{"numero_id": "bm-bmtnaac-1921-01-01", "volume": "bmtnaac_1921-01_01", "ocr_sha256": "acce7303093d9032448662b3edc11668c796c25323de66b55acb1afd59bf3aa2", "source_tei": "https://github.com/Princeton-CDH/bluemountain-transcriptions/blob/main/periodicals/bmtnaac/issues/1921/01_01/bmtnaac_1921-01_01.tei.xml", "source_mets": "https://github.com/pulibrary/BlueMountain/blob/main/metadata/periodicals/bmtnaac/issues/1921/01_01/bmtnaac_1921-01_01.mets.xml", "url_numero": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192101-01", "articles": [{"article_id": "bm-bmtnaac-1921-01-01-c002", "article_bluemountain": "bmtnaac_1921-01_01#c002", "volume": "bmtnaac_1921-01_01", "ocr_source": "OCR Blue Mountain (ALTO), transcription TEI : lignes lb/@facs", "texte_sans_correction": true, "page_debut": "53", "page_fin": "56", "image_debut": 3, "image_fin": 6, "pages_selon": "pagination imprimée relevée dans le METS Blue Mountain (ORDERLABEL) ; [n] = page sans folio restituée", "url_article": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192101-01.2.2", "titre_corps": "REGARDS EN ARRIÈRE ET EN AVANT", "titre_sommaire": "REGARDS EN ARRIÈRE ET EN AVANT", "signature_source": "P. VORIN", "controle": "bornes données par la structure logique METS/ALTO de Blue Mountain (blocs ALTO de chaque constituant)", "pages": [{"page_pdf": 3, "page_imprimee": "53", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192101-01.1.3", "debut_caractere": 42, "fin_caractere_exclue": 2192, "texte": "REGARDS EN ARRIÈRE\nET EN AVANT\n\nElle est, pour ainsi dire, devenue un proverbe, cette phrase de Victor\nHugo que chacun va répétant et qu'on semble considérer comme article de\nfoi duquel il serait malséant de discuter : « Ceci tuera cela ». Peut-être s est-\non un peu hypnotisé sur 1 aphorisme et nous croyons qu il pourrait n être\npis inutile d en raisonner le sens.\nL'imprimerie a-t-elle tué, tue-t-elle ou tuera-t-elle l'architecture? Je ne\nsuis pas prophète et ne veux me livrer à aucune prédiction mais seulement\nconstater des faits. Or, un fait domine 1 histoire de toutes les architectures :\nChacune d'elles est née d'un système de structure et j'ai déjà souvent répété\nen empruntant le langage des mathématiciens : qu « un système de structure\nnouveau est la condition nécessaire et suffisante de 1 éclosion d une architec-\nture nouvelle. L Histoire nous montre que cela fut toujours et la raison nous\ndit que cela doit continuer d'être ainsi. Après ceux de l'Egypte, de la Grèce,\nde Rome et de Byzance, le système de structure qui s'établit à la fin du\nXIIe siècle enfanta la dernière en date des architectures. Celle-ci, épuisée,\nvenait de s'éteindre au moment que naquit l'imprimerie, et si l'on veut char-\nger d'un crime la conscience de cette dernière, dès son premier jour, il faut\nadmettre qu'elle n'assassina qu'un cadavre, ce qui proprement ne changea\nrien à rien. Mais, dira-t-on, l'architecture de la Renaissance, l'architecture\nLouis XIV, Louis XV, Louis XVI, Empire, Restauration, lIP Empire et enfin\nModern-style? Ouf! que d'architectures!!! De la plus haute antiquité à la\nRenaissance nous en comptons cinq se partageant une période de quelque six\nmille ans; puis dans ces quatre derniers siècles, il suffit que le trône de\nFrance change de titulaire pour qu une architecture toute neuve remplace\nimmédiatement celle de la veille. Comment se peut expliquer ce curieux phéno-\nmène? Très simplement. Il n'y a pas eu du tout d architecture depuis la\nRenaissance, et voilà tout.\nLe mot architecture, justement défini, l'art de bâtir, ne s applique qu à\nune construction faite avec art, c'est-à-dire en perfection selon les modalités"}, {"page_pdf": 4, "page_imprimee": "54", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192101-01.1.4", "debut_caractere": 22, "fin_caractere_exclue": 3186, "texte": "d'un système de structure. Depuis ia Renaissance on a construit sans s}/stème\nde structure déterminé et d'une façon qui s'est éloignée chaque jour davantage\nde la perfection, ne cherchant celle-ci que dans l'apparence décorative indé-\npendante de la structure. Il est donc bien clair que cette manière de concevoir\net d'exécuter les bâtiments est tout à fait en dehors de ce qu'on peut appeler\nune architecture. Ces errements nous conduisirent même à l'oubli des tech-\nniques dans tous les métiers et à un degré prodigieux de barbarie dans l'in-\ndustrie du bâtiment. L'effondrement était si complet qu'il paraissait devoir\nêtre définitif au moment qu'apparut Viollet le Duc, qui, d'un effort surhumain,\nexhuma pour ainsi dire tout l'art du moyen âge et fit saisir à l'élite de ses\ncontemporains, nés dans un temps privé d'art, ce qu'avait été cette architecture\ndans le temps heureux qui la posséda. De là vint un engouement, très justifié,\npour les merveilles, qu'on recommençait à comprendre, du plus admirable\ndes arts mais que la sottise, qui ne perd jamais ses droits, poussa bientôt\njusqu au désir stupide de l'imitation.\nOn fit du néo-gothique non moins inepte que tous les autres néos; puis\non accusa, inintelligence ou malveillance..., Viollet le Duc lui-même d'avoir\nvoulu cela!\nLui, cependant, au contraire, ayant bien senti que l'œuvre formidable\nqu il venait d'accomplir n'était pas un but mais seulement un puissant moyen\nd'éducation et de rééducation professionnelles, cherchait à en tirer des indica-\ntions en vue d élaborations nouvelles, ainsi qu'en témoignent ses « Entre-\ntiens ». Les tenants du pastichage gréco-romain desquels Viollet le Duc avait\nlait lumineusement apparaître la sombre ignorance, lui en tenait rancune,\ncomme il est humain, et, habitués à s'entendre reprocher la castration de\nleur imagination, ils voulurent entraîner avec eux dans cette réprobation celui\nqu ils haïssaient, et d aucuns aujourd'hui encore considèrent que Viollet le\nDuc a failli en ne créant pas d un coup de baguette magique un art nouveau.\nOn doit lui savoir gré d'avoir entrevu des possibilités, ébauché des recherches\ndans la voie de l'avenir en supputant le parti qu'on pourrait tirer du fer dans\nla construction. Il préparait ainsi directement le terrain aux études si curieuses\net trop peu connues du fait qu'elles sont malheureusement restées sur le papier,\nde Hector Horeau, dont l'esprit embrassa toutes les applications du fer et\ntoutes les possibilités d'expression susceptibles d'en découler.\nMais, nous le répétions tout à l'heure, une architecture ne naît que d'un\nsystème de structure nouveau. L'emploi du fer n'a jamais pu fournir un\nsystème de structure complet et c'est pourquoi ni Violllet le Duc, ni Horeau,\nni personne, n'en put tirer l'embryon viable d'une architecture nouvelle.\n11 était réservé à de Baudot de dégager de l'union du fer et du mortier de\nciment un système véritable dont les promesses d'avenir ouvrent, à ceux qui\nsavent voir, des horizons nouveaux immenses et splendires.\nGrâce aux travaux de de Baudot, qui sont eux-mêmes la suite logique\nde ceux de Viollet le Duc, nous avons maintenant en nos mains cette condi-"}, {"page_pdf": 5, "page_imprimee": "55", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192101-01.1.5", "debut_caractere": 22, "fin_caractere_exclue": 3301, "texte": "tion nécessaire et suffisante à l'éclosion d'un art. Son nom marque dans\nl'histoire de l'architecture le point de départ d'une ère nouvelle. Comme tous\nles grands novateurs, de Baudot eut pour lui l'ardente admiration de quelques-\nuns, fort rares, qui le comprirent, et contre lui l'obstruction et la haine des\nlégions innombrables de ceux qui ne surent ou voulurent le comprendre. Si un\npouvoir fort l'avait soutenu réellement et lui avait confié de nombreux et\nimportants travaux, bien des étapes, qu'il faudra péniblement et lentement\ncouvrir, auraient été franchies d'un coup. Il n'en fut malheureusement pas\nainsi et il faudra attendre le temps où la petite minorité de ses disciples sera\ndevenue majorité pour que la marche rapide vers les progrès féconds nous\nremette enfin en possession d'une architecture dont l'évolution progressive\nau cours de quelques siècles futurs produira une nouvelle série d oeuvres\nbâties dont la magnificence et 1 ampleur ne laissent, à ceux qui les peuvent\nentrevoir, aucun regret des âges révolus.\nDu petit nombre de constructions qu'il eut l'occasion de réaliser après\navoir complètement établi le système de structure nouveau, il en est une qui\nrésume, condense, schématise les principes et la doctrine de de Baudot :\n1 église Saint-Jean de Montmartre, qui est en fait, sinon en droit, dès mainte-\nnant et au premier chef, un monument historique.\nA côté de son œuvre bâti, de Baudot a laissé un œuvre dessiné extrê-\nmement important dont j'ai cherché à montrer une partie au dernier Salon de\nla Société Nationale des Beaux-Arts, puis ces dessins sont allés rejoindre les\nautres dans un carton qui ressemble fort à un tombeau.\nIl n'y a pas d'architecture sans poursuite des efforts de génération en\ngénération dans une même voie bien déterminée; il n'y a pas d'architectes\ndignes de ce nom qui ne soient les continuateurs de l'œuvre de leurs aînés;\nil n'y a pas d'art sans tradition. Viollet le Duc et l'école des monuments\nhistoriques ont renoué la tradition en rattachant notre époque au moyen âge\ndont nous avons tiré les principes permanents et les directives générales\nd'évolution. Les curieux essais d'un Horeau, les recherches concluantes d'un\nde Baudot en sont les conséquences, la seule voie d'avenir est leur persévé-\nrante continuation, mais pour les continuer faut-il au moins les connaître et\ncomment les connaître si elles sont à jamais enfermées en d'inaccessibles car-\ntons? Jadis les artistes architectes construisaient et nous laissaient des œuvres\nédifiées visibles pour tous pendant des siècles; aujourd'hui que beaucoup de\nceux qui contruisent ne sont pas des artistes, ceux qui le sont se voient trop\nsouvent réduits à confier au seul papier les conceptions de leur génie. C'est un\nfait regrettable, sans doute, et dont on doit souhaiter la modification, mais\nce n'est pas une raison pour que ceux qui veulent continuer à chercher ne\npuissent profiter des enseignements contenus dans les œuvres dessinées de\nleurs prédécesseurs. Aussi conviendrait-il de mettre celles-ci, qui sont les véri-\ntables auteurs, les véritables classiques, à leur portée. Pourquoi, comme nous\navons des Musées de peinture, de sculpture et de bien d'autres choses, n'au-\nrions-nous pas un Musée d'architecture, et pourquoi, puisque nous avons"}, {"page_pdf": 6, "page_imprimee": "56", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192101-01.1.6", "debut_caractere": 22, "fin_caractere_exclue": 524, "texte": "aujourd'hui des procédés excellents de reproduction en noir et en couleurs,\nn'éditerait-on pas ces classiques de l'architecture pour permettre à chacun de\nles avoir sous la main dans la bibliothèque et d'y puiser au moment voulu des\nenseignements précieux? Non, l'imprimerie ne doit pas tuer l'architecture,\nelle doit ia servir comme elle sert la pensée sous ses autres formes. Ce qui\nimporte est de lui donner à diffuser les choses bonnes et utiles plutôt que celles\nmauvaises et nuisibles.\n\nP. VORIN."}]}, {"article_id": "bm-bmtnaac-1921-01-01-c004", "article_bluemountain": "bmtnaac_1921-01_01#c004", "volume": "bmtnaac_1921-01_01", "ocr_source": "OCR Blue Mountain (ALTO), transcription TEI : lignes lb/@facs", "texte_sans_correction": true, "page_debut": "56", "page_fin": "62", "image_debut": 6, "image_fin": 12, "pages_selon": "pagination imprimée relevée dans le METS Blue Mountain (ORDERLABEL) ; [n] = page sans folio restituée", "url_article": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192101-01.2.3", "titre_corps": "LE BARÊME DES HONORAIRES DE L'URBANISTE", "titre_sommaire": "LE BARÊME DES HONORAIRES DE L'URBANISTE", "signature_source": "L. V. D. S", "controle": "bornes données par la structure logique METS/ALTO de Blue Mountain (blocs ALTO de chaque constituant)", "pages": [{"page_pdf": 6, "page_imprimee": "56", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192101-01.1.6", "debut_caractere": 526, "fin_caractere_exclue": 2419, "texte": "LE BARÊME DES HONORAIRES\nDE L'URBANISTE\n\nDans une étude préparatoire concernant la détermination des honoraires\npour les devoirs relatifs à la construction des habitations dites «à bon marché»\nla « Société Nationale des Habitations et Logements à bon marché » après\navoir excellemment défendu la thèse « qu'il peut se trouver des spécialistes\nhabiles à tracer des plans d'ensemble et qui n'exécuteraient pas les ccn*\nstructions » et que « ce travail de plan d'ensemble nécessite d'ailleurs des\nconnaissances spéciale; et demande des préparations, études et dessins qui ne\nsont pas compris dans le barême normal des honoraires de l'architecte », la\n« Société Nationale », conclut en ces termes :\n» Ncus ne faisons pas encore de proposition concernant un barême\nd'honoraires pour la création des plans d'ensemble.\n» Nous demandons des documents, références, exemples ou suggestions\nde façon à nous aider dans l'étude que nous entreprenons concernant cet\nobjet ».\nLe barême que nous proposons ici, est le fruit de l'expérience de\nlongues années dans l'aménagement des vastes espaces en surface et peur l'élaborer\nnous avons été conduits par deux préoccupations essentielles : d'une part assurer\nau ministère de l'Urbaniste une rénumération qui soit de nature à encourager\nla spécialisation, si souhaitable, de la profession ,•\nd'autre part ne point charger d'une manière appréciable le terme d'aboutis-\nsement de l'urbanisation d'un territoire : l'habitation.\nNous appelons de tous nos vœux la discussion de ce Barême par tous\nceux qui portent intérêt à la question.\nCette discussion nous fournira l'occasion de nous référer, à titre compa-\nratif, à des tarifs en usage à l'étranger et d'en raisonner les avantages et\ninconvénients en fonction des contingences nationales en Belgique.\nLa Cité recevra avec reconnaissance toutes les observations ou suggestions\nauxquelles le Barême donnerait lieu."}, {"page_pdf": 7, "page_imprimee": "57", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192101-01.1.7", "debut_caractere": 22, "fin_caractere_exclue": 2937, "texte": "Barême I\nrelatif aux projets d'ensemble d'Urbanisation\nLe projet d'ensemble d'urbanisation comprend :\n— pour fa classe A applicable aux VILLES ■\n1. Le plan d'ensemble, à l'échelle de 1 à 10.000, 5.000, 2.500 ou 1.250\nselon le cas, déterminant les grands troncs du tracé sanitaire, la « toile\nd'araignée » de la grande voirie et les moyens de transport, la distribution\ngénérale des espaces libres et les conceptions particulières du projet, telles\nque les édifices publics ou semi-publics, ensembles civiques importants, etc.\n2. Une expédition du même, figurant la distribution générale des quartiers.\n3. Le plan d'ensemble à l'échelle de 1 à 1.250 <ou à telle autre échelle\nqui soit jugée plus adéquate, le cas échéant) portant en outre la voirie secon-\ndaire, les blocs construits et les alignements à front de rue, mais sans détails\nni lotissement.\n4. Les profils en travers schématiques des différents types d'artères\nproposés.\n5. Un mémoire descriptif sommaire.\n— pour la classe B applicable aux VILLAGES :\nles documents spécifiés 1, 3, 4 et 5 pour la classe A.\n— pour la classe C applicable à l'organisation d'ensemble d'une REGION.\nles documents spécifiés 3, 2, 4 et 5 pour la classe A.\nBarême II\nrelatif aux projets d'ensemble d'aménagement de « Cités »\nou de complexes d'habitations\nA. Projet.\nLe projet comprend :\n1. Le plan d'ensemble <1> à l'échelle de l à 1250, 1000 ou 500 <ou à\ntoute autre échelle qui sera jugée plus adéquate le cas échéant) déterminant le\ntracé sanitaire (évacuations et distributions), le réseau de la voirie primaire e/\nsecondaire, les moyens de transport, la distribution et ïaménagement des\nespaces libres <2), l'emplacement des édifices publics ou semi=publics de toute\n\n(1) Si la mission dont l'urbaniste est chargé comporte: 1\" un projet d'ensemble d'urbanisatio»\ns'étendant à tout ou partie du territoire urbain ou communal, pour lequel est applicable le Barême I\net 2° un projet de détail pour l'aménagement d'une portion seulement de ce territoire et auquel\nest applicable le Barême II on portera en compte en supplément pour cette portion la différence\nentre l'application du Barême I et du Barême II à la superficie en cause.\n(2) La rémunération de l'étude spéciale de l'aménagement des espaces libres, confiée ou non à\nun architecte-paysagiste distinct, est calculée en fonction de la surface effectivement couverte par\nces espaces libres. On déduit dans ce cas cette surface de la superficie totale pour le calcul des\nhonoraires affectés à la rémunération du plan d'ensemble. Le minimum applicable est l'honoraire\nprévu pour un hectare avec cette restriction que le montant de la rémunération affectée à l'élabo«\nration du projet des espaces libres ne peut jamais excéder le tiers du montant total des honoraires.\nLorsque les terrains faisant l'objet de l'aménagement ne sont pas d'un seul tenant, les hono-\nraires sont toujours calculés séparément pour chaque siège."}, {"page_pdf": 8, "page_imprimee": "58", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192101-01.1.8", "debut_caractere": 22, "fin_caractere_exclue": 1464, "texte": "nature et toutes les conceptions particulières du projet, telles que les ensembles\nciviques et autres, ainsi que fous les détails relatifs au lotissement et aux aligne-\nments tant a front de rue que sur cours ou jardins.\n2. Les profils en travers des différents types d'artères proposés.\n3. Un mémoire descriptif sommaire.\n4* Une estimation globale du coût de l'aménagement général.\nCharge par Pour\" Ul.ie\nHabitation\nau taux de (à raison de\n30 à m. 4 1/2 h. p <r\nH Frs Fr« ménagé) : de\nr rrs. habitants\nLes 3 premiers H. à 1200 francs soit pour IH. 1200 40.— 135\n2H. 2400 270\n3H. 3600 405\nLes 2 suivants à 1900 » » 4H. 4600 38.33 540\nSH. 5600 37.33 675\nLes 4 suivants à 900 » » 6H. 6500 36.11 810\n7H. 7400 35.24 945\nBH. 8300 34.58 1080\n9H. 9200 33.07 1215\nLes 6 suivants à 800 » » 10 H. 10000 33.33 1350\n11 H. 10800 32.24 1485\n12 H. 11600 32.22 1620\n13 H. 12400 31.80 1755\n14 H. 13200 31.42 1890\n15 H. 14000 31.11 1925\nLes 10 suivants à 600 » » 25 H. 20000 26.66 3275\nLes suivants à 500 » » 50 H. 32500 21.66 6750\nB. Exécution\nL'exécution implique :\n1. La confection de tous les dessins et détails pour exécution : plans,\ncoupes, profils en long et en travers, etc.\n2. La rédaction des cahiers des charges.\n3. Les spécifications de toute nature : métrés relatifs à tous genres de\ntravaux, listes et dénombrements de plantes, etc., etc.\n4. La direction des travaux à l'exclusion de la surveillance journalière.\n5. La vérification des mémoires."}, {"page_pdf": 10, "page_imprimee": "60", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192101-01.1.10", "debut_caractere": 22, "fin_caractere_exclue": 2325, "texte": "Barême fractionné <î>\nDessins d'exécution\net cahier des char-\nImport ges, spécifications Direction\ndes travaux et vérification des\nmémoires (minim. 400 fr.)\n(minim. 600 fr.)\nJusqu'à 20.000 fr. 3 p. c. 2 p. c\nles 80,000 fr. suivants\n<soit jusque 100.000 fr.) 2,40 p. c. 1,60 p. c.\nles 150.000 fr. suivants\n<soit jusque 250.000 fr.) 1,80 p. c. 1,20 p. c.\nles 250.000 fr. suivants\n<soit jusque 500,000 fr.) 1,35 p. c. 0,90 p. c.\nles 500 000 fr. suivants\nsoit jusque 1.000.000 fr.) 1,05 p. c. 0,70 p. c.\nLorsque la nature du terrain nécessite des précautions spéciales ou est\naccidentée au point de requérir des études considérables pour l'établissement\ndes dessins d'exécution et la rédaction du cahier des charges, le pourcentage\nafférent à ces devoirs sera majoré en proportion des difficultés à un taux à\nconvenir le cas échéant.\nBarême III pour la Construction\nd'Habitations dites « à bon marché »\nL'étude à laquelle il est fait allusion cUdessus de la « Société Nationale\ndes Habitations à bon marché » avait le très grand mérite de poser et pour\nla première fois, — un principe différentiel excellent, à savoir :\nla distinction entre « Type » et « Variante ».\nOn entend par « Type » toute conception distincte dans son ensemble\nou dans ses parties essentielles, soit quant au plan, soit quant à l'élévation, soit\nquant aux deux à la fois.\nOn entend par « Variante » toute adaptation d'un type nécessitant des\ndessins et des détails d'exécution modifiant le type dans certaines parties\ntantes et exigeant des modifications correspondantes au cahier des charges.\nLe défaut, si l'on peut dire, de la préposition de la « Société Nationale »\nrésidait dans une application trop compliquée du Barême fractionné.\nNous fondant, comme elle, sur le Barême de la Fédération Belge des\nSociétés d'Architectes pour les travaux d'architecture de la première catégorie,\nnous proposons l'application pure et simple de ce barême fractionné aux distinc-\ntions cUdessus ainsi qu'il suit (nous nous bornons à proposer ici des faux de base,-\nlaissant pour le moment de côté la question des modalités d'application que la\nmatière comporte) :\n\n(î> Lorsque l'urbaniste s'adjoint un ou des spécialistes, tous les intéressés sont rémunérés\nd'après le barême ci-dessus au prorata du coût des travaux dépendant de leur spécialité."}, {"page_pdf": 11, "page_imprimee": "61", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192101-01.1.11", "debut_caractere": 22, "fin_caractere_exclue": 2073, "texte": "A. Jusqu'à douze habitations, application intégrale du Barême de la\nFédération des Sociétés d'Architectes pour la première classe de travaux.\nB. Au délà des douzes premières habitations :\n1. Par « Type » distinct d'habitation :\nPour la première de ce type l'honoraire plein : 5 p. c.\nPour toutes les suivantes identiques ou ne comportant que de menues\nvariations : 2,70 p. c. < Direction, détails d'exécution, vérification\ndes mémoires. >\n2. Pour toute première « Variante » à un type : 3,10 p. c. {Détails d'exécu^\ncution, cahiers des charges, direction, vérification des mémoires.)\nPour toutes les habitations suivantes identiques à cette variante : 2,70 p. c.\nCe tarif est établi dans l'hypothèse d'une entreprise générale.\nDans le cas où par suite d'autres modes d'exécution, l'architecte serait\nchargé de l'établissement de bordereaux de commandes, il lui sera alloué une\nrétribution supplémentaire de 0,30 p. c. sur le montant de celles-ci.\nConditions générales\ncommunes aux Barêmes I, II et III\nLes levés de terrain et les relevés ainsi que les sondages et autres\nopérations ou devoirs exceptionnels nécessaires pour l'étude des projets\nd'aménagement, sont toujours exécutés aux frais du propriétaire.\nIl en est de même de Tâchât ou de la copie des plans topographiques,\ncadastraux ou autres et de tous documents nécessaires pour le même objet.\nLes plans et documents constituant les projets sont fournis en une seule\nexpédition.\nChaque expédition supplémentaire sera rénumérée par une somme qui ne\npourra excéder le double du prix moyen réclamé par les industriels repro-\nducteurs de plans ou par les bureaux de travaux dactylographiques.\nFrais de déplacement\nle domicile de l'architecte, les frais de voyage en lre classe sur les\nchemins de fer, tramways et bateaux ou par axe sont remboursés au prix coûtant.\nIl est alloué une indemnité de séjour de 30 franes par 6O francs\npar journée et 100 francs par 21 heures.\nDressé pour la Société des Urbanistes Belges par\nL. VAN DER SwAELMEN,\nDirecteur du Département technique de l'Union des Villes"}, {"page_pdf": 12, "page_imprimee": "62", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192101-01.1.12", "debut_caractere": 22, "fin_caractere_exclue": 1362, "texte": "Application du BAREME III au cas de 250 Habitations pour la CONS-\nTRUCTION D'HABITATIONS A BON MARCHÉ. ― Comparaison\navec les bases du BAREME ANGLAIS OFFICIEL.\nLE BARÊME ANGLAIS supposerait au BARÊME BELGE OBSERVATIONS\nà 5 p. a pour les 12 pre- <l>\nmières maisons 12 types distincts payables à équivalence\n5 p. c.\n60 variantes soit l\nà 2 1/2 p. c. pour les 60 <l> î payables\nmaisons suivantevS 5 variantes par \\ à 3,10 °/0 : barême belge en ap-\nfypç f parence légèrement\nsupérieur,mais il exi-\nge c/es variantes, ce\n<l> que l'anglais ne fait\nà 1 1/2 p. c pour les 178 une dizaine de reproductions pas.\nmaisens suivantes identiques par variante\nou une quinzaine dito dito\npar type payables à 2,70°/0 ; sensiblement plus éle*\nDans l'application rigou* Le barême belge offre au corr car Pour jes vastes\nreuse le Barême anglais traire une certaine prime à ensembles {dont vrai*\nest une prime àla mono5' la variété, dont, d'autre* semblablementenDel-\ntonie, l'architecte ayant part, la tendance à l'excès exécution trai-\nintérêt à réduire le plus sera automatiquement con~ nera sur plusieurs\npossible le nombre de trecarrée dans la recherche années) .e oareme\ntypes :le barême est ri* de l'économie par la stan~ anglais ne paierait\ngide. dardisation, Pas,\n(!) Proportion qui, en moyenne, paraît convenable au point de vue esthétique\n\nL. V. D. S."}]}, {"article_id": "bm-bmtnaac-1921-01-01-c005", "article_bluemountain": "bmtnaac_1921-01_01#c005", "volume": "bmtnaac_1921-01_01", "ocr_source": "OCR Blue Mountain (ALTO), transcription TEI : lignes lb/@facs", "texte_sans_correction": true, "page_debut": "59", "page_fin": "59", "image_debut": 9, "image_fin": 9, "pages_selon": "pagination imprimée relevée dans le METS Blue Mountain (ORDERLABEL) ; [n] = page sans folio restituée", "url_article": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192101-01.2.4", "titre_corps": "Barème I. = Classes A: Villes B : Villages", "titre_sommaire": "Barème I. = Classes A: Villes B : Villages", "signature_source": "", "controle": "bornes données par la structure logique METS/ALTO de Blue Mountain (blocs ALTO de chaque constituant)", "pages": [{"page_pdf": 9, "page_imprimee": "59", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192101-01.1.9", "debut_caractere": 0, "fin_caractere_exclue": 1124, "texte": "Barème I. = Classes A: Villes\nB : Villages\nMnjjinnnu m I ■njmwHnun.HjiiiJTMii ■■■WIIIIIIIIHIIUII iiwn nuimwjiw ■ i—)i m m nm—jn—m mm HiipwraMtiiHHMMiiiiin mmi n inr 1\"™ ' ■ ««■■■ .■■■. I ——p. mm mu -Trr-rnin—iwii,ii ■iimiwii i pimwm i 111 IMI.JII mi i wrmr lIWMWHIIIBI min IPHMHI m\nu jusqu'à ! de 2 de 5 I de 8 de 12 jde 16 de 20 de lsj de 30 jde 40 jde 50 de 60 ide 70 de 80 de 90 au delà\n\\ 2H.|às H. àBH.j à 12 H.j à16H.|à20H.à25H.à30H.!à40 H. I à 50 H. ! à 60 H. à 70H. jàBOH. | à 90H. à 100 H. de l'H.\no N. B. Les superficies doivent toujours être mesurées au grand carré.\nA 1200 1800 2400 3000 3600 4200 4800 5400 6000 7000 8000 9000 10.000 11.000 12.000 100 fr.\nB 1200 1700 2000 2200 2300 2400 2500 2600 2800 3000 3200 3400 3600 3800 4000 20 fr.\nWWTIIII iiimm IWniii HNMBMMNI wmamamaammwmutca nnsenaninHiaMn» snaamaHM wnawainiml m m imup«gaiM»»CTmiii»iiiiwi i imniwMmi»—»M»M—JWUIJM HWBWIIIIW whm «» in «m» Ilm» «wtwmwwH\nNous donnons en dessous à titre de base d'appréciation du Barême la CHARGE PAR HABITATION\ncalculée pour j j habitations à l'hectare (densité optima j \"\nA 40-20 20=15 etc. 4 3,33\nB 60=30 28=17 1,32 1"}]}, {"article_id": "bm-bmtnaac-1921-01-01-c006", "article_bluemountain": "bmtnaac_1921-01_01#c006", "volume": "bmtnaac_1921-01_01", "ocr_source": "OCR Blue Mountain (ALTO), transcription TEI : lignes lb/@facs", "texte_sans_correction": true, "page_debut": "59", "page_fin": "59", "image_debut": 9, "image_fin": 9, "pages_selon": "pagination imprimée relevée dans le METS Blue Mountain (ORDERLABEL) ; [n] = page sans folio restituée", "url_article": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192101-01.2.5", "titre_corps": "Barême I. = Classe C : Régions", "titre_sommaire": "Barême I. = Classe C : Régions", "signature_source": "", "controle": "bornes données par la structure logique METS/ALTO de Blue Mountain (blocs ALTO de chaque constituant)", "pages": [{"page_pdf": 9, "page_imprimee": "59", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192101-01.1.9", "debut_caractere": 1126, "fin_caractere_exclue": 2446, "texte": "Barême I. = Classe C : Régions\nJ-1 w-IJLBJJL\"IYF^IWN.IIL»yjiL^JPI'''^in|j>IIYHPWT#ii]^TIFF^WNI]WTIIIITTNIRI'-iiij<<iiii\"l| >ni ■ WHPIN'H lIIIIIDIH mm mm im MINIMUM mu iiiiiiiijiiiiiiiiijiiwiiniiMi niiiiii m m ll> 111 ' \"\"!\" ■■■■\"\"■\"\"H1\" \" i 1 ■ 1 -7 1...,\nC JioOHj 200 H. j 300 H. 400 H. 500 H. 600 H. 700 H. 800 H. 900 H. 1000 M. 2000 H 13000 H. 4000 H. 5000 H. S 6000 H.| 7000 H.\nFr. 1500 2000 2400 2700 2900 3000 3100 3200 3300 3400 4300 5100 5800 T 6400 6900 7300\nSoit l'Hect. à sfr. 4fr. 3fr. 2 fr. 1 fr. 1 fr. 1 fr. 1 fr. 1 fr. 0,90 fr. 0,80 fr. 0,70 fr. 0,60 fr. 0,50 fr. 0,40 fr.\nau delà de 100 H. 200 H. 300 H. 400 H. 500 H. 600 H. 700 H. 800 H. 900 H. 1000 H. 2000 H. 3000 H. 4000 H. 5000 H. 6000 H.\n8000 H. 9000 H, 10.000 20.000 30.000 40.000 50.000 60.000 70.000 80.000 Au delà l'Hect.\nT 7600 1 7800 1 8000 9500 10.500 11.000 11.400 11.700 11.900 12.000\nSoit l'H. à 0,30 fr. 0,25 fr. 0,20 fr. 0,15 fr, 0,10 fr. 0,05 fr. 0,04 fr. 0,03 fr. 0,02 fr. 0,01 fr. à 0.15 fr.\nau delà de 7000 H. 8000 H. 9000 H. 10.000» 20.000 H 30.000 H 40.000 H 50.000 H 60.000 H 70.000 H\nWMIWIIIWMNIIIIIIIIWIIIIN—I»II I WIMWI ■WIMBINRWÎIRTIÏÏ WIIHIIMINIWII F mit» WIMWWIIII IHTHITW ■MMP mmmnmà 111 <I—IIHIIIIH—IMIIIIIIWMPIIIUIAW I»IMTTRINMRRR~\"TRM^—IM~ ~TIR'-TNIR'LRT\"TI'RT--)IIII-|L| w n YNI RMN I I I NMIN#, UMN > WMIUHHIHIIHUWPWB"}]}, {"article_id": "bm-bmtnaac-1921-01-01-c007", "article_bluemountain": "bmtnaac_1921-01_01#c007", "volume": "bmtnaac_1921-01_01", "ocr_source": "OCR Blue Mountain (ALTO), transcription TEI : lignes lb/@facs", "texte_sans_correction": true, "page_debut": "63", "page_fin": "68", "image_debut": 13, "image_fin": 18, "pages_selon": "pagination imprimée relevée dans le METS Blue Mountain (ORDERLABEL) ; [n] = page sans folio restituée", "url_article": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192101-01.2.6", "titre_corps": "RÉSUMÉ HISTORIQUE", "titre_sommaire": "RÉSUMÉ HISTORIQUE", "signature_source": "Léon ROSENTHAL", "controle": "bornes données par la structure logique METS/ALTO de Blue Mountain (blocs ALTO de chaque constituant)", "pages": [{"page_pdf": 13, "page_imprimee": "63", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192101-01.1.13", "debut_caractere": 22, "fin_caractere_exclue": 2557, "texte": "L'URBANISME EN FRANCE\nDU XVIIe SIÈCLE A NOS JOURS\nRÉSUMÉ HISTORIQUE\n\n*\nLe XVII siècle. Le XVIIe siècle, quand il s'est appliqué à l'art des\nvilles, a été dirigé par deux pensées qui dominaient les esprits depuis la\nRenaissance : l'idéal classique et l'idéal monarchique.\nDescartes proclame la supériorité des villes conçues et réalisées par\nun cerveau unique. Le besoin de clarté et d'ordonnance, l'établissement de\npians conformes aux exigences logiques de l'esprit sans égard pour les con-\ntingences physiques et sans respect pour l'héritage du passé, s'accordent\navec la volonté monarchique de manifester et exalter la grandeur du prince.\nDes rues droites, ordonnées en damier ou en étoile et bordées d'édifices\naux façades semblables, des places régulières, des avenues précédées de\nportes monumentales se prêtent à la mise en valeur des résidences princières,\nà l'érection de statues royales, au déploiement des cortèges triomphaux.\nLes mêmes principes de logique et de faste président à la conception\ndes villes, des maisons des champs et des jardins.