{"numero_id": "bm-bmtnaac-1921-09-01", "volume": "bmtnaac_1921-09_01", "ocr_sha256": "68a71f23b299c322ecda5f8f2c6dbebc98f2de10a0adc55f3a4db4b83c9789bf", "source_tei": "https://github.com/Princeton-CDH/bluemountain-transcriptions/blob/main/periodicals/bmtnaac/issues/1921/09_01/bmtnaac_1921-09_01.tei.xml", "source_mets": "https://github.com/pulibrary/BlueMountain/blob/main/metadata/periodicals/bmtnaac/issues/1921/09_01/bmtnaac_1921-09_01.mets.xml", "url_numero": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192109-01", "articles": [{"article_id": "bm-bmtnaac-1921-09-01-c002", "article_bluemountain": "bmtnaac_1921-09_01#c002", "volume": "bmtnaac_1921-09_01", "ocr_source": "OCR Blue Mountain (ALTO), transcription TEI : lignes lb/@facs", "texte_sans_correction": true, "page_debut": "209", "page_fin": "212", "image_debut": 3, "image_fin": 6, "pages_selon": "pagination imprimée relevée dans le METS Blue Mountain (ORDERLABEL) ; [n] = page sans folio restituée", "url_article": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192109-01.2.2", "titre_corps": "SES ENSEIGNEMENTS PHILOSOPHIQUES DE L'ART", "titre_sommaire": "SES ENSEIGNEMENTS PHILOSOPHIQUES DE L'ART", "signature_source": "R. V", "controle": "bornes données par la structure logique METS/ALTO de Blue Mountain (blocs ALTO de chaque constituant)", "pages": [{"page_pdf": 3, "page_imprimee": "209", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192109-01.1.3", "debut_caractere": 43, "fin_caractere_exclue": 1078, "texte": "ELIE FAURE\nSES ENSEIGNEMENTS PHILOSOPHIQUES DE L'ART\n\nL nisioire n'est pas qu'une simple reconstitution du passé, une vision im-\npersonnelle de faits et d'événements. Po\npages la vie de multitudes et de siècles,\néléments qui lui paraissent le mieux en\ngle sous lequel il les envisage.\nLe choix du point de vue, conséquence\nmatière rend l'analyse elle-même subjective\nmobiles constructeurs du passé, nous i\nle présent s'alimente.\nTraçant une fresque prestigieuse où toutes les grandes époques de l'art\nse résument en de puissants raccourcis,\nd'historien, mais aussi œuvre de philosophe.\ndes conceptions esthétiques nouvelles.\nAvant lui déjà, l'art avait cessé d'ê\nautant que pour ceux qui le créent un\nde l'homme se revêt aux époques de sple\npris que l'art est solidaire de nos pensées\noù nous vivons. Il nous apparut dès lors\nsi les idées de Taine ont survécu, c'est q «\napprenions que notre propre destinée était\ncèdent sur la route et à la structure même ».\nElie Faure nous aidera à franchir «\nderions à l'art écrit-il déjà dans la p"}, {"page_pdf": 4, "page_imprimee": "210", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192109-01.1.4", "debut_caractere": 24, "fin_caractere_exclue": 2838, "texte": "antique quede nous enseigner l'histoire s'il n'était qu'un reflet des sociétés\nqui passent avec l'ombre des nuages sur le sol. Mais il nous raconte l'homme\net l'univers à travers lui. »\nGuidés par Faure dans le dédale des siècles passés, nous comprenons que\nl'art résume ce que fût au cours des temps l'objectif de la pensée humaine,\nl'élément de vérité vers lequel s'orientaient les esprits et les cœurs.\nCette version nouvelle de ï Art, nous était apparue déjà, peu de mois avant\nla guerre, lorsque farchitecte-philosophe d'Amsterdam, le Dr H. P. Berlage,\nvint donner à l'Université Nouvelle, les retentissantes conférences dont la revue\n« Art et Technique » propagea le texte.\nA toutes les grandes époques constatait Berlage l'art pénétrpit la\nvie sociale tout entière, n'étant lui-même qu'une image sensible de la société. A\nde telles époques, fart est la synthèse de tous les arts; c'est le résultat d'un\ncourant intellectuel animé d'un idéal social, source d'une culture.\nC'est alors que ï architecture prend la préséance sur tous les autres arts\net nous donne ses créations les plus sublimes.\nA de telles époques l'individu se cantonne dans une grande objectivité.\nL'œuvre qu'il crée est le résultat d'une communauté intellectuelle d'idées, d'un\naccord spirituel, en d'autres mots d'une convention que lon peut appeler reli-\ngieuse.\nC'est pourquoi au cours des temps à chaque religion correspond une archi-\ntecture et un style propres, si bien que l'on peut dire que toute culture a été\nœ produit d'une religion et d'une architecture.\nDe nos jours encore une culture esthétique ne peut se concevoir que s'il\nexiste une culture générale. C'est dans la subordination de l'individu à l'idéal\ncommun de notre temps que Berlage proclame démocratique qu'il trouve\nles origines d'une architecture et d'un style nouveaux.\nPartant de ces principes, le grand maître de l'architecture moderne a bâti\nune esthétique dont notre génération de constructeurs s'alimente.\nLorsque, quelques mois après ces enseignements, une revue française nous\nfit connaître ïhistoire de l'art d'Elie Faure, dont ta publication avait commen-\ncée en 1909, mais qui, à cette époque, était encore peu répandue en Belgique,\nce fut pour nous une joie et un réconfort de trouver de merveilleuses concor-\ndances entre ï évangile de l'art nouveau que le philosophe d'Amsterdam nous\navait prêché et les enseignements de l'historien.\nLa signification spirituelle et sociale, que l'art n'a cessé d'avoir au cours\ndes temps, nous devint sensible au travers du verbe magnifique d'un des maî-\ntres de la littérature française.\n« L'art nous dit Elie Faure a été dès ses humbles origines, la réali-\nsation des pressentiments de quelques-uns répondant aux besoins de tous. Il a\nforcé le monde à lui livrer les lois qui nous ont permis d'établir progressive-"}, {"page_pdf": 5, "page_imprimee": "211", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192109-01.1.5", "debut_caractere": 24, "fin_caractere_exclue": 2145, "texte": "ment sur le monde la royauté de notre e\nà l'humanité sa propre intelligence. Il a\ngnage de leur dramatique effort. Si nous\nil nous faut comprendre ce qu'il est. »\n«... L'art est l'appel à la communion des hommes. Nous nous reconnais-\nsons les uns les autres aux échos qu'il »\nPoursuivant à travers l'histoire l'e\nde l'humanité, Elie Faure y découvrira\nqui rend l'artiste solidaire du monde qui l'entoure.\nIl nous le montre parvenant, jusque dans les époques les plus individuel\nlistes, à résumer en son œuvre « la symp\nnément à tous les vents de la sensation et de l'esprit. »\nIl saluera avec reconnaissance ces «\nleur âme l'âme des foules disparues pour en transmettre l'espoir aux foules à\nvenir. Car ce sont eux qui passent le flamb\nbesoins généraux que les hommes\ngénéraux qu'ils ressentiront un jour, entre l'organisme d'hier et l'organisme\nde demain. Ils sont une foule à eux seuls\nles hommes aux hommes s'est réfugiée »\njamais avant Elie Faure on n'avait\n« rythme social » qui, chaque fois que l\njoint à l'individu « de se lever du milieu\nfoules à sa critique et découvrir en elles,\nmatériaux d'un nouveau rythme où elles\nnaître et retrouver, pour un siècle ou un »\nAinsi se trouve préparé, par l'action même des hommes de génie, le pas-\nsage plus ou moins br'utal de l'expression\ndont la manifestation suprême sera l'arch\nDe ces grandes époques d'art collectif, Elie Faure nous donnera des des-\ncriptions inoubliables. Voici en quels term\n« L'histoire écrit-il est comme un cœur qui bat, comme un poing qui\ns'ouvre et se ferme. A certaines heures,\nsommet, exige, pour se donner toute la\ntanée dans un vaste ensemble symphonique de toutes les idées morales, reli-\ngieuses, sociales jusque-là dispersées en\nl'instant prodigieux où la certitude de vivre l'absolu et de l'arrêter, dans nos\nâmes l'espace d'un éclair entre deux sombres étendues, soulève un peuple entier,\nsans qu'il s'en rende compte, jusqu'au D\nprodigieux où l'individu s'efface, où tou\nmême temps vis-à-vis des forces extérieures,\nà coup de terre, voulus de tous, bâtis par\nsociale toutes les expressions isolées par\nveille à se définir séparément.»"}, {"page_pdf": 6, "page_imprimee": "212", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192109-01.1.6", "debut_caractere": 24, "fin_caractere_exclue": 1196, "texte": "A ces époques, caractérisées par une forte synthèse religieuse l'architec-\nture domine tous les arts au point de l\ndans son essence même, comme étant «\nde l'épopée spirituelle anonyme vécue ».\nTels sont les enseignements de l'histoire.\nQue peuvent-ils apprendre à ceux qui cherchent au milieu des manifesta\\-\ntions anarchiques de nos contemporains la voie qui mène ver\\s un équilibre\nartistique et social?\nNul, certes, n'est mieux qualifié pour nous le dire que celui qui nous a si\nintégralement dévoilé le passé que nous en ayons vu surgir une vivante philoso-\nphie de l'art :!!|II\nAussi était-ce avec impatience que nous attendions un écrit d'Elie Faurie\nsur l'évolution artistique de notre époque, lorsque, au début de cette année,\nil vint à Bruxelles parler de « La Crise de l'lndividualisme ».\nDepuis des mois, nous nous proposions de résumer pour les lecteurs de\n« La Cité » le texte de cette conférence qui a paru intégralement dans la\nrevue « L'Art Libre ». Aujourd'hui nous pouvons faire mieux : Elie Faure a\nbien voulu redire pour nos lecteurs les idées qu'il avait exposées dans sa confé-\nrence, tout en les appliquant plus spécialement à l'architecture.\n\nR. V."}]}, {"article_id": "bm-bmtnaac-1921-09-01-c004", "article_bluemountain": "bmtnaac_1921-09_01#c004", "volume": "bmtnaac_1921-09_01", "ocr_source": "OCR Blue Mountain (ALTO), transcription TEI : lignes lb/@facs", "texte_sans_correction": true, "page_debut": "213", "page_fin": "223", "image_debut": 7, "image_fin": 17, "pages_selon": "pagination imprimée relevée dans le METS Blue Mountain (ORDERLABEL) ; [n] = page sans folio restituée", "url_article": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192109-01.2.3", "titre_corps": "ARCHITECTURE ET INDIVIDUALISME", "titre_sommaire": "ARCHITECTURE ET INDIVIDUALISME", "signature_source": "Elie FAURE", "controle": "bornes données par la structure logique METS/ALTO de Blue Mountain (blocs ALTO de chaque constituant)", "pages": [{"page_pdf": 7, "page_imprimee": "213", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192109-01.1.7", "debut_caractere": 24, "fin_caractere_exclue": 2579, "texte": "ARCHITECTURE\nET INDIVIDUALISME\n\nI\nIl y a encore, il y aura encore des peintres, beaucoup de peintres. Mais\nla peinture est finie.\nOn ne me croira pas. La peinture jouit-elle jamais d'une faveur compa-\nrable? Tout le monde en fait. Jusqu'aux marchands de tableaux. Ils ne sont\npas seulement dans le temple, ils commentent ou même rédigent les\nsaints Livres. Us fondent des usines de peinture, d'où le tableau en série com-\nmence à sortir. Tous ceux qui ne font pas de la peinture écrivent sur la peinture,\naussi ceux qui en font, et ces derniers, d'ailleurs, fort bien. Le peintre-critique\ngouverne la danse et la mode, la littérature et le théâtre. Paris devient ce que\nfut Athènes, Alexandrie, plus tard Bruges au XVe siècle, Florence au XVIe,\nRome au XVIIe. Mais mille fois plus important qu'Athènes, Alexandrie, Bruges,\nFlorence et Rome réunies, tout au moins en quantité. Car l'unification vertigi-\nneuse du système nerveux du globe multiplie l'attraction de Paris. Paris est\nla foire de la peinture. L'étranger, de partout, y vient s'initier à la peinture,\ns'approvisionner de peinture, trafiquer sur la peinture. Un siècle de grandeur\nplastique, en France, a provoqué la pullulât ion parasitaire sur le colosse\ndéclinant, phénomène constant, nécessaire, et je dirai même sacré si vous n'y\nvoyez pas d'inconvénient.\nCinq mille peintres ont du talent. Vingt mille se croient du génie. A vingt-\ncinq ans on a un nom, et pour se faire un nom une saison suffit. En une\nannée, on exhibe ses œuvres dans trente endroits publics. Car les Salons, ces\nmarchés d'esclaves, ne suffisent plus à leur tâche. Chaque jour, dans Paris,\ndix expositions collectives ou particulières distribuent leurs prospectus. On ne\ns'étonne plus de voir, un beau matin, la boutique de sa mercière transformée en\nmagasin de peinture- La même semaine, tel peintre a quatre toiles dans l'un\nde ces box étroits où règne une obscurité d'ailleurs sans inconvénients, puis-\nqu'on ne cultive plus l'agrément de la couleur, six aquarelles dans un autre,\nhuit dessins dans un troisième. Car on expose ses dessins, voire ses projets\nde dessins. Entretemps, on adresse une Epître aux Béotiens. On écrit ou\nconférencie, pour expliquer ses intentions, convaincu qu'à dater du jour où\nparaît le manifeste, le monde sera changé. Puissance ingénue d'une illusion\négocentriste commune à tous, et sans précédent, où l'on voit l'individualisme,\nlequel a créé la peinture, tuer la peinture : aux cinq cents vernissages annuels,\nchacun des vingt mille peintres qui exposent est convaincu que ce jour-là,"}, {"page_pdf": 8, "page_imprimee": "214", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192109-01.1.8", "debut_caractere": 24, "fin_caractere_exclue": 3122, "texte": "précisément ce jour nia, il forcera la gloire à se pencher sur lui. Et le plus\nfort, c'est qu'il n'a qu'à demi tort de le croire : la gloire, de nos jours, a pris\nle masque du succès.\nCette ruée vers une renommée qui ne va plus, ce qui ne Ira rend ni moins\nardente ni moins candide, sans la sanction immédiate de l'or, il faut vivre,\net c'est malaisé, a pour corollaire l'instabilité des systèmes. Haletants, ils\nroulent les uns sur les autres, chacun poignardant dans le dos le précédent, qui\nl'empêche de passer. Entre deux bocks, dans des cafés spéciaux, on invente\ndes esthétiques qui ont ceci de commun à toutes les esthétiques, qu'elles détrui-\nsent de fond en comble non seulement l'esthétique, mais les œuvres d'art qui\nne répondent pas à la dernière esthétique inventée. On a condamné le roman-\ntisme au nom du réalisme, le réalisme au nom du naturalisme, le naturalisme\nau nom du symbolisme, le symbolisme au nom de Pimpresionnisme, l'impres-\nsionnisme au nom du cubisme. Et j'en oublie. Le pas titubant de l'esthète se\nfait de plus en plus précipité. Les gloires les plus hautes et les plus justifiées\ndurent de moins en moins longtemps. Nos besoins actuels nous masquent\nnos besoins passés et prennent figure de lois, de lois définitives. Nous parlons\ncomme des vieillards qui condamnent leurs instincts morts. On n'évolue plus,\non ne s'adapte plus, on change. Les plus fermes chancellent. Les plus sages\nn'y voient plus cilair. Dans la cohue brutale où les ambitions les plus vulgaires\nse mêlent ou se heurtent aux travestissements les plus réussis de la culture,\naux jeux les plus audacieux de l'intelligence, ni l'artiste, ni le spectateur ne\nsait plus ce qu'il dit, ni ce qu'il fait, ni ce qu'il voit. Il s'imagine le savoir,\ncertes. Mais les mots ont perdu leur sens, ou plutôt chacun en a plusieurs.\nParmi les cent talents incontestables qui éclosent tous les ans, il n'est plus\npossible de choisir. Il n'est plus possible de distinguer l'ingénuité de l'adresse.\n11 .n'est plus possible de séparer la mode passionnée de la foi vive. Car la mode\nest passionnée, même quand elle dure un jour. Il n'est plus possible de dédai-\ngner ce qui passe au profit de ce qui demeure, parce qu'ilm'est pas un système,\nmême ingénieux, qui reste viable, s'il n'est charpenté de partout par une\narmature religieuse ou sociale plongeant dans la profondeur des besoins de\ntous les hommes parmi lesquels il survient, et nul n'aperçoit encore où est\nl'embryon du système répondant à ces besoins. Le grand individu lui-même\ndont le rôle, à toutes les époques anarchiques semblables à la nôtre, a toujours\nété de rassembler en lui, pour les ordonner selon lui et les exprimer selon lui,\nles éléments dispersés de la dernière foi commune aux hommes qui le précé-\ndaient, le grand individu lui-même, de nos jours, ne suffit plus à sa tâche.\nDésorbité, découragé, il flotte. H ne sait plus où aller. Et il manque la gloire\npour ne pas mendier le succès.\nII\nLes conditions des sociétés humaines n'ont jamais été si favorables à\nl'aggravation de cette instabilité où l'individu, complètement désorienté, mais"}, {"page_pdf": 9, "page_imprimee": "215", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192109-01.1.9", "debut_caractere": 26, "fin_caractere_exclue": 3330, "texte": "complètement illusionné par la rupture de tous les liens sociaux, de tous les\nliens religieux, de tous les liens philosophiques croit pouvoir, dès sa sortie\ndu collège, imposer à ces sociétés un système bâcilé en huit jours. L'antago-\nnisme apparent, la solidarité réelle des besoins économiques et moraux de\ntoutes ces sociétés se sont manifestés si brusquement, la révélation des civilisa-\ntions vivantes, ou mortes, ou possibles s'est faite pour nous, en quelques\nannées, d'une façon si singulière et si complexe que notre esprit, violemment\nsubmergé, s'abandonne tour à tour aux grandes lames qui le battent ou préfère\nen nier l'existence en s'enfermant, selon la coutume des aristocraties intellec-\ntuelles mourantes, dans un alassicisme désuet. Il y a quarante ans, lors de\nl'impressionnisme, nous ne connaissions guère les Grecs que par des copies\nromaines ou des interprétations pédagogiques ou littéraires. Nous ne soup-\nçonnions même pas le sens de l'art égyptien, qui nous semblait froid et mort.\nNous ignorions à peu près complètement l'art chinois, qui nous paraissait\ngrotesque, l'art indien, qui nous paraissait bestial, même l'art ogival français,\nqui nous paraissait malade : en somme, toutes les manifestations durables des\ngrands rythmes collectifs de l'humanité. La faveur de l'impressionnisme vint\nde ce qu'il réagissait seul, au nom de la sensibilité individuelle, contre le poncif\ngréco-renaissant dont nous ignorions d'ailleurs les sources vraiment humaines.\nEt maintenant que ces grands rythmes nous sont révélés dans leur esprit\nmême, nous condamnons en leur nom l'impressionnisme, le naturalisme, le\nromantisme, voire l'art tout entier depuis la Renaissance, toutes choses qui nous\nont pourtant préparés à accueillir ces rythmes là. Nous avons trop vite appris\nque des civilisations immenses avaient grandi, dominé, disparu antérieurement\nou extérieurement à la nôtre, et constituaient des ensembles monumentaux\ncapables de rivaliser avec celui que nous représente la nôtre, par conséquent\nde compléter sinon de supplanter la nôtre dans la détermination de notre futur\nesprit. Le poids des grandes époques d'Afrique et d'Asie nous opprime, comme\nnous opprimait hier le poids de notre passé méditerranéen. Notre érudition,,\ndébordée par elles, poursuit éperdument notre émotion qui se dérobe et\ns'essouffle à des synthèses cahotiques ou à des imitations dissimulées et hâtives\noù se faussent l'un après l'autre les rouages de notre esprit-\nL'écueil, et il est si redoutable que notre civilisation propre s'y brisera, si\nelle refuse de se transformer, c'est que la connaissance approfondie de tous\nces rythmes collectifs égyptianisme, chaldéisme, hellénisme primitif,\nbrahmanisme, bouddhisme, christianisme, islamisme, mexicanisme où\nl'individu n'apparaissait pas, coïncide précisément en nous avec le développe-\nment d'un individualisme effréné, qui se met en contradiction irréductible avec\nlunniême dès qu'il cherche à les imiter. Même ceux qui condamnent l'individua-\nlisme tiennent à nous le faire savoir. On s'adosse à une cheminée, monocle à\nl'œil, au milieu d'un cercle attentif, pour proclamer sa foi en quelque religion\nnouvelle capable de ramener l'homme aux proportions d'un rouage invisible\nnoyé dans une usine gigantesque. Moi qui vous parle, n'ai-je pas un orgueil"}, {"page_pdf": 10, "page_imprimee": "216", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192109-01.1.10", "debut_caractere": 25, "fin_caractere_exclue": 3297, "texte": "secret qui me porte à désirer qu'on connaisse mon désintéressement? Pascai\nPascal lui-même! ne s'avouait-il pas en rougissant son désir qu'on\nretrouvât quelque jour les notes informes qu'il jetait dans un tiroir? Et n'est-ce\npas là, d'ailleurs, chez un homme de cette taille, une manifestation divine du\nbesoin qu'a de survivre le caractère individuel dans l'édifice commun à élevei\npériodiquement? Mais il est vrai que de nos jours ce besoin personnel qui\ns'accentue à mesure que grandit le besoin générail contraire, prend un caractère\nquelque peu comique et, si je puis dire, douloureux. En même temps que tout\nle monde apporte une sorte d'acharnement maladif et farouche à paraître\noriginal, tout le monde se montre anxieux de trouver un accord profond et\ndurable. Et, par une merveilleuse inconséquence, tout le monde cherche son\noriginalité en Egypte ou chez les nègres, en Chine ou chez les Javanais. Tel\nmême s'inspire de dessins d'enfants, tel de dessins de médiums, tel de dessins\nde fous. Ce n'est pas ainsi que procédèrent, pous nous paraître originaux, les\nEgyptiens ni les nègres, les Chinois ni les Javanais. Ce n'est pas ainsi que\nprocèdent, pour découvrir ce qu'ils sont, l'enfant, ni le médium, ni le fou.\nPlus l'individu est lui-même, moins il cherche à se différencier. Il me paraît\ncertain que les grands rythmes collectifs n'ont été précisément possibles que\nparce que chaque individu, libéré de lia recherche des vérités transcendantales\nqui servaient de cadre accepté à son développement,se contemplait ingénument\ndans sa pureté propre. En tout cas, chacun avait derrière lui dix, ou vingt, ou\ntrente siècles d'alluvions sentimentales, psychologiques, alimentaires, patholo-\ngiques qu'il ne soupçonnait pas et en qui se perdaient ses plus lointaines\nracines. Chacun avait autour de lui une société stylisée dont il acceptait sans\nphrases d'être un élément inconnu. Et c'est précisément alors que nous avons\nfouillé, retourné, morcelé, filtré, analysé la substance de nos aliluvions sécu-\nlaires, alors que nous n'acceptons plus d'être un élément inconnu dans une\nsociété sans style, que nous nous réclamons de ces époques si différentes de\nnous! Jamais peut-être la distance ne fut si grande, de notre civilisation méca-\nnique universelle à son aube, aux lentes épopées métaphysiques exprimées\ntour à tour par les forêts de colonnes qui entouraient, dans le désert, l'image\nd'un ibis, par les montagnes ouvragées autour d'une pierre noire cachée dans\nleur plus obscure caverne, par les milde tours ciselées qui, deux à deux,\nélevaient au-dessus des villes leurs bras suppliants. Je sais bien qu'en fin de\ncompte, tout cela représente un effort d'ordre spirituel que traduit l'architecture\navec d'autant plus de puissance que plus de simplicité, de continuité et de\nlogique président à sa conception. Mais jamais les moyens, jamais les besoins,\njamais les éléments d'émotion et de drame n'auront à ce point différé. L'esprit\nest un, c'est entendu. Voilà pourquoi il faut le chercher en nous-mêmes, et non\ndans les apparences multiformes qu'il a usées tour à tour. Je répète : qu'il a\nusées et non « dont il a usé ». Car l'esprit, qui est la flamme, comsume les\naspects qu'il prend- Et s'il n'en peut trouver d'autres, il brûle jusqu'à leurs\ncendres."}, {"page_pdf": 11, "page_imprimee": "217", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192109-01.1.11", "debut_caractere": 24, "fin_caractere_exclue": 3217, "texte": "III\nCependant, la contradiction n'est qu'apparente. Si l'art de ces époques\nd'abord caractérisées par une forte synthèse religieuse nous impressionne tant,\nc'est que nous sentons naître de nousHmêmes, parce que nous en avons besoin,\nun monde encore inconnu dans ses modes où quelque rythme collectif succédera\nà l'individualisme d'aujourd'hui. Ge monde est en gestation depuis la Renais-\nsance qui, après aivioir brisé l'unité de l'organisme médiéval!, opérait enfin, avec\nla Révolution, le morcellement extrême des éléments de l'esprit. Et le reflux de\nl'Asie auquel nous assistons, ressemibile à celui de la mer entre les galets du\nrivage. Il s'infiltre peu à peu, puis les baigne de toutes parts et, quand il se\nretire laisse, parmi les varechs fourmillant de vie obscure, son iode et son sel.\nLes révolutions et les guerres, comme toujours, <ne sont que l'onde de surface,\ncelle qui fait fuir les enfants, démolit leurs pâtés et leurs forteresses de sable.\nLe drame d'hier, qui continue et qu'ont surtout déchaîné les appétits indivi-\nduels, a mis les besoins collectifs en évidence. Destructeur d'architectures\npérimées aussi bien dans l'ordre moral que dans l'ordre matériel, il est en\nmême temps constructeur d'architectures embryonnaires. Désormais, ceux\nd'entre nous qui sont vivants j'entends spirituellement vivants ne peu-\nvent plus songer sans rire ou sans colère à une seule des institutions dont\nl'origine constituait jadis l'ossature symbolique de notre esprit. Et ils cherchent\nd'autres symboles. L'individu flotte à la dérive dans Ile torrent qui roule fies\ndécombres de toutes les civilisations. Il ne peut éviter de sombrer qu'en appe-\nlant à l'aide tous les individus que le même courant emporte. Il ne parle plus\nque de « construire », et, quand tous parlent de « construire », il s'agit d'un\nabri commun. N'est-il pas remarquable qu'un seul grand peintre, depuis cent\nans, n'ait pas subi le sort de tous les autres, Ddacroix, Daumier, Claude Monet,\nbientôt Renoir, cependant son contemporain? (1) Cézanne n'a échappé à la\nfureur iconoclaste qui signale l'avènement de toutes les religions sans d'ail-\nleurs altérer la beauté des vieilles idoles que parce qu'il représente, en pein-\nture, l'effort architectural qui dénonce les tendances de la pensée on peut le\ndire universelle depuis vingt ans. Si dans un, ou cinq, ou dix siècles, un nouvel\nindividualisme leur succède, on condamnera au nom de Monet et de Delacroix\nCézanne, qui se réclamait d'eux. Je n'y vois pas d'inconvénient.\nJe n'y vois pas d'inconvénient parce que Cézanne, pas plus que Watteau,\npas plus que Poussin, pas plus que Rembrandt, pas plus que Rubens, pas plus\nque Titien, ne représente les fins de la peinture, si la peinture a des fins. Il\nreprésente, comme tout grand homme authentique, un moment de l'esprit\nhumain. Moment solennel, à vrai dire, qui donne son importance générale à la\n\n( 1 ) Je ne parle pas d'lngres, sur les insuffisances duquel on ferme volontairement les\nyeux et qu'on admire en bloc jusque dans les plus grotesques de ses œuvres officielles,\npour sauver les réalités et même les apparences constructives de sa production et ren-\nforcer le système dont nous avons tous besoin."}, {"page_pdf": 12, "page_imprimee": "218", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192109-01.1.12", "debut_caractere": 24, "fin_caractere_exclue": 3328, "texte": "puissance propre de sa peinture, incomparable d'ailleurs. Il est le passage\nessentiel des recherches personnelles qui, depuis la Renaissance, caractérisent\nl'art entier, la science entière, tout le mouvement intellectuel, à l'édifice imper-\nsonnel que visent de nos jours à bâtir ces recherches aussi bien dans le\ndomaine de l'esprit que dans Je domaine social, lesquels se déterminent récipro-\nquement comme toujours. C'est pour cela qu'on divinise, et, chose bien plus\ndangereuse, qu'on tente de dogmatiser son action. Quels qu'ils soient, depuis\nquinze ans, tous les systèmes esthétiques s'appuient sur lui. Tous les « partis »\nle réclament, tous ceux qui, de droite ou de gauche, prétendent arracher\nl'homme intérieur à l'anarchie individualiste pour l'introduire, de gré ou de\nforce, dans l'ordre nouveau. Même ceux qui, par besoin de cet ordre, réclament\nle retour d'un ordre ancien et évoquent le catholicisme et la culture classique\nde Cézanne pour ramener notre armature spirituelle aux rythmes qu'il a pour-\ntant brisés, par le seul fait qu'il en a créés de nouveaux. C'est un moyen qui\nn'est pas neuf. On en a usé bien des fois, et depuis toujours, il me semble.\nMais il n'a pas plus réussi à Pasitélès quand il tentait,quatre siècles après Phi-\ndias,de ramener la sculpture grecque aux cadences symétriques qui avaient pré-\ncédé Phidias,qu'à Julien l'Apostat essayant de ranimer les dieux cependant res-\nponsables de l»a grandeur du monde ancien. Un classicisme ne s'invente pas,sur-\ntout il ne se recommence pas. Pas plus qu'une société tout comme lui moment\nd'équilibre tragique dont les éléments ne se regrouperont jamais selon l'appa-\nrence, ni même l'esprit de cet équilibre-là, surtout quand un afflux vertigineux\nd'idées, de besoins, de formes, de moyens nouveaux pénètrent les conditions\nbouleversées de la société et de l'esprit.\nMalgré leur échec presque complet dans le domaine des réalisations, les\nmoyens révolutionnaires qui conçoivent abstraitement une architecture plas-\ntique à imposer à La peinture, me semblent plus intéressants que la tentative\nde restauration du classicisme, comme me semblent plus féconds, sinon par\nies remèdes proposés, du moins par leurs tendances générales, les moyens\nsociaux et politiques qui prennent leur source dans l'intuition mystique de\nl'avenir et non dans la connaissance rationnelle du passé. Le « cubisme », qui\ns'est appuyé du moins à ses débuts sur le mot fameux de Cézanne\nramenant à des formes géométriques toutes les formes naturelles en est le\nplus récent, le plus célèbre et le plus typique à la fois. Il est l'effort le plus net\net le plus général qu'ait donné, depuis la Renaissance, l'esprit d'une génération\nnon isolé, non personeî comme celui de Cézanne, mais collectif, discipliné,\nsystématique vers une conception non plus impulsive et sentimentale, mais\narchitectonique de l'objet. Il va même, tpar amour des lois qui président à la\nstructure de l'objet, jusqu'à supprimer l'objet pour -n'exprimer que ces lois.