrement à leur destination.\n7. Un aérage effectif et logique autre que fenêtres et portes est à pro-\nposer pour toutes les pièces où Ton vit (le jour ou la nuit).\n8. Un badigeonnage général extérieur et intérieur est à prévoir en tons\nà soumettre et à discuter ultérieurement suivant la valeur des matériaux pro-\nposés.\nCette remarque, comme celle qui fait l'objet de l'alinéa n° 5, peut être\napliquée ou non pour l'extérieur. C'est au participant à veiller lui-même et\ndans son intérêt présent et futur à ce qui nous puissions logiqument éviter\ncette dépense.\n9. Il est absolument superflu sinon nuisible de chercher à enrichir les\nfaçades à l'aide d'éléments consacrés habituellement à cet usage et parmi\nlesquels je mentionne :\nA l'extérieur :\nles bi ocs vermiculés ou bosselés imitant la pierre brute;\nb) Les carreaux céramiques, faïences ou majoliques;\nc) l'imitation des troncs d'arbres, etc., en béton;\nd) le béton incrusté, etc.;\ne) les corniches à biochets, mo diii ons, etc. ;\n112) les jeux de tuiles;\ng) les verres à vitre de couleurs variées;\nh) la peinture imitant les bois coûteux, etc., etc.\nA l'intérieur :\na) l'emploi du marbre (pour les cheminées) ;\nb) l'emploi du bois (pour les cheminées) ;\nMieux vaut l'emploi de la brique pour l'exécution des cheminées. Il faut\ndémontrer que la brique est un article de luxe destiné à donner de la couleur\net qu'on doit l'employer comme tel.\n10. Ces maisons étant édifiées en matériaux qui diffèrent sensiblement les\nuns des autres et qui voisinent malgré tout; il faut donner à l'ensemble du\ngroupement, à l'ensemble des bi ocs, un maximum de cohésion, et pour cela\nil faut :\n1 ) une bonne silhouette à chaque bloc;\n2) un jeu de toiture simple;\n3) un jeu calme et discret des pleins et vides en opposition;\n4) Veiller aux qualités du châssis; les châssis jouent un rôle énorme.\nv\n« Ils sont les yeux de la maison »."}, {"page_pdf": 26, "page_imprimee": "20", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192011-01.1.26", "texte": "LA CITÉ\nNOVEMBRE 1920\n\nCe qu'il faut surtout ne pas perdre de vue :\n« C'est que la grande simplicité constitue le charme discret et la suprême\nélégance de l'habitation à bon marché. »\nD onc : « Ne cherchez pas à faire une villa ».\n« Ne cherchez pas à imiter la maison bourgeoise ».\n« Ne cherchez pas à donner un caractère individuel à chaque maison,\nlaissez ce soin à la ménagère ».\n« Ne travaillez pas le détail à une trop petite échelle, il tue i\"ensemble ».\n« Evitez le détail en excès et les couleurs en oppositions trop variées >.\nBruxelles, le 4 octobre 1920.\n\nL'architecte chargé de la direction des expériences,\nJ. EGGERICX.\n\nExtrait du règlement\nrelatif à la construction d'habitations à bon marché\net aux mesures d'hygiène\nArticle premier. Les pièces à fournir à la Société Nationale préalable-\nment à la construction d'une maison, sont :\n1° Le plan terrier donnant notamment l'emplacement de la fosse d'ai-\nsance, du puits et de la citerne;\n2° Le plan du rez-de-chaussée et de chacun des étages, à l'échelle de\n0 m. 02 par mètre, donnant, le cas échéant, le plan des conduites d eau et de\nl'égout à l'intérieur de la construction, ainsi que leur mode de raccordement\naux canalisations générales;\n3° Le plan des façades et des coupes, à l'échelle de 0 m. 02 par mètre\ndonnant, notamment, le dispositif adopté pour la ventilation;\n4 Un cahier des charges et un devis estimatif détaillé.