{"numero_id": "bm-bmtnaac-1922-04-01", "volume": "bmtnaac_1922-04_01", "ocr_sha256": "2443aad0ad72d13e717c6f40fd2fb92b0d15b506012a3ae5d66a11056cfb7084", "source_tei": "https://github.com/Princeton-CDH/bluemountain-transcriptions/blob/main/periodicals/bmtnaac/issues/1922/04_01/bmtnaac_1922-04_01.tei.xml", "source_mets": "https://github.com/pulibrary/BlueMountain/blob/main/metadata/periodicals/bmtnaac/issues/1922/04_01/bmtnaac_1922-04_01.mets.xml", "url_numero": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192204-01", "articles": [{"article_id": "bm-bmtnaac-1922-04-01-c001", "article_bluemountain": "bmtnaac_1922-04_01#c001", "volume": "bmtnaac_1922-04_01", "ocr_source": "OCR Blue Mountain (ALTO), transcription TEI : lignes lb/@facs", "texte_sans_correction": true, "page_debut": "couv. 2", "page_fin": "couv. 2", "image_debut": 2, "image_fin": 2, "pages_selon": "pagination imprimée relevée dans le METS Blue Mountain (ORDERLABEL) ; [n] = page sans folio restituée", "url_article": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192204-01.2.1", "titre_corps": "Editions « TEKHNÊ „", "titre_sommaire": "Editions « TEKHNÊ „", "signature_source": "", "controle": "bornes données par la structure logique METS/ALTO de Blue Mountain (blocs ALTO de chaque constituant)", "pages": [{"page_pdf": 2, "page_imprimee": "couv. 2", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192204-01.1.2", "debut_caractere": 1261, "fin_caractere_exclue": 2841, "texte": "Editions « TEKHNÊ „\nLA ClTÉ.Première année (juillet 1919, octobre 1920). Un volume de 260 pages,\nillustré de 29 planches hors texte, fr 10.—\nLA CITE. Deuxième année (oct. 1920-déc. 1921). Un volume de 288 pages illus-\ntré de 24 planches hors texte . . . . fr. 10.—\nL'Art et la Société,par H. P. Berlage, architecte à Amsterdam. Tirés à part de la\nRevue \" Art et Technique „ (septembre 1913-février 1914). Un volume\nluxueusement imprimé et illustré de 98 clichés fr. 20.—\nLa Conservation du cœur de la Ville de Bruxelles, par Charles Buis, avec\ntraduction d'une conférence de C. Gûrlitt sur la \" Conservation du cœur\nd'anciennes villes. Une brochure de 24 pages fr. 2.—\nL'habitation coloniale.Sa construction au Congo Belge par Gaston Boghemans.\nUne brochure de 20 pages abondamment illustrée fr. 3.\nConstantin Meunier. L'historique de son m par R- Thiry et\nG. Hendrickx. Une brochure illustrée . . fr. 1.—\nL'abbaye de la Cambre.Historique, description, projets de transformation, avec\n20 illustrations. Texte de G. Des Marez, archiviste de la ville de Bruxelles fr. 1.50\nL'Artdes Jardins et le nouveau jardin pittoresque, par Louis van der Swaelmen,\narchitecte paysagiste . fr. 1.—\nLA REVUE \" TEKHNÉ „. Collection complète de la 2me année <1912-1913). Beau\nvolume de 516 pages, sur papier couché, illustré de 250 clichés. Prix fr. 15\nPour obtenir ces livres, il suffit de verser, dans n'importe quel bureau des postes, au\ncrédit du compte chèques postaux \"n° 166.21 „.la somme due et d'inscrire\nsur le bulletin de versement le titre du livre et les nom et adresse du souscripteur."}]}, {"article_id": "bm-bmtnaac-1922-04-01-c002", "article_bluemountain": "bmtnaac_1922-04_01#c002", "volume": "bmtnaac_1922-04_01", "ocr_source": "OCR Blue Mountain (ALTO), transcription TEI : lignes lb/@facs", "texte_sans_correction": true, "page_debut": "77", "page_fin": "79", "image_debut": 3, "image_fin": 5, "pages_selon": "pagination imprimée relevée dans le METS Blue Mountain (ORDERLABEL) ; [n] = page sans folio restituée", "url_article": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192204-01.2.2", "titre_corps": "Anneau Clair", "titre_sommaire": "Anneau Clair", "signature_source": "Jean De Ligne", "controle": "bornes données par la structure logique METS/ALTO de Blue Mountain (blocs ALTO de chaque constituant)", "pages": [{"page_pdf": 3, "page_imprimee": "77", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192204-01.1.3", "debut_caractere": 44, "fin_caractere_exclue": 1246, "texte": "Anneau Clair\n\nII y a engorgement des agglomérations, et les ménages se serrent,\ns'étouffent, détruisant mutuellement le milieu dans lequel ils respirent et\nvivent.