{"numero_id": "bm-bmtnaac-1921-05-01", "volume": "bmtnaac_1921-05_01", "ocr_sha256": "bdf5a1cfb3567c3409bd113325c6c859beab9b02d3264bca3cf40c292d91797c", "source_tei": "https://github.com/Princeton-CDH/bluemountain-transcriptions/blob/main/periodicals/bmtnaac/issues/1921/05_01/bmtnaac_1921-05_01.tei.xml", "source_mets": "https://github.com/pulibrary/BlueMountain/blob/main/metadata/periodicals/bmtnaac/issues/1921/05_01/bmtnaac_1921-05_01.mets.xml", "url_numero": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192105-01", "articles": [{"article_id": "bm-bmtnaac-1921-05-01-c002", "article_bluemountain": "bmtnaac_1921-05_01#c002", "volume": "bmtnaac_1921-05_01", "ocr_source": "OCR Blue Mountain (ALTO), transcription TEI : lignes lb/@facs", "texte_sans_correction": true, "page_debut": "133", "page_fin": "138", "image_debut": 3, "image_fin": 10, "pages_selon": "pagination imprimée relevée dans le METS Blue Mountain (ORDERLABEL) ; [n] = page sans folio restituée", "url_article": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192105-01.2.2", "titre_corps": "Une Brochure de Théo Van Doesburg", "titre_sommaire": "Une Brochure de Théo Van Doesburg", "signature_source": "I.-F. HOEBEN", "controle": "bornes données par la structure logique METS/ALTO de Blue Mountain (blocs ALTO de chaque constituant)", "pages": [{"page_pdf": 3, "page_imprimee": "133", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192105-01.1.3", "debut_caractere": 40, "fin_caractere_exclue": 1199, "texte": "CLASSIQUE - BAROQUE\n- MODERNE -\nL'ART DE RAPPORTS :\nPHYSIONOMIE DE LA CITÉ DE DEMAIN\nUne Brochure de Théo Van Doesburg\n\n<*)\n< O voua dont je suis F œuvre,\nla vraie pitié que je voua dois,\nn'est-ce pas de poursuivre votre œuvre et\nde parfaire la statue que vous avez\nébauchée en moi)\nMais lorsque je la sculpte aux coups de\nmon vouloir,\nAlors, vous ne comprenez pas, vous ne\nvoyez que gidler les éciliats,\nVous ne voyez en moi que rage iconoclaste,\nVous croyez que je brise la statue que je sculpte,\net vous ne voyez pas la joie créatrice dont\nmon être exuilte. » « Ecce Honna. »\nL. CHARLES-BAUDOUIN.\nL'œuvre d'art est partie intégrante du système évolutif de l'esprit...\nchacun le sait...\nCependant à chaque œuvre qui se crée, même scientifique, sacrifiant à\nl'habitude nous demandons sa raison d'être, sa base, si nous ne 1 accusons pas,\nde parti pris, sans examen, d'être à l'antipode de l'art ou de la science. Pour-\ntant des enracinés dans le culte de l'ancien, esprits contraires à 1 évolution\nrésultat de la paresse et d'un enseignement à principes régressifs; nous\n\n(*) Edition De Sikkel, Anvers, et Léonce Rosenberg, 19, rue de la Beaume,\nParis VIIIe."}, {"page_pdf": 4, "page_imprimee": "134", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192105-01.1.4", "debut_caractere": 18, "fin_caractere_exclue": 3195, "texte": "donnent des appréciations souvent erronnées, qui accusent toujours leur stéri-\nlité, mais dont le doute prouve qu'indépendamment de la volonté l'esprit se\nmodifie sous l'influence de nouvelles formules ou contraint par la force bru-\ntale des nécessités. Ceci fait dire aux philosophes que l'évolution e9t indépen-\ndante de la volonté individuelle et même jusqu'à un certain point de la\nvolonté collective.\nUne des caractéristiques de l'époque actuelle est que ces deux tendances :\nindividualisme et collectivisme se sont fait jour en même temps.\nLa première, résultat de toute une série de manifestations, scientifiques,\nartistiques et sociales, sans base philosophique solide que nous remarquons\ns'enchaîner après l'avènement maladif de la Renaissance, ne nous donne\nque de piètres résultats et souvent même la répétition torturée de l'existant\nproduction de l'exagération égoïste du moi.\nLa seconde, née de la première par réaction, est d'autant plus solide\nqu'elle vise à exprimer et analyser un plus grand nombre de pensées collectives\nou mieux, la synthèse de toute la vie humaine. Elle implique, contrairement\nà la première, une forte base philosophique et scientifique, base consciente\net réfléchie qui diffère le stade de l'évolution humaine dans lequel nous\nentrons des stades du sentiment et de l'instinct. Celui-ci s'étend depuis la pre-\nmière forme plastique de la vie jusqu'à la préhistoire où les manifestations\nd'art se développent sur une échelle très vaste, parallèlement aux systèmes\nphilosophiques intuitifs. L'autre, dominé par le sentiment, va de l'antiquité\nsymbolique à la spiritualisation du moyen âge, se basant sur les philosophies\nles plus diverses mais toutes imprégnées du même sentimentalisme ( 1 ).\nLa science expérimentale, née par réaction contre l'esprit ingénument\nfutile où l'homme se complaisait depuis la Renaissance, renforça la raison et\nla conscience humaine que la clairvoyance de l'époque impose en dictateur à\ntoutes les activités scientifiques sociales et artistiques.\nLa soif de l'absolu, propre à l'homme d'aujourd'hui, nous entraîne,\nsans posséder la base que la science nous prépare, à formuler les systèmes\nles plus instables qui, malgré leur audace, marquent instantanément leur\nimpuissance. Cependant des lois nouvelles nous dominent, nous et toutes nos\nproductions à quelque activité qu'elles appartiennent. Leur stabilité permet\nde les dégager clairement des tendances auxquelles nous adhérons, contraints\npar la force de l'évolution et des objets que nous créons par nécessité. Ceux-ci\nvont du bibelot, de l'appareil téléphonique, à la cité fiévreuse, où les efforts\nmultipliés pressent le pas à l'évolution, projetant en tous sens ses limousines,\nses aéros, ses locomotives puissantes, ses paquebots, sphinx impassibles des\ndocks. Rythmes nouveaux, rythmes harmonieux aussi puissants que ceux des\népoques précédentes.\n\n( 1 ) Il est en/tendu que ces stades d'évolution s'interpénétrent intimement, au point\nqu'à l'époque actuelle l'on peut eencore classer certain» esprits dans le premier et le\nsecond stade®, alors que, pour d'autres dominés par la conscience l'instinct et le\nsentiment sont devenus quantité négligeable."}, {"page_pdf": 7, "page_imprimee": "135", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192105-01.1.7", "debut_caractere": 19, "fin_caractere_exclue": 3049, "texte": "Ordre nouveau, travail conscient d une collectivité qui écrase par sa\nbeauté et sa pensée le travail individuel des ouvriers d'antan.\nLes lois, ces ordres naturels, géométriques ou numériques invariables\ns'étendent des conceptions matérielles utilitaires aux conceptions les plus\nhardies de l'esprit d'aujourd'hui (1). Ces lois nous ramènent vers l'art, art\nqui sera conscient, c'est-à-dire d'ordre élevé, expressif et de plastique pure.\nUœuvre nouvelle dans révolution.\nPrécurseurs, nés en plein impressionnisme, rassasiés de couleur, voulant\nun art de rapports en harmonie avec les temps nouveaux, ils proclament le\ndroit d'exprimer le rythme de leur époque et c'est dans ce but qu'ils dirigent\nleurs efforts vers la synthèse expressive des volumes et des lignes.\nArt international, de mouvements ordonnés reflétant les grands courants\ncollectivistes d'aujourd'hui en opposition avec l'art d'avant guerre, le hier\npassif et individualiste qui n'a engendré que l'action inculte.\nC'est en ce sens que l'œuvre déjà conséquente de l'art de rapports se\nrattache à l'évolution et ne peut être considéré comme production indivi-\ndualiste décadente ni susciter des clameurs semblables à celles qui naguère\naccueillirent le cubisme.\nL'abstrait découlant du non réalisme et la pureté de la technique, con-\ntrairement à ce que lui reproche le déséquilibré retardataire, sont à son avan-\ntage comme résultats de l'expression du « rapport harmonieux du coté interne\net du côté externe de la vie. »\n11 prolonge le mouvement impressionniste et cubiste dans la marche\nascendante de la conscience humaine vers le sommet de la science où la\nphysiologie, l'art et la philosophie s'uniront et s'exprimeront par les mêmes\nmots.\nC'est vers cet ordre d'union que se dirige la philosophie de Théo Van\nDoesburg. Apport important, non pas partiel mais architectural, dans le sens\nle plus large du mot, architecture base de symphonies picturales, musicales,\nplastiques et même scientifiques.\n\n( 1 ) La vérité, vers laquelle tend toute l'humanité, se caractérise par 1 externe fonc-\ntion de l'interne, de la partie fonction du tout.\nLa beauté plastique, résultante de lia vérité et du jeu des volumes construits pour des\nfins utilitaires (production de nos ingénieurs : usines, dynamos, etc.), mais dont la\nbeauté réside avant tout dans la conception, base de tout art.\nLo'rdre et le module que la masse suppose être des codes, des canons classiques,\nrestent, aujourd'hui comme hier, générés par les anciennes lois de la nature, mais diffé-\nrent des précédents en ce qu'ils sont, à notre époque, résultats immédiats dun autre\nesprit, d'un esprit dominé par la conscience organisatrice.\nL'lnternationalisme, fonction de la pensée, de l'action et des relations internationales\nartistiques comme scientifiques.\nLe plan, malgré son abstraction, générateur du tout, comprenant la vérité, la\nbeauté plastique des volumes, l'ordre, en un mot 1 expression organisée die l'élévation\nqui sera, elle, le développement et l'amplification de la synthèse qu est le plan."}, {"page_pdf": 8, "page_imprimee": "136", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192105-01.1.8", "debut_caractere": 18, "fin_caractere_exclue": 2896, "texte": "Le principe fondamental—progression artistique—découlant des théories\nscientifiques d évolution progressive vers l'inconnaissable, évolution dominée\npar les bonds saccadés des conducteurs, par les mutations dan® la marche en\navant des génies, forme I*introduction de sa brochure « Classique - Baroque -\nModerne ».\nIl y est formulé au premier plan, qu'à notre époque de science raisonnée\nTon ne s'est pas encore libéré de la distinction erronée origine épanouis-\nsement et décadence de chaque période artistique.\n« Division inexacte d'abord parce qu'aucun stade de développement ne\npeut être séparé nettement de celui qui précède. Le stade de naissance est en\nmême temps la fin du stade précédent, donc, suivant la division dogmatique,\nde celui de la décadence; chaque stade de décadence est en même temps\nun stade de naissance, etc. Ensuite, parce que cette division ne tient pas\ncompte du fait que tout nouveau point de vue dans l'art n'est atteint que par\nbonds, donc par la voie de la mutation. Et, en dernier lieu, parce que cette\ndivision doit contribuer à paralyser le développement constant de l'énergie\nartistique, qui, malgré tous les dogmes et toutes les traditions, ne vise qu'à\nla conséquence logique de l'idée artistique. Je parle ici d'un développement\nconstant de l'énergie artistique, c'est-à-dire d'un progrès constant qui n'est pas\ncompatible avec l'idée de la répétition ininterrompue des périodes d'origine,\nd'épanouissement et de décadence, parce que dans ce développement constant\nil ne peut être tenu compte que des personnalités les plus fortes qui se\ntransmettent continuellement leurs découvertes. Ceux qui ont inventé cette\ndivision de l'art en trois périodes, les philosophes et les historiens de l'art,\nont mesuré l'importance de l'art exclusivement aux modèles classiques. Ce\nprocédé a suscité de la part de la production artistique un esprit d'imitation\ndes œuvres classiques, tendant à une conception plastique surannée, et, de la\npart des profanes, un culte des morts intangibles. »\n» Le développement discontinu de l'art est la conséquence du dévelop-\npement discontinu de la conscience humaine vers la vérité.\n» A travers les siècles,ce développement de l'art a pour but: la réalisation\nde l'idée artistique qui consiste à exprimer complètement à la façon de l'art\nce rapport harmonieux entre la vie intérieure et l'aspect extérieur des choses,\nentre l'esprit et la nature. »\nCe principe logique le conduit à formuler les distinctions essentielles\nentre les arts produits successivement sous la domination du sentiment, du\nfutile et de la conscience qu'il étiquette très justement de classique, baroque et\nmoderne. « Trois moments de création nettement prononcés de l'esprit\nhumain ».\n«: L'art classique repose essentiellement sur le rapport équilibré de l'essence\net des phénomènes, ou, autrement dit, sur le rapport harmonieux de l'Universel"}, {"page_pdf": 9, "page_imprimee": "137", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192105-01.1.9", "debut_caractere": 19, "fin_caractere_exclue": 2725, "texte": "et du particulier. Ce rapport équilibré ou harmonie, s'exprimait dans l'art\nclassique par des formes naturelles, donc à la façon de la nature.\n» Le Baroque repose essentiellement sur un rapport disharmonieux, par\nla prédominance du particulier, ce qui se traduit dans l'art baroque par la\nprédominance des formes capricieuses et naturelles et par l'exagération arbi-\ntraire de ces formes.\n> L'Art moderne repose essentiellement sur un rapport harmonieux de\nl'Universel et du particulier. Le rapport harmonieux se traduit dans F art\nmoderne par des formes et des couleurs abstraites, complètement à la façon\nde l'art.\n» Tout art, de quelque époque qu'il soit, est classique quand ces deux\néléments, l'Universel et le particulier, le côté interne et le côté externe de la\nvie, sont en harmonie et que cette harmonie est exprimée à la façon de la\nnature.\n» Tout art, de quelque époque qu'il soit, est baroque quand l'élément\nexterne, naturel, capricieux ou particulier prédomine.\n» Tout art, à quelque époque qu'il apparaisse, est moderne quand l'har-\nmonie, l'essence de la beauté apparaît complètement à la façon de l'art.\n» La grande différence entre classiques et modernes consiste donc en\nceci : les classiques produisaient de Fart à la façon de la nature et les modernes\nreproduisent la nature à la façon de l'art. Il ressort de là qu'ils se trouvent\nau pôle l'un de l'autre. »\nDes deux grands principes précédents d'où Van Doesburg part, en géné-\nralisant toujours pour déterminer les principes fondamentaux de l'art moderne,\nde l'art de rapports, ressortent les points principaux des directives de l'esprit\nnouveau.\n« L'idée artistique apparaissait dans l'art classique à la façon» de la nature,\ndans l'art moderne c'est tout à fait le contraire. Chez les impressionnistes on\nle remarque déjà. Ils ne reproduisirent la nature que comme rapport de\ntonalités, c'était plutôt déjà à la façon de l'art, parce que l'idée artistique,\nl'essence de la beauté, où l'harmonie commençait à se manifester par des\ntâches de couleur ou en pointillé de diverses valeurs de tonalités. Sur une\ntoile impressionniste on ne voyait doinc pas des hommes groupés de façon\nà former une harmonie, mais des taches et des points de couleur, et comme\nla peinture a comme moyen d'expression les taches de couleur, les points et\nles lignes, l'harmonie qui en résulta était bien plus à la façon de l'art pictural.\n» Le principe admis, l'on en arrive à exprimer l'essence de la beauté\npicturale simplement par un rapport esthétique et harmonieux de plans, de\ncouleurs et de lignes.\n» Dans ce style collectif, qui synthétise les besoins esthétiques de tous\nles peuples, la peinture apparaît le plus purement, le plus spirituellement,"}, {"page_pdf": 10, "page_imprimee": "138", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192105-01.1.10", "debut_caractere": 18, "fin_caractere_exclue": 1586, "texte": "notamment comme simple distribution esthétique de couleurs. De même,\nl'architecture apparaît comme simple distribution esthétique (et pratique) de\nF espace. De même encore la sculpture comme simple distribution de formes.\n» L'objectivité visée et la subjectivité forment les éléments essentiels de\nl'unité. Ceux-ci prennent une expression très déterminée par le rapport des\ncouleurs et par le contraste des surfaces. Dans l'harmonie, cependant, l'objec-\ntivité et la subjectivité disparaissent comme dualité pour former une unité.\nLe but de l'art plastique, c'est de rendre cette synthèse plastiquement.\n» L évolution de l'art moderne vers l'abstrait et l'universel, en éliminant\nl'externe et l'individuel, a rendu possible par un effort commun et une con-\nception commune la réalisation d'un style collectif, qui, s'élevant au-dessus\nde la personne et de la matière, exprime de façon très déterminée et réelle\nles besoins de beauté les plus élevés, les plus profonds et les plus généraux. »\nEn résumé, l'art de demain synthétise l'état actuel des rapports. Rapports\nde vie interne et externe, de l'esprit et du corps de toute chose.\nAprès ces citations nombreuses, je ne crois pas nécessaire d'insister sur\nla valeur absolue et certaine de l'art nouveau. J'ajouterai comme conclusion\nque si au rythme social répondait naguère le rythme artistique, cette corres-\npondance ne sera plus : L'homme conscient sera puissant et toujours jeune,\nmarchant de l'avant dans les siècles vers la perfection et la connaissance\ndu tout.\nNous marchons vers ce qui sera.\n\nI.-F. HOEBEN."}]}, {"article_id": "bm-bmtnaac-1921-05-01-c004", "article_bluemountain": "bmtnaac_1921-05_01#c004", "volume": "bmtnaac_1921-05_01", "ocr_source": "OCR Blue Mountain (ALTO), transcription TEI : lignes lb/@facs", "texte_sans_correction": true, "page_debut": "n. p.", "page_fin": "n. p.", "image_debut": 5, "image_fin": 5, "pages_selon": "pagination imprimée relevée dans le METS Blue Mountain (ORDERLABEL) ; [n] = page sans folio restituée", "url_article": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192105-01.2.2.2", "titre_corps": "Revue «LA CITÉ». IIme Année. = N° 6.", "titre_sommaire": "Revue «LA CITÉ». 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BOGHEMANS, Architecte, Ex-chef de service à la S. B. C. de la Colonie", "controle": "bornes données par la structure logique METS/ALTO de Blue Mountain (blocs ALTO de chaque constituant)", "pages": [{"page_pdf": 11, "page_imprimee": "139", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192105-01.1.11", "debut_caractere": 19, "fin_caractere_exclue": 1974, "texte": "L'HABITATION\nCOLONIALE -\nSA CONSTRUCTION AU CONGO BELGE\n\nr)\nDisposition d'Ensemble et Distribution\nEmplacement « Forme « Confort et Hygiène » Economie\nEmplacement. Il n'y a rien de spécial à dire à ce sujet. Les règles\nprescrites en Europe sont toujours d'application. Rappelons seulement qu'il y\na lieu d'éviter le voisinage des marais, malheureusement assez fréquents au\nCongo ( voyez Borna), ainsi que les vallées envahies par le brouillard ou sous-\ntraites à toute action du vent (brise).\nL'idéal serait de pouvoir choisir un site élevé, sain. C'est possible, quand\nil s'agit de villes nouvelles à créer dont le tracé est encore à élaborer.\nLe plus souvent, le technicien dispose de fort peu de liberté dans le choix\nde l'emplacement. Parfois même il lui est imposé. C'est à lui à en tirer le\nplus de parti possible. Sa science pourra donc s'exercer avec d'autant plus de\nfruit, dans l'orientation et la répartition de l'habitation.\nB) Forme. Les premières maisons en pisé s'entouraient complètement\nd'une Vérandah pour se protéger contre les intempéries. Les maisons, con-\nstruites plus tard en matériaux durs (maçonnerie, etc.), se sont inspirées de\ncette forme. Puis les occupants, utilisant une partie de la vérandah comme\nannexes ce qui tendait à nier la nécessité de la vérandah complète une\nréaction s'est produite, préconisant la suppression de la vérandah. C'est aller\ntrop loin. (Voir ci-après l'utilité des vérandahs.)\nIl n'y a donc pas de règle bien fixe; notons cependant qu'il y a lieu d'éviter\nles complications de distribution qui créeraient des recoins jamais balayés\n\n(*) Les « Editions Tekhné » viennent de publier une brochure dont M. G. Boghe-\nmans est l'auteur et qui est consacrée à l'Habitation coloniale. Cet ouvrage a été\ncouronné par la Société Belge d'Etudes et d'Expansion. Il a été honoré d'une souscription\npar le ministère des Colonies.\nAvec l'autorisation de l'auteur, nous en reprenons ici quelques pages. N. d. î. R."}, {"page_pdf": 12, "page_imprimee": "140", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192105-01.1.12", "debut_caractere": 27, "fin_caractere_exclue": 1063, "texte": "par les courants d'air. Les croquis ci-dessous donnent une idée des formes et\nde la distribution d'ensemble de quelques catégories d'habitation. [Figure 1,\n2 et 3.]\nC) Confort et Hygiène. Nous sommes déjà loin des tentes et des\npaillottes des premiers colonisateurs; l'habitude de vouloir grouper et parquer\nles Européens comme dans une caserne tend à disparaître. Un grand pas a\ndéjà été fait, dans quelques endroits de la Colonie, vers plus de confort et\nd'hygiène. Il y a encore beaucoup à faire cependant, car un logement sain et\nconfortable est pour l'Européen, séjournant sous les tropiques, l'un des fac-\nteurs les plus importants pour diminuer les chances de maladie, d'abord, et\nrendre la vie agréable, ensuite.\nLe climat impose une habitation dont toutes les chambres soient bien ven-\ntilées. On ne respire, en effet, bien que si l'on baigne dans un air pur et sans\ncesse renouvelé.\nUne bonne habitation coloniale doit donc s'inspirer des règles suivantes :\n1°) Dimension des locaux. 11 faut des locaux vastes. Dimensions nor-"}, {"page_pdf": 13, "page_imprimee": "141", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192105-01.1.13", "debut_caractere": 28, "fin_caractere_exclue": 976, "texte": "maies intérieures : 5 X 5 mètres; hauteur sous plafond : 4 mètres, au mini-\nmum; de préférence de 4 m. 25 à 4 m. 50;\n2°) Ventilation. Bonne ventilation des combles et ventilation sous le\nplafond des locaux.\nIl convient d'aménager des ouvertures autant que possible sur deux faces\nopposées et, si remplacement le permet, ces faces seront orientées à l'est et\nà l'ouest; l'une d'elles étant dans l'ombre, la différence d'échauffement qui en\nrésulte provoquera une ventilation énergique.\n3°) Protection contre la chaleur.— a) Vérandah: Les faces offrant des baies\nde portes ou fenêtres, etc., exposées au soleil, seront protégées par des véran-\ndahs de 2 m. 50 à 3 mètres de largeur avec toiture à couverture inclinée. On\nfait aussi usage, comme protection des baies, de Bow-Windows, loggias,\nauvents, marquises et de châssis à lamelles obliques. Toutefois, il faut recon-\nnaître que ces derniers éléments sont loin de protéger les locaux de l'habita-"}, {"page_pdf": 14, "page_imprimee": "142", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192105-01.1.14", "debut_caractere": 27, "fin_caractere_exclue": 986, "texte": "tion aussi efficacement qu'une vérandah bien comprise. Ces éléments se pla-\nceront donc de préférence des côtés les moins exposés au soleil.\nPar mesure d'économie, on se contente parfois de placer la vérandah sur\nla face la plus exposée au soleil. Il est bon alors de protéger les locaux d'ha-\nbitation, chambre à coucher, salle à manger, etc.,contre l'action directe du soleil\npar de petites pièces (salle de bain ou cabinet de toilette, W. C., magasin à\nvivres, office, etc.) qui, en somme, auront donc pris la place de la vérandah.\nLes baies prenant jour sur les faces non protégées sont alors garnies de\nBow-Windows, loggias, auvents, etc. La façade principale avec salle de sé-\njour sera orientée de préférence à l'Est ou à l'Ouest. En règle générale, si\nl'économie ne doit pas présider à l'élaboration du projet, il vaut mieux recourir\nà la vérandah faisant tout le tour du bâtiment.\nb) Epaisseur des murs. Pour lutter efficacement contre la chaleur, il"}, {"page_pdf": 17, "page_imprimee": "145", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192105-01.1.17", "debut_caractere": 18, "fin_caractere_exclue": 2868, "texte": "faut donner une épaisseur suffisante aux murs, surtout en l'absence de véran-\ndah. Les murs extérieurs des locaux d'habitation auront une épaisseur mini-\nmum de 1 y 2 brique; les murs intérieurs de refend, 1 brique.\n4°) Protection contre l'humidité et les termites. Toute l'habitation doit\nêtre surélevée au minimum de 0,80 mètre et mieux de 1 m. à 1 m. 50 au-des-\nsus du niveau du sol. Cette condition est imposée par les conditions clima-\ntériques (grande humidité) et aussi pour soustraire les habitations aux in-\nfluences telluriques, à l'action délétère des miasmes lourds, enfermés dans les\ncouches de vapeur émanées de la terre humide sous l'influence de la chaleur et\nqui se traînent à la surface du sol, la nuit et surtout au lever du jour.\ns°) Pavement, habitation. Le système de construction sur terre-plein\nest mauvais :\na) Parce qu'il rend la lutte contre les termites impossible;\nb) Parce qu'il donne des locaux qui prennent l'humidité du sol et qui sont\ndonc excessivement malsains.\nCe n'est évidemment que la question d'économie qui peut militer en faveur\nde ce procédé de construction.\nQuand la hauteur du soubassement est suffisante, on peut très bien y amé-\nnager des magasins, réduits divers ou autres annexes.\n6°) Annexes. Cuisine et aisance. —Il est désirable que la cuisine et\nl'aisance ne fassent pas partie du corps principal du bâtiment. Toutefois,\ndans les centres où il y a possibilité d'installer des W. C. à chasse d'eau, le\nW. C. se placera dans la salle de bain ou le cabinet de toilette ou encore en un\nédicule spécialement aménagé et en communication avec la salle de bain\net la chambre à coucher.\nLa cuisine pourra également se placer sur la vérandah postérieure, mais\nsurtout évitons une communication directe avec les locaux habités. On ne peut\noublier en effet que le combustible employé est en général du bois et que les\ncuisiniers sont des noirs. Une production intense de fumée et la surveillance\nrelâchée du nègre conduisent fatalement à laisser envoler la fumée par la cui-\nsine et toute l'habitation, si une communication directe existe.\nAu cas où les annexes se placent à quelque distance de l'habitation, il\nest nécessaire de les relier par une galerie couverte dormant aocès soit à\nl'office, soit à la salle à manger. Ces annexes se placeront, soit parallèlement,\nsoit perpendiculairement à la façade principale.\nL'habitation coloniale à étage ne se justifie pas au Congo, en tant\nqu'exclusivement habitation. Elle offre des inconvénients multiples.\nAussi, rarement on élève les bâtiments à usage d'habitation de plus d'un\nétage; sauf, bien entendu comme c'est également le cas dans les pays\nmodernes, dans une grande ville où l'espace sera limité et où on chercherait à\ntirer le plus de parti possible du terrain dont on dispose.\nLes bâtiments administratifs, les banques, ainsi que parfois les maisons"}, {"page_pdf": 18, "page_imprimee": "146", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192105-01.1.18", "debut_caractere": 75, "fin_caractere_exclue": 1550, "texte": "de commerce, sont souvent à étage; dans ce cas le rez-de-chaussée est à\nusage de bureaux ou magasins, et l'étage sert d'habitation au directeur.\nDans le cas de bâtiment à étage, la cage d'escalier se place le plus\nsouvent sous la vérandah et sur l'un des pignons. Des fois, on aménage une\ncage d'escalier intérieure.\n11 faut évidemment proscrire les habitations à étage où rez-de-chaussée\net étage sont occupés par des ménages différents. Les maisons dites « jumei-\nlées » ne sont pas non plus à conseiller. Ici, au Congo, où la vie se passe\nportes et fenêtres ouvertes, il peut être importun d'avoir des voisins trop\nbruyants ou incommodants. Il faut isoler l'habitation.\n\\\nECONOMIE\nLes constructions coloniales doivent être simples, tant par suite du\nmanque d'habileté de la main-d'œuvre noire que par raison d'économie.\nFORMES EXTERIEURES. - PARTI ARCHITECTONIQUE.\nLes photographies ci-contre donnent des exemples d'habitations simples\ntrès recommandables.\nLe grand art consiste à tirer le maximum d'effet du minimum de res-\nsources, tant en main-d'œuvre qu'en matériaux- (Voir planche 1.)\nFormes extérieures. Il faut choisir des formes qui conviennent le mieux\nà la matière employée, tout en adaptant l'habitation à sa destination.\nLes plans reproduits dans le texte concernent une habitation à ériger à\nKinshasa et Borna. Le coût en sera de 47.000 francs à Kinshasa, et de 37.000\nfrancs à Borna.\n\nG. BOGHEMANS, Architecte,\nEx-chef de service à la S. B. C. de la Colonie."}]}, {"article_id": "bm-bmtnaac-1921-05-01-c007", "article_bluemountain": "bmtnaac_1921-05_01#c007", "volume": "bmtnaac_1921-05_01", "ocr_source": "OCR Blue Mountain (ALTO), transcription TEI : lignes lb/@facs", "texte_sans_correction": true, "page_debut": "140", "page_fin": "140", "image_debut": 12, "image_fin": 12, "pages_selon": "pagination imprimée relevée dans le METS Blue Mountain (ORDERLABEL) ; [n] = page sans folio restituée", "url_article": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192105-01.2.3.1", "titre_corps": "FIG. 1.", "titre_sommaire": "FIG. 1.", "signature_source": "", "controle": "bornes données par la structure logique METS/ALTO de Blue Mountain (blocs ALTO de chaque constituant)", "pages": [{"page_pdf": 12, "page_imprimee": "140", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192105-01.1.12", "debut_caractere": 18, "fin_caractere_exclue": 25, "texte": "FIG. 1."}]}, {"article_id": "bm-bmtnaac-1921-05-01-c008", "article_bluemountain": "bmtnaac_1921-05_01#c008", "volume": "bmtnaac_1921-05_01", "ocr_source": "OCR Blue Mountain (ALTO), transcription TEI : lignes lb/@facs", "texte_sans_correction": true, "page_debut": "141", "page_fin": "141", "image_debut": 13, "image_fin": 13, "pages_selon": "pagination imprimée relevée dans le METS Blue Mountain (ORDERLABEL) ; [n] = page sans folio restituée", "url_article": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192105-01.2.3.2", "titre_corps": "FIG. 2.", "titre_sommaire": "FIG. 2.", "signature_source": "", "controle": "bornes données par la structure logique METS/ALTO de Blue Mountain (blocs ALTO de chaque constituant)", "pages": [{"page_pdf": 13, "page_imprimee": "141", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192105-01.1.13", "debut_caractere": 19, "fin_caractere_exclue": 26, "texte": "FIG. 2."}]}, {"article_id": "bm-bmtnaac-1921-05-01-c009", "article_bluemountain": "bmtnaac_1921-05_01#c009", "volume": "bmtnaac_1921-05_01", "ocr_source": "OCR Blue Mountain (ALTO), transcription TEI : lignes lb/@facs", "texte_sans_correction": true, "page_debut": "142", "page_fin": "142", "image_debut": 14, "image_fin": 14, "pages_selon": "pagination imprimée relevée dans le METS Blue Mountain (ORDERLABEL) ; [n] = page sans folio restituée", "url_article": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192105-01.2.3.3", "titre_corps": "FIG. 3.", "titre_sommaire": "FIG. 3.", "signature_source": "", "controle": "bornes données par la structure logique METS/ALTO de Blue Mountain (blocs ALTO de chaque constituant)", "pages": [{"page_pdf": 14, "page_imprimee": "142", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192105-01.1.14", "debut_caractere": 18, "fin_caractere_exclue": 25, "texte": "FIG. 3."}]}, {"article_id": "bm-bmtnaac-1921-05-01-c010", "article_bluemountain": "bmtnaac_1921-05_01#c010", "volume": "bmtnaac_1921-05_01", "ocr_source": "OCR Blue Mountain (ALTO), transcription TEI : lignes lb/@facs", "texte_sans_correction": true, "page_debut": "143", "page_fin": "143", "image_debut": 15, "image_fin": 15, "pages_selon": "pagination imprimée relevée dans le METS Blue Mountain (ORDERLABEL) ; [n] = page sans folio restituée", "url_article": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192105-01.2.3.4", "titre_corps": "HABITATION B. 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Une\nheureuse initiative de la commune de Schaerbeek.\nLe Conseil communal de Schaerbeek a adopté,\ndans sa séance du 12 octobre 1920, le règlement-\ntype sur les bâtisses qui, pendant I*occupation, avait\nété élaboré par une Commission spéciale de l'Union\ndes Villes. Ce règlement, amendé par une com-\nmission intercommunale comprenant les délégués\nde 21 communes de F agglomération bruxelloise,\navait été soumis par le Collège échevinal à l'exa-\nmen d'une commission composée des membres de\nla section des travaux et du contentieux, auxquels\navaient été adjoints des délégués de la Commission\nRoyale des Monuments et des Sites, du Conseil su-\npérieur d'hygiène, de l'Union des Villes et Com-\nmunes belges ainsi que des spécialistes juristes et\nhygiénistes.\nCette longue préparation montre le souci qu'ont\neu M. Franz Fischer, échevin des travaux et son\nsuccesseur, M. 1* architecte Foucart, de soumettre\ncet important travail à l'examen approfondi de\ntoutes les compétences, pour lui donner une forme\naussi parfaite que possible, avant son adoption dé-\nfinitive. Et, il faut y insister, cellle-ci n'eut lieu\nqu'après qu'eussent été épuisées toutes les tenta-\ntives en vue de I*unification de ce règlement pour\ntoute l'agglomération bruxelloise. 11 ne faut toute-\nfois pas perdre l'espoir que l'exemple de Schaer-\nbeek ne soit suivi.\nLe règlement général sur les bâtisses qui est en\nvigueur dans cette commune depuis le 12 janvier\nI 92 1, s'accompagne d'un règlement différentiel en\nvue de la création d'une cité-jardin sur la partie\nde son territoire comprise entre la commune\nd'Evere, la gare à marchandises de la nouvelle\nligne de chemin de fer Muysen-Schaerbeek-Hal, le\nboulevard Lambermont qui domine le beau Parc\nJosaphat et la rue Guillaume Kennis, conduisant au\ncimetière communal, dont la désaffectation est pro-\njetée pour un très prochain avenir.\nCe règlement différentiel s'inspire fort heureuse-\nment des exemples qu'ont eu sous les yeux les dé-\nlégués schaerbeekois au Congrès interallié qui s'est\ntenu à Londres, en juin 1920, et au cours du\nvoyage qui fut organisé dans le Limbourg belge\net en Hollande, par l'Union des Villes, au mois de\nseptembre suivant.\nM. Francq, chef de division à Schaerbeek, qui a\nélaboré ce règlement, ainsi que le plan de la cité-\njardin, a pris pour base de son travail les disposi-\ntions suivantes : réduction de la voirie au strict\nnécessaire, célle-ci étant élargie par l'imposition à\nfront des voies publiques d'une zone de recul à\ntransformer en jardinet, dont la profondeur ne\npeut être inférieure à cinq mètres; établissement\nd'un minimum de largeur et de superficie des ter-\nrains destinés à la bâtisse, savoir : pour une mai-\nson : largeur du terrain, 16 mètres, superficie 4\nares; pour 2 maisons : largeur du terrain, 22 mè-\ntres, superficie 5 ares 50 centiares; pour 3 mai-\nsons : largeur du terrain, 28 mètres, superficie\n7 ares; pour 4 maisons : largeur du terrain, 34 m.,\nsuperficie, 8 ares 50 centiares; pour 5 maisons :\nlargeur du terrain, 40 mètres, superficie, î 0 ares.\nLimitation de la hauteur des bâtisses, dont les\nfaçades ne pourront excéder ! 0 mètres, jusqu à\nl'héberge du toit, et 13 mètres celui-ci compris;\nles dites bâtisses devront être construites soit iso-\nlées, soit jumellées ou par groupes ne pouvant\ncomprendre plus de cinq maisons. Entre celles-ci,\nun espace libre d'au moins ! 0 mètres doit être\naménagé en jardin.\nLes hauteurs mini ma des étages fixée à 2 m. 80\nde plancher à plafond pour le rez-de-ichaussée et\nles étages et à 2 m. 60 pour les étages sous-com-\nbles; à 2 m. 50 pour les sous-sols (locaux exclusi-\nvement à usage de cuisine, laverie et cave). Dé-\nfense de construire des bâtiments à usage de com-\nmerce ou d'industrie soumis à enquête de commodo\net incom.Tnodo ainsi que d'établir, en arrière des\nhabitations, des ateliers ou toutes autres construc-\ntions pouvant nuire à l'esthétique ou à l'hygiène.\nObligation de constituer la clôture par une haie\nvive dont la hauteur ne peut dépasser î m. 70.\nEnfin, les bâtisses revêtiront un caractère esthé-\ntique. Les façades et les pignons non mitoyens\ndoivent être construits en matériaux apparents ou\nrevêtus d'un enduit en simili-pierre. Sont admises\nles maçonneries en briques blanchies au lait de"}, {"page_pdf": 20, "page_imprimee": "148", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192105-01.1.20", "debut_caractere": 28, "fin_caractere_exclue": 4605, "texte": "chaux, à condition que leur aspect ne nuise pas à\nl'esthétique. Les moyens d'exécution de ce beau\nprojet feront l'objet d'une prochaine communica-\ntion.\n(Mouvement communal).\nLA JONCTION NORD-MIDI. La Société d'ar-\nchitecture de Belgique, réunie en assemblée extra-\nordinaire le 18 janvier 1921 » a décidé, à l'unani-\nmité des membres présents, d'envoyer à M. le pré-\nsident du Conseil des ministres, l'adresse suivante :\n< La Société et son comité du Tracé des Villes,\naprès étude approfondie de la question de jonction\nNord-Midi, considérant que l'élect ri fi cation du ré-\nseau est indispensable pour assurer l'utilisation de\nla jonction et que cette élect ri fi cation rend la jonc-\ntion inutile;\nConsidérant que les difficultés et lies aléas de\ntous genres que rencontrent les travaux par suite\nde la nature du sous-sol dans lequel ils doivent\ns'exécuter;\n» Considérant les incontestables dangers que ces\ntravaux feront courir aux édifices comme Sainte-\nGudule et la Banque Nationale, moins encore au\ncours de leur exécution que par la perturbation\nqu'ils apportent dans le sous-sol;\n» Considérant la destruction inévitable des con-\nstructions déjà vétustés au-dessus des tunnels et à\nleur proximité;\nConsidérant l'enlaidissement de la capitale par\nce travail, tant en raison de la mutilation de l'ad-\nmirable Jardin Botanique et de perspectives qui\nsont un des charmes de Bruxelles, que par la con-\nstruction de travaux dits « d'art » dont les spéci-\nmens s'étalent place de la Constitution, affligeant\npar leur laideur tous les artistes;\n» Considérant que la réalisation de la gare cen-\ntrale nécessiterait tôt ou tard la création de vastes\nartères de dégagement appelées à dénaturer le\ncœur de la capitale, qu'il importe, au contraire, de\nrespecter pieusement;\n3> Considérant les dépenses énormes, la consom-\nmation formidable de matériaux et de main-d'œu-\nvrte qu'entraînerait, le travail, ainsi que la destruc-\ntion de logements nombreux, à un moment où le\nmanque d'habitations et la détresse du Trésor re-\nvêtent un caractère presque tragique;\n» Considérant que l'abandon de l'entreprise con-\nstituera, par suite du renchérissement de toutes\nchoses - immeubles, terrains et matériaux non\nun perte sèche immeubles, terrains restant ac-\nquis - mais une opération qui peut se liquider\nsans préjudice;\n» Se réjouit de la décision prise et félicite res-\npectueusement le gouvernement d'avoir proposé\nl abandon du projet.\nFour le Conseil de direction : le secrétaire, Alb.\nCALLEWAERT ; le président, F. BONDUELLE.\nLES RESERVES NATIONALES AU FRONT DE\nL'YSER. Voici la liste dés réserves nationales\nque le ministère de la Défense Nationale se propose\nde constituer dans la région d© i*Yser.\n1° Haut commissariat du littoral. Les batteries\ncôtières Deutschland, Kaiser Wilhelm 11, Tirpitz,\nOldenbourg, Gneisenau, Palace Hindenburg et les\nbouches à feu du môle de Zeebrugge; les batteries\nKarnak et Lengleys; la partie est du bois triangu-\nlaire; lies abris occupés anciennement par le com-\nmandant du secteur de la presqu'île; le grand re-\ndam de Nieuport; l'abri allemand de Raversyde*\nl'observatoire entre FYser et la crique de Nieuwen-\ndamme.\n2° Haut commissariat royal de la Flandre Occi-\ndentale (Nord). Le remblai du chemin de fer\ndepuis le canal de Furnes à Nieuport jusqu'à 50\nmètres au sud de l'ouvrage à vannes du Koolhof * le\nremblai du chemin de fer à 200 mètres du nord\nde la route de Pervyse à Schoorbakke; lie remblai\ndu chemin de fer à 100 mètres au nord et au sud\ndu chemin pavé conduisant à Lettenburg, à la\nborne 16 de l'Yser; les ruines du village de Saint-\nGeorges; les ruines du château de Vicogne; le poste\navancé de la ferme de Roodjqpoort; la minoterie de\nDixmude; la tête de pont de la borne 19; la pièce\nde Leugenboom • l'emplacement de la pièce de\nPredikboom; en outre, des mémoriaux devraient\nêtre érigés à Driegrachten et à Hoekske.