\nLa ville de Richelieu créée, pour le cardinal ministre, par l'architecte\nJacques Le Mercier, est l'expression d'une époque où l'on estime que « l'archi-\ntecture ne consiste pas en vains caprices et en imaginations fantasques, mais\nen solides raisonnements et en véritables démonstrations » (1). De grandes\nrues rectilignes coupées à angles droits, des habitations à peu près sembla-\nbles, de vastes places carrées, un château régulier et majestueux escorté d'un\nparterre au delà duquel s'étend une forêt percée de larges avenues aux per-\nspectives infinies, voilà la ville cartésienne. La ville de Versailles avec ses\nimmenses avenues rayonnant autour de la Place d'Armes qui précède le châ-\nteau. réalise un idéal semblable.\nAilleurs, l'esprit classique, entravé par toutes sortes de difficultés, et,\ntout d'abord, par les obstacles financiers, ne peut se manifester dans\nles villes anciennes dont il déplore la laideur et le désordre, que par des\ncorrections partielles, par des opérations exceptionnelles, au cœur des vieux\nquartiers, ou par la création de quartiers nouveaux. La ville est la juxtapo-\nsition complexe de pratiques et d'esthétiques contradictoires.\nLa Place Royale (Place des Vosges) donne à Paris, par la volonté de\nHenry IV, dès le début du XVIIe siècle une magnifique expression de l'esprit\n\n( ) Communication faite à la première conférence interalliée d'urbanisme, tenue\nà Pa ris, en juin 1919.\n(1) Félibien. « Entretiens >. Ed. de 1726, tome I, page 37."}, {"page_pdf": 14, "page_imprimee": "64", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192101-01.1.14", "debut_caractere": 22, "fin_caractere_exclue": 3048, "texte": "classique, avec sa forme régulière encadrée de maisons à portiques aux\nfaçades conçues par une seule pensée. La statue de Louis XIII, la première\ndressée en France au centre d'une Place (2), s'y élève en 1639. La Place\ndes Victoires dessinée en 1685, par j. Hardouin Mansart, marque un aspect\nnouveau d'une même intention.\nLe lotissement de l'île Saint-Louis, le développement de la Ville Neuve\nautour de Notre-Dame de Bonne-Nouvelle, et, vers 1670, le tracé rayonnant\ndes avenues autour des Invalides, illustrent le besoin d'ordre. Il apparaît\ndans le plan d'aménagement et d'extension levé, pour le roi, en 1675, par\nles soins de Bullet et Blondel. La ville, nettement définie, ouverte par des\nentrées monumentales (Porte Saint-Denis, 1672; Porte Saint-Martin 1674)\ndoit s entourer d'une ceinture de promenades ombragées (ordonnance de\n1670). Les Tuileries, les Champs-Elysées naissants, le parc de Versailles,\nmontrent par leur « architecture verte » (3) la joie que donnent alors « les\nagréments réguliers d'une nature policée et décorative »(4).\nPar émulation, par courtisanerie, sous l'impulsion des intendants, un\ntravail analogue commence à s'ébaucher à travers la France. La statue du roi\ns élève sur les places d Arles, de Marseille, de Poitiers. Montpellier crée, en\n1689, le Peyrou où la statue de Louis XIV sera érigée en 1718, Dijon de\n1686 à 1692 sa Place d'Armes destinée à recevoir la statue de Louis XIV7\npar Le Hongre. A l'imitation du Cours-la-Reine (1616) des cours sont\nplantés à Marseille, à Aix, à Montauban, à Caen, etc. Dès le début du siècle,\non a commencé à planter le mail de Tours où, à partir de 1688, J. Hardouin\nMansart dirige l'érection d'une porte monumentale. A Tours, encore, à\nOrléans, à Reims, à Dijon on perce des rues régulières, droites et larges.\nLe XVIIIe siècle. —Au XVIIIe siècle, l'esprit classique continue à\ndominer, ses exigences même s'accentuent, mais des éléments qui, sans doute,\nn'avaient jamais été complètement absents, prennent une place plus impor-\ntante. Sous l'influence des philosophes et des économistes, le souci du bien\npublic s'affirme; les progrès des sciences et particulièrement de la chimie,\nrépandent la notion de l'hygiène; les centres provinciaux prennent un grand\ndéveloppement. L'activité, ainsi renouvelée, est intense surtout dans la\nseconde moitié du siècle.\nA Paris, les rues commencent à être dotées de trottoirs, on intensifie»\nleur éclairage, on fait disparaître les enseignes saillantes, la circulation est\naméliorée. Un grand effort s'accomplit pour multiplier les fontaines et, fait\nplus nouveau, pour les alimenter (premières pompes à feu, 1 781 ).\nLes cimetières intérieurs, des quartiers infects disparaissent. Dès le\ndébut du XVIIe siècle, le Pont Neuf avait eu des parapets libres et un arrêt\ndu Conseil d'Etat de 1638 avait défendu de bâtir de nouvelles maisons sur\n\n(2) La statue de Henry IV avait été dressée sur le Pont-Neuf en 1635.\n(3) Georges Scudery. « Alaric ».\n(4) Taine. « Histoire de la littérature anglaise ». Introduction."}, {"page_pdf": 15, "page_imprimee": "65", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192101-01.1.15", "debut_caractere": 22, "fin_caractere_exclue": 3100, "texte": "les ponts. Le XVIIIe siètle, par esprit de beauté, de sécurité et d'hygiène,\ndéblaie le Petit Pont (1718), le Pont Notre-Dame et le Pont au Change\n(1788), le Pont Marie (1789).\nCependant les Champs-Elysées, la Place Louis XV (Place de la Con-\ncorde), la rue Royale, le Pont Louis XVI (Pont de la Concorde) constituent,\navec les Tuileries, un ensemble unique au monde. De nouveaux quartiers se\ndessinent, spacieux, réguliers, dont les rues sont soumises, par une déclaration\nroyale de 1 783, à des exigences précises. Paris ne cesse de s'agrandir. Le\nPlan de Pierre-Louis Moreau destiné surtout à l'embellissement et au dégage-\nment des bords de la Seine, prévoit des travaux pour « procurer la libre\ncirculation de l'air et la salubrité ». Mais, hanté par une crainte tradition-\nnelle, le Gouvernement, qui poursuit, depuis des siècles, l'espoir chimérique\nde fixer les limites de Paris et d'enrayer son accroissement, dénonce îes dif-\nficultés d'approvisionnement et de police qu'entraîne une extension in définie\n(déclaration du roi, 1724).\nA travers les provinces se poursuit un travail immense. Des intendants\n(Tourny à Bordeaux, Etigny à Auch, Blossac à Poitiers, Orfeuil à Bourbonne,\nDucluzel à Tours, etc.) en ont souvent l'initiative et, plus dune fois, ils ont\nà lutter contre les populations qu'ils finissent par entraîner. De toute part,\nse construisent des édifices publics : hôtels de l'intendance, hôtels de ville,\nthéâtres, marchés, hôpitaux, et des maisons particulières alignées dans des\nrues régulièrement ordonnées. Des places royales s'ouvrent à Lyon (à partir\nde 1711), à Rouen, à Reims (1 765), à Bordeaux. Les promenades se multi-\nplient : allées à Bordeaux, à Luchon, mails ou boulevards substitués aux rem-\nparts détruits, à Orléans, Epernay, Amiens ou Beaune. A Orléans, et à Tours,\ndes ponts magnifiques se combinent avec de solennelles rues royales.\nRennes, à la suite de l'incendie de 1 723, se reconstruit d'une façon plus\nordonnée, Strasbourg adopte, en 1 765, un projet d'alignement des rues de\nl'architecte Blondel. Des plans d'alignement sont dressés, à Montpellier\nMâcon, Bourg. A Lyon, Perrache, à partir de 1771, crée un quartier en\nretardant le confluent de la Saône et du Rhône. A Nancy, le roi Stanislas,\npour unir la ville vieille et la ville neuve, crée, avec Héré et Jean Lamour, un\nadmirable ensemble décoratif.\nUn même esprit fastueux, parfois un peu guindé et froid mais noble et\nample, se manifeste à travers toute la France.\nLa Révolution. - La Révolution renouvelle la conception classique\nparce qu'elle lui donne une rigueur extrême, et surtout parce qu'elle y ajoute\nune idée de grandeur indéfinie. Elle attache aux monuments et aux ensem-\nbles une signification symbolique. Les grandes fêtes qu'elle décrète réclament\ndes espaces où se déployer.\nLa nationalisation des biens du clergé et la confiscation des biens des\némigrés déterminent la création ou l'extension d'innombrables aggloméra-\ntions rurales, des lotissements, bienfaisants au point de vue social et souvent\nconduits sans aucun ménagement au point de vue de Fart."}, {"page_pdf": 16, "page_imprimee": "66", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192101-01.1.16", "debut_caractere": 22, "fin_caractere_exclue": 3132, "texte": "C'est pour préparer la vente, dans Paris, des biens nationaux qu est\ndressé le fameux « plan des artistes » ( 1 793). Plan d'alignement et de\nlotissement, iî ne présente des vues d'ensemble que pour îa rive gauche.\nIl s applique surtout à améliorer la circulation par l'élargissement des voies\net leur classement en cinq catégories, à dégager les édifices publics par de\nlarges places d'où rayonneront de vastes avenues. Avec plus de hardiesse, il\ntraduit des idées traditionnelles et propose à l'époque contemporaine la\nréalisation de ce que le XVIIIe siècle avait désiré.\nNapoléon ler.Ier. Napoléon hérite de l'idéal classique, du sentiment, qu'il\nporte au suprême degré de la grandeur, du goût pour 1a traduction plastiqué\ndes symboles. A ces instincts se joignent, il convient de le faire remarquer,\nun génie réaliste, beaucoup de bon sens, un souci très vif de l'hygiène et\n1 amour du bien public. Il a la volonté et la capacité d'agir et imagine les\ncombinaisons financières susceptibles de favoriser les réalisations. En con-\ntradiction avec les craintes anciennes, il rêve un agrandissement indéfini de\nParis ; il applique, en même temps, son activité à tous les points du territoire,\nancien ou nouvellement conquis, de la France.\nA Paris, le dégagement des monuments et la création de places desti-\nnées à les mettre en valeur, îa conception de rues bordées de maisons aux\nfaçades semblables (rue de Rivoli), l'érection des monuments symboliques :\narc de triomphe, colonne, temple, sont le triomphe de 1 esprit systématique,\ntandis que la continuation des quais, le dégagement enfin achevé des ponts,\nla création du premier pont de fer (le pont des Arts, 181 1), la multiplica-\ntion des fontaines, l'adduction abondante des eaux, l'extension du réseau\ndes égouts, la conception, non réalisée, d'une promenade d'hiver couverte,\nindiquent le génie pratique.\nNapoléonville (Pontivy), Napoléon Vendée ( La Roche-sur-Yon),\ncréées pour des nécessités politiques et aménagées selon l'esprit classique\navec le souci de grouper les services publics, ont trahi les espoirs qu'elles\navaient suscités et témoignent que le génie ne peut rien quand il entreprend\nune œuvre sans le concours de la nature.\nLa première moitié du XIXe siècle. Le XIXe siècle a vu s accomplir\nle travail spontané le plus intense. La grande industrie, la révolution dans\nles forces motrices et les moyens de transport ont métamorphosé les villes\nanciennes, créé des agglomérations nouvelles. Les conditions de l'hygiène\npublique se sont transformées. En même temps, les révolutions politiques et\nsociales ont créé des organismes compliqués. La notion de ville a pris une\ncomplexité singulière.\nCette évolution brusquée s'est accomplie d'une façon anarchique au\nmilieu de l'indifférence ou de l'imprévision administratives. Sans doute, au\ncours du travail immense accompli, tout n'a pas été absolument désordonné.\nUne enquête citerait d'heureux aménagements, mais elle soulignerait, surtout,\nles constructions incohérentes, la circulation insuffisante, la disparition ou Id\nnon-aménagement des espaces libres, la multiplication des taudis."}, {"page_pdf": 17, "page_imprimee": "67", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192101-01.1.17", "debut_caractere": 23, "fin_caractere_exclue": 3230, "texte": "Pendant cette crise, un mouvement d'idées s'est manifesté, fécond pour\nl'avenir. D'une part, les Romantiques, avec Victor Hugo, ont opposé à l'esprit\nclassique le sens et le goût du pittoresque qui, dès le XVIIIe siècle, s'était\nmanifesté dans l'art des jardins (Hubert Robert à Versailles, Parc Mon-\nceau) ; ils ont exalté le respect du passé, déclaré la « guerre aux démolis-\nseurs », préparé la création du Comité des monuments historiques. D'autre\npart, les socialistes français, au milieu de vues hasardeuses ou contestables,\nont, les premiers en France, conçu l'idée de l'organisation totale des cités\naux fins de réaliser la beauté, l'utilité, le bien-être physique et moral du plus\ngrand nombre. Cabet, Pecqueur, Hippolyte Renaud, Krantz, François Vidal,\nle Dr Guépin, ont semé des idées généreuses et fécondes.\nL'Haussmanisme. Dès 1851, Baltard commençait, selon les idées\nd'Horeau, la construction des Halles centrales.\nSous le second empire, Haussmann a attaché son nom à une action\nsystématique dont Paris a été l'objet et qui a eu un retentissement\nuniversel.\nHaussmann « facilement séduit par l'harmonie des grands ensembles,\nravi par cette poésie de l'ordre et de l'équilibre qui nous émerveille au spec-\ntacle du firmament » s'impose, d'abord, à l'admiration par l'ampleur de ses\nconceptions, la volonté d'agir, la théorie, qu il a mise en lumière, des dépenses\nproductives. Les grandes percées qu'il a réalisées selon des plans systéma-\ntiques, lies places qu'il a organisés, l'éventrement des quartiers malsains, la\ncréation ou l'agrandissement de grandes réserves d'air périphériques ont\nfavorisé, de la façon la plus certaine, l'hygiène générale, la circulation, et\ndonné à Paris une physionomie adéquate au caractère de sa civilisation.\nCette œuvre, accomplie avec l'aide d'ingénieurs (Alphand, Belgrand),\nplutôt que d'architectes, s'est accompagnée d'erreurs regrettables. La super-\nstition de la ligne droite, les alignements et les nivellements implacables, la\ndestruction, quand ils faisaient dévier le cordeau, des monuments les plus\nrespectables, le caractère extérieur d'un art qui laissait subsister, derrière des\nfaçades imposantes, des cours sans air, derrière des belles rues, des quartiers\nmalsains, et qui favorisait le luxe de la bourgeoisie plus qu'il ne visait au\nbien-être général, tout cela s'est accentué chez les imitateurs d'Haussmann :\nc'est par ses pires côtés que l'haussmanisme a pesé sur nos contemporains.\nL'ère contemporaine. - L'haussmanisme est, désormais, périmé. L'ur-\nbanisme actuel, en France, s'appuie toujours sur les conceptions des grands\nadministrateurs, la valeur des architectes et la science des ingénieurs, mais\nil s'établit sur une base infiniment plus large. Il réclame le concours des\nhistoriens et des géographes, consulte les économistes, les sociologues et les\nhygiénistes et substitue aux querelles esthétiques passées au second plan, le\nsens, chaque jour plus compréhensif, d'une réalité chaque jour plus com-\nplexe. En présence du mal accompli et des dangers qui menacent l'avenir,\ndevant les problèmes immenses qui se posaient avant la guerre et dont la\nguerre a souligné l'acuité, en prévision des révolutions économiques, sociales,"}, {"page_pdf": 18, "page_imprimee": "68", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192101-01.1.18", "debut_caractere": 22, "fin_caractere_exclue": 2460, "texte": "scientifiques de demain, l'urbanisme invoque la logique, le respect de la\nnature et du passé; inspiré par l'idéal démocratique, il se propose de réaliser\nle plus grand bien pour le plus grand nombre.\nLe travail effectué est, sans doute, peu de chose auprès de l'œuvre à\naccomplir.\nLe problème de l'habitation populaire,mal résolu par les corons du Nord,\na provoqué, à Paris et dans les grandes villes, des groupes de maisons\nconstruits par les sociétés d'habitation à bon marché. Des cités-jardins ont\nété aménagées à Dourges, à Valentigney-Beaulieu, à Paris-jardins (Draveil).\nNos architectes, lauréats des concours internationaux, on pu travailler\nmême pour des villes françaises : Dunkerque a un plan dressé par Agache\n(1913), Bayonne un plan d'accroissement par Bouvard. Nancy, Lyon ont des\nplans d'extension; Cordonnier a ordonné la station balnéaire d Hardelot.\nLa disparition prochaine des fortifications de Paris a provoqué de\nremarquables études pour l'aménagement de la zone d espaces libres qui va\nêtre créée.\nLa guerre a fait surgir des cités improvisées qui ne disparaîtront pas\ntoutes; elle a provoqué de grands travaux dans nos ports, par exemple à\nRouen.\nLa reconstitution des régions libérées se prépare. Les plans élaborés pour\nReims, Clermont en Argonne, Tracy-le-Val, Albert, le concours\npour Chauny et sa région montrent l'esprit d'ordre vivant qui nous anime.\nCe mouvement s'appuie sur une législation nouvelle : loi Cornudet-Magny\nsur les plans de villes, loi sur l'expropriation par zones, loi sur les remembre-\nments parcellaires, loi relative au déclassement de l'enceinte fortifiée de Paris;\nil est soutenu par des sociétés déjà anciennes : le Musée Social, l'Association\ndes Cités-Jardins,l'Association des Hygiénistes et Techniciens municipaux,aux-\nquelles se sont jointes des associations nouvelles telle la Renaissance des Cités.\n11 s'appuie sur les organismes officiels : Ministère des Régions libérées, Office\nparisien des habitations à bon marché. Il s'étend par l'enseignement donné\nà 1 Institut d'histoire, de géographie et d'économie urbaines de la ville de\nParis et par l'Ecole supérieure d'Art public, par des livres déjà nombreux,\npar la revue « La Vie urbaine ». Il veut embrasser, avec la restauration des\nrégions ravagées par la guerre, la réorganisation de tous les villages et de\ntoutes les villes de France, et aspire à les transformer en instruments parfaits\nde vie sociale.\n\nLéon ROSENTHAL."}]}, {"article_id": "bm-bmtnaac-1921-01-01-c008", "article_bluemountain": "bmtnaac_1921-01_01#c008", "volume": "bmtnaac_1921-01_01", "ocr_source": "OCR Blue Mountain (ALTO), transcription TEI : lignes lb/@facs", "texte_sans_correction": true, "page_debut": "69", "page_fin": "69", "image_debut": 19, "image_fin": 19, "pages_selon": "pagination imprimée relevée dans le METS Blue Mountain (ORDERLABEL) ; [n] = page sans folio restituée", "url_article": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192101-01.2.7", "titre_corps": "L'AMÉNAGEMENT DU CENTRE DE LA VILLE DE BRUXELLES", "titre_sommaire": "L'AMÉNAGEMENT DU CENTRE DE LA VILLE DE BRUXELLES", "signature_source": "Le Secrétariat de la S. U. B", "controle": "bornes données par la structure logique METS/ALTO de Blue Mountain (blocs ALTO de chaque constituant)", "pages": [{"page_pdf": 19, "page_imprimee": "69", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192101-01.1.19", "debut_caractere": 22, "fin_caractere_exclue": 3098, "texte": "URBAMISME\nL'AMÉNAGEMENT DU CENTRE\nDE LA VILLE DE BRUXELLES\nLe Secrétariat de la S. U. B.\nLa Société des Urbanistes belges vient\nd'adresser à Messieurs les Bourgmestre,\nEchevins et Conseillers communaux de la\nville de Bruxelles la lettre suivante :\nBruxelles, le 2 février 1921.\nMessieurs,\nLa Société des Urbanistes belges, émue\ncomme la plupart non seulement de nos con-\ncitoyens mais aussi de nos compatriotes, de\nla triste situation que présente depuis si long-\ntemps le coeur même de l'agglomération bru-\nxelloise aux abords du tracé abandonné de\nla jonction Nord-Midi, se permet de souli-\ngner auprès de vous que, par suite de cet\nabandon des travaux de la jonction, la toute\ndernière occasion se présente pour la ville\nde Bruxelles d'apporter une solution élégante\nà l'aménagement de ce principal quartier de\nla ville.\nT oute solution devrait être écartée qui se\ncontenterait d'un aménagement rapide des\nterrains disponibles en vue de la construc-\ntion sur ceux-ci, et qui ne saisirait pas l'uni-\nque et dernière occasion qui se présente, ré-\npétons-le, de résoudre le problème dominant\ntoute urbanisation possible de Bruxelles, à\nsavoir : les relations entre le haut et le bas de\nla ville.\nLa Société des Urbanistes belges prend la\nliberté de suggérer à l'édilité bruxelloise\n1 idée de l'institution d'un concours interna-\ntional pour la solution du problème.\nLa chose en vaut vraiment la peine. Toutes\nles grandes capitales du monde ont institué\nen pareil cas des concours de l'espèce : Paris\ntout dernièrement, Zurich, Berlin, Barcelone\net cinquante autres grandes cités dans le\nmonde entier.\nTous ces concours furent internationaux.\nLa Société des Urbanistes belges préconise\nle concours à étapes. La première étape ;\nconcours d'idées avec de nombreuses primes\n(de 12 à 15) d'importance moyenne (2 à\n3.000 francs).\nLe nombre des dessins exigés des concur-\nrents limité au nécessaire pour justifier la\npossibilité de réalisation des projets.\nDeuxième étape : les auteurs des six pre-\nmiers projets classés seraient appelés à déve-\nlopper ces projets en concours restreint et\ntous les six rétribués plus sérieusement de ce\nchef, avec une prime plus importante pour\nle projet adopté. L'aire du concours pourrait\nêtre utilement délimitée par les boulevards\ndu centre et les boulevards extérieurs hauts.\nL'Union des villes et communes belges,\nqui a été appelée par la commune de Mo-\nlenbeek-Saint-Jean à dresser le programme\ndu concours d'idées pour l'urbanisation du\nterritoire de cette commune, serait asuré-\nment toute disposée à coopérer avec la ville\nde Bruxelles à la mise sur pied d'un tel con-\ncours.\nLa Société des Urbanistes belges souhaite\nvivement, Messieurs, voir prendre en consi-\ndération cette proposition par l'édilité bru-\nxelloise, car il est temps qu'une aggloméra-\ntion de l'importance de notre capitale se\nmette enfin à la hauteur du progrès des idées\nmodernes dans l'aménagement de son plan\nd'ensemble.\nLa Société des Urbanistes belges a l'hon-\nneur de vous exprimer, Messieurs, les assu-\nrances des sentiments de haute considération\nde ses membres."}]}, {"article_id": "bm-bmtnaac-1921-01-01-c010", "article_bluemountain": "bmtnaac_1921-01_01#c010", "volume": "bmtnaac_1921-01_01", "ocr_source": "OCR Blue Mountain (ALTO), transcription TEI : lignes lb/@facs", "texte_sans_correction": true, "page_debut": "70", "page_fin": "75", "image_debut": 20, "image_fin": 25, "pages_selon": "pagination imprimée relevée dans le METS Blue Mountain (ORDERLABEL) ; [n] = page sans folio restituée", "url_article": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192101-01.2.8", "titre_corps": "RECONSTRUCTION", "titre_sommaire": "RECONSTRUCTION", "signature_source": "", "controle": "bornes données par la structure logique METS/ALTO de Blue Mountain (blocs ALTO de chaque constituant)", "pages": [{"page_pdf": 20, "page_imprimee": "70", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192101-01.1.20", "debut_caractere": 22, "fin_caractere_exclue": 3872, "texte": "RECONSTRUCTION\n\nL'UNION DES ARCHITECTES\nDES RÉGIONS DÉVASTÉES\n\nDes informations assez diverses et toutes\nfort sommaires ont parues dans la presse\nquotidienne au sujet de l'activité de ce grou-\npement nouveau et des résolutions qu'il a\nprises au cours des quelques assemblées plé-\nnières qu il a tenues à Bruxelles. Nous avions\nété tout particulièrement frappé par un en-\ntrefilet peu aimable paru dans un quotidien\nbruxellois qui se distingue d'ailleurs par les\ncritiques acerbes qu'il adresse à plus d'une\nentreprise heureuse. « Tout devient obliga- »\n« toire— pouvait-on lire en caractères gras »\n€ même les architectes. Ah ! vous »\n« croyez que vous allez pouvoir con- »\n« struire une maison à votre guise 1 Dé- »\n« trompez-vous, bonnes âmes ».\n« Les architectes des régions dévastées »\n« viennent de fonder une Union et, à la »\n« première réunion, ils ont décidé de de- »\n« mander à l'Etat de n'accorder aucune »\n« allocation aux sinistrés sans leur im- »\n«: poser le choix d'un architecte ».\n« L'architecte obligatoire! Pauvres si- »\n« nistrés! On va leur reconstruire des gran- »\n« ges en beauté et des étables esthétiques, »\n« des trous à cochon de style. Tant pis si »\n« les bêtes y crèvent de froid ou de chaud ».\nNous avons tenu à éclairer nos lecteurs, et\nvoici que nous publions, avec l'assentiment\nd'un de ses signataires, la réponse fort nette\nque l'Union des Architectes des Régions dé-\nvastées a adressée au journal en question.\nMonsieur le Directeur,\nDans votre numéro de vendredi dernier,\nvous voulez bien annoncer que les Archi-\ntectes des Régions dévastées ont décidé de\ndemander à î'Etat de n'accorder aucune allo-\ncation aux sinistrés sans leur imposer le choix\nd'un architecte. Et vous ajoutez : « Pauvres\nsinistrés! On va leur reconstruire des granges\nen beauté, des étables esthétiques, des trous\nà cochons de style. Tant pis si les bêtes y\ncrèvent de froid ou de chaud ».\nVous auriez pu ajouter: ou de faim. Votre\narticle n'en aurait été que plus spirituel.\nVous en êtes encore à croire que l'art de\nbâtir ne s extériorise qu'en pastiches ou en\nfantaisies outrancières. Les architectes qui re-\nconstruisent les régions dévastées ont bien\nd'autres préoccupations, Monsieur le Direc-\nteur, et ne songent pas à reconstruire des\nporcheries Louis XIV.\nLe problème de l'équivalence entre la\nmaison détruite et la maison nouvelle exige\nune telle étude économique qu'ils n'ont\nqu'un souci : donner la forme la plus simple\net la plus rationnelle aux bâtiments à re-\nconstruire.\nLa tâche d'un architecte dans les régions\ndévastées ne saurait donc s'embarrasser de\nquestions esthétiques du genre de celles que\nvous évoquez.\nVotre ironie - dont la finesse ne nous a\npas échappée est donc injuste.\nCette question de l'équivalence est la clef\nde voûte de la reconstruction; elle est aussi\nle point de départ des malentendus actuels.\nElle semblait devoir être réglée automatique-\nment par la circulaire de M. Renkin, mais\nd'autres interventions sont venues en trou-\nbler le mécanisme. Aujourd'hui, les fonc-\ntionnaires ne savent plus sur quelles bases\nelle doit être établie ni quelle est la person-\nnalité qui en dernière analyse pourra\nfixer le chiffre du dommage réel.\nPour essayer de fixer cette équivalence,\npour essayer de déterminer cette somme,\nune enquête du sinistre, des plans et des de-\nvis sont pour le moins indispensables. Cette\nenquête, ces plans et ces devis doivent être\nfaits par des spécialistes et ces spécialistes,\nquoi que vous en pensiez, Monsieur le Direc-\nteur, ce sont des architectes.\nNous espérons que vous voudrez bien in-\nsérer cette réponse dans votre journal à la\nmême place où a paru votre articulet.\nVeuillez agréer, Monsieur le Directeur, les\nassurances de notre considération distinguée.\nAu nom de l'Union des Architectes des Ré-\ngions dévastées,\nLe Secrétaire, Le Président,\nRaym. MOENAERT. FRANCOTTE."}, {"page_pdf": 21, "page_imprimee": "71", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192101-01.1.21", "debut_caractere": 37, "fin_caractere_exclue": 4159, "texte": "Cette lettre nous édifie en même temps\nsur les intentions et la raison d'être du nou-\nveau groupement. Comme on le voit, il ne\ns'agit point d'une société concurrente de\ncelles qui existent ni d'un groupement qui\naurait pour but de défendre un programme\nesthétique ou de propager une doctrine par-\nticulière. « Etudier les questions, relatives à\n« l'exercice de la profession dans les régions\n« dévastées ainsi que les moyens propres à y\n« assurer la rapide reconstitution de l'habitat\n« dans les meilleures conditions » pouvons\nnous lire en exergue de la lettre que nous\nvenons de reproduire. Tel est donc le pro-\ngramme de ce groupement forcément tem-\nporaire d'architectes unis par les mêmes\npréoccupations professionnelles.\nNous ne pouvons qu'applaudir à leur ini-\ntiative. La profession d'architecte n'a, en ef-\nfet, que trop souffert en Belgique du manque\nde cohésion et de coopération de ses mem-\nbres. Si, à l'égard de tant de questions d'un\nintérêt vital pour l'architecture, l'opinion pu-\nblique reste indifférente, si elle méconnaît\ndans une très large mesure le rôle profes-\nsionnel qui incombe à l'architecte, la faute\nn'en est pas exclusivement au manque d'édu-\ncation du grand public. Les architectes eux-\nmêmes, il faut bien le reconnaître, sont\ngrandement en faute.\nQu'ont-ils fait pour répandre leurs idées,\nfaire connaître les droits de leur profession,\ndéfendre le bien-fondé de leurs plus justes\nrevendications ?\nCette inaction a été particulièrement\ndésastreuse en ce qui concerne la reconstruc-\ntion des régions dévastées. Est-il concevable\nque l'on ait pu si fréquemment méconnaître\nle rôle qui revient à l'architecte dans cette\ngrande œuvre nationale, porter préjudice à\nses intérêts professionnels, sans qu'aucune\ndes associations existantes n'ait élevé de vio-\nlentes protestations, ou du moins ne se soit\nappliquée à éclairer et convertir une opinion\npublique plus ignorante que réfractaire à une\njuste compréhension du rôle professionnel\ndes architectes.\nL'Union des Architectes des Régions dé-\nvastées, qui semble vouloir rompre avec\ncette politique d'autruche, ne se contente pas\nd'ailleurs d'éclairer l'opinion publique.\nElle s'adresse directement aux autorités\ncompétentes pour signaler les défauts, voire\nmême les abus de l'organisation actuelle, et\nse montre toute disposée à aider de son ex-\npérience les administrations qui ont à inter-\nvenir dans les rapports de l'architecte avec\nl'Etat et les sinistrés.\nTelle nous semble être la signification du\nremarquable rapport que cette Union vient\nd'adresser à M. le Ministre de la Reconstruc-\ntion, et que nous sommes heureux de pouvoir\npublier ici à titre documentaire. On y trouve\ndéfendus avec une précision de détails et une\ncompétence peu ordinaires les intérêts pro-\nfessionnels des architectes des régions dé-\nvastées.\nMais en cela, évidemment, ne se résume\npas tout le problème, Au delà de toutes les\nquestions d'intérêt professionnel, et d'ailleurs\nintimement liées avec elles, se dresse le for-\nmidable problème de l'organisation propre-\nment dite de la reconstruction au point de\nvue architectural.\nCertes, de par l'expérience de ses mem-\nbres, l'Union des Architectes des Régions\ndévastées peut apporter à la solution de ce\nproblème des données utiles. Mais la ques-\ntion est d'intérêt trop général pour que les\nSociétés dont les préoccupations ne sont pas\nseulement d'intérêt professionnel mais s'éten-\ndent à la défense d'un idéal artistique ou\nd'une doctrine constructive, s'en désintéres-\nsent.\nNous avons appris avec satisfaction que la\nSociété Centrale d'Architecture avait entre-\npris à cet égard des démarches dont nous\nne connaissons, malheureusement, ni la por-\ntée ni les résultats.\nLa Société des Urbanistes belges, elle\naussi, ne s'est pas désintéressée du problème.\nElle vient d'adresser à M. le Ministre des Af-\nfaires économiques un rapport que nous pu-\nblierons dans notre prochain numéro.\nEnvisageant la question dans son ensem-\nble et s'efforçant de démontrer comment\nl'on pourrait créer un cadre général de la\nReconstruction, cette étude complète en\nquelque sorte celle que nous publions au-\njourd'hui.\n\nR. C."}, {"page_pdf": 22, "page_imprimee": "72", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192101-01.1.22", "debut_caractere": 37, "fin_caractere_exclue": 4110, "texte": "RAPPORT A MONSIEUR LE MINISTRE\nDES RÉGIONS DÉVASTÉES\nMonsieur le Ministre,\nUne Union des architectes des régions dévastées\ns est fondée à Bruxelles en vue de létude des\nquestions relatives à l'exercice de la profession\nd architecte dans les régions dévastées ainsi que\ndes moyens propres à assurer la rapide reconsti-\ntution de l'habitat dans les meilleures conditions\npossibles.\nL'Union des A. des R. D. a rédigé un rapport\nque nous avons l'honneur de vous adresser en vous\npriant de bien vouloir en prendre connaissance.\nMonsieur le Ministre,\nLes architectes chargés par l'Etat de travaux\ndans les R. D. sont soumis dans les différents sec-\nteurs à des traitements différents dont l'inégalité\nn est justifiée par aucune dissemblance entre les\ncharges qui leur sont imposées.