{"numero_id": "bm-bmtnaac-1922-01-01", "volume": "bmtnaac_1922-01_01", "ocr_sha256": "72d614c10d6aa9549fdc2eaecc16f3ccd2d6571b11f62d31925ee61bd9261e6f", "source_tei": "https://github.com/Princeton-CDH/bluemountain-transcriptions/blob/main/periodicals/bmtnaac/issues/1922/01_01/bmtnaac_1922-01_01.tei.xml", "source_mets": "https://github.com/pulibrary/BlueMountain/blob/main/metadata/periodicals/bmtnaac/issues/1922/01_01/bmtnaac_1922-01_01.mets.xml", "url_numero": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192201-01", "articles": [{"article_id": "bm-bmtnaac-1922-01-01-c001", "article_bluemountain": "bmtnaac_1922-01_01#c001", "volume": "bmtnaac_1922-01_01", "ocr_source": "OCR Blue Mountain (ALTO), transcription TEI : lignes lb/@facs", "texte_sans_correction": true, "page_debut": "couv. 2", "page_fin": "couv. 2", "image_debut": 2, "image_fin": 2, "pages_selon": "pagination imprimée relevée dans le METS Blue Mountain (ORDERLABEL) ; [n] = page sans folio restituée", "url_article": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192201-01.2.1", "titre_corps": "Editions \" TEKHNÉ „", "titre_sommaire": "Editions \" TEKHNÉ „", "signature_source": "", "controle": "bornes données par la structure logique METS/ALTO de Blue Mountain (blocs ALTO de chaque constituant)", "pages": [{"page_pdf": 2, "page_imprimee": "couv. 2", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192201-01.1.2", "debut_caractere": 1248, "fin_caractere_exclue": 2836, "texte": "Editions \" TEKHNÉ „\nLA ClTÉ.Première année (juillet 1919, octobre 1920). Un volume de 260 pages,\nillustré de 29 planches hors texte, fr 10.—\nLA CITE. Deuxième année (oct. 1920-déc. 1921). Un volume de 288 pages illus-\ntré de 24 planches hors texte fr. 10.—\nL'Art et la Société,par H. P Berlage, architecte à Amsterdam. Tirés à part de la\nRevue \" Art et Technique „ (septembre 1913-février 1914). Un volume\nluxueusement imprimé et illustré de 98 clichés fr. 20.—\nLa Conservation du cœur de la Ville de Bruxelles, par Charles Buis, avec\ntraduction d'une conférence de C. Giirlitt sur la \" Conservation du cœur\nd'anciennes villes. Une brochure de 24 pages fr. 2.\nL'habitation coloniale. Sa construction au Congo Belge par Gaston Boghemans.\nUne brochure de 20 pages abondamment illustrée fr. 3,—\nConstantin Meunier. L'historique de son m par R' Thiry et\nG. Hendrickx. Une brochure illustrée fr. 1.—\nL'abbaye de la Cambre. Historique, description, projets de transformation, avec\n20 illustrations. Texte de G. Des Marez, archiviste de la ville de Bruxelles fr. 1.50\nL'Art des Jardins et le nouveau jardin pittoresque, par Louis van der Swaelmen,\narchitecte paysagiste . fr. 1.—\nLA REVUE \" TEKHNÉ «. Collection complète de la 2me année <1912-1913). Beau\nvolume de 516 pages, sur papier couché, illustré de 250 clichés. Prix fr. 15.—\nPour obtenir ces livres, il suffit de verser, dans n'importe quel bureau des postes, au\ncrédit du compte chèques postaux \"n° 166.21 Revue la Cité „. la somme due et d'inscrire\nsur le bulletin de versement le titre du livre et les nom et adresse du souscripteur."}]}, {"article_id": "bm-bmtnaac-1922-01-01-c002", "article_bluemountain": "bmtnaac_1922-01_01#c002", "volume": "bmtnaac_1922-01_01", "ocr_source": "OCR Blue Mountain (ALTO), transcription TEI : lignes lb/@facs", "texte_sans_correction": true, "page_debut": "1", "page_fin": "2", "image_debut": 3, "image_fin": 4, "pages_selon": "pagination imprimée relevée dans le METS Blue Mountain (ORDERLABEL) ; [n] = page sans folio restituée", "url_article": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192201-01.2.2", "titre_corps": "A NOS LECTEURS ET COLLABORATEURS", "titre_sommaire": "A NOS LECTEURS ET COLLABORATEURS", "signature_source": "LA CITE", "controle": "bornes données par la structure logique METS/ALTO de Blue Mountain (blocs ALTO de chaque constituant)", "pages": [{"page_pdf": 3, "page_imprimee": "1", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192201-01.1.3", "debut_caractere": 46, "fin_caractere_exclue": 1143, "texte": "A NOS LECTEURS\nET COLLABORATEURS\n\nNous regrettons de devoir informer nos lecteurs que MM. A. de Ridder\net Tumer, qui depuis quelque temps s'étaient vus dans f impossibilité de colla-\nborer activement à « La Cité » cessent de figurer parmi nos rédacteurs. Nous\ntenons à remercier ici ces amis de la première heure et à exprimer l'espoir que\nmalgré d'absorbantes occupations ils nou\ntion occasionnelle qu'ils ont bien voulu nous promettre.\n. Par contre nous avons le bonheur de voir nos rangs s'accroître de pré-\ncieuses recrues. Ce sont MM. }. de Ligne,,\narchitecte à Bruxelles, et ]. M. vanHardeveld.\n(Hollande) qui acceptent de devenir rédacteurs de « La Cité ». MM. de Ligne\net Eggericx ne sont plus des inconnus pour nos lecteurs qui se rappelleront\ncertainement les intéressantes études qu'ils ont publiées dans notre Revue.\nM. van Hardeveld, qui compte en Belgiqu\nannées, de nombreux amis, promet de no productions\nla remarquable école d'aréhitecture mod\nNord et dont M. van Hardeveld est d'aille lui-même\nreprésentants.\nL'aide et l'encouragement que ce\nmoment où « La Cité » entre dans sa tr"}, {"page_pdf": 4, "page_imprimee": "2", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192201-01.1.4", "debut_caractere": 23, "fin_caractere_exclue": 1749, "texte": "tenter un nouveau départ... Car, nous\nnos fidèles lecteurs, les difficultés de tout genre,\nla Revue et non moins à son édition, nous avaient poussés un instant à dépo-\nser la plume.\nNous croyons pouvoir répéter ici sa\nfait valoir que « La Cité » avait une mis\ndisparition laisserait un vide regrettable.\nNos lecteurs 'connaissent notre but\nune fois de plus de le réaliser dans la mesure où nos moyens le permettront.\nDisons leur, pour leur montrer que ce ne sont point là de vaines promesses,\nque nous avons dès à présent l'assurance de pouvoir faire paraître cette année\nplusieurs études impartantes, dont certaines donneront lieu à la publication\nde numéros spéciaux abondamment illus\nParmi ceux-ci nous signalons un numéro que M. Edm. de Bruyne a accepté\nde préfacer et qui sera consacréàl' Exposition s? est\nà Anvers. D'autre part, M. des Marez, réminent archiviste de la ville de Bru-\nxelles, nous prépare une étude très détaillée sur le respect des abords du parc\nde Bruxelles.\nD'Elie Faure nous aurons la bonne\nment une étude sur l'Esthétique du Machinisme. Nous pourrons 'également\npublier de nombreuses pages inédites de Henri Van de Velde, l'illustre précur-\nseur de l'Art moderne. M. farchitecte Badson commentera une importante série\nde vues de la Cité-Jardin de Côpemck, près de Berlin et nous damnera une\nélude sur le village coopératif Muttenz\nparler à nos lecteurs des quartiers-jardins\ntées; du logement ouvrier et des Commissio\nLogement ouvrier en Hollande et plus parti\nOud à Rotterdam, etc., etc.\nCes contributions, dès à présent a\npouvoir, cette année mieux que les précéde\nnous nous étions assigné : permettre au public belge de, participer au courant\nd'idées qui, de par le monde et chez nous,\n\nLA CITE."}]}, {"article_id": "bm-bmtnaac-1922-01-01-c004", "article_bluemountain": "bmtnaac_1922-01_01#c004", "volume": "bmtnaac_1922-01_01", "ocr_source": "OCR Blue Mountain (ALTO), transcription TEI : lignes lb/@facs", "texte_sans_correction": true, "page_debut": "3", "page_fin": "7", "image_debut": 5, "image_fin": 10, "pages_selon": "pagination imprimée relevée dans le METS Blue Mountain (ORDERLABEL) ; [n] = page sans folio restituée", "url_article": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192201-01.2.3", "titre_corps": "La Construction des Fermes dans les Régions dévastées.", "titre_sommaire": "La Construction des Fermes dans les Régions dévastées.", "signature_source": "R. C", "controle": "bornes données par la structure logique METS/ALTO de Blue Mountain (blocs ALTO de chaque constituant)", "pages": [{"page_pdf": 5, "page_imprimee": "3", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192201-01.1.5", "debut_caractere": 22, "fin_caractere_exclue": 2364, "texte": "La Construction des Fermes\ndans les Régions dévastées.\n\nL'attention du public a de nouveau été attirée, ces derniers temps, sur tes\nlacunes que présente la reconstruction des bâtiments agricoles dans les régions\ndévastées par une lettre que la Société Nationale de Laiterie a adressée à M. le\nMinistre des Affaires Economiques et dontles journaux quotidiens ont publié\nd'importants extraits. Vu l'importance de ce document, qui émane cFan orga-\nnisme dont la compétence ne saurait être contestée, nous croyons bien faire en\nle publiant ici, dans son intégralité, avec l'autorisation de ses auteurs.\nUccle, le 5 novembre 1921.\nMonsieur le Ministre,\nPlusieurs membres de notre Société ont été visiter les fermes que Ton\nreconstruit dans la région dévastée de la Flandre Occidentale, et sont revenus\ntrès mal impressionnés de cette visite. Sur leur rapport, la Société Nationale\nde Laiterie, dans sa réunion du 26 octobre, a sésolu de vous envoyer la pro-\ntestation suivante, sur laquelle je me permets votre sérieuse et bien-\nveillante attention.\nDepuis 25 ans, la Société Nationale de Laiterie n'a épargné aucun effort\npour rendre la production laitière plus hygiénique; elle a communiqué à ce\nsujet bien des études et bien des vœux au Gouvernement, et elle est désolée\nde constater le peu de cas que celui-ci en fait.\nLes autorités les plus compétentes s'accordent à reconnaître que notre pro-\nduction laitière se fait sans soins, sans aucun souci d'hygiène; les bêtes laitières,\nla plupart du temps, vivent dans de véritables taudis, sans air, sans lumière,\nd'une saleté repoussante et vautrées dans leurs excréments.\nLa Société Nationale de Laiterie ne peut comprendre que de pareils\nerrements qui sont l'histoire du passé et hélas encore du présent, se renou-\nvellent à l'occasion de la restauration des fermes dans les Flandres. Celles\nqu'on y érige sont luxueuses d'aspect extérieur, mais leurs dispositions inté-\nrieures laissent énormément à désirer.\nLes étables sont mal construites; elles ne présentent pas le cube d'air\nnécessaire pour les animaux qu'on y doit loger; aucune ventilation, tout au\nmoins convenable, n'y est prévue; l'éclairage est mal établi. L'aire où doit\nse coucher la vache est de dimensions telles qu'infailliblement celle-ci doit se\nsouiller en se couchant; les rigoles sont trop peu profondes et trop étroites*"}, {"page_pdf": 6, "page_imprimee": "4", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192201-01.1.6", "debut_caractere": 24, "fin_caractere_exclue": 3024, "texte": "les couloirs sont insuffisants. Presque dans aucune étable il n'existe de cou-\nloirs d'alimentation, ce qui doit rendre le service difficile et même dangereux.\nLes pavements ne sont pas imperméables; les plafonds souvent faits en béton,\npar suite de la mauvaise ventilation, condensent les vapeurs qui proviennerit\nde la respiration des bêtes et de l'émission des urines et des excréments et\ncette eau de condensation retombe en gouttelettes sur les animaux et les\nfourrages. Dans la plupart des stables, quoique elles aient été construites en\npériode de sécheresse, on voit déjà sourdre F humidité de capillarité sur la\nplupart des murs. Ces é tables ne tarderont pas à devenir de véritables nids\nà maladies pour les bêtes laitières. A quoi bon dès lors dépenser tant de mil-\nlions pour combattre la tuberculose si les vaches sont obligées de vivre dans\ndes é tables malsaines?\nLes foslses à purin sont situées îe plus souvent sous les étables mêmes\nou tout à fait à proximité de celle-ci; les égouts qui les alimentent ne sont\npas munis de coupe-air, de telle façon que les émanations des fosses à purin\npeuvent rentrer dans l'étable.\nLes porcheries ne sont pas mieux faites; elles sont la plupart du temps\ncombinées de façon à ce que les animaux soient constamment dans la fange.\nLes écuries pour chevaux, pas plus que les étables pour vaches, ne sont\nsuffisamment éclairées, ni ventilées; leurs pavements ne sont pas imperméa-\nbles et doivent se laisser pénétrer dans les urines; l'air n'y est pas respirable.\nLes divers services de la ferme sont souvent mal distribués; ceux qui\ndemandent le plus de soins ou la plus grande surveillance sont situés loin de\nl'habitation, alors que les services qui devraient par hygiène en être éloignés\nen sont 'tout proches.\nDans certaines fermes les citernes à eau et les fosses à purin voisinent\net ne sont pas même construites d'une façon étanche, de telle manière que\nles eaux des premières doivent être polluées par le purin.\nDans les étables pas plus que dans les écuries on n'a prévu la distribu-\ntion d'eau.\nLes constructions sont souvent faites en dépit du bon sens. Des granges\nénormes supportent des toits immenses qui à la première tourmente doivent\nêtre emportés, car on n'a pas pensé à les consolider par des ancrages.\nCes situations malheureuses, si elles sont parfois dues à l'entêtement\nde fermiers peu instruits qui demandent à ce que l'on reconstruise leurs fermes\ntelles qu'elles existaient avant la guerre, font le plus souvent l'objet des\ndoléances des fermiers plus intelligents qui regrettent amèrement devoir les\nsubir.\nDans l'un comme dans l'autre cas, les autorités compétentes devraient\nprendre à cœur de refaire des fermes hygiéniques qui ne coûteraient pas plus\nque celles qu'on reconstruit en ce moment dans de si déplorables conditions.\n11 s'agit de plus ici d'un intérêt public qu'on ne peut méconnaître : celui\nde la production d'un lait hygiénique destiné aux petits enfants, aux malades,\naux vieillards et à tous en général."}, {"page_pdf": 8, "page_imprimee": "5", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192201-01.1.8", "debut_caractere": 22, "fin_caractere_exclue": 2345, "texte": "La Société Nationale de Laiterie vous serait reconnaissante, Monsieur le\nMinistre, si vous preniez les mesures nécessaires pour mettre fin à des abus\naussi déplorables, notamment en désignant une commission spéciale formée\nd'un médecin, d'un vétérinaire, d'un architecte, d'un ingénieur agricole com-\npétents en la matière et de deux fermiers, qui serait chargée d'examiner les\nplans de fermes et de les reviser quand ils ne répondraient pas à toutes les\ndonnées de l'hygiène et de la technique modernes. De cette façon vous ren-\ndriez un immense service à toute la population de la région dévastée et au\npays.\nConfiant dans votre haute sagesse et dans votre sympathie, j'ai l'hon-\nneur, Monsieur le Ministre, de vous prier d'agréer l'assurance de ma consi-\ndération la plus distinguée.\nLe Président de la Société Nationale de Laiterie,\n(signé) MAENHAUT.\nLes faits sont graves et malheu\\neasement trop souvent indéniables.\nMais à qui la faute?\n« A l'Etat » s'empresseront de répondre ceux qui aiment les formules à\nla mode et qui ont entendu parler si so\nla reconstruction des régions dévastées.\nMais soyons précis. Et, tout d'abord, de « reconstruction par l'Etat » à\nproprement parler il n'a jamais été question. L'Etat s'est contenté, au plus fort\nde son intervention, de mettre en adjudicatio\nlui remis par. l'architecte du sinistré plus\ngnait lui-même lorsque le sinistré lui en laissait le soin.\nMais, dira-t-on, l'Etat pouvait exercer un contrôle, si pas sur le choix de\nl'architecte, du mains sur la qualité de s\nCertes, et c'est l'avis que nous avon\nle plaidoyer de la Société des Urbanistes\nrationnelle de la reconstruction.\nMais il y avait l'opinion publique. Cette opinion publique qui, chez nous,\nse cabre dès qu'il est question pour l'Etat d'lntervenir dans le domaine sacrlo~\nsaint de l'initiative privée et qui sous prétexte de ne pas voir entraver l'action\nde cette initiative privée préfèrel'anarchie\ncollective.\nSi timide qu'elle soit, si indispensable\ntion de l'Etat a soulevé instantanément\ndes effets, les plus violents orages. Qui donc n'a pas contribué à semer ce vent?\nSi bien que le soi-disant système de la « »,\nincomplet d'organisation, a depuis longtemps cessé d'être en vigueur.\nQuelques fermes, encore, sont en\nBien d'autres par l'initiative privée au mo\naux décisions du législateur sont mis"}, {"page_pdf": 9, "page_imprimee": "6", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192201-01.1.9", "debut_caractere": 24, "fin_caractere_exclue": 2284, "texte": "tes tribunaux des dommages de guerre, sans qu'il y ait pour lui aucune obliga-\ntion d'ordre technique au esthétique.\nAinsi c'est entendu! Les fermes de\nconformément aux vœux unanimes d'un\nles soins de l'initiative privée! L'architecte\ncas? C'est peu probable, du moins en r\nCe que ces bâtiments ruraux seront\ntations de la Société Nationale de laiterie\nau point de vue esthétique? Mais ceci, comme le disait le poète, est une\nautre histoire!\nL'architecte, les architectes nous ont\ngrande part de Responsabilité dans cet\nment qu'ils n'ont d'autre mission que d\nont fait leur devoir, tout leur devoir, lorsqu'ils se sont acquittés dignement et\nhonnêtement de leurs obligations à Mgard\nchitecture est un art et que celui qui le pnofesse a un apostolat à remplir : C'est\nà lui qu'il appartient de faire l'éducation\nla technique confine à l'art; les architectes\nlongtemps qu'ils n'auront acquis une autorité morale suffisante pour être\nreconnus dans ce domaine comme les guides indispensables de l'opinion\npublique.\nMais plutôt que de nous lamenter sur\nêtre porté remède en un jour, voyons ce\nde la reconstruction des fermes pour porter\nlés plus haut.\nPeu de chose, bien peu de chose,\nquestion en général que de distribuer de\nentendre et de venir en aide aux sinistrés\nLes seules autorités qui pourraient\nformément à notre droit public les c\npouvons espérer de l'intervention d'administrations rurales nécessairement\nignorantes de ces questions techniques\nl'autorité morale suffisante pour braver l'esprit individualiste de leurs électeurs.\nUne aide vint de plus haut. A l'initiative de la Section pour la Flandre\nOccidentale del'Association pour l'Embellis\nmission fut instituée conjointement par le Ministère de l'Agriculture et le Minis-\ntère des Affaires Economiques, au mois de novembre de l'année passée. Prési-\ndée par M. le baron Pecsteen elle comprend comme membres : MM. Boere-\nboom, Van der Vaeren, Van Godtsenhoven ainsi que MM. les architectes De\nBruyne, Gms, Hoste, Raison, Venbeke\navant-projets de tous bâtiments agricoles à ériger par ou pour compte de\nl'Etat doivent, préalablement à leur exécution, être soumis à l'examen de ce\nComité. De plus le Comité se tient à la\narchitectes pour examiner gratuitement les plans des fermes et des autres bâti-"}, {"page_pdf": 10, "page_imprimee": "7", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192201-01.1.10", "debut_caractere": 23, "fin_caractere_exclue": 1230, "texte": "ments agricoles qui leur seraient soumis, et apporter éventuellement à ces plans\nles modifications qu'il jugerait nécessaires. On affirme que les mesures prises\nassurent un examen très rapide et que sont\nla quinzaine. Ajoutons, pour ceux que\nainsi que toute autre communication concernant le Comité doivent être adres-\nsés au président du Comité consultatif pour la Reconstruction des fermes dans\nles Régions Dévastées, Halles, Grand' Place, à Bruges.