\n3° Haut commissariat royal de la Flandre Occi-\ndentale (Sud). La digue de Het Sas; le bois 15;\nle grand entonnoir de Wytschaete; les abris du\nmont Kemmeiï. Les Anglais se proposent d'ériger\nplusieurs mémoriaux dans cette zone.\nLa Commission des monuments et des sites de-\nmandait encore qu'on conservât en outre des sites\nénumérés ci - dessus : 1° l'observatoire construit\ndans la bibliothèque de Nieuport; 2° les deux ob-\nservatoires encore debout dans Dixmude ou, tout\nau moins, célui qui est incliné; 3° quelques-uns des\naibris de la rue de Beerst, à Dixmude.\nLa décision définitive au sujet de ces réserves est\nsubordonnée au prix de leur acquisition et aux\ncrédits qui pourront être réservés pour cet objet."}, {"page_pdf": 21, "page_imprimee": "149", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192105-01.1.21", "debut_caractere": 28, "fin_caractere_exclue": 2684, "texte": "LES CONSTRUCTIONS A PARIS\nLe Conseil municipal de Paris a voté dernière-\nment divers crédits pour la construction d îîiots\nd'immeubles à bon marché, notamment 30 mil-\nlions pour îa rue de Fécarmp (680 logements avec\nbains-douches, lavoirs, garages de bicyclettes et de\nvoitures d enfants(, 16,000,000 pour les rues de\nla Fontaine à Muîard et Brillat-Savarin. Les tra-\nvaux commenceront au début de l'année 192 1.\nL'Assistance publique a été dotée en outre d'un\ncrédit de 4,000,000 pour l'achèvement de construc-\ntions de logements à bon marché, place Denfert-\nRochereau, 12, et rue Daguerre, 16 et 18. (La\nQuinzaine Urbaine).\nLA RESTAURATION DES ANCIENS\nREMPARTS DE BINCHE\nOn sait que l'ancienne enceinte fortifiée de\nBinche offre une importance considérable au dou-\nble point de vue de l'histoire et de l'architecture\nmilitaire du moyen âge. Elle a été édifiée par Bau-\ndouin, comte du Hainaut, auteur de ces nombreux\net importants travaux qui lui valurent le surnom\nde « Bâtisseur », mais dont malheureusement les\nspécimens tendent de plus en plus à disparaître.\nLes autorités supérieures s'occupent actuelle-\nment de continuer l'œuvre entreprise par l'admi-\nnistration communale : la restauration de cette en-\nceinte unique en Europe, pour ainsi dire. Le Con-\nseil provincial du Hainaut a voté un subside de\n100,000 francs à répartir en cinq années pour cet\nimportant travail.\nL'inspection faite par les délégués de la com-\nmission des monuments confirme l'idée que cette\nvieille enceinte du XII8 siècle présente un intérêt\nmonumental et artistique qui justifie amplement\nles dépenses et les efforts faits jusqu'à ce jour\npour sa conservation.\nL'enceinte fortifiée de Binche avait perdu tota-\nlement son importance militaire à îa suite du dé-\nmantèlement de la place en Î675. A partir de cette\népoque, les remparts furent laissés à 1 abandon ;\nloin de s'occuper de leur entretien, on toléra que\ndes habitants pussent s'approprier les pierres pour\nleurs constructions. C'est ainsi que la ville a pu,\nlors des démolitions d'anciennes habitations, réunir\nune quantité notable de vieux matériaux qui seront\nd une grande utilité pour les restaurations propo-\nsées. Le chemin de ronde établi au pied des rem-\nparts a été pour une grande partie vendu aux par-\nticuliers comme terrain à bâtir.\nCes aliénations malencontreuses obligent donc\nla ville à des expropriations onéreuses nécessaires\nau dégagement des remparts. L'administration\ns'efforce de les réaliser selon les occasions et a\ndépensé de ce chef plusieurs centaines de mille\nfrancs.\nLes constructions à démolir sont presque tau-\nles des habitations malsaines et défectueuses.\n(« La Libre Belgique.> )"}]}, {"article_id": "bm-bmtnaac-1921-05-01-c015", "article_bluemountain": "bmtnaac_1921-05_01#c015", "volume": "bmtnaac_1921-05_01", "ocr_source": "OCR Blue Mountain (ALTO), transcription TEI : lignes lb/@facs", "texte_sans_correction": true, "page_debut": "149", "page_fin": "150", "image_debut": 21, "image_fin": 22, "pages_selon": "pagination imprimée relevée dans le METS Blue Mountain (ORDERLABEL) ; [n] = page sans folio restituée", "url_article": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192105-01.2.5", "titre_corps": "Conférences", "titre_sommaire": "Conférences", "signature_source": "", "controle": "bornes données par la structure logique METS/ALTO de Blue Mountain (blocs ALTO de chaque constituant)", "pages": [{"page_pdf": 21, "page_imprimee": "149", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192105-01.1.21", "debut_caractere": 2686, "fin_caractere_exclue": 4394, "texte": "Conférences\nCOURS D'URBANISME ET DE MUNICiPA-\nLISME. Au sujet de ces cours, dont nous avons\npublié le programme, le « Mouvement communal »\nécrit :\n< L'Urbanisme fait ses premiers pas en Belgique,\nC'est grâce à lui que, dans nombre dfe pays, le\ndéveloppement des villes et des villages a pu se\nfaire suivant des directives guidées par la science\net par la logique. Les résultats atteints au bout de\ndix à quinze années au plus sont remarquables.\n» Ils sont dus uniquement à une bonne diffusion\nde la science de l'urbanisme.\n» La Belgique, pays de toutes les possibilités, ne\npeut rester plus longtemps en arrière.\n» L'heure de la reconstruction va sonner comme\ncelle de l'édification des centaines de milliers de\nlogements que la population réclame.\n» Les projets d'aménagement, d'extension, d'em-\nbellissement de nos cités vont naître partout. Iî\nimporte que se répande la vérité nouvel/le pour que\ns'en inspire l'œuvre immense qui nous est dévolue\net pour que la génération qui nou»s suivra ne\npuisse la juger avec sévérité en la comparant aux\nentreprises die la même époque, si admirablement\nmenées ailleurs que chez nous.\n» L'Union des Villes a compris qu'une tâche im-\nportante lui incombait en ce domaine et elle a insti-\ntué des cours d'urbanisme en collaboration avec\nl'lnstitut des Hautes Etudes et l'Association < Les\nUrbanistes belges ». Cet enseignement est couronné\nd'un grand et légitime succès.\n» A la leçon d'ouverture Se pressait une assis-\ntance extrêmement nombreuse parmi laquelle on\na pu remarquer les plus hautes autorités adminis-\ntratives dont le domaine touche aux problèmes ur-\nbains. Assistaient entre autres à la leçon des délé-\ngués des divers ministères intéressés, M. Beco, gou-"}, {"page_pdf": 22, "page_imprimee": "150", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192105-01.1.22", "debut_caractere": 28, "fin_caractere_exclue": 4536, "texte": "verneur du Brabant, M. Gilmont, commissaire royal\nde l'arrondissement de Bruxelles, M. Van Billoen,\ndirecteur général de la Société Nationale des habi-\ntations et logements à Bon Marché, M. le sénateur\nVinck, président du Conseil d'administration de la\ndite société et directeur de l'Union des Villes et\nCommunes belges et de 1 Union Internationale des\nVilles, M. Horta, nombre de personnalités éminen-\ntes parmi lesquelles de hauts fonctionnaires des\nministères et des administrations communales de\nl'agglomération bruxelloise et de la province, ainsi\nqu'une foule d'architectes et d'artistes, entre autres\nun contingent considérable de jeunes gens, élèves\nd'académies, étudiantis d'écoles spéciales, 1 espoir de\nla nouvelle génération, tous désireux de renouvelle-\nment dans les méthodes, les techniques et l'esthé-\ntique des temps que nous vivons.\n» De ces différentes catégories d'auditeurs, s'est\n« drainé » un groupe nombreux et compact qui suit\n(assidûment toute la série de leçons éminemment\ninstructives de MM. Van der Swaellmen, Dechesne,\nBodson, Verwilghen et Hoste.\n» Il est vivement désirable de voir les Conseils\ncommunaux nouvellement élus se préoccuper\nd'avoir, dans leur commune ou dans leur adminis-\ntration, des esprits fortement imprégnés de la\nscience urbanistique.\n3> Il faudrait qu'ils persuadent d'une manière effi-\ncace ceux qui ambitionnent des situations impor-\ntantes comme celles de directeurs de travaux, archi-\ntectes et ingénieurs communaux, chlefs de service\nd'hygiène, mandataires, etc., à fréquenter les cours\nd'Urbanisme de Bruxelles. Ils pourront ainsi, dans\nl'avenir, aiguiller l'administration sur la voie des\ndécisions fécondes. Et si l'importance de la popu-\nlation le justifie, que l'organisation de cours d'urba-\nnisme, annexés à l'enseignement existant dans la\ncommune, soit décidée.\n» Ajoutons que les cours d'urbanisme de l'LJnion\ndes Villes se complètent d'un enseignement prati-\nque (travaux d'application et études sur le vif)\nsous le nom de Séminaire d'Urbanisme dont voici\nJe programme :\nPROGRAMME DES TRAVAUX DU SEMINAIRE.\n» Sous la direction du chargé de cours sur 1 Ur-\nbanisme : M. L. Van der Swaelmen, architecte-pay-\nsagiste-urbaniste, directeur du département tech-\nnique de l'Union des Villes. •\n» Etudes théoriques. Recherches personnelles,\ndirigée» à travers la littérature du sujet et suivant\nun programme coordonné préalablement dressé.\nRédaction de mémoires sommaires résumant la\nquestion. Discussion des mémoires et comparaison\ndtes thèses de*» auteurs consultés.\n» Recherches documentaires. Investigations per-\nsonnelles aux différentes sources disponibles. Admi-\nnistrations, archives, dépôts divers, etc., et obser-\nvations sur les lieux relatives aux divers domaines\ndu développement civique des localités suivant un\nplan de recherches préétabli. Enregistrement des\ndonnées récoltées et traduction de celles-ci sous la\nforme graphique(cartogrammes, diagrammes, etc.)\n» Travaux pratiques. Etudes sur le terrain. Ela-\nboration méthodique et graduée de projets d'uiiba-\nnisation : Projets d'ensemble sommaires (plans-\nsqudlefctes). Projets détaillés de cités ou quar-\ntiers résidentiels, etc., etc.\n» Visitles et excursions urbanistiques.\n» Si l'assiduité aux travaux du séminaire le jus-\ntifie, après un certain nombre de mois : présenta-\ntion d'une thèse. Les thèses retenues seraient pu-\nbliées.\n» Les travaux du séminaire ont pris cours le\n18 mai 192 1. 3>\nECOLES DES HAUTES ETUDES URBAINES,\nA PARIS. La Vie Urbaine publie le programme\ncomplet de l'enseignement public des questions\nurbaines, créé par le conseil général de la Seine.\nCe nouvel enseignement se rapporte à\nl'ensemble des matières visant l'étude des\nvilles, leur aménagement, leur embeillissemient et\nleur extension, leur organisation administrative,\néconomique et sociale.. Les cours traitent les ma-\ntières suivantes : évolution des villes, leur organi-\nsation sociale et administrative, l'art urbain. Des\ncours spéciaux sont donnés pour le personnel de\nla «Direction de l'extension de Paris» à la préfec-\nture de la Seine. Outre ces cours ,des conférences\nsont données sur le «Municipailisme en France et\nà l'Etranger», sur «l'Hygiène de 1 Habitation», sur\nla «Législation urbaine de demain», sur «1 Art de\nl'ingénieur municipal » et sur la « Vie urbaine à\nl'étranger». Des conférences publiques complètent\nce programme. LVnseignement est gratuit et acces-\nsible à toute personne qui fournira justitcationa\ntouchant ses études, diplômes, fonctions ou titres\nparticuliers."}]}, {"article_id": "bm-bmtnaac-1921-05-01-c016", "article_bluemountain": "bmtnaac_1921-05_01#c016", "volume": "bmtnaac_1921-05_01", "ocr_source": "OCR Blue Mountain (ALTO), transcription TEI : lignes lb/@facs", "texte_sans_correction": true, "page_debut": "151", "page_fin": "153", "image_debut": 23, "image_fin": 25, "pages_selon": "pagination imprimée relevée dans le METS Blue Mountain (ORDERLABEL) ; [n] = page sans folio restituée", "url_article": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192105-01.2.6", "titre_corps": "ARCHITECTURE", "titre_sommaire": "ARCHITECTURE", "signature_source": "", "controle": "bornes données par la structure logique METS/ALTO de Blue Mountain (blocs ALTO de chaque constituant)", "pages": [{"page_pdf": 23, "page_imprimee": "151", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192105-01.1.23", "debut_caractere": 18, "fin_caractere_exclue": 4005, "texte": "ARCHITECTURE\nEXPOSITION D'ARCHITECTURE DU MEUBLE\nLIEGEOIS ET DE L'INDUSTRIE DU BATIMENT.\nUne exposition aura lieu, en août-septembre\n1921, au Palais des Beaux-Arts de l<a Viiîle de\nLiège, parc de la Boverie.\nL'exposition sera divisée en trois classes :\na) Architecture (secrétariat : M. Lapasse, rue\nde la Boverie, 3);\nb) Meuble liégeois, ancien et moderne (secréta-\nriat : C. Bourgault, rue du Vertbois, 17);\nc) Industrie du bâtiment (secrétariat : V. Reu-\nter, rue Monulphe, 55 j téléphone 1432).\nPour renseignements, s'adreser au secrétariat de\nclasse ou au secrétariat générail, rue de la Boverie,\n3, Liège.\nExtrait du règlement général. Article premier.\nL'Association des Architectes de Liège (union\nprofessionnelle reconnue), à l'occasion de son\nXXXe anniversaire et du Congrès national des\narchitectes qui tiendra ses assises en cette ville en\naoût 1921, organise une exposition d'architecture,\ndu meulble liégeois et de l'industrie du bâtiment.\nArt. 7. Le Comité publiera un catalogue offi-\nciel des objets exposés. Des annonces peuvent y\nêtre insérées à des conditions à déterminer par îe\nComité général. Les notices destinées à la rédaction\nde ce catalogue devront parvenir au secrétariat, au\nplus tard le 1 5 juillet 1921.\nArt. 13. La redevance pour emplacements est\npayable moitié dans les quinze joufë&t;, - la récep-\ntion de la demande d'admission et l'autre moitié le\n31 mai 1921, contre quittances du trésorier de l'U.\nP. Association des Architectes de Liège. La rede-\nvance pour emplacements d'une valeur de cent\nfrancs et au dessous est payée entièrement au pre-\nmier versement. Le participant n'acquittant pas 1e\nmontant de sa redevance dans les délais prescrits\nperdra tous ses droits; il ne sera pas admis à de-\nmander le remboursement des sommes déjà ver-\nsées.\nArt. I 4. Le Comité organisateur décline toute\nresponsabilité du chef de vol ou dommages qui\npourraient être causés aux œuvres ou objets pen-\ndant les transports et toute la durée de l'exposition,\net du chef d'accidents causés à des personnes.\nNéanmoins, il assurera les envois contre les ris-\nques d'incendie pour la valeur déterminée au bul-\nletin d'admission.\nArt. 15. Le Comité se réserve le droit de\nfaire photographier les œuvres exposées, sauf dé-\nfense formelle de l'exposant, Toutefois, aucun ex-\nposant ne peut s'opposer à la prise de vues d'en-\nsemble de l'exposition et à leur reproduction.\nArt. 16. Les présentes dispositions sont com-\nplétées par le règlement particulier de chacune des\ntrois classes, dont les stipulations ont force obli-\ngatoire et priment celles qui précèdent en cas de\ncontradiction.\nArt. 17. Par le fait de la signature de la de-\nmande d'admission, tout exposant déclare avoir pris\nconnaissance du présent règlement et s'engage à\ns'y conformer, ainsi qu'à tout règlement spécial\nou mesure d'ordre que le Comité général pourrait\nédicter ultérieurement.\nArt. 18. Tout cas non prévu par le présent\nrèglement sera tranché sans appel par le Comité\ngénéral.\nDivision de l'exposition. Art. î9. - Sans que\nce soit à titre limitatif, les trois dlasses déterminées\nci-dessus sont divisées en sections comme suit :\nClasse A. Architecture. Ire1re section : ar-\nchitecture. Plans, dessins aquarelles, photogra-\nphies, maquettes d'œuvres exécutées ou non, en-\nsembles architectoniques ou détails de construction,\nrestaurations, relevés. Scuilpture. Art des jardins.\n2e section : restauration nationale. Tout ce qui\nest relatif à la restauration des régions belges cm\nalliées dévastées par faits de guerre.\n3 e section : monuments commémoratifs anciens\nou modernes, exécutés ou non. Sculpture ou dessin.\n4e section : art appliqué. Toutes les adaptations\nde l'art dans ses applications à la maison ou à\nF édifice. En nature ou en projet.\n5e section : habitation à bon marché. Les réa-\nlisations et les innovations proposées dans ce do-\nmaine; les meilleures dispositions des systèmes\nconnus.\nClasse B. Meuble liégeois. îre section :\nmeubles anciens de tous styles, antérieurs à 1850."}, {"page_pdf": 24, "page_imprimee": "152", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192105-01.1.24", "debut_caractere": 31, "fin_caractere_exclue": 3820, "texte": "2* section : meubles de fabrication moderne,\ninspirés des stylles liégeois.\n3e section : mobilier moderne à bon marché\n(voir règlement du concours).\nClasse C. Industrie du bâtiment. Maté-\nriaux, matériel, machines et outils utilisés dans les\nindustries du bâtiment.\n* Section i. Matériaux : produits naturels et\nartificiels; documentation, essais, inventions nou-\nvelles.\nSection 11. Procédés de construction, matériel\nat outillage; travaux exécutés.\nSection 111. Hygiène : appareils sanitaires;\nventilation et chauffage, éclairage.\nSection IV. Mécanique et électricité; moyens\n«de transport.\nSection V. Ecoles professionnelles des métiers\ndu bâtiment; documentation; produits finis.\nLa présentation pourra être faite en nature, des-\nsins ou photagraphies.\nLe Comité générai de l'exposition :\nLe président : A. Snyers;\nLes vice-présidents : G. Charlier, A. Limage, E.\nRemouchamps j\nLe trésorier : M. Legrand;\nLe secrétaire : M. Lagasse.\nLe Comité.directeur\nde l'Association des Architectes de Liège :\nLe président : A. Snyers;\nLe vice-président : A. Limage;\nLe trésorier : M. Legrand;\nLe secrétaire : A. Thys;\nLes membres : J. Barsin, A. Caganus, E. Grisard,\nV. Reuter, F. Thomas.\nEXPOSITION D'ARCHITECTURE A\nG AND. Cette exposition, dont nous\navons fait connaître le programme, s'est ou-\nverte le samedi 15 mai dans des locaux\nquasi vides. A présent, tout est en place et\nnous ne pouvons assez conseiller à nos lec-\nteurs d'y passer quelques heures. En plus des\nmatériaux et procédés de construction divers\nexposés dans F immense hall de la Ville de\nGand, l'Exposition renferme une très intéres-\nsante participation des architectes Danois et\nSuisses et un fort vaste compartiment fran-\nçais.\nLa participation des architectes belges est\nquasi nulle. Seuls ceux qui travaillent dans\nles régions dévastées ont exposé dans les\nstands où l'Office des Régions dévastées a\nrésumé l'activité des Hauts commissariats et\nde l'Administration centrale. Nous revien-\ndrons dans notre prochain numéro sur cette\nExposition qui reste ouverte jusqu'au 1 5 juil-\nlet.\nLES ARCHITECTES ET LES REGIONS DE-\nVASTEES. M. le député Buyl vient de poser\nau premier ministre la question suivante :\n2> Depuis bientôt cinquante ans, les groupements\nd'architectes du pays font figurer aux programmes\nde leurs revendications, la création d'un diplôme\nobligatoire d'architecte.\n> Aux divers congrès, tant nationaux qu'interna-\ntionaux, qui se sont tenus en Belgique, ils n'ont\ncessé d'émettre des vœux au sujet de cette mesure,\nvœux qu'ils ont transmis aux divers rqjnistres qui\nse sont succédé, tant au département des Travaux\npublics qu'à ceux des Sciences et des Arts et de\nl'lntérieur.\n» Aucune solution n'est, jusqu'ici, intervenue, et\nles départements ministériels, sollicités isolément, se\nsont toujours déclarés incompétents en la matière,\nsans toutefois pouvoir dire d'une façon formelle à\nqui incombait le soin d'étudier la question.\n» Au moment où se pose l'important problème\nde la reconstruction des immeubles des régions\ndévastées, il importe que celle-ci ne soit confiée\nqu'à des architectes capables, si l'on veut éviter\nl'édification d'immeubles antiartistiques et in-\nsalubres. e\n» La dation du diplôme d'architecte viendrait\nincontestablement diminuer sensiblement le nom-\nbre de ceux-ci.