\nArt. 2. Sauf les dérogations justifiées par les circonstances et qui\nseraient admises par la Société Nationale, il sera tenu compte dans la rédac-\ntion des plans des prescriptions suivantes :\n1 ) La hauteur des bâtiments, prise du sol jusqu'au plafond de l'étage\nsupérieur, ne pourra dépasser la distance qui sépare les façades, tant princi-\npales que postérieures, des façades des habitations opposées;"}, {"page_pdf": 27, "page_imprimee": "21", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192011-01.1.27", "texte": "LA CITÉ\nNOVEMBRE 1920\n\n2) La hauteur du rez-de-chaussée sera de 3 mètres au moins et celle des\nétages de 2 m. 80 au moins; celle des souterrains de 1 m. 80 au plus; celle\ndes mancardes de 2 m. 60 sur la moitié au moins de leur profondeur. La hau-\nteur s'entend entre plancher et plafond;\n3) La pièce principale destinée à servir à l'habitation du jour (chambre\ncommune) aura une surface de 1 6 m. 2 au minimum. Une chambre à coucher\naura au moins 12 m. 2, les autres chambres à coucher 10 m. 2;\n4) La profondeur de la chambre commune ne pourra être supérieure\nà une et demie fois sa hauteur. Elle ne pourra être exclusivement orientée\nvers le Nord;\n5) Les escaliers seront convenablement aérés et éclairés;\n6) Les habitations seront protégées contre l'infiltration des eaux plu-\nviales;\n7) Les cheneaux des toits seront établis en saillie sur les murs;\n8) Toutes les pièces de l'habitation, et principalement les chambres à\ncoucher, seront munies de dispositifs permettant une ventilation efficace;\n9) Aucune décharge (sterfput) à l'égout ne peut être insérée dans un\ncarrelage ou un plancher à l'intérieur d'un bâtiment.\nTout orifice donnant accès à la canalisation privée et qui n est pas destiné\nà la ventilation ou à l inspection doit être muni d'un coupe-air convenable;\n10) Pour l'établissement des tuyaux de chute des W. C. et des vidoirs\nrecevant les matières excrémentielles, il sera fait usage de tuyaux en métal qui\nauront un diamètre intérieur de 0.08 à 0.10 et seront unis directement à\nl'égout privé sans interposition de coupe-air;\n11) Il est interdit de maçonner dans les murs aucun tuyau de chute de\nW. C., ni aucun tuyau de vidange ou de trop-plein des éviers, vidoirs, bassins,\ncoquilles, lavabos ou bains. Toutes ces conduites doivent être accessibles;\n12) Toute habitation doit avoir un lieu d aisance par ménage. Si le W. C.\nest muni d'un système à chasse d'eau, il pourra être placé dans l'habitation,\navec porte s'ouvrant à l'intérieur de celle-ci. Si les latrines sont établies sur\nfosse étanche, elles pourront être construites dans le corps du bâtiment, mais\nleur accès doit se faire de l'extérieur.\nSi les latrines sont à matières absorbantes, elles doivent être placées le\nplus loin possible de l'habitation;\n13) Tout W. C. doit satisfaire aux conditions suivantes :\na) Une de ses parois au moins sera en contact avec l'air extérieur et\nmunie d'une fenêtre dont la surface vitrée aura au moins 1 4 décimètres carrés\net la partie ouvrante 4 décimètres carrés;\nb) Aucun W. C. ne peut communiquer directement avec une pièce habi-\ntable ou un local servant à la fabrication, à la préparation ou à la conservation\nde substances alimentaires;"}, {"page_pdf": 28, "page_imprimee": "22", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192011-01.1.28", "texte": "LA