\nC'est un événement tout à fait capital que la résurrection, depuis un demi-\nsiècle, de Ja grande décoration annonçait et préparait d'ailleurs dans l'in-\nstinct et le sentiment, il est vrai, et non dans le raisonnement et la doctrine\nce qui annonce selon moi en même temps la fin du règne de l'individu et de la"}, {"page_pdf": 13, "page_imprimee": "219", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192109-01.1.13", "debut_caractere": 24, "fin_caractere_exclue": 3320, "texte": "peinture et le commencement, sur Je terrain social renouvelé de fond en comble,\ndu règne de l'architecture et des collectivités, ou, si l'étroitesse du mot vous\nchoque, du poème des idées «mystiques et des masses en action.\nNe vous étonnez pas que collectivisme (pardon! je n'ai pas d'autre mot)\net architecture d'une part, individualisme et peinture d'autre part, se présentent\nen même temps à mon esprit presque au point de s'y confondre. Parmi les\nmanifestations individuelles de l'activité morale de l'homme, j'aurais pu choisir\nle roman psychologique, par exemple, et opposer sa décadence à la résurrec-\ntion, qui s'annonce, du lyrisme dans l'émotion, des grandes hypothèses cosmi-\nques dans la science, des grands systèmes métaphysiques dans les idées.\nJ'aurais pu montrer comment l'effort individuel qui, dans tous les ordres de\nl'invention technique, a créé le prodigieux outillage industriel moderne, aboutit\nenfin à la concentration chaque jour plus enchevêtrée de cet outillage produi-\nsant en série, exploité par des trusts, solidarisant par les voies ferrées, les\nlignes de navigation, les communications électriques, l'automobile le cinéma-\ntographe, toutes les parties jadis éparpillées du système nerveux des sociétés\nhumaines. Mais, si l'architecture nous apparaît, dans l'histoire des peuples\nmorts, comme la plus puissante représentation figurée de l'épopée spirituelle\nanonyme vécue par leurs multitudes, la peinture représente, mieux que toute\nautre manifestation de la pensée, le dernier en date de tous, le plus puissant\net le plus caractérisé de tous les efforts individuels. La peinture, dans le\nmonde antique comme dans le monde renaissant, est toujours apparue à l'heure\noù l'individu se refusait à accepter plus longtemps une subordination trop\npassive à un système social qui lui semblait perdre chaque jour un peu plus de\nsa puissance d'illusion. La peinture est le langage de l'esprit qui vit et agit le\ndrame de la solitude. La lutte antithétique de la lumière et de l'ombre, la\nrecherche des plans non plus dans la réalisé de l'espace mais dans la vie\nsecrète de l'esprit, l'organisation subtile des valeurs et des passages, qui est\nle signe du besoin de l'équilibre intellectuel, l'extrême enchevêtrement des\nrelations chromatiques, tout cela exprime évidemment la complexité d'une\nâme en proie au tourment de découvrir seule un système du monde où la faillite\nde l'espérance universelle l'entraîne à s'attacher, sous peine de déchoir dans les\nmensonges d'une religion ou d'une morale ayant dépouillé sa jeunesse. Mais,\nune fois cet équilibre conquis, et par des moyens qui ne se renouvellent plus\ndès que les relations matérielles des objets entre eux, des objets avec l'espace\net des objets avec l'homme sont établis, le fond de l'impasse apparaît. Quand\nla peinture a retrouvé la structure de l'univers au point de rejoindre la musique\ndans l'interprétation toute en ondes fuyantes, renaissantes, enchevêtrées, mais\ntoujours logique et continue qu'elle en donne, elle ne peut aller plus loin, elle\nmeurt ou se transforme au point de ne plus être la peinture. Et elle ne peut se\ntransformer qu'en cédant à l'architecture même la fonction d'édifier l'abri\ncommun que tous les grands individus aperçoivent à l'extrémité des avenues\nqu'ils on! suivies séparément."}, {"page_pdf": 14, "page_imprimee": "220", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192109-01.1.14", "debut_caractere": 24, "fin_caractere_exclue": 3118, "texte": "Le cubisme en soi m'apparaît donc comme une erreur. Mais j'y vois, je le\nrépète, un symptôme émouvant. Construire, oui, là est le bon chemin. Seule-\nment, il est trop tard pour la peinture qui a perdu, en se dispersant avec\nl'esprit même de l'homme, dans l'enquête universelle, la dissociation et l'ana-\nlyse, les instruments individuels de la construction. Et un peu trop tôt pour\n♦\nl'architecture qui n'en a pas encore rassemblé les instruments sociaux. Les\npeintres qui soumettent actuellement la peinture aux moyens de l'architecture\ncommettent, en sens inverse, l'erreur des architectes qui, lors de la décadence\ndu style ogival par exemple, quand allait naître la peinture, réduisaient l'archi-\ntecture aux moyens de la peinture par le désir qu'ils en avaient. Cela ne veut\npas dire, n'est-ce pas, que la culture archi tectonique ne soit pas nécessaire au\npeintre. Elle l'est plus que jamais, mais à condition que le peintre ne perde\npas de vue que l'art de bâtir et l'art de peindre n'ont ni les mêmes procédés, ni\nles mêmes destinations. De ce que la culture géométrique, par exemple, est\nnécssaire au développement logique de l'esprit, cela ne signifie en rien qu'un\nbanquier, un médecin, u<n négociant, un avocat soient tenus de s'exprimer en\ntermes géométriques. Le vrai, c'est que l'individu ne peut espérer assouvir par\nla peinture des désirs généraux qui ont l'architecture pour objet.\nIV\nVoici donc, à mon avis, le caractère principal et double die la\ncontradiction tragique où notre temps se débat : d'une part, l'individualisme\néchevelé que chacun de nous manifeste, d'autre part la fatigue de l'individua-\nlisme que chacun de nous éprouve, et que {traduisent la plupart des œuvres\nmême où l'individu cherche le plus à se singulariser. La société la société\nde toujours semble obéir, en son évolution, à une sorte de processus chi-\nmique qui marche tour à tour, pour désorganiser un corps ancien et organiser\nun corps nouveau, de la dissociation d'abord lente et incomplète, puis de plus\nen plus rapide et radicale, des éléments qui le composent, à l'intégration pro-\ngressive, dans un nouvel équilibre, de ces éléments libérés. Ce qui explique\nen même temps l'individualisation extrême et l'extrême besoin d'association\nde ces éléments. Que nous soyions à la veille d'une intégration capitale à peu\nprès inconnue dans ses modes, voilà qui ne me paraît pas douteux. Et aussi qui\nme paraît impropre, bien que j'y voie la guérison de l'individualisme comvuïsif\noù sombre le vieux monde, à donner aux champions de « la liberté et de la\ndignité de la personne humaine », l'attitude scandalisée, inquiète ou simplement\nmélancolique où je vois certains d'entre eux. Lutter contre les religions mou-\nrantes me semble à peine nécessaire, car il n'est pas d'exemple qu'une religion\nmourante se soit ranimée autrement qu'en changeant de milieu, de moyens, de\nprétextes et, de ce fait, ne se soit transformée pour répondre aux besoins des\nhommes et des peuples qui l'adoptaient. Ecarter des hypothèses souhaitables\n—et même possibles - une religion naissante mie semble moins sage encore,"}, {"page_pdf": 15, "page_imprimee": "221", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192109-01.1.15", "debut_caractere": 24, "fin_caractere_exclue": 3275, "texte": "car il n'est pas d'exemple qu'une religion naissante n'ait présenté un système\ncohérent d'énergies sociales nécessité par le besoin qu'avaient les peuples et les\nhommes de donner un aliment substantiel à l'appétit de conquêtes morales et\nde réalisations esthétiques qui les tourmentait. Les grandes religions, les grands\nmythes, ou, si le mot vous effraie, les grands systèmes métaphysiques ou\nmême sociaux, si un terme nouveau, répondant à des besoins nouveaux, vous\nplaît davantage n'ont jamais été, esthétiquement parlant, qu'un moyen\nde délivrer l'homme de la hantise du sujet pour tourner son attention entière\nvers l'étude de l'objet. lil ne convient pas, par effroi du mot, d'écarter complè-\ntement la chose, qui se fera peut-être, qui se fait sans doute que nous le\nvoulions ou non, et qui ne sera qu'un moyen d'introduire pour quelques siècles\nune illusion féconde sans prêtres sinon sans parasites, je l'espère, mais\ndans tous les cas commune dans le cœur d'une humanité incapable de\ncréer, et même de vivre, sans illusion.\nTout ceci n'est pas nouveau- La transition de l'Hellénisme au christia-\nnisme, par exemple, nous représente un mystère analogue à celui que nous\nvivons. Qu'eût dit Lucien de Samosate, ou même Platon, si on l'avait conduit\ndevant le bouge de Saint-Labre ou la colonne de Saint-Siméon et si on lui\navait affirmé, en présence de çe spectacle, et au nom de ce spectacle, qu'une\ncivilisation grandiose sortirait un jour, par réaction de la sensibilité et renais-\nsance de la foi, des ruines de l'intelligence? L'équilibre intellectuel d'un Phidias\nn'eut-il pas été profondément ébranlé si on l'eût jeté, d'un coup de baguette,\nau cœur de la forêt gothique pour lui montrer le lieu où avait été transporté le\ntabernacle de l'esprit? Les formes de l'avenir s'enfoncent, dans un mystère\nredoutable. Nous en avons peur. Parce que nous en avons peur nous prenons\npour l'intelligence un système de l'intelligence, la foi revêt pour nous une forme\ndéfinitive, l'épouvante de l'inconnu alimente notre paresse. Et nous nous effor-\nçons de peindre une image étroite de l'homme, parce que nous sommes effrayés\nde la stature de son cœur.\nDe toute évidence, en effet, la crainte que l'individu disparaisse de cette\nsociété guérie de l'individualisme, est l'origine très noble du sentiment de\nrévolte que beaucoup d'esprits qui se disent et se croient libres éprouvent dès\nqu'on en évoque devant eux la possibilité, je crois pouvoir les rassurer. 11\nn'est pas plus facile de supprimer l'individu que la société elle-même. Mais je\nvois surgir, dans l'Histoire, périodiquement, des moments d'une allure particu-\nlière où l'individu accepte le rythme social dans sa masse et ses grandes\nlignes, parce qu'il sent son efficacité. Et il la sent parce que ce rythme porte\nen lui une somme suffisante d'énergie et de jeunesse pour qu'il y puisse étan-\ncher sa soif d'illusion et se développer dans le cadre social que ce rythme\nconditionne. En d'autres moments, au contraire, il le repousse, parce qu'il\nsent que ce rythme a perdu toutes ses vertus. C'est, d'une part, l'histoire des\nsynthèses orientales antérieures à l'époque hellénique et du moyen âge asiatique\net européen, de l'autre celle de l'hellénisme et de la renaissance occidentale."}, {"page_pdf": 16, "page_imprimee": "222", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192109-01.1.16", "debut_caractere": 24, "fin_caractere_exclue": 3253, "texte": "Quand le faisceau des énergies sociales se disloque, le philosophe se réfugie\ndans le stoïcisme, le savant dans l'expérience, l'artiste dans la création person-\nnelle qui fait succéder aux épopées, aux hymmes et à l'édification des temples\nla littérature d'analyse et la peinture, jusqu'à ce que le développement excessif\nnon de l'individu, mais de l'individualisme rende nécessaire, pour que l'individu\nne soit pas écrasé sous les ruines du corps social, l'apparition d'une illusion\ncommune neuve dont la fécondité réside dans la puissance et l'étendue même\nde cette illusion.\nIl n'y a pas plus de rapports vrais entre l'individualisme et l'individu\nqu'entre l'académisme et un chef-d'œuvre, ou qu'entre la morale et un homme\nnoble. Il semble, bien au contraire, qu'à mesure que grandit l'individualisme,\nl'individu baisse de taille, de même que la raison flotte si le rationalisme\napparaît, je sais bien que rindividualisme s'effraie de l'anonymat qui carac-\ntérise les époques où l'individu est naturellement subordonné au corps social\net consent, parce qu'il en reçoit autant qu'il lui donne, à cette subordination.\nN'est-ce pas la condamnation de rindividualisme, devenu progressivement un\nsystème philosophique de la vanité, comme un système collectiviste se condam-\nnerait de lui-même, s'il tentait d'écraser l'individu sous le poids d'une abstrac-\ntion mystique n'ayant pour objet que la puissance, la gloire, la fortune de\nl'Etat?\nCependant, le fait d'être encadré par un immense orchestre supprime-t-il,\ndiminue-t-il même en quoi que ce soit la valeur réelle, profonde, d'un virtuose\ndu violon, et la plus belle voix perd-elle à être plongée dans le chœur? L'artiste\nd'aujourd'hui,, rué à la conquête du succès par tous les moyens, dont les\njournaux entretiennent chaque matin leurs lecteurs et auxquels on accroche,\npartout où se trouve sur lui quelque place libre, un diplôme, un ruban, une\npalme de papier peint, une couronne de carton, gagne-t-il à être confronté\navec l'imagier du XIIIe siècle, par exemple, qui passait des jours enchantés,\nmais obscurs, à figurer dans la pierre des bêtes ou des sainjs juchés dans un\ncoin perdu de la cathédrale, à soixante pieds du pavé? ou à quelque fellah\nqui peignait dans un sépulcre, où devait régner pouir toujours une ombre\nabsolue, quelque silhouette d'ibis? Et où trouve-t-on le plus grand nombre de\nvrais, et de forts, et de profonds individus quand on compare ces époques\nanonymes où des milliers de bas-reliefs et de statues sortaient chaque année\ndes ateliers de tailleurs de pierres se distribuant le travail selon leurs aptitudes\net leur goût, à une époque où chacun environne son moindre croquis d'une\npublicité à la fois servile et hargneuse et n'a de cesse qu'il n'ait installé son\natelier dans quelque somptueux hôtel? Où est l'expression diu génie et du\ncaractère, si l'on passe de cette floraison innombrable de sensibilité charmante\net de bons sens, de simplicité, d'élégance, de profondeur naïve et mystérieuse\ndans le style, à la fabrication hâtive et ennuyée qui se disloque et grince pour\nattirer l'attention, force truquée, innocence faisandée, cruauté feinte ou senti-\nmentalisme affecté qui l'un et l'autre partent d'iune pareille indigence de cœur?"}, {"page_pdf": 17, "page_imprimee": "223", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192109-01.1.17", "debut_caractere": 24, "fin_caractere_exclue": 1685, "texte": "Des potiers revêtent le frac tous les soirs, pour répartir leur marchandise\nimitée des ouvriers persans, ou chinois, ou grecs, ou japonais, ou nègres, ou\nun peu de tout cela ensemble, dans les vitrines des banquiers. Mais on n'y peut\nfaire tenir une fleur, ni même y verser de l'eau, tandis que le paysan rugueux\nqui pétrissait de ses mains, il y a six mille ans, le pot d'argile dont notre\ncéramiste se réclame et qui se paie, ô déchéance, trente mille francs, y faisait\ncuire ses choux. Où donc est le plus accentué et le plus semblable à lui-même,\nde ces deux individus? Etes-vous tellement sûr que l'individualiste d'aujour-\nd'hui remplisse loyalement sa tâche d'individu? Esn voyez-vous donc tant, au\nreste, d'individus, autour de vous? J'en sais, certes. Mais justement ceux qui\nont eu la force d'absorber les autres hommes aspirent à s'absorber en eux-\nRemarquez-vous qu'en ces époques d'individualisme morbide, dès qu'apparaît\nvraiment un très grand individu, il semble contenir à lui seul les voix disper-\nsées ou presque éteintes de la foule? N'est-ce pas la raison d'être de Michel-\nAnge et de Shakespeare, de Cervantès et de Rubens, de Rembrandt ou de Beet-\nhoven dans l'ordre artistique, de Newton ou de Lamarck dans Tordre scienti-\nfique, de Luther ou de Napoléon dans l'ordre politique? C'est que ce grand\nindividu prépare, par le miracle symphoniique dont son esprit est le foyer,\nle grandiose anonymat des temples pressentis au seuil desquels son rôle est\nde conduire la multitude arrachée aux temples terminés, c'est-à-dire morts,\nafin que les excès mêmes de l'intelligence, de la vanité et de l'analyse renou-\nvellent sa candeur.\n\nElie FAURE."}]}, {"article_id": "bm-bmtnaac-1921-09-01-c005", "article_bluemountain": "bmtnaac_1921-09_01#c005", "volume": "bmtnaac_1921-09_01", "ocr_source": "OCR Blue Mountain (ALTO), transcription TEI : lignes lb/@facs", "texte_sans_correction": true, "page_debut": "224", "page_fin": "227", "image_debut": 18, "image_fin": 21, "pages_selon": "pagination imprimée relevée dans le METS Blue Mountain (ORDERLABEL) ; [n] = page sans folio restituée", "url_article": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192109-01.2.4", "titre_corps": "HABITAT", "titre_sommaire": "HABITAT", "signature_source": "", "controle": "bornes données par la structure logique METS/ALTO de Blue Mountain (blocs ALTO de chaque constituant)", "pages": [{"page_pdf": 18, "page_imprimee": "224", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192109-01.1.18", "debut_caractere": 24, "fin_caractere_exclue": 3746, "texte": "HABITAT\n\nCONFÉRENCE NATIONALE\nDE L'HABITATION A BON MARCHÉ\n\nPour la deuxième fois la Société Na-\ntionale des Habitations à Bon Marché\nconvoquait les délégués de toutes les socié-\ntés d'habitations ouvrières, les homjmes\nd œuvres, les architectes ingénieurs, techni-\nciens, etc., à se réunir pour conférer du pro-\nblème du logement ouvrier.\nIl faut croire que ces réunions répondent\nà un réel besoin puisque l'immense salle du\nTrocadéro était à peine assez grande pour\ncontenir le public qui s'était rendu à la\nséance solennelle du matin.\nCelle -ci fut ouverte par un discours de\nM. Mahaim, ministre de l'lndustrie et du\nTravail, qui apporta la promesse d'une sol-\nlicitude de plus en plus grande du gouverne-\nment pour l'œuvre du logement ouvrier.\nRésumant les résultats acquis M. Mahaim\nsignale qu'il y a actuellement 92 sociétés\nagréées qui s'occupent de la construction\nd'habitations à bon marché. Elles seront\nprochainement plus de cent. Le capital sous-\ncrit par ces sociétés est de 1,280,00\nfrancs. On peut beaucoup espérer de leur\naction. Mais alors même qu'elles parvien-\ndraient, au cours de l'année prochaine, à\nédifier 20 à 25,000 logements, l'on n'au-\nrait accompli que le dixième de la tâche qui\ns'impose. D'ailleurs par suite de l'accroisse-\nment constant de la population le déficit ac-\ntuel augmente constamment. Il faut donc\nredoubler notre effort. M. Mahaim assure\nl'assemlblée de l'intérêt qu'il porte à la ques-\ntion et promet, s'il reste dans le conseil de\nla couronne, d'y consacrer tous ses efforts.\nM. le sénateur Vinck, président de la So-\nciété N. H. B. M., prit ensuite la parole pour\nsouligner l'importance de l'effort accompli.\nCe qui a été construit est le maximum de ce\nque l'on pouvait faire dans les circonstances\nactuelles. Mais pour l'année prochaine il\nfaut un programme beaucoup plus vaste.\nRien que dans l'agglomération bruxelloise\non se propose de construire 6,000 maisons.\nBRUXELLES, 6 NOVEMBRE 1921\nOn se rendra compte que c'est encore insuf-\nfisant lorsqu'on saura que le nombre des\nmariages s'élève, dans cette agglomération,\nà 10,000 par année. Aussi des programmes\nplus vastes devront-ils être envisagés dans\n1 avenir. Ne négligeons rien pour loger l'ou-\nvrier convenablement et le soustraire au tau-\ndis.\nAprès avoir rappelé les conséquences né-\nfastes du logement insalubre M. le sénateur\nVinck fait un tableau éloquent et poétique\ndu « home » de la maison salubre et ensol-\nleillée où l'ouvrier trouvera les joies de la\nvie familiale. « C'est de l'air, dit-il, de la\nlumière et de la beauté que nous voulons\ndonner à l'humanité de demain. Nous vou-\nlons créer des foyers où régnera la paix et\noù se cultiveront les âmes. »\nLa parole fut ensuite donnée à M. Benoit-\nLevy, Directeur de l'Association des cités-\njardins de France, dont on avait annoncé\nune conférence sur les problèmes actuels du\nlogement.\nVoici d'après le « Soir » un compte ren-\ndu de cette conférence :\n« M. Benoît Lévy salue l'assemblée où il\n» reconnaît de nombreuses personnes avec\n» lesquelles4 il a, depuis plusieurs années,\n» commencé son apostolat. C'est avec émo-\n» tion qu'il se rappelle que M. Mahaim pré-\n» sida, il y a plus de quinze ans, une de ses\n» conférences. Il fait l'éloge du Roi, qui\n» représente les plus grandes idées morales.\n» Depuis la guerre, nous devons lutter\n» contre les puissances du mal. Animés du\n» même esprit d'héroïsme que les soldats au\n» front, nous devons, tel Hercule nettoyant\n» les écuries d'Augias, lutter contre le mal\n» social du « taudis ». Notre œuvre est,\n» avant tout, d'éducation. C'est ce que\n» vous avez compris, et je vous en félicite.\n» Comment peut-on parler de repopula-\n» tion tant que les mères habiteront des\n» maisons misérables? Or, il convient»"}, {"page_pdf": 19, "page_imprimee": "225", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192109-01.1.19", "debut_caractere": 32, "fin_caractere_exclue": 4118, "texte": "» avant tout, de penser aux mères. Tout ce\n» que l'on est convenu d'appeler la ques-\n» tion sociale, est contenu dans ces mots :\n» « Ou le foyer, ou la mort. » Et ce foyer,\n» ce doit être la cité-jardin.\n» Je n'ai pas dit l'habitation ouvrière,\n» parce que cette habitation pourrait bien-\n» tôt redevenir le taudis.\n» Pas de politique à courte vue! Il faut\n» reconstruire en grand, et sur de nouveaux\n» modes. La guerre a changé quelque chose.\n» Avant la guerre, nous vivions d'après des\n» règles anciennes; tandis que l'Amérique\ny> courait en automobile, nous roulions en\n» diligence.\n» Il faut acheter des terrains à bon mar-\n» ché, et pour cela, nous devons les acheter\n» en grandes quantités. Il ne devrait plus\n» être permis à des gens possédant des ter-\n» rains de s'enrichir aux dépens de la com-\n» munauté. Et ce n'est pas une question de\n» socialisme, mais de pure justice. Est-il ad-\n» missible que des gens voient hausser le\n» prix de leurs terres parce que l'Etat a\n» construit, à proximité, des routes et des\n» chemins de fer?\n» Lorsque nous aurons notre terrain, il\n» faudra procéder à un lotissement logique\n» et raisonné. Il conviendra ensuite de se\n» procurer des matériaux économiques et\n» construire beaucoup de maisons, car si la\n» construction se fait en grand, elle sera\n» plus avantageuse. Le semi-provisoire doit\n» être écarté, car il revient plus cher que\n» l'autre.\n» Les maisons ouvrières devront être\n» construites à proximité des villes. L'exem-\n» pie de Boston (Etats-Unis), de Milan en-\n» tre tant d'autres, est concluant en faveur\n» des ci tés-jardins. On augmente le bien-\n» être, la joie du foyer, on supprime les\n» frais de voirie, on fait bien et on fait éco-\n» nomiquement.\n» Le conférencier montre d'intéressantes\n» projections qui illustrent les conditions de\n» bien-être, de confort, de poésie même\n» qu'offrent les « garden-city » anglaises. Et\n» ce résultat est obtenu de la manière la\n» plus économique.\n» Pourquoi ne ferait-on pas ici, à î exem-\ny> pie de ce qui a été fait en Angleterre, de\n» véritables villes-jardins, avec leurs centres\n» civiques et leurs industries?\n» En France, à Dourges, près de Henin-\n» Liétard, on a réalisé un ensemble vraiment\n» remarquable. Nous ne voulons plus de\n» ghettos, plus de taudis. Nous voulons que\n» les charmes de la nature s'ajoutent au\n» bien-être des habitations. Nous ne vou-\n» lons pas de ces « maisons ouvrières » en\n» ce que ces mots comportent de laideur.\n» L'orateur se déclare partisan du plan\n» unique; tout doit se trouver au même\n» étage, pour éviter les montées et les des-\n» centes, qui fatiguent la ménagère.\n» La loi anglaise prévoit la salle de bains\n» dans les habitations à bon marché. C'est\n» un exemple à suivre.\n» Il importe de rendre la maison agréa-\n» ble; dans ce but, on veillera à la beauté\n» de F ameublemen t. Une habitation ce ne\n» sont pas des murs nus, mais c'est ce qui\n» contribue à l'aménagement et aux besoins\n» de l'existence. On peut s'adresser, comme\n» on l'a fait en Amérique, à des artistes qui\n» créeront des dessins de mobilier que l'on\n» pourra reproduire. Pas de papiers peints,\n» pas de niches à poussière, mais de douces\net séduisantes tonalités.\n» Les appareils seront placés, qui facili-\n» teronit l'ouvrage de la ménagère, il y aura\n» des appareils de nettoyage, de lessivage,\n» de cuisine, actionnés par l'électricité. On\n» fera un grand emploi de l'électricité, et on\n» se la procurera à bon marché en organi-\n» sant scientifiquement les réseaux de pro-\n» duction.\n» La cité-jardin comprendra des parcs\n» de repos, des piscines bien aménagées, des\n» plaines de jeux pour les enfants.\n» Ce sont les enfants qu'il faut intéresser\n» à la cité-jardin, et cela dès leur plus jeune\n» âge. C'est ce que l'on a compris en An-\n» gleterre.\n» En terminant, M. Benoît Lévy rappelle\n» l'extrême urgence de la réalisation des\n» cités-jardins et des habitations ouvrières.\n» Ce n'est pas demain que nous devons agir,\n» c'est aujourd'hui même. Nous tenons en\n» nos mains la vie et la mort de nos sœurs\n» et de nos frères.\n» Il faut associer Fart à la construction"}, {"page_pdf": 20, "page_imprimee": "226", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192109-01.1.20", "debut_caractere": 32, "fin_caractere_exclue": 4292, "texte": "» ouvrière. Il faut édifier des maisons et les\n» faire belles, sans cela on n'aura rien fait. »\nLes chaleureux applaudissements des as-\nsistants laissent croire que l'habile conféren-\ncier a su émouvoir ses auditeurs et raffermir\nleur foi dans la possibilté d'un mieux être du\nlogement ouvrier.\nS'il nous est permis d'émettre une opi-\nnion moins enthousiaste exprimons le regret\nque M. Benoît Lévy s'en soit tenu à des\nquestions d'ordre fort général et qu'il ait\nconfondu en une énumération imprécise et\nparfois assez cocasse les progrès réalisés\ndans le confort d'habitations de caractère\nfort différent.\nQuoi qu'il en soit il faut lui savoir gré\nd'avoir dit maintes choses toujours bonnes\nà entendre et de nous en avoir laissé voir\nd'autres non moins intéressantes. Le film\ncinématographique où l'on a opposé d'obs-\ncurs corons à la cité-jardin de Dourges\n(France) est d'une portée sociale émou-\nvante. Mais que dire des glorieuses frondai-\nsons et des charmants nids de verdure de\nBournville, village ouvrier anglais?\nLa séance de l'après-midi, qui se tint dans\nF auditoire de physique de l'Université de\nBruxelles fut d'un caractère plus intime et\naussi d'ordre plus technique.\nL'architecte Bodson y 'parla de l'Allema-\ngne. Sujet délicat entre tous, mais que notre\nconfrère traita avec l'esprit objectif et la sin-\ncérité qui le caractérisent.\nAprès avoir été en Angleterre, après\navoir parcouru la Suisse et la Hollande, il\nimportait d'aller voir ce que l'on a fait en\nAllemagne, dans le domaine du logement\nouvrier, afin d'être à la hauteur des progrès\nd'ordre technique qui y ont été réalisés. Ce\nsont des impressions de voyage que M. Bod-\nson nous a communiquées en les illustrant\nd'intéressantes projections.\nDeux faits lui paraissent essentiels. C est\nd'abord cette conviction universellement ré-\npandue en Allemagne que pour avoir une\nrace forte, une bonne main-d'œuvre, il faut\ndes maisons; de bonnes maisons, confor-\ntables et hygiéniques. C'est ensuite la con-\nstatation que partout en Allemagne lon\ndonne la préférence à la petite habitation, la\nmaison pour une seule famille.\nLes villes allemandes suivent depuis long-\ntemps une excellente politique agraire,\nL'exemple d'Ulm est devenu, à cet égard,\nclassique. Pour assurer un usage rationnel\ndu sol les Allemands ne recourent pas com-\nme les Anglais au bail emphytéotique, mais\nà la vente à réméré. Le système qui consiste\nà inscrire dans le bail qu'en cas de vente ou\nd'un emploi abusif du bien, la propriété fera\nretour à la commune ou à une société d'uti-\nlité publique, est aujourd'hui d'application\ngénérale en matière de logements à bon\nmarché et donne d'excellents résultats.\nEn Allemagne l'on ne conçoit plus la con-\nstruction de maisons ouvrières par des indi-\nvidus isolés. On construit uniquement en\ngroupe, en colonies ou « Siedlungen ». Ces\ncolonies comprennent des écoles, des bâti-\nments d'utilité publique, etc. On y rencontre\nle plus souvent l'éclairage électrique et tou-\njours un réseau d égoût complet.\nL'agglomération constitue souvent un vil-\nlage entier avec tous les services publics par-\nfaitement organisés. L'Allemagne, dont cer-\ntaines régions sont peu peuplées, poursuit\nsystématiquement le retour aux champs et\nla « colonisation intérieure ».\nL'industrie s'organise en vue de la con-\nstruction de pareilles colonies. On construit\ndes menuiseries, des quincailleries, des pro-\nduits et matériaux de tout genre « pour les\ncolonies » « fur siedlungen ». Tous ces ma-\ntériaux et produits sont systématiquement et\nscientifiquement étudiés. L'ingénieur alle-\nmand s'y applique avec sa méthode et sa\nscience habituelles.\nLes résultats obtenus sont remarquables\nà plusieurs points de vue, principalement en\nce qui concerne le chauffage. Dans les pays\noù le combustible est abondant on le gas-\npille. En Allemagne l'exportation de la\nhouille est la principale source de richesse\nnationale. Pour la consommation intérieure,\nl'on se rejette sur les combustibles de qua-\nlité inférieure, sur le bois, la tourbe, la li-\ngnite. L'Allemagne s'est appliquée à perfec-\ntionner scientifiquement les poêles en\nfaïence en usage depuis longtemps dans ce\npays et dans des pays voisins. On y con-\nstruit actuellement des fourneaux de cuisine\nqui avec fort peu de combustibles chauffent"}, {"page_pdf": 21, "page_imprimee": "227", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192109-01.1.21", "debut_caractere": 32, "fin_caractere_exclue": 3943, "texte": "en plus de la cuisine une salle voisine et les\nchaihbres de l'étage.\nOn a cherché également en Allemagne le\nmoyen de doter, à peu de frais, la maison\nouvrière d'une installation de bain simple et\npratique.