\n» Monsieur le premier ministre, chef du gouver-\nnement, voudrait-il me faire l'honneur de me di re\nquel est le département compétent pour se pronon-\ncer sur les revendications des architectes)\n» Ne pourrait-on constituer une commission dont\nferaient partie des membres des deux Chambres\nlégislatives et des délégués de tous les groupements\nd'architectes du pays, et qui aurait pour mission,\ntout en respectant les droits acquis et les ten-\ndances des écoles, d'étudier la question et de faire\nrapport d'urgence? »"}, {"page_pdf": 25, "page_imprimee": "153", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192105-01.1.25", "debut_caractere": 31, "fin_caractere_exclue": 4968, "texte": "LA RESTAURATION DES EGLISES DEVASTEES\nDE LA FLANDRE ORIENTAL£\nUn article du « Bien Public » nous fait savoir\noù en est la restauration de nos églises dévastées.\nNous le reproduisons ici, à titre documentaire :\nLes travaux de restauration de l'église parois-\nsiale de Deynze sont en bonne voie d achèvement.\nOn sait que cette église est un remarquable spéci-\nmen du gothique scaldisien du XIIIe siècle. Son\nélégante tour octogone et centrale fut dynamitée\npar les Allemands en retraite dans la nuit du 1 er au\n2 novembre î 918. Par bonheur tout comme\nà la tour de Tronchienines les charges de ma-\ntières explosives ne donnèrent pas leur plein rende-\nment et la destruction se borna à l'écroulement\nd'un pan de la tour qui, en s'effondrant, fit de\nnombreuses brèches aux toitures et défonça la\nvoûte du croisillon sud du transept. De plus, de\nnombreux obus causèrent de graves dommages aux\nfaçades occidentale et septentrionale, à leurs fenê-\ntres ainsi qu'au bras nord du transpet. La tour,\nqui penchait vers l'est, fut consolidée en 1919 par\nun mur de soutènement provisoire, qui exigea le\ndémontage préalable die la flèche. Vers la fin de\n1920, les travaux de restauration des autres par-\nties de l'édifice ont été adjugés à la firme Bruxel-\nmans et Ledeberg. Les toitures de la nef sont déjà\nen grande partie recouvertes de nouvelles ardoises.\nIl reste à recouvrir celles des tourelles de la façade.\nLes voliges des toitures du transept sont renouve-\nlées et enduites de couleur rouge. 11 reste à les\ncouvrir d'ardoises. Déj fenêtres ont leurs\nnouveaux meneaux et vitrages. Lorsque cette beso-\ngne sera achevée, on passera à la réfection de la\nvoûte en bardeaux, de la nef, puis à la reconstruc-\ntion de la voûte du bras sud du transept. Après\ncela il faudra restaurer le chœur. Quant à la remise\nen état définitive de la tour, elle est, semble-t-il,\nréservée à des temps meilleurs.\n11 est regrettable que ces travaux aient été en-\ntrepris au choeur de l'hiver, il fait intenable à\nl'église, malgré l'application contre les fenêtres en\nrestauration de châssis volants, recouverts de car-\nton bitumé.\nLa monumentale église de Sainte-Walburge, à\nAudenarde, est depuis quelques mois rendue au\nculte. Une solide séparation est établie entre le\nchœur en ruine et les autres parties de l'édifice,\ndans lesquelles les nécessaires travaux d'aménage-\nment ont été effectués et où les offices divins peu-\nvent se célébrer. En attendant, le chœur privé de\nvoûte reste béant et ses belles fresques continuent\nà s'effriter. La majestueuse tour, qui fut du î6l au\n10 novembre 19 îB, ébréchée par des centaine»\nd obus, défia, grâce à sa robuste construction,\nla rage de l'artillerie allemande. Un gigantesque\néchafaudage escalade maintenant ses parois et per-\nmet d'entamer les travaux de réfection, rendus\nurgents par la chute de nouvelles pierres qui me-\nnaçaient la vie des passants.\nA Audenarde, encore, l'église Norte-Dame de\nPamele, un bijou de l'architecture gothique pri-\nmaire, fut frappée par des obus dans la flèche et\ndans le vaisseau. Les dégâts ne furent pas graves,\nhormis aux vitraux qui, par la destruction violente\ndu pont voisin de l'Escaut, furent en partie mis en\nmiettes, en partie gravement endommagés. Des\nouvriers verriers sont en train d'enlever les parties\nrestantes qui devront subir à râtelier un long tra-\nvail de reconstitution; entretemps des plaques de\ncarton bitumé protègent, tout en l'obscurcissant,\nl'intérieur de l'église.\nEspérons que ces travaux de restauration pour-\nront s'étendre prochainement aux nombreuses\néglises <le villages, dont plusieurs offrent un réel\nintérêt artistique et archéologique et dont la des-\ntruction, commencée par l'ennemi, se poursuit in-\nsensiblement sous l'action des intempéries, au\ncours de ce troisième hiver qui suit l'armistice.\nCHAUFFAGE COLLECTIF. Une expérience\nintéressante vient d'être tentée à Dundee. Un cen-\ntre de chauffage et de blanchisserie fut installé-\npour servir à 250 maisons. 3 chaudières dont 2\nsont continuellement sous pression pendant toute\nl'année, distribuent la vapeur par des tuyaux, sous\nles trottoirs.\nPar groupe de 12 maisons, deux calorifères,\ndans des puits, font le départ entre la circulation\nde l'eau chaude pour les radiateurs et pour les\nusages domestiques. Un système de tuyautaige\nassure le retour vers le foyer de F eau qui résulte\nde la condensation de la vapeur.\nLa blanchisserie communale est organisée paral-\nlèlement pour économiser le charbon et l'avan-\ntage qui en est résulté est, paraît-il, très sensible.\nOn arrive à ne demander que 2 sh. ou 2 sh. 6\n(fr. 2.50 ou 3 francs) par semaine à chaque mai-\nson (les particuliers dépensent au moins 6 sh.\n(fr. 7.50) de charbon par semaine) et il ne reste\nplus à vanter la commodité et avantages de ce\nsystème. Depuis juillet dernier, aucun des ÎOO lo-\ncataires qui ont habité les maisons de Dundee n'a\ncessé d'être satisfait de son chauffage, bien au con-\ntraire. (Mouvement communal)."}]}, {"article_id": "bm-bmtnaac-1921-05-01-c018", "article_bluemountain": "bmtnaac_1921-05_01#c018", "volume": "bmtnaac_1921-05_01", "ocr_source": "OCR Blue Mountain (ALTO), transcription TEI : lignes lb/@facs", "texte_sans_correction": true, "page_debut": "154", "page_fin": "155", "image_debut": 26, "image_fin": 29, "pages_selon": "pagination imprimée relevée dans le METS Blue Mountain (ORDERLABEL) ; [n] = page sans folio restituée", "url_article": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192105-01.2.7", "titre_corps": "ECHOS ET NOUVELLES", "titre_sommaire": "ECHOS ET NOUVELLES", "signature_source": "", "controle": "bornes données par la structure logique METS/ALTO de Blue Mountain (blocs ALTO de chaque constituant)", "pages": [{"page_pdf": 26, "page_imprimee": "154", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192105-01.1.26", "debut_caractere": 18, "fin_caractere_exclue": 4185, "texte": "CONCOURS\n\nLA CITE-JARDIN DE SCHAERBEEK. Le\nconcours pour les meilleurs types d'habitations à\nbon marché et leur groupement, organisé par la\ncommune de Schaerbeek, en vue de l'exécution de\nla partie de la cité-jardins comprise entre îe cime-\ntière communal et la limite d'Eveil dont nous\navons parlé précédemment, peut être considéré\ncomme un beaui succès. 26 projets avaient été dé-\nposés par divers architectes. Ils viennent d'être\njugés par le jury désigné à cet effet et qui était\ncomposé de MM. Foucart, architecte, échevin des\nTravaux, Puissant et Bondiuelle, architectes; Soc-\nquet, entrepreneur; Defrenne, administratleur du\n€ Foyer Schaerbeekois », et J. Francq, secrétaire.\nAprès un long examen des plans déposés, il fut\ndécidé d'allouer les primes dans l'ordre ci-après :\nA M. Raymond Moenart, devise : trois cercles\nentrelacés, pour les 3 catégories d'habitations,\nprime de 1,000 francs; pour le meilleur groupe\nment, « ex-sequo », prime de 500 francs; aux meil-\nleurs projets émanant d'architectes établis à Scbaer-\nbeek, prime de 300 francs; à M. Albert Callewaert,\ndevise : plan Standart, pouir la 3e catégorie d'habi-\ntations, prime de 300 francs; pour le meilleur grou-\npement, « ex-aequo », prime de 500 francs* à M.\nFernand Delbrassine, devise : Ad Rem, pour la 1 re\net 2e catégories d'habitations, prime de 700 freines;\nà M. Adrien Blomme, devise : la Souris Bleue, pour\nla 2e catégorie d'habitations, prime de 500 francs;\nà MM. Vandersîlagmolen et Verbist, devise : Point\nbleu, pour la 2e catégorie d'habitations, prime- de\n400 francs; à M. Prosper De Meyst, devise : Ecus-\nson dams un cercle bleu, étant le seul projet à pré-\nvoir des habitations à deux étages, prime de 400 fr. ;\naux meiilileurs projets émanant d'architectes établis\nà Schaerbeek, prime de 250 francs; à M. Henri Van\nHall, devise : Tête d'âne, comme encouragement,\nprime de 200 francs; aux meilleurs projets émanant\nd'architectes établis à Schaerbeek, prime de 200 fr. ;\nà M. Arthur Van de Walle, devise : Croix de Lor-\nraine, aux meilleurs projets émanant d'architecteis\nétablis à Schaerbeek, prime de 150 francs; à M.\nMarcel Tock, projet sur châssis à devise : ?, aux\nmeilleurs projets émanant d'architectes établis à\nSchaerbeek, prime de 100 francs.\nPour mémoire, les concurrents avaient à prévoir\ntrois types d'habitations* la première catégorie de-\nvait comprendre une grande et une petite chambre\nà coucher; la deuxième catégorie, une grande et\ndeux petites chambres à coucher, et la troisième ca-\ntégorie une grande et trois petites chambres à cou-\ncher.\nLes projets ont été exposés au public, dians la\nsalle du musée de l'Hôtell communal, du 23 au\n3 1 mai.\nSAVENTHEM. — LA CONSTRUCTION D'UNE\nCITE-JARDINS. — Celle-ci ayant fait l'objet d'un\nconcours organisé par la commune de Saventhem,\nc'est M. l'architecte Jean de Ligne qui a été dlassé\nle premier. Il lui incombera de réalliser le plan d'en-\nsemble de cette cité-jardins, qui comprendta 1 1 7\nhabitations du type dit rural; la plupart sont des\nmaisonnettes à rez-de-chaussée et quelques-unes\nauront um étage. Toutefois, la cité garde son aspect\nrural. Les habitations seront bâties en briques chau-\nlées de bllanc ou de rose et recouvertes de tuiles\nrouges.\nDans l'espoir d'arriver à un prix de revient mini-\nmum, la commune de Saventhem fera fabriquer\nlie» briques sur place. Ces maisonnettes seront grou-\npées par deux, trois, quatre, cinq maisons précé-\ndées d'un jardinet.\nCette cité-jardins, qui occupera une superficie\nde plus de 4 hectares, s'étendra le long de l'avenue\nqui va de Saventhem à Viilvorde.\nQuant à la construction, le jury a décerné les\nprix suivants :\n1er prix et exécution d'au moins 30 maisons à\nM. Jean de Lignfe ; 2e prix, 20 maisons à MM. Al-\nla rd et Mouton; 3e prix, 20 maisons, à M. Vander-\nsilagmoJen; 4e prix, à MM. Allard et Mouton.\nNoms comptons reproduire dans un de nos pro-\nchains numéros quelques-uns des projets primés à\nSaventhem et à Schaerbeek.\nQUARTIER-JARDIN D'AUDERGHEM. — Voici\nle résultat du concours de tracé d'un quartier-jar-\ndin comportant un groupement de 7 ! maisons du\ntype « semi-rural 2>, organisé par la Société locale\nd'habitations à bon marché d'Auderghem."}, {"page_pdf": 29, "page_imprimee": "155", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192105-01.1.29", "debut_caractere": 17, "fin_caractere_exclue": 834, "texte": "ECHOS ET NOUVELLES\n\nLes architectes MM. Vanderslagmolen, Jean de\nLigne et René Bragard, classés les premiers, sont\nchargés de l'élaboration du plan définitif de ce\nquartier-jardin.\nUne prime de 1,000 francs a été accordée aux\narchitectes MM. Verbist, Deibrassine, Van Eule-\ncom-Serein et Lijnen.\nMM. Rosenboom et Schockaert ont reçu chacun\nune prime de 500 francs.\nLa construction de ces 7 1 habitations sera com-\nmencée prochainement. Elle fera l'objet de plu-\nsieurs lots d'adjudications publiques.\nURBANISATION DU TERRITOIRE DE MOLEN-\nBEEK-SAINT-JEAN. Neuf projets ont été pré-\nsentés sous les devises : cercles noir et rouge enla-\ncés; terre à terre; tréfile à quatre feuilles; E; E.le-\ngeim; Molen en Beek; Chanteclair* aux flancs des\ncoteaux; Pour elle.\nLe jury a commencé le jeudi 23 juin l'examen\ndes projets."}]}, {"article_id": "bm-bmtnaac-1921-05-01-c020", "article_bluemountain": "bmtnaac_1921-05_01#c020", "volume": "bmtnaac_1921-05_01", "ocr_source": "OCR Blue Mountain (ALTO), transcription TEI : lignes lb/@facs", "texte_sans_correction": true, "page_debut": "n. p.", "page_fin": "n. p.", "image_debut": 27, "image_fin": 27, "pages_selon": "pagination imprimée relevée dans le METS Blue Mountain (ORDERLABEL) ; [n] = page sans folio restituée", "url_article": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192105-01.2.7.2", "titre_corps": "Revue « LA CITÉ ». IIme Année. = N° 6.", "titre_sommaire": "Revue « LA CITÉ ». 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Moderne.\nRevue « LA CITÉ ».\nIIme Année. = N° 6."}]}, {"article_id": "bm-bmtnaac-1921-05-01-c021", "article_bluemountain": "bmtnaac_1921-05_01#c021", "volume": "bmtnaac_1921-05_01", "ocr_source": "OCR Blue Mountain (ALTO), transcription TEI : lignes lb/@facs", "texte_sans_correction": true, "page_debut": "n. p.", "page_fin": "n. p.", "image_debut": 28, "image_fin": 28, "pages_selon": "pagination imprimée relevée dans le METS Blue Mountain (ORDERLABEL) ; [n] = page sans folio restituée", "url_article": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192105-01.2.7.3", "titre_corps": "Revue « LA CITÉ ». IIme Année. = N° 6.", "titre_sommaire": "Revue « LA CITÉ ». 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Nach-\ntergal, 7e édition 1921, prix, 1 0 francs.\nNous n'avons pas besoin de faire connaî-\ntre à nos lecteurs l'Agenda du Bâtiment.\nC'est depuis des années le formulaire préféré\ndes architectes et de tous ceux qui s'occupent\nde construction.\nLa nouvelle édition la première d'après\nguerre nous apparaît notablement modi-\nfiée et améliorée. Une première partie four-\nnit des renseignements généraux concernant\nles sciences utiles à l'ingénieur : Mathémati-\nques, mécanique, résistance des matériaux,\netc. On y trouve non seulement des tableaux\nutiles mais un résumé fort bien fait des no-\ntions utiles au constructeur, véritable cours\nélémentaire de mathématiques appliquées.\nLa deuxième partie la plus volumi-\nneuse réunit les données principales con-\ncernant l'art de la construction. Les chapi-\ntres consacrés aux : maçonneries, couvertu-\nres, bois, etc., fournissent des renseignements\nthéoriques et surtout pratiques fort utiles.\nLes développements donnés à cette partie de\nl'ouvrage ont obligé l'auteur à supprimer des\nrenseignements divers intéressant plus spé-\ncialement les architectes tels que des don-\nnées concernant les règlements de bâtisse,\nautorisations de bâtir, etc. C est une lacune\nregrettable. Mais quoi qu il en soit, ce petit\nvolume reste le formulaire indispensable\ndans tout bureau d'architecture.\nL'HABITATION A BON MARCHE, Re-\nvue mensuelle (129, chaussée Saint-Pierre).\nAbonnement : 1 5 francs.\nDepuis longtemps, nous aurions dû signa-\nler à nos lecteurs la publication de cette Re-\nvue qui prend la place du « Bulletin des So-\nciétés d'Habitations Ouvrières » et devient\nl'organe officieux de la Société Nationale des\nHabitations à Bon Marche. Nous ne doutons\npas que cet organe ne contribue à propager\ndes notions meilleures en matière de loge-\nment ouvrier et à éclairer, non seulement les\narchitectes, mai® encore les Sociétés locales\net les administrations communales sur la voie\nà suivre. Si l'examen des numéros parus doit\nappeler quelques réserves, la principale est\nbien, cro y oins-nous, que cette Revue ne re-\nproduit pas d'une façon assez régulière et\nassez complète tous les documents d ordre\nadministratif qui émanent de la Société Na-\ntionale des Habitations a Bon Marche. Et\npourtant, tel devrait être avant tout, nous\nsemble-t-il, le rôle de cette Revue dont l'in-\ndépendance n'est pas assez grande pour\nqu'elle puisse aborder utilement la critique\nartistique et même la controverse technique.\nLe premier numéro (janvier 1921) est\nconsacré tout entier au « problème de la con-\nstruction dans les Faubourgs-jardins » dont\nil résume les données techniques essentielles.\nRendant compte de la récente conférence\nnationale des Habitations à Bon Marché, les\nnuméros 2 et 3 reproduisent quelques-uns\ndes groupements en voie de construction.\nUne étude de M. Maukel sur l'Hygiène de\nl'Habitation à Bon Marché est reproduite\ndans les numéros 3 et 4.\nLe numéro 5 est rempli par une descrip-\ntion fort détaillée des appareils de chauffage\nusités en Russie et dont l'application à nos\nmaisons ouvrières belges présente peut-être\nquelqu'intérêt."}, {"page_pdf": 30, "page_imprimee": "156", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192105-01.1.30", "debut_caractere": 28, "fin_caractere_exclue": 4501, "texte": "L'ACTIVITE DE LA SOCIETE NATIONALE\nDES HABITATIONS A BON MARCHE. LES PRE-\nMIERS CHIFFRES. L'organe officiel de la So-\nciété Nationale des Habitation» à Bon Ma relié\ndonne quelques renseignements intéressant® au su-\njet de l'œuvre accomplie à ce jour.\n34 sociétés ont été agréées jusqu'ici*\n63 sociétés sont en voie de formation;\n30 sociétés se constitueront, en outre, probable-\nment, dans la suite;\n127 sociétés, au total, exerceront donc prochaine-\nment leur activité.\nLe capital social des seules 33 sociétés agréées\njuisqu ici s'élève, au total, à 42 millions dont 7 mil-\nlions souscrits par l'Etat, 6 millions par les pro-\nvinces, 17 millions par les communes et 12 millions\npar les établissements charitables, les chefs d'en-\ntreprises et les hommes d'œuvres.\nLes 97 sociétés agréées et en voie de formation\nqui, jusqu'à présent, ont fait connaître leur pro-\ngramme d'action projettent la construction, au\ncours de l'année 1921, d'environ 10,000 maisons\nou logements dont le coût pourrait atteindre 200\nmillion®, soit 2 millions environ par société si les\nprix des nouvelles habitations se maintenaient aux\nenvirons de 20,000 francs. (Une légère diminution\n•e manifeste déjà, heureusement).\nEn admettant que cette proportion se main-\ntienne pour les sociétés dont la formation est pro-\nbable, le programme financier de la Société Na-\ntionale s'élèverait à 250 millions de francs d'avajn-\noos à faire pendant l'année en cours et comporte-\nrait la construction d'environ 12,500 maisons.\nCe chiffre ne sera peut-être pas atteint avant la\nfin de l'année courante, car la quantité des maté-\nriaux disponibles et l'importance die la main-d'œu-\nvre ne sont pas illimitées, mais l'accomplissement\naussi étendu que possible de ce programme dé-\npendra surtout de l'activité, et du zèle des sociétés\nagréées.\nLa Société Nationale devra assister les sociétés et\ntrouver, de son côté, les capitaux nécessaires, car\nelle n'a actuellement à sa disposition que 125 mil-\nlions de francs, mais le gouvernement a promis\nformellement à la Société Nationale de l'aider de\ntout son pouvoir. H saura trouver les moyens,\nnous en sommes certains, de lui assurer ces capi-\ntaux soit par la voie d'avances directes, soit par îa\ngarantie d'un emprunt public à émettre par la\nSociété Nationale.\nCOMPTOIR NATIONAL DES MATERIAUX.\nLa réalisation du vaste programme concernant\nîa politique générale des matériaux a amené la\nSociété Nationale à constituer un comptoir cen-\ntral d'offres et de demandes de matériaux. Ce\ncomptoir, qui a la forme coopérative et porte la\ndénomination € Comptoir National des Matériaux »\na été fondé le \\ 9 janvier dernier, à Bruxelles. Une\ninstitution du même genre, au capital de 3 millions\nde florins, fonctionne en Hollande avec un grand\nsuccès.\nLe but du Comptoir National, dont l'activité est\nde nature à rendre les plus grands services à l'œu-\nvre des habitations à bon marché, consiste à faci-\nliter aux sociétés agréées ou aux entrepreneurs\nchargés de construire, l'acquisition de matériaux\naux conditions les plus avantageuses.\nLe Comptoir s'occupera notamment :\n1° De rechercher et d'expérimenter de nouveaux\nproduits, matériaux et procédés de construction\ncoûtant moins cher que ce que l'on emploie actuel-\nlement (blocs, agglomérés avec tous leurs perfec-\ntionnements, etc.);\n2° De grouper les commande® de matériaux di-\nvers, bruts ou fabriqués réclamés par les sociétés\nou par leurs entrepreneurs, de centraliser ces\ncommandes et de les transmettre à des fournis-\nseurs disposés à accorder des rabais sur des quan-\ntités importantes à livrer;\n3° De procurer aux constructeurs d'habitations\nà bon marché des matériaux ou éléments de con-\nstruction standardisés, c'est-à-dire construit® en\nsérie avec des économies sur le prix de revient.