\nCes conditions de traitement ont été résumées\ndans un parallèle que nous annexons à ce rapport\net que nous vous prions de prendre en considé-\nration.\nQu'il nous soit permis, Monsieur le Ministre,\nd attirer votre attention sur quelques-unes d'entre\nelles dont l'injustice est indiscutable.\nChaque H. C. R. s'est adjoint le concours d'un\narchitecte-conseil chargé d'examiner les plans\nd'exécution qui leur sont soumis.\nSauf à Ypres, les services de ce fonctionnaire\nsont rémunérés par les H. C. R. A Ypres, ils le\nsont par les architectes eux-mêmes au moyen\nd'une retenue de 2 pour 1,000, non pas sur le\nmontant de leurs honoraires, mais sur le chiffre sur\nlequel ces derniers sont appliqués.\nAu nom de quels principes, les architectes doi-\nvent-ils rémunérer le travail de leurs propres exa-\nminateurs ?\nLes architectes n'ont cessé de protester contre\ncette atteinte à la plus élémentaire justice sans\nobtenir satisfaction. Au contraire, les H. C. R.\nfirent de cette retenue la condition « sine qua non »\ndu paiement de leurs honoraires.\nLes termes du contrat intervenu entre le H.C.R.\net certains architectes indiquent que les travaux\ndont l'architecte sera chargé par le H. C. R. com-\nprendront éventuellement :\na) l'avant-projet des constructions;\nb) le projet pour l'exécution des constructions;\nc) les détails d'exécution;\nd) le cahier des charges;\ne) la direction des constructions;\n112) la vérification-mesure ou estimation détaillée\ndes constructions;\ng) la réception des matériaux, et, pour autant\nque de besoin, si les premières nécessités l'exigent :\nh) le plan d'alignement de la commune;\ni) le déblai des ruines;\nj) la construction des routes, égouts, canalisa-\ntions.\nLes travaux renseignés depuis la lettre a) jus-\nqu'à la lettre i) rentrent dans la mission de l'ar-\nchitecte. Ce sont les devoirs ordinaires que lui\nassignent la pratique et les groupements profes-\nsionnels aussi bien en Belgique qu'à l'étranger.\nLes travaux désignés sous les lettres h), i), j)\nsont des opérations extraordinaires qui peuvent\nêtre assumées par l'architecte mais qui, dans ce\ncas, sont l'objet d'honoraires spéciaux.. Jusqu'à\nprésent, ces travaux n'ont pas été rémunérés dans\nles régions dévastées, les H. C. R. s'obstinant à les\nconsidérer comme rentrant dans les opérations pré-\nliminaires concurrentes ou subséquentes à la con-\nception ou à l'exécution d'une œuvre. (Voir ba-\nrême de la S. C. A. 8., pp. 8 et 9, chap. 111, art. 2,\net page 14, chap. IV.)\nDans le Luxembourg, qui peut être pris comme\nexemple sous plusieurs rapports, on n'a fait appel\nau concours des architectes que dans les limites\nhabituelles de leur rôle. Le relevé des ruines des\nmaisons à reconstruire leur a été communiqué\npréalablement à l'étude des maisons nouvelles.\nLes honoraires des architectes ont été fixés\njusqu'à présent à 5 p. c. sur les prix de 1914 plus\nle coefficient 3.\nCe barême est trop élevé pour rémunérer des\nplans d'exécution insuffisants au point de vue de\nl'art de bâtir, incomplets dans les renseignements\nqu'ils doivent fournir, nuisibles même, car l'absence\nd'indications ouvre le champ à toutes les solutions\nboiteuses compromettant la solidité des ouvrages\net prépare un avenir obscurci de litiges.\nPar contre, ce barême ne rémunère pas assez 1«\ntravail des architectes dignes de ce nom qui rem-"}, {"page_pdf": 23, "page_imprimee": "73", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192101-01.1.23", "debut_caractere": 31, "fin_caractere_exclue": 4274, "texte": "plissent leur mission en conscience, qui font un\nemploi rationnel et mesuré de matériaux dont le\nprix autorise moins que jamais le gaspillage, qui,\nen faisant un sage emploi du budget mis à leur\ndisposition, savent accomplir le devoir civique que\nle pays attend en ce moment de tous les citoyens.\nAu début de leur mission, les architectes ont\nespéré que les honoraires alloués par l'Etat pour-\nraient rémunérer leur travail qu'ils considéraient\ncomme simple et pouvant être assuré avec un per-\nsonnel restreint. Ils supputaient, d'autre part, la\npossibilité de répéter quelques types de construc-\ntion. Mais ils se sont mépris sur le caractère du\nproblème posé qui exige des enquêtes multiples; la\npossibilité de standardiser quelques types de mai-\nsons un moment entrevue s'est rapidement\névanouie. Deux maisons, citadines ou rurales, en\napparence semblables, diffèrent singulièrement par\nleurs dimensions en superficie et en volume, par\nleurs dispositifs intérieurs, par leur destination et\nqu'elles soient petites ou grandes, elles exigent au-\ntant de documents graphiques.\nA Tencontre d'une opinion gratuitement ré-\npandue que les architectes n'ont pas de frais gé-\nnéraux, un atelier organisé en vue de la produc-\ntion en grand nombre de plans bien étudiés avec\ntous les documents accessoires demandés par les\nH. C. R. représente une dépense considérable qui\nse chiffre par plusieurs milliers de francs mensuel-\nlement et qui n'a cessé de grossir par les conti-\nnuelles exigences du personnel.\nL'architecte est responsable des ouvrages exé-\ncutés. En cas de litige, la réparation éventuellle\nserait-elle calculée comme les honoraires d'après le\ncoefficient 3? La question mérite un examen.\nLe barême prévoit des tarifs dégressifs sui-\nvant l'importance des ouvrages, c'est-à-dire que,\njusqu'à 20,000 francs, les honoraires se calculent\nau taux de 5 p.c., de 20,000 à 100,000 francs,\nau taux de 4.75 p. c. ; de 100,000 à 250,000 francs,\nau taux de 4.50 p. c.\nLes honoraires des architectes sont calculés mo-\nmentanément par l'application du barême sur les\nprix de 1914 X 3, nous l'avons vu.\nDans certains secteurs, cette multiplication par 3\nse fait après l'application du barême, dans d'autres,\nelle se fait avant, si bien que, pour une même\naffaire, dans deux secteurs les honoraires sont dif-\nférents.\nEXEMPLE\nSoit un immeuble de 35,000 trancs aux prix\nde 1914.\n20,000 5 p.c. fr. 1,000\n15,000 4.75 p.c. 712.50\n1,712.50\nX 3 5,137.50 fr. 5, î 3 7.5$\n35,000 X 3 p.c. fr. 105,000.\n20,000 5 p.c. 1,000.\n80,000 4.75 p.c. 3,800.\n5,000 4.50 p.c. 225.\nfr. 5,025. fr. 5,025.\nDifférence fr. 1 12.50\nAinsi le bénéfice que laisse un travail conscien-\ncieux s est trouvé continuellement réduit par des\natteintes successives.\nLa dernière circulaire, celle du 8 octobre der-\nnier, Direction C, n° 2201 /R est, sous ce rapport,\nun monument.\nNous nous refusons à l'analyser par le détail. Au\nsurplus, sa simple lecture est assez suggestive.\nIl est cependant quelques points sur lesquels\nnous nous permettons d'attirer votre attention.\nCette circulaire dit que les travaux dont les ar-\nchitectes sont chargés doivent être considérés\ncomme constituant un travail d'ensemble. En con-\nséquence, leurs honoraires doivent être dégressifs\nsuivant les tarifs du barême de la Société centrale.\nC'est-à-dire qu'au delà d'un chiffre de 2 mil-\nlions 900,000 francs, soit 966,000 X 3, chiffre qui\npeut être rapidement atteint pour une construction\nde 20,000 X 3, nous toucherions 270 francs d'ho-\nnoraires, alors que nos frais de bureau, de photo-\ngraphies, etc., pour une affaire semblable peuvent\natteindre de 1,800 à 2,500 francs, suivant la nature\ndu travail.\nSur quoi s'est basé l'auteur de cette circulaire\npour considérer les constructions dont nous serions\nchargés comme constituant un travail d'ensemble?\nLes taux dégressifs ont été prévus pour certains\ntravaux dans lesquels les mêmes éléments se répè-\ntent et facilitent ainsi la conception de l'œuvre\nlorsqu'il s'agit par exemple de la construction d'un\nvaste édifice où les travées identiques n'ont exigé\nd'étude que pour l'une d'entre elles, lorsqu'il s'agit\nd'un immeuble de rapport où le problème posé\npour un appartement est le même pour plusieurs\nétages, lorsqu'il s'agit d'un hôpital où souvent les"}, {"page_pdf": 24, "page_imprimee": "74", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192101-01.1.24", "debut_caractere": 37, "fin_caractere_exclue": 4654, "texte": "pavillons se ressemblent, mais dans les régions dé-\nvastées, sauf le cas de maisons ouvrières en série,\nil n'existe aucune similitude de situation avec celle\nque nous venons d'envisager.\nDans une même localité, les maisons sont toutes\ndifférentes les unes des autres.\nChaque affaire pose non seulement un problème\ndistinct mais exige une enquête distincte, une étude\nsouvent compliquée de l'équivalence.\nOn pourrait croire que l'auteur de la circulaire\nse soit mépris sur la véritable nature de notre tra-\nvail et que c'est dans l'ignorance de l'effort extra-\nordinaire que nous devons fournir dans les régions\ndévastées qu'il a conçu, les mesures qui ont été\napprouvées par M. le ministre Jaspar.\n11 n'en est rien, hélas! car il entend englober\ndans le travail d'ensemble non pas seulement les\nseuls travaux de l'art de bâtir, mais encore ceux\nqui « ne se trouvant pas dans le cas habituel des\nconstructions particulières, donnent lieu de ce chef\nà une rémunération spéciale et distincte. »\nL'équivoque n'est donc pas possible. Ces tra-\nvaux spéciaux qui exigent un personnel spécial\nsont englobés dans le travail d'ensemble.\nTelle est, Monsieur le Ministre, la situation faite\naux architectes chargés de reconstructions dans\nles R. D.\nLe problème de la reconstruction ne saurait ce-\npendant se passer de leur concours. De quelque\nmanière qu'il soit posé, il faut des plans pour\nconstruire et ces plans doivent être faits par des\npraticiens, qu'ils s'appellent architectes privés ou\ndessinateurs groupés en un vaste organisme.\nLes services de ces derniers, impersonnels et\nanonymes, seront inéluctablement rémunérés et\nviendront augmenter le coût de la reconstruction.\nDès lors, il semble rationnel que l'Etat veuille\ns'assurer le concours de techniciens connus qui\npuissent répondre directement vis-à-vis de lui et lui\ndonner les garanties qu'il est en droit d'exiger.\nL'expérience a d'ailleurs démontré que les archi-\ntectes nommés par les H. C. R. sont aptes à rem-\nplir la mission qui leur est dévolue. D'une manière\ngénérale, on peut affirmer que les villages seront\nreconstruits dans des conditions de confort, d hy-\ngiène et d'esthétique meilleures que celles de jadis\npour le grand bien social du pays.\nDes chefs-d'œuvre artistiques comme ceux que\nrenfermaient les grandes villes des Flandres ne\npeuvent pas tous être remplacés par des œuvres\nde la valeur de celle que nous pleurons, mais vous\npouvez être assuré, Monsieur le Ministre, que les\nH. C. R. et leurs architectes-conseils veillent avec\nun soin jaloux sur le renom artistique des régions\nreconstituées.\nL'approbation ministérielle du noble souci dont\nils témoignent renforceraient singulièrement leur\nautorité.\nSi les pouvoirs publics se sont justement alar-\nmés de ce qu'on a appelé le monopole des archi-\ntectes, on peut cependant affirmer que les abus de\nl'espèce sont rares, abus qu'il serait d'ailleurs aisé\nde faire disparaître. Aucune force humaine n'est,\nau surplus, capable d'édifier un immeuble dans le\nmême temps qu'il a fallu pour en dresser les plans\nd'exécution.\nLes architectes occupent donc la place qui con-\nvient.\nDepuis près d'un an qu'ils sont aux prises avec\nle problème de la reconstruction, leur expérience\ns'est raffermie, l'organisation de leurs ateliers\ns est développée et le diagramme de la remise des\ndossiers accuse une ascension continue.\nDans les Flandres,les architectes font eux-mêmes\nle relevé des ruines, les enquêtes utiles auprès des\nsinistrés et des administrations publiques. Ils par-\nviennent ainsi à constituer le dossier complet d'une\naffaire dans le minimum de temps sans les arrêts\nprolongés qu'amènerait fatalement en l'espèce une\ndivision du travail.\nDes changements de système ne font qu'énerver\nl'opinion publique, retarder l'œuvre de la reconsti-\ntution et gaspiller les efforts et les ressources finan-\ncières.\nM. le Ministre d'Etat Renkin, alors chef du\ndépartement de l'lntérieur, a rédigé une circulaire\nimportante (N° 1 ) relative aux opérations de\nl'équivalence qui expose avec une lumineuse clarté\ntout le mécanisme de la reconstruction. Cette cir-\nculaire est inspirée par le bon sens, le souci de\nsimplifier les opérations et témoigne d'une certaine\nlargesse de vues inséparable d'une réelle économie.\nCe mécanisme a conquis la confiance unanime\ndes populations sinistrées. Les H. C. R. et les ar-\nchitectes l'ont expérimenté depuis près d'un an\nsans que son fonctionnement ait révélé un vice\nsecret ou une difficulté d'application quelconque.\nLa méthode à suivre pour déterminer l'équiva-\nlence élaborée par M. le Ministre Renkin incite à\nune sage économie par les limites mêmes qu elle a"}, {"page_pdf": 25, "page_imprimee": "75", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192101-01.1.25", "debut_caractere": 37, "fin_caractere_exclue": 4542, "texte": "tracées dans la réparation du dommage. Ces limi-\ntes, précises comme un code, ne laissent pas de\nplace à des interprétations équivoques préjudicia-\nbles aux finances publiques.\nEn fait, le système de l'équivalence a été appli-\nqué par les architectes dans l'élaboration de leurs\nplans et par les H. C. R. dans l'examen de ceux-ci\navec un souci constant d'économie.\nBien souvent d'ailleurs un groupement plus ra-\ntionnel des locaux à reconstruire réduit le cube des\nmaçonneries et le développement des toitures et\ncorniches. Il en résulte une économie appréciable\ndans la reconstruction.\nDe plus, une enquête auprès des sinistrés révèle\nparfois que certains locaux étaient inutilisés et que\nleur suppression pourrait être envisagée désormais\nsans inconvénient. D'autres fois, l'exploitation, ré-\nduite par les événements de la guerre, peut se pas-\nser de certaines dépendances. Dans ce cas, assez\nfréquent d'ailleurs, soit que le décès d'un membre\nde la famille rende l'exploitation plus malaisée, soit\nque la famille se trouve réduite par le mariage des\nenfants, etc., l'architecte obtient facilement la re-\nnonciation pure et simple du sinistré à la recon-\nstruction de ces locaux. Il en résulte une diminution\nde superficie bâtie qui simplifie considérablement\nle calcul de l'équivalence.\nLe paragraphe 3 de la circulaire n° 1, liit. B,\ndit :\n« Ils se serviront (les H. C. R.) dans la mesure\ndu possibile des renseignements qui seraient con-\ntenus dans les dossiers des tribunaux de dommages\nde guerre ».\nNous croyons devoir attnirer votre attention,\nMonsieur le Ministre, sur le peu de valeur que re-\nprésentent les évaluations de dommages de guerre.\nLa plupart des expertises ont été faites à la légère\nen considérant volontairement la vétusté de cer-\ntains locaux, leur inutilité au moment du constat,\nou la précarité de leurs matériaux (torchis ou\nchaume, etc., qu'il nous est interdit de rétablir).\nD'autres ont tenu compte des murs ou des débris\nde matériaux subsistants, lesquels ont aujourd'hui\ndisparu dans la plupart des cas.\nCertaines de ces évaluations sont si fantaisistes\nqu'elles établissent le prix du mètre carré superfi-\nciel de construction à étages à fr. 28.50, alors que\nle mètre carré superficiel de la plus modeste mai-\nson ouvrière sans étage est de 55 francs!!\n11 convient donc que les rapports susdits ne\nsoient considérés comme éléments d'appréciation\nqu'avec la plus grandie circonspection et ne nous\nsoient pas imposés comme chiffre extrême de nos\ndevis.\nEn ce moment, les constructions sont visitées\npar des contrôleurs, inspecteurs généraux, etc., fort\nsoucieux des intérêts de l'Etat, certes, mais qui pa-\nraissent avoir la hantise du gaspillage. Certains\npoussent même le souci de l'économie jusqu'à mo-\ndifier des ouvrages déjà exécutés!!\nLa mission de l'architecte s'étendant à la direc-\ntion du travail, il semble désirable que le rôle de\nchacun soit défini.\nLes plans ne servent à l'exécution qu'après un\nexamen de l'architecte-conseil au point de vue de\nFart de bâtir et du respect de l'équivalence. Dès\nIGTS, il nous paraît que le rôle du contrôleur doit\nse borner à un contrôle de la bonne exécution des\ntravaux et du respect des plans approuvés.\nCONCLUSIONS\nMonsieur le Ministre,\nLes architectes des R. D. sollicitent une égalité\nde traitement dans tous les secteurs par l'applica-\ntion du barême de la Société centrale sur les prix\ndes adjudications.\nLes architectes du secteur d'Ypres demandent la\nsuppression de la retenue injustifiée de 2 ®/oo et le\nremboursement des sommes qui ont été ainsi dé-\nduites de leurs honoraires.\nLa circulaire élaborée par M. le Ministre Renkin\nrelative à la méthode à suivre pour établir l'équi-\nvalence étant la seule qui soit de nature à assurer\nla reconstruction rapide avec le maximum d'éco-\nnomie pour l'Etat, les architectes préconisent l'ap-\nplication pure et simple de cette circulaire.\nIls demandent que la circulaire du 8 octobre soit\nrapportée.\nIls vous prient de rétablir le Comité consultatif\ndes architectes dans ses fonctions et, au besoin, de\nlui en assigner de nouvelles.\nLe Comité consultatif des architectes qui repré-\nsente les diverses parties du pays a conquis toute\nnotre confiance.\nLes hommes éminents qui le composent, par les\nservices qu'ils ont rendus, par l'indépendance de\nleur caractère et de leur situation sociale, méritent\nd'assumer les hautes fonctions qui leur ont été dé-\nvolues.\nAu nom de l'Union des architectes\ndes régions dévastées,\nLe secrétaire, Le président,\nRaym. MOENAERT. FRANCOTTE."}]}, {"article_id": "bm-bmtnaac-1921-01-01-c011", "article_bluemountain": "bmtnaac_1921-01_01#c011", "volume": "bmtnaac_1921-01_01", "ocr_source": "OCR Blue Mountain (ALTO), transcription TEI : lignes lb/@facs", "texte_sans_correction": true, "page_debut": "70", "page_fin": "71", "image_debut": 20, "image_fin": 21, "pages_selon": "pagination imprimée relevée dans le METS Blue Mountain (ORDERLABEL) ; [n] = page sans folio restituée", "url_article": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192101-01.2.8.1", "titre_corps": "L'UNION DES ARCHITECTES DES RÉGIONS DÉVASTÉES", "titre_sommaire": "L'UNION DES ARCHITECTES DES RÉGIONS DÉVASTÉES", "signature_source": "R. C", "controle": "bornes données par la structure logique METS/ALTO de Blue Mountain (blocs ALTO de chaque constituant)", "pages": [{"page_pdf": 20, "page_imprimee": "70", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192101-01.1.20", "debut_caractere": 38, "fin_caractere_exclue": 3872, "texte": "L'UNION DES ARCHITECTES\nDES RÉGIONS DÉVASTÉES\n\nDes informations assez diverses et toutes\nfort sommaires ont parues dans la presse\nquotidienne au sujet de l'activité de ce grou-\npement nouveau et des résolutions qu'il a\nprises au cours des quelques assemblées plé-\nnières qu il a tenues à Bruxelles. Nous avions\nété tout particulièrement frappé par un en-\ntrefilet peu aimable paru dans un quotidien\nbruxellois qui se distingue d'ailleurs par les\ncritiques acerbes qu'il adresse à plus d'une\nentreprise heureuse. « Tout devient obliga- »\n« toire— pouvait-on lire en caractères gras »\n€ même les architectes. Ah ! vous »\n« croyez que vous allez pouvoir con- »\n« struire une maison à votre guise 1 Dé- »\n« trompez-vous, bonnes âmes ».\n« Les architectes des régions dévastées »\n« viennent de fonder une Union et, à la »\n« première réunion, ils ont décidé de de- »\n« mander à l'Etat de n'accorder aucune »\n« allocation aux sinistrés sans leur im- »\n«: poser le choix d'un architecte ».\n« L'architecte obligatoire! Pauvres si- »\n« nistrés! On va leur reconstruire des gran- »\n« ges en beauté et des étables esthétiques, »\n« des trous à cochon de style. Tant pis si »\n« les bêtes y crèvent de froid ou de chaud ».\nNous avons tenu à éclairer nos lecteurs, et\nvoici que nous publions, avec l'assentiment\nd'un de ses signataires, la réponse fort nette\nque l'Union des Architectes des Régions dé-\nvastées a adressée au journal en question.\nMonsieur le Directeur,\nDans votre numéro de vendredi dernier,\nvous voulez bien annoncer que les Archi-\ntectes des Régions dévastées ont décidé de\ndemander à î'Etat de n'accorder aucune allo-\ncation aux sinistrés sans leur imposer le choix\nd'un architecte. Et vous ajoutez : « Pauvres\nsinistrés! On va leur reconstruire des granges\nen beauté, des étables esthétiques, des trous\nà cochons de style. Tant pis si les bêtes y\ncrèvent de froid ou de chaud ».\nVous auriez pu ajouter: ou de faim. Votre\narticle n'en aurait été que plus spirituel.\nVous en êtes encore à croire que l'art de\nbâtir ne s extériorise qu'en pastiches ou en\nfantaisies outrancières. Les architectes qui re-\nconstruisent les régions dévastées ont bien\nd'autres préoccupations, Monsieur le Direc-\nteur, et ne songent pas à reconstruire des\nporcheries Louis XIV.\nLe problème de l'équivalence entre la\nmaison détruite et la maison nouvelle exige\nune telle étude économique qu'ils n'ont\nqu'un souci : donner la forme la plus simple\net la plus rationnelle aux bâtiments à re-\nconstruire.\nLa tâche d'un architecte dans les régions\ndévastées ne saurait donc s'embarrasser de\nquestions esthétiques du genre de celles que\nvous évoquez.\nVotre ironie - dont la finesse ne nous a\npas échappée est donc injuste.\nCette question de l'équivalence est la clef\nde voûte de la reconstruction; elle est aussi\nle point de départ des malentendus actuels.\nElle semblait devoir être réglée automatique-\nment par la circulaire de M. Renkin, mais\nd'autres interventions sont venues en trou-\nbler le mécanisme. Aujourd'hui, les fonc-\ntionnaires ne savent plus sur quelles bases\nelle doit être établie ni quelle est la person-\nnalité qui en dernière analyse pourra\nfixer le chiffre du dommage réel.\nPour essayer de fixer cette équivalence,\npour essayer de déterminer cette somme,\nune enquête du sinistre, des plans et des de-\nvis sont pour le moins indispensables. Cette\nenquête, ces plans et ces devis doivent être\nfaits par des spécialistes et ces spécialistes,\nquoi que vous en pensiez, Monsieur le Direc-\nteur, ce sont des architectes.\nNous espérons que vous voudrez bien in-\nsérer cette réponse dans votre journal à la\nmême place où a paru votre articulet.\nVeuillez agréer, Monsieur le Directeur, les\nassurances de notre considération distinguée.\nAu nom de l'Union des Architectes des Ré-\ngions dévastées,\nLe Secrétaire, Le Président,\nRaym. MOENAERT. FRANCOTTE."}, {"page_pdf": 21, "page_imprimee": "71", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192101-01.1.21", "debut_caractere": 37, "fin_caractere_exclue": 4159, "texte": "Cette lettre nous édifie en même temps\nsur les intentions et la raison d'être du nou-\nveau groupement. Comme on le voit, il ne\ns'agit point d'une société concurrente de\ncelles qui existent ni d'un groupement qui\naurait pour but de défendre un programme\nesthétique ou de propager une doctrine par-\nticulière. « Etudier les questions, relatives à\n« l'exercice de la profession dans les régions\n« dévastées ainsi que les moyens propres à y\n« assurer la rapide reconstitution de l'habitat\n« dans les meilleures conditions » pouvons\nnous lire en exergue de la lettre que nous\nvenons de reproduire. Tel est donc le pro-\ngramme de ce groupement forcément tem-\nporaire d'architectes unis par les mêmes\npréoccupations professionnelles.\nNous ne pouvons qu'applaudir à leur ini-\ntiative. La profession d'architecte n'a, en ef-\nfet, que trop souffert en Belgique du manque\nde cohésion et de coopération de ses mem-\nbres. Si, à l'égard de tant de questions d'un\nintérêt vital pour l'architecture, l'opinion pu-\nblique reste indifférente, si elle méconnaît\ndans une très large mesure le rôle profes-\nsionnel qui incombe à l'architecte, la faute\nn'en est pas exclusivement au manque d'édu-\ncation du grand public. Les architectes eux-\nmêmes, il faut bien le reconnaître, sont\ngrandement en faute.\nQu'ont-ils fait pour répandre leurs idées,\nfaire connaître les droits de leur profession,\ndéfendre le bien-fondé de leurs plus justes\nrevendications ?\nCette inaction a été particulièrement\ndésastreuse en ce qui concerne la reconstruc-\ntion des régions dévastées. Est-il concevable\nque l'on ait pu si fréquemment méconnaître\nle rôle qui revient à l'architecte dans cette\ngrande œuvre nationale, porter préjudice à\nses intérêts professionnels, sans qu'aucune\ndes associations existantes n'ait élevé de vio-\nlentes protestations, ou du moins ne se soit\nappliquée à éclairer et convertir une opinion\npublique plus ignorante que réfractaire à une\njuste compréhension du rôle professionnel\ndes architectes.\nL'Union des Architectes des Régions dé-\nvastées, qui semble vouloir rompre avec\ncette politique d'autruche, ne se contente pas\nd'ailleurs d'éclairer l'opinion publique.\nElle s'adresse directement aux autorités\ncompétentes pour signaler les défauts, voire\nmême les abus de l'organisation actuelle, et\nse montre toute disposée à aider de son ex-\npérience les administrations qui ont à inter-\nvenir dans les rapports de l'architecte avec\nl'Etat et les sinistrés.\nTelle nous semble être la signification du\nremarquable rapport que cette Union vient\nd'adresser à M. le Ministre de la Reconstruc-\ntion, et que nous sommes heureux de pouvoir\npublier ici à titre documentaire. On y trouve\ndéfendus avec une précision de détails et une\ncompétence peu ordinaires les intérêts pro-\nfessionnels des architectes des régions dé-\nvastées.\nMais en cela, évidemment, ne se résume\npas tout le problème, Au delà de toutes les\nquestions d'intérêt professionnel, et d'ailleurs\nintimement liées avec elles, se dresse le for-\nmidable problème de l'organisation propre-\nment dite de la reconstruction au point de\nvue architectural.\nCertes, de par l'expérience de ses mem-\nbres, l'Union des Architectes des Régions\ndévastées peut apporter à la solution de ce\nproblème des données utiles. Mais la ques-\ntion est d'intérêt trop général pour que les\nSociétés dont les préoccupations ne sont pas\nseulement d'intérêt professionnel mais s'éten-\ndent à la défense d'un idéal artistique ou\nd'une doctrine constructive, s'en désintéres-\nsent.\nNous avons appris avec satisfaction que la\nSociété Centrale d'Architecture avait entre-\npris à cet égard des démarches dont nous\nne connaissons, malheureusement, ni la por-\ntée ni les résultats.\nLa Société des Urbanistes belges, elle\naussi, ne s'est pas désintéressée du problème.\nElle vient d'adresser à M. le Ministre des Af-\nfaires économiques un rapport que nous pu-\nblierons dans notre prochain numéro.\nEnvisageant la question dans son ensem-\nble et s'efforçant de démontrer comment\nl'on pourrait créer un cadre général de la\nReconstruction, cette étude complète en\nquelque sorte celle que nous publions au-\njourd'hui.\n\nR. C."}]}, {"article_id": "bm-bmtnaac-1921-01-01-c012", "article_bluemountain": "bmtnaac_1921-01_01#c012", "volume": "bmtnaac_1921-01_01", "ocr_source": "OCR Blue Mountain (ALTO), transcription TEI : lignes lb/@facs", "texte_sans_correction": true, "page_debut": "72", "page_fin": "75", "image_debut": 22, "image_fin": 25, "pages_selon": "pagination imprimée relevée dans le METS Blue Mountain (ORDERLABEL) ; [n] = page sans folio restituée", "url_article": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192101-01.2.8.2", "titre_corps": "RAPPORT A MONSIEUR LE MINISTRE DES RÉGIONS DÉVASTÉES", "titre_sommaire": "RAPPORT A MONSIEUR LE MINISTRE DES RÉGIONS DÉVASTÉES", "signature_source": "", "controle": "bornes données par la structure logique METS/ALTO de Blue Mountain (blocs ALTO de chaque constituant)", "pages": [{"page_pdf": 22, "page_imprimee": "72", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192101-01.1.22", "debut_caractere": 37, "fin_caractere_exclue": 4110, "texte": "RAPPORT A MONSIEUR LE MINISTRE\nDES RÉGIONS DÉVASTÉES\nMonsieur le Ministre,\nUne Union des architectes des régions dévastées\ns est fondée à Bruxelles en vue de létude des\nquestions relatives à l'exercice de la profession\nd architecte dans les régions dévastées ainsi que\ndes moyens propres à assurer la rapide reconsti-\ntution de l'habitat dans les meilleures conditions\npossibles.\nL'Union des A. des R. D. a rédigé un rapport\nque nous avons l'honneur de vous adresser en vous\npriant de bien vouloir en prendre connaissance.\nMonsieur le Ministre,\nLes architectes chargés par l'Etat de travaux\ndans les R. D. sont soumis dans les différents sec-\nteurs à des traitements différents dont l'inégalité\nn est justifiée par aucune dissemblance entre les\ncharges qui leur sont imposées.\nCes conditions de traitement ont été résumées\ndans un parallèle que nous annexons à ce rapport\net que nous vous prions de prendre en considé-\nration.\nQu'il nous soit permis, Monsieur le Ministre,\nd attirer votre attention sur quelques-unes d'entre\nelles dont l'injustice est indiscutable.\nChaque H. C. R. s'est adjoint le concours d'un\narchitecte-conseil chargé d'examiner les plans\nd'exécution qui leur sont soumis.\nSauf à Ypres, les services de ce fonctionnaire\nsont rémunérés par les H. C. R. A Ypres, ils le\nsont par les architectes eux-mêmes au moyen\nd'une retenue de 2 pour 1,000, non pas sur le\nmontant de leurs honoraires, mais sur le chiffre sur\nlequel ces derniers sont appliqués.\nAu nom de quels principes, les architectes doi-\nvent-ils rémunérer le travail de leurs propres exa-\nminateurs ?\nLes architectes n'ont cessé de protester contre\ncette atteinte à la plus élémentaire justice sans\nobtenir satisfaction. Au contraire, les H. C. R.\nfirent de cette retenue la condition « sine qua non »\ndu paiement de leurs honoraires.\nLes termes du contrat intervenu entre le H.C.R.\net certains architectes indiquent que les travaux\ndont l'architecte sera chargé par le H. C. R. com-\nprendront éventuellement :\na) l'avant-projet des constructions;\nb) le projet pour l'exécution des constructions;\nc) les détails d'exécution;\nd) le cahier des charges;\ne) la direction des constructions;\n112) la vérification-mesure ou estimation détaillée\ndes constructions;\ng) la réception des matériaux, et, pour autant\nque de besoin, si les premières nécessités l'exigent :\nh) le plan d'alignement de la commune;\ni) le déblai des ruines;\nj) la construction des routes, égouts, canalisa-\ntions.\nLes travaux renseignés depuis la lettre a) jus-\nqu'à la lettre i) rentrent dans la mission de l'ar-\nchitecte. Ce sont les devoirs ordinaires que lui\nassignent la pratique et les groupements profes-\nsionnels aussi bien en Belgique qu'à l'étranger.\nLes travaux désignés sous les lettres h), i), j)\nsont des opérations extraordinaires qui peuvent\nêtre assumées par l'architecte mais qui, dans ce\ncas, sont l'objet d'honoraires spéciaux.. Jusqu'à\nprésent, ces travaux n'ont pas été rémunérés dans\nles régions dévastées, les H. C. R. s'obstinant à les\nconsidérer comme rentrant dans les opérations pré-\nliminaires concurrentes ou subséquentes à la con-\nception ou à l'exécution d'une œuvre. (Voir ba-\nrême de la S. C. A. 8., pp. 8 et 9, chap. 111, art. 2,\net page 14, chap. IV.)\nDans le Luxembourg, qui peut être pris comme\nexemple sous plusieurs rapports, on n'a fait appel\nau concours des architectes que dans les limites\nhabituelles de leur rôle. Le relevé des ruines des\nmaisons à reconstruire leur a été communiqué\npréalablement à l'étude des maisons nouvelles.\nLes honoraires des architectes ont été fixés\njusqu'à présent à 5 p. c. sur les prix de 1914 plus\nle coefficient 3.