\nL'Office des Régions Dévastées qu\navait depuis du temps déjà travaillé dans\nmodèle de fermes et en fournissant aux\ntechnique des constructions rurales. Le\nle « Manuel de données pratiques relatives à la construction des Fermes » que\nM. l'architecte Gras a rédigé pour l'O• R. lj. et dont nous avons publié dans\nle n° g de la IIe année de cette revue, quelques pages.\nNous sommes heureux de pouvoir p\nla même étude.\nNous tenons, en même temps, à fél Dévastées\npour l'initiative qu'il a prise de publier\nreste, par la force des choses, dans le d\nn'en contribue pas moins largement à mettre les architectes à la haiiteur des\nexigences actuelles de la technique agronom\nmesure, 'ta construction de bâtiments de f\nrables que celles qui ont été dénoncées\n\nR. C."}]}, {"article_id": "bm-bmtnaac-1922-01-01-c005", "article_bluemountain": "bmtnaac_1922-01_01#c005", "volume": "bmtnaac_1922-01_01", "ocr_source": "OCR Blue Mountain (ALTO), transcription TEI : lignes lb/@facs", "texte_sans_correction": true, "page_debut": "n. p.", "page_fin": "n. p.", "image_debut": 7, "image_fin": 7, "pages_selon": "pagination imprimée relevée dans le METS Blue Mountain (ORDERLABEL) ; [n] = page sans folio restituée", "url_article": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192201-01.2.3.1", "titre_corps": "Supplément à la Revue LA CITE. — IIIe Année. — N° 1.", "titre_sommaire": "Supplément à la Revue LA CITE. — IIIe Année. — N° 1.", "signature_source": "", "controle": "bornes données par la structure logique METS/ALTO de Blue Mountain (blocs ALTO de chaque constituant)", "pages": [{"page_pdf": 7, "page_imprimee": "n. p.", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192201-01.1.7", "debut_caractere": 0, "fin_caractere_exclue": 63, "texte": "PLANCHE I.\nSupplément à la Revue LA CITE. — IIIe Année. — N° 1."}]}, {"article_id": "bm-bmtnaac-1922-01-01-c006", "article_bluemountain": "bmtnaac_1922-01_01#c006", "volume": "bmtnaac_1922-01_01", "ocr_source": "OCR Blue Mountain (ALTO), transcription TEI : lignes lb/@facs", "texte_sans_correction": true, "page_debut": "8", "page_fin": "21", "image_debut": 11, "image_fin": 29, "pages_selon": "pagination imprimée relevée dans le METS Blue Mountain (ORDERLABEL) ; [n] = page sans folio restituée", "url_article": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192201-01.2.4", "titre_corps": "Données pratiques relatives à la construction des fermes.", "titre_sommaire": "Données pratiques relatives à la construction des fermes.", "signature_source": "", "controle": "bornes données par la structure logique METS/ALTO de Blue Mountain (blocs ALTO de chaque constituant)", "pages": [{"page_pdf": 11, "page_imprimee": "8", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192201-01.1.11", "debut_caractere": 24, "fin_caractere_exclue": 2073, "texte": "Données pratiques relatives à\nla construction des fermes.\n\n\"\nECURIES\nLes chevaux ne doivent pas être hébergés dans les étables, il est même\nindispensable de construire pour eux des locaux totalement isolés, les écuries\ndemandant des dispositions autres que celles des étables.\nDans les grandes exploitations agricoles ont tend même, et cela à juste\ntitre, à séparer les chevaux de labour des étalons et des poulains.\nH est toujours utile de pourvoir les écuries d'un couloir d'alimentation.\nCelui-ci permet de remplir la crèche et le râtelier sans devoir s'exposer aux\nruades des chevaux. Cette disposition n'est pourtant pas indispensable. Bien\ndes cultivateurs préfèrent nourrir les chevaux en traversant le lit pour habituer\nles animaux au contact de l'homme.\nDans les petites exploitations agricoles une partie de l'étable peut servir\nde couloir d'alimentation pour l'écurie.\nLes dimensions des lits diffèrent selon que l'on emploie des cloisons fixes\nou mobiles ou qu'on les supprime.\nLes crèches se construisent en pierre de taille ou en maçonnerie avec\nune forte couche de ciment. Elles sont placées à 1 m. ou 1,1 om. au-dessus\ndu niveau de l'écurie.\nLa profondeur du lit doit être 2,50 m. à 2,80 m., la crèche doit avoir\n0,50 m. à 0,60 m. de largeur, la largeur utile est de 0,40 m. à 0,50 m. et\n0,25 m. à 0,35 m. de profondeur.\nLes couloirs d'alimentation et de désinfection doivent avoir une largeur\nminima de 1,50 m.\nDans les petites exploitations agricoles où l'on n'emploie qu'un cheval,\non donne à l'écurie une largeur de 2,50 m., ce qui permet de placer un\nsecond cheval en cas d'extension de l'exploitation.\nPour une écurie où sont logés plusieurs chevaux on conrëpte 1,30 m. à)\n1,60 m. de largeur par cheval.\nDerrière le lit doit être disposé un égout d'écoulement de 0,35 m. de\nlargeur.\nLa hauteur des écuries ne peut pas être inférieure à 3 mètres; elle peut\naller jusqu'à 4 mètres.\nLes boxes pour étalons doivent avoir 3 X 4 à 4,50 m. Les boxes pour\n\n(1) Suite et fin de l'étude parue dans le no 8 de la IIe année de « La Cité »."}, {"page_pdf": 13, "page_imprimee": "9", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192201-01.1.13", "debut_caractere": 23, "fin_caractere_exclue": 2655, "texte": "juments ont une largeur de 4 à 4,50 m. sur une profondeur de 4,50 m. à\n5 mètres.\nLe pavement des écuries doit être en matériaux durs et imperméables.\nLes meilleurs pavements sont des pavés de Quenast, des platines avec joints\nau brai de goudron. A défaut de ces matériaux de choix, on peut employer\ndes briques dures posées de champ avec joints au ciment. Le bétons est à\ndéconseiller parce que les fers des chevaux glissent (trop facilement sur un sol\nlisse. Le béton convient, par contre, très bien pour les couloirs de service.\nIl ne faut donner qu'une très faible inclinaison au lit; encore cette pente\nne doit-elle exister que sur 1/3 du lit pour les juments et sur 2/3 pour les\nchevaux mâles.\nLes râteliers se font de préférence en fer en barres rondes de 0,01 m. de\ndiamètre et espacés de 0,08 m. Lorsqu'on dispose d'un couloir d'alimentation\net que l'on peut remplir le râtelier par ce couloir de service, il convient de\ndisposer les barres verticalement. Le foin est alors placé sur un volet incliné\nvers l'ex/térieur, ce qui n'oblige pas le cheval d'élever trop la tête pour retirer\nle foin. Les râteliers bombés sont également à conseiller. Le fond du râtelier\nne peut pas être placé plus haut que 1,45 m.\nLes portes des écuries auront une largeur utile minima de 1 mètre et\ns'ouvriront au dehors. Elles doivent être faites en deux parties, de façon à\npouvoir ouvrir en été la partie supérieure pour aérer l'écurie.\nLes fenêtres des écuries seront faites comme celles des étables. La sur-\nface éclairante sera de 1 / I 2 à 1/15 de la surface de l'écurie pour les chevaux\nordinaires; pour les animaux de valeur la surface éclairante doit être plus\nconsidérable.\nPour la ventilation des écuries on s'en rapportera à ce qui a été dit sur la\nventilation des étables.\nPORCHERIES\nLes porcheries peuvent être des bâtiments isolés ou adossés aux autres\nconstructions de la ferme. Il est fort à conseiller de ne pas les mettre en\ncommunication directe avec les étables ou écuries à cause des émanations\nfortes dégagées par les porcs.\nUne porcherie ne doit atteindre qu'une faible hauteur; le couloir de\nservice ne doit pas dépasser 2,50 m., une largeur de 1,25 m. à 1,50 m. esty\nsuffisante.\nDimensions. Les dimensions des loges dépendent du genre et surtout\ndu nombre de porcs qu'on veut y loger.\nVoici quelques dimensions pratiques pour les porcheries :\nPour une truie avec des porcelets : 2,50 m. à 3 m. X 3 m.;\nPour un porc reproducteur : 2,50 m. X 2,50 m. ;\nPour deux ou trois truies pleines : 2,50 m. X 2,50 m. ;\nPour 6 à 8 jeunes porcs de 3 à 6 mois : 3 m. X 3 m.;\nUne loge de 4 m. X 4 m. peut abriter 6 à 1 0 porcs adultes."}, {"page_pdf": 14, "page_imprimee": "10", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192201-01.1.14", "debut_caractere": 24, "fin_caractere_exclue": 2887, "texte": "Il est donc à recommander de ne pas faire toutes les loges de la même\ndimension, mais plutôt de faire varier celles-ci afin d'avoir une loge pour\nchaque cas, cela surtout dans les fermes où Ton s'occupe de l'élevage des\nporcs.\nMangeoires. Les dimensions des mangeoires et surtout la longueur\ndépend du nombre de porcs. Pour les jeunes porcs il faut compter 0,20 m.\net pour les grands porcs 0,45 m. par animal.\nOn ne saurait apporter assez de soins à la construction des mangeoires.\nIl faut d'abord prendre soin que les porcs ne puissent pas mettre les\npieds dans la mangeoire. Elles doivent être facilement accessibles pour le\nrecurage; c'est pourquoi les mangeoires avec murets fixes ne sont pas à\nconseiller.\nIl faut que la fermeture soit mobile et basculante.\nSa largeur utile sera de 0,35 m. à 0,40 m., la largeur totale 0,55 m.\nd'après les matériaux employés. La profondeur sera de 0,15 m. à 0,20 m.\net la section demi-circulaire. Tous les angles doivent être arrondis. Leurs bords\nsupérieurs se trouvent à environ 0,30 m. au-dessus du fond de la loge.\nLes matériaux les plus durs sont les plus à conseiller. Le bois par\ncontre est à condamner complètement tant pour les mangeoires que pour\ntoutes les autres parties des porcheries que les animaux peuvent atteindre, les\nporcs étant sujets à ronger tout ce qui est à leur portée.\nLa maçonnerie se fait en briques dures revêtues d'une forte couche de\nciment. Les parois doivent être bien lisses et aussi peu poreuses que possible,\ncar les nourritures lactées que l'on donne aux porcs finissent par imprégner\nles parois et s'y corrompre. En Hollande l'on se sert de tuyaux vernissés pour\nfaire le fond des mangeoires. C'est là un système qui est à imiter.\nMurs, Les loges de la porcherie ne doivent pas être séparées par des\nmurs pleins mais par des murets de 1 mètre de hauteur.\nPavements, Les pavements seront en briques dures posées de champ.\nLes pavements doivent être déclives vers un puisard se trouvant soiit au milieu,\nsoit vers un angle de la loge. La pente sera de 0,04 p. m. Toutes les parois\ndes loges doivent être crépies au ciment et bien lissées. Il est bon de faire\ncommuniquer les loges ou certaines d'entre elles pour permettre le recurage.\nLes portes doivent du côté des loges être complètement unies. Il est bon\nde les recouvrir de tôles ou à défaut de celles-ci de les garnir d'un grand\nnombre de clous à tête carrée pour empêcher les animaux de ronger les\nboiseries.\n.Les loges pour truies doivent être garnies de barres de fer placées à\nm, ou 0,25 m. au-dessèus du sol à la même distance des murs et ce\npour empêcher les truies quand elles nourrissent les jeunes de les écraser en\nse couchant dessus.\nVentilation® —• Les porcheries doivent être claires et bien aérées. Pour\névacuer 1 air vicié, il est indispensable de les pourvoir d'une gaine de ventila-\ntion avec un clapet de réglage."}, {"page_pdf": 15, "page_imprimee": "11", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192201-01.1.15", "debut_caractere": 23, "fin_caractere_exclue": 2591, "texte": "Les porcheries doivent être à l'abri des courants d'air. Elles ne peuvent\nêtre ni trop chaudes en été ni trop froides en hiver.\nToitures. - C'est pourquoi les toitures doivent être bien étanches et\npas trop minces. Les toitures en tôle ondulée ou en feutre asphalté ne\npeuvent être admises.\nLes portes s'ouvrant en deux parties sont à conseiller pour les porcheries\nparce qu'elles permettent d'aérer avantageusement en été. Les portes des\nloges tant du côté du couloir de service que de l'extérieur doivent être pour-\nvues de bons loquets pour qu'il soit impossible aux animaux de les pousser\neux-mêmes.\n1 empérature. La température la plus favorable pour une porcherie\nest de 15°.\nCourettes. Les porcs destinés à l'élevage et à l'engrais aiment être\nà i'air frais et à l'ombre, surtout pendant les fortes chaleurs de l'été. C'est\npourquoi il est toujours bon d'aménager des courettes à certaines loges. Ces\ncourettes ne doivent pas avoir de grande profondeur; 3 à 4 mètres de lon-\ngueur suffit.\nCes courettes peuvent être entourées d'une clôture métallique ou en\nplanche. Elles ne doivent pas être pavées. Il est bon de mettre leur niveau\nà plus ou moins 0,1 0 m. plus bas que le niveau des loges. Pour donner de\nl'ombre dans ces courettes on y plante un arbre ou un arbuste à feuillage\ntouffu et croissant facilement.\nCLAPIERS\nL'élevage des lapins est devenu, depuis quelques années, une véritable\nindustrie populaire. La chair du lapin constitue un aliment agréable et peu\ncoûteux, les pelages peuvent être une source de profits et ces animaux se\nreproduisent abondamment.\nBien longtemps, on s'est imaginé qu'une caisse de bois blanc ou un\nvieux tonneau ouvert d'un côté pouvait servir d'abri aux lapins. Pourtant\nles lapins, tout comme les autres animaux, demandent un logement sain, bien\naéré et bien éclairé, et protégé contre les chiens, les rats, les chats et les\nsouris.\nLes loges des lapins peuvent être disposées les unes au-dessus des autres.\nSi on leur donne 0,80 m. de superficie, elles seront suffisamment spacieuses\net pourront répondre à tous les besoins; d'autant plus si on prend la précau-\ntion de les aménager de façon à pouvoir les diviser par des cloisons mobiles.\nCette précaution est nécessaire parce que certaines races demandent plus de\nplace que d'autres.\nL'écoulement des urines est le point qui doit être le mieux étudié dans\nun clapier. Une pente de 0,04 par mètre sera donnée au fond.\nLe fond doit être étanche et ne peut pas absorber les urines, de plus il\nne peut être trop froid. Il sera de préférence en bois couvert d'une couche de"}, {"page_pdf": 16, "page_imprimee": "12", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192201-01.1.16", "debut_caractere": 24, "fin_caractere_exclue": 2749, "texte": "ciment. Pour que ce ciment adhère bien au plancher on peut le munir de lat-\ntes en queue d'aronde.\nLes urines s'écoulent dans une petite rigole aménagée à l'arrière des\nloges.\nLes parois doivent être en matériaux durs et imperméables de préférence\nen briques (une demi-brique suffit) enduites d'une couche de ciment.\nLa hauteur des loges est de 0,70 m. Elles peuvent être superposées par\ntrois.\nLa face extérieure sera fermée par un châssis en bois garni de filet\nmétallique galvanisé à mailles de 0,02 m.pour que l'air puisse entrer librement.\nCes châssis servant de portes ne peuvent tourner sur charnières, car quand\non les ouvre, on doit pouvoir maîtriser les jeunes qui tentent de s'échapper\net risqueraient de tomber. Ces châssis doivent reposer sur une rainure fermée\npar deux lattes et fermant au moyen de tourniquets. Les châssis sont munis\nd'une poignée. L'ouverture se fait alors facilement et laisse une main libre\npour empêcher les lapereaux de s'échapper.\nLe clapier doit être préservé des vents froids du nord.\nPOULAILLERS\nSi le poulailler est considéré à juste titre comme la richesse de la ferme,\nil n'en est pas toujours la partie la plus soignée. Bien souvent les poules sont\nlogées dans la grange ou dans rétable, pondent leurs œufs dans le premier\ncoin venu, couvent les poussins dans un vieux panier. Là où elles sont mieux\nlogées, les abaris sont obscurs et peu aérés et rarement les précautions sont\nprises pour assurer un peu de confort aux poules.\nTout comme les abris des autres animaux, les poulaillers doivent être\nbien éclairés; d'autanit plus que les nourritures sont éparpillées sur le sol et\nque les poules doivent picorer le moindre grain pour que la nourriture ne»\nsoit pas gaspillée.\nLa construction des poulaillers depuis longtemps attire l'attention des\naviculteurs et divers systèmes de constructions économiques onit été pratiqués\net perfectionnés dans les différents pays où l'on s'adonne à l'aviculture sur\nune grande échelle.\nSans entrer dans de grands développements, nous allons indiquer ici\nce qui est indispensable pour que les poules soient logées hygiéniquement.\nNous avons déjà dit un mot de la question de l'éclairage; celles de l'aé-\nration et du cube d'air requis par unité ne sont pas moins importantes, car il\nfaut considérer que la plupart du temps les poules vivent mangent et dorment\ndans le même local. Dans un poulailler bien compris on aménagera un dortoir\npour les poules, mais celui-ci se trouvera non dans un local spécial, mais à un\nmètre environ au-dessus du niveau du parquet. Ce dortoir consiste en un plan\nen béton (il faut éviter de le faire en bois pour faciliter le nettoyage),\nlégèrement déclive et posé à 1 mètre au-dessus du sol. Au-dessus de ce plan"}, {"page_pdf": 19, "page_imprimee": "13", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192201-01.1.19", "debut_caractere": 24, "fin_caractere_exclue": 3062, "texte": "sont aménagées les perchoirs qui reposent sur des fourches, ce qui permet de\nles enlever pour le nettoyage. Les perchoirs seront de forme carrée de 0,05 à\n0,07, avec angles arrondis. Les perchoirs ronds sont à éviter. Les dortoirs\ndoivent être horizontaux et non disposés en gradins.\nPour calculer les dimensions d'un poulailler on peut partir des données\nsuivantes déduites de la pratique.\nLe parquet sera compté à raison de 1 m 2 pour quatre poules, et chaque\npoule disposera de 1/2 m 3 d'air. Pour loger 50 poules on aura besoin d'une\nsuperficie de 3 X 4,20 et de 2 m. de hauteur.\nLes dimensions dépendent aussi de la race des poules : leghorn,\nmaj orques, etc.\nLes dortoirs seront calculés comme suit : le 9 perchoirs sont à espacer de\n0,40 m., leur longueur doit être calculée à raison de 0,20 m. par poule.\nLa construction des nids servant pour la ponte demande également\nquelques soins. Ils seront calculés à raison de 1 pour 4 pondeuses. Les dimen-\nsions seront de 0,25 X 0,30 m. Le côté d'accès doit avoir au moins 0,30 m.\nLe dessus des nids doit être fortement incliné en avant pour empêcher les\npoules de s'y percher. Le fond est fait de préférence en forte toile et si pos-\nsible à double paroi formant poche. L'œuf pondu glisse entre les deux parois\ndu fond et est soustrait aux atteintes des pondeuses qui seraient tentées de\nmanger leurs œufs.\nLes nids sont disposés à 1 m. ou 1.20 m. du sol.\nDans les fermes où l'aviculture est un peu poussée, les nids sont disposés\nde façon à permettre l'entrée du nid à la pondeuse et lui en interdire la sortie.\nLe fermier peut alors se rendre compte du rendement de chaque unité et\nécarter celles dont le rendement ne compense pas les frais d'entretien.