\nLe comptoir sera, en réalité, un bureau central\nd'offres et de demandes de matériaux, recherchant\nles produits avantageux et servant d'intermédiaire\nentre les producteurs et les constructeurs. Il favo-\nrisera non seulement l'activité des sociétés de con-\nstruction, mais aussi cdMe des négociants en maté-\nriaux et des entrepreneurs.\nAVIS\nLes anciens abonnés de la REVUE ART\nET TECHNIQUE qui n'auraient pas reçu le\nn° 3 de la 2e année» numéro qui a paru fin\njuillet 1914 et dont tous les exemplaires\nn'ont pu être expédiés, peuvent recevoir ce\nnuméro gratuitement. II leur suffira à cet\neffet d'en faire la demande à l'administra-\ntion de « La Cité » en lui faisant parvenir\nla somme de 0 fr. 20 pour frais d'expédition."}]}, {"article_id": "bm-bmtnaac-1921-05-01-c023", "article_bluemountain": "bmtnaac_1921-05_01#c023", "volume": "bmtnaac_1921-05_01", "ocr_source": "OCR Blue Mountain (ALTO), transcription TEI : lignes lb/@facs", "texte_sans_correction": true, "page_debut": "couv. 2", "page_fin": "couv. 2", "image_debut": 2, "image_fin": 2, "pages_selon": "pagination imprimée relevée dans le METS Blue Mountain (ORDERLABEL) ; [n] = page sans folio restituée", "url_article": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192105-01.2.9", "titre_corps": "[Publicité]", "titre_sommaire": "[Publicité]", "signature_source": "", "controle": "bornes données par la structure logique METS/ALTO de Blue Mountain (blocs ALTO de chaque constituant)", "pages": [{"page_pdf": 2, "page_imprimee": "couv. 2", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192105-01.1.2", "debut_caractere": 979, "fin_caractere_exclue": 1186, "texte": "MONOBLOC\n176, chs6e de Boondael - Bruxelles\n4\n, '•••••\n-\"U\\ï\\^\n*»»\n• ••* Gf.C.\nMaisons ouvrières et 'rurales\nen agglomérés poreux et en briques\n9m»\nUSINES\nBéton armé de tous systèmes\nMis creux sans coffrages"}]}, {"article_id": "bm-bmtnaac-1921-05-01-c024", "article_bluemountain": "bmtnaac_1921-05_01#c024", "volume": "bmtnaac_1921-05_01", "ocr_source": "OCR Blue Mountain (ALTO), transcription TEI : lignes lb/@facs", "texte_sans_correction": true, "page_debut": "couv. 3", "page_fin": "couv. 3", "image_debut": 31, "image_fin": 31, "pages_selon": "pagination imprimée relevée dans le METS Blue Mountain (ORDERLABEL) ; [n] = page sans folio restituée", "url_article": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192105-01.2.10", "titre_corps": "[Publicité]", "titre_sommaire": "[Publicité]", "signature_source": "", "controle": "bornes données par la structure logique METS/ALTO de Blue Mountain (blocs ALTO de chaque constituant)", "pages": [{"page_pdf": 31, "page_imprimee": "couv. 3", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192105-01.1.31", "debut_caractere": 0, "fin_caractere_exclue": 132, "texte": "Coastrueëwu tu bois et en acier\nM Miimi démutakles il\nJos. 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' ■. .v ,7\\ . » .■ '• ' . \" j\\ ' , • *\nDafaranroc Plut dt 100,000 m* do toitures-terrasses placées en 1920\nKCICrCuCvS Production de plus de 3,000,000 m'de Carton bitumé en 1920\n' /\nPrix st échantillon» gratis sur demande"}]}], "pages_ocr_originales": [{"page_pdf": 1, "page_imprimee": "couv. 1", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192105-01.1.1", "texte": "EOSTtnt\nTORWC\nRevue •McnauELLE\nIIme Année Numéro 6\nMai\n1921"}, {"page_pdf": 2, "page_imprimee": "couv. 2", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192105-01.1.2", "texte": "KdVUt /AENSUELLE BELGE\nLA CITÉ\nURBANIS/AE ■ ARCHITECTURE ■ ART PUOLIC\nRECONSTRUCTION\nDES REGIONS DÉVASTÉES\nRédtctm : MM. Farm. Bodson, artichtects (Bruxelles) ; Aadri dt Ridder PnbUeists\n(Anvers) ; Huib. Hotte, architecte ( Bruges) ; Raymond MOIMBH, architecte\n(Bruxelles) ; L> TU der Swaelmea, architecte-paysagiste (Bruxelles). MM. Tn-\nMer, homme de lettres (Bruxeles) ; Rapk VtrwtlglMa, Ingénieur Urbaniste\n(Braxelles), Secrétaire de la Rédaction.\nLaa Rtiuuwt 41 ÇolUMiatturi mt M«l* raapeasaUes 4s l*m — Il «sa Maèi\nMmpt< dm < h OU > d« tout WVMVI doat dtu «wayhim ea<my4b à W RtMa\nPour la rédaction, l'administration et les demandes d'abeaasasset, s'adressa* au Sàffi de\nla Revue : 10» Place Lois, St-Cilles ftmxellea.\nPour la vente au numéro, s'adresser exclusivement aux ltbaairm\nABONNEMENT : 10 fr.; Etsanger, 13 issues; le auasérw. Un\nLes abonnements peuvent se prendre en versant la somme de 10 francs an «rédÉ da\nCamp te-chèques-postaux : a* 16621 (Revne : La Cité).\n\nMONOBLOC\n176, chs6e de Boondael - Bruxelles\n4\n, '•••••\n-\"U\\ï\\^\n*»»\n• ••* Gf.C.\nMaisons ouvrières et 'rurales\nen agglomérés poreux et en briques\n9m»\nUSINES\nBéton armé de tous systèmes\nMis creux sans coffrages"}, {"page_pdf": 3, "page_imprimee": "133", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192105-01.1.3", "texte": "LÀ CITÉ. - IIme Année. -N° 6.\nMAI 1921\n\nCLASSIQUE - BAROQUE\n- MODERNE -\nL'ART DE RAPPORTS :\nPHYSIONOMIE DE LA CITÉ DE DEMAIN\nUne Brochure de Théo Van Doesburg\n\n<*)\n< O voua dont je suis F œuvre,\nla vraie pitié que je voua dois,\nn'est-ce pas de poursuivre votre œuvre et\nde parfaire la statue que vous avez\nébauchée en moi)\nMais lorsque je la sculpte aux coups de\nmon vouloir,\nAlors, vous ne comprenez pas, vous ne\nvoyez que gidler les éciliats,\nVous ne voyez en moi que rage iconoclaste,\nVous croyez que je brise la statue que je sculpte,\net vous ne voyez pas la joie créatrice dont\nmon être exuilte. » « Ecce Honna. »\nL. CHARLES-BAUDOUIN.\nL'œuvre d'art est partie intégrante du système évolutif de l'esprit...\nchacun le sait...\nCependant à chaque œuvre qui se crée, même scientifique, sacrifiant à\nl'habitude nous demandons sa raison d'être, sa base, si nous ne 1 accusons pas,\nde parti pris, sans examen, d'être à l'antipode de l'art ou de la science. Pour-\ntant des enracinés dans le culte de l'ancien, esprits contraires à 1 évolution\nrésultat de la paresse et d'un enseignement à principes régressifs; nous\n\n(*) Edition De Sikkel, Anvers, et Léonce Rosenberg, 19, rue de la Beaume,\nParis VIIIe."}, {"page_pdf": 4, "page_imprimee": "134", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192105-01.1.4", "texte": "LA CITÉ\nMAI 1921\n\ndonnent des appréciations souvent erronnées, qui accusent toujours leur stéri-\nlité, mais dont le doute prouve qu'indépendamment de la volonté l'esprit se\nmodifie sous l'influence de nouvelles formules ou contraint par la force bru-\ntale des nécessités. Ceci fait dire aux philosophes que l'évolution e9t indépen-\ndante de la volonté individuelle et même jusqu'à un certain point de la\nvolonté collective.\nUne des caractéristiques de l'époque actuelle est que ces deux tendances :\nindividualisme et collectivisme se sont fait jour en même temps.\nLa première, résultat de toute une série de manifestations, scientifiques,\nartistiques et sociales, sans base philosophique solide que nous remarquons\ns'enchaîner après l'avènement maladif de la Renaissance, ne nous donne\nque de piètres résultats et souvent même la répétition torturée de l'existant\nproduction de l'exagération égoïste du moi.\nLa seconde, née de la première par réaction, est d'autant plus solide\nqu'elle vise à exprimer et analyser un plus grand nombre de pensées collectives\nou mieux, la synthèse de toute la vie humaine. Elle implique, contrairement\nà la première, une forte base philosophique et scientifique, base consciente\net réfléchie qui diffère le stade de l'évolution humaine dans lequel nous\nentrons des stades du sentiment et de l'instinct. Celui-ci s'étend depuis la pre-\nmière forme plastique de la vie jusqu'à la préhistoire où les manifestations\nd'art se développent sur une échelle très vaste, parallèlement aux systèmes\nphilosophiques intuitifs. L'autre, dominé par le sentiment, va de l'antiquité\nsymbolique à la spiritualisation du moyen âge, se basant sur les philosophies\nles plus diverses mais toutes imprégnées du même sentimentalisme ( 1 ).\nLa science expérimentale, née par réaction contre l'esprit ingénument\nfutile où l'homme se complaisait depuis la Renaissance, renforça la raison et\nla conscience humaine que la clairvoyance de l'époque impose en dictateur à\ntoutes les activités scientifiques sociales et artistiques.\nLa soif de l'absolu, propre à l'homme d'aujourd'hui, nous entraîne,\nsans posséder la base que la science nous prépare, à formuler les systèmes\nles plus instables qui, malgré leur audace, marquent instantanément leur\nimpuissance. Cependant des lois nouvelles nous dominent, nous et toutes nos\nproductions à quelque activité qu'elles appartiennent. Leur stabilité permet\nde les dégager clairement des tendances auxquelles nous adhérons, contraints\npar la force de l'évolution et des objets que nous créons par nécessité. Ceux-ci\nvont du bibelot, de l'appareil téléphonique, à la cité fiévreuse, où les efforts\nmultipliés pressent le pas à l'évolution, projetant en tous sens ses limousines,\nses aéros, ses locomotives puissantes, ses paquebots, sphinx impassibles des\ndocks. Rythmes nouveaux, rythmes harmonieux aussi puissants que ceux des\népoques précédentes.\n\n( 1 ) Il est en/tendu que ces stades d'évolution s'interpénétrent intimement, au point\nqu'à l'époque actuelle l'on peut eencore classer certain» esprits dans le premier et le\nsecond stade®, alors que, pour d'autres dominés par la conscience l'instinct et le\nsentiment sont devenus quantité négligeable."}, {"page_pdf": 5, "page_imprimee": "n. p.", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192105-01.1.5", "texte": "PLANCHE I.\nExtrait de l'ouvrage de\nThéo Van Doesburg :\nClassique, Baroque, Moderne\nARCH. : VAN 'T HOFF.\nMAISON A HUIS TER HEIDE <HOLLANDE>.\nRevue «LA CITÉ».\nIIme Année. = N° 6."}, {"page_pdf": 6, "page_imprimee": "n. p.", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192105-01.1.6", "texte": "PLANCHE II.\nOUD ET VAN DOESBURG.\nHALL AU « VACANTIEHUIS » A\nNOORDWIJKERHOUT <HOLLANDE>\nExtrait de l'ouvrage de\nThéo Van Doesburg :\nClassique, Baroque, Moderne.\nRevue « LA CITÉ ».\nIIme Année. = N° 6."}, {"page_pdf": 7, "page_imprimee": "135", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192105-01.1.7", "texte": "LA CITÉ.\nMAI 1921\n\nOrdre nouveau, travail conscient d une collectivité qui écrase par sa\nbeauté et sa pensée le travail individuel des ouvriers d'antan.\nLes lois, ces ordres naturels, géométriques ou numériques invariables\ns'étendent des conceptions matérielles utilitaires aux conceptions les plus\nhardies de l'esprit d'aujourd'hui (1). Ces lois nous ramènent vers l'art, art\nqui sera conscient, c'est-à-dire d'ordre élevé, expressif et de plastique pure.\nUœuvre nouvelle dans révolution.\nPrécurseurs, nés en plein impressionnisme, rassasiés de couleur, voulant\nun art de rapports en harmonie avec les temps nouveaux, ils proclament le\ndroit d'exprimer le rythme de leur époque et c'est dans ce but qu'ils dirigent\nleurs efforts vers la synthèse expressive des volumes et des lignes.\nArt international, de mouvements ordonnés reflétant les grands courants\ncollectivistes d'aujourd'hui en opposition avec l'art d'avant guerre, le hier\npassif et individualiste qui n'a engendré que l'action inculte.\nC'est en ce sens que l'œuvre déjà conséquente de l'art de rapports se\nrattache à l'évolution et ne peut être considéré comme production indivi-\ndualiste décadente ni susciter des clameurs semblables à celles qui naguère\naccueillirent le cubisme.\nL'abstrait découlant du non réalisme et la pureté de la technique, con-\ntrairement à ce que lui reproche le déséquilibré retardataire, sont à son avan-\ntage comme résultats de l'expression du « rapport harmonieux du coté interne\net du côté externe de la vie. »\n11 prolonge le mouvement impressionniste et cubiste dans la marche\nascendante de la conscience humaine vers le sommet de la science où la\nphysiologie, l'art et la philosophie s'uniront et s'exprimeront par les mêmes\nmots.\nC'est vers cet ordre d'union que se dirige la philosophie de Théo Van\nDoesburg. Apport important, non pas partiel mais architectural, dans le sens\nle plus large du mot, architecture base de symphonies picturales, musicales,\nplastiques et même scientifiques.\n\n( 1 ) La vérité, vers laquelle tend toute l'humanité, se caractérise par 1 externe fonc-\ntion de l'interne, de la partie fonction du tout.\nLa beauté plastique, résultante de lia vérité et du jeu des volumes construits pour des\nfins utilitaires (production de nos ingénieurs : usines, dynamos, etc.), mais dont la\nbeauté réside avant tout dans la conception, base de tout art.\nLo'rdre et le module que la masse suppose être des codes, des canons classiques,\nrestent, aujourd'hui comme hier, générés par les anciennes lois de la nature, mais diffé-\nrent des précédents en ce qu'ils sont, à notre époque, résultats immédiats dun autre\nesprit, d'un esprit dominé par la conscience organisatrice.\nL'lnternationalisme, fonction de la pensée, de l'action et des relations internationales\nartistiques comme scientifiques.\nLe plan, malgré son abstraction, générateur du tout, comprenant la vérité, la\nbeauté plastique des volumes, l'ordre, en un mot 1 expression organisée die l'élévation\nqui sera, elle, le développement et l'amplification de la synthèse qu est le plan."}, {"page_pdf": 8, "page_imprimee": "136", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192105-01.1.8", "texte": "LA CITÉ\nMAÏ 1921\n\nLe principe fondamental—progression artistique—découlant des théories\nscientifiques d évolution progressive vers l'inconnaissable, évolution dominée\npar les bonds saccadés des conducteurs, par les mutations dan® la marche en\navant des génies, forme I*introduction de sa brochure « Classique - Baroque -\nModerne ».\nIl y est formulé au premier plan, qu'à notre époque de science raisonnée\nTon ne s'est pas encore libéré de la distinction erronée origine épanouis-\nsement et décadence de chaque période artistique.\n« Division inexacte d'abord parce qu'aucun stade de développement ne\npeut être séparé nettement de celui qui précède. Le stade de naissance est en\nmême temps la fin du stade précédent, donc, suivant la division dogmatique,\nde celui de la décadence; chaque stade de décadence est en même temps\nun stade de naissance, etc. Ensuite, parce que cette division ne tient pas\ncompte du fait que tout nouveau point de vue dans l'art n'est atteint que par\nbonds, donc par la voie de la mutation. Et, en dernier lieu, parce que cette\ndivision doit contribuer à paralyser le développement constant de l'énergie\nartistique, qui, malgré tous les dogmes et toutes les traditions, ne vise qu'à\nla conséquence logique de l'idée artistique. Je parle ici d'un développement\nconstant de l'énergie artistique, c'est-à-dire d'un progrès constant qui n'est pas\ncompatible avec l'idée de la répétition ininterrompue des périodes d'origine,\nd'épanouissement et de décadence, parce que dans ce développement constant\nil ne peut être tenu compte que des personnalités les plus fortes qui se\ntransmettent continuellement leurs découvertes. Ceux qui ont inventé cette\ndivision de l'art en trois périodes, les philosophes et les historiens de l'art,\nont mesuré l'importance de l'art exclusivement aux modèles classiques. Ce\nprocédé a suscité de la part de la production artistique un esprit d'imitation\ndes œuvres classiques, tendant à une conception plastique surannée, et, de la\npart des profanes, un culte des morts intangibles. »\n» Le développement discontinu de l'art est la conséquence du dévelop-\npement discontinu de la conscience humaine vers la vérité.\n» A travers les siècles,ce développement de l'art a pour but: la réalisation\nde l'idée artistique qui consiste à exprimer complètement à la façon de l'art\nce rapport harmonieux entre la vie intérieure et l'aspect extérieur des choses,\nentre l'esprit et la nature. »\nCe principe logique le conduit à formuler les distinctions essentielles\nentre les arts produits successivement sous la domination du sentiment, du\nfutile et de la conscience qu'il étiquette très justement de classique, baroque et\nmoderne. « Trois moments de création nettement prononcés de l'esprit\nhumain ».\n«: L'art classique repose essentiellement sur le rapport équilibré de l'essence\net des phénomènes, ou, autrement dit, sur le rapport harmonieux de l'Universel"}, {"page_pdf": 9, "page_imprimee": "137", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192105-01.1.9", "texte": "LA CITÉ.\nMAI 1921\n\net du particulier. Ce rapport équilibré ou harmonie, s'exprimait dans l'art\nclassique par des formes naturelles, donc à la façon de la nature.\n» Le Baroque repose essentiellement sur un rapport disharmonieux, par\nla prédominance du particulier, ce qui se traduit dans l'art baroque par la\nprédominance des formes capricieuses et naturelles et par l'exagération arbi-\ntraire de ces formes.\n> L'Art moderne repose essentiellement sur un rapport harmonieux de\nl'Universel et du particulier. Le rapport harmonieux se traduit dans F art\nmoderne par des formes et des couleurs abstraites, complètement à la façon\nde l'art.\n» Tout art, de quelque époque qu'il soit, est classique quand ces deux\néléments, l'Universel et le particulier, le côté interne et le côté externe de la\nvie, sont en harmonie et que cette harmonie est exprimée à la façon de la\nnature.\n» Tout art, de quelque époque qu'il soit, est baroque quand l'élément\nexterne, naturel, capricieux ou particulier prédomine.\n» Tout art, à quelque époque qu'il apparaisse, est moderne quand l'har-\nmonie, l'essence de la beauté apparaît complètement à la façon de l'art.\n» La grande différence entre classiques et modernes consiste donc en\nceci : les classiques produisaient de Fart à la façon de la nature et les modernes\nreproduisent la nature à la façon de l'art. Il ressort de là qu'ils se trouvent\nau pôle l'un de l'autre. »\nDes deux grands principes précédents d'où Van Doesburg part, en géné-\nralisant toujours pour déterminer les principes fondamentaux de l'art moderne,\nde l'art de rapports, ressortent les points principaux des directives de l'esprit\nnouveau.\n« L'idée artistique apparaissait dans l'art classique à la façon» de la nature,\ndans l'art moderne c'est tout à fait le contraire. Chez les impressionnistes on\nle remarque déjà. Ils ne reproduisirent la nature que comme rapport de\ntonalités, c'était plutôt déjà à la façon de l'art, parce que l'idée artistique,\nl'essence de la beauté, où l'harmonie commençait à se manifester par des\ntâches de couleur ou en pointillé de diverses valeurs de tonalités. Sur une\ntoile impressionniste on ne voyait doinc pas des hommes groupés de façon\nà former une harmonie, mais des taches et des points de couleur, et comme\nla peinture a comme moyen d'expression les taches de couleur, les points et\nles lignes, l'harmonie qui en résulta était bien plus à la façon de l'art pictural.\n» Le principe admis, l'on en arrive à exprimer l'essence de la beauté\npicturale simplement par un rapport esthétique et harmonieux de plans, de\ncouleurs et de lignes.\n» Dans ce style collectif, qui synthétise les besoins esthétiques de tous\nles peuples, la peinture apparaît le plus purement, le plus spirituellement,"}, {"page_pdf": 10, "page_imprimee": "138", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192105-01.1.10", "texte": "LÀ CITÉ\nMAI 1921\n\nnotamment comme simple distribution esthétique de couleurs. De même,\nl'architecture apparaît comme simple distribution esthétique (et pratique) de\nF espace. De même encore la sculpture comme simple distribution de formes.\n» L'objectivité visée et la subjectivité forment les éléments essentiels de\nl'unité. Ceux-ci prennent une expression très déterminée par le rapport des\ncouleurs et par le contraste des surfaces. Dans l'harmonie, cependant, l'objec-\ntivité et la subjectivité disparaissent comme dualité pour former une unité.