\nCe barême est trop élevé pour rémunérer des\nplans d'exécution insuffisants au point de vue de\nl'art de bâtir, incomplets dans les renseignements\nqu'ils doivent fournir, nuisibles même, car l'absence\nd'indications ouvre le champ à toutes les solutions\nboiteuses compromettant la solidité des ouvrages\net prépare un avenir obscurci de litiges.\nPar contre, ce barême ne rémunère pas assez 1«\ntravail des architectes dignes de ce nom qui rem-"}, {"page_pdf": 23, "page_imprimee": "73", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192101-01.1.23", "debut_caractere": 31, "fin_caractere_exclue": 4274, "texte": "plissent leur mission en conscience, qui font un\nemploi rationnel et mesuré de matériaux dont le\nprix autorise moins que jamais le gaspillage, qui,\nen faisant un sage emploi du budget mis à leur\ndisposition, savent accomplir le devoir civique que\nle pays attend en ce moment de tous les citoyens.\nAu début de leur mission, les architectes ont\nespéré que les honoraires alloués par l'Etat pour-\nraient rémunérer leur travail qu'ils considéraient\ncomme simple et pouvant être assuré avec un per-\nsonnel restreint. Ils supputaient, d'autre part, la\npossibilité de répéter quelques types de construc-\ntion. Mais ils se sont mépris sur le caractère du\nproblème posé qui exige des enquêtes multiples; la\npossibilité de standardiser quelques types de mai-\nsons un moment entrevue s'est rapidement\névanouie. Deux maisons, citadines ou rurales, en\napparence semblables, diffèrent singulièrement par\nleurs dimensions en superficie et en volume, par\nleurs dispositifs intérieurs, par leur destination et\nqu'elles soient petites ou grandes, elles exigent au-\ntant de documents graphiques.\nA Tencontre d'une opinion gratuitement ré-\npandue que les architectes n'ont pas de frais gé-\nnéraux, un atelier organisé en vue de la produc-\ntion en grand nombre de plans bien étudiés avec\ntous les documents accessoires demandés par les\nH. C. R. représente une dépense considérable qui\nse chiffre par plusieurs milliers de francs mensuel-\nlement et qui n'a cessé de grossir par les conti-\nnuelles exigences du personnel.\nL'architecte est responsable des ouvrages exé-\ncutés. En cas de litige, la réparation éventuellle\nserait-elle calculée comme les honoraires d'après le\ncoefficient 3? La question mérite un examen.\nLe barême prévoit des tarifs dégressifs sui-\nvant l'importance des ouvrages, c'est-à-dire que,\njusqu'à 20,000 francs, les honoraires se calculent\nau taux de 5 p.c., de 20,000 à 100,000 francs,\nau taux de 4.75 p. c. ; de 100,000 à 250,000 francs,\nau taux de 4.50 p. c.\nLes honoraires des architectes sont calculés mo-\nmentanément par l'application du barême sur les\nprix de 1914 X 3, nous l'avons vu.\nDans certains secteurs, cette multiplication par 3\nse fait après l'application du barême, dans d'autres,\nelle se fait avant, si bien que, pour une même\naffaire, dans deux secteurs les honoraires sont dif-\nférents.\nEXEMPLE\nSoit un immeuble de 35,000 trancs aux prix\nde 1914.\n20,000 5 p.c. fr. 1,000\n15,000 4.75 p.c. 712.50\n1,712.50\nX 3 5,137.50 fr. 5, î 3 7.5$\n35,000 X 3 p.c. fr. 105,000.\n20,000 5 p.c. 1,000.\n80,000 4.75 p.c. 3,800.\n5,000 4.50 p.c. 225.\nfr. 5,025. fr. 5,025.\nDifférence fr. 1 12.50\nAinsi le bénéfice que laisse un travail conscien-\ncieux s est trouvé continuellement réduit par des\natteintes successives.\nLa dernière circulaire, celle du 8 octobre der-\nnier, Direction C, n° 2201 /R est, sous ce rapport,\nun monument.\nNous nous refusons à l'analyser par le détail. Au\nsurplus, sa simple lecture est assez suggestive.\nIl est cependant quelques points sur lesquels\nnous nous permettons d'attirer votre attention.\nCette circulaire dit que les travaux dont les ar-\nchitectes sont chargés doivent être considérés\ncomme constituant un travail d'ensemble. En con-\nséquence, leurs honoraires doivent être dégressifs\nsuivant les tarifs du barême de la Société centrale.\nC'est-à-dire qu'au delà d'un chiffre de 2 mil-\nlions 900,000 francs, soit 966,000 X 3, chiffre qui\npeut être rapidement atteint pour une construction\nde 20,000 X 3, nous toucherions 270 francs d'ho-\nnoraires, alors que nos frais de bureau, de photo-\ngraphies, etc., pour une affaire semblable peuvent\natteindre de 1,800 à 2,500 francs, suivant la nature\ndu travail.\nSur quoi s'est basé l'auteur de cette circulaire\npour considérer les constructions dont nous serions\nchargés comme constituant un travail d'ensemble?\nLes taux dégressifs ont été prévus pour certains\ntravaux dans lesquels les mêmes éléments se répè-\ntent et facilitent ainsi la conception de l'œuvre\nlorsqu'il s'agit par exemple de la construction d'un\nvaste édifice où les travées identiques n'ont exigé\nd'étude que pour l'une d'entre elles, lorsqu'il s'agit\nd'un immeuble de rapport où le problème posé\npour un appartement est le même pour plusieurs\nétages, lorsqu'il s'agit d'un hôpital où souvent les"}, {"page_pdf": 24, "page_imprimee": "74", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192101-01.1.24", "debut_caractere": 37, "fin_caractere_exclue": 4654, "texte": "pavillons se ressemblent, mais dans les régions dé-\nvastées, sauf le cas de maisons ouvrières en série,\nil n'existe aucune similitude de situation avec celle\nque nous venons d'envisager.\nDans une même localité, les maisons sont toutes\ndifférentes les unes des autres.\nChaque affaire pose non seulement un problème\ndistinct mais exige une enquête distincte, une étude\nsouvent compliquée de l'équivalence.\nOn pourrait croire que l'auteur de la circulaire\nse soit mépris sur la véritable nature de notre tra-\nvail et que c'est dans l'ignorance de l'effort extra-\nordinaire que nous devons fournir dans les régions\ndévastées qu'il a conçu, les mesures qui ont été\napprouvées par M. le ministre Jaspar.\n11 n'en est rien, hélas! car il entend englober\ndans le travail d'ensemble non pas seulement les\nseuls travaux de l'art de bâtir, mais encore ceux\nqui « ne se trouvant pas dans le cas habituel des\nconstructions particulières, donnent lieu de ce chef\nà une rémunération spéciale et distincte. »\nL'équivoque n'est donc pas possible. Ces tra-\nvaux spéciaux qui exigent un personnel spécial\nsont englobés dans le travail d'ensemble.\nTelle est, Monsieur le Ministre, la situation faite\naux architectes chargés de reconstructions dans\nles R. D.\nLe problème de la reconstruction ne saurait ce-\npendant se passer de leur concours. De quelque\nmanière qu'il soit posé, il faut des plans pour\nconstruire et ces plans doivent être faits par des\npraticiens, qu'ils s'appellent architectes privés ou\ndessinateurs groupés en un vaste organisme.\nLes services de ces derniers, impersonnels et\nanonymes, seront inéluctablement rémunérés et\nviendront augmenter le coût de la reconstruction.\nDès lors, il semble rationnel que l'Etat veuille\ns'assurer le concours de techniciens connus qui\npuissent répondre directement vis-à-vis de lui et lui\ndonner les garanties qu'il est en droit d'exiger.\nL'expérience a d'ailleurs démontré que les archi-\ntectes nommés par les H. C. R. sont aptes à rem-\nplir la mission qui leur est dévolue. D'une manière\ngénérale, on peut affirmer que les villages seront\nreconstruits dans des conditions de confort, d hy-\ngiène et d'esthétique meilleures que celles de jadis\npour le grand bien social du pays.\nDes chefs-d'œuvre artistiques comme ceux que\nrenfermaient les grandes villes des Flandres ne\npeuvent pas tous être remplacés par des œuvres\nde la valeur de celle que nous pleurons, mais vous\npouvez être assuré, Monsieur le Ministre, que les\nH. C. R. et leurs architectes-conseils veillent avec\nun soin jaloux sur le renom artistique des régions\nreconstituées.\nL'approbation ministérielle du noble souci dont\nils témoignent renforceraient singulièrement leur\nautorité.\nSi les pouvoirs publics se sont justement alar-\nmés de ce qu'on a appelé le monopole des archi-\ntectes, on peut cependant affirmer que les abus de\nl'espèce sont rares, abus qu'il serait d'ailleurs aisé\nde faire disparaître. Aucune force humaine n'est,\nau surplus, capable d'édifier un immeuble dans le\nmême temps qu'il a fallu pour en dresser les plans\nd'exécution.\nLes architectes occupent donc la place qui con-\nvient.\nDepuis près d'un an qu'ils sont aux prises avec\nle problème de la reconstruction, leur expérience\ns'est raffermie, l'organisation de leurs ateliers\ns est développée et le diagramme de la remise des\ndossiers accuse une ascension continue.\nDans les Flandres,les architectes font eux-mêmes\nle relevé des ruines, les enquêtes utiles auprès des\nsinistrés et des administrations publiques. Ils par-\nviennent ainsi à constituer le dossier complet d'une\naffaire dans le minimum de temps sans les arrêts\nprolongés qu'amènerait fatalement en l'espèce une\ndivision du travail.\nDes changements de système ne font qu'énerver\nl'opinion publique, retarder l'œuvre de la reconsti-\ntution et gaspiller les efforts et les ressources finan-\ncières.\nM. le Ministre d'Etat Renkin, alors chef du\ndépartement de l'lntérieur, a rédigé une circulaire\nimportante (N° 1 ) relative aux opérations de\nl'équivalence qui expose avec une lumineuse clarté\ntout le mécanisme de la reconstruction. Cette cir-\nculaire est inspirée par le bon sens, le souci de\nsimplifier les opérations et témoigne d'une certaine\nlargesse de vues inséparable d'une réelle économie.\nCe mécanisme a conquis la confiance unanime\ndes populations sinistrées. Les H. C. R. et les ar-\nchitectes l'ont expérimenté depuis près d'un an\nsans que son fonctionnement ait révélé un vice\nsecret ou une difficulté d'application quelconque.\nLa méthode à suivre pour déterminer l'équiva-\nlence élaborée par M. le Ministre Renkin incite à\nune sage économie par les limites mêmes qu elle a"}, {"page_pdf": 25, "page_imprimee": "75", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192101-01.1.25", "debut_caractere": 37, "fin_caractere_exclue": 4542, "texte": "tracées dans la réparation du dommage. Ces limi-\ntes, précises comme un code, ne laissent pas de\nplace à des interprétations équivoques préjudicia-\nbles aux finances publiques.\nEn fait, le système de l'équivalence a été appli-\nqué par les architectes dans l'élaboration de leurs\nplans et par les H. C. R. dans l'examen de ceux-ci\navec un souci constant d'économie.\nBien souvent d'ailleurs un groupement plus ra-\ntionnel des locaux à reconstruire réduit le cube des\nmaçonneries et le développement des toitures et\ncorniches. Il en résulte une économie appréciable\ndans la reconstruction.\nDe plus, une enquête auprès des sinistrés révèle\nparfois que certains locaux étaient inutilisés et que\nleur suppression pourrait être envisagée désormais\nsans inconvénient. D'autres fois, l'exploitation, ré-\nduite par les événements de la guerre, peut se pas-\nser de certaines dépendances. Dans ce cas, assez\nfréquent d'ailleurs, soit que le décès d'un membre\nde la famille rende l'exploitation plus malaisée, soit\nque la famille se trouve réduite par le mariage des\nenfants, etc., l'architecte obtient facilement la re-\nnonciation pure et simple du sinistré à la recon-\nstruction de ces locaux. Il en résulte une diminution\nde superficie bâtie qui simplifie considérablement\nle calcul de l'équivalence.\nLe paragraphe 3 de la circulaire n° 1, liit. B,\ndit :\n« Ils se serviront (les H. C. R.) dans la mesure\ndu possibile des renseignements qui seraient con-\ntenus dans les dossiers des tribunaux de dommages\nde guerre ».\nNous croyons devoir attnirer votre attention,\nMonsieur le Ministre, sur le peu de valeur que re-\nprésentent les évaluations de dommages de guerre.\nLa plupart des expertises ont été faites à la légère\nen considérant volontairement la vétusté de cer-\ntains locaux, leur inutilité au moment du constat,\nou la précarité de leurs matériaux (torchis ou\nchaume, etc., qu'il nous est interdit de rétablir).\nD'autres ont tenu compte des murs ou des débris\nde matériaux subsistants, lesquels ont aujourd'hui\ndisparu dans la plupart des cas.\nCertaines de ces évaluations sont si fantaisistes\nqu'elles établissent le prix du mètre carré superfi-\nciel de construction à étages à fr. 28.50, alors que\nle mètre carré superficiel de la plus modeste mai-\nson ouvrière sans étage est de 55 francs!!\n11 convient donc que les rapports susdits ne\nsoient considérés comme éléments d'appréciation\nqu'avec la plus grandie circonspection et ne nous\nsoient pas imposés comme chiffre extrême de nos\ndevis.\nEn ce moment, les constructions sont visitées\npar des contrôleurs, inspecteurs généraux, etc., fort\nsoucieux des intérêts de l'Etat, certes, mais qui pa-\nraissent avoir la hantise du gaspillage. Certains\npoussent même le souci de l'économie jusqu'à mo-\ndifier des ouvrages déjà exécutés!!\nLa mission de l'architecte s'étendant à la direc-\ntion du travail, il semble désirable que le rôle de\nchacun soit défini.\nLes plans ne servent à l'exécution qu'après un\nexamen de l'architecte-conseil au point de vue de\nFart de bâtir et du respect de l'équivalence. Dès\nIGTS, il nous paraît que le rôle du contrôleur doit\nse borner à un contrôle de la bonne exécution des\ntravaux et du respect des plans approuvés.\nCONCLUSIONS\nMonsieur le Ministre,\nLes architectes des R. D. sollicitent une égalité\nde traitement dans tous les secteurs par l'applica-\ntion du barême de la Société centrale sur les prix\ndes adjudications.\nLes architectes du secteur d'Ypres demandent la\nsuppression de la retenue injustifiée de 2 ®/oo et le\nremboursement des sommes qui ont été ainsi dé-\nduites de leurs honoraires.\nLa circulaire élaborée par M. le Ministre Renkin\nrelative à la méthode à suivre pour établir l'équi-\nvalence étant la seule qui soit de nature à assurer\nla reconstruction rapide avec le maximum d'éco-\nnomie pour l'Etat, les architectes préconisent l'ap-\nplication pure et simple de cette circulaire.\nIls demandent que la circulaire du 8 octobre soit\nrapportée.\nIls vous prient de rétablir le Comité consultatif\ndes architectes dans ses fonctions et, au besoin, de\nlui en assigner de nouvelles.\nLe Comité consultatif des architectes qui repré-\nsente les diverses parties du pays a conquis toute\nnotre confiance.\nLes hommes éminents qui le composent, par les\nservices qu'ils ont rendus, par l'indépendance de\nleur caractère et de leur situation sociale, méritent\nd'assumer les hautes fonctions qui leur ont été dé-\nvolues.\nAu nom de l'Union des architectes\ndes régions dévastées,\nLe secrétaire, Le président,\nRaym. MOENAERT. FRANCOTTE."}]}, {"article_id": "bm-bmtnaac-1921-01-01-c013", "article_bluemountain": "bmtnaac_1921-01_01#c013", "volume": "bmtnaac_1921-01_01", "ocr_source": "OCR Blue Mountain (ALTO), transcription TEI : lignes lb/@facs", "texte_sans_correction": true, "page_debut": "76", "page_fin": "80", "image_debut": 26, "image_fin": 30, "pages_selon": "pagination imprimée relevée dans le METS Blue Mountain (ORDERLABEL) ; [n] = page sans folio restituée", "url_article": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192101-01.2.9", "titre_corps": "COMCOURS", "titre_sommaire": "COMCOURS", "signature_source": "", "controle": "bornes données par la structure logique METS/ALTO de Blue Mountain (blocs ALTO de chaque constituant)", "pages": [{"page_pdf": 26, "page_imprimee": "76", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192101-01.1.26", "debut_caractere": 22, "fin_caractere_exclue": 3096, "texte": "COMCOURS\n\nCONCOURS D'IDÉES\nPOUR\nL'URBANISATION DU TERRITOIRE\nDE MOLENBEEK-ST-JEAN\nsitué à l'ouest du chemin de fer de ceinture. =\nPROGRAMME=RÈGLEMENT\nPROGRAMME\nI. ― INSTITUTION DU CONCOURS\nPar décision du Conseil communal de Molen-\nbeek-Saint-jean, en date du 2 août 1920, il est\nouvert entre Belges un Concours d'ldées pour\nî Urbanisation du territoire de la commune de\niViolenbeek-Saint-Jean situé à 1 ouest de la ligne du\nchemin de fer de ceinture.\nII. ― PIECES FOURNIES AUX CONCURRENTS\nA. DOCUMENTS\n1. Deux planchettes : Berchem et Molenbeek\nde la carte topographique au 10,000e de l'lnstitut\ncartographique militaire montrant les courbes de\nniveau du terrain à réqui-distance de 1 mètre.\n2. Un plan, à l'échelle de î à 2,500, du ter-\nritoire de la commune de Molenbeek-Saint-Jean\nsitué à 1 ouest du chemin de fer de ceinture, ainsi\nque de la portion agglomérée de la commune com-\nprise entre la gare de l'Ouest et le canal de Char-\nleroi et montrant :\nEn indigo foncé : les terrains appartenant à\nl'Administration des Chemins de fer de l'Etat.\nEn indigo clair : les terrains appartenant à la\nSociété nationale des Chemins de fer vicinaux.\nEn violet : la zone d'extension approximative\noù, en raison de la proximité du chemin de fer,\ntendent à se concentrer les établissements indus-\ntriels qui s'élèvent sur le territoire de la commune.\nEn bleu : les eaux.\nEn vert foncé : les parties boisées.\nEn vert clair : les régions offrant des ressources\nde beauté naturelle qui en constituent des sites\nfavorables à l'aménagement de parcs et de prome-\nnades publics.\nEn vert hachuré : les propriétés aménagées\nactuellement en parcs ou jardins pouvant éven-\ntuellement servir aux mêmes fins que ci-dessus.\nN. B. Tous les terrains « propriété commu-\nnale » sont cernés d'un trait ocre.\nLe plan indique en outre :\nEn brun foncé : les tronçons de voirie nouvelle\nactuellement décrétés à Molenbeek et dans les par-\nties limitrophes des communes voisines.\nEn trait rouge : le tracé des lignes de tramway\nexistantes.\n3- Un tableau des signes et couleurs conven-\ntionnels à observer strictement par les concurrents\ndans la présentation de leurs projets sous peine\nd'exclusion du concours.\n4. Le présent programme.\nB. MATERIEL D'EXECUTION\n1 • Deux expéditions supplémentaires vierges\nde chacune des deux planchettes Berchem et Mo-\nlenbeek de la carte topographique au 10,000e de\nl'lnstitut cartographique militaire.\n2. Deux expéditions vierges du plan à\nl'échelle de 1 à 2,500 de la commune de Molen-\nbeek.\n3. Deux expéditions d'un plan de la commune\nde Molenbeek à l'échelle de 1 à 5,000.\nIII. ― PIECES A FOURNIR\nPAR LES CONCURRENTS\n1. Le tracé sur un exemplaire des deux\nplanchettes Berchem et Molenbeek de la carte to-\npographique au 10,000e de l'lnstitut cartographi-\nque militaire, des lignes essentielles du projet pré-\nsenté à savoir : la grande voirie, les tramways et,\npar des teintes plates conformes au Tableau des\nsignes et couleurs conventionnels, les zones attri-\nbuées par les concurrents dans l'économie de leurs\nprojets :\naux espaces libres;\naux régions industrielles; ."}, {"page_pdf": 27, "page_imprimee": "77", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192101-01.1.27", "debut_caractere": 31, "fin_caractere_exclue": 4505, "texte": "aux zones d'habitations ouvrières;\naux régions résidentielles à caractère bourgeois\nou mixte.\n2. Le tracé des mêmes éléments sur un\nexemplaire du plan de la commune de l'échdlle de\n1 à 2,500.\n3. Le Plan d'ensemble complet d'aménage-\nment, conformément aux indications de l'lnstruc-\ntion générale ci-après, sur un exemplaire du plan\nde la commune, à l'échelle de 1 à 5,000.\n4. 1 rois plans de détail, dressés à l'échelle\nde 1 à 1,000, de portions du territoire au choix du\nconcurrent, chaque plan couvrant une superficie\nd'au moins 20 hectares et comprenant, chacun,\nplusieurs éléments des dispositions à prévoir, telles\nque : des quartiers et complexes d'habitations à\nbon marché, en disposition contiguë ou en ordre\ndispersé, avec leur lotissement et les dispositions\naccessoires; des quartiers résidentiels à villas; des\nterrains industriels; ou encore des parties agglomé-\nrées chaque fois avec le détail de l'aménagement\nde la voirie en rapport avec ces dispositions.\n5. Un Tableau des sections (profils en tra-\nvers) montrant la disposition des voies distinctes\nde chaque type de voirie proposé, avec renvoi aux\nplans mentionnés sous les numéros 3 et 4 ci-dessus.\n6. Un Mémoire descriptif concis qui ne\npourra dépasser 12 pages de texte dactylographié,\nde format dit «: commercial «21 1/2X27 î/2.\nIV. ― INSTRUCTION GENERALE\nA. _ DISPOSITIONS A OBSERVER\nEn géné rai, il est cependant recommandé aux\nconcurrents d'éviter le plus possible les modifica-\ntions à la topographie générale les lieux; il faut\nqu'ils s'efforcent de tirer parti des accidents du\nterrain, non point de les nier ou de les transfor-\nmer.\n1. Il y a lieu de sauvegarder dans l'écoiionmie\ndes projets le site de la ferme du Karreveld, de\nconserver les bâtiments intéressants de la ferme et\ntous les arbres.\n2. Il importe d'étudier une liaison fonction-\nnelle, logique et raisonnée de la voirie à proposer\nsur le territoire de Molenbeek, avec les grandes\nlignes de voirie qui s'imposent d'elles-mêmes par la\nconformation du terrain sur le territoire limitrophe\ndes communes de Koekelberg, Berchem-Sainte-\nAgathe, Dilbeek et Anderlecht.\nEn particulier, les liaisons avec Berchem aux\nabords du cimetière de Koekelberg, sis sur Berchem\n®t limitropes à Molenbeek, doivent être soigneuse-\nment étudiées.\n3• Le panorama sur Bruxelles vu du Moulin\nrue d Elegem doit etre ménagé; une zone suffisam-\nment étendue où les constructions ne pourront\netre érigées qu en ordre dispersé, doit être prévue\nà cet efret et 1 on s efforcera de conduire le tracé\nde la voirie de telle maniéré que pour celui qui s'y\nachemine la dite voie soit un des éléments du pay-\nsage « urbain », au moins à plusieurs endroits bien\nchoisis.\n4. H y a lieu de sauvegarder la ferme dite\n« Espagnole » près l'endroit dénommé « Moorte-\n5. A partir de cet endroit dénommé Moor-\ntebeek, d'une part, et, d'autre part, à partir du\nMoulin rue d'Elegem au sommet du plateau se des-\nsinent deux vallons qui se rejoignent au Scheut-\nbosch. De là, passant successivement par la pro-\npriété Mattheussens et le Parc communal de Molen-\nbeek, le vallonnement aboutit au Beekkant contre\nla Gare de l'Ouest. Il y a lieu de tirer parti du\ncreux et des versants de ces vallons pour ména-\nger une « artère respiratoire » de verdure à travers\ntout îe territoire.\nC'est sur cette artère que seront « enfilés » la\npropriété Mattheussens et le Parc communal qu'il\nfaut absolument éviter de morceler l'un comme\nl'autre, dont il faut rigoureusement respecter les\nressources de beauté naturelle et qu'il faut relier\nentre eux. Dans ce but, il est loisible aux concur-\nrents d'envisager la disparition éventuelle, dans un\navenir plus ou moins éloigné, d'une vingtaine de\nmaisons sises sur les rives du Beekkant entre la\npropriété Mattheussens et le Parc commun ail.\nB. DISPOSITIONS ESSENTIELLES\nA PREVOIR\n1. La grande voirie générale, coordonnée à\ncelle existante, prévue ou à prévoir sur toutes les\ncommunes environnantes, y compris le tracé d un\nboulevard dit de grande ceinture destiné à relier\nle plateau de Koekelberg aux parcs de Forest.\nlibis. Les artères destinées à favoriser la cir-\nculation publique aux abords de la plaine des sports\ndu € Daring Club >.\n2. Des suggestion», pour relier commodé-\nment, pour tous véhicules et tramways, le territoire\nrural situé à l'ouest de la gare de l'Ouest avec le\nterritoire urbain de Molenbeek à l'est de la gare\nvers Bruxelles, soit par la création de passages nou-\nveaux sur ou sous les voies, soit par l'amélioration"}, {"page_pdf": 28, "page_imprimee": "78", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192101-01.1.28", "debut_caractere": 31, "fin_caractere_exclue": 4447, "texte": "des passages existants, soit par tous les moyens à la\nfois, la plus grande liberté de conception étant\nlaissée aux concurrents.\nLes artères nouvelles devront être prévues de\nfaçon à ne pas contrarier l'écoulement des eaux\nsuperficielles et à ne pas créer de difficultés spé-\nciales pour la construction des égouts.\n3. Les réserves de verdure à conserver ou à\ncréer en vue de l'aménagement de parcs et prome-\nnades publics.\n4. La distribution et l'aménagement général\ndes quartiers.\n1° Quartiers d'habitations à bon marché popu-\nlaires et pour la classe moyenne :\nindividuelles j isolées\net | jumelées\ncollectives j groupées.\n2° Quarétiers résidentiels à villas :\na) en ordre dispersé isolées, jumelées ou\ngroupées ;\nb) en disposition contiguë.\nL'attention toute spéciale des concurrents est\nattirée sur la nécessité de présenter des solutions\nsatisfaisantes au problème difficile du raccord des\nportions construites en ordre dispersé avec les\nblocs construits en disposition contiguë, et à celui\nde la reprise de constructions contiguës existantes\ndans la disposition des blocs nouveaux du projet.\nLe Mémoire descriptif devra exposer clairement\nla manière dont l'auteur se représente l'aménage-\nment de ces quartiers, tant au point de vue du\nrégime d'organisation et de la politique de 1 habi-\ntation à préconiser selon lui, que des raisons dé-\nterminantes qui l'auront conduit à adopter telle dis-\ntribution des divers genres d'habitations. Des sug-\ngestions au sujet de prescriptions réglementaires\nefficaces, mais non tracassières, relatives à l'hy-\ngiène sociale et à l'esthétique, dans ce domaine,\nseront bien accueillies.\nL'attention des concurrents, qui voudront se\ndonner une idée de l'importance du problème de\nl'habitation, est particulièrement attirée sur le Pro-\ngramme et les délibérations de la Conférence\nnationale des habitations à bon marché organisée\npar l'Union des villes et communes belges les 24,\n25 et 26 avril 1920.\nOn peut se procurer, au prix de 8 francs, le\nvoluime des Actes et Comptes rendus de la dite\nConférence à l'Union des villes, 3bis, rue de la\nRégence, à Bruxelles.\n\nDISPOSITIONS REGLEMENTAIRES\nACQUISITION DES DOCUMENTS\nArticle premier. Les personnes désireuses de\nprendre part au Concours pourront faire acquérir,\nà dater du 13 janvier 1921, au siège de l'Union\ndes villes et communes belges, 3bis, rue de la Ré-\ngence, à Bruxelles, tous les documents ci-dessus\ndécrits en échange du versement d'une somme de\n100 francs représentant la valeur d'achat de ces\ndocuments. Le versement de cette somme sera\nconstaté par la remise à l'acquéreur d'une quit-\ntance non nominale mais portant un numéro d'or-\ndre.\nCette somme de 100 francs sera restituée à\ntoute personne qui aura déposé un projet dans les\nconditions requises pour être admis au concours.\nUne série complète des documents relatifs au\nConcours sera exposée en permanence, à dater du\n13 janvier 1921 jusqu'au jour du dépôt des pro-\njets inclusivement, dans les locaux de l'Union des\nvilles et communes belges, 3bis, rue de la Régence,\nà Bruxelles, où ils pourront être consultés par les\nintéressés, tous les jours ouvrables de 9 heures à\nmidi et de 2 à 6 heures, sauf le samedi après-\nmidi.\nArt. 2. Au moment de l'acquisition des do-\ncuments à l'Union des villes, la personne intéressée\nfera connaître au préposé de ce service l'adresse\nd'un correspondant auquel seront adressées toutes\nles communications relatives au Concours que la\nCommission du Concours pourrait estimer oppor-\ntun de porter à la connaissance des concurrents.\nSi les concurrents, de leur côté, jugent utile de\nposer des questions ou de demander des renseigne-\nments complémentaires à la Commission, ces ques-\ntions et ces demandes devront être communiquées\npar le dit correspondant du concurrent et par écrit\nà l'adresse de M. le Président de la Commission\ndu Concours d'ldées pour l'Urbanisation du ter-\nritoire de la commune de Molenbeek-Saint-Jean\nsitué à l'ouest de la ligne du chemin de fer de cein-\nture Union des vililes et communes belges,\n3bis, rue de la Régence, à Bruxelles. Si la Com-\nmission juge opportun d'y donner suite, les rensei-\ngnements seront communiqués en même temps à\ntous les concurrents.\nArt. 3. Tout mémoire, dessin ou document\nfaisant partie d'un projet présenté au Concours\nportera pour seul signe distinctif une devise, la-\nquelle sera reproduite sur une enveloppe cachetée\ncontenant la déclaration suivante :Le (ou les)"}, {"page_pdf": 29, "page_imprimee": "79", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192101-01.1.29", "debut_caractere": 75, "fin_caractere_exclue": 4414, "texte": "soussigné (s), (noms, qualité, adresse) certi-\nfie (nt) être 1' (les) auteurs (s) du projet pré-\nsenté, sous la devise au Concours\nd'ldées pour (l'Urbanisation du territoire de la com-\nmune de Molenbeek-Saint-Jean, situé à d'ouest de la\nligne du chemin de fer de ceinture, et déclare (nt)\nsouscrire sans réserve à toutes les clauses et condi-\ntions des présents Programme et Règlement du\nConcours.\nLe 1921.\n(Signature.)\nArt. 4. Dessins, mémoire et enveloppe de-\nvront ou bien être déposés à la Maison communale\nde Molenbeek, au plus tard le 30 avril 192 î, à\n5 heures, au Cabinet du Bourgmestre, où il en\nsera délivré séance tenante décharge, munie du\nsceau de la commune, par le préposé à ce service;\nou bien être expédiés sous pli recommandé à la\nposte ou par colis confié au chemin de fer portant\nle timbre à date au départ du 30 avril 1921.\nEn tout état de cause, chaque pli ou colis por-\ntera visiblement sur l'enveloppe ou l'emballage\nextérieurs l'inscription : <K Concours Urbanisation\nMolenbeek » et l'adresse : Cabinet du Bourgmestre,\nMaison communale de Molenbeek-Saint-Jean-Bru-\nxelles.\nArt. 5. Sur présentation du titre de dépôt ou\nd'expédition et en échange de la quittance de ver-\nsement, la somme de 100 francs (Article premier)\nsera remboursée au mandataire du ou des intéres-\nsés par le comptable de l'Union des villes, au siège\nde 1 Union, 3lbis, rue de la Régence, à Bruxelles,\ntous les jours ouvrables, de 9 heures à midi et de\n2 à 6 heures, sauf le samedi après-midi.\nLes versements non réclamés à l'expiration du\ndélai de retrait des projets (Art. 1 7) resteront\nacquis à la commune de Molenbeek-Saint-Jean.\nArt. 6. Le jury est composé de la manière\nsuivante :\nMM. Mettewie, bourgmestre, représentant la\ncommune de Molenbeek-Saint-Jean;\nRampelberg, échevin des Travaux publics, re-\nprésentant la commune de Molenbeek-Saint-Jean;\nBaeck, conseiller communal, représentant la com-\nmune de Molenbeek-Saint-Jean;\nMalis , conseiller communal, représentant la com-\nmune de Molenbeek-Saint-Jean;\nEveraert, conseiller communal, représentant la\ncommune de Molenbeek-Saint-Jean;\nPrévost, ingénieur, représentant la province de\nBrabant et la commune de Molenbeek-Saint-Jean;\nMacquet, ingénieur en chef, directeur des Ponts\net Chaussées pour la province de Brabant, repré-\nsentant le service des Ponts et Chaussées au Minis-\ntère des Travaux publics;\nCrick, ingénieur du Service de 1 exploitation des\nchemins de fer de l'Etat, à Bruxelles (Midi) ;\nVinck, sénateur, directeur de l'Union des villes,\nreprésentant l'Union des villes et communes belges;\nVan der Swaelmen, architecte-paysagiste urbaniste,\ndirecteur du département technique de l'Union des\nvilles, représentant l'Union des villes et communes\nbelges;\nBrunfaut, architecte, président de l'Académie\nroyale de Belgique, membre de la Commission\nroyale des monuments et des sites;\nRaph. Verwilghen, ingénieur-urbaniste, directeur\nau Ministère des Affaires économiques Office\ndes régions dévastées, représentant la Société des\nurbanistes belges;\nVan Ysendyck, architecte, représentant la So-\nciété centrale d'architecture de Belgique.\nArt. 7. Le jugement du concours sera rendu\ndans les deux mois suivant le dépôt des projets.\nArt. 8. Le résultat sera immédiatement porté\nà la connaissance des auteurs de projets primés ou\nrecommandés pour acquisition et communiqué à la\npresse.