CITÉ\nNOVEMBRE 1920\n\nc) Si un W. C. est adossé à l'un de ces locaux, le mur de séparation doit\nêtre construit en matériaux durs et s'élever sur toute la hauteur comprise\nentre le plancher et le plafond;\nd) Le sol de tout W. C. sera revêtu de matériaux étanches;\ne) Des dispositions doivent être prises pour assurer la ventilation per-\nmanente du cabinet;\nI 4) Pour les latrines dites à terre ou à matières absorbantes, une fenêtre\nsera ménagée dans l'un des murs extérieurs et s'élèvera jusqu'au plafond; la\npartie vitrée aura 14 décimètres carrés et la partie ouvrante 4 décimètres\ncarrés au moins.\nDes ouvertures seront ménagées dans le bas des murs ou de la porte pour\npermettre l'entrée de l'air;\n15) Tout privé doit être muni d une ouverture de ventilation ayant au\nminimum 2 décimètres carrés disposée le plus près possible du plafond et en\ncommunication directe avec l'air extérieur. Un orifice sera ménagé au bas de\nla porte ou d'un mur extérieur.\nLe sol doit être revêtu de matériaux non absorbants.\nLa cuvette et le tuyau de chute doivent être étanches, lisses intérieure-\nment et disposés de telle façon que les matières tombent directement dans\nla fosse. Le tuyau de chute aura un diamètre de 0 m. 20 au moins;\n16) Toute fosse d'aisance doit se trouver à la plus grande distance pos-\nsible des puits et à deux mètres au moins des habitations.\nElle doit être construite et placée de manière que l'on y ait facilement\naccès pour le curage et la vidange.\nII est interdit de donner un tuyau de trop-plein à une fosse d'aisance et\nde la mettre en relation avec un cours d'eau;\n17) Les fosses d'aisance seront construites en matériaux solides et\nétanches.\nLe trou d'homme, de forme circulaire, aura 0 m. 60 de diamètre au moins;\nil sera fermé hermétiquement par un couvercle solide en matériaux durs\ns'adaptant dans un cadre approprié.\nLes fosses d'aisance seront mises en relation avec l'atmosphère par le\ntuyau de chute des latrines, que l'on prolongera jusqu'au-dessus des toitures,\nen le faisant déboucher à 2 mètres au moins de toute fenêtre appartenant à\nune chambre habitée;\n18) L'établissement de puisards* puits perdus ou puits d'absorption est\nstrictement interdit, quelle que soit la nature des matières qu'ils seraient desti-\nnés à recevoir.\n19) On ne peut emprunter pour l'établissement d'un puits ou d'une\nciterne aucun mur de fondation, de soutènement ou autre. Un intervalle"}, {"page_pdf": 29, "page_imprimee": "23", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192011-01.1.29", "texte": "LA CITÉ\nNOVEMBRE 1920\n\nde 0 m. 50 au moins devra être ménagé entre le puits ou la citerne et les murs\nvoisins.\n20) Il ne peut être creusé de puits ni de citernes sous des constructions\nservant à 1 habitation de l'homme ou des animaux;\n21 ) Lors de l'installation d'un puits et d'une façon générale dans l'éta-\nblissement des canalisations d'eau potable, on veillera à ce que toute contami-\nnation soit impossible.\nArt. 3. Après approbation des plans par la Société Nationale, les tra-\nvaux devront être dirigés et surveillés par l'architecte désigné ou accepté par\nla société agréée. Celle-ci devra conserver un exemplaire des plans, du cahier\ndes charges et des devis des travaux.\n\nQuestionnaire à remplir par\nles concurrents\nNom du système, indications relatives au brevet s'il y en a un et date à\nlaquelle il fut pris.