\nDans les exploitations qui ne disposent pas de couveuses et d'éleveuses\n(ce qui est le cas pour la plupart des fermes où l'aviculture n'est pas la branche\nprincipale), il est bon de se préoccuper des poules couveuses. Il est utile\nde les disposer dans un local isolé et tranquille. Des loges spéciales seront amé-\nnagées pour les couveuses. Ces loges devront avoir plus ou moins 1 m 2 de\nsuperficie et devront être facilement accessibles pour le recurage. Un couloir\nde service pourra être disposé le long de ces loges, 1 m. à 1,25 m. de largeur\nsuffit. Trois loges pour couveuses suffisent pour un poulailler de 50 poules.\nUne courette à l'air libre et entourée de treillis peut être en communication\navec les loges des couveuses pour permettre aux poussins et aux mères de cou-\nrir à l'air libre et de jouir de la chaleur du soleil.\nPour les pondeuses, il est utile d'avoir des parquets similaires, mais plus\nétendus en longueur. Ces parquets sont plantés d herbe et peuvent être divisés\nde façon à permettre de les ressemer partiellement. Ces parquets doivent être\nentourés de treillis métallique de 1,50 à 3 m. de hauteur suivant la race des\npoules et la partie supérieure sera recourbée vers 1 intérieur du parquet pour\nempêcher les poules de s'échapper.\nUn cultivateur soucieux de conserver la race de ses poules séparera le"}, {"page_pdf": 20, "page_imprimee": "14", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192201-01.1.20", "debut_caractere": 22, "fin_caractere_exclue": 3117, "texte": "poullailler en compartiments où il n'admettra que des unités de la même race.\nUn parquet est alors annexé à chaque compartiment.\nLe poulailler demande quelques soins hygiéniques spéciaux. Les para-\nsites sont la grande plaie du poulailler. Ces parasites sont de deux sortes :\nles poux et les mites. Les premiers ne quittent pas le corps des volailles. C'est\npourquoi l'on ne peut permettre aux poules de loger et de courir dans l'étable.\nLes mites n'infectent les poules que la nuit et vont se loger pendant le jour\ndans toutes les fentes et les interstices des cloisons. On a inauguré divers sys-\ntèmes pour faire la guerre aux mites, un des plus pratiques est de faire les\nperches creuses et divisées en deux parties. Les mites s'introduisent dans la\npartie creuse du perchoir et le surveillant du poulailler peut les extrminer le\nmatin. Les perchoirs ne peuvent pas toucher les cloisons.\nLe degré de froid du sol est un élément d'autant plus à considérer qu il\narrive souvent que l'on ne donne pas de litière aux poules ou tout au plus une\nlitière en feuilles sèches ou aiguilles de sapin, ce qui isole peu du froid, la litière\nétant d'ordinaire itrès mince.\nIl serait à désirer que le sol du poulailler puisse être fait en matériaux\npas trop froids au toucher. Le bois serait à conseiller s il ne pourrissait si vite.\nUne aire en terre battue est encore le plus à conseiller. Pour empêcher les\nrongeurs de s'introduire par le sol, on pourra mettre une solide toile métal-\nlique sous l'aire. Le sol sera légèrement déclive vers l'extérieur pour permettre\nl'écoulement facile des eaux de recurage. Les parois seront aussi lisses que\npossible et blanchies à la chaux; les angles seront arrondis.\nSi l'on fait plusieurs compartiments dans le poulailler, il suffit de faire\nles cloisons d'une demi-brique.\nL'éclairage d'un poulailler doit être abondant. Nous en avons déjà\nsignalé une des raisons. D'autre part, la lumière solaire ne pourra qu'influencer\nfavorablement les pondeuses. Les fenêtres seront disposées tout près du sol et\nsur autant de faces que le plan le permet, de cette façon la lumière atteindra\nfacilement le sol où la lumière est le plus nécessaire.\nDans un poulailler bien organisé, ces fenêtres sont amovibles et peuvent\nêtre remplacées pendant l'hiver par un panneau en matériaux moins froids\nque le verre. Des fenêtres placées au haut du poulailler donnent alors l'éclai-\nrage.\nLes poules à engraisser ne doivent pas séjourner dans des locaux trop\néclairés. Une demi-obscurité favorise leur développement.\nLa meilleure orientation pour le poulailler est l'est ou le sud-est.\nLes portes d'accès ne doivent pas être de grandes dimensions, une\nlargeur de 0,80 m. sur 1,80 m. de haut suffit. Elles peuvent être de construc-\ntion légère et si possible revêtues dans leur partie inférieure d'une tôle pour\nempêcher les dévastations des rongeurs.\nSi les poulaillers sont pourvus de parquets à l'air libre, il faut prendre des\nprécautions spéciales pour les ouvertures d'entrée et de sortie. Celles-ci ne\ndoivent pas être trop hautes, 0,30 m. suffit, mais elles seront assez larges"}, {"page_pdf": 21, "page_imprimee": "15", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192201-01.1.21", "debut_caractere": 24, "fin_caractere_exclue": 2784, "texte": "pour permettre la sortie simultanée de plusieurs poules, car lorsqu'on ouvre\nle matin, il arrive que toutes les poules se précipitent vers la sortie et s'écrasent\nmutuellement. Ces ouvertures fermeront au moyen de tôles ou de planchettes\nmobiles entre glissières. Elles devront fermer solidement et hermétiquement\npar précaution contre les maraudeurs.\nUn bon poulailler devant être énergiquement ventilé, il est très utile\nd'aménager une cheminée d'aération dans les poulaillers.\nLes toitures des poulaillers ne peuvent être en matériaux trop légers. La\ntôle ondulée, le zinc, le feutre asphalté ne peuvent convenir que si en hiver\non intercale un faux plafond dans le poulailler, car ces matériaux laissent trop\nfacilement pénétrer le froid à l'intérieur. Mieux vaut les couvrir de tuiles ou\nbien aménager le poulailler dans un local surmonté d'un étage ou d'un\ngrenier. A proximité du poulailler et en communication facile avec lui on\npeut aménager un petit dépôt pour graines et autres aliments pour les poules.\nLe fumier provenant du poulailler constitue un excellent engrais; il peut\nêtre avantageux de le conserver à part dans une petite fosse.\nCHEVRERIES\nLa chèvre est la vache de l'ouvrier. Cet animal qui peut donner par jour\ndu lait en quantité suffisante pour toute une famille et d'une qualité extrê-\nmement nutritive ne demande en somme que peu de soins et un local res-\ntreint peut lui suffire.\nPour une chèvre un local de 3 m 2 suffit. Si plusieurs chèvres sont logées\ndans la même étable on comptera 0,75 m. de largeur. Le lit aura 0,80 à\n1,20 m. de profondeur. Un égout peu profond, un couloir de désinfection\nde 0,75 m. complètent, la disposition d'une chèvrerie. Le lit ne doit être\ndéclive que sur 1/3 de sa profondeur. La mangeoire et la crèche peuvent être\nen bois. La mangeoire a son niveau supérieur à plus ou moins 0,50 m. au-\ndessus du sol.\nL'éclairage se fait par des fenêtres placées à 1,50 m. du sol. Ces fenêtres\nbasculant vers l'intérieur assurent en même temps la ventilation.\nBERGERIES\nLes bergeries peuvent être des bâtiments sommaires vu que les moutons\nsont des animaux nullement difficiles à héberger. Le fumier ne dégage que\npeu de vapeur d'eau conséquemment les matériaux les plus simples peuvent\nconvenir pour ces constructions. Des murs en torchis posés sur une fondation\nen briques peuvent convenir, mais il faut que la maçonnerie dépasse le sol\nde 1 à 1 m. 25. En effet le fumier séjourne pendant l'hiver dans la bergerie\net peut atteindre cette hauteur. Le sol ne doit pas être pavé.\nLes matériaux tels que le torchis ou le pisé sont d'autant plus à conseil-\nler qu'ils permettent de faire des murs épais à des prix relativement peu élevés.\nLes murs des bergeries doivent être épais pour garantir la bergerief contre"}, {"page_pdf": 22, "page_imprimee": "16", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192201-01.1.22", "debut_caractere": 23, "fin_caractere_exclue": 2652, "texte": "le froid de l'hiver et y conserver une température égale. L'orientation du mur\nfrontal est un point important. On aura soin de diriger ce mur vers le sud ou\nle sud-est. La naissance des agneaux a lieu en hiver et au commencement du\nprintemps, c'est pour cette raison que le local doit être chaud. Une tempéra-\nture de 1 0 à 15° est la plus convenable pour les bergeries.\nLa superficie des bergeries dépend du nombre, de l'âge et de la race\ndes brebis, ainsi que la façon de les nourrir, soit que l'alimentation se fasse\nà terre (ce qui est naturellement à déconseiller), soit dans des râteliers en\nlongueur ou circulaires.\nOn calcule la superficie d'une bergerie à raison de 0,70 m 2 par brebis\nadulte. Si l'on veut pousser un peu plus avant l'étude d'une bergerie (surtout\npour un grand troupeau où l'économie de superficie doit forcément interve-\nnir) on pourra se servir utilement des dimensions suivantes :\nPour un mouton d'une année 0,50 X 0,60 m.\nPour un agneau 0,60 -X 0,70\nPour une brebis mère 0,70 X 0,80\nPour un grand mouton à l'engrais 0,80 X 1,00\nPour un bouc 1,00 X 1,20\nLa longueur des râteliers se calcule :\nPour un agneau de 1 à 4 mois 0,15 à 0,20 m.\nPour un agneau d'un an 0,30\nPour un mouton adulte 0,40\nPour un grand mouton cornu 0,50\nLa longueur moyenne des mangeoires et râteliers est de 0,40 m. par tête.\nUne hauteur assez considérable est requise pour une bergerie, parce que\nle fumier y séjourne longtemps et finit par vicier l'air. On compte pour un\ntroupeau inférieur à 500 têtes une hauteur de 3 m. et pour un troupeau\nsupérieur à ce nombre 4 m. de hauteur.\nLes brebis courent librement dans la bergerie, mais dans les installa-\ntions un peu soignées, on sépare les animaux d'après leur âge par des cloisons\nde 2,50 à 3,50 m. de longueur sur 0,85 à 0,95 m. de hauteur, construites en\nlattes de un sur trois pouces. Dans ces installations les boucs sont séparés dans\ndes loges de 1,40 x 1,40 m.\nLe sol d'une bergerie n'est généralement pas pavé. Il se trouve en géné-\nral à 0,20 m. en contrebas du sol environnant et doit se composer d'une cou-\nche d'argile sur laquelle se trouve une couche de sable de 0,20 à 0,30 m.\nd'épaisseur. Cette dernière couche est renouvelée quand on enlève le fumier\nc'est-à-dire tous les 4 à 6 mois.\nLes mangeoires se font d'ordinaire en bois, elles sont accouplées aux\nrâteliers. Les mangeoires peuvent être revêtues de zinc ou de tôle pour empê-\ncher que les animaux ne rongent le bois. Elles ont 0,25 m. de large sur une\nprofondeur de 0,10 m. Le dessous du râtelier se trouve à 0.40 m. du sol\net la hauteur totale est de 0,90 à 1 m. Ils doivent être construits de façon à"}, {"page_pdf": 24, "page_imprimee": "17", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192201-01.1.24", "debut_caractere": 24, "fin_caractere_exclue": 2927, "texte": "ce que la poussière en suspens dans le foin ne tombe pas dans les yeux ni\ndans la laine des animaux-\nLes mangeoires sont adossées aux murs ou isolées. Dans ce dernier cas\nelles doivent être assez longues pour leur donner de la stabilité, car elles\nne peuvent être fixées au sol pour faciliter le recurage de la bergerie. En ce\ncas, elles ont 3 à 4 m. de long. Elles sont simples ou doubles, oblongues\nou rondes, elles sont espacées de 5 m. d'axe en axe. Quand elles sont rondes,\nelles sont espacées de 4 m. de centre à centre. Les barreaux ou lattes sont\nespacés de 0,08 m. et les angles d'ouverture de 50° à 60°. Un râtelier double\navec mangeoire a 0,60 m. de largeur sur 1 m. de haut.\nLes râteliers circulaires présentent de réels avantages. On peut les faire\namovibles ou à demeure autour des supports de la toiture et comme les\nanimaux sont placés concentriquement autour du râtelier, ils ne s'arrachent\npas la laine en mangeant. Un râtelier circulaire de 2 m. de diamètre peut\nservir à 20 ou 30 animaux. D'un autre côté, ils ont le désavantage d'être\nassez coûteux d'entretien.\nLes boissons sont servies aux brebis dans des seaux.\nLes portes doivent être larges pour faciliter la sortie simultanée de plu-\nsieurs animaux. On leur donne 2,50 à 3 m. de largeur, leur hauteur doit être\nde 3 m. pour faciliter la sortie du fumier. Elles sont le plus avantageuse-\nment situées dans deux murs opposés pour permettre le passage d'une char-\nrette. Les angles des ébrasements doivent être arrondis. Ces portes servent\nau charriage, mais pour le service de la bergerie on aménage des portes de\n1 m. à 1,25 m. de largeur sur 2 m. de haut. Ces portes, divisées en deux\nparties dans le sens de la hauteur, permettent une bonne aération. Il est à\nconseiller de les faire nombreuses pour pouvoir évacuer rapidement la ber-\ngerie en cas d'incendie. Il est bon de faire dans le bâtis une coulisse permet-\ntant le placement en été d'une porte à claire-voie.\nLes fenêtres doivent être multiples, grandes et larges, car une bergerie\nne saurait être assez claire. On les fera de préférence conformes à celles des\n©tables, c'est-à-dire tournant à un angle de 30°, l'arête inférieure servant\nd'axe de rotation.\nAu dessus de la bergerie, on aménage un grenier à fourrage. Sa capacité\nse calcule à raison de 1 m 3 par tête. L'aire de ce grenier doit être sans fentes\nni interstices pour ne pas laisser filtrer la poussière sur la laine des brebis.\nFOSSE A FUMIER, FOSSE A PURIN\nLes déjections solides et liquides des animaux de la ferme forment, sur-\ntout pour les terrains sablonneux, le meilleur engrais, c'est pourquoi il faut\napporter à leur conservation le plus de soins possible. Qu'on se rappelle ici\nque des contrées entières de notre pays ont été fertilisées grâce à la conser-\nvation et à l'emploi rationnel des fumiers provenant des étables.\nUn premier point à prendre en considération, c'est qu'il faut dès leur"}, {"page_pdf": 25, "page_imprimee": "18", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192201-01.1.25", "debut_caractere": 23, "fin_caractere_exclue": 2950, "texte": "production, séparer les déjections liquides des déjections solides pour les ras-\nsembler dans des fosses séparées. Au cours de cette étude, nous avons indiqué\nles différentes canalisations et les dispositions à établir pour évacuer le purin.\nLe fumier et rassemblé dans une fosse ouverte où, d'après les besoins\nde la culture, il séjourne de 4 à 6 mois. Une des premières précautions à\nprendre c'est de calculer les dimensions de la fosse de façon à pouvoir y\naccumuler tout le fumier produit pendant cette période. Le fumier ne pou-\nvant être tassé plus haut que 1,25 m. à 1,50 m. on peut calculer la superficie\nsur les bases suivantes :\nUn cheval produit en 6 mois 6m3 250 Superficie 5m2\nUne vache » » 7m3 150 » 6m2\nUn mouton » » Om3 250 » Om2 25\nUn porc » » Om3 650 » om' 50\nLes fosses à fumier doivent être étanches sur toutes leurs faces de façon\nà y conserver toutes les matières fécondantes.\nLe sol sera légèrement en déclivité pour que la surabondance des ma-\ntières liquides en suspens dans le fumier puisse s'écouler soit dans la fosse à\npurin ou dans une petite fosse où Ton puisse vidanger ce liquide. Le fond\nde la fosse doit être en matériaux imperméables soit une couche de béton\nsoit un pavement d'une brique de champ maçonnée au ciment. Le fond de\nla fosse se trouvera à environ 0,60 m. en contre-bas du niveau du sol. Les\nmurs qui entourent la fosse seront de 1/2 brique. Ces murs dépassent le sol\nde 0,80 à 1 mètre. Ils doivent être crépis d'une forte couche de ciment sur\nles faces intérieures.\nIl faut préserver le fumier de l'action des pluies et du soleil. C'est pour-\nquoi on préserve souvent la fosse au moyen d'une légère toiture. C'est là une\ncoutume qui commence à se généraliser dans notre pays et qu'on ne saurait\nassez recommander de suivre. Mais il faut rechercher les moyens de couver-\nture et les supports les moins coûteux, car il faut que les frais de construction\nsoit contrebalancés par l'économie réalisée.\nL'emplacement de la fosse à fumier n'est pas indifférent, il faut qu'elle\nsoit située le plus près possible des étables. Elle peut être adossée aux murs\ndes étables ou être isolée. Dans ce cas elle ne peut être distante du bâtiment\nde plus de 8 à 10 mètres. Il suffit que les charrettes qui transportent le fumier\npuissent circuler facilement et ne doivent pas parcourir une trop grande dis-\ntance. L'engrais liquide est recueilli dans une fosse couverte. Le sol et les\nparois doivent être complètement étanches car la moindre filtration constitue\nune perte sensible. Le fond doit être en briques posées de champ sur un radier\nde béton, le sol sera avantageusement posé s'il est déclive vers le trou de\nvidange. Le fond du trou de vidange sera de 0,20 m. en contrebas du sol de\nla fosse pour permettre de la vider entièrement.\nLes parois doivent être en briques dures, elles seront de 1 1/2 brique\nd'épaisseur. Il est utile de les revêtir en outre de dalles, de revêtement, jusqu'à"}, {"page_pdf": 26, "page_imprimee": "19", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192201-01.1.26", "debut_caractere": 23, "fin_caractere_exclue": 2527, "texte": "la hauteur de la nappe aquifère si le fond de la fosse doit se trouver en contre-\nbas de cette nappe. Les murs et le pavement doivent être crépis au mortier\nde ciment et imperméabilisés au moyen d'un enduit de goudron.\nLa voûte peut être en béton armé; en voûte enberceau de deux demi-\nbriques. Les voussettes entre longerons sont moins à conseiller. Le béton\narmé est pour les grandes fosses le matériel le plus avantageux vu qu'il per-\nmet les plus grands écartements des murs.\nLa fosse à purin se place dans le couloir de désinfection de l'étable ou\nsous la fosse à fumier. Le purin y est amené au moyen de tuyaux en grès de\n0,12 m. de diamètre.\nLe trou de vidange sera suffisamment large pour permettre à un homme\nde pénétrer dans la fosse pour la nettoyer ou pour la réparer.\nSi Tépuisement se fait à la main, il faut compter sur un trou de vidange\nd'où moins 2 mètres de largeur.\nDe nos jours dans les exploitations de quelque importance l'épuisement\nse fait au moyen de la pompe à purin, ce qui facilite beaucoup la main-\nd'œuvre.\nQuel que soit le moyen d'épuisement mis en œuvre, on aura soin de fer-\nmer hermétiquement la fosse pour conserver au purin les gaz fécondants. Le\ntrou de vidange sera fermé par une dalle en pierre de taille ou un couvercle\nen fer.\nLa contenance cubique sera calculée proportionnellement au nombre\ndes habitants de l'étable. Si le purin séjourne pendant six mois dans la fosse,\non calcule sa capacité sur les bases suivantes :\nPar vache 1 m 3 500;\nPar cheval 0 m 3 500;\nPar porc 0 m 3 250.\nLa fosse à purin collecte aussi les eaux de recurage des étables; en cal-\nculant la capacité d'une fosse on devra tenir compte de ces eaux à raison de\n50 p. c. de la production du purin.\nLOCAUX INTERMEDIAIRES\nDans toute exploitation agricole il doit y avoir entre les logements des\nanimaux et l'habitation certains locaux pouvant servir à la préparation des\naliments des animaux et à la préparation des produits de l'étable,\nDans les grandes exploitations agricoles où les étables forment un bâti-\nment séparé de l'habitation, ces locaux intermédiaires seront naturellement\nplus étendus et plus divisés que dans les petites exploitations où ils seront\nsommaires et condensés.