\nArt. 9. Le jury fournira un rapport critique\nsuccinct motivant ses décisions. Les concurrents\npourront prendre connaissance de ce rapport à\nl'Union des villes.\nArt. 10. Tout projet s'écartant des condi-\ntions du présent programme, aussi bien en ce qui\nconcerne les prescriptions relatives à la présenta-\ntion des dessins que sous le rapport des directives\ngénérales et des stipulations réglementaires sera\nexclu du concours.\nArt. 1 1. Les primes suivantes pourront être\noctroyées par le jury :\nUne première prime de 8,000 francs;\nUne deuxième prime de 5,000 francs;\nUne troisième prime de 3,000 francs;\nQuatre quatrièmes primes de 1,000 francs.\nSi aucun projet n'est de nature à pouvoir être\nrecommandé pour exécution, tout au moins dans\nsa conception générale, la première prime ne sera\npas octroyée.\nArt. 12. Une somme de 5,000 francs pourra\nen outre être conaacrée, par montants de mille\nfrancs, à l'achat de projets qui, sans mériter dans\nleur ensemble d'être classés, présenteraient, à l'avis"}, {"page_pdf": 30, "page_imprimee": "80", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192101-01.1.30", "debut_caractere": 31, "fin_caractere_exclue": 4010, "texte": "du jury, des solutions partielles dignes d être re-\ntenues.\nArt. 13. ; Les projets primés ou acquis reste-\nront ia propriété matérielle de la Commune, qui\naura tous droits d exécution, de modification, de\nreproduction et de publicité sur les dits projets.\n14* La conservation de la propriété\nartistique et intellectuelle de tous les projets pré-\nsentés au Concours reste garantie aux auteurs,\nainsi que le droit de reproduction et de publication.\nArt. 15. Si 1 ensemble ou des parties de pro-\njets primes ou acquis venaient a etre adoptés pour\nexécution, l'auteur pourrait être tenu, à la requête\nde îa Commune, de porter sa conception à un état\nde développement tel qu elle puisse être exécutable.\nLe délai d exécution de ce travail sera fixé de\ncommun accord de même que la rémunération à\nallouer de ce cher à 1 auteur en tenant compte de\n1 importance d'intervention qui sera requise de sa\npart et du barème d honoraires pour la rétribution\ndes plans d'urbanisation que l'Union des villes et\ncommunes belges et îa Société des urbanistes\nbelges se proposent de soumettre à la ratification\ndu gouvernement.\nLe cas échéant, si les capacités techniques et\nprofessionnelles des intéressés n étaient pas notoi-\nres, il pourra toujours leur être adjoint d'office un\ntechnicien spécialiste qualifié.\nEXPOSITION ET RETRAIT DES PROJETS\nPRESENTES\nArt. 16. Tous les projets présentés au Con-\ncours seront exposés publiquement dans un local\nui sera ultérieurement désigné et pendant un mois\nfilein, qui prendra cours dans le mois suivant la\ndate du jugement.\nArt. 17. Après la clôture de l'exposition, les\nprojets non primés pourront être retirés par leurs\nauteurs ou leur délégué, aux endroits, jours et\nheures qui leur seront désignés en temps utile. Les\nprojets seront restitués en échange du titre remis\naux intéresses lors du depol ou de 1 expédition d«\nleurs projets. (Ari. 4.).\nLes projets non réclamés endéans les deux mois\nà dater de la clôture de 1 exposition seront considè-\nres comme définitivement abandonnés par leurs\nauteurs.\nAinsi rédigé par le département technique d«\n1 Union des villes et communes belges.\nLe directeur du département technique\nde ru. V. C. B. :\nL. VAN DER SWAELMEN.\nArrêté par la Commission du Concours d idées\npour 1 urbanisation du territoire de la commune ds\nMolenbeek-Saint-Jean situé à l'ouest du chemin d«\nfer de ceinture.\nLe président de la Commission :\nL. METTEWIE.\nApprouvé par le Conseil communal de Molen-\nbeek-Saint-Jean en sa séance du 20 août 1920.\nLe secrétaire communal : Le bourgmestre :\nA. VAN EYKEN. L. METTEWIE.\n\nCONCOURS DE PROCEDES D'ENTRETIEN\nDE LA VOIE PUBLIQUE\nSous les auspices de la ville de Paris et du dé-\npartement de la Seine, un vaste concours est\nouvert, du ler1er janvier au 3 1 mars, en vue d'amé-\nliorer les procédés d'entretien et de nettoiement de\nla voie publique, ainsi que la sécurité et îa commo-\ndité de la circulation.\nUne somme totaile de 1 00,000 francs est mise à\nla disposition du jury, pour l'attribution des primes.\nLe programme détaillé sera remis ou envoyé\npar la poste sur demande faite à la préfecture de\nla Seine, direction générale des travaux de Paris\net du département (secrétariat)..\nSont admis à concourir tous les Français, ainsi\nque les ressortissants des puissances alliées ou\nassociées ou faisant partie de la Société des Na-\ntions. La remise des projets pourra avoir lieu à\npartir du 21 mars, de 10 h. à midi et de 14 à\n1 7 heures. 11 y aura exposition publique après la\ndécision du jury.\nCONCOURS DES PLANS D'AMENAGEMENT\nET D'EXTENSION DE LA VILLE DE LILLE\nUn de nos abonnés nous fait connaître les résul-\ntats du jugement qui eut lieu le 24 janvier :\nlre prime (30,000 francs). MM. Greber et\nCodonnier fils.\n2e prime (20,000 francs). MM. Se rive-\nLoyer, Bourdex et Franquet.\n3e prime (15,000 francs). MM. Delannoy et\nFavier. ,\n4e prime (10,000 francs). MM. Bonté et\nDelebarre.\nEn seconde section (Etude d'un point particu-\nlier), une seule prime a été décernée (3,000 fr.) :\nM. Ricouart."}]}, {"article_id": "bm-bmtnaac-1921-01-01-c015", "article_bluemountain": "bmtnaac_1921-01_01#c015", "volume": "bmtnaac_1921-01_01", "ocr_source": "OCR Blue Mountain (ALTO), transcription TEI : lignes lb/@facs", "texte_sans_correction": true, "page_debut": "76", "page_fin": "78", "image_debut": 26, "image_fin": 28, "pages_selon": "pagination imprimée relevée dans le METS Blue Mountain (ORDERLABEL) ; [n] = page sans folio restituée", "url_article": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192101-01.2.9.2", "titre_corps": "CONCOURS D'IDÉES POUR L'URBANISATION DU TERRITOIRE DE MOLENBEEK-ST-JEAN situé à l'ouest du chemin de fer de ceinture. = PROGRAMME=RÈGLEMENT PROGRAMME", "titre_sommaire": "CONCOURS D'IDÉES POUR L'URBANISATION DU TERRITOIRE DE MOLENBEEK-ST-JEAN situé à l'ouest du chemin de fer de ceinture. = PROGRAMME=RÈGLEMENT PROGRAMME", "signature_source": "", "controle": "bornes données par la structure logique METS/ALTO de Blue Mountain (blocs ALTO de chaque constituant)", "pages": [{"page_pdf": 26, "page_imprimee": "76", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192101-01.1.26", "debut_caractere": 32, "fin_caractere_exclue": 3096, "texte": "CONCOURS D'IDÉES\nPOUR\nL'URBANISATION DU TERRITOIRE\nDE MOLENBEEK-ST-JEAN\nsitué à l'ouest du chemin de fer de ceinture. =\nPROGRAMME=RÈGLEMENT\nPROGRAMME\nI. ― INSTITUTION DU CONCOURS\nPar décision du Conseil communal de Molen-\nbeek-Saint-jean, en date du 2 août 1920, il est\nouvert entre Belges un Concours d'ldées pour\nî Urbanisation du territoire de la commune de\niViolenbeek-Saint-Jean situé à 1 ouest de la ligne du\nchemin de fer de ceinture.\nII. ― PIECES FOURNIES AUX CONCURRENTS\nA. DOCUMENTS\n1. Deux planchettes : Berchem et Molenbeek\nde la carte topographique au 10,000e de l'lnstitut\ncartographique militaire montrant les courbes de\nniveau du terrain à réqui-distance de 1 mètre.\n2. Un plan, à l'échelle de î à 2,500, du ter-\nritoire de la commune de Molenbeek-Saint-Jean\nsitué à 1 ouest du chemin de fer de ceinture, ainsi\nque de la portion agglomérée de la commune com-\nprise entre la gare de l'Ouest et le canal de Char-\nleroi et montrant :\nEn indigo foncé : les terrains appartenant à\nl'Administration des Chemins de fer de l'Etat.\nEn indigo clair : les terrains appartenant à la\nSociété nationale des Chemins de fer vicinaux.\nEn violet : la zone d'extension approximative\noù, en raison de la proximité du chemin de fer,\ntendent à se concentrer les établissements indus-\ntriels qui s'élèvent sur le territoire de la commune.\nEn bleu : les eaux.\nEn vert foncé : les parties boisées.\nEn vert clair : les régions offrant des ressources\nde beauté naturelle qui en constituent des sites\nfavorables à l'aménagement de parcs et de prome-\nnades publics.\nEn vert hachuré : les propriétés aménagées\nactuellement en parcs ou jardins pouvant éven-\ntuellement servir aux mêmes fins que ci-dessus.\nN. B. Tous les terrains « propriété commu-\nnale » sont cernés d'un trait ocre.\nLe plan indique en outre :\nEn brun foncé : les tronçons de voirie nouvelle\nactuellement décrétés à Molenbeek et dans les par-\nties limitrophes des communes voisines.\nEn trait rouge : le tracé des lignes de tramway\nexistantes.\n3- Un tableau des signes et couleurs conven-\ntionnels à observer strictement par les concurrents\ndans la présentation de leurs projets sous peine\nd'exclusion du concours.\n4. Le présent programme.\nB. MATERIEL D'EXECUTION\n1 • Deux expéditions supplémentaires vierges\nde chacune des deux planchettes Berchem et Mo-\nlenbeek de la carte topographique au 10,000e de\nl'lnstitut cartographique militaire.\n2. Deux expéditions vierges du plan à\nl'échelle de 1 à 2,500 de la commune de Molen-\nbeek.\n3. Deux expéditions d'un plan de la commune\nde Molenbeek à l'échelle de 1 à 5,000.\nIII. ― PIECES A FOURNIR\nPAR LES CONCURRENTS\n1. Le tracé sur un exemplaire des deux\nplanchettes Berchem et Molenbeek de la carte to-\npographique au 10,000e de l'lnstitut cartographi-\nque militaire, des lignes essentielles du projet pré-\nsenté à savoir : la grande voirie, les tramways et,\npar des teintes plates conformes au Tableau des\nsignes et couleurs conventionnels, les zones attri-\nbuées par les concurrents dans l'économie de leurs\nprojets :\naux espaces libres;\naux régions industrielles; ."}, {"page_pdf": 27, "page_imprimee": "77", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192101-01.1.27", "debut_caractere": 31, "fin_caractere_exclue": 4505, "texte": "aux zones d'habitations ouvrières;\naux régions résidentielles à caractère bourgeois\nou mixte.\n2. Le tracé des mêmes éléments sur un\nexemplaire du plan de la commune de l'échdlle de\n1 à 2,500.\n3. Le Plan d'ensemble complet d'aménage-\nment, conformément aux indications de l'lnstruc-\ntion générale ci-après, sur un exemplaire du plan\nde la commune, à l'échelle de 1 à 5,000.\n4. 1 rois plans de détail, dressés à l'échelle\nde 1 à 1,000, de portions du territoire au choix du\nconcurrent, chaque plan couvrant une superficie\nd'au moins 20 hectares et comprenant, chacun,\nplusieurs éléments des dispositions à prévoir, telles\nque : des quartiers et complexes d'habitations à\nbon marché, en disposition contiguë ou en ordre\ndispersé, avec leur lotissement et les dispositions\naccessoires; des quartiers résidentiels à villas; des\nterrains industriels; ou encore des parties agglomé-\nrées chaque fois avec le détail de l'aménagement\nde la voirie en rapport avec ces dispositions.\n5. Un Tableau des sections (profils en tra-\nvers) montrant la disposition des voies distinctes\nde chaque type de voirie proposé, avec renvoi aux\nplans mentionnés sous les numéros 3 et 4 ci-dessus.\n6. Un Mémoire descriptif concis qui ne\npourra dépasser 12 pages de texte dactylographié,\nde format dit «: commercial «21 1/2X27 î/2.\nIV. ― INSTRUCTION GENERALE\nA. _ DISPOSITIONS A OBSERVER\nEn géné rai, il est cependant recommandé aux\nconcurrents d'éviter le plus possible les modifica-\ntions à la topographie générale les lieux; il faut\nqu'ils s'efforcent de tirer parti des accidents du\nterrain, non point de les nier ou de les transfor-\nmer.\n1. Il y a lieu de sauvegarder dans l'écoiionmie\ndes projets le site de la ferme du Karreveld, de\nconserver les bâtiments intéressants de la ferme et\ntous les arbres.\n2. Il importe d'étudier une liaison fonction-\nnelle, logique et raisonnée de la voirie à proposer\nsur le territoire de Molenbeek, avec les grandes\nlignes de voirie qui s'imposent d'elles-mêmes par la\nconformation du terrain sur le territoire limitrophe\ndes communes de Koekelberg, Berchem-Sainte-\nAgathe, Dilbeek et Anderlecht.\nEn particulier, les liaisons avec Berchem aux\nabords du cimetière de Koekelberg, sis sur Berchem\n®t limitropes à Molenbeek, doivent être soigneuse-\nment étudiées.\n3• Le panorama sur Bruxelles vu du Moulin\nrue d Elegem doit etre ménagé; une zone suffisam-\nment étendue où les constructions ne pourront\netre érigées qu en ordre dispersé, doit être prévue\nà cet efret et 1 on s efforcera de conduire le tracé\nde la voirie de telle maniéré que pour celui qui s'y\nachemine la dite voie soit un des éléments du pay-\nsage « urbain », au moins à plusieurs endroits bien\nchoisis.\n4. H y a lieu de sauvegarder la ferme dite\n« Espagnole » près l'endroit dénommé « Moorte-\n5. A partir de cet endroit dénommé Moor-\ntebeek, d'une part, et, d'autre part, à partir du\nMoulin rue d'Elegem au sommet du plateau se des-\nsinent deux vallons qui se rejoignent au Scheut-\nbosch. De là, passant successivement par la pro-\npriété Mattheussens et le Parc communal de Molen-\nbeek, le vallonnement aboutit au Beekkant contre\nla Gare de l'Ouest. Il y a lieu de tirer parti du\ncreux et des versants de ces vallons pour ména-\nger une « artère respiratoire » de verdure à travers\ntout îe territoire.\nC'est sur cette artère que seront « enfilés » la\npropriété Mattheussens et le Parc communal qu'il\nfaut absolument éviter de morceler l'un comme\nl'autre, dont il faut rigoureusement respecter les\nressources de beauté naturelle et qu'il faut relier\nentre eux. Dans ce but, il est loisible aux concur-\nrents d'envisager la disparition éventuelle, dans un\navenir plus ou moins éloigné, d'une vingtaine de\nmaisons sises sur les rives du Beekkant entre la\npropriété Mattheussens et le Parc commun ail.\nB. DISPOSITIONS ESSENTIELLES\nA PREVOIR\n1. La grande voirie générale, coordonnée à\ncelle existante, prévue ou à prévoir sur toutes les\ncommunes environnantes, y compris le tracé d un\nboulevard dit de grande ceinture destiné à relier\nle plateau de Koekelberg aux parcs de Forest.\nlibis. Les artères destinées à favoriser la cir-\nculation publique aux abords de la plaine des sports\ndu € Daring Club >.\n2. Des suggestion», pour relier commodé-\nment, pour tous véhicules et tramways, le territoire\nrural situé à l'ouest de la gare de l'Ouest avec le\nterritoire urbain de Molenbeek à l'est de la gare\nvers Bruxelles, soit par la création de passages nou-\nveaux sur ou sous les voies, soit par l'amélioration"}, {"page_pdf": 28, "page_imprimee": "78", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192101-01.1.28", "debut_caractere": 31, "fin_caractere_exclue": 2133, "texte": "des passages existants, soit par tous les moyens à la\nfois, la plus grande liberté de conception étant\nlaissée aux concurrents.\nLes artères nouvelles devront être prévues de\nfaçon à ne pas contrarier l'écoulement des eaux\nsuperficielles et à ne pas créer de difficultés spé-\nciales pour la construction des égouts.\n3. Les réserves de verdure à conserver ou à\ncréer en vue de l'aménagement de parcs et prome-\nnades publics.\n4. La distribution et l'aménagement général\ndes quartiers.\n1° Quartiers d'habitations à bon marché popu-\nlaires et pour la classe moyenne :\nindividuelles j isolées\net | jumelées\ncollectives j groupées.\n2° Quarétiers résidentiels à villas :\na) en ordre dispersé isolées, jumelées ou\ngroupées ;\nb) en disposition contiguë.\nL'attention toute spéciale des concurrents est\nattirée sur la nécessité de présenter des solutions\nsatisfaisantes au problème difficile du raccord des\nportions construites en ordre dispersé avec les\nblocs construits en disposition contiguë, et à celui\nde la reprise de constructions contiguës existantes\ndans la disposition des blocs nouveaux du projet.\nLe Mémoire descriptif devra exposer clairement\nla manière dont l'auteur se représente l'aménage-\nment de ces quartiers, tant au point de vue du\nrégime d'organisation et de la politique de 1 habi-\ntation à préconiser selon lui, que des raisons dé-\nterminantes qui l'auront conduit à adopter telle dis-\ntribution des divers genres d'habitations. Des sug-\ngestions au sujet de prescriptions réglementaires\nefficaces, mais non tracassières, relatives à l'hy-\ngiène sociale et à l'esthétique, dans ce domaine,\nseront bien accueillies.\nL'attention des concurrents, qui voudront se\ndonner une idée de l'importance du problème de\nl'habitation, est particulièrement attirée sur le Pro-\ngramme et les délibérations de la Conférence\nnationale des habitations à bon marché organisée\npar l'Union des villes et communes belges les 24,\n25 et 26 avril 1920.\nOn peut se procurer, au prix de 8 francs, le\nvoluime des Actes et Comptes rendus de la dite\nConférence à l'Union des villes, 3bis, rue de la\nRégence, à Bruxelles."}]}, {"article_id": "bm-bmtnaac-1921-01-01-c016", "article_bluemountain": "bmtnaac_1921-01_01#c016", "volume": "bmtnaac_1921-01_01", "ocr_source": "OCR Blue Mountain (ALTO), transcription TEI : lignes lb/@facs", "texte_sans_correction": true, "page_debut": "78", "page_fin": "80", "image_debut": 28, "image_fin": 30, "pages_selon": "pagination imprimée relevée dans le METS Blue Mountain (ORDERLABEL) ; [n] = page sans folio restituée", "url_article": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192101-01.2.9.3", "titre_corps": "ACQUISITION DES DOCUMENTS", "titre_sommaire": "ACQUISITION DES DOCUMENTS", "signature_source": "", "controle": "bornes données par la structure logique METS/ALTO de Blue Mountain (blocs ALTO de chaque constituant)", "pages": [{"page_pdf": 28, "page_imprimee": "78", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192101-01.1.28", "debut_caractere": 2135, "fin_caractere_exclue": 4447, "texte": "DISPOSITIONS REGLEMENTAIRES\nACQUISITION DES DOCUMENTS\nArticle premier. Les personnes désireuses de\nprendre part au Concours pourront faire acquérir,\nà dater du 13 janvier 1921, au siège de l'Union\ndes villes et communes belges, 3bis, rue de la Ré-\ngence, à Bruxelles, tous les documents ci-dessus\ndécrits en échange du versement d'une somme de\n100 francs représentant la valeur d'achat de ces\ndocuments. Le versement de cette somme sera\nconstaté par la remise à l'acquéreur d'une quit-\ntance non nominale mais portant un numéro d'or-\ndre.\nCette somme de 100 francs sera restituée à\ntoute personne qui aura déposé un projet dans les\nconditions requises pour être admis au concours.\nUne série complète des documents relatifs au\nConcours sera exposée en permanence, à dater du\n13 janvier 1921 jusqu'au jour du dépôt des pro-\njets inclusivement, dans les locaux de l'Union des\nvilles et communes belges, 3bis, rue de la Régence,\nà Bruxelles, où ils pourront être consultés par les\nintéressés, tous les jours ouvrables de 9 heures à\nmidi et de 2 à 6 heures, sauf le samedi après-\nmidi.\nArt. 2. Au moment de l'acquisition des do-\ncuments à l'Union des villes, la personne intéressée\nfera connaître au préposé de ce service l'adresse\nd'un correspondant auquel seront adressées toutes\nles communications relatives au Concours que la\nCommission du Concours pourrait estimer oppor-\ntun de porter à la connaissance des concurrents.\nSi les concurrents, de leur côté, jugent utile de\nposer des questions ou de demander des renseigne-\nments complémentaires à la Commission, ces ques-\ntions et ces demandes devront être communiquées\npar le dit correspondant du concurrent et par écrit\nà l'adresse de M. le Président de la Commission\ndu Concours d'ldées pour l'Urbanisation du ter-\nritoire de la commune de Molenbeek-Saint-Jean\nsitué à l'ouest de la ligne du chemin de fer de cein-\nture Union des vililes et communes belges,\n3bis, rue de la Régence, à Bruxelles. Si la Com-\nmission juge opportun d'y donner suite, les rensei-\ngnements seront communiqués en même temps à\ntous les concurrents.\nArt. 3. Tout mémoire, dessin ou document\nfaisant partie d'un projet présenté au Concours\nportera pour seul signe distinctif une devise, la-\nquelle sera reproduite sur une enveloppe cachetée\ncontenant la déclaration suivante :Le (ou les)"}, {"page_pdf": 29, "page_imprimee": "79", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192101-01.1.29", "debut_caractere": 75, "fin_caractere_exclue": 4414, "texte": "soussigné (s), (noms, qualité, adresse) certi-\nfie (nt) être 1' (les) auteurs (s) du projet pré-\nsenté, sous la devise au Concours\nd'ldées pour (l'Urbanisation du territoire de la com-\nmune de Molenbeek-Saint-Jean, situé à d'ouest de la\nligne du chemin de fer de ceinture, et déclare (nt)\nsouscrire sans réserve à toutes les clauses et condi-\ntions des présents Programme et Règlement du\nConcours.\nLe 1921.\n(Signature.)\nArt. 4. Dessins, mémoire et enveloppe de-\nvront ou bien être déposés à la Maison communale\nde Molenbeek, au plus tard le 30 avril 192 î, à\n5 heures, au Cabinet du Bourgmestre, où il en\nsera délivré séance tenante décharge, munie du\nsceau de la commune, par le préposé à ce service;\nou bien être expédiés sous pli recommandé à la\nposte ou par colis confié au chemin de fer portant\nle timbre à date au départ du 30 avril 1921.\nEn tout état de cause, chaque pli ou colis por-\ntera visiblement sur l'enveloppe ou l'emballage\nextérieurs l'inscription : <K Concours Urbanisation\nMolenbeek » et l'adresse : Cabinet du Bourgmestre,\nMaison communale de Molenbeek-Saint-Jean-Bru-\nxelles.\nArt. 5. Sur présentation du titre de dépôt ou\nd'expédition et en échange de la quittance de ver-\nsement, la somme de 100 francs (Article premier)\nsera remboursée au mandataire du ou des intéres-\nsés par le comptable de l'Union des villes, au siège\nde 1 Union, 3lbis, rue de la Régence, à Bruxelles,\ntous les jours ouvrables, de 9 heures à midi et de\n2 à 6 heures, sauf le samedi après-midi.\nLes versements non réclamés à l'expiration du\ndélai de retrait des projets (Art. 1 7) resteront\nacquis à la commune de Molenbeek-Saint-Jean.\nArt. 6. Le jury est composé de la manière\nsuivante :\nMM. Mettewie, bourgmestre, représentant la\ncommune de Molenbeek-Saint-Jean;\nRampelberg, échevin des Travaux publics, re-\nprésentant la commune de Molenbeek-Saint-Jean;\nBaeck, conseiller communal, représentant la com-\nmune de Molenbeek-Saint-Jean;\nMalis , conseiller communal, représentant la com-\nmune de Molenbeek-Saint-Jean;\nEveraert, conseiller communal, représentant la\ncommune de Molenbeek-Saint-Jean;\nPrévost, ingénieur, représentant la province de\nBrabant et la commune de Molenbeek-Saint-Jean;\nMacquet, ingénieur en chef, directeur des Ponts\net Chaussées pour la province de Brabant, repré-\nsentant le service des Ponts et Chaussées au Minis-\ntère des Travaux publics;\nCrick, ingénieur du Service de 1 exploitation des\nchemins de fer de l'Etat, à Bruxelles (Midi) ;\nVinck, sénateur, directeur de l'Union des villes,\nreprésentant l'Union des villes et communes belges;\nVan der Swaelmen, architecte-paysagiste urbaniste,\ndirecteur du département technique de l'Union des\nvilles, représentant l'Union des villes et communes\nbelges;\nBrunfaut, architecte, président de l'Académie\nroyale de Belgique, membre de la Commission\nroyale des monuments et des sites;\nRaph. Verwilghen, ingénieur-urbaniste, directeur\nau Ministère des Affaires économiques Office\ndes régions dévastées, représentant la Société des\nurbanistes belges;\nVan Ysendyck, architecte, représentant la So-\nciété centrale d'architecture de Belgique.\nArt. 7. Le jugement du concours sera rendu\ndans les deux mois suivant le dépôt des projets.\nArt. 8. Le résultat sera immédiatement porté\nà la connaissance des auteurs de projets primés ou\nrecommandés pour acquisition et communiqué à la\npresse.\nArt. 9. Le jury fournira un rapport critique\nsuccinct motivant ses décisions. Les concurrents\npourront prendre connaissance de ce rapport à\nl'Union des villes.\nArt. 10. Tout projet s'écartant des condi-\ntions du présent programme, aussi bien en ce qui\nconcerne les prescriptions relatives à la présenta-\ntion des dessins que sous le rapport des directives\ngénérales et des stipulations réglementaires sera\nexclu du concours.\nArt. 1 1. Les primes suivantes pourront être\noctroyées par le jury :\nUne première prime de 8,000 francs;\nUne deuxième prime de 5,000 francs;\nUne troisième prime de 3,000 francs;\nQuatre quatrièmes primes de 1,000 francs.\nSi aucun projet n'est de nature à pouvoir être\nrecommandé pour exécution, tout au moins dans\nsa conception générale, la première prime ne sera\npas octroyée.\nArt. 12. Une somme de 5,000 francs pourra\nen outre être conaacrée, par montants de mille\nfrancs, à l'achat de projets qui, sans mériter dans\nleur ensemble d'être classés, présenteraient, à l'avis"}, {"page_pdf": 30, "page_imprimee": "80", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192101-01.1.30", "debut_caractere": 31, "fin_caractere_exclue": 2587, "texte": "du jury, des solutions partielles dignes d être re-\ntenues.\nArt. 13. ; Les projets primés ou acquis reste-\nront ia propriété matérielle de la Commune, qui\naura tous droits d exécution, de modification, de\nreproduction et de publicité sur les dits projets.\n14* La conservation de la propriété\nartistique et intellectuelle de tous les projets pré-\nsentés au Concours reste garantie aux auteurs,\nainsi que le droit de reproduction et de publication.\nArt. 15. Si 1 ensemble ou des parties de pro-\njets primes ou acquis venaient a etre adoptés pour\nexécution, l'auteur pourrait être tenu, à la requête\nde îa Commune, de porter sa conception à un état\nde développement tel qu elle puisse être exécutable.\nLe délai d exécution de ce travail sera fixé de\ncommun accord de même que la rémunération à\nallouer de ce cher à 1 auteur en tenant compte de\n1 importance d'intervention qui sera requise de sa\npart et du barème d honoraires pour la rétribution\ndes plans d'urbanisation que l'Union des villes et\ncommunes belges et îa Société des urbanistes\nbelges se proposent de soumettre à la ratification\ndu gouvernement.\nLe cas échéant, si les capacités techniques et\nprofessionnelles des intéressés n étaient pas notoi-\nres, il pourra toujours leur être adjoint d'office un\ntechnicien spécialiste qualifié.\nEXPOSITION ET RETRAIT DES PROJETS\nPRESENTES\nArt. 16. Tous les projets présentés au Con-\ncours seront exposés publiquement dans un local\nui sera ultérieurement désigné et pendant un mois\nfilein, qui prendra cours dans le mois suivant la\ndate du jugement.\nArt. 17. Après la clôture de l'exposition, les\nprojets non primés pourront être retirés par leurs\nauteurs ou leur délégué, aux endroits, jours et\nheures qui leur seront désignés en temps utile. Les\nprojets seront restitués en échange du titre remis\naux intéresses lors du depol ou de 1 expédition d«\nleurs projets. (Ari. 4.).\nLes projets non réclamés endéans les deux mois\nà dater de la clôture de 1 exposition seront considè-\nres comme définitivement abandonnés par leurs\nauteurs.\nAinsi rédigé par le département technique d«\n1 Union des villes et communes belges.\nLe directeur du département technique\nde ru. V. C. B. :\nL. VAN DER SWAELMEN.\nArrêté par la Commission du Concours d idées\npour 1 urbanisation du territoire de la commune ds\nMolenbeek-Saint-Jean situé à l'ouest du chemin d«\nfer de ceinture.\nLe président de la Commission :\nL. METTEWIE.\nApprouvé par le Conseil communal de Molen-\nbeek-Saint-Jean en sa séance du 20 août 1920.\nLe secrétaire communal : Le bourgmestre :\nA. VAN EYKEN. L. 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La remise des projets pourra avoir lieu à\npartir du 21 mars, de 10 h. à midi et de 14 à\n1 7 heures. 11 y aura exposition publique après la\ndécision du jury.\nCONCOURS DES PLANS D'AMENAGEMENT\nET D'EXTENSION DE LA VILLE DE LILLE\nUn de nos abonnés nous fait connaître les résul-\ntats du jugement qui eut lieu le 24 janvier :\nlre prime (30,000 francs). MM. Greber et\nCodonnier fils.\n2e prime (20,000 francs). MM. Se rive-\nLoyer, Bourdex et Franquet.\n3e prime (15,000 francs). MM. Delannoy et\nFavier. ,\n4e prime (10,000 francs). MM. Bonté et\nDelebarre.\nEn seconde section (Etude d'un point particu-\nlier), une seule prime a été décernée (3,000 fr.) :\nM. 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For*. Bodttn, artichtecte (Bruxelles) ; André de Ridder Publicités\n( Anvers) ; Haib. Hotte, architecte ( Bruges) ; Raymond Moeaaert, architecte\n(Bruxelles) ;L. Tan der Swaelmen, architecte-paysagiste (Bruxelles). MM. T*>\nMer, homme de lettres (Bruxeles) ; Rapk, Vsrwilfh—. ingénieur UrbaaisSs\n(Bruxelles), Secrétaire de la Rédaction.\nL* RAdsctsacs et Çolkbaratwn tout assis mponeklw ds {suas sHislsSi Il ssn isiéi\nsompt* dsas « k Cita >ds tout ouvrey» dost ds«a «naphins sstssl sessjlfc àls Ksms\nPour la rédaction, l'administration et les demandes d'abeaaemsat» s'adruasss au lifi de\nla Revue : 10, Place Loix, St-Gilles-Bruxelles*.\nPour la vente au numéro, s'adresser exclusivement aux lilisiias Dépôt pnaetpsri »\nLibrairie Lamertin, 58-62, Coudenberg, Bruxelles,\nABONNEMENT : 10 fr.; Etranger, 12 fsancs; le ausséra. U»\nLes abonnements peuvent se prendre sa versant la somma de 10 francs m «redit ét\nCompte-chèques-postaux : a* 16621 (Revue : La Cité).\n\nMONOBLOC\n176, chsée de Boondael « Bruxelles\n&rz:\n*\nu\nu\nj*\\\n%!|.y Hourdis creux sans coffrages\nMaisons ouvrières et rurales\n<\nen agglomérés poreux et ea briques\n6M»\nUSINES\nBéton armé de tous systèmes\n- +*\n||»H\n• v;#"}, {"page_pdf": 3, "page_imprimee": "53", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192101-01.1.3", "texte": "LA CïTÉ. - IIe Année.\nN° 3. JANVIER 1921\n\nREGARDS EN ARRIÈRE\nET EN AVANT\n\nElle est, pour ainsi dire, devenue un proverbe, cette phrase de Victor\nHugo que chacun va répétant et qu'on semble considérer comme article de\nfoi duquel il serait malséant de discuter : « Ceci tuera cela ». Peut-être s est-\non un peu hypnotisé sur 1 aphorisme et nous croyons qu il pourrait n être\npis inutile d en raisonner le sens.\nL'imprimerie a-t-elle tué, tue-t-elle ou tuera-t-elle l'architecture? Je ne\nsuis pas prophète et ne veux me livrer à aucune prédiction mais seulement\nconstater des faits. Or, un fait domine 1 histoire de toutes les architectures :\nChacune d'elles est née d'un système de structure et j'ai déjà souvent répété\nen empruntant le langage des mathématiciens : qu « un système de structure\nnouveau est la condition nécessaire et suffisante de 1 éclosion d une architec-\nture nouvelle. L Histoire nous montre que cela fut toujours et la raison nous\ndit que cela doit continuer d'être ainsi. Après ceux de l'Egypte, de la Grèce,\nde Rome et de Byzance, le système de structure qui s'établit à la fin du\nXIIe siècle enfanta la dernière en date des architectures. Celle-ci, épuisée,\nvenait de s'éteindre au moment que naquit l'imprimerie, et si l'on veut char-\nger d'un crime la conscience de cette dernière, dès son premier jour, il faut\nadmettre qu'elle n'assassina qu'un cadavre, ce qui proprement ne changea\nrien à rien. Mais, dira-t-on, l'architecture de la Renaissance, l'architecture\nLouis XIV, Louis XV, Louis XVI, Empire, Restauration, lIP Empire et enfin\nModern-style? Ouf! que d'architectures!!! De la plus haute antiquité à la\nRenaissance nous en comptons cinq se partageant une période de quelque six\nmille ans; puis dans ces quatre derniers siècles, il suffit que le trône de\nFrance change de titulaire pour qu une architecture toute neuve remplace\nimmédiatement celle de la veille. Comment se peut expliquer ce curieux phéno-\nmène? Très simplement. Il n'y a pas eu du tout d architecture depuis la\nRenaissance, et voilà tout.