\nLes méthodes de construction ont égale-\nment été étudiées et perfectionnées. La stan-\ndardisation est appliquée, en Allemagne, sur\nune grande échelle. Il en résulte une grande\néconomie dans le coût de la construction et\nune amélioration technique des éléments de\nla construction.\nD'autre part les Allemands s'efforcent\nd'industrialiser les méthodes de construction\nproprement dites et de perfectionner l'orga-\nnisation des chantiers de manière à réaliser\npour la construction des petites habitations\nce qui a été fait pour la construction des\nouvrages d'art et des grands édifices.\nCette conférence fort applaudie fut agré-\nmentée de quelques réflexions amusantes de\nM. Atout qui, après avoir exprimé l'horreur\nqu'il ressent pour la standardisation et qu'il\navait déjà manifestée à une précédente con-\nférence crut devoir y aller d'une sortie\ncontre le dumping et d'une dissertation sur\nles origines de la guerre.\nAprès avoir remis les choses au point\nM. Bodson décoéha à l'interpellateur, sur\nun ton paternel, un « Gardez-vous des idées\nchauvines, mon cher confrère! » qui plus en-\ncore que sa conférence fut souligné d'unani-\nmes acclamations.\nLa séance se termina par la projection sur\nl'écran des projets élaborés pour les sociétés\nfiliales de la Société N. H. B. M. voir même\nde constructions déjà achevées ou en voie\nd'achèvement.\nM. l'architecte Puissant, directeur des ser-\nvices techniques de la Société Nationale, as-\nsaisonna ce défilé, par trop rapide, de réfle-\nxions dont l'humour ne cachait pas que des\néloges.\nSans doute dans l'ensemble et malgré\nquelques œuvres intéressantes, cette produc-\ntion est, et ne peut être que le témoi-\ngnage du niveau moyen hélas! fort peu\nélevé de notre architecture nationale. Mais\ncomme le disait fort caustiquement M. Puis-\nsant : « Il y a du mieux! » Et en ne se pla-\nçant qu'aux seuls points de vue technique et\nsocial l'on doit reconnaître qu'incontestable-\nment l'œuvre accomplie en si peu de temps\nest fort intéressante et que grâce à l'inter-\nvention énergique et éclairée de la Société\nNationale nous marchons rapidement dans\nla voie du progrès.\n\nSECOND VOYAGE D'ETUDES POUR\nLES HABITATIONS A BON MARCHE\nEN ALLEMAGNE. L Union des Villes\net Communes Belges qui a organisé, il y a\nquelques semaines, un voyage d études en\nAllemagne, fort instructif et qui eut un grand\nsuccès, vient d'adresser à ses correspondants\n1 avis suivant :\ni i j» ii ' • •\n« Le nombre d adhésions au premier\n-ii .\n» voyasre ayant dépassé assez sensiblement\n, J & . r. , j'-j'j»\n» le maximum rixe, nous avons décidé d or-\n» ganiser en Allemagne un second voyage.\n» Il n'est pas possible d'organiser ce\n» voyage en novembre, mais nous comp-\n» tons, si un nombre suffisant d'adhésions\n» nous parviennent avant le 1 8 courant, or-\n» ganiser une visite qui aurait surtout pour\n» but d'examiner les solutions techniques\n» données en Allemagne à une série de\n» problèmes.\n» Le nombre d'inscriptions ne pourrait\n» pas être supérieur à 40.\n» ]^e voyage s'effectuerait en quittant\nBruxelles le dimanche 4 décembre à 7 h.\n> du matin; fl se limiterait à la visite de\n>;> l'Allemagne Rhénane et se terminerait le\nsamedi j 0 au soir, retour à Bruxelles.\nT r . -, -\n» Les irais du voyage seraient approxi-\n. . ,AA f . £ .\n» mativement de 400 francs tous trais com-\n% ~ . , * .\n» pris, à 1 exception des boissons aux repas.\n. .\n» Dites-nous si possible, par retour du\n* courrier, si vous désirez participer ou en-\n* voyer des délégués à cette visite.\nNous avons appris que ce second voyage\nse fera dans des conditions tout aussi con-\nfortables que le précédent. Les camions au-\ntomobiles qui transportèrent une première\nfois les participants seront cette fois fermés\net chauffés.\n\nSPECTATOR."}]}, {"article_id": "bm-bmtnaac-1921-09-01-c006", "article_bluemountain": "bmtnaac_1921-09_01#c006", "volume": "bmtnaac_1921-09_01", "ocr_source": "OCR Blue Mountain (ALTO), transcription TEI : lignes lb/@facs", "texte_sans_correction": true, "page_debut": "224", "page_fin": "227", "image_debut": 18, "image_fin": 21, "pages_selon": "pagination imprimée relevée dans le METS Blue Mountain (ORDERLABEL) ; [n] = page sans folio restituée", "url_article": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192109-01.2.4.1", "titre_corps": "CONFÉRENCE NATIONALE DE L'HABITATION A BON MARCHÉ", "titre_sommaire": "CONFÉRENCE NATIONALE DE L'HABITATION A BON MARCHÉ", "signature_source": "SPECTATOR", "controle": "bornes données par la structure logique METS/ALTO de Blue Mountain (blocs ALTO de chaque constituant)", "pages": [{"page_pdf": 18, "page_imprimee": "224", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192109-01.1.18", "debut_caractere": 33, "fin_caractere_exclue": 3746, "texte": "CONFÉRENCE NATIONALE\nDE L'HABITATION A BON MARCHÉ\n\nPour la deuxième fois la Société Na-\ntionale des Habitations à Bon Marché\nconvoquait les délégués de toutes les socié-\ntés d'habitations ouvrières, les homjmes\nd œuvres, les architectes ingénieurs, techni-\nciens, etc., à se réunir pour conférer du pro-\nblème du logement ouvrier.\nIl faut croire que ces réunions répondent\nà un réel besoin puisque l'immense salle du\nTrocadéro était à peine assez grande pour\ncontenir le public qui s'était rendu à la\nséance solennelle du matin.\nCelle -ci fut ouverte par un discours de\nM. Mahaim, ministre de l'lndustrie et du\nTravail, qui apporta la promesse d'une sol-\nlicitude de plus en plus grande du gouverne-\nment pour l'œuvre du logement ouvrier.\nRésumant les résultats acquis M. Mahaim\nsignale qu'il y a actuellement 92 sociétés\nagréées qui s'occupent de la construction\nd'habitations à bon marché. Elles seront\nprochainement plus de cent. Le capital sous-\ncrit par ces sociétés est de 1,280,00\nfrancs. On peut beaucoup espérer de leur\naction. Mais alors même qu'elles parvien-\ndraient, au cours de l'année prochaine, à\nédifier 20 à 25,000 logements, l'on n'au-\nrait accompli que le dixième de la tâche qui\ns'impose. D'ailleurs par suite de l'accroisse-\nment constant de la population le déficit ac-\ntuel augmente constamment. Il faut donc\nredoubler notre effort. M. Mahaim assure\nl'assemlblée de l'intérêt qu'il porte à la ques-\ntion et promet, s'il reste dans le conseil de\nla couronne, d'y consacrer tous ses efforts.\nM. le sénateur Vinck, président de la So-\nciété N. H. B. M., prit ensuite la parole pour\nsouligner l'importance de l'effort accompli.\nCe qui a été construit est le maximum de ce\nque l'on pouvait faire dans les circonstances\nactuelles. Mais pour l'année prochaine il\nfaut un programme beaucoup plus vaste.\nRien que dans l'agglomération bruxelloise\non se propose de construire 6,000 maisons.\nBRUXELLES, 6 NOVEMBRE 1921\nOn se rendra compte que c'est encore insuf-\nfisant lorsqu'on saura que le nombre des\nmariages s'élève, dans cette agglomération,\nà 10,000 par année. Aussi des programmes\nplus vastes devront-ils être envisagés dans\n1 avenir. Ne négligeons rien pour loger l'ou-\nvrier convenablement et le soustraire au tau-\ndis.\nAprès avoir rappelé les conséquences né-\nfastes du logement insalubre M. le sénateur\nVinck fait un tableau éloquent et poétique\ndu « home » de la maison salubre et ensol-\nleillée où l'ouvrier trouvera les joies de la\nvie familiale. « C'est de l'air, dit-il, de la\nlumière et de la beauté que nous voulons\ndonner à l'humanité de demain. Nous vou-\nlons créer des foyers où régnera la paix et\noù se cultiveront les âmes. »\nLa parole fut ensuite donnée à M. Benoit-\nLevy, Directeur de l'Association des cités-\njardins de France, dont on avait annoncé\nune conférence sur les problèmes actuels du\nlogement.\nVoici d'après le « Soir » un compte ren-\ndu de cette conférence :\n« M. Benoît Lévy salue l'assemblée où il\n» reconnaît de nombreuses personnes avec\n» lesquelles4 il a, depuis plusieurs années,\n» commencé son apostolat. C'est avec émo-\n» tion qu'il se rappelle que M. Mahaim pré-\n» sida, il y a plus de quinze ans, une de ses\n» conférences. Il fait l'éloge du Roi, qui\n» représente les plus grandes idées morales.\n» Depuis la guerre, nous devons lutter\n» contre les puissances du mal. Animés du\n» même esprit d'héroïsme que les soldats au\n» front, nous devons, tel Hercule nettoyant\n» les écuries d'Augias, lutter contre le mal\n» social du « taudis ». Notre œuvre est,\n» avant tout, d'éducation. C'est ce que\n» vous avez compris, et je vous en félicite.\n» Comment peut-on parler de repopula-\n» tion tant que les mères habiteront des\n» maisons misérables? Or, il convient»"}, {"page_pdf": 19, "page_imprimee": "225", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192109-01.1.19", "debut_caractere": 32, "fin_caractere_exclue": 4118, "texte": "» avant tout, de penser aux mères. Tout ce\n» que l'on est convenu d'appeler la ques-\n» tion sociale, est contenu dans ces mots :\n» « Ou le foyer, ou la mort. » Et ce foyer,\n» ce doit être la cité-jardin.\n» Je n'ai pas dit l'habitation ouvrière,\n» parce que cette habitation pourrait bien-\n» tôt redevenir le taudis.\n» Pas de politique à courte vue! Il faut\n» reconstruire en grand, et sur de nouveaux\n» modes. La guerre a changé quelque chose.\n» Avant la guerre, nous vivions d'après des\n» règles anciennes; tandis que l'Amérique\ny> courait en automobile, nous roulions en\n» diligence.\n» Il faut acheter des terrains à bon mar-\n» ché, et pour cela, nous devons les acheter\n» en grandes quantités. Il ne devrait plus\n» être permis à des gens possédant des ter-\n» rains de s'enrichir aux dépens de la com-\n» munauté. Et ce n'est pas une question de\n» socialisme, mais de pure justice. Est-il ad-\n» missible que des gens voient hausser le\n» prix de leurs terres parce que l'Etat a\n» construit, à proximité, des routes et des\n» chemins de fer?\n» Lorsque nous aurons notre terrain, il\n» faudra procéder à un lotissement logique\n» et raisonné. Il conviendra ensuite de se\n» procurer des matériaux économiques et\n» construire beaucoup de maisons, car si la\n» construction se fait en grand, elle sera\n» plus avantageuse. Le semi-provisoire doit\n» être écarté, car il revient plus cher que\n» l'autre.\n» Les maisons ouvrières devront être\n» construites à proximité des villes. L'exem-\n» pie de Boston (Etats-Unis), de Milan en-\n» tre tant d'autres, est concluant en faveur\n» des ci tés-jardins. On augmente le bien-\n» être, la joie du foyer, on supprime les\n» frais de voirie, on fait bien et on fait éco-\n» nomiquement.\n» Le conférencier montre d'intéressantes\n» projections qui illustrent les conditions de\n» bien-être, de confort, de poésie même\n» qu'offrent les « garden-city » anglaises. Et\n» ce résultat est obtenu de la manière la\n» plus économique.\n» Pourquoi ne ferait-on pas ici, à î exem-\ny> pie de ce qui a été fait en Angleterre, de\n» véritables villes-jardins, avec leurs centres\n» civiques et leurs industries?\n» En France, à Dourges, près de Henin-\n» Liétard, on a réalisé un ensemble vraiment\n» remarquable. Nous ne voulons plus de\n» ghettos, plus de taudis. Nous voulons que\n» les charmes de la nature s'ajoutent au\n» bien-être des habitations. Nous ne vou-\n» lons pas de ces « maisons ouvrières » en\n» ce que ces mots comportent de laideur.\n» L'orateur se déclare partisan du plan\n» unique; tout doit se trouver au même\n» étage, pour éviter les montées et les des-\n» centes, qui fatiguent la ménagère.\n» La loi anglaise prévoit la salle de bains\n» dans les habitations à bon marché. C'est\n» un exemple à suivre.\n» Il importe de rendre la maison agréa-\n» ble; dans ce but, on veillera à la beauté\n» de F ameublemen t. Une habitation ce ne\n» sont pas des murs nus, mais c'est ce qui\n» contribue à l'aménagement et aux besoins\n» de l'existence. On peut s'adresser, comme\n» on l'a fait en Amérique, à des artistes qui\n» créeront des dessins de mobilier que l'on\n» pourra reproduire. Pas de papiers peints,\n» pas de niches à poussière, mais de douces\net séduisantes tonalités.\n» Les appareils seront placés, qui facili-\n» teronit l'ouvrage de la ménagère, il y aura\n» des appareils de nettoyage, de lessivage,\n» de cuisine, actionnés par l'électricité. On\n» fera un grand emploi de l'électricité, et on\n» se la procurera à bon marché en organi-\n» sant scientifiquement les réseaux de pro-\n» duction.\n» La cité-jardin comprendra des parcs\n» de repos, des piscines bien aménagées, des\n» plaines de jeux pour les enfants.\n» Ce sont les enfants qu'il faut intéresser\n» à la cité-jardin, et cela dès leur plus jeune\n» âge. C'est ce que l'on a compris en An-\n» gleterre.\n» En terminant, M. Benoît Lévy rappelle\n» l'extrême urgence de la réalisation des\n» cités-jardins et des habitations ouvrières.\n» Ce n'est pas demain que nous devons agir,\n» c'est aujourd'hui même. 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En Allemagne l'exportation de la\nhouille est la principale source de richesse\nnationale. Pour la consommation intérieure,\nl'on se rejette sur les combustibles de qua-\nlité inférieure, sur le bois, la tourbe, la li-\ngnite. L'Allemagne s'est appliquée à perfec-\ntionner scientifiquement les poêles en\nfaïence en usage depuis longtemps dans ce\npays et dans des pays voisins. On y con-\nstruit actuellement des fourneaux de cuisine\nqui avec fort peu de combustibles chauffent"}, {"page_pdf": 21, "page_imprimee": "227", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192109-01.1.21", "debut_caractere": 32, "fin_caractere_exclue": 2340, "texte": "en plus de la cuisine une salle voisine et les\nchaihbres de l'étage.\nOn a cherché également en Allemagne le\nmoyen de doter, à peu de frais, la maison\nouvrière d'une installation de bain simple et\npratique.\nLes méthodes de construction ont égale-\nment été étudiées et perfectionnées. La stan-\ndardisation est appliquée, en Allemagne, sur\nune grande échelle. Il en résulte une grande\néconomie dans le coût de la construction et\nune amélioration technique des éléments de\nla construction.\nD'autre part les Allemands s'efforcent\nd'industrialiser les méthodes de construction\nproprement dites et de perfectionner l'orga-\nnisation des chantiers de manière à réaliser\npour la construction des petites habitations\nce qui a été fait pour la construction des\nouvrages d'art et des grands édifices.\nCette conférence fort applaudie fut agré-\nmentée de quelques réflexions amusantes de\nM. Atout qui, après avoir exprimé l'horreur\nqu'il ressent pour la standardisation et qu'il\navait déjà manifestée à une précédente con-\nférence crut devoir y aller d'une sortie\ncontre le dumping et d'une dissertation sur\nles origines de la guerre.\nAprès avoir remis les choses au point\nM. Bodson décoéha à l'interpellateur, sur\nun ton paternel, un « Gardez-vous des idées\nchauvines, mon cher confrère! » qui plus en-\ncore que sa conférence fut souligné d'unani-\nmes acclamations.\nLa séance se termina par la projection sur\nl'écran des projets élaborés pour les sociétés\nfiliales de la Société N. H. B. M. voir même\nde constructions déjà achevées ou en voie\nd'achèvement.\nM. l'architecte Puissant, directeur des ser-\nvices techniques de la Société Nationale, as-\nsaisonna ce défilé, par trop rapide, de réfle-\nxions dont l'humour ne cachait pas que des\néloges.\nSans doute dans l'ensemble et malgré\nquelques œuvres intéressantes, cette produc-\ntion est, et ne peut être que le témoi-\ngnage du niveau moyen hélas! fort peu\nélevé de notre architecture nationale. Mais\ncomme le disait fort caustiquement M. Puis-\nsant : « Il y a du mieux! » Et en ne se pla-\nçant qu'aux seuls points de vue technique et\nsocial l'on doit reconnaître qu'incontestable-\nment l'œuvre accomplie en si peu de temps\nest fort intéressante et que grâce à l'inter-\nvention énergique et éclairée de la Société\nNationale nous marchons rapidement dans\nla voie du progrès."}, {"page_pdf": 21, "page_imprimee": "227", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192109-01.1.21", "debut_caractere": 3933, "fin_caractere_exclue": 3943, "texte": "SPECTATOR."}]}, {"article_id": "bm-bmtnaac-1921-09-01-c007", "article_bluemountain": "bmtnaac_1921-09_01#c007", "volume": "bmtnaac_1921-09_01", "ocr_source": "OCR Blue Mountain (ALTO), transcription TEI : lignes lb/@facs", "texte_sans_correction": true, "page_debut": "227", "page_fin": "227", "image_debut": 21, "image_fin": 21, "pages_selon": "pagination imprimée relevée dans le METS Blue Mountain (ORDERLABEL) ; [n] = page sans folio restituée", "url_article": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192109-01.2.4.2", "titre_corps": "SECOND VOYAGE D'ETUDES POUR", "titre_sommaire": "SECOND VOYAGE D'ETUDES POUR", "signature_source": "", "controle": "bornes données par la structure logique METS/ALTO de Blue Mountain (blocs ALTO de chaque constituant)", "pages": [{"page_pdf": 21, "page_imprimee": "227", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192109-01.1.21", "debut_caractere": 2342, "fin_caractere_exclue": 3931, "texte": "SECOND VOYAGE D'ETUDES POUR\nLES HABITATIONS A BON MARCHE\nEN ALLEMAGNE. L Union des Villes\net Communes Belges qui a organisé, il y a\nquelques semaines, un voyage d études en\nAllemagne, fort instructif et qui eut un grand\nsuccès, vient d'adresser à ses correspondants\n1 avis suivant :\ni i j» ii ' • •\n« Le nombre d adhésions au premier\n-ii .\n» voyasre ayant dépassé assez sensiblement\n, J & . r. , j'-j'j»\n» le maximum rixe, nous avons décidé d or-\n» ganiser en Allemagne un second voyage.\n» Il n'est pas possible d'organiser ce\n» voyage en novembre, mais nous comp-\n» tons, si un nombre suffisant d'adhésions\n» nous parviennent avant le 1 8 courant, or-\n» ganiser une visite qui aurait surtout pour\n» but d'examiner les solutions techniques\n» données en Allemagne à une série de\n» problèmes.\n» Le nombre d'inscriptions ne pourrait\n» pas être supérieur à 40.\n» ]^e voyage s'effectuerait en quittant\nBruxelles le dimanche 4 décembre à 7 h.\n> du matin; fl se limiterait à la visite de\n>;> l'Allemagne Rhénane et se terminerait le\nsamedi j 0 au soir, retour à Bruxelles.\nT r . -, -\n» Les irais du voyage seraient approxi-\n. . ,AA f . £ .\n» mativement de 400 francs tous trais com-\n% ~ . , * .\n» pris, à 1 exception des boissons aux repas.\n. .\n» Dites-nous si possible, par retour du\n* courrier, si vous désirez participer ou en-\n* voyer des délégués à cette visite.\nNous avons appris que ce second voyage\nse fera dans des conditions tout aussi con-\nfortables que le précédent. Les camions au-\ntomobiles qui transportèrent une première\nfois les participants seront cette fois fermés\net chauffés."}]}, {"article_id": "bm-bmtnaac-1921-09-01-c008", "article_bluemountain": "bmtnaac_1921-09_01#c008", "volume": "bmtnaac_1921-09_01", "ocr_source": "OCR Blue Mountain (ALTO), transcription TEI : lignes lb/@facs", "texte_sans_correction": true, "page_debut": "228", "page_fin": "232", "image_debut": 22, "image_fin": 26, "pages_selon": "pagination imprimée relevée dans le METS Blue Mountain (ORDERLABEL) ; [n] = page sans folio restituée", "url_article": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192109-01.2.5", "titre_corps": "CONCOURS", "titre_sommaire": "CONCOURS", "signature_source": "", "controle": "bornes données par la structure logique METS/ALTO de Blue Mountain (blocs ALTO de chaque constituant)", "pages": [{"page_pdf": 22, "page_imprimee": "228", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192109-01.1.22", "debut_caractere": 24, "fin_caractere_exclue": 2902, "texte": "CONCOURS\n\nCONCOURS DE MOBILIER\nA BON MARCHÉ\nPROGRAMME DU CONCOURS POUR L'ELABO-\nRATION DE PLANS ET DEVIS POUR LA\nCONFECTION DE MOBILIER A BON MAR-\nCHE, ORGANISE PAR LES PROVINCES DE\nBRABANT ET DE HAINAUT :\nRèglement du concours.\nArt» ler.1er. Il est ouvert un concours de mobi-\nliers pour maisons à bon marché (ou ouvrières au\nchoix) dans les provinces de Hainaut et de Bra-\nbant.\nArt. 2. Le concours portera sur les ameuble-\nments, considérés isolément, des pièces suivantes:\n1° cuisine;\n2° chambre à coucher;\n3° salle commune (la pièce réservée de l'habita-\ntion et qui est, dans la plupart des logis à bon\nmarché, la première salle).\nArt. 3. L'ameublement de chacune de ces\ntrois pièces devra être établi pour répondre aux\nexigences d'une famille de quatre personnes (père,\nmère et deux enfants),.\nC'est ainsi que le projet d'ameublement de\nla chambre à coucher pourra être fait soit pour le\npère et la mère, soit pour les deux enfants, ceux-\nci étant considérés comme adolescents. Par contre\nle mobilier de la chambre des parents pourra com-\nprendre le placement d'un berceau pour enfant en\nbas âge.\nArt. 4. Le mobilier minimum de chacune des\npièces devra comprendre :\na) Cuisine : une armoire-buffet, une table , une\nchaise (type) ;\nb) chambre à coucher des parents : un lit dou-\nble (sans ressort ni matelas), une table de nuit,\nune garde-robe, un lavabo, une chaise (type), un\nporte-manteau.\nN. B. Chambre à coucher pour les enfants :\nun lit, un lavabo, une garde robe et une chaise\ncomme ci-dessus; porte-manteau.\nc) salle commune : une table avec allonges, un\nmeuble (servant éventuellement d'armoire à linge,\netc.) et qui doit remplacer le meuble communé-\nment appelé « bonheur du jour » dans les logis\nouvriers, une chaise type, une glace de cheminée,\nun fauteuil.\nArt. 5. Les concurrents s'inspireront, pour la\ndétermination des dimensions et des placements,\ndes dispositions ordinairement adoptées dans les\nmaisons à bon marché.\nEn sorte qu'il sera tenu compte autant que pos-\nsible du goût et des habitudes, du caractère raci-\nque de ces populations, notamment en matière\nd'esthétique régionale. La préférence ira aux\nœuvres inspirées des styles régionaux.\nDe même il convient que les projets soient trai-\ntés avec la plus stricte économie en tenant compte\nde la cherté des matériaux et de la main-d'œuvre.\nCependant, ils pourront tirer parti des ressources\nde toutes sortes d'applications décoratives à bon\nmarché (pochoirs, bois teintés, etc.).\nEnfin, il est nécessaire que les concurrents\ns'inspirent de cette nécessité : la robustesse des\nobjets, sans préconiser tout à fait les matériaux\ncoûteux.\nArt. 6. Chaque projet de mobilier pour une\npièce devra être accompagné d'un prix de vente\nétabli :\na) par objet;\nb) pour le mobilier complet de chacune des\nsalles.\nArt. 7. Les plans des projets devront être à\néchelle suffisante avec toutes les explications tech-"}, {"page_pdf": 23, "page_imprimee": "229", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192109-01.1.23", "debut_caractere": 33, "fin_caractere_exclue": 3553, "texte": "niques (assemblages, cfétails, etc.) permettant une\nréalisation aisée des projets retenus. Ils seront, au-\ntant que possible, accompagnés d'un dessin en\nperspecive, présentant la disposition générale de la\npièce.\nAttribution des primes.\nArt. ler.1er. Le jury attribue aux concours une\nsomme globale de 9,600 francs répartie comme\nsuit :\na) pour la cuisine : une prime de 1,200, 1,000,\n600, 400 francs;\nb) pour la chambre à coucher (de l'un ou l'au-\ntre type) idem.;\nc) pour la salle commune, idem.\nArt. 2. Le jury se réserve de faire exécuter\naux frais de la Province, les projets retenus qui\nlui donneront satisfaction. De ce fait les projets\nprimés appartiendront de droit à l'autorité pro-\nvinciale (ou à la Commission provinciale des Loi-\nsirs). Le fait de l'attribution de la prime implique,\npour le concurrent bénéficiaire, l'abandon de tous\nses droits d'auteur. Les projets non retenus (Seront\nremis à leurs auteurs sans que ceux-ci aient à re-\nvendiquer la moindre indemnité.\nFonctionnement du concours.\nArt. ler.1er. Les envois seront anonymes. Les\nconcurrents dessineront en marge de leurs projets,\nune marque distinctive qui sera répétée sur une\nenveloppe scellée renfermant leurs nom, titres et\nrésidence. Toutes les explications relatives à leurs\nprojets devant être présentées soit sur les plans,\n«oit sur des feuilles annexées au projet.\nArt. 2. Les envois seront remis, en bon état,\nsoit au bureau de la commission provinciale des\nLoisirs, 46, rue du Haut-Bois à Mons, soit à la\nCommission provinciale des Beaux-Arts, 22, rue\ndu Chêne, à Bruxelles, avant le 10 décembre. Il\nest désirable que les dessins soient sur châssis.\nArt. 3. Le jury statuera souverainement. En\nparticipant à l'épreuve les concurrents s'engagent\nà acepter toutes les conditions reprises au présent\nrèglement.\nLe jury sera composé comme suit :\n1° La commission provinciale des beaux-arts du\nBrabant, le délégué (faisant fonction de président),\nd'une des députations permanentes du Brabant on\ndu Hainaut;\n2° trois délégués de la commission provinciale\ndes loisirs du travailleur de la province du Hainaut ;\n3° deux délégués de la Fédération des sociétés\nd'architecture de Belgique*;\n4° deux délégués des concurrents. (A cet effet»\nles concurrents remettront avec leur projet une\n«\nnote proposant deux noms).\nLe secrétaire de la Commission provinciale des\nLoisirs du Hainaut remplira les fonctions de secré-\ntaire du jury mais sans avoir voix consultative ou\ndélibérative.\nArt. 4. Le jury présentera un rapport qui\nsera publié.\nArt. 5. Après le jugement, tous les projets\nprimés seront exposés publiquement pendant un\nmois. Cette exposition du concours pourra se faire\ndans plusieurs villes. Elle aura lieu à des dates qui\nseront déterminées ultérieurement.\nArt. 6. Les projets non primés ne pourront\nêtre repris que huit jours après la clôture de\nl'exposition.\nArt. 7. Les frais d'envoi et de retour sont à\ncharge des concurrents. La Commission décline\ntoute responsabilité au sujet des dommages que\npourraient subir les envois, en dehors de sa sur-\nveillance durant les opérations de classement et\nl'exposition.\nArt. 8. Tout participant au concours accepte,\ndu fait de sa participation, toutes les modalités du\nprésent règlement.\nArrêté par la Commission provinciale dta®\nBeaux-Arts du Brabant et la Commission des loi-\nsirs de l'ouvrier du Hainaut, en séance à Bruxelles*\nle 6 juillet 1921.\nLe Président de la Commission de*\nloisirs de l'ouvrier du Hainaut,\nPASTUR.\nLe Président de îa Commission des\nBeaux-Arts du Brabant,\nRICHARD."}, {"page_pdf": 24, "page_imprimee": "230", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192109-01.1.24", "debut_caractere": 88, "fin_caractere_exclue": 3677, "texte": "Les CONCOURS de la FOIRE de LYON\n(PRINTEMPS 1922)\nMOBILIER=CHAUFFAGE=ÉCLAIRAGE=VENTILATION\nCONCOURS DE MOBILIER ECONOMIQUE ET\nDE DECORATION INTERIEURE DE L'HABITA-\nTION. PROGRAMME. - Un concours est ou-\nvert entre les adhérents à la Foire qui se tiendra à\nLyon, du ler1er au 15 mars 1922 concernant tout\n1 Ameublement et la décoration intérieure des ha-\nbitations économiques.\nCe concours comprendra les catégories ci-après:\nIre1re catégorie. Mobilier de : 1° Salle à man-\nger avec au minimum: 1 table, 1 buffet, 6 chaises;\n2° Chambre à coucher avec au minimum : 1 lit,\n1 armoire, I table de nuit.\nUn maximum de 1,500 francs est fixé pour le\nprix de vente de chacun de ces mobiliers, lesquels,\ntout en comportant obligatoirement les objets ci-\ndessus désignés pourront comprendre d'autres ar-\nticles d'une nécessité secondaire, tels que :\n1° Pour la salle à manger : desserte, dres-\nsoir, etc. ;\n2° Pour la chambre à coucher : table, chaise,\ncoiffeuse, etc.\n2e catégorie : Articles concernant le sol (carre-\nlage, dallage, parquet, etc. Articles concernant les\nparois (peintures, papiers, revêtements, etc.\n3e catégorie : Articles d'utilité pratique, contri-\nbuant à la décoration des pièces (objets fer, cui-\nvre, étain, bois, grès, poterie, céramique, faïence,\nverre, étoffe, tapisserie, dentelle, broderie, cuir,\netc., etc.\nDes médailles de vermeil, d'argent, de bronze et\ndes mentions honorables récompenseront les lau-\nréats. Des diplômes seront remis à ceux-ci.\nIl sera tenu compte dans l'attribution des ré-\ncompenses, à la fois de 3a conception des articles,\nde leur qualité et de leur prix de vente.\nLes maisons désirant prendre part à ce con-\ncours devront s'adresser pour renseignements et\ninscriptions avant le ler1er janvier 1922, au Bureau\nde l'Office Central de la Construction et de l'Ha-\nbitation, Hôtel de Ville, Lyon.\nCONCOURS DE CHAUFFAGE, ECLAIRAGE \\\nET VENTILATION. PROGRAMME. Un\nconcours est ouvert entre les adhérents de la Foire\nde Printemps du ler1er au 15 mars 1922 concernant\nles appareils de « chauffage, éclairage et venti-\nlation ».\nCe concours comprendra les catégories sui-\nvantes :\nA. Chauffage et ventilation.\nLes appareils prenant part au concours seront\nclassés dans les sections suivantes :\nlre section : Appareils de chauffage employant\ndes combustibles solides, tels que charbon, coke,\nbois, lignite, tourbe, etc.\n2e section : Appareils de chauffage employant\ndes combustibles liquides, tels que : pétrole, es-\nsence, alcool, etc.\n3 e section : Appareils de chauffage employant\ndes combustibles gazeux tels que : gaz de houille,\nacétylène, etc.\n4e section : Appareils de chauffage à l'électri-\ncité (appareils à accumulation, appareils à chauf-\nfage direct, appareils réflecteurs, etc.)\nLes appareils seront examinés au point de vue:\nDe leur construction,\nDe leur sécurité d'emploi et de leurs avantages\nen ce qui concerne l'hygiène de l'habitation,\nDe leur esthétique,\nDe leur prix,\nDe leur rendement.\nLes appareils présentés devront être de vente\ncourante.\nLes appareils des sections 2, 3 et 4 seront sou-\nmis aux essais suivants pour la note à leur don-\nner au point de vue du rendement.