{"numero_id": "bm-bmtnaac-1921-06-01", "volume": "bmtnaac_1921-06_01", "ocr_sha256": "ead1ebd6f20021ee33b811a2905b521d64c08dd271e17a653f0622b02db4db29", "source_tei": "https://github.com/Princeton-CDH/bluemountain-transcriptions/blob/main/periodicals/bmtnaac/issues/1921/06_01/bmtnaac_1921-06_01.tei.xml", "source_mets": "https://github.com/pulibrary/BlueMountain/blob/main/metadata/periodicals/bmtnaac/issues/1921/06_01/bmtnaac_1921-06_01.mets.xml", "url_numero": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192106-01", "articles": [{"article_id": "bm-bmtnaac-1921-06-01-c002", "article_bluemountain": "bmtnaac_1921-06_01#c002", "volume": "bmtnaac_1921-06_01", "ocr_source": "OCR Blue Mountain (ALTO), transcription TEI : lignes lb/@facs", "texte_sans_correction": true, "page_debut": "157", "page_fin": "n. p.", "image_debut": 3, "image_fin": 6, "pages_selon": "pagination imprimée relevée dans le METS Blue Mountain (ORDERLABEL) ; [n] = page sans folio restituée", "url_article": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192106-01.2.2", "titre_corps": "PROTESTATION", "titre_sommaire": "PROTESTATION", "signature_source": "", "controle": "bornes données par la structure logique METS/ALTO de Blue Mountain (blocs ALTO de chaque constituant)", "pages": [{"page_pdf": 3, "page_imprimee": "157", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192106-01.1.3", "debut_caractere": 30, "fin_caractere_exclue": 1458, "texte": "SOCIÉTÉ DES URBANISTES BELGES\nPROTESTATION\n\nLa S. U. B. rappelle les termes du Manifeste lui servant de constitution,\nlesquels affirment qu'au nombre de ses préoccupations elle range le souci de\nvoir le paysage urbain s'empreindre d'un caractère nouveau qui soit, en archi-\ntecture, l'expression des phases d'évolution de la vie sociale et de la sensibilité\ncontemporaines.\nSe référant au point de vue prérappelé, la S. U. B. :\nélève une énergique et solennelle protestation à l'occasion des mutilations\nqui viennent d'être infligées à une œuvre des plus remarquables du Maître\narchitecte Victor Horta, cette œuvre étant un hôtel particulier construit à\nl'avenue Louise à Bruxelles, portant le n° 459 dans cette avenue, et appartenant\nau Baron Descamps-David, ancien Ministre des Sciences et des Arts, l'archi-\ntecte Veraart, de Bruxelles, membre de la Commission Royale des Monuments\nétant l'auteur des mutilations;\ndéplore la destruction d'une œuvre caractéristique des tendances architec-\nturales qui marquèrent le début du XXe siècle;\nsans pouvoir, hélas! s'étonner outre mesure qu'il se trouve encore des\nparticuliers dépourvus à ce point de discernement, de conscience artistique et\nde discrétion que pour apporter du vivant de l'artiste qui l'a conçue, et sans le\nconcours de celui-ci, des modifications à une œuvre d'architecture, exprime\nson indignation qu'il ait pu se rencontrer un confrère architecte pour s'associer"}, {"page_pdf": 4, "page_imprimee": "158", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192106-01.1.4", "debut_caractere": 19, "fin_caractere_exclue": 1542, "texte": "à semblable méfait, attendu qu'aussi longtemps que de tels procédés seront\npossibles au sein de la corporation des architectes il sera complètement illu-\nsoire de prétendre relever le prestige et l'autorité de celle-ci;\nregrette l'incapacité de l'opinion publique à s'émouvoir de semblables\nsituations attendu qu'aussi longtemps que l'opinion publique restera indifférente\nà l'architecture,la suprême expression esthétique de l'esprit civique d'un peuple,\nil sera vain d'espérer que la Nation belge prenne rang parmi les nations cul-\ntivées de l'Europe, à ce point de vue;\nsouhaite voir la Commission des Monuments recevoir de la législature\nune extension de pouvoirs qui l'oblige à classer les œuvres d'art moderne carac-\ntéristiques d'une époque ou d'une orientation nouvelle, afin que les communes\nà leur tour puissent se prévaloir de ce classement pour subordonner au\nrespect de l'œuvre classée les autorisations indispensables à la transformation\néventuellement nécessaire de telles constructions;\ndécide que la présente protestation sera imprimée dans « La Cité »,\norgane de la S. U. B. et tirée à part pour être adressée aux intéressés immé-\ndiats, le propriéaire de l'immeuble et l'architecte auteur des transformations,\nofferte en hommage de respect et d'admiration au Maître Victor Horta et\ndistribuée aux Pouvoirs publics, à la Presse et aux Associations techniques ou\nprofessionnelles de toute nature que la chose puisse intéresser.\nAinsi rédigé en séance du 13 juin 1921 -\nPour copie conforme :\nLe secrétariat."}]}, {"article_id": "bm-bmtnaac-1921-06-01-c004", "article_bluemountain": "bmtnaac_1921-06_01#c004", "volume": "bmtnaac_1921-06_01", "ocr_source": "OCR Blue Mountain (ALTO), transcription TEI : lignes lb/@facs", "texte_sans_correction": true, "page_debut": "n. p.", "page_fin": "n. p.", "image_debut": 5, "image_fin": 5, "pages_selon": "pagination imprimée relevée dans le METS Blue Mountain (ORDERLABEL) ; [n] = page sans folio restituée", "url_article": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192106-01.2.2.2", "titre_corps": "Aspect de la Façade telle qu'elle était à l'origine.", "titre_sommaire": "Aspect de la Façade telle qu'elle était à l'origine.", "signature_source": "", "controle": "bornes données par la structure logique METS/ALTO de Blue Mountain (blocs ALTO de chaque constituant)", "pages": [{"page_pdf": 5, "page_imprimee": "n. p.", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192106-01.1.5", "debut_caractere": 0, "fin_caractere_exclue": 190, "texte": "PLANCHE V.\n-:- Supplément de la Revue\nLA CITÉ, IIme Année. Nº 7.\nHOTEL PARTICULIER, AVENUE LOUISE, 459, BRUXELLES.\nArchitecte : V. 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Horta.\nAspect de la façade aprés une première transfor=\nmation, faite vers 1910, par M. Horta lui=même\nà la demande des propriétaires de l'époque. =\nHOTEL PARTICULIER, AVENUE LOUISE, 459, BRUXELLES\nFaçade transformée en 1921 par\nun nouveau propriétaire sans que\nM.Horta ait été appelé à intervenir."}]}, {"article_id": "bm-bmtnaac-1921-06-01-c006", "article_bluemountain": "bmtnaac_1921-06_01#c006", "volume": "bmtnaac_1921-06_01", "ocr_source": "OCR Blue Mountain (ALTO), transcription TEI : lignes lb/@facs", "texte_sans_correction": true, "page_debut": "159", "page_fin": "166", "image_debut": 7, "image_fin": 14, "pages_selon": "pagination imprimée relevée dans le METS Blue Mountain (ORDERLABEL) ; [n] = page sans folio restituée", "url_article": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192106-01.2.3", "titre_corps": "HORTA-VERAART", "titre_sommaire": "HORTA-VERAART", "signature_source": "Huib. HOSTE", "controle": "bornes données par la structure logique METS/ALTO de Blue Mountain (blocs ALTO de chaque constituant)", "pages": [{"page_pdf": 7, "page_imprimee": "159", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192106-01.1.7", "debut_caractere": 19, "fin_caractere_exclue": 2474, "texte": "HORTA-VERAART\n\nLe fait de juxtaposer ces deux noms, les transforme en deux drapeaux;\nils représentent deux partis extrêmes. Qui se range du côté de l'un se déclare\nadversaire de l'autre.\nEt cela depuis l'affaire de l'avenue Louise.\nVoici les faits.\nVers 1 900, Hor ta construisit à l'avenue Louise un hôtel particulier dont\nnous reproduisons ci-contre la façade en son état primitif. Cette façade nous\nmontre dans son ensemble et jusque dans ses plus petits détails 1 empreinte\ndu maître. 11 est inutile, je crois, de caractériser ici la manière d'Horta; qu'il\nme suffise de rappeler que ses adversaires aussi bien que ses partisans étaient\nd'accord sur le fait que Horta avait construit avenue Louise une véritable\nœuvre d'art.\nOn dit que F humanité évolue. Oui, et même parfois à rebours.Oyez donc.\nL'exposition de 1910 allait avoir lieu, et le quartier devait être rendu\ndigne de cet événement mondial. On perce l'avenue de Mot en face de\nla création de Horta et un des échevins de la ville de Bruxelles, imbu sans\naucun doute du « Kolossaal » qu'on aime tant à reprocher à d autres, s ima-\ngina que la façade Horta défigurait le quartier. Figurez-vous qu elle n a qu un\nétage! Dans ce beau nouveau quartier! Au milieu de tous ces bâtiments en\nrenaissance et en Louis XIV, XV, XVI, etc. Quelle honte pour la ville de\nBruxelles de posséder à cet endroit une oeuvre d'art conçue par un architecte\nrenommé. Quel culiot de sa part d'avoir osé celai\nLes circonstances paraissaient favorables : l'immeuble venait de changer\nde propriétaire. Les intrigues commencèrent et réussirent jusqu'à un certain\npoint. Le propriétaire consentit à faire ajouter à sa maison un étage dont il\nn'avait guère besoin, mais il avait tellement le respect de F œuvre d'art qu'il\npossédait, qu'il s'adressa pour la transformer à Horta lui-même.\nCelui-ci s'exécuta, la mort dans l'âme, et le résultat fut fatalement, voyez\nla photographie du nouvel aspect, une altération profonde de l'œuvre primi-\ntive, Mais l'ensemble restait une œuvre d'Horta. une œuvre d'art, une œuvre\nqu'on respecte et qu'on vénère.\nNotons en passant, que l'opinion publique d'alors ne s'est guère émue\nde cette affaire. On s'était donné le mot pour la passer sous silence: nous\ndédaignons ces détails, n'est-ce pas; nous voulons être grands jusque dans\nnos petitesses, c'est acquis. Les admirateurs d'architecture avaient du reste à\ns'ébahir devant le Vieux-Bruxelles-Kermesse, ce chef-d'œuvre, cette mer-"}, {"page_pdf": 8, "page_imprimee": "160", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192106-01.1.8", "debut_caractere": 19, "fin_caractere_exclue": 2531, "texte": "veille, cette œuvre suggestive à tout point de vue, cet ensemble qui... cette\nréalisation que...\nLa fièvre se calma avec la démolition de Bruxelles-Kermesse, et les amis\nde r art les vrais - eurent la satisfaction de voir l'œuvre d'Horta rester\ndebout.\nIls avaient compté sans la guerre, sans « l'après-guerre ! »\nNous n'essaierons pas de relever ici les caractères spéciaux du temps que\nnous vivons actuellement en notre pays; notons seulement qu'il nous dote\nd'une morgue dont nous nous servons comme si elle était une de nos\nqualités (?) naturelles.\nLa guerre, c'était, n'est-ce pas, la lutte de la culture latine contre la\nculture germanique; la première équivalait à toutes les qualités, tous les\nraffinements, tandis que la seconde personnifiait toutes les grossièretés, le\nmanque de respect pour le bien d'autrui, etc.\nNous nous battions pour obtenir le droit des peuples à être régis comme\nils le voulaient...\nNous avons remporté la victoire et nous nous appuyons sur elle pour\ntâcher de voler quelques provinces à une nation voisine qui n'a fait d'autre\nmal que de recevoir et d'entretenir pendant toute la durée de la guerre l'armée\nde nos fugitifs.\nLa culture latine a gagné le Manche et elle épanche sa solliciture sur...\nla façade d'Horta, avenue Louise.\nUn monsieur huppé, titré, s'est rendu acquéreur de l'immeuble en ques-\ntion. Il a l'avantage sur bien d'autres d'avoir été ministre des Sciences et des\nArts. C'est assurément un titre.\nCe monsieur s'appelle le baron Descamps-David. C'est un beau nom,\net noblesse oblige.\nJ'allais oublier que nous vivons dans la période d'après-guerre!\nLe baron Descamps-David a donc acheté l'immeuble de l'avenue Louise,\net il s'est imaginé en faire transformer la façade. Je m'exprime mal : trans-\nformer n'est pas le mot juste : je dois dire déformer.\nC'est grave. Rien, en effet, n'obligeait ce monsieur à acheter une maison\nqui ne lui plaît qu'à moitié. Son intention n'a jamais été, croyons-nous, de\nmodifier la partie de la maison qui le satisfait, c'est-à-dire la distribution,\n1 aménagement intérieurs. Mais la façade, qui n'est, en somme, que l'habit\nextérieur de 1 intérieur, qui respire le même esprit que l'intérieur, la façade\nle choquait et devait disparaître.\nPourquoi ?\nParce qu'elle était une œuvre d'art? Nous n'osons supposer cela de la\npart d un ancien ministre des Sciences et des Arts. Parce qu'elle était l'œuvre\ndun artiste qui se posait comme champion de l'art moderne? Parce que le\nmême artiste a fait à Bruxelles la Maison du Peuple?"}, {"page_pdf": 9, "page_imprimee": "161", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192106-01.1.9", "debut_caractere": 19, "fin_caractere_exclue": 2848, "texte": "Nous l'ignorons et nous ne voulons pas le savoir. 11 nous suffit de\nretenir que l'élite de notre peuple, les classes de notre société dans lesquelles\nse recrutaient les ministres avant la guerre, n'en sont encore que là, n'ont pas\nle respect de l'œuvre d'un artiste sincère et réputé,et osent souffleter: celui-ci en\njouissant de cette partie de son œuvre qui n'est pas vue du public, tandis qu'ils\naltèrent ce qui s'en trouve à front de rue.\nOu est-ce que j'exagère en généralisant, et nous trouvons-nous devant\nun cas isolé? Je le voudrais.\nMais ce n'est pas le seul oirage qu'indique le baromètre de notre culture\nnationale.\nEn tant qu'ancien spécialiste en sciences et arts, le propriétaire s est dit\nqu'il fallait un homme de métier pour réaliser son rêve de déformation.\nPremier signe de culture nationale : il s'est trouvé un architecte pour\nsatisfaire les caprices du mécène et pour déflorer une partie de 1 œuvre de\nson collègue, à savoir Monsieur l'architecte Veraart de Bruxelles. La photo-\ngraphie que nous reproduisons montre avec quel soin jaloux il s est acquitté\nde sa besogne destructice. (Ce n est pas qu'en temps de guerre et il n'y a pas\nque la culture germanique qui détruit des œuvres d art. )\nSecond signe de culture nationale : le monsieur qui ose faire des choses\npareilles est membre de groupements d architectes, est membre de la Com-\nmission royale des monuments.\nTroisième signe de culture nationale : le monsieur en question, une fois\nle crime commis, reste membre des dits groupements et commission. Il ne\ndonne ni ne reçoit sa démission.\nQuatrième signe de culture nationale : la presse qui devrait, pour rester\ndans son rôle, éclairer et diriger l'opinion publique se taît, ou parle dune\nfaçon absolument partiale.\nVoyez sur quel ton badin « Le National » du 28 mai perore :\nSUR UNE FAÇADE.\nIl arrive à tout le monde de ne plus trouver délicieux à cinquante ans\nce qui nous enchantait à vingt ans. Le temps est un grand critique. Les goûts\nchangent. Un propriétaire domicilié avenue Louise avait une belle maison\ndont il était très fier. Très originale, évidemment, pour notre époque. Elle\navait été construite par l'architecte Horta. Aujourd'hui, la jolie demeure ne\nplaît plus à son seigneur et maître qui la trouve fade et nue. Rien d étonnant\nà cela. Le coniitaire' pfiïtôt aurait lieu de surprendre. On se lasse de tout.\nDégoûté de sa maison, le propriétaire a fait appel à un autre architecte pour\n« changer tout cela ». Qui pourrait lui en vouloir ? Evidemment, il aurait pu\nlaisser l'œuvre de M. Horta intacte et se faire construire une autre habitation\npar un autre architecte de l'avenir. Mais chacun sait que le moment n est pas\ntrès propice. Les matériaux sont encore si chers. Il aurait pu aussi, dird-Uon,\ns'adresser à l'architecte Horta et lui demander amicalement quelques petites"}, {"page_pdf": 10, "page_imprimee": "162", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192106-01.1.10", "debut_caractere": 19, "fin_caractere_exclue": 3041, "texte": "retouches agréables qui ïauraient satisfait. Rien de mal à cela. Il est probable\nque le « grand architecte » s'y serait prêté. Pourquoi pas? Un artiste n'est\njamais satisfait de son œuvre. Il a toujours des repentirs. Il est possible que,\nconsulté, M. Horta aurait modifié le dessin primitif, bouleversé lui-même son\nprécédent ouvrage et refait une nouvelle façade plus belle encore que la\npremière. Cela se fait en littérature, en musique... Manon et Mireille ont plu-\nsieurs versions. Les sermons de Bossuet ont de nombreuses variantes. Une\nœuvre d'art est toujours perfectible. Le « Dépit amoureux » que Molière a\nécrit en quatre actes est joué en deux actes, avec des coupures, par les comé-\ndiens du Théâtre-Français, sans l'assentiment de Molière ni de sa servante.\nDégoûté de sa maison, dégoûté de l'art moderne, dégoûté de M. Horta\nlui-même, le dit propriétaire s'est adressé à un autre architecte plus tradi-\ntionnel et lui a commandé une façade plus conforme à son goût nouveau- Et\ntout le monde peut voir aujourd'hui, avenue Louise, un immeuble construit\npar Horta, auquel un collaborateur, dont le nom est resté inconnu jusqu'ici,\na ajouté quelques enjolivements de style ancien.\nL'affaire fait quelque bruit. Le cercle des « Figuristes » proteste avec\nindignation, voue le propriétaire barbare aux gémonies. Un grand journal va\nmême jusqu'à prendre vivement parti contre ce « vandalisme » et parle du\ndroit qu auraient les autorités de restreindre le droit de propriété des citoyens\npour faire respecter ï œuvre des architectes.\nVoilà bien l'idée la plus folâtre qui se puisse imaginer. Elle est d'ailleurs\nbien d'aujourd'hui. Elle porte la marque de notre temps, de ce temps où, au\nnom de la liberté, on invente tous les jours l'une ou l'autre obligation, l'une\nou l'autre tyrannie. Il ne manquait plus, pour couronner le régime, que de\nsuggérer à M. Destrée, ministre des Sciences et des Arts, d'inaugurer chez nous\nune espèce d'étatisme esthétique, comme M. Wauters a instauré l'étatisme\ncommercial et industriel.\nTout de même, on serait curieux de connaître le critérium dont se\nservirait une commission officielle du Beau pour juger intangible l'un ou\nl'autre immeuble appartenant à un citoyen libre.\nY aurait-il un art officiel, comme il y a un costume national?\nL'art de M. Horta serait-il devenu l'art officiel depuis que cet architecte\na construit la Maison du Peuple?\nPersonne n'ignore cependant que ïesthétisme de M. Horta fut d'abord\nun esthétisme révolutionnaire. Mais personne n'ignore, non plus, que les\nrévolutionnaires nantis deviennent bientôt les plus farouches conservateurs.\nLes « Figuristes » auraient-ils l'intention de proclamer aujourd'hui officiel,\nobligatoire et forcé, l'art moderne coiffé jadis du bonnet rouge?\nComment!... Ce « vil bourgeois » de l'avenue Louise a Vaudade de renier\nles dieux artistiques de l'heure pour revenir aux vieux styles Louis XVI et\nmême Louis XV qui firent l'admiration de nos ancêtres! C'est un vandale!...\nIl faut l'empêcher de salir le chef-d'œuvre."}, {"page_pdf": 11, "page_imprimee": "163", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192106-01.1.11", "debut_caractere": 19, "fin_caractere_exclue": 1875, "texte": "Jl fut un temps où M. Horta, rompant avec la tradition, parut très\naudacieux. Son art triomphe aujourd'hui. Il ne faut pas être grand clerc pour\nprédire que dans vingt ou cinquante ans\nraîtront « pompiers », « poncifs », « vieu »,\ngénération.\nCela s'est toujours passé ainsi. Cela\net des modernes, des classiques et des ro\nrévolutionnaires se renouvelle périodiquement\nagitations humaines. La critique elle-même\ncomme l'onde. Baudelaire honni par les\naujourd'hui, à l'occasion de son centenaire,\nignoré de ses contemporains, jouit aujour\nculte passionné que la découverte de\nqu' accroître.\nIl y a actuellement au Jeu de Paume,\ndais qui donne lieu à une crise d'engouement\nprodige et l'on s'avise tout à coup de d\nignorés, auprès de qui notre Van Dyck\nCela passera, puis cela renaîtra sur nouveaux frais à propos d'autres\ngrands méconnus à une époque ultérieure.\nC'est pourquoi les « Figuristes » ont tort de crier au sacrilège. L'« artiste »\ninconnu qui a corrigé Horta sera peut-être\nque Horta connaîtra une éclipse ou l'oubli.\nque cela-\nLes « Figuristes » trouvent peut-être\ntous cas, le propriétaire est content, lui, et je suis sûr que nombre de braves\ngens passant devant l'immeuble de l'avenue Louise trouveront que c'est très\nbien, beaucoup mieux qu'autrefois. Qui «\nqui s'arrêteront, dans vingt ans, devant\ns'étonneront d'une construction aussi poncive au milieu des merveilles\nambiantes, mais admireront, par contre,\nLouis quinzième. O. F.\nLà-dessus M. Horta a l'audace d'envoyer une réponse à la rédaction.\nElle est datée du 2 juin. Le journal attend le 9 juin pour imprimer ce qui suit :\nSUR UNE FAÇADE.\nSous ce titre nous avons publié, dan 28\noh nous relations que le propriétaire d'une maison de l'avenue Louise avait\nfait transformer la façade de son immeuble,\nvements de style ancien. L'architecte H\ndes plans de la maison, certains crièrent"}, {"page_pdf": 12, "page_imprimee": "164", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192106-01.1.12", "debut_caractere": 19, "fin_caractere_exclue": 2491, "texte": "M. Horta a envoyé un droit de réponse à Hauteur de l'article, notre\ncollaborateur O. F. Celui-ci étant précisément en congé l'insertion des com-\nmentaires de M. Horta a subi quelque retard. Voici le principal de ses obser-\nvations :\nVous me dépeignez comme un « révolutionnaire >. Permletfcez-tmoi que j'y vode un\ncompliment et que j'exprime le regret de n'avoir pu l'être davantage, à l'égal - par\nexemple des artistes du moyen âge et de leurs sucesseurs jusqu'à l'Empire,qui tous\nindistinctement mirent au rancart les formes architecturales de leurs prédécesseurs.\nVous dites encore que ce que j'ai fait vieillira : c'est mon plus cher désir d'assister,\nde mon vivant, à la marche en avant, plus audacieuse encore que la nôtire, de la\njeunesse qui nous s(uit.\nVous écrivez : « Dégoûté de sa maison, dégoûté de l'art moderne, dégoûté de\nM. Horta lui-même, le dit propriétaire s'est adressé à un autre architecte...\nPour dégoûter le® gens il faut un motif grave qui n'a pu exister dans le cas pré-\nsent, car je n'ai jamais eu de relations avec le propriétaire actuel de l'immeuble et n'ai\nmême pas l'honneur de le connaître de vue.\nLe propriétaire pour qui j'ai construit la maison m'adressait à la date dfu 25 mai\nune lettre :\n« Je tiens à joindre mes regrets de voir la disparition die cette œuvre... Je vous\navoue que si j'avais connu cette intention avant la ventfâ, cette personne n'en serait pas\nle propriétaire actuel... etc., etc. >\nUne maison n'est pas seulement dans sa façade, etlile est surtout dans son intérieur,\ndans son plan. Ceux-ci n'ont pas été corrigés à ce que je crois bien savoir. Est-ce ma\nrevanche ?\nTout cela ne change rien à la justesse\nrateur qui raillait ceux qui, à propos d « »,\nqu'auraient les autorités de restreindre\nfaire respecter l'œuvre des architectes!\nLes partisans de l'art architectural\nfaçade fort laide, avec ses enjolivements\najoutant, et c'est ainsi que nous terminerons\n« En tous cas le propriétaire est content lui, et je suis sûr que nombre de\nbraves gens passant devant l'immeuble\nc'est très bien, beaucoup mieux qu'autrefois. « » de\nl'avenir qui s'arrêteront, dans vingt ans,\nencore s'étonneront d'une construction\nveilles ambiantes, mais admireront, par\nfaçade Louis quinzième.»\nVoici maintenant le texte original de la lettre de M. Horta :\nBruxelles, le 2 juin 1921.\nA Monsieur O. F., Rédacteur Le National,\nMonsieur,\nOn me communique l'article que vo 25-5-21 « sur une\nfaçade » d'une de mes maisons de l'avenue Louise."}, {"page_pdf": 13, "page_imprimee": "165", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192106-01.1.13", "debut_caractere": 19, "fin_caractere_exclue": 1813, "texte": "L'affaire, dites-vous, fait quelque b\nComme artiste, j'en suis enchanté,\nbruit du monde ne ferait pas revivre u\naimant son enfant, parut-il contrefait a\nque toute discussion sur l'Art de l'archit\nsalutaire, bienfaisante et contribue à relever\ndans le domaine de l'Art en général.\nMalheureusement, si chez nos voisins\nen Belgique tout finit par la politique!\nDans l'inoffensive maison de bourgeoi\nfrapper l'architecte de la Maison du Peu\nau début de ma carrière, ont vu de quoi\nDe ceci, cependant, je n'ai jamais eu\npayer par celui qui voit dans l'art autre\nse préoccuper du qu'en dira-t-on.\nPour accentuer votre idée, vous m\nnaire ».\nPermettez que j'y voie un complimen\nn'avoir pu l'être davantage, à l'égal\nâge et de leurs successeurs jusqu'à l'Empi\nau rancard les formes architecturales de\nC'est leur bel amour de la nouveauté\nraconte en passant la merveilleuse histoire\ngrès de nous la grâce et l'élégance de l\nVous dites encore que ce que j'ai\nmon plus cher désir et la plus belle d\nassister, de mon vivant, à la marche en\nnôtre, de la jeunesse qui nous suit.\nVous le voyez, au point de vue de\nde contact. Seule l'expression diffère, e\nchacun ayant le droit à sa façon de voir sans qu'un gêneur vienne l'interrompre,\ns'il n'y avait dans votre article une phrase êtée\nVous écrivez :\n« Dégoûté de sa maison, dégoûté\n» sieur Horta lui-même, le dit propriétaire s'est adressé à un autre archî-\n» tecte...»\nPour dégoûter les gens il faut un\ncas présent car je n'ai jamais eu de relations avec le propriétaire actuël de\nl'immeuble et n'ai même pas l'honneur de le connaître de vue.\nEn ce qui me concerne, loin d'être dégoûté de son architecture et de son\nœuvre, le propriétaire pour qui j'ai construit la maison m'adressait àla date\ndu 25 mai une lettre trop élogieuse\nextraire ces deux phrases :"}, {"page_pdf": 14, "page_imprimee": "166", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192106-01.1.14", "debut_caractere": 19, "fin_caractere_exclue": 2479, "texte": "«Je tiens à joindre mes regrets de voir la disparition de cette œuvre... Je\n» vous avoue que si f avais connu cette intention avant la vente, cette personne\n* n'en serait pas le propriétaire actuel... etc., etc. »\nMon propriéaire, comme vous le voyez, et laissez-moi cette consolation,\nest resté un fidèle ami. z\nCeci dit que le propriétaire actuel soit dégoûté de l'art moderne et\nenchanté de « l'artiste inconnu » (quel dommage que ce ne soit pas\nun poilu, on lui élèverait un monument tout de suite) qui a corrigé la\nfaçade sur son ordre, c'est tant mieux pour eux deux. Que la postérité leur\nsoit clémente,\n.Mais tout bien raisonné, ri auraient-ils pu s'épargner Houte cette peine\nen n'achetant pas une maison qui les dégoûtait? Car entendons-nous bien,\nune maison n'est pas seulement dans sa façade, elle est surtout dans son\nintérieur, dans son plan! Ceux-ci n'ont pas été corrigés à ce que je crois bien\nsavoir.\nEst-ce ma revanche? Ce doit être bien incommodant de vivre dans ce\nque moi j estime le plus : le plan d'une maison.\nMa lettre, Monsieur le Rédacteur, est bien longue. Je fais appel à votre\ncourtoisie pour la publier, ou si vous la trouvez déplaisante à vos lecteurs\npour me proposer une rectification de votre plume au sujet du malentendu\npossible que je vous signale.\nVeuillez agréer, Monsieur, l'assurance de ma parfaite considération.\n(signé) HORTA.\nAdmirez donc 1 art avec lequel les ciseaux de la rédaction ont fonctionné.\nJe ne veux point suivre ici O. F. du « National » sur le terrain qu'il a\nchoisi. Que l'acte commis soit légal ou non, que m'importe! Ce qu'il m'im-\nporte de souligner, et ce qui me rend honteux, c'est qu'un peuple qui, en 1914,\na gagîne 1 admiration de tous, fait preuve à 1 heure actuelle d'un manque si\nabsolu de culture, qu un membre de la Commission royale des monuments,\ninstituée à 1 effet de sauvegarder une partie du patrimoine artistique de la\nnation, se déclare prêt à détruire une œuvre d'art qui constitue un des jalons\nde l'évolution architecturale moderne, et cela à la demande d'un ancien\nministre des Sciences et des Arts.\nJe ne connais pas M. Horta; je ne connais ni M. Veraart ni son œuvre.\nJe n ai jamais eu l'occasion de fréquenter des ministres ou des ministrables.\nM est avis que 1 architecture doit, à 1 effet d'évoluer, prendre une autre diirec-\nque celle indiquée par M. Horta. Qu on ne cherche donc pas dans les lignes\nque je viens d'écrire des questions d'ordre personnel.\n\nHuib. HOSTE."}]}, {"article_id": "bm-bmtnaac-1921-06-01-c007", "article_bluemountain": "bmtnaac_1921-06_01#c007", "volume": "bmtnaac_1921-06_01", "ocr_source": "OCR Blue Mountain (ALTO), transcription TEI : lignes lb/@facs", "texte_sans_correction": true, "page_debut": "167", "page_fin": "169", "image_debut": 15, "image_fin": 17, "pages_selon": "pagination imprimée relevée dans le METS Blue Mountain (ORDERLABEL) ; [n] = page sans folio restituée", "url_article": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192106-01.2.4", "titre_corps": "CONCOURS", "titre_sommaire": "CONCOURS", "signature_source": "", "controle": "bornes données par la structure logique METS/ALTO de Blue Mountain (blocs ALTO de chaque constituant)", "pages": [{"page_pdf": 15, "page_imprimee": "167", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192106-01.1.15", "debut_caractere": 19, "fin_caractere_exclue": 2005, "texte": "CONCOURS\n\nCONCOURS D'IDÉES\nPOUR\nL'URBANISATION DU TERRITOIRE\nDE MOLENBEEK-SAINT-JEAN\nSITUÉ A L'OUEST DU CHEWN DE FER DE CEINTURE\nNos lecteurs auront appris par la presse quotidienne que c'est un\ntout jeune architecte qui est sorti lauréat de l'important concours\ndy urbanisation dont nous avons publié le programme dans le nu-\nméro 3 de cette année.lls auront appris également que son projet s'est\nimposé par des qualités techniques et esthétiques si remarquables\nque le jury lui a attribué à l'unanimité et en quelque sorte avec\nacclimations la plus haute récompense dont il disposait.\nLe lauréat, M. l'architecte F. Hoeben, est membre de la Société\ndes Urbanistes Belges, et a collaboré à notre Revue- A ce double\ntitre La Cité se doit de lui adresser ici des félicitations toutes parti-\nculières et de lui dire combien elle se réjouit de l'éclat avec lequel\ns est affirmé un talent que seuls les amis du lauréat pouvaient\nsoupçonner.\nLa Cité tient à féliciter également les édiles de Molenbeek qui,\npar leur très intéressante et généreuse initiative, ont prouvé une\nfois de plus que parmi nos jeunes architectes se cachent des talents\nqui sont à même de régénérer l'architecture et l'urbanisme belges.\nGrâce à l'issue particulièrement heureuse du Concours la com-\nmune de Molenbeek-Saint-Jean dispose à dater d'aujourd'hui d'un\nplan-régulateur, tel qu'aucune autre commune de l'agglomération\nn'en possède.\nCe plan crée sur les admirables plateaux de Molenbeek-Saint-\nJean une unité fonctionnelle en soi, mais qui se relie parfaitement\nà une conception fonctionnelle générale de l'ensemble de l'agglomé-\nration bruxelloise, conception qui fait encore complètement défaut\naux édilités des diverses communes du Grand Bruxelles.\nCette belle initiative met d'emblée le faubourg de Molenbeek-St-\nJean à la tête du mouvement, car si certaines communes ont un plan\n(f ensemble, aucune ne peut se prévaloir d'un bon plan d'ensemble\net qui soit à la hauteur du progrès des idées en la matière."}, {"page_pdf": 16, "page_imprimee": "168", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192106-01.1.16", "debut_caractere": 28, "fin_caractere_exclue": 3349, "texte": "Nous ne croyons pouvoir mieux faire, pour donner au lecteur une\nidée aussi exacte que possible de la physionomie du concours que\nde publier ici le procès-verbal du jugement.\nLe jury était composé de MM. /. Brunfaut, président, et Van\nYsendycky architectes; R. Verwilghen, ingénieur-urbaniste; Louis\nVan der Swaelmen, architecte-paysagiste-urbaniste; Lambin, ingé-\nnieur en chef, directeur des Ponts et Chaussées; Prévost, ingénieur\nprovincial, ingénieur-conseil de la commune de Molenbeek-Saint-\nJean; Crick, ingénieur au service de l'exploitation des chemins de\nfer de l'Etat à Bruxelles' Midi; Vinck, directeur de l'Union des\nVilles; Mettewie, Rampelbergh et Baeck, respectivement bourg-\nmestre, échevin et conseillers communaux de Molenbeek.\nLes plans présentés au concours sont exposés à l'école de dessin\nde Molenbeek - Saint - Jean, 2, rue Mommaerts. Vexposition est\nouverte au public les lundis, jeudis et samedis de 3 à 6 heures, et le\ndimanche, de 10 heures à midi, jusqu'au 15 août. Entrée libre.\nLes plans seront exposés ensuite à Bruxelles, au Cercle Artistique\net Littéraire, au Parc, du 27 août au 11 septembre.\n\nPROCÈS=VERBAL DU JUGEMENT DU CONCOURS\nEn dehors des projets récompensés dont il\nsera question plus loin, il est apparu au jury\nqu'en général les concurrents ne possèdent\naucunement la connaissance, même élémen-\ntaire, ni la pratique des principes essentiels\nqui dominent le problème de 1 urbanisation\nd'un territoire.\nL'insuffisance la plus marquante est avant\ntout le défaut de conception d'ensemble\ndans la plupart des projets présentés et at-\ntendu que c'est là, au premier chef, la pierre\nde touche de tout projet valable d'urbanisa-\ntion, toute une série de projets ont dû être\néliminés dès le premier tour.\nCe sont ceux portant les devises :\nPour elle, Chanteclair, Molen en Beek,\nAux flancs des coteaux, Trèfle à quatre\nfeuilles.\nL'examen des détails de ces divers projets\nn'a pas davantage pu induire le jury à rete-\nnir aucun d'entre eux.\nOnt succombé au second tour pour le\nmême motif les projets portant les devises :\nElegem et Terre à terre.\nAucun des projets ci-dessus énumérés n'a\npu faire non plus l'objet d'une proposition\nd'achat aucun d'entre eux ne pouvant réelle-\nment prétendre à bénéficier de la clause de\n1 article 1 2 du Règlement du concours, con-\nsacrant une somme « à l'achat de projets qui,\nsans mériter dans leur ensemble d'être clas-\nsés, présenteraient, à l'avis du jury, des solu-\ntions partielles dignes d'être retenues ».\nA l'unanimité des membres du jury le pro-\njet portant la devise : Deux cercles noir et\nrouge enlacés, a été classé premier. Il se\ncaractérise paT l'eurythmie de l'ensemble, la\nlogique et la clarté des dispositions générales,\nla judicieuse utilisation économique des ter-\nrains, non seulement le respect de la topo-\ngraphie naturelle, mais l'aisance et l'harmo-\nnie du parti que l'auteur en a tiré, l'excel-\nlence des lotissements, l'heureuse disposition\ndes zones différentielles de bâtisses et des\nquartiers, la fécondité de l'ensemble en pay-\nsages urbains, architectural ement esthéti-\nques, la bonne répartition proportionnelle\ndes espaces libres l'ingéniosité dans la con-\nservation et l'utilisation des ressources pano-\nramiques et de beauté naturelle du territoire,\nainsi que par de nombreux détails et trou-\nvailles intéressantes."}, {"page_pdf": 17, "page_imprimee": "169", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192106-01.1.17", "debut_caractere": 28, "fin_caractere_exclue": 3874, "texte": "Il a été décidé, à l'unanimité, de lui oc-\ntroyer la première prime mise à la disposi-\ntion du jury et s élevant à la somme de\n8,000 francs.\nL'octroi de cette prime impliquant que le\nprojet est recommandé pour exécution à la\ncommune par le jury, celui-ci désirant, d'une\npart, reconnaître la véritable maîtrise du su-\njet témoignée par l'auteur, et ne voulant en\naucune manière affaiblir la portée de ce ju-\ngement, mais souhaitant, d'autre part, assu-\nrer à la commune de Molenbeek-Saint-Jean\nle maximum de fruit résultant du qoncours,\nle jury entend formuler les observations et\nréserves ci-après :\nEn premier lieu la commune se réserve le\ndroit de demander à l'auteur une mise au\npoint de son projet en ce qui concerne une\nliaison circulatoire à établir entre la chaussée\nde Gand et le pont de la chaussée de Ninove\nen passant par le quartier industriel, rema-\nniements à mettre en rapport avec les pro-\njets, étudiés par la commune, qui existent à\nce sujet.\nA ce propos, le jury prend acte de la com-\nmunication faite par M. le bourgmestre de la\ncommune de Molenbeek-St-J ean, en foi de\nquoi sera constituée, sous la présidence du\nbourgmestre, une commission du plan de la\ncommune, composée de l'architecte com-\nmunal M. Nogent, de l'ingénieur-conseil de\nla commune M. Prévost, de l'auteur du pro-\njet premier primé et d'un urbaniste-conseil\nà désigner;\nEn second lieu, les solutions proposées\npour franchir par viaduc inférieur ou supé-\nrieur le chemin de fer, ne peuvent être con-\nsidérées comme résolvant définitivement le\nproblème et la démonstration de la possibi-\nlité de réalisation technique des idées propo-\nsées ou d'autres, éventuellement, devrait\nfaire l'objet d'un concours technique dis-\ntinct ;\nTroisièmement, certains amendements de\ndétail pourraient devoir être envisagés, le\ncas échéant, en ce qui concerne la précision\ndes points d'aboutissement du boulevard dit\n« de grande ceinture ».\nPar 8 voix contre 2 il a été décidé d'aocor-\nder au projet portant la devise E une qua-\ntrième prime de mille francs à titre d'encou-\nragement et pour le motif que c'est le seul\nprojet, outre le premier primé, qui témoigne\nd une intention de composer un ensemble\ncohérent. Mais 1 insuffisance de mlaturité et\nde sobriété dans la mise en œuvre des élé-\nments de composition, la manière irration-\nnelle de résoudre les problèmes fondamen-\ntaux, le caractère inutilement excessif de cer-\ntaines solutions techniques, ne pouvaient en\naucune manière justifier l'attribution d'un\nrang supérieur au dit projet.\nLe jugement acquis, il fut procédé à l'ou-\nverture des enveloppes contenant le nom des\nauteurs des projets primés.\nIl fut constaté que le projet portant la de-\nvise Deux cercles noir et rougé enlacés a\npour auteur M. François Hoeben, architecte,\ndemeurant rue du Trône, 1 68, à Ixelles, et\nque celui portant la devise E a pour auteur\nM. Henri Van Dyk, architecte à Anvers, y\ndemeurant, 40, avenue d'Amérique.\nLa première prime d'un import de 8,000\nfrancs est décernée à M. Hoeben, François.\nUne quatrième prime d'un import de\n1,000 francs est décernée à M. Van Dyk,\nHenri.\nLes deuxième et troisième primes ainsi que\ntrois primes de mille francs n'ont point été\nattribuées, pas plus que le jury n'a cru devoir\nfaire usage de la faculté d'achat stipulée à\nl'article 1 2 du Règlement du concours.\nEn foi de quoi fut dressé en double exem-\nplaire le présent procès-verbal, le mercredi\n6 juillet à 1 7 heures et demie, à l'Ecole de\ndessin de la commune de Molenbeek-Saint-\nJean, rue Mommaerts, 2, en la dite com-\nmune, et Font signé :\nLe Président du jury,\n(s.) J. BRUNFAUT.\nLe Président de la Commission du Concours,\n(s.) METTEWIE.\nBourgmestre de Mol enbeje k-Sai nt- J ean.\nLe Directeur de l'Union des Villes\net Communes belges,\n(s.) E. VINCK.\nLe Secrétaire du jury,\n(s.) L. 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Il se\ncaractérise paT l'eurythmie de l'ensemble, la\nlogique et la clarté des dispositions générales,\nla judicieuse utilisation économique des ter-\nrains, non seulement le respect de la topo-\ngraphie naturelle, mais l'aisance et l'harmo-\nnie du parti que l'auteur en a tiré, l'excel-\nlence des lotissements, l'heureuse disposition\ndes zones différentielles de bâtisses et des\nquartiers, la fécondité de l'ensemble en pay-\nsages urbains, architectural ement esthéti-\nques, la bonne répartition proportionnelle\ndes espaces libres l'ingéniosité dans la con-\nservation et l'utilisation des ressources pano-\nramiques et de beauté naturelle du territoire,\nainsi que par de nombreux détails et trou-\nvailles intéressantes."}, {"page_pdf": 17, "page_imprimee": "169", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192106-01.1.17", "debut_caractere": 28, "fin_caractere_exclue": 3874, "texte": "Il a été décidé, à l'unanimité, de lui oc-\ntroyer la première prime mise à la disposi-\ntion du jury et s élevant à la somme de\n8,000 francs.\nL'octroi de cette prime impliquant que le\nprojet est recommandé pour exécution à la\ncommune par le jury, celui-ci désirant, d'une\npart, reconnaître la véritable maîtrise du su-\njet témoignée par l'auteur, et ne voulant en\naucune manière affaiblir la portée de ce ju-\ngement, mais souhaitant, d'autre part, assu-\nrer à la commune de Molenbeek-Saint-Jean\nle maximum de fruit résultant du qoncours,\nle jury entend formuler les observations et\nréserves ci-après :\nEn premier lieu la commune se réserve le\ndroit de demander à l'auteur une mise au\npoint de son projet en ce qui concerne une\nliaison circulatoire à établir entre la chaussée\nde Gand et le pont de la chaussée de Ninove\nen passant par le quartier industriel, rema-\nniements à mettre en rapport avec les pro-\njets, étudiés par la commune, qui existent à\nce sujet.\nA ce propos, le jury prend acte de la com-\nmunication faite par M. le bourgmestre de la\ncommune de Molenbeek-St-J ean, en foi de\nquoi sera constituée, sous la présidence du\nbourgmestre, une commission du plan de la\ncommune, composée de l'architecte com-\nmunal M. Nogent, de l'ingénieur-conseil de\nla commune M. Prévost, de l'auteur du pro-\njet premier primé et d'un urbaniste-conseil\nà désigner;\nEn second lieu, les solutions proposées\npour franchir par viaduc inférieur ou supé-\nrieur le chemin de fer, ne peuvent être con-\nsidérées comme résolvant définitivement le\nproblème et la démonstration de la possibi-\nlité de réalisation technique des idées propo-\nsées ou d'autres, éventuellement, devrait\nfaire l'objet d'un concours technique dis-\ntinct ;\nTroisièmement, certains amendements de\ndétail pourraient devoir être envisagés, le\ncas échéant, en ce qui concerne la précision\ndes points d'aboutissement du boulevard dit\n« de grande ceinture ».\nPar 8 voix contre 2 il a été décidé d'aocor-\nder au projet portant la devise E une qua-\ntrième prime de mille francs à titre d'encou-\nragement et pour le motif que c'est le seul\nprojet, outre le premier primé, qui témoigne\nd une intention de composer un ensemble\ncohérent. Mais 1 insuffisance de mlaturité et\nde sobriété dans la mise en œuvre des élé-\nments de composition, la manière irration-\nnelle de résoudre les problèmes fondamen-\ntaux, le caractère inutilement excessif de cer-\ntaines solutions techniques, ne pouvaient en\naucune manière justifier l'attribution d'un\nrang supérieur au dit projet.\nLe jugement acquis, il fut procédé à l'ou-\nverture des enveloppes contenant le nom des\nauteurs des projets primés.\nIl fut constaté que le projet portant la de-\nvise Deux cercles noir et rougé enlacés a\npour auteur M. François Hoeben, architecte,\ndemeurant rue du Trône, 1 68, à Ixelles, et\nque celui portant la devise E a pour auteur\nM. Henri Van Dyk, architecte à Anvers, y\ndemeurant, 40, avenue d'Amérique.\nLa première prime d'un import de 8,000\nfrancs est décernée à M. Hoeben, François.\nUne quatrième prime d'un import de\n1,000 francs est décernée à M. Van Dyk,\nHenri.\nLes deuxième et troisième primes ainsi que\ntrois primes de mille francs n'ont point été\nattribuées, pas plus que le jury n'a cru devoir\nfaire usage de la faculté d'achat stipulée à\nl'article 1 2 du Règlement du concours.\nEn foi de quoi fut dressé en double exem-\nplaire le présent procès-verbal, le mercredi\n6 juillet à 1 7 heures et demie, à l'Ecole de\ndessin de la commune de Molenbeek-Saint-\nJean, rue Mommaerts, 2, en la dite com-\nmune, et Font signé :\nLe Président du jury,\n(s.) J. BRUNFAUT.\nLe Président de la Commission du Concours,\n(s.) METTEWIE.\nBourgmestre de Mol enbeje k-Sai nt- J ean.\nLe Directeur de l'Union des Villes\net Communes belges,\n(s.) E. VINCK.\nLe Secrétaire du jury,\n(s.) L. VAN DER SWAELMEN.\nDirecteur technique de l'Union des Villes."}]}, {"article_id": "bm-bmtnaac-1921-06-01-c011", "article_bluemountain": "bmtnaac_1921-06_01#c011", "volume": "bmtnaac_1921-06_01", "ocr_source": "OCR Blue Mountain (ALTO), transcription TEI : lignes lb/@facs", "texte_sans_correction": true, "page_debut": "170", "page_fin": "177", "image_debut": 18, "image_fin": 25, "pages_selon": "pagination imprimée relevée dans le METS Blue Mountain (ORDERLABEL) ; [n] = page sans folio restituée", "url_article": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192106-01.2.5", "titre_corps": "HYGIÈNE DE L'HABITATION", "titre_sommaire": "HYGIÈNE DE L'HABITATION", "signature_source": "A. KNAPEN", "controle": "bornes données par la structure logique METS/ALTO de Blue Mountain (blocs ALTO de chaque constituant)", "pages": [{"page_pdf": 18, "page_imprimee": "170", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192106-01.1.18", "debut_caractere": 19, "fin_caractere_exclue": 2185, "texte": "HYGIÈNE DE L'HABITATION\n\nDE L'EXTRACTION DE « L'HUMIDITE ORIGINELLE » OU DE\nCONSTRUCTION DANS LES BATIMENTS OU LOCAUX NOUVEL-\nLEMENT CONSTRUITS AU MOYEN DU FROID ARTIFICIEL\nC'est par le rapport de la Commission chargée par VAcadémie\nRoyale de Belgique d'attribuer le prix Lëmaire {pour la période\n1913 à 1920) que nous avons appris l'existence d'une nouvelle et\ntrès intéressante étude de M. Knapen sur une question connexe de\ncelles qui font depuis longtemps l'objet de ses patientes et ingé-\nnieuses recherches.\nParlant des conclusions de ce travail, le rapporteur de la Com-\nmission s'exprime comme suit : « Solution vraiment originale, mais\n» dont toutes les conséquences n'ont pas encore été recueillies. Elle\n> caractérise, une nouvelle fois, la manière personnelle et ingénieuse\n» qui a valu à M. A. Knapen le Prix Charles Lemaire, en 1911, pour\n» ses travaux sur l'humidité dans les constructions et les procédés\n» nouveaux pour y remédier. »\nCette appréciation flatteuse, venant d'une source très autorisée,\nnous a engagé à demander à M. Knapen l'autorisation de publier\ndans La Cité son étude. Quoique écrite en 1914, elle constitue un\ndocument peu connu dont nos lecteurs apprécieront certainement\nl'intérêt théorique et pratique. N. d. I. R.\nL'humidité des constructions provient de quatre causes différentes qui\nse classent dans Tordre chronologique suivant (!) :\n1 ° L'eau de construction ou humidité originelle qui existe dès le commen-\ncement de la bâtisse, et est fournie par l'eau de carrières dans les interstices\nmoléculaires des pierres; par F eau des mortiers et des enduits; par celle des\nintempéries qui imbibent les maçonneries, jusqu'à leur mise sous toit;\n2° L'eau de capillarité, ou humidité qui existe plus ou moins partout et\ntoujours dans le sol et dans tous les corps poreux qui le touchent;\n3° L'eau de condensation, ou humidité produite par les différences ther-\nmiques entre l'air stagnant et les matériaux; par le contact de matériaux de\ncoefficients de porosités différentes, etc. ;\n\n(I ) Voir à ce sujet l'étude que nous avons publiée dans les « Mémoirtes de la\nSociété des Ingénieurs civils dje France. (Bulletin d'avril 1911)."}, {"page_pdf": 19, "page_imprimee": "171", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192106-01.1.19", "debut_caractere": 19, "fin_caractere_exclue": 3019, "texte": "4° L'eau des infiltrations, ou humidité introduite dans les constructions\npar les défauts de couverture, les pluies chassées par le vent, les inondations\nou accidents de canalisations, etc.\nNous avons vu aussi 1a méthode nouvelle par laquelle les inconvénients\nde l'humidité de capillarité mentionnée au paragraphe 2, pouvaient être\nsupprimés, en en faisant 1 extraction, au fur et à mesure de sa production,\ngrâce au siphon atmosphérique monobranche (1 ), à circulation automatique\ncontinue.\nCet élément de construction absolument complet par lui-même, est établi\nà demeure dans 1 épaisseur des murs. Il s'amorce automatiquement aussi long-\ntemps qu il existe une différence thermique, hygrométrique ou chimique entre\n1 air de 1 intérieur du mur et celui de l'extérieur en contact avec ses parois.\nLe directeur général des Ponts et chaussées de Belgique, M. Lagasse de\nLocht, a défini cette action en trois mots : faire « respirer la pierre ».\nOn pourrait aussi justement dire « décongestionner » les matériaux enva-\nhis par F humidité du sol. Ceux-ci, par l'accumulation de cette humidité et le\nmanque d'air, fermentent, moisissent et dégagent des odeurs pestilentielles\ncomme on en trouve des exemples dans tous les sous-sols, les souterrains, les\nmétros, etc.\nOn aura beau y faire de la ventilation et y introduire de l'air à outrance :\ntant que le contenant solide sera infecté ,l'insalubrité de son contenu gazeux\npersistera. Il y a lieu d'assainir, au préalable, les matériaux avec leurs parois,\nen laissant respirer la masse de leur matière congestionnée sous des revête-\nments sans porosité ou de porosité réduite et, l'air qui après cela introduit\nrestera meilleur; il ne se chargera plus des produits de décomposition ni\nd'odeurs de moisissures (2).\nL'humidité de condensation du paragraphe 3 se produit surtout dans\nl'air stagnant où elle atteint son maximum. Elle a été vaincue par l'application\ndu système d'aération automatique horizontale, dite aération « différentielle »\nqui a fait l'objet de la communication de juin 1912 (3) et est applicable à\ntous les locaux indistinctement (4).\nLa quatrième espèce d'humidité du paragraphe 4, celle due aux infiltra-\ntions, a pu être traitée par une imperméabilisation rationnelle, c'est-à-dire :\n\n(1) Voir comptes rendus des séances de l'Académie des Sciences, 19 î 0 du 17 octo-\nbre, p. 683, et rapport du Conseil municipal de» Paris sur < l'hygiène die l'habitation,\n- *\nParis », par le docteur RaouLDupuy, 1914.\n(2) Voir les caves ou sous-sols de l'Ecole Spéciale des Travaux Publics, rue Thénard,\nParis; les souterrains du Châllet royal d'Ostende; les sous-sols du Palais royal d'Anvers;\nceux du Palais Schiff-Suvero à Vienne et des magasin® de munitions de Cracovie (Autri-\nche), etc., maintenues dans un état absolument] salubre et sans odeurs par île système\npréconisé.\n(3) Mémoire des Ingénieurs civils de France, juin 1912. Conférences à l'Ecole\nSpéciale d<es Travaux Publics, 1913.\n(4) Annales des Travaux Publics de Belgique, 1914."}, {"page_pdf": 20, "page_imprimee": "172", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192106-01.1.20", "debut_caractere": 19, "fin_caractere_exclue": 3034, "texte": "aussi complète que passible dans la masse, pour obtenir l'étanchéité dans tous\nles travaux de citernage jusqu'à hauteur du niveau le plus élevé des nappes\nd'eau souterraines. L'imperméabilisation, par contre, ne doit être appliquée en\nsuperficie que sur les parois des murs en élévation, afin de les soustraire à la\npénétration des eaux pluviales chassées par le vent, lorsque leurs matériaux\nsont trop poreux ou que leurs murs sont trop peu épais.\nDans nos climats, il faut environ 60 centimètres d'épaisseur de matériaux\nde porosité moyenne, pour qu'un mur sans revêtement ne soiit pas traversé par\nles pluies chassées par le vent.\nAfin de conserver en bon état les murs en élévation dont la base est en\ncontact avec des parties inférieures imperméabilisées dans la masse (1 ), ou\nimperméabilisées d'un seul ou même des deux côtés de leurs parois, sans\n1 être dans leur masse, il faut en plus de ces imperméabilisations établir une\nrangée horizontale de siphons à 1 5 centimètres au-dessus du niveau des plus\nhautes eaux.\nIl y a lieu de faire de même dans les constructions éventuellement sujettes\naux inondations, à proximité de fleuves ou de rivières à niveaaix variables.\nLorsqu'il s'agit de préserver un mur en élévation, par exemple à l'ouest,\ndu côté des pluies dominantes, nous avons vu que pour le faire résister aux\ninfiltrations des pluies chassées par le vent on doit diminuer sa porosité\nextérieure.\nC'est une nécessité que d'empêcher l'eau de pluie de traverser les murs,\nmais cependant il e9t touit aussi nécessaire d'empêcher l'air humide et plus\nchaud de 1 intérieur, de se condenser contre les parois opposées «plus froides»\nde s'y changer en eau comme sur un verre à vitre en hiver et de mouiller\nainsi des matériaux dans leur épaisseur quoiqu ils aient été maintenus étanches\nvers l'extérieur.\nPour maintenir ces murs en bon état, le constructeur doit, comme nous\nvenons de le dire, diminuer ou supprimer la porosité superficielle en imper-\nméabilisant les parois extérieures, empêchant ainsi le passage de l'eau de pluie.\nMais il doit également arrêter à leur base la montée de l'eau de capillarité\npar une rangée de siphons posés à 1 5 centimètres au-dessus du sol.\nIl remédie à la condensation intérieure contre les parois imperméabilisées\nen rétablissant la porosité rationnelle de la masse, supprimée par l'imperméa-\nbilisation superficielle. Cette porosité rationnelle est conservée ou rétablie\nen posant des siphons d échappement à la partie supérieure du mur et à\ncertains points intermédiaires suivant le cas, afin de laisser échapper, avant\nleur refroidissement, les gaz mis en tension par la chaleur du soleil ou de l'air\nintérieur, nécessairement donc avant leur condensation.\nLa même précaution devrait etre prise dans toutes les parois murales\nrevêtues soit de briques émaillées, soit de peintures hydrofuges décoratives\nou autres, afin de conserver la porosité et avec elle l'élasticité de la matière et\n\n( î ) Par l'emploi de la lithosite française dans les mortiers ou enduits."}, {"page_pdf": 21, "page_imprimee": "173", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192106-01.1.21", "debut_caractere": 19, "fin_caractere_exclue": 2675, "texte": "de permettre la circulation de 1 air dans les masses qu'elles recouvrent. C'est\nl'unique moyen d'empêcher la stagnation ou la confination des gaz qu elles\nrenferment, et de supprimer les efforts de pression sur des parois rigides\nlorsqu ils sont changés en liquides par la condensation. Il est évident que ces\nsiphons d échappement seraient également utiles même dans les murs non\nexposés au soleil, mais sujets à des variations thermiques, dépressions baro-\nmétriques, etc., comme dans les sous-sols, souterrains, culées de ponts, etc.\nCes trois cas bien spéciaux étant traités, chacun par des remèdes appro-\npriés aux nécessités physiques et à la nature des matériaux, il ne restait plus\nà étudier que le premier cas : celui de l'humidité originelle ou de construction,\npersistant pendant un temps, de durée variable, après l'achèvement de toutes\nles constructions neuves.\nC'est ce que nous allons essayer de faire, pour compléter à ce jour, d'une\nfaçon définitive, le traitement rationnel de toute la série des humidités de\nconstructions, si préjudiciables à l'hygiène publique.\nNous avons cherché à obtenir la suppression radicale de leurs ravages\ndans les richesses immobilières, maintenir à travers le temps la valeur artis-\ntique ou archéologique des monuments anciens ou modernes et même conser-\nver en leur meilleur état jusqu'aux plus modestes habitations.\nLa pratique de plusieurs années d'application et les résultats obtenus dans\ntous les pays sont venus prouver que ce but était atteint ou pouvait l'être\npartout à très peu de frais.\nI\nEXPOSE DU DISPOSITIF D'EXTRACTION PAR LE FROID ARTI-\nFICIEL DE L'HUMIDITE ORIGINELLE OU DE CONSTRUCTION,\nDANS LES HABITATIONS NOUVELLEMENT CONSTRUITES.\nDepuis quelques années, les applications des lois physiques connues,\nque nous venons de rappeler brièvement ci-dessus, ont été mises en pratique\ndams différents pays, pour extraire les humidités de capillarité ou de conden-\nsation des anciennes constructions.\nLes mêmes méthodes, destinées à devenir classiques, remplaçant avec un\nsuccès qui ne se démentit pas les imperméabilisations verticales de leurs parois\nou les couches isolantes horizontales à un niveau quelconque des murs de fon-\ndation (imperméabilisations utilisées souvent jusqu'ici, à tort, contre les effets\nde capillarité et sans assez tenir compte des conditions physiques des maté-\nriaux) ont été utilisées également avec succès, dans les nouvelles constructions.\nIl n'en est pas moins vrai que si l'application rationnelle du système\nKnapen, auquel nous faisons allusion, soustrait définitivement les murs en\nélévation, aux ravages des humidités de capillarité ou de condensation, elle"}, {"page_pdf": 22, "page_imprimee": "174", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192106-01.1.22", "debut_caractere": 19, "fin_caractere_exclue": 2755, "texte": "n'est pas sans avoir une action relativement trop peu rapide, au goût du jour,\nsur l'humidité originelle des constructions.\nCelle-ci existant indépendamment des autres humidités dans toutes les\nmaçonneries neuves, de bétons, de pierres, de briques; dans leur mortier ou\nleurs enduits, etc., nécessite un traitement spécial.\nLes exigences de la vie moderne, si souvent en désaccord avec les règles\nde l'hygiène et aussi, avec la constitution physique des matériaux, quant au\ntemps nécessaire à la cohésion de leur liaisonnement et au maintien de cette\ncohésion, ont fait rechercher différents procédés rapides pour essayer de\nsupprimer cette humidité des constructions neuves et d'en permettre l'habita-\ntion immédiate malgré leurs enduits frais.\nC'est ainsi que jusqu'ici, pour les assécher et les rendre habitables en peu\nde temps, on a préconisé l'emploi de la chaleur avec ou sans production arti-\nficielle d'acide carbonique fournie par des braseros et autres appareils (dont\nplusieurs même avec courants d'air forcés ont été brevetés dans divers pays).\nII\nCependant, hâtons-nous de le dire, vouloir extraire pratiquement par la\nchaleur toute l'humidité des matériaux nouvellement maçonnés est une erreur\nde physique.\nEn effet, en vertu du principe bien connu : que la capillarité a son maxi-\nmum d'action du côté le plus froid, chauffer l'air d'une enceinte par les\nmoyens précités : c'est échauffer leurs parois par convection et refouler succes-\nsivement à l'intérieur du mur, les humidités non évaporées dans l'air chaud,\ntrop rapidement saturé, pour l'extraire entièrement.\nDe plus, le contact de l'acide carbonique dégagé par les foyers, ainsi que\nles courants d'air produits, provoquent par la carbonisation, pour ainsi dire\nimmédiate, des enduits superficiels des parois, leur imperméabilisation presque\ncomplète, empêchant ainsi la sortie de l'excédent d'humidité non évaporée\ndans l'air ambiant que la chaleur fait rentrer dans l'épaisseur des murs vers\nle côté le plus froid qui l'attire.\nLa dessication artificielle apparente, qui en est la conséquence détermine\nla fissuration ou le faïençage des enduits, par le retrait de la matière.\nCette rapidité des modifications physiques ou chimiques de leurs surfaces\ngrâce à l'élévation de leur température et à l'action de l'acide carbonique,\nsupprime la porosité et après leur retour à la temipérature normale, l'humidité\nrefoulée à l'intérieur par la chaleur réapparaissait attirée par le refroidissement\nsuperficiel, détruisant les peintures, détachant les enduits, et rendant humides\net malsains à nouveau les locaux ainsi traités.\nCe n'est donc pas la chaleur qui peut faire sortir complètement l'humidité\ndes murs neufs et des enduits frais des nouvelles constructions."}, {"page_pdf": 23, "page_imprimee": "175", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192106-01.1.23", "debut_caractere": 19, "fin_caractere_exclue": 3079, "texte": "III\nPotur rendre utilisables ou habitables immédiatement les locaux des\nconstructions, après leur mise sous toit, contrairement à tout ce qui a été fait\njusqu'ici dans ce but, on doit se servir du froid artificiel.\nCe n'est que par l'utilisation judicieuse de températures basses appro-\npriées aux milieux, qu'il est possible d'assécher en quelques heures, d'assainir\net de rendre rapidement habitables les nouvelles constructions, par l'extrac-\ntion définitive de l'humidité des mortiers et des enduits nouveaux.\nQue le froid soit produit par un mélange réfrigérant introduit entre des\nplaques creuses approchées à une certaine distance de la muraille, ou par\nl'air froid d'un frigorifère, circulant entre des panneaux métalliques ou calo-\nrifugés et rapprochés également des murs, le principe est le même.\nLa température la plus favorable pour l'extraction de l'eau des mortiers\nou enduits, est à tous les points de vue, à + 4 degrés du thermomètre centi-\ngrade ( 1 ).\nEn supposant à 80 degrés de l'hygromètre, l'air du local dont les murs\nneufs et humides viennent d'être enduits de mortier frais, il ne faut ajouter que\n3 1/2 ou 3,5 degrés à + 4 degrés centigrades pour atteindre déjà le point de\nrosée et changer en eau de condensation toute l'humidité de l'air soumis à\ncette température.\nCe qui peut encore s'énoncer comme suit :\nIl suffit à 80 degrés de l'hygromètre et à + 7 1/2 degrés centigrades que\nl'air humide rencontre un objet à + 4 degrés centigrades pour y condenser\nson humidité et la déposer en gouttelettes liquides sur cet objet.\nOn peut encore cependant obtenir de bons résultats, en descendant au-\ndessous de 0 degré du thermomètre centigrade, mais alors on produit du givre\nou de la glace, ce qui peut être nuisible à certains enduits délicats.\n\n(1 ) Dans les environs de + 4 degrés à certains saisons de l'année, il se passe\négalement des modifications très curieuses dans les matériaux des murs. A la suite\nde pluies ou d'humidités dues à la capillarité ou aux condensations des particules\nconstitutives des mortiers sont dissoutes, transportées par les humidités vers les parois\nextérieures par osmose, et se déposent en farine impalpable qui blanchit les surfaces.\nA la première pluie, ces poussières, sulfate de chaux, etc., sont lavées et entraînées. Ces\nphénomènes sont plus intenses dans les constructions où le mortier est plus riche. 11 y\naurait lieu de poursuivre par des expériences, l'étude de ces réactions physiques et\nchimiques sur les mortiers ainsi que leur résistance et leur effet sur leur composition et\nleur durée.\nIl faudrait pour cela que les inventeurs qui se livrent à djes recherches d'intérêt\npublic de ce genr-ei et qui ont fait leurs preuves, puissent avoir accès dans les laboratoires\nde l'Etat lorsque leurs ressources ne leur permettent pas d'en posséder eux-mêmes et de\ncomjpléier leurs expériences, nos petits neveux jouiront sans doute de ces avantages, dont\nl'absence est regrettable à notre époque où tant d'argent se dépense dans des buts certes\nmoins utiles et moins définis.\n(Note de l'auteur)."}, {"page_pdf": 24, "page_imprimee": "176", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192106-01.1.24", "debut_caractere": 19, "fin_caractere_exclue": 2592, "texte": "Il est vrai que la dernière couche, moins poreuse et plus fine, pourrait\ns'appliquer sans inconvénient après l'extraction de l'eau des enduits les plus\ngrossiers et naturellememnt plus poreux. Cela ne ferait que favoriser la rapi-\ndité de l'évaporation et de l'extraction mais il y aurait peut-être moins\nd'homogénéité entre les couches anciennes sèches et la nouvelle plus humide.\nLa réponse à cette question ne peut être donnée que par l'expérience.\nElle est à portée de tout praticien observateur.\nIV\nPartant du principe déjà cité : que la capillarité a son maximum d'action\ndu côté le plus froid, Y utilisation des plaques creuses contenant un mélange\nréfrigérant ou des courants d'air froids circulant entre les panneaux et rappro-\nchés des murs nouveaux ou des enduits nouvellemeent appliqués, fera s'exté-\nrioriser vers la paroi refroidie l'humidité des murs neufs en l'obligeant à\nsuinter des pores de leurs enduits.\nCette extraction se produira dans les locaux fermés sans provoquer de\ncontraction des pores ni de faïençage des enduits, par l'évacuation normale et\nnaturelle de toute l'eau contenue dans les matériaux. En outre, le mur échap-\npera à la brutale action de rétraction de son mortier et de ses enduits, par la\nchaleur.\nDans la pratique, on se sert de panneaux réfrigérants en tôle d'aluminium\nondulée, glissant sur des tringles verticales, pouvant être fixées à la hauteur\nutile par des taquets d'arrêt, rapprochés successivement de la surface des murs,\net déplacés depuis le plafond jusqu'à la base.\nIls seront arrêtés à chaque emplacement pendant le temps nécessaire pour\nobtenir l'extraction au degré voulu.\nLe froid, ce puissant facteur du bien-être moderne, peut actuellement\nêtre produit partout, dans des conditions peu onéreuses, et presque aussi\nfacilement que la chaleur.\nIl trouvera, dans ce cas nouveau, une application d'une de ses qualités\nphysiques si spécialement utile et deviendra, une fois de plus, un collaborateur\npuissant des hygiénistes par l'assainissement rapide et définitif des construc-\ntions neuves de l'avenir.\nQuelques mots pour finir et résumer le bilan des moyens nouveaux mis\nà la disposition de 1 asainissement des habitations anciennes ou nouvelles.\nLes remèdes définitifs, cherchés partout depuis si longtemps, pour obtenir\nla suppression des ravages de toutes les espèces d'humidité dans les contruc-\ntions, peuvent être considérés actuellement comme trouvés.\nLes nouveaux éléments, mis à la disposition des constructeurs et hygié-\nnistes, étant réduits à la dernière limite de la simplicité, il n'y a plus rien à"}, {"page_pdf": 25, "page_imprimee": "177", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192106-01.1.25", "debut_caractere": 19, "fin_caractere_exclue": 1972, "texte": "changer. Ils sont tous appropriés à la nature des matériaux étudiés, applicables\naux constructions les plus différentes et basés sur I*utilisation de certaines de\nnos lois physiques, que nous pouvons considérer à bon escient comme\nimmuables.\nL. emploi d un simple trou ménagé dans un corps poreux en terre cuite\nd'une porosité déterminée, de forme prismatique ou pentagonale, constituant\nà lui seul un élément de construction complet, parvient à vaincre l'humidité de\ncapillarité, réfractaire à tant d'efforts du passé et du présent (1 ).\nQuelques trous encore, de dimensions différentes entre eux, posés de\ncertaine façon, à des côtés et à des niveaux différents, c'est tout ce qui est\nemployé pour faire fonctionner automatiquement la nouvelle aération horizon-\ntale automatique, dite différentielle (2).\nCette aération si simple dans son efficacité et dont la force motrice prend\nnaissance dans les différences de densité qui existent partout et toujours entre\n1 air de deux côtés d'orientation différente d'une construction ou entre les\ndifférents niveaux de l'air intérieur des locaux et entre ceux de 1* extérieur»\nGrâce à elle, l'air neuf peut pénétrer jusque dans les cours et courettes les\nplus infects; entrer dans les logements des plus humbles et apporter, à leurs\noccupants, l'air neuf, réservé jusqu'ici aux ventilateurs des riches ou à leurs\nconstructions luxueuses.\nIl chasse définitivement de leur taudis l'air confiné ou stagnant qui les\ny aidait à mourir.\nEnfin, pour terminer le cycle de F assainissement des habitations\nmodernes, un peu de froid promené sur les murs neufs, ce qui fera « frisson-\nner » d aise dans sa tombe le grand Tellier, le père du froid, rendra les mai-\nsons nouvelles en état d'être habitées non seulement immédiatement, mais\nsainement (3).\n\nA. KNAPEN.\n\n(1) Brevets allemands : nos 210571, 1905; 214395, 1908; 222787, 1909; 267512,\n1912.\n(2) Brevet allemand : n° 275058, 1911.\n(3) Brevet allemand (en accord)."}]}, {"article_id": "bm-bmtnaac-1921-06-01-c012", "article_bluemountain": "bmtnaac_1921-06_01#c012", "volume": "bmtnaac_1921-06_01", "ocr_source": "OCR Blue Mountain (ALTO), transcription TEI : lignes lb/@facs", "texte_sans_correction": true, "page_debut": "178", "page_fin": "180", "image_debut": 26, "image_fin": 28, "pages_selon": "pagination imprimée relevée dans le METS Blue Mountain (ORDERLABEL) ; [n] = page sans folio restituée", "url_article": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192106-01.2.6", "titre_corps": "ECHOS ET NOUVELLES", "titre_sommaire": "ECHOS ET NOUVELLES", "signature_source": "", "controle": "bornes données par la structure logique METS/ALTO de Blue Mountain (blocs ALTO de chaque constituant)", "pages": [{"page_pdf": 26, "page_imprimee": "178", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192106-01.1.26", "debut_caractere": 19, "fin_caractere_exclue": 2132, "texte": "ECHOS ET NOUVELLES\n\nLA QUINZAINE INTERNATIONALE\nBRUXELLES 20 AOUT = 5 SEPTEMBRE 1921\nSESSION DE L'UNIVERSITE INTERNATIONALE. - CONGRES INTERNATIONAUX\nVISITE SCIENTIFIQUE DE LA BELGIQUE\nCOURS D'URBANISME\nPour la deuxième fois l'Union des\nait Palais Mondial (Parc du Cinquantenaire,\nsitaire internationale dont nous donnons\nNous attirons tout particulièrement l'atte\nd'Urbanisme qui s'y donneront sous le p\nVilles. 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La Quinzaine internatio-\nnale s'ouvrira le 20 août prochain à Bruxelles, au\nPalais Mondial. Comme l'an dernier, c'est l'Union\ndes Associations internationales qui l'organise, en\nfixant un même lieu et un même temps pour di-\nverses manifestation» de la vie générale qu'il y a\nintérêt à ne pas tenir isolées. Elle se compose de\nquatre éléments :\nI. — La deuxième session die l'Université Inter-\nnationale réunira des maîtres et des étudiants de\ntous pays. La Société des Nations a donné son\nappui, divers gouvernements se sont intéressés à\ndes chaires nationales. La Confédération interna-\ntionale des étudiants assume la tâche du recrute-\nment des étudiants. 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Le\nrepport général conclut à la création d'une orga-\nnisation générale du Travail intellectuel analogue à\ncelle qui existe pour le T r a va il manuel et rattachée,\ncomme celle-ci, à la Société des Nations.\n111. Une étude générale de la Belgique sera\npoursuivie. Eilile comportera une série de visites et\nexcursions dans les grands établissements scienti-\nfiques eit aux Centres d'intérêt de Bruxelles et de la\nprovince. Des exposés didactiques seront faits de-\nvant les objets et dans les divers milieux.\nIV. Le quartier général de la quinzaine sera\nau Palais Mondial, dont les auditoire®, les collec-\ntions et les saillies d'étude forment un milieu parti-\nculièrement favorable. Les diverses institutions qui\ny ont leur siège permanent, et en particulier le\nMusée internation ail, viennent de donner de nou-\nveaux développements à leurs installations. Une\nexposition des nouveautés scientifiques et sociales\nsera répartie dans les salles.\nPeuvent devenir membres de la Quinzaine inter-\nnationale par simple inscription, et bénéficier gra-\ntuitement de ses avantages : le personnel ensei-\ngnant, les étudiants inscrits aux Universités, les\nmembres des sociétés scientifiques ou techniques et\ntoute personne présentée par quelqu'un de ces\ncatégories. Les associations ou groupements sont\ninvités à donner leur adhésion collective. Les mem-\nbres de la Quinzaine pourront fréquenter les cours\nde l'Université (3e matin), prendre part aux visites\n(I*après-midi ) et assister en auditeurs aux séances\ngénérales des Congrès et Assemblées. (Envoi du\nprogrammée détaillé sur demande).\nUNIVERSITE INTERNATIONALE (deuxième\nsession : 20 août- 5 septembre 192 î ).\nPREMIERE LISTE\nUniversités adhérentes. Bucarest, Copenhague,\nLeyden, Lisbonne, Madrid, Poznan, Prague, Var-\nsovie, Zurich.\nCorps professoral. 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Cycle Russe : Conférences sur la Russie, ou\npar des professeurs russes, avec la collaboration du\nGroupe des Académiciens russes de Paris.\nVisites scientifiques en Belgique. Bruxelles,\nAnvers, Mons, Gand, le Littoral et le front de\nl'Yser (étude au point de vue intellectuel, artisti-\nque, industriel, social, municipal). Journées\nagricoles, musicales, coloniales, bibliographiques.\n1. Apple ton (France). - Le recours pour\nexcès de pouvoir dans le droit administratif fran-\nçais. Une page d'histoire judiciaire : l'affaire du\nCourrier die Lyon»\n2. Boillot (Grande-Bretagne. La Fontaine\ncoloriste. Les sensations auditives chez La Fon-\ntaine.\n3. Carré (Lyon). L'influence de Goethe en\nAngleterre avant Cariyle. Cariyle et son apos-\ntolat.\n4. Child (Etats-Unis). L'œuvre urbanistique\ndu gouvernement des Etats-Unis pendant la grande\nguerre (2). Les commissions d'urbanisme en\nAmérique. Leur organisation, leurs méthodes de\ntravail (2)«\n5. Claparède (Suisse). 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Les principes de la\npsychologie génétique et leur application à l'école\nactive (3).\n13. Gérardin (France). La théorie des nom-\nbres (3).\n12. Hattoni (Japon). La littérature chinoise\n(2).\n15. Kraitchik (Russie). Les abaques (2).\n16. La Fontaine (Belgique). Eléments de\ndroit mondial (4).\n17. Lebedeff (Russie). Situation des savants\net des intellectuels en Russie. La politique bol-\neheviste au Caucase et dans le proche Orient.\n18. Le Clément de Saint Marie (Belgique).\nRecherches psychiques, leur objet, leur développe-\nment actuel, leur portée (2).\n19. Michels (Suisse). L'émigration en géné-\nral et les problèmes nouveaux de l'émigration de\nl'avant-gueirre.\n20. Mikami (Japon). Histoire générale du\nJapon.\n21. Otlet (Belgique). L'économie intellec\ntaelle et d'Organisation internationale (4).\n22. Payot (France). Organisation du travail\nintellectuel (3 ).\n23.fl Roubakine (Russie). La psychologie\nbibliologique.\n24. Rougier (Suisse). 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Nous\napprenons qu'un concours de mobilier pour\nhabitations à bon marché est ouvert à An-\nvers du 1 3 au 29 août et que d'importantes\nrécompenses pourront être distribuées.\nLe concours est divisé en 4 groupes afin\nque tous les industriels, même les petits in-\ndustriels, puissent y prendre part.\nDes renseignements peuvent s'obtenir\njournellement au Secrétariat, 45, Keizer-\nstraat, également les mercredi et vendredi,\nde 5 à 6 heures, chez l'architecte De Roeck,\nVleminckxveld, 19, à Anvers.\nCLASSIQUE - BAROQUE - MODERNE.\nUne erreur s'est glissée dans les illustra-\ntions qui accompagnent l'article que M. J.-F.\nHœben a consacré dans le précédent numéro\nau livre de M. Théo van Doesburg. Les cli-\nchés des planches deux et trois ont été inter-\nvertis. Comme nos lecteurs l'auront deviné le\ncliché de la planche II figure une composi-\ntion en gris, blanc et noir (1918, dont M.\nHuszar est l'auteur; le cliché de la planche 111\nreprésente un hall au « Vacantiehuis », à\nNoordwykerhout (Hollande), œuvre de\nMM. 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Nous\napprenons qu'un concours de mobilier pour\nhabitations à bon marché est ouvert à An-\nvers du 1 3 au 29 août et que d'importantes\nrécompenses pourront être distribuées.\nLe concours est divisé en 4 groupes afin\nque tous les industriels, même les petits in-\ndustriels, puissent y prendre part.\nDes renseignements peuvent s'obtenir\njournellement au Secrétariat, 45, Keizer-\nstraat, également les mercredi et vendredi,\nde 5 à 6 heures, chez l'architecte De Roeck,\nVleminckxveld, 19, à Anvers.\nCLASSIQUE - BAROQUE - MODERNE.\nUne erreur s'est glissée dans les illustra-\ntions qui accompagnent l'article que M. J.-F.\nHœben a consacré dans le précédent numéro\nau livre de M. Théo van Doesburg. Les cli-\nchés des planches deux et trois ont été inter-\nvertis. Comme nos lecteurs l'auront deviné le\ncliché de la planche II figure une composi-\ntion en gris, blanc et noir (1918, dont M.\nHuszar est l'auteur; le cliché de la planche 111\nreprésente un hall au « Vacantiehuis », à\nNoordwykerhout (Hollande), œuvre de\nMM. 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(#ut spécialement l'attentian sur «an excallaat\n£\\Jl * JUs JL/ JL/ RUERERROOFÎNG (Taiture caaatchaatée)\n• -±r: supérieur aux praduits similaires iaipartés\n. .. ' y\ns\nRpfprAlirPQ J®Msi 0,1 d# taitures-terrasses placées ea\nFraductien de plus de 3,•61,616 m'da Cartan bitumé ea 1926\nPrix at échantillons gratis sur demande"}]}], "pages_ocr_originales": [{"page_pdf": 1, "page_imprimee": "couv. 1", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192106-01.1.1", "texte": "EDITION\nTEKHNE\nRevue • MENSUELLE\nIIe Année Numéro\nJuin\nwsi"}, {"page_pdf": 2, "page_imprimee": "couv. 2", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192106-01.1.2", "texte": "K i V U C AËNbUELLE BELGE\nLA CITÉ\nURBANISEE ■ ARCHITECTURE ■ ART PUBLIC /\nRECONSTRUCTION\nDES REGIONS DÉVASTÉES\nRédacteurs : MM. Font* Bodson, artichtecte (Bruxelles) ; André d« Riddcr Publicité\n(Anvers) ; Huib. Hoste, architecte ( Bruges) ; Raymond Mocstert, architecte\n(Bruxelles) ; L. ran der SwaeLnsen, architecte-paysagiste (Bruxelles). MM. Tn-\nMer, homme de lettres (Braxeles) ; Riipk Verwiighen» lagénieuv Urbaniste\n(Bruxelles)/Secrétaire de la Rédaction.\nLe< Réd«ettnri et ÇoîlaboTfttwri aoat m«1« rtipomlilti de )««n aiëtl* • Il mu HmAi\ncompte dtm < le Cité > de tout ouvwfi doet deux exempleiree aeveit einyà 4 le Rtiaeu\nPour la rédaction. Y administration et les demandes d'abeniuemaat, sadxesMi au Soge de\nk Revue : 10, Place Loix, St-Gillee- Bruxelles.\nPour la vente au numéro, s'adresser exclusivement aux l&Bairea*\nABONNEMENT : 10 fï.; Etmnjper, 12 fasses; k niunfaew Un fcnM»\nLes abonnements peuvent se prendre en versant 1a tomme db 10 francs M crédit dn\nCompte-ckèques-poetaox : n* 16621 (Revu : La Cité).\n\no\nLOC\n176, chsée de Boondael « Bruxelles\nMaisons ouvrières et rurales\nen agglomérés poreux et en briques\nm&iâ\n33«\nm\nn\nH\n(T9Ç*'\n«à*»-*\nUSINES\nBéton armé de tous systèmes\n€*#££>\nHourdis creux sans coffrages\nBLOCS ATHERMANES KNAPEN\nMACHINES PILONNEUSES"}, {"page_pdf": 3, "page_imprimee": "157", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192106-01.1.3", "texte": "LA CITÉ. Année. N°\nJUIN 1921\n\nSOCIÉTÉ DES URBANISTES BELGES\nPROTESTATION\n\nLa S. U. B. rappelle les termes du Manifeste lui servant de constitution,\nlesquels affirment qu'au nombre de ses préoccupations elle range le souci de\nvoir le paysage urbain s'empreindre d'un caractère nouveau qui soit, en archi-\ntecture, l'expression des phases d'évolution de la vie sociale et de la sensibilité\ncontemporaines.\nSe référant au point de vue prérappelé, la S. U. B. :\nélève une énergique et solennelle protestation à l'occasion des mutilations\nqui viennent d'être infligées à une œuvre des plus remarquables du Maître\narchitecte Victor Horta, cette œuvre étant un hôtel particulier construit à\nl'avenue Louise à Bruxelles, portant le n° 459 dans cette avenue, et appartenant\nau Baron Descamps-David, ancien Ministre des Sciences et des Arts, l'archi-\ntecte Veraart, de Bruxelles, membre de la Commission Royale des Monuments\nétant l'auteur des mutilations;\ndéplore la destruction d'une œuvre caractéristique des tendances architec-\nturales qui marquèrent le début du XXe siècle;\nsans pouvoir, hélas! s'étonner outre mesure qu'il se trouve encore des\nparticuliers dépourvus à ce point de discernement, de conscience artistique et\nde discrétion que pour apporter du vivant de l'artiste qui l'a conçue, et sans le\nconcours de celui-ci, des modifications à une œuvre d'architecture, exprime\nson indignation qu'il ait pu se rencontrer un confrère architecte pour s'associer"}, {"page_pdf": 4, "page_imprimee": "158", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192106-01.1.4", "texte": "LA CITÉ\nJUIN 1921\n\nà semblable méfait, attendu qu'aussi longtemps que de tels procédés seront\npossibles au sein de la corporation des architectes il sera complètement illu-\nsoire de prétendre relever le prestige et l'autorité de celle-ci;\nregrette l'incapacité de l'opinion publique à s'émouvoir de semblables\nsituations attendu qu'aussi longtemps que l'opinion publique restera indifférente\nà l'architecture,la suprême expression esthétique de l'esprit civique d'un peuple,\nil sera vain d'espérer que la Nation belge prenne rang parmi les nations cul-\ntivées de l'Europe, à ce point de vue;\nsouhaite voir la Commission des Monuments recevoir de la législature\nune extension de pouvoirs qui l'oblige à classer les œuvres d'art moderne carac-\ntéristiques d'une époque ou d'une orientation nouvelle, afin que les communes\nà leur tour puissent se prévaloir de ce classement pour subordonner au\nrespect de l'œuvre classée les autorisations indispensables à la transformation\néventuellement nécessaire de telles constructions;\ndécide que la présente protestation sera imprimée dans « La Cité »,\norgane de la S. U. B. et tirée à part pour être adressée aux intéressés immé-\ndiats, le propriéaire de l'immeuble et l'architecte auteur des transformations,\nofferte en hommage de respect et d'admiration au Maître Victor Horta et\ndistribuée aux Pouvoirs publics, à la Presse et aux Associations techniques ou\nprofessionnelles de toute nature que la chose puisse intéresser.\nAinsi rédigé en séance du 13 juin 1921 -\nPour copie conforme :\nLe secrétariat."}, {"page_pdf": 5, "page_imprimee": "n. p.", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192106-01.1.5", "texte": "PLANCHE V.\n-:- Supplément de la Revue\nLA CITÉ, IIme Année. Nº 7.\nHOTEL PARTICULIER, AVENUE LOUISE, 459, BRUXELLES.\nArchitecte : V. Horta.\nAspect de la Façade telle\nqu'elle était à l'origine."}, {"page_pdf": 6, "page_imprimee": "n. p.", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192106-01.1.6", "texte": "PLANCHE VI.\nArchitecte : V. Horta.\nAspect de la façade aprés une première transfor=\nmation, faite vers 1910, par M. Horta lui=même\nà la demande des propriétaires de l'époque. =\nHOTEL PARTICULIER, AVENUE LOUISE, 459, BRUXELLES\nFaçade transformée en 1921 par\nun nouveau propriétaire sans que\nM.Horta ait été appelé à intervenir."}, {"page_pdf": 7, "page_imprimee": "159", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192106-01.1.7", "texte": "LA CITÉ\nJIUN 1921\n\nHORTA-VERAART\n\nLe fait de juxtaposer ces deux noms, les transforme en deux drapeaux;\nils représentent deux partis extrêmes. Qui se range du côté de l'un se déclare\nadversaire de l'autre.\nEt cela depuis l'affaire de l'avenue Louise.\nVoici les faits.\nVers 1 900, Hor ta construisit à l'avenue Louise un hôtel particulier dont\nnous reproduisons ci-contre la façade en son état primitif. Cette façade nous\nmontre dans son ensemble et jusque dans ses plus petits détails 1 empreinte\ndu maître. 11 est inutile, je crois, de caractériser ici la manière d'Horta; qu'il\nme suffise de rappeler que ses adversaires aussi bien que ses partisans étaient\nd'accord sur le fait que Horta avait construit avenue Louise une véritable\nœuvre d'art.\nOn dit que F humanité évolue. Oui, et même parfois à rebours.Oyez donc.\nL'exposition de 1910 allait avoir lieu, et le quartier devait être rendu\ndigne de cet événement mondial. On perce l'avenue de Mot en face de\nla création de Horta et un des échevins de la ville de Bruxelles, imbu sans\naucun doute du « Kolossaal » qu'on aime tant à reprocher à d autres, s ima-\ngina que la façade Horta défigurait le quartier. Figurez-vous qu elle n a qu un\nétage! Dans ce beau nouveau quartier! Au milieu de tous ces bâtiments en\nrenaissance et en Louis XIV, XV, XVI, etc. Quelle honte pour la ville de\nBruxelles de posséder à cet endroit une oeuvre d'art conçue par un architecte\nrenommé. Quel culiot de sa part d'avoir osé celai\nLes circonstances paraissaient favorables : l'immeuble venait de changer\nde propriétaire. Les intrigues commencèrent et réussirent jusqu'à un certain\npoint. Le propriétaire consentit à faire ajouter à sa maison un étage dont il\nn'avait guère besoin, mais il avait tellement le respect de F œuvre d'art qu'il\npossédait, qu'il s'adressa pour la transformer à Horta lui-même.\nCelui-ci s'exécuta, la mort dans l'âme, et le résultat fut fatalement, voyez\nla photographie du nouvel aspect, une altération profonde de l'œuvre primi-\ntive, Mais l'ensemble restait une œuvre d'Horta. une œuvre d'art, une œuvre\nqu'on respecte et qu'on vénère.\nNotons en passant, que l'opinion publique d'alors ne s'est guère émue\nde cette affaire. On s'était donné le mot pour la passer sous silence: nous\ndédaignons ces détails, n'est-ce pas; nous voulons être grands jusque dans\nnos petitesses, c'est acquis. Les admirateurs d'architecture avaient du reste à\ns'ébahir devant le Vieux-Bruxelles-Kermesse, ce chef-d'œuvre, cette mer-"}, {"page_pdf": 8, "page_imprimee": "160", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192106-01.1.8", "texte": "LA CITÉ\nJUIN 1921\n\nveille, cette œuvre suggestive à tout point de vue, cet ensemble qui... cette\nréalisation que...\nLa fièvre se calma avec la démolition de Bruxelles-Kermesse, et les amis\nde r art les vrais - eurent la satisfaction de voir l'œuvre d'Horta rester\ndebout.\nIls avaient compté sans la guerre, sans « l'après-guerre ! »\nNous n'essaierons pas de relever ici les caractères spéciaux du temps que\nnous vivons actuellement en notre pays; notons seulement qu'il nous dote\nd'une morgue dont nous nous servons comme si elle était une de nos\nqualités (?) naturelles.\nLa guerre, c'était, n'est-ce pas, la lutte de la culture latine contre la\nculture germanique; la première équivalait à toutes les qualités, tous les\nraffinements, tandis que la seconde personnifiait toutes les grossièretés, le\nmanque de respect pour le bien d'autrui, etc.\nNous nous battions pour obtenir le droit des peuples à être régis comme\nils le voulaient...\nNous avons remporté la victoire et nous nous appuyons sur elle pour\ntâcher de voler quelques provinces à une nation voisine qui n'a fait d'autre\nmal que de recevoir et d'entretenir pendant toute la durée de la guerre l'armée\nde nos fugitifs.\nLa culture latine a gagné le Manche et elle épanche sa solliciture sur...\nla façade d'Horta, avenue Louise.\nUn monsieur huppé, titré, s'est rendu acquéreur de l'immeuble en ques-\ntion. Il a l'avantage sur bien d'autres d'avoir été ministre des Sciences et des\nArts. C'est assurément un titre.\nCe monsieur s'appelle le baron Descamps-David. C'est un beau nom,\net noblesse oblige.\nJ'allais oublier que nous vivons dans la période d'après-guerre!\nLe baron Descamps-David a donc acheté l'immeuble de l'avenue Louise,\net il s'est imaginé en faire transformer la façade. Je m'exprime mal : trans-\nformer n'est pas le mot juste : je dois dire déformer.\nC'est grave. Rien, en effet, n'obligeait ce monsieur à acheter une maison\nqui ne lui plaît qu'à moitié. Son intention n'a jamais été, croyons-nous, de\nmodifier la partie de la maison qui le satisfait, c'est-à-dire la distribution,\n1 aménagement intérieurs. Mais la façade, qui n'est, en somme, que l'habit\nextérieur de 1 intérieur, qui respire le même esprit que l'intérieur, la façade\nle choquait et devait disparaître.\nPourquoi ?\nParce qu'elle était une œuvre d'art? Nous n'osons supposer cela de la\npart d un ancien ministre des Sciences et des Arts. Parce qu'elle était l'œuvre\ndun artiste qui se posait comme champion de l'art moderne? Parce que le\nmême artiste a fait à Bruxelles la Maison du Peuple?"}, {"page_pdf": 9, "page_imprimee": "161", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192106-01.1.9", "texte": "LA CITÉ\nJÎUN 1921\n\nNous l'ignorons et nous ne voulons pas le savoir. 11 nous suffit de\nretenir que l'élite de notre peuple, les classes de notre société dans lesquelles\nse recrutaient les ministres avant la guerre, n'en sont encore que là, n'ont pas\nle respect de l'œuvre d'un artiste sincère et réputé,et osent souffleter: celui-ci en\njouissant de cette partie de son œuvre qui n'est pas vue du public, tandis qu'ils\naltèrent ce qui s'en trouve à front de rue.\nOu est-ce que j'exagère en généralisant, et nous trouvons-nous devant\nun cas isolé? Je le voudrais.\nMais ce n'est pas le seul oirage qu'indique le baromètre de notre culture\nnationale.\nEn tant qu'ancien spécialiste en sciences et arts, le propriétaire s est dit\nqu'il fallait un homme de métier pour réaliser son rêve de déformation.\nPremier signe de culture nationale : il s'est trouvé un architecte pour\nsatisfaire les caprices du mécène et pour déflorer une partie de 1 œuvre de\nson collègue, à savoir Monsieur l'architecte Veraart de Bruxelles. La photo-\ngraphie que nous reproduisons montre avec quel soin jaloux il s est acquitté\nde sa besogne destructice. (Ce n est pas qu'en temps de guerre et il n'y a pas\nque la culture germanique qui détruit des œuvres d art. )\nSecond signe de culture nationale : le monsieur qui ose faire des choses\npareilles est membre de groupements d architectes, est membre de la Com-\nmission royale des monuments.\nTroisième signe de culture nationale : le monsieur en question, une fois\nle crime commis, reste membre des dits groupements et commission. Il ne\ndonne ni ne reçoit sa démission.\nQuatrième signe de culture nationale : la presse qui devrait, pour rester\ndans son rôle, éclairer et diriger l'opinion publique se taît, ou parle dune\nfaçon absolument partiale.\nVoyez sur quel ton badin « Le National » du 28 mai perore :\nSUR UNE FAÇADE.\nIl arrive à tout le monde de ne plus trouver délicieux à cinquante ans\nce qui nous enchantait à vingt ans. Le temps est un grand critique. Les goûts\nchangent. Un propriétaire domicilié avenue Louise avait une belle maison\ndont il était très fier. Très originale, évidemment, pour notre époque. Elle\navait été construite par l'architecte Horta. Aujourd'hui, la jolie demeure ne\nplaît plus à son seigneur et maître qui la trouve fade et nue. Rien d étonnant\nà cela. Le coniitaire' pfiïtôt aurait lieu de surprendre. On se lasse de tout.\nDégoûté de sa maison, le propriétaire a fait appel à un autre architecte pour\n« changer tout cela ». Qui pourrait lui en vouloir ? Evidemment, il aurait pu\nlaisser l'œuvre de M. Horta intacte et se faire construire une autre habitation\npar un autre architecte de l'avenir. Mais chacun sait que le moment n est pas\ntrès propice. Les matériaux sont encore si chers. Il aurait pu aussi, dird-Uon,\ns'adresser à l'architecte Horta et lui demander amicalement quelques petites"}, {"page_pdf": 10, "page_imprimee": "162", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192106-01.1.10", "texte": "LA CITÉ\nJUIN 1921\n\nretouches agréables qui ïauraient satisfait. Rien de mal à cela. Il est probable\nque le « grand architecte » s'y serait prêté. Pourquoi pas? Un artiste n'est\njamais satisfait de son œuvre. Il a toujours des repentirs. Il est possible que,\nconsulté, M. Horta aurait modifié le dessin primitif, bouleversé lui-même son\nprécédent ouvrage et refait une nouvelle façade plus belle encore que la\npremière. Cela se fait en littérature, en musique... Manon et Mireille ont plu-\nsieurs versions. Les sermons de Bossuet ont de nombreuses variantes. Une\nœuvre d'art est toujours perfectible. Le « Dépit amoureux » que Molière a\nécrit en quatre actes est joué en deux actes, avec des coupures, par les comé-\ndiens du Théâtre-Français, sans l'assentiment de Molière ni de sa servante.\nDégoûté de sa maison, dégoûté de l'art moderne, dégoûté de M. Horta\nlui-même, le dit propriétaire s'est adressé à un autre architecte plus tradi-\ntionnel et lui a commandé une façade plus conforme à son goût nouveau- Et\ntout le monde peut voir aujourd'hui, avenue Louise, un immeuble construit\npar Horta, auquel un collaborateur, dont le nom est resté inconnu jusqu'ici,\na ajouté quelques enjolivements de style ancien.\nL'affaire fait quelque bruit. Le cercle des « Figuristes » proteste avec\nindignation, voue le propriétaire barbare aux gémonies. Un grand journal va\nmême jusqu'à prendre vivement parti contre ce « vandalisme » et parle du\ndroit qu auraient les autorités de restreindre le droit de propriété des citoyens\npour faire respecter ï œuvre des architectes.\nVoilà bien l'idée la plus folâtre qui se puisse imaginer. Elle est d'ailleurs\nbien d'aujourd'hui. Elle porte la marque de notre temps, de ce temps où, au\nnom de la liberté, on invente tous les jours l'une ou l'autre obligation, l'une\nou l'autre tyrannie. Il ne manquait plus, pour couronner le régime, que de\nsuggérer à M. Destrée, ministre des Sciences et des Arts, d'inaugurer chez nous\nune espèce d'étatisme esthétique, comme M. Wauters a instauré l'étatisme\ncommercial et industriel.\nTout de même, on serait curieux de connaître le critérium dont se\nservirait une commission officielle du Beau pour juger intangible l'un ou\nl'autre immeuble appartenant à un citoyen libre.\nY aurait-il un art officiel, comme il y a un costume national?\nL'art de M. Horta serait-il devenu l'art officiel depuis que cet architecte\na construit la Maison du Peuple?\nPersonne n'ignore cependant que ïesthétisme de M. Horta fut d'abord\nun esthétisme révolutionnaire. Mais personne n'ignore, non plus, que les\nrévolutionnaires nantis deviennent bientôt les plus farouches conservateurs.\nLes « Figuristes » auraient-ils l'intention de proclamer aujourd'hui officiel,\nobligatoire et forcé, l'art moderne coiffé jadis du bonnet rouge?\nComment!... Ce « vil bourgeois » de l'avenue Louise a Vaudade de renier\nles dieux artistiques de l'heure pour revenir aux vieux styles Louis XVI et\nmême Louis XV qui firent l'admiration de nos ancêtres! C'est un vandale!...\nIl faut l'empêcher de salir le chef-d'œuvre."}, {"page_pdf": 11, "page_imprimee": "163", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192106-01.1.11", "texte": "LA CITÉ\nJIUN 1921\n\nJl fut un temps où M. Horta, rompant avec la tradition, parut très\naudacieux. Son art triomphe aujourd'hui. Il ne faut pas être grand clerc pour\nprédire que dans vingt ou cinquante ans\nraîtront « pompiers », « poncifs », « vieu »,\ngénération.\nCela s'est toujours passé ainsi. Cela\net des modernes, des classiques et des ro\nrévolutionnaires se renouvelle périodiquement\nagitations humaines. La critique elle-même\ncomme l'onde. Baudelaire honni par les\naujourd'hui, à l'occasion de son centenaire,\nignoré de ses contemporains, jouit aujour\nculte passionné que la découverte de\nqu' accroître.\nIl y a actuellement au Jeu de Paume,\ndais qui donne lieu à une crise d'engouement\nprodige et l'on s'avise tout à coup de d\nignorés, auprès de qui notre Van Dyck\nCela passera, puis cela renaîtra sur nouveaux frais à propos d'autres\ngrands méconnus à une époque ultérieure.\nC'est pourquoi les « Figuristes » ont tort de crier au sacrilège. L'« artiste »\ninconnu qui a corrigé Horta sera peut-être\nque Horta connaîtra une éclipse ou l'oubli.\nque cela-\nLes « Figuristes » trouvent peut-être\ntous cas, le propriétaire est content, lui, et je suis sûr que nombre de braves\ngens passant devant l'immeuble de l'avenue Louise trouveront que c'est très\nbien, beaucoup mieux qu'autrefois. Qui «\nqui s'arrêteront, dans vingt ans, devant\ns'étonneront d'une construction aussi poncive au milieu des merveilles\nambiantes, mais admireront, par contre,\nLouis quinzième. O. F.\nLà-dessus M. Horta a l'audace d'envoyer une réponse à la rédaction.\nElle est datée du 2 juin. Le journal attend le 9 juin pour imprimer ce qui suit :\nSUR UNE FAÇADE.\nSous ce titre nous avons publié, dan 28\noh nous relations que le propriétaire d'une maison de l'avenue Louise avait\nfait transformer la façade de son immeuble,\nvements de style ancien. L'architecte H\ndes plans de la maison, certains crièrent"}, {"page_pdf": 12, "page_imprimee": "164", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192106-01.1.12", "texte": "LA CITÉ\nJUIN 1921\n\nM. Horta a envoyé un droit de réponse à Hauteur de l'article, notre\ncollaborateur O. F. Celui-ci étant précisément en congé l'insertion des com-\nmentaires de M. Horta a subi quelque retard. Voici le principal de ses obser-\nvations :\nVous me dépeignez comme un « révolutionnaire >. Permletfcez-tmoi que j'y vode un\ncompliment et que j'exprime le regret de n'avoir pu l'être davantage, à l'égal - par\nexemple des artistes du moyen âge et de leurs sucesseurs jusqu'à l'Empire,qui tous\nindistinctement mirent au rancart les formes architecturales de leurs prédécesseurs.\nVous dites encore que ce que j'ai fait vieillira : c'est mon plus cher désir d'assister,\nde mon vivant, à la marche en avant, plus audacieuse encore que la nôtire, de la\njeunesse qui nous s(uit.\nVous écrivez : « Dégoûté de sa maison, dégoûté de l'art moderne, dégoûté de\nM. Horta lui-même, le dit propriétaire s'est adressé à un autre architecte...\nPour dégoûter le® gens il faut un motif grave qui n'a pu exister dans le cas pré-\nsent, car je n'ai jamais eu de relations avec le propriétaire actuel de l'immeuble et n'ai\nmême pas l'honneur de le connaître de vue.\nLe propriétaire pour qui j'ai construit la maison m'adressait à la date dfu 25 mai\nune lettre :\n« Je tiens à joindre mes regrets de voir la disparition die cette œuvre... Je vous\navoue que si j'avais connu cette intention avant la ventfâ, cette personne n'en serait pas\nle propriétaire actuel... etc., etc. >\nUne maison n'est pas seulement dans sa façade, etlile est surtout dans son intérieur,\ndans son plan. Ceux-ci n'ont pas été corrigés à ce que je crois bien savoir. Est-ce ma\nrevanche ?\nTout cela ne change rien à la justesse\nrateur qui raillait ceux qui, à propos d « »,\nqu'auraient les autorités de restreindre\nfaire respecter l'œuvre des architectes!\nLes partisans de l'art architectural\nfaçade fort laide, avec ses enjolivements\najoutant, et c'est ainsi que nous terminerons\n« En tous cas le propriétaire est content lui, et je suis sûr que nombre de\nbraves gens passant devant l'immeuble\nc'est très bien, beaucoup mieux qu'autrefois. « » de\nl'avenir qui s'arrêteront, dans vingt ans,\nencore s'étonneront d'une construction\nveilles ambiantes, mais admireront, par\nfaçade Louis quinzième.»\nVoici maintenant le texte original de la lettre de M. Horta :\nBruxelles, le 2 juin 1921.\nA Monsieur O. F., Rédacteur Le National,\nMonsieur,\nOn me communique l'article que vo 25-5-21 « sur une\nfaçade » d'une de mes maisons de l'avenue Louise."}, {"page_pdf": 13, "page_imprimee": "165", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192106-01.1.13", "texte": "LA CITÉ\nJIUN 1921\n\nL'affaire, dites-vous, fait quelque b\nComme artiste, j'en suis enchanté,\nbruit du monde ne ferait pas revivre u\naimant son enfant, parut-il contrefait a\nque toute discussion sur l'Art de l'archit\nsalutaire, bienfaisante et contribue à relever\ndans le domaine de l'Art en général.\nMalheureusement, si chez nos voisins\nen Belgique tout finit par la politique!\nDans l'inoffensive maison de bourgeoi\nfrapper l'architecte de la Maison du Peu\nau début de ma carrière, ont vu de quoi\nDe ceci, cependant, je n'ai jamais eu\npayer par celui qui voit dans l'art autre\nse préoccuper du qu'en dira-t-on.\nPour accentuer votre idée, vous m\nnaire ».\nPermettez que j'y voie un complimen\nn'avoir pu l'être davantage, à l'égal\nâge et de leurs successeurs jusqu'à l'Empi\nau rancard les formes architecturales de\nC'est leur bel amour de la nouveauté\nraconte en passant la merveilleuse histoire\ngrès de nous la grâce et l'élégance de l\nVous dites encore que ce que j'ai\nmon plus cher désir et la plus belle d\nassister, de mon vivant, à la marche en\nnôtre, de la jeunesse qui nous suit.\nVous le voyez, au point de vue de\nde contact. Seule l'expression diffère, e\nchacun ayant le droit à sa façon de voir sans qu'un gêneur vienne l'interrompre,\ns'il n'y avait dans votre article une phrase êtée\nVous écrivez :\n« Dégoûté de sa maison, dégoûté\n» sieur Horta lui-même, le dit propriétaire s'est adressé à un autre archî-\n» tecte...»\nPour dégoûter les gens il faut un\ncas présent car je n'ai jamais eu de relations avec le propriétaire actuël de\nl'immeuble et n'ai même pas l'honneur de le connaître de vue.\nEn ce qui me concerne, loin d'être dégoûté de son architecture et de son\nœuvre, le propriétaire pour qui j'ai construit la maison m'adressait àla date\ndu 25 mai une lettre trop élogieuse\nextraire ces deux phrases :"}, {"page_pdf": 14, "page_imprimee": "166", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192106-01.1.14", "texte": "LA CITÉ\nJUIN 1921\n\n«Je tiens à joindre mes regrets de voir la disparition de cette œuvre... Je\n» vous avoue que si f avais connu cette intention avant la vente, cette personne\n* n'en serait pas le propriétaire actuel... etc., etc. »\nMon propriéaire, comme vous le voyez, et laissez-moi cette consolation,\nest resté un fidèle ami. z\nCeci dit que le propriétaire actuel soit dégoûté de l'art moderne et\nenchanté de « l'artiste inconnu » (quel dommage que ce ne soit pas\nun poilu, on lui élèverait un monument tout de suite) qui a corrigé la\nfaçade sur son ordre, c'est tant mieux pour eux deux. Que la postérité leur\nsoit clémente,\n.Mais tout bien raisonné, ri auraient-ils pu s'épargner Houte cette peine\nen n'achetant pas une maison qui les dégoûtait? Car entendons-nous bien,\nune maison n'est pas seulement dans sa façade, elle est surtout dans son\nintérieur, dans son plan! Ceux-ci n'ont pas été corrigés à ce que je crois bien\nsavoir.\nEst-ce ma revanche? Ce doit être bien incommodant de vivre dans ce\nque moi j estime le plus : le plan d'une maison.\nMa lettre, Monsieur le Rédacteur, est bien longue. Je fais appel à votre\ncourtoisie pour la publier, ou si vous la trouvez déplaisante à vos lecteurs\npour me proposer une rectification de votre plume au sujet du malentendu\npossible que je vous signale.\nVeuillez agréer, Monsieur, l'assurance de ma parfaite considération.\n(signé) HORTA.\nAdmirez donc 1 art avec lequel les ciseaux de la rédaction ont fonctionné.\nJe ne veux point suivre ici O. F. du « National » sur le terrain qu'il a\nchoisi. Que l'acte commis soit légal ou non, que m'importe! Ce qu'il m'im-\nporte de souligner, et ce qui me rend honteux, c'est qu'un peuple qui, en 1914,\na gagîne 1 admiration de tous, fait preuve à 1 heure actuelle d'un manque si\nabsolu de culture, qu un membre de la Commission royale des monuments,\ninstituée à 1 effet de sauvegarder une partie du patrimoine artistique de la\nnation, se déclare prêt à détruire une œuvre d'art qui constitue un des jalons\nde l'évolution architecturale moderne, et cela à la demande d'un ancien\nministre des Sciences et des Arts.\nJe ne connais pas M. Horta; je ne connais ni M. Veraart ni son œuvre.\nJe n ai jamais eu l'occasion de fréquenter des ministres ou des ministrables.\nM est avis que 1 architecture doit, à 1 effet d'évoluer, prendre une autre diirec-\nque celle indiquée par M. Horta. Qu on ne cherche donc pas dans les lignes\nque je viens d'écrire des questions d'ordre personnel.\n\nHuib. HOSTE."}, {"page_pdf": 15, "page_imprimee": "167", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192106-01.1.15", "texte": "LA CITÉ\nJIUN 1921\n\nCONCOURS\n\nCONCOURS D'IDÉES\nPOUR\nL'URBANISATION DU TERRITOIRE\nDE MOLENBEEK-SAINT-JEAN\nSITUÉ A L'OUEST DU CHEWN DE FER DE CEINTURE\nNos lecteurs auront appris par la presse quotidienne que c'est un\ntout jeune architecte qui est sorti lauréat de l'important concours\ndy urbanisation dont nous avons publié le programme dans le nu-\nméro 3 de cette année.lls auront appris également que son projet s'est\nimposé par des qualités techniques et esthétiques si remarquables\nque le jury lui a attribué à l'unanimité et en quelque sorte avec\nacclimations la plus haute récompense dont il disposait.\nLe lauréat, M. l'architecte F. Hoeben, est membre de la Société\ndes Urbanistes Belges, et a collaboré à notre Revue- A ce double\ntitre La Cité se doit de lui adresser ici des félicitations toutes parti-\nculières et de lui dire combien elle se réjouit de l'éclat avec lequel\ns est affirmé un talent que seuls les amis du lauréat pouvaient\nsoupçonner.\nLa Cité tient à féliciter également les édiles de Molenbeek qui,\npar leur très intéressante et généreuse initiative, ont prouvé une\nfois de plus que parmi nos jeunes architectes se cachent des talents\nqui sont à même de régénérer l'architecture et l'urbanisme belges.\nGrâce à l'issue particulièrement heureuse du Concours la com-\nmune de Molenbeek-Saint-Jean dispose à dater d'aujourd'hui d'un\nplan-régulateur, tel qu'aucune autre commune de l'agglomération\nn'en possède.\nCe plan crée sur les admirables plateaux de Molenbeek-Saint-\nJean une unité fonctionnelle en soi, mais qui se relie parfaitement\nà une conception fonctionnelle générale de l'ensemble de l'agglomé-\nration bruxelloise, conception qui fait encore complètement défaut\naux édilités des diverses communes du Grand Bruxelles.\nCette belle initiative met d'emblée le faubourg de Molenbeek-St-\nJean à la tête du mouvement, car si certaines communes ont un plan\n(f ensemble, aucune ne peut se prévaloir d'un bon plan d'ensemble\net qui soit à la hauteur du progrès des idées en la matière."}, {"page_pdf": 16, "page_imprimee": "168", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192106-01.1.16", "texte": "CONCOURS\nLA CITÉ\nJUIN 1921\n\nNous ne croyons pouvoir mieux faire, pour donner au lecteur une\nidée aussi exacte que possible de la physionomie du concours que\nde publier ici le procès-verbal du jugement.\nLe jury était composé de MM. /. Brunfaut, président, et Van\nYsendycky architectes; R. Verwilghen, ingénieur-urbaniste; Louis\nVan der Swaelmen, architecte-paysagiste-urbaniste; Lambin, ingé-\nnieur en chef, directeur des Ponts et Chaussées; Prévost, ingénieur\nprovincial, ingénieur-conseil de la commune de Molenbeek-Saint-\nJean; Crick, ingénieur au service de l'exploitation des chemins de\nfer de l'Etat à Bruxelles' Midi; Vinck, directeur de l'Union des\nVilles; Mettewie, Rampelbergh et Baeck, respectivement bourg-\nmestre, échevin et conseillers communaux de Molenbeek.\nLes plans présentés au concours sont exposés à l'école de dessin\nde Molenbeek - Saint - Jean, 2, rue Mommaerts. Vexposition est\nouverte au public les lundis, jeudis et samedis de 3 à 6 heures, et le\ndimanche, de 10 heures à midi, jusqu'au 15 août. Entrée libre.\nLes plans seront exposés ensuite à Bruxelles, au Cercle Artistique\net Littéraire, au Parc, du 27 août au 11 septembre.\n\nPROCÈS=VERBAL DU JUGEMENT DU CONCOURS\nEn dehors des projets récompensés dont il\nsera question plus loin, il est apparu au jury\nqu'en général les concurrents ne possèdent\naucunement la connaissance, même élémen-\ntaire, ni la pratique des principes essentiels\nqui dominent le problème de 1 urbanisation\nd'un territoire.\nL'insuffisance la plus marquante est avant\ntout le défaut de conception d'ensemble\ndans la plupart des projets présentés et at-\ntendu que c'est là, au premier chef, la pierre\nde touche de tout projet valable d'urbanisa-\ntion, toute une série de projets ont dû être\néliminés dès le premier tour.\nCe sont ceux portant les devises :\nPour elle, Chanteclair, Molen en Beek,\nAux flancs des coteaux, Trèfle à quatre\nfeuilles.\nL'examen des détails de ces divers projets\nn'a pas davantage pu induire le jury à rete-\nnir aucun d'entre eux.\nOnt succombé au second tour pour le\nmême motif les projets portant les devises :\nElegem et Terre à terre.\nAucun des projets ci-dessus énumérés n'a\npu faire non plus l'objet d'une proposition\nd'achat aucun d'entre eux ne pouvant réelle-\nment prétendre à bénéficier de la clause de\n1 article 1 2 du Règlement du concours, con-\nsacrant une somme « à l'achat de projets qui,\nsans mériter dans leur ensemble d'être clas-\nsés, présenteraient, à l'avis du jury, des solu-\ntions partielles dignes d'être retenues ».\nA l'unanimité des membres du jury le pro-\njet portant la devise : Deux cercles noir et\nrouge enlacés, a été classé premier. Il se\ncaractérise paT l'eurythmie de l'ensemble, la\nlogique et la clarté des dispositions générales,\nla judicieuse utilisation économique des ter-\nrains, non seulement le respect de la topo-\ngraphie naturelle, mais l'aisance et l'harmo-\nnie du parti que l'auteur en a tiré, l'excel-\nlence des lotissements, l'heureuse disposition\ndes zones différentielles de bâtisses et des\nquartiers, la fécondité de l'ensemble en pay-\nsages urbains, architectural ement esthéti-\nques, la bonne répartition proportionnelle\ndes espaces libres l'ingéniosité dans la con-\nservation et l'utilisation des ressources pano-\nramiques et de beauté naturelle du territoire,\nainsi que par de nombreux détails et trou-\nvailles intéressantes."}, {"page_pdf": 17, "page_imprimee": "169", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192106-01.1.17", "texte": "CONCOURS\nLA CITÉ\nJUIN 1921\n\nIl a été décidé, à l'unanimité, de lui oc-\ntroyer la première prime mise à la disposi-\ntion du jury et s élevant à la somme de\n8,000 francs.\nL'octroi de cette prime impliquant que le\nprojet est recommandé pour exécution à la\ncommune par le jury, celui-ci désirant, d'une\npart, reconnaître la véritable maîtrise du su-\njet témoignée par l'auteur, et ne voulant en\naucune manière affaiblir la portée de ce ju-\ngement, mais souhaitant, d'autre part, assu-\nrer à la commune de Molenbeek-Saint-Jean\nle maximum de fruit résultant du qoncours,\nle jury entend formuler les observations et\nréserves ci-après :\nEn premier lieu la commune se réserve le\ndroit de demander à l'auteur une mise au\npoint de son projet en ce qui concerne une\nliaison circulatoire à établir entre la chaussée\nde Gand et le pont de la chaussée de Ninove\nen passant par le quartier industriel, rema-\nniements à mettre en rapport avec les pro-\njets, étudiés par la commune, qui existent à\nce sujet.\nA ce propos, le jury prend acte de la com-\nmunication faite par M. le bourgmestre de la\ncommune de Molenbeek-St-J ean, en foi de\nquoi sera constituée, sous la présidence du\nbourgmestre, une commission du plan de la\ncommune, composée de l'architecte com-\nmunal M. Nogent, de l'ingénieur-conseil de\nla commune M. Prévost, de l'auteur du pro-\njet premier primé et d'un urbaniste-conseil\nà désigner;\nEn second lieu, les solutions proposées\npour franchir par viaduc inférieur ou supé-\nrieur le chemin de fer, ne peuvent être con-\nsidérées comme résolvant définitivement le\nproblème et la démonstration de la possibi-\nlité de réalisation technique des idées propo-\nsées ou d'autres, éventuellement, devrait\nfaire l'objet d'un concours technique dis-\ntinct ;\nTroisièmement, certains amendements de\ndétail pourraient devoir être envisagés, le\ncas échéant, en ce qui concerne la précision\ndes points d'aboutissement du boulevard dit\n« de grande ceinture ».\nPar 8 voix contre 2 il a été décidé d'aocor-\nder au projet portant la devise E une qua-\ntrième prime de mille francs à titre d'encou-\nragement et pour le motif que c'est le seul\nprojet, outre le premier primé, qui témoigne\nd une intention de composer un ensemble\ncohérent. Mais 1 insuffisance de mlaturité et\nde sobriété dans la mise en œuvre des élé-\nments de composition, la manière irration-\nnelle de résoudre les problèmes fondamen-\ntaux, le caractère inutilement excessif de cer-\ntaines solutions techniques, ne pouvaient en\naucune manière justifier l'attribution d'un\nrang supérieur au dit projet.\nLe jugement acquis, il fut procédé à l'ou-\nverture des enveloppes contenant le nom des\nauteurs des projets primés.\nIl fut constaté que le projet portant la de-\nvise Deux cercles noir et rougé enlacés a\npour auteur M. François Hoeben, architecte,\ndemeurant rue du Trône, 1 68, à Ixelles, et\nque celui portant la devise E a pour auteur\nM. Henri Van Dyk, architecte à Anvers, y\ndemeurant, 40, avenue d'Amérique.\nLa première prime d'un import de 8,000\nfrancs est décernée à M. Hoeben, François.\nUne quatrième prime d'un import de\n1,000 francs est décernée à M. Van Dyk,\nHenri.\nLes deuxième et troisième primes ainsi que\ntrois primes de mille francs n'ont point été\nattribuées, pas plus que le jury n'a cru devoir\nfaire usage de la faculté d'achat stipulée à\nl'article 1 2 du Règlement du concours.\nEn foi de quoi fut dressé en double exem-\nplaire le présent procès-verbal, le mercredi\n6 juillet à 1 7 heures et demie, à l'Ecole de\ndessin de la commune de Molenbeek-Saint-\nJean, rue Mommaerts, 2, en la dite com-\nmune, et Font signé :\nLe Président du jury,\n(s.) J. BRUNFAUT.\nLe Président de la Commission du Concours,\n(s.) METTEWIE.\nBourgmestre de Mol enbeje k-Sai nt- J ean.\nLe Directeur de l'Union des Villes\net Communes belges,\n(s.) E. VINCK.\nLe Secrétaire du jury,\n(s.) L. VAN DER SWAELMEN.\nDirecteur technique de l'Union des Villes."}, {"page_pdf": 18, "page_imprimee": "170", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192106-01.1.18", "texte": "LA CITÉ\nJUIN 1921\n\nHYGIÈNE DE L'HABITATION\n\nDE L'EXTRACTION DE « L'HUMIDITE ORIGINELLE » OU DE\nCONSTRUCTION DANS LES BATIMENTS OU LOCAUX NOUVEL-\nLEMENT CONSTRUITS AU MOYEN DU FROID ARTIFICIEL\nC'est par le rapport de la Commission chargée par VAcadémie\nRoyale de Belgique d'attribuer le prix Lëmaire {pour la période\n1913 à 1920) que nous avons appris l'existence d'une nouvelle et\ntrès intéressante étude de M. Knapen sur une question connexe de\ncelles qui font depuis longtemps l'objet de ses patientes et ingé-\nnieuses recherches.\nParlant des conclusions de ce travail, le rapporteur de la Com-\nmission s'exprime comme suit : « Solution vraiment originale, mais\n» dont toutes les conséquences n'ont pas encore été recueillies. Elle\n> caractérise, une nouvelle fois, la manière personnelle et ingénieuse\n» qui a valu à M. A. Knapen le Prix Charles Lemaire, en 1911, pour\n» ses travaux sur l'humidité dans les constructions et les procédés\n» nouveaux pour y remédier. »\nCette appréciation flatteuse, venant d'une source très autorisée,\nnous a engagé à demander à M. Knapen l'autorisation de publier\ndans La Cité son étude. Quoique écrite en 1914, elle constitue un\ndocument peu connu dont nos lecteurs apprécieront certainement\nl'intérêt théorique et pratique. N. d. I. R.\nL'humidité des constructions provient de quatre causes différentes qui\nse classent dans Tordre chronologique suivant (!) :\n1 ° L'eau de construction ou humidité originelle qui existe dès le commen-\ncement de la bâtisse, et est fournie par l'eau de carrières dans les interstices\nmoléculaires des pierres; par F eau des mortiers et des enduits; par celle des\nintempéries qui imbibent les maçonneries, jusqu'à leur mise sous toit;\n2° L'eau de capillarité, ou humidité qui existe plus ou moins partout et\ntoujours dans le sol et dans tous les corps poreux qui le touchent;\n3° L'eau de condensation, ou humidité produite par les différences ther-\nmiques entre l'air stagnant et les matériaux; par le contact de matériaux de\ncoefficients de porosités différentes, etc. ;\n\n(I ) Voir à ce sujet l'étude que nous avons publiée dans les « Mémoirtes de la\nSociété des Ingénieurs civils dje France. (Bulletin d'avril 1911)."}, {"page_pdf": 19, "page_imprimee": "171", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192106-01.1.19", "texte": "LA CITE\nJUIN 1921\n\n4° L'eau des infiltrations, ou humidité introduite dans les constructions\npar les défauts de couverture, les pluies chassées par le vent, les inondations\nou accidents de canalisations, etc.\nNous avons vu aussi 1a méthode nouvelle par laquelle les inconvénients\nde l'humidité de capillarité mentionnée au paragraphe 2, pouvaient être\nsupprimés, en en faisant 1 extraction, au fur et à mesure de sa production,\ngrâce au siphon atmosphérique monobranche (1 ), à circulation automatique\ncontinue.\nCet élément de construction absolument complet par lui-même, est établi\nà demeure dans 1 épaisseur des murs. Il s'amorce automatiquement aussi long-\ntemps qu il existe une différence thermique, hygrométrique ou chimique entre\n1 air de 1 intérieur du mur et celui de l'extérieur en contact avec ses parois.\nLe directeur général des Ponts et chaussées de Belgique, M. Lagasse de\nLocht, a défini cette action en trois mots : faire « respirer la pierre ».\nOn pourrait aussi justement dire « décongestionner » les matériaux enva-\nhis par F humidité du sol. Ceux-ci, par l'accumulation de cette humidité et le\nmanque d'air, fermentent, moisissent et dégagent des odeurs pestilentielles\ncomme on en trouve des exemples dans tous les sous-sols, les souterrains, les\nmétros, etc.\nOn aura beau y faire de la ventilation et y introduire de l'air à outrance :\ntant que le contenant solide sera infecté ,l'insalubrité de son contenu gazeux\npersistera. Il y a lieu d'assainir, au préalable, les matériaux avec leurs parois,\nen laissant respirer la masse de leur matière congestionnée sous des revête-\nments sans porosité ou de porosité réduite et, l'air qui après cela introduit\nrestera meilleur; il ne se chargera plus des produits de décomposition ni\nd'odeurs de moisissures (2).\nL'humidité de condensation du paragraphe 3 se produit surtout dans\nl'air stagnant où elle atteint son maximum. Elle a été vaincue par l'application\ndu système d'aération automatique horizontale, dite aération « différentielle »\nqui a fait l'objet de la communication de juin 1912 (3) et est applicable à\ntous les locaux indistinctement (4).\nLa quatrième espèce d'humidité du paragraphe 4, celle due aux infiltra-\ntions, a pu être traitée par une imperméabilisation rationnelle, c'est-à-dire :\n\n(1) Voir comptes rendus des séances de l'Académie des Sciences, 19 î 0 du 17 octo-\nbre, p. 683, et rapport du Conseil municipal de» Paris sur < l'hygiène die l'habitation,\n- *\nParis », par le docteur RaouLDupuy, 1914.\n(2) Voir les caves ou sous-sols de l'Ecole Spéciale des Travaux Publics, rue Thénard,\nParis; les souterrains du Châllet royal d'Ostende; les sous-sols du Palais royal d'Anvers;\nceux du Palais Schiff-Suvero à Vienne et des magasin® de munitions de Cracovie (Autri-\nche), etc., maintenues dans un état absolument] salubre et sans odeurs par île système\npréconisé.\n(3) Mémoire des Ingénieurs civils de France, juin 1912. Conférences à l'Ecole\nSpéciale d<es Travaux Publics, 1913.\n(4) Annales des Travaux Publics de Belgique, 1914."}, {"page_pdf": 20, "page_imprimee": "172", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192106-01.1.20", "texte": "LA CITÉ\nJUIN 1921\n\naussi complète que passible dans la masse, pour obtenir l'étanchéité dans tous\nles travaux de citernage jusqu'à hauteur du niveau le plus élevé des nappes\nd'eau souterraines. L'imperméabilisation, par contre, ne doit être appliquée en\nsuperficie que sur les parois des murs en élévation, afin de les soustraire à la\npénétration des eaux pluviales chassées par le vent, lorsque leurs matériaux\nsont trop poreux ou que leurs murs sont trop peu épais.\nDans nos climats, il faut environ 60 centimètres d'épaisseur de matériaux\nde porosité moyenne, pour qu'un mur sans revêtement ne soiit pas traversé par\nles pluies chassées par le vent.\nAfin de conserver en bon état les murs en élévation dont la base est en\ncontact avec des parties inférieures imperméabilisées dans la masse (1 ), ou\nimperméabilisées d'un seul ou même des deux côtés de leurs parois, sans\n1 être dans leur masse, il faut en plus de ces imperméabilisations établir une\nrangée horizontale de siphons à 1 5 centimètres au-dessus du niveau des plus\nhautes eaux.\nIl y a lieu de faire de même dans les constructions éventuellement sujettes\naux inondations, à proximité de fleuves ou de rivières à niveaaix variables.\nLorsqu'il s'agit de préserver un mur en élévation, par exemple à l'ouest,\ndu côté des pluies dominantes, nous avons vu que pour le faire résister aux\ninfiltrations des pluies chassées par le vent on doit diminuer sa porosité\nextérieure.\nC'est une nécessité que d'empêcher l'eau de pluie de traverser les murs,\nmais cependant il e9t touit aussi nécessaire d'empêcher l'air humide et plus\nchaud de 1 intérieur, de se condenser contre les parois opposées «plus froides»\nde s'y changer en eau comme sur un verre à vitre en hiver et de mouiller\nainsi des matériaux dans leur épaisseur quoiqu ils aient été maintenus étanches\nvers l'extérieur.\nPour maintenir ces murs en bon état, le constructeur doit, comme nous\nvenons de le dire, diminuer ou supprimer la porosité superficielle en imper-\nméabilisant les parois extérieures, empêchant ainsi le passage de l'eau de pluie.\nMais il doit également arrêter à leur base la montée de l'eau de capillarité\npar une rangée de siphons posés à 1 5 centimètres au-dessus du sol.\nIl remédie à la condensation intérieure contre les parois imperméabilisées\nen rétablissant la porosité rationnelle de la masse, supprimée par l'imperméa-\nbilisation superficielle. Cette porosité rationnelle est conservée ou rétablie\nen posant des siphons d échappement à la partie supérieure du mur et à\ncertains points intermédiaires suivant le cas, afin de laisser échapper, avant\nleur refroidissement, les gaz mis en tension par la chaleur du soleil ou de l'air\nintérieur, nécessairement donc avant leur condensation.\nLa même précaution devrait etre prise dans toutes les parois murales\nrevêtues soit de briques émaillées, soit de peintures hydrofuges décoratives\nou autres, afin de conserver la porosité et avec elle l'élasticité de la matière et\n\n( î ) Par l'emploi de la lithosite française dans les mortiers ou enduits."}, {"page_pdf": 21, "page_imprimee": "173", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192106-01.1.21", "texte": "LA CITÉ\nJUIN Î921\n\nde permettre la circulation de 1 air dans les masses qu'elles recouvrent. C'est\nl'unique moyen d'empêcher la stagnation ou la confination des gaz qu elles\nrenferment, et de supprimer les efforts de pression sur des parois rigides\nlorsqu ils sont changés en liquides par la condensation. Il est évident que ces\nsiphons d échappement seraient également utiles même dans les murs non\nexposés au soleil, mais sujets à des variations thermiques, dépressions baro-\nmétriques, etc., comme dans les sous-sols, souterrains, culées de ponts, etc.\nCes trois cas bien spéciaux étant traités, chacun par des remèdes appro-\npriés aux nécessités physiques et à la nature des matériaux, il ne restait plus\nà étudier que le premier cas : celui de l'humidité originelle ou de construction,\npersistant pendant un temps, de durée variable, après l'achèvement de toutes\nles constructions neuves.\nC'est ce que nous allons essayer de faire, pour compléter à ce jour, d'une\nfaçon définitive, le traitement rationnel de toute la série des humidités de\nconstructions, si préjudiciables à l'hygiène publique.\nNous avons cherché à obtenir la suppression radicale de leurs ravages\ndans les richesses immobilières, maintenir à travers le temps la valeur artis-\ntique ou archéologique des monuments anciens ou modernes et même conser-\nver en leur meilleur état jusqu'aux plus modestes habitations.\nLa pratique de plusieurs années d'application et les résultats obtenus dans\ntous les pays sont venus prouver que ce but était atteint ou pouvait l'être\npartout à très peu de frais.\nI\nEXPOSE DU DISPOSITIF D'EXTRACTION PAR LE FROID ARTI-\nFICIEL DE L'HUMIDITE ORIGINELLE OU DE CONSTRUCTION,\nDANS LES HABITATIONS NOUVELLEMENT CONSTRUITES.\nDepuis quelques années, les applications des lois physiques connues,\nque nous venons de rappeler brièvement ci-dessus, ont été mises en pratique\ndams différents pays, pour extraire les humidités de capillarité ou de conden-\nsation des anciennes constructions.\nLes mêmes méthodes, destinées à devenir classiques, remplaçant avec un\nsuccès qui ne se démentit pas les imperméabilisations verticales de leurs parois\nou les couches isolantes horizontales à un niveau quelconque des murs de fon-\ndation (imperméabilisations utilisées souvent jusqu'ici, à tort, contre les effets\nde capillarité et sans assez tenir compte des conditions physiques des maté-\nriaux) ont été utilisées également avec succès, dans les nouvelles constructions.\nIl n'en est pas moins vrai que si l'application rationnelle du système\nKnapen, auquel nous faisons allusion, soustrait définitivement les murs en\nélévation, aux ravages des humidités de capillarité ou de condensation, elle"}, {"page_pdf": 22, "page_imprimee": "174", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192106-01.1.22", "texte": "LA CITÉ\nJUIN 192Î\n\nn'est pas sans avoir une action relativement trop peu rapide, au goût du jour,\nsur l'humidité originelle des constructions.\nCelle-ci existant indépendamment des autres humidités dans toutes les\nmaçonneries neuves, de bétons, de pierres, de briques; dans leur mortier ou\nleurs enduits, etc., nécessite un traitement spécial.\nLes exigences de la vie moderne, si souvent en désaccord avec les règles\nde l'hygiène et aussi, avec la constitution physique des matériaux, quant au\ntemps nécessaire à la cohésion de leur liaisonnement et au maintien de cette\ncohésion, ont fait rechercher différents procédés rapides pour essayer de\nsupprimer cette humidité des constructions neuves et d'en permettre l'habita-\ntion immédiate malgré leurs enduits frais.\nC'est ainsi que jusqu'ici, pour les assécher et les rendre habitables en peu\nde temps, on a préconisé l'emploi de la chaleur avec ou sans production arti-\nficielle d'acide carbonique fournie par des braseros et autres appareils (dont\nplusieurs même avec courants d'air forcés ont été brevetés dans divers pays).\nII\nCependant, hâtons-nous de le dire, vouloir extraire pratiquement par la\nchaleur toute l'humidité des matériaux nouvellement maçonnés est une erreur\nde physique.\nEn effet, en vertu du principe bien connu : que la capillarité a son maxi-\nmum d'action du côté le plus froid, chauffer l'air d'une enceinte par les\nmoyens précités : c'est échauffer leurs parois par convection et refouler succes-\nsivement à l'intérieur du mur, les humidités non évaporées dans l'air chaud,\ntrop rapidement saturé, pour l'extraire entièrement.\nDe plus, le contact de l'acide carbonique dégagé par les foyers, ainsi que\nles courants d'air produits, provoquent par la carbonisation, pour ainsi dire\nimmédiate, des enduits superficiels des parois, leur imperméabilisation presque\ncomplète, empêchant ainsi la sortie de l'excédent d'humidité non évaporée\ndans l'air ambiant que la chaleur fait rentrer dans l'épaisseur des murs vers\nle côté le plus froid qui l'attire.\nLa dessication artificielle apparente, qui en est la conséquence détermine\nla fissuration ou le faïençage des enduits, par le retrait de la matière.\nCette rapidité des modifications physiques ou chimiques de leurs surfaces\ngrâce à l'élévation de leur température et à l'action de l'acide carbonique,\nsupprime la porosité et après leur retour à la temipérature normale, l'humidité\nrefoulée à l'intérieur par la chaleur réapparaissait attirée par le refroidissement\nsuperficiel, détruisant les peintures, détachant les enduits, et rendant humides\net malsains à nouveau les locaux ainsi traités.\nCe n'est donc pas la chaleur qui peut faire sortir complètement l'humidité\ndes murs neufs et des enduits frais des nouvelles constructions."}, {"page_pdf": 23, "page_imprimee": "175", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192106-01.1.23", "texte": "LA CÏTÉ\nJUIN 1921\n\nIII\nPotur rendre utilisables ou habitables immédiatement les locaux des\nconstructions, après leur mise sous toit, contrairement à tout ce qui a été fait\njusqu'ici dans ce but, on doit se servir du froid artificiel.\nCe n'est que par l'utilisation judicieuse de températures basses appro-\npriées aux milieux, qu'il est possible d'assécher en quelques heures, d'assainir\net de rendre rapidement habitables les nouvelles constructions, par l'extrac-\ntion définitive de l'humidité des mortiers et des enduits nouveaux.\nQue le froid soit produit par un mélange réfrigérant introduit entre des\nplaques creuses approchées à une certaine distance de la muraille, ou par\nl'air froid d'un frigorifère, circulant entre des panneaux métalliques ou calo-\nrifugés et rapprochés également des murs, le principe est le même.\nLa température la plus favorable pour l'extraction de l'eau des mortiers\nou enduits, est à tous les points de vue, à + 4 degrés du thermomètre centi-\ngrade ( 1 ).\nEn supposant à 80 degrés de l'hygromètre, l'air du local dont les murs\nneufs et humides viennent d'être enduits de mortier frais, il ne faut ajouter que\n3 1/2 ou 3,5 degrés à + 4 degrés centigrades pour atteindre déjà le point de\nrosée et changer en eau de condensation toute l'humidité de l'air soumis à\ncette température.\nCe qui peut encore s'énoncer comme suit :\nIl suffit à 80 degrés de l'hygromètre et à + 7 1/2 degrés centigrades que\nl'air humide rencontre un objet à + 4 degrés centigrades pour y condenser\nson humidité et la déposer en gouttelettes liquides sur cet objet.\nOn peut encore cependant obtenir de bons résultats, en descendant au-\ndessous de 0 degré du thermomètre centigrade, mais alors on produit du givre\nou de la glace, ce qui peut être nuisible à certains enduits délicats.\n\n(1 ) Dans les environs de + 4 degrés à certains saisons de l'année, il se passe\négalement des modifications très curieuses dans les matériaux des murs. A la suite\nde pluies ou d'humidités dues à la capillarité ou aux condensations des particules\nconstitutives des mortiers sont dissoutes, transportées par les humidités vers les parois\nextérieures par osmose, et se déposent en farine impalpable qui blanchit les surfaces.\nA la première pluie, ces poussières, sulfate de chaux, etc., sont lavées et entraînées. Ces\nphénomènes sont plus intenses dans les constructions où le mortier est plus riche. 11 y\naurait lieu de poursuivre par des expériences, l'étude de ces réactions physiques et\nchimiques sur les mortiers ainsi que leur résistance et leur effet sur leur composition et\nleur durée.\nIl faudrait pour cela que les inventeurs qui se livrent à djes recherches d'intérêt\npublic de ce genr-ei et qui ont fait leurs preuves, puissent avoir accès dans les laboratoires\nde l'Etat lorsque leurs ressources ne leur permettent pas d'en posséder eux-mêmes et de\ncomjpléier leurs expériences, nos petits neveux jouiront sans doute de ces avantages, dont\nl'absence est regrettable à notre époque où tant d'argent se dépense dans des buts certes\nmoins utiles et moins définis.\n(Note de l'auteur)."}, {"page_pdf": 24, "page_imprimee": "176", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192106-01.1.24", "texte": "LA CITÉ\nJUIN 1921\n\nIl est vrai que la dernière couche, moins poreuse et plus fine, pourrait\ns'appliquer sans inconvénient après l'extraction de l'eau des enduits les plus\ngrossiers et naturellememnt plus poreux. Cela ne ferait que favoriser la rapi-\ndité de l'évaporation et de l'extraction mais il y aurait peut-être moins\nd'homogénéité entre les couches anciennes sèches et la nouvelle plus humide.\nLa réponse à cette question ne peut être donnée que par l'expérience.\nElle est à portée de tout praticien observateur.\nIV\nPartant du principe déjà cité : que la capillarité a son maximum d'action\ndu côté le plus froid, Y utilisation des plaques creuses contenant un mélange\nréfrigérant ou des courants d'air froids circulant entre les panneaux et rappro-\nchés des murs nouveaux ou des enduits nouvellemeent appliqués, fera s'exté-\nrioriser vers la paroi refroidie l'humidité des murs neufs en l'obligeant à\nsuinter des pores de leurs enduits.\nCette extraction se produira dans les locaux fermés sans provoquer de\ncontraction des pores ni de faïençage des enduits, par l'évacuation normale et\nnaturelle de toute l'eau contenue dans les matériaux. En outre, le mur échap-\npera à la brutale action de rétraction de son mortier et de ses enduits, par la\nchaleur.\nDans la pratique, on se sert de panneaux réfrigérants en tôle d'aluminium\nondulée, glissant sur des tringles verticales, pouvant être fixées à la hauteur\nutile par des taquets d'arrêt, rapprochés successivement de la surface des murs,\net déplacés depuis le plafond jusqu'à la base.\nIls seront arrêtés à chaque emplacement pendant le temps nécessaire pour\nobtenir l'extraction au degré voulu.\nLe froid, ce puissant facteur du bien-être moderne, peut actuellement\nêtre produit partout, dans des conditions peu onéreuses, et presque aussi\nfacilement que la chaleur.\nIl trouvera, dans ce cas nouveau, une application d'une de ses qualités\nphysiques si spécialement utile et deviendra, une fois de plus, un collaborateur\npuissant des hygiénistes par l'assainissement rapide et définitif des construc-\ntions neuves de l'avenir.\nQuelques mots pour finir et résumer le bilan des moyens nouveaux mis\nà la disposition de 1 asainissement des habitations anciennes ou nouvelles.\nLes remèdes définitifs, cherchés partout depuis si longtemps, pour obtenir\nla suppression des ravages de toutes les espèces d'humidité dans les contruc-\ntions, peuvent être considérés actuellement comme trouvés.\nLes nouveaux éléments, mis à la disposition des constructeurs et hygié-\nnistes, étant réduits à la dernière limite de la simplicité, il n'y a plus rien à"}, {"page_pdf": 25, "page_imprimee": "177", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192106-01.1.25", "texte": "LA CITÉ\nJUIN 1921\n\nchanger. Ils sont tous appropriés à la nature des matériaux étudiés, applicables\naux constructions les plus différentes et basés sur I*utilisation de certaines de\nnos lois physiques, que nous pouvons considérer à bon escient comme\nimmuables.\nL. emploi d un simple trou ménagé dans un corps poreux en terre cuite\nd'une porosité déterminée, de forme prismatique ou pentagonale, constituant\nà lui seul un élément de construction complet, parvient à vaincre l'humidité de\ncapillarité, réfractaire à tant d'efforts du passé et du présent (1 ).\nQuelques trous encore, de dimensions différentes entre eux, posés de\ncertaine façon, à des côtés et à des niveaux différents, c'est tout ce qui est\nemployé pour faire fonctionner automatiquement la nouvelle aération horizon-\ntale automatique, dite différentielle (2).\nCette aération si simple dans son efficacité et dont la force motrice prend\nnaissance dans les différences de densité qui existent partout et toujours entre\n1 air de deux côtés d'orientation différente d'une construction ou entre les\ndifférents niveaux de l'air intérieur des locaux et entre ceux de 1* extérieur»\nGrâce à elle, l'air neuf peut pénétrer jusque dans les cours et courettes les\nplus infects; entrer dans les logements des plus humbles et apporter, à leurs\noccupants, l'air neuf, réservé jusqu'ici aux ventilateurs des riches ou à leurs\nconstructions luxueuses.\nIl chasse définitivement de leur taudis l'air confiné ou stagnant qui les\ny aidait à mourir.\nEnfin, pour terminer le cycle de F assainissement des habitations\nmodernes, un peu de froid promené sur les murs neufs, ce qui fera « frisson-\nner » d aise dans sa tombe le grand Tellier, le père du froid, rendra les mai-\nsons nouvelles en état d'être habitées non seulement immédiatement, mais\nsainement (3).\n\nA. KNAPEN.\n\n(1) Brevets allemands : nos 210571, 1905; 214395, 1908; 222787, 1909; 267512,\n1912.\n(2) Brevet allemand : n° 275058, 1911.\n(3) Brevet allemand (en accord)."}, {"page_pdf": 26, "page_imprimee": "178", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192106-01.1.26", "texte": "LA CITÉ\nJUIN 1921\n\nECHOS ET NOUVELLES\n\nLA QUINZAINE INTERNATIONALE\nBRUXELLES 20 AOUT = 5 SEPTEMBRE 1921\nSESSION DE L'UNIVERSITE INTERNATIONALE. - CONGRES INTERNATIONAUX\nVISITE SCIENTIFIQUE DE LA BELGIQUE\nCOURS D'URBANISME\nPour la deuxième fois l'Union des\nait Palais Mondial (Parc du Cinquantenaire,\nsitaire internationale dont nous donnons\nNous attirons tout particulièrement l'atte\nd'Urbanisme qui s'y donneront sous le p\nVilles. C'est cette même Association\nremarquables conférences que Patrick\nde Liverpool, donna sur l'Urbanisme pro\nMilhaud, de l'Université de Genève, cons\nCette année ta Chaire de l'Union Internationale des Villes a été offerte à\nMM. Stephen Child et à M. Louis van\nM. Stephan Child, architecte paysagiste\ntracé des villes à Boston (Etats-Unis quatre\naux « Récentes expériences en Urbanisme\nAmérique ». Il parlera successivement\nnement des Etats-Unis pendant la » (2\n« Commissions d'Urbanisme en Amérique\nde travail » (2 leçons). Ces leçons seront\nneuses.\nM. Louis van der Swaelmen, arch\ntechnique de l'Union Internationale des\ncours « Le Bilan de l'Urbanisme contemporain ».\nnique. Orientation esthétique. Derni\nPerspectives d'avenir). Ce cours sera é\nneuses.\nLA QUINZAINE INTERNATIONALE (Bruxelles,\n20 août-5 septembre 1921). Session de l'Université\nInternationale. Congrès internationaux. Visite\nscientifique de la Belgique. (Palais Mondial (Parc\ndu Cinquantenaire). La Quinzaine internatio-\nnale s'ouvrira le 20 août prochain à Bruxelles, au\nPalais Mondial. Comme l'an dernier, c'est l'Union\ndes Associations internationales qui l'organise, en\nfixant un même lieu et un même temps pour di-\nverses manifestation» de la vie générale qu'il y a\nintérêt à ne pas tenir isolées. Elle se compose de\nquatre éléments :\nI. — La deuxième session die l'Université Inter-\nnationale réunira des maîtres et des étudiants de\ntous pays. La Société des Nations a donné son\nappui, divers gouvernements se sont intéressés à\ndes chaires nationales. La Confédération interna-\ntionale des étudiants assume la tâche du recrute-\nment des étudiants. Le programme est consacré à\nl'étude d/es divers problèmes scientifiques, teckni-"}, {"page_pdf": 27, "page_imprimee": "179", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192106-01.1.27", "texte": "ECHOS E T NOUVELLES\nLA CITÉ\nJUIN î 921\n\nques et sociaux de l'heure présente et spécialement\nà l'examen <ie leurs aspect® internationaux ou com-\nparés. Une quarantaine de maîtres, choisis parmi\nles deux cents professeurs d'Université du monde\ndéjà membres de l'Université internationale, fieront\ndes couirs et conférences cette année.\n11. Des réunions d'associations ainsi que di-\nvers Congrès auront lieu, parmi lesquels le Coin-\ngrès international du Travail intellectuel (20-22\naoût). Plusieurs Confédérations de travailleurs\nintellectuels s'y feront représenter, entre autres\nla grandie Confédération française, la C. T. 1. Le\nrepport général conclut à la création d'une orga-\nnisation générale du Travail intellectuel analogue à\ncelle qui existe pour le T r a va il manuel et rattachée,\ncomme celle-ci, à la Société des Nations.\n111. Une étude générale de la Belgique sera\npoursuivie. Eilile comportera une série de visites et\nexcursions dans les grands établissements scienti-\nfiques eit aux Centres d'intérêt de Bruxelles et de la\nprovince. Des exposés didactiques seront faits de-\nvant les objets et dans les divers milieux.\nIV. Le quartier général de la quinzaine sera\nau Palais Mondial, dont les auditoire®, les collec-\ntions et les saillies d'étude forment un milieu parti-\nculièrement favorable. Les diverses institutions qui\ny ont leur siège permanent, et en particulier le\nMusée internation ail, viennent de donner de nou-\nveaux développements à leurs installations. Une\nexposition des nouveautés scientifiques et sociales\nsera répartie dans les salles.\nPeuvent devenir membres de la Quinzaine inter-\nnationale par simple inscription, et bénéficier gra-\ntuitement de ses avantages : le personnel ensei-\ngnant, les étudiants inscrits aux Universités, les\nmembres des sociétés scientifiques ou techniques et\ntoute personne présentée par quelqu'un de ces\ncatégories. Les associations ou groupements sont\ninvités à donner leur adhésion collective. Les mem-\nbres de la Quinzaine pourront fréquenter les cours\nde l'Université (3e matin), prendre part aux visites\n(I*après-midi ) et assister en auditeurs aux séances\ngénérales des Congrès et Assemblées. (Envoi du\nprogrammée détaillé sur demande).\nUNIVERSITE INTERNATIONALE (deuxième\nsession : 20 août- 5 septembre 192 î ).\nPREMIERE LISTE\nUniversités adhérentes. Bucarest, Copenhague,\nLeyden, Lisbonne, Madrid, Poznan, Prague, Var-\nsovie, Zurich.\nCorps professoral. Adhésion de 226 profes-\nseurs de divers pays: Grande-Bretagne (24), France\n(71), Italie (42), Espagne (3 ), Russie (14), Scand-\ninavie (3), Pays-Bas (16), Belgique (9), Suisse\n(22), Roumanie (I, Japon (3), Egypte (3 ) ,\nCuba (1).\nAssociations internationales. Coopération d«\nl'Union des Associations internationales.\nEtudiants. Coopération de la Confédération\ndes Etudiants unissant les associations de 1 7 pays.\nCours et conférences. 1. Conférences organi-\nsées avec la collaboration de la Société des Nations\net du Bureau International du Travail.\n2. Chaires des Associations internationales :\nInstitut International du Comimfeirce* Union Inter-\nnationale des Villes; Union des Associations pour\nla Société des Nations; Ligue Internationale des\nCroix-Rouges ; Institut International de Bibliogra-\nphie; Union chrétienne des Jeunes gjens; Office\nCentral esperantiste : Organisation Sioniste interna-\ntionale; Congrès international d'éducation fami-\nliale.\n3. Cycle Russe : Conférences sur la Russie, ou\npar des professeurs russes, avec la collaboration du\nGroupe des Académiciens russes de Paris.\nVisites scientifiques en Belgique. Bruxelles,\nAnvers, Mons, Gand, le Littoral et le front de\nl'Yser (étude au point de vue intellectuel, artisti-\nque, industriel, social, municipal). Journées\nagricoles, musicales, coloniales, bibliographiques.\n1. Apple ton (France). - Le recours pour\nexcès de pouvoir dans le droit administratif fran-\nçais. Une page d'histoire judiciaire : l'affaire du\nCourrier die Lyon»\n2. Boillot (Grande-Bretagne. La Fontaine\ncoloriste. Les sensations auditives chez La Fon-\ntaine.\n3. Carré (Lyon). L'influence de Goethe en\nAngleterre avant Cariyle. Cariyle et son apos-\ntolat.\n4. Child (Etats-Unis). L'œuvre urbanistique\ndu gouvernement des Etats-Unis pendant la grande\nguerre (2). Les commissions d'urbanisme en\nAmérique. Leur organisation, leurs méthodes de\ntravail (2)«\n5. Claparède (Suisse). La psychologie ex-\npérimentale (3).\n6. C remers (Belgique). Les diverses nota-\ntions musicales et les notations nouvelles.\n7. Dobrzynski (Pologne). La civilisation de\nla Pologne; ses apports et ses emprunts à la civili-\nsation générale (4)."}, {"page_pdf": 28, "page_imprimee": "180", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192106-01.1.28", "texte": "ECHOS ET NOUVELLES\nLA CITÉ\nJIUN 1921\n\n8. De Halecki (Pologne). Ce que la Société\ndes Nations a accompli et son rôle futur (4).\n9. Delville (Belgique). Le rôle social de\n}*art.\n10. De Vuyst (Belgique. —La reconstitution\nsociale die la famille.\nlî. Duguit (France). Le Droit public fondé\nsur la souveraineté. Le droit public fondé sur les\nnotions de solidarité et de service. Application\ndes notion® de solidarité et de service dans la poli-\ntique, les lois et la jurisprudence.\nÎ2. Ferrière (Suisse). Les principes de la\npsychologie génétique et leur application à l'école\nactive (3).\n13. Gérardin (France). La théorie des nom-\nbres (3).\n12. Hattoni (Japon). La littérature chinoise\n(2).\n15. Kraitchik (Russie). Les abaques (2).\n16. La Fontaine (Belgique). Eléments de\ndroit mondial (4).\n17. Lebedeff (Russie). Situation des savants\net des intellectuels en Russie. La politique bol-\neheviste au Caucase et dans le proche Orient.\n18. Le Clément de Saint Marie (Belgique).\nRecherches psychiques, leur objet, leur développe-\nment actuel, leur portée (2).\n19. Michels (Suisse). L'émigration en géné-\nral et les problèmes nouveaux de l'émigration de\nl'avant-gueirre.\n20. Mikami (Japon). Histoire générale du\nJapon.\n21. Otlet (Belgique). L'économie intellec\ntaelle et d'Organisation internationale (4).\n22. Payot (France). Organisation du travail\nintellectuel (3 ).\n23.fl Roubakine (Russie). La psychologie\nbibliologique.\n24. Rougier (Suisse). Evolution de la diplo-\nmatie et de ses méthodes. L'arme économique\ndans la Société des Nations. Les rapports de\nl'Assemblée et du Conseil de la Société des Nations,\n25. Rutot (Belgique). Eéléments de la syn-\nthèse des sciences.\n26. Sand (Belgique). Le service médical de\nla nation.\n27. Sokoloff (Russie). La Vie et la Science\nrusses.\n28. Towsend (Grande-Bretagne). L'électri-\ncité dans les gaz.\n29. Van der Swaelmen (Belgique). Le Bilan\nde l'Urbanisme contemporain (3).\n30. Wadia (Indes). La métaphysique\nhindoue.\n31. Capart (Bruxelles). Egyptologie.\n32/44. Groupe académique russe.\n45. Organisation sioniste.\n46. Bureau International du Travail.\n47. Association internationale des Croix-\nRouges.\n48. Institut International du Commerce.\n49/52. Centra Oficejo Esperantisto.\n53. Union chrétienne des Jeunes Gens.\n54/56. Section agricole de l'Union des Associa-\ntions Internationales.\n\nCONCOURS DE MOBILIER POUR HA-\nBITATIONS A BON MARCHE. Nous\napprenons qu'un concours de mobilier pour\nhabitations à bon marché est ouvert à An-\nvers du 1 3 au 29 août et que d'importantes\nrécompenses pourront être distribuées.\nLe concours est divisé en 4 groupes afin\nque tous les industriels, même les petits in-\ndustriels, puissent y prendre part.\nDes renseignements peuvent s'obtenir\njournellement au Secrétariat, 45, Keizer-\nstraat, également les mercredi et vendredi,\nde 5 à 6 heures, chez l'architecte De Roeck,\nVleminckxveld, 19, à Anvers.\nCLASSIQUE - BAROQUE - MODERNE.\nUne erreur s'est glissée dans les illustra-\ntions qui accompagnent l'article que M. J.-F.\nHœben a consacré dans le précédent numéro\nau livre de M. Théo van Doesburg. Les cli-\nchés des planches deux et trois ont été inter-\nvertis. Comme nos lecteurs l'auront deviné le\ncliché de la planche II figure une composi-\ntion en gris, blanc et noir (1918, dont M.\nHuszar est l'auteur; le cliché de la planche 111\nreprésente un hall au « Vacantiehuis », à\nNoordwykerhout (Hollande), œuvre de\nMM. Oud et van Doesburg."}, {"page_pdf": 29, "page_imprimee": "couv. 3", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192106-01.1.29", "texte": "Coastruetions «n bois et en acier\nit Moi—— dteutikles il\nJos. BOEL Zonen\n& T amise\nMrett télégr. i BOELWERF Tamise\nTiliphoM TUBIM 10\n\nComp.Belge de l'Acétylène\nTéléir. : f-f RIT ¥ FN T<l<\",lll,,\nACÉTYLÈNE * BS. 6745\n89, rue Vandcn Boogaerde\nBRUXELLES\nApplications Générales de l'Acétylène\nEclairage par incandescence\nBecs depuis 7 litre» 25 bougies\nChalumeaux oxy-acétyléniques\nde grande puissance pour projections\nGÉNÉRATEURS FIXES ET TRANSPORTABLES\nLampes de Chantiers\nLampes et fers à souder à l'acétylène\nINSTALLATIONS COMPLÈTES DE LABORATOIRES\nInstallation Je soudure autogène it découpage\nCARBURE DE CALCIUM, GROS ET DEMI-GROS\nOxygène acétylène dissous 87\n\nr^«-.rT-rff,r1nwBI1w)1Bl(lr,11Mlallll,.wllt1B)l)tlllall[llll<Blll(a(ll)IIIBMWIIt m\nSOCIETE ANONYME\n« BOIS, CIMENT, MATERIAUX »\n4\n£\nAne\" firme Nicolas Josson\nfondée «m 1809\n43, QUAI AU FOIN, 43 BRUXELLES\n(dttriin 1* Tkéêtr® Flamand)\nSuccursale :\nETTERBEEK, 90, me do Général- Léman\n$ Mako» principal* : Br. 3304\n1 «lepkone* Saccunala « Br. 81 Ml\nBoa de chêne de toute* provenances\nBois du Nord et d'Amérique\nt-Portknd de Niel-on-RupeM\nBeaver-Board\n167"}, {"page_pdf": 30, "page_imprimee": "couv. 4", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192106-01.1.30", "texte": "Imp. H. KUMPS-ROBYN, »f-85, ro« Key*ny«W, Ixellet.\n\nPol MADOU - Gand\nFabrique Belge de Cartons\n> Bitumés en tous genres\nDistillerie de Goudron\nEtablie depuis IfOO\nse de 13. fourniture des\nCartons Bitumés • Asphaltes, brais\nGoudrons, Carbolineums - Vernis noir, Anti-rouille\nde l'entreprise de la pose de\nToitures en pente en simple et douille couche.\nToitures-terrasses en ciment volcanique, asphaltages\nÀ DD ITÎ ¥ 1? (#ut spécialement l'attentian sur «an excallaat\n£\\Jl * JUs JL/ JL/ RUERERROOFÎNG (Taiture caaatchaatée)\n• -±r: supérieur aux praduits similaires iaipartés\n. .. ' y\ns\nRpfprAlirPQ J®Msi 0,1 d# taitures-terrasses placées ea\nFraductien de plus de 3,•61,616 m'da Cartan bitumé ea 1926\nPrix at échantillons gratis sur demande"}]}