\nNoms et adresses de la firme commerciale qui exploite le système et le\nbrevet.\nNoms et adresses de l'entrepreneur désigné en vue de la participation\naux expériences.\nDéfinition brève du système.\nRéférences ,\nL'appareil employé :\nLa manipulation :\n•\nLe mur obtenu : 1 ) Murs extérieurs, dimension des briques s'il y en a,\nhauteur d'assises, etc.\nComment est-il maçonné?\na) Epaisseur totale;\nb) Epaisseur des parois;\nc) Epaisseur du ou des vides d'air;\nd) Liaisons.\n2) Murs intérieurs : composition du béton.\nParticularités relatives à la pose des gîtages. Répartition sur le mur et\nnature du gîtage.\nParticularités relatives à la confection des battées pour fenêtres, pour\nportes, etc."}, {"page_pdf": 30, "page_imprimee": "24", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192011-01.1.30", "texte": "LÀ CITÉ\nNOVEMBRE 1920\n\nParticularités relatives à la confection des seuils et linteaux.\nParachèvement :\na) Enduit extérieur nécessaire ou non;\nb) Enduit intérieur nécessaire ou non;\nc) Couleur et apparences extérieures du mur;\nd) Peut-on y placer un clou?\nEconomie espérée :\nRapidité :\nMain-d'œuvre employée :\nRenseignements divers complétant ceux qui précèdent :\nCette firme est disposée à participer aux expériences projetées par la\nS. N. H. B. M.\nElle se propose d'ériger :\na) par ses propres moyens (1 ) ;\nb) par l'entremise de M\nentrepreneur\nmaisons à Anderlecht;\nmaisons à Vilvorde.\n(Signature) :\nVu, l'architecte attaché à la S. N. H. B. M.\nApprouvé par le Conseil technique en sa séance du\nRejeté par le Conseil technique en sa séance du\n( 1 ) A biffer suivant le cas."}, {"page_pdf": 31, "page_imprimee": "couv. 3", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192011-01.1.31", "texte": "Comp. Belge de l'Acétylène\nTélégr. : H RIT fïT Téléphone\nACÉTYLÈNE Al* BH. 6T45\n89, rue Vanden Boogaerde\nBRUXELLES\nApplications Générales de l'Acétylène\nEclairage par incandescence\nBecs depuis 7 litres 25 bougies\nChalumeaux oxy-acétyléniques\nde grande puissance pour projections\nGÉNÉRATEURS FIXES ET TRANSPORTABLES\nLampes de Chantiers\n- ; ' , ' ■ -y'* \"• >\nLampes et fers à souder à l'acétylène\nINSTALLATIONS COMPLÈTES DE LABORATOIRES\nInstallation de soudure autogène et découpage\nCARBURE DE CALCIUM, GROS ET DEMI-GROS\nÔxygène acétylène dissous\n\nSOCIETE ANONYME\n« BOIS, CIMENT, MATERIAUX »\n1\n\\\nAne\" firme Nicolas Josson\nX\nMaison fondée en 1809\n43, QUAI AU FOIN, 43 BRUXELLES\n(derrioîe la Tkeâtr* Flamand)\nSuccursale :\nETTERBEEK, 90, rue du Général-Leman\nMaison principal# : Br. 5304\nSuccursale < Iv. 91M\nTéléphones\nBob de chêne de toutes provenances\nBois du Nord et d'Amérk|ue\nCiment-Portl&nd de Niel-on-RupeU\nBeaver-Board\n7*->\n\nConstructions en bois et en acier\n~L- - de tau®\nM Maisons démontables\nà T amise\nAdresse télégr, : BOELWERF Tamise\nTéléphone Tamise 10"}, {"page_pdf": 32, "page_imprimee": "couv. 4", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192011-01.1.32", "texte": "Imp. H. KUIIPS-ïIOBTO, 81-85, rut Ktywivtld, Ixellea.\n\n•■y - V ■ ./ fr ■■■■ '• *- -j.'V '■ *'K\\•' ■ . '•« ■■ -,j ; .\nBois - Scierie è vapeur\nNi.\nMAURICE WILFORD\nTAMISE (Wang)\nw\nBêbK sur commande\n» 1\n/' ; :\nConstruction de maisons démontables en bols\ns Livraison rapide\n\nCarton bitumé 1'\nPOL MADOU\n279, bocl. de l'lndustrie, GAND\n'\nEntreprises de Toitures*T<errasses\nSiéffwïo» 4e premier ordre"}]}