\nParmi ces locaux on peut ranger également les étables de quarantaine ou\ninfirmerie, les étables de vèlerie, les chambres de surveillance. Tous ces\néléments sont indispensables dans une grande exploitation agricole moderne,\nDans les petites exploitations où de pareilles extensions ne sont pas permises"}, {"page_pdf": 27, "page_imprimee": "20", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192201-01.1.27", "debut_caractere": 23, "fin_caractere_exclue": 2995, "texte": "par raison d'économie on peuit suppléer à leur absence par certaines disposi-\ntions dans les autres locaux.\nLes dépôts de fourrage servent à la conservation des aliments frais\ntels que betteraves, trèfle. Il faut que le local, qui est destiné à les recevoir*\nsoit sec, bien aéré et bien éclairé. Il faut que le sol soit pavé et sec. Ces\naliments se mettent en tas. Il faut que le local soit disposé de façon à offrir\n*n ou plusieurs coins où les aliments puissent s'accumuler. La porte d'entrée\ncroit être suffisamment large pour permettre le passage d'une brouette. Dans\nune grande exploitation les portes doivent permettre le déchargement d'un\nchaxioit. On mettra une pompe dans ce local pour permettre le lavage et\nl'épluchage des racines.\nDans les petites exploitations le dépôt de fourrage sera à proximité de la\nlaverie et en communication avec elle. La pompe pourra alors servir aux\ndeux locaux.\nDans ce local on peut placer aussi les bacs pour la conservation des\naliments farineux.\nTrès souvent on y place une douche pour la préparation des aliments\nchauds. Sans entrer dan® la discussion s'il est utile ou non de donner aux ani-\nmaux des nourritures bouillies, on peut déconseiller dç faire du feu et de\nproduire de la vapeur d'eau dans les endroits où l'on conserve les fourrages.\nLà où l'on dispose d'un hangar ou d'un grand local pour l'alimentation,\nla disposition d'une douche n'offre pas les mêmes inconvénients. On remisera\nutilement dans ce local les machines servant à hacher la paille, à piler\nTavoine, etc. La largeur de ce local sera de 3,50 m. environ et sa profondeur\npeut être calculée à raison de 1 mètre par pièce de bétail.\nLa laiterie. Dans ce local on reçoit et on prépare le lait qui servira\nà la confection du beurre et du fromage ou qui sera vendu aux clients. Le\nlait, pour qu'il se conserve bien, doit être soustrait immédiatement aux éma-\nnations et à la poussière en suspens dans l'air de l'étable. Il faut de plus que\nia température du lait soit portée à un degré inférieur à 1 6°, car au-delà de\nce degré, il est exposé à tourner.\nDans une exploitation de quelqu'importance on aura en communication\ndirecte avec l'étable, une petite chambre servant de laiterie. Le meilleur\nemplacement est l'extrémité du couloir de désinfection.\nDans les petites exploitations la manipulation du lait pourra se faire dans\nla laverie qui pour cette raison devra être bien ventilée et bien aérée.\nSi la manipulation du lait se fait dans un local séparé, celui-ci devra\nêtre suffisamment grand pour pouvoir y effectuer l'écrémage du lait, la\nconfection et le barratage du beurre, etc.\nLe refroidissement du lait se fait dans une grande installation au moyen\nde machines spéciales. Elle peut se faire aussi d'une façon plus primitive\ndans un bac en ciment entouré d'eau. La fraîcheur de l'eau refroidit le lait\ncontenu dans le bac et l'eau peut servir alors de boisson pour les animaux.\nChambre de garde. Il faut qu'on puisse surveiller l'étable de jour"}, {"page_pdf": 29, "page_imprimee": "21", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192201-01.1.29", "debut_caractere": 24, "fin_caractere_exclue": 1222, "texte": "et de nuit. Dans les petites exploitations où l'étable et la maison forment un\nseul bâtiment la surveillance de rétable se fera par un guichet se trouvant\ndans la cuisine ou dans la laverie. Ce guichet peut être fait en forme de\nlanterne pour pouvoir y placer une lumière le soir, ce qui permettra d'éclairer\ni étable sans s'exposer aux dangers d'incendie.\nDans les exploitations plus considérables où l'étable forme un bâtiment\nséparé on aura soin de disposer une chambre de garde ayant une vue directe\nsur l'étable et si possible sur l'écurie.\nEtable d'isolement ou infirmerie. Une pièce de bétail nouvellement\nachetée ne doit pas être introduite directement dans l'étable. H faut qu'on\npuisse la garder quelques jours en observation ou bien lorsqu'un animal est\nmalade il faut qu'on puisse l'isoler des autres animaux pour que la maladie ne\nse communique pas.\nSas d'air. Il peut arriver que dans les petites exploitations les étables\nse trouvent dans le même bâtiment que l'habitation. Il faut alors séparer\nl'étable de l'habitation au moyen d'un dégagement bien aéré et ventilé qui\nfasse l'office de syphon ou de sas d'air pour empêcher les émanations de\nl'étable de pénétrer dans l'habitation."}]}, {"article_id": "bm-bmtnaac-1922-01-01-c007", "article_bluemountain": "bmtnaac_1922-01_01#c007", "volume": "bmtnaac_1922-01_01", "ocr_source": "OCR Blue Mountain (ALTO), transcription TEI : lignes lb/@facs", "texte_sans_correction": true, "page_debut": "n. p.", "page_fin": "n. p.", "image_debut": 12, "image_fin": 12, "pages_selon": "pagination imprimée relevée dans le METS Blue Mountain (ORDERLABEL) ; [n] = page sans folio restituée", "url_article": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192201-01.2.4.1", "titre_corps": "Supplément à la Revue LA CITE.— IIIe Année. — N° 1.", "titre_sommaire": "Supplément à la Revue LA CITE.— IIIe Année. — N° 1.", "signature_source": "", "controle": "bornes données par la structure logique METS/ALTO de Blue Mountain (blocs ALTO de chaque constituant)", "pages": [{"page_pdf": 12, "page_imprimee": "n. p.", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192201-01.1.12", "debut_caractere": 0, "fin_caractere_exclue": 63, "texte": "PLANCHE II.\nSupplément à la Revue LA CITE.— IIIe Année. — N° 1."}]}, {"article_id": "bm-bmtnaac-1922-01-01-c008", "article_bluemountain": "bmtnaac_1922-01_01#c008", "volume": "bmtnaac_1922-01_01", "ocr_source": "OCR Blue Mountain (ALTO), transcription TEI : lignes lb/@facs", "texte_sans_correction": true, "page_debut": "n. p.", "page_fin": "n. p.", "image_debut": 17, "image_fin": 17, "pages_selon": "pagination imprimée relevée dans le METS Blue Mountain (ORDERLABEL) ; 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[n] = page sans folio restituée", "url_article": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192201-01.2.5", "titre_corps": "CONFERENCE INTERNATIONALE DE L'HABITATION ET DES CITES-JARDINS A LONDRES EN MARS 1921. ―", "titre_sommaire": "CONFERENCE INTERNATIONALE DE L'HABITATION ET DES CITES-JARDINS A LONDRES EN MARS 1921. ―", "signature_source": "", "controle": "bornes données par la structure logique METS/ALTO de Blue Mountain (blocs ALTO de chaque constituant)", "pages": [{"page_pdf": 29, "page_imprimee": "21", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192201-01.1.29", "debut_caractere": 1224, "fin_caractere_exclue": 3514, "texte": "ECHOS ET NOUVELLES\nCONFERENCE INTERNATIONALE DE\nL'HABITATION ET DES CITES-JAR-\nDINS A LONDRES EN MARS 1921. ―\nLa prochaine Conférence de l'lnternatio-\nnal Garden-Cities and Town Planning Asso-\nciation aura lieu à Londres les 14, 15 et 16\nmars 1922 à l'Exposition de l'habitation\nidéale du « Daily Mail », à Olympia.\nLa Conférence s'occupera des grandes\nquestions du problème de l'Habitation et de\nl'Urbanisation telles qu'elles se posent dans\nles divers pays. Chaque participant aura ses\nentrées, durant la Conférence, à l'Exposi-\ntion. Celle-ci sera d'un intérêt exceptionnel.\nElle comprendra tous matériaux et agence-\nments pratiques de l'habitation. La Confé-\nrence exiposera en outre un ensemble de\nplans, tableaux et diagrammes sélectionnés\nparmi les meilleures productions de tous\npays, relativement à l'habitation et à l'ur-\nbanisation.\nD'intéressantes visites et démonstrations\najouteront à l'intérêt de la conférence.\nLe programme provisoire du congrès sus-\nceptible d'être revisé est libellé comme suit:\nMardi 14 mars 1922. 10 heures du matin.\nBureau d'information ouvert à l'usage des\ndélégués; 12 heures, réception et discours\ndu président (Ebeneger Howard) ; 1 heure\naprès-midi : Lunch. L'après-midi sera con-\nsacrée à la visite de l'exposition et à l'exa-\nmen des plans.\nMercredi 15 mars : Visite en détail de\nl'exposition de I*Habitation Idéale; 1 heure,\nlunch; 2 h. 30, conférence sur les mesures\nà prendre en vue de provoquer l'édification\nde cités-jardins dans le monde;\nJeudi 16 mars. Visite du village modèle\nérigé par le « Daily Mail » et à la ci té-jar-\ndin de Welwyn; 1 heure, lunch; 2 h. 30,\nconférence internationale traitant de la ré-\nduction du prix de revient des constructions.\nUn grand nombre d'exemples intéressants\nde constructions faites en matériaux divers\npeuvent être vus à la cité jardin- de Wel-\nwyn.\nSi le nombre des participants lie justifie,\nune visite pourra être organisée, dans la pro-\nvince anglaise, parmi les ensembles nouvel-\nlement construits : Agglomérations et Cités-\nJardins. L'excursion durerait une semaine.\nCeux de nos lecteurs qui voudraient par-\nticiper à ce Congrès auront intérêt à s'adres-\nser à l'Union Internationale des Villes, rue\nde la Régence, 3bis, Bruxelles, qui participe\nà l'organisation du Congrès et de l'Exposi-\ntion."}]}, {"article_id": "bm-bmtnaac-1922-01-01-c013", "article_bluemountain": "bmtnaac_1922-01_01#c013", "volume": "bmtnaac_1922-01_01", "ocr_source": "OCR Blue Mountain (ALTO), transcription TEI : lignes lb/@facs", "texte_sans_correction": true, "page_debut": "22", "page_fin": "24", "image_debut": 30, "image_fin": 32, "pages_selon": "pagination imprimée relevée dans le METS Blue Mountain (ORDERLABEL) ; [n] = page sans folio restituée", "url_article": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192201-01.2.6", "titre_corps": "CONCOURS", "titre_sommaire": "CONCOURS", "signature_source": "", "controle": "bornes données par la structure logique METS/ALTO de Blue Mountain (blocs ALTO de chaque constituant)", "pages": [{"page_pdf": 30, "page_imprimee": "22", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192201-01.1.30", "debut_caractere": 23, "fin_caractere_exclue": 3492, "texte": "CONCOURS\n\nProgramme du Concours pour l'élaboration d'un groupe de maisons à\nbon marché à construire au Quartier Kersbeek, à Forest.\nParagraphe I. Règlement du concours\nArticle 1. La Société anonyme « Le Foyer\nForestois », ayant son siège social à la Maison\ncommunale de Forest, ouvre entre tous les archi-\ntectes belges un concours pour la construction\nd'un quartier d'habitations à bon marché à édifier\nsur un terrain dont le plan d'ensemble est ci-joint\net d'après le programme ci-annexé (*).\nArticle 2. Le concours a un double objet :\n1° L'établissement d'un plan général d'aména-\ngement du terrain y compris l'implantation des\ngroupes d'habitations;\n2° La rédaction du projet d'habitations à y édi-\nfier.\nSous peine d'exclusion' du concours, les con-\ncurrents devront présenter tous les documents de-\nmandés, sous la forme et à l'échelle stipulées au\nprogramme, concernant les deux objets qui vien-\nnent d'être indiqués. Les documents non deman-\ndés ne seront pas soumis à l'examen du jury.\nArticle 3. Le concours est anonyme. Il est\nouvert à partir du 13 février et se termine à la\ndate du !8 mai 1922, c'est-à-dire que ce jour-là,\navant 1 7 heures, tous les documents devront être\ndéposés à la Maison communale de Forest, service\ndes travaux.\nIl sera remis aux concurrents un récipissé de\ntous les documents et pièces déposés.\nPour les envois par la poste ou par chemin de\nfer la date ci-dessus indiquée sera celle du dépôt\nau bureau de poste ou de chemin de fer. Ces en-\nvois seront faits à l'adresse suivante :\n« M. le Président de la Société anonyme « Le\nFoyer Forestois », Maison communale de Forest ->\nLes concurrents expédiant leurs œuvres par\nposte ou chemin de fer devront prévenir le desti-\nnataire par carte postale mise à la poste la veille\ndu jour de la remise de l'envoi qu'ils font de tel\nou tell documents. Ils signeront cette carte de leur\ndevise.\nArticle 4. Le jury se compose de :\n!. M. O mer Denis, Bourgmestre, Président de\nla Société ;\n2. M. 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La Société se réserve le droit de\npublier les documents et plans primés.\nArticle 1 1. Les projets non primés seront\ntenus à 1® disposition de leurs auteurs, durant les\nquinze jours qui suivront la fermeture de l'expo-\nsition des projets primés. La Société décline toute\nresponsabilité au sujet des documents que les con-\ncurrents n'auront pas repris à cette date.\nParagraphe 11. Programme du concours\nA. Utilisation du terrain. La surface sera uti-\nlisée de façon à y établir environ 500 logements.\nLes constructions seront disposées par groupes\navec des espaces libres conservés entre ceux-ci.\nLes constructions seront établies en recul des\nalignements là où des zones de recul sont prescri-\nte» c'esit-à-dire avenue Kerslbeek et avenue de Flé-\nron et éventuellement le long des artères intérieu-\nres pour écarter les façades en réduisant la largeur\ndes chemins.\nLà où il n'y a pas de zones prescrites les faça-\ndes peuvent être établies à l'alignement. 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Il leur est loi-\nsible de présenter des projets où interviendraient\nlies deux solutions et même une troisième consis-\ntant en des ensembles décoratifs d'habitations\ncollectives à un ou deux étages.\nQuelques maisons de commerce peuvent être\nprévues.\nIl sera prévu une installation centrale de bains\net de douches à créer à proximité d'une concier-\ngerie.\nII sera réservé un emplacement pour rétablisse-\nment éventuel d'urne buanderie.\nH faudra prévoir des logements pour la classe\nouvrière et des logements pour la classe bour-\ngeoise et les employés; dans la proportion de\n2/3 des premiers pour î/3 des seconds environ."}, {"page_pdf": 32, "page_imprimee": "24", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192201-01.1.32", "debut_caractere": 32, "fin_caractere_exclue": 3661, "texte": "'Les logements ouvriers comprendront toujours,\noutre les chambres à coucher, une saille commune\nde î 6 au moins, une laverie, un réduit à pro-\nvisions aérabile, un réduit à charbon de capacité\nvariable, un W. 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Documents demandés. 1° Un plan d'en-\nsemble à l'échelle de 0.002 p. m. figurant le ré-\nseau de la voirie primaire et secondaire, la distri-\nbution et F aménagement des espaces libres et des\nparties plantées, remplacement des canalisations,\ndes installations spéciales et tous les détails relatifs\nau lotissement, aux alignements tant à front de\nrue que sur les cours ou jardins. Ce pilan sera\nprésenté de façon à ce que le Nord soit au-dessus.\n2° Les détails intéressa sts ainsi que les profils\nen travers des différents types d'artères proposés,\nà l'écheilile de 0.005 p. m.\n3° L'élévation schématique et coloriée à l'échelle\nde 0,0 î p. m. de cinq différents groupements pro-\nposés, en teintant lies matériaux dans leur ton réel.\n4° Les plans, coupes et élévations à l'échelle de\n0,02 p. m. des différents types d'habitation propo-\nsés, indiquant les grandes cotes, la sur-\nface des locaux essentiels et lia disposition des\nprincipaux meubles.\n5° Uin mémoire justificatif relatif aux plans pro-\nposés ainsi qu'au choix des matériaux et procédés\nde construction pour les bâtiments et la voirie se-\ncondaire.\n6° Une estimation des dépenses à prévoir.\n7° Une récapitulation des surfaces bâties et des\ncubes bâtis.\n8° Une enveloppe fermée (marquée A) conte-\nnant le nom et d'adresse du concurrent.\n9° Une enveloppe fermée (marquée B) conte-\nnant l'adresse de la personne souhaitée comme\ndernier membre du jury.\nTous les dessins demandés seront collés sur car-\nton ou montés sur châssis.\nTous les dessins, documents, enveloppes, porte-\nront la suscription suivante :\n« Concours d'Habitations à Bon Marché, Forest\n1922 » ainsi que la marque de l'auteur, sous\nforme d'une devise et non d'un dessin.\n\nUCCLE. CONCOURS DE PLAN\nD'ENSEMBLE. En vue de parer à la\ncrise de logement persistante dans toute\nl'agglomération et dans le but de venir en\naide à la population éprouvée, la direction\nde « Uccle-Extension » organise un grand\nconcours entre les architectes belges pour la\nconstruction d'un plan d'ensemble de dix\ncottages à ériger sur un plateau d'Uccle.\nLes plans et devis doivent être adressés\nau comité de direction, 63, rue Beeckman,\nà Uccle, jusqu'au ler1er avril prochain. Les\nplans non primés seront retournés à leurs\nauteurs.\nLA LOUVIERE. CONCOURS POUR\nLA CONSTRUCTION D'UNE CITE OU-\nVRIERE. 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CONCOURS POUR\nLA CONSTRUCTION D'UNE CITE OU-\nVRIERE. 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Nt ! **«.î À>\nMaisons ouvrières et rurales\nen agglomérés poreux et en briques\nUSINES\nBéton armé de tous systèmes\nHourdis creux sans coffrages\nBLOCS ATHERMANES KNAPEN\nMACHINES PILONNEUSES"}]}, {"article_id": "bm-bmtnaac-1922-01-01-c018", "article_bluemountain": "bmtnaac_1922-01_01#c018", "volume": "bmtnaac_1922-01_01", "ocr_source": "OCR Blue Mountain (ALTO), transcription TEI : lignes lb/@facs", "texte_sans_correction": true, "page_debut": "couv. 3", "page_fin": "couv. 3", "image_debut": 33, "image_fin": 33, "pages_selon": "pagination imprimée relevée dans le METS Blue Mountain (ORDERLABEL) ; [n] = page sans folio restituée", "url_article": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192201-01.2.8", "titre_corps": "[Publicité]", "titre_sommaire": "[Publicité]", "signature_source": "", "controle": "bornes données par la structure logique METS/ALTO de Blue Mountain (blocs ALTO de chaque constituant)", "pages": [{"page_pdf": 33, "page_imprimee": "couv. 3", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192201-01.1.33", "debut_caractere": 270, "fin_caractere_exclue": 427, "texte": "Constructions en bois et en acier\nde tous genres ■■■\n& Maisons démontables &\nJos. BOEL 4 Zonen\nà Tamise\nAdresse télégr. : BOELWERF Tamise\nTéléphone Tamise 10"}]}, {"article_id": "bm-bmtnaac-1922-01-01-c019", "article_bluemountain": "bmtnaac_1922-01_01#c019", "volume": "bmtnaac_1922-01_01", "ocr_source": "OCR Blue Mountain (ALTO), transcription TEI : lignes lb/@facs", "texte_sans_correction": true, "page_debut": "couv. 4", "page_fin": "couv. 4", "image_debut": 34, "image_fin": 34, "pages_selon": "pagination imprimée relevée dans le METS Blue Mountain (ORDERLABEL) ; [n] = page sans folio restituée", "url_article": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192201-01.2.9", "titre_corps": "[Publicité]", "titre_sommaire": "[Publicité]", "signature_source": "", "controle": "bornes données par la structure logique METS/ALTO de Blue Mountain (blocs ALTO de chaque constituant)", "pages": [{"page_pdf": 34, "page_imprimee": "couv. 4", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192201-01.1.34", "debut_caractere": 68, "fin_caractere_exclue": 772, "texte": "Pol MADOU » Gand\nFabrique Belge de Cartons\nBitumés en tous genres\nDistillerie de Goudron\nEtablie depuis 1900\nse charge de la fourniture des\nCartons Bitumés • Asphaltes» brais\nGoudrons» Carbolineums • Vernis noir» Antirouille\nde l'entreprise de la pose de\n•wi\nToitures en pente en simple et double couche.