\nLe but de l'art plastique, c'est de rendre cette synthèse plastiquement.\n» L évolution de l'art moderne vers l'abstrait et l'universel, en éliminant\nl'externe et l'individuel, a rendu possible par un effort commun et une con-\nception commune la réalisation d'un style collectif, qui, s'élevant au-dessus\nde la personne et de la matière, exprime de façon très déterminée et réelle\nles besoins de beauté les plus élevés, les plus profonds et les plus généraux. »\nEn résumé, l'art de demain synthétise l'état actuel des rapports. Rapports\nde vie interne et externe, de l'esprit et du corps de toute chose.\nAprès ces citations nombreuses, je ne crois pas nécessaire d'insister sur\nla valeur absolue et certaine de l'art nouveau. J'ajouterai comme conclusion\nque si au rythme social répondait naguère le rythme artistique, cette corres-\npondance ne sera plus : L'homme conscient sera puissant et toujours jeune,\nmarchant de l'avant dans les siècles vers la perfection et la connaissance\ndu tout.\nNous marchons vers ce qui sera.\n\nI.-F. HOEBEN."}, {"page_pdf": 11, "page_imprimee": "139", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192105-01.1.11", "texte": "LA CITÉ.\nMAI 1921\n\nL'HABITATION\nCOLONIALE -\nSA CONSTRUCTION AU CONGO BELGE\n\nr)\nDisposition d'Ensemble et Distribution\nEmplacement « Forme « Confort et Hygiène » Economie\nEmplacement. Il n'y a rien de spécial à dire à ce sujet. Les règles\nprescrites en Europe sont toujours d'application. Rappelons seulement qu'il y\na lieu d'éviter le voisinage des marais, malheureusement assez fréquents au\nCongo ( voyez Borna), ainsi que les vallées envahies par le brouillard ou sous-\ntraites à toute action du vent (brise).\nL'idéal serait de pouvoir choisir un site élevé, sain. C'est possible, quand\nil s'agit de villes nouvelles à créer dont le tracé est encore à élaborer.\nLe plus souvent, le technicien dispose de fort peu de liberté dans le choix\nde l'emplacement. Parfois même il lui est imposé. C'est à lui à en tirer le\nplus de parti possible. Sa science pourra donc s'exercer avec d'autant plus de\nfruit, dans l'orientation et la répartition de l'habitation.\nB) Forme. Les premières maisons en pisé s'entouraient complètement\nd'une Vérandah pour se protéger contre les intempéries. Les maisons, con-\nstruites plus tard en matériaux durs (maçonnerie, etc.), se sont inspirées de\ncette forme. Puis les occupants, utilisant une partie de la vérandah comme\nannexes ce qui tendait à nier la nécessité de la vérandah complète une\nréaction s'est produite, préconisant la suppression de la vérandah. C'est aller\ntrop loin. (Voir ci-après l'utilité des vérandahs.)\nIl n'y a donc pas de règle bien fixe; notons cependant qu'il y a lieu d'éviter\nles complications de distribution qui créeraient des recoins jamais balayés\n\n(*) Les « Editions Tekhné » viennent de publier une brochure dont M. G. Boghe-\nmans est l'auteur et qui est consacrée à l'Habitation coloniale. Cet ouvrage a été\ncouronné par la Société Belge d'Etudes et d'Expansion. Il a été honoré d'une souscription\npar le ministère des Colonies.\nAvec l'autorisation de l'auteur, nous en reprenons ici quelques pages. N. d. î. R."}, {"page_pdf": 12, "page_imprimee": "140", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192105-01.1.12", "texte": "LA CITÉ\nMAI 1921\n\nFIG. 1.\n\npar les courants d'air. Les croquis ci-dessous donnent une idée des formes et\nde la distribution d'ensemble de quelques catégories d'habitation. [Figure 1,\n2 et 3.]\nC) Confort et Hygiène. Nous sommes déjà loin des tentes et des\npaillottes des premiers colonisateurs; l'habitude de vouloir grouper et parquer\nles Européens comme dans une caserne tend à disparaître. Un grand pas a\ndéjà été fait, dans quelques endroits de la Colonie, vers plus de confort et\nd'hygiène. Il y a encore beaucoup à faire cependant, car un logement sain et\nconfortable est pour l'Européen, séjournant sous les tropiques, l'un des fac-\nteurs les plus importants pour diminuer les chances de maladie, d'abord, et\nrendre la vie agréable, ensuite.\nLe climat impose une habitation dont toutes les chambres soient bien ven-\ntilées. On ne respire, en effet, bien que si l'on baigne dans un air pur et sans\ncesse renouvelé.\nUne bonne habitation coloniale doit donc s'inspirer des règles suivantes :\n1°) Dimension des locaux. 11 faut des locaux vastes. Dimensions nor-"}, {"page_pdf": 13, "page_imprimee": "141", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192105-01.1.13", "texte": "LA CITÉ.\nMAI 1921\n\nFIG. 2.\n\nmaies intérieures : 5 X 5 mètres; hauteur sous plafond : 4 mètres, au mini-\nmum; de préférence de 4 m. 25 à 4 m. 50;\n2°) Ventilation. Bonne ventilation des combles et ventilation sous le\nplafond des locaux.\nIl convient d'aménager des ouvertures autant que possible sur deux faces\nopposées et, si remplacement le permet, ces faces seront orientées à l'est et\nà l'ouest; l'une d'elles étant dans l'ombre, la différence d'échauffement qui en\nrésulte provoquera une ventilation énergique.\n3°) Protection contre la chaleur.— a) Vérandah: Les faces offrant des baies\nde portes ou fenêtres, etc., exposées au soleil, seront protégées par des véran-\ndahs de 2 m. 50 à 3 mètres de largeur avec toiture à couverture inclinée. On\nfait aussi usage, comme protection des baies, de Bow-Windows, loggias,\nauvents, marquises et de châssis à lamelles obliques. Toutefois, il faut recon-\nnaître que ces derniers éléments sont loin de protéger les locaux de l'habita-"}, {"page_pdf": 14, "page_imprimee": "142", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192105-01.1.14", "texte": "LA CITE\nMAI 1921\n\nFIG. 3.\n\ntion aussi efficacement qu'une vérandah bien comprise. Ces éléments se pla-\nceront donc de préférence des côtés les moins exposés au soleil.\nPar mesure d'économie, on se contente parfois de placer la vérandah sur\nla face la plus exposée au soleil. Il est bon alors de protéger les locaux d'ha-\nbitation, chambre à coucher, salle à manger, etc.,contre l'action directe du soleil\npar de petites pièces (salle de bain ou cabinet de toilette, W. C., magasin à\nvivres, office, etc.) qui, en somme, auront donc pris la place de la vérandah.\nLes baies prenant jour sur les faces non protégées sont alors garnies de\nBow-Windows, loggias, auvents, etc. La façade principale avec salle de sé-\njour sera orientée de préférence à l'Est ou à l'Ouest. En règle générale, si\nl'économie ne doit pas présider à l'élaboration du projet, il vaut mieux recourir\nà la vérandah faisant tout le tour du bâtiment.\nb) Epaisseur des murs. Pour lutter efficacement contre la chaleur, il"}, {"page_pdf": 15, "page_imprimee": "143", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192105-01.1.15", "texte": "LA CITÉ.\nMAI 1921\n\nPLANCHE 2.\nHABITATION B. C. 4 POUR FONCTIONNAIRE"}, {"page_pdf": 16, "page_imprimee": "144", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192105-01.1.16", "texte": "LA CITE\nMAI 1921\n\nPLANCHE 1 <Suite>\nHABITATION B. C. 4 POUR FONCTIONNAIRE."}, {"page_pdf": 17, "page_imprimee": "145", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192105-01.1.17", "texte": "LA CITÉ\nMAI 1921\n\nfaut donner une épaisseur suffisante aux murs, surtout en l'absence de véran-\ndah. Les murs extérieurs des locaux d'habitation auront une épaisseur mini-\nmum de 1 y 2 brique; les murs intérieurs de refend, 1 brique.\n4°) Protection contre l'humidité et les termites. Toute l'habitation doit\nêtre surélevée au minimum de 0,80 mètre et mieux de 1 m. à 1 m. 50 au-des-\nsus du niveau du sol. Cette condition est imposée par les conditions clima-\ntériques (grande humidité) et aussi pour soustraire les habitations aux in-\nfluences telluriques, à l'action délétère des miasmes lourds, enfermés dans les\ncouches de vapeur émanées de la terre humide sous l'influence de la chaleur et\nqui se traînent à la surface du sol, la nuit et surtout au lever du jour.\ns°) Pavement, habitation. Le système de construction sur terre-plein\nest mauvais :\na) Parce qu'il rend la lutte contre les termites impossible;\nb) Parce qu'il donne des locaux qui prennent l'humidité du sol et qui sont\ndonc excessivement malsains.\nCe n'est évidemment que la question d'économie qui peut militer en faveur\nde ce procédé de construction.\nQuand la hauteur du soubassement est suffisante, on peut très bien y amé-\nnager des magasins, réduits divers ou autres annexes.\n6°) Annexes. Cuisine et aisance. —Il est désirable que la cuisine et\nl'aisance ne fassent pas partie du corps principal du bâtiment. Toutefois,\ndans les centres où il y a possibilité d'installer des W. C. à chasse d'eau, le\nW. C. se placera dans la salle de bain ou le cabinet de toilette ou encore en un\nédicule spécialement aménagé et en communication avec la salle de bain\net la chambre à coucher.\nLa cuisine pourra également se placer sur la vérandah postérieure, mais\nsurtout évitons une communication directe avec les locaux habités. On ne peut\noublier en effet que le combustible employé est en général du bois et que les\ncuisiniers sont des noirs. Une production intense de fumée et la surveillance\nrelâchée du nègre conduisent fatalement à laisser envoler la fumée par la cui-\nsine et toute l'habitation, si une communication directe existe.\nAu cas où les annexes se placent à quelque distance de l'habitation, il\nest nécessaire de les relier par une galerie couverte dormant aocès soit à\nl'office, soit à la salle à manger. Ces annexes se placeront, soit parallèlement,\nsoit perpendiculairement à la façade principale.\nL'habitation coloniale à étage ne se justifie pas au Congo, en tant\nqu'exclusivement habitation. Elle offre des inconvénients multiples.\nAussi, rarement on élève les bâtiments à usage d'habitation de plus d'un\nétage; sauf, bien entendu comme c'est également le cas dans les pays\nmodernes, dans une grande ville où l'espace sera limité et où on chercherait à\ntirer le plus de parti possible du terrain dont on dispose.\nLes bâtiments administratifs, les banques, ainsi que parfois les maisons"}, {"page_pdf": 18, "page_imprimee": "146", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192105-01.1.18", "texte": "LA CITÉ\nMAI 1921\n\nPLANCHE 2 (SUITE). HABITATION B C A POUR FONCTIONNAIRE.\n\nde commerce, sont souvent à étage; dans ce cas le rez-de-chaussée est à\nusage de bureaux ou magasins, et l'étage sert d'habitation au directeur.\nDans le cas de bâtiment à étage, la cage d'escalier se place le plus\nsouvent sous la vérandah et sur l'un des pignons. Des fois, on aménage une\ncage d'escalier intérieure.\n11 faut évidemment proscrire les habitations à étage où rez-de-chaussée\net étage sont occupés par des ménages différents. Les maisons dites « jumei-\nlées » ne sont pas non plus à conseiller. Ici, au Congo, où la vie se passe\nportes et fenêtres ouvertes, il peut être importun d'avoir des voisins trop\nbruyants ou incommodants. Il faut isoler l'habitation.\n\\\nECONOMIE\nLes constructions coloniales doivent être simples, tant par suite du\nmanque d'habileté de la main-d'œuvre noire que par raison d'économie.\nFORMES EXTERIEURES. - PARTI ARCHITECTONIQUE.\nLes photographies ci-contre donnent des exemples d'habitations simples\ntrès recommandables.\nLe grand art consiste à tirer le maximum d'effet du minimum de res-\nsources, tant en main-d'œuvre qu'en matériaux- (Voir planche 1.)\nFormes extérieures. Il faut choisir des formes qui conviennent le mieux\nà la matière employée, tout en adaptant l'habitation à sa destination.\nLes plans reproduits dans le texte concernent une habitation à ériger à\nKinshasa et Borna. Le coût en sera de 47.000 francs à Kinshasa, et de 37.000\nfrancs à Borna.\n\nG. BOGHEMANS, Architecte,\nEx-chef de service à la S. B. C. de la Colonie."}, {"page_pdf": 19, "page_imprimee": "147", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192105-01.1.19", "texte": "LA CITÉ\nMAI 1921\n\nURBANISME\nREGLEMENT SUR LES BATISSES ET REGLE-\nMENT SPECIAL POUR CÏTE-JARDIN. Une\nheureuse initiative de la commune de Schaerbeek.\nLe Conseil communal de Schaerbeek a adopté,\ndans sa séance du 12 octobre 1920, le règlement-\ntype sur les bâtisses qui, pendant I*occupation, avait\nété élaboré par une Commission spéciale de l'Union\ndes Villes. Ce règlement, amendé par une com-\nmission intercommunale comprenant les délégués\nde 21 communes de F agglomération bruxelloise,\navait été soumis par le Collège échevinal à l'exa-\nmen d'une commission composée des membres de\nla section des travaux et du contentieux, auxquels\navaient été adjoints des délégués de la Commission\nRoyale des Monuments et des Sites, du Conseil su-\npérieur d'hygiène, de l'Union des Villes et Com-\nmunes belges ainsi que des spécialistes juristes et\nhygiénistes.\nCette longue préparation montre le souci qu'ont\neu M. Franz Fischer, échevin des travaux et son\nsuccesseur, M. 1* architecte Foucart, de soumettre\ncet important travail à l'examen approfondi de\ntoutes les compétences, pour lui donner une forme\naussi parfaite que possible, avant son adoption dé-\nfinitive. Et, il faut y insister, cellle-ci n'eut lieu\nqu'après qu'eussent été épuisées toutes les tenta-\ntives en vue de I*unification de ce règlement pour\ntoute l'agglomération bruxelloise. 11 ne faut toute-\nfois pas perdre l'espoir que l'exemple de Schaer-\nbeek ne soit suivi.\nLe règlement général sur les bâtisses qui est en\nvigueur dans cette commune depuis le 12 janvier\nI 92 1, s'accompagne d'un règlement différentiel en\nvue de la création d'une cité-jardin sur la partie\nde son territoire comprise entre la commune\nd'Evere, la gare à marchandises de la nouvelle\nligne de chemin de fer Muysen-Schaerbeek-Hal, le\nboulevard Lambermont qui domine le beau Parc\nJosaphat et la rue Guillaume Kennis, conduisant au\ncimetière communal, dont la désaffectation est pro-\njetée pour un très prochain avenir.\nCe règlement différentiel s'inspire fort heureuse-\nment des exemples qu'ont eu sous les yeux les dé-\nlégués schaerbeekois au Congrès interallié qui s'est\ntenu à Londres, en juin 1920, et au cours du\nvoyage qui fut organisé dans le Limbourg belge\net en Hollande, par l'Union des Villes, au mois de\nseptembre suivant.\nM. Francq, chef de division à Schaerbeek, qui a\nélaboré ce règlement, ainsi que le plan de la cité-\njardin, a pris pour base de son travail les disposi-\ntions suivantes : réduction de la voirie au strict\nnécessaire, célle-ci étant élargie par l'imposition à\nfront des voies publiques d'une zone de recul à\ntransformer en jardinet, dont la profondeur ne\npeut être inférieure à cinq mètres; établissement\nd'un minimum de largeur et de superficie des ter-\nrains destinés à la bâtisse, savoir : pour une mai-\nson : largeur du terrain, 16 mètres, superficie 4\nares; pour 2 maisons : largeur du terrain, 22 mè-\ntres, superficie 5 ares 50 centiares; pour 3 mai-\nsons : largeur du terrain, 28 mètres, superficie\n7 ares; pour 4 maisons : largeur du terrain, 34 m.,\nsuperficie, 8 ares 50 centiares; pour 5 maisons :\nlargeur du terrain, 40 mètres, superficie, î 0 ares.\nLimitation de la hauteur des bâtisses, dont les\nfaçades ne pourront excéder ! 0 mètres, jusqu à\nl'héberge du toit, et 13 mètres celui-ci compris;\nles dites bâtisses devront être construites soit iso-\nlées, soit jumellées ou par groupes ne pouvant\ncomprendre plus de cinq maisons. Entre celles-ci,\nun espace libre d'au moins ! 0 mètres doit être\naménagé en jardin.\nLes hauteurs mini ma des étages fixée à 2 m. 80\nde plancher à plafond pour le rez-de-ichaussée et\nles étages et à 2 m. 60 pour les étages sous-com-\nbles; à 2 m. 50 pour les sous-sols (locaux exclusi-\nvement à usage de cuisine, laverie et cave). Dé-\nfense de construire des bâtiments à usage de com-\nmerce ou d'industrie soumis à enquête de commodo\net incom.Tnodo ainsi que d'établir, en arrière des\nhabitations, des ateliers ou toutes autres construc-\ntions pouvant nuire à l'esthétique ou à l'hygiène.\nObligation de constituer la clôture par une haie\nvive dont la hauteur ne peut dépasser î m. 70.\nEnfin, les bâtisses revêtiront un caractère esthé-\ntique. Les façades et les pignons non mitoyens\ndoivent être construits en matériaux apparents ou\nrevêtus d'un enduit en simili-pierre. Sont admises\nles maçonneries en briques blanchies au lait de"}, {"page_pdf": 20, "page_imprimee": "148", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192105-01.1.20", "texte": "URBANISME\nLA CITÉ\nMAI 192!\n\nchaux, à condition que leur aspect ne nuise pas à\nl'esthétique. Les moyens d'exécution de ce beau\nprojet feront l'objet d'une prochaine communica-\ntion.\n(Mouvement communal).\nLA JONCTION NORD-MIDI. La Société d'ar-\nchitecture de Belgique, réunie en assemblée extra-\nordinaire le 18 janvier 1921 » a décidé, à l'unani-\nmité des membres présents, d'envoyer à M. le pré-\nsident du Conseil des ministres, l'adresse suivante :\n< La Société et son comité du Tracé des Villes,\naprès étude approfondie de la question de jonction\nNord-Midi, considérant que l'élect ri fi cation du ré-\nseau est indispensable pour assurer l'utilisation de\nla jonction et que cette élect ri fi cation rend la jonc-\ntion inutile;\nConsidérant que les difficultés et lies aléas de\ntous genres que rencontrent les travaux par suite\nde la nature du sous-sol dans lequel ils doivent\ns'exécuter;\n» Considérant les incontestables dangers que ces\ntravaux feront courir aux édifices comme Sainte-\nGudule et la Banque Nationale, moins encore au\ncours de leur exécution que par la perturbation\nqu'ils apportent dans le sous-sol;\n» Considérant la destruction inévitable des con-\nstructions déjà vétustés au-dessus des tunnels et à\nleur proximité;\nConsidérant l'enlaidissement de la capitale par\nce travail, tant en raison de la mutilation de l'ad-\nmirable Jardin Botanique et de perspectives qui\nsont un des charmes de Bruxelles, que par la con-\nstruction de travaux dits « d'art » dont les spéci-\nmens s'étalent place de la Constitution, affligeant\npar leur laideur tous les artistes;\n» Considérant que la réalisation de la gare cen-\ntrale nécessiterait tôt ou tard la création de vastes\nartères de dégagement appelées à dénaturer le\ncœur de la capitale, qu'il importe, au contraire, de\nrespecter pieusement;\n3> Considérant les dépenses énormes, la consom-\nmation formidable de matériaux et de main-d'œu-\nvrte qu'entraînerait, le travail, ainsi que la destruc-\ntion de logements nombreux, à un moment où le\nmanque d'habitations et la détresse du Trésor re-\nvêtent un caractère presque tragique;\n» Considérant que l'abandon de l'entreprise con-\nstituera, par suite du renchérissement de toutes\nchoses - immeubles, terrains et matériaux non\nun perte sèche immeubles, terrains restant ac-\nquis - mais une opération qui peut se liquider\nsans préjudice;\n» Se réjouit de la décision prise et félicite res-\npectueusement le gouvernement d'avoir proposé\nl abandon du projet.\nFour le Conseil de direction : le secrétaire, Alb.\nCALLEWAERT ; le président, F. BONDUELLE.\nLES RESERVES NATIONALES AU FRONT DE\nL'YSER. Voici la liste dés réserves nationales\nque le ministère de la Défense Nationale se propose\nde constituer dans la région d© i*Yser.\n1° Haut commissariat du littoral. Les batteries\ncôtières Deutschland, Kaiser Wilhelm 11, Tirpitz,\nOldenbourg, Gneisenau, Palace Hindenburg et les\nbouches à feu du môle de Zeebrugge; les batteries\nKarnak et Lengleys; la partie est du bois triangu-\nlaire; lies abris occupés anciennement par le com-\nmandant du secteur de la presqu'île; le grand re-\ndam de Nieuport; l'abri allemand de Raversyde*\nl'observatoire entre FYser et la crique de Nieuwen-\ndamme.