\nDans un local déterminé, l'appareil sera mis ers,\nfonctionnement. La commission déterminera la\nconsommation de combustible pour obtenir dans\nle local une température donnée. 11 sera tenu\ncompte du temps passé pour atteindre la tempéra»»\nture donnée, des températures extérieures moyen-\nnes pendant la durée de l'expérience, des tempé-\nratures initiales intérieure et extérieure et des\nconditions de ventilation, ainsi que de la tempéra-\nture des gaz évacués."}, {"page_pdf": 25, "page_imprimee": "231", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192109-01.1.25", "debut_caractere": 33, "fin_caractere_exclue": 4023, "texte": "5* section : Appareils de cuisine, réchaud® et\ncuisinières.\nCette section sera divisée en :\na) Appareils de cuisine au charbon, coke,\nbois, etc. ;\nb) Appareils de cuisine mixtes : gaz et char-\nbon;\nc) Appareils de cuisine au gaz;\nd) Appareils de cuisine aux combustibles li-\nquides;\ne) Appareils de cuisine à l'électricité.\nLes appareils classés dans cette section seront\nsoumis aux épreuves suivantes : ...\nChauffage d'un récipient en aluminium conte-\nnant soit 1 litre, soit 2 litres d'eau, suivant les\ndimensions de l'appareil.\nElévation de la température de l'eau jusqu à\n100°. 11 sera tenu compte du temps passé pour\ncette élévation de température, ainsi que des tem-\npératures initiale et extérieure. Le combustible em-\nployé sera le meme pour les appareils classes dans\nla même catégorie.\nLes appareils seront examinés au point de vue\nDe leur construction,\nDe leur sécurité d'emploi (avantages au point\nde vue de l'hygiène),\nDe leur esthétique,\nDe leur prix,\nDe leurs dimensions pour un même rendement,\nDe leur rendement.\nEn dehors des épreuves de consommation nor-\nmale, les appareils pourront être éprouvés jusqu à\nleur puissance maximum.\n6e section : Appareils à accumulation de cha-\nleur, pour chauffage d'appartement, chauffage\nd'eau, chauffage de cuisine.\n7e section : Appareils pour chauffage eau, pour\nbains ou lavages. Cette section sera divisée en :\na) Appareils à charbon, coke, bois, pé-\ntrole, etc. •\nb) Appareils au gaz;\nc) Appareils à l'électricité.\nLes appareils classés dans cette section seront\nsoumis à l'épreuve suivante :\nTemps nécessaire pour fournir 200 litres d eau\nà 35°.\n8* section : Appareils et dispositifs d'aération et\nde ventilation.\nB. Eclairage pour 1 habitation.\nLes appareils proposés pour 1 éclairage des ha-\nbitations seront classés en deux sections :\nlr« section : Appareils d'éclairage à gaz, à gpaa\ndfe houille, acétylène, essence, etc.;\n2e section : Appareils d'éclairage électrique.\nDes essais comparatifs pourront être faits.\nC. Application pratique.\nChauffage, ventilation et éclairage d une habi-\ntation et d'un groupe d'habitations suivant plan\nremis.\nLes concurrents à cette catégorie du concourt\ndevront faire parvenir leur demande avant le\nler1er janvier 1922 à l'Office Central de la Construc-\ntion et de l'Habitation.\nAu reçu de leur demande, accompagnée dun\nmandat de 5 francs pour couvrir les frais de tirage,\nil leur sera envoyé les plans de la Cité propose®\ncomme étude.\nLe projet complet devra être remis avec le»\nplans à la même adresse avant le 1 5 février 1922.\nLes propositions se rapporteront aux trois cas\nsuivants :\nI ° Chauffage individuel d'un logement de 1 im-\nmeuble, logement de 4 pièces : deux au rez-de-\nchaussée et deux au premier étage.\n2° Chauffage en commun de l'ensemble de«\n4 logements composant la maison.\n3° Chauffage en commun de la Cité compor-\ntant un groupe d'immeubles du type précédent.\nLes plans, mémoire descriptif, notes, etc., de-\nvront être signes d une devise. Cette devise sers,\nreproduite sur une enveloppe cachetée et scellée,\nqui contiendra le nom et 1 adresse du concurrrnt.\nLes concurrents devront faire partie des expo-\nsants aux concours de chauffage, ventilation, éclai-\nrage. Ils présenteront un mémoire descriptif ac-\ncompagné d une devise des travaux d établissement\nII sera en outre donné une estimation de la dé-\npense annuelle de consommation et d entretien, en\nsupposant :\nPour les combustibles : prix du mètre cube de\ngaz, 0.58; prix de la tonne de charbon ou coke,\n100 fr. ; température moyenne extérieure : 1 01®\nface Nord à 1 m. du sol; température moyenne\nintérieure ~f\" 18°. Vent moyen ; faible. Duree du\nchauffage des pièces : îer novembre- î 5 mars.\nPrix du courant électrique : (La nuit de 20 h.\nà 5 h.), 0.02 l'heure; (Le jour en dehors des poin-\nteO, 0,05 l'heure; (Le jour pendant les pointe»,\nde 17 h. à 20 h.), 0.10 l'heure.\nLe projet comprendra chauffage et ventilation\ndes pièces (chauffage par pièce ou chauffage cen»\ntral) chauffage pour cuisson des aliments."}, {"page_pdf": 26, "page_imprimee": "232", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192109-01.1.26", "debut_caractere": 33, "fin_caractere_exclue": 3813, "texte": "Le pian remis indiquera la disposition de l'habi-\ntation art; du groupe d'habitations avec la nature\ndes matériaux ayant servi à sa construction.\nLes appareils de chauffage préconisés pour le\nchauffage des pièces par l'électricité, ne devront\npas dépasser une puissance de 1,000 W/10 ampè-\nres sous 1 10/120 v. au delà, les appareils devront\nêtre branchés sur les 3 fils de l'alternatif.\nLe projet d'éclairage comprendra, avec le mé-\nmoire descriptif, le devis des travaux d'établisse-\nment, ainsi que la dépense annuelle de consom-\nmation et d'entretien en supposant :\nPrix : du gaz, 0.58 le mètre cube; de l'électri-\ncité, 0.10 le kwh.\nLe projet pourra comprendre l'éclairage direct\nou indirect.\nD. Etudes économiques sur le chauffage et\nîa cuisson des aliments.\nLes concurrents voulant prendre part à cette\ncatégorie n'auront qu'à envoyer leur mémoire à\nl'Offi ce Central de la Construction et de l'Habi-\ntation, avec la mention « Etudes économiques sur\nle chauffage et la cuisson des aliments ».\nLes adhérents à la Foire de Lyon de mars qui\nvoudront prendre part à ce grand concours de-\nvront, en spécifiant leur catégorie, adresser leur\ndemande avant le 15 janvier 1922 et joindre à\ncette demande, en 1 0 exemplaires, les notices, ren-\nseignements, croquis, etc., concernant les appareils\nproposés pour prendre part au concours. (Eviter\nLes prospectus courants, faits pour le public et re-\nmettre de préférence une notice spécialement éta-\nblie pour le concours. Cette note indiquera la jus-\ntification des matériaux employés, la section et la\nnature des tuyaux et des gaines d'évacuation et\ntous autres renseignements relatifs à toutes les ca-\ntégories.\nTous cois renseignements avec la demande\ndevront être adressés à l'Office Central de la Con-\nstruction et de l'Habitation, Hôtel de Ville, Lyon,\navec la mention : € Concours chauffage, ventila-\ntion et éclairage >.\nLe nombre des appareils proposés par les con-\ncurrents dans chaque section ne pourra dépasser\ntrois.\nLes concurrents s'engagent par avance à accep-\nter la décision du jury, qui sera sans appel.\nLes récompenses décernées aux lauréats consis-\nteront en médailles de vermeil, d'argent ou de\nbronze, et mentions honorables, avec diplômes.\nCONCOURS D'HYGIENE URBAINE. Le Con-\ngrès de l'Hygiène Urbaine et de l'Habitation étant\nreporté à la Foire d'Automne (octobre 1922), le\nConcours déjà annoncé relatif à cette importante\nquestion, sera renvoyé également à cette date.\nLe programme sera publié ultérieurement.\nRappelons que les questions suivantes seront\nportées au programme de ce concours :\n1° Abattoirs municipaux*\n2° Clos et Usines d'équarissage ;\n31° Collecte des immondices;\n4° Traitement et utilisation des ordures ména-\ngères ;\n5° Aération, poussières et fumées et tout ce qui\nconcerne l'hygiène et l'habitation.\n\nPALAIS DU PEUPLE A CHARLEROI.\nLes envois de la deuxième épreuve ont\nété jugés le 1 7 octobre dernier. Le jury\ndécida à l'unanimité de classer les projets\ncomme suit •\n1\" Deux pastilles rouges (charge de\nexécution) , r nnn c\n2e P. °. B avec prime de 5,000 francs;\n3° Coram Populo, avec prime de 3,000\nYYFÙ nr<?e\n4* Deux mineurs avec prime de 2,000 fr.\nCONSTRUCTION D'HABITATIONS A\nBON MARCHE A SERAING-SUR-MEU-\nSE. Un concours pour la création d'un\ngroupement d'habitations à bon marché\ns'ouvrira très prochainement à Seraing-sur-\nMeuse. Les primes sont importantes.\nLes intéressés sont priés d'adresser la de-\nmande du programme, en y joignant un\nmandat_poste de 2 francs, à M. Merlot, pré-\nsidemt du conseil d'administration de la\n« Maigon Sérésksnne », rue Colard Troui.\n]2> à Seraing\n. Les deLssins ,d|vront Parvenir le 1 5 jan-\nvier prochain a beramg.\nLe programme n'ayant pas encore paru\nau moment où nous mettons sous presse,\nnous en remettons la publication au pro-\nchain numéro."}]}, {"article_id": "bm-bmtnaac-1921-09-01-c010", "article_bluemountain": "bmtnaac_1921-09_01#c010", "volume": "bmtnaac_1921-09_01", "ocr_source": "OCR Blue Mountain (ALTO), transcription TEI : lignes lb/@facs", "texte_sans_correction": true, "page_debut": "228", "page_fin": "229", "image_debut": 22, "image_fin": 23, "pages_selon": "pagination imprimée relevée dans le METS Blue Mountain (ORDERLABEL) ; [n] = page sans folio restituée", "url_article": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192109-01.2.5.2", "titre_corps": "CONCOURS DE MOBILIER A BON MARCHÉ", "titre_sommaire": "CONCOURS DE MOBILIER A BON MARCHÉ", "signature_source": "", "controle": "bornes données par la structure logique METS/ALTO de Blue Mountain (blocs ALTO de chaque constituant)", "pages": [{"page_pdf": 22, "page_imprimee": "228", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192109-01.1.22", "debut_caractere": 34, "fin_caractere_exclue": 2902, "texte": "CONCOURS DE MOBILIER\nA BON MARCHÉ\nPROGRAMME DU CONCOURS POUR L'ELABO-\nRATION DE PLANS ET DEVIS POUR LA\nCONFECTION DE MOBILIER A BON MAR-\nCHE, ORGANISE PAR LES PROVINCES DE\nBRABANT ET DE HAINAUT :\nRèglement du concours.\nArt» ler.1er. Il est ouvert un concours de mobi-\nliers pour maisons à bon marché (ou ouvrières au\nchoix) dans les provinces de Hainaut et de Bra-\nbant.\nArt. 2. Le concours portera sur les ameuble-\nments, considérés isolément, des pièces suivantes:\n1° cuisine;\n2° chambre à coucher;\n3° salle commune (la pièce réservée de l'habita-\ntion et qui est, dans la plupart des logis à bon\nmarché, la première salle).\nArt. 3. L'ameublement de chacune de ces\ntrois pièces devra être établi pour répondre aux\nexigences d'une famille de quatre personnes (père,\nmère et deux enfants),.\nC'est ainsi que le projet d'ameublement de\nla chambre à coucher pourra être fait soit pour le\npère et la mère, soit pour les deux enfants, ceux-\nci étant considérés comme adolescents. Par contre\nle mobilier de la chambre des parents pourra com-\nprendre le placement d'un berceau pour enfant en\nbas âge.\nArt. 4. Le mobilier minimum de chacune des\npièces devra comprendre :\na) Cuisine : une armoire-buffet, une table , une\nchaise (type) ;\nb) chambre à coucher des parents : un lit dou-\nble (sans ressort ni matelas), une table de nuit,\nune garde-robe, un lavabo, une chaise (type), un\nporte-manteau.\nN. B. Chambre à coucher pour les enfants :\nun lit, un lavabo, une garde robe et une chaise\ncomme ci-dessus; porte-manteau.\nc) salle commune : une table avec allonges, un\nmeuble (servant éventuellement d'armoire à linge,\netc.) et qui doit remplacer le meuble communé-\nment appelé « bonheur du jour » dans les logis\nouvriers, une chaise type, une glace de cheminée,\nun fauteuil.\nArt. 5. Les concurrents s'inspireront, pour la\ndétermination des dimensions et des placements,\ndes dispositions ordinairement adoptées dans les\nmaisons à bon marché.\nEn sorte qu'il sera tenu compte autant que pos-\nsible du goût et des habitudes, du caractère raci-\nque de ces populations, notamment en matière\nd'esthétique régionale. La préférence ira aux\nœuvres inspirées des styles régionaux.\nDe même il convient que les projets soient trai-\ntés avec la plus stricte économie en tenant compte\nde la cherté des matériaux et de la main-d'œuvre.\nCependant, ils pourront tirer parti des ressources\nde toutes sortes d'applications décoratives à bon\nmarché (pochoirs, bois teintés, etc.).\nEnfin, il est nécessaire que les concurrents\ns'inspirent de cette nécessité : la robustesse des\nobjets, sans préconiser tout à fait les matériaux\ncoûteux.\nArt. 6. Chaque projet de mobilier pour une\npièce devra être accompagné d'un prix de vente\nétabli :\na) par objet;\nb) pour le mobilier complet de chacune des\nsalles.\nArt. 7. Les plans des projets devront être à\néchelle suffisante avec toutes les explications tech-"}, {"page_pdf": 23, "page_imprimee": "229", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192109-01.1.23", "debut_caractere": 33, "fin_caractere_exclue": 3553, "texte": "niques (assemblages, cfétails, etc.) permettant une\nréalisation aisée des projets retenus. Ils seront, au-\ntant que possible, accompagnés d'un dessin en\nperspecive, présentant la disposition générale de la\npièce.\nAttribution des primes.\nArt. ler.1er. Le jury attribue aux concours une\nsomme globale de 9,600 francs répartie comme\nsuit :\na) pour la cuisine : une prime de 1,200, 1,000,\n600, 400 francs;\nb) pour la chambre à coucher (de l'un ou l'au-\ntre type) idem.;\nc) pour la salle commune, idem.\nArt. 2. Le jury se réserve de faire exécuter\naux frais de la Province, les projets retenus qui\nlui donneront satisfaction. De ce fait les projets\nprimés appartiendront de droit à l'autorité pro-\nvinciale (ou à la Commission provinciale des Loi-\nsirs). Le fait de l'attribution de la prime implique,\npour le concurrent bénéficiaire, l'abandon de tous\nses droits d'auteur. Les projets non retenus (Seront\nremis à leurs auteurs sans que ceux-ci aient à re-\nvendiquer la moindre indemnité.\nFonctionnement du concours.\nArt. ler.1er. Les envois seront anonymes. Les\nconcurrents dessineront en marge de leurs projets,\nune marque distinctive qui sera répétée sur une\nenveloppe scellée renfermant leurs nom, titres et\nrésidence. Toutes les explications relatives à leurs\nprojets devant être présentées soit sur les plans,\n«oit sur des feuilles annexées au projet.\nArt. 2. Les envois seront remis, en bon état,\nsoit au bureau de la commission provinciale des\nLoisirs, 46, rue du Haut-Bois à Mons, soit à la\nCommission provinciale des Beaux-Arts, 22, rue\ndu Chêne, à Bruxelles, avant le 10 décembre. Il\nest désirable que les dessins soient sur châssis.\nArt. 3. Le jury statuera souverainement. En\nparticipant à l'épreuve les concurrents s'engagent\nà acepter toutes les conditions reprises au présent\nrèglement.\nLe jury sera composé comme suit :\n1° La commission provinciale des beaux-arts du\nBrabant, le délégué (faisant fonction de président),\nd'une des députations permanentes du Brabant on\ndu Hainaut;\n2° trois délégués de la commission provinciale\ndes loisirs du travailleur de la province du Hainaut ;\n3° deux délégués de la Fédération des sociétés\nd'architecture de Belgique*;\n4° deux délégués des concurrents. (A cet effet»\nles concurrents remettront avec leur projet une\n«\nnote proposant deux noms).\nLe secrétaire de la Commission provinciale des\nLoisirs du Hainaut remplira les fonctions de secré-\ntaire du jury mais sans avoir voix consultative ou\ndélibérative.\nArt. 4. Le jury présentera un rapport qui\nsera publié.\nArt. 5. Après le jugement, tous les projets\nprimés seront exposés publiquement pendant un\nmois. Cette exposition du concours pourra se faire\ndans plusieurs villes. Elle aura lieu à des dates qui\nseront déterminées ultérieurement.\nArt. 6. Les projets non primés ne pourront\nêtre repris que huit jours après la clôture de\nl'exposition.\nArt. 7. Les frais d'envoi et de retour sont à\ncharge des concurrents. La Commission décline\ntoute responsabilité au sujet des dommages que\npourraient subir les envois, en dehors de sa sur-\nveillance durant les opérations de classement et\nl'exposition.\nArt. 8. Tout participant au concours accepte,\ndu fait de sa participation, toutes les modalités du\nprésent règlement.\nArrêté par la Commission provinciale dta®\nBeaux-Arts du Brabant et la Commission des loi-\nsirs de l'ouvrier du Hainaut, en séance à Bruxelles*\nle 6 juillet 1921.\nLe Président de la Commission de*\nloisirs de l'ouvrier du Hainaut,\nPASTUR.\nLe Président de îa Commission des\nBeaux-Arts du Brabant,\nRICHARD."}]}, {"article_id": "bm-bmtnaac-1921-09-01-c011", "article_bluemountain": "bmtnaac_1921-09_01#c011", "volume": "bmtnaac_1921-09_01", "ocr_source": "OCR Blue Mountain (ALTO), transcription TEI : lignes lb/@facs", "texte_sans_correction": true, "page_debut": "230", "page_fin": "232", "image_debut": 24, "image_fin": 26, "pages_selon": "pagination imprimée relevée dans le METS Blue Mountain (ORDERLABEL) ; [n] = page sans folio restituée", "url_article": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192109-01.2.5.3", "titre_corps": "Les CONCOURS de la FOIRE de LYON (PRINTEMPS 1922) MOBILIER=CHAUFFAGE=ÉCLAIRAGE=VENTILATION", "titre_sommaire": "Les CONCOURS de la FOIRE de LYON (PRINTEMPS 1922) MOBILIER=CHAUFFAGE=ÉCLAIRAGE=VENTILATION", "signature_source": "", "controle": "bornes données par la structure logique METS/ALTO de Blue Mountain (blocs ALTO de chaque constituant)", "pages": [{"page_pdf": 24, "page_imprimee": "230", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192109-01.1.24", "debut_caractere": 88, "fin_caractere_exclue": 3677, "texte": "Les CONCOURS de la FOIRE de LYON\n(PRINTEMPS 1922)\nMOBILIER=CHAUFFAGE=ÉCLAIRAGE=VENTILATION\nCONCOURS DE MOBILIER ECONOMIQUE ET\nDE DECORATION INTERIEURE DE L'HABITA-\nTION. PROGRAMME. - Un concours est ou-\nvert entre les adhérents à la Foire qui se tiendra à\nLyon, du ler1er au 15 mars 1922 concernant tout\n1 Ameublement et la décoration intérieure des ha-\nbitations économiques.\nCe concours comprendra les catégories ci-après:\nIre1re catégorie. Mobilier de : 1° Salle à man-\nger avec au minimum: 1 table, 1 buffet, 6 chaises;\n2° Chambre à coucher avec au minimum : 1 lit,\n1 armoire, I table de nuit.\nUn maximum de 1,500 francs est fixé pour le\nprix de vente de chacun de ces mobiliers, lesquels,\ntout en comportant obligatoirement les objets ci-\ndessus désignés pourront comprendre d'autres ar-\nticles d'une nécessité secondaire, tels que :\n1° Pour la salle à manger : desserte, dres-\nsoir, etc. ;\n2° Pour la chambre à coucher : table, chaise,\ncoiffeuse, etc.\n2e catégorie : Articles concernant le sol (carre-\nlage, dallage, parquet, etc. Articles concernant les\nparois (peintures, papiers, revêtements, etc.\n3e catégorie : Articles d'utilité pratique, contri-\nbuant à la décoration des pièces (objets fer, cui-\nvre, étain, bois, grès, poterie, céramique, faïence,\nverre, étoffe, tapisserie, dentelle, broderie, cuir,\netc., etc.\nDes médailles de vermeil, d'argent, de bronze et\ndes mentions honorables récompenseront les lau-\nréats. Des diplômes seront remis à ceux-ci.\nIl sera tenu compte dans l'attribution des ré-\ncompenses, à la fois de 3a conception des articles,\nde leur qualité et de leur prix de vente.\nLes maisons désirant prendre part à ce con-\ncours devront s'adresser pour renseignements et\ninscriptions avant le ler1er janvier 1922, au Bureau\nde l'Office Central de la Construction et de l'Ha-\nbitation, Hôtel de Ville, Lyon.\nCONCOURS DE CHAUFFAGE, ECLAIRAGE \\\nET VENTILATION. PROGRAMME. Un\nconcours est ouvert entre les adhérents de la Foire\nde Printemps du ler1er au 15 mars 1922 concernant\nles appareils de « chauffage, éclairage et venti-\nlation ».\nCe concours comprendra les catégories sui-\nvantes :\nA. Chauffage et ventilation.\nLes appareils prenant part au concours seront\nclassés dans les sections suivantes :\nlre section : Appareils de chauffage employant\ndes combustibles solides, tels que charbon, coke,\nbois, lignite, tourbe, etc.\n2e section : Appareils de chauffage employant\ndes combustibles liquides, tels que : pétrole, es-\nsence, alcool, etc.\n3 e section : Appareils de chauffage employant\ndes combustibles gazeux tels que : gaz de houille,\nacétylène, etc.\n4e section : Appareils de chauffage à l'électri-\ncité (appareils à accumulation, appareils à chauf-\nfage direct, appareils réflecteurs, etc.)\nLes appareils seront examinés au point de vue:\nDe leur construction,\nDe leur sécurité d'emploi et de leurs avantages\nen ce qui concerne l'hygiène de l'habitation,\nDe leur esthétique,\nDe leur prix,\nDe leur rendement.\nLes appareils présentés devront être de vente\ncourante.\nLes appareils des sections 2, 3 et 4 seront sou-\nmis aux essais suivants pour la note à leur don-\nner au point de vue du rendement.\nDans un local déterminé, l'appareil sera mis ers,\nfonctionnement. La commission déterminera la\nconsommation de combustible pour obtenir dans\nle local une température donnée. 11 sera tenu\ncompte du temps passé pour atteindre la tempéra»»\nture donnée, des températures extérieures moyen-\nnes pendant la durée de l'expérience, des tempé-\nratures initiales intérieure et extérieure et des\nconditions de ventilation, ainsi que de la tempéra-\nture des gaz évacués."}, {"page_pdf": 25, "page_imprimee": "231", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192109-01.1.25", "debut_caractere": 33, "fin_caractere_exclue": 4023, "texte": "5* section : Appareils de cuisine, réchaud® et\ncuisinières.\nCette section sera divisée en :\na) Appareils de cuisine au charbon, coke,\nbois, etc. ;\nb) Appareils de cuisine mixtes : gaz et char-\nbon;\nc) Appareils de cuisine au gaz;\nd) Appareils de cuisine aux combustibles li-\nquides;\ne) Appareils de cuisine à l'électricité.\nLes appareils classés dans cette section seront\nsoumis aux épreuves suivantes : ...\nChauffage d'un récipient en aluminium conte-\nnant soit 1 litre, soit 2 litres d'eau, suivant les\ndimensions de l'appareil.\nElévation de la température de l'eau jusqu à\n100°. 11 sera tenu compte du temps passé pour\ncette élévation de température, ainsi que des tem-\npératures initiale et extérieure. Le combustible em-\nployé sera le meme pour les appareils classes dans\nla même catégorie.\nLes appareils seront examinés au point de vue\nDe leur construction,\nDe leur sécurité d'emploi (avantages au point\nde vue de l'hygiène),\nDe leur esthétique,\nDe leur prix,\nDe leurs dimensions pour un même rendement,\nDe leur rendement.\nEn dehors des épreuves de consommation nor-\nmale, les appareils pourront être éprouvés jusqu à\nleur puissance maximum.\n6e section : Appareils à accumulation de cha-\nleur, pour chauffage d'appartement, chauffage\nd'eau, chauffage de cuisine.\n7e section : Appareils pour chauffage eau, pour\nbains ou lavages. Cette section sera divisée en :\na) Appareils à charbon, coke, bois, pé-\ntrole, etc. •\nb) Appareils au gaz;\nc) Appareils à l'électricité.\nLes appareils classés dans cette section seront\nsoumis à l'épreuve suivante :\nTemps nécessaire pour fournir 200 litres d eau\nà 35°.\n8* section : Appareils et dispositifs d'aération et\nde ventilation.\nB. Eclairage pour 1 habitation.\nLes appareils proposés pour 1 éclairage des ha-\nbitations seront classés en deux sections :\nlr« section : Appareils d'éclairage à gaz, à gpaa\ndfe houille, acétylène, essence, etc.;\n2e section : Appareils d'éclairage électrique.\nDes essais comparatifs pourront être faits.\nC. Application pratique.\nChauffage, ventilation et éclairage d une habi-\ntation et d'un groupe d'habitations suivant plan\nremis.\nLes concurrents à cette catégorie du concourt\ndevront faire parvenir leur demande avant le\nler1er janvier 1922 à l'Office Central de la Construc-\ntion et de l'Habitation.\nAu reçu de leur demande, accompagnée dun\nmandat de 5 francs pour couvrir les frais de tirage,\nil leur sera envoyé les plans de la Cité propose®\ncomme étude.\nLe projet complet devra être remis avec le»\nplans à la même adresse avant le 1 5 février 1922.\nLes propositions se rapporteront aux trois cas\nsuivants :\nI ° Chauffage individuel d'un logement de 1 im-\nmeuble, logement de 4 pièces : deux au rez-de-\nchaussée et deux au premier étage.\n2° Chauffage en commun de l'ensemble de«\n4 logements composant la maison.\n3° Chauffage en commun de la Cité compor-\ntant un groupe d'immeubles du type précédent.\nLes plans, mémoire descriptif, notes, etc., de-\nvront être signes d une devise. Cette devise sers,\nreproduite sur une enveloppe cachetée et scellée,\nqui contiendra le nom et 1 adresse du concurrrnt.\nLes concurrents devront faire partie des expo-\nsants aux concours de chauffage, ventilation, éclai-\nrage. Ils présenteront un mémoire descriptif ac-\ncompagné d une devise des travaux d établissement\nII sera en outre donné une estimation de la dé-\npense annuelle de consommation et d entretien, en\nsupposant :\nPour les combustibles : prix du mètre cube de\ngaz, 0.58; prix de la tonne de charbon ou coke,\n100 fr. ; température moyenne extérieure : 1 01®\nface Nord à 1 m. du sol; température moyenne\nintérieure ~f\" 18°. Vent moyen ; faible. Duree du\nchauffage des pièces : îer novembre- î 5 mars.\nPrix du courant électrique : (La nuit de 20 h.\nà 5 h.), 0.02 l'heure; (Le jour en dehors des poin-\nteO, 0,05 l'heure; (Le jour pendant les pointe»,\nde 17 h. à 20 h.), 0.10 l'heure.\nLe projet comprendra chauffage et ventilation\ndes pièces (chauffage par pièce ou chauffage cen»\ntral) chauffage pour cuisson des aliments."}, {"page_pdf": 26, "page_imprimee": "232", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192109-01.1.26", "debut_caractere": 33, "fin_caractere_exclue": 2825, "texte": "Le pian remis indiquera la disposition de l'habi-\ntation art; du groupe d'habitations avec la nature\ndes matériaux ayant servi à sa construction.\nLes appareils de chauffage préconisés pour le\nchauffage des pièces par l'électricité, ne devront\npas dépasser une puissance de 1,000 W/10 ampè-\nres sous 1 10/120 v. au delà, les appareils devront\nêtre branchés sur les 3 fils de l'alternatif.\nLe projet d'éclairage comprendra, avec le mé-\nmoire descriptif, le devis des travaux d'établisse-\nment, ainsi que la dépense annuelle de consom-\nmation et d'entretien en supposant :\nPrix : du gaz, 0.58 le mètre cube; de l'électri-\ncité, 0.10 le kwh.\nLe projet pourra comprendre l'éclairage direct\nou indirect.\nD. Etudes économiques sur le chauffage et\nîa cuisson des aliments.\nLes concurrents voulant prendre part à cette\ncatégorie n'auront qu'à envoyer leur mémoire à\nl'Offi ce Central de la Construction et de l'Habi-\ntation, avec la mention « Etudes économiques sur\nle chauffage et la cuisson des aliments ».\nLes adhérents à la Foire de Lyon de mars qui\nvoudront prendre part à ce grand concours de-\nvront, en spécifiant leur catégorie, adresser leur\ndemande avant le 15 janvier 1922 et joindre à\ncette demande, en 1 0 exemplaires, les notices, ren-\nseignements, croquis, etc., concernant les appareils\nproposés pour prendre part au concours. (Eviter\nLes prospectus courants, faits pour le public et re-\nmettre de préférence une notice spécialement éta-\nblie pour le concours. Cette note indiquera la jus-\ntification des matériaux employés, la section et la\nnature des tuyaux et des gaines d'évacuation et\ntous autres renseignements relatifs à toutes les ca-\ntégories.\nTous cois renseignements avec la demande\ndevront être adressés à l'Office Central de la Con-\nstruction et de l'Habitation, Hôtel de Ville, Lyon,\navec la mention : € Concours chauffage, ventila-\ntion et éclairage >.\nLe nombre des appareils proposés par les con-\ncurrents dans chaque section ne pourra dépasser\ntrois.\nLes concurrents s'engagent par avance à accep-\nter la décision du jury, qui sera sans appel.\nLes récompenses décernées aux lauréats consis-\nteront en médailles de vermeil, d'argent ou de\nbronze, et mentions honorables, avec diplômes.\nCONCOURS D'HYGIENE URBAINE. Le Con-\ngrès de l'Hygiène Urbaine et de l'Habitation étant\nreporté à la Foire d'Automne (octobre 1922), le\nConcours déjà annoncé relatif à cette importante\nquestion, sera renvoyé également à cette date.\nLe programme sera publié ultérieurement.\nRappelons que les questions suivantes seront\nportées au programme de ce concours :\n1° Abattoirs municipaux*\n2° Clos et Usines d'équarissage ;\n31° Collecte des immondices;\n4° Traitement et utilisation des ordures ména-\ngères ;\n5° Aération, poussières et fumées et tout ce qui\nconcerne l'hygiène et l'habitation."}]}, {"article_id": "bm-bmtnaac-1921-09-01-c012", "article_bluemountain": "bmtnaac_1921-09_01#c012", "volume": "bmtnaac_1921-09_01", "ocr_source": "OCR Blue Mountain (ALTO), transcription TEI : lignes lb/@facs", "texte_sans_correction": true, "page_debut": "232", "page_fin": "232", "image_debut": 26, "image_fin": 26, "pages_selon": "pagination imprimée relevée dans le METS Blue Mountain (ORDERLABEL) ; [n] = page sans folio restituée", "url_article": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192109-01.2.5.4", "titre_corps": "PALAIS DU PEUPLE A CHARLEROI.", "titre_sommaire": "PALAIS DU PEUPLE A CHARLEROI.", "signature_source": "", "controle": "bornes données par la structure logique METS/ALTO de Blue Mountain (blocs ALTO de chaque constituant)", "pages": [{"page_pdf": 26, "page_imprimee": "232", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192109-01.1.26", "debut_caractere": 2827, "fin_caractere_exclue": 3813, "texte": "PALAIS DU PEUPLE A CHARLEROI.\nLes envois de la deuxième épreuve ont\nété jugés le 1 7 octobre dernier. Le jury\ndécida à l'unanimité de classer les projets\ncomme suit •\n1\" Deux pastilles rouges (charge de\nexécution) , r nnn c\n2e P. °. B avec prime de 5,000 francs;\n3° Coram Populo, avec prime de 3,000\nYYFÙ nr<?e\n4* Deux mineurs avec prime de 2,000 fr.