\nLe mot architecture, justement défini, l'art de bâtir, ne s applique qu à\nune construction faite avec art, c'est-à-dire en perfection selon les modalités"}, {"page_pdf": 4, "page_imprimee": "54", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192101-01.1.4", "texte": "LA CITE\nJANVIER 1921\n\nd'un système de structure. Depuis ia Renaissance on a construit sans s}/stème\nde structure déterminé et d'une façon qui s'est éloignée chaque jour davantage\nde la perfection, ne cherchant celle-ci que dans l'apparence décorative indé-\npendante de la structure. Il est donc bien clair que cette manière de concevoir\net d'exécuter les bâtiments est tout à fait en dehors de ce qu'on peut appeler\nune architecture. Ces errements nous conduisirent même à l'oubli des tech-\nniques dans tous les métiers et à un degré prodigieux de barbarie dans l'in-\ndustrie du bâtiment. L'effondrement était si complet qu'il paraissait devoir\nêtre définitif au moment qu'apparut Viollet le Duc, qui, d'un effort surhumain,\nexhuma pour ainsi dire tout l'art du moyen âge et fit saisir à l'élite de ses\ncontemporains, nés dans un temps privé d'art, ce qu'avait été cette architecture\ndans le temps heureux qui la posséda. De là vint un engouement, très justifié,\npour les merveilles, qu'on recommençait à comprendre, du plus admirable\ndes arts mais que la sottise, qui ne perd jamais ses droits, poussa bientôt\njusqu au désir stupide de l'imitation.\nOn fit du néo-gothique non moins inepte que tous les autres néos; puis\non accusa, inintelligence ou malveillance..., Viollet le Duc lui-même d'avoir\nvoulu cela!\nLui, cependant, au contraire, ayant bien senti que l'œuvre formidable\nqu il venait d'accomplir n'était pas un but mais seulement un puissant moyen\nd'éducation et de rééducation professionnelles, cherchait à en tirer des indica-\ntions en vue d élaborations nouvelles, ainsi qu'en témoignent ses « Entre-\ntiens ». Les tenants du pastichage gréco-romain desquels Viollet le Duc avait\nlait lumineusement apparaître la sombre ignorance, lui en tenait rancune,\ncomme il est humain, et, habitués à s'entendre reprocher la castration de\nleur imagination, ils voulurent entraîner avec eux dans cette réprobation celui\nqu ils haïssaient, et d aucuns aujourd'hui encore considèrent que Viollet le\nDuc a failli en ne créant pas d un coup de baguette magique un art nouveau.\nOn doit lui savoir gré d'avoir entrevu des possibilités, ébauché des recherches\ndans la voie de l'avenir en supputant le parti qu'on pourrait tirer du fer dans\nla construction. Il préparait ainsi directement le terrain aux études si curieuses\net trop peu connues du fait qu'elles sont malheureusement restées sur le papier,\nde Hector Horeau, dont l'esprit embrassa toutes les applications du fer et\ntoutes les possibilités d'expression susceptibles d'en découler.\nMais, nous le répétions tout à l'heure, une architecture ne naît que d'un\nsystème de structure nouveau. L'emploi du fer n'a jamais pu fournir un\nsystème de structure complet et c'est pourquoi ni Violllet le Duc, ni Horeau,\nni personne, n'en put tirer l'embryon viable d'une architecture nouvelle.\n11 était réservé à de Baudot de dégager de l'union du fer et du mortier de\nciment un système véritable dont les promesses d'avenir ouvrent, à ceux qui\nsavent voir, des horizons nouveaux immenses et splendires.\nGrâce aux travaux de de Baudot, qui sont eux-mêmes la suite logique\nde ceux de Viollet le Duc, nous avons maintenant en nos mains cette condi-"}, {"page_pdf": 5, "page_imprimee": "55", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192101-01.1.5", "texte": "LA CITÉ\nJANVIER 1921\n\ntion nécessaire et suffisante à l'éclosion d'un art. Son nom marque dans\nl'histoire de l'architecture le point de départ d'une ère nouvelle. Comme tous\nles grands novateurs, de Baudot eut pour lui l'ardente admiration de quelques-\nuns, fort rares, qui le comprirent, et contre lui l'obstruction et la haine des\nlégions innombrables de ceux qui ne surent ou voulurent le comprendre. Si un\npouvoir fort l'avait soutenu réellement et lui avait confié de nombreux et\nimportants travaux, bien des étapes, qu'il faudra péniblement et lentement\ncouvrir, auraient été franchies d'un coup. Il n'en fut malheureusement pas\nainsi et il faudra attendre le temps où la petite minorité de ses disciples sera\ndevenue majorité pour que la marche rapide vers les progrès féconds nous\nremette enfin en possession d'une architecture dont l'évolution progressive\nau cours de quelques siècles futurs produira une nouvelle série d oeuvres\nbâties dont la magnificence et 1 ampleur ne laissent, à ceux qui les peuvent\nentrevoir, aucun regret des âges révolus.\nDu petit nombre de constructions qu'il eut l'occasion de réaliser après\navoir complètement établi le système de structure nouveau, il en est une qui\nrésume, condense, schématise les principes et la doctrine de de Baudot :\n1 église Saint-Jean de Montmartre, qui est en fait, sinon en droit, dès mainte-\nnant et au premier chef, un monument historique.\nA côté de son œuvre bâti, de Baudot a laissé un œuvre dessiné extrê-\nmement important dont j'ai cherché à montrer une partie au dernier Salon de\nla Société Nationale des Beaux-Arts, puis ces dessins sont allés rejoindre les\nautres dans un carton qui ressemble fort à un tombeau.\nIl n'y a pas d'architecture sans poursuite des efforts de génération en\ngénération dans une même voie bien déterminée; il n'y a pas d'architectes\ndignes de ce nom qui ne soient les continuateurs de l'œuvre de leurs aînés;\nil n'y a pas d'art sans tradition. Viollet le Duc et l'école des monuments\nhistoriques ont renoué la tradition en rattachant notre époque au moyen âge\ndont nous avons tiré les principes permanents et les directives générales\nd'évolution. Les curieux essais d'un Horeau, les recherches concluantes d'un\nde Baudot en sont les conséquences, la seule voie d'avenir est leur persévé-\nrante continuation, mais pour les continuer faut-il au moins les connaître et\ncomment les connaître si elles sont à jamais enfermées en d'inaccessibles car-\ntons? Jadis les artistes architectes construisaient et nous laissaient des œuvres\nédifiées visibles pour tous pendant des siècles; aujourd'hui que beaucoup de\nceux qui contruisent ne sont pas des artistes, ceux qui le sont se voient trop\nsouvent réduits à confier au seul papier les conceptions de leur génie. C'est un\nfait regrettable, sans doute, et dont on doit souhaiter la modification, mais\nce n'est pas une raison pour que ceux qui veulent continuer à chercher ne\npuissent profiter des enseignements contenus dans les œuvres dessinées de\nleurs prédécesseurs. Aussi conviendrait-il de mettre celles-ci, qui sont les véri-\ntables auteurs, les véritables classiques, à leur portée. Pourquoi, comme nous\navons des Musées de peinture, de sculpture et de bien d'autres choses, n'au-\nrions-nous pas un Musée d'architecture, et pourquoi, puisque nous avons"}, {"page_pdf": 6, "page_imprimee": "56", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192101-01.1.6", "texte": "LA CITE\nJANVIER 1921\n\naujourd'hui des procédés excellents de reproduction en noir et en couleurs,\nn'éditerait-on pas ces classiques de l'architecture pour permettre à chacun de\nles avoir sous la main dans la bibliothèque et d'y puiser au moment voulu des\nenseignements précieux? Non, l'imprimerie ne doit pas tuer l'architecture,\nelle doit ia servir comme elle sert la pensée sous ses autres formes. Ce qui\nimporte est de lui donner à diffuser les choses bonnes et utiles plutôt que celles\nmauvaises et nuisibles.\n\nP. VORIN.\n\nLE BARÊME DES HONORAIRES\nDE L'URBANISTE\n\nDans une étude préparatoire concernant la détermination des honoraires\npour les devoirs relatifs à la construction des habitations dites «à bon marché»\nla « Société Nationale des Habitations et Logements à bon marché » après\navoir excellemment défendu la thèse « qu'il peut se trouver des spécialistes\nhabiles à tracer des plans d'ensemble et qui n'exécuteraient pas les ccn*\nstructions » et que « ce travail de plan d'ensemble nécessite d'ailleurs des\nconnaissances spéciale; et demande des préparations, études et dessins qui ne\nsont pas compris dans le barême normal des honoraires de l'architecte », la\n« Société Nationale », conclut en ces termes :\n» Ncus ne faisons pas encore de proposition concernant un barême\nd'honoraires pour la création des plans d'ensemble.\n» Nous demandons des documents, références, exemples ou suggestions\nde façon à nous aider dans l'étude que nous entreprenons concernant cet\nobjet ».\nLe barême que nous proposons ici, est le fruit de l'expérience de\nlongues années dans l'aménagement des vastes espaces en surface et peur l'élaborer\nnous avons été conduits par deux préoccupations essentielles : d'une part assurer\nau ministère de l'Urbaniste une rénumération qui soit de nature à encourager\nla spécialisation, si souhaitable, de la profession ,•\nd'autre part ne point charger d'une manière appréciable le terme d'aboutis-\nsement de l'urbanisation d'un territoire : l'habitation.\nNous appelons de tous nos vœux la discussion de ce Barême par tous\nceux qui portent intérêt à la question.\nCette discussion nous fournira l'occasion de nous référer, à titre compa-\nratif, à des tarifs en usage à l'étranger et d'en raisonner les avantages et\ninconvénients en fonction des contingences nationales en Belgique.\nLa Cité recevra avec reconnaissance toutes les observations ou suggestions\nauxquelles le Barême donnerait lieu."}, {"page_pdf": 7, "page_imprimee": "57", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192101-01.1.7", "texte": "LÀ CîTÉ\nJANVIER 1921\n\nBarême I\nrelatif aux projets d'ensemble d'Urbanisation\nLe projet d'ensemble d'urbanisation comprend :\n— pour fa classe A applicable aux VILLES ■\n1. Le plan d'ensemble, à l'échelle de 1 à 10.000, 5.000, 2.500 ou 1.250\nselon le cas, déterminant les grands troncs du tracé sanitaire, la « toile\nd'araignée » de la grande voirie et les moyens de transport, la distribution\ngénérale des espaces libres et les conceptions particulières du projet, telles\nque les édifices publics ou semi-publics, ensembles civiques importants, etc.\n2. Une expédition du même, figurant la distribution générale des quartiers.\n3. Le plan d'ensemble à l'échelle de 1 à 1.250 <ou à telle autre échelle\nqui soit jugée plus adéquate, le cas échéant) portant en outre la voirie secon-\ndaire, les blocs construits et les alignements à front de rue, mais sans détails\nni lotissement.\n4. Les profils en travers schématiques des différents types d'artères\nproposés.\n5. Un mémoire descriptif sommaire.\n— pour la classe B applicable aux VILLAGES :\nles documents spécifiés 1, 3, 4 et 5 pour la classe A.\n— pour la classe C applicable à l'organisation d'ensemble d'une REGION.\nles documents spécifiés 3, 2, 4 et 5 pour la classe A.\nBarême II\nrelatif aux projets d'ensemble d'aménagement de « Cités »\nou de complexes d'habitations\nA. Projet.\nLe projet comprend :\n1. Le plan d'ensemble <1> à l'échelle de l à 1250, 1000 ou 500 <ou à\ntoute autre échelle qui sera jugée plus adéquate le cas échéant) déterminant le\ntracé sanitaire (évacuations et distributions), le réseau de la voirie primaire e/\nsecondaire, les moyens de transport, la distribution et ïaménagement des\nespaces libres <2), l'emplacement des édifices publics ou semi=publics de toute\n\n(1) Si la mission dont l'urbaniste est chargé comporte: 1\" un projet d'ensemble d'urbanisatio»\ns'étendant à tout ou partie du territoire urbain ou communal, pour lequel est applicable le Barême I\net 2° un projet de détail pour l'aménagement d'une portion seulement de ce territoire et auquel\nest applicable le Barême II on portera en compte en supplément pour cette portion la différence\nentre l'application du Barême I et du Barême II à la superficie en cause.\n(2) La rémunération de l'étude spéciale de l'aménagement des espaces libres, confiée ou non à\nun architecte-paysagiste distinct, est calculée en fonction de la surface effectivement couverte par\nces espaces libres. On déduit dans ce cas cette surface de la superficie totale pour le calcul des\nhonoraires affectés à la rémunération du plan d'ensemble. Le minimum applicable est l'honoraire\nprévu pour un hectare avec cette restriction que le montant de la rémunération affectée à l'élabo«\nration du projet des espaces libres ne peut jamais excéder le tiers du montant total des honoraires.\nLorsque les terrains faisant l'objet de l'aménagement ne sont pas d'un seul tenant, les hono-\nraires sont toujours calculés séparément pour chaque siège."}, {"page_pdf": 8, "page_imprimee": "58", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192101-01.1.8", "texte": "LA CITE\nJANVIER 1921\n\nnature et toutes les conceptions particulières du projet, telles que les ensembles\nciviques et autres, ainsi que fous les détails relatifs au lotissement et aux aligne-\nments tant a front de rue que sur cours ou jardins.\n2. Les profils en travers des différents types d'artères proposés.\n3. Un mémoire descriptif sommaire.\n4* Une estimation globale du coût de l'aménagement général.\nCharge par Pour\" Ul.ie\nHabitation\nau taux de (à raison de\n30 à m. 4 1/2 h. p <r\nH Frs Fr« ménagé) : de\nr rrs. habitants\nLes 3 premiers H. à 1200 francs soit pour IH. 1200 40.— 135\n2H. 2400 270\n3H. 3600 405\nLes 2 suivants à 1900 » » 4H. 4600 38.33 540\nSH. 5600 37.33 675\nLes 4 suivants à 900 » » 6H. 6500 36.11 810\n7H. 7400 35.24 945\nBH. 8300 34.58 1080\n9H. 9200 33.07 1215\nLes 6 suivants à 800 » » 10 H. 10000 33.33 1350\n11 H. 10800 32.24 1485\n12 H. 11600 32.22 1620\n13 H. 12400 31.80 1755\n14 H. 13200 31.42 1890\n15 H. 14000 31.11 1925\nLes 10 suivants à 600 » » 25 H. 20000 26.66 3275\nLes suivants à 500 » » 50 H. 32500 21.66 6750\nB. Exécution\nL'exécution implique :\n1. La confection de tous les dessins et détails pour exécution : plans,\ncoupes, profils en long et en travers, etc.\n2. La rédaction des cahiers des charges.\n3. Les spécifications de toute nature : métrés relatifs à tous genres de\ntravaux, listes et dénombrements de plantes, etc., etc.\n4. La direction des travaux à l'exclusion de la surveillance journalière.\n5. La vérification des mémoires."}, {"page_pdf": 9, "page_imprimee": "59", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192101-01.1.9", "texte": "Barème I. = Classes A: Villes\nB : Villages\nMnjjinnnu m I ■njmwHnun.HjiiiJTMii ■■■WIIIIIIIIHIIUII iiwn nuimwjiw ■ i—)i m m nm—jn—m mm HiipwraMtiiHHMMiiiiin mmi n inr 1\"™ ' ■ ««■■■ .■■■. I ——p. mm mu -Trr-rnin—iwii,ii ■iimiwii i pimwm i 111 IMI.JII mi i wrmr lIWMWHIIIBI min IPHMHI m\nu jusqu'à ! de 2 de 5 I de 8 de 12 jde 16 de 20 de lsj de 30 jde 40 jde 50 de 60 ide 70 de 80 de 90 au delà\n\\ 2H.|às H. àBH.j à 12 H.j à16H.|à20H.à25H.à30H.!à40 H. I à 50 H. ! à 60 H. à 70H. jàBOH. | à 90H. à 100 H. de l'H.\no N. B. Les superficies doivent toujours être mesurées au grand carré.\nA 1200 1800 2400 3000 3600 4200 4800 5400 6000 7000 8000 9000 10.000 11.000 12.000 100 fr.\nB 1200 1700 2000 2200 2300 2400 2500 2600 2800 3000 3200 3400 3600 3800 4000 20 fr.\nWWTIIII iiimm IWniii HNMBMMNI wmamamaammwmutca nnsenaninHiaMn» snaamaHM wnawainiml m m imup«gaiM»»CTmiii»iiiiwi i imniwMmi»—»M»M—JWUIJM HWBWIIIIW whm «» in «m» Ilm» «wtwmwwH\nNous donnons en dessous à titre de base d'appréciation du Barême la CHARGE PAR HABITATION\ncalculée pour j j habitations à l'hectare (densité optima j \"\nA 40-20 20=15 etc. 4 3,33\nB 60=30 28=17 1,32 1\n\nBarême I. = Classe C : Régions\nJ-1 w-IJLBJJL\"IYF^IWN.IIL»yjiL^JPI'''^in|j>IIYHPWT#ii]^TIFF^WNI]WTIIIITTNIRI'-iiij<<iiii\"l| >ni ■ WHPIN'H lIIIIIDIH mm mm im MINIMUM mu iiiiiiiijiiiiiiiiijiiwiiniiMi niiiiii m m ll> 111 ' \"\"!\" ■■■■\"\"■\"\"H1\" \" i 1 ■ 1 -7 1...,\nC JioOHj 200 H. j 300 H. 400 H. 500 H. 600 H. 700 H. 800 H. 900 H. 1000 M. 2000 H 13000 H. 4000 H. 5000 H. S 6000 H.| 7000 H.\nFr. 1500 2000 2400 2700 2900 3000 3100 3200 3300 3400 4300 5100 5800 T 6400 6900 7300\nSoit l'Hect. à sfr. 4fr. 3fr. 2 fr. 1 fr. 1 fr. 1 fr. 1 fr. 1 fr. 0,90 fr. 0,80 fr. 0,70 fr. 0,60 fr. 0,50 fr. 0,40 fr.\nau delà de 100 H. 200 H. 300 H. 400 H. 500 H. 600 H. 700 H. 800 H. 900 H. 1000 H. 2000 H. 3000 H. 4000 H. 5000 H. 6000 H.\n8000 H. 9000 H, 10.000 20.000 30.000 40.000 50.000 60.000 70.000 80.000 Au delà l'Hect.\nT 7600 1 7800 1 8000 9500 10.500 11.000 11.400 11.700 11.900 12.000\nSoit l'H. à 0,30 fr. 0,25 fr. 0,20 fr. 0,15 fr, 0,10 fr. 0,05 fr. 0,04 fr. 0,03 fr. 0,02 fr. 0,01 fr. à 0.15 fr.\nau delà de 7000 H. 8000 H. 9000 H. 10.000» 20.000 H 30.000 H 40.000 H 50.000 H 60.000 H 70.000 H\nWMIWIIIWMNIIIIIIIIWIIIIN—I»II I WIMWI ■WIMBINRWÎIRTIÏÏ WIIHIIMINIWII F mit» WIMWWIIII IHTHITW ■MMP mmmnmà 111 <I—IIHIIIIH—IMIIIIIIWMPIIIUIAW I»IMTTRINMRRR~\"TRM^—IM~ ~TIR'-TNIR'LRT\"TI'RT--)IIII-|L| w n YNI RMN I I I NMIN#, UMN > WMIUHHIHIIHUWPWB"}, {"page_pdf": 10, "page_imprimee": "60", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192101-01.1.10", "texte": "LA CITE\nJANVIER 1921\n\nBarême fractionné <î>\nDessins d'exécution\net cahier des char-\nImport ges, spécifications Direction\ndes travaux et vérification des\nmémoires (minim. 400 fr.)\n(minim. 600 fr.)\nJusqu'à 20.000 fr. 3 p. c. 2 p. c\nles 80,000 fr. suivants\n<soit jusque 100.000 fr.) 2,40 p. c. 1,60 p. c.\nles 150.000 fr. suivants\n<soit jusque 250.000 fr.) 1,80 p. c. 1,20 p. c.\nles 250.000 fr. suivants\n<soit jusque 500,000 fr.) 1,35 p. c. 0,90 p. c.\nles 500 000 fr. suivants\nsoit jusque 1.000.000 fr.) 1,05 p. c. 0,70 p. c.\nLorsque la nature du terrain nécessite des précautions spéciales ou est\naccidentée au point de requérir des études considérables pour l'établissement\ndes dessins d'exécution et la rédaction du cahier des charges, le pourcentage\nafférent à ces devoirs sera majoré en proportion des difficultés à un taux à\nconvenir le cas échéant.\nBarême III pour la Construction\nd'Habitations dites « à bon marché »\nL'étude à laquelle il est fait allusion cUdessus de la « Société Nationale\ndes Habitations à bon marché » avait le très grand mérite de poser et pour\nla première fois, — un principe différentiel excellent, à savoir :\nla distinction entre « Type » et « Variante ».\nOn entend par « Type » toute conception distincte dans son ensemble\nou dans ses parties essentielles, soit quant au plan, soit quant à l'élévation, soit\nquant aux deux à la fois.\nOn entend par « Variante » toute adaptation d'un type nécessitant des\ndessins et des détails d'exécution modifiant le type dans certaines parties\ntantes et exigeant des modifications correspondantes au cahier des charges.\nLe défaut, si l'on peut dire, de la préposition de la « Société Nationale »\nrésidait dans une application trop compliquée du Barême fractionné.\nNous fondant, comme elle, sur le Barême de la Fédération Belge des\nSociétés d'Architectes pour les travaux d'architecture de la première catégorie,\nnous proposons l'application pure et simple de ce barême fractionné aux distinc-\ntions cUdessus ainsi qu'il suit (nous nous bornons à proposer ici des faux de base,-\nlaissant pour le moment de côté la question des modalités d'application que la\nmatière comporte) :\n\n(î> Lorsque l'urbaniste s'adjoint un ou des spécialistes, tous les intéressés sont rémunérés\nd'après le barême ci-dessus au prorata du coût des travaux dépendant de leur spécialité."}, {"page_pdf": 11, "page_imprimee": "61", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192101-01.1.11", "texte": "LA CITÉ\nJANVIER 1921\n\nA. Jusqu'à douze habitations, application intégrale du Barême de la\nFédération des Sociétés d'Architectes pour la première classe de travaux.\nB. Au délà des douzes premières habitations :\n1. Par « Type » distinct d'habitation :\nPour la première de ce type l'honoraire plein : 5 p. c.\nPour toutes les suivantes identiques ou ne comportant que de menues\nvariations : 2,70 p. c. < Direction, détails d'exécution, vérification\ndes mémoires. >\n2. Pour toute première « Variante » à un type : 3,10 p. c. {Détails d'exécu^\ncution, cahiers des charges, direction, vérification des mémoires.)\nPour toutes les habitations suivantes identiques à cette variante : 2,70 p. c.\nCe tarif est établi dans l'hypothèse d'une entreprise générale.\nDans le cas où par suite d'autres modes d'exécution, l'architecte serait\nchargé de l'établissement de bordereaux de commandes, il lui sera alloué une\nrétribution supplémentaire de 0,30 p. c. sur le montant de celles-ci.\nConditions générales\ncommunes aux Barêmes I, II et III\nLes levés de terrain et les relevés ainsi que les sondages et autres\nopérations ou devoirs exceptionnels nécessaires pour l'étude des projets\nd'aménagement, sont toujours exécutés aux frais du propriétaire.\nIl en est de même de Tâchât ou de la copie des plans topographiques,\ncadastraux ou autres et de tous documents nécessaires pour le même objet.\nLes plans et documents constituant les projets sont fournis en une seule\nexpédition.\nChaque expédition supplémentaire sera rénumérée par une somme qui ne\npourra excéder le double du prix moyen réclamé par les industriels repro-\nducteurs de plans ou par les bureaux de travaux dactylographiques.\nFrais de déplacement\nle domicile de l'architecte, les frais de voyage en lre classe sur les\nchemins de fer, tramways et bateaux ou par axe sont remboursés au prix coûtant.\nIl est alloué une indemnité de séjour de 30 franes par 6O francs\npar journée et 100 francs par 21 heures.\nDressé pour la Société des Urbanistes Belges par\nL. VAN DER SwAELMEN,\nDirecteur du Département technique de l'Union des Villes"}, {"page_pdf": 12, "page_imprimee": "62", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192101-01.1.12", "texte": "LÀ CITE\nJANVIER 1921\n\nApplication du BAREME III au cas de 250 Habitations pour la CONS-\nTRUCTION D'HABITATIONS A BON MARCHÉ. ― Comparaison\navec les bases du BAREME ANGLAIS OFFICIEL.\nLE BARÊME ANGLAIS supposerait au BARÊME BELGE OBSERVATIONS\nà 5 p. a pour les 12 pre- <l>\nmières maisons 12 types distincts payables à équivalence\n5 p. c.\n60 variantes soit l\nà 2 1/2 p. c. pour les 60 <l> î payables\nmaisons suivantevS 5 variantes par \\ à 3,10 °/0 : barême belge en ap-\nfypç f parence légèrement\nsupérieur,mais il exi-\nge c/es variantes, ce\n<l> que l'anglais ne fait\nà 1 1/2 p. c pour les 178 une dizaine de reproductions pas.\nmaisens suivantes identiques par variante\nou une quinzaine dito dito\npar type payables à 2,70°/0 ; sensiblement plus éle*\nDans l'application rigou* Le barême belge offre au corr car Pour jes vastes\nreuse le Barême anglais traire une certaine prime à ensembles {dont vrai*\nest une prime àla mono5' la variété, dont, d'autre* semblablementenDel-\ntonie, l'architecte ayant part, la tendance à l'excès exécution trai-\nintérêt à réduire le plus sera automatiquement con~ nera sur plusieurs\npossible le nombre de trecarrée dans la recherche années) .e oareme\ntypes :le barême est ri* de l'économie par la stan~ anglais ne paierait\ngide. dardisation, Pas,\n(!) Proportion qui, en moyenne, paraît convenable au point de vue esthétique\n\nL. V. D. S."}, {"page_pdf": 13, "page_imprimee": "63", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192101-01.1.13", "texte": "LA CITÉ\nJANVIER 1921\n\nL'URBANISME EN FRANCE\nDU XVIIe SIÈCLE A NOS JOURS\nRÉSUMÉ HISTORIQUE\n\n*\nLe XVII siècle. Le XVIIe siècle, quand il s'est appliqué à l'art des\nvilles, a été dirigé par deux pensées qui dominaient les esprits depuis la\nRenaissance : l'idéal classique et l'idéal monarchique.\nDescartes proclame la supériorité des villes conçues et réalisées par\nun cerveau unique. Le besoin de clarté et d'ordonnance, l'établissement de\npians conformes aux exigences logiques de l'esprit sans égard pour les con-\ntingences physiques et sans respect pour l'héritage du passé, s'accordent\navec la volonté monarchique de manifester et exalter la grandeur du prince.\nDes rues droites, ordonnées en damier ou en étoile et bordées d'édifices\naux façades semblables, des places régulières, des avenues précédées de\nportes monumentales se prêtent à la mise en valeur des résidences princières,\nà l'érection de statues royales, au déploiement des cortèges triomphaux.\nLes mêmes principes de logique et de faste président à la conception\ndes villes, des maisons des champs et des jardins.\nLa ville de Richelieu créée, pour le cardinal ministre, par l'architecte\nJacques Le Mercier, est l'expression d'une époque où l'on estime que « l'archi-\ntecture ne consiste pas en vains caprices et en imaginations fantasques, mais\nen solides raisonnements et en véritables démonstrations » (1). De grandes\nrues rectilignes coupées à angles droits, des habitations à peu près sembla-\nbles, de vastes places carrées, un château régulier et majestueux escorté d'un\nparterre au delà duquel s'étend une forêt percée de larges avenues aux per-\nspectives infinies, voilà la ville cartésienne. La ville de Versailles avec ses\nimmenses avenues rayonnant autour de la Place d'Armes qui précède le châ-\nteau. réalise un idéal semblable.\nAilleurs, l'esprit classique, entravé par toutes sortes de difficultés, et,\ntout d'abord, par les obstacles financiers, ne peut se manifester dans\nles villes anciennes dont il déplore la laideur et le désordre, que par des\ncorrections partielles, par des opérations exceptionnelles, au cœur des vieux\nquartiers, ou par la création de quartiers nouveaux. La ville est la juxtapo-\nsition complexe de pratiques et d'esthétiques contradictoires.\nLa Place Royale (Place des Vosges) donne à Paris, par la volonté de\nHenry IV, dès le début du XVIIe siècle une magnifique expression de l'esprit\n\n( ) Communication faite à la première conférence interalliée d'urbanisme, tenue\nà Pa ris, en juin 1919.\n(1) Félibien. « Entretiens >. Ed. de 1726, tome I, page 37."}, {"page_pdf": 14, "page_imprimee": "64", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192101-01.1.14", "texte": "LÀ CITE\nJANVIER 1921\n\nclassique, avec sa forme régulière encadrée de maisons à portiques aux\nfaçades conçues par une seule pensée. La statue de Louis XIII, la première\ndressée en France au centre d'une Place (2), s'y élève en 1639. La Place\ndes Victoires dessinée en 1685, par j. Hardouin Mansart, marque un aspect\nnouveau d'une même intention.\nLe lotissement de l'île Saint-Louis, le développement de la Ville Neuve\nautour de Notre-Dame de Bonne-Nouvelle, et, vers 1670, le tracé rayonnant\ndes avenues autour des Invalides, illustrent le besoin d'ordre. Il apparaît\ndans le plan d'aménagement et d'extension levé, pour le roi, en 1675, par\nles soins de Bullet et Blondel. La ville, nettement définie, ouverte par des\nentrées monumentales (Porte Saint-Denis, 1672; Porte Saint-Martin 1674)\ndoit s entourer d'une ceinture de promenades ombragées (ordonnance de\n1670). Les Tuileries, les Champs-Elysées naissants, le parc de Versailles,\nmontrent par leur « architecture verte » (3) la joie que donnent alors « les\nagréments réguliers d'une nature policée et décorative »(4).\nPar émulation, par courtisanerie, sous l'impulsion des intendants, un\ntravail analogue commence à s'ébaucher à travers la France. La statue du roi\ns élève sur les places d Arles, de Marseille, de Poitiers. Montpellier crée, en\n1689, le Peyrou où la statue de Louis XIV sera érigée en 1718, Dijon de\n1686 à 1692 sa Place d'Armes destinée à recevoir la statue de Louis XIV7\npar Le Hongre. A l'imitation du Cours-la-Reine (1616) des cours sont\nplantés à Marseille, à Aix, à Montauban, à Caen, etc. Dès le début du siècle,\non a commencé à planter le mail de Tours où, à partir de 1688, J. Hardouin\nMansart dirige l'érection d'une porte monumentale. A Tours, encore, à\nOrléans, à Reims, à Dijon on perce des rues régulières, droites et larges.\nLe XVIIIe siècle. —Au XVIIIe siècle, l'esprit classique continue à\ndominer, ses exigences même s'accentuent, mais des éléments qui, sans doute,\nn'avaient jamais été complètement absents, prennent une place plus impor-\ntante. Sous l'influence des philosophes et des économistes, le souci du bien\npublic s'affirme; les progrès des sciences et particulièrement de la chimie,\nrépandent la notion de l'hygiène; les centres provinciaux prennent un grand\ndéveloppement. L'activité, ainsi renouvelée, est intense surtout dans la\nseconde moitié du siècle.\nA Paris, les rues commencent à être dotées de trottoirs, on intensifie»\nleur éclairage, on fait disparaître les enseignes saillantes, la circulation est\naméliorée. Un grand effort s'accomplit pour multiplier les fontaines et, fait\nplus nouveau, pour les alimenter (premières pompes à feu, 1 781 ).\nLes cimetières intérieurs, des quartiers infects disparaissent. Dès le\ndébut du XVIIe siècle, le Pont Neuf avait eu des parapets libres et un arrêt\ndu Conseil d'Etat de 1638 avait défendu de bâtir de nouvelles maisons sur\n\n(2) La statue de Henry IV avait été dressée sur le Pont-Neuf en 1635.\n(3) Georges Scudery. « Alaric ».\n(4) Taine. « Histoire de la littérature anglaise ». Introduction."}, {"page_pdf": 15, "page_imprimee": "65", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192101-01.1.15", "texte": "LA CITÉ\nJANVIER 1921\n\nles ponts. Le XVIIIe siètle, par esprit de beauté, de sécurité et d'hygiène,\ndéblaie le Petit Pont (1718), le Pont Notre-Dame et le Pont au Change\n(1788), le Pont Marie (1789).\nCependant les Champs-Elysées, la Place Louis XV (Place de la Con-\ncorde), la rue Royale, le Pont Louis XVI (Pont de la Concorde) constituent,\navec les Tuileries, un ensemble unique au monde. De nouveaux quartiers se\ndessinent, spacieux, réguliers, dont les rues sont soumises, par une déclaration\nroyale de 1 783, à des exigences précises. Paris ne cesse de s'agrandir. Le\nPlan de Pierre-Louis Moreau destiné surtout à l'embellissement et au dégage-\nment des bords de la Seine, prévoit des travaux pour « procurer la libre\ncirculation de l'air et la salubrité ». Mais, hanté par une crainte tradition-\nnelle, le Gouvernement, qui poursuit, depuis des siècles, l'espoir chimérique\nde fixer les limites de Paris et d'enrayer son accroissement, dénonce îes dif-\nficultés d'approvisionnement et de police qu'entraîne une extension in définie\n(déclaration du roi, 1724).\nA travers les provinces se poursuit un travail immense. Des intendants\n(Tourny à Bordeaux, Etigny à Auch, Blossac à Poitiers, Orfeuil à Bourbonne,\nDucluzel à Tours, etc.) en ont souvent l'initiative et, plus dune fois, ils ont\nà lutter contre les populations qu'ils finissent par entraîner. De toute part,\nse construisent des édifices publics : hôtels de l'intendance, hôtels de ville,\nthéâtres, marchés, hôpitaux, et des maisons particulières alignées dans des\nrues régulièrement ordonnées. Des places royales s'ouvrent à Lyon (à partir\nde 1711), à Rouen, à Reims (1 765), à Bordeaux. Les promenades se multi-\nplient : allées à Bordeaux, à Luchon, mails ou boulevards substitués aux rem-\nparts détruits, à Orléans, Epernay, Amiens ou Beaune. A Orléans, et à Tours,\ndes ponts magnifiques se combinent avec de solennelles rues royales.\nRennes, à la suite de l'incendie de 1 723, se reconstruit d'une façon plus\nordonnée, Strasbourg adopte, en 1 765, un projet d'alignement des rues de\nl'architecte Blondel. Des plans d'alignement sont dressés, à Montpellier\nMâcon, Bourg. A Lyon, Perrache, à partir de 1771, crée un quartier en\nretardant le confluent de la Saône et du Rhône. A Nancy, le roi Stanislas,\npour unir la ville vieille et la ville neuve, crée, avec Héré et Jean Lamour, un\nadmirable ensemble décoratif.\nUn même esprit fastueux, parfois un peu guindé et froid mais noble et\nample, se manifeste à travers toute la France.