\nIl faut un remède. On bâtit.\nJusqu'à présent, le développement des agglomérations se faisait par\nl'effort individuel, lentement, en suivant presque graduellement le besoin\nde logement qui croissait. Le paysage urbain était alors empreint du\nchaos qu'entraine l'individualisme. Il était l'image des tendances de\nl'époque.\nAujourd'hui on bâtit par la communauté pour la communauté, et\nil en résulte une autre forme de développement des agglomérations : les\n« complexes d'habitations ».\nDans ces complexes, l'habitation s'efface devant l'ensemble et se\ndiscipline au profit du groupement général elle devient l'élément ordonné\ndu tout- Ce principe s'est indiqué partout,- il faut oublier l'individualité\npour la communauté afin de retourner au mieux de l'individu.\nCette méthode d'urbanisme est rationnelle puisque aller au mieux\nde l'individu sans envisager la collectivité, c'est nuire presque tonjours\nau bien d'un autre. Nos villes actuelles, produit du souci constant du\nbien»être personnel, en sont devenues depuis longtemps l'exemple."}, {"page_pdf": 4, "page_imprimee": "78", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192204-01.1.4", "debut_caractere": 20, "fin_caractere_exclue": 1962, "texte": "Les principes appliqués aux complexes d'habitations sont nés des\nidées sociales développées et fortifiées aux jours rudes. Ils correspondent\naux courants du moment et c'est pourquoi ils s'épanouiront et se déve«\nlopperont dans les bouquets verts de nos quartiers-jardins.\nDe tous temps, les masses architecturales et leur groupement\nurbain ou rural ont répondu aux besoins de ces courants,- c'est leur vie,\nleur valeur et leur beauté.\nLe souci seul de l'intérêt commun, clarté naissante de notre époque\nd'après guerre, a dicté les principes de la de la\nmune, aurait»on mieux fait de dire.\nC'est cet esprit plus fraternel, plus humain, qui a créé cette atmo»\nsphère favorable à l'éclosion des complexes, à la limitation de la densité\nde la population, à l'esthétique de l'espace et de la lumière...\nEt nous suivrons instinctivement ce courant social, afin d'être\nuniquement, peut*être, en harmonie avec notre époque, avec l'évolution\ngénérale.\nAidées par les organismes de l'état et les organismes coopératifs,\nles agglomérations congestionnées rejettent, comme des organes qui\nréagissent contre des toxiques, une partie de leur population trop dense\nà l'extérieur de leurs rues étroites et de leurs impasses tuberculeuses,\nvers les périphéries ensoleillées.\nEt comme on tend à dégorger les quartiers populeux en premier\nlieu pour prendre le mal dans ses foyers les plus intenses, c'est le tra*\nvailleur qui se déplace.\nIl va réoccuper, après huit siècles, remplacement qui lui avait été\ndévolu par les premiers mouvements, les premiers phénomènes de la\nconstitution de la structure urbaine, après les ravages des invasions\ndu moyen=âge,\nA cette époque, le travailleur s'était fixé et accroché, pour vivre,\naux flancs du bourg, le ceignant de l'anneau que ses quartiers misérables\nformaient.\nAujour'dhui, l'anneau de nos villes élargies sera plus équitable, plus\nriant. Il se forme par segments clairs qui naissent çà et là autour de la\nville."}, {"page_pdf": 5, "page_imprimee": "79", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192204-01.1.5", "debut_caractere": 21, "fin_caractere_exclue": 735, "texte": "Les de Woluwe, d'Auderghem, d'Anderlecht, de\nLaeken, de Saventhem, de Maechelen... sont ces premiers segments,■ ils\nsont ces éléments nouveaux qui, dans le développement actuel des\nagglomérations, remettent le travailleur à sa place génésiaque en le\ndégageant cette fois de l'étreinte malsaine de la ville et de l'usine...\nCette juste place donnée à chaque élément, qui est, en somme, le\nprincipe fondamental du « zoning », crée l'équilibre du tout urbain,\néquilibre qui doit être à la base de la beauté constitutionnelle de nos\nagglomérations.\nEspérons qu'un esprit unique guidera le développement de ces\nsegments et qu'il les reliera les uns aux autres afin d'en faire l'anneau\nclair de la ville.\n\nJean De Ligne."}]}, {"article_id": "bm-bmtnaac-1922-04-01-c004", "article_bluemountain": "bmtnaac_1922-04_01#c004", "volume": "bmtnaac_1922-04_01", "ocr_source": "OCR Blue Mountain (ALTO), transcription TEI : lignes lb/@facs", "texte_sans_correction": true, "page_debut": "80", "page_fin": "80", "image_debut": 6, "image_fin": 6, "pages_selon": "pagination imprimée relevée dans le METS Blue Mountain (ORDERLABEL) ; [n] = page sans folio restituée", "url_article": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192204-01.2.3", "titre_corps": "La lutte contre la Tuberculose", "titre_sommaire": "La lutte contre la Tuberculose", "signature_source": "L. C", "controle": "bornes données par la structure logique METS/ALTO de Blue Mountain (blocs ALTO de chaque constituant)", "pages": [{"page_pdf": 6, "page_imprimee": "80", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192204-01.1.6", "debut_caractere": 20, "fin_caractere_exclue": 2712, "texte": "La lutte contre la Tuberculose\nL. C.\nTout comme la guerre antique, la guerre moderne est accompagnée d'un cortège\nde maladies qui, longtemps encore après le choc des armes, continuent leurs ravages.\nLa tuberculose est la plus terrible d'entre elles. Sur les champs de bataille elle s'attaquait\naux soldats épuisés et faisait, en peu de semaines, d'un homme robuste, un invalide de\nla guerre. Nous avons Vu des hôpitaux se remplir de ce qu'on a appelé très justement\ndes « mutilés par tuberculose ». Elle a fait des ravages non moins terribles parmi les\ncivils mobilisés dans les usines et soumis à un régime d'exploitation industrielle que n&,\ntempérait ni l'observation des lois socales ni la limitation des heures de travail. Mais\nc'est dans les territoires occupés par l'ennemi quelle a fait le plus de victimes. Les géné-\nrations qui ont subi l'empreinte de ces années de privations et de Vexations de tout genre\ncontinueront, d'ailleurs, à offrir un terrain propice au développement du terrible mal.\nAussi n'est-ce pas sans raisons que la Croix Rouge de Belgique, que la « Ligue\ncontre la Tuberculose » ne cessent de jeter le cri d'alarme. Les statistiques ne prouvent-\nelles pas que notre pays est un de ceux où cette maladie exerce le plus de ravages f\nParmi tous les décès, un sur huit est causé par la tuberculose ? Quant à la perte en argent\nque cette maladie entraîne pour notre pays, elle se chiffre à plus d'un demi-milliard d<s\nfrancs par an!\nEn Angleterre, aux Etats-Unis on a réduit d'un tiers les ravages de cette affreuse\nmaladie, en créant des plaines de jeux, des colonies pour les enfants, des écoles de plein\nair, des dispensaires, des sanatoria. Ce résultat prouve que ce n'est pas jeter de l'argent\nmême en ce temps de compression des dépenses que d'entreprendre la construction\nde maisons de cure, et il faut féliciter les provinces qui telles le Brabant, le Hainaut,\nla Flandre Orientale se sont mises résolument à l'ouvrage.\nIl nous a semblé qu'au moment où l'on érigeait, en Belgique, une série de sanatoria\net où la construction de bien d'autres s'impose, il était intéressant pour nos lecteursi\nde connaître dans ses grandes lignes le programme architectural de pareils établissements.\nUn architecte anglais, très autorisé en la matière, M. Bernstingl, a bien voulu se\ncharger de le leur tracer. Nous tenons à lui exprimer ici la satisfaction que nous\ncause sa collaboration, en ajoutant des remerciements tout particuliers à l'adresse de\nnotre confrère anglais « The Architects journal » qui a bien voulu nous prêter gracieu-\nsement le cliché qui accompagnait une étude similaire que M. Birnstingl a publié récem-\nment dans cette imposante revue d'architecture."}]}, {"article_id": "bm-bmtnaac-1922-04-01-c005", "article_bluemountain": "bmtnaac_1922-04_01#c005", "volume": "bmtnaac_1922-04_01", "ocr_source": "OCR Blue Mountain (ALTO), transcription TEI : lignes lb/@facs", "texte_sans_correction": true, "page_debut": "81", "page_fin": "85", "image_debut": 7, "image_fin": 11, "pages_selon": "pagination imprimée relevée dans le METS Blue Mountain (ORDERLABEL) ; [n] = page sans folio restituée", "url_article": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192204-01.2.4", "titre_corps": "Les Leur disposition en plan et leur aménagement", "titre_sommaire": "Les Leur disposition en plan et leur aménagement", "signature_source": "H.-J. BIRNSTINGL. A. R. I. B. A", "controle": "bornes données par la structure logique METS/ALTO de Blue Mountain (blocs ALTO de chaque constituant)", "pages": [{"page_pdf": 7, "page_imprimee": "81", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192204-01.1.7", "debut_caractere": 21, "fin_caractere_exclue": 2098, "texte": "Les Sanatoria pour Tuberculeux\nLeur disposition en plan et leur aménagement\n\nQuoique la science médicale progresse continuellement dans sa lutte\ncontre les misères du corps humain, elle n'est cependant pas encore parvenue\nà assurer la guérison complète de la tuberculose. Elle fut incapable, jusqu'à\nprésent, de produire, chimiquement ou biologiquement, un produit anti-\ntoxique dont Tinjection arrêterait les ravages du bacille de la tuberculose.\nCependant, la nature produit automatiquement dans le sang du malade\ndes anti-toxines; tout ce que la science médicale peut faire actuellement, c'est\nde stimuler le développement de cet antidote et, par là même, le pouvoir de\nrésistance du malade; si, de la sorte, le terrible bacille n'est pas vaincu, il\npeut, du moins, à la faveur de cette lutte d'éléments internes, être rendu inactif\n.et inoffensif.\nLes progrès réalisés dans la lutte contre la tuberculose sont, en grande\npartie, empiriques. Ils sont cependant si considérables que si la maladie est\ncombattue au début, I on peut, à coup sûr, en arrêter très rapidement les\nravages. 11 est intéressant de signaler que tous les êtres humains sont atteints\nde tuberculose latente; la différence entre une personne de santé normale et\nun tuberculeux n'est que relative; elle dépend du « degré » de résistance\nde l'individu. C'est cette force de résistance qui est héréditaire et non point la\nmaladie elle-même. Un médecin français a déclaré récemment que ce n'est\nqu'après deux années d'observations qu'il avait rencontré une paire de pou-\nmons complètement indemne des effets de la tuberculose.\nLA CURE AU SANATORIUM\nLe lecteur pourrait s'étonner de trouver ces détails dans une revue\nd'architecture; mais le traitement de la tuberculose exige, comme, du reste,\ntoute autre activité humaine, l'aide de l'architecte, et le but de cette introduc-\ntion est de montrer l'importance du mal et les méthodes peu scientifiques,\nmais très efficaces que l'on emploie pour le combattre. L'expression « cure au\nsanatorium » est énigmatique et imprécise non seulement pour les non initiés,"}, {"page_pdf": 8, "page_imprimee": "82", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192204-01.1.8", "debut_caractere": 20, "fin_caractere_exclue": 2906, "texte": "mais pour les malades eux-mêmes. C'est à la fois tout et rien, mais c'est lej\ntraitement avec lequel on a obtenu les résultats les plus satisfaisants et qui est\naujourd hui universellement adopté. Il se caractérise par trois choses : yme vie\nrégulière, une bonne alimentation, un air salubre. Ce n'est pas un traitement\nmédical; cependant, malgré sa simplicité, c'est un genre de vie qu'il est abso-\nlument impossible de vivre au foyer de quiconque fait partie d'une société civi-\nlisée. Il exige un entourage spécial et un édifice approprié.\nLe premier des trois éléments essentiels énumérés ci-dessus dépend, à\ncertains égards, de l'emplacement du sanatorium, qui doit être isolé afin\nd écarter les malades de la préoccupation des affaires et leur enlever la tenta-\ntion des distractions mondaines. Pour la cure de la tuberculose pulmonaire, la\nqualité de l'air est très importante; l'emplacement doit être élevé, mais garanti\ndes vents du Nord et, si possible, situé sur une pente exposée au Midi. La\nproximité des pins est désirable quoique non essentielle. Le sol doit être\nsablonneux ou graveleux. Il faudra, évidemment, tenir compte, en outre, des\nexigences qui interviennent habituellement dans le choix de l'emplacement\nd'une construction.\nDISPOSITION DES BATIMENTS\nFonctionnellement, les bâtiments d'un sanatorium se partagent comme\nsuit : administration, direction, salle à manger et salle de récréation des\nmalades, cuisines, dortoirs, lavatorys et salles de bains. La plupart des sana-\ntoria comprennent, en outre, une habitation pour le médecin dirigeant, une\nbuanderie, une salle des machines, un garage, une chapelle et un bureau des\npostes. En élaborant le plan, il faudra tenir compte de toutes ces nécessités\nà la fois, mais comme tout dépend essentiellement des locaux réservés aux\nmalades, c'est par là qu'il faut commencer l'étude d'un pareil édifice. Il est\ndésirable que chaque malade ait une chambre distincte, le repos et la tran-\nquilité étant un des éléments essentiels du traitement initial. Ces chambresf\nseront exposées au Midi. Elles mesureront 12 pieds sur 16 (environ 3 m. 65 X\n4 m. 85) et seront éclairées par de larges fenêtres à battants munies de tra-\nverses horizontales et verticales. Les vantaux inférieurs seront fixes. Des\nimpostes basculants et réglables seront aménagés dans la partie supérieure des\nfenêtres, tout contre le plafond et au-dçssus de la porte d'entrée, de manière\nà permettre une ventilation au travers de la chambre. Il faut que l'on puisse\négalement maintenir la porte plus ou moins largement ouverte. Les chambres\ndonneront au dehors sur un large balcon que l'on aura soin de ne pas munir*\nd'un auvent afin de ne pas entraver l'accès de l'air et de la lumière; il en\nrésulte que si les locaux réservés aux malades sont à plusieurs étages, l'étage\nsupérieur devra être construit en retrait pour que le balcon de cet étage ne"}, {"page_pdf": 9, "page_imprimee": "83", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192204-01.1.9", "debut_caractere": 21, "fin_caractere_exclue": 3056, "texte": "surplombe pas celui de l'étage inférieur; cependant, un ressaut d'un demi-\nmètre ne saurait nuire. Les fenêtres seront garnies de volets mobiles qui\nempêchent la pluie de pénétrer, gardent les chambres fraîches en été et per-\nmettent de s'habiller sans être vu. Il paraît qu'à Leysin, en Suisse, Yon a obtenu\nd'excellent® résultats, dans des cas de tuberculose chirurgicale, par le traite-\nment au moyen des rayons solaires; si l'on adoptait ce traitement en Angle-\nterre, il serait nécessaire d'aménager les balcons de manière que les malades\npuissent prendre leur bain de soleil sans être vus. Une disposition fort simple\ndes locaux réservés aux malades consiste à projeter vers Test et l'ouest d'un\nbâtiment central des ailes comprenant, du côté Sud, des chambres et, du\ncôté Nord, un corridor donnant accès à des salles de bains, à des lavatory\net à une chambre réservée à l'infirmière de garde et à côté de laquelle on\naménagera une cuisine et un garde-manger.\nLes salles de bains et les installations sanitaires, à prévoir dans le quartier\ndes malades, ne diffèrent pas de celles que Ton rencontre dans la plupart des\nhôpitaux. Qu'on nous permette cependant d'attirer l'attention sur un détail\nfort important dans les sanatoria.\nLe poumon contaminé secrète du pus qui s'élimine sous forme de crachats.\nAussi le malade doit-il avoir à sa disposition des récipients spéciaux : un\ncrachoir près du lit et, durant la journée, un flacon. Ces crachats sont inoffen-\nsifs tant qu'ils sont humides, mais desséchés deviennent éminemment dange-\nreux. II est indispensable de prendre de grandes précautions lors de leur\nmanipulation. Aussi est-il nécessaire d'installer un monte-charge spécial qui\névacuera les récipients de chaque étage et les amènera dans un local renfermant\ndes appareils qui permettent de désinfecter les récipients et leur contenu.\nLes salles de récréation comprendront un bureau, une salle de jeux et\nune salle de lecture. Tous ces locaux doivent être aérés sur toute leur hauteur;\nquelques-unes, au moins, des fenêtres seront munies de vasistas basculants\nmunis d'une tige à vis actionnée au moyen d'une clef amovible. Il est fort\nsouhaitable que l'on adjoigne à ces locaux une véranda entièrement ouverte\ndu côté sud. En y adjoignant une antichambre, l'on pourra utiliser cette véranda\npour des concerts, des conférences ou des offices religieux. On s'efforcera!\nd'aménager du côté sud une série d'alcoves ou d'abris dans lesquels les malades\npourront s'asseoir en toute saison. Ces abris peuvent généralement être\naménagés sous le balcon du premier étage. Afin d'engager le plus possible\nles malades à demeurer en plein air, ces alcôves et abris devraient être chauffés\net éclairés artificiellement.\nAu sujet de la salle à manger et de la cuisine, il n'y a rien à dire si ce\nn est qu'on ne saurait trop insister sur l'importance d assurer 1 accès abondant\nde l'air et de la lumière dans le premier de ces locaux. Il est pour ainsi dire\nimpossible d'exagérer la superficie des fenêtres de la salle à manger; d autre"}, {"page_pdf": 10, "page_imprimee": "84", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192204-01.1.10", "debut_caractere": 20, "fin_caractere_exclue": 2834, "texte": "part, il ne faut pas laisser aux malades qui, le plus souvent recherchent leur\nconfort immédiat plutôt que leur guérison, le soin de régler l'ouverture de ces\nfenêtres.\nDIRECTION ET PERSONNEL\nLes bâtiments d'administration comprendront, à l'usage du médecin\ndirigeant, un local voisin d'une salle d'attente, d'un dispensaire, d'une salle\npour rayons X (les rayons X servent actuellement à photographier les pou-\nmons dans les cas douteux, lorsque les autres méthodes de diagnostic n'ont\npas donné des indications précises), un bureau pour le secrétaire et des cham-\nbres pour le personnel. Un petit bureau des postes, une loge pour portier, une\nsalle d attente pour les visiteurs et une remise pour les jeux de quilles, de\ncroquet et de golf à clochettes (la pratique de ces jeux fait partie du traite-\nment) seront groupés autour d'un vestibule d'entrée ou porche. Un laboratoire\nde bactériologie est nécessaire pour l'examen et l'analyse des crachats et du\nsang et une salle d'opérations est quelquefois désirable, quoique rarement\nutilisée dans un sanatorium réservé exclusivement aux poitrinaires.\nLes appartements réservés au personnel seront naturellement propor-\ntionnés à l'importance de ce personnel.lls comprennent généralement des cham-\nbres à coucher, une salle commune et une salle à manger pour les médecins\nquoique dans la plupart des sanatoria les médecins mangent avec les\nmalades parfois aussi une salle de billard; ils comprennent également des\nchambres à coucher, une salle à manger et une salle commune pour les infir-\nmières; un petit salon pour la directrice des infirmières; des chambres à cou-\ncher, une salle à manger et une salle commune pour la domesticité.\nDu repos, avec très peu d'exercice à l'origine, de longues périodes d'exer-\ncice entrecoupées de temps de repos, telle est une des caractéristiques de la\ncure au sanatorium. L'on doit s'en souvenir lors de l'élaboration du plan\nafin d'éviter que les malades ne se fatiguent inutilement en allant d'un local\nà l'autre. Aussi des ascenseurs devront être installés dans les sanatoria à plus\nd'un étage; les salles communes seront placées au centre, à courte distance\ndes divers bâtiments; de nombreuses portes donneront accès aux jardins\nafin que les malades puissent sortir sans être astreints à des déplacements\ninutiles. Enfin, étant donné qu'une stricte discipline est une condition non\nmoins essentielle, les bâtiments devront être disposés de manière que la sur-\nveillance soit facile; il faudra veiller à ce que rien n'amène ni n'engage le\nmalade à rester à l'intérieur plutôt qu'au dehors, en plein air.\nNous ne pouvons songer à nous étendre dans cette courte notice\nsur les aménagements intérieurs et l'ameublement des sanatoria. Ce serait,\nd'ailleurs, superflu étant donné que ces instituts ne diffