{"numero_id": "bm-bmtnaac-1922-03-01", "volume": "bmtnaac_1922-03_01", "ocr_sha256": "3383933f2fcad3fbb6fcc4d1df1b776331aa57e6f92cf3bdc107647f48e2b6ab", "source_tei": "https://github.com/Princeton-CDH/bluemountain-transcriptions/blob/main/periodicals/bmtnaac/issues/1922/03_01/bmtnaac_1922-03_01.tei.xml", "source_mets": "https://github.com/pulibrary/BlueMountain/blob/main/metadata/periodicals/bmtnaac/issues/1922/03_01/bmtnaac_1922-03_01.mets.xml", "url_numero": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192203-01", "articles": [{"article_id": "bm-bmtnaac-1922-03-01-c001", "article_bluemountain": "bmtnaac_1922-03_01#c001", "volume": "bmtnaac_1922-03_01", "ocr_source": "OCR Blue Mountain (ALTO), transcription TEI : lignes lb/@facs", "texte_sans_correction": true, "page_debut": "couv. 2", "page_fin": "couv. 2", "image_debut": 2, "image_fin": 2, "pages_selon": "pagination imprimée relevée dans le METS Blue Mountain (ORDERLABEL) ; [n] = page sans folio restituée", "url_article": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192203-01.2.1", "titre_corps": "Editions \" TEKHNÉ „", "titre_sommaire": "Editions \" TEKHNÉ „", "signature_source": "", "controle": "bornes données par la structure logique METS/ALTO de Blue Mountain (blocs ALTO de chaque constituant)", "pages": [{"page_pdf": 2, "page_imprimee": "couv. 2", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192203-01.1.2", "debut_caractere": 1251, "fin_caractere_exclue": 2831, "texte": "Editions \" TEKHNÉ „\nLA CITÉ. Première année (juillet 1919, octobre 1920). Un volume de 260 pages,\nillustré de 29 planches hors texte, fr 10.—\nLA CITE. Deuxième année (oct. 1920=déc. 1921). Un volume de 288 pages illus-\ntré de 24 planches hors texte fr. 10.—\nVArt et la Société, par H. P Berlage, architecte à Tirés à part de la\nRevue \" Art et Technique „ (septembre 1913-février 1914). Un volume\nluxueusement imprimé et illustré de 98 clichés fr. 20.—\nLa Conservatiou du cœur de !a Ville de Bruxelles, par Charles Buis, avec\ntraduction d'une conférence de C. Gurlitt sur la \" Conservation du cœur\nd'anciennes villes. Une brochure de 24 pages . fr. 2.—\nL'habitation coloniale. Sa construction au Congo Belge par Gaston Boghemans.\nUne brochure de 20 pages abondamment illustrée fr. 3.—\nConstantin Meunier. L'historique de son monument au travail, par R\" Thiry et\nG. Hendrickx. Une brochure illustrée fr. 1.—\nLabbaye de la Cambre. Historique, description, projets de transformation, avec\n20 illustrations. Texte de G. Des Marez, archiviste de ia ville de Bruxelles fr. 1.50\nL'Artdes Jardins et le nouveau jardin pittoresque, par Louis van der Swaelmen,\narchitecte paysagiste . fr. 1.—\nLA REVUE \" TEKHNÉ „. Collection complète de la 2me année <1912-1913). Beau\nvolume de 516 pages, sur papier couché, illustré de 250 clichés. Prix fr. 15.—\nPour obtenir ces livres, il suffit de verser, dans n'importe quel bureau des postes, au\ncrédit du compte chèques postaux \"n° 166.21 la somme due et d'inscrire\nsur le bulletin de versement le titre du livre et les nom et adresse du souscripteur."}]}, {"article_id": "bm-bmtnaac-1922-03-01-c002", "article_bluemountain": "bmtnaac_1922-03_01#c002", "volume": "bmtnaac_1922-03_01", "ocr_source": "OCR Blue Mountain (ALTO), transcription TEI : lignes lb/@facs", "texte_sans_correction": true, "page_debut": "49", "page_fin": "50", "image_debut": 3, "image_fin": 4, "pages_selon": "pagination imprimée relevée dans le METS Blue Mountain (ORDERLABEL) ; [n] = page sans folio restituée", "url_article": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192203-01.2.2", "titre_corps": "Tendances Communes", "titre_sommaire": "Tendances Communes", "signature_source": "Jean DE LIGNE", "controle": "bornes données par la structure logique METS/ALTO de Blue Mountain (blocs ALTO de chaque constituant)", "pages": [{"page_pdf": 3, "page_imprimee": "49", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192203-01.1.3", "debut_caractere": 43, "fin_caractere_exclue": 1219, "texte": "Tendances Communes\n\nLes bandes barbares conduites par les voies naturelles d'invasion, se\nrépandirent en Gaule, brûlèrent Liège, Tournay, Soisson, Laon...\nKSB Le flux s'arrêta au cœur de la Gaule claire,\nAu XXe siècle, une invasion nouvelle coule comme une lave par\nles mêmes sillons, anéantit villes, villages, routes et canaux et s'arrête\naux limites de la vieille Ile-de-France.\nSur cette région deux fois ravinée, des phénomènes de réaction\narchitecturale se sont manifestés.\nC'est sur le sol envahi au que se dressèrent les cathé«\ndraies de St Denis, Senlis, Noyon, Laon, Paris, Bourges... qui caracté*\nrisèrent l'évolution de l'architecture gothique :\nFiliation méthodique, merveilleuse de coordination, nourrie par un\nesprit de besoins nouveaux, de tendances communes... puisse dire de\nStandardisation ?\nStandardisation de 1 'opus francigdu pilier boutant innové\nqui permit l'ouverture des murailles épaisses, l'élargissement des nefs\nsombres et qui constitua l'ossature généralisée du gothique.\nCe principe essentiel fut développé, propagé de cerveau en cerveau\net répandu, là où l'architecture romaine avait disparu, par des corpora-\ntions conscientes de leur époque."}, {"page_pdf": 4, "page_imprimee": "50", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192203-01.1.4", "debut_caractere": 21, "fin_caractere_exclue": 1734, "texte": "C'est l'esprit anonyme de la corporation qui créa ces œuvres\nimpérissables, productions de générations qu'illuminait une même\npensée.\nAujourd'hui sur les régions que vient de retourner le soc de l'inva-\nsion, 1 habitation et l'édifice se relèvent hâtivement dans une forme rongée\npar la personnalité et dont l'esprit ne décèle pas les traces fécondes d'un\neffort commun, d'un courant canalisé de tendances de standardisation,\nd'une façon de faire, d'un opus, qui réponde à la nature modifiée de la\nmatière, aux moyens de réalisation simplifiés... aux nécessités maîtresses\nde l'heure.\nIl semble que le sol n'a pas été blessé assez profondément et que la\nvieille sève tenace remonte. Il semble que la pensée et l'esprit général\nse nourrissent et se satisfont toujours d'expressions charmantes du\npassé sans se rendre compte que, malgré tout, quelque chose a changé\ndepuis ces dernières années.\nCependant dans tous les milieux producteurs boulversés se déga»\ngent du bouillonnement et s'accentuent des courants de tendances vers\ndes moyens d'exécution méthodiques et normalisés qu'exigent la plus\nvalue de la matière et celle du travail qu'absorbe sa mise en oeuvre.\nL'esthétique de la forme demeure identique devant le mouvement\net se désharmonise graduellement avec le milieu qui se fait nouveau.\nOù seront donc les oeuvres de l'époque nourries par les tendances\nqu'aura créé l'esprit anonyme empreint du besoin des véritables née es»\nsités économiques, techniques et sociales ? Où seront les oeuvres de la\ncorporation consciente, enfin, de l'évolution qui progresse?\nHissons les voiles dans le vent qui se lève et faisons en sorte que\ndans la communauté de no; efforts germe l'oeuvre de l'époque.\n\nJean DE LIGNE."}]}, {"article_id": "bm-bmtnaac-1922-03-01-c004", "article_bluemountain": "bmtnaac_1922-03_01#c004", "volume": "bmtnaac_1922-03_01", "ocr_source": "OCR Blue Mountain (ALTO), transcription TEI : lignes lb/@facs", "texte_sans_correction": true, "page_debut": "51", "page_fin": "53", "image_debut": 5, "image_fin": 7, "pages_selon": "pagination imprimée relevée dans le METS Blue Mountain (ORDERLABEL) ; [n] = page sans folio restituée", "url_article": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192203-01.2.3", "titre_corps": "LA SERVICE ASSURE PAR UNE SEULE SERVANTE SUPPRESSION DU CHARBON", "titre_sommaire": "LA SERVICE ASSURE PAR UNE SEULE SERVANTE SUPPRESSION DU CHARBON", "signature_source": "R. C", "controle": "bornes données par la structure logique METS/ALTO de Blue Mountain (blocs ALTO de chaque constituant)", "pages": [{"page_pdf": 5, "page_imprimee": "51", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192203-01.1.5", "debut_caractere": 19, "fin_caractere_exclue": 2004, "texte": "LA MAISON\nBOURGEOISE IDEALE\nRÉSULTATS DU CONCOURS\nPOUR 1922, DU DAILY MAIL\nSERVICE ASSURE PAR UNE SEULE SERVANTE\nSUPPRESSION DU CHARBON\n\nUn grand journal anglais, le « Daily Mail », organise tous les ans un\nimportant concours d'architecture domestique.\nNos lecteurs connaissent l'intérêt de ces joutes par la savante étude que\nnotre collaborateur, M. Eggericx, a consacré ici-même (1 ), à la « Maison!\nIdéale », qui fut le fruit du concours organisé en ! 920.\nL objet du concours de cette année était quelque peu différent. Il ne\ns'agissait plus d'une maison économique proprement dite, mais d'une maison\nbourgeoise dans laquelle la vie mondaine affirme ses exigences. Aussi n'était-il\nplus question de maison « sans servante », mais le programme se contentait-il\nde réclamer la possibilité d'assurer le service par une seule servante.\n« Programme difficile nous dit le jury dans son rapport que celui\nqui réclame une maison de dimension moyenne, sans place perdue et bien\naménagée, dont l'aspect extérieur soit agréable et qui soit munie d'une série\nde dispositifs et d'aménagements de nature à réduire le service et à faciliter\nautant que possible le travail domestique. Les frais d'entretien et d'utilisation\nde ces dispositifs étaient des facteurs dont il ne fallait point oublier I*impor-\ntance économique ».\nLe programme stipulait notamment que la maison était destinée à être\nbâtie dans les faubourgs d'une grande ville où l'on dispose d'eau, de gaz et\nd'électricité circonstance qui simplifie dans une certaine mesure la tâche de\nl'architecte, mais qui rend l'utilisation de la plupart des projets impossible à\nla campagne où l'on ne dispose point de ces facilités.\nLes projets soumis furent au nombre de 382.\nLes concurrents ne saisirent pas intégralement l'intention des organisa-\nteurs du concours. Ceux-ci en leur signalant les méthodes utilisées au Canada\noù la crise des domestiques est beaucoup plus aiguë et moins récente que\n\n(î) La Cité, lr* année, n° ÎO, avril Î920,"}, {"page_pdf": 6, "page_imprimee": "52", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192203-01.1.6", "debut_caractere": 21, "fin_caractere_exclue": 2975, "texte": "chez nous en vue de réduire le travail domestique, n'avaient nullement\nvoulu leur imposer l'emploi des mêmes procédés.\nDans leur intention, la cuisine devait être, dans le vrai sens du mot, le\nlaboratoire de la maison ; de dimension restreinte mais bien aménagée, elle\ndevait permettre, sans allées et venues, d'avoir à portée de la main tout ce\nqui est nécessaire à la préparation des mets. La traditionnelle table de cuisine\ndevait disparaître pour faire place à une tablette mobile attachée au mur et\nqu'afin de gagner de la place, on peut rabattre quand elle a cessé de servir.\nPareille cuisine est évidemment un local où les domestiques ne sauraient\ns'asseoir ni prendre leurs repas; aussi est-on amené à leur réserver une salle\nspéciale. La plupart des concurrents ne sont point parvenus à résoudre ce pro-\ngramme et ont prévu une cuisine ordinaire en même temps qu'un local pour\ndomestiques; en conséquence, presque tous les projets dépassaient les limites\nimposées pour le coût de la construction.\nLorsque des ingénieurs se sont appliqués à résoudre ce problème, ils y ont\nréussi à merveille. Il suffit, pour s'en convaincre, de visiter la cuisine d uni\nwagon-restaurant dans laquelle deux hommes sont à même de préparer le\nrepas de 200 personnes.\nSi les concurrents avaient prévu une cuisine réduite mais pratique si,\nen d'autres mots, ils avaient compris l'idée fondamentale du programme\nils auraient vraisemblablement réussi à réaliser le problème sans dépasser la\nsomme assignée.\nTous les projets dépassèrent les 2,500 livres prévues. Cependant l'on\ndécida d'accorder les prix à cause de l'intérêt des plans soumis. Mais la Société\nde la Cité-Jardin de Welvyn a dû renoncer à la réalisation du projet couronné.\nLe premier prix a été décerné à M. P.-D. Hepworth, A. R. T. B. A.,\nE. D. B. A. de Hampstead, près de Londres. Dans la description détaillée qui\naccompagne son projet, le lauréat signale qu'il s'est efforcé de réaliser une\nmaison de dimension restreinte, répondant au programme et qui, grâce aux\ndispositifs réduisant le travail domestique, puisse être aisément entretenue par\nune seule personne. Dans ce but, les espaces perdus et les corridors ont été\nsupprimés dans la mesure du possible. Plusieurs dispositifs de nature à dimi-\nnuer le service ont été supprimés pou; raison d'économie, telles les portes d'une\nseule pièce. La simplicité est la note dominante, nous dit M. Hepworth, qui\naffirme que le coût de la maison projetée dépasserait à peine 2,500 livres.\nDans cette maison, plus de coins où s'amassent la poussière ni les toiles\nd'araignées : à la rencontre des murs et des plafonds ou planchers les angles\nsont arrondis; les poignées des portes et autres quincailleries sont émaillées ou\nen fer oxydé, afin de supprimer le nettoyage; toutes les chambres*à coucher,\nla salle des domestiques et la cuisine elle-même sont munis de radiateurs; le\nbureau et la salle à manger sont munis de prises de courant pour foyers élec-"}, {"page_pdf": 7, "page_imprimee": "53", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192203-01.1.7", "debut_caractere": 19, "fin_caractere_exclue": 2822, "texte": "triques; des prises de courant dans les corridors permettent l'emploi du\n« vacuum cleaner » et du cireur électrique; l'on a supprimé systématiquement\ndans la maison les surfaces à polir.\nC'est encore M. Hepworth mais cette fois en collaboration avec\nM. Dreschfield qui est l'auteur du projet classé second. Les lauréats font\nressortir qu'ils ont évité de faire de leur maison modèle un musée d'appareils\ndestinés à réduire le travail domestique, mais qu'ils ont visé à atteindre ce but\nen aménageant convenablement la maison et en disposant les locaux de manière\nà supprimer tout travail inutile.\nIci encore, on a supprimé le plus possible les foyers à charbon. Une seule\nchaudière à l'anthracite assure le chauffage au moyen de radiateurs et sert en\nmême temps à sécher le linge. Les trois salles de réception et une chambre à\ncoucher sont munis de prise de courant pour foyers électriques. De l'avis des\nauteurs, ce projet pourrait être exécuté pour 2,530 livres.\nUn troisième prix a été décerné à MM. Alfred Williams and Partners, de\nLondres, qui signalent que la maison quils ont conçue peut être entretenue par\nune seule servante, étant entendu, toutefois, que les personnes de la maison\nse chargent de petites besognes et que Ton ait recours de temps à autre aux\nservices d une femme à journée.\nComme la plupart des architectes qui ont pris part au concours, ils admet-\ntent qu'un des facteurs essentiels de nature à faciliter le service réside dans la\nsuppression des foyers ouverts, aussi les ont-ils supprimés malgré l'attrait que\nce genre de foyer exerce en Angleterre et le charme qu'il procure dans un\nintérieur. Le chauffage est assuré au moyen de radiateurs à eau chaude\net par des foyers à gaz supplémentaires dans le hall, le salon et le bureau.\nLa cuisine et le réduit à provisions ont été disposés de manière à réduire\nau minimum les allées et venues lors de la préparation des aliments. De l avis\ndes architectes, la suppression de tous les foyers, corps de cheminée et con-\nduits de fumée, poêles et carreaux céramiques compenseraient en grande par-\ntie, si pas entièrement, le coût d'installation d'un chauffage central.\nTels sont, d'après les documents officiels qui nous ont été aimablement\nadressés par le « Daily Mail », les résultats de cet important concours qui\ntémoigne de l'effort que l'on déploie en Angleterre où l'architecture domes-\ntique est cependant déjà si avancée pour améliorer encore le confort de\nl'habitation et réduire le travail domestique.\nNous avons demandé à notre collaborateur, M. l'architecte Eggericx, de\nbien vouloir compléter ces renseignements par un examen critique des résultats\ndu concours. Son opinion intéressera tous ceux qui suivent l'évolution de\nl'architecture anglaise ou s'appliquent à l'étude du problème de l'habitation\nmoderne.\n\nR. C."}]}, {"article_id": "bm-bmtnaac-1922-03-01-c005", "article_bluemountain": "bmtnaac_1922-03_01#c005", "volume": "bmtnaac_1922-03_01", "ocr_source": "OCR Blue Mountain (ALTO), transcription TEI : lignes lb/@facs", "texte_sans_correction": true, "page_debut": "54", "page_fin": "58", "image_debut": 8, "image_fin": 13, "pages_selon": "pagination imprimée relevée dans le METS Blue Mountain (ORDERLABEL) ; [n] = page sans folio restituée", "url_article": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192203-01.2.4", "titre_corps": "A PROPOS DES PROJETS PRIMES", "titre_sommaire": "A PROPOS DES PROJETS PRIMES", "signature_source": "J. EGGERICX", "controle": "bornes données par la structure logique METS/ALTO de Blue Mountain (blocs ALTO de chaque constituant)", "pages": [{"page_pdf": 8, "page_imprimee": "54", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192203-01.1.8", "debut_caractere": 21, "fin_caractere_exclue": 2809, "texte": "A PROPOS DES PROJETS PRIMES\n\nOn peut dire, quant à la vaieur des résultats obtenus par la création de\nce concours, que la majorité des concurrents furent grandement influencés\npar le plan qui obtint le premier prix lors du concours organisé, en 1920, par\nle « Daily Mail » et qui avait pour but de rechercher les moyens d'obtenir une\nmaison dépourvue de sujets.\nOn pourrait admettre, sans grande imagination de la part d'un observa-\nteur impartial, que Fauteur des deux projets primés dans ce dernier concours\nait contribué jadis à l'élaboration des plans qui furent primés en 1920, Il n'en\nn est rien cependant, puisque le « Daily Mail » lui-même nous apprend que\nM. Hepworth est tout récemment revenu des Indes. Dès lors, on serait tenté\nde croire que M. Hepworth, en homme éminemment pratique autant qu'en\nobservateur attentif désireux de remporter la distinction convoitée, se soit\nborné strictement à approfondir le seul type de plan dont F étude devait le\nmener à la victoire.\nNe vous effrayez pas; les concours ne récompensent pas toujours l'effort\ndu plus méritant; il faut un peu de cabotinage pour briller dans ces joutes qui\nexhibent presque toujours des produits de serres chaudes.\nMa foi, dans notre petit pays, ne voit-on pas dans les grands concours,\nle même petit procédé réussir à merveille et porter des fruits savoureux autant\ni\nque lucratifs! Mais revenons en Angleterre et au concours organisé par le\n« Daily Mail ».\nIci le mal est plus grave peut-être, car il semble, en outre, que les archi-\ntectes de ce pays aient trop regardé, trop photographié et n'aient pas assez!\noublié ce qui se construit sur le Continent. Il est évident que F influence fran-\nçaise doit être rendue responsable de l'échec certain vers lequel se hâte l'archi-\ntecture domestique anglaise. La valeur de cette dernière décroît rapidement\nd'année en année et, sans vouloir, un seul instant, me faire le défenseur de la\ntradition, dans ce cas, j'estime cependant que l'architecte anglais eut mieux\nfait de ne pas s en écarter; je déclare et je persiste à déclarer que les non-sens\nqui résultent de cette influence sont regrettables et pour eux et pour nous-\nmêmes qui avons mission de diriger notre peuple vers l'appréciation d'une\nlogique saine.\nSans aucun doute, les vrais insulaires qui exigent, avec raison d'ailleurs,\nun confort réel, feront peu de cas des solutions proposées par cette poignée\nd'architectes et l'influence néfaste aura vécu ce que vivent les roses et les\nbleus tendres et demain F Anglo-Saxon retournera sans hésitation, je le sais,\nchez les architectes qui possèdent la compréhension exacte, je suis tenté de\ndire traditionnelle, de la distribution logique d'une maison destinée à être\nhabitée toute l'année, et à même de procurer à Foccupant un confort réel et\ndurable."}, {"page_pdf": 10, "page_imprimee": "55", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192203-01.1.10", "debut_caractere": 19, "fin_caractere_exclue": 2944, "texte": "En visitant l'exposition des plans à l'« Olympia » de Londres, je me\nsuis demandé un instant comment M. Dawbert, réminent architecte, membre\ndu jury et vice-président du Royal Instkute of British Architects, avait pu\nencourager ces tendances et les fortifier, en admettant aux premières et\nsecondes places les projets de M. Hepworth.\nC'est que M. Dawbert connaît mieux qu'un autre le charme exquis de\nl'architecture domestique anglaise, architecture simple et logique à la fois,\nproverbiale pour son absence de faux luxe et de tape-à-l'œil et qui s'harmonise\nsi heureusement à l'admirable campagne environnante.\nC'est que cet architecte n'ignore pas, en outre, le contraste épouvantable\nque produisent ces importations malheureuses qui jurent non seulement avec\nles traditions (qu'importe ceci), mais avec les idées de logique et de confort\nque nos voisins d'Outre-Manche poursuivent inlassablement, à l'excès, diront\ncertains d'entre nous; judicieusement, ajouterai-je, et qu'ils semblent oublier\ntout à coup par mode, par exotisme ou, espérons-le, par simple caprice momen-\ntané.\nQuoiqu'il en soit, le projet classé premier révèle des énormités malheu-\nreuses. Vous objeterez sûrement qu'il existe un parti dans ce plan et que la\ndistribution des places est bien balancée et, sans doute, faut-il considérer ces\nchoses. Mais encore, faut-il les évaluer à leur propre valeur en matière d'habi-\ntation et ne jamais devenir un esclave du parti, du « grand parti ». Pour le\nprofane, le confort est obtenu : chauffage central, vacuum cleaner, descente\nde linge sale, angles arrondis, quincaillerie oxydée, etc., etc. L'observateur\na bientôt fait de découvrir que le confort réel n'existera jamais dans cette\nconstruction.\nL'entrée est trop étroite, le hall est obscur, la pergola est mal placée et\ndestinée à priver la salle à manger d'un éclairage indispensable, celle-ci, du\nreste, est exiguë; enfin, le visiteur doit être admis dans le home, ce qui est\nune lacune.\nL'emploi des fenêtres-balcon à la française, comme disent les Anglais, est\ninadmissible au point de vue confort. Orientées à l'Est, elles signifient, poar le\nclimat anglais, que ces chambres ne seront pas habitables en hiver et en mars,\nen particulier. Orientées au Sud ou à F Ouest, elles indiquent que les pièces\nqu'elles ornent seront copieusement inondées. Encore, il est absurde d'établir\nune telle fenêtre-balcon dans une pièce réservée spécialement au confort et\nau laisser-aller comme le « Den » prétend l'être. La réserve de charbon est\nminuscule et la descente de linge sale se fait dans la sali à manger des sujets,\nce qui est peu tolérable.\nEnfin, la cavité nécessaire à l'établissement d'une porte glissante entre\nle salon et la salle à manger est un refuge béni pour la poussière et la vermine.\nNous sommes loin de la valeur des projets de 1920. Quant à l'étage, il est\nmoins mauvais que le rez-de-chaussée, il n'est, en réalité, qu'une répétition"}, {"page_pdf": 12, "page_imprimee": "57", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192203-01.1.12", "debut_caractere": 19, "fin_caractere_exclue": 2883, "texte": "plus ou moins fidèle des avantages exprimés par le projet primé en 1920.\nQuant à la façade, elle est quelconque et manque de charme parce que\nnous savons qu'une maison bourgeoise ne doit pas nous rappeler une grande\npropriété : qu'un toit doit avoir une forte pente ou ne pas en avoir du tout,\nque les fenêtres-balcon à l'italienne ou à la française doivent rester dans les\nclimats qui leur conviennent et qu'elles entraînent la nécessité d'aérer des\npièces dont le volume d'air doit être suffisant pour les justifier et, dans tous\nles cas, être orientées avec raison. Que l'adjonction des volets extérieurs est\nsuperflue en Angleterre, que la suppression de ces derniers constitue une\nnomie sensible en ce moment. Enfin, la présence de panneaux entre les fenêtres\ndu premier étage ainsi que la faute de construction dont s'orne la couverture\ndu mur de clôture, contribuent à nous faire classer ce premier prix parmi les\nconstructions dépourvues de tout caractère.\nLe plan qualifié second a du parti également; plus encore, peut-être, que\nle premier, ce qui ne réduit guère ses défauts, bien au contraire.\nL'entrée, quoique étant plus vaste, laisse encore le dégagement dans\nl'obscurité, manque de confort partout, dans toutes les places. Les occupants\nde la salle à manger ou du salon ne se plaindront sûrement pas d&s courants\nd'air excessifs, les fenêtres et les portes ne manquent pas et je plains\nsincèrement l'Anglais qui voudra y chercher un coin pour lire son « Daily\nMail ». La réserve à charbon est trop réduite et l'étage est presque désagréable.\nEn revanche, il n'y a plus que trois fenêtres à la française, dont une, malheu-\nreusement, déshonore le « den » et rend la loggia ouverte, ou terrasse, absolu-\nment sans usage aucun.\nOn peut dire de ces façades que le plan et le confort furent entièrement\nsacrifiés à leur aspect. Et cet aspect est dépourvu de franchise et de poésie.\nNous sommes loin de la bonne tradition anglaise qui consiste à placer\nune porte ou une fenêtre judicieusement là où elle doit se trouver et là où elle\ndoit se trouver seulement.\nHeureusement, le jury a décerné un troisième prix et le projet primé nous\ngratifie d'un plan qui nous ramène à une logique plus saine et à une compré-\nhension plus exacte des qualités que doit posséder 1 habitation bourgeoise\nidéale.\nEt puisque nous parlons de tradition et d influence, il n est pas superflu\nd'indiquer ici que lorsque nous rejetons avec mépris cette influence française\nou italienne, ce n'est pas par mépris pour 1 Italie ou pour la France qui n y ont\nrien à voir, ni parce qu elles sont ou française ou italienne; nous ne nous\nabaisserions pas à ceci. Mais bien parce qu elles ne conviennent pas à notre\nclimat et à nos mœurs.\nNous rejetons ces influences simplement parce que nous défendons jalou-\nsement un principe qui exige que tout element contraire au relèvement de la"}, {"page_pdf": 13, "page_imprimee": "58", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192203-01.1.13", "debut_caractere": 21, "fin_caractere_exclue": 2865, "texte": "race ne soit pas importé dans ce pays appauvri déjà par tant d'aberrations\net de non-sens.\nHélas, le Français moderne ignore totalement les facteurs qui doivent\nprésider à l'élaboration d'un plan d'habitation modeste et l'influence française,\nen matière d habitation moderne, consiste à exclure, à peu près complètement,\n1 élément confort que le Français ignore encore, du reste, ou dont il peut se\npasser, sans doute, puisqu'il ne l'apprécie guère. Ce sacrifice, si sacrifice il y a,\nest consenti en faveur de l'apparence intérieure qui doit prêter parfois aux\ngrandes réceptions, mais surtout en faveur de la façade, qui semble retenir et\nconcentrer tous les efforts de l'architecte.\nCette façade, comme vous le savez, du reste, n'est guère plus belle pour*\ncela, au contraire, la plupart du temps, elle est même dépourvue de\ncharme et de caractère, simplement parce qu'un bon plan doit amener inévi-\ntablement une façade agréable et qu'un plan truqué est un manque évident de\ntoute sincérité, et qu un manque de sincérité, en art comme en toute chose,\nengendre ce que vous connaissez tous. La chose serait de peu de gravité si le\npublic, en général, affichait une prétention moins grande, c'est-à-dire s'il avait\nla sagesse d'être modeste.\nMais c'est que le château veut prétendre et faire croire au passant qu'il\nn est pas un château, mais bien un magnifique palais.\nC'est que la grande maison de campagne nous certifie qu'elle n'est pas\nune vulgaire maison de campagne, mais bien un authentique manoir.\nC est que la petite villa prend des airs de maison de campagne et la mai-\nson du paysan veut prendre l'apparence d'une maison de ville.\nEt la maison à bon marché elle-même se paie la coquetterie de se faire\npasser pour ce qu'elle n'est pas.\nHélas, il en résulte, à ce jeu- là, un déplacement de faux luxe inutile, qui\ntue le charme et le confort. Ce sont des ratés! et nous en avons, malheureuse-\nment, une trop parfaite connaissance dans notre pays, car cette influence fran-\nçaise, me direz-vous, nous est singulièrement belge, et je ne le conteste pas,\nJusqu'à ce jour, à peu d'exceptions près, l'Angleterre avait pu échapper\nà ce mal affreux. L'habitation gardait son rang; l'aspect d'une maison de cam-\npagne, d un cottage (chaumière) ou d'un bungalow était sincère; espérons\nqu elle revienne bientôt à ces sages données; je le souhaite de tout mon cœur,\net j'espère que le concours prochain organisé par le « Daily Mail » verra\nfleurir des projets où les formules de «Home labour saving» seront appliquées\nà des plans vraiment anglais, c'est-à-dire à des projets dont les plans recèlent\nle charme et le confort réel et dont les façades ne figureront pas comme une\ntache malpropre sur la beauté extraordinaire du paysage. Inutile de nous dire\nque l'entente entre les deux pays n'en sera guère moins cordial pour cela.\n\nJ. EGGERICX."}]}, {"article_id": "bm-bmtnaac-1922-03-01-c006", "article_bluemountain": "bmtnaac_1922-03_01#c006", "volume": "bmtnaac_1922-03_01", "ocr_source": "OCR Blue Mountain (ALTO), transcription TEI : lignes lb/@facs", "texte_sans_correction": true, "page_debut": "n. p.", "page_fin": "n. p.", "image_debut": 9, "image_fin": 9, "pages_selon": "pagination imprimée relevée dans le METS Blue Mountain (ORDERLABEL) ; [n] = page sans folio restituée", "url_article": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192203-01.2.4.1", "titre_corps": "LE ARCHITECTE M. P. D. HEPWORTH A. R. I. B. A., E. D. B. A.", "titre_sommaire": "LE ARCHITECTE M. P. D. HEPWORTH A. R. I. B. A., E. D. B. A.", "signature_source": "", "controle": "bornes données par la structure logique METS/ALTO de Blue Mountain (blocs ALTO de chaque constituant)", "pages": [{"page_pdf": 9, "page_imprimee": "n. p.", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192203-01.1.9", "debut_caractere": 0, "fin_caractere_exclue": 172, "texte": "PLANCHE VII.\nLE CONCOURS DU\nDAILY MAIL 1922\nPROJET CLASSÉ PREMIER\nSupplement à la Revue «La Cité». IIIe année, No 3\nARCHITECTE\nM. P. D. HEPWORTH\nA. R. I. B. A., E. D. B. 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SERIN. Ingénieur-Sanitaire", "controle": "bornes données par la structure logique METS/ALTO de Blue Mountain (blocs ALTO de chaque constituant)", "pages": [{"page_pdf": 14, "page_imprimee": "59", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192203-01.1.14", "debut_caractere": 19, "fin_caractere_exclue": 2439, "texte": "L'Hygiène des Agglomérations\nd'Habitations à Bon Marché\n\nLe bien-être que procure un milieu hygiénique et sanitaire doit-il rester\nle privilège des seules classes aisées; ou bien, tout au contraire, est-il financiè-\nrement possible d'assurer aux occupants d'habitations à bon marché des con-\nditions sanitaires modernes?\nNous croyons pouvoir répondre affirmativement à cette dernière question\net être à même de montrer le bien-fondé de cette opinion.\nEn effet, quoiqu en aient dit des financiers et des hommes d œuvres,\ndes professeurs, des médecins et d'autres théoriciens en chambre, la nécessité\nde construire économiquement n'empêche pas d'assurer l'hygiène d'une habi-\ntation aussi modeste qu'elle soit. Or, à voir maints projets d'habitations\nouvrières, conçus depuis l'armistice, on se rend compte que leurs auteurs\nn'ont pas seulement cherché l'économie des matériaux et autres éléments de\nconstruction, mais qu'ils ont surtout cherché à économiser le travail et l'effort\nqu'il faut pour arriver à des solutions heureuses.\nDu reste, la plupart des organismes appelés à s'occuper de l'érection\nd'habitations à bon marché, partent de cette idée préconçue et bien arrêtée\nque les ouvriers ou employés, appelés à occuper ces immeubles, peuvent et\ndoivent se contenter de dispositions plutôt rudimentaires sous le rapport de\nla salubrité. Pour eux, la notion de « prolétaire » exclut la notion de propreté\nphysique. Aussi, avons-nous remarqué que, dans plusieurs constructions de ce\ngenre, dans un grand nombre de projets achevés et prêts à être mis en exé-\ncution, les aménagements et installations qui sont indispensables aux habitants\nde ces maisons pour pouvoir vivre d'une manière décente et salubre, sont\ntotalement absents. Et il existe plus d'un projet d'agglomération de maisons\nouvrières pour lesquelles il n'a même pas été prévu une distribution d eau\npotable!\nN'est-ce pas là un bien grave défaut de tous ces projets pour « quartiers-\njardins » et « quartiers ouvriers »? Peut-on songer, en effet, à relever et à\néduquer la classe ouvrière si on la prive des avantages d'installations hygié-\nniques les plus rudimentaires? Tous les efforts ne devraient-ils pas, tout au\nA\ncontraire, tendre à inculquer aux générations futures, à supposer que Ton\ndésespère d'y convertir la présente, d'inculquer, dis-je, le besoin physique\nd'ablutions fréquentes et abondantes, le goût d'un milieu inodore et hygié-\nnique."}, {"page_pdf": 15, "page_imprimee": "60", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192203-01.1.15", "debut_caractere": 21, "fin_caractere_exclue": 2923, "texte": "L'an objectera, peut-être, que pareille éducation est coûteuse. Nous esti-\nmons, pour notre part, que le placement est rémunérateur si l'on envisage\nque l'on assurera de la sorte non seulement l'éducation des populations, mais\nque l'on augmentera incontestablement, quoique dans un avenir éloigné, leur\nrendement en travail.\nD'ailleurs, nous sommes convaincus que le prix d'immeubles salubres\ncomparé à celui des constructions soi-disant économiques préconisées jusqu'à\nprésent, n'est pas à l'avantage de ces derniers.\nIl nous est impossible, dans les limites de cet article, d'exposer en détail\ntous les procédés perfectionnés qui peuvent être préconisés à la place des\nméthodes en usage; nous croyons cependant intéressant de passer en revue\nquelques-uns des points les plus saillants du sujet que nous traitons et qui\ndoivent retenir immédiatement l'attention soutenue des divers organismes\net administrations s'occupant de la construction d'habitations à bon marché.\nEt tout d'abord, l'on devrait exiger une évacuation immédiate totale et\nrapide des déchets humains. Evacuation rapide, grâce à l'eau sous pression\namenée en abondance dans les appareils destinés à recevoir les matières\nfécales et les résidus alimentaires. Evacuation immédiate et totale au moyen\nde conduites hermétiquement closes, jusqu'en dehors des agglomérations et\nde manière à empêcher toutes effluves, odeurs ou accumulations, même\nm\nmomentanées, des déchets, auprès des habitations.\nUn tel résultat peut aisément être obtenu à l aide d'un système d égoûts,\nconçu et établi scientifiquement par des spécialistes versés dans la matière.\nLe système à préconiser doit être établi de façon telle que les égouts puissent\nêtre inspectés et surveillés facilement et ne réclament qu'un minimum de soins\ntout en offrant les garanties voulues contre toute obstruction ou réparations\nultérieures coûteuses.\nUn réseau d'égouts construit de cette manière coûtera à peine plus cher\nqu'une installation faite par des ouvriers maçons conduits par un architecte\nqui, le plus souvent, est entendu en matière d'art ou de construction, mais\nne connaît rien à la science de l'ingénieur sanitaire.\nQuel que soit le système d'égout adopté, il y aura lieu d'envisager la\nquestion de l'évacuation ou de la destruction des résidus qui en proviennent.\nOr, que préconise-t-on, à cet égard, dans les organismes qui s'occupent\nde la construction de cités ouvrières? Cela peut paraître invraisemblable\ndans notre siècle de progrès et tendrait à nous faire croire que nous sommes\nencore embourbés dans la vie primitive du XIIIe siècle, mais ce que l'on\npréconise c'est la construction d'une fosse d'aisance, immense bac à ordures\naccumulant les matières fécales à proximité de chaque habitation, souvent\nmême dans le voisinage du puits à eau potable. C'est aux habitants qu'on\nlaisse le soin d'assurer périodiquement cette vidange, à laquelle ils procèdent"}, {"page_pdf": 16, "page_imprimee": "61", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192203-01.1.16", "debut_caractere": 19, "fin_caractere_exclue": 2859, "texte": "à grand renfort de seaux, bacs, arrosoirs, louches et autres ustensiles qui\nservent, à ces amateurs de jardinage, pour répandre une masse semi-solide\nsur leurs choux, leurs pommes de terre et leurs navets. Le soleil et le vent\naidant, ces matières ne se fixeront pas seulement sur le sol entourant l'habi-\ntation; elles seront véhiculées sous forme de miasmes à l'intérieur des habi-\ntations et des... habitants!\nPoint n'est besoin d'insister sur l'absurdité, pour ne pas dire la crimi-\nnalité, d'un tel système. D'aucuns, il est vrai, objectent qu'il est en usage\ndepuis des siècles et que les gens ne s'en trouvent pas plus mal. Nous déses-\npérons de convraincre ceux qui ont une pareille tournure d'esprit et sonit fermés\naux notions du progrès; nous nous contenterons donc de nous adresser à\nceux dont l'esprit est susceptible de raisonner et qui, malgré la grande compé-\ntence qu'ils peuvent avoir dans la branche qu'ils pratiquent, savent qu ils ont\nbeaucoup à apprendre dans d'autres domaines.\nNous disons donc que dans aucun cas des fosses ou réceptacles à immon-\ndices ne peuvent être tolérés auprès d habitations. E.n effet, 1 éloignement des\nrésidus, leur destruction ou disparition complète sont aujourd'hui possibles,\nsans nécessiter pour cela aucune manipulation mécanique ni traitement\nchimique, sans exiger de grandes superficies de terrains, dont on peut, d'ail-\nleurs, difficilement se passer.\nIl suffit, dans ce but, d'avoir recours aux agents naturels en les adapifcant\nà nos besoins; de creer un milieu qui assure la transformation des matieresi\nnuisibles et hâte révolution du cycle ininterrompu de la vie organique. Nous\nsommes persuadés que les caractéristiques générales de la fosse septique sont\nconnues de tous ceux qui s'occupent plus ou moins de la construction de\nmaisons d'habitation. Mais nous ne sommes pas moins persuadés que cette\nquestion n'a pas été étudiée autant qu'elle le mérite en corrélation avec les\nprojets de construction d'habitations à bon marché.\nComme nous le disions au début de cet article, on semble convaincu que\nl'économie entraîne l'emploi de fosses construites d'après l'ancien système\net rende inévitable la création d un milieu anti-hygienique.\nC'est là une erreur, comme l'étude et l'expérience le démontreront.\nMais qui osera s'attaquer aux préjugés et forcer les administrations à\nabandonner des méthodes simplistes et faciles?\nEn ce qui concerne le confort intérieur des habitations, est-il concevable\nque l'on puisse encore actuellement préconiser l'emploi de latrines sans arrivée\nd'eau et sans possibilité d'un nettoyage rapide et facile? Devant jongler avec\nles chiffres pour parvenir à réduire le prix au metre carre ou au metre cube\ndes constructions, l'on en arrive à adopter un simple appareil de latrine sans\nle munir de son complément indispensable : la chasse d eau."}, {"page_pdf": 17, "page_imprimee": "62", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192203-01.1.17", "debut_caractere": 24, "fin_caractere_exclue": 3039, "texte": "Car nous ne pouvons considérer comme des appareils à chasse, ces\ninstallations qui comprennent un simple robinet d'arrêt, branché sur la con-\nduite de distribution d'eau, permettant, quand le visiteur du W. C. y pense,\nde laisser arriver, en un seul endroit de l'appareil, un mince filet d'eau.\nC'est une concession de la part des constructeurs, mais cette disposition très\nprimitive est pire que l'absence totale d'une chasse convenable.\nEn effet, la distribution en eau potable de l'immeuble se trouve de la\nsorte en communication directe avec les laitrines... ce qui crée un état de\nchoses dont on préfère ne point envisager les conséquences possibles! D'autre\npart, le nettoyage opéré et la chasse d'eau sont nuls ou à peu près; la consom-\nmation en eau est exagérée, le gaspillage inévitable.\nLa solution? Elle est bien simple et réside dans l'installation d'un appareil\nen grès d'un modèle perfectionné, solide et résistant, dont la vidange et le\nnettoyage sont assurés automatiquement par une chasse d'eau provenant d'un\nréservoir massif (et non en zinc) pourvu d'un dispositif moderne. Etudiée\npar un praticien expérimenté, pareille installation sera ni compliquée, ni d'un\nprix exagéré. C'est ainsi, et ainsi seulement, que l'on réalisera une installation\néconomique, qui ne donnera que très rarement lieu à des réparations peu coû-\nteuses et qui répondra aux nécessités d'une maison ouvrière.\nEn commandant les appareils en grand nombre, l'on pourrait arriver\naujourd'hui à faire des installations de ce genre pour 275 francs, mais pas à\nun prix moindre, quoiqu'en peuvent dire des marchands qui ne poursuivent\nqu'un but commercial et auxquels on ne peut se confier en matière sanitaire.\nReste la question capitale, — Faut-il, oui ou non, des baignoires dans\nles maisons ouvrières? Ce qui amène à poser cette question, c'est que la\nbaignoire constitue, dans la construction de pareille maison, une dépense\nsensible. Si ce n'était que cette considération, la question ne devrait même\npas se poser. Il n'est pas discutable, en effet, que l'ouvrier a besoin de se\nbaigner, et que la vie ouvrière n'exclut pas la nécessité de procéder à de\nfréquentes ablutions.\nReste à savoir si pareille dépense peut être envisagée. D'après les cours\nactuels du marché d'appareils sanitaires, le prix d'une baignoire en fonte émail-\nlée (le zinc devant être proscrit) complète et munie des appareils pour la\nvidange et de la robinetterie est cotée entre 450 et 500 francs. Evidemment,\nc'est une dépense considérable pour une construction dont le prix ne peut pas\ndépasser 20,000 francs. De plus, une baignoire exige de l'eau chaude, ce qui\nfait naître une autre difficulté dont nous dirons quelques mots plus loin.\nAinsi donc cette dépense de 500 francs vient se mettre au travers du chemin\nà parcourir pour améliorer l'hygiène corporelle de l'occupant d'une habitation\nà bon marché et de sa famille, souvent nombreuse. Certes, le fait que l'on a\nsouvent constaté que la baignoire servait à remiser le linge sale et à cacher"}, {"page_pdf": 18, "page_imprimee": "63", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192203-01.1.18", "debut_caractere": 20, "fin_caractere_exclue": 2817, "texte": "toute espèce d'objets hors d'usage, voire même qu'elle faisait office de cave\nà charbon, sert de prétexte, à d'aucuns, pour clore toute discussion et écarter\nà priori tout argument que l'on pourrait présenter en faveur de ce genre\nd'installation.\nEt cependant, la question qui se pose à nous n'est-elle pas celle de faire\nl'éducation de la population ouvrière autant que d'assurer son hygiène corpo-\nrelle? Ne devons-nous pas travailler pour les générations futures, plus encore\nque pour celles d'aujourd'hui? Ne devons-nous pas, en créant chez l'enfant\nle besoin physique d'abondantes ablutions en inculquer l'usage dans nos popu-\nlations, Quel moyen plus efficace d'arriver à ce but que de mettre une\nbaignoire à la disposition des enfants qui, après en avoir fait usage acciden-\ntellement, arriveront à en faire un emploi de plus en plus fréquent?\nEn remplacement de la baignoire, on peut envisager le placement d'une\ndouche assurant une aspersion d'eau (qui peut à la rigueur être de l'eau\nfroide) au-dessus d'un emplacement où la vidange des eaux usées est assurée.\nPareille installation est fort peu coûteuse relativement au prix d'une baignoire,\net nous estimons qu'à ce point de vue, autant qu'au point de vue de l'hygiène,\non peut lui donner la préférence.\nFinalement, quelques architectes éclairés et conscients des progrès à\nréaliser, sont parvenus, après beaucoup de discussions avec les corps adminis-\ntratifs autorisés, à faire passer dans leurs projets l'installation de baignoires\nen béton. C'est une solution qui, vu son bon compte, a des chances d'être\ngénéralisée.\nMais encore une fois, la nécessité de pareilles installations sanitaires ne\nfait aucun doute; la seule difficulté consiste à régler la question de dépense,\nce à quoi l'on arrivera certainement en supprimant au besoin toute ornemen-\ntation superflue des cheminées, des façades, etc.\nComme nous l'avons dit plus haut, à moins que la ménagère n'ordonne\nson travail de manière à procurer un ou deux chaudrons d'eau chauffée direc-\ntement sur le poêle de cuisine, il faut prévoir l'installation d'un poêle écono-\nmique permettant de fournir, à peu de frais et au moins une fois par semaine,\nde l'eau chaude.\nIl faudra, dans ce but, se résoudre à abandonner le poêle de Louvain,\npoêle de cuisine généralement en usage dans les ménages ouvriers belges,\nmalgré qu'il soit fort pratique et qu'il puisse être très avantageusement\ncomparé, en ce qui concerne la préparation des aliments et le chauffage direct\ndu local dans lequel il se trouve, avec les foyers de cuisine en usage dans\nd'autres pays.\nMais ce poêle n'est pas combiné ni construit de manière à permettre la\nproduction d'une quantité plus ou moins considérable d'eau chaude, dans des\nconditions économiques,c'est-à-dire avec une faible consommation de charbon."}, {"page_pdf": 19, "page_imprimee": "64", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192203-01.1.19", "debut_caractere": 21, "fin_caractere_exclue": 1031, "texte": "L'on commence à utiliser dans ce but des foyers de cuisine qui font\npartie intégrale de l'immeuble. C'est peut-être la solution. A moins que l'on\nne parvienne à distribuer de l'eau chaude provenant d'une centrale située dans\nl'agglomération, en dehors des maisons. Mais comme nous sommes encore\ndistants de ces solutions idéales!\nEn terminant, nous croyons ne pouvoir mieux faire que cTinsister derechef\nsur la nécessité absolue d'avoir, dans toute agglomération d'habitations, quel\nque soit le nom qu'on lui donne, une distribution d'eau provenant d'une source\nquelconque.\nDe l'eau en abondance et l'évacuation ou la destruction des eaux\nd'égouts, tels sont les points essentiels qui doivent se trouver à la base de\nl'étude de toute agglomération de maisons. Pas une brique ne devrait être\nmise en œuvre avant que ces questions n'aient été résolues. Hors de là, point\nd'hygiène pour ces centres d'habitations, quelqu'abondant et quelque pur que\nsoit l'air qui les environne.\n\nL.-J. SERIN.\nIngénieur-Sanitaire."}]}, {"article_id": "bm-bmtnaac-1922-03-01-c009", "article_bluemountain": "bmtnaac_1922-03_01#c009", "volume": "bmtnaac_1922-03_01", "ocr_source": "OCR Blue Mountain (ALTO), transcription TEI : lignes lb/@facs", "texte_sans_correction": true, "page_debut": "65", "page_fin": "68", "image_debut": 20, "image_fin": 23, "pages_selon": "pagination imprimée relevée dans le METS Blue Mountain (ORDERLABEL) ; [n] = page sans folio restituée", "url_article": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192203-01.2.6", "titre_corps": "CONCOURS D'ART INDUSTRIEL organisés ponr l'année 1922 par la Chambre Syndicale Provinciale des Arts Industriels fondée en 1876. ―", "titre_sommaire": "CONCOURS D'ART INDUSTRIEL organisés ponr l'année 1922 par la Chambre Syndicale Provinciale des Arts Industriels fondée en 1876. ―", "signature_source": "", "controle": "bornes données par la structure logique METS/ALTO de Blue Mountain (blocs ALTO de chaque constituant)", "pages": [{"page_pdf": 20, "page_imprimee": "65", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192203-01.1.20", "debut_caractere": 20, "fin_caractere_exclue": 2670, "texte": "CONCOURS\nCONCOURS D'ART INDUSTRIEL\norganisés ponr l'année 1922 par la Chambre Syndicale\nProvinciale des Arts Industriels fondée en 1876. ―\nArt du médailleur\nModèle d'une médaille de grand module à dé-\ncerner à 1 occasion de 1 Exposition Internationale\nde la Métallurgie, qui se tiendra à Gand, en 1923.\nOn demande le modèle, en plâtre, de om4o0m40 de\ndiamètre, de chacune des deux faces. Sur le revers\ndevra être réservée une place suffisante pour rece-\nvoir la gravure d'une inscription comportant éven-\ntuellement plusieurs lignes.\nlerIer prix : Diplôme de médaille d'or et prime\nde 300 francs^\nprix : Diplôme de médaille d'argent et\nprime de 125 francs.\nArt du repousseur\nExécution, en cuivre repoussé, d'un plat d'or-\nirande ou d un plateau pour cartes de visite.\nDiamètre : Om3o environ.\nlerIer prix : Diplôme de médaille d'argent et prime\nde 200 francs;\n2e prix : Dipilôme de médaille de bronze et\nprime de 125 francs.\nLes oeuvres primées resteront la propriété des\nconcurrents.\nFerronnerie d'Art\nRampe d escalier pouvant éventuellement être\nutilisée dans le Musée de l'Union des Arts décora-\ntifs, rue Jean Breydel, à Gand.\nOn demande le dessin de la rampe entière et\n.4 exécution d'un fragment.\nler1er prix : Diplôme de médaille d'or et prime\nde 350 francs;\nprix : Diplôme de médaille d'argent et prime\nde 200 francs.\nLes parties exécutées resteront la propriété des\nconcurrents.\nArt du meuble\nDessin d'un mobilier pour la place à manger\nd'une famille bourgeoise.\nOn demande :\n1° Le dessin du projet d'ensemble à l'échelle\nde oml0m1 0 par mètre;\n2° des détails en grandeur réelle, montrant les\nassemblages et les profils nécessaires pour l'exé-\ncution ;\n3° 1 exécution d'une chaise d'un modèle simple,\nmais de grand cachet artistique et de bonne con-\nstruction.\nler1er prix : Diplôme de médaille d'or et prime\nde 275 francs ;\n2e prix : Diplôme de médaille d'argent et prime\nde 150 francs.\nUne prime spéciale de 100 francs sera ajoutée\nau ler1er prix pour la chaise exécutée qui restera la\npropriété de la Chambre Syndicale.\nEn ce qui concerne le 2e et le 3e prix, les objets\nexécutés restent la propriété des auteurs.\nSculpture\nConcours dont l'organisation a été confiée à la\nChambre Syndicale Provinciale des Arts Indus-\ntriels par l'Union des Arts Industriels et Déco-\nratifs.\nOn demande 1 exécution d'une lampe électrique\nen bois sculpte et doré, à poser sur une table et\ndont le prix de vente ne dépassera pas 250 francs.\nPrix unique : Diplôme de médaille d'or et prime\nde 250 francs.\nL'œuvre primée restera la propriété de l'auteur;\ntoutefois l'Union des Arts Industriels et Décoratifs\nseréserve le droit de l'acquérir au prix de 250 fr."}, {"page_pdf": 21, "page_imprimee": "66", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192203-01.1.21", "debut_caractere": 30, "fin_caractere_exclue": 3403, "texte": "Industrie du verrier d'art\nDessin ou exécution d'un vitrail pour cage d'es-\ncalier.\n11 est loisible aux concurrents de présenter une\nsimple mise en pionib avec dessin en verres de dif-\nférentes couleurs ou la peinture sur verre, cuite\nau four.\n1er prix : Diplôme de médaille d argent et prime\nde 200 francs;\n2e prix : Diplôme de médaille de bronze et\nprime de 100 francs.\nSeuls les dessins primés resteront la propriété\nde la Chambre Syndicale.\nIndustrie de la chromolithographie\nOn demande le dessin, en trois couleurs (trois\ntirages) d'une affiche de 1m10 sur Om75, annon-\nçant l'Exposition Internationale de la Métallurgie\nqui s'ouvrira à Gand, en î 923.\nLe texte de F affiche devra être libellé dans les\ndeux langues.\n1er prix : Diplôme de médaille d argent et\nprime de 300 francs;\n2e prix : Diplôme de médaille de bronze et\nprime de 150 francs.\nArt du dessinateur\nOn demande le dessin, grandeur d'exécution,\nsoit 0m65 X 0m45, d'un diplôme à décerner lors\nde l'Exposition Internationale de la Métallurgie qui\ns'ouvrira à Gand, en î 923.\n1er prix : Diplôme de médaille d argent et\nprime de 250 francs;\n2e prix : Diplôfme de médaille de bronze et\nprime de 150 francs.\nTravail du cuir\nI. On demande le dessin de la couverture d'un\nlivre d'or à exécuter en cuir repoussé.\nDimensions : 0m40 X 0m30.\n1er prix : Diplôme de médaille d'argent et\nprime de 200 francs;\n2e prix : Diplôme de médaille de bronze et\nprime de 100 francs,\nII. On demande l'exécution, en cuir repoussé,\nd'une gaine pour un livre de prière ou pour un\nlivre au choix.\n1er prix : Diplôme de médaille de bronze et\nprime de 150 francs;\n2e prix : Diplôme et prime de 75 francs.\nLes œuvres exécutées restent la propriété des\nconcurrents.\nTissus\nDessin d'une carpette-tapis genre « moquette »\nde i 60 de largeur sur 2moo de hauteur, à exécu-\nter en 6 « grill » (couleurs) -au maximum, c est-\na-dire 6 couleurs suivies ou de diverses nuances.\nRéduction : 3 7 fils (points) et 3 7 duites par\ndécimètre carré.\nOn demande : Le raccord colorié du dessin sur\npapierquadrillé î 0 en 10 tapis N° 8.\nler1er prix : Diplôme ce médaille d'or et prime\nde 300 francs;\n2e prix : Diplôme de médaille d'argent et prime\nde 175 francs. v\nIndustrie de la broderie\nOn demande le dessin d'un couvre-lit en « bro-\nderie Anglaise » plu métis ou Richelieu.\nDimension du couvre-lit 2m25 sur 2m50,\nler1er prix : Diplôme de médaille dor et prime\nde 250 francs;\n2e prix : Diplôme de médaille d'argent et prime\nde 150 francs.\nSi le dessin est accompagné d'un échantillon-\nnage, la prime pourra être majorée de 100 francs.\nN. B. Les concurrents doivent se conformer\nde la manière la plus stricte aux stipulations du\nprogramme des concours, faute de quoi, les prix\nénumérés ci-dessus ne leur seraient pas attribués.\nLes personnes qui se proposent de prendre part\naux concours et qui désireraient des renseigne-\nments complémentaires au sujet de ceux-ci, peu-\nvent s'adresser, à partir de ce jour, au Secrétariat\nde la Chambre Syndicale, Hôtel du Gouvernement\nprovincial, à Gand.\nCONDITIONS DES CONCOURS\nArt. ler.1er. En prenant part aux concours or-\nganisés par la Chambre Syndicale, on se soumet,\nsans restriction aucune, aux conditions y relatives.\nArt. 2. Les personnes qui se proposant de\nparticiper à ces concours sont priées d en donner\navis, par lettre affranchie, avant le 2 juillet 1922\nau Secrétariat de la Chambre Syndicale, Hôtel du"}, {"page_pdf": 22, "page_imprimee": "67", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192203-01.1.22", "debut_caractere": 29, "fin_caractere_exclue": 4114, "texte": "Gouvernement provincial, à Gand. Elles feront\nconnaître les concours auxquels elles comptent\nprendre part; elles indiqueront aussi l'emplace-\nment dont elles ont besoin en longueur, largeur\net hauteur. Elles feront usage, en guise de signa-\nture, de la devise ou du signe qu'elles ont l'inten-\ntion d'apposer sur les œuvres.\nArt. 3. Les œuvres destinées aux concours\ndoivent être déposées, chez le concierge de l'Hôtel\ndu Gouvernement provincial, à Gand, avant le\n9 juillet 1922.\nCette clause sera rigoureusement observée\nArt. 4. Les concurrents ne mettront pas leur\nnom sur leurs œuvres; ils y inscriront une devise\nou un signe, répété sur la face d'une enveloppe\nfermée renfermant leur nom et leur adresse. Cette\nenveloppe doit être parvenue au Secrétariat, au\nplus tard à la date précitée du 9 juillet 1922. Elle\ndoit porter extérieurement, la mention du con-\ncours auquel elle se rapporte.\nArt. 5. Si des concurrents prennent part à\nplusieurs concours, ils sont tenus d'adopter une\ndevise ou un signe différent pour chacun de ces\nconcours, et de remettre autant de billets cachetés\ncontenant leur nom et leur adersse.\nArt. 6. Tous les dessins devront être, autant\nque possible, fixés sur carton ou châssis.\nArt. 7. Les concurrents sont tenus d'appli-\nquer, sur leur œuvre, une étiquette indiquant le\nconcours auquel cette œuvre est destinée.\nArt. S. Les pièces envoyées doivent être des\nœuvres complètement originales. Toute imitation\nou copie sera rigoureusement écartée.\nDevra également être écartée, toute œuvre pré-\nsentant un caractère d'art pur, les concours de la\nChambre Syndicale ayant exclusivement pour but\nde favoriser l'éclosion et le développement du sens\nartistique chez les artisans et les travailleurs indus-\ntriels.\nArt. 9. Pour prendre part aux concours, il\nfaut être Belge de naissance, ou résider en Belgi-\nque depuis trois années consécutives.\nArt. ÎO. Sauf ce qui est autrement stipulé\naux questions relatives à l'art du repousseur, la\nferronnerie d art, la scuilfpture, l'industrie du ver-\nrier d'art, l'art du meuble et le travail du cuir, les\ndessins ou objets auxquels il sera décerné, soit un\npremier prix, soit un second, resteront à la Cham-\nbre Syndicale, représentée par M. Albert Maer-\ntens, Président.\nArt. 1 1. Les concurrents exposant des objets\nexécutés, dont la propriété leur est réservée par\nles conditions des concours, et qui désireraient\nvendre leurs œuvres, sont priés de faire connaître\nleurs prix, dans un pli cacheté spécial, adressé au\nSecrétariat et renfermant leur nom et leur adresse.\nArt. 12. Le Comité Directeur de la Chambre\nSyndicale désignera les Jurys des différents con-\ncours.\nLes décisions de ces Jurys, comme celles du\nComité Directeur, seront sans appel\nAprès que les Jurys auront pris leurs décisions,\ncelles-ci seront communiquées au Comité Di-\nrecteur.\nLes billets cachetés portant les marques des\nconcurrents primés seront ouverts dans une\nséance que le Comité Directeur tiendra spéciale-\nment à cet effet et dans laquelle il proclamera les\nvainqueurs. Les résultats des concours seront livrés\nà la publicité.\nDans le cas où les Jurys croiraient qu'il y aurait\nlieu d'accorder des distinctions autres que celles\nprévues au programme des concours, leurs pro-\npositions seraient soumises au Comité Directeur\nqui statuerait dans la séance dont il vient d'être\nquestion.\nArt. 13. Dans une catégorie, un groupe ou\nune branche déterminés, le même concurrent ne\npourra obtenir plus de deux fois un premier prix.\nIl pourra lui être décerné, dans la suite, un prix\nd'honneur avec une indemnité pécuniaire en rap-\nport avec le mérite exceptionnel que présenterait\nson œuvre.\nArt. 14. Toute question litigieuse sera déci-\ndée par le Comité Directeur.\nArt. 15. Tout concurrent a le droit d'appo-\nser son nom sur son œuvre, après la décision du\nComité Directeur.\nArt. 16. Les dessins et objets de concours\nseront exposés à d'Hôtel de Ville, Salîe de l'Arse-\ndu 16 au 25 juillet 1922.\nLes concurrents non primés devront faire con-\nnaître ileur nom et leur adresse au Secrétariat,\naprès la décision du Comité Directeur et avant !a"}, {"page_pdf": 23, "page_imprimee": "68", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192203-01.1.23", "debut_caractere": 30, "fin_caractere_exclue": 3777, "texte": "clôture de l'exposition, ce afin de faciliter le ren-\nvoi de leurs objet»..\nArt. |7# Les frais de transport des objets,\naller et retour, sont à la charge des concurrents.\nLe déballage, le placement et le remballage des\nobjets, se feront par les soins du Comité. Les frais\nde ces opérations seront portés en compte aux\nconcurrents.\nArt. |B, Les concurrents qui, pour le retour\nde leurs œuvres, désirent bénéficier de la gratuité\nde transport, devront en faire la déclaration, au\nmoment de 1 envoi a la Chamb re Syndicale, à\nl'Administration des Chemins de fer. Ils auront à\nse conformer strictement aux instructions que cette\nAdministration (leur donnera. La Chambre Syndi-\ncale n'interviendra en aucune façon aux difficultés\nqui pourraient résulter de la non-observation de\nces instructions.\nArt. 19. Les projets exposés ne pourront être\nretirés avant la fin de l'exposition; mais ils devront\nl'être dans lia huitaine qui suivra la clôture, chez\nle concierge de (l'Hôtel du Gouvernement pro-\nvincial.\nArt. 20. Les plus grands soins seront pris\npour la conservation des objets; cependant la Di-\nrection n'assume aucune responsabilité quant aux\npertes, dommages ou détournements.\nGand, le 31 mars 1922.\nLe Président, Albert Maertens; le Vice-Prési-\ndent, M. de Smet de Naeyer; le Secrétaire, Joseph\nMaertenTs; le Secrétaire ff.-Trésorier, A. Tonél.\nLes Membres du Comité Directeur : F. Metde-\npenninghen, O. Van de Voorde, J. Deyaert, J. Del-\nvin, A. de Kemimeter, E. Bourdon, F. Coppejans,\nJ. Cornelis, G. Thienpont, V. Vaerwyck, fils,\nG. Woedstadt.\nWILLEBROECK. CONCOURS POUR MAI-\nSONS OUVRIERES. La Société De Naeyer, à\nWiilebroeck, ouvre un concours public entre ar-\nchitectes belges, pour lerç plans de treize maisons\nouvrières réparties en deux groupes, 1 un de six,\nl'autre de sept maisons. Cinq mille francs de pri-\nmes sont à la disposition du jury, composé de\nqiuatre architectes, savoir :\nM. Maukéls, délégué par la Société De Naeyei ;\nUn délégué de la Société centrale d'architecture\nde Belgique;\nUn délégué de la Société royale d'Anvers;\nUn délégué des concurrents.\nLes intéressés peuvent obtenir les documents en\ns'adressant à MM. les directeurs généraux de la\nSociété De Naeyer, à Wiilebroeck, contre paye-\nment de la somme de 5 francs, qui sera rembour-\nsée à ceux q<ui déposent un projet.\nLes projets doivent être déposés le 28 mai. La\nSociété De Naeyer fera construire les maisons cette\nannée, elle fera choix des projets à réaliser et\naccordera une rémunération de 5 0/0 à i archi-\ntecte ou aux architectes choisis sous déduction de\nla prime déjà obtenue.\nCONCOURS PROVINCIAL DE MOBILIER A\nBON MARCHE. - Le jury du concours institué\npar les provinces de Brabant et de Hainaut, en vue\nde la confection d'un mobilier destiné aux habi-\ntations à bon marché, vient de terminer l'examen\ndes 19 projets présentés au concours.\nCe jury propose l'attribution des primes sui-\nvantes : trois primes de 1.000 francs à M. Georges\nHalet, d'lxeUles; trois primes de 1.000 francs à\nMM. Henri Willem et Marcel Van Wynsberghe, de\nForest; deux primes de 1.000 francs à M. Geor-\nges Van Kerckhoven, architecte, à Auderghem.\nLes auteurs de projets non primés sont invités\nà retirer sans retard leur envoi, dans les bureaux\nde l'Administration provinciale, rue du Chêne, 22\n(bureau n° 14).\nLYON. L'OFFICE CENTRAL DE LA CON-\nSTRUCTION ET DE L'HABITATION de la ville\nde Lyon, organise pour la période du 25 septem-\nbre au 15 octobre 1922, au Palais de la Foire\nde Lyon, un salon du mobilier et des arts appli-\nqués dont le programme est largement conçu. Les\nrécompenses seront attribués exclusivement aux\nœuvres d'une inspiration nouvelle et d'une origi-\nnalité réelle. Les inscriptions seront reçues jus-\nqu'au lerIer juillet à l'Hôtel de Ville de Lyon,"}]}, {"article_id": "bm-bmtnaac-1922-03-01-c011", "article_bluemountain": "bmtnaac_1922-03_01#c011", "volume": "bmtnaac_1922-03_01", "ocr_source": "OCR Blue Mountain (ALTO), transcription TEI : lignes lb/@facs", "texte_sans_correction": true, "page_debut": "69", "page_fin": "n. p.", "image_debut": 24, "image_fin": 26, "pages_selon": "pagination imprimée relevée dans le METS Blue Mountain (ORDERLABEL) ; [n] = page sans folio restituée", "url_article": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192203-01.2.7", "titre_corps": "HABITAT", "titre_sommaire": "HABITAT", "signature_source": "", "controle": "bornes données par la structure logique METS/ALTO de Blue Mountain (blocs ALTO de chaque constituant)", "pages": [{"page_pdf": 24, "page_imprimee": "69", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192203-01.1.24", "debut_caractere": 20, "fin_caractere_exclue": 4008, "texte": "HABITAT\n\nLOGEONS L'OUVRIER DANS DES\nQUARTIERS ET CITES-JARDINS ! Tel\nest le mot d'ordre de la SOCIETE NATIO-\nNALE des Habitations et Logements à Bon\nMarché! Ceux qui suivent l'active et intelli-\ngente propagande de cette Société en ont\ndepuis longtemps l'assurance. Ils n'en seront\npas moins heureux d'entendre proclamer la\nchose avec force et conviction par le distin-\ngué Directeur Général de la Société Natio-\nnale, M. Van Biiloen. Voici ce qu'il dit à ce\nsujet dans une lettre qu'il a adressée au\n« Soir », à la suite d'une série d'articles fort\nintéressants d'ailleurs, sur la « Crise du Lo-\ngement » :\n« Dans l'intéressant article que votre col-\n» laborateur Max Hef a consacré, dans vo-\n» tre numéro d'avant-hier, au « Problème\n» de l'Habitation », il trace, de façon re-\n» marquable, le programme des construc-\n» teurs actuels d'habitations à bon marché.\n« Il faut, dit-il, inaugurer une nouvelle poli-\n» tique urbaine, c'est-à-dire, concevoir un\n» vaste programme de réalisations d'ensem-\n» ble. Il faut déterminer, pour chaque ag-\n» glomération, l'emplacement d'un secteur\n» sur lequel portera tout l'effort construc-\n» tif. » C'est là, en réalité, tout le program-\n» me des cités-jardins, et votre collabora -\n» teur, déplorant que la réalisation de ces\n» cités idéales ne s'affirme encore qu'à\n» l'étranger, constate à regret que bien peu,\n» parmi les sociétées agréées par la Société\n» nationale, se préoccupent de créer de vas-\n» tes agglomérations de ce genre. Cette\n» dernière affirmation est tout à fait\ny> inexacte, et je me vois forcé de protester\n» contre un pareil jugement sur l'activité\n» de nos sociétés.\n» Depuis sa fondation, la Société natio-\n» nale, par ses écrits, par des conférences\n» illustrées de projections, par des publica-\n» tions périodiques, par des entretiens avec\n» les hommes d'œuvres, et avec les spécia-\n» listes du bâtiment, a fait, dans le pays,\n» une vaste campagne en faveur des cités-\n» jardins. Cette propagande a porté ses\n» fruits. Presque tous les projets qui nous\n» sont présentés comportent, lorsque le prix\n» du terrain le permet, la construction de\n» groupes importants de maisons dissémi-\n» nées dans la verdure, suivant un plan\n» d'ensemble, et abondamment baignées\n» d'air et de lumière. Certains de ces pro-\n» jets ont vraiment grande allure; certains\n» d'entre eux sont prévus pour se dévelop-\n» per sur 50 et même plus de 100 hecta-\n» res. La Société nationale et les architectes\n» de ses services techniques ne négligent\n» aucun effort, croyez-le bien, pour que les\n» réalisations qui vont se faire ou qui sont\n» déjà en voie d'exécution puissent rivaliser\n» avec les cités modèles de l'étranger, tout\n» en comportant des constructions appro-\n» priées à nos moeurs et à nos traditions, et\n» qui soient d'un prix aussi réduit que pos-\n» sible. »\nUn correspondant du même journal ayant\ndéclaré qu'il serait peut-être dangereux de\nsonger à construire actuellement de coûteu-\nses habitations dans des cités-jardins, M. Van\nBiiloen répand cette fois encore fort exac-\ntement par des observations qui seront de\nnature à éclairer le public sur la façon la plus\nrationnelle de pourvoir au logement des\nclasses laborieuses.\n« La campagne que nous avons entre-\n» prise écrit-il - ne tend nullement à\n» faire construire des maisons coûteuses,\n» mais, au contraire, des habitations qui\n» soient aussi bon marché que les circon-\n» stances le permettent, et qui soient grou-\n» pées en ci tés-jardins. Cette disposition si\n» agréable et si séduisante à tous égards\n» n'entraîne pas des suppléments dans le\n» prix des constructions. C'est bien le con-\n» traire qui est vrai. La voirie est simplifiée\n» dans la cité-jardin (des artères en cen-\n» drée et bandes de gazon, au lieu de rues\n» pavées, les réseaux d'égouts sont réduits\n» au minimum, l'entreprise des travaux,\n» portant sur de grands ensembles, avec des\n» éléments standardisés, permet de nota-\n» bles économies. Les maisons y sont aussi\n» simples qu'on le désire, malgré leur as-"}, {"page_pdf": 25, "page_imprimee": "70", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192203-01.1.25", "debut_caractere": 29, "fin_caractere_exclue": 3721, "texte": "» pect agréable et le charme de la verdure\n» et des fleurs qui les entourent. Il faut, di-\n» tcs-vous, faire des groupes de 3 à 4,000\n» maisons. Cent fois d'accord I Mais com-\n» ment grouper ces maisons? En rang d' oi-\n» gnons, en corons comme au Borinage?\n» Non, n'est-ce pas? En cités-jardins, à la\n» périphérie des villes ou dans leur banlieue\n» immédiate, à la bonne heure.\n» Ce sont bien des cités-jardins que l'on\n» construit maintenant, partout à l'étranger,\n» dans toutes les réalisations que vous avez\n» décrites, en Angleterre, en France, en\n» Hollande et en Allemagne, et cela malgré\n» le coût des nouvelles constructions. La\n» cité-jardin de Vreewijck, aux portes de\n» Rotterdam, comprendra bientôt 3,000\n» maisons. Surtout, de grâce, que, sous pré-\n» texte d'aller vite, on ne se mette pas à\n» généraliser la construction de ces horri-\n» bles baraques en bois ou en béton comme\n» l'on en voit un peu partout déjà. Ce pro~\n» visoire belge est détestable. On peut con-\n» struire très rapidement d'excellentes mai-\n» sons définitives à un bon marché relatif,\n» qui ne sont pas hideuses, et qui donnent\n» aux malheureux expulsés, et à ceux qui\n» meurent dans les taudis des abris qui ne\n» soient pas des sources de nouvelles misè-\n» res et de maladies.\n» Et à ce propos, par la grande voix du\n» « Soir », dites donc que la crise s'ag-\n» grave.\n» Pas de jour ne se passe sans que la So-\n» ciété nationale reçoive des lettres navran-\n» tes. Une des dernières nous fut remise\n» par un père qui était venu nous supplier,\n» les larmes aux yeux, de lui trouver un gite\n» humain. Ses cinq enfants tuberculeux et\n» lui-même (7 personnes avec sa femme)\n» meurent, lentement à . Saint-Gilles, dans\n» une seule mansarde, grande comme une\n» cabine de navire.\n» N'est-ce pas épouvantable? Une mère\n» m'écrit, ce matin, qu'elle occupe aussi\n» une mansarde avec sa nombreuse progé-\n» niture. C'est tellement exigu que, malgré\n» le vent et la pluie, il faut laisser ouvert\n» un trou servant de fenêtre dans le toit,\n» pour éviter l'asphyxie.\n» Et ces cas sont pris au hasard parmi\n» des milliers aussi angoissants. Allons, à\n» l'œuvre! A la truelle! Pendant que Bru-\n» xelles scintille sous les feux d'une vie de\n» iuxe effréné, des misérables agonisent,\n» faute d'air et de lumière, et, ce qui est\n» plus grave, des centaines d'enfants... ne\n» naissent pas, faute de place pour les lo-\n» ger. »\nLÀ PENURIE DE LOGEMENTS AU\nBRABANT. Des statistiques récentes per-\nmettent de fournir quelques renseignements\nprécis relativement aux besoins en logement\ndont souffrent 363 communes que compte\nle Brabant.\n« Il existe écrit un de nos confrères\npas moins de 11 3 communes où la pénurie\nde logement est grande et sur les territoires\ndesquelles il devrait être bâti d'urgence un\ntotal de 1 7,025 maisons, pour procurer le\ngite à 35,000 personnes. La ville de Bru-\nxelles seule, sans y comprendre les territoi-\nres qui viennent d'être annexés, est éprou-\nvée par le manque de 1,360 maisons desti-\nnées à abriter 5,000 personnes dépourvues\ntotalement de logis convenable. A Vilvorde,\nun millier de maisons destinées à 4,000 per-\nsonnes devraient pouvoir sortir de terre. »\nLES HABITATIONS A BON MARCHE. La\nconstruction d'habitations ou logements projetée\npour 1922, dans lesdiverses sociétés locales d'ha-\nbitations à bon marché de l'agglomération bruxel-\nolise, se répartit approrximativement comme suitt\nAnderlecht, 801 habitations ou logements; Au-\nderghem, 300; Ixelles, 132; Etterbeek, 160; Gans-\nhoren, 36; Laeken, 207; Molenbeek, 500; Schaer-\nbeek, 400; Berchem-Sainte-Agathe, 470; Saint-\nGilles, 84; Saint-Josse-ten-Noode, 40; Jette-Saint-\nPierre, 2 15; Watermael-Boitsfort, 542. Soit envi-\nron 3.900."}]}, {"article_id": "bm-bmtnaac-1922-03-01-c012", "article_bluemountain": "bmtnaac_1922-03_01#c012", "volume": "bmtnaac_1922-03_01", "ocr_source": "OCR Blue Mountain (ALTO), transcription TEI : lignes lb/@facs", "texte_sans_correction": true, "page_debut": "n. p.", "page_fin": "n. p.", "image_debut": 26, "image_fin": 26, "pages_selon": "pagination imprimée relevée dans le METS Blue Mountain (ORDERLABEL) ; [n] = page sans folio restituée", "url_article": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192203-01.2.7.1", "titre_corps": "LE ARCHITECTE M. P. D. HEPWORTH A. R. I. B. A., E. D. B. A.", "titre_sommaire": "LE ARCHITECTE M. P. D. HEPWORTH A. R. I. B. A., E. D. B. 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LA NOUVELLE UNI-\nVERSITE LIBRE DU SOLBOSCH.\nLes très importants travaux de construc-\ntion de F Université libre de Bruxelles vien-\nnent d'être entamés. La « Chronique des\nTravaux Publics » donne à leur sujet des\nrenseignements que nous reproduisons à ti-\ntre documentaire :\n« Plusieurs projets avaient été mis en\navant. Le dernier retenu, dû à la collabora-\ntion de MM. François, ingénieur, et Van\nRysselberghe, architecte, ne sera pas entiè-\nrement exécuté actuellement pour des mo-\ntifs d'ordre financier. Seule, la partie du pro-\njet élaborée par M. François a été mise en\nadjudication. C'est cette partie qui fera l'ob-\njet des quelques développements qui vont\nsuivre.\nSituation. Le terrain d'assiette choisi\na une superficie de près de 4 hectares et est\nlimité par la face postérieure des maisons\nde I avenue du Solbosch (à la limite des ter-\nritoires de Bruxelles et d'lxelles) et deux\navenues à créer de toutes pièces, perpendi-\nculaires à 1 avenue des Nations, et une ave-\nnue parallèle à celle-ci.\nLe terrain naturel se trouve à la cote\n1 02 ; les avenues projetées et destinées à\nmettre en communication les avenues du Sol-\nbosch et des Nations, à la cote 96,50; le ni-\nveau des cours intérieures à la cote 100,85.\nC'est dire que les accès ont dû être particu-\nlièrement étudiés afin d'éviter des mouve-\nments de terre trop importants.\nEconomie du projet. Dans son ensem-\nble» le projet s'est inspiré de l'expérience ac-\nquise par la visite et l'étude des installations\ndes principales universités d'Europe.\nAfin de sauvegarder l'avenir, tous les bâ-\ntiments sont transformables, c'est-à-dire que\n1 ossature seule constitue du définitif. Tous\nles murs intérieurs sont constitués par des\ncloisons démontables, isolantes et non por-\ntantes, pouvant être démolies et transfor-\nmées au gré des besoins futurs.\nL'auteur s'est principalement attaché à\nremédier aux inconvénients auxquels ont\ndonné lieu d'autres grandes installations,\nconstruites il y a des années sur un plan con-\nsidéré comme parfait à cette époque, mais\naujourd'hui en mal de difficultés de tous\ngenres par suite de F impossibilité où l'on se\ntrouve de leur donner une extensoin quel-\nconque ou de transformer l'intérieur des\nconstructions en vue de leur adaptation aux\nnécessités de la technique moderne.\nCette question est résolue ici de façon\nrationnelle par la disposition des corps de\nbâtiments prévue en forme de « peigne »\ndont chaque « dent » peut recevoir indivi-\nduellement rallongement qui lui convient.\nC'est au montant de 12,500.000 francs\nque les travaux furent adjugés à forfait à la\nfirme Louis De Waele. Ils comprennent le\ngros-oeuvre et l'achèvement suivant la for-\nmule « clef sur porte ».\nDétails d'exécution. - Le travail com-\nprend un groupe principal de bâtiments des-\ntinés aux . facultés de physique, chimie, phar-\nmacie, polytechnique et aux laboratoires\ntechniques.\nLes corps de bâtiments sont tous sembla-\nbles, ont une largeur uniforme hors\nde 1 5 mètres, une longueur variable et sont\néclairés sur leurs deux faces longitudinales.\nIls sont formés d'une ossature en béton\narmé comprenant le dallage des étages et\ndes colonnes uniquement extérieures, lais-\nsant ainsi la portée de 1 5 mètres libres sur\ntoute la largeur. Dans cet espace libre peu-\nvent être distribuées, au gré des besoins,"}, {"page_pdf": 28, "page_imprimee": "72", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192203-01.1.28", "debut_caractere": 35, "fin_caractere_exclue": 3466, "texte": "les cloisons formant division intérieure, cel-\nles-ci pouvant être supportées par le dallage\nen un endroit quelconque.\nL'on voit qu'avec ce système, il ne peut\nexister aucune sujétion de concordance de\nces cloisons d'un étage à un autre, qu'elles\nn'interviennent en rien dans la résistance de\nla construction et qu'elles peuvent subir sans\ninconvénient tous déplacements, suppres-\nsions et adjonctions désirables.\nCes bâtiments comprennent des sous-sols,\nun rez-de-chaussée et deux étages, ayant\ncomme hauteurs respectives 4 m. 50, 6 m.\n50, 5 m. et 4 m. 50.\nLes toitures sont en forme de terrasse\navec lanterneaux.\nL'ossature des bâtiments est prévue en\nbéton armé (poutres, colonnes et hourdis)\navec remplissage extérieur en doubles murs\nd'une brique d'épaisseur.\nAu point de vue des fondations et vu la\nrésistance du sol, des semelles en béton armé\nsont seules prévues aux points de concentra-\ntion des charges.\nLes toitures sont constituées par des ter-\nrasses en ciment volcanique avec faux pla-\nfonds en plaques « Lugino » ou autres. Les\nparquets sont prévus sur lambourdes et des\nlocaux carrelés le seront en céramique sur\nsable amortissant le bruit.\nLes cloisons intérieures sont du type léger,\nà base de plâtre, cendrée, etc.\n............. .\nLe chauffage comportera l'emploi de\ndeux chaudières avec silos pour le charbon\net les cendrées.\nPour les façades, il est prévu l'emploi de\nbriques papesteen et d'un revêtement de\nstuc.\nLe seul usage qu'il soit fait de la pierre de\ntaille comprend les soubassements, les seuils\nde fenêtres, le cordon supérieur et les ta-\nblettes de recouvrement.\nil est prescrit de masquer par de la ma-\nçonnerie les piliers en béto nde l'ossature.\nLe délai accordé pour l'achèvement est\nde dix-huit mois.\nComme nous l'avons, du reste, déjà si-\ngnalé, il convient d'ajouter que cette entre-\nprise n'est que le prélude d'un vaste pro-\ngramme de travaux et de réformes intéres-\nsant l'enseignement supérieure de la capi-\ntale ».\nLA BAISSE POSSIBLE. Sous ce titre\nM. Louis Jardin, architecte-expert, émet\ndans la Revue « Le Bâtiment » les intéres-\nsantes considérations suivantes :\n« Certains optimistes sont convaincus que\n» dans quelques années les prix de la con-\n» struciion baisseront sensiblement; et cette\n» conviction empêche beaucoup de proprié-\n» taires désireux de bâtir, de commencer\n» dès maintenant.\n» C'est une erreur regrettable, car il suf-\n» fit de raisonner pour constater que tant\n» que la main-d'œuvre et le charbon reste-\n» ront d'un prix élevé, les tarifs actuels se\n» maintiendront à peu de chose près. Or\n» l'expérience d<u passé prouve irréfutable-\n» ment que la main-d'œuvre ne diminue ja-\n» mais, et quand un salaire est accordé, il\n» est impossible de le réduire, aucun pré-\n» cèdent n'existe à ce sujet.\n» Comme c'est le prix de la main-d'œu-\n» vre qui détermine le prix de fabrication\n» des matériaux, et que le prix des maté-\n» riaux forme avec le prix horaire de Fou-\n» vrier le tarif d'une construction, il est im-\n» possible d'admettre une baisse basée sur\n» ces éléments.\n» Le seul moyen d'obtenir une réduction\n» est de rechercher de nouvelles méthodes\n» de construire et d'employer les moyens\n» mécaniques capables de faire diminuer le\n» temps employé actuellement par les ou-\n» vriers pour faire tout ce qui concerne le\n» bâtiment.\n» C'est en modernisant l'art de bâtir que\n» l'on peut espérer une réduction des prix,\n» car le débours du matériel est vite amorti"}, {"page_pdf": 29, "page_imprimee": "73", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192203-01.1.29", "debut_caractere": 33, "fin_caractere_exclue": 3993, "texte": "» par l'économie de main-d'œuvre que ce\n» matériel permet de réaliser.\n» C'est la seule baisse qui ne soit pas illu-\n» soire, et le monde de l'Entreprise encou-\n» ragera les propriétaires à reconstruire en\n» employant les méthodes les plus moder-\n» nés pour faire vite et bien, avec un per-\n» sonnel restreint; mais il faut faire aban-\n» donner des routines d'autrefois, et c'est\n» là l'obstacle le plus difficile à surmonter. »\nUNE TOUR EN BETON ARME DE\n205 METRES DE HAUTEUR ou plus exac-\ntement un pylône vient d'être construite à\nTokio (Japon) pour supporter l'antenne de\nla station de T. S. F. du Gouvernement. Le\n« Génie Civil » qui fait remarquer que ce\npylône qui a exactement 204 m. 82\n(672 pieds) de hauteur totale au-dessus des\nfondations, est la plus haute construction en\nmaçonnerie édifiée jusqu'ici, donne à son\nsujet quelques détails intéressants. On a\ndonné à ce pylône la forme d'une cheminée,\net le mode de construction adopté est éga-\nlement analogue à celui usité le plus souvent\npour l'édification de ces ouvrages.\nLes tour est tubulaire; à la base, le dia-\nmètre extérieur est de 17 m. 50 et le diamè-\ntre médian de 16 m. 7 5 ; l'épaisseur de la\nparoi est de 0 m. 84; au sommet, le diamè-\ntre médian n'est que de 1 m. 22 et l'épais-\nseur de 0 m. 15.\nL'armature se compose de barres vertica-\nles et de fers ronds horizontaux. A la base,\nles fers verticaux sont au nombre de 200,\navec le diamètre de 25 millimètres; les fers\nhorizontaux ont 1 9 millimètres de diamètre.\nA une hauteur de 30 mètres environ, l'ar-\nmature est plus robuste, et se compose de\n285 fers ronds verticaux de 28 millimètres\nde diamètre, et de fers horizontaux de 16\nmillimètres, espacés de 140 millimètres en\nhauteur. Au sommet, enfin, l'armature ne se\ncompose plus que de 25 fers verticaux de 25\nmillimètres et de fers horizontaux de 9 mil-\nlimètres, espacés de 1 78 millimètres (7 pou-\nces).\nLa fondation se compose d'un anneau de\nbéton armé de section trapézoïdale de 10\nmètres de largeur et 3 m. 65 de hauteur. Cet\nanneau de fondation repose directement sur\nun sol solide constitué par une formation de\ngravier et d'argile. L'armature de cette fon-\ndation est très robuste.\nLe calcul de la stabilité de l'ouvrage a été\nétabli en estimant la pression du vent à\n145 kilogrammes par mètre carré de section\ndiamétrale,^et en supposant des variations\nde tempérd®re de 6 °,à + 38°.\nLe béton employé est au dosage de\n1 : 2 : 4, avec une proportion d'eau suffi-\nsante pour lui donner une contexture assez\nfluide. Au total, la construction comporte\nenviron 3,380 mètres cubes de béton dans\nla tour elle-même, et 1,255 mètres cubes\ndans la fondation.\nPour la construction de la tour, on a fait\nusage d'un échafaudage central en bois. Le\nbéton était moulé entre des formes en bois,\nau nombre de trois, montées successivement\nles unes au-dessus des autres, la troisième\nforme, la plus basse, étant démontée et éle-\nvée au-dessus de la première, aussitôt le bé-\nton damé dans celle-ci» et ainsi de suite.\nA T intérieur de la tour est disposé un es-\ncalier en acier, permettant d'accéder à une\nlarge plate-forme supérieure, et à quatre bal-\ncons ou galeries intermédiaires. A la partie\nsupérieure se trouvent des consoles servant\nde support à F antenne. La station de T. S.\nF. de Tokio pourra, grâce à ce poste, com-\nmuniquer directement avec San Francisco..\nNOUVELLE COMMUNE BALNEAIRE : SAINT-\nANDRE-SUR-MER. La construction d une nou-\nvelle commune balnéaire sur la côte Sud-Ouest\nbelge, est aujourd'hui chose décidée par un Con-\nsortium anglais. Celui-ci vient d'acheter une par-\ntie des dunes d'une superficie de 160 hectares\ns'étendant sur les territoires des communes de\nCoxyde et Oostduinkerke.\nCette plaine pittoresque était destinée à demeu-\nrer intacte; mais comme l'Etat, faute d'argent, ne\npouvait les acquérir, le Consortium anglais en est\ndevenu le propriétaire.\nToutefois, l'aspect d'ensemibtle de ces dunes sera\npeu changé. Les Anglais n'en nivellent que quel-"}, {"page_pdf": 30, "page_imprimee": "74", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192203-01.1.30", "debut_caractere": 35, "fin_caractere_exclue": 4146, "texte": "ques fragments pour y aménager un terrain de\n« golf ».\nLeshautes et pittoresques dunes seront conser-\nvées; on y construira des cottages.\nEt entre ce terrain de golf, la mer du Nord, la\ncommune d'Oostduinkerke et les bains de Coxydc.\nsera construite la nouvelle localité balnéaire bap-\ntisée d'ores et déjà de Sajnt-André-sur-Mer. Saint\nAndré paraît-il, le patron des §csieurs de golf.\nLa construction de cette nouvelle localité bal~\nnéaire coûtera plusieurs millions. Il serait intéres-\nsant de savoir dit la «; Chronique des Travaux\nPublics > à qui nous empruntons ces renseigne-\nments si la construction sera réservée aux\nentrepreneurs belges —— et, ajouterons-nous, à des\narchitectes be&ges}\nLES HONORAIRES DES ARCHITECTES.\nNous avons, dans un précédent numéro, annoncé\nque le gouvernement avait en cette matière\nd'étranges intentions. Nous reproduisons ci-des-\nsous, à titre documentaire, les renseignements\nque donne à ce sujet la € Chronique des Travaux\nPublics »,\nLa question des honoraires des architectes de\nl'Etat - dit notre confrère a fait l'objet récem-\nment, comme on le sait, d'une discussion au sein\nde lia Commission des Travaux publics du Sénat\nentre MM. le baron Ruzette et Coppieters. L'hono-\nrable ministre trouve exorbitante la situation qui\nest faite actuellement aux architectes par le ba-\nfème d'avant-giuerre et il vient de décider den\nprovoquer la revision. Ses intentions sont formu-\nlées dans une circulaire qu'il vient d'adresser aux\ningénieurs en chef de l'Administration des Ponts\net Chaussées ;\n« Dans le barème des honoraires des architec-\ntes,, adopté par la Société Centrale d'Architecture,\n*\nécrit le ministre, les honoraires sont fixés ainsi :\nTarif d'ensemble :7 p. c.\nTarif fractionné : Avant-projet, 0.90 p. c. ; Pro-\njet ipourexécution, 1.60 p. c.; Détails d'exécution,\n1.75 p. c.; Cahiers des charges, etc., 0.55 p. c.;\nDirection, 1.70 p.c. ; Vérification des mémoires ou\nestimation détaillée, 0.50 p. c. Total : 7 p. c.\nDans le barème fractionné, la direction des tra-\nvaux et /la vérification des mémoires sont comptées\nrespectivement pour 1.70 et 0,50 p. 2,2 p.c.\nOn peut donc admettre qu'en raison des devoirs\nde direction et de comptabilité, dont les architec-\ntes travaillant pour compte de l'Etat sont affran-\nchis, le taux de 5 p. c. constitue l'équivalent du\ntaux de 7 p. c. attribué à leurs confrères travail.»\nlant pour compte des particuliers. Ce taux a été\nfixé avant la guerre et visait, par conséquent:, une\nrémunération basée sur les prix de 1 époque.\nLes prix actuels accusent une majoration rte\n300 p. c. au moins; si donc on applique aux prix\nactuels le taux de 5 p. c. pour le calcul des hono-\nraires des architecte®, on arrive à une rémunéra-\ntion quatre fois plus importante pour un même\ntravail.\nM. le baron Ruzette juge cela excessif. Néan-\nmoins, il estime qu'une majoration raisonnable\npourrait être consentie. Sans être proporticxîmielle\nà l'mdex-number, il pense qu'elle pourrait être\nrégie par lui.\nDans cet ordre d'idée, l'index étant de 400» le\ntaux des honoraires sera fixé à 2.5 p. c,, ce qui\naura pour effet d'accorder aux architectes, en va-\nleur absolue, des honoraires doubles de ceux\nd'avant-guerre; pour le surplus, ce taux sera réglé\npar une formule qui le ramènera à 5 p. c., lorsque\nrindex-niumber sera retombé à 100.\nL'index étant à 300, le taux des homoraires sera\nde 3.33 p. c. ; l'index étant à 200, 4.Î6 p. c. ; d*in*\ndex étant à i 00, 5 p. c.\nDans les diverses phases du travail confié à un\narchitecte privé, continue le ministre,\ntration peuit être amenée à interrompre ou à met-\ntre fiai à cette étude. 11 convient donc d'arrêter un\ntarif fractionné à introduire dans les contrat®\nfuturs. Pour l'établir, il y a lieu d'élaguer du tarif\nde la Société Centrale les deux derniers postes,\nqui sont du domaine des services des Ponts et\nChaussées, en attachant, toutefois,, une rémunéra-\ntion de 0.2 p. c. à la direction artistique.\nLe barème devient ainsi, suivant qu'on l'ex-\nprime en pour cent diu coût des travaux {tableau\nA) ou qu'on traduit chacune de ses quotités en\npour cent de la rémunération totale (tableau 8-)."}, {"page_pdf": 31, "page_imprimee": "75", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192203-01.1.31", "debut_caractere": 33, "fin_caractere_exclue": 3974, "texte": "Ensemble 5 p. c. ou 100 p. c.\nde lia rémunération totale:\nTabeau A Tablea/u B.\nAvant-projet 0.9 0/0 18 0/0\nProjet pour exécution 1.6 0/0 32 0/0\nDétails d'exécution 1.75 0/0 35 0/0\nCahier des charges, etc. 0.55 0/0 11 0/0\nDirection artistique 0.20 0/0 4 0/0\nLes chiffres du tableau B, appliqués aux taux\nde 5 p. c., 4.16 p. c., 3.33 p. c. et 2.5 p. c.\nindiqués plus haut donneront la valeur de la rému-\nnération applicable à chacune des cinq subdivi-\nsions de la rémunération totale.\nM. le baron Ruzette invite ses ingénieurs en\nchef à s'inspirer de ces instructions dans la con-\nfection des contrats qui devront être conclus à\nY avenir à l'intervention de leurs services.\nRn ce qui concerne les contrats en cours, il y\naura lieu d'introduire, à bref délai, des proposi-\ntions en vue de les mettre en harmonie avec les\ninstructions formulées ci-dessus.\nCHRONIQUE DU PASTICHE. Sous\nce titre, le « Petit Messager des Arts et des\nArtistes » publie les amusantes mais non\nmoins utiles réflexions que voici :\n€ Sont-ce là des symboles? Et la qualifi-\n» cation de bastilles modernes jetée comme\n» une injure aux grandes manufactures par\n» les contempteurs de l'ordre social, serait-\n» elle justifiée? Le fait est que nous avons\n» sous les yeux des vues d'immenses fila-\n» tures de Roubaix qui ont tout de l'an-\n» cienne Bastille, ses tours* ses créneaux, ses\n» mâchicoulis, ses gigantesques murailles;\n» bien sûr qu'il n'y a plus de fenêtres et\n» moins de meurtrières, mais toutes sortes\n» d'ogives, de donjons carrés ou circulaires,\n» de pignons à redans, d'échauguettes, d'en-\n> ttréès fortifiées ajoutent à l'aspect médié-\n» val en un amalgame étrange qui fait pen-\n» ser aussi à Carcassonne, à Pierrefonds,\n» etc., à tout ce qu'on connaît d'archaïques\n» forteresses, debout ou abattues... Jus-\n» qu'aux cheminées considérables qui sont\n» couronnées de merlons et de créneaux\n» comme si le grand industriel se proposait\n» de verser la poix et l'huile bouillante sur\n» de possibles agresseurs! Et tout cela, pour\n» filer le candide co»ton, tisser le pacifique\n» velours...\n» Logique, clarté' bon sens, caracteris-\n» tiques de notre pays : ces architectures in-\n» dustrielles n'en donnent certes pas un\n» exemple congru. Il en est d autres, mal-\n» heureusement, Ainsi, on blague les Alle-\n» mands et leurs lettres gothiques, legs des\n» autres âges; mais voici que notre T.C.R.P.\n» (vous autres, artistes, habitués à interro-\n» ger tous les sphinx, vous n'ignorez point\n» le sens de ces initiales » se met à calligra-\n» phier en lettres gothiques ses pancartes,\n» par quoi les voyageurs effarés apprennent\n» que les voitures ne s'arrêtent qu'en facel\n» Et le plus récent de nos quotidiens, l<ui\n» aussi, porte un titre... En anglaise, sans\n» doute? Non pasj en gothique.\nPERMEABILITE DES CONSTRUC-\nTIONS EN BRIQUES. Le numéro de dé-\ncembre 1921 de la « Revue des matériaux\nde construction » publie sur cette question\nun article important dont nous empruntons\nà un confrère le résumé qui suit :\n« L'emploi d'un mortier trop poreux ou\ntrop maigre peut être la cause de la perméa-\nbilité des maçonneries en briques, car les\njoints au mortier agissent alors comme des\ndrains et amènent l'eau de pluie dans l'inté-\nrieur de la construction. La capacité d'ab-\nsorption ou d'aspiration de succion\ndes briques dépend elle-même de la nature\nde l'argile dont elles sont faites et de la\nméthode de moulage appliquée dans leur\nfabrication; elle dépend aussi et surtout de\nl'élévation de leur température de cuisson.\n» Considérant les matériaux faits d'un\nmême argile, les meilleures briques, c'est-à-\n-dire celles cuites à une température voisine\nde la vitrification, sont plus absorbantes que\ncelles cuites à une température relativement\nbasse. Des expériences à ce sujet ont été\nfaites en Hollande sur des matériaux cuits\nà diverses températures, et que voici, clas-\nsés dans l'ordre croissant suivant leur degré\nde cuisson : briques rouges Ire qualité, bri-"}, {"page_pdf": 32, "page_imprimee": "76", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192203-01.1.32", "debut_caractere": 34, "fin_caractere_exclue": 3763, "texte": "ques rouges 2me qualité, briques grises ten-\ndres, briques grises dures, clinkers de cons-\ntruction, clinkers durs, clinkers de pavage.\nElles ont donné les résultats suivants :\n» En partant de l'état cru, l'argile prend\nde la porosité jusqu'à la cuisson des briques\ngrises dures; cette porosité diminue dans les\nclinkers de construction, lorsque commence\nla vitrification. La capacité d absorption en\n1 heure et demie, calculée d après le pour-\ncentage de vides, est de 9,9 pour les bri-\nques rouges 2e qualité et de 24,3 pour les\nbriques grises dures; elle tombe à 0,2 pour\nles clinkers de pavage. Calculée en centimè-\ntres, elle est de 7 centimètres pour la pre-\nmière catégorie, de 18 cm. 5 pour les bri-\nques bien cuites et de 7 cm. 5 pour les clin-\nkers de pavage.\nBOURSES D'ETUDE DE LA COMMISSION\nROYALE DES MONUMENTS. Quatre bourses\nde mille francs, instituées en faveur d élèves architectes\nattachés à la Commission royale des monuments et des\nsites, sont vacantes pour Tannée 1922.\nTrois d'entre elles reviennent aux élèves de lune des\nacadémies royales d'Anvers, de Bruxelles, de Gand et de\nLiège; la dernière est réservée éventuellement aux élèves\ndes écoles de Saint-Luc de Bruxelles ou de l'agglomé-\nration bruxelloise, de Gand et de Liège.\nLes postulants doivent être âgés de 20 ans au moins et\nde 30 ans au plus; présenter à la commission des travaux\npersonnels et des témoignages établissant qu ils ont suivi,\navec distinction, les cours supérieurs d'architecture dans\nFun des téablissements désignés; être d'une conduite irré-\nprochable ; posséder une solide instruction.\nLes demandes, accompagnées des pièces voulues, doivent\nêtre adressées au ministre des Sciences et des Arts.\nL'ART MONUMENTAL. L'Art monumental,\nque préaide M. Jules Brunfaut, a pris pour mission\nde défendre la grande cause de l'union des trois\narts : architecture, peinture et sculpture, et de\ndonner à ces arts ainsi unis, la place qui leur fut\naccordée dans le passé et leur revient à F heure\nprésente.\nPour la première fois, ce groupe participera à\nune manifestation collective. Deux salles lui ont été\nréservées au Salon triennal de Gand qui s'ouvrira\nle 24 juin prochain.\nOn verra réunies dans ce compartiment des\noeuvres des architectes membres du groupe : Léon\nSneyers, Léon Goovaerts, Paul Hamesse, Victor\nHorta, Paul Jaspar, Henri Lacoste, Jules Van den\nHende, Oscar Vandevoorde; des peintres : Emile\nFabry, Orner Dierickx, Jean Del ville, Constantin\nMontald, Prosper Colmant, Anto Carte, Ciamber-\nlani, Langaskens; des sculpteurs : Josué Dupont,\nEgide Rombeaux, Victor Rousseau, Géo Ver'banck,\nMarcel Wolfers, Georges Minne.\nPOUR UNE MEILLEURE DECORATION DU\nBATIMENT. Le Syndicat des ouvriers de la\npierre a projeté de créer à Bruxelles une école\nprofessionnelle des métiers de la décoration du\nbâtiment, où seront organisés des cours pour\nsculpteurs, modeleurs sur pierre et plâtre,mouleurs\narchitecturiers, ornemanistes, doreurs, tailleurs de\npierre blanche et de pierre bleue, marbriers, polis-\nseurs.\nLe programme prévoit que les travaux de cer-\ntains métiers serviraient de sujets po?ur l'éducation\ndes autres, de telle manière que tous les efforts\nseraient utilisés au maximum.\nD'autre part, il y serait ajouté un cours d'art\ndécoratif pour aspirants architectes. Ceux-ci re-\nchercheraient des innovations modernes, notam-\nment en cequi concerne l'éclairage électrique, les\nradiateurs des systèmes de chauffage central et\nurne décoration rationnelle des façades.\nOFFRE D'EMPLOI. Dessinateur caîqueur\npossédant loisirs demande à faire travaux à domi-\ncile pour architecte ou entrepreneur. Bonne* réfé-\nrences. Ecrire J. B. 286 Bureau de <K La Cité >,\nLE PRÉSENT NUMÉRO RENFERME DEUX PLANCHES HORS TEXTE (PLANCHES VII ET VIIl)"}]}, {"article_id": "bm-bmtnaac-1922-03-01-c015", "article_bluemountain": "bmtnaac_1922-03_01#c015", "volume": "bmtnaac_1922-03_01", "ocr_source": "OCR Blue Mountain (ALTO), transcription TEI : lignes lb/@facs", "texte_sans_correction": true, "page_debut": "couv. 3", "page_fin": "couv. 3", "image_debut": 33, "image_fin": 33, "pages_selon": "pagination imprimée relevée dans le METS Blue Mountain (ORDERLABEL) ; [n] = page sans folio restituée", "url_article": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192203-01.2.9", "titre_corps": "[Publicité]", "titre_sommaire": "[Publicité]", "signature_source": "", "controle": "bornes données par la structure logique METS/ALTO de Blue Mountain (blocs ALTO de chaque constituant)", "pages": [{"page_pdf": 33, "page_imprimee": "couv. 3", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192203-01.1.33", "debut_caractere": 0, "fin_caractere_exclue": 185, "texte": "Constructions en bois et en acier\n1 de tous genres =============================\n& Maisons démontables &\nJos. BOEL £ Zon\nà Tamise\n■\nAdresse télégr. : BOELWERF Tamise\nTéléphone Tamise 10"}]}, {"article_id": "bm-bmtnaac-1922-03-01-c016", "article_bluemountain": "bmtnaac_1922-03_01#c016", "volume": "bmtnaac_1922-03_01", "ocr_source": "OCR Blue Mountain (ALTO), transcription TEI : lignes lb/@facs", "texte_sans_correction": true, "page_debut": "couv. 3", "page_fin": "couv. 3", "image_debut": 33, "image_fin": 33, "pages_selon": "pagination imprimée relevée dans le METS Blue Mountain (ORDERLABEL) ; [n] = page sans folio restituée", "url_article": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192203-01.2.10", "titre_corps": "[Publicité]", "titre_sommaire": "[Publicité]", "signature_source": "", "controle": "bornes données par la structure logique METS/ALTO de Blue Mountain (blocs ALTO de chaque constituant)", "pages": [{"page_pdf": 33, "page_imprimee": "couv. 3", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192203-01.1.33", "debut_caractere": 187, "fin_caractere_exclue": 509, "texte": "MONOBLOC\n176, chsée de Boondael » Bruxelles\ny\ntir\nJktTmm\npï ihi\nii>\"\n£v\nJ»\n>\n<1\n»/\nn\n*\n•s.\n/>\n»•\nH*\n• «\nni\nC\n««\nseeae**6ao#Bîa»^ja=w>w^««:\nMaisons ouvrières qé rurales\nen agglomérés poreux et en briques\n6*«*S>\nUSINES\n<SX+£S>\nBéton armé de tous systèmes\nMis creux sans coffrages\nBLOCS ATHERMANES KNAPEN\nMACHINES PILONNEUSES"}]}, {"article_id": "bm-bmtnaac-1922-03-01-c017", "article_bluemountain": "bmtnaac_1922-03_01#c017", "volume": "bmtnaac_1922-03_01", "ocr_source": "OCR Blue Mountain (ALTO), transcription TEI : lignes lb/@facs", "texte_sans_correction": true, "page_debut": "couv. 4", "page_fin": "couv. 4", "image_debut": 34, "image_fin": 34, "pages_selon": "pagination imprimée relevée dans le METS Blue Mountain (ORDERLABEL) ; [n] = page sans folio restituée", "url_article": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192203-01.2.11", "titre_corps": "[Publicité]", "titre_sommaire": "[Publicité]", "signature_source": "", "controle": "bornes données par la structure logique METS/ALTO de Blue Mountain (blocs ALTO de chaque constituant)", "pages": [{"page_pdf": 34, "page_imprimee": "couv. 4", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192203-01.1.34", "debut_caractere": 66, "fin_caractere_exclue": 749, "texte": "Pol MADOU - Gand\nFabrique Belge de Cartons\nBitumés en tous genres\nDistillerie de Goudron\nEtablie depuis 1900\nse charge de la fourniture des\nCartons Bitumés • Asphaltes, brais\nGoudrons» Carbolineums • Vernis noir» Ànti-rouille\nde F entreprise de la pose de\nToitures en pente en simple et double couche.\nToitures-terrasses en ciment volcanique» asphaltages\nA DDITI f 1? t9ni spécialement l'attention sur son excellent\n/Il iLLLL RUBBERROOFING (Toiture caoutchoutée)\n««oérieur aux produits similaires importés\nRÀIArAnrAC H»» do 100,000 m* do toitures-terrasses placées en 1920\nneiereutca Production do plus do 3.000,000 m* do Carton bitumé on 1920\nPrix et échantillon» gratis sur demande"}]}], "pages_ocr_originales": [{"page_pdf": 1, "page_imprimee": "couv. 1", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192203-01.1.1", "texte": "i£ :W jÉ| M j i H\n3 Ëllil Revue. 1 !\n■ I trrn*tntr LAMBRTirt |\n! TROISIÈME ANNÉE!\n[NUMÉRO 3 - MARS. 1922 j"}, {"page_pdf": 2, "page_imprimee": "couv. 2", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192203-01.1.2", "texte": "KtVUC AÊNbuELLfc BELGE\nLA CITÉ\nURBANISME s ARCHITECTURE s ART PUBLIC\nRECONSTRUCTION\nDES REGIONS DÉVASTÉES\nRédacteurs : MM. Fern. BODSON, architecte (Bruxelles) ; J. DE LIGNE, architecte\n(Bruxelles) ; J. EGGERICX, arc hitecte (Bruxelles) ; Huib. HOSTE, archi-\ntecte (Bruges); Raymond MOENAERT, architecte (Bruxelles); L. van der\nSwaelmen, architecte-paysagiste (Bruxelles); J. M. van HARDEVELD (Am-\nsterdam; M. Raph. VERWILGHEN, Ingénieur Urbaniste (Bruxelles), Secré-\ntaire de la Rédaction.\nLos Rédacteurs et Collaborateurs sont seuls responsables de leurs articles. Il sera rendu compte\ndans « lia Cité , de tout ouvrage dont deux exemplaires seront envoyés àla Revue.\nPour la rédaction, l'administration et les demandes d'abonnement, s'adresser au Siège\nde la Revue : 10, Place Loix, Saint-Gilles-Bruxelles.\nPour la vente au numéro s'adresser exclusivement aux librairies. Dépôt principal : Li-\nbrairie Lamertin, 58-62, Coudenberg Bruxelles.\nABONNEMENT : Belgique 10 fr. ; Etranger, 1 5 fr. Le numéro, Un franc.\nLes abonnements peuvent se prendre en versant la somme de 1 0 francs au crédit du\nCompte chèques-postaux n° 16621 (Revue : La Cité). Moyennant un sup-\nplément de 3 francs les numéros sont envoyés mensuellement sous enveloppe\ncartonnée.\n\nEditions \" TEKHNÉ „\nLA CITÉ. Première année (juillet 1919, octobre 1920). Un volume de 260 pages,\nillustré de 29 planches hors texte, fr 10.—\nLA CITE. Deuxième année (oct. 1920=déc. 1921). Un volume de 288 pages illus-\ntré de 24 planches hors texte fr. 10.—\nVArt et la Société, par H. P Berlage, architecte à Tirés à part de la\nRevue \" Art et Technique „ (septembre 1913-février 1914). Un volume\nluxueusement imprimé et illustré de 98 clichés fr. 20.—\nLa Conservatiou du cœur de !a Ville de Bruxelles, par Charles Buis, avec\ntraduction d'une conférence de C. Gurlitt sur la \" Conservation du cœur\nd'anciennes villes. Une brochure de 24 pages . fr. 2.—\nL'habitation coloniale. Sa construction au Congo Belge par Gaston Boghemans.\nUne brochure de 20 pages abondamment illustrée fr. 3.—\nConstantin Meunier. L'historique de son monument au travail, par R\" Thiry et\nG. Hendrickx. Une brochure illustrée fr. 1.—\nLabbaye de la Cambre. Historique, description, projets de transformation, avec\n20 illustrations. Texte de G. Des Marez, archiviste de ia ville de Bruxelles fr. 1.50\nL'Artdes Jardins et le nouveau jardin pittoresque, par Louis van der Swaelmen,\narchitecte paysagiste . fr. 1.—\nLA REVUE \" TEKHNÉ „. Collection complète de la 2me année <1912-1913). Beau\nvolume de 516 pages, sur papier couché, illustré de 250 clichés. Prix fr. 15.—\nPour obtenir ces livres, il suffit de verser, dans n'importe quel bureau des postes, au\ncrédit du compte chèques postaux \"n° 166.21 la somme due et d'inscrire\nsur le bulletin de versement le titre du livre et les nom et adresse du souscripteur."}, {"page_pdf": 3, "page_imprimee": "49", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192203-01.1.3", "texte": "LA CITÉ. - lIIe ANNÉE.\nN° 3. - MARS 1922.\n\nTendances Communes\n\nLes bandes barbares conduites par les voies naturelles d'invasion, se\nrépandirent en Gaule, brûlèrent Liège, Tournay, Soisson, Laon...\nKSB Le flux s'arrêta au cœur de la Gaule claire,\nAu XXe siècle, une invasion nouvelle coule comme une lave par\nles mêmes sillons, anéantit villes, villages, routes et canaux et s'arrête\naux limites de la vieille Ile-de-France.\nSur cette région deux fois ravinée, des phénomènes de réaction\narchitecturale se sont manifestés.\nC'est sur le sol envahi au que se dressèrent les cathé«\ndraies de St Denis, Senlis, Noyon, Laon, Paris, Bourges... qui caracté*\nrisèrent l'évolution de l'architecture gothique :\nFiliation méthodique, merveilleuse de coordination, nourrie par un\nesprit de besoins nouveaux, de tendances communes... puisse dire de\nStandardisation ?\nStandardisation de 1 'opus francigdu pilier boutant innové\nqui permit l'ouverture des murailles épaisses, l'élargissement des nefs\nsombres et qui constitua l'ossature généralisée du gothique.\nCe principe essentiel fut développé, propagé de cerveau en cerveau\net répandu, là où l'architecture romaine avait disparu, par des corpora-\ntions conscientes de leur époque."}, {"page_pdf": 4, "page_imprimee": "50", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192203-01.1.4", "texte": "tA CITÉ.\nMARS 1922.\n\nC'est l'esprit anonyme de la corporation qui créa ces œuvres\nimpérissables, productions de générations qu'illuminait une même\npensée.\nAujourd'hui sur les régions que vient de retourner le soc de l'inva-\nsion, 1 habitation et l'édifice se relèvent hâtivement dans une forme rongée\npar la personnalité et dont l'esprit ne décèle pas les traces fécondes d'un\neffort commun, d'un courant canalisé de tendances de standardisation,\nd'une façon de faire, d'un opus, qui réponde à la nature modifiée de la\nmatière, aux moyens de réalisation simplifiés... aux nécessités maîtresses\nde l'heure.\nIl semble que le sol n'a pas été blessé assez profondément et que la\nvieille sève tenace remonte. Il semble que la pensée et l'esprit général\nse nourrissent et se satisfont toujours d'expressions charmantes du\npassé sans se rendre compte que, malgré tout, quelque chose a changé\ndepuis ces dernières années.\nCependant dans tous les milieux producteurs boulversés se déga»\ngent du bouillonnement et s'accentuent des courants de tendances vers\ndes moyens d'exécution méthodiques et normalisés qu'exigent la plus\nvalue de la matière et celle du travail qu'absorbe sa mise en oeuvre.\nL'esthétique de la forme demeure identique devant le mouvement\net se désharmonise graduellement avec le milieu qui se fait nouveau.\nOù seront donc les oeuvres de l'époque nourries par les tendances\nqu'aura créé l'esprit anonyme empreint du besoin des véritables née es»\nsités économiques, techniques et sociales ? Où seront les oeuvres de la\ncorporation consciente, enfin, de l'évolution qui progresse?\nHissons les voiles dans le vent qui se lève et faisons en sorte que\ndans la communauté de no; efforts germe l'oeuvre de l'époque.\n\nJean DE LIGNE."}, {"page_pdf": 5, "page_imprimee": "51", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192203-01.1.5", "texte": "LA CITÉ\nMARS 1922\n\nLA MAISON\nBOURGEOISE IDEALE\nRÉSULTATS DU CONCOURS\nPOUR 1922, DU DAILY MAIL\nSERVICE ASSURE PAR UNE SEULE SERVANTE\nSUPPRESSION DU CHARBON\n\nUn grand journal anglais, le « Daily Mail », organise tous les ans un\nimportant concours d'architecture domestique.\nNos lecteurs connaissent l'intérêt de ces joutes par la savante étude que\nnotre collaborateur, M. Eggericx, a consacré ici-même (1 ), à la « Maison!\nIdéale », qui fut le fruit du concours organisé en ! 920.\nL objet du concours de cette année était quelque peu différent. Il ne\ns'agissait plus d'une maison économique proprement dite, mais d'une maison\nbourgeoise dans laquelle la vie mondaine affirme ses exigences. Aussi n'était-il\nplus question de maison « sans servante », mais le programme se contentait-il\nde réclamer la possibilité d'assurer le service par une seule servante.\n« Programme difficile nous dit le jury dans son rapport que celui\nqui réclame une maison de dimension moyenne, sans place perdue et bien\naménagée, dont l'aspect extérieur soit agréable et qui soit munie d'une série\nde dispositifs et d'aménagements de nature à réduire le service et à faciliter\nautant que possible le travail domestique. Les frais d'entretien et d'utilisation\nde ces dispositifs étaient des facteurs dont il ne fallait point oublier I*impor-\ntance économique ».\nLe programme stipulait notamment que la maison était destinée à être\nbâtie dans les faubourgs d'une grande ville où l'on dispose d'eau, de gaz et\nd'électricité circonstance qui simplifie dans une certaine mesure la tâche de\nl'architecte, mais qui rend l'utilisation de la plupart des projets impossible à\nla campagne où l'on ne dispose point de ces facilités.\nLes projets soumis furent au nombre de 382.\nLes concurrents ne saisirent pas intégralement l'intention des organisa-\nteurs du concours. Ceux-ci en leur signalant les méthodes utilisées au Canada\noù la crise des domestiques est beaucoup plus aiguë et moins récente que\n\n(î) La Cité, lr* année, n° ÎO, avril Î920,"}, {"page_pdf": 6, "page_imprimee": "52", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192203-01.1.6", "texte": "LA CITÉ.\nMARS 1922.\n\nchez nous en vue de réduire le travail domestique, n'avaient nullement\nvoulu leur imposer l'emploi des mêmes procédés.\nDans leur intention, la cuisine devait être, dans le vrai sens du mot, le\nlaboratoire de la maison ; de dimension restreinte mais bien aménagée, elle\ndevait permettre, sans allées et venues, d'avoir à portée de la main tout ce\nqui est nécessaire à la préparation des mets. La traditionnelle table de cuisine\ndevait disparaître pour faire place à une tablette mobile attachée au mur et\nqu'afin de gagner de la place, on peut rabattre quand elle a cessé de servir.\nPareille cuisine est évidemment un local où les domestiques ne sauraient\ns'asseoir ni prendre leurs repas; aussi est-on amené à leur réserver une salle\nspéciale. La plupart des concurrents ne sont point parvenus à résoudre ce pro-\ngramme et ont prévu une cuisine ordinaire en même temps qu'un local pour\ndomestiques; en conséquence, presque tous les projets dépassaient les limites\nimposées pour le coût de la construction.\nLorsque des ingénieurs se sont appliqués à résoudre ce problème, ils y ont\nréussi à merveille. Il suffit, pour s'en convaincre, de visiter la cuisine d uni\nwagon-restaurant dans laquelle deux hommes sont à même de préparer le\nrepas de 200 personnes.\nSi les concurrents avaient prévu une cuisine réduite mais pratique si,\nen d'autres mots, ils avaient compris l'idée fondamentale du programme\nils auraient vraisemblablement réussi à réaliser le problème sans dépasser la\nsomme assignée.\nTous les projets dépassèrent les 2,500 livres prévues. Cependant l'on\ndécida d'accorder les prix à cause de l'intérêt des plans soumis. Mais la Société\nde la Cité-Jardin de Welvyn a dû renoncer à la réalisation du projet couronné.\nLe premier prix a été décerné à M. P.-D. Hepworth, A. R. T. B. A.,\nE. D. B. A. de Hampstead, près de Londres. Dans la description détaillée qui\naccompagne son projet, le lauréat signale qu'il s'est efforcé de réaliser une\nmaison de dimension restreinte, répondant au programme et qui, grâce aux\ndispositifs réduisant le travail domestique, puisse être aisément entretenue par\nune seule personne. Dans ce but, les espaces perdus et les corridors ont été\nsupprimés dans la mesure du possible. Plusieurs dispositifs de nature à dimi-\nnuer le service ont été supprimés pou; raison d'économie, telles les portes d'une\nseule pièce. La simplicité est la note dominante, nous dit M. Hepworth, qui\naffirme que le coût de la maison projetée dépasserait à peine 2,500 livres.\nDans cette maison, plus de coins où s'amassent la poussière ni les toiles\nd'araignées : à la rencontre des murs et des plafonds ou planchers les angles\nsont arrondis; les poignées des portes et autres quincailleries sont émaillées ou\nen fer oxydé, afin de supprimer le nettoyage; toutes les chambres*à coucher,\nla salle des domestiques et la cuisine elle-même sont munis de radiateurs; le\nbureau et la salle à manger sont munis de prises de courant pour foyers élec-"}, {"page_pdf": 7, "page_imprimee": "53", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192203-01.1.7", "texte": "LA CITÉ\nMARS 1922\n\ntriques; des prises de courant dans les corridors permettent l'emploi du\n« vacuum cleaner » et du cireur électrique; l'on a supprimé systématiquement\ndans la maison les surfaces à polir.\nC'est encore M. Hepworth mais cette fois en collaboration avec\nM. Dreschfield qui est l'auteur du projet classé second. Les lauréats font\nressortir qu'ils ont évité de faire de leur maison modèle un musée d'appareils\ndestinés à réduire le travail domestique, mais qu'ils ont visé à atteindre ce but\nen aménageant convenablement la maison et en disposant les locaux de manière\nà supprimer tout travail inutile.\nIci encore, on a supprimé le plus possible les foyers à charbon. Une seule\nchaudière à l'anthracite assure le chauffage au moyen de radiateurs et sert en\nmême temps à sécher le linge. Les trois salles de réception et une chambre à\ncoucher sont munis de prise de courant pour foyers électriques. De l'avis des\nauteurs, ce projet pourrait être exécuté pour 2,530 livres.\nUn troisième prix a été décerné à MM. Alfred Williams and Partners, de\nLondres, qui signalent que la maison quils ont conçue peut être entretenue par\nune seule servante, étant entendu, toutefois, que les personnes de la maison\nse chargent de petites besognes et que Ton ait recours de temps à autre aux\nservices d une femme à journée.\nComme la plupart des architectes qui ont pris part au concours, ils admet-\ntent qu'un des facteurs essentiels de nature à faciliter le service réside dans la\nsuppression des foyers ouverts, aussi les ont-ils supprimés malgré l'attrait que\nce genre de foyer exerce en Angleterre et le charme qu'il procure dans un\nintérieur. Le chauffage est assuré au moyen de radiateurs à eau chaude\net par des foyers à gaz supplémentaires dans le hall, le salon et le bureau.\nLa cuisine et le réduit à provisions ont été disposés de manière à réduire\nau minimum les allées et venues lors de la préparation des aliments. De l avis\ndes architectes, la suppression de tous les foyers, corps de cheminée et con-\nduits de fumée, poêles et carreaux céramiques compenseraient en grande par-\ntie, si pas entièrement, le coût d'installation d'un chauffage central.\nTels sont, d'après les documents officiels qui nous ont été aimablement\nadressés par le « Daily Mail », les résultats de cet important concours qui\ntémoigne de l'effort que l'on déploie en Angleterre où l'architecture domes-\ntique est cependant déjà si avancée pour améliorer encore le confort de\nl'habitation et réduire le travail domestique.\nNous avons demandé à notre collaborateur, M. l'architecte Eggericx, de\nbien vouloir compléter ces renseignements par un examen critique des résultats\ndu concours. Son opinion intéressera tous ceux qui suivent l'évolution de\nl'architecture anglaise ou s'appliquent à l'étude du problème de l'habitation\nmoderne.\n\nR. C."}, {"page_pdf": 8, "page_imprimee": "54", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192203-01.1.8", "texte": "LA CITÉ.\nMARS 1922.\n\nA PROPOS DES PROJETS PRIMES\n\nOn peut dire, quant à la vaieur des résultats obtenus par la création de\nce concours, que la majorité des concurrents furent grandement influencés\npar le plan qui obtint le premier prix lors du concours organisé, en 1920, par\nle « Daily Mail » et qui avait pour but de rechercher les moyens d'obtenir une\nmaison dépourvue de sujets.\nOn pourrait admettre, sans grande imagination de la part d'un observa-\nteur impartial, que Fauteur des deux projets primés dans ce dernier concours\nait contribué jadis à l'élaboration des plans qui furent primés en 1920, Il n'en\nn est rien cependant, puisque le « Daily Mail » lui-même nous apprend que\nM. Hepworth est tout récemment revenu des Indes. Dès lors, on serait tenté\nde croire que M. Hepworth, en homme éminemment pratique autant qu'en\nobservateur attentif désireux de remporter la distinction convoitée, se soit\nborné strictement à approfondir le seul type de plan dont F étude devait le\nmener à la victoire.\nNe vous effrayez pas; les concours ne récompensent pas toujours l'effort\ndu plus méritant; il faut un peu de cabotinage pour briller dans ces joutes qui\nexhibent presque toujours des produits de serres chaudes.\nMa foi, dans notre petit pays, ne voit-on pas dans les grands concours,\nle même petit procédé réussir à merveille et porter des fruits savoureux autant\ni\nque lucratifs! Mais revenons en Angleterre et au concours organisé par le\n« Daily Mail ».\nIci le mal est plus grave peut-être, car il semble, en outre, que les archi-\ntectes de ce pays aient trop regardé, trop photographié et n'aient pas assez!\noublié ce qui se construit sur le Continent. Il est évident que F influence fran-\nçaise doit être rendue responsable de l'échec certain vers lequel se hâte l'archi-\ntecture domestique anglaise. La valeur de cette dernière décroît rapidement\nd'année en année et, sans vouloir, un seul instant, me faire le défenseur de la\ntradition, dans ce cas, j'estime cependant que l'architecte anglais eut mieux\nfait de ne pas s en écarter; je déclare et je persiste à déclarer que les non-sens\nqui résultent de cette influence sont regrettables et pour eux et pour nous-\nmêmes qui avons mission de diriger notre peuple vers l'appréciation d'une\nlogique saine.\nSans aucun doute, les vrais insulaires qui exigent, avec raison d'ailleurs,\nun confort réel, feront peu de cas des solutions proposées par cette poignée\nd'architectes et l'influence néfaste aura vécu ce que vivent les roses et les\nbleus tendres et demain F Anglo-Saxon retournera sans hésitation, je le sais,\nchez les architectes qui possèdent la compréhension exacte, je suis tenté de\ndire traditionnelle, de la distribution logique d'une maison destinée à être\nhabitée toute l'année, et à même de procurer à Foccupant un confort réel et\ndurable."}, {"page_pdf": 9, "page_imprimee": "n. p.", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192203-01.1.9", "texte": "PLANCHE VII.\nLE CONCOURS DU\nDAILY MAIL 1922\nPROJET CLASSÉ PREMIER\nSupplement à la Revue «La Cité». IIIe année, No 3\nARCHITECTE\nM. P. D. HEPWORTH\nA. R. I. B. A., E. D. B. A."}, {"page_pdf": 10, "page_imprimee": "55", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192203-01.1.10", "texte": "LA CITÉ\nMARS 1922\n\nEn visitant l'exposition des plans à l'« Olympia » de Londres, je me\nsuis demandé un instant comment M. Dawbert, réminent architecte, membre\ndu jury et vice-président du Royal Instkute of British Architects, avait pu\nencourager ces tendances et les fortifier, en admettant aux premières et\nsecondes places les projets de M. Hepworth.\nC'est que M. Dawbert connaît mieux qu'un autre le charme exquis de\nl'architecture domestique anglaise, architecture simple et logique à la fois,\nproverbiale pour son absence de faux luxe et de tape-à-l'œil et qui s'harmonise\nsi heureusement à l'admirable campagne environnante.\nC'est que cet architecte n'ignore pas, en outre, le contraste épouvantable\nque produisent ces importations malheureuses qui jurent non seulement avec\nles traditions (qu'importe ceci), mais avec les idées de logique et de confort\nque nos voisins d'Outre-Manche poursuivent inlassablement, à l'excès, diront\ncertains d'entre nous; judicieusement, ajouterai-je, et qu'ils semblent oublier\ntout à coup par mode, par exotisme ou, espérons-le, par simple caprice momen-\ntané.\nQuoiqu'il en soit, le projet classé premier révèle des énormités malheu-\nreuses. Vous objeterez sûrement qu'il existe un parti dans ce plan et que la\ndistribution des places est bien balancée et, sans doute, faut-il considérer ces\nchoses. Mais encore, faut-il les évaluer à leur propre valeur en matière d'habi-\ntation et ne jamais devenir un esclave du parti, du « grand parti ». Pour le\nprofane, le confort est obtenu : chauffage central, vacuum cleaner, descente\nde linge sale, angles arrondis, quincaillerie oxydée, etc., etc. L'observateur\na bientôt fait de découvrir que le confort réel n'existera jamais dans cette\nconstruction.\nL'entrée est trop étroite, le hall est obscur, la pergola est mal placée et\ndestinée à priver la salle à manger d'un éclairage indispensable, celle-ci, du\nreste, est exiguë; enfin, le visiteur doit être admis dans le home, ce qui est\nune lacune.\nL'emploi des fenêtres-balcon à la française, comme disent les Anglais, est\ninadmissible au point de vue confort. Orientées à l'Est, elles signifient, poar le\nclimat anglais, que ces chambres ne seront pas habitables en hiver et en mars,\nen particulier. Orientées au Sud ou à F Ouest, elles indiquent que les pièces\nqu'elles ornent seront copieusement inondées. Encore, il est absurde d'établir\nune telle fenêtre-balcon dans une pièce réservée spécialement au confort et\nau laisser-aller comme le « Den » prétend l'être. La réserve de charbon est\nminuscule et la descente de linge sale se fait dans la sali à manger des sujets,\nce qui est peu tolérable.\nEnfin, la cavité nécessaire à l'établissement d'une porte glissante entre\nle salon et la salle à manger est un refuge béni pour la poussière et la vermine.\nNous sommes loin de la valeur des projets de 1920. Quant à l'étage, il est\nmoins mauvais que le rez-de-chaussée, il n'est, en réalité, qu'une répétition"}, {"page_pdf": 11, "page_imprimee": "56", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192203-01.1.11", "texte": "LA CITÉ.\nMARS 1922.\n\nLA MAISON BOURGEOISE IDÉALE\n1922 CONCOURS DU DAILYMAIL 1922\nPROJET CLASSÉ TROISIÈME"}, {"page_pdf": 12, "page_imprimee": "57", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192203-01.1.12", "texte": "MARS 1922\nLA CITÉ\n\nplus ou moins fidèle des avantages exprimés par le projet primé en 1920.\nQuant à la façade, elle est quelconque et manque de charme parce que\nnous savons qu'une maison bourgeoise ne doit pas nous rappeler une grande\npropriété : qu'un toit doit avoir une forte pente ou ne pas en avoir du tout,\nque les fenêtres-balcon à l'italienne ou à la française doivent rester dans les\nclimats qui leur conviennent et qu'elles entraînent la nécessité d'aérer des\npièces dont le volume d'air doit être suffisant pour les justifier et, dans tous\nles cas, être orientées avec raison. Que l'adjonction des volets extérieurs est\nsuperflue en Angleterre, que la suppression de ces derniers constitue une\nnomie sensible en ce moment. Enfin, la présence de panneaux entre les fenêtres\ndu premier étage ainsi que la faute de construction dont s'orne la couverture\ndu mur de clôture, contribuent à nous faire classer ce premier prix parmi les\nconstructions dépourvues de tout caractère.\nLe plan qualifié second a du parti également; plus encore, peut-être, que\nle premier, ce qui ne réduit guère ses défauts, bien au contraire.\nL'entrée, quoique étant plus vaste, laisse encore le dégagement dans\nl'obscurité, manque de confort partout, dans toutes les places. Les occupants\nde la salle à manger ou du salon ne se plaindront sûrement pas d&s courants\nd'air excessifs, les fenêtres et les portes ne manquent pas et je plains\nsincèrement l'Anglais qui voudra y chercher un coin pour lire son « Daily\nMail ». La réserve à charbon est trop réduite et l'étage est presque désagréable.\nEn revanche, il n'y a plus que trois fenêtres à la française, dont une, malheu-\nreusement, déshonore le « den » et rend la loggia ouverte, ou terrasse, absolu-\nment sans usage aucun.\nOn peut dire de ces façades que le plan et le confort furent entièrement\nsacrifiés à leur aspect. Et cet aspect est dépourvu de franchise et de poésie.\nNous sommes loin de la bonne tradition anglaise qui consiste à placer\nune porte ou une fenêtre judicieusement là où elle doit se trouver et là où elle\ndoit se trouver seulement.\nHeureusement, le jury a décerné un troisième prix et le projet primé nous\ngratifie d'un plan qui nous ramène à une logique plus saine et à une compré-\nhension plus exacte des qualités que doit posséder 1 habitation bourgeoise\nidéale.\nEt puisque nous parlons de tradition et d influence, il n est pas superflu\nd'indiquer ici que lorsque nous rejetons avec mépris cette influence française\nou italienne, ce n'est pas par mépris pour 1 Italie ou pour la France qui n y ont\nrien à voir, ni parce qu elles sont ou française ou italienne; nous ne nous\nabaisserions pas à ceci. Mais bien parce qu elles ne conviennent pas à notre\nclimat et à nos mœurs.\nNous rejetons ces influences simplement parce que nous défendons jalou-\nsement un principe qui exige que tout element contraire au relèvement de la"}, {"page_pdf": 13, "page_imprimee": "58", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192203-01.1.13", "texte": "LA CITÉ.\nMARS 1922.\n\nrace ne soit pas importé dans ce pays appauvri déjà par tant d'aberrations\net de non-sens.\nHélas, le Français moderne ignore totalement les facteurs qui doivent\nprésider à l'élaboration d'un plan d'habitation modeste et l'influence française,\nen matière d habitation moderne, consiste à exclure, à peu près complètement,\n1 élément confort que le Français ignore encore, du reste, ou dont il peut se\npasser, sans doute, puisqu'il ne l'apprécie guère. Ce sacrifice, si sacrifice il y a,\nest consenti en faveur de l'apparence intérieure qui doit prêter parfois aux\ngrandes réceptions, mais surtout en faveur de la façade, qui semble retenir et\nconcentrer tous les efforts de l'architecte.\nCette façade, comme vous le savez, du reste, n'est guère plus belle pour*\ncela, au contraire, la plupart du temps, elle est même dépourvue de\ncharme et de caractère, simplement parce qu'un bon plan doit amener inévi-\ntablement une façade agréable et qu'un plan truqué est un manque évident de\ntoute sincérité, et qu un manque de sincérité, en art comme en toute chose,\nengendre ce que vous connaissez tous. La chose serait de peu de gravité si le\npublic, en général, affichait une prétention moins grande, c'est-à-dire s'il avait\nla sagesse d'être modeste.\nMais c'est que le château veut prétendre et faire croire au passant qu'il\nn est pas un château, mais bien un magnifique palais.\nC'est que la grande maison de campagne nous certifie qu'elle n'est pas\nune vulgaire maison de campagne, mais bien un authentique manoir.\nC est que la petite villa prend des airs de maison de campagne et la mai-\nson du paysan veut prendre l'apparence d'une maison de ville.\nEt la maison à bon marché elle-même se paie la coquetterie de se faire\npasser pour ce qu'elle n'est pas.\nHélas, il en résulte, à ce jeu- là, un déplacement de faux luxe inutile, qui\ntue le charme et le confort. Ce sont des ratés! et nous en avons, malheureuse-\nment, une trop parfaite connaissance dans notre pays, car cette influence fran-\nçaise, me direz-vous, nous est singulièrement belge, et je ne le conteste pas,\nJusqu'à ce jour, à peu d'exceptions près, l'Angleterre avait pu échapper\nà ce mal affreux. L'habitation gardait son rang; l'aspect d'une maison de cam-\npagne, d un cottage (chaumière) ou d'un bungalow était sincère; espérons\nqu elle revienne bientôt à ces sages données; je le souhaite de tout mon cœur,\net j'espère que le concours prochain organisé par le « Daily Mail » verra\nfleurir des projets où les formules de «Home labour saving» seront appliquées\nà des plans vraiment anglais, c'est-à-dire à des projets dont les plans recèlent\nle charme et le confort réel et dont les façades ne figureront pas comme une\ntache malpropre sur la beauté extraordinaire du paysage. Inutile de nous dire\nque l'entente entre les deux pays n'en sera guère moins cordial pour cela.\n\nJ. EGGERICX."}, {"page_pdf": 14, "page_imprimee": "59", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192203-01.1.14", "texte": "MARS 1922\nLA CITÉ\n\nL'Hygiène des Agglomérations\nd'Habitations à Bon Marché\n\nLe bien-être que procure un milieu hygiénique et sanitaire doit-il rester\nle privilège des seules classes aisées; ou bien, tout au contraire, est-il financiè-\nrement possible d'assurer aux occupants d'habitations à bon marché des con-\nditions sanitaires modernes?\nNous croyons pouvoir répondre affirmativement à cette dernière question\net être à même de montrer le bien-fondé de cette opinion.\nEn effet, quoiqu en aient dit des financiers et des hommes d œuvres,\ndes professeurs, des médecins et d'autres théoriciens en chambre, la nécessité\nde construire économiquement n'empêche pas d'assurer l'hygiène d'une habi-\ntation aussi modeste qu'elle soit. Or, à voir maints projets d'habitations\nouvrières, conçus depuis l'armistice, on se rend compte que leurs auteurs\nn'ont pas seulement cherché l'économie des matériaux et autres éléments de\nconstruction, mais qu'ils ont surtout cherché à économiser le travail et l'effort\nqu'il faut pour arriver à des solutions heureuses.\nDu reste, la plupart des organismes appelés à s'occuper de l'érection\nd'habitations à bon marché, partent de cette idée préconçue et bien arrêtée\nque les ouvriers ou employés, appelés à occuper ces immeubles, peuvent et\ndoivent se contenter de dispositions plutôt rudimentaires sous le rapport de\nla salubrité. Pour eux, la notion de « prolétaire » exclut la notion de propreté\nphysique. Aussi, avons-nous remarqué que, dans plusieurs constructions de ce\ngenre, dans un grand nombre de projets achevés et prêts à être mis en exé-\ncution, les aménagements et installations qui sont indispensables aux habitants\nde ces maisons pour pouvoir vivre d'une manière décente et salubre, sont\ntotalement absents. Et il existe plus d'un projet d'agglomération de maisons\nouvrières pour lesquelles il n'a même pas été prévu une distribution d eau\npotable!\nN'est-ce pas là un bien grave défaut de tous ces projets pour « quartiers-\njardins » et « quartiers ouvriers »? Peut-on songer, en effet, à relever et à\néduquer la classe ouvrière si on la prive des avantages d'installations hygié-\nniques les plus rudimentaires? Tous les efforts ne devraient-ils pas, tout au\nA\ncontraire, tendre à inculquer aux générations futures, à supposer que Ton\ndésespère d'y convertir la présente, d'inculquer, dis-je, le besoin physique\nd'ablutions fréquentes et abondantes, le goût d'un milieu inodore et hygié-\nnique."}, {"page_pdf": 15, "page_imprimee": "60", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192203-01.1.15", "texte": "LA CITÉ.\nMARS 1922.\n\nL'an objectera, peut-être, que pareille éducation est coûteuse. Nous esti-\nmons, pour notre part, que le placement est rémunérateur si l'on envisage\nque l'on assurera de la sorte non seulement l'éducation des populations, mais\nque l'on augmentera incontestablement, quoique dans un avenir éloigné, leur\nrendement en travail.\nD'ailleurs, nous sommes convaincus que le prix d'immeubles salubres\ncomparé à celui des constructions soi-disant économiques préconisées jusqu'à\nprésent, n'est pas à l'avantage de ces derniers.\nIl nous est impossible, dans les limites de cet article, d'exposer en détail\ntous les procédés perfectionnés qui peuvent être préconisés à la place des\nméthodes en usage; nous croyons cependant intéressant de passer en revue\nquelques-uns des points les plus saillants du sujet que nous traitons et qui\ndoivent retenir immédiatement l'attention soutenue des divers organismes\net administrations s'occupant de la construction d'habitations à bon marché.\nEt tout d'abord, l'on devrait exiger une évacuation immédiate totale et\nrapide des déchets humains. Evacuation rapide, grâce à l'eau sous pression\namenée en abondance dans les appareils destinés à recevoir les matières\nfécales et les résidus alimentaires. Evacuation immédiate et totale au moyen\nde conduites hermétiquement closes, jusqu'en dehors des agglomérations et\nde manière à empêcher toutes effluves, odeurs ou accumulations, même\nm\nmomentanées, des déchets, auprès des habitations.\nUn tel résultat peut aisément être obtenu à l aide d'un système d égoûts,\nconçu et établi scientifiquement par des spécialistes versés dans la matière.\nLe système à préconiser doit être établi de façon telle que les égouts puissent\nêtre inspectés et surveillés facilement et ne réclament qu'un minimum de soins\ntout en offrant les garanties voulues contre toute obstruction ou réparations\nultérieures coûteuses.\nUn réseau d'égouts construit de cette manière coûtera à peine plus cher\nqu'une installation faite par des ouvriers maçons conduits par un architecte\nqui, le plus souvent, est entendu en matière d'art ou de construction, mais\nne connaît rien à la science de l'ingénieur sanitaire.\nQuel que soit le système d'égout adopté, il y aura lieu d'envisager la\nquestion de l'évacuation ou de la destruction des résidus qui en proviennent.\nOr, que préconise-t-on, à cet égard, dans les organismes qui s'occupent\nde la construction de cités ouvrières? Cela peut paraître invraisemblable\ndans notre siècle de progrès et tendrait à nous faire croire que nous sommes\nencore embourbés dans la vie primitive du XIIIe siècle, mais ce que l'on\npréconise c'est la construction d'une fosse d'aisance, immense bac à ordures\naccumulant les matières fécales à proximité de chaque habitation, souvent\nmême dans le voisinage du puits à eau potable. C'est aux habitants qu'on\nlaisse le soin d'assurer périodiquement cette vidange, à laquelle ils procèdent"}, {"page_pdf": 16, "page_imprimee": "61", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192203-01.1.16", "texte": "MARS 1922\nLA CITÉ\n\nà grand renfort de seaux, bacs, arrosoirs, louches et autres ustensiles qui\nservent, à ces amateurs de jardinage, pour répandre une masse semi-solide\nsur leurs choux, leurs pommes de terre et leurs navets. Le soleil et le vent\naidant, ces matières ne se fixeront pas seulement sur le sol entourant l'habi-\ntation; elles seront véhiculées sous forme de miasmes à l'intérieur des habi-\ntations et des... habitants!\nPoint n'est besoin d'insister sur l'absurdité, pour ne pas dire la crimi-\nnalité, d'un tel système. D'aucuns, il est vrai, objectent qu'il est en usage\ndepuis des siècles et que les gens ne s'en trouvent pas plus mal. Nous déses-\npérons de convraincre ceux qui ont une pareille tournure d'esprit et sonit fermés\naux notions du progrès; nous nous contenterons donc de nous adresser à\nceux dont l'esprit est susceptible de raisonner et qui, malgré la grande compé-\ntence qu'ils peuvent avoir dans la branche qu'ils pratiquent, savent qu ils ont\nbeaucoup à apprendre dans d'autres domaines.\nNous disons donc que dans aucun cas des fosses ou réceptacles à immon-\ndices ne peuvent être tolérés auprès d habitations. E.n effet, 1 éloignement des\nrésidus, leur destruction ou disparition complète sont aujourd'hui possibles,\nsans nécessiter pour cela aucune manipulation mécanique ni traitement\nchimique, sans exiger de grandes superficies de terrains, dont on peut, d'ail-\nleurs, difficilement se passer.\nIl suffit, dans ce but, d'avoir recours aux agents naturels en les adapifcant\nà nos besoins; de creer un milieu qui assure la transformation des matieresi\nnuisibles et hâte révolution du cycle ininterrompu de la vie organique. Nous\nsommes persuadés que les caractéristiques générales de la fosse septique sont\nconnues de tous ceux qui s'occupent plus ou moins de la construction de\nmaisons d'habitation. Mais nous ne sommes pas moins persuadés que cette\nquestion n'a pas été étudiée autant qu'elle le mérite en corrélation avec les\nprojets de construction d'habitations à bon marché.\nComme nous le disions au début de cet article, on semble convaincu que\nl'économie entraîne l'emploi de fosses construites d'après l'ancien système\net rende inévitable la création d un milieu anti-hygienique.\nC'est là une erreur, comme l'étude et l'expérience le démontreront.\nMais qui osera s'attaquer aux préjugés et forcer les administrations à\nabandonner des méthodes simplistes et faciles?\nEn ce qui concerne le confort intérieur des habitations, est-il concevable\nque l'on puisse encore actuellement préconiser l'emploi de latrines sans arrivée\nd'eau et sans possibilité d'un nettoyage rapide et facile? Devant jongler avec\nles chiffres pour parvenir à réduire le prix au metre carre ou au metre cube\ndes constructions, l'on en arrive à adopter un simple appareil de latrine sans\nle munir de son complément indispensable : la chasse d eau."}, {"page_pdf": 17, "page_imprimee": "62", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192203-01.1.17", "texte": "H.\nLA CITÉ.\nMARS 1922.\n\nCar nous ne pouvons considérer comme des appareils à chasse, ces\ninstallations qui comprennent un simple robinet d'arrêt, branché sur la con-\nduite de distribution d'eau, permettant, quand le visiteur du W. C. y pense,\nde laisser arriver, en un seul endroit de l'appareil, un mince filet d'eau.\nC'est une concession de la part des constructeurs, mais cette disposition très\nprimitive est pire que l'absence totale d'une chasse convenable.\nEn effet, la distribution en eau potable de l'immeuble se trouve de la\nsorte en communication directe avec les laitrines... ce qui crée un état de\nchoses dont on préfère ne point envisager les conséquences possibles! D'autre\npart, le nettoyage opéré et la chasse d'eau sont nuls ou à peu près; la consom-\nmation en eau est exagérée, le gaspillage inévitable.\nLa solution? Elle est bien simple et réside dans l'installation d'un appareil\nen grès d'un modèle perfectionné, solide et résistant, dont la vidange et le\nnettoyage sont assurés automatiquement par une chasse d'eau provenant d'un\nréservoir massif (et non en zinc) pourvu d'un dispositif moderne. Etudiée\npar un praticien expérimenté, pareille installation sera ni compliquée, ni d'un\nprix exagéré. C'est ainsi, et ainsi seulement, que l'on réalisera une installation\néconomique, qui ne donnera que très rarement lieu à des réparations peu coû-\nteuses et qui répondra aux nécessités d'une maison ouvrière.\nEn commandant les appareils en grand nombre, l'on pourrait arriver\naujourd'hui à faire des installations de ce genre pour 275 francs, mais pas à\nun prix moindre, quoiqu'en peuvent dire des marchands qui ne poursuivent\nqu'un but commercial et auxquels on ne peut se confier en matière sanitaire.\nReste la question capitale, — Faut-il, oui ou non, des baignoires dans\nles maisons ouvrières? Ce qui amène à poser cette question, c'est que la\nbaignoire constitue, dans la construction de pareille maison, une dépense\nsensible. Si ce n'était que cette considération, la question ne devrait même\npas se poser. Il n'est pas discutable, en effet, que l'ouvrier a besoin de se\nbaigner, et que la vie ouvrière n'exclut pas la nécessité de procéder à de\nfréquentes ablutions.\nReste à savoir si pareille dépense peut être envisagée. D'après les cours\nactuels du marché d'appareils sanitaires, le prix d'une baignoire en fonte émail-\nlée (le zinc devant être proscrit) complète et munie des appareils pour la\nvidange et de la robinetterie est cotée entre 450 et 500 francs. Evidemment,\nc'est une dépense considérable pour une construction dont le prix ne peut pas\ndépasser 20,000 francs. De plus, une baignoire exige de l'eau chaude, ce qui\nfait naître une autre difficulté dont nous dirons quelques mots plus loin.\nAinsi donc cette dépense de 500 francs vient se mettre au travers du chemin\nà parcourir pour améliorer l'hygiène corporelle de l'occupant d'une habitation\nà bon marché et de sa famille, souvent nombreuse. Certes, le fait que l'on a\nsouvent constaté que la baignoire servait à remiser le linge sale et à cacher"}, {"page_pdf": 18, "page_imprimee": "63", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192203-01.1.18", "texte": "MARS 1922\nLA CITÉ.\n\ntoute espèce d'objets hors d'usage, voire même qu'elle faisait office de cave\nà charbon, sert de prétexte, à d'aucuns, pour clore toute discussion et écarter\nà priori tout argument que l'on pourrait présenter en faveur de ce genre\nd'installation.\nEt cependant, la question qui se pose à nous n'est-elle pas celle de faire\nl'éducation de la population ouvrière autant que d'assurer son hygiène corpo-\nrelle? Ne devons-nous pas travailler pour les générations futures, plus encore\nque pour celles d'aujourd'hui? Ne devons-nous pas, en créant chez l'enfant\nle besoin physique d'abondantes ablutions en inculquer l'usage dans nos popu-\nlations, Quel moyen plus efficace d'arriver à ce but que de mettre une\nbaignoire à la disposition des enfants qui, après en avoir fait usage acciden-\ntellement, arriveront à en faire un emploi de plus en plus fréquent?\nEn remplacement de la baignoire, on peut envisager le placement d'une\ndouche assurant une aspersion d'eau (qui peut à la rigueur être de l'eau\nfroide) au-dessus d'un emplacement où la vidange des eaux usées est assurée.\nPareille installation est fort peu coûteuse relativement au prix d'une baignoire,\net nous estimons qu'à ce point de vue, autant qu'au point de vue de l'hygiène,\non peut lui donner la préférence.\nFinalement, quelques architectes éclairés et conscients des progrès à\nréaliser, sont parvenus, après beaucoup de discussions avec les corps adminis-\ntratifs autorisés, à faire passer dans leurs projets l'installation de baignoires\nen béton. C'est une solution qui, vu son bon compte, a des chances d'être\ngénéralisée.\nMais encore une fois, la nécessité de pareilles installations sanitaires ne\nfait aucun doute; la seule difficulté consiste à régler la question de dépense,\nce à quoi l'on arrivera certainement en supprimant au besoin toute ornemen-\ntation superflue des cheminées, des façades, etc.\nComme nous l'avons dit plus haut, à moins que la ménagère n'ordonne\nson travail de manière à procurer un ou deux chaudrons d'eau chauffée direc-\ntement sur le poêle de cuisine, il faut prévoir l'installation d'un poêle écono-\nmique permettant de fournir, à peu de frais et au moins une fois par semaine,\nde l'eau chaude.\nIl faudra, dans ce but, se résoudre à abandonner le poêle de Louvain,\npoêle de cuisine généralement en usage dans les ménages ouvriers belges,\nmalgré qu'il soit fort pratique et qu'il puisse être très avantageusement\ncomparé, en ce qui concerne la préparation des aliments et le chauffage direct\ndu local dans lequel il se trouve, avec les foyers de cuisine en usage dans\nd'autres pays.\nMais ce poêle n'est pas combiné ni construit de manière à permettre la\nproduction d'une quantité plus ou moins considérable d'eau chaude, dans des\nconditions économiques,c'est-à-dire avec une faible consommation de charbon."}, {"page_pdf": 19, "page_imprimee": "64", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192203-01.1.19", "texte": "MARS 1922,\nLA CITÉ.\n\nL'on commence à utiliser dans ce but des foyers de cuisine qui font\npartie intégrale de l'immeuble. C'est peut-être la solution. A moins que l'on\nne parvienne à distribuer de l'eau chaude provenant d'une centrale située dans\nl'agglomération, en dehors des maisons. Mais comme nous sommes encore\ndistants de ces solutions idéales!\nEn terminant, nous croyons ne pouvoir mieux faire que cTinsister derechef\nsur la nécessité absolue d'avoir, dans toute agglomération d'habitations, quel\nque soit le nom qu'on lui donne, une distribution d'eau provenant d'une source\nquelconque.\nDe l'eau en abondance et l'évacuation ou la destruction des eaux\nd'égouts, tels sont les points essentiels qui doivent se trouver à la base de\nl'étude de toute agglomération de maisons. Pas une brique ne devrait être\nmise en œuvre avant que ces questions n'aient été résolues. Hors de là, point\nd'hygiène pour ces centres d'habitations, quelqu'abondant et quelque pur que\nsoit l'air qui les environne.\n\nL.-J. SERIN.\nIngénieur-Sanitaire."}, {"page_pdf": 20, "page_imprimee": "65", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192203-01.1.20", "texte": "LA CITÉ.\nMARS 1922\n\nCONCOURS\nCONCOURS D'ART INDUSTRIEL\norganisés ponr l'année 1922 par la Chambre Syndicale\nProvinciale des Arts Industriels fondée en 1876. ―\nArt du médailleur\nModèle d'une médaille de grand module à dé-\ncerner à 1 occasion de 1 Exposition Internationale\nde la Métallurgie, qui se tiendra à Gand, en 1923.\nOn demande le modèle, en plâtre, de om4o0m40 de\ndiamètre, de chacune des deux faces. Sur le revers\ndevra être réservée une place suffisante pour rece-\nvoir la gravure d'une inscription comportant éven-\ntuellement plusieurs lignes.\nlerIer prix : Diplôme de médaille d'or et prime\nde 300 francs^\nprix : Diplôme de médaille d'argent et\nprime de 125 francs.\nArt du repousseur\nExécution, en cuivre repoussé, d'un plat d'or-\nirande ou d un plateau pour cartes de visite.\nDiamètre : Om3o environ.\nlerIer prix : Diplôme de médaille d'argent et prime\nde 200 francs;\n2e prix : Dipilôme de médaille de bronze et\nprime de 125 francs.\nLes oeuvres primées resteront la propriété des\nconcurrents.\nFerronnerie d'Art\nRampe d escalier pouvant éventuellement être\nutilisée dans le Musée de l'Union des Arts décora-\ntifs, rue Jean Breydel, à Gand.\nOn demande le dessin de la rampe entière et\n.4 exécution d'un fragment.\nler1er prix : Diplôme de médaille d'or et prime\nde 350 francs;\nprix : Diplôme de médaille d'argent et prime\nde 200 francs.\nLes parties exécutées resteront la propriété des\nconcurrents.\nArt du meuble\nDessin d'un mobilier pour la place à manger\nd'une famille bourgeoise.\nOn demande :\n1° Le dessin du projet d'ensemble à l'échelle\nde oml0m1 0 par mètre;\n2° des détails en grandeur réelle, montrant les\nassemblages et les profils nécessaires pour l'exé-\ncution ;\n3° 1 exécution d'une chaise d'un modèle simple,\nmais de grand cachet artistique et de bonne con-\nstruction.\nler1er prix : Diplôme de médaille d'or et prime\nde 275 francs ;\n2e prix : Diplôme de médaille d'argent et prime\nde 150 francs.\nUne prime spéciale de 100 francs sera ajoutée\nau ler1er prix pour la chaise exécutée qui restera la\npropriété de la Chambre Syndicale.\nEn ce qui concerne le 2e et le 3e prix, les objets\nexécutés restent la propriété des auteurs.\nSculpture\nConcours dont l'organisation a été confiée à la\nChambre Syndicale Provinciale des Arts Indus-\ntriels par l'Union des Arts Industriels et Déco-\nratifs.\nOn demande 1 exécution d'une lampe électrique\nen bois sculpte et doré, à poser sur une table et\ndont le prix de vente ne dépassera pas 250 francs.\nPrix unique : Diplôme de médaille d'or et prime\nde 250 francs.\nL'œuvre primée restera la propriété de l'auteur;\ntoutefois l'Union des Arts Industriels et Décoratifs\nseréserve le droit de l'acquérir au prix de 250 fr."}, {"page_pdf": 21, "page_imprimee": "66", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192203-01.1.21", "texte": "CONCOURS\nLA CITÉ.\nMARS 1922,\n\nIndustrie du verrier d'art\nDessin ou exécution d'un vitrail pour cage d'es-\ncalier.\n11 est loisible aux concurrents de présenter une\nsimple mise en pionib avec dessin en verres de dif-\nférentes couleurs ou la peinture sur verre, cuite\nau four.\n1er prix : Diplôme de médaille d argent et prime\nde 200 francs;\n2e prix : Diplôme de médaille de bronze et\nprime de 100 francs.\nSeuls les dessins primés resteront la propriété\nde la Chambre Syndicale.\nIndustrie de la chromolithographie\nOn demande le dessin, en trois couleurs (trois\ntirages) d'une affiche de 1m10 sur Om75, annon-\nçant l'Exposition Internationale de la Métallurgie\nqui s'ouvrira à Gand, en î 923.\nLe texte de F affiche devra être libellé dans les\ndeux langues.\n1er prix : Diplôme de médaille d argent et\nprime de 300 francs;\n2e prix : Diplôme de médaille de bronze et\nprime de 150 francs.\nArt du dessinateur\nOn demande le dessin, grandeur d'exécution,\nsoit 0m65 X 0m45, d'un diplôme à décerner lors\nde l'Exposition Internationale de la Métallurgie qui\ns'ouvrira à Gand, en î 923.\n1er prix : Diplôme de médaille d argent et\nprime de 250 francs;\n2e prix : Diplôfme de médaille de bronze et\nprime de 150 francs.\nTravail du cuir\nI. On demande le dessin de la couverture d'un\nlivre d'or à exécuter en cuir repoussé.\nDimensions : 0m40 X 0m30.\n1er prix : Diplôme de médaille d'argent et\nprime de 200 francs;\n2e prix : Diplôme de médaille de bronze et\nprime de 100 francs,\nII. On demande l'exécution, en cuir repoussé,\nd'une gaine pour un livre de prière ou pour un\nlivre au choix.\n1er prix : Diplôme de médaille de bronze et\nprime de 150 francs;\n2e prix : Diplôme et prime de 75 francs.\nLes œuvres exécutées restent la propriété des\nconcurrents.\nTissus\nDessin d'une carpette-tapis genre « moquette »\nde i 60 de largeur sur 2moo de hauteur, à exécu-\nter en 6 « grill » (couleurs) -au maximum, c est-\na-dire 6 couleurs suivies ou de diverses nuances.\nRéduction : 3 7 fils (points) et 3 7 duites par\ndécimètre carré.\nOn demande : Le raccord colorié du dessin sur\npapierquadrillé î 0 en 10 tapis N° 8.\nler1er prix : Diplôme ce médaille d'or et prime\nde 300 francs;\n2e prix : Diplôme de médaille d'argent et prime\nde 175 francs. v\nIndustrie de la broderie\nOn demande le dessin d'un couvre-lit en « bro-\nderie Anglaise » plu métis ou Richelieu.\nDimension du couvre-lit 2m25 sur 2m50,\nler1er prix : Diplôme de médaille dor et prime\nde 250 francs;\n2e prix : Diplôme de médaille d'argent et prime\nde 150 francs.\nSi le dessin est accompagné d'un échantillon-\nnage, la prime pourra être majorée de 100 francs.\nN. B. Les concurrents doivent se conformer\nde la manière la plus stricte aux stipulations du\nprogramme des concours, faute de quoi, les prix\nénumérés ci-dessus ne leur seraient pas attribués.\nLes personnes qui se proposent de prendre part\naux concours et qui désireraient des renseigne-\nments complémentaires au sujet de ceux-ci, peu-\nvent s'adresser, à partir de ce jour, au Secrétariat\nde la Chambre Syndicale, Hôtel du Gouvernement\nprovincial, à Gand.\nCONDITIONS DES CONCOURS\nArt. ler.1er. En prenant part aux concours or-\nganisés par la Chambre Syndicale, on se soumet,\nsans restriction aucune, aux conditions y relatives.\nArt. 2. Les personnes qui se proposant de\nparticiper à ces concours sont priées d en donner\navis, par lettre affranchie, avant le 2 juillet 1922\nau Secrétariat de la Chambre Syndicale, Hôtel du"}, {"page_pdf": 22, "page_imprimee": "67", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192203-01.1.22", "texte": "CONCOURS\nLA CITÉ.\nMARS 1922\n\nGouvernement provincial, à Gand. Elles feront\nconnaître les concours auxquels elles comptent\nprendre part; elles indiqueront aussi l'emplace-\nment dont elles ont besoin en longueur, largeur\net hauteur. Elles feront usage, en guise de signa-\nture, de la devise ou du signe qu'elles ont l'inten-\ntion d'apposer sur les œuvres.\nArt. 3. Les œuvres destinées aux concours\ndoivent être déposées, chez le concierge de l'Hôtel\ndu Gouvernement provincial, à Gand, avant le\n9 juillet 1922.\nCette clause sera rigoureusement observée\nArt. 4. Les concurrents ne mettront pas leur\nnom sur leurs œuvres; ils y inscriront une devise\nou un signe, répété sur la face d'une enveloppe\nfermée renfermant leur nom et leur adresse. Cette\nenveloppe doit être parvenue au Secrétariat, au\nplus tard à la date précitée du 9 juillet 1922. Elle\ndoit porter extérieurement, la mention du con-\ncours auquel elle se rapporte.\nArt. 5. Si des concurrents prennent part à\nplusieurs concours, ils sont tenus d'adopter une\ndevise ou un signe différent pour chacun de ces\nconcours, et de remettre autant de billets cachetés\ncontenant leur nom et leur adersse.\nArt. 6. Tous les dessins devront être, autant\nque possible, fixés sur carton ou châssis.\nArt. 7. Les concurrents sont tenus d'appli-\nquer, sur leur œuvre, une étiquette indiquant le\nconcours auquel cette œuvre est destinée.\nArt. S. Les pièces envoyées doivent être des\nœuvres complètement originales. Toute imitation\nou copie sera rigoureusement écartée.\nDevra également être écartée, toute œuvre pré-\nsentant un caractère d'art pur, les concours de la\nChambre Syndicale ayant exclusivement pour but\nde favoriser l'éclosion et le développement du sens\nartistique chez les artisans et les travailleurs indus-\ntriels.\nArt. 9. Pour prendre part aux concours, il\nfaut être Belge de naissance, ou résider en Belgi-\nque depuis trois années consécutives.\nArt. ÎO. Sauf ce qui est autrement stipulé\naux questions relatives à l'art du repousseur, la\nferronnerie d art, la scuilfpture, l'industrie du ver-\nrier d'art, l'art du meuble et le travail du cuir, les\ndessins ou objets auxquels il sera décerné, soit un\npremier prix, soit un second, resteront à la Cham-\nbre Syndicale, représentée par M. Albert Maer-\ntens, Président.\nArt. 1 1. Les concurrents exposant des objets\nexécutés, dont la propriété leur est réservée par\nles conditions des concours, et qui désireraient\nvendre leurs œuvres, sont priés de faire connaître\nleurs prix, dans un pli cacheté spécial, adressé au\nSecrétariat et renfermant leur nom et leur adresse.\nArt. 12. Le Comité Directeur de la Chambre\nSyndicale désignera les Jurys des différents con-\ncours.\nLes décisions de ces Jurys, comme celles du\nComité Directeur, seront sans appel\nAprès que les Jurys auront pris leurs décisions,\ncelles-ci seront communiquées au Comité Di-\nrecteur.\nLes billets cachetés portant les marques des\nconcurrents primés seront ouverts dans une\nséance que le Comité Directeur tiendra spéciale-\nment à cet effet et dans laquelle il proclamera les\nvainqueurs. Les résultats des concours seront livrés\nà la publicité.\nDans le cas où les Jurys croiraient qu'il y aurait\nlieu d'accorder des distinctions autres que celles\nprévues au programme des concours, leurs pro-\npositions seraient soumises au Comité Directeur\nqui statuerait dans la séance dont il vient d'être\nquestion.\nArt. 13. Dans une catégorie, un groupe ou\nune branche déterminés, le même concurrent ne\npourra obtenir plus de deux fois un premier prix.\nIl pourra lui être décerné, dans la suite, un prix\nd'honneur avec une indemnité pécuniaire en rap-\nport avec le mérite exceptionnel que présenterait\nson œuvre.\nArt. 14. Toute question litigieuse sera déci-\ndée par le Comité Directeur.\nArt. 15. Tout concurrent a le droit d'appo-\nser son nom sur son œuvre, après la décision du\nComité Directeur.\nArt. 16. Les dessins et objets de concours\nseront exposés à d'Hôtel de Ville, Salîe de l'Arse-\ndu 16 au 25 juillet 1922.\nLes concurrents non primés devront faire con-\nnaître ileur nom et leur adresse au Secrétariat,\naprès la décision du Comité Directeur et avant !a"}, {"page_pdf": 23, "page_imprimee": "68", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192203-01.1.23", "texte": "CONCOURS\nLA CITÉ.\nMARS 1922.\n\nclôture de l'exposition, ce afin de faciliter le ren-\nvoi de leurs objet»..\nArt. |7# Les frais de transport des objets,\naller et retour, sont à la charge des concurrents.\nLe déballage, le placement et le remballage des\nobjets, se feront par les soins du Comité. Les frais\nde ces opérations seront portés en compte aux\nconcurrents.\nArt. |B, Les concurrents qui, pour le retour\nde leurs œuvres, désirent bénéficier de la gratuité\nde transport, devront en faire la déclaration, au\nmoment de 1 envoi a la Chamb re Syndicale, à\nl'Administration des Chemins de fer. Ils auront à\nse conformer strictement aux instructions que cette\nAdministration (leur donnera. La Chambre Syndi-\ncale n'interviendra en aucune façon aux difficultés\nqui pourraient résulter de la non-observation de\nces instructions.\nArt. 19. Les projets exposés ne pourront être\nretirés avant la fin de l'exposition; mais ils devront\nl'être dans lia huitaine qui suivra la clôture, chez\nle concierge de (l'Hôtel du Gouvernement pro-\nvincial.\nArt. 20. Les plus grands soins seront pris\npour la conservation des objets; cependant la Di-\nrection n'assume aucune responsabilité quant aux\npertes, dommages ou détournements.\nGand, le 31 mars 1922.\nLe Président, Albert Maertens; le Vice-Prési-\ndent, M. de Smet de Naeyer; le Secrétaire, Joseph\nMaertenTs; le Secrétaire ff.-Trésorier, A. Tonél.\nLes Membres du Comité Directeur : F. Metde-\npenninghen, O. Van de Voorde, J. Deyaert, J. Del-\nvin, A. de Kemimeter, E. Bourdon, F. Coppejans,\nJ. Cornelis, G. Thienpont, V. Vaerwyck, fils,\nG. Woedstadt.\nWILLEBROECK. CONCOURS POUR MAI-\nSONS OUVRIERES. La Société De Naeyer, à\nWiilebroeck, ouvre un concours public entre ar-\nchitectes belges, pour lerç plans de treize maisons\nouvrières réparties en deux groupes, 1 un de six,\nl'autre de sept maisons. Cinq mille francs de pri-\nmes sont à la disposition du jury, composé de\nqiuatre architectes, savoir :\nM. Maukéls, délégué par la Société De Naeyei ;\nUn délégué de la Société centrale d'architecture\nde Belgique;\nUn délégué de la Société royale d'Anvers;\nUn délégué des concurrents.\nLes intéressés peuvent obtenir les documents en\ns'adressant à MM. les directeurs généraux de la\nSociété De Naeyer, à Wiilebroeck, contre paye-\nment de la somme de 5 francs, qui sera rembour-\nsée à ceux q<ui déposent un projet.\nLes projets doivent être déposés le 28 mai. La\nSociété De Naeyer fera construire les maisons cette\nannée, elle fera choix des projets à réaliser et\naccordera une rémunération de 5 0/0 à i archi-\ntecte ou aux architectes choisis sous déduction de\nla prime déjà obtenue.\nCONCOURS PROVINCIAL DE MOBILIER A\nBON MARCHE. - Le jury du concours institué\npar les provinces de Brabant et de Hainaut, en vue\nde la confection d'un mobilier destiné aux habi-\ntations à bon marché, vient de terminer l'examen\ndes 19 projets présentés au concours.\nCe jury propose l'attribution des primes sui-\nvantes : trois primes de 1.000 francs à M. Georges\nHalet, d'lxeUles; trois primes de 1.000 francs à\nMM. Henri Willem et Marcel Van Wynsberghe, de\nForest; deux primes de 1.000 francs à M. Geor-\nges Van Kerckhoven, architecte, à Auderghem.\nLes auteurs de projets non primés sont invités\nà retirer sans retard leur envoi, dans les bureaux\nde l'Administration provinciale, rue du Chêne, 22\n(bureau n° 14).\nLYON. L'OFFICE CENTRAL DE LA CON-\nSTRUCTION ET DE L'HABITATION de la ville\nde Lyon, organise pour la période du 25 septem-\nbre au 15 octobre 1922, au Palais de la Foire\nde Lyon, un salon du mobilier et des arts appli-\nqués dont le programme est largement conçu. Les\nrécompenses seront attribués exclusivement aux\nœuvres d'une inspiration nouvelle et d'une origi-\nnalité réelle. Les inscriptions seront reçues jus-\nqu'au lerIer juillet à l'Hôtel de Ville de Lyon,"}, {"page_pdf": 24, "page_imprimee": "69", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192203-01.1.24", "texte": "LA CITÉ.\nMARS 1922\n\nHABITAT\n\nLOGEONS L'OUVRIER DANS DES\nQUARTIERS ET CITES-JARDINS ! Tel\nest le mot d'ordre de la SOCIETE NATIO-\nNALE des Habitations et Logements à Bon\nMarché! Ceux qui suivent l'active et intelli-\ngente propagande de cette Société en ont\ndepuis longtemps l'assurance. Ils n'en seront\npas moins heureux d'entendre proclamer la\nchose avec force et conviction par le distin-\ngué Directeur Général de la Société Natio-\nnale, M. Van Biiloen. Voici ce qu'il dit à ce\nsujet dans une lettre qu'il a adressée au\n« Soir », à la suite d'une série d'articles fort\nintéressants d'ailleurs, sur la « Crise du Lo-\ngement » :\n« Dans l'intéressant article que votre col-\n» laborateur Max Hef a consacré, dans vo-\n» tre numéro d'avant-hier, au « Problème\n» de l'Habitation », il trace, de façon re-\n» marquable, le programme des construc-\n» teurs actuels d'habitations à bon marché.\n« Il faut, dit-il, inaugurer une nouvelle poli-\n» tique urbaine, c'est-à-dire, concevoir un\n» vaste programme de réalisations d'ensem-\n» ble. Il faut déterminer, pour chaque ag-\n» glomération, l'emplacement d'un secteur\n» sur lequel portera tout l'effort construc-\n» tif. » C'est là, en réalité, tout le program-\n» me des cités-jardins, et votre collabora -\n» teur, déplorant que la réalisation de ces\n» cités idéales ne s'affirme encore qu'à\n» l'étranger, constate à regret que bien peu,\n» parmi les sociétées agréées par la Société\n» nationale, se préoccupent de créer de vas-\n» tes agglomérations de ce genre. Cette\n» dernière affirmation est tout à fait\ny> inexacte, et je me vois forcé de protester\n» contre un pareil jugement sur l'activité\n» de nos sociétés.\n» Depuis sa fondation, la Société natio-\n» nale, par ses écrits, par des conférences\n» illustrées de projections, par des publica-\n» tions périodiques, par des entretiens avec\n» les hommes d'œuvres, et avec les spécia-\n» listes du bâtiment, a fait, dans le pays,\n» une vaste campagne en faveur des cités-\n» jardins. Cette propagande a porté ses\n» fruits. Presque tous les projets qui nous\n» sont présentés comportent, lorsque le prix\n» du terrain le permet, la construction de\n» groupes importants de maisons dissémi-\n» nées dans la verdure, suivant un plan\n» d'ensemble, et abondamment baignées\n» d'air et de lumière. Certains de ces pro-\n» jets ont vraiment grande allure; certains\n» d'entre eux sont prévus pour se dévelop-\n» per sur 50 et même plus de 100 hecta-\n» res. La Société nationale et les architectes\n» de ses services techniques ne négligent\n» aucun effort, croyez-le bien, pour que les\n» réalisations qui vont se faire ou qui sont\n» déjà en voie d'exécution puissent rivaliser\n» avec les cités modèles de l'étranger, tout\n» en comportant des constructions appro-\n» priées à nos moeurs et à nos traditions, et\n» qui soient d'un prix aussi réduit que pos-\n» sible. »\nUn correspondant du même journal ayant\ndéclaré qu'il serait peut-être dangereux de\nsonger à construire actuellement de coûteu-\nses habitations dans des cités-jardins, M. Van\nBiiloen répand cette fois encore fort exac-\ntement par des observations qui seront de\nnature à éclairer le public sur la façon la plus\nrationnelle de pourvoir au logement des\nclasses laborieuses.\n« La campagne que nous avons entre-\n» prise écrit-il - ne tend nullement à\n» faire construire des maisons coûteuses,\n» mais, au contraire, des habitations qui\n» soient aussi bon marché que les circon-\n» stances le permettent, et qui soient grou-\n» pées en ci tés-jardins. Cette disposition si\n» agréable et si séduisante à tous égards\n» n'entraîne pas des suppléments dans le\n» prix des constructions. C'est bien le con-\n» traire qui est vrai. La voirie est simplifiée\n» dans la cité-jardin (des artères en cen-\n» drée et bandes de gazon, au lieu de rues\n» pavées, les réseaux d'égouts sont réduits\n» au minimum, l'entreprise des travaux,\n» portant sur de grands ensembles, avec des\n» éléments standardisés, permet de nota-\n» bles économies. Les maisons y sont aussi\n» simples qu'on le désire, malgré leur as-"}, {"page_pdf": 25, "page_imprimee": "70", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192203-01.1.25", "texte": "HABITAT\nLA CITÉ.\nMARS 1922.\n\n» pect agréable et le charme de la verdure\n» et des fleurs qui les entourent. Il faut, di-\n» tcs-vous, faire des groupes de 3 à 4,000\n» maisons. Cent fois d'accord I Mais com-\n» ment grouper ces maisons? En rang d' oi-\n» gnons, en corons comme au Borinage?\n» Non, n'est-ce pas? En cités-jardins, à la\n» périphérie des villes ou dans leur banlieue\n» immédiate, à la bonne heure.\n» Ce sont bien des cités-jardins que l'on\n» construit maintenant, partout à l'étranger,\n» dans toutes les réalisations que vous avez\n» décrites, en Angleterre, en France, en\n» Hollande et en Allemagne, et cela malgré\n» le coût des nouvelles constructions. La\n» cité-jardin de Vreewijck, aux portes de\n» Rotterdam, comprendra bientôt 3,000\n» maisons. Surtout, de grâce, que, sous pré-\n» texte d'aller vite, on ne se mette pas à\n» généraliser la construction de ces horri-\n» bles baraques en bois ou en béton comme\n» l'on en voit un peu partout déjà. Ce pro~\n» visoire belge est détestable. On peut con-\n» struire très rapidement d'excellentes mai-\n» sons définitives à un bon marché relatif,\n» qui ne sont pas hideuses, et qui donnent\n» aux malheureux expulsés, et à ceux qui\n» meurent dans les taudis des abris qui ne\n» soient pas des sources de nouvelles misè-\n» res et de maladies.\n» Et à ce propos, par la grande voix du\n» « Soir », dites donc que la crise s'ag-\n» grave.\n» Pas de jour ne se passe sans que la So-\n» ciété nationale reçoive des lettres navran-\n» tes. Une des dernières nous fut remise\n» par un père qui était venu nous supplier,\n» les larmes aux yeux, de lui trouver un gite\n» humain. Ses cinq enfants tuberculeux et\n» lui-même (7 personnes avec sa femme)\n» meurent, lentement à . Saint-Gilles, dans\n» une seule mansarde, grande comme une\n» cabine de navire.\n» N'est-ce pas épouvantable? Une mère\n» m'écrit, ce matin, qu'elle occupe aussi\n» une mansarde avec sa nombreuse progé-\n» niture. C'est tellement exigu que, malgré\n» le vent et la pluie, il faut laisser ouvert\n» un trou servant de fenêtre dans le toit,\n» pour éviter l'asphyxie.\n» Et ces cas sont pris au hasard parmi\n» des milliers aussi angoissants. Allons, à\n» l'œuvre! A la truelle! Pendant que Bru-\n» xelles scintille sous les feux d'une vie de\n» iuxe effréné, des misérables agonisent,\n» faute d'air et de lumière, et, ce qui est\n» plus grave, des centaines d'enfants... ne\n» naissent pas, faute de place pour les lo-\n» ger. »\nLÀ PENURIE DE LOGEMENTS AU\nBRABANT. Des statistiques récentes per-\nmettent de fournir quelques renseignements\nprécis relativement aux besoins en logement\ndont souffrent 363 communes que compte\nle Brabant.\n« Il existe écrit un de nos confrères\npas moins de 11 3 communes où la pénurie\nde logement est grande et sur les territoires\ndesquelles il devrait être bâti d'urgence un\ntotal de 1 7,025 maisons, pour procurer le\ngite à 35,000 personnes. La ville de Bru-\nxelles seule, sans y comprendre les territoi-\nres qui viennent d'être annexés, est éprou-\nvée par le manque de 1,360 maisons desti-\nnées à abriter 5,000 personnes dépourvues\ntotalement de logis convenable. A Vilvorde,\nun millier de maisons destinées à 4,000 per-\nsonnes devraient pouvoir sortir de terre. »\nLES HABITATIONS A BON MARCHE. La\nconstruction d'habitations ou logements projetée\npour 1922, dans lesdiverses sociétés locales d'ha-\nbitations à bon marché de l'agglomération bruxel-\nolise, se répartit approrximativement comme suitt\nAnderlecht, 801 habitations ou logements; Au-\nderghem, 300; Ixelles, 132; Etterbeek, 160; Gans-\nhoren, 36; Laeken, 207; Molenbeek, 500; Schaer-\nbeek, 400; Berchem-Sainte-Agathe, 470; Saint-\nGilles, 84; Saint-Josse-ten-Noode, 40; Jette-Saint-\nPierre, 2 15; Watermael-Boitsfort, 542. Soit envi-\nron 3.900."}, {"page_pdf": 26, "page_imprimee": "n. p.", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192203-01.1.26", "texte": "PLANCHE VIII.\nLE CONCOURS DU\nDAILY MAIL 1922\nPROJET CLASSÉ SECOND\nARCHITECTE\nM. P. D. HEPWORTH\nA. R. I. B. A., E. D. B. A."}, {"page_pdf": 27, "page_imprimee": "71", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192203-01.1.27", "texte": "LA CITÉ.\nMARS 1922\n\nARCHITECTURE\nBRUXELLES. LA NOUVELLE UNI-\nVERSITE LIBRE DU SOLBOSCH.\nLes très importants travaux de construc-\ntion de F Université libre de Bruxelles vien-\nnent d'être entamés. La « Chronique des\nTravaux Publics » donne à leur sujet des\nrenseignements que nous reproduisons à ti-\ntre documentaire :\n« Plusieurs projets avaient été mis en\navant. Le dernier retenu, dû à la collabora-\ntion de MM. François, ingénieur, et Van\nRysselberghe, architecte, ne sera pas entiè-\nrement exécuté actuellement pour des mo-\ntifs d'ordre financier. Seule, la partie du pro-\njet élaborée par M. François a été mise en\nadjudication. C'est cette partie qui fera l'ob-\njet des quelques développements qui vont\nsuivre.\nSituation. Le terrain d'assiette choisi\na une superficie de près de 4 hectares et est\nlimité par la face postérieure des maisons\nde I avenue du Solbosch (à la limite des ter-\nritoires de Bruxelles et d'lxelles) et deux\navenues à créer de toutes pièces, perpendi-\nculaires à 1 avenue des Nations, et une ave-\nnue parallèle à celle-ci.\nLe terrain naturel se trouve à la cote\n1 02 ; les avenues projetées et destinées à\nmettre en communication les avenues du Sol-\nbosch et des Nations, à la cote 96,50; le ni-\nveau des cours intérieures à la cote 100,85.