\nLa Révolution. - La Révolution renouvelle la conception classique\nparce qu'elle lui donne une rigueur extrême, et surtout parce qu'elle y ajoute\nune idée de grandeur indéfinie. Elle attache aux monuments et aux ensem-\nbles une signification symbolique. Les grandes fêtes qu'elle décrète réclament\ndes espaces où se déployer.\nLa nationalisation des biens du clergé et la confiscation des biens des\némigrés déterminent la création ou l'extension d'innombrables aggloméra-\ntions rurales, des lotissements, bienfaisants au point de vue social et souvent\nconduits sans aucun ménagement au point de vue de Fart."}, {"page_pdf": 16, "page_imprimee": "66", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192101-01.1.16", "texte": "LA CITE\nJANVIER 1921\n\nC'est pour préparer la vente, dans Paris, des biens nationaux qu est\ndressé le fameux « plan des artistes » ( 1 793). Plan d'alignement et de\nlotissement, iî ne présente des vues d'ensemble que pour îa rive gauche.\nIl s applique surtout à améliorer la circulation par l'élargissement des voies\net leur classement en cinq catégories, à dégager les édifices publics par de\nlarges places d'où rayonneront de vastes avenues. Avec plus de hardiesse, il\ntraduit des idées traditionnelles et propose à l'époque contemporaine la\nréalisation de ce que le XVIIIe siècle avait désiré.\nNapoléon ler.Ier. Napoléon hérite de l'idéal classique, du sentiment, qu'il\nporte au suprême degré de la grandeur, du goût pour 1a traduction plastiqué\ndes symboles. A ces instincts se joignent, il convient de le faire remarquer,\nun génie réaliste, beaucoup de bon sens, un souci très vif de l'hygiène et\n1 amour du bien public. Il a la volonté et la capacité d'agir et imagine les\ncombinaisons financières susceptibles de favoriser les réalisations. En con-\ntradiction avec les craintes anciennes, il rêve un agrandissement indéfini de\nParis ; il applique, en même temps, son activité à tous les points du territoire,\nancien ou nouvellement conquis, de la France.\nA Paris, le dégagement des monuments et la création de places desti-\nnées à les mettre en valeur, îa conception de rues bordées de maisons aux\nfaçades semblables (rue de Rivoli), l'érection des monuments symboliques :\narc de triomphe, colonne, temple, sont le triomphe de 1 esprit systématique,\ntandis que la continuation des quais, le dégagement enfin achevé des ponts,\nla création du premier pont de fer (le pont des Arts, 181 1), la multiplica-\ntion des fontaines, l'adduction abondante des eaux, l'extension du réseau\ndes égouts, la conception, non réalisée, d'une promenade d'hiver couverte,\nindiquent le génie pratique.\nNapoléonville (Pontivy), Napoléon Vendée ( La Roche-sur-Yon),\ncréées pour des nécessités politiques et aménagées selon l'esprit classique\navec le souci de grouper les services publics, ont trahi les espoirs qu'elles\navaient suscités et témoignent que le génie ne peut rien quand il entreprend\nune œuvre sans le concours de la nature.\nLa première moitié du XIXe siècle. Le XIXe siècle a vu s accomplir\nle travail spontané le plus intense. La grande industrie, la révolution dans\nles forces motrices et les moyens de transport ont métamorphosé les villes\nanciennes, créé des agglomérations nouvelles. Les conditions de l'hygiène\npublique se sont transformées. En même temps, les révolutions politiques et\nsociales ont créé des organismes compliqués. La notion de ville a pris une\ncomplexité singulière.\nCette évolution brusquée s'est accomplie d'une façon anarchique au\nmilieu de l'indifférence ou de l'imprévision administratives. Sans doute, au\ncours du travail immense accompli, tout n'a pas été absolument désordonné.\nUne enquête citerait d'heureux aménagements, mais elle soulignerait, surtout,\nles constructions incohérentes, la circulation insuffisante, la disparition ou Id\nnon-aménagement des espaces libres, la multiplication des taudis."}, {"page_pdf": 17, "page_imprimee": "67", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192101-01.1.17", "texte": "LA CITÉ,\nJANVIER 1921\n\nPendant cette crise, un mouvement d'idées s'est manifesté, fécond pour\nl'avenir. D'une part, les Romantiques, avec Victor Hugo, ont opposé à l'esprit\nclassique le sens et le goût du pittoresque qui, dès le XVIIIe siècle, s'était\nmanifesté dans l'art des jardins (Hubert Robert à Versailles, Parc Mon-\nceau) ; ils ont exalté le respect du passé, déclaré la « guerre aux démolis-\nseurs », préparé la création du Comité des monuments historiques. D'autre\npart, les socialistes français, au milieu de vues hasardeuses ou contestables,\nont, les premiers en France, conçu l'idée de l'organisation totale des cités\naux fins de réaliser la beauté, l'utilité, le bien-être physique et moral du plus\ngrand nombre. Cabet, Pecqueur, Hippolyte Renaud, Krantz, François Vidal,\nle Dr Guépin, ont semé des idées généreuses et fécondes.\nL'Haussmanisme. Dès 1851, Baltard commençait, selon les idées\nd'Horeau, la construction des Halles centrales.\nSous le second empire, Haussmann a attaché son nom à une action\nsystématique dont Paris a été l'objet et qui a eu un retentissement\nuniversel.\nHaussmann « facilement séduit par l'harmonie des grands ensembles,\nravi par cette poésie de l'ordre et de l'équilibre qui nous émerveille au spec-\ntacle du firmament » s'impose, d'abord, à l'admiration par l'ampleur de ses\nconceptions, la volonté d'agir, la théorie, qu il a mise en lumière, des dépenses\nproductives. Les grandes percées qu'il a réalisées selon des plans systéma-\ntiques, lies places qu'il a organisés, l'éventrement des quartiers malsains, la\ncréation ou l'agrandissement de grandes réserves d'air périphériques ont\nfavorisé, de la façon la plus certaine, l'hygiène générale, la circulation, et\ndonné à Paris une physionomie adéquate au caractère de sa civilisation.\nCette œuvre, accomplie avec l'aide d'ingénieurs (Alphand, Belgrand),\nplutôt que d'architectes, s'est accompagnée d'erreurs regrettables. La super-\nstition de la ligne droite, les alignements et les nivellements implacables, la\ndestruction, quand ils faisaient dévier le cordeau, des monuments les plus\nrespectables, le caractère extérieur d'un art qui laissait subsister, derrière des\nfaçades imposantes, des cours sans air, derrière des belles rues, des quartiers\nmalsains, et qui favorisait le luxe de la bourgeoisie plus qu'il ne visait au\nbien-être général, tout cela s'est accentué chez les imitateurs d'Haussmann :\nc'est par ses pires côtés que l'haussmanisme a pesé sur nos contemporains.\nL'ère contemporaine. - L'haussmanisme est, désormais, périmé. L'ur-\nbanisme actuel, en France, s'appuie toujours sur les conceptions des grands\nadministrateurs, la valeur des architectes et la science des ingénieurs, mais\nil s'établit sur une base infiniment plus large. Il réclame le concours des\nhistoriens et des géographes, consulte les économistes, les sociologues et les\nhygiénistes et substitue aux querelles esthétiques passées au second plan, le\nsens, chaque jour plus compréhensif, d'une réalité chaque jour plus com-\nplexe. En présence du mal accompli et des dangers qui menacent l'avenir,\ndevant les problèmes immenses qui se posaient avant la guerre et dont la\nguerre a souligné l'acuité, en prévision des révolutions économiques, sociales,"}, {"page_pdf": 18, "page_imprimee": "68", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192101-01.1.18", "texte": "LA CITÉ\nJANVIER 1921\n\nscientifiques de demain, l'urbanisme invoque la logique, le respect de la\nnature et du passé; inspiré par l'idéal démocratique, il se propose de réaliser\nle plus grand bien pour le plus grand nombre.\nLe travail effectué est, sans doute, peu de chose auprès de l'œuvre à\naccomplir.\nLe problème de l'habitation populaire,mal résolu par les corons du Nord,\na provoqué, à Paris et dans les grandes villes, des groupes de maisons\nconstruits par les sociétés d'habitation à bon marché. Des cités-jardins ont\nété aménagées à Dourges, à Valentigney-Beaulieu, à Paris-jardins (Draveil).\nNos architectes, lauréats des concours internationaux, on pu travailler\nmême pour des villes françaises : Dunkerque a un plan dressé par Agache\n(1913), Bayonne un plan d'accroissement par Bouvard. Nancy, Lyon ont des\nplans d'extension; Cordonnier a ordonné la station balnéaire d Hardelot.\nLa disparition prochaine des fortifications de Paris a provoqué de\nremarquables études pour l'aménagement de la zone d espaces libres qui va\nêtre créée.\nLa guerre a fait surgir des cités improvisées qui ne disparaîtront pas\ntoutes; elle a provoqué de grands travaux dans nos ports, par exemple à\nRouen.\nLa reconstitution des régions libérées se prépare. Les plans élaborés pour\nReims, Clermont en Argonne, Tracy-le-Val, Albert, le concours\npour Chauny et sa région montrent l'esprit d'ordre vivant qui nous anime.\nCe mouvement s'appuie sur une législation nouvelle : loi Cornudet-Magny\nsur les plans de villes, loi sur l'expropriation par zones, loi sur les remembre-\nments parcellaires, loi relative au déclassement de l'enceinte fortifiée de Paris;\nil est soutenu par des sociétés déjà anciennes : le Musée Social, l'Association\ndes Cités-Jardins,l'Association des Hygiénistes et Techniciens municipaux,aux-\nquelles se sont jointes des associations nouvelles telle la Renaissance des Cités.\n11 s'appuie sur les organismes officiels : Ministère des Régions libérées, Office\nparisien des habitations à bon marché. Il s'étend par l'enseignement donné\nà 1 Institut d'histoire, de géographie et d'économie urbaines de la ville de\nParis et par l'Ecole supérieure d'Art public, par des livres déjà nombreux,\npar la revue « La Vie urbaine ». Il veut embrasser, avec la restauration des\nrégions ravagées par la guerre, la réorganisation de tous les villages et de\ntoutes les villes de France, et aspire à les transformer en instruments parfaits\nde vie sociale.\n\nLéon ROSENTHAL."}, {"page_pdf": 19, "page_imprimee": "69", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192101-01.1.19", "texte": "LA CITÉ\nJANVIER 1921\n\nURBAMISME\nL'AMÉNAGEMENT DU CENTRE\nDE LA VILLE DE BRUXELLES\nLe Secrétariat de la S. U. B.\nLa Société des Urbanistes belges vient\nd'adresser à Messieurs les Bourgmestre,\nEchevins et Conseillers communaux de la\nville de Bruxelles la lettre suivante :\nBruxelles, le 2 février 1921.\nMessieurs,\nLa Société des Urbanistes belges, émue\ncomme la plupart non seulement de nos con-\ncitoyens mais aussi de nos compatriotes, de\nla triste situation que présente depuis si long-\ntemps le coeur même de l'agglomération bru-\nxelloise aux abords du tracé abandonné de\nla jonction Nord-Midi, se permet de souli-\ngner auprès de vous que, par suite de cet\nabandon des travaux de la jonction, la toute\ndernière occasion se présente pour la ville\nde Bruxelles d'apporter une solution élégante\nà l'aménagement de ce principal quartier de\nla ville.\nT oute solution devrait être écartée qui se\ncontenterait d'un aménagement rapide des\nterrains disponibles en vue de la construc-\ntion sur ceux-ci, et qui ne saisirait pas l'uni-\nque et dernière occasion qui se présente, ré-\npétons-le, de résoudre le problème dominant\ntoute urbanisation possible de Bruxelles, à\nsavoir : les relations entre le haut et le bas de\nla ville.\nLa Société des Urbanistes belges prend la\nliberté de suggérer à l'édilité bruxelloise\n1 idée de l'institution d'un concours interna-\ntional pour la solution du problème.\nLa chose en vaut vraiment la peine. Toutes\nles grandes capitales du monde ont institué\nen pareil cas des concours de l'espèce : Paris\ntout dernièrement, Zurich, Berlin, Barcelone\net cinquante autres grandes cités dans le\nmonde entier.\nTous ces concours furent internationaux.\nLa Société des Urbanistes belges préconise\nle concours à étapes. La première étape ;\nconcours d'idées avec de nombreuses primes\n(de 12 à 15) d'importance moyenne (2 à\n3.000 francs).\nLe nombre des dessins exigés des concur-\nrents limité au nécessaire pour justifier la\npossibilité de réalisation des projets.\nDeuxième étape : les auteurs des six pre-\nmiers projets classés seraient appelés à déve-\nlopper ces projets en concours restreint et\ntous les six rétribués plus sérieusement de ce\nchef, avec une prime plus importante pour\nle projet adopté. L'aire du concours pourrait\nêtre utilement délimitée par les boulevards\ndu centre et les boulevards extérieurs hauts.\nL'Union des villes et communes belges,\nqui a été appelée par la commune de Mo-\nlenbeek-Saint-Jean à dresser le programme\ndu concours d'idées pour l'urbanisation du\nterritoire de cette commune, serait asuré-\nment toute disposée à coopérer avec la ville\nde Bruxelles à la mise sur pied d'un tel con-\ncours.\nLa Société des Urbanistes belges souhaite\nvivement, Messieurs, voir prendre en consi-\ndération cette proposition par l'édilité bru-\nxelloise, car il est temps qu'une aggloméra-\ntion de l'importance de notre capitale se\nmette enfin à la hauteur du progrès des idées\nmodernes dans l'aménagement de son plan\nd'ensemble.\nLa Société des Urbanistes belges a l'hon-\nneur de vous exprimer, Messieurs, les assu-\nrances des sentiments de haute considération\nde ses membres."}, {"page_pdf": 20, "page_imprimee": "70", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192101-01.1.20", "texte": "LA CITE\nJANVIER 1921\n\nRECONSTRUCTION\n\nL'UNION DES ARCHITECTES\nDES RÉGIONS DÉVASTÉES\n\nDes informations assez diverses et toutes\nfort sommaires ont parues dans la presse\nquotidienne au sujet de l'activité de ce grou-\npement nouveau et des résolutions qu'il a\nprises au cours des quelques assemblées plé-\nnières qu il a tenues à Bruxelles. Nous avions\nété tout particulièrement frappé par un en-\ntrefilet peu aimable paru dans un quotidien\nbruxellois qui se distingue d'ailleurs par les\ncritiques acerbes qu'il adresse à plus d'une\nentreprise heureuse. « Tout devient obliga- »\n« toire— pouvait-on lire en caractères gras »\n€ même les architectes. Ah ! vous »\n« croyez que vous allez pouvoir con- »\n« struire une maison à votre guise 1 Dé- »\n« trompez-vous, bonnes âmes ».\n« Les architectes des régions dévastées »\n« viennent de fonder une Union et, à la »\n« première réunion, ils ont décidé de de- »\n« mander à l'Etat de n'accorder aucune »\n« allocation aux sinistrés sans leur im- »\n«: poser le choix d'un architecte ».\n« L'architecte obligatoire! Pauvres si- »\n« nistrés! On va leur reconstruire des gran- »\n« ges en beauté et des étables esthétiques, »\n« des trous à cochon de style. Tant pis si »\n« les bêtes y crèvent de froid ou de chaud ».\nNous avons tenu à éclairer nos lecteurs, et\nvoici que nous publions, avec l'assentiment\nd'un de ses signataires, la réponse fort nette\nque l'Union des Architectes des Régions dé-\nvastées a adressée au journal en question.\nMonsieur le Directeur,\nDans votre numéro de vendredi dernier,\nvous voulez bien annoncer que les Archi-\ntectes des Régions dévastées ont décidé de\ndemander à î'Etat de n'accorder aucune allo-\ncation aux sinistrés sans leur imposer le choix\nd'un architecte. Et vous ajoutez : « Pauvres\nsinistrés! On va leur reconstruire des granges\nen beauté, des étables esthétiques, des trous\nà cochons de style. Tant pis si les bêtes y\ncrèvent de froid ou de chaud ».\nVous auriez pu ajouter: ou de faim. Votre\narticle n'en aurait été que plus spirituel.\nVous en êtes encore à croire que l'art de\nbâtir ne s extériorise qu'en pastiches ou en\nfantaisies outrancières. Les architectes qui re-\nconstruisent les régions dévastées ont bien\nd'autres préoccupations, Monsieur le Direc-\nteur, et ne songent pas à reconstruire des\nporcheries Louis XIV.\nLe problème de l'équivalence entre la\nmaison détruite et la maison nouvelle exige\nune telle étude économique qu'ils n'ont\nqu'un souci : donner la forme la plus simple\net la plus rationnelle aux bâtiments à re-\nconstruire.\nLa tâche d'un architecte dans les régions\ndévastées ne saurait donc s'embarrasser de\nquestions esthétiques du genre de celles que\nvous évoquez.\nVotre ironie - dont la finesse ne nous a\npas échappée est donc injuste.\nCette question de l'équivalence est la clef\nde voûte de la reconstruction; elle est aussi\nle point de départ des malentendus actuels.\nElle semblait devoir être réglée automatique-\nment par la circulaire de M. Renkin, mais\nd'autres interventions sont venues en trou-\nbler le mécanisme. Aujourd'hui, les fonc-\ntionnaires ne savent plus sur quelles bases\nelle doit être établie ni quelle est la person-\nnalité qui en dernière analyse pourra\nfixer le chiffre du dommage réel.\nPour essayer de fixer cette équivalence,\npour essayer de déterminer cette somme,\nune enquête du sinistre, des plans et des de-\nvis sont pour le moins indispensables. Cette\nenquête, ces plans et ces devis doivent être\nfaits par des spécialistes et ces spécialistes,\nquoi que vous en pensiez, Monsieur le Direc-\nteur, ce sont des architectes.\nNous espérons que vous voudrez bien in-\nsérer cette réponse dans votre journal à la\nmême place où a paru votre articulet.\nVeuillez agréer, Monsieur le Directeur, les\nassurances de notre considération distinguée.\nAu nom de l'Union des Architectes des Ré-\ngions dévastées,\nLe Secrétaire, Le Président,\nRaym. MOENAERT. FRANCOTTE."}, {"page_pdf": 21, "page_imprimee": "71", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192101-01.1.21", "texte": "RECONSTRUCTION\nLA CITÉ\nJANVIER 1921\n\nCette lettre nous édifie en même temps\nsur les intentions et la raison d'être du nou-\nveau groupement. Comme on le voit, il ne\ns'agit point d'une société concurrente de\ncelles qui existent ni d'un groupement qui\naurait pour but de défendre un programme\nesthétique ou de propager une doctrine par-\nticulière. « Etudier les questions, relatives à\n« l'exercice de la profession dans les régions\n« dévastées ainsi que les moyens propres à y\n« assurer la rapide reconstitution de l'habitat\n« dans les meilleures conditions » pouvons\nnous lire en exergue de la lettre que nous\nvenons de reproduire. Tel est donc le pro-\ngramme de ce groupement forcément tem-\nporaire d'architectes unis par les mêmes\npréoccupations professionnelles.\nNous ne pouvons qu'applaudir à leur ini-\ntiative. La profession d'architecte n'a, en ef-\nfet, que trop souffert en Belgique du manque\nde cohésion et de coopération de ses mem-\nbres. Si, à l'égard de tant de questions d'un\nintérêt vital pour l'architecture, l'opinion pu-\nblique reste indifférente, si elle méconnaît\ndans une très large mesure le rôle profes-\nsionnel qui incombe à l'architecte, la faute\nn'en est pas exclusivement au manque d'édu-\ncation du grand public. Les architectes eux-\nmêmes, il faut bien le reconnaître, sont\ngrandement en faute.\nQu'ont-ils fait pour répandre leurs idées,\nfaire connaître les droits de leur profession,\ndéfendre le bien-fondé de leurs plus justes\nrevendications ?\nCette inaction a été particulièrement\ndésastreuse en ce qui concerne la reconstruc-\ntion des régions dévastées. Est-il concevable\nque l'on ait pu si fréquemment méconnaître\nle rôle qui revient à l'architecte dans cette\ngrande œuvre nationale, porter préjudice à\nses intérêts professionnels, sans qu'aucune\ndes associations existantes n'ait élevé de vio-\nlentes protestations, ou du moins ne se soit\nappliquée à éclairer et convertir une opinion\npublique plus ignorante que réfractaire à une\njuste compréhension du rôle professionnel\ndes architectes.\nL'Union des Architectes des Régions dé-\nvastées, qui semble vouloir rompre avec\ncette politique d'autruche, ne se contente pas\nd'ailleurs d'éclairer l'opinion publique.\nElle s'adresse directement aux autorités\ncompétentes pour signaler les défauts, voire\nmême les abus de l'organisation actuelle, et\nse montre toute disposée à aider de son ex-\npérience les administrations qui ont à inter-\nvenir dans les rapports de l'architecte avec\nl'Etat et les sinistrés.\nTelle nous semble être la signification du\nremarquable rapport que cette Union vient\nd'adresser à M. le Ministre de la Reconstruc-\ntion, et que nous sommes heureux de pouvoir\npublier ici à titre documentaire. On y trouve\ndéfendus avec une précision de détails et une\ncompétence peu ordinaires les intérêts pro-\nfessionnels des architectes des régions dé-\nvastées.\nMais en cela, évidemment, ne se résume\npas tout le problème, Au delà de toutes les\nquestions d'intérêt professionnel, et d'ailleurs\nintimement liées avec elles, se dresse le for-\nmidable problème de l'organisation propre-\nment dite de la reconstruction au point de\nvue architectural.\nCertes, de par l'expérience de ses mem-\nbres, l'Union des Architectes des Régions\ndévastées peut apporter à la solution de ce\nproblème des données utiles. Mais la ques-\ntion est d'intérêt trop général pour que les\nSociétés dont les préoccupations ne sont pas\nseulement d'intérêt professionnel mais s'éten-\ndent à la défense d'un idéal artistique ou\nd'une doctrine constructive, s'en désintéres-\nsent.\nNous avons appris avec satisfaction que la\nSociété Centrale d'Architecture avait entre-\npris à cet égard des démarches dont nous\nne connaissons, malheureusement, ni la por-\ntée ni les résultats.\nLa Société des Urbanistes belges, elle\naussi, ne s'est pas désintéressée du problème.\nElle vient d'adresser à M. le Ministre des Af-\nfaires économiques un rapport que nous pu-\nblierons dans notre prochain numéro.\nEnvisageant la question dans son ensem-\nble et s'efforçant de démontrer comment\nl'on pourrait créer un cadre général de la\nReconstruction, cette étude complète en\nquelque sorte celle que nous publions au-\njourd'hui.\n\nR. C."}, {"page_pdf": 22, "page_imprimee": "72", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192101-01.1.22", "texte": "RECONSTRUCTION\nLA CITÉ\nJANVIER 1921\n\nRAPPORT A MONSIEUR LE MINISTRE\nDES RÉGIONS DÉVASTÉES\nMonsieur le Ministre,\nUne Union des architectes des régions dévastées\ns est fondée à Bruxelles en vue de létude des\nquestions relatives à l'exercice de la profession\nd architecte dans les régions dévastées ainsi que\ndes moyens propres à assurer la rapide reconsti-\ntution de l'habitat dans les meilleures conditions\npossibles.\nL'Union des A. des R. D. a rédigé un rapport\nque nous avons l'honneur de vous adresser en vous\npriant de bien vouloir en prendre connaissance.\nMonsieur le Ministre,\nLes architectes chargés par l'Etat de travaux\ndans les R. D. sont soumis dans les différents sec-\nteurs à des traitements différents dont l'inégalité\nn est justifiée par aucune dissemblance entre les\ncharges qui leur sont imposées.\nCes conditions de traitement ont été résumées\ndans un parallèle que nous annexons à ce rapport\net que nous vous prions de prendre en considé-\nration.\nQu'il nous soit permis, Monsieur le Ministre,\nd attirer votre attention sur quelques-unes d'entre\nelles dont l'injustice est indiscutable.\nChaque H. C. R. s'est adjoint le concours d'un\narchitecte-conseil chargé d'examiner les plans\nd'exécution qui leur sont soumis.\nSauf à Ypres, les services de ce fonctionnaire\nsont rémunérés par les H. C. R. A Ypres, ils le\nsont par les architectes eux-mêmes au moyen\nd'une retenue de 2 pour 1,000, non pas sur le\nmontant de leurs honoraires, mais sur le chiffre sur\nlequel ces derniers sont appliqués.\nAu nom de quels principes, les architectes doi-\nvent-ils rémunérer le travail de leurs propres exa-\nminateurs ?\nLes architectes n'ont cessé de protester contre\ncette atteinte à la plus élémentaire justice sans\nobtenir satisfaction. Au contraire, les H. C. R.\nfirent de cette retenue la condition « sine qua non »\ndu paiement de leurs honoraires.\nLes termes du contrat intervenu entre le H.C.R.\net certains architectes indiquent que les travaux\ndont l'architecte sera chargé par le H. C. R. com-\nprendront éventuellement :\na) l'avant-projet des constructions;\nb) le projet pour l'exécution des constructions;\nc) les détails d'exécution;\nd) le cahier des charges;\ne) la direction des constructions;\n112) la vérification-mesure ou estimation détaillée\ndes constructions;\ng) la réception des matériaux, et, pour autant\nque de besoin, si les premières nécessités l'exigent :\nh) le plan d'alignement de la commune;\ni) le déblai des ruines;\nj) la construction des routes, égouts, canalisa-\ntions.\nLes travaux renseignés depuis la lettre a) jus-\nqu'à la lettre i) rentrent dans la mission de l'ar-\nchitecte. Ce sont les devoirs ordinaires que lui\nassignent la pratique et les groupements profes-\nsionnels aussi bien en Belgique qu'à l'étranger.\nLes travaux désignés sous les lettres h), i), j)\nsont des opérations extraordinaires qui peuvent\nêtre assumées par l'architecte mais qui, dans ce\ncas, sont l'objet d'honoraires spéciaux.. Jusqu'à\nprésent, ces travaux n'ont pas été rémunérés dans\nles régions dévastées, les H. C. R. s'obstinant à les\nconsidérer comme rentrant dans les opérations pré-\nliminaires concurrentes ou subséquentes à la con-\nception ou à l'exécution d'une œuvre. (Voir ba-\nrême de la S. C. A. 8., pp. 8 et 9, chap. 111, art. 2,\net page 14, chap. IV.)\nDans le Luxembourg, qui peut être pris comme\nexemple sous plusieurs rapports, on n'a fait appel\nau concours des architectes que dans les limites\nhabituelles de leur rôle. Le relevé des ruines des\nmaisons à reconstruire leur a été communiqué\npréalablement à l'étude des maisons nouvelles.\nLes honoraires des architectes ont été fixés\njusqu'à présent à 5 p. c. sur les prix de 1914 plus\nle coefficient 3.\nCe barême est trop élevé pour rémunérer des\nplans d'exécution insuffisants au point de vue de\nl'art de bâtir, incomplets dans les renseignements\nqu'ils doivent fournir, nuisibles même, car l'absence\nd'indications ouvre le champ à toutes les solutions\nboiteuses compromettant la solidité des ouvrages\net prépare un avenir obscurci de litiges.\nPar contre, ce barême ne rémunère pas assez 1«\ntravail des architectes dignes de ce nom qui rem-"}, {"page_pdf": 23, "page_imprimee": "73", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192101-01.1.23", "texte": "CONCOURS\nLA CITÉ\nJANVIER 1921\n\nplissent leur mission en conscience, qui font un\nemploi rationnel et mesuré de matériaux dont le\nprix autorise moins que jamais le gaspillage, qui,\nen faisant un sage emploi du budget mis à leur\ndisposition, savent accomplir le devoir civique que\nle pays attend en ce moment de tous les citoyens.\nAu début de leur mission, les architectes ont\nespéré que les honoraires alloués par l'Etat pour-\nraient rémunérer leur travail qu'ils considéraient\ncomme simple et pouvant être assuré avec un per-\nsonnel restreint. Ils supputaient, d'autre part, la\npossibilité de répéter quelques types de construc-\ntion. Mais ils se sont mépris sur le caractère du\nproblème posé qui exige des enquêtes multiples; la\npossibilité de standardiser quelques types de mai-\nsons un moment entrevue s'est rapidement\névanouie. Deux maisons, citadines ou rurales, en\napparence semblables, diffèrent singulièrement par\nleurs dimensions en superficie et en volume, par\nleurs dispositifs intérieurs, par leur destination et\nqu'elles soient petites ou grandes, elles exigent au-\ntant de documents graphiques.\nA Tencontre d'une opinion gratuitement ré-\npandue que les architectes n'ont pas de frais gé-\nnéraux, un atelier organisé en vue de la produc-\ntion en grand nombre de plans bien étudiés avec\ntous les documents accessoires demandés par les\nH. C. R. représente une dépense considérable qui\nse chiffre par plusieurs milliers de francs mensuel-\nlement et qui n'a cessé de grossir par les conti-\nnuelles exigences du personnel.\nL'architecte est responsable des ouvrages exé-\ncutés. En cas de litige, la réparation éventuellle\nserait-elle calculée comme les honoraires d'après le\ncoefficient 3? La question mérite un examen.\nLe barême prévoit des tarifs dégressifs sui-\nvant l'importance des ouvrages, c'est-à-dire que,\njusqu'à 20,000 francs, les honoraires se calculent\nau taux de 5 p.c., de 20,000 à 100,000 francs,\nau taux de 4.75 p. c. ; de 100,000 à 250,000 francs,\nau taux de 4.50 p. c.\nLes honoraires des architectes sont calculés mo-\nmentanément par l'application du barême sur les\nprix de 1914 X 3, nous l'avons vu.\nDans certains secteurs, cette multiplication par 3\nse fait après l'application du barême, dans d'autres,\nelle se fait avant, si bien que, pour une même\naffaire, dans deux secteurs les honoraires sont dif-\nférents.\nEXEMPLE\nSoit un immeuble de 35,000 trancs aux prix\nde 1914.\n20,000 5 p.c. fr. 1,000\n15,000 4.75 p.c. 712.50\n1,712.50\nX 3 5,137.50 fr. 5, î 3 7.5$\n35,000 X 3 p.c. fr. 105,000.\n20,000 5 p.c. 1,000.\n80,000 4.75 p.c. 3,800.\n5,000 4.50 p.c. 225.\nfr. 5,025. fr. 5,025.\nDifférence fr. 1 12.50\nAinsi le bénéfice que laisse un travail conscien-\ncieux s est trouvé continuellement réduit par des\natteintes successives.\nLa dernière circulaire, celle du 8 octobre der-\nnier, Direction C, n° 2201 /R est, sous ce rapport,\nun monument.\nNous nous refusons à l'analyser par le détail. Au\nsurplus, sa simple lecture est assez suggestive.\nIl est cependant quelques points sur lesquels\nnous nous permettons d'attirer votre attention.\nCette circulaire dit que les travaux dont les ar-\nchitectes sont chargés doivent être considérés\ncomme constituant un travail d'ensemble. En con-\nséquence, leurs honoraires doivent être dégressifs\nsuivant les tarifs du barême de la Société centrale.\nC'est-à-dire qu'au delà d'un chiffre de 2 mil-\nlions 900,000 francs, soit 966,000 X 3, chiffre qui\npeut être rapidement atteint pour une construction\nde 20,000 X 3, nous toucherions 270 francs d'ho-\nnoraires, alors que nos frais de bureau, de photo-\ngraphies, etc., pour une affaire semblable peuvent\natteindre de 1,800 à 2,500 francs, suivant la nature\ndu travail.\nSur quoi s'est basé l'auteur de cette circulaire\npour considérer les constructions dont nous serions\nchargés comme constituant un travail d'ensemble?\nLes taux dégressifs ont été prévus pour certains\ntravaux dans lesquels les mêmes éléments se répè-\ntent et facilitent ainsi la conception de l'œuvre\nlorsqu'il s'agit par exemple de la construction d'un\nvaste édifice où les travées identiques n'ont exigé\nd'étude que pour l'une d'entre elles, lorsqu'il s'agit\nd'un immeuble de rapport où le problème posé\npour un appartement est le même pour plusieurs\nétages, lorsqu'il s'agit d'un hôpital où souvent les"}, {"page_pdf": 24, "page_imprimee": "74", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192101-01.1.24", "texte": "RECONSTRUCTION\nLÀ CITÉ\nJANVIER 1921\n\npavillons se ressemblent, mais dans les régions dé-\nvastées, sauf le cas de maisons ouvrières en série,\nil n'existe aucune similitude de situation avec celle\nque nous venons d'envisager.\nDans une même localité, les maisons sont toutes\ndifférentes les unes des autres.\nChaque affaire pose non seulement un problème\ndistinct mais exige une enquête distincte, une étude\nsouvent compliquée de l'équivalence.\nOn pourrait croire que l'auteur de la circulaire\nse soit mépris sur la véritable nature de notre tra-\nvail et que c'est dans l'ignorance de l'effort extra-\nordinaire que nous devons fournir dans les régions\ndévastées qu'il a conçu, les mesures qui ont été\napprouvées par M. le ministre Jaspar.\n11 n'en est rien, hélas! car il entend englober\ndans le travail d'ensemble non pas seulement les\nseuls travaux de l'art de bâtir, mais encore ceux\nqui « ne se trouvant pas dans le cas habituel des\nconstructions particulières, donnent lieu de ce chef\nà une rémunération spéciale et distincte. »\nL'équivoque n'est donc pas possible. Ces tra-\nvaux spéciaux qui exigent un personnel spécial\nsont englobés dans le travail d'ensemble.\nTelle est, Monsieur le Ministre, la situation faite\naux architectes chargés de reconstructions dans\nles R. D.\nLe problème de la reconstruction ne saurait ce-\npendant se passer de leur concours. De quelque\nmanière qu'il soit posé, il faut des plans pour\nconstruire et ces plans doivent être faits par des\npraticiens, qu'ils s'appellent architectes privés ou\ndessinateurs groupés en un vaste organisme.\nLes services de ces derniers, impersonnels et\nanonymes, seront inéluctablement rémunérés et\nviendront augmenter le coût de la reconstruction.\nDès lors, il semble rationnel que l'Etat veuille\ns'assurer le concours de techniciens connus qui\npuissent répondre directement vis-à-vis de lui et lui\ndonner les garanties qu'il est en droit d'exiger.\nL'expérience a d'ailleurs démontré que les archi-\ntectes nommés par les H. C. R. sont aptes à rem-\nplir la mission qui leur est dévolue. D'une manière\ngénérale, on peut affirmer que les villages seront\nreconstruits dans des conditions de confort, d hy-\ngiène et d'esthétique meilleures que celles de jadis\npour le grand bien social du pays.\nDes chefs-d'œuvre artistiques comme ceux que\nrenfermaient les grandes villes des Flandres ne\npeuvent pas tous être remplacés par des œuvres\nde la valeur de celle que nous pleurons, mais vous\npouvez être assuré, Monsieur le Ministre, que les\nH. C. R. et leurs architectes-conseils veillent avec\nun soin jaloux sur le renom artistique des régions\nreconstituées.\nL'approbation ministérielle du noble souci dont\nils témoignent renforceraient singulièrement leur\nautorité.\nSi les pouvoirs publics se sont justement alar-\nmés de ce qu'on a appelé le monopole des archi-\ntectes, on peut cependant affirmer que les abus de\nl'espèce sont rares, abus qu'il serait d'ailleurs aisé\nde faire disparaître. Aucune force humaine n'est,\nau surplus, capable d'édifier un immeuble dans le\nmême temps qu'il a fallu pour en dresser les plans\nd'exécution.\nLes architectes occupent donc la place qui con-\nvient.\nDepuis près d'un an qu'ils sont aux prises avec\nle problème de la reconstruction, leur expérience\ns'est raffermie, l'organisation de leurs ateliers\ns est développée et le diagramme de la remise des\ndossiers accuse une ascension continue.\nDans les Flandres,les architectes font eux-mêmes\nle relevé des ruines, les enquêtes utiles auprès des\nsinistrés et des administrations publiques. Ils par-\nviennent ainsi à constituer le dossier complet d'une\naffaire dans le minimum de temps sans les arrêts\nprolongés qu'amènerait fatalement en l'espèce une\ndivision du travail.\nDes changements de système ne font qu'énerver\nl'opinion publique, retarder l'œuvre de la reconsti-\ntution et gaspiller les efforts et les ressources finan-\ncières.\nM. le Ministre d'Etat Renkin, alors chef du\ndépartement de l'lntérieur, a rédigé une circulaire\nimportante (N° 1 ) relative aux opérations de\nl'équivalence qui expose avec une lumineuse clarté\ntout le mécanisme de la reconstruction. Cette cir-\nculaire est inspirée par le bon sens, le souci de\nsimplifier les opérations et témoigne d'une certaine\nlargesse de vues inséparable d'une réelle économie.\nCe mécanisme a conquis la confiance unanime\ndes populations sinistrées. Les H. C. R. et les ar-\nchitectes l'ont expérimenté depuis près d'un an\nsans que son fonctionnement ait révélé un vice\nsecret ou une difficulté d'application quelconque.\nLa méthode à suivre pour déterminer l'équiva-\nlence élaborée par M. le Ministre Renkin incite à\nune sage économie par les limites mêmes qu elle a"}, {"page_pdf": 25, "page_imprimee": "75", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192101-01.1.25", "texte": "RECONSTRUCTION\nLA CITÉ\nJANVIER 1921\n\ntracées dans la réparation du dommage. Ces limi-\ntes, précises comme un code, ne laissent pas de\nplace à des interprétations équivoques préjudicia-\nbles aux finances publiques.\nEn fait, le système de l'équivalence a été appli-\nqué par les architectes dans l'élaboration de leurs\nplans et par les H. C. R. dans l'examen de ceux-ci\navec un souci constant d'économie.\nBien souvent d'ailleurs un groupement plus ra-\ntionnel des locaux à reconstruire réduit le cube des\nmaçonneries et le développement des toitures et\ncorniches. Il en résulte une économie appréciable\ndans la reconstruction.\nDe plus, une enquête auprès des sinistrés révèle\nparfois que certains locaux étaient inutilisés et que\nleur suppression pourrait être envisagée désormais\nsans inconvénient. D'autres fois, l'exploitation, ré-\nduite par les événements de la guerre, peut se pas-\nser de certaines dépendances. Dans ce cas, assez\nfréquent d'ailleurs, soit que le décès d'un membre\nde la famille rende l'exploitation plus malaisée, soit\nque la famille se trouve réduite par le mariage des\nenfants, etc., l'architecte obtient facilement la re-\nnonciation pure et simple du sinistré à la recon-\nstruction de ces locaux. Il en résulte une diminution\nde superficie bâtie qui simplifie considérablement\nle calcul de l'équivalence.\nLe paragraphe 3 de la circulaire n° 1, liit. B,\ndit :\n« Ils se serviront (les H. C. R.) dans la mesure\ndu possibile des renseignements qui seraient con-\ntenus dans les dossiers des tribunaux de dommages\nde guerre ».\nNous croyons devoir attnirer votre attention,\nMonsieur le Ministre, sur le peu de valeur que re-\nprésentent les évaluations de dommages de guerre.\nLa plupart des expertises ont été faites à la légère\nen considérant volontairement la vétusté de cer-\ntains locaux, leur inutilité au moment du constat,\nou la précarité de leurs matériaux (torchis ou\nchaume, etc., qu'il nous est interdit de rétablir).\nD'autres ont tenu compte des murs ou des débris\nde matériaux subsistants, lesquels ont aujourd'hui\ndisparu dans la plupart des cas.\nCertaines de ces évaluations sont si fantaisistes\nqu'elles établissent le prix du mètre carré superfi-\nciel de construction à étages à fr. 28.50, alors que\nle mètre carré superficiel de la plus modeste mai-\nson ouvrière sans étage est de 55 francs!!\n11 convient donc que les rapports susdits ne\nsoient considérés comme éléments d'appréciation\nqu'avec la plus grandie circonspection et ne nous\nsoient pas imposés comme chiffre extrême de nos\ndevis.\nEn ce moment, les constructions sont visitées\npar des contrôleurs, inspecteurs généraux, etc., fort\nsoucieux des intérêts de l'Etat, certes, mais qui pa-\nraissent avoir la hantise du gaspillage. Certains\npoussent même le souci de l'économie jusqu'à mo-\ndifier des ouvrages déjà exécutés!!\nLa mission de l'architecte s'étendant à la direc-\ntion du travail, il semble désirable que le rôle de\nchacun soit défini.\nLes plans ne servent à l'exécution qu'après un\nexamen de l'architecte-conseil au point de vue de\nFart de bâtir et du respect de l'équivalence. Dès\nIGTS, il nous paraît que le rôle du contrôleur doit\nse borner à un contrôle de la bonne exécution des\ntravaux et du respect des plans approuvés.\nCONCLUSIONS\nMonsieur le Ministre,\nLes architectes des R. D. sollicitent une égalité\nde traitement dans tous les secteurs par l'applica-\ntion du barême de la Société centrale sur les prix\ndes adjudications.\nLes architectes du secteur d'Ypres demandent la\nsuppression de la retenue injustifiée de 2 ®/oo et le\nremboursement des sommes qui ont été ainsi dé-\nduites de leurs honoraires.\nLa circulaire élaborée par M. le Ministre Renkin\nrelative à la méthode à suivre pour établir l'équi-\nvalence étant la seule qui soit de nature à assurer\nla reconstruction rapide avec le maximum d'éco-\nnomie pour l'Etat, les architectes préconisent l'ap-\nplication pure et simple de cette circulaire.\nIls demandent que la circulaire du 8 octobre soit\nrapportée.\nIls vous prient de rétablir le Comité consultatif\ndes architectes dans ses fonctions et, au besoin, de\nlui en assigner de nouvelles.\nLe Comité consultatif des architectes qui repré-\nsente les diverses parties du pays a conquis toute\nnotre confiance.\nLes hommes éminents qui le composent, par les\nservices qu'ils ont rendus, par l'indépendance de\nleur caractère et de leur situation sociale, méritent\nd'assumer les hautes fonctions qui leur ont été dé-\nvolues.\nAu nom de l'Union des architectes\ndes régions dévastées,\nLe secrétaire, Le président,\nRaym. MOENAERT. FRANCOTTE."}, {"page_pdf": 26, "page_imprimee": "76", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192101-01.1.26", "texte": "LÀ CITÉ\nJANVIER 1921\n\nCOMCOURS\n\nCONCOURS D'IDÉES\nPOUR\nL'URBANISATION DU TERRITOIRE\nDE MOLENBEEK-ST-JEAN\nsitué à l'ouest du chemin de fer de ceinture. =\nPROGRAMME=RÈGLEMENT\nPROGRAMME\nI. ― INSTITUTION DU CONCOURS\nPar décision du Conseil communal de Molen-\nbeek-Saint-jean, en date du 2 août 1920, il est\nouvert entre Belges un Concours d'ldées pour\nî Urbanisation du territoire de la commune de\niViolenbeek-Saint-Jean situé à 1 ouest de la ligne du\nchemin de fer de ceinture.\nII. ― PIECES FOURNIES AUX CONCURRENTS\nA. DOCUMENTS\n1. Deux planchettes : Berchem et Molenbeek\nde la carte topographique au 10,000e de l'lnstitut\ncartographique militaire montrant les courbes de\nniveau du terrain à réqui-distance de 1 mètre.\n2. Un plan, à l'échelle de î à 2,500, du ter-\nritoire de la commune de Molenbeek-Saint-Jean\nsitué à 1 ouest du chemin de fer de ceinture, ainsi\nque de la portion agglomérée de la commune com-\nprise entre la gare de l'Ouest et le canal de Char-\nleroi et montrant :\nEn indigo foncé : les terrains appartenant à\nl'Administration des Chemins de fer de l'Etat.\nEn indigo clair : les terrains appartenant à la\nSociété nationale des Chemins de fer vicinaux.\nEn violet : la zone d'extension approximative\noù, en raison de la proximité du chemin de fer,\ntendent à se concentrer les établissements indus-\ntriels qui s'élèvent sur le territoire de la commune.\nEn bleu : les eaux.\nEn vert foncé : les parties boisées.\nEn vert clair : les régions offrant des ressources\nde beauté naturelle qui en constituent des sites\nfavorables à l'aménagement de parcs et de prome-\nnades publics.\nEn vert hachuré : les propriétés aménagées\nactuellement en parcs ou jardins pouvant éven-\ntuellement servir aux mêmes fins que ci-dessus.\nN. B. Tous les terrains « propriété commu-\nnale » sont cernés d'un trait ocre.\nLe plan indique en outre :\nEn brun foncé : les tronçons de voirie nouvelle\nactuellement décrétés à Molenbeek et dans les par-\nties limitrophes des communes voisines.\nEn trait rouge : le tracé des lignes de tramway\nexistantes.\n3- Un tableau des signes et couleurs conven-\ntionnels à observer strictement par les concurrents\ndans la présentation de leurs projets sous peine\nd'exclusion du concours.\n4. Le présent programme.\nB. MATERIEL D'EXECUTION\n1 • Deux expéditions supplémentaires vierges\nde chacune des deux planchettes Berchem et Mo-\nlenbeek de la carte topographique au 10,000e de\nl'lnstitut cartographique militaire.\n2. Deux expéditions vierges du plan à\nl'échelle de 1 à 2,500 de la commune de Molen-\nbeek.\n3. Deux expéditions d'un plan de la commune\nde Molenbeek à l'échelle de 1 à 5,000.\nIII. ― PIECES A FOURNIR\nPAR LES CONCURRENTS\n1. Le tracé sur un exemplaire des deux\nplanchettes Berchem et Molenbeek de la carte to-\npographique au 10,000e de l'lnstitut cartographi-\nque militaire, des lignes essentielles du projet pré-\nsenté à savoir : la grande voirie, les tramways et,\npar des teintes plates conformes au Tableau des\nsignes et couleurs conventionnels, les zones attri-\nbuées par les concurrents dans l'économie de leurs\nprojets :\naux espaces libres;\naux régions industrielles; ."}, {"page_pdf": 27, "page_imprimee": "77", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192101-01.1.27", "texte": "CONCOURS\nLA CITÉ\nJANVIER 1921\n\naux zones d'habitations ouvrières;\naux régions résidentielles à caractère bourgeois\nou mixte.\n2. Le tracé des mêmes éléments sur un\nexemplaire du plan de la commune de l'échdlle de\n1 à 2,500.\n3. Le Plan d'ensemble complet d'aménage-\nment, conformément aux indications de l'lnstruc-\ntion générale ci-après, sur un exemplaire du plan\nde la commune, à l'échelle de 1 à 5,000.\n4. 1 rois plans de détail, dressés à l'échelle\nde 1 à 1,000, de portions du territoire au choix du\nconcurrent, chaque plan couvrant une superficie\nd'au moins 20 hectares et comprenant, chacun,\nplusieurs éléments des dispositions à prévoir, telles\nque : des quartiers et complexes d'habitations à\nbon marché, en disposition contiguë ou en ordre\ndispersé, avec leur lotissement et les dispositions\naccessoires; des quartiers résidentiels à villas; des\nterrains industriels; ou encore des parties agglomé-\nrées chaque fois avec le détail de l'aménagement\nde la voirie en rapport avec ces dispositions.\n5. Un Tableau des sections (profils en tra-\nvers) montrant la disposition des voies distinctes\nde chaque type de voirie proposé, avec renvoi aux\nplans mentionnés sous les numéros 3 et 4 ci-dessus.\n6. Un Mémoire descriptif concis qui ne\npourra dépasser 12 pages de texte dactylographié,\nde format dit «: commercial «21 1/2X27 î/2.\nIV. ― INSTRUCTION GENERALE\nA. _ DISPOSITIONS A OBSERVER\nEn géné rai, il est cependant recommandé aux\nconcurrents d'éviter le plus possible les modifica-\ntions à la topographie générale les lieux; il faut\nqu'ils s'efforcent de tirer parti des accidents du\nterrain, non point de les nier ou de les transfor-\nmer.\n1. Il y a lieu de sauvegarder dans l'écoiionmie\ndes projets le site de la ferme du Karreveld, de\nconserver les bâtiments intéressants de la ferme et\ntous les arbres.\n2. Il importe d'étudier une liaison fonction-\nnelle, logique et raisonnée de la voirie à proposer\nsur le territoire de Molenbeek, avec les grandes\nlignes de voirie qui s'imposent d'elles-mêmes par la\nconformation du terrain sur le territoire limitrophe\ndes communes de Koekelberg, Berchem-Sainte-\nAgathe, Dilbeek et Anderlecht.\nEn particulier, les liaisons avec Berchem aux\nabords du cimetière de Koekelberg, sis sur Berchem\n®t limitropes à Molenbeek, doivent être soigneuse-\nment étudiées.\n3• Le panorama sur Bruxelles vu du Moulin\nrue d Elegem doit etre ménagé; une zone suffisam-\nment étendue où les constructions ne pourront\netre érigées qu en ordre dispersé, doit être prévue\nà cet efret et 1 on s efforcera de conduire le tracé\nde la voirie de telle maniéré que pour celui qui s'y\nachemine la dite voie soit un des éléments du pay-\nsage « urbain », au moins à plusieurs endroits bien\nchoisis.\n4. H y a lieu de sauvegarder la ferme dite\n« Espagnole » près l'endroit dénommé « Moorte-\n5. A partir de cet endroit dénommé Moor-\ntebeek, d'une part, et, d'autre part, à partir du\nMoulin rue d'Elegem au sommet du plateau se des-\nsinent deux vallons qui se rejoignent au Scheut-\nbosch. De là, passant successivement par la pro-\npriété Mattheussens et le Parc communal de Molen-\nbeek, le vallonnement aboutit au Beekkant contre\nla Gare de l'Ouest. Il y a lieu de tirer parti du\ncreux et des versants de ces vallons pour ména-\nger une « artère respiratoire » de verdure à travers\ntout îe territoire.\nC'est sur cette artère que seront « enfilés » la\npropriété Mattheussens et le Parc communal qu'il\nfaut absolument éviter de morceler l'un comme\nl'autre, dont il faut rigoureusement respecter les\nressources de beauté naturelle et qu'il faut relier\nentre eux. Dans ce but, il est loisible aux concur-\nrents d'envisager la disparition éventuelle, dans un\navenir plus ou moins éloigné, d'une vingtaine de\nmaisons sises sur les rives du Beekkant entre la\npropriété Mattheussens et le Parc commun ail.\nB. DISPOSITIONS ESSENTIELLES\nA PREVOIR\n1. La grande voirie générale, coordonnée à\ncelle existante, prévue ou à prévoir sur toutes les\ncommunes environnantes, y compris le tracé d un\nboulevard dit de grande ceinture destiné à relier\nle plateau de Koekelberg aux parcs de Forest.\nlibis. Les artères destinées à favoriser la cir-\nculation publique aux abords de la plaine des sports\ndu € Daring Club >.\n2. Des suggestion», pour relier commodé-\nment, pour tous véhicules et tramways, le territoire\nrural situé à l'ouest de la gare de l'Ouest avec le\nterritoire urbain de Molenbeek à l'est de la gare\nvers Bruxelles, soit par la création de passages nou-\nveaux sur ou sous les voies, soit par l'amélioration"}, {"page_pdf": 28, "page_imprimee": "78", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192101-01.1.28", "texte": "CONCOURS\nLA CÎTÉ\nJANVIER 1921\n\ndes passages existants, soit par tous les moyens à la\nfois, la plus grande liberté de conception étant\nlaissée aux concurrents.\nLes artères nouvelles devront être prévues de\nfaçon à ne pas contrarier l'écoulement des eaux\nsuperficielles et à ne pas créer de difficultés spé-\nciales pour la construction des égouts.\n3. Les réserves de verdure à conserver ou à\ncréer en vue de l'aménagement de parcs et prome-\nnades publics.\n4. La distribution et l'aménagement général\ndes quartiers.\n1° Quartiers d'habitations à bon marché popu-\nlaires et pour la classe moyenne :\nindividuelles j isolées\net | jumelées\ncollectives j groupées.\n2° Quarétiers résidentiels à villas :\na) en ordre dispersé isolées, jumelées ou\ngroupées ;\nb) en disposition contiguë.\nL'attention toute spéciale des concurrents est\nattirée sur la nécessité de présenter des solutions\nsatisfaisantes au problème difficile du raccord des\nportions construites en ordre dispersé avec les\nblocs construits en disposition contiguë, et à celui\nde la reprise de constructions contiguës existantes\ndans la disposition des blocs nouveaux du projet.\nLe Mémoire descriptif devra exposer clairement\nla manière dont l'auteur se représente l'aménage-\nment de ces quartiers, tant au point de vue du\nrégime d'organisation et de la politique de 1 habi-\ntation à préconiser selon lui, que des raisons dé-\nterminantes qui l'auront conduit à adopter telle dis-\ntribution des divers genres d'habitations. Des sug-\ngestions au sujet de prescriptions réglementaires\nefficaces, mais non tracassières, relatives à l'hy-\ngiène sociale et à l'esthétique, dans ce domaine,\nseront bien accueillies.\nL'attention des concurrents, qui voudront se\ndonner une idée de l'importance du problème de\nl'habitation, est particulièrement attirée sur le Pro-\ngramme et les délibérations de la Conférence\nnationale des habitations à bon marché organisée\npar l'Union des villes et communes belges les 24,\n25 et 26 avril 1920.\nOn peut se procurer, au prix de 8 francs, le\nvoluime des Actes et Comptes rendus de la dite\nConférence à l'Union des villes, 3bis, rue de la\nRégence, à Bruxelles.\n\nDISPOSITIONS REGLEMENTAIRES\nACQUISITION DES DOCUMENTS\nArticle premier. Les personnes désireuses de\nprendre part au Concours pourront faire acquérir,\nà dater du 13 janvier 1921, au siège de l'Union\ndes villes et communes belges, 3bis, rue de la Ré-\ngence, à Bruxelles, tous les documents ci-dessus\ndécrits en échange du versement d'une somme de\n100 francs représentant la valeur d'achat de ces\ndocuments. Le versement de cette somme sera\nconstaté par la remise à l'acquéreur d'une quit-\ntance non nominale mais portant un numéro d'or-\ndre.\nCette somme de 100 francs sera restituée à\ntoute personne qui aura déposé un projet dans les\nconditions requises pour être admis au concours.\nUne série complète des documents relatifs au\nConcours sera exposée en permanence, à dater du\n13 janvier 1921 jusqu'au jour du dépôt des pro-\njets inclusivement, dans les locaux de l'Union des\nvilles et communes belges, 3bis, rue de la Régence,\nà Bruxelles, où ils pourront être consultés par les\nintéressés, tous les jours ouvrables de 9 heures à\nmidi et de 2 à 6 heures, sauf le samedi après-\nmidi.\nArt. 2. Au moment de l'acquisition des do-\ncuments à l'Union des villes, la personne intéressée\nfera connaître au préposé de ce service l'adresse\nd'un correspondant auquel seront adressées toutes\nles communications relatives au Concours que la\nCommission du Concours pourrait estimer oppor-\ntun de porter à la connaissance des concurrents.\nSi les concurrents, de leur côté, jugent utile de\nposer des questions ou de demander des renseigne-\nments complémentaires à la Commission, ces ques-\ntions et ces demandes devront être communiquées\npar le dit correspondant du concurrent et par écrit\nà l'adresse de M. le Président de la Commission\ndu Concours d'ldées pour l'Urbanisation du ter-\nritoire de la commune de Molenbeek-Saint-Jean\nsitué à l'ouest de la ligne du chemin de fer de cein-\nture Union des vililes et communes belges,\n3bis, rue de la Régence, à Bruxelles. Si la Com-\nmission juge opportun d'y donner suite, les rensei-\ngnements seront communiqués en même temps à\ntous les concurrents.\nArt. 3. Tout mémoire, dessin ou document\nfaisant partie d'un projet présenté au Concours\nportera pour seul signe distinctif une devise, la-\nquelle sera reproduite sur une enveloppe cachetée\ncontenant la déclaration suivante :Le (ou les)"}, {"page_pdf": 29, "page_imprimee": "79", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192101-01.1.29", "texte": "— « «i mm «a WK w <8» H 9 ®8 m WB m ftfi «S\nCONCOURS\nLA CITÉ\nJANVIER 1921\n\nsoussigné (s), (noms, qualité, adresse) certi-\nfie (nt) être 1' (les) auteurs (s) du projet pré-\nsenté, sous la devise au Concours\nd'ldées pour (l'Urbanisation du territoire de la com-\nmune de Molenbeek-Saint-Jean, situé à d'ouest de la\nligne du chemin de fer de ceinture, et déclare (nt)\nsouscrire sans réserve à toutes les clauses et condi-\ntions des présents Programme et Règlement du\nConcours.\nLe 1921.\n(Signature.)\nArt. 4. Dessins, mémoire et enveloppe de-\nvront ou bien être déposés à la Maison communale\nde Molenbeek, au plus tard le 30 avril 192 î, à\n5 heures, au Cabinet du Bourgmestre, où il en\nsera délivré séance tenante décharge, munie du\nsceau de la commune, par le préposé à ce service;\nou bien être expédiés sous pli recommandé à la\nposte ou par colis confié au chemin de fer portant\nle timbre à date au départ du 30 avril 1921.\nEn tout état de cause, chaque pli ou colis por-\ntera visiblement sur l'enveloppe ou l'emballage\nextérieurs l'inscription : <K Concours Urbanisation\nMolenbeek » et l'adresse : Cabinet du Bourgmestre,\nMaison communale de Molenbeek-Saint-Jean-Bru-\nxelles.\nArt. 5. Sur présentation du titre de dépôt ou\nd'expédition et en échange de la quittance de ver-\nsement, la somme de 100 francs (Article premier)\nsera remboursée au mandataire du ou des intéres-\nsés par le comptable de l'Union des villes, au siège\nde 1 Union, 3lbis, rue de la Régence, à Bruxelles,\ntous les jours ouvrables, de 9 heures à midi et de\n2 à 6 heures, sauf le samedi après-midi.\nLes versements non réclamés à l'expiration du\ndélai de retrait des projets (Art. 1 7) resteront\nacquis à la commune de Molenbeek-Saint-Jean.\nArt. 6. Le jury est composé de la manière\nsuivante :\nMM. Mettewie, bourgmestre, représentant la\ncommune de Molenbeek-Saint-Jean;\nRampelberg, échevin des Travaux publics, re-\nprésentant la commune de Molenbeek-Saint-Jean;\nBaeck, conseiller communal, représentant la com-\nmune de Molenbeek-Saint-Jean;\nMalis , conseiller communal, représentant la com-\nmune de Molenbeek-Saint-Jean;\nEveraert, conseiller communal, représentant la\ncommune de Molenbeek-Saint-Jean;\nPrévost, ingénieur, représentant la province de\nBrabant et la commune de Molenbeek-Saint-Jean;\nMacquet, ingénieur en chef, directeur des Ponts\net Chaussées pour la province de Brabant, repré-\nsentant le service des Ponts et Chaussées au Minis-\ntère des Travaux publics;\nCrick, ingénieur du Service de 1 exploitation des\nchemins de fer de l'Etat, à Bruxelles (Midi) ;\nVinck, sénateur, directeur de l'Union des villes,\nreprésentant l'Union des villes et communes belges;\nVan der Swaelmen, architecte-paysagiste urbaniste,\ndirecteur du département technique de l'Union des\nvilles, représentant l'Union des villes et communes\nbelges;\nBrunfaut, architecte, président de l'Académie\nroyale de Belgique, membre de la Commission\nroyale des monuments et des sites;\nRaph. Verwilghen, ingénieur-urbaniste, directeur\nau Ministère des Affaires économiques Office\ndes régions dévastées, représentant la Société des\nurbanistes belges;\nVan Ysendyck, architecte, représentant la So-\nciété centrale d'architecture de Belgique.\nArt. 7. Le jugement du concours sera rendu\ndans les deux mois suivant le dépôt des projets.\nArt. 8. Le résultat sera immédiatement porté\nà la connaissance des auteurs de projets primés ou\nrecommandés pour acquisition et communiqué à la\npresse.\nArt. 9. Le jury fournira un rapport critique\nsuccinct motivant ses décisions. Les concurrents\npourront prendre connaissance de ce rapport à\nl'Union des villes.\nArt. 10. Tout projet s'écartant des condi-\ntions du présent programme, aussi bien en ce qui\nconcerne les prescriptions relatives à la présenta-\ntion des dessins que sous le rapport des directives\ngénérales et des stipulations réglementaires sera\nexclu du concours.\nArt. 1 1. Les primes suivantes pourront être\noctroyées par le jury :\nUne première prime de 8,000 francs;\nUne deuxième prime de 5,000 francs;\nUne troisième prime de 3,000 francs;\nQuatre quatrièmes primes de 1,000 francs.\nSi aucun projet n'est de nature à pouvoir être\nrecommandé pour exécution, tout au moins dans\nsa conception générale, la première prime ne sera\npas octroyée.\nArt. 12. Une somme de 5,000 francs pourra\nen outre être conaacrée, par montants de mille\nfrancs, à l'achat de projets qui, sans mériter dans\nleur ensemble d'être classés, présenteraient, à l'avis"}, {"page_pdf": 30, "page_imprimee": "80", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192101-01.1.30", "texte": "CONCOURS\nLA C!TÉ\nJANVIER 1921\n\ndu jury, des solutions partielles dignes d être re-\ntenues.\nArt. 13. ; Les projets primés ou acquis reste-\nront ia propriété matérielle de la Commune, qui\naura tous droits d exécution, de modification, de\nreproduction et de publicité sur les dits projets.\n14* La conservation de la propriété\nartistique et intellectuelle de tous les projets pré-\nsentés au Concours reste garantie aux auteurs,\nainsi que le droit de reproduction et de publication.\nArt. 15. Si 1 ensemble ou des parties de pro-\njets primes ou acquis venaient a etre adoptés pour\nexécution, l'auteur pourrait être tenu, à la requête\nde îa Commune, de porter sa conception à un état\nde développement tel qu elle puisse être exécutable.\nLe délai d exécution de ce travail sera fixé de\ncommun accord de même que la rémunération à\nallouer de ce cher à 1 auteur en tenant compte de\n1 importance d'intervention qui sera requise de sa\npart et du barème d honoraires pour la rétribution\ndes plans d'urbanisation que l'Union des villes et\ncommunes belges et îa Société des urbanistes\nbelges se proposent de soumettre à la ratification\ndu gouvernement.\nLe cas échéant, si les capacités techniques et\nprofessionnelles des intéressés n étaient pas notoi-\nres, il pourra toujours leur être adjoint d'office un\ntechnicien spécialiste qualifié.\nEXPOSITION ET RETRAIT DES PROJETS\nPRESENTES\nArt. 16. Tous les projets présentés au Con-\ncours seront exposés publiquement dans un local\nui sera ultérieurement désigné et pendant un mois\nfilein, qui prendra cours dans le mois suivant la\ndate du jugement.\nArt. 17. Après la clôture de l'exposition, les\nprojets non primés pourront être retirés par leurs\nauteurs ou leur délégué, aux endroits, jours et\nheures qui leur seront désignés en temps utile. Les\nprojets seront restitués en échange du titre remis\naux intéresses lors du depol ou de 1 expédition d«\nleurs projets. (Ari. 4.).\nLes projets non réclamés endéans les deux mois\nà dater de la clôture de 1 exposition seront considè-\nres comme définitivement abandonnés par leurs\nauteurs.\nAinsi rédigé par le département technique d«\n1 Union des villes et communes belges.\nLe directeur du département technique\nde ru. V. C. B. :\nL. VAN DER SWAELMEN.\nArrêté par la Commission du Concours d idées\npour 1 urbanisation du territoire de la commune ds\nMolenbeek-Saint-Jean situé à l'ouest du chemin d«\nfer de ceinture.\nLe président de la Commission :\nL. METTEWIE.\nApprouvé par le Conseil communal de Molen-\nbeek-Saint-Jean en sa séance du 20 août 1920.\nLe secrétaire communal : Le bourgmestre :\nA. VAN EYKEN. L. METTEWIE.\n\nCONCOURS DE PROCEDES D'ENTRETIEN\nDE LA VOIE PUBLIQUE\nSous les auspices de la ville de Paris et du dé-\npartement de la Seine, un vaste concours est\nouvert, du ler1er janvier au 3 1 mars, en vue d'amé-\nliorer les procédés d'entretien et de nettoiement de\nla voie publique, ainsi que la sécurité et îa commo-\ndité de la circulation.\nUne somme totaile de 1 00,000 francs est mise à\nla disposition du jury, pour l'attribution des primes.\nLe programme détaillé sera remis ou envoyé\npar la poste sur demande faite à la préfecture de\nla Seine, direction générale des travaux de Paris\net du département (secrétariat)..\nSont admis à concourir tous les Français, ainsi\nque les ressortissants des puissances alliées ou\nassociées ou faisant partie de la Société des Na-\ntions. La remise des projets pourra avoir lieu à\npartir du 21 mars, de 10 h. à midi et de 14 à\n1 7 heures. 11 y aura exposition publique après la\ndécision du jury.\nCONCOURS DES PLANS D'AMENAGEMENT\nET D'EXTENSION DE LA VILLE DE LILLE\nUn de nos abonnés nous fait connaître les résul-\ntats du jugement qui eut lieu le 24 janvier :\nlre prime (30,000 francs). MM. Greber et\nCodonnier fils.\n2e prime (20,000 francs). MM. Se rive-\nLoyer, Bourdex et Franquet.\n3e prime (15,000 francs). MM. Delannoy et\nFavier. ,\n4e prime (10,000 francs). MM. Bonté et\nDelebarre.\nEn seconde section (Etude d'un point particu-\nlier), une seule prime a été décernée (3,000 fr.) :\nM. Ricouart."}, {"page_pdf": 31, "page_imprimee": "couv. 3", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192101-01.1.31", "texte": "Ctnstructiens en bois et en acier\nm—mmm—mmm ë# ItM |>im .■ , sa=\nJt Maisens démontables il\nJos. BOEL £ Zonen\nà T amise\n.1 fli mt 1 ~ «Étégv. t BOELWfeRF Tamte*\nTéléphoM TWIM\n\nj Comp. Belge de l'Acétylène\nI Téliir. : M BÏLLEN\nS ÉttTfiilE || |m\n» 'il tf- ■ .mmmmmmmÊmmmmmÊiiiÊmmmÊÊimtmmmmmmmmmm\n89, rue Vanden Boogaerée\nBRUXELLES\nGwMrmlw de i*Auli)Hlii\nEéân%« psßf ÎMeedemem\nfffics depuis ? litre» 25 bougies\nChalumeaux\nêm grande pmeune pour projutio—\nGÉNÉRATEURS FIXES ET TRANSPORTABLES\n' ' N. • j\nLampe* de dntim\nLampes et fers à souder à l'acétylène\nINSTALLATIONS COMPLÈTES DE LABORATOIRES\n| iisblfifin iiiiultri iityiti «I ifttupfii\n■ CARBURE DE CALCIUM, GROS ET DEMI-GROS\n■\n| Oxygène acétylène dissous 87\n«■«■••■••■■■••■•■•••■•••■■••••«••■•■■•.■■ m- »•••«»•!\n\nMMIIIINIII\ntKJCHU AHÛNYMË\nCIMENT, MATERIAUX •\n%\nÀnc\" firme Nicolas Josson\nfondé» 1809\n43, QUAI AU FOIN, 43 4 BRUXELLES\n{émwnUm I* TKéftt» WlmmmÀ)\nSuccursale :\nETTERBEEK, 90. m du Générel-Lemen\n« , C ifatan principal* t Br. S3M\nimpina J Saccuml* «k MM\nM de chêne de tonte* proTt—ci\nBoia do Nord et d'Amérkp*\nGmaet-Portked do Nîel-oa-RopeM\nBeaver Board\nlINBBMIMMVIHMISVI"}, {"page_pdf": 32, "page_imprimee": "couv. 4", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192101-01.1.32", "texte": "Imp. H. KUMPS-ROBYN, 81-85, ru* K.y«nrold, Ix*ll«a.\n\nBois - Scierie à vapeur\nMAURICE WILFORD\nTAMISE (Waw)\nDébit sur csmmAn4t\nConstruction de maisons démontable* M Ma\na Livraison rapide\n\ne\no\n279,\nEntrepri\nU\n.j\na\nT errasses\npremior ordre"}]}