\nCONSTRUCTION D'HABITATIONS A\nBON MARCHE A SERAING-SUR-MEU-\nSE. Un concours pour la création d'un\ngroupement d'habitations à bon marché\ns'ouvrira très prochainement à Seraing-sur-\nMeuse. Les primes sont importantes.\nLes intéressés sont priés d'adresser la de-\nmande du programme, en y joignant un\nmandat_poste de 2 francs, à M. Merlot, pré-\nsidemt du conseil d'administration de la\n« Maigon Sérésksnne », rue Colard Troui.\n]2> à Seraing\n. Les deLssins ,d|vront Parvenir le 1 5 jan-\nvier prochain a beramg.\nLe programme n'ayant pas encore paru\nau moment où nous mettons sous presse,\nnous en remettons la publication au pro-\nchain numéro."}]}, {"article_id": "bm-bmtnaac-1921-09-01-c013", "article_bluemountain": "bmtnaac_1921-09_01#c013", "volume": "bmtnaac_1921-09_01", "ocr_source": "OCR Blue Mountain (ALTO), transcription TEI : lignes lb/@facs", "texte_sans_correction": true, "page_debut": "233", "page_fin": "233", "image_debut": 27, "image_fin": 27, "pages_selon": "pagination imprimée relevée dans le METS Blue Mountain (ORDERLABEL) ; [n] = page sans folio restituée", "url_article": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192109-01.2.6", "titre_corps": "CONFERENCES", "titre_sommaire": "CONFERENCES", "signature_source": "R. C", "controle": "bornes données par la structure logique METS/ALTO de Blue Mountain (blocs ALTO de chaque constituant)", "pages": [{"page_pdf": 27, "page_imprimee": "233", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192109-01.1.27", "debut_caractere": 24, "fin_caractere_exclue": 3798, "texte": "CONFERENCES\nR. C.\nCOMMISSION ROYALE DES MONU-\nMENTS ET DES SITES. Par suite des\nélections législatives l'assemblée générale a\nété remise au 19 décembre prochain. Elle\naura lieu ce jour dans la salle de marbre du\nPalais des Académies.\nLes membres de la SOCIETE DES UR-\nBANISTES BELGES eurent la bonne for-\ntune, le lundi 1 0 octobre, de voir au milieu\nd'eux l'urbaniste américain Stephan CHILD.\nM. Child, qui est ingénieur conseil en ma-\ntière de tracé des villes à Boston, s'occupe\nactivement dans son pays de renseignement\nde l'urbanisme. Au cours des séjours de plu-\nsieurs mois qu'il a fait dans notre pays cette\nannée et l'année précédente, il reçut la visité\nd un grand nombre d'élèves de l'Ecole d'ur-\nbanisme de l'Université d'Harvard. Grâce à\nlui ces étudiants qui entreprenaient leur tour\nd'Europe furent mis au courant de ce qu'il\nleur importait de voir en Belgique et furent\ndocumentés avec précision sur nos travaux\net nos entreprises.\nMais M. Child ne s'appliqua pas seule-\nment à l'étude de notre pays avec une sym-\npathie dont nous devons lui savoir gré. Il\nvoulut en outre faire profiter la Belgique et\nsurtout nos régions dévastées, de sa propre\nscience et des progrès réalisés en Amérique\nen matière de construction des villes. C'est\nainsi qu'il devint un collaborateur précieux\net très assidu de l'Union des Villes dont il\nsoutint avec enthousiasme toutes les entre-\nprises. Il en donna une preuve publique en\nacceptant de donner à la dernière cession de\nl'Université Internationale une partie des\ncours organisés à l'Union des Villes.\nLe cercle des Urbanistes fut heureux d'en-\ntendre M. Child parler à nouveau «des com-\nmissions d'Urbanisme des Villes Américai-\nnes». Comme nous aurons la chance de pou-\nvoir publier cette conférence in extenso nous\nne la résumerons point ici.\nFaisons-nous cependant l'interprète de\ntous ceux qui ont assisté à cette soirée pour\nremercier encore le savant urbaniste améri-\ncain d'avoir bien voulu venir, sans cérémo-\nnie, se mêler aux travaux de la Société des\nUrbanistes et témoigner de la sorte 1 intérêt\nque lui et ses collègues américains portent à\nnotre jeune cercle belge.\nLIGUE DES AMIS DE LA CAMBRE.—\nLundi 1 4 novembre, à 20 h. 1 /4, en la Saîie\nRavenstein, le R. P. de Moreau a inauguré\nune série de conférences organisées par la\nLigue des Amis de la Cambre. Il a parlé de\n« Saint Bernard et la Vie cistercienne à La\nCambre ».\nLundi 1 2 décembre : « La Vie intérieure\nà La Cambre «, par M. Ch. Terlinden, pro-\nfesseur à l'Université de Louvain.\nLundi 9 janvier 1922 : « Saint Boniface.\nLa Vie mystique à La Cambre », par M.\nl'abbé Proost.\nLundi 13 février :« Le Trésor dispersé\nde I*Abbaye de La Cambre ».\nLundi 1 3 mars : « Les Jardins abbatiaux\net les Jardins de la Cambre », par M. Buys-\nsens, inspecteur des plantations de la Ville\nde Bruxelles.\nLundi 1 0 avril : « Les grandes Abbayes\nsœurs des environs de Bruxelles », par M.\nSander Pierron, homme de lettres.\nEnvoyer adhésion pour conférences au\nsecrétariat, 93, avenue des Saisons, en y joi-\ngnant le montant de la cotisation annuelle\nréglementaire de 3 francs.\nTHEO VAN DOESBURG, l'écrivain et\nartiste hollandais bien connu, donnera le\njeudi ler1er décembre, à 8 heures, en la salle\nRavenstein, à Bruxelles, une conférence\nayant pour titre « Vers le Style » (Tôt Styl).\nCette conférence, qui se donnera en néerlan-\ndais, sera illustrée de projections lumineu-\nses. Elle sera accompagnée d une audition\nde musique moderne hollandaise exécutée\npar Mme P. van Doesburg-van Moorsel. Le\nprix d'entrée est fixé à 3 francs.\nNos lecteurs se rappelleront que nous\navons donné dans un précèdent numéro de\nnotre Revue , à propos de la publication\nd'un livre de Theo van Doesburg, un exposé\ndétaillé des théories du chef de l'école ex-\npressionniste hollandaise."}]}, {"article_id": "bm-bmtnaac-1921-09-01-c014", "article_bluemountain": "bmtnaac_1921-09_01#c014", "volume": "bmtnaac_1921-09_01", "ocr_source": "OCR Blue Mountain (ALTO), transcription TEI : lignes lb/@facs", "texte_sans_correction": true, "page_debut": "234", "page_fin": "236", "image_debut": 28, "image_fin": 30, "pages_selon": "pagination imprimée relevée dans le METS Blue Mountain (ORDERLABEL) ; [n] = page sans folio restituée", "url_article": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192109-01.2.7", "titre_corps": "ARCHITECTURE", "titre_sommaire": "ARCHITECTURE", "signature_source": "", "controle": "bornes données par la structure logique METS/ALTO de Blue Mountain (blocs ALTO de chaque constituant)", "pages": [{"page_pdf": 28, "page_imprimee": "234", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192109-01.1.28", "debut_caractere": 24, "fin_caractere_exclue": 3529, "texte": "ARCHITECTURE\nMALINES. RECONSTRUCTION DES\nBAILLES DE FER. Les maisons qui en-\ntourent les bailles de fer renaissent de leurs\ncendres avec un luxe et une surabondance\nd ornements que, même à Louvain, on ja-\nlouse!\nMais ce n'est pas de ces maisons que\nnous voulons parler ici, mais de celles qui\ns'élevaient sur le terre-plein en face de\nl'édifice qui clôture la « piazetta ».\nSait-on que, quoique leur destruction date\nde 1914, l'administration communale n'a\ntoujours pas pris de décision au sujet de\nleur reconstruction. Les uns veulent en cet\nendroit un édifice public,d'autres voudraient\nque l'on y aménage un square. Et entre-\ntemps les sinistrés attendent.\nY a-t-il à cela rien d'étonnant? Après\ntout pareille question n'est pas de la com-\npétence de conseillers communaux et, si\nbraves gens qu'ils soient, l'on comprend\nqu'ils soient quelque peu embarrassés de\ntrancher pareil problème d'urbanisme.N'est-\nce pas un des multiples cas où l'intervention\nd'un Comité Supérieur de la Reconstruction,\nqui émettrait en dernier ressort, un avis que\nl'on ne songe même pas à demander à la\nCommission Royale des Monuments ou au-\ntres organismes trop peu spécialisés en ces\nquestions, apparaît bien indispensable>\nUNE MISSION ANGLAISE DANS LES\nREGIONS DEVASTEES. Le gouverne-\nment anglais qui se préoccupe grandement\ndes conséquences du chômage industriel et\ns'efforce d'y porter remède en favorisant\nle retour aux champs, examine la possibilité\nde construire de petites fermes modèles qui\nseraient cédées par annuités aux occupants.\nUne délégation officielle a été envoyée\ndernièrement en Belgique pour examiner ce\nqui avait été réalisé dans les régions dévas-\ntées en ce qui concerne la construction de\nfermes. Citons, parmi les membres de la\ndélégation : Sir Charles J. Ruthen O. B. E.,\nDirecteur général du département de l'ha-\nbitation au Ministère de l'Hygiène; Sir Law-\nrence Weaner O. B. E. Directeur de l'Office\nAgraire au Ministère de l'Hygiène, et Sir\nDavid Shackleton, K. C. 8., conseiller prin-\ncipal du travail au Ministère du Travail.\nLa délégation a visité Ypres, Dixmude et\nles campagnes environnantes.\nLA RECONSTRUCTION DES GARES,\nEN FRANCE. La Compagnie du Nord\ndont les efforts tendent à réaliser sur son\nréseau, non seulement des installations dans\nl'esprit le plus moderne, mais aussi des gares\nprésentant un intérêt architectural a, volon-\ntiers, accepté de la ville de Carcassonne,\nMarraine de Coucy le Château, un don at\"\ntribué à la reconstruction d'une gare donnant\nà sa vil le-filleule pour ses nombreux visiteurs\nune station gardant le caractère des con-\nstructions du pays.\nCoucy le Châ/teau aura ainsi la bonne\nfortune de posséder une gare rompant avec\nl'uniformité des constructions d'utilité publi-\nque traitées en série sur toute l'étendue de\nla France.\nOn ne peut que féliciter les promoteurs\nde l'idée, Jean-Gabriel Lemoine, Combele-\nran, Charles Brun, et La Renaissance des\nCités dont le Délégué-Général, Mlle Tar-\nrade-Page est intervenu avec son dévoue-\nment habituel entre la ville de Carcassonne\net la Compagnie du Nord.\nRECONSTRUCTION ET RESTAURA-\nTION D'EDIFICES PRIVES AYANT UN\nCARACTERE MONUMENTAL.— INTER-\nVENTION PECUNIAIRE DE LA PRO-\nVINCE. - En date du 1 7 juin 1921, M. le\ngouverneur adresse la circulaire suivante à\nMM. les Commissaires d'arrondissement, à\nMM. les architectes provinciaux et aux ad-\nministrations communales :\n€ Messieurs,\n< Le Conseil provincial a inscrit à son\nbudget de l'exercice 1921 un crédit de\n20,000 francs pour la reconstruction et la"}, {"page_pdf": 29, "page_imprimee": "235", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192109-01.1.29", "debut_caractere": 37, "fin_caractere_exclue": 3756, "texte": "restauration d'édifices privés ayant un ca-\nractère monumental.\n» Les subsides à imputer éventuellement\nsur ce crédit seront accordés sous certaines\nconditions.\n» L'immeuble pour la restauration duquel\nF intervention pécuniaire de la province sera\ndemandée devra tout d'abord être reconnu\ncomme présentant un réel intérêt au point\nde vue architectural et être classé par la\nCommission royale des monuments et des\nsites parmi les monuments privés.\n» Sil existe dans la localité un Comité\nconsultatif, l'administration communale aura\nà prendre son avis sur les travaux à exécuter\nà tout l'immeuble classé ou qu'on juge digne\nde l'être.\n» L'intervention provinciale sera subor-\ndonnée à l'obligation, pour le propriétaire,\nde n'apporter, dans l'avenir, à son immeuble\naucun changement qui soit de nature à en\nmodifier l'ordonnance, ni d'y faire aucune\nrestauration aux parties visibles de l'exté-\nrieur sans en aviser, au préalable, l'adminis-\ntration communale et sans autorisation préa-\nlable de celle-ci.\n» Toute demande de subside, pour la res-\ntauration d'un édifice privé classé, devra\nêtre accompagnée du projet des travaux\nqu'on se propose d'exécuter, projet qui sera\nsoumis à 1* examen des services techniques\ncompétents.\n» Il est désirable que les communes insè-\nrent dans leurs règlements sur les bâtisses\ncertaines prescriptions destinées à sauvegar-\nder les beautés naturelles et à assurer la\nconservation des édifices publics ou privés\ndu passé. A ce propos, j'insiste vivement au-\nprès des administrations communales qui\nn'ont pas encore de règlement sur les bâtis-\nses, pour qu'elles en adoptent un et y intro-\nduisent les mêmes prescriptions.\n» J'attire tout spécialement votre atten-\ntion sur les instructions qui précèdent et vous\nprie, Messieurs, de veiller à leur stricte appli-\ncation.\nLe gouverneur*\n(S.) E. Beco.\nCONSTRUCTION ET RESTAURATION\nD'EDIFICES DU CULTE. En date du\n16 juin 1921, M. le gouverneur adresse la\ncirculaire suivante à MM. les Commissaires\nd'arrondissement, aux administrations des\ncommunes, des églises catholiques, des égli-\nses protestantes et israélites du Brabant :\n« Pour pouvoir apprécier exactement la\nsituation financière des fabriques d'églises\ncatholiques, des Conseils d'administration\ndes églises protestantes et israélites, ainsi que\ndes communes qui sollicitent des subsides de\nl'Etat en vue de l'exécution de travaux aux\nédifices affectés aux services des cultes, M. le\nministre de la Justice demande dans chaque\ncas la communication du dernier budget et\ndes comptes des administrations cultuelles\npour les cinq dernières années ainsi que du\ndernier compte et du budget en cours de la\ncommune.\n» Afin d'éviter des retards dans l'instruc-\ntion des affaires de l'espèce, je vous prie,\nMessieurs, de joindre régulièrement les do-\ncuments dont il s'agit à chaque demande de\nsubside que vous transmettrez. Ces docu-\nments vous seront renvoyés en même temps\nque la décision vous sera notifiée.\n» L'envoi des tableaux, prescrit par l'ar-\nticle 793, 2°, de l'lnstruction générale du\nBrabant, est supprimé.\nLe gouverneur,\n(s.) E. BECO. »\nLA REPRISE DE L'INDUSTRIE DU BA-\nTIMENT AUX ETATS-UNIS. C' est aux\nEtats-Unis d'Amérique que la baisse des\nprix s'est dessinée tout d'abord. Ce pays\nnous sert en quelque sorte à cet égard de ba-\nromètre. Il est d'autant plus consolant d ap-\nprendre qu'une baisse notable s y est pro-\nduite non seulement pour ce qui concerne\nles objets d'usage courant mais également en\nce qui concerne les matériaux de construc-\ntion. Aussi la bâtisse y reprend, ce qui peut\nnous faire espérer qu'il en sera bientôt de\nmême chez nous. M. James T. Beard fournit\nà ce sujet, dans un supplément du « Times »,\nd'intéressants renseignements que nous resu-"}, {"page_pdf": 30, "page_imprimee": "236", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192109-01.1.30", "debut_caractere": 83, "fin_caractere_exclue": 2565, "texte": "mons ici d après un article de la « Chronique\ndes Travaux Publics ».\nC'est dans la construction des maisons\nd habitation que la plus grande activité se\nconstate, résultant du manque de logis causé\npar la guerre. Viennent ensuite, dans l'ordre,\nles travaux publics et les bâtiments destinés\naux écoles, à l'industrie et aux affaires.\nLes constructions de 4, 5 et 6 pièces, d un\nprix de 7,500 à S 0,000 dollars, sont le plus\ndemandées. Les architectes et les entrepre-\nneurs doivent réaliser de sérieuses écono-\nmies dans l'établissement des pians, dans îe\nchoix des matériaux et dans le mode de con-\nstruction pour arriver à ne pas dépasser ces\nprix. Au surplus, les acheteurs réclament des\nconstructions bien conditionnées. Beaucoup\nde spéculateurs qui avaient pensé que des\nmaisons quelconques se vendraient à n'im-\nporte quels prix, ont subi des pertes sensi-\nbles.\nPlusieurs grandes entreprises industrielles\nconstruisent en grand des maisons pour leurs\nouvriers dans le but de leur assurer un logis\nconvenable, à un prix raisonnable. Des archi-\ntectes et des entrepreneurs avisés consacrent\nleurs efforts à créer des cités agréables, en\névitant la monotonie de l'aspect.\nPar raison d'économie, les habitations\ndestinées à deux ménages rencontrent la\ngrande faveur.\nL'usage des charpentes d'acier et du béton\narfné s'est à nouveau répandu après avoir\nété délaissé pendant la guerre.\nGrâce à ce système, il est possible de con-\nstruire une maison de 6 pièces de n'importe\nquel type en six semaines, à un prix de\n6,500 dollars. Ces maisons sont complètes et\ncomprennent fondation, chauffage central,\nplomberie, éclairage, parquets de bois; elles\nsont garnies de stuc à l'extérieur et de plâ-\ntre à l'intérieur. Dans certaines parties du\npays des lois encouragent les nouvelles con-\nstructions.\nA New-York, par exemple, les nouvelles\nmaisons d'habitation construites sur le terri-\ntoire de la ville et dont la valeur ne dépasse\npas 1,000 dollars par pièce et 5,000 dollars\npar famille, sont exemptes des taxes munici-\npales jusqu'au ler1er janvier 1932, pour autant\nque leur construction soit commencée avant\nle ler1er avril 1922. Le marché des matériaux\nde construction est devenu à peu près stable.\nLes prix de toutes les matières premières\nont subi des reculs et surtout le plomb,l'acier,\nle ciment, etc. Ces baisses varient entre 20\net 25 p.c. Tout dernièrement cependant on\na constaté une légère tendance à la fermeté\net certaines qualités de bois ont même légè-\nrement haussé."}]}, {"article_id": "bm-bmtnaac-1921-09-01-c016", "article_bluemountain": "bmtnaac_1921-09_01#c016", "volume": "bmtnaac_1921-09_01", "ocr_source": "OCR Blue Mountain (ALTO), transcription TEI : lignes lb/@facs", "texte_sans_correction": true, "page_debut": "236", "page_fin": "236", "image_debut": 30, "image_fin": 30, "pages_selon": "pagination imprimée relevée dans le METS Blue Mountain (ORDERLABEL) ; [n] = page sans folio restituée", "url_article": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192109-01.2.8", "titre_corps": "EXPOSITIONS", "titre_sommaire": "EXPOSITIONS", "signature_source": "", "controle": "bornes données par la structure logique METS/ALTO de Blue Mountain (blocs ALTO de chaque constituant)", "pages": [{"page_pdf": 30, "page_imprimee": "236", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192109-01.1.30", "debut_caractere": 2567, "fin_caractere_exclue": 3406, "texte": "EXPOSITIONS\nUN SALON D'ART RELIGIEUX A AN-\nVERS. C'est le ler1er décembre que s'ou-\nvrira à Anvers, en la Salle des Fêtes de la\nVille, place de Meir, le IIe Salon d'art reli-\ngieux moderne organisé sous le haut patro-\nnage de la Reine et la présidence d'honneur\ndu cardinal Mercier.\nOn connaît le but de ces manifestations\nd'art : Faire renaître un art religieux vrai,\nsincère, pratiqué par des artistes authenti-\nques, en dehors de toute préoccupation mer-\ncantile et de soucis d'école.\nOutre de nombreuses participations bel-\nges, l'organisateur de ce Salon s'est assuré\ncelle du groupe d'artistes français en tête\ndesquels brillent les noms des maîtres M.De-\nnis et G. Desvallières.\nOn annonce aussi un ensemble rétrospec-\ntif de l'œuvre religieuse de feu Auguste\nDonnay.\nLe Salon restera ouvert jusqu'au 3 jan-\nvier, de 1 0 à 4 heures."}]}, {"article_id": "bm-bmtnaac-1921-09-01-c017", "article_bluemountain": "bmtnaac_1921-09_01#c017", "volume": "bmtnaac_1921-09_01", "ocr_source": "OCR Blue Mountain (ALTO), transcription TEI : lignes lb/@facs", "texte_sans_correction": true, "page_debut": "couv. 2", "page_fin": "couv. 2", "image_debut": 2, "image_fin": 2, "pages_selon": "pagination imprimée relevée dans le METS Blue Mountain (ORDERLABEL) ; [n] = page sans folio restituée", "url_article": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192109-01.2.9", "titre_corps": "[Publicité]", "titre_sommaire": "[Publicité]", "signature_source": "", "controle": "bornes données par la structure logique METS/ALTO de Blue Mountain (blocs ALTO de chaque constituant)", "pages": [{"page_pdf": 2, "page_imprimee": "couv. 2", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192109-01.1.2", "debut_caractere": 1051, "fin_caractere_exclue": 1533, "texte": "MONO\n176, chsée de Boondael - Bruxelles\n•«VHJJ.';* V»\n. /\n\\»Z:\n»\n'M\ne\nrr.\n&\nZ*jf\nSPf\n7-<\nsa\nîï.ttï'\nw\n*>\ny-»**»\"*\n.fis\"\nL SSfT,\nte)®,.... >\nV\n» IA\niii'r-\n. . w\n**• <\nt.»\nh»**\n•■\"\"<£. c.\n•••'., RM 'V'- S\niiiuvmi MI A w iimß|-«ivHrTAni\n'•.//Wifi f'J\n. / '<' » t i >\n'\"'f' / , » Jf\nfl/. rm** /# -<ms fc,\nMaisons ouvrières et rurales\nen agglomérés poreux et en briques\n<s***9\nSS*S2>\nBéton armé de tous systèmes\n6?*&9\nMis creux sans coffrages\nBLOCS ATHERMANES KNAPEN\nMACHINES PILONNEUSES"}]}, {"article_id": "bm-bmtnaac-1921-09-01-c018", "article_bluemountain": "bmtnaac_1921-09_01#c018", "volume": "bmtnaac_1921-09_01", "ocr_source": "OCR Blue Mountain (ALTO), transcription TEI : lignes lb/@facs", "texte_sans_correction": true, "page_debut": "couv. 3", "page_fin": "couv. 3", "image_debut": 31, "image_fin": 31, "pages_selon": "pagination imprimée relevée dans le METS Blue Mountain (ORDERLABEL) ; 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[n] = page sans folio restituée", "url_article": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192109-01.2.13", "titre_corps": "[Publicité]", "titre_sommaire": "[Publicité]", "signature_source": "", "controle": "bornes données par la structure logique METS/ALTO de Blue Mountain (blocs ALTO de chaque constituant)", "pages": [{"page_pdf": 32, "page_imprimee": "couv. 4", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192109-01.1.32", "debut_caractere": 63, "fin_caractere_exclue": 740, "texte": "Fabrique Belge de Carton*\nBitumés en tous genres\nDistillerie de Goudron\nEtablie depuis 1900\nse charge de la fourniture des\nCartons Bitumés • Asphaltes, lirais\nGoudrons, Carbolineums - Vernis noir. Anti-rouille\nde l'entreprise de la pose de\nToitures en pente en simple et double couche.\nToitures-terrasses en ciment volcanique, asphaltages\ni DDTT ! T t,ut spécialement l'attention sur «on excellent\nAil LLLL RUBBERROOFING (Toiture caoutchoutée)\n••«•érieur aux produits similaires importés\nR£fârAfirkAQ W*ll 100.000 m* toitures-terrasses placées es lffl\nAvlCivllLvtf Production de plus de 3,000,000 m'do Carton bitumé on If 11\nv/*■t _ y. y\nPrix st échantillons gratis sur demande"}]}], "pages_ocr_originales": [{"page_pdf": 1, "page_imprimee": "couv. 1", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192109-01.1.1", "texte": "EDrrion\nTEKHNE\nREVUE • MEMSUELLIE\nll™* ANNEE NUMERO 9\nSept.\n1131"}, {"page_pdf": 2, "page_imprimee": "couv. 2", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192109-01.1.2", "texte": "K c V u t A\\ £ i\"i bu £ L L ù 6 £ L (j £\nLA CITÉ\nURBANISME ® ARCHITECTURE « ART PUBLIC\nRECONSTRUCTION\nDES REGIONS DÉVASTÉES\nRédacteur* : MM. Fem. Ëodson, artichtecte (Bruxelles); André de SUddar PubiÉbte\n(Anvers) ; Huib. Ho&ie, architecte ( Bruges) ; Raymond Moenaert, arebiteetm\n(Bruxelles) ; L. van der Swaclmera, architecte-paysagiste» (Bruxelles). HM. Tih\nMer, homme de lettres (Bruxeles) ; Rapk. Vegwilgken, Ingéniera Urbaniste\n(Bruxelles), Secrétaire de la Rédaction.\nLM Récltettnfi et Colkbomtcurs sont seul* r6»ponatbl«i d« )«sn «ftwiti. • Il wi» MMibi\neompt« (km « ht Cité > d« tout ouvrage dont doux «xempkiîM mmrmmt wivy<t à Ai lUftm*.\nPour la rédaction. ï administration et les demandes Q abonnement, s'adresser au 9t*&e de\nla Revue : 10, Place Loix/St-Gilles-Bruxelles.\nPour la vente au numéro, s'adresser exclu si veinent aux libraires.\nABONNEMENT : 10 fr.; Etranger, 12 francs; le numéro, Un franc.\nLes abonnements peuvent se prendre en versant la somme de 10 francs au crédit du\nCoïs|&e-chèqiies-postaux : n* 16621 (Revue : La Cité).\n\nMONO\n176, chsée de Boondael - Bruxelles\n•«VHJJ.';* V»\n. /\n\\»Z:\n»\n'M\ne\nrr.\n&\nZ*jf\nSPf\n7-<\nsa\nîï.ttï'\nw\n*>\ny-»**»\"*\n.fis\"\nL SSfT,\nte)®,.... >\nV\n» IA\niii'r-\n. . w\n**• <\nt.»\nh»**\n•■\"\"<£. c.\n•••'., RM 'V'- S\niiiuvmi MI A w iimß|-«ivHrTAni\n'•.//Wifi f'J\n. / '<' » t i >\n'\"'f' / , » Jf\nfl/. rm** /# -<ms fc,\nMaisons ouvrières et rurales\nen agglomérés poreux et en briques\n<s***9\nSS*S2>\nBéton armé de tous systèmes\n6?*&9\nMis creux sans coffrages\nBLOCS ATHERMANES KNAPEN\nMACHINES PILONNEUSES"}, {"page_pdf": 3, "page_imprimee": "209", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192109-01.1.3", "texte": "LA CITÉ. _ IIe Année\nN° 9. SEPTEMBRE 1921\n\nELIE FAURE\nSES ENSEIGNEMENTS PHILOSOPHIQUES DE L'ART\n\nL nisioire n'est pas qu'une simple reconstitution du passé, une vision im-\npersonnelle de faits et d'événements. Po\npages la vie de multitudes et de siècles,\néléments qui lui paraissent le mieux en\ngle sous lequel il les envisage.\nLe choix du point de vue, conséquence\nmatière rend l'analyse elle-même subjective\nmobiles constructeurs du passé, nous i\nle présent s'alimente.\nTraçant une fresque prestigieuse où toutes les grandes époques de l'art\nse résument en de puissants raccourcis,\nd'historien, mais aussi œuvre de philosophe.\ndes conceptions esthétiques nouvelles.\nAvant lui déjà, l'art avait cessé d'ê\nautant que pour ceux qui le créent un\nde l'homme se revêt aux époques de sple\npris que l'art est solidaire de nos pensées\noù nous vivons. Il nous apparut dès lors\nsi les idées de Taine ont survécu, c'est q «\napprenions que notre propre destinée était\ncèdent sur la route et à la structure même ».\nElie Faure nous aidera à franchir «\nderions à l'art écrit-il déjà dans la p"}, {"page_pdf": 4, "page_imprimee": "210", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192109-01.1.4", "texte": "LA CITÉ\nSEPTEMBRE 1921\n\nantique quede nous enseigner l'histoire s'il n'était qu'un reflet des sociétés\nqui passent avec l'ombre des nuages sur le sol. Mais il nous raconte l'homme\net l'univers à travers lui. »\nGuidés par Faure dans le dédale des siècles passés, nous comprenons que\nl'art résume ce que fût au cours des temps l'objectif de la pensée humaine,\nl'élément de vérité vers lequel s'orientaient les esprits et les cœurs.\nCette version nouvelle de ï Art, nous était apparue déjà, peu de mois avant\nla guerre, lorsque farchitecte-philosophe d'Amsterdam, le Dr H. P. Berlage,\nvint donner à l'Université Nouvelle, les retentissantes conférences dont la revue\n« Art et Technique » propagea le texte.\nA toutes les grandes époques constatait Berlage l'art pénétrpit la\nvie sociale tout entière, n'étant lui-même qu'une image sensible de la société. A\nde telles époques, fart est la synthèse de tous les arts; c'est le résultat d'un\ncourant intellectuel animé d'un idéal social, source d'une culture.\nC'est alors que ï architecture prend la préséance sur tous les autres arts\net nous donne ses créations les plus sublimes.\nA de telles époques l'individu se cantonne dans une grande objectivité.\nL'œuvre qu'il crée est le résultat d'une communauté intellectuelle d'idées, d'un\naccord spirituel, en d'autres mots d'une convention que lon peut appeler reli-\ngieuse.\nC'est pourquoi au cours des temps à chaque religion correspond une archi-\ntecture et un style propres, si bien que l'on peut dire que toute culture a été\nœ produit d'une religion et d'une architecture.\nDe nos jours encore une culture esthétique ne peut se concevoir que s'il\nexiste une culture générale. C'est dans la subordination de l'individu à l'idéal\ncommun de notre temps que Berlage proclame démocratique qu'il trouve\nles origines d'une architecture et d'un style nouveaux.\nPartant de ces principes, le grand maître de l'architecture moderne a bâti\nune esthétique dont notre génération de constructeurs s'alimente.\nLorsque, quelques mois après ces enseignements, une revue française nous\nfit connaître ïhistoire de l'art d'Elie Faure, dont ta publication avait commen-\ncée en 1909, mais qui, à cette époque, était encore peu répandue en Belgique,\nce fut pour nous une joie et un réconfort de trouver de merveilleuses concor-\ndances entre ï évangile de l'art nouveau que le philosophe d'Amsterdam nous\navait prêché et les enseignements de l'historien.\nLa signification spirituelle et sociale, que l'art n'a cessé d'avoir au cours\ndes temps, nous devint sensible au travers du verbe magnifique d'un des maî-\ntres de la littérature française.\n« L'art nous dit Elie Faure a été dès ses humbles origines, la réali-\nsation des pressentiments de quelques-uns répondant aux besoins de tous. Il a\nforcé le monde à lui livrer les lois qui nous ont permis d'établir progressive-"}, {"page_pdf": 5, "page_imprimee": "211", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192109-01.1.5", "texte": "LA CITÉ\nSEPTEMBRE 1922\n\nment sur le monde la royauté de notre e\nà l'humanité sa propre intelligence. Il a\ngnage de leur dramatique effort. Si nous\nil nous faut comprendre ce qu'il est. »\n«... L'art est l'appel à la communion des hommes. Nous nous reconnais-\nsons les uns les autres aux échos qu'il »\nPoursuivant à travers l'histoire l'e\nde l'humanité, Elie Faure y découvrira\nqui rend l'artiste solidaire du monde qui l'entoure.\nIl nous le montre parvenant, jusque dans les époques les plus individuel\nlistes, à résumer en son œuvre « la symp\nnément à tous les vents de la sensation et de l'esprit. »\nIl saluera avec reconnaissance ces «\nleur âme l'âme des foules disparues pour en transmettre l'espoir aux foules à\nvenir. Car ce sont eux qui passent le flamb\nbesoins généraux que les hommes\ngénéraux qu'ils ressentiront un jour, entre l'organisme d'hier et l'organisme\nde demain. Ils sont une foule à eux seuls\nles hommes aux hommes s'est réfugiée »\njamais avant Elie Faure on n'avait\n« rythme social » qui, chaque fois que l\njoint à l'individu « de se lever du milieu\nfoules à sa critique et découvrir en elles,\nmatériaux d'un nouveau rythme où elles\nnaître et retrouver, pour un siècle ou un »\nAinsi se trouve préparé, par l'action même des hommes de génie, le pas-\nsage plus ou moins br'utal de l'expression\ndont la manifestation suprême sera l'arch\nDe ces grandes époques d'art collectif, Elie Faure nous donnera des des-\ncriptions inoubliables. Voici en quels term\n« L'histoire écrit-il est comme un cœur qui bat, comme un poing qui\ns'ouvre et se ferme. A certaines heures,\nsommet, exige, pour se donner toute la\ntanée dans un vaste ensemble symphonique de toutes les idées morales, reli-\ngieuses, sociales jusque-là dispersées en\nl'instant prodigieux où la certitude de vivre l'absolu et de l'arrêter, dans nos\nâmes l'espace d'un éclair entre deux sombres étendues, soulève un peuple entier,\nsans qu'il s'en rende compte, jusqu'au D\nprodigieux où l'individu s'efface, où tou\nmême temps vis-à-vis des forces extérieures,\nà coup de terre, voulus de tous, bâtis par\nsociale toutes les expressions isolées par\nveille à se définir séparément.»"}, {"page_pdf": 6, "page_imprimee": "212", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192109-01.1.6", "texte": "LA CITÉ\nSEPTEMBRE 1921\n\nA ces époques, caractérisées par une forte synthèse religieuse l'architec-\nture domine tous les arts au point de l\ndans son essence même, comme étant «\nde l'épopée spirituelle anonyme vécue ».\nTels sont les enseignements de l'histoire.\nQue peuvent-ils apprendre à ceux qui cherchent au milieu des manifesta\\-\ntions anarchiques de nos contemporains la voie qui mène ver\\s un équilibre\nartistique et social?\nNul, certes, n'est mieux qualifié pour nous le dire que celui qui nous a si\nintégralement dévoilé le passé que nous en ayons vu surgir une vivante philoso-\nphie de l'art :!!|II\nAussi était-ce avec impatience que nous attendions un écrit d'Elie Faurie\nsur l'évolution artistique de notre époque, lorsque, au début de cette année,\nil vint à Bruxelles parler de « La Crise de l'lndividualisme ».\nDepuis des mois, nous nous proposions de résumer pour les lecteurs de\n« La Cité » le texte de cette conférence qui a paru intégralement dans la\nrevue « L'Art Libre ». Aujourd'hui nous pouvons faire mieux : Elie Faure a\nbien voulu redire pour nos lecteurs les idées qu'il avait exposées dans sa confé-\nrence, tout en les appliquant plus spécialement à l'architecture.\n\nR. V."}, {"page_pdf": 7, "page_imprimee": "213", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192109-01.1.7", "texte": "LA CITÉ\nSEPTEMBRE 1921\n\nARCHITECTURE\nET INDIVIDUALISME\n\nI\nIl y a encore, il y aura encore des peintres, beaucoup de peintres. Mais\nla peinture est finie.\nOn ne me croira pas. La peinture jouit-elle jamais d'une faveur compa-\nrable? Tout le monde en fait. Jusqu'aux marchands de tableaux. Ils ne sont\npas seulement dans le temple, ils commentent ou même rédigent les\nsaints Livres. Us fondent des usines de peinture, d'où le tableau en série com-\nmence à sortir. Tous ceux qui ne font pas de la peinture écrivent sur la peinture,\naussi ceux qui en font, et ces derniers, d'ailleurs, fort bien. Le peintre-critique\ngouverne la danse et la mode, la littérature et le théâtre. Paris devient ce que\nfut Athènes, Alexandrie, plus tard Bruges au XVe siècle, Florence au XVIe,\nRome au XVIIe. Mais mille fois plus important qu'Athènes, Alexandrie, Bruges,\nFlorence et Rome réunies, tout au moins en quantité. Car l'unification vertigi-\nneuse du système nerveux du globe multiplie l'attraction de Paris. Paris est\nla foire de la peinture. L'étranger, de partout, y vient s'initier à la peinture,\ns'approvisionner de peinture, trafiquer sur la peinture. Un siècle de grandeur\nplastique, en France, a provoqué la pullulât ion parasitaire sur le colosse\ndéclinant, phénomène constant, nécessaire, et je dirai même sacré si vous n'y\nvoyez pas d'inconvénient.\nCinq mille peintres ont du talent. Vingt mille se croient du génie. A vingt-\ncinq ans on a un nom, et pour se faire un nom une saison suffit. En une\nannée, on exhibe ses œuvres dans trente endroits publics. Car les Salons, ces\nmarchés d'esclaves, ne suffisent plus à leur tâche. Chaque jour, dans Paris,\ndix expositions collectives ou particulières distribuent leurs prospectus. On ne\ns'étonne plus de voir, un beau matin, la boutique de sa mercière transformée en\nmagasin de peinture- La même semaine, tel peintre a quatre toiles dans l'un\nde ces box étroits où règne une obscurité d'ailleurs sans inconvénients, puis-\nqu'on ne cultive plus l'agrément de la couleur, six aquarelles dans un autre,\nhuit dessins dans un troisième. Car on expose ses dessins, voire ses projets\nde dessins. Entretemps, on adresse une Epître aux Béotiens. On écrit ou\nconférencie, pour expliquer ses intentions, convaincu qu'à dater du jour où\nparaît le manifeste, le monde sera changé. Puissance ingénue d'une illusion\négocentriste commune à tous, et sans précédent, où l'on voit l'individualisme,\nlequel a créé la peinture, tuer la peinture : aux cinq cents vernissages annuels,\nchacun des vingt mille peintres qui exposent est convaincu que ce jour-là,"}, {"page_pdf": 8, "page_imprimee": "214", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192109-01.1.8", "texte": "LA CITÉ\nSEPTEMBRE 1922\n\nprécisément ce jour nia, il forcera la gloire à se pencher sur lui. Et le plus\nfort, c'est qu'il n'a qu'à demi tort de le croire : la gloire, de nos jours, a pris\nle masque du succès.\nCette ruée vers une renommée qui ne va plus, ce qui ne Ira rend ni moins\nardente ni moins candide, sans la sanction immédiate de l'or, il faut vivre,\net c'est malaisé, a pour corollaire l'instabilité des systèmes. Haletants, ils\nroulent les uns sur les autres, chacun poignardant dans le dos le précédent, qui\nl'empêche de passer. Entre deux bocks, dans des cafés spéciaux, on invente\ndes esthétiques qui ont ceci de commun à toutes les esthétiques, qu'elles détrui-\nsent de fond en comble non seulement l'esthétique, mais les œuvres d'art qui\nne répondent pas à la dernière esthétique inventée. On a condamné le roman-\ntisme au nom du réalisme, le réalisme au nom du naturalisme, le naturalisme\nau nom du symbolisme, le symbolisme au nom de Pimpresionnisme, l'impres-\nsionnisme au nom du cubisme. Et j'en oublie. Le pas titubant de l'esthète se\nfait de plus en plus précipité. Les gloires les plus hautes et les plus justifiées\ndurent de moins en moins longtemps. Nos besoins actuels nous masquent\nnos besoins passés et prennent figure de lois, de lois définitives. Nous parlons\ncomme des vieillards qui condamnent leurs instincts morts. On n'évolue plus,\non ne s'adapte plus, on change. Les plus fermes chancellent. Les plus sages\nn'y voient plus cilair. Dans la cohue brutale où les ambitions les plus vulgaires\nse mêlent ou se heurtent aux travestissements les plus réussis de la culture,\naux jeux les plus audacieux de l'intelligence, ni l'artiste, ni le spectateur ne\nsait plus ce qu'il dit, ni ce qu'il fait, ni ce qu'il voit. Il s'imagine le savoir,\ncertes. Mais les mots ont perdu leur sens, ou plutôt chacun en a plusieurs.\nParmi les cent talents incontestables qui éclosent tous les ans, il n'est plus\npossible de choisir. Il n'est plus possible de distinguer l'ingénuité de l'adresse.\n11 .n'est plus possible de séparer la mode passionnée de la foi vive. Car la mode\nest passionnée, même quand elle dure un jour. Il n'est plus possible de dédai-\ngner ce qui passe au profit de ce qui demeure, parce qu'ilm'est pas un système,\nmême ingénieux, qui reste viable, s'il n'est charpenté de partout par une\narmature religieuse ou sociale plongeant dans la profondeur des besoins de\ntous les hommes parmi lesquels il survient, et nul n'aperçoit encore où est\nl'embryon du système répondant à ces besoins. Le grand individu lui-même\ndont le rôle, à toutes les époques anarchiques semblables à la nôtre, a toujours\nété de rassembler en lui, pour les ordonner selon lui et les exprimer selon lui,\nles éléments dispersés de la dernière foi commune aux hommes qui le précé-\ndaient, le grand individu lui-même, de nos jours, ne suffit plus à sa tâche.\nDésorbité, découragé, il flotte. H ne sait plus où aller. Et il manque la gloire\npour ne pas mendier le succès.\nII\nLes conditions des sociétés humaines n'ont jamais été si favorables à\nl'aggravation de cette instabilité où l'individu, complètement désorienté, mais"}, {"page_pdf": 9, "page_imprimee": "215", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192109-01.1.9", "texte": "LA CITÉ\nSEPTEIvIRRE 192!\n\ncomplètement illusionné par la rupture de tous les liens sociaux, de tous les\nliens religieux, de tous les liens philosophiques croit pouvoir, dès sa sortie\ndu collège, imposer à ces sociétés un système bâcilé en huit jours. L'antago-\nnisme apparent, la solidarité réelle des besoins économiques et moraux de\ntoutes ces sociétés se sont manifestés si brusquement, la révélation des civilisa-\ntions vivantes, ou mortes, ou possibles s'est faite pour nous, en quelques\nannées, d'une façon si singulière et si complexe que notre esprit, violemment\nsubmergé, s'abandonne tour à tour aux grandes lames qui le battent ou préfère\nen nier l'existence en s'enfermant, selon la coutume des aristocraties intellec-\ntuelles mourantes, dans un alassicisme désuet. Il y a quarante ans, lors de\nl'impressionnisme, nous ne connaissions guère les Grecs que par des copies\nromaines ou des interprétations pédagogiques ou littéraires. Nous ne soup-\nçonnions même pas le sens de l'art égyptien, qui nous semblait froid et mort.\nNous ignorions à peu près complètement l'art chinois, qui nous paraissait\ngrotesque, l'art indien, qui nous paraissait bestial, même l'art ogival français,\nqui nous paraissait malade : en somme, toutes les manifestations durables des\ngrands rythmes collectifs de l'humanité. La faveur de l'impressionnisme vint\nde ce qu'il réagissait seul, au nom de la sensibilité individuelle, contre le poncif\ngréco-renaissant dont nous ignorions d'ailleurs les sources vraiment humaines.\nEt maintenant que ces grands rythmes nous sont révélés dans leur esprit\nmême, nous condamnons en leur nom l'impressionnisme, le naturalisme, le\nromantisme, voire l'art tout entier depuis la Renaissance, toutes choses qui nous\nont pourtant préparés à accueillir ces rythmes là. Nous avons trop vite appris\nque des civilisations immenses avaient grandi, dominé, disparu antérieurement\nou extérieurement à la nôtre, et constituaient des ensembles monumentaux\ncapables de rivaliser avec celui que nous représente la nôtre, par conséquent\nde compléter sinon de supplanter la nôtre dans la détermination de notre futur\nesprit. Le poids des grandes époques d'Afrique et d'Asie nous opprime, comme\nnous opprimait hier le poids de notre passé méditerranéen. Notre érudition,,\ndébordée par elles, poursuit éperdument notre émotion qui se dérobe et\ns'essouffle à des synthèses cahotiques ou à des imitations dissimulées et hâtives\noù se faussent l'un après l'autre les rouages de notre esprit-\nL'écueil, et il est si redoutable que notre civilisation propre s'y brisera, si\nelle refuse de se transformer, c'est que la connaissance approfondie de tous\nces rythmes collectifs égyptianisme, chaldéisme, hellénisme primitif,\nbrahmanisme, bouddhisme, christianisme, islamisme, mexicanisme où\nl'individu n'apparaissait pas, coïncide précisément en nous avec le développe-\nment d'un individualisme effréné, qui se met en contradiction irréductible avec\nlunniême dès qu'il cherche à les imiter. Même ceux qui condamnent l'individua-\nlisme tiennent à nous le faire savoir. On s'adosse à une cheminée, monocle à\nl'œil, au milieu d'un cercle attentif, pour proclamer sa foi en quelque religion\nnouvelle capable de ramener l'homme aux proportions d'un rouage invisible\nnoyé dans une usine gigantesque. Moi qui vous parle, n'ai-je pas un orgueil"}, {"page_pdf": 10, "page_imprimee": "216", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192109-01.1.10", "texte": "LA Ci TÉ\nSEPTEMBRE 1921\n\nsecret qui me porte à désirer qu'on connaisse mon désintéressement? Pascai\nPascal lui-même! ne s'avouait-il pas en rougissant son désir qu'on\nretrouvât quelque jour les notes informes qu'il jetait dans un tiroir? Et n'est-ce\npas là, d'ailleurs, chez un homme de cette taille, une manifestation divine du\nbesoin qu'a de survivre le caractère individuel dans l'édifice commun à élevei\npériodiquement? Mais il est vrai que de nos jours ce besoin personnel qui\ns'accentue à mesure que grandit le besoin générail contraire, prend un caractère\nquelque peu comique et, si je puis dire, douloureux. En même temps que tout\nle monde apporte une sorte d'acharnement maladif et farouche à paraître\noriginal, tout le monde se montre anxieux de trouver un accord profond et\ndurable. Et, par une merveilleuse inconséquence, tout le monde cherche son\noriginalité en Egypte ou chez les nègres, en Chine ou chez les Javanais. Tel\nmême s'inspire de dessins d'enfants, tel de dessins de médiums, tel de dessins\nde fous. Ce n'est pas ainsi que procédèrent, pous nous paraître originaux, les\nEgyptiens ni les nègres, les Chinois ni les Javanais. Ce n'est pas ainsi que\nprocèdent, pour découvrir ce qu'ils sont, l'enfant, ni le médium, ni le fou.\nPlus l'individu est lui-même, moins il cherche à se différencier. Il me paraît\ncertain que les grands rythmes collectifs n'ont été précisément possibles que\nparce que chaque individu, libéré de lia recherche des vérités transcendantales\nqui servaient de cadre accepté à son développement,se contemplait ingénument\ndans sa pureté propre. En tout cas, chacun avait derrière lui dix, ou vingt, ou\ntrente siècles d'alluvions sentimentales, psychologiques, alimentaires, patholo-\ngiques qu'il ne soupçonnait pas et en qui se perdaient ses plus lointaines\nracines. Chacun avait autour de lui une société stylisée dont il acceptait sans\nphrases d'être un élément inconnu. Et c'est précisément alors que nous avons\nfouillé, retourné, morcelé, filtré, analysé la substance de nos aliluvions sécu-\nlaires, alors que nous n'acceptons plus d'être un élément inconnu dans une\nsociété sans style, que nous nous réclamons de ces époques si différentes de\nnous! Jamais peut-être la distance ne fut si grande, de notre civilisation méca-\nnique universelle à son aube, aux lentes épopées métaphysiques exprimées\ntour à tour par les forêts de colonnes qui entouraient, dans le désert, l'image\nd'un ibis, par les montagnes ouvragées autour d'une pierre noire cachée dans\nleur plus obscure caverne, par les milde tours ciselées qui, deux à deux,\nélevaient au-dessus des villes leurs bras suppliants. Je sais bien qu'en fin de\ncompte, tout cela représente un effort d'ordre spirituel que traduit l'architecture\navec d'autant plus de puissance que plus de simplicité, de continuité et de\nlogique président à sa conception. Mais jamais les moyens, jamais les besoins,\njamais les éléments d'émotion et de drame n'auront à ce point différé. L'esprit\nest un, c'est entendu. Voilà pourquoi il faut le chercher en nous-mêmes, et non\ndans les apparences multiformes qu'il a usées tour à tour. Je répète : qu'il a\nusées et non « dont il a usé ». Car l'esprit, qui est la flamme, comsume les\naspects qu'il prend- Et s'il n'en peut trouver d'autres, il brûle jusqu'à leurs\ncendres."}, {"page_pdf": 11, "page_imprimee": "217", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192109-01.1.11", "texte": "LA CITÉ\nSEPTEMBRE 1921\n\nIII\nCependant, la contradiction n'est qu'apparente. Si l'art de ces époques\nd'abord caractérisées par une forte synthèse religieuse nous impressionne tant,\nc'est que nous sentons naître de nousHmêmes, parce que nous en avons besoin,\nun monde encore inconnu dans ses modes où quelque rythme collectif succédera\nà l'individualisme d'aujourd'hui. Ge monde est en gestation depuis la Renais-\nsance qui, après aivioir brisé l'unité de l'organisme médiéval!, opérait enfin, avec\nla Révolution, le morcellement extrême des éléments de l'esprit. Et le reflux de\nl'Asie auquel nous assistons, ressemibile à celui de la mer entre les galets du\nrivage. Il s'infiltre peu à peu, puis les baigne de toutes parts et, quand il se\nretire laisse, parmi les varechs fourmillant de vie obscure, son iode et son sel.\nLes révolutions et les guerres, comme toujours, <ne sont que l'onde de surface,\ncelle qui fait fuir les enfants, démolit leurs pâtés et leurs forteresses de sable.\nLe drame d'hier, qui continue et qu'ont surtout déchaîné les appétits indivi-\nduels, a mis les besoins collectifs en évidence. Destructeur d'architectures\npérimées aussi bien dans l'ordre moral que dans l'ordre matériel, il est en\nmême temps constructeur d'architectures embryonnaires. Désormais, ceux\nd'entre nous qui sont vivants j'entends spirituellement vivants ne peu-\nvent plus songer sans rire ou sans colère à une seule des institutions dont\nl'origine constituait jadis l'ossature symbolique de notre esprit. Et ils cherchent\nd'autres symboles. L'individu flotte à la dérive dans Ile torrent qui roule fies\ndécombres de toutes les civilisations. Il ne peut éviter de sombrer qu'en appe-\nlant à l'aide tous les individus que le même courant emporte. Il ne parle plus\nque de « construire », et, quand tous parlent de « construire », il s'agit d'un\nabri commun. N'est-il pas remarquable qu'un seul grand peintre, depuis cent\nans, n'ait pas subi le sort de tous les autres, Ddacroix, Daumier, Claude Monet,\nbientôt Renoir, cependant son contemporain? (1) Cézanne n'a échappé à la\nfureur iconoclaste qui signale l'avènement de toutes les religions sans d'ail-\nleurs altérer la beauté des vieilles idoles que parce qu'il représente, en pein-\nture, l'effort architectural qui dénonce les tendances de la pensée on peut le\ndire universelle depuis vingt ans. Si dans un, ou cinq, ou dix siècles, un nouvel\nindividualisme leur succède, on condamnera au nom de Monet et de Delacroix\nCézanne, qui se réclamait d'eux. Je n'y vois pas d'inconvénient.\nJe n'y vois pas d'inconvénient parce que Cézanne, pas plus que Watteau,\npas plus que Poussin, pas plus que Rembrandt, pas plus que Rubens, pas plus\nque Titien, ne représente les fins de la peinture, si la peinture a des fins. Il\nreprésente, comme tout grand homme authentique, un moment de l'esprit\nhumain. Moment solennel, à vrai dire, qui donne son importance générale à la\n\n( 1 ) Je ne parle pas d'lngres, sur les insuffisances duquel on ferme volontairement les\nyeux et qu'on admire en bloc jusque dans les plus grotesques de ses œuvres officielles,\npour sauver les réalités et même les apparences constructives de sa production et ren-\nforcer le système dont nous avons tous besoin."}, {"page_pdf": 12, "page_imprimee": "218", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192109-01.1.12", "texte": "LA CITÉ\nSEPTEMBRE 1921\n\npuissance propre de sa peinture, incomparable d'ailleurs. Il est le passage\nessentiel des recherches personnelles qui, depuis la Renaissance, caractérisent\nl'art entier, la science entière, tout le mouvement intellectuel, à l'édifice imper-\nsonnel que visent de nos jours à bâtir ces recherches aussi bien dans le\ndomaine de l'esprit que dans Je domaine social, lesquels se déterminent récipro-\nquement comme toujours. C'est pour cela qu'on divinise, et, chose bien plus\ndangereuse, qu'on tente de dogmatiser son action. Quels qu'ils soient, depuis\nquinze ans, tous les systèmes esthétiques s'appuient sur lui. Tous les « partis »\nle réclament, tous ceux qui, de droite ou de gauche, prétendent arracher\nl'homme intérieur à l'anarchie individualiste pour l'introduire, de gré ou de\nforce, dans l'ordre nouveau. Même ceux qui, par besoin de cet ordre, réclament\nle retour d'un ordre ancien et évoquent le catholicisme et la culture classique\nde Cézanne pour ramener notre armature spirituelle aux rythmes qu'il a pour-\ntant brisés, par le seul fait qu'il en a créés de nouveaux. C'est un moyen qui\nn'est pas neuf. On en a usé bien des fois, et depuis toujours, il me semble.\nMais il n'a pas plus réussi à Pasitélès quand il tentait,quatre siècles après Phi-\ndias,de ramener la sculpture grecque aux cadences symétriques qui avaient pré-\ncédé Phidias,qu'à Julien l'Apostat essayant de ranimer les dieux cependant res-\nponsables de l»a grandeur du monde ancien. Un classicisme ne s'invente pas,sur-\ntout il ne se recommence pas. Pas plus qu'une société tout comme lui moment\nd'équilibre tragique dont les éléments ne se regrouperont jamais selon l'appa-\nrence, ni même l'esprit de cet équilibre-là, surtout quand un afflux vertigineux\nd'idées, de besoins, de formes, de moyens nouveaux pénètrent les conditions\nbouleversées de la société et de l'esprit.\nMalgré leur échec presque complet dans le domaine des réalisations, les\nmoyens révolutionnaires qui conçoivent abstraitement une architecture plas-\ntique à imposer à La peinture, me semblent plus intéressants que la tentative\nde restauration du classicisme, comme me semblent plus féconds, sinon par\nies remèdes proposés, du moins par leurs tendances générales, les moyens\nsociaux et politiques qui prennent leur source dans l'intuition mystique de\nl'avenir et non dans la connaissance rationnelle du passé. Le « cubisme », qui\ns'est appuyé du moins à ses débuts sur le mot fameux de Cézanne\nramenant à des formes géométriques toutes les formes naturelles en est le\nplus récent, le plus célèbre et le plus typique à la fois. Il est l'effort le plus net\net le plus général qu'ait donné, depuis la Renaissance, l'esprit d'une génération\nnon isolé, non personeî comme celui de Cézanne, mais collectif, discipliné,\nsystématique vers une conception non plus impulsive et sentimentale, mais\narchitectonique de l'objet. Il va même, tpar amour des lois qui président à la\nstructure de l'objet, jusqu'à supprimer l'objet pour -n'exprimer que ces lois.\nC'est un événement tout à fait capital que la résurrection, depuis un demi-\nsiècle, de Ja grande décoration annonçait et préparait d'ailleurs dans l'in-\nstinct et le sentiment, il est vrai, et non dans le raisonnement et la doctrine\nce qui annonce selon moi en même temps la fin du règne de l'individu et de la"}, {"page_pdf": 13, "page_imprimee": "219", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192109-01.1.13", "texte": "LA CITE\nSEPTEMBRE 1921\n\npeinture et le commencement, sur Je terrain social renouvelé de fond en comble,\ndu règne de l'architecture et des collectivités, ou, si l'étroitesse du mot vous\nchoque, du poème des idées «mystiques et des masses en action.\nNe vous étonnez pas que collectivisme (pardon! je n'ai pas d'autre mot)\net architecture d'une part, individualisme et peinture d'autre part, se présentent\nen même temps à mon esprit presque au point de s'y confondre. Parmi les\nmanifestations individuelles de l'activité morale de l'homme, j'aurais pu choisir\nle roman psychologique, par exemple, et opposer sa décadence à la résurrec-\ntion, qui s'annonce, du lyrisme dans l'émotion, des grandes hypothèses cosmi-\nques dans la science, des grands systèmes métaphysiques dans les idées.\nJ'aurais pu montrer comment l'effort individuel qui, dans tous les ordres de\nl'invention technique, a créé le prodigieux outillage industriel moderne, aboutit\nenfin à la concentration chaque jour plus enchevêtrée de cet outillage produi-\nsant en série, exploité par des trusts, solidarisant par les voies ferrées, les\nlignes de navigation, les communications électriques, l'automobile le cinéma-\ntographe, toutes les parties jadis éparpillées du système nerveux des sociétés\nhumaines. Mais, si l'architecture nous apparaît, dans l'histoire des peuples\nmorts, comme la plus puissante représentation figurée de l'épopée spirituelle\nanonyme vécue par leurs multitudes, la peinture représente, mieux que toute\nautre manifestation de la pensée, le dernier en date de tous, le plus puissant\net le plus caractérisé de tous les efforts individuels. La peinture, dans le\nmonde antique comme dans le monde renaissant, est toujours apparue à l'heure\noù l'individu se refusait à accepter plus longtemps une subordination trop\npassive à un système social qui lui semblait perdre chaque jour un peu plus de\nsa puissance d'illusion. La peinture est le langage de l'esprit qui vit et agit le\ndrame de la solitude. La lutte antithétique de la lumière et de l'ombre, la\nrecherche des plans non plus dans la réalisé de l'espace mais dans la vie\nsecrète de l'esprit, l'organisation subtile des valeurs et des passages, qui est\nle signe du besoin de l'équilibre intellectuel, l'extrême enchevêtrement des\nrelations chromatiques, tout cela exprime évidemment la complexité d'une\nâme en proie au tourment de découvrir seule un système du monde où la faillite\nde l'espérance universelle l'entraîne à s'attacher, sous peine de déchoir dans les\nmensonges d'une religion ou d'une morale ayant dépouillé sa jeunesse. Mais,\nune fois cet équilibre conquis, et par des moyens qui ne se renouvellent plus\ndès que les relations matérielles des objets entre eux, des objets avec l'espace\net des objets avec l'homme sont établis, le fond de l'impasse apparaît. Quand\nla peinture a retrouvé la structure de l'univers au point de rejoindre la musique\ndans l'interprétation toute en ondes fuyantes, renaissantes, enchevêtrées, mais\ntoujours logique et continue qu'elle en donne, elle ne peut aller plus loin, elle\nmeurt ou se transforme au point de ne plus être la peinture. Et elle ne peut se\ntransformer qu'en cédant à l'architecture même la fonction d'édifier l'abri\ncommun que tous les grands individus aperçoivent à l'extrémité des avenues\nqu'ils on! suivies séparément."}, {"page_pdf": 14, "page_imprimee": "220", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192109-01.1.14", "texte": "LA CITÉ\nSEPTEMBRE 1921\n\nLe cubisme en soi m'apparaît donc comme une erreur. Mais j'y vois, je le\nrépète, un symptôme émouvant. Construire, oui, là est le bon chemin. Seule-\nment, il est trop tard pour la peinture qui a perdu, en se dispersant avec\nl'esprit même de l'homme, dans l'enquête universelle, la dissociation et l'ana-\nlyse, les instruments individuels de la construction. Et un peu trop tôt pour\n♦\nl'architecture qui n'en a pas encore rassemblé les instruments sociaux. Les\npeintres qui soumettent actuellement la peinture aux moyens de l'architecture\ncommettent, en sens inverse, l'erreur des architectes qui, lors de la décadence\ndu style ogival par exemple, quand allait naître la peinture, réduisaient l'archi-\ntecture aux moyens de la peinture par le désir qu'ils en avaient. Cela ne veut\npas dire, n'est-ce pas, que la culture archi tectonique ne soit pas nécessaire au\npeintre. Elle l'est plus que jamais, mais à condition que le peintre ne perde\npas de vue que l'art de bâtir et l'art de peindre n'ont ni les mêmes procédés, ni\nles mêmes destinations. De ce que la culture géométrique, par exemple, est\nnécssaire au développement logique de l'esprit, cela ne signifie en rien qu'un\nbanquier, un médecin, u<n négociant, un avocat soient tenus de s'exprimer en\ntermes géométriques. Le vrai, c'est que l'individu ne peut espérer assouvir par\nla peinture des désirs généraux qui ont l'architecture pour objet.\nIV\nVoici donc, à mon avis, le caractère principal et double die la\ncontradiction tragique où notre temps se débat : d'une part, l'individualisme\néchevelé que chacun de nous manifeste, d'autre part la fatigue de l'individua-\nlisme que chacun de nous éprouve, et que {traduisent la plupart des œuvres\nmême où l'individu cherche le plus à se singulariser. La société la société\nde toujours semble obéir, en son évolution, à une sorte de processus chi-\nmique qui marche tour à tour, pour désorganiser un corps ancien et organiser\nun corps nouveau, de la dissociation d'abord lente et incomplète, puis de plus\nen plus rapide et radicale, des éléments qui le composent, à l'intégration pro-\ngressive, dans un nouvel équilibre, de ces éléments libérés. Ce qui explique\nen même temps l'individualisation extrême et l'extrême besoin d'association\nde ces éléments. Que nous soyions à la veille d'une intégration capitale à peu\nprès inconnue dans ses modes, voilà qui ne me paraît pas douteux. Et aussi qui\nme paraît impropre, bien que j'y voie la guérison de l'individualisme comvuïsif\noù sombre le vieux monde, à donner aux champions de « la liberté et de la\ndignité de la personne humaine », l'attitude scandalisée, inquiète ou simplement\nmélancolique où je vois certains d'entre eux. Lutter contre les religions mou-\nrantes me semble à peine nécessaire, car il n'est pas d'exemple qu'une religion\nmourante se soit ranimée autrement qu'en changeant de milieu, de moyens, de\nprétextes et, de ce fait, ne se soit transformée pour répondre aux besoins des\nhommes et des peuples qui l'adoptaient. Ecarter des hypothèses souhaitables\n—et même possibles - une religion naissante mie semble moins sage encore,"}, {"page_pdf": 15, "page_imprimee": "221", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192109-01.1.15", "texte": "LA CITÉ\nSEPTEMBRE 1921\n\ncar il n'est pas d'exemple qu'une religion naissante n'ait présenté un système\ncohérent d'énergies sociales nécessité par le besoin qu'avaient les peuples et les\nhommes de donner un aliment substantiel à l'appétit de conquêtes morales et\nde réalisations esthétiques qui les tourmentait. Les grandes religions, les grands\nmythes, ou, si le mot vous effraie, les grands systèmes métaphysiques ou\nmême sociaux, si un terme nouveau, répondant à des besoins nouveaux, vous\nplaît davantage n'ont jamais été, esthétiquement parlant, qu'un moyen\nde délivrer l'homme de la hantise du sujet pour tourner son attention entière\nvers l'étude de l'objet. lil ne convient pas, par effroi du mot, d'écarter complè-\ntement la chose, qui se fera peut-être, qui se fait sans doute que nous le\nvoulions ou non, et qui ne sera qu'un moyen d'introduire pour quelques siècles\nune illusion féconde sans prêtres sinon sans parasites, je l'espère, mais\ndans tous les cas commune dans le cœur d'une humanité incapable de\ncréer, et même de vivre, sans illusion.\nTout ceci n'est pas nouveau- La transition de l'Hellénisme au christia-\nnisme, par exemple, nous représente un mystère analogue à celui que nous\nvivons. Qu'eût dit Lucien de Samosate, ou même Platon, si on l'avait conduit\ndevant le bouge de Saint-Labre ou la colonne de Saint-Siméon et si on lui\navait affirmé, en présence de çe spectacle, et au nom de ce spectacle, qu'une\ncivilisation grandiose sortirait un jour, par réaction de la sensibilité et renais-\nsance de la foi, des ruines de l'intelligence? L'équilibre intellectuel d'un Phidias\nn'eut-il pas été profondément ébranlé si on l'eût jeté, d'un coup de baguette,\nau cœur de la forêt gothique pour lui montrer le lieu où avait été transporté le\ntabernacle de l'esprit? Les formes de l'avenir s'enfoncent, dans un mystère\nredoutable. Nous en avons peur. Parce que nous en avons peur nous prenons\npour l'intelligence un système de l'intelligence, la foi revêt pour nous une forme\ndéfinitive, l'épouvante de l'inconnu alimente notre paresse. Et nous nous effor-\nçons de peindre une image étroite de l'homme, parce que nous sommes effrayés\nde la stature de son cœur.\nDe toute évidence, en effet, la crainte que l'individu disparaisse de cette\nsociété guérie de l'individualisme, est l'origine très noble du sentiment de\nrévolte que beaucoup d'esprits qui se disent et se croient libres éprouvent dès\nqu'on en évoque devant eux la possibilité, je crois pouvoir les rassurer. 11\nn'est pas plus facile de supprimer l'individu que la société elle-même. Mais je\nvois surgir, dans l'Histoire, périodiquement, des moments d'une allure particu-\nlière où l'individu accepte le rythme social dans sa masse et ses grandes\nlignes, parce qu'il sent son efficacité. Et il la sent parce que ce rythme porte\nen lui une somme suffisante d'énergie et de jeunesse pour qu'il y puisse étan-\ncher sa soif d'illusion et se développer dans le cadre social que ce rythme\nconditionne. En d'autres moments, au contraire, il le repousse, parce qu'il\nsent que ce rythme a perdu toutes ses vertus. C'est, d'une part, l'histoire des\nsynthèses orientales antérieures à l'époque hellénique et du moyen âge asiatique\net européen, de l'autre celle de l'hellénisme et de la renaissance occidentale."}, {"page_pdf": 16, "page_imprimee": "222", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192109-01.1.16", "texte": "LA CITÉ\nSEPTEMBRE 1921\n\nQuand le faisceau des énergies sociales se disloque, le philosophe se réfugie\ndans le stoïcisme, le savant dans l'expérience, l'artiste dans la création person-\nnelle qui fait succéder aux épopées, aux hymmes et à l'édification des temples\nla littérature d'analyse et la peinture, jusqu'à ce que le développement excessif\nnon de l'individu, mais de l'individualisme rende nécessaire, pour que l'individu\nne soit pas écrasé sous les ruines du corps social, l'apparition d'une illusion\ncommune neuve dont la fécondité réside dans la puissance et l'étendue même\nde cette illusion.\nIl n'y a pas plus de rapports vrais entre l'individualisme et l'individu\nqu'entre l'académisme et un chef-d'œuvre, ou qu'entre la morale et un homme\nnoble. Il semble, bien au contraire, qu'à mesure que grandit l'individualisme,\nl'individu baisse de taille, de même que la raison flotte si le rationalisme\napparaît, je sais bien que rindividualisme s'effraie de l'anonymat qui carac-\ntérise les époques où l'individu est naturellement subordonné au corps social\net consent, parce qu'il en reçoit autant qu'il lui donne, à cette subordination.\nN'est-ce pas la condamnation de rindividualisme, devenu progressivement un\nsystème philosophique de la vanité, comme un système collectiviste se condam-\nnerait de lui-même, s'il tentait d'écraser l'individu sous le poids d'une abstrac-\ntion mystique n'ayant pour objet que la puissance, la gloire, la fortune de\nl'Etat?\nCependant, le fait d'être encadré par un immense orchestre supprime-t-il,\ndiminue-t-il même en quoi que ce soit la valeur réelle, profonde, d'un virtuose\ndu violon, et la plus belle voix perd-elle à être plongée dans le chœur? L'artiste\nd'aujourd'hui,, rué à la conquête du succès par tous les moyens, dont les\njournaux entretiennent chaque matin leurs lecteurs et auxquels on accroche,\npartout où se trouve sur lui quelque place libre, un diplôme, un ruban, une\npalme de papier peint, une couronne de carton, gagne-t-il à être confronté\navec l'imagier du XIIIe siècle, par exemple, qui passait des jours enchantés,\nmais obscurs, à figurer dans la pierre des bêtes ou des sainjs juchés dans un\ncoin perdu de la cathédrale, à soixante pieds du pavé? ou à quelque fellah\nqui peignait dans un sépulcre, où devait régner pouir toujours une ombre\nabsolue, quelque silhouette d'ibis? Et où trouve-t-on le plus grand nombre de\nvrais, et de forts, et de profonds individus quand on compare ces époques\nanonymes où des milliers de bas-reliefs et de statues sortaient chaque année\ndes ateliers de tailleurs de pierres se distribuant le travail selon leurs aptitudes\net leur goût, à une époque où chacun environne son moindre croquis d'une\npublicité à la fois servile et hargneuse et n'a de cesse qu'il n'ait installé son\natelier dans quelque somptueux hôtel? Où est l'expression diu génie et du\ncaractère, si l'on passe de cette floraison innombrable de sensibilité charmante\net de bons sens, de simplicité, d'élégance, de profondeur naïve et mystérieuse\ndans le style, à la fabrication hâtive et ennuyée qui se disloque et grince pour\nattirer l'attention, force truquée, innocence faisandée, cruauté feinte ou senti-\nmentalisme affecté qui l'un et l'autre partent d'iune pareille indigence de cœur?"}, {"page_pdf": 17, "page_imprimee": "223", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192109-01.1.17", "texte": "LA CITÉ\nSEPTEMBRE 1921\n\nDes potiers revêtent le frac tous les soirs, pour répartir leur marchandise\nimitée des ouvriers persans, ou chinois, ou grecs, ou japonais, ou nègres, ou\nun peu de tout cela ensemble, dans les vitrines des banquiers. Mais on n'y peut\nfaire tenir une fleur, ni même y verser de l'eau, tandis que le paysan rugueux\nqui pétrissait de ses mains, il y a six mille ans, le pot d'argile dont notre\ncéramiste se réclame et qui se paie, ô déchéance, trente mille francs, y faisait\ncuire ses choux. Où donc est le plus accentué et le plus semblable à lui-même,\nde ces deux individus? Etes-vous tellement sûr que l'individualiste d'aujour-\nd'hui remplisse loyalement sa tâche d'individu? Esn voyez-vous donc tant, au\nreste, d'individus, autour de vous? J'en sais, certes. Mais justement ceux qui\nont eu la force d'absorber les autres hommes aspirent à s'absorber en eux-\nRemarquez-vous qu'en ces époques d'individualisme morbide, dès qu'apparaît\nvraiment un très grand individu, il semble contenir à lui seul les voix disper-\nsées ou presque éteintes de la foule? N'est-ce pas la raison d'être de Michel-\nAnge et de Shakespeare, de Cervantès et de Rubens, de Rembrandt ou de Beet-\nhoven dans l'ordre artistique, de Newton ou de Lamarck dans Tordre scienti-\nfique, de Luther ou de Napoléon dans l'ordre politique? C'est que ce grand\nindividu prépare, par le miracle symphoniique dont son esprit est le foyer,\nle grandiose anonymat des temples pressentis au seuil desquels son rôle est\nde conduire la multitude arrachée aux temples terminés, c'est-à-dire morts,\nafin que les excès mêmes de l'intelligence, de la vanité et de l'analyse renou-\nvellent sa candeur.\n\nElie FAURE."}, {"page_pdf": 18, "page_imprimee": "224", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192109-01.1.18", "texte": "LA CITÉ\nSEPTEMBRE 1921\n\nHABITAT\n\nCONFÉRENCE NATIONALE\nDE L'HABITATION A BON MARCHÉ\n\nPour la deuxième fois la Société Na-\ntionale des Habitations à Bon Marché\nconvoquait les délégués de toutes les socié-\ntés d'habitations ouvrières, les homjmes\nd œuvres, les architectes ingénieurs, techni-\nciens, etc., à se réunir pour conférer du pro-\nblème du logement ouvrier.\nIl faut croire que ces réunions répondent\nà un réel besoin puisque l'immense salle du\nTrocadéro était à peine assez grande pour\ncontenir le public qui s'était rendu à la\nséance solennelle du matin.\nCelle -ci fut ouverte par un discours de\nM. Mahaim, ministre de l'lndustrie et du\nTravail, qui apporta la promesse d'une sol-\nlicitude de plus en plus grande du gouverne-\nment pour l'œuvre du logement ouvrier.\nRésumant les résultats acquis M. Mahaim\nsignale qu'il y a actuellement 92 sociétés\nagréées qui s'occupent de la construction\nd'habitations à bon marché. Elles seront\nprochainement plus de cent. Le capital sous-\ncrit par ces sociétés est de 1,280,00\nfrancs. On peut beaucoup espérer de leur\naction. Mais alors même qu'elles parvien-\ndraient, au cours de l'année prochaine, à\nédifier 20 à 25,000 logements, l'on n'au-\nrait accompli que le dixième de la tâche qui\ns'impose. D'ailleurs par suite de l'accroisse-\nment constant de la population le déficit ac-\ntuel augmente constamment. Il faut donc\nredoubler notre effort. M. Mahaim assure\nl'assemlblée de l'intérêt qu'il porte à la ques-\ntion et promet, s'il reste dans le conseil de\nla couronne, d'y consacrer tous ses efforts.\nM. le sénateur Vinck, président de la So-\nciété N. H. B. M., prit ensuite la parole pour\nsouligner l'importance de l'effort accompli.\nCe qui a été construit est le maximum de ce\nque l'on pouvait faire dans les circonstances\nactuelles. Mais pour l'année prochaine il\nfaut un programme beaucoup plus vaste.\nRien que dans l'agglomération bruxelloise\non se propose de construire 6,000 maisons.\nBRUXELLES, 6 NOVEMBRE 1921\nOn se rendra compte que c'est encore insuf-\nfisant lorsqu'on saura que le nombre des\nmariages s'élève, dans cette agglomération,\nà 10,000 par année. Aussi des programmes\nplus vastes devront-ils être envisagés dans\n1 avenir. Ne négligeons rien pour loger l'ou-\nvrier convenablement et le soustraire au tau-\ndis.\nAprès avoir rappelé les conséquences né-\nfastes du logement insalubre M. le sénateur\nVinck fait un tableau éloquent et poétique\ndu « home » de la maison salubre et ensol-\nleillée où l'ouvrier trouvera les joies de la\nvie familiale. « C'est de l'air, dit-il, de la\nlumière et de la beauté que nous voulons\ndonner à l'humanité de demain. Nous vou-\nlons créer des foyers où régnera la paix et\noù se cultiveront les âmes. »\nLa parole fut ensuite donnée à M. Benoit-\nLevy, Directeur de l'Association des cités-\njardins de France, dont on avait annoncé\nune conférence sur les problèmes actuels du\nlogement.\nVoici d'après le « Soir » un compte ren-\ndu de cette conférence :\n« M. Benoît Lévy salue l'assemblée où il\n» reconnaît de nombreuses personnes avec\n» lesquelles4 il a, depuis plusieurs années,\n» commencé son apostolat. C'est avec émo-\n» tion qu'il se rappelle que M. Mahaim pré-\n» sida, il y a plus de quinze ans, une de ses\n» conférences. Il fait l'éloge du Roi, qui\n» représente les plus grandes idées morales.\n» Depuis la guerre, nous devons lutter\n» contre les puissances du mal. Animés du\n» même esprit d'héroïsme que les soldats au\n» front, nous devons, tel Hercule nettoyant\n» les écuries d'Augias, lutter contre le mal\n» social du « taudis ». Notre œuvre est,\n» avant tout, d'éducation. C'est ce que\n» vous avez compris, et je vous en félicite.\n» Comment peut-on parler de repopula-\n» tion tant que les mères habiteront des\n» maisons misérables? Or, il convient»"}, {"page_pdf": 19, "page_imprimee": "225", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192109-01.1.19", "texte": "LA CITÉ\nHABITAT\nSEPTEMBRE 1921\n\n» avant tout, de penser aux mères. Tout ce\n» que l'on est convenu d'appeler la ques-\n» tion sociale, est contenu dans ces mots :\n» « Ou le foyer, ou la mort. » Et ce foyer,\n» ce doit être la cité-jardin.\n» Je n'ai pas dit l'habitation ouvrière,\n» parce que cette habitation pourrait bien-\n» tôt redevenir le taudis.\n» Pas de politique à courte vue! Il faut\n» reconstruire en grand, et sur de nouveaux\n» modes. La guerre a changé quelque chose.\n» Avant la guerre, nous vivions d'après des\n» règles anciennes; tandis que l'Amérique\ny> courait en automobile, nous roulions en\n» diligence.\n» Il faut acheter des terrains à bon mar-\n» ché, et pour cela, nous devons les acheter\n» en grandes quantités. Il ne devrait plus\n» être permis à des gens possédant des ter-\n» rains de s'enrichir aux dépens de la com-\n» munauté. Et ce n'est pas une question de\n» socialisme, mais de pure justice. Est-il ad-\n» missible que des gens voient hausser le\n» prix de leurs terres parce que l'Etat a\n» construit, à proximité, des routes et des\n» chemins de fer?\n» Lorsque nous aurons notre terrain, il\n» faudra procéder à un lotissement logique\n» et raisonné. Il conviendra ensuite de se\n» procurer des matériaux économiques et\n» construire beaucoup de maisons, car si la\n» construction se fait en grand, elle sera\n» plus avantageuse. Le semi-provisoire doit\n» être écarté, car il revient plus cher que\n» l'autre.\n» Les maisons ouvrières devront être\n» construites à proximité des villes. L'exem-\n» pie de Boston (Etats-Unis), de Milan en-\n» tre tant d'autres, est concluant en faveur\n» des ci tés-jardins. On augmente le bien-\n» être, la joie du foyer, on supprime les\n» frais de voirie, on fait bien et on fait éco-\n» nomiquement.\n» Le conférencier montre d'intéressantes\n» projections qui illustrent les conditions de\n» bien-être, de confort, de poésie même\n» qu'offrent les « garden-city » anglaises. Et\n» ce résultat est obtenu de la manière la\n» plus économique.\n» Pourquoi ne ferait-on pas ici, à î exem-\ny> pie de ce qui a été fait en Angleterre, de\n» véritables villes-jardins, avec leurs centres\n» civiques et leurs industries?\n» En France, à Dourges, près de Henin-\n» Liétard, on a réalisé un ensemble vraiment\n» remarquable. Nous ne voulons plus de\n» ghettos, plus de taudis. Nous voulons que\n» les charmes de la nature s'ajoutent au\n» bien-être des habitations. Nous ne vou-\n» lons pas de ces « maisons ouvrières » en\n» ce que ces mots comportent de laideur.\n» L'orateur se déclare partisan du plan\n» unique; tout doit se trouver au même\n» étage, pour éviter les montées et les des-\n» centes, qui fatiguent la ménagère.\n» La loi anglaise prévoit la salle de bains\n» dans les habitations à bon marché. C'est\n» un exemple à suivre.\n» Il importe de rendre la maison agréa-\n» ble; dans ce but, on veillera à la beauté\n» de F ameublemen t. Une habitation ce ne\n» sont pas des murs nus, mais c'est ce qui\n» contribue à l'aménagement et aux besoins\n» de l'existence. On peut s'adresser, comme\n» on l'a fait en Amérique, à des artistes qui\n» créeront des dessins de mobilier que l'on\n» pourra reproduire. Pas de papiers peints,\n» pas de niches à poussière, mais de douces\net séduisantes tonalités.\n» Les appareils seront placés, qui facili-\n» teronit l'ouvrage de la ménagère, il y aura\n» des appareils de nettoyage, de lessivage,\n» de cuisine, actionnés par l'électricité. On\n» fera un grand emploi de l'électricité, et on\n» se la procurera à bon marché en organi-\n» sant scientifiquement les réseaux de pro-\n» duction.\n» La cité-jardin comprendra des parcs\n» de repos, des piscines bien aménagées, des\n» plaines de jeux pour les enfants.\n» Ce sont les enfants qu'il faut intéresser\n» à la cité-jardin, et cela dès leur plus jeune\n» âge. C'est ce que l'on a compris en An-\n» gleterre.\n» En terminant, M. Benoît Lévy rappelle\n» l'extrême urgence de la réalisation des\n» cités-jardins et des habitations ouvrières.\n» Ce n'est pas demain que nous devons agir,\n» c'est aujourd'hui même. Nous tenons en\n» nos mains la vie et la mort de nos sœurs\n» et de nos frères.\n» Il faut associer Fart à la construction"}, {"page_pdf": 20, "page_imprimee": "226", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192109-01.1.20", "texte": "LA CITÉ\nHABITAT\nSEPTEMBRE 1921\n\n» ouvrière. Il faut édifier des maisons et les\n» faire belles, sans cela on n'aura rien fait. »\nLes chaleureux applaudissements des as-\nsistants laissent croire que l'habile conféren-\ncier a su émouvoir ses auditeurs et raffermir\nleur foi dans la possibilté d'un mieux être du\nlogement ouvrier.\nS'il nous est permis d'émettre une opi-\nnion moins enthousiaste exprimons le regret\nque M. Benoît Lévy s'en soit tenu à des\nquestions d'ordre fort général et qu'il ait\nconfondu en une énumération imprécise et\nparfois assez cocasse les progrès réalisés\ndans le confort d'habitations de caractère\nfort différent.\nQuoi qu'il en soit il faut lui savoir gré\nd'avoir dit maintes choses toujours bonnes\nà entendre et de nous en avoir laissé voir\nd'autres non moins intéressantes. Le film\ncinématographique où l'on a opposé d'obs-\ncurs corons à la cité-jardin de Dourges\n(France) est d'une portée sociale émou-\nvante. Mais que dire des glorieuses frondai-\nsons et des charmants nids de verdure de\nBournville, village ouvrier anglais?\nLa séance de l'après-midi, qui se tint dans\nF auditoire de physique de l'Université de\nBruxelles fut d'un caractère plus intime et\naussi d'ordre plus technique.\nL'architecte Bodson y 'parla de l'Allema-\ngne. Sujet délicat entre tous, mais que notre\nconfrère traita avec l'esprit objectif et la sin-\ncérité qui le caractérisent.\nAprès avoir été en Angleterre, après\navoir parcouru la Suisse et la Hollande, il\nimportait d'aller voir ce que l'on a fait en\nAllemagne, dans le domaine du logement\nouvrier, afin d'être à la hauteur des progrès\nd'ordre technique qui y ont été réalisés. Ce\nsont des impressions de voyage que M. Bod-\nson nous a communiquées en les illustrant\nd'intéressantes projections.\nDeux faits lui paraissent essentiels. C est\nd'abord cette conviction universellement ré-\npandue en Allemagne que pour avoir une\nrace forte, une bonne main-d'œuvre, il faut\ndes maisons; de bonnes maisons, confor-\ntables et hygiéniques. C'est ensuite la con-\nstatation que partout en Allemagne lon\ndonne la préférence à la petite habitation, la\nmaison pour une seule famille.\nLes villes allemandes suivent depuis long-\ntemps une excellente politique agraire,\nL'exemple d'Ulm est devenu, à cet égard,\nclassique. Pour assurer un usage rationnel\ndu sol les Allemands ne recourent pas com-\nme les Anglais au bail emphytéotique, mais\nà la vente à réméré. Le système qui consiste\nà inscrire dans le bail qu'en cas de vente ou\nd'un emploi abusif du bien, la propriété fera\nretour à la commune ou à une société d'uti-\nlité publique, est aujourd'hui d'application\ngénérale en matière de logements à bon\nmarché et donne d'excellents résultats.\nEn Allemagne l'on ne conçoit plus la con-\nstruction de maisons ouvrières par des indi-\nvidus isolés. On construit uniquement en\ngroupe, en colonies ou « Siedlungen ». Ces\ncolonies comprennent des écoles, des bâti-\nments d'utilité publique, etc. On y rencontre\nle plus souvent l'éclairage électrique et tou-\njours un réseau d égoût complet.\nL'agglomération constitue souvent un vil-\nlage entier avec tous les services publics par-\nfaitement organisés. L'Allemagne, dont cer-\ntaines régions sont peu peuplées, poursuit\nsystématiquement le retour aux champs et\nla « colonisation intérieure ».\nL'industrie s'organise en vue de la con-\nstruction de pareilles colonies. On construit\ndes menuiseries, des quincailleries, des pro-\nduits et matériaux de tout genre « pour les\ncolonies » « fur siedlungen ». Tous ces ma-\ntériaux et produits sont systématiquement et\nscientifiquement étudiés. L'ingénieur alle-\nmand s'y applique avec sa méthode et sa\nscience habituelles.\nLes résultats obtenus sont remarquables\nà plusieurs points de vue, principalement en\nce qui concerne le chauffage. Dans les pays\noù le combustible est abondant on le gas-\npille. En Allemagne l'exportation de la\nhouille est la principale source de richesse\nnationale. Pour la consommation intérieure,\nl'on se rejette sur les combustibles de qua-\nlité inférieure, sur le bois, la tourbe, la li-\ngnite. L'Allemagne s'est appliquée à perfec-\ntionner scientifiquement les poêles en\nfaïence en usage depuis longtemps dans ce\npays et dans des pays voisins. On y con-\nstruit actuellement des fourneaux de cuisine\nqui avec fort peu de combustibles chauffent"}, {"page_pdf": 21, "page_imprimee": "227", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192109-01.1.21", "texte": "LA CïTÉ\nHABITAT\nSEPTEMBRE 1921\n\nen plus de la cuisine une salle voisine et les\nchaihbres de l'étage.\nOn a cherché également en Allemagne le\nmoyen de doter, à peu de frais, la maison\nouvrière d'une installation de bain simple et\npratique.\nLes méthodes de construction ont égale-\nment été étudiées et perfectionnées. La stan-\ndardisation est appliquée, en Allemagne, sur\nune grande échelle. Il en résulte une grande\néconomie dans le coût de la construction et\nune amélioration technique des éléments de\nla construction.\nD'autre part les Allemands s'efforcent\nd'industrialiser les méthodes de construction\nproprement dites et de perfectionner l'orga-\nnisation des chantiers de manière à réaliser\npour la construction des petites habitations\nce qui a été fait pour la construction des\nouvrages d'art et des grands édifices.\nCette conférence fort applaudie fut agré-\nmentée de quelques réflexions amusantes de\nM. Atout qui, après avoir exprimé l'horreur\nqu'il ressent pour la standardisation et qu'il\navait déjà manifestée à une précédente con-\nférence crut devoir y aller d'une sortie\ncontre le dumping et d'une dissertation sur\nles origines de la guerre.\nAprès avoir remis les choses au point\nM. Bodson décoéha à l'interpellateur, sur\nun ton paternel, un « Gardez-vous des idées\nchauvines, mon cher confrère! » qui plus en-\ncore que sa conférence fut souligné d'unani-\nmes acclamations.\nLa séance se termina par la projection sur\nl'écran des projets élaborés pour les sociétés\nfiliales de la Société N. H. B. M. voir même\nde constructions déjà achevées ou en voie\nd'achèvement.\nM. l'architecte Puissant, directeur des ser-\nvices techniques de la Société Nationale, as-\nsaisonna ce défilé, par trop rapide, de réfle-\nxions dont l'humour ne cachait pas que des\néloges.\nSans doute dans l'ensemble et malgré\nquelques œuvres intéressantes, cette produc-\ntion est, et ne peut être que le témoi-\ngnage du niveau moyen hélas! fort peu\nélevé de notre architecture nationale. Mais\ncomme le disait fort caustiquement M. Puis-\nsant : « Il y a du mieux! » Et en ne se pla-\nçant qu'aux seuls points de vue technique et\nsocial l'on doit reconnaître qu'incontestable-\nment l'œuvre accomplie en si peu de temps\nest fort intéressante et que grâce à l'inter-\nvention énergique et éclairée de la Société\nNationale nous marchons rapidement dans\nla voie du progrès.\n\nSECOND VOYAGE D'ETUDES POUR\nLES HABITATIONS A BON MARCHE\nEN ALLEMAGNE. L Union des Villes\net Communes Belges qui a organisé, il y a\nquelques semaines, un voyage d études en\nAllemagne, fort instructif et qui eut un grand\nsuccès, vient d'adresser à ses correspondants\n1 avis suivant :\ni i j» ii ' • •\n« Le nombre d adhésions au premier\n-ii .\n» voyasre ayant dépassé assez sensiblement\n, J & . r. , j'-j'j»\n» le maximum rixe, nous avons décidé d or-\n» ganiser en Allemagne un second voyage.\n» Il n'est pas possible d'organiser ce\n» voyage en novembre, mais nous comp-\n» tons, si un nombre suffisant d'adhésions\n» nous parviennent avant le 1 8 courant, or-\n» ganiser une visite qui aurait surtout pour\n» but d'examiner les solutions techniques\n» données en Allemagne à une série de\n» problèmes.\n» Le nombre d'inscriptions ne pourrait\n» pas être supérieur à 40.\n» ]^e voyage s'effectuerait en quittant\nBruxelles le dimanche 4 décembre à 7 h.\n> du matin; fl se limiterait à la visite de\n>;> l'Allemagne Rhénane et se terminerait le\nsamedi j 0 au soir, retour à Bruxelles.\nT r . -, -\n» Les irais du voyage seraient approxi-\n. . ,AA f . £ .\n» mativement de 400 francs tous trais com-\n% ~ . , * .\n» pris, à 1 exception des boissons aux repas.\n. .\n» Dites-nous si possible, par retour du\n* courrier, si vous désirez participer ou en-\n* voyer des délégués à cette visite.\nNous avons appris que ce second voyage\nse fera dans des conditions tout aussi con-\nfortables que le précédent. Les camions au-\ntomobiles qui transportèrent une première\nfois les participants seront cette fois fermés\net chauffés.\n\nSPECTATOR."}, {"page_pdf": 22, "page_imprimee": "228", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192109-01.1.22", "texte": "LA CITÉ\nSEPTEMBRE 1921\n\nCONCOURS\n\nCONCOURS DE MOBILIER\nA BON MARCHÉ\nPROGRAMME DU CONCOURS POUR L'ELABO-\nRATION DE PLANS ET DEVIS POUR LA\nCONFECTION DE MOBILIER A BON MAR-\nCHE, ORGANISE PAR LES PROVINCES DE\nBRABANT ET DE HAINAUT :\nRèglement du concours.\nArt» ler.1er. Il est ouvert un concours de mobi-\nliers pour maisons à bon marché (ou ouvrières au\nchoix) dans les provinces de Hainaut et de Bra-\nbant.\nArt. 2. Le concours portera sur les ameuble-\nments, considérés isolément, des pièces suivantes:\n1° cuisine;\n2° chambre à coucher;\n3° salle commune (la pièce réservée de l'habita-\ntion et qui est, dans la plupart des logis à bon\nmarché, la première salle).\nArt. 3. L'ameublement de chacune de ces\ntrois pièces devra être établi pour répondre aux\nexigences d'une famille de quatre personnes (père,\nmère et deux enfants),.\nC'est ainsi que le projet d'ameublement de\nla chambre à coucher pourra être fait soit pour le\npère et la mère, soit pour les deux enfants, ceux-\nci étant considérés comme adolescents. Par contre\nle mobilier de la chambre des parents pourra com-\nprendre le placement d'un berceau pour enfant en\nbas âge.\nArt. 4. Le mobilier minimum de chacune des\npièces devra comprendre :\na) Cuisine : une armoire-buffet, une table , une\nchaise (type) ;\nb) chambre à coucher des parents : un lit dou-\nble (sans ressort ni matelas), une table de nuit,\nune garde-robe, un lavabo, une chaise (type), un\nporte-manteau.\nN. B. Chambre à coucher pour les enfants :\nun lit, un lavabo, une garde robe et une chaise\ncomme ci-dessus; porte-manteau.\nc) salle commune : une table avec allonges, un\nmeuble (servant éventuellement d'armoire à linge,\netc.) et qui doit remplacer le meuble communé-\nment appelé « bonheur du jour » dans les logis\nouvriers, une chaise type, une glace de cheminée,\nun fauteuil.\nArt. 5. Les concurrents s'inspireront, pour la\ndétermination des dimensions et des placements,\ndes dispositions ordinairement adoptées dans les\nmaisons à bon marché.\nEn sorte qu'il sera tenu compte autant que pos-\nsible du goût et des habitudes, du caractère raci-\nque de ces populations, notamment en matière\nd'esthétique régionale. La préférence ira aux\nœuvres inspirées des styles régionaux.\nDe même il convient que les projets soient trai-\ntés avec la plus stricte économie en tenant compte\nde la cherté des matériaux et de la main-d'œuvre.\nCependant, ils pourront tirer parti des ressources\nde toutes sortes d'applications décoratives à bon\nmarché (pochoirs, bois teintés, etc.).\nEnfin, il est nécessaire que les concurrents\ns'inspirent de cette nécessité : la robustesse des\nobjets, sans préconiser tout à fait les matériaux\ncoûteux.\nArt. 6. Chaque projet de mobilier pour une\npièce devra être accompagné d'un prix de vente\nétabli :\na) par objet;\nb) pour le mobilier complet de chacune des\nsalles.\nArt. 7. Les plans des projets devront être à\néchelle suffisante avec toutes les explications tech-"}, {"page_pdf": 23, "page_imprimee": "229", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192109-01.1.23", "texte": "LA CITÉ\nCONCOURS\nSEPTEMBRE 1921\n\nniques (assemblages, cfétails, etc.) permettant une\nréalisation aisée des projets retenus. Ils seront, au-\ntant que possible, accompagnés d'un dessin en\nperspecive, présentant la disposition générale de la\npièce.\nAttribution des primes.\nArt. ler.1er. Le jury attribue aux concours une\nsomme globale de 9,600 francs répartie comme\nsuit :\na) pour la cuisine : une prime de 1,200, 1,000,\n600, 400 francs;\nb) pour la chambre à coucher (de l'un ou l'au-\ntre type) idem.;\nc) pour la salle commune, idem.\nArt. 2. Le jury se réserve de faire exécuter\naux frais de la Province, les projets retenus qui\nlui donneront satisfaction. De ce fait les projets\nprimés appartiendront de droit à l'autorité pro-\nvinciale (ou à la Commission provinciale des Loi-\nsirs). Le fait de l'attribution de la prime implique,\npour le concurrent bénéficiaire, l'abandon de tous\nses droits d'auteur. Les projets non retenus (Seront\nremis à leurs auteurs sans que ceux-ci aient à re-\nvendiquer la moindre indemnité.\nFonctionnement du concours.\nArt. ler.1er. Les envois seront anonymes. Les\nconcurrents dessineront en marge de leurs projets,\nune marque distinctive qui sera répétée sur une\nenveloppe scellée renfermant leurs nom, titres et\nrésidence. Toutes les explications relatives à leurs\nprojets devant être présentées soit sur les plans,\n«oit sur des feuilles annexées au projet.\nArt. 2. Les envois seront remis, en bon état,\nsoit au bureau de la commission provinciale des\nLoisirs, 46, rue du Haut-Bois à Mons, soit à la\nCommission provinciale des Beaux-Arts, 22, rue\ndu Chêne, à Bruxelles, avant le 10 décembre. Il\nest désirable que les dessins soient sur châssis.\nArt. 3. Le jury statuera souverainement. En\nparticipant à l'épreuve les concurrents s'engagent\nà acepter toutes les conditions reprises au présent\nrèglement.\nLe jury sera composé comme suit :\n1° La commission provinciale des beaux-arts du\nBrabant, le délégué (faisant fonction de président),\nd'une des députations permanentes du Brabant on\ndu Hainaut;\n2° trois délégués de la commission provinciale\ndes loisirs du travailleur de la province du Hainaut ;\n3° deux délégués de la Fédération des sociétés\nd'architecture de Belgique*;\n4° deux délégués des concurrents. (A cet effet»\nles concurrents remettront avec leur projet une\n«\nnote proposant deux noms).\nLe secrétaire de la Commission provinciale des\nLoisirs du Hainaut remplira les fonctions de secré-\ntaire du jury mais sans avoir voix consultative ou\ndélibérative.\nArt. 4. Le jury présentera un rapport qui\nsera publié.\nArt. 5. Après le jugement, tous les projets\nprimés seront exposés publiquement pendant un\nmois. Cette exposition du concours pourra se faire\ndans plusieurs villes. Elle aura lieu à des dates qui\nseront déterminées ultérieurement.\nArt. 6. Les projets non primés ne pourront\nêtre repris que huit jours après la clôture de\nl'exposition.\nArt. 7. Les frais d'envoi et de retour sont à\ncharge des concurrents. La Commission décline\ntoute responsabilité au sujet des dommages que\npourraient subir les envois, en dehors de sa sur-\nveillance durant les opérations de classement et\nl'exposition.\nArt. 8. Tout participant au concours accepte,\ndu fait de sa participation, toutes les modalités du\nprésent règlement.\nArrêté par la Commission provinciale dta®\nBeaux-Arts du Brabant et la Commission des loi-\nsirs de l'ouvrier du Hainaut, en séance à Bruxelles*\nle 6 juillet 1921.\nLe Président de la Commission de*\nloisirs de l'ouvrier du Hainaut,\nPASTUR.\nLe Président de îa Commission des\nBeaux-Arts du Brabant,\nRICHARD."}, {"page_pdf": 24, "page_imprimee": "230", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192109-01.1.24", "texte": "LA CITÉ\nwiiuwwnnßW'ißinmßwiiivDniiniiiKfliaDßiliflinniaiWHiHiM\nCONCOURS\nSEPTEMBRE 1921\n\nLes CONCOURS de la FOIRE de LYON\n(PRINTEMPS 1922)\nMOBILIER=CHAUFFAGE=ÉCLAIRAGE=VENTILATION\nCONCOURS DE MOBILIER ECONOMIQUE ET\nDE DECORATION INTERIEURE DE L'HABITA-\nTION. PROGRAMME. - Un concours est ou-\nvert entre les adhérents à la Foire qui se tiendra à\nLyon, du ler1er au 15 mars 1922 concernant tout\n1 Ameublement et la décoration intérieure des ha-\nbitations économiques.\nCe concours comprendra les catégories ci-après:\nIre1re catégorie. Mobilier de : 1° Salle à man-\nger avec au minimum: 1 table, 1 buffet, 6 chaises;\n2° Chambre à coucher avec au minimum : 1 lit,\n1 armoire, I table de nuit.\nUn maximum de 1,500 francs est fixé pour le\nprix de vente de chacun de ces mobiliers, lesquels,\ntout en comportant obligatoirement les objets ci-\ndessus désignés pourront comprendre d'autres ar-\nticles d'une nécessité secondaire, tels que :\n1° Pour la salle à manger : desserte, dres-\nsoir, etc. ;\n2° Pour la chambre à coucher : table, chaise,\ncoiffeuse, etc.\n2e catégorie : Articles concernant le sol (carre-\nlage, dallage, parquet, etc. Articles concernant les\nparois (peintures, papiers, revêtements, etc.\n3e catégorie : Articles d'utilité pratique, contri-\nbuant à la décoration des pièces (objets fer, cui-\nvre, étain, bois, grès, poterie, céramique, faïence,\nverre, étoffe, tapisserie, dentelle, broderie, cuir,\netc., etc.\nDes médailles de vermeil, d'argent, de bronze et\ndes mentions honorables récompenseront les lau-\nréats. Des diplômes seront remis à ceux-ci.\nIl sera tenu compte dans l'attribution des ré-\ncompenses, à la fois de 3a conception des articles,\nde leur qualité et de leur prix de vente.\nLes maisons désirant prendre part à ce con-\ncours devront s'adresser pour renseignements et\ninscriptions avant le ler1er janvier 1922, au Bureau\nde l'Office Central de la Construction et de l'Ha-\nbitation, Hôtel de Ville, Lyon.\nCONCOURS DE CHAUFFAGE, ECLAIRAGE \\\nET VENTILATION. PROGRAMME. Un\nconcours est ouvert entre les adhérents de la Foire\nde Printemps du ler1er au 15 mars 1922 concernant\nles appareils de « chauffage, éclairage et venti-\nlation ».\nCe concours comprendra les catégories sui-\nvantes :\nA. Chauffage et ventilation.\nLes appareils prenant part au concours seront\nclassés dans les sections suivantes :\nlre section : Appareils de chauffage employant\ndes combustibles solides, tels que charbon, coke,\nbois, lignite, tourbe, etc.\n2e section : Appareils de chauffage employant\ndes combustibles liquides, tels que : pétrole, es-\nsence, alcool, etc.\n3 e section : Appareils de chauffage employant\ndes combustibles gazeux tels que : gaz de houille,\nacétylène, etc.\n4e section : Appareils de chauffage à l'électri-\ncité (appareils à accumulation, appareils à chauf-\nfage direct, appareils réflecteurs, etc.)\nLes appareils seront examinés au point de vue:\nDe leur construction,\nDe leur sécurité d'emploi et de leurs avantages\nen ce qui concerne l'hygiène de l'habitation,\nDe leur esthétique,\nDe leur prix,\nDe leur rendement.\nLes appareils présentés devront être de vente\ncourante.\nLes appareils des sections 2, 3 et 4 seront sou-\nmis aux essais suivants pour la note à leur don-\nner au point de vue du rendement.\nDans un local déterminé, l'appareil sera mis ers,\nfonctionnement. La commission déterminera la\nconsommation de combustible pour obtenir dans\nle local une température donnée. 11 sera tenu\ncompte du temps passé pour atteindre la tempéra»»\nture donnée, des températures extérieures moyen-\nnes pendant la durée de l'expérience, des tempé-\nratures initiales intérieure et extérieure et des\nconditions de ventilation, ainsi que de la tempéra-\nture des gaz évacués."}, {"page_pdf": 25, "page_imprimee": "231", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192109-01.1.25", "texte": "LA CITÉ\nCONCOURS\nSEPTEMBRE 1921\n\n5* section : Appareils de cuisine, réchaud® et\ncuisinières.\nCette section sera divisée en :\na) Appareils de cuisine au charbon, coke,\nbois, etc. ;\nb) Appareils de cuisine mixtes : gaz et char-\nbon;\nc) Appareils de cuisine au gaz;\nd) Appareils de cuisine aux combustibles li-\nquides;\ne) Appareils de cuisine à l'électricité.\nLes appareils classés dans cette section seront\nsoumis aux épreuves suivantes : ...\nChauffage d'un récipient en aluminium conte-\nnant soit 1 litre, soit 2 litres d'eau, suivant les\ndimensions de l'appareil.\nElévation de la température de l'eau jusqu à\n100°. 11 sera tenu compte du temps passé pour\ncette élévation de température, ainsi que des tem-\npératures initiale et extérieure. Le combustible em-\nployé sera le meme pour les appareils classes dans\nla même catégorie.\nLes appareils seront examinés au point de vue\nDe leur construction,\nDe leur sécurité d'emploi (avantages au point\nde vue de l'hygiène),\nDe leur esthétique,\nDe leur prix,\nDe leurs dimensions pour un même rendement,\nDe leur rendement.\nEn dehors des épreuves de consommation nor-\nmale, les appareils pourront être éprouvés jusqu à\nleur puissance maximum.\n6e section : Appareils à accumulation de cha-\nleur, pour chauffage d'appartement, chauffage\nd'eau, chauffage de cuisine.\n7e section : Appareils pour chauffage eau, pour\nbains ou lavages. Cette section sera divisée en :\na) Appareils à charbon, coke, bois, pé-\ntrole, etc. •\nb) Appareils au gaz;\nc) Appareils à l'électricité.\nLes appareils classés dans cette section seront\nsoumis à l'épreuve suivante :\nTemps nécessaire pour fournir 200 litres d eau\nà 35°.\n8* section : Appareils et dispositifs d'aération et\nde ventilation.\nB. Eclairage pour 1 habitation.\nLes appareils proposés pour 1 éclairage des ha-\nbitations seront classés en deux sections :\nlr« section : Appareils d'éclairage à gaz, à gpaa\ndfe houille, acétylène, essence, etc.;\n2e section : Appareils d'éclairage électrique.\nDes essais comparatifs pourront être faits.\nC. Application pratique.\nChauffage, ventilation et éclairage d une habi-\ntation et d'un groupe d'habitations suivant plan\nremis.\nLes concurrents à cette catégorie du concourt\ndevront faire parvenir leur demande avant le\nler1er janvier 1922 à l'Office Central de la Construc-\ntion et de l'Habitation.\nAu reçu de leur demande, accompagnée dun\nmandat de 5 francs pour couvrir les frais de tirage,\nil leur sera envoyé les plans de la Cité propose®\ncomme étude.\nLe projet complet devra être remis avec le»\nplans à la même adresse avant le 1 5 février 1922.\nLes propositions se rapporteront aux trois cas\nsuivants :\nI ° Chauffage individuel d'un logement de 1 im-\nmeuble, logement de 4 pièces : deux au rez-de-\nchaussée et deux au premier étage.\n2° Chauffage en commun de l'ensemble de«\n4 logements composant la maison.\n3° Chauffage en commun de la Cité compor-\ntant un groupe d'immeubles du type précédent.\nLes plans, mémoire descriptif, notes, etc., de-\nvront être signes d une devise. Cette devise sers,\nreproduite sur une enveloppe cachetée et scellée,\nqui contiendra le nom et 1 adresse du concurrrnt.\nLes concurrents devront faire partie des expo-\nsants aux concours de chauffage, ventilation, éclai-\nrage. Ils présenteront un mémoire descriptif ac-\ncompagné d une devise des travaux d établissement\nII sera en outre donné une estimation de la dé-\npense annuelle de consommation et d entretien, en\nsupposant :\nPour les combustibles : prix du mètre cube de\ngaz, 0.58; prix de la tonne de charbon ou coke,\n100 fr. ; température moyenne extérieure : 1 01®\nface Nord à 1 m. du sol; température moyenne\nintérieure ~f\" 18°. Vent moyen ; faible. Duree du\nchauffage des pièces : îer novembre- î 5 mars.\nPrix du courant électrique : (La nuit de 20 h.\nà 5 h.), 0.02 l'heure; (Le jour en dehors des poin-\nteO, 0,05 l'heure; (Le jour pendant les pointe»,\nde 17 h. à 20 h.), 0.10 l'heure.\nLe projet comprendra chauffage et ventilation\ndes pièces (chauffage par pièce ou chauffage cen»\ntral) chauffage pour cuisson des aliments."}, {"page_pdf": 26, "page_imprimee": "232", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192109-01.1.26", "texte": "LA CïTÉ\nCONCOURS\nSEPTEMBRE 1921\n\nLe pian remis indiquera la disposition de l'habi-\ntation art; du groupe d'habitations avec la nature\ndes matériaux ayant servi à sa construction.\nLes appareils de chauffage préconisés pour le\nchauffage des pièces par l'électricité, ne devront\npas dépasser une puissance de 1,000 W/10 ampè-\nres sous 1 10/120 v. au delà, les appareils devront\nêtre branchés sur les 3 fils de l'alternatif.\nLe projet d'éclairage comprendra, avec le mé-\nmoire descriptif, le devis des travaux d'établisse-\nment, ainsi que la dépense annuelle de consom-\nmation et d'entretien en supposant :\nPrix : du gaz, 0.58 le mètre cube; de l'électri-\ncité, 0.10 le kwh.\nLe projet pourra comprendre l'éclairage direct\nou indirect.\nD. Etudes économiques sur le chauffage et\nîa cuisson des aliments.\nLes concurrents voulant prendre part à cette\ncatégorie n'auront qu'à envoyer leur mémoire à\nl'Offi ce Central de la Construction et de l'Habi-\ntation, avec la mention « Etudes économiques sur\nle chauffage et la cuisson des aliments ».\nLes adhérents à la Foire de Lyon de mars qui\nvoudront prendre part à ce grand concours de-\nvront, en spécifiant leur catégorie, adresser leur\ndemande avant le 15 janvier 1922 et joindre à\ncette demande, en 1 0 exemplaires, les notices, ren-\nseignements, croquis, etc., concernant les appareils\nproposés pour prendre part au concours. (Eviter\nLes prospectus courants, faits pour le public et re-\nmettre de préférence une notice spécialement éta-\nblie pour le concours. Cette note indiquera la jus-\ntification des matériaux employés, la section et la\nnature des tuyaux et des gaines d'évacuation et\ntous autres renseignements relatifs à toutes les ca-\ntégories.\nTous cois renseignements avec la demande\ndevront être adressés à l'Office Central de la Con-\nstruction et de l'Habitation, Hôtel de Ville, Lyon,\navec la mention : € Concours chauffage, ventila-\ntion et éclairage >.\nLe nombre des appareils proposés par les con-\ncurrents dans chaque section ne pourra dépasser\ntrois.\nLes concurrents s'engagent par avance à accep-\nter la décision du jury, qui sera sans appel.\nLes récompenses décernées aux lauréats consis-\nteront en médailles de vermeil, d'argent ou de\nbronze, et mentions honorables, avec diplômes.\nCONCOURS D'HYGIENE URBAINE. Le Con-\ngrès de l'Hygiène Urbaine et de l'Habitation étant\nreporté à la Foire d'Automne (octobre 1922), le\nConcours déjà annoncé relatif à cette importante\nquestion, sera renvoyé également à cette date.\nLe programme sera publié ultérieurement.\nRappelons que les questions suivantes seront\nportées au programme de ce concours :\n1° Abattoirs municipaux*\n2° Clos et Usines d'équarissage ;\n31° Collecte des immondices;\n4° Traitement et utilisation des ordures ména-\ngères ;\n5° Aération, poussières et fumées et tout ce qui\nconcerne l'hygiène et l'habitation.\n\nPALAIS DU PEUPLE A CHARLEROI.\nLes envois de la deuxième épreuve ont\nété jugés le 1 7 octobre dernier. Le jury\ndécida à l'unanimité de classer les projets\ncomme suit •\n1\" Deux pastilles rouges (charge de\nexécution) , r nnn c\n2e P. °. B avec prime de 5,000 francs;\n3° Coram Populo, avec prime de 3,000\nYYFÙ nr<?e\n4* Deux mineurs avec prime de 2,000 fr.\nCONSTRUCTION D'HABITATIONS A\nBON MARCHE A SERAING-SUR-MEU-\nSE. Un concours pour la création d'un\ngroupement d'habitations à bon marché\ns'ouvrira très prochainement à Seraing-sur-\nMeuse. Les primes sont importantes.\nLes intéressés sont priés d'adresser la de-\nmande du programme, en y joignant un\nmandat_poste de 2 francs, à M. Merlot, pré-\nsidemt du conseil d'administration de la\n« Maigon Sérésksnne », rue Colard Troui.\n]2> à Seraing\n. Les deLssins ,d|vront Parvenir le 1 5 jan-\nvier prochain a beramg.\nLe programme n'ayant pas encore paru\nau moment où nous mettons sous presse,\nnous en remettons la publication au pro-\nchain numéro."}, {"page_pdf": 27, "page_imprimee": "233", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192109-01.1.27", "texte": "LA CITÉ\nSEPTEMBRE 1921\n\nCONFERENCES\nR. C.\nCOMMISSION ROYALE DES MONU-\nMENTS ET DES SITES. Par suite des\nélections législatives l'assemblée générale a\nété remise au 19 décembre prochain. Elle\naura lieu ce jour dans la salle de marbre du\nPalais des Académies.\nLes membres de la SOCIETE DES UR-\nBANISTES BELGES eurent la bonne for-\ntune, le lundi 1 0 octobre, de voir au milieu\nd'eux l'urbaniste américain Stephan CHILD.\nM. Child, qui est ingénieur conseil en ma-\ntière de tracé des villes à Boston, s'occupe\nactivement dans son pays de renseignement\nde l'urbanisme. Au cours des séjours de plu-\nsieurs mois qu'il a fait dans notre pays cette\nannée et l'année précédente, il reçut la visité\nd un grand nombre d'élèves de l'Ecole d'ur-\nbanisme de l'Université d'Harvard. Grâce à\nlui ces étudiants qui entreprenaient leur tour\nd'Europe furent mis au courant de ce qu'il\nleur importait de voir en Belgique et furent\ndocumentés avec précision sur nos travaux\net nos entreprises.\nMais M. Child ne s'appliqua pas seule-\nment à l'étude de notre pays avec une sym-\npathie dont nous devons lui savoir gré. Il\nvoulut en outre faire profiter la Belgique et\nsurtout nos régions dévastées, de sa propre\nscience et des progrès réalisés en Amérique\nen matière de construction des villes. C'est\nainsi qu'il devint un collaborateur précieux\net très assidu de l'Union des Villes dont il\nsoutint avec enthousiasme toutes les entre-\nprises. Il en donna une preuve publique en\nacceptant de donner à la dernière cession de\nl'Université Internationale une partie des\ncours organisés à l'Union des Villes.\nLe cercle des Urbanistes fut heureux d'en-\ntendre M. Child parler à nouveau «des com-\nmissions d'Urbanisme des Villes Américai-\nnes». Comme nous aurons la chance de pou-\nvoir publier cette conférence in extenso nous\nne la résumerons point ici.\nFaisons-nous cependant l'interprète de\ntous ceux qui ont assisté à cette soirée pour\nremercier encore le savant urbaniste améri-\ncain d'avoir bien voulu venir, sans cérémo-\nnie, se mêler aux travaux de la Société des\nUrbanistes et témoigner de la sorte 1 intérêt\nque lui et ses collègues américains portent à\nnotre jeune cercle belge.\nLIGUE DES AMIS DE LA CAMBRE.—\nLundi 1 4 novembre, à 20 h. 1 /4, en la Saîie\nRavenstein, le R. P. de Moreau a inauguré\nune série de conférences organisées par la\nLigue des Amis de la Cambre. Il a parlé de\n« Saint Bernard et la Vie cistercienne à La\nCambre ».\nLundi 1 2 décembre : « La Vie intérieure\nà La Cambre «, par M. Ch. Terlinden, pro-\nfesseur à l'Université de Louvain.\nLundi 9 janvier 1922 : « Saint Boniface.\nLa Vie mystique à La Cambre », par M.\nl'abbé Proost.\nLundi 13 février :« Le Trésor dispersé\nde I*Abbaye de La Cambre ».\nLundi 1 3 mars : « Les Jardins abbatiaux\net les Jardins de la Cambre », par M. Buys-\nsens, inspecteur des plantations de la Ville\nde Bruxelles.\nLundi 1 0 avril : « Les grandes Abbayes\nsœurs des environs de Bruxelles », par M.\nSander Pierron, homme de lettres.\nEnvoyer adhésion pour conférences au\nsecrétariat, 93, avenue des Saisons, en y joi-\ngnant le montant de la cotisation annuelle\nréglementaire de 3 francs.\nTHEO VAN DOESBURG, l'écrivain et\nartiste hollandais bien connu, donnera le\njeudi ler1er décembre, à 8 heures, en la salle\nRavenstein, à Bruxelles, une conférence\nayant pour titre « Vers le Style » (Tôt Styl).\nCette conférence, qui se donnera en néerlan-\ndais, sera illustrée de projections lumineu-\nses. Elle sera accompagnée d une audition\nde musique moderne hollandaise exécutée\npar Mme P. van Doesburg-van Moorsel. Le\nprix d'entrée est fixé à 3 francs.\nNos lecteurs se rappelleront que nous\navons donné dans un précèdent numéro de\nnotre Revue , à propos de la publication\nd'un livre de Theo van Doesburg, un exposé\ndétaillé des théories du chef de l'école ex-\npressionniste hollandaise."}, {"page_pdf": 28, "page_imprimee": "234", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192109-01.1.28", "texte": "LA CITÉ\nSEPTEMBRE 1922\n\nARCHITECTURE\nMALINES. RECONSTRUCTION DES\nBAILLES DE FER. Les maisons qui en-\ntourent les bailles de fer renaissent de leurs\ncendres avec un luxe et une surabondance\nd ornements que, même à Louvain, on ja-\nlouse!\nMais ce n'est pas de ces maisons que\nnous voulons parler ici, mais de celles qui\ns'élevaient sur le terre-plein en face de\nl'édifice qui clôture la « piazetta ».\nSait-on que, quoique leur destruction date\nde 1914, l'administration communale n'a\ntoujours pas pris de décision au sujet de\nleur reconstruction. Les uns veulent en cet\nendroit un édifice public,d'autres voudraient\nque l'on y aménage un square. Et entre-\ntemps les sinistrés attendent.\nY a-t-il à cela rien d'étonnant? Après\ntout pareille question n'est pas de la com-\npétence de conseillers communaux et, si\nbraves gens qu'ils soient, l'on comprend\nqu'ils soient quelque peu embarrassés de\ntrancher pareil problème d'urbanisme.N'est-\nce pas un des multiples cas où l'intervention\nd'un Comité Supérieur de la Reconstruction,\nqui émettrait en dernier ressort, un avis que\nl'on ne songe même pas à demander à la\nCommission Royale des Monuments ou au-\ntres organismes trop peu spécialisés en ces\nquestions, apparaît bien indispensable>\nUNE MISSION ANGLAISE DANS LES\nREGIONS DEVASTEES. Le gouverne-\nment anglais qui se préoccupe grandement\ndes conséquences du chômage industriel et\ns'efforce d'y porter remède en favorisant\nle retour aux champs, examine la possibilité\nde construire de petites fermes modèles qui\nseraient cédées par annuités aux occupants.\nUne délégation officielle a été envoyée\ndernièrement en Belgique pour examiner ce\nqui avait été réalisé dans les régions dévas-\ntées en ce qui concerne la construction de\nfermes. Citons, parmi les membres de la\ndélégation : Sir Charles J. Ruthen O. B. E.,\nDirecteur général du département de l'ha-\nbitation au Ministère de l'Hygiène; Sir Law-\nrence Weaner O. B. E. Directeur de l'Office\nAgraire au Ministère de l'Hygiène, et Sir\nDavid Shackleton, K. C. 8., conseiller prin-\ncipal du travail au Ministère du Travail.\nLa délégation a visité Ypres, Dixmude et\nles campagnes environnantes.\nLA RECONSTRUCTION DES GARES,\nEN FRANCE. La Compagnie du Nord\ndont les efforts tendent à réaliser sur son\nréseau, non seulement des installations dans\nl'esprit le plus moderne, mais aussi des gares\nprésentant un intérêt architectural a, volon-\ntiers, accepté de la ville de Carcassonne,\nMarraine de Coucy le Château, un don at\"\ntribué à la reconstruction d'une gare donnant\nà sa vil le-filleule pour ses nombreux visiteurs\nune station gardant le caractère des con-\nstructions du pays.\nCoucy le Châ/teau aura ainsi la bonne\nfortune de posséder une gare rompant avec\nl'uniformité des constructions d'utilité publi-\nque traitées en série sur toute l'étendue de\nla France.\nOn ne peut que féliciter les promoteurs\nde l'idée, Jean-Gabriel Lemoine, Combele-\nran, Charles Brun, et La Renaissance des\nCités dont le Délégué-Général, Mlle Tar-\nrade-Page est intervenu avec son dévoue-\nment habituel entre la ville de Carcassonne\net la Compagnie du Nord.\nRECONSTRUCTION ET RESTAURA-\nTION D'EDIFICES PRIVES AYANT UN\nCARACTERE MONUMENTAL.— INTER-\nVENTION PECUNIAIRE DE LA PRO-\nVINCE. - En date du 1 7 juin 1921, M. le\ngouverneur adresse la circulaire suivante à\nMM. les Commissaires d'arrondissement, à\nMM. les architectes provinciaux et aux ad-\nministrations communales :\n€ Messieurs,\n< Le Conseil provincial a inscrit à son\nbudget de l'exercice 1921 un crédit de\n20,000 francs pour la reconstruction et la"}, {"page_pdf": 29, "page_imprimee": "235", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192109-01.1.29", "texte": "LA CITÉ\nARCHITECTURE\nSEPTEMBRE 1921\n\nrestauration d'édifices privés ayant un ca-\nractère monumental.\n» Les subsides à imputer éventuellement\nsur ce crédit seront accordés sous certaines\nconditions.\n» L'immeuble pour la restauration duquel\nF intervention pécuniaire de la province sera\ndemandée devra tout d'abord être reconnu\ncomme présentant un réel intérêt au point\nde vue architectural et être classé par la\nCommission royale des monuments et des\nsites parmi les monuments privés.\n» Sil existe dans la localité un Comité\nconsultatif, l'administration communale aura\nà prendre son avis sur les travaux à exécuter\nà tout l'immeuble classé ou qu'on juge digne\nde l'être.\n» L'intervention provinciale sera subor-\ndonnée à l'obligation, pour le propriétaire,\nde n'apporter, dans l'avenir, à son immeuble\naucun changement qui soit de nature à en\nmodifier l'ordonnance, ni d'y faire aucune\nrestauration aux parties visibles de l'exté-\nrieur sans en aviser, au préalable, l'adminis-\ntration communale et sans autorisation préa-\nlable de celle-ci.\n» Toute demande de subside, pour la res-\ntauration d'un édifice privé classé, devra\nêtre accompagnée du projet des travaux\nqu'on se propose d'exécuter, projet qui sera\nsoumis à 1* examen des services techniques\ncompétents.\n» Il est désirable que les communes insè-\nrent dans leurs règlements sur les bâtisses\ncertaines prescriptions destinées à sauvegar-\nder les beautés naturelles et à assurer la\nconservation des édifices publics ou privés\ndu passé. A ce propos, j'insiste vivement au-\nprès des administrations communales qui\nn'ont pas encore de règlement sur les bâtis-\nses, pour qu'elles en adoptent un et y intro-\nduisent les mêmes prescriptions.\n» J'attire tout spécialement votre atten-\ntion sur les instructions qui précèdent et vous\nprie, Messieurs, de veiller à leur stricte appli-\ncation.\nLe gouverneur*\n(S.) E. Beco.\nCONSTRUCTION ET RESTAURATION\nD'EDIFICES DU CULTE. En date du\n16 juin 1921, M. le gouverneur adresse la\ncirculaire suivante à MM. les Commissaires\nd'arrondissement, aux administrations des\ncommunes, des églises catholiques, des égli-\nses protestantes et israélites du Brabant :\n« Pour pouvoir apprécier exactement la\nsituation financière des fabriques d'églises\ncatholiques, des Conseils d'administration\ndes églises protestantes et israélites, ainsi que\ndes communes qui sollicitent des subsides de\nl'Etat en vue de l'exécution de travaux aux\nédifices affectés aux services des cultes, M. le\nministre de la Justice demande dans chaque\ncas la communication du dernier budget et\ndes comptes des administrations cultuelles\npour les cinq dernières années ainsi que du\ndernier compte et du budget en cours de la\ncommune.\n» Afin d'éviter des retards dans l'instruc-\ntion des affaires de l'espèce, je vous prie,\nMessieurs, de joindre régulièrement les do-\ncuments dont il s'agit à chaque demande de\nsubside que vous transmettrez. Ces docu-\nments vous seront renvoyés en même temps\nque la décision vous sera notifiée.\n» L'envoi des tableaux, prescrit par l'ar-\nticle 793, 2°, de l'lnstruction générale du\nBrabant, est supprimé.\nLe gouverneur,\n(s.) E. BECO. »\nLA REPRISE DE L'INDUSTRIE DU BA-\nTIMENT AUX ETATS-UNIS. C' est aux\nEtats-Unis d'Amérique que la baisse des\nprix s'est dessinée tout d'abord. Ce pays\nnous sert en quelque sorte à cet égard de ba-\nromètre. Il est d'autant plus consolant d ap-\nprendre qu'une baisse notable s y est pro-\nduite non seulement pour ce qui concerne\nles objets d'usage courant mais également en\nce qui concerne les matériaux de construc-\ntion. Aussi la bâtisse y reprend, ce qui peut\nnous faire espérer qu'il en sera bientôt de\nmême chez nous. M. James T. Beard fournit\nà ce sujet, dans un supplément du « Times »,\nd'intéressants renseignements que nous resu-"}, {"page_pdf": 30, "page_imprimee": "236", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192109-01.1.30", "texte": "LA CITÉ\nARCHITECTURE\nSEPTEMBRE 192Î\n/w va ki <u> M ut i-X F>? A fit W JBft Si ftK\n\nmons ici d après un article de la « Chronique\ndes Travaux Publics ».\nC'est dans la construction des maisons\nd habitation que la plus grande activité se\nconstate, résultant du manque de logis causé\npar la guerre. Viennent ensuite, dans l'ordre,\nles travaux publics et les bâtiments destinés\naux écoles, à l'industrie et aux affaires.\nLes constructions de 4, 5 et 6 pièces, d un\nprix de 7,500 à S 0,000 dollars, sont le plus\ndemandées. Les architectes et les entrepre-\nneurs doivent réaliser de sérieuses écono-\nmies dans l'établissement des pians, dans îe\nchoix des matériaux et dans le mode de con-\nstruction pour arriver à ne pas dépasser ces\nprix. Au surplus, les acheteurs réclament des\nconstructions bien conditionnées. Beaucoup\nde spéculateurs qui avaient pensé que des\nmaisons quelconques se vendraient à n'im-\nporte quels prix, ont subi des pertes sensi-\nbles.\nPlusieurs grandes entreprises industrielles\nconstruisent en grand des maisons pour leurs\nouvriers dans le but de leur assurer un logis\nconvenable, à un prix raisonnable. Des archi-\ntectes et des entrepreneurs avisés consacrent\nleurs efforts à créer des cités agréables, en\névitant la monotonie de l'aspect.\nPar raison d'économie, les habitations\ndestinées à deux ménages rencontrent la\ngrande faveur.\nL'usage des charpentes d'acier et du béton\narfné s'est à nouveau répandu après avoir\nété délaissé pendant la guerre.\nGrâce à ce système, il est possible de con-\nstruire une maison de 6 pièces de n'importe\nquel type en six semaines, à un prix de\n6,500 dollars. Ces maisons sont complètes et\ncomprennent fondation, chauffage central,\nplomberie, éclairage, parquets de bois; elles\nsont garnies de stuc à l'extérieur et de plâ-\ntre à l'intérieur. Dans certaines parties du\npays des lois encouragent les nouvelles con-\nstructions.\nA New-York, par exemple, les nouvelles\nmaisons d'habitation construites sur le terri-\ntoire de la ville et dont la valeur ne dépasse\npas 1,000 dollars par pièce et 5,000 dollars\npar famille, sont exemptes des taxes munici-\npales jusqu'au ler1er janvier 1932, pour autant\nque leur construction soit commencée avant\nle ler1er avril 1922. Le marché des matériaux\nde construction est devenu à peu près stable.\nLes prix de toutes les matières premières\nont subi des reculs et surtout le plomb,l'acier,\nle ciment, etc. Ces baisses varient entre 20\net 25 p.c. Tout dernièrement cependant on\na constaté une légère tendance à la fermeté\net certaines qualités de bois ont même légè-\nrement haussé.\n\nEXPOSITIONS\nUN SALON D'ART RELIGIEUX A AN-\nVERS. C'est le ler1er décembre que s'ou-\nvrira à Anvers, en la Salle des Fêtes de la\nVille, place de Meir, le IIe Salon d'art reli-\ngieux moderne organisé sous le haut patro-\nnage de la Reine et la présidence d'honneur\ndu cardinal Mercier.\nOn connaît le but de ces manifestations\nd'art : Faire renaître un art religieux vrai,\nsincère, pratiqué par des artistes authenti-\nques, en dehors de toute préoccupation mer-\ncantile et de soucis d'école.\nOutre de nombreuses participations bel-\nges, l'organisateur de ce Salon s'est assuré\ncelle du groupe d'artistes français en tête\ndesquels brillent les noms des maîtres M.De-\nnis et G. Desvallières.\nOn annonce aussi un ensemble rétrospec-\ntif de l'œuvre religieuse de feu Auguste\nDonnay.\nLe Salon restera ouvert jusqu'au 3 jan-\nvier, de 1 0 à 4 heures."}, {"page_pdf": 31, "page_imprimee": "couv. 3", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192109-01.1.31", "texte": "* w *»!*>« miofPßiwmciaiMßMiftra\nSOCIETE ANONYME\n« BOIS, CIMENT, MATERIAUX »\ni\"\n■é.\n&\nrr\nAne\" firme Nicolas Josson\nMaison fondée m 1809\n43, QUAI AU FOIN, 43 BRUXELLES\n(derrière 2* Tkttire Flamand)\nSuccursale :\nETTERBEEK, 90, rue du Général-Leman\nMaison principale : Br. 3304\nSuccursale « Br» 81 Ul\nTéléphones\nBois de chêne de toute» profensncai\nBois du Nord et d'Amérique\nCiment-Portland de Niel-oa-Rupeïl\nBeaver-Board\n\nENTREPRISE GÉNÉRALE\nde\nConstructions en béton armé\nBureau technique. « Etudes, projets, devis,\nexpertises. » Exécution de tous travaux. -\nWiurr—\nX\ns\nw-Msamw\nHourdis creux monolithe AURION\nSS X\nPaul Dufossez-Henry\nIngénieur« Constructeur\n430, avenue de la Couronne, 430\nBRUXELLES\n139\n\nConstructions on bois et en acier\nmrMWßnsœaßrami «§• tOOS |jj»SM\"aiß. ==s==ias===x===\n& Maisons démontables A\nJos.\nj <£\nà T amise\nAdrets* télégr. i BOELWBRP Tamise\nTéléphone Tamiss 10"}, {"page_pdf": 32, "page_imprimee": "couv. 4", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192109-01.1.32", "texte": "lap. 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