\nToitures-terrasse s en ciment volcanique, asphaltages\nA DDTI f P t#ul spécialement l'attention sur son excellent\nJll m 1 Es LL JU RUBBERROOFING (Toiture caoutchoutée)\n—■ ««périeur aux produits similaires importés\nRoforotirAQ H«k do 100,000 m* do toitures-terrasses placées\nnCiCrCllvvJ Production do plus do 3,000,000 m* do Corton bitunc\nfrtz ot échantillons gratis sur demande\nes Itft\nbitumé on 1924"}]}], "pages_ocr_originales": [{"page_pdf": 1, "page_imprimee": "couv. 1", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192201-01.1.1", "texte": "s MK* i H\n1 | f\nLAngRTIli hmMMLXjJLmrnmmÀ ■\nj TROISIÈME ANNÊËi\nS NUMÉRO 1 - JANV. 1922 3\n* ■\nNuméro spécial consacré à la construction\ndes bâtiments de fermes. -"}, {"page_pdf": 2, "page_imprimee": "couv. 2", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192201-01.1.2", "texte": "REVUt MENSUELLE BELGE\nLA CITE\nURBANISME ■ ARCHITECTURE ■ ART PUBLIC\nRECONSTRUCTION\nDES REGIONS DÉVASTÉES\nRédacteurs : MM. Fern. BODSON, architecte (Bruxelles) ; J. DE LIGNE, architecte\n(Bruxelles); J. EGGERICX, architecte (Bruxelles); Huib. HOSTE, archi-\ntecte (Bruges); Raymond MOENAERT, architecte (Bruxelles); L. van der\nSwaelmen, architecte-paysagiste ( Bruxelles) ; J. M. van HARDEVELD (Am-\nsterdam; M. Raph. VERWILGHEN, Ingénieur Urbaniste (Bruxelles), Secré-\ntaire de la Rédaction.\nLes Rédacteurs et Collaborateurs sont seuls responsables c?e leurs articles. - Il sera rendu compte\ndans « la Cité » de tout ouvrage dont deux exemplaires seront envoyés àla Revue.\nPour la rédaction, l'administration et les demandes d'abonnement, s'adresser au Siège\nde la Revue : 10, Place Loix, Saint-Gilles-Bruxelles.\nPour la vente au numéro s'adresser exclusivement aux librairies. Dépôt principal :\nbrairie La mer tin, 58-62, Coudenberg, Bruxelles.\nABONNEMENT ; Belgique 10 fr.; Etranger, 1 5 fr. Le numéro, Un franc.\nLes abonnements peuvent se prendre en versant la somme de 10 francs au crédit du\nCompte chèques-postaux n° 16621 (Revue : La Cité). Moyennant un sup-\nplément de 3 francs les numéros sont envoyés mensuellement sous enveloppe\ncartonnée.\n\nEditions \" TEKHNÉ „\nLA ClTÉ.Première année (juillet 1919, octobre 1920). Un volume de 260 pages,\nillustré de 29 planches hors texte, fr 10.—\nLA CITE. Deuxième année (oct. 1920-déc. 1921). Un volume de 288 pages illus-\ntré de 24 planches hors texte fr. 10.—\nL'Art et la Société,par H. P Berlage, architecte à Amsterdam. Tirés à part de la\nRevue \" Art et Technique „ (septembre 1913-février 1914). Un volume\nluxueusement imprimé et illustré de 98 clichés fr. 20.—\nLa Conservation du cœur de la Ville de Bruxelles, par Charles Buis, avec\ntraduction d'une conférence de C. Giirlitt sur la \" Conservation du cœur\nd'anciennes villes. Une brochure de 24 pages fr. 2.\nL'habitation coloniale. Sa construction au Congo Belge par Gaston Boghemans.\nUne brochure de 20 pages abondamment illustrée fr. 3,—\nConstantin Meunier. L'historique de son m par R' Thiry et\nG. Hendrickx. Une brochure illustrée fr. 1.—\nL'abbaye de la Cambre. Historique, description, projets de transformation, avec\n20 illustrations. Texte de G. Des Marez, archiviste de la ville de Bruxelles fr. 1.50\nL'Art des Jardins et le nouveau jardin pittoresque, par Louis van der Swaelmen,\narchitecte paysagiste . fr. 1.—\nLA REVUE \" TEKHNÉ «. Collection complète de la 2me année <1912-1913). Beau\nvolume de 516 pages, sur papier couché, illustré de 250 clichés. Prix fr. 15.—\nPour obtenir ces livres, il suffit de verser, dans n'importe quel bureau des postes, au\ncrédit du compte chèques postaux \"n° 166.21 Revue la Cité „. la somme due et d'inscrire\nsur le bulletin de versement le titre du livre et les nom et adresse du souscripteur."}, {"page_pdf": 3, "page_imprimee": "1", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192201-01.1.3", "texte": "LA CITÉ. - lIIe ANNÉE. - N° 1.\nJANVIER 1922,\n\nA NOS LECTEURS\nET COLLABORATEURS\n\nNous regrettons de devoir informer nos lecteurs que MM. A. de Ridder\net Tumer, qui depuis quelque temps s'étaient vus dans f impossibilité de colla-\nborer activement à « La Cité » cessent de figurer parmi nos rédacteurs. Nous\ntenons à remercier ici ces amis de la première heure et à exprimer l'espoir que\nmalgré d'absorbantes occupations ils nou\ntion occasionnelle qu'ils ont bien voulu nous promettre.\n. Par contre nous avons le bonheur de voir nos rangs s'accroître de pré-\ncieuses recrues. Ce sont MM. }. de Ligne,,\narchitecte à Bruxelles, et ]. M. vanHardeveld.\n(Hollande) qui acceptent de devenir rédacteurs de « La Cité ». MM. de Ligne\net Eggericx ne sont plus des inconnus pour nos lecteurs qui se rappelleront\ncertainement les intéressantes études qu'ils ont publiées dans notre Revue.\nM. van Hardeveld, qui compte en Belgiqu\nannées, de nombreux amis, promet de no productions\nla remarquable école d'aréhitecture mod\nNord et dont M. van Hardeveld est d'aille lui-même\nreprésentants.\nL'aide et l'encouragement que ce\nmoment où « La Cité » entre dans sa tr"}, {"page_pdf": 4, "page_imprimee": "2", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192201-01.1.4", "texte": "LA CITÉ.\nJANVIER 1922\n\ntenter un nouveau départ... Car, nous\nnos fidèles lecteurs, les difficultés de tout genre,\nla Revue et non moins à son édition, nous avaient poussés un instant à dépo-\nser la plume.\nNous croyons pouvoir répéter ici sa\nfait valoir que « La Cité » avait une mis\ndisparition laisserait un vide regrettable.\nNos lecteurs 'connaissent notre but\nune fois de plus de le réaliser dans la mesure où nos moyens le permettront.\nDisons leur, pour leur montrer que ce ne sont point là de vaines promesses,\nque nous avons dès à présent l'assurance de pouvoir faire paraître cette année\nplusieurs études impartantes, dont certaines donneront lieu à la publication\nde numéros spéciaux abondamment illus\nParmi ceux-ci nous signalons un numéro que M. Edm. de Bruyne a accepté\nde préfacer et qui sera consacréàl' Exposition s? est\nà Anvers. D'autre part, M. des Marez, réminent archiviste de la ville de Bru-\nxelles, nous prépare une étude très détaillée sur le respect des abords du parc\nde Bruxelles.\nD'Elie Faure nous aurons la bonne\nment une étude sur l'Esthétique du Machinisme. Nous pourrons 'également\npublier de nombreuses pages inédites de Henri Van de Velde, l'illustre précur-\nseur de l'Art moderne. M. farchitecte Badson commentera une importante série\nde vues de la Cité-Jardin de Côpemck, près de Berlin et nous damnera une\nélude sur le village coopératif Muttenz\nparler à nos lecteurs des quartiers-jardins\ntées; du logement ouvrier et des Commissio\nLogement ouvrier en Hollande et plus parti\nOud à Rotterdam, etc., etc.\nCes contributions, dès à présent a\npouvoir, cette année mieux que les précéde\nnous nous étions assigné : permettre au public belge de, participer au courant\nd'idées qui, de par le monde et chez nous,\n\nLA CITE."}, {"page_pdf": 5, "page_imprimee": "3", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192201-01.1.5", "texte": "LA CITÉ\nJANVIER 1922\n\nLa Construction des Fermes\ndans les Régions dévastées.\n\nL'attention du public a de nouveau été attirée, ces derniers temps, sur tes\nlacunes que présente la reconstruction des bâtiments agricoles dans les régions\ndévastées par une lettre que la Société Nationale de Laiterie a adressée à M. le\nMinistre des Affaires Economiques et dontles journaux quotidiens ont publié\nd'importants extraits. Vu l'importance de ce document, qui émane cFan orga-\nnisme dont la compétence ne saurait être contestée, nous croyons bien faire en\nle publiant ici, dans son intégralité, avec l'autorisation de ses auteurs.\nUccle, le 5 novembre 1921.\nMonsieur le Ministre,\nPlusieurs membres de notre Société ont été visiter les fermes que Ton\nreconstruit dans la région dévastée de la Flandre Occidentale, et sont revenus\ntrès mal impressionnés de cette visite. Sur leur rapport, la Société Nationale\nde Laiterie, dans sa réunion du 26 octobre, a sésolu de vous envoyer la pro-\ntestation suivante, sur laquelle je me permets votre sérieuse et bien-\nveillante attention.\nDepuis 25 ans, la Société Nationale de Laiterie n'a épargné aucun effort\npour rendre la production laitière plus hygiénique; elle a communiqué à ce\nsujet bien des études et bien des vœux au Gouvernement, et elle est désolée\nde constater le peu de cas que celui-ci en fait.\nLes autorités les plus compétentes s'accordent à reconnaître que notre pro-\nduction laitière se fait sans soins, sans aucun souci d'hygiène; les bêtes laitières,\nla plupart du temps, vivent dans de véritables taudis, sans air, sans lumière,\nd'une saleté repoussante et vautrées dans leurs excréments.\nLa Société Nationale de Laiterie ne peut comprendre que de pareils\nerrements qui sont l'histoire du passé et hélas encore du présent, se renou-\nvellent à l'occasion de la restauration des fermes dans les Flandres. Celles\nqu'on y érige sont luxueuses d'aspect extérieur, mais leurs dispositions inté-\nrieures laissent énormément à désirer.\nLes étables sont mal construites; elles ne présentent pas le cube d'air\nnécessaire pour les animaux qu'on y doit loger; aucune ventilation, tout au\nmoins convenable, n'y est prévue; l'éclairage est mal établi. L'aire où doit\nse coucher la vache est de dimensions telles qu'infailliblement celle-ci doit se\nsouiller en se couchant; les rigoles sont trop peu profondes et trop étroites*"}, {"page_pdf": 6, "page_imprimee": "4", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192201-01.1.6", "texte": "LA CITÉ.\nJANVIER 1922.\n\nles couloirs sont insuffisants. Presque dans aucune étable il n'existe de cou-\nloirs d'alimentation, ce qui doit rendre le service difficile et même dangereux.\nLes pavements ne sont pas imperméables; les plafonds souvent faits en béton,\npar suite de la mauvaise ventilation, condensent les vapeurs qui proviennerit\nde la respiration des bêtes et de l'émission des urines et des excréments et\ncette eau de condensation retombe en gouttelettes sur les animaux et les\nfourrages. Dans la plupart des stables, quoique elles aient été construites en\npériode de sécheresse, on voit déjà sourdre F humidité de capillarité sur la\nplupart des murs. Ces é tables ne tarderont pas à devenir de véritables nids\nà maladies pour les bêtes laitières. A quoi bon dès lors dépenser tant de mil-\nlions pour combattre la tuberculose si les vaches sont obligées de vivre dans\ndes é tables malsaines?\nLes foslses à purin sont situées îe plus souvent sous les étables mêmes\nou tout à fait à proximité de celle-ci; les égouts qui les alimentent ne sont\npas munis de coupe-air, de telle façon que les émanations des fosses à purin\npeuvent rentrer dans l'étable.\nLes porcheries ne sont pas mieux faites; elles sont la plupart du temps\ncombinées de façon à ce que les animaux soient constamment dans la fange.\nLes écuries pour chevaux, pas plus que les étables pour vaches, ne sont\nsuffisamment éclairées, ni ventilées; leurs pavements ne sont pas imperméa-\nbles et doivent se laisser pénétrer dans les urines; l'air n'y est pas respirable.\nLes divers services de la ferme sont souvent mal distribués; ceux qui\ndemandent le plus de soins ou la plus grande surveillance sont situés loin de\nl'habitation, alors que les services qui devraient par hygiène en être éloignés\nen sont 'tout proches.\nDans certaines fermes les citernes à eau et les fosses à purin voisinent\net ne sont pas même construites d'une façon étanche, de telle manière que\nles eaux des premières doivent être polluées par le purin.\nDans les étables pas plus que dans les écuries on n'a prévu la distribu-\ntion d'eau.\nLes constructions sont souvent faites en dépit du bon sens. Des granges\nénormes supportent des toits immenses qui à la première tourmente doivent\nêtre emportés, car on n'a pas pensé à les consolider par des ancrages.\nCes situations malheureuses, si elles sont parfois dues à l'entêtement\nde fermiers peu instruits qui demandent à ce que l'on reconstruise leurs fermes\ntelles qu'elles existaient avant la guerre, font le plus souvent l'objet des\ndoléances des fermiers plus intelligents qui regrettent amèrement devoir les\nsubir.\nDans l'un comme dans l'autre cas, les autorités compétentes devraient\nprendre à cœur de refaire des fermes hygiéniques qui ne coûteraient pas plus\nque celles qu'on reconstruit en ce moment dans de si déplorables conditions.\n11 s'agit de plus ici d'un intérêt public qu'on ne peut méconnaître : celui\nde la production d'un lait hygiénique destiné aux petits enfants, aux malades,\naux vieillards et à tous en général."}, {"page_pdf": 7, "page_imprimee": "n. p.", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192201-01.1.7", "texte": "PLANCHE I.\nSupplément à la Revue LA CITE. — IIIe Année. — N° 1."}, {"page_pdf": 8, "page_imprimee": "5", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192201-01.1.8", "texte": "LA CITÉ\nJANVIER 1922\n\nLa Société Nationale de Laiterie vous serait reconnaissante, Monsieur le\nMinistre, si vous preniez les mesures nécessaires pour mettre fin à des abus\naussi déplorables, notamment en désignant une commission spéciale formée\nd'un médecin, d'un vétérinaire, d'un architecte, d'un ingénieur agricole com-\npétents en la matière et de deux fermiers, qui serait chargée d'examiner les\nplans de fermes et de les reviser quand ils ne répondraient pas à toutes les\ndonnées de l'hygiène et de la technique modernes. De cette façon vous ren-\ndriez un immense service à toute la population de la région dévastée et au\npays.\nConfiant dans votre haute sagesse et dans votre sympathie, j'ai l'hon-\nneur, Monsieur le Ministre, de vous prier d'agréer l'assurance de ma consi-\ndération la plus distinguée.\nLe Président de la Société Nationale de Laiterie,\n(signé) MAENHAUT.\nLes faits sont graves et malheu\\neasement trop souvent indéniables.\nMais à qui la faute?\n« A l'Etat » s'empresseront de répondre ceux qui aiment les formules à\nla mode et qui ont entendu parler si so\nla reconstruction des régions dévastées.\nMais soyons précis. Et, tout d'abord, de « reconstruction par l'Etat » à\nproprement parler il n'a jamais été question. L'Etat s'est contenté, au plus fort\nde son intervention, de mettre en adjudicatio\nlui remis par. l'architecte du sinistré plus\ngnait lui-même lorsque le sinistré lui en laissait le soin.\nMais, dira-t-on, l'Etat pouvait exercer un contrôle, si pas sur le choix de\nl'architecte, du mains sur la qualité de s\nCertes, et c'est l'avis que nous avon\nle plaidoyer de la Société des Urbanistes\nrationnelle de la reconstruction.\nMais il y avait l'opinion publique. Cette opinion publique qui, chez nous,\nse cabre dès qu'il est question pour l'Etat d'lntervenir dans le domaine sacrlo~\nsaint de l'initiative privée et qui sous prétexte de ne pas voir entraver l'action\nde cette initiative privée préfèrel'anarchie\ncollective.\nSi timide qu'elle soit, si indispensable\ntion de l'Etat a soulevé instantanément\ndes effets, les plus violents orages. Qui donc n'a pas contribué à semer ce vent?\nSi bien que le soi-disant système de la « »,\nincomplet d'organisation, a depuis longtemps cessé d'être en vigueur.\nQuelques fermes, encore, sont en\nBien d'autres par l'initiative privée au mo\naux décisions du législateur sont mis"}, {"page_pdf": 9, "page_imprimee": "6", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192201-01.1.9", "texte": "LA CITÉ.\nJANVIER 1922.\n\ntes tribunaux des dommages de guerre, sans qu'il y ait pour lui aucune obliga-\ntion d'ordre technique au esthétique.\nAinsi c'est entendu! Les fermes de\nconformément aux vœux unanimes d'un\nles soins de l'initiative privée! L'architecte\ncas? C'est peu probable, du moins en r\nCe que ces bâtiments ruraux seront\ntations de la Société Nationale de laiterie\nau point de vue esthétique? Mais ceci, comme le disait le poète, est une\nautre histoire!\nL'architecte, les architectes nous ont\ngrande part de Responsabilité dans cet\nment qu'ils n'ont d'autre mission que d\nont fait leur devoir, tout leur devoir, lorsqu'ils se sont acquittés dignement et\nhonnêtement de leurs obligations à Mgard\nchitecture est un art et que celui qui le pnofesse a un apostolat à remplir : C'est\nà lui qu'il appartient de faire l'éducation\nla technique confine à l'art; les architectes\nlongtemps qu'ils n'auront acquis une autorité morale suffisante pour être\nreconnus dans ce domaine comme les guides indispensables de l'opinion\npublique.\nMais plutôt que de nous lamenter sur\nêtre porté remède en un jour, voyons ce\nde la reconstruction des fermes pour porter\nlés plus haut.\nPeu de chose, bien peu de chose,\nquestion en général que de distribuer de\nentendre et de venir en aide aux sinistrés\nLes seules autorités qui pourraient\nformément à notre droit public les c\npouvons espérer de l'intervention d'administrations rurales nécessairement\nignorantes de ces questions techniques\nl'autorité morale suffisante pour braver l'esprit individualiste de leurs électeurs.\nUne aide vint de plus haut. A l'initiative de la Section pour la Flandre\nOccidentale del'Association pour l'Embellis\nmission fut instituée conjointement par le Ministère de l'Agriculture et le Minis-\ntère des Affaires Economiques, au mois de novembre de l'année passée. Prési-\ndée par M. le baron Pecsteen elle comprend comme membres : MM. Boere-\nboom, Van der Vaeren, Van Godtsenhoven ainsi que MM. les architectes De\nBruyne, Gms, Hoste, Raison, Venbeke\navant-projets de tous bâtiments agricoles à ériger par ou pour compte de\nl'Etat doivent, préalablement à leur exécution, être soumis à l'examen de ce\nComité. De plus le Comité se tient à la\narchitectes pour examiner gratuitement les plans des fermes et des autres bâti-"}, {"page_pdf": 10, "page_imprimee": "7", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192201-01.1.10", "texte": "LA CITÉ\nJANVIER 1922.\n\nments agricoles qui leur seraient soumis, et apporter éventuellement à ces plans\nles modifications qu'il jugerait nécessaires. On affirme que les mesures prises\nassurent un examen très rapide et que sont\nla quinzaine. Ajoutons, pour ceux que\nainsi que toute autre communication concernant le Comité doivent être adres-\nsés au président du Comité consultatif pour la Reconstruction des fermes dans\nles Régions Dévastées, Halles, Grand' Place, à Bruges.\nL'Office des Régions Dévastées qu\navait depuis du temps déjà travaillé dans\nmodèle de fermes et en fournissant aux\ntechnique des constructions rurales. Le\nle « Manuel de données pratiques relatives à la construction des Fermes » que\nM. l'architecte Gras a rédigé pour l'O• R. lj. et dont nous avons publié dans\nle n° g de la IIe année de cette revue, quelques pages.\nNous sommes heureux de pouvoir p\nla même étude.\nNous tenons, en même temps, à fél Dévastées\npour l'initiative qu'il a prise de publier\nreste, par la force des choses, dans le d\nn'en contribue pas moins largement à mettre les architectes à la haiiteur des\nexigences actuelles de la technique agronom\nmesure, 'ta construction de bâtiments de f\nrables que celles qui ont été dénoncées\n\nR. C."}, {"page_pdf": 11, "page_imprimee": "8", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192201-01.1.11", "texte": "LA CITÉ.\nJANVIER 1922.\n\nDonnées pratiques relatives à\nla construction des fermes.\n\n\"\nECURIES\nLes chevaux ne doivent pas être hébergés dans les étables, il est même\nindispensable de construire pour eux des locaux totalement isolés, les écuries\ndemandant des dispositions autres que celles des étables.\nDans les grandes exploitations agricoles ont tend même, et cela à juste\ntitre, à séparer les chevaux de labour des étalons et des poulains.\nH est toujours utile de pourvoir les écuries d'un couloir d'alimentation.\nCelui-ci permet de remplir la crèche et le râtelier sans devoir s'exposer aux\nruades des chevaux. Cette disposition n'est pourtant pas indispensable. Bien\ndes cultivateurs préfèrent nourrir les chevaux en traversant le lit pour habituer\nles animaux au contact de l'homme.\nDans les petites exploitations agricoles une partie de l'étable peut servir\nde couloir d'alimentation pour l'écurie.\nLes dimensions des lits diffèrent selon que l'on emploie des cloisons fixes\nou mobiles ou qu'on les supprime.\nLes crèches se construisent en pierre de taille ou en maçonnerie avec\nune forte couche de ciment. Elles sont placées à 1 m. ou 1,1 om. au-dessus\ndu niveau de l'écurie.\nLa profondeur du lit doit être 2,50 m. à 2,80 m., la crèche doit avoir\n0,50 m. à 0,60 m. de largeur, la largeur utile est de 0,40 m. à 0,50 m. et\n0,25 m. à 0,35 m. de profondeur.\nLes couloirs d'alimentation et de désinfection doivent avoir une largeur\nminima de 1,50 m.\nDans les petites exploitations agricoles où l'on n'emploie qu'un cheval,\non donne à l'écurie une largeur de 2,50 m., ce qui permet de placer un\nsecond cheval en cas d'extension de l'exploitation.\nPour une écurie où sont logés plusieurs chevaux on conrëpte 1,30 m. à)\n1,60 m. de largeur par cheval.\nDerrière le lit doit être disposé un égout d'écoulement de 0,35 m. de\nlargeur.\nLa hauteur des écuries ne peut pas être inférieure à 3 mètres; elle peut\naller jusqu'à 4 mètres.\nLes boxes pour étalons doivent avoir 3 X 4 à 4,50 m. Les boxes pour\n\n(1) Suite et fin de l'étude parue dans le no 8 de la IIe année de « La Cité »."}, {"page_pdf": 12, "page_imprimee": "n. p.", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192201-01.1.12", "texte": "PLANCHE II.\nSupplément à la Revue LA CITE.— IIIe Année. — N° 1."}, {"page_pdf": 13, "page_imprimee": "9", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192201-01.1.13", "texte": "LA CITÉ\nJANVIER 1922.\n\njuments ont une largeur de 4 à 4,50 m. sur une profondeur de 4,50 m. à\n5 mètres.\nLe pavement des écuries doit être en matériaux durs et imperméables.\nLes meilleurs pavements sont des pavés de Quenast, des platines avec joints\nau brai de goudron. A défaut de ces matériaux de choix, on peut employer\ndes briques dures posées de champ avec joints au ciment. Le bétons est à\ndéconseiller parce que les fers des chevaux glissent (trop facilement sur un sol\nlisse. Le béton convient, par contre, très bien pour les couloirs de service.\nIl ne faut donner qu'une très faible inclinaison au lit; encore cette pente\nne doit-elle exister que sur 1/3 du lit pour les juments et sur 2/3 pour les\nchevaux mâles.\nLes râteliers se font de préférence en fer en barres rondes de 0,01 m. de\ndiamètre et espacés de 0,08 m. Lorsqu'on dispose d'un couloir d'alimentation\net que l'on peut remplir le râtelier par ce couloir de service, il convient de\ndisposer les barres verticalement. Le foin est alors placé sur un volet incliné\nvers l'ex/térieur, ce qui n'oblige pas le cheval d'élever trop la tête pour retirer\nle foin. Les râteliers bombés sont également à conseiller. Le fond du râtelier\nne peut pas être placé plus haut que 1,45 m.\nLes portes des écuries auront une largeur utile minima de 1 mètre et\ns'ouvriront au dehors. Elles doivent être faites en deux parties, de façon à\npouvoir ouvrir en été la partie supérieure pour aérer l'écurie.\nLes fenêtres des écuries seront faites comme celles des étables. La sur-\nface éclairante sera de 1 / I 2 à 1/15 de la surface de l'écurie pour les chevaux\nordinaires; pour les animaux de valeur la surface éclairante doit être plus\nconsidérable.\nPour la ventilation des écuries on s'en rapportera à ce qui a été dit sur la\nventilation des étables.\nPORCHERIES\nLes porcheries peuvent être des bâtiments isolés ou adossés aux autres\nconstructions de la ferme. Il est fort à conseiller de ne pas les mettre en\ncommunication directe avec les étables ou écuries à cause des émanations\nfortes dégagées par les porcs.\nUne porcherie ne doit atteindre qu'une faible hauteur; le couloir de\nservice ne doit pas dépasser 2,50 m., une largeur de 1,25 m. à 1,50 m. esty\nsuffisante.\nDimensions. Les dimensions des loges dépendent du genre et surtout\ndu nombre de porcs qu'on veut y loger.\nVoici quelques dimensions pratiques pour les porcheries :\nPour une truie avec des porcelets : 2,50 m. à 3 m. X 3 m.;\nPour un porc reproducteur : 2,50 m. X 2,50 m. ;\nPour deux ou trois truies pleines : 2,50 m. X 2,50 m. ;\nPour 6 à 8 jeunes porcs de 3 à 6 mois : 3 m. X 3 m.;\nUne loge de 4 m. X 4 m. peut abriter 6 à 1 0 porcs adultes."}, {"page_pdf": 14, "page_imprimee": "10", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192201-01.1.14", "texte": "LA CïTÉ.\nJANVIER 1922.\n\nIl est donc à recommander de ne pas faire toutes les loges de la même\ndimension, mais plutôt de faire varier celles-ci afin d'avoir une loge pour\nchaque cas, cela surtout dans les fermes où Ton s'occupe de l'élevage des\nporcs.\nMangeoires. Les dimensions des mangeoires et surtout la longueur\ndépend du nombre de porcs. Pour les jeunes porcs il faut compter 0,20 m.\net pour les grands porcs 0,45 m. par animal.\nOn ne saurait apporter assez de soins à la construction des mangeoires.\nIl faut d'abord prendre soin que les porcs ne puissent pas mettre les\npieds dans la mangeoire. Elles doivent être facilement accessibles pour le\nrecurage; c'est pourquoi les mangeoires avec murets fixes ne sont pas à\nconseiller.\nIl faut que la fermeture soit mobile et basculante.\nSa largeur utile sera de 0,35 m. à 0,40 m., la largeur totale 0,55 m.\nd'après les matériaux employés. La profondeur sera de 0,15 m. à 0,20 m.\net la section demi-circulaire. Tous les angles doivent être arrondis. Leurs bords\nsupérieurs se trouvent à environ 0,30 m. au-dessus du fond de la loge.\nLes matériaux les plus durs sont les plus à conseiller. Le bois par\ncontre est à condamner complètement tant pour les mangeoires que pour\ntoutes les autres parties des porcheries que les animaux peuvent atteindre, les\nporcs étant sujets à ronger tout ce qui est à leur portée.\nLa maçonnerie se fait en briques dures revêtues d'une forte couche de\nciment. Les parois doivent être bien lisses et aussi peu poreuses que possible,\ncar les nourritures lactées que l'on donne aux porcs finissent par imprégner\nles parois et s'y corrompre. En Hollande l'on se sert de tuyaux vernissés pour\nfaire le fond des mangeoires. C'est là un système qui est à imiter.\nMurs, Les loges de la porcherie ne doivent pas être séparées par des\nmurs pleins mais par des murets de 1 mètre de hauteur.\nPavements, Les pavements seront en briques dures posées de champ.\nLes pavements doivent être déclives vers un puisard se trouvant soiit au milieu,\nsoit vers un angle de la loge. La pente sera de 0,04 p. m. Toutes les parois\ndes loges doivent être crépies au ciment et bien lissées. Il est bon de faire\ncommuniquer les loges ou certaines d'entre elles pour permettre le recurage.\nLes portes doivent du côté des loges être complètement unies. Il est bon\nde les recouvrir de tôles ou à défaut de celles-ci de les garnir d'un grand\nnombre de clous à tête carrée pour empêcher les animaux de ronger les\nboiseries.\n.Les loges pour truies doivent être garnies de barres de fer placées à\nm, ou 0,25 m. au-dessèus du sol à la même distance des murs et ce\npour empêcher les truies quand elles nourrissent les jeunes de les écraser en\nse couchant dessus.\nVentilation® —• Les porcheries doivent être claires et bien aérées. Pour\névacuer 1 air vicié, il est indispensable de les pourvoir d'une gaine de ventila-\ntion avec un clapet de réglage."}, {"page_pdf": 15, "page_imprimee": "11", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192201-01.1.15", "texte": "LA CITÉ\nJANVIER 1922,\n\nLes porcheries doivent être à l'abri des courants d'air. Elles ne peuvent\nêtre ni trop chaudes en été ni trop froides en hiver.\nToitures. - C'est pourquoi les toitures doivent être bien étanches et\npas trop minces. Les toitures en tôle ondulée ou en feutre asphalté ne\npeuvent être admises.\nLes portes s'ouvrant en deux parties sont à conseiller pour les porcheries\nparce qu'elles permettent d'aérer avantageusement en été. Les portes des\nloges tant du côté du couloir de service que de l'extérieur doivent être pour-\nvues de bons loquets pour qu'il soit impossible aux animaux de les pousser\neux-mêmes.\n1 empérature. La température la plus favorable pour une porcherie\nest de 15°.\nCourettes. Les porcs destinés à l'élevage et à l'engrais aiment être\nà i'air frais et à l'ombre, surtout pendant les fortes chaleurs de l'été. C'est\npourquoi il est toujours bon d'aménager des courettes à certaines loges. Ces\ncourettes ne doivent pas avoir de grande profondeur; 3 à 4 mètres de lon-\ngueur suffit.\nCes courettes peuvent être entourées d'une clôture métallique ou en\nplanche. Elles ne doivent pas être pavées. Il est bon de mettre leur niveau\nà plus ou moins 0,1 0 m. plus bas que le niveau des loges. Pour donner de\nl'ombre dans ces courettes on y plante un arbre ou un arbuste à feuillage\ntouffu et croissant facilement.\nCLAPIERS\nL'élevage des lapins est devenu, depuis quelques années, une véritable\nindustrie populaire. La chair du lapin constitue un aliment agréable et peu\ncoûteux, les pelages peuvent être une source de profits et ces animaux se\nreproduisent abondamment.\nBien longtemps, on s'est imaginé qu'une caisse de bois blanc ou un\nvieux tonneau ouvert d'un côté pouvait servir d'abri aux lapins. Pourtant\nles lapins, tout comme les autres animaux, demandent un logement sain, bien\naéré et bien éclairé, et protégé contre les chiens, les rats, les chats et les\nsouris.\nLes loges des lapins peuvent être disposées les unes au-dessus des autres.\nSi on leur donne 0,80 m. de superficie, elles seront suffisamment spacieuses\net pourront répondre à tous les besoins; d'autant plus si on prend la précau-\ntion de les aménager de façon à pouvoir les diviser par des cloisons mobiles.\nCette précaution est nécessaire parce que certaines races demandent plus de\nplace que d'autres.\nL'écoulement des urines est le point qui doit être le mieux étudié dans\nun clapier. Une pente de 0,04 par mètre sera donnée au fond.\nLe fond doit être étanche et ne peut pas absorber les urines, de plus il\nne peut être trop froid. Il sera de préférence en bois couvert d'une couche de"}, {"page_pdf": 16, "page_imprimee": "12", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192201-01.1.16", "texte": "LA CITÉ.\nJANVIER 1922.\n\nciment. Pour que ce ciment adhère bien au plancher on peut le munir de lat-\ntes en queue d'aronde.\nLes urines s'écoulent dans une petite rigole aménagée à l'arrière des\nloges.\nLes parois doivent être en matériaux durs et imperméables de préférence\nen briques (une demi-brique suffit) enduites d'une couche de ciment.\nLa hauteur des loges est de 0,70 m. Elles peuvent être superposées par\ntrois.\nLa face extérieure sera fermée par un châssis en bois garni de filet\nmétallique galvanisé à mailles de 0,02 m.pour que l'air puisse entrer librement.\nCes châssis servant de portes ne peuvent tourner sur charnières, car quand\non les ouvre, on doit pouvoir maîtriser les jeunes qui tentent de s'échapper\net risqueraient de tomber. Ces châssis doivent reposer sur une rainure fermée\npar deux lattes et fermant au moyen de tourniquets. Les châssis sont munis\nd'une poignée. L'ouverture se fait alors facilement et laisse une main libre\npour empêcher les lapereaux de s'échapper.\nLe clapier doit être préservé des vents froids du nord.\nPOULAILLERS\nSi le poulailler est considéré à juste titre comme la richesse de la ferme,\nil n'en est pas toujours la partie la plus soignée. Bien souvent les poules sont\nlogées dans la grange ou dans rétable, pondent leurs œufs dans le premier\ncoin venu, couvent les poussins dans un vieux panier. Là où elles sont mieux\nlogées, les abaris sont obscurs et peu aérés et rarement les précautions sont\nprises pour assurer un peu de confort aux poules.\nTout comme les abris des autres animaux, les poulaillers doivent être\nbien éclairés; d'autanit plus que les nourritures sont éparpillées sur le sol et\nque les poules doivent picorer le moindre grain pour que la nourriture ne»\nsoit pas gaspillée.\nLa construction des poulaillers depuis longtemps attire l'attention des\naviculteurs et divers systèmes de constructions économiques onit été pratiqués\net perfectionnés dans les différents pays où l'on s'adonne à l'aviculture sur\nune grande échelle.\nSans entrer dans de grands développements, nous allons indiquer ici\nce qui est indispensable pour que les poules soient logées hygiéniquement.\nNous avons déjà dit un mot de la question de l'éclairage; celles de l'aé-\nration et du cube d'air requis par unité ne sont pas moins importantes, car il\nfaut considérer que la plupart du temps les poules vivent mangent et dorment\ndans le même local. Dans un poulailler bien compris on aménagera un dortoir\npour les poules, mais celui-ci se trouvera non dans un local spécial, mais à un\nmètre environ au-dessus du niveau du parquet. Ce dortoir consiste en un plan\nen béton (il faut éviter de le faire en bois pour faciliter le nettoyage),\nlégèrement déclive et posé à 1 mètre au-dessus du sol. Au-dessus de ce plan"}, {"page_pdf": 17, "page_imprimee": "n. p.", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192201-01.1.17", "texte": "PLANCHE III.\nSupplément à la Revue LA CITE. — IIIe Année. — N° 1."}, {"page_pdf": 18, "page_imprimee": "n. p.", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192201-01.1.18", "texte": "PLANCHE IV.\nSupplément à la Revue LA CITE. ̶ IIIe Année. ̶ N° 1."}, {"page_pdf": 19, "page_imprimee": "13", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192201-01.1.19", "texte": "LA CITÉ.\nJANVIER 1922.\n\nsont aménagées les perchoirs qui reposent sur des fourches, ce qui permet de\nles enlever pour le nettoyage. Les perchoirs seront de forme carrée de 0,05 à\n0,07, avec angles arrondis. Les perchoirs ronds sont à éviter. Les dortoirs\ndoivent être horizontaux et non disposés en gradins.\nPour calculer les dimensions d'un poulailler on peut partir des données\nsuivantes déduites de la pratique.\nLe parquet sera compté à raison de 1 m 2 pour quatre poules, et chaque\npoule disposera de 1/2 m 3 d'air. Pour loger 50 poules on aura besoin d'une\nsuperficie de 3 X 4,20 et de 2 m. de hauteur.\nLes dimensions dépendent aussi de la race des poules : leghorn,\nmaj orques, etc.\nLes dortoirs seront calculés comme suit : le 9 perchoirs sont à espacer de\n0,40 m., leur longueur doit être calculée à raison de 0,20 m. par poule.\nLa construction des nids servant pour la ponte demande également\nquelques soins. Ils seront calculés à raison de 1 pour 4 pondeuses. Les dimen-\nsions seront de 0,25 X 0,30 m. Le côté d'accès doit avoir au moins 0,30 m.\nLe dessus des nids doit être fortement incliné en avant pour empêcher les\npoules de s'y percher. Le fond est fait de préférence en forte toile et si pos-\nsible à double paroi formant poche. L'œuf pondu glisse entre les deux parois\ndu fond et est soustrait aux atteintes des pondeuses qui seraient tentées de\nmanger leurs œufs.\nLes nids sont disposés à 1 m. ou 1.20 m. du sol.\nDans les fermes où l'aviculture est un peu poussée, les nids sont disposés\nde façon à permettre l'entrée du nid à la pondeuse et lui en interdire la sortie.\nLe fermier peut alors se rendre compte du rendement de chaque unité et\nécarter celles dont le rendement ne compense pas les frais d'entretien.\nDans les exploitations qui ne disposent pas de couveuses et d'éleveuses\n(ce qui est le cas pour la plupart des fermes où l'aviculture n'est pas la branche\nprincipale), il est bon de se préoccuper des poules couveuses. Il est utile\nde les disposer dans un local isolé et tranquille. Des loges spéciales seront amé-\nnagées pour les couveuses. Ces loges devront avoir plus ou moins 1 m 2 de\nsuperficie et devront être facilement accessibles pour le recurage. Un couloir\nde service pourra être disposé le long de ces loges, 1 m. à 1,25 m. de largeur\nsuffit. Trois loges pour couveuses suffisent pour un poulailler de 50 poules.\nUne courette à l'air libre et entourée de treillis peut être en communication\navec les loges des couveuses pour permettre aux poussins et aux mères de cou-\nrir à l'air libre et de jouir de la chaleur du soleil.\nPour les pondeuses, il est utile d'avoir des parquets similaires, mais plus\nétendus en longueur. Ces parquets sont plantés d herbe et peuvent être divisés\nde façon à permettre de les ressemer partiellement. Ces parquets doivent être\nentourés de treillis métallique de 1,50 à 3 m. de hauteur suivant la race des\npoules et la partie supérieure sera recourbée vers 1 intérieur du parquet pour\nempêcher les poules de s'échapper.\nUn cultivateur soucieux de conserver la race de ses poules séparera le"}, {"page_pdf": 20, "page_imprimee": "14", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192201-01.1.20", "texte": "LA CITÉ\nJANVIER 1922\n\npoullailler en compartiments où il n'admettra que des unités de la même race.\nUn parquet est alors annexé à chaque compartiment.\nLe poulailler demande quelques soins hygiéniques spéciaux. Les para-\nsites sont la grande plaie du poulailler. Ces parasites sont de deux sortes :\nles poux et les mites. Les premiers ne quittent pas le corps des volailles. C'est\npourquoi l'on ne peut permettre aux poules de loger et de courir dans l'étable.\nLes mites n'infectent les poules que la nuit et vont se loger pendant le jour\ndans toutes les fentes et les interstices des cloisons. On a inauguré divers sys-\ntèmes pour faire la guerre aux mites, un des plus pratiques est de faire les\nperches creuses et divisées en deux parties. Les mites s'introduisent dans la\npartie creuse du perchoir et le surveillant du poulailler peut les extrminer le\nmatin. Les perchoirs ne peuvent pas toucher les cloisons.\nLe degré de froid du sol est un élément d'autant plus à considérer qu il\narrive souvent que l'on ne donne pas de litière aux poules ou tout au plus une\nlitière en feuilles sèches ou aiguilles de sapin, ce qui isole peu du froid, la litière\nétant d'ordinaire itrès mince.\nIl serait à désirer que le sol du poulailler puisse être fait en matériaux\npas trop froids au toucher. Le bois serait à conseiller s il ne pourrissait si vite.\nUne aire en terre battue est encore le plus à conseiller. Pour empêcher les\nrongeurs de s'introduire par le sol, on pourra mettre une solide toile métal-\nlique sous l'aire. Le sol sera légèrement déclive vers l'extérieur pour permettre\nl'écoulement facile des eaux de recurage. Les parois seront aussi lisses que\npossible et blanchies à la chaux; les angles seront arrondis.\nSi l'on fait plusieurs compartiments dans le poulailler, il suffit de faire\nles cloisons d'une demi-brique.\nL'éclairage d'un poulailler doit être abondant. Nous en avons déjà\nsignalé une des raisons. D'autre part, la lumière solaire ne pourra qu'influencer\nfavorablement les pondeuses. Les fenêtres seront disposées tout près du sol et\nsur autant de faces que le plan le permet, de cette façon la lumière atteindra\nfacilement le sol où la lumière est le plus nécessaire.\nDans un poulailler bien organisé, ces fenêtres sont amovibles et peuvent\nêtre remplacées pendant l'hiver par un panneau en matériaux moins froids\nque le verre. Des fenêtres placées au haut du poulailler donnent alors l'éclai-\nrage.\nLes poules à engraisser ne doivent pas séjourner dans des locaux trop\néclairés. Une demi-obscurité favorise leur développement.\nLa meilleure orientation pour le poulailler est l'est ou le sud-est.\nLes portes d'accès ne doivent pas être de grandes dimensions, une\nlargeur de 0,80 m. sur 1,80 m. de haut suffit. Elles peuvent être de construc-\ntion légère et si possible revêtues dans leur partie inférieure d'une tôle pour\nempêcher les dévastations des rongeurs.\nSi les poulaillers sont pourvus de parquets à l'air libre, il faut prendre des\nprécautions spéciales pour les ouvertures d'entrée et de sortie. Celles-ci ne\ndoivent pas être trop hautes, 0,30 m. suffit, mais elles seront assez larges"}, {"page_pdf": 21, "page_imprimee": "15", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192201-01.1.21", "texte": "LA CITÉ.\nJANVIER 1922.\n\npour permettre la sortie simultanée de plusieurs poules, car lorsqu'on ouvre\nle matin, il arrive que toutes les poules se précipitent vers la sortie et s'écrasent\nmutuellement. Ces ouvertures fermeront au moyen de tôles ou de planchettes\nmobiles entre glissières. Elles devront fermer solidement et hermétiquement\npar précaution contre les maraudeurs.\nUn bon poulailler devant être énergiquement ventilé, il est très utile\nd'aménager une cheminée d'aération dans les poulaillers.\nLes toitures des poulaillers ne peuvent être en matériaux trop légers. La\ntôle ondulée, le zinc, le feutre asphalté ne peuvent convenir que si en hiver\non intercale un faux plafond dans le poulailler, car ces matériaux laissent trop\nfacilement pénétrer le froid à l'intérieur. Mieux vaut les couvrir de tuiles ou\nbien aménager le poulailler dans un local surmonté d'un étage ou d'un\ngrenier. A proximité du poulailler et en communication facile avec lui on\npeut aménager un petit dépôt pour graines et autres aliments pour les poules.\nLe fumier provenant du poulailler constitue un excellent engrais; il peut\nêtre avantageux de le conserver à part dans une petite fosse.\nCHEVRERIES\nLa chèvre est la vache de l'ouvrier. Cet animal qui peut donner par jour\ndu lait en quantité suffisante pour toute une famille et d'une qualité extrê-\nmement nutritive ne demande en somme que peu de soins et un local res-\ntreint peut lui suffire.\nPour une chèvre un local de 3 m 2 suffit. Si plusieurs chèvres sont logées\ndans la même étable on comptera 0,75 m. de largeur. Le lit aura 0,80 à\n1,20 m. de profondeur. Un égout peu profond, un couloir de désinfection\nde 0,75 m. complètent, la disposition d'une chèvrerie. Le lit ne doit être\ndéclive que sur 1/3 de sa profondeur. La mangeoire et la crèche peuvent être\nen bois. La mangeoire a son niveau supérieur à plus ou moins 0,50 m. au-\ndessus du sol.\nL'éclairage se fait par des fenêtres placées à 1,50 m. du sol. Ces fenêtres\nbasculant vers l'intérieur assurent en même temps la ventilation.\nBERGERIES\nLes bergeries peuvent être des bâtiments sommaires vu que les moutons\nsont des animaux nullement difficiles à héberger. Le fumier ne dégage que\npeu de vapeur d'eau conséquemment les matériaux les plus simples peuvent\nconvenir pour ces constructions. Des murs en torchis posés sur une fondation\nen briques peuvent convenir, mais il faut que la maçonnerie dépasse le sol\nde 1 à 1 m. 25. En effet le fumier séjourne pendant l'hiver dans la bergerie\net peut atteindre cette hauteur. Le sol ne doit pas être pavé.\nLes matériaux tels que le torchis ou le pisé sont d'autant plus à conseil-\nler qu'ils permettent de faire des murs épais à des prix relativement peu élevés.\nLes murs des bergeries doivent être épais pour garantir la bergerief contre"}, {"page_pdf": 22, "page_imprimee": "16", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192201-01.1.22", "texte": "LA CITÉ\nJANVIER 1922.\n\nle froid de l'hiver et y conserver une température égale. L'orientation du mur\nfrontal est un point important. On aura soin de diriger ce mur vers le sud ou\nle sud-est. La naissance des agneaux a lieu en hiver et au commencement du\nprintemps, c'est pour cette raison que le local doit être chaud. Une tempéra-\nture de 1 0 à 15° est la plus convenable pour les bergeries.\nLa superficie des bergeries dépend du nombre, de l'âge et de la race\ndes brebis, ainsi que la façon de les nourrir, soit que l'alimentation se fasse\nà terre (ce qui est naturellement à déconseiller), soit dans des râteliers en\nlongueur ou circulaires.\nOn calcule la superficie d'une bergerie à raison de 0,70 m 2 par brebis\nadulte. Si l'on veut pousser un peu plus avant l'étude d'une bergerie (surtout\npour un grand troupeau où l'économie de superficie doit forcément interve-\nnir) on pourra se servir utilement des dimensions suivantes :\nPour un mouton d'une année 0,50 X 0,60 m.\nPour un agneau 0,60 -X 0,70\nPour une brebis mère 0,70 X 0,80\nPour un grand mouton à l'engrais 0,80 X 1,00\nPour un bouc 1,00 X 1,20\nLa longueur des râteliers se calcule :\nPour un agneau de 1 à 4 mois 0,15 à 0,20 m.\nPour un agneau d'un an 0,30\nPour un mouton adulte 0,40\nPour un grand mouton cornu 0,50\nLa longueur moyenne des mangeoires et râteliers est de 0,40 m. par tête.\nUne hauteur assez considérable est requise pour une bergerie, parce que\nle fumier y séjourne longtemps et finit par vicier l'air. On compte pour un\ntroupeau inférieur à 500 têtes une hauteur de 3 m. et pour un troupeau\nsupérieur à ce nombre 4 m. de hauteur.\nLes brebis courent librement dans la bergerie, mais dans les installa-\ntions un peu soignées, on sépare les animaux d'après leur âge par des cloisons\nde 2,50 à 3,50 m. de longueur sur 0,85 à 0,95 m. de hauteur, construites en\nlattes de un sur trois pouces. Dans ces installations les boucs sont séparés dans\ndes loges de 1,40 x 1,40 m.\nLe sol d'une bergerie n'est généralement pas pavé. Il se trouve en géné-\nral à 0,20 m. en contrebas du sol environnant et doit se composer d'une cou-\nche d'argile sur laquelle se trouve une couche de sable de 0,20 à 0,30 m.\nd'épaisseur. Cette dernière couche est renouvelée quand on enlève le fumier\nc'est-à-dire tous les 4 à 6 mois.\nLes mangeoires se font d'ordinaire en bois, elles sont accouplées aux\nrâteliers. Les mangeoires peuvent être revêtues de zinc ou de tôle pour empê-\ncher que les animaux ne rongent le bois. Elles ont 0,25 m. de large sur une\nprofondeur de 0,10 m. Le dessous du râtelier se trouve à 0.40 m. du sol\net la hauteur totale est de 0,90 à 1 m. Ils doivent être construits de façon à"}, {"page_pdf": 23, "page_imprimee": "n. p.", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192201-01.1.23", "texte": "PLANCHE V.\nSupplément à la Revue LA CITE. ̶ IIIe Année. ̶ N° 1."}, {"page_pdf": 24, "page_imprimee": "17", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192201-01.1.24", "texte": "LA CITÉ.\nJANVIER 1922.\n\nce que la poussière en suspens dans le foin ne tombe pas dans les yeux ni\ndans la laine des animaux-\nLes mangeoires sont adossées aux murs ou isolées. Dans ce dernier cas\nelles doivent être assez longues pour leur donner de la stabilité, car elles\nne peuvent être fixées au sol pour faciliter le recurage de la bergerie. En ce\ncas, elles ont 3 à 4 m. de long. Elles sont simples ou doubles, oblongues\nou rondes, elles sont espacées de 5 m. d'axe en axe. Quand elles sont rondes,\nelles sont espacées de 4 m. de centre à centre. Les barreaux ou lattes sont\nespacés de 0,08 m. et les angles d'ouverture de 50° à 60°. Un râtelier double\navec mangeoire a 0,60 m. de largeur sur 1 m. de haut.\nLes râteliers circulaires présentent de réels avantages. On peut les faire\namovibles ou à demeure autour des supports de la toiture et comme les\nanimaux sont placés concentriquement autour du râtelier, ils ne s'arrachent\npas la laine en mangeant. Un râtelier circulaire de 2 m. de diamètre peut\nservir à 20 ou 30 animaux. D'un autre côté, ils ont le désavantage d'être\nassez coûteux d'entretien.\nLes boissons sont servies aux brebis dans des seaux.\nLes portes doivent être larges pour faciliter la sortie simultanée de plu-\nsieurs animaux. On leur donne 2,50 à 3 m. de largeur, leur hauteur doit être\nde 3 m. pour faciliter la sortie du fumier. Elles sont le plus avantageuse-\nment situées dans deux murs opposés pour permettre le passage d'une char-\nrette. Les angles des ébrasements doivent être arrondis. Ces portes servent\nau charriage, mais pour le service de la bergerie on aménage des portes de\n1 m. à 1,25 m. de largeur sur 2 m. de haut. Ces portes, divisées en deux\nparties dans le sens de la hauteur, permettent une bonne aération. Il est à\nconseiller de les faire nombreuses pour pouvoir évacuer rapidement la ber-\ngerie en cas d'incendie. Il est bon de faire dans le bâtis une coulisse permet-\ntant le placement en été d'une porte à claire-voie.\nLes fenêtres doivent être multiples, grandes et larges, car une bergerie\nne saurait être assez claire. On les fera de préférence conformes à celles des\n©tables, c'est-à-dire tournant à un angle de 30°, l'arête inférieure servant\nd'axe de rotation.\nAu dessus de la bergerie, on aménage un grenier à fourrage. Sa capacité\nse calcule à raison de 1 m 3 par tête. L'aire de ce grenier doit être sans fentes\nni interstices pour ne pas laisser filtrer la poussière sur la laine des brebis.\nFOSSE A FUMIER, FOSSE A PURIN\nLes déjections solides et liquides des animaux de la ferme forment, sur-\ntout pour les terrains sablonneux, le meilleur engrais, c'est pourquoi il faut\napporter à leur conservation le plus de soins possible. Qu'on se rappelle ici\nque des contrées entières de notre pays ont été fertilisées grâce à la conser-\nvation et à l'emploi rationnel des fumiers provenant des étables.\nUn premier point à prendre en considération, c'est qu'il faut dès leur"}, {"page_pdf": 25, "page_imprimee": "18", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192201-01.1.25", "texte": "LA CITÉ\nJANVIER 1922.\n\nproduction, séparer les déjections liquides des déjections solides pour les ras-\nsembler dans des fosses séparées. Au cours de cette étude, nous avons indiqué\nles différentes canalisations et les dispositions à établir pour évacuer le purin.\nLe fumier et rassemblé dans une fosse ouverte où, d'après les besoins\nde la culture, il séjourne de 4 à 6 mois. Une des premières précautions à\nprendre c'est de calculer les dimensions de la fosse de façon à pouvoir y\naccumuler tout le fumier produit pendant cette période. Le fumier ne pou-\nvant être tassé plus haut que 1,25 m. à 1,50 m. on peut calculer la superficie\nsur les bases suivantes :\nUn cheval produit en 6 mois 6m3 250 Superficie 5m2\nUne vache » » 7m3 150 » 6m2\nUn mouton » » Om3 250 » Om2 25\nUn porc » » Om3 650 » om' 50\nLes fosses à fumier doivent être étanches sur toutes leurs faces de façon\nà y conserver toutes les matières fécondantes.\nLe sol sera légèrement en déclivité pour que la surabondance des ma-\ntières liquides en suspens dans le fumier puisse s'écouler soit dans la fosse à\npurin ou dans une petite fosse où Ton puisse vidanger ce liquide. Le fond\nde la fosse doit être en matériaux imperméables soit une couche de béton\nsoit un pavement d'une brique de champ maçonnée au ciment. Le fond de\nla fosse se trouvera à environ 0,60 m. en contre-bas du niveau du sol. Les\nmurs qui entourent la fosse seront de 1/2 brique. Ces murs dépassent le sol\nde 0,80 à 1 mètre. Ils doivent être crépis d'une forte couche de ciment sur\nles faces intérieures.\nIl faut préserver le fumier de l'action des pluies et du soleil. C'est pour-\nquoi on préserve souvent la fosse au moyen d'une légère toiture. C'est là une\ncoutume qui commence à se généraliser dans notre pays et qu'on ne saurait\nassez recommander de suivre. Mais il faut rechercher les moyens de couver-\nture et les supports les moins coûteux, car il faut que les frais de construction\nsoit contrebalancés par l'économie réalisée.\nL'emplacement de la fosse à fumier n'est pas indifférent, il faut qu'elle\nsoit située le plus près possible des étables. Elle peut être adossée aux murs\ndes étables ou être isolée. Dans ce cas elle ne peut être distante du bâtiment\nde plus de 8 à 10 mètres. Il suffit que les charrettes qui transportent le fumier\npuissent circuler facilement et ne doivent pas parcourir une trop grande dis-\ntance. L'engrais liquide est recueilli dans une fosse couverte. Le sol et les\nparois doivent être complètement étanches car la moindre filtration constitue\nune perte sensible. Le fond doit être en briques posées de champ sur un radier\nde béton, le sol sera avantageusement posé s'il est déclive vers le trou de\nvidange. Le fond du trou de vidange sera de 0,20 m. en contrebas du sol de\nla fosse pour permettre de la vider entièrement.\nLes parois doivent être en briques dures, elles seront de 1 1/2 brique\nd'épaisseur. Il est utile de les revêtir en outre de dalles, de revêtement, jusqu'à"}, {"page_pdf": 26, "page_imprimee": "19", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192201-01.1.26", "texte": "LA CITÉ\nJANVIER 1922.\n\nla hauteur de la nappe aquifère si le fond de la fosse doit se trouver en contre-\nbas de cette nappe. Les murs et le pavement doivent être crépis au mortier\nde ciment et imperméabilisés au moyen d'un enduit de goudron.\nLa voûte peut être en béton armé; en voûte enberceau de deux demi-\nbriques. Les voussettes entre longerons sont moins à conseiller. Le béton\narmé est pour les grandes fosses le matériel le plus avantageux vu qu'il per-\nmet les plus grands écartements des murs.\nLa fosse à purin se place dans le couloir de désinfection de l'étable ou\nsous la fosse à fumier. Le purin y est amené au moyen de tuyaux en grès de\n0,12 m. de diamètre.\nLe trou de vidange sera suffisamment large pour permettre à un homme\nde pénétrer dans la fosse pour la nettoyer ou pour la réparer.\nSi Tépuisement se fait à la main, il faut compter sur un trou de vidange\nd'où moins 2 mètres de largeur.\nDe nos jours dans les exploitations de quelque importance l'épuisement\nse fait au moyen de la pompe à purin, ce qui facilite beaucoup la main-\nd'œuvre.\nQuel que soit le moyen d'épuisement mis en œuvre, on aura soin de fer-\nmer hermétiquement la fosse pour conserver au purin les gaz fécondants. Le\ntrou de vidange sera fermé par une dalle en pierre de taille ou un couvercle\nen fer.\nLa contenance cubique sera calculée proportionnellement au nombre\ndes habitants de l'étable. Si le purin séjourne pendant six mois dans la fosse,\non calcule sa capacité sur les bases suivantes :\nPar vache 1 m 3 500;\nPar cheval 0 m 3 500;\nPar porc 0 m 3 250.\nLa fosse à purin collecte aussi les eaux de recurage des étables; en cal-\nculant la capacité d'une fosse on devra tenir compte de ces eaux à raison de\n50 p. c. de la production du purin.\nLOCAUX INTERMEDIAIRES\nDans toute exploitation agricole il doit y avoir entre les logements des\nanimaux et l'habitation certains locaux pouvant servir à la préparation des\naliments des animaux et à la préparation des produits de l'étable,\nDans les grandes exploitations agricoles où les étables forment un bâti-\nment séparé de l'habitation, ces locaux intermédiaires seront naturellement\nplus étendus et plus divisés que dans les petites exploitations où ils seront\nsommaires et condensés.\nParmi ces locaux on peut ranger également les étables de quarantaine ou\ninfirmerie, les étables de vèlerie, les chambres de surveillance. Tous ces\néléments sont indispensables dans une grande exploitation agricole moderne,\nDans les petites exploitations où de pareilles extensions ne sont pas permises"}, {"page_pdf": 27, "page_imprimee": "20", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192201-01.1.27", "texte": "LA CITÉ\nJANVIER 1922.\n\npar raison d'économie on peuit suppléer à leur absence par certaines disposi-\ntions dans les autres locaux.\nLes dépôts de fourrage servent à la conservation des aliments frais\ntels que betteraves, trèfle. Il faut que le local, qui est destiné à les recevoir*\nsoit sec, bien aéré et bien éclairé. Il faut que le sol soit pavé et sec. Ces\naliments se mettent en tas. Il faut que le local soit disposé de façon à offrir\n*n ou plusieurs coins où les aliments puissent s'accumuler. La porte d'entrée\ncroit être suffisamment large pour permettre le passage d'une brouette. Dans\nune grande exploitation les portes doivent permettre le déchargement d'un\nchaxioit. On mettra une pompe dans ce local pour permettre le lavage et\nl'épluchage des racines.\nDans les petites exploitations le dépôt de fourrage sera à proximité de la\nlaverie et en communication avec elle. La pompe pourra alors servir aux\ndeux locaux.\nDans ce local on peut placer aussi les bacs pour la conservation des\naliments farineux.\nTrès souvent on y place une douche pour la préparation des aliments\nchauds. Sans entrer dan® la discussion s'il est utile ou non de donner aux ani-\nmaux des nourritures bouillies, on peut déconseiller dç faire du feu et de\nproduire de la vapeur d'eau dans les endroits où l'on conserve les fourrages.\nLà où l'on dispose d'un hangar ou d'un grand local pour l'alimentation,\nla disposition d'une douche n'offre pas les mêmes inconvénients. On remisera\nutilement dans ce local les machines servant à hacher la paille, à piler\nTavoine, etc. La largeur de ce local sera de 3,50 m. environ et sa profondeur\npeut être calculée à raison de 1 mètre par pièce de bétail.\nLa laiterie. Dans ce local on reçoit et on prépare le lait qui servira\nà la confection du beurre et du fromage ou qui sera vendu aux clients. Le\nlait, pour qu'il se conserve bien, doit être soustrait immédiatement aux éma-\nnations et à la poussière en suspens dans l'air de l'étable. Il faut de plus que\nia température du lait soit portée à un degré inférieur à 1 6°, car au-delà de\nce degré, il est exposé à tourner.\nDans une exploitation de quelqu'importance on aura en communication\ndirecte avec l'étable, une petite chambre servant de laiterie. Le meilleur\nemplacement est l'extrémité du couloir de désinfection.\nDans les petites exploitations la manipulation du lait pourra se faire dans\nla laverie qui pour cette raison devra être bien ventilée et bien aérée.\nSi la manipulation du lait se fait dans un local séparé, celui-ci devra\nêtre suffisamment grand pour pouvoir y effectuer l'écrémage du lait, la\nconfection et le barratage du beurre, etc.\nLe refroidissement du lait se fait dans une grande installation au moyen\nde machines spéciales. Elle peut se faire aussi d'une façon plus primitive\ndans un bac en ciment entouré d'eau. La fraîcheur de l'eau refroidit le lait\ncontenu dans le bac et l'eau peut servir alors de boisson pour les animaux.\nChambre de garde. Il faut qu'on puisse surveiller l'étable de jour"}, {"page_pdf": 28, "page_imprimee": "n. p.", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192201-01.1.28", "texte": "PLANCHE VI.\nSupplément à la Revue LA CITE. — IIIe Année. - N° 1."}, {"page_pdf": 29, "page_imprimee": "21", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192201-01.1.29", "texte": "LA CITÉ.\nJANVIER 1922.\n\net de nuit. Dans les petites exploitations où l'étable et la maison forment un\nseul bâtiment la surveillance de rétable se fera par un guichet se trouvant\ndans la cuisine ou dans la laverie. Ce guichet peut être fait en forme de\nlanterne pour pouvoir y placer une lumière le soir, ce qui permettra d'éclairer\ni étable sans s'exposer aux dangers d'incendie.\nDans les exploitations plus considérables où l'étable forme un bâtiment\nséparé on aura soin de disposer une chambre de garde ayant une vue directe\nsur l'étable et si possible sur l'écurie.\nEtable d'isolement ou infirmerie. Une pièce de bétail nouvellement\nachetée ne doit pas être introduite directement dans l'étable. H faut qu'on\npuisse la garder quelques jours en observation ou bien lorsqu'un animal est\nmalade il faut qu'on puisse l'isoler des autres animaux pour que la maladie ne\nse communique pas.\nSas d'air. Il peut arriver que dans les petites exploitations les étables\nse trouvent dans le même bâtiment que l'habitation. Il faut alors séparer\nl'étable de l'habitation au moyen d'un dégagement bien aéré et ventilé qui\nfasse l'office de syphon ou de sas d'air pour empêcher les émanations de\nl'étable de pénétrer dans l'habitation.\n\nECHOS ET NOUVELLES\nCONFERENCE INTERNATIONALE DE\nL'HABITATION ET DES CITES-JAR-\nDINS A LONDRES EN MARS 1921. ―\nLa prochaine Conférence de l'lnternatio-\nnal Garden-Cities and Town Planning Asso-\nciation aura lieu à Londres les 14, 15 et 16\nmars 1922 à l'Exposition de l'habitation\nidéale du « Daily Mail », à Olympia.\nLa Conférence s'occupera des grandes\nquestions du problème de l'Habitation et de\nl'Urbanisation telles qu'elles se posent dans\nles divers pays. Chaque participant aura ses\nentrées, durant la Conférence, à l'Exposi-\ntion. Celle-ci sera d'un intérêt exceptionnel.\nElle comprendra tous matériaux et agence-\nments pratiques de l'habitation. La Confé-\nrence exiposera en outre un ensemble de\nplans, tableaux et diagrammes sélectionnés\nparmi les meilleures productions de tous\npays, relativement à l'habitation et à l'ur-\nbanisation.\nD'intéressantes visites et démonstrations\najouteront à l'intérêt de la conférence.\nLe programme provisoire du congrès sus-\nceptible d'être revisé est libellé comme suit:\nMardi 14 mars 1922. 10 heures du matin.\nBureau d'information ouvert à l'usage des\ndélégués; 12 heures, réception et discours\ndu président (Ebeneger Howard) ; 1 heure\naprès-midi : Lunch. L'après-midi sera con-\nsacrée à la visite de l'exposition et à l'exa-\nmen des plans.\nMercredi 15 mars : Visite en détail de\nl'exposition de I*Habitation Idéale; 1 heure,\nlunch; 2 h. 30, conférence sur les mesures\nà prendre en vue de provoquer l'édification\nde cités-jardins dans le monde;\nJeudi 16 mars. Visite du village modèle\nérigé par le « Daily Mail » et à la ci té-jar-\ndin de Welwyn; 1 heure, lunch; 2 h. 30,\nconférence internationale traitant de la ré-\nduction du prix de revient des constructions.\nUn grand nombre d'exemples intéressants\nde constructions faites en matériaux divers\npeuvent être vus à la cité jardin- de Wel-\nwyn.\nSi le nombre des participants lie justifie,\nune visite pourra être organisée, dans la pro-\nvince anglaise, parmi les ensembles nouvel-\nlement construits : Agglomérations et Cités-\nJardins. L'excursion durerait une semaine.\nCeux de nos lecteurs qui voudraient par-\nticiper à ce Congrès auront intérêt à s'adres-\nser à l'Union Internationale des Villes, rue\nde la Régence, 3bis, Bruxelles, qui participe\nà l'organisation du Congrès et de l'Exposi-\ntion."}, {"page_pdf": 30, "page_imprimee": "22", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192201-01.1.30", "texte": "LA CITÉ\nJANVIER 1922.\n\nCONCOURS\n\nProgramme du Concours pour l'élaboration d'un groupe de maisons à\nbon marché à construire au Quartier Kersbeek, à Forest.\nParagraphe I. Règlement du concours\nArticle 1. La Société anonyme « Le Foyer\nForestois », ayant son siège social à la Maison\ncommunale de Forest, ouvre entre tous les archi-\ntectes belges un concours pour la construction\nd'un quartier d'habitations à bon marché à édifier\nsur un terrain dont le plan d'ensemble est ci-joint\net d'après le programme ci-annexé (*).\nArticle 2. Le concours a un double objet :\n1° L'établissement d'un plan général d'aména-\ngement du terrain y compris l'implantation des\ngroupes d'habitations;\n2° La rédaction du projet d'habitations à y édi-\nfier.\nSous peine d'exclusion' du concours, les con-\ncurrents devront présenter tous les documents de-\nmandés, sous la forme et à l'échelle stipulées au\nprogramme, concernant les deux objets qui vien-\nnent d'être indiqués. Les documents non deman-\ndés ne seront pas soumis à l'examen du jury.\nArticle 3. Le concours est anonyme. Il est\nouvert à partir du 13 février et se termine à la\ndate du !8 mai 1922, c'est-à-dire que ce jour-là,\navant 1 7 heures, tous les documents devront être\ndéposés à la Maison communale de Forest, service\ndes travaux.\nIl sera remis aux concurrents un récipissé de\ntous les documents et pièces déposés.\nPour les envois par la poste ou par chemin de\nfer la date ci-dessus indiquée sera celle du dépôt\nau bureau de poste ou de chemin de fer. Ces en-\nvois seront faits à l'adresse suivante :\n« M. le Président de la Société anonyme « Le\nFoyer Forestois », Maison communale de Forest ->\nLes concurrents expédiant leurs œuvres par\nposte ou chemin de fer devront prévenir le desti-\nnataire par carte postale mise à la poste la veille\ndu jour de la remise de l'envoi qu'ils font de tel\nou tell documents. Ils signeront cette carte de leur\ndevise.\nArticle 4. Le jury se compose de :\n!. M. O mer Denis, Bourgmestre, Président de\nla Société ;\n2. M. Léon Wiellemans, échevin des travaux\npublics, administrateur de la Société;\n3. M. Jules Brunfaut, architecte, président de la\nCommission Consultative des Alignements\net Reconstructions; (\n4. M. Hector Gérard, architecte, Administrateur\nde la Société ;\n5. M. Adolphe Puissant, Directeur du Service\ntechnique à la Société Nationale;\n6. M. Pauil Van Ysendyck, secrétaire-trésorier\nde la Société;\n7. Un délégué désigné par les concurrents.\nArticle 5. Les membres connus du jury se\nréuniront dans la huitaine qui suivra la date de re-\nmise des projets. Ils détermineront le délégué des\nconcurrents qui aura recueilli le plus de suffrages\nde ceux-ci; en cas de parité de voix, on procédera\npar le tirage au sort.\nCes membres désigneront un président et un\nrapporteur.\nArticle 6. Une somme de dix mille francs est\nmise à la disposition du jury pour récompenser\net indemniser les auteurs des projets qui lui sont\nLe jury proposera le nom du concurrent qui\nsera chargé de dresser le pllan d'ensemble défini-\ntif, en tenant comjpte éventuellement de certaines\nobservations.\nSi, en dehors du projet choisi, il s'en trouve\nd'autres présentant l'une ou l'autre particularité\nintéressante et digne d'être appliquée, le jury pro-\n\n(*) Un plan levé sur le terrain contenant toutes\nles dimensions et cotes de niveau, dressé à l'échelle\nde 2 mm. par mètre peut être obtenu au bureau\npour le prix de 25 francs.\nsoumis et pour servir éventuellement à faire une\navance d'honoraires aux concurrents chargés de\nl'exécution."}, {"page_pdf": 31, "page_imprimee": "23", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192201-01.1.31", "texte": "CONCOURS\nLA CITÉ.\nJANVIER 1922.\n\nposera à la Société locale l'acquisition de ces pro-\njets en vue d'une exécution partielle.\nLe jury proposera également lie nom du ou des\narchitectes qui seront chargés de l'exécution des\nhabitations en déterminant le nombre d'habita-\ntions dévolues à chacun d'eux. L'auteur du plan\nd'ensemble définitif tiendra compte de cette der-\nnière disposition dans la rédaction de son plan»\nArticle 7. Les honoraires des architectes\nchargés de travaux à la suite du concours seront\nétablis d'après le barème de la Société Nationale.\nLa Société locale décidera ultérieurement la façon\ndont se fera la direction des travaux.\nArticle 8. Le jury terminera ses opérations,\nau plus tard dans les 2 mois qui suivront la date\nde remise des projets. Il rendra sa décision sous\nforme de rapport motivé qui sera affiché lors de\nl'exposition des projets.\nCette exposition se fera à partir du 6 août 1922\njusqu'au 20 août 1922 inclus, de 9 à 17 heures\nclans le préau de l'école du Pont de Luttre, boule-\nvard Guillaume Van Haelen, 52.\nArticle 9. La Société locale s'engage à res-\npecter les décisions du jury. Si aucun projet ne\nmérite d'être primé, le concours sera annulé et la\nSociété reprendrra sa pleine liberté dans le choix\nd'un architecte.\nArticle 10. La Société se réserve le droit de\npublier les documents et plans primés.\nArticle 1 1. Les projets non primés seront\ntenus à 1® disposition de leurs auteurs, durant les\nquinze jours qui suivront la fermeture de l'expo-\nsition des projets primés. La Société décline toute\nresponsabilité au sujet des documents que les con-\ncurrents n'auront pas repris à cette date.\nParagraphe 11. Programme du concours\nA. Utilisation du terrain. La surface sera uti-\nlisée de façon à y établir environ 500 logements.\nLes constructions seront disposées par groupes\navec des espaces libres conservés entre ceux-ci.\nLes constructions seront établies en recul des\nalignements là où des zones de recul sont prescri-\nte» c'esit-à-dire avenue Kerslbeek et avenue de Flé-\nron et éventuellement le long des artères intérieu-\nres pour écarter les façades en réduisant la largeur\ndes chemins.\nLà où il n'y a pas de zones prescrites les faça-\ndes peuvent être établies à l'alignement. Plusieurs\nespaces libres seront réservés à l'écart de la circu-\nlation pour les petits enfants.\nOn conservera autant que possible au quartier\nson caractère champêtre.\nB„ Voirie. - Les voies actuellement existantes\nsont toutes pourvues d'égouts dont les profondeurs\net pentes sont renseignées au pian-terrier qu'on\npeut se procurer au bureau.\nLes canalisations d'eau, de gaz et d'électricité\nsont renseignées sur le même plan. Ellles seront\ncomplétées par les soins du Foyer Forestois. Les\npavages des voies existantes seront également com-\nplétées là où il y a lieu par le Foyer Forestois.\nLes auteurs de projets s'évertueront à éviter les\nterrassements en maintenant autant que possible\nles dénivellations du terrain.\nLes voies d'accès intérieures que proposeraient\néventuellement les auteurs des projets auront des\nsections aussi réduites que possible. Les canalisa-\ntions et les travaux de voirie proposés par eux\ndans ces voies seront exécutées par les soins du\nFoyer Forestois.\nLes plans indiqueront la voirie, les bâtiments\navec indication de leurs types, les espaces libres,\nles installations spéciales et en général! toutes les\nindications nécessaires à la compréhension par-\nfaite du projet.\nC. Constructions. Le prix du terrain est trop\nélevé pour y bâtir uniquement des habitations indi-\nviduelles; d'un autre côté lie bloc à 3 ou 4 étages\nn'est pas à recommander. Les architectes cherche-\nront à concilier les besoins financiers avec les be-\nsoins de l'hygiène et de l'esthétique. Il leur est loi-\nsible de présenter des projets où interviendraient\nlies deux solutions et même une troisième consis-\ntant en des ensembles décoratifs d'habitations\ncollectives à un ou deux étages.\nQuelques maisons de commerce peuvent être\nprévues.\nIl sera prévu une installation centrale de bains\net de douches à créer à proximité d'une concier-\ngerie.\nII sera réservé un emplacement pour rétablisse-\nment éventuel d'urne buanderie.\nH faudra prévoir des logements pour la classe\nouvrière et des logements pour la classe bour-\ngeoise et les employés; dans la proportion de\n2/3 des premiers pour î/3 des seconds environ."}, {"page_pdf": 32, "page_imprimee": "24", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192201-01.1.32", "texte": "CONCOURS\nLA CITÉ\nJANVIER 1922.\n\n'Les logements ouvriers comprendront toujours,\noutre les chambres à coucher, une saille commune\nde î 6 au moins, une laverie, un réduit à pro-\nvisions aérabile, un réduit à charbon de capacité\nvariable, un W. C. aéré par l'extérieur à l'abri de\nla gellée et une terrasse pour sécher le linge.\nSur dix logemnts il y en aura 4 ave 2 chambres\nà coucher; 5 avec 3 chambres à coucher; 1 avait\n4 chambres à coucher.\nCelles-ci ne pourront pas avoir moins que 9 ra-\nde surface.\nDans lia mesure du possible on cherchera à sé-\nparer les logements et leurs accès les uns des\najutres.\n11 sera prévu dans tous les appartements des\nplacards ou armoires fixes et si possible des poêles\nà récupération permettant de chauffer l'ensemble\ndu logement en hiver.\nTous les logements «doivent être pourvus d'eau\nde î Intercommunale et d'eau de piluie; de gaz pour\nles réchauds et d'éclairage à l'électricité.\nL'enlèvement pratique des immondices ne sera\npas perdu de vue.\nD. Documents demandés. 1° Un plan d'en-\nsemble à l'échelle de 0.002 p. m. figurant le ré-\nseau de la voirie primaire et secondaire, la distri-\nbution et F aménagement des espaces libres et des\nparties plantées, remplacement des canalisations,\ndes installations spéciales et tous les détails relatifs\nau lotissement, aux alignements tant à front de\nrue que sur les cours ou jardins. Ce pilan sera\nprésenté de façon à ce que le Nord soit au-dessus.\n2° Les détails intéressa sts ainsi que les profils\nen travers des différents types d'artères proposés,\nà l'écheilile de 0.005 p. m.\n3° L'élévation schématique et coloriée à l'échelle\nde 0,0 î p. m. de cinq différents groupements pro-\nposés, en teintant lies matériaux dans leur ton réel.\n4° Les plans, coupes et élévations à l'échelle de\n0,02 p. m. des différents types d'habitation propo-\nsés, indiquant les grandes cotes, la sur-\nface des locaux essentiels et lia disposition des\nprincipaux meubles.\n5° Uin mémoire justificatif relatif aux plans pro-\nposés ainsi qu'au choix des matériaux et procédés\nde construction pour les bâtiments et la voirie se-\ncondaire.\n6° Une estimation des dépenses à prévoir.\n7° Une récapitulation des surfaces bâties et des\ncubes bâtis.\n8° Une enveloppe fermée (marquée A) conte-\nnant le nom et d'adresse du concurrent.\n9° Une enveloppe fermée (marquée B) conte-\nnant l'adresse de la personne souhaitée comme\ndernier membre du jury.\nTous les dessins demandés seront collés sur car-\nton ou montés sur châssis.\nTous les dessins, documents, enveloppes, porte-\nront la suscription suivante :\n« Concours d'Habitations à Bon Marché, Forest\n1922 » ainsi que la marque de l'auteur, sous\nforme d'une devise et non d'un dessin.\n\nUCCLE. CONCOURS DE PLAN\nD'ENSEMBLE. En vue de parer à la\ncrise de logement persistante dans toute\nl'agglomération et dans le but de venir en\naide à la population éprouvée, la direction\nde « Uccle-Extension » organise un grand\nconcours entre les architectes belges pour la\nconstruction d'un plan d'ensemble de dix\ncottages à ériger sur un plateau d'Uccle.\nLes plans et devis doivent être adressés\nau comité de direction, 63, rue Beeckman,\nà Uccle, jusqu'au ler1er avril prochain. Les\nplans non primés seront retournés à leurs\nauteurs.\nLA LOUVIERE. CONCOURS POUR\nLA CONSTRUCTION D'UNE CITE OU-\nVRIERE. Les organisateurs du concours\ndont nous avons annoncé l'organisation\ndans notre précédent numéro tout en déplo-\nrant que le délai accordé aux concurrents\nétait si réduit, nous ont fait savoir que la\ndate de remise des projets était reportée au\n1 5 mars prochain» Contrition tardive et im-\nparfaite qui ne mérite qu'un demi-pardon!\nLe présent numéro renferme six planches hors-texte."}, {"page_pdf": 33, "page_imprimee": "couv. 3", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192201-01.1.33", "texte": "MONOBLOC\n176, chsée de Boondael » Bruxelles\nX'\nH\nUt\nV\n*7\nte\n«»\nS\n»•*\n#«•••\n•\" «•. Nt ! **«.î À>\nMaisons ouvrières et rurales\nen agglomérés poreux et en briques\nUSINES\nBéton armé de tous systèmes\nHourdis creux sans coffrages\nBLOCS ATHERMANES KNAPEN\nMACHINES PILONNEUSES\n\nConstructions en bois et en acier\nde tous genres ■■■\n& Maisons démontables &\nJos. BOEL 4 Zonen\nà Tamise\nAdresse télégr. : BOELWERF Tamise\nTéléphone Tamise 10"}, {"page_pdf": 34, "page_imprimee": "couv. 4", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192201-01.1.34", "texte": "Imp. H. KUMPS-ROBYN, 81-85, rue Keyenveld, Ixelles. Tél.: B 174.85\n\nPol MADOU » Gand\nFabrique Belge de Cartons\nBitumés en tous genres\nDistillerie de Goudron\nEtablie depuis 1900\nse charge de la fourniture des\nCartons Bitumés • Asphaltes» brais\nGoudrons» Carbolineums • Vernis noir» Antirouille\nde l'entreprise de la pose de\n•wi\nToitures en pente en simple et double couche.\nToitures-terrasse s en ciment volcanique, asphaltages\nA DDTI f P t#ul spécialement l'attention sur son excellent\nJll m 1 Es LL JU RUBBERROOFING (Toiture caoutchoutée)\n—■ ««périeur aux produits similaires importés\nRoforotirAQ H«k do 100,000 m* do toitures-terrasses placées\nnCiCrCllvvJ Production do plus do 3,000,000 m* do Corton bitunc\nfrtz ot échantillons gratis sur demande\nes Itft\nbitumé on 1924"}]}