\nC'est dire que les accès ont dû être particu-\nlièrement étudiés afin d'éviter des mouve-\nments de terre trop importants.\nEconomie du projet. Dans son ensem-\nble» le projet s'est inspiré de l'expérience ac-\nquise par la visite et l'étude des installations\ndes principales universités d'Europe.\nAfin de sauvegarder l'avenir, tous les bâ-\ntiments sont transformables, c'est-à-dire que\n1 ossature seule constitue du définitif. Tous\nles murs intérieurs sont constitués par des\ncloisons démontables, isolantes et non por-\ntantes, pouvant être démolies et transfor-\nmées au gré des besoins futurs.\nL'auteur s'est principalement attaché à\nremédier aux inconvénients auxquels ont\ndonné lieu d'autres grandes installations,\nconstruites il y a des années sur un plan con-\nsidéré comme parfait à cette époque, mais\naujourd'hui en mal de difficultés de tous\ngenres par suite de F impossibilité où l'on se\ntrouve de leur donner une extensoin quel-\nconque ou de transformer l'intérieur des\nconstructions en vue de leur adaptation aux\nnécessités de la technique moderne.\nCette question est résolue ici de façon\nrationnelle par la disposition des corps de\nbâtiments prévue en forme de « peigne »\ndont chaque « dent » peut recevoir indivi-\nduellement rallongement qui lui convient.\nC'est au montant de 12,500.000 francs\nque les travaux furent adjugés à forfait à la\nfirme Louis De Waele. Ils comprennent le\ngros-oeuvre et l'achèvement suivant la for-\nmule « clef sur porte ».\nDétails d'exécution. - Le travail com-\nprend un groupe principal de bâtiments des-\ntinés aux . facultés de physique, chimie, phar-\nmacie, polytechnique et aux laboratoires\ntechniques.\nLes corps de bâtiments sont tous sembla-\nbles, ont une largeur uniforme hors\nde 1 5 mètres, une longueur variable et sont\néclairés sur leurs deux faces longitudinales.\nIls sont formés d'une ossature en béton\narmé comprenant le dallage des étages et\ndes colonnes uniquement extérieures, lais-\nsant ainsi la portée de 1 5 mètres libres sur\ntoute la largeur. Dans cet espace libre peu-\nvent être distribuées, au gré des besoins,"}, {"page_pdf": 28, "page_imprimee": "72", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192203-01.1.28", "texte": "ARCHITECT URE\nLA CÏTÉ.\nMARS 1922,\n\nles cloisons formant division intérieure, cel-\nles-ci pouvant être supportées par le dallage\nen un endroit quelconque.\nL'on voit qu'avec ce système, il ne peut\nexister aucune sujétion de concordance de\nces cloisons d'un étage à un autre, qu'elles\nn'interviennent en rien dans la résistance de\nla construction et qu'elles peuvent subir sans\ninconvénient tous déplacements, suppres-\nsions et adjonctions désirables.\nCes bâtiments comprennent des sous-sols,\nun rez-de-chaussée et deux étages, ayant\ncomme hauteurs respectives 4 m. 50, 6 m.\n50, 5 m. et 4 m. 50.\nLes toitures sont en forme de terrasse\navec lanterneaux.\nL'ossature des bâtiments est prévue en\nbéton armé (poutres, colonnes et hourdis)\navec remplissage extérieur en doubles murs\nd'une brique d'épaisseur.\nAu point de vue des fondations et vu la\nrésistance du sol, des semelles en béton armé\nsont seules prévues aux points de concentra-\ntion des charges.\nLes toitures sont constituées par des ter-\nrasses en ciment volcanique avec faux pla-\nfonds en plaques « Lugino » ou autres. Les\nparquets sont prévus sur lambourdes et des\nlocaux carrelés le seront en céramique sur\nsable amortissant le bruit.\nLes cloisons intérieures sont du type léger,\nà base de plâtre, cendrée, etc.\n............. .\nLe chauffage comportera l'emploi de\ndeux chaudières avec silos pour le charbon\net les cendrées.\nPour les façades, il est prévu l'emploi de\nbriques papesteen et d'un revêtement de\nstuc.\nLe seul usage qu'il soit fait de la pierre de\ntaille comprend les soubassements, les seuils\nde fenêtres, le cordon supérieur et les ta-\nblettes de recouvrement.\nil est prescrit de masquer par de la ma-\nçonnerie les piliers en béto nde l'ossature.\nLe délai accordé pour l'achèvement est\nde dix-huit mois.\nComme nous l'avons, du reste, déjà si-\ngnalé, il convient d'ajouter que cette entre-\nprise n'est que le prélude d'un vaste pro-\ngramme de travaux et de réformes intéres-\nsant l'enseignement supérieure de la capi-\ntale ».\nLA BAISSE POSSIBLE. Sous ce titre\nM. Louis Jardin, architecte-expert, émet\ndans la Revue « Le Bâtiment » les intéres-\nsantes considérations suivantes :\n« Certains optimistes sont convaincus que\n» dans quelques années les prix de la con-\n» struciion baisseront sensiblement; et cette\n» conviction empêche beaucoup de proprié-\n» taires désireux de bâtir, de commencer\n» dès maintenant.\n» C'est une erreur regrettable, car il suf-\n» fit de raisonner pour constater que tant\n» que la main-d'œuvre et le charbon reste-\n» ront d'un prix élevé, les tarifs actuels se\n» maintiendront à peu de chose près. Or\n» l'expérience d<u passé prouve irréfutable-\n» ment que la main-d'œuvre ne diminue ja-\n» mais, et quand un salaire est accordé, il\n» est impossible de le réduire, aucun pré-\n» cèdent n'existe à ce sujet.\n» Comme c'est le prix de la main-d'œu-\n» vre qui détermine le prix de fabrication\n» des matériaux, et que le prix des maté-\n» riaux forme avec le prix horaire de Fou-\n» vrier le tarif d'une construction, il est im-\n» possible d'admettre une baisse basée sur\n» ces éléments.\n» Le seul moyen d'obtenir une réduction\n» est de rechercher de nouvelles méthodes\n» de construire et d'employer les moyens\n» mécaniques capables de faire diminuer le\n» temps employé actuellement par les ou-\n» vriers pour faire tout ce qui concerne le\n» bâtiment.\n» C'est en modernisant l'art de bâtir que\n» l'on peut espérer une réduction des prix,\n» car le débours du matériel est vite amorti"}, {"page_pdf": 29, "page_imprimee": "73", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192203-01.1.29", "texte": "ARCHITECTURE\nLA CITÉ.\nMARS 1922\n\n» par l'économie de main-d'œuvre que ce\n» matériel permet de réaliser.\n» C'est la seule baisse qui ne soit pas illu-\n» soire, et le monde de l'Entreprise encou-\n» ragera les propriétaires à reconstruire en\n» employant les méthodes les plus moder-\n» nés pour faire vite et bien, avec un per-\n» sonnel restreint; mais il faut faire aban-\n» donner des routines d'autrefois, et c'est\n» là l'obstacle le plus difficile à surmonter. »\nUNE TOUR EN BETON ARME DE\n205 METRES DE HAUTEUR ou plus exac-\ntement un pylône vient d'être construite à\nTokio (Japon) pour supporter l'antenne de\nla station de T. S. F. du Gouvernement. Le\n« Génie Civil » qui fait remarquer que ce\npylône qui a exactement 204 m. 82\n(672 pieds) de hauteur totale au-dessus des\nfondations, est la plus haute construction en\nmaçonnerie édifiée jusqu'ici, donne à son\nsujet quelques détails intéressants. On a\ndonné à ce pylône la forme d'une cheminée,\net le mode de construction adopté est éga-\nlement analogue à celui usité le plus souvent\npour l'édification de ces ouvrages.\nLes tour est tubulaire; à la base, le dia-\nmètre extérieur est de 17 m. 50 et le diamè-\ntre médian de 16 m. 7 5 ; l'épaisseur de la\nparoi est de 0 m. 84; au sommet, le diamè-\ntre médian n'est que de 1 m. 22 et l'épais-\nseur de 0 m. 15.\nL'armature se compose de barres vertica-\nles et de fers ronds horizontaux. A la base,\nles fers verticaux sont au nombre de 200,\navec le diamètre de 25 millimètres; les fers\nhorizontaux ont 1 9 millimètres de diamètre.\nA une hauteur de 30 mètres environ, l'ar-\nmature est plus robuste, et se compose de\n285 fers ronds verticaux de 28 millimètres\nde diamètre, et de fers horizontaux de 16\nmillimètres, espacés de 140 millimètres en\nhauteur. Au sommet, enfin, l'armature ne se\ncompose plus que de 25 fers verticaux de 25\nmillimètres et de fers horizontaux de 9 mil-\nlimètres, espacés de 1 78 millimètres (7 pou-\nces).\nLa fondation se compose d'un anneau de\nbéton armé de section trapézoïdale de 10\nmètres de largeur et 3 m. 65 de hauteur. Cet\nanneau de fondation repose directement sur\nun sol solide constitué par une formation de\ngravier et d'argile. L'armature de cette fon-\ndation est très robuste.\nLe calcul de la stabilité de l'ouvrage a été\nétabli en estimant la pression du vent à\n145 kilogrammes par mètre carré de section\ndiamétrale,^et en supposant des variations\nde tempérd®re de 6 °,à + 38°.\nLe béton employé est au dosage de\n1 : 2 : 4, avec une proportion d'eau suffi-\nsante pour lui donner une contexture assez\nfluide. Au total, la construction comporte\nenviron 3,380 mètres cubes de béton dans\nla tour elle-même, et 1,255 mètres cubes\ndans la fondation.\nPour la construction de la tour, on a fait\nusage d'un échafaudage central en bois. Le\nbéton était moulé entre des formes en bois,\nau nombre de trois, montées successivement\nles unes au-dessus des autres, la troisième\nforme, la plus basse, étant démontée et éle-\nvée au-dessus de la première, aussitôt le bé-\nton damé dans celle-ci» et ainsi de suite.\nA T intérieur de la tour est disposé un es-\ncalier en acier, permettant d'accéder à une\nlarge plate-forme supérieure, et à quatre bal-\ncons ou galeries intermédiaires. A la partie\nsupérieure se trouvent des consoles servant\nde support à F antenne. La station de T. S.\nF. de Tokio pourra, grâce à ce poste, com-\nmuniquer directement avec San Francisco..\nNOUVELLE COMMUNE BALNEAIRE : SAINT-\nANDRE-SUR-MER. La construction d une nou-\nvelle commune balnéaire sur la côte Sud-Ouest\nbelge, est aujourd'hui chose décidée par un Con-\nsortium anglais. Celui-ci vient d'acheter une par-\ntie des dunes d'une superficie de 160 hectares\ns'étendant sur les territoires des communes de\nCoxyde et Oostduinkerke.\nCette plaine pittoresque était destinée à demeu-\nrer intacte; mais comme l'Etat, faute d'argent, ne\npouvait les acquérir, le Consortium anglais en est\ndevenu le propriétaire.\nToutefois, l'aspect d'ensemibtle de ces dunes sera\npeu changé. Les Anglais n'en nivellent que quel-"}, {"page_pdf": 30, "page_imprimee": "74", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192203-01.1.30", "texte": "AR CHITECTURE\nLA CITÉ.\nMARS 1922.\n\nques fragments pour y aménager un terrain de\n« golf ».\nLeshautes et pittoresques dunes seront conser-\nvées; on y construira des cottages.\nEt entre ce terrain de golf, la mer du Nord, la\ncommune d'Oostduinkerke et les bains de Coxydc.\nsera construite la nouvelle localité balnéaire bap-\ntisée d'ores et déjà de Sajnt-André-sur-Mer. Saint\nAndré paraît-il, le patron des §csieurs de golf.\nLa construction de cette nouvelle localité bal~\nnéaire coûtera plusieurs millions. Il serait intéres-\nsant de savoir dit la «; Chronique des Travaux\nPublics > à qui nous empruntons ces renseigne-\nments si la construction sera réservée aux\nentrepreneurs belges —— et, ajouterons-nous, à des\narchitectes be&ges}\nLES HONORAIRES DES ARCHITECTES.\nNous avons, dans un précédent numéro, annoncé\nque le gouvernement avait en cette matière\nd'étranges intentions. Nous reproduisons ci-des-\nsous, à titre documentaire, les renseignements\nque donne à ce sujet la € Chronique des Travaux\nPublics »,\nLa question des honoraires des architectes de\nl'Etat - dit notre confrère a fait l'objet récem-\nment, comme on le sait, d'une discussion au sein\nde lia Commission des Travaux publics du Sénat\nentre MM. le baron Ruzette et Coppieters. L'hono-\nrable ministre trouve exorbitante la situation qui\nest faite actuellement aux architectes par le ba-\nfème d'avant-giuerre et il vient de décider den\nprovoquer la revision. Ses intentions sont formu-\nlées dans une circulaire qu'il vient d'adresser aux\ningénieurs en chef de l'Administration des Ponts\net Chaussées ;\n« Dans le barème des honoraires des architec-\ntes,, adopté par la Société Centrale d'Architecture,\n*\nécrit le ministre, les honoraires sont fixés ainsi :\nTarif d'ensemble :7 p. c.\nTarif fractionné : Avant-projet, 0.90 p. c. ; Pro-\njet ipourexécution, 1.60 p. c.; Détails d'exécution,\n1.75 p. c.; Cahiers des charges, etc., 0.55 p. c.;\nDirection, 1.70 p.c. ; Vérification des mémoires ou\nestimation détaillée, 0.50 p. c. Total : 7 p. c.\nDans le barème fractionné, la direction des tra-\nvaux et /la vérification des mémoires sont comptées\nrespectivement pour 1.70 et 0,50 p. 2,2 p.c.\nOn peut donc admettre qu'en raison des devoirs\nde direction et de comptabilité, dont les architec-\ntes travaillant pour compte de l'Etat sont affran-\nchis, le taux de 5 p. c. constitue l'équivalent du\ntaux de 7 p. c. attribué à leurs confrères travail.»\nlant pour compte des particuliers. Ce taux a été\nfixé avant la guerre et visait, par conséquent:, une\nrémunération basée sur les prix de 1 époque.\nLes prix actuels accusent une majoration rte\n300 p. c. au moins; si donc on applique aux prix\nactuels le taux de 5 p. c. pour le calcul des hono-\nraires des architecte®, on arrive à une rémunéra-\ntion quatre fois plus importante pour un même\ntravail.\nM. le baron Ruzette juge cela excessif. Néan-\nmoins, il estime qu'une majoration raisonnable\npourrait être consentie. Sans être proporticxîmielle\nà l'mdex-number, il pense qu'elle pourrait être\nrégie par lui.\nDans cet ordre d'idée, l'index étant de 400» le\ntaux des honoraires sera fixé à 2.5 p. c,, ce qui\naura pour effet d'accorder aux architectes, en va-\nleur absolue, des honoraires doubles de ceux\nd'avant-guerre; pour le surplus, ce taux sera réglé\npar une formule qui le ramènera à 5 p. c., lorsque\nrindex-niumber sera retombé à 100.\nL'index étant à 300, le taux des homoraires sera\nde 3.33 p. c. ; l'index étant à 200, 4.Î6 p. c. ; d*in*\ndex étant à i 00, 5 p. c.\nDans les diverses phases du travail confié à un\narchitecte privé, continue le ministre,\ntration peuit être amenée à interrompre ou à met-\ntre fiai à cette étude. 11 convient donc d'arrêter un\ntarif fractionné à introduire dans les contrat®\nfuturs. Pour l'établir, il y a lieu d'élaguer du tarif\nde la Société Centrale les deux derniers postes,\nqui sont du domaine des services des Ponts et\nChaussées, en attachant, toutefois,, une rémunéra-\ntion de 0.2 p. c. à la direction artistique.\nLe barème devient ainsi, suivant qu'on l'ex-\nprime en pour cent diu coût des travaux {tableau\nA) ou qu'on traduit chacune de ses quotités en\npour cent de la rémunération totale (tableau 8-)."}, {"page_pdf": 31, "page_imprimee": "75", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192203-01.1.31", "texte": "ARCHITECTURE\nLA CITÉ.\nMARS 1922\n\nEnsemble 5 p. c. ou 100 p. c.\nde lia rémunération totale:\nTabeau A Tablea/u B.\nAvant-projet 0.9 0/0 18 0/0\nProjet pour exécution 1.6 0/0 32 0/0\nDétails d'exécution 1.75 0/0 35 0/0\nCahier des charges, etc. 0.55 0/0 11 0/0\nDirection artistique 0.20 0/0 4 0/0\nLes chiffres du tableau B, appliqués aux taux\nde 5 p. c., 4.16 p. c., 3.33 p. c. et 2.5 p. c.\nindiqués plus haut donneront la valeur de la rému-\nnération applicable à chacune des cinq subdivi-\nsions de la rémunération totale.\nM. le baron Ruzette invite ses ingénieurs en\nchef à s'inspirer de ces instructions dans la con-\nfection des contrats qui devront être conclus à\nY avenir à l'intervention de leurs services.\nRn ce qui concerne les contrats en cours, il y\naura lieu d'introduire, à bref délai, des proposi-\ntions en vue de les mettre en harmonie avec les\ninstructions formulées ci-dessus.\nCHRONIQUE DU PASTICHE. Sous\nce titre, le « Petit Messager des Arts et des\nArtistes » publie les amusantes mais non\nmoins utiles réflexions que voici :\n€ Sont-ce là des symboles? Et la qualifi-\n» cation de bastilles modernes jetée comme\n» une injure aux grandes manufactures par\n» les contempteurs de l'ordre social, serait-\n» elle justifiée? Le fait est que nous avons\n» sous les yeux des vues d'immenses fila-\n» tures de Roubaix qui ont tout de l'an-\n» cienne Bastille, ses tours* ses créneaux, ses\n» mâchicoulis, ses gigantesques murailles;\n» bien sûr qu'il n'y a plus de fenêtres et\n» moins de meurtrières, mais toutes sortes\n» d'ogives, de donjons carrés ou circulaires,\n» de pignons à redans, d'échauguettes, d'en-\n> ttréès fortifiées ajoutent à l'aspect médié-\n» val en un amalgame étrange qui fait pen-\n» ser aussi à Carcassonne, à Pierrefonds,\n» etc., à tout ce qu'on connaît d'archaïques\n» forteresses, debout ou abattues... Jus-\n» qu'aux cheminées considérables qui sont\n» couronnées de merlons et de créneaux\n» comme si le grand industriel se proposait\n» de verser la poix et l'huile bouillante sur\n» de possibles agresseurs! Et tout cela, pour\n» filer le candide co»ton, tisser le pacifique\n» velours...\n» Logique, clarté' bon sens, caracteris-\n» tiques de notre pays : ces architectures in-\n» dustrielles n'en donnent certes pas un\n» exemple congru. Il en est d autres, mal-\n» heureusement, Ainsi, on blague les Alle-\n» mands et leurs lettres gothiques, legs des\n» autres âges; mais voici que notre T.C.R.P.\n» (vous autres, artistes, habitués à interro-\n» ger tous les sphinx, vous n'ignorez point\n» le sens de ces initiales » se met à calligra-\n» phier en lettres gothiques ses pancartes,\n» par quoi les voyageurs effarés apprennent\n» que les voitures ne s'arrêtent qu'en facel\n» Et le plus récent de nos quotidiens, l<ui\n» aussi, porte un titre... En anglaise, sans\n» doute? Non pasj en gothique.\nPERMEABILITE DES CONSTRUC-\nTIONS EN BRIQUES. Le numéro de dé-\ncembre 1921 de la « Revue des matériaux\nde construction » publie sur cette question\nun article important dont nous empruntons\nà un confrère le résumé qui suit :\n« L'emploi d'un mortier trop poreux ou\ntrop maigre peut être la cause de la perméa-\nbilité des maçonneries en briques, car les\njoints au mortier agissent alors comme des\ndrains et amènent l'eau de pluie dans l'inté-\nrieur de la construction. La capacité d'ab-\nsorption ou d'aspiration de succion\ndes briques dépend elle-même de la nature\nde l'argile dont elles sont faites et de la\nméthode de moulage appliquée dans leur\nfabrication; elle dépend aussi et surtout de\nl'élévation de leur température de cuisson.\n» Considérant les matériaux faits d'un\nmême argile, les meilleures briques, c'est-à-\n-dire celles cuites à une température voisine\nde la vitrification, sont plus absorbantes que\ncelles cuites à une température relativement\nbasse. Des expériences à ce sujet ont été\nfaites en Hollande sur des matériaux cuits\nà diverses températures, et que voici, clas-\nsés dans l'ordre croissant suivant leur degré\nde cuisson : briques rouges Ire qualité, bri-"}, {"page_pdf": 32, "page_imprimee": "76", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192203-01.1.32", "texte": "architecture\nLA CITÉ.\nMARS 1922.\n\nques rouges 2me qualité, briques grises ten-\ndres, briques grises dures, clinkers de cons-\ntruction, clinkers durs, clinkers de pavage.\nElles ont donné les résultats suivants :\n» En partant de l'état cru, l'argile prend\nde la porosité jusqu'à la cuisson des briques\ngrises dures; cette porosité diminue dans les\nclinkers de construction, lorsque commence\nla vitrification. La capacité d absorption en\n1 heure et demie, calculée d après le pour-\ncentage de vides, est de 9,9 pour les bri-\nques rouges 2e qualité et de 24,3 pour les\nbriques grises dures; elle tombe à 0,2 pour\nles clinkers de pavage. Calculée en centimè-\ntres, elle est de 7 centimètres pour la pre-\nmière catégorie, de 18 cm. 5 pour les bri-\nques bien cuites et de 7 cm. 5 pour les clin-\nkers de pavage.\nBOURSES D'ETUDE DE LA COMMISSION\nROYALE DES MONUMENTS. Quatre bourses\nde mille francs, instituées en faveur d élèves architectes\nattachés à la Commission royale des monuments et des\nsites, sont vacantes pour Tannée 1922.\nTrois d'entre elles reviennent aux élèves de lune des\nacadémies royales d'Anvers, de Bruxelles, de Gand et de\nLiège; la dernière est réservée éventuellement aux élèves\ndes écoles de Saint-Luc de Bruxelles ou de l'agglomé-\nration bruxelloise, de Gand et de Liège.\nLes postulants doivent être âgés de 20 ans au moins et\nde 30 ans au plus; présenter à la commission des travaux\npersonnels et des témoignages établissant qu ils ont suivi,\navec distinction, les cours supérieurs d'architecture dans\nFun des téablissements désignés; être d'une conduite irré-\nprochable ; posséder une solide instruction.\nLes demandes, accompagnées des pièces voulues, doivent\nêtre adressées au ministre des Sciences et des Arts.\nL'ART MONUMENTAL. L'Art monumental,\nque préaide M. Jules Brunfaut, a pris pour mission\nde défendre la grande cause de l'union des trois\narts : architecture, peinture et sculpture, et de\ndonner à ces arts ainsi unis, la place qui leur fut\naccordée dans le passé et leur revient à F heure\nprésente.\nPour la première fois, ce groupe participera à\nune manifestation collective. Deux salles lui ont été\nréservées au Salon triennal de Gand qui s'ouvrira\nle 24 juin prochain.\nOn verra réunies dans ce compartiment des\noeuvres des architectes membres du groupe : Léon\nSneyers, Léon Goovaerts, Paul Hamesse, Victor\nHorta, Paul Jaspar, Henri Lacoste, Jules Van den\nHende, Oscar Vandevoorde; des peintres : Emile\nFabry, Orner Dierickx, Jean Del ville, Constantin\nMontald, Prosper Colmant, Anto Carte, Ciamber-\nlani, Langaskens; des sculpteurs : Josué Dupont,\nEgide Rombeaux, Victor Rousseau, Géo Ver'banck,\nMarcel Wolfers, Georges Minne.\nPOUR UNE MEILLEURE DECORATION DU\nBATIMENT. Le Syndicat des ouvriers de la\npierre a projeté de créer à Bruxelles une école\nprofessionnelle des métiers de la décoration du\nbâtiment, où seront organisés des cours pour\nsculpteurs, modeleurs sur pierre et plâtre,mouleurs\narchitecturiers, ornemanistes, doreurs, tailleurs de\npierre blanche et de pierre bleue, marbriers, polis-\nseurs.\nLe programme prévoit que les travaux de cer-\ntains métiers serviraient de sujets po?ur l'éducation\ndes autres, de telle manière que tous les efforts\nseraient utilisés au maximum.\nD'autre part, il y serait ajouté un cours d'art\ndécoratif pour aspirants architectes. Ceux-ci re-\nchercheraient des innovations modernes, notam-\nment en cequi concerne l'éclairage électrique, les\nradiateurs des systèmes de chauffage central et\nurne décoration rationnelle des façades.\nOFFRE D'EMPLOI. Dessinateur caîqueur\npossédant loisirs demande à faire travaux à domi-\ncile pour architecte ou entrepreneur. Bonne* réfé-\nrences. Ecrire J. B. 286 Bureau de <K La Cité >,\nLE PRÉSENT NUMÉRO RENFERME DEUX PLANCHES HORS TEXTE (PLANCHES VII ET VIIl)"}, {"page_pdf": 33, "page_imprimee": "couv. 3", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192203-01.1.33", "texte": "Constructions en bois et en acier\n1 de tous genres =============================\n& Maisons démontables &\nJos. BOEL £ Zon\nà Tamise\n■\nAdresse télégr. : BOELWERF Tamise\nTéléphone Tamise 10\n\nMONOBLOC\n176, chsée de Boondael » Bruxelles\ny\ntir\nJktTmm\npï ihi\nii>\"\n£v\nJ»\n>\n<1\n»/\nn\n*\n•s.\n/>\n»•\nH*\n• «\nni\nC\n««\nseeae**6ao#Bîa»^ja=w>w^««:\nMaisons ouvrières qé rurales\nen agglomérés poreux et en briques\n6*«*S>\nUSINES\n<SX+£S>\nBéton armé de tous systèmes\nMis creux sans coffrages\nBLOCS ATHERMANES KNAPEN\nMACHINES PILONNEUSES"}, {"page_pdf": 34, "page_imprimee": "couv. 4", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192203-01.1.34", "texte": "Irop. H. KUMPS-ROBYN, Rue Ktyenveld, 81-85, IxeUes. Tél. 174.85.\n\nPol MADOU - Gand\nFabrique Belge de Cartons\nBitumés en tous genres\nDistillerie de Goudron\nEtablie depuis 1900\nse charge de la fourniture des\nCartons Bitumés • Asphaltes, brais\nGoudrons» Carbolineums • Vernis noir» Ànti-rouille\nde F entreprise de la pose de\nToitures en pente en simple et double couche.\nToitures-terrasses en ciment volcanique» asphaltages\nA DDITI f 1? t9ni spécialement l'attention sur son excellent\n/Il iLLLL RUBBERROOFING (Toiture caoutchoutée)\n««oérieur aux produits similaires importés\nRÀIArAnrAC H»» do 100,000 m* do toitures-terrasses placées en 1920\nneiereutca Production do plus do 3.000,000 m* do Carton bitumé on 1920\nPrix et échantillon» gratis sur demande"}]}