\n2° Haut commissariat royal de la Flandre Occi-\ndentale (Nord). Le remblai du chemin de fer\ndepuis le canal de Furnes à Nieuport jusqu'à 50\nmètres au sud de l'ouvrage à vannes du Koolhof * le\nremblai du chemin de fer à 200 mètres du nord\nde la route de Pervyse à Schoorbakke; lie remblai\ndu chemin de fer à 100 mètres au nord et au sud\ndu chemin pavé conduisant à Lettenburg, à la\nborne 16 de l'Yser; les ruines du village de Saint-\nGeorges; les ruines du château de Vicogne; le poste\navancé de la ferme de Roodjqpoort; la minoterie de\nDixmude; la tête de pont de la borne 19; la pièce\nde Leugenboom • l'emplacement de la pièce de\nPredikboom; en outre, des mémoriaux devraient\nêtre érigés à Driegrachten et à Hoekske.\n3° Haut commissariat royal de la Flandre Occi-\ndentale (Sud). La digue de Het Sas; le bois 15;\nle grand entonnoir de Wytschaete; les abris du\nmont Kemmeiï. Les Anglais se proposent d'ériger\nplusieurs mémoriaux dans cette zone.\nLa Commission des monuments et des sites de-\nmandait encore qu'on conservât en outre des sites\nénumérés ci - dessus : 1° l'observatoire construit\ndans la bibliothèque de Nieuport; 2° les deux ob-\nservatoires encore debout dans Dixmude ou, tout\nau moins, célui qui est incliné; 3° quelques-uns des\naibris de la rue de Beerst, à Dixmude.\nLa décision définitive au sujet de ces réserves est\nsubordonnée au prix de leur acquisition et aux\ncrédits qui pourront être réservés pour cet objet."}, {"page_pdf": 21, "page_imprimee": "149", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192105-01.1.21", "texte": "URBANISME\nLÀ CITE\nMAI 1921\n\nLES CONSTRUCTIONS A PARIS\nLe Conseil municipal de Paris a voté dernière-\nment divers crédits pour la construction d îîiots\nd'immeubles à bon marché, notamment 30 mil-\nlions pour îa rue de Fécarmp (680 logements avec\nbains-douches, lavoirs, garages de bicyclettes et de\nvoitures d enfants(, 16,000,000 pour les rues de\nla Fontaine à Muîard et Brillat-Savarin. Les tra-\nvaux commenceront au début de l'année 192 1.\nL'Assistance publique a été dotée en outre d'un\ncrédit de 4,000,000 pour l'achèvement de construc-\ntions de logements à bon marché, place Denfert-\nRochereau, 12, et rue Daguerre, 16 et 18. (La\nQuinzaine Urbaine).\nLA RESTAURATION DES ANCIENS\nREMPARTS DE BINCHE\nOn sait que l'ancienne enceinte fortifiée de\nBinche offre une importance considérable au dou-\nble point de vue de l'histoire et de l'architecture\nmilitaire du moyen âge. Elle a été édifiée par Bau-\ndouin, comte du Hainaut, auteur de ces nombreux\net importants travaux qui lui valurent le surnom\nde « Bâtisseur », mais dont malheureusement les\nspécimens tendent de plus en plus à disparaître.\nLes autorités supérieures s'occupent actuelle-\nment de continuer l'œuvre entreprise par l'admi-\nnistration communale : la restauration de cette en-\nceinte unique en Europe, pour ainsi dire. Le Con-\nseil provincial du Hainaut a voté un subside de\n100,000 francs à répartir en cinq années pour cet\nimportant travail.\nL'inspection faite par les délégués de la com-\nmission des monuments confirme l'idée que cette\nvieille enceinte du XII8 siècle présente un intérêt\nmonumental et artistique qui justifie amplement\nles dépenses et les efforts faits jusqu'à ce jour\npour sa conservation.\nL'enceinte fortifiée de Binche avait perdu tota-\nlement son importance militaire à îa suite du dé-\nmantèlement de la place en Î675. A partir de cette\népoque, les remparts furent laissés à 1 abandon ;\nloin de s'occuper de leur entretien, on toléra que\ndes habitants pussent s'approprier les pierres pour\nleurs constructions. C'est ainsi que la ville a pu,\nlors des démolitions d'anciennes habitations, réunir\nune quantité notable de vieux matériaux qui seront\nd une grande utilité pour les restaurations propo-\nsées. Le chemin de ronde établi au pied des rem-\nparts a été pour une grande partie vendu aux par-\nticuliers comme terrain à bâtir.\nCes aliénations malencontreuses obligent donc\nla ville à des expropriations onéreuses nécessaires\nau dégagement des remparts. L'administration\ns'efforce de les réaliser selon les occasions et a\ndépensé de ce chef plusieurs centaines de mille\nfrancs.\nLes constructions à démolir sont presque tau-\nles des habitations malsaines et défectueuses.\n(« La Libre Belgique.> )\n\nConférences\nCOURS D'URBANISME ET DE MUNICiPA-\nLISME. Au sujet de ces cours, dont nous avons\npublié le programme, le « Mouvement communal »\nécrit :\n< L'Urbanisme fait ses premiers pas en Belgique,\nC'est grâce à lui que, dans nombre dfe pays, le\ndéveloppement des villes et des villages a pu se\nfaire suivant des directives guidées par la science\net par la logique. Les résultats atteints au bout de\ndix à quinze années au plus sont remarquables.\n» Ils sont dus uniquement à une bonne diffusion\nde la science de l'urbanisme.\n» La Belgique, pays de toutes les possibilités, ne\npeut rester plus longtemps en arrière.\n» L'heure de la reconstruction va sonner comme\ncelle de l'édification des centaines de milliers de\nlogements que la population réclame.\n» Les projets d'aménagement, d'extension, d'em-\nbellissement de nos cités vont naître partout. Iî\nimporte que se répande la vérité nouvel/le pour que\ns'en inspire l'œuvre immense qui nous est dévolue\net pour que la génération qui nou»s suivra ne\npuisse la juger avec sévérité en la comparant aux\nentreprises die la même époque, si admirablement\nmenées ailleurs que chez nous.\n» L'Union des Villes a compris qu'une tâche im-\nportante lui incombait en ce domaine et elle a insti-\ntué des cours d'urbanisme en collaboration avec\nl'lnstitut des Hautes Etudes et l'Association < Les\nUrbanistes belges ». Cet enseignement est couronné\nd'un grand et légitime succès.\n» A la leçon d'ouverture Se pressait une assis-\ntance extrêmement nombreuse parmi laquelle on\na pu remarquer les plus hautes autorités adminis-\ntratives dont le domaine touche aux problèmes ur-\nbains. Assistaient entre autres à la leçon des délé-\ngués des divers ministères intéressés, M. Beco, gou-"}, {"page_pdf": 22, "page_imprimee": "150", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192105-01.1.22", "texte": "URBANISME\nLA CITE\nMAI 1921\n\nverneur du Brabant, M. Gilmont, commissaire royal\nde l'arrondissement de Bruxelles, M. Van Billoen,\ndirecteur général de la Société Nationale des habi-\ntations et logements à Bon Marché, M. le sénateur\nVinck, président du Conseil d'administration de la\ndite société et directeur de l'Union des Villes et\nCommunes belges et de 1 Union Internationale des\nVilles, M. Horta, nombre de personnalités éminen-\ntes parmi lesquelles de hauts fonctionnaires des\nministères et des administrations communales de\nl'agglomération bruxelloise et de la province, ainsi\nqu'une foule d'architectes et d'artistes, entre autres\nun contingent considérable de jeunes gens, élèves\nd'académies, étudiantis d'écoles spéciales, 1 espoir de\nla nouvelle génération, tous désireux de renouvelle-\nment dans les méthodes, les techniques et l'esthé-\ntique des temps que nous vivons.\n» De ces différentes catégories d'auditeurs, s'est\n« drainé » un groupe nombreux et compact qui suit\n(assidûment toute la série de leçons éminemment\ninstructives de MM. Van der Swaellmen, Dechesne,\nBodson, Verwilghen et Hoste.\n» Il est vivement désirable de voir les Conseils\ncommunaux nouvellement élus se préoccuper\nd'avoir, dans leur commune ou dans leur adminis-\ntration, des esprits fortement imprégnés de la\nscience urbanistique.\n3> Il faudrait qu'ils persuadent d'une manière effi-\ncace ceux qui ambitionnent des situations impor-\ntantes comme celles de directeurs de travaux, archi-\ntectes et ingénieurs communaux, chlefs de service\nd'hygiène, mandataires, etc., à fréquenter les cours\nd'Urbanisme de Bruxelles. Ils pourront ainsi, dans\nl'avenir, aiguiller l'administration sur la voie des\ndécisions fécondes. Et si l'importance de la popu-\nlation le justifie, que l'organisation de cours d'urba-\nnisme, annexés à l'enseignement existant dans la\ncommune, soit décidée.\n» Ajoutons que les cours d'urbanisme de l'LJnion\ndes Villes se complètent d'un enseignement prati-\nque (travaux d'application et études sur le vif)\nsous le nom de Séminaire d'Urbanisme dont voici\nJe programme :\nPROGRAMME DES TRAVAUX DU SEMINAIRE.\n» Sous la direction du chargé de cours sur 1 Ur-\nbanisme : M. L. Van der Swaelmen, architecte-pay-\nsagiste-urbaniste, directeur du département tech-\nnique de l'Union des Villes. •\n» Etudes théoriques. Recherches personnelles,\ndirigée» à travers la littérature du sujet et suivant\nun programme coordonné préalablement dressé.\nRédaction de mémoires sommaires résumant la\nquestion. Discussion des mémoires et comparaison\ndtes thèses de*» auteurs consultés.\n» Recherches documentaires. Investigations per-\nsonnelles aux différentes sources disponibles. Admi-\nnistrations, archives, dépôts divers, etc., et obser-\nvations sur les lieux relatives aux divers domaines\ndu développement civique des localités suivant un\nplan de recherches préétabli. Enregistrement des\ndonnées récoltées et traduction de celles-ci sous la\nforme graphique(cartogrammes, diagrammes, etc.)\n» Travaux pratiques. Etudes sur le terrain. Ela-\nboration méthodique et graduée de projets d'uiiba-\nnisation : Projets d'ensemble sommaires (plans-\nsqudlefctes). Projets détaillés de cités ou quar-\ntiers résidentiels, etc., etc.\n» Visitles et excursions urbanistiques.\n» Si l'assiduité aux travaux du séminaire le jus-\ntifie, après un certain nombre de mois : présenta-\ntion d'une thèse. Les thèses retenues seraient pu-\nbliées.\n» Les travaux du séminaire ont pris cours le\n18 mai 192 1. 3>\nECOLES DES HAUTES ETUDES URBAINES,\nA PARIS. La Vie Urbaine publie le programme\ncomplet de l'enseignement public des questions\nurbaines, créé par le conseil général de la Seine.\nCe nouvel enseignement se rapporte à\nl'ensemble des matières visant l'étude des\nvilles, leur aménagement, leur embeillissemient et\nleur extension, leur organisation administrative,\néconomique et sociale.. Les cours traitent les ma-\ntières suivantes : évolution des villes, leur organi-\nsation sociale et administrative, l'art urbain. Des\ncours spéciaux sont donnés pour le personnel de\nla «Direction de l'extension de Paris» à la préfec-\nture de la Seine. Outre ces cours ,des conférences\nsont données sur le «Municipailisme en France et\nà l'Etranger», sur «l'Hygiène de 1 Habitation», sur\nla «Législation urbaine de demain», sur «1 Art de\nl'ingénieur municipal » et sur la « Vie urbaine à\nl'étranger». Des conférences publiques complètent\nce programme. LVnseignement est gratuit et acces-\nsible à toute personne qui fournira justitcationa\ntouchant ses études, diplômes, fonctions ou titres\nparticuliers."}, {"page_pdf": 23, "page_imprimee": "151", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192105-01.1.23", "texte": "LA CITÉ\nMAI 1921\n\nARCHITECTURE\nEXPOSITION D'ARCHITECTURE DU MEUBLE\nLIEGEOIS ET DE L'INDUSTRIE DU BATIMENT.\nUne exposition aura lieu, en août-septembre\n1921, au Palais des Beaux-Arts de l<a Viiîle de\nLiège, parc de la Boverie.\nL'exposition sera divisée en trois classes :\na) Architecture (secrétariat : M. Lapasse, rue\nde la Boverie, 3);\nb) Meuble liégeois, ancien et moderne (secréta-\nriat : C. Bourgault, rue du Vertbois, 17);\nc) Industrie du bâtiment (secrétariat : V. Reu-\nter, rue Monulphe, 55 j téléphone 1432).\nPour renseignements, s'adreser au secrétariat de\nclasse ou au secrétariat générail, rue de la Boverie,\n3, Liège.\nExtrait du règlement général. Article premier.\nL'Association des Architectes de Liège (union\nprofessionnelle reconnue), à l'occasion de son\nXXXe anniversaire et du Congrès national des\narchitectes qui tiendra ses assises en cette ville en\naoût 1921, organise une exposition d'architecture,\ndu meulble liégeois et de l'industrie du bâtiment.\nArt. 7. Le Comité publiera un catalogue offi-\nciel des objets exposés. Des annonces peuvent y\nêtre insérées à des conditions à déterminer par îe\nComité général. Les notices destinées à la rédaction\nde ce catalogue devront parvenir au secrétariat, au\nplus tard le 1 5 juillet 1921.\nArt. 13. La redevance pour emplacements est\npayable moitié dans les quinze joufë&t;, - la récep-\ntion de la demande d'admission et l'autre moitié le\n31 mai 1921, contre quittances du trésorier de l'U.\nP. Association des Architectes de Liège. La rede-\nvance pour emplacements d'une valeur de cent\nfrancs et au dessous est payée entièrement au pre-\nmier versement. Le participant n'acquittant pas 1e\nmontant de sa redevance dans les délais prescrits\nperdra tous ses droits; il ne sera pas admis à de-\nmander le remboursement des sommes déjà ver-\nsées.\nArt. I 4. Le Comité organisateur décline toute\nresponsabilité du chef de vol ou dommages qui\npourraient être causés aux œuvres ou objets pen-\ndant les transports et toute la durée de l'exposition,\net du chef d'accidents causés à des personnes.\nNéanmoins, il assurera les envois contre les ris-\nques d'incendie pour la valeur déterminée au bul-\nletin d'admission.\nArt. 15. Le Comité se réserve le droit de\nfaire photographier les œuvres exposées, sauf dé-\nfense formelle de l'exposant, Toutefois, aucun ex-\nposant ne peut s'opposer à la prise de vues d'en-\nsemble de l'exposition et à leur reproduction.\nArt. 16. Les présentes dispositions sont com-\nplétées par le règlement particulier de chacune des\ntrois classes, dont les stipulations ont force obli-\ngatoire et priment celles qui précèdent en cas de\ncontradiction.\nArt. 17. Par le fait de la signature de la de-\nmande d'admission, tout exposant déclare avoir pris\nconnaissance du présent règlement et s'engage à\ns'y conformer, ainsi qu'à tout règlement spécial\nou mesure d'ordre que le Comité général pourrait\nédicter ultérieurement.\nArt. 18. Tout cas non prévu par le présent\nrèglement sera tranché sans appel par le Comité\ngénéral.\nDivision de l'exposition. Art. î9. - Sans que\nce soit à titre limitatif, les trois dlasses déterminées\nci-dessus sont divisées en sections comme suit :\nClasse A. Architecture. Ire1re section : ar-\nchitecture. Plans, dessins aquarelles, photogra-\nphies, maquettes d'œuvres exécutées ou non, en-\nsembles architectoniques ou détails de construction,\nrestaurations, relevés. Scuilpture. Art des jardins.\n2e section : restauration nationale. Tout ce qui\nest relatif à la restauration des régions belges cm\nalliées dévastées par faits de guerre.\n3 e section : monuments commémoratifs anciens\nou modernes, exécutés ou non. Sculpture ou dessin.\n4e section : art appliqué. Toutes les adaptations\nde l'art dans ses applications à la maison ou à\nF édifice. En nature ou en projet.\n5e section : habitation à bon marché. Les réa-\nlisations et les innovations proposées dans ce do-\nmaine; les meilleures dispositions des systèmes\nconnus.\nClasse B. Meuble liégeois. îre section :\nmeubles anciens de tous styles, antérieurs à 1850."}, {"page_pdf": 24, "page_imprimee": "152", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192105-01.1.24", "texte": "ARCHITECTURE\nLA CITÉ\nMAI 1921\n\n2* section : meubles de fabrication moderne,\ninspirés des stylles liégeois.\n3e section : mobilier moderne à bon marché\n(voir règlement du concours).\nClasse C. Industrie du bâtiment. Maté-\nriaux, matériel, machines et outils utilisés dans les\nindustries du bâtiment.\n* Section i. Matériaux : produits naturels et\nartificiels; documentation, essais, inventions nou-\nvelles.\nSection 11. Procédés de construction, matériel\nat outillage; travaux exécutés.\nSection 111. Hygiène : appareils sanitaires;\nventilation et chauffage, éclairage.\nSection IV. Mécanique et électricité; moyens\n«de transport.\nSection V. Ecoles professionnelles des métiers\ndu bâtiment; documentation; produits finis.\nLa présentation pourra être faite en nature, des-\nsins ou photagraphies.\nLe Comité générai de l'exposition :\nLe président : A. Snyers;\nLes vice-présidents : G. Charlier, A. Limage, E.\nRemouchamps j\nLe trésorier : M. Legrand;\nLe secrétaire : M. Lagasse.\nLe Comité.directeur\nde l'Association des Architectes de Liège :\nLe président : A. Snyers;\nLe vice-président : A. Limage;\nLe trésorier : M. Legrand;\nLe secrétaire : A. Thys;\nLes membres : J. Barsin, A. Caganus, E. Grisard,\nV. Reuter, F. Thomas.\nEXPOSITION D'ARCHITECTURE A\nG AND. Cette exposition, dont nous\navons fait connaître le programme, s'est ou-\nverte le samedi 15 mai dans des locaux\nquasi vides. A présent, tout est en place et\nnous ne pouvons assez conseiller à nos lec-\nteurs d'y passer quelques heures. En plus des\nmatériaux et procédés de construction divers\nexposés dans F immense hall de la Ville de\nGand, l'Exposition renferme une très intéres-\nsante participation des architectes Danois et\nSuisses et un fort vaste compartiment fran-\nçais.\nLa participation des architectes belges est\nquasi nulle. Seuls ceux qui travaillent dans\nles régions dévastées ont exposé dans les\nstands où l'Office des Régions dévastées a\nrésumé l'activité des Hauts commissariats et\nde l'Administration centrale. Nous revien-\ndrons dans notre prochain numéro sur cette\nExposition qui reste ouverte jusqu'au 1 5 juil-\nlet.\nLES ARCHITECTES ET LES REGIONS DE-\nVASTEES. M. le député Buyl vient de poser\nau premier ministre la question suivante :\n2> Depuis bientôt cinquante ans, les groupements\nd'architectes du pays font figurer aux programmes\nde leurs revendications, la création d'un diplôme\nobligatoire d'architecte.\n> Aux divers congrès, tant nationaux qu'interna-\ntionaux, qui se sont tenus en Belgique, ils n'ont\ncessé d'émettre des vœux au sujet de cette mesure,\nvœux qu'ils ont transmis aux divers rqjnistres qui\nse sont succédé, tant au département des Travaux\npublics qu'à ceux des Sciences et des Arts et de\nl'lntérieur.\n» Aucune solution n'est, jusqu'ici, intervenue, et\nles départements ministériels, sollicités isolément, se\nsont toujours déclarés incompétents en la matière,\nsans toutefois pouvoir dire d'une façon formelle à\nqui incombait le soin d'étudier la question.\n» Au moment où se pose l'important problème\nde la reconstruction des immeubles des régions\ndévastées, il importe que celle-ci ne soit confiée\nqu'à des architectes capables, si l'on veut éviter\nl'édification d'immeubles antiartistiques et in-\nsalubres. e\n» La dation du diplôme d'architecte viendrait\nincontestablement diminuer sensiblement le nom-\nbre de ceux-ci.\n» Monsieur le premier ministre, chef du gouver-\nnement, voudrait-il me faire l'honneur de me di re\nquel est le département compétent pour se pronon-\ncer sur les revendications des architectes)\n» Ne pourrait-on constituer une commission dont\nferaient partie des membres des deux Chambres\nlégislatives et des délégués de tous les groupements\nd'architectes du pays, et qui aurait pour mission,\ntout en respectant les droits acquis et les ten-\ndances des écoles, d'étudier la question et de faire\nrapport d'urgence? »"}, {"page_pdf": 25, "page_imprimee": "153", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192105-01.1.25", "texte": "ARCHITECTURE\nLA CITÉ\nMAI 1921\n\nLA RESTAURATION DES EGLISES DEVASTEES\nDE LA FLANDRE ORIENTAL£\nUn article du « Bien Public » nous fait savoir\noù en est la restauration de nos églises dévastées.\nNous le reproduisons ici, à titre documentaire :\nLes travaux de restauration de l'église parois-\nsiale de Deynze sont en bonne voie d achèvement.\nOn sait que cette église est un remarquable spéci-\nmen du gothique scaldisien du XIIIe siècle. Son\nélégante tour octogone et centrale fut dynamitée\npar les Allemands en retraite dans la nuit du 1 er au\n2 novembre î 918. Par bonheur tout comme\nà la tour de Tronchienines les charges de ma-\ntières explosives ne donnèrent pas leur plein rende-\nment et la destruction se borna à l'écroulement\nd'un pan de la tour qui, en s'effondrant, fit de\nnombreuses brèches aux toitures et défonça la\nvoûte du croisillon sud du transept. De plus, de\nnombreux obus causèrent de graves dommages aux\nfaçades occidentale et septentrionale, à leurs fenê-\ntres ainsi qu'au bras nord du transpet. La tour,\nqui penchait vers l'est, fut consolidée en 1919 par\nun mur de soutènement provisoire, qui exigea le\ndémontage préalable die la flèche. Vers la fin de\n1920, les travaux de restauration des autres par-\nties de l'édifice ont été adjugés à la firme Bruxel-\nmans et Ledeberg. Les toitures de la nef sont déjà\nen grande partie recouvertes de nouvelles ardoises.\nIl reste à recouvrir celles des tourelles de la façade.\nLes voliges des toitures du transept sont renouve-\nlées et enduites de couleur rouge. 11 reste à les\ncouvrir d'ardoises. Déj fenêtres ont leurs\nnouveaux meneaux et vitrages. Lorsque cette beso-\ngne sera achevée, on passera à la réfection de la\nvoûte en bardeaux, de la nef, puis à la reconstruc-\ntion de la voûte du bras sud du transept. Après\ncela il faudra restaurer le chœur. Quant à la remise\nen état définitive de la tour, elle est, semble-t-il,\nréservée à des temps meilleurs.\n11 est regrettable que ces travaux aient été en-\ntrepris au choeur de l'hiver, il fait intenable à\nl'église, malgré l'application contre les fenêtres en\nrestauration de châssis volants, recouverts de car-\nton bitumé.\nLa monumentale église de Sainte-Walburge, à\nAudenarde, est depuis quelques mois rendue au\nculte. Une solide séparation est établie entre le\nchœur en ruine et les autres parties de l'édifice,\ndans lesquelles les nécessaires travaux d'aménage-\nment ont été effectués et où les offices divins peu-\nvent se célébrer. En attendant, le chœur privé de\nvoûte reste béant et ses belles fresques continuent\nà s'effriter. La majestueuse tour, qui fut du î6l au\n10 novembre 19 îB, ébréchée par des centaine»\nd obus, défia, grâce à sa robuste construction,\nla rage de l'artillerie allemande. Un gigantesque\néchafaudage escalade maintenant ses parois et per-\nmet d'entamer les travaux de réfection, rendus\nurgents par la chute de nouvelles pierres qui me-\nnaçaient la vie des passants.\nA Audenarde, encore, l'église Norte-Dame de\nPamele, un bijou de l'architecture gothique pri-\nmaire, fut frappée par des obus dans la flèche et\ndans le vaisseau. Les dégâts ne furent pas graves,\nhormis aux vitraux qui, par la destruction violente\ndu pont voisin de l'Escaut, furent en partie mis en\nmiettes, en partie gravement endommagés. Des\nouvriers verriers sont en train d'enlever les parties\nrestantes qui devront subir à râtelier un long tra-\nvail de reconstitution; entretemps des plaques de\ncarton bitumé protègent, tout en l'obscurcissant,\nl'intérieur de l'église.\nEspérons que ces travaux de restauration pour-\nront s'étendre prochainement aux nombreuses\néglises <le villages, dont plusieurs offrent un réel\nintérêt artistique et archéologique et dont la des-\ntruction, commencée par l'ennemi, se poursuit in-\nsensiblement sous l'action des intempéries, au\ncours de ce troisième hiver qui suit l'armistice.\nCHAUFFAGE COLLECTIF. Une expérience\nintéressante vient d'être tentée à Dundee. Un cen-\ntre de chauffage et de blanchisserie fut installé-\npour servir à 250 maisons. 3 chaudières dont 2\nsont continuellement sous pression pendant toute\nl'année, distribuent la vapeur par des tuyaux, sous\nles trottoirs.\nPar groupe de 12 maisons, deux calorifères,\ndans des puits, font le départ entre la circulation\nde l'eau chaude pour les radiateurs et pour les\nusages domestiques. Un système de tuyautaige\nassure le retour vers le foyer de F eau qui résulte\nde la condensation de la vapeur.\nLa blanchisserie communale est organisée paral-\nlèlement pour économiser le charbon et l'avan-\ntage qui en est résulté est, paraît-il, très sensible.\nOn arrive à ne demander que 2 sh. ou 2 sh. 6\n(fr. 2.50 ou 3 francs) par semaine à chaque mai-\nson (les particuliers dépensent au moins 6 sh.\n(fr. 7.50) de charbon par semaine) et il ne reste\nplus à vanter la commodité et avantages de ce\nsystème. Depuis juillet dernier, aucun des ÎOO lo-\ncataires qui ont habité les maisons de Dundee n'a\ncessé d'être satisfait de son chauffage, bien au con-\ntraire. (Mouvement communal)."}, {"page_pdf": 26, "page_imprimee": "154", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192105-01.1.26", "texte": "LA CITÉ\nMAI 1921\n\nCONCOURS\n\nLA CITE-JARDIN DE SCHAERBEEK. Le\nconcours pour les meilleurs types d'habitations à\nbon marché et leur groupement, organisé par la\ncommune de Schaerbeek, en vue de l'exécution de\nla partie de la cité-jardins comprise entre îe cime-\ntière communal et la limite d'Eveil dont nous\navons parlé précédemment, peut être considéré\ncomme un beaui succès. 26 projets avaient été dé-\nposés par divers architectes. Ils viennent d'être\njugés par le jury désigné à cet effet et qui était\ncomposé de MM. Foucart, architecte, échevin des\nTravaux, Puissant et Bondiuelle, architectes; Soc-\nquet, entrepreneur; Defrenne, administratleur du\n€ Foyer Schaerbeekois », et J. Francq, secrétaire.\nAprès un long examen des plans déposés, il fut\ndécidé d'allouer les primes dans l'ordre ci-après :\nA M. Raymond Moenart, devise : trois cercles\nentrelacés, pour les 3 catégories d'habitations,\nprime de 1,000 francs; pour le meilleur groupe\nment, « ex-sequo », prime de 500 francs; aux meil-\nleurs projets émanant d'architectes établis à Scbaer-\nbeek, prime de 300 francs; à M. Albert Callewaert,\ndevise : plan Standart, pouir la 3e catégorie d'habi-\ntations, prime de 300 francs; pour le meilleur grou-\npement, « ex-aequo », prime de 500 francs* à M.\nFernand Delbrassine, devise : Ad Rem, pour la 1 re\net 2e catégories d'habitations, prime de 700 freines;\nà M. Adrien Blomme, devise : la Souris Bleue, pour\nla 2e catégorie d'habitations, prime de 500 francs;\nà MM. Vandersîlagmolen et Verbist, devise : Point\nbleu, pour la 2e catégorie d'habitations, prime- de\n400 francs; à M. Prosper De Meyst, devise : Ecus-\nson dams un cercle bleu, étant le seul projet à pré-\nvoir des habitations à deux étages, prime de 400 fr. ;\naux meiilileurs projets émanant d'architectes établis\nà Schaerbeek, prime de 250 francs; à M. Henri Van\nHall, devise : Tête d'âne, comme encouragement,\nprime de 200 francs; aux meilleurs projets émanant\nd'architectes établis à Schaerbeek, prime de 200 fr. ;\nà M. Arthur Van de Walle, devise : Croix de Lor-\nraine, aux meilleurs projets émanant d'architecteis\nétablis à Schaerbeek, prime de 150 francs; à M.\nMarcel Tock, projet sur châssis à devise : ?, aux\nmeilleurs projets émanant d'architectes établis à\nSchaerbeek, prime de 100 francs.\nPour mémoire, les concurrents avaient à prévoir\ntrois types d'habitations* la première catégorie de-\nvait comprendre une grande et une petite chambre\nà coucher; la deuxième catégorie, une grande et\ndeux petites chambres à coucher, et la troisième ca-\ntégorie une grande et trois petites chambres à cou-\ncher.\nLes projets ont été exposés au public, dians la\nsalle du musée de l'Hôtell communal, du 23 au\n3 1 mai.\nSAVENTHEM. — LA CONSTRUCTION D'UNE\nCITE-JARDINS. — Celle-ci ayant fait l'objet d'un\nconcours organisé par la commune de Saventhem,\nc'est M. l'architecte Jean de Ligne qui a été dlassé\nle premier. Il lui incombera de réalliser le plan d'en-\nsemble de cette cité-jardins, qui comprendta 1 1 7\nhabitations du type dit rural; la plupart sont des\nmaisonnettes à rez-de-chaussée et quelques-unes\nauront um étage. Toutefois, la cité garde son aspect\nrural. Les habitations seront bâties en briques chau-\nlées de bllanc ou de rose et recouvertes de tuiles\nrouges.\nDans l'espoir d'arriver à un prix de revient mini-\nmum, la commune de Saventhem fera fabriquer\nlie» briques sur place. Ces maisonnettes seront grou-\npées par deux, trois, quatre, cinq maisons précé-\ndées d'un jardinet.\nCette cité-jardins, qui occupera une superficie\nde plus de 4 hectares, s'étendra le long de l'avenue\nqui va de Saventhem à Viilvorde.\nQuant à la construction, le jury a décerné les\nprix suivants :\n1er prix et exécution d'au moins 30 maisons à\nM. Jean de Lignfe ; 2e prix, 20 maisons à MM. Al-\nla rd et Mouton; 3e prix, 20 maisons, à M. Vander-\nsilagmoJen; 4e prix, à MM. Allard et Mouton.\nNoms comptons reproduire dans un de nos pro-\nchains numéros quelques-uns des projets primés à\nSaventhem et à Schaerbeek.\nQUARTIER-JARDIN D'AUDERGHEM. — Voici\nle résultat du concours de tracé d'un quartier-jar-\ndin comportant un groupement de 7 ! maisons du\ntype « semi-rural 2>, organisé par la Société locale\nd'habitations à bon marché d'Auderghem."}, {"page_pdf": 27, "page_imprimee": "n. p.", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192105-01.1.27", "texte": "PLANCHE III.\nHUSZAR.\nCOMPOSITION EN\nGRIS BLANC ET NOIR <1918>\nExtrait de l'ouvrage de\nThéo Van Doesburg :\nClassique, Baroque. Moderne.\nRevue « LA CITÉ ».\nIIme Année. = N° 6."}, {"page_pdf": 28, "page_imprimee": "n. p.", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192105-01.1.28", "texte": "PLANCHE IV.\nVAN DOESBURG.\nCOMPOSITION 10 <1917>.\nExtrait de l'ouvrage de\nTheo Van Doesburg :\nClassique, Baroque, Moderne.\nRevue « LA CITÉ ».\nIIme Année. = N° 6."}, {"page_pdf": 29, "page_imprimee": "155", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192105-01.1.29", "texte": "LA CITÉ\nMM 1921\n\nECHOS ET NOUVELLES\n\nLes architectes MM. Vanderslagmolen, Jean de\nLigne et René Bragard, classés les premiers, sont\nchargés de l'élaboration du plan définitif de ce\nquartier-jardin.\nUne prime de 1,000 francs a été accordée aux\narchitectes MM. Verbist, Deibrassine, Van Eule-\ncom-Serein et Lijnen.\nMM. Rosenboom et Schockaert ont reçu chacun\nune prime de 500 francs.\nLa construction de ces 7 1 habitations sera com-\nmencée prochainement. Elle fera l'objet de plu-\nsieurs lots d'adjudications publiques.\nURBANISATION DU TERRITOIRE DE MOLEN-\nBEEK-SAINT-JEAN. Neuf projets ont été pré-\nsentés sous les devises : cercles noir et rouge enla-\ncés; terre à terre; tréfile à quatre feuilles; E; E.le-\ngeim; Molen en Beek; Chanteclair* aux flancs des\ncoteaux; Pour elle.\nLe jury a commencé le jeudi 23 juin l'examen\ndes projets.\n\nBibliographie\nAGENDA DU BATIMENT, par A. Nach-\ntergal, 7e édition 1921, prix, 1 0 francs.\nNous n'avons pas besoin de faire connaî-\ntre à nos lecteurs l'Agenda du Bâtiment.\nC'est depuis des années le formulaire préféré\ndes architectes et de tous ceux qui s'occupent\nde construction.\nLa nouvelle édition la première d'après\nguerre nous apparaît notablement modi-\nfiée et améliorée. Une première partie four-\nnit des renseignements généraux concernant\nles sciences utiles à l'ingénieur : Mathémati-\nques, mécanique, résistance des matériaux,\netc. On y trouve non seulement des tableaux\nutiles mais un résumé fort bien fait des no-\ntions utiles au constructeur, véritable cours\nélémentaire de mathématiques appliquées.\nLa deuxième partie la plus volumi-\nneuse réunit les données principales con-\ncernant l'art de la construction. Les chapi-\ntres consacrés aux : maçonneries, couvertu-\nres, bois, etc., fournissent des renseignements\nthéoriques et surtout pratiques fort utiles.\nLes développements donnés à cette partie de\nl'ouvrage ont obligé l'auteur à supprimer des\nrenseignements divers intéressant plus spé-\ncialement les architectes tels que des don-\nnées concernant les règlements de bâtisse,\nautorisations de bâtir, etc. C est une lacune\nregrettable. Mais quoi qu il en soit, ce petit\nvolume reste le formulaire indispensable\ndans tout bureau d'architecture.\nL'HABITATION A BON MARCHE, Re-\nvue mensuelle (129, chaussée Saint-Pierre).\nAbonnement : 1 5 francs.\nDepuis longtemps, nous aurions dû signa-\nler à nos lecteurs la publication de cette Re-\nvue qui prend la place du « Bulletin des So-\nciétés d'Habitations Ouvrières » et devient\nl'organe officieux de la Société Nationale des\nHabitations à Bon Marche. Nous ne doutons\npas que cet organe ne contribue à propager\ndes notions meilleures en matière de loge-\nment ouvrier et à éclairer, non seulement les\narchitectes, mai® encore les Sociétés locales\net les administrations communales sur la voie\nà suivre. Si l'examen des numéros parus doit\nappeler quelques réserves, la principale est\nbien, cro y oins-nous, que cette Revue ne re-\nproduit pas d'une façon assez régulière et\nassez complète tous les documents d ordre\nadministratif qui émanent de la Société Na-\ntionale des Habitations a Bon Marche. Et\npourtant, tel devrait être avant tout, nous\nsemble-t-il, le rôle de cette Revue dont l'in-\ndépendance n'est pas assez grande pour\nqu'elle puisse aborder utilement la critique\nartistique et même la controverse technique.\nLe premier numéro (janvier 1921) est\nconsacré tout entier au « problème de la con-\nstruction dans les Faubourgs-jardins » dont\nil résume les données techniques essentielles.\nRendant compte de la récente conférence\nnationale des Habitations à Bon Marché, les\nnuméros 2 et 3 reproduisent quelques-uns\ndes groupements en voie de construction.\nUne étude de M. Maukel sur l'Hygiène de\nl'Habitation à Bon Marché est reproduite\ndans les numéros 3 et 4.\nLe numéro 5 est rempli par une descrip-\ntion fort détaillée des appareils de chauffage\nusités en Russie et dont l'application à nos\nmaisons ouvrières belges présente peut-être\nquelqu'intérêt."}, {"page_pdf": 30, "page_imprimee": "156", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192105-01.1.30", "texte": "CONCOU RS\nLA CITÉ\nMAI 192!\n\nL'ACTIVITE DE LA SOCIETE NATIONALE\nDES HABITATIONS A BON MARCHE. LES PRE-\nMIERS CHIFFRES. L'organe officiel de la So-\nciété Nationale des Habitation» à Bon Ma relié\ndonne quelques renseignements intéressant® au su-\njet de l'œuvre accomplie à ce jour.\n34 sociétés ont été agréées jusqu'ici*\n63 sociétés sont en voie de formation;\n30 sociétés se constitueront, en outre, probable-\nment, dans la suite;\n127 sociétés, au total, exerceront donc prochaine-\nment leur activité.\nLe capital social des seules 33 sociétés agréées\njuisqu ici s'élève, au total, à 42 millions dont 7 mil-\nlions souscrits par l'Etat, 6 millions par les pro-\nvinces, 17 millions par les communes et 12 millions\npar les établissements charitables, les chefs d'en-\ntreprises et les hommes d'œuvres.\nLes 97 sociétés agréées et en voie de formation\nqui, jusqu'à présent, ont fait connaître leur pro-\ngramme d'action projettent la construction, au\ncours de l'année 1921, d'environ 10,000 maisons\nou logements dont le coût pourrait atteindre 200\nmillion®, soit 2 millions environ par société si les\nprix des nouvelles habitations se maintenaient aux\nenvirons de 20,000 francs. (Une légère diminution\n•e manifeste déjà, heureusement).\nEn admettant que cette proportion se main-\ntienne pour les sociétés dont la formation est pro-\nbable, le programme financier de la Société Na-\ntionale s'élèverait à 250 millions de francs d'avajn-\noos à faire pendant l'année en cours et comporte-\nrait la construction d'environ 12,500 maisons.\nCe chiffre ne sera peut-être pas atteint avant la\nfin de l'année courante, car la quantité des maté-\nriaux disponibles et l'importance die la main-d'œu-\nvre ne sont pas illimitées, mais l'accomplissement\naussi étendu que possible de ce programme dé-\npendra surtout de l'activité, et du zèle des sociétés\nagréées.\nLa Société Nationale devra assister les sociétés et\ntrouver, de son côté, les capitaux nécessaires, car\nelle n'a actuellement à sa disposition que 125 mil-\nlions de francs, mais le gouvernement a promis\nformellement à la Société Nationale de l'aider de\ntout son pouvoir. H saura trouver les moyens,\nnous en sommes certains, de lui assurer ces capi-\ntaux soit par la voie d'avances directes, soit par îa\ngarantie d'un emprunt public à émettre par la\nSociété Nationale.\nCOMPTOIR NATIONAL DES MATERIAUX.\nLa réalisation du vaste programme concernant\nîa politique générale des matériaux a amené la\nSociété Nationale à constituer un comptoir cen-\ntral d'offres et de demandes de matériaux. Ce\ncomptoir, qui a la forme coopérative et porte la\ndénomination € Comptoir National des Matériaux »\na été fondé le \\ 9 janvier dernier, à Bruxelles. Une\ninstitution du même genre, au capital de 3 millions\nde florins, fonctionne en Hollande avec un grand\nsuccès.\nLe but du Comptoir National, dont l'activité est\nde nature à rendre les plus grands services à l'œu-\nvre des habitations à bon marché, consiste à faci-\nliter aux sociétés agréées ou aux entrepreneurs\nchargés de construire, l'acquisition de matériaux\naux conditions les plus avantageuses.\nLe Comptoir s'occupera notamment :\n1° De rechercher et d'expérimenter de nouveaux\nproduits, matériaux et procédés de construction\ncoûtant moins cher que ce que l'on emploie actuel-\nlement (blocs, agglomérés avec tous leurs perfec-\ntionnements, etc.);\n2° De grouper les commande® de matériaux di-\nvers, bruts ou fabriqués réclamés par les sociétés\nou par leurs entrepreneurs, de centraliser ces\ncommandes et de les transmettre à des fournis-\nseurs disposés à accorder des rabais sur des quan-\ntités importantes à livrer;\n3° De procurer aux constructeurs d'habitations\nà bon marché des matériaux ou éléments de con-\nstruction standardisés, c'est-à-dire construit® en\nsérie avec des économies sur le prix de revient.\nLe comptoir sera, en réalité, un bureau central\nd'offres et de demandes de matériaux, recherchant\nles produits avantageux et servant d'intermédiaire\nentre les producteurs et les constructeurs. Il favo-\nrisera non seulement l'activité des sociétés de con-\nstruction, mais aussi cdMe des négociants en maté-\nriaux et des entrepreneurs.\nAVIS\nLes anciens abonnés de la REVUE ART\nET TECHNIQUE qui n'auraient pas reçu le\nn° 3 de la 2e année» numéro qui a paru fin\njuillet 1914 et dont tous les exemplaires\nn'ont pu être expédiés, peuvent recevoir ce\nnuméro gratuitement. II leur suffira à cet\neffet d'en faire la demande à l'administra-\ntion de « La Cité » en lui faisant parvenir\nla somme de 0 fr. 20 pour frais d'expédition."}, {"page_pdf": 31, "page_imprimee": "couv. 3", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192105-01.1.31", "texte": "Coastrueëwu tu bois et en acier\nM Miimi démutakles il\nJos. BOEL à Zonen\nà Tami se\n/\nAit MU mé&. i BOELWBRT Tamis*\nTéUtpkon* TuniM 10\n\nCoup.Belge de l'Acétylène\nlîiîirT M RI ï I ÎTM TilépiiM\nMÉTUÈIE * DIL 11. 174 S\nàtn ' in.. ■- -\n89, rue Vandcn Boojaerdc\nBRUXELLES\nAppKcatioeM Général** de PAeétylÉM\nEclairage par inoMid——ce\nBecs depuis 7 litres 25 bougies\nChalumeaux oxy-acétylénàqu—\n«le grande pui—anc« pow projectio—\nGÉNÉRATEURS FIXES ET TRANSPORTÂMES\nLampes de Chaatiara\nLampes et fers à souder à l'acétylène\nINSTALLATIONS COMPLÈTES DE LABORATOIRES\nlistillitiii h striure aittjim et fttupiH\nCARBURE DE CALCIUM, GROS ET DEMI-GROS\nOxygène acétylène dissous •\n\n; Ane firme Nicolas Josson\n| Maiaoa fondé* m 1809\nI 43, QUAI AU FOIN, 43 BRUXELLES\n/ 1A TLA&Am Fia Mmm J\nETTERBEEK, 90, m do Gin&ml'Lmaan\nTJt, i \\ Mitan piiaeiptl* : Br. S3M\nTëépkomm j sSe««rSu . k IIM\nBok de chên* de tout** proT»\nBoit do Nord «t d'Américyo*\nGmMt-Portknd d« Niel-oa-Rop*H\n167"}, {"page_pdf": 32, "page_imprimee": "couv. 4", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192105-01.1.32", "texte": "imp H, *V*PB-*08T», »1*«, rnm UmIMUM. : B 174.##.\n\nPol MADOU - Gand\nFabrique Belge de Cartons\nBitumés en tous genres\nDistillerie de Goudron\nEtablie depuis 1900\nse charge de la fourniture des\nCartons Bitumés • Asphaltes, brais\nGoudrons, Carbolineums • Vernis noir, Ànti-rouille\nde l'entreprise de la pose de\nToitures en pente en simple et double couche.\nToitures-terrasses en ciment volcanique, asphaltages\nA T f W>tout spécialement l'attention sur son excellent\nAl 1 LLLL RUBBERROOFING (Toiture caoutchoutée)\n1 supérieur aux produits similaires importés\n. ■ ■. ' ■. .v ,7\\ . » .■ '• ' . \" j\\ ' , • *\nDafaranroc Plut dt 100,000 m* do toitures-terrasses placées en 1920\nKCICrCuCvS Production de plus de 3,000,000 m'de Carton bitumé en 1920\n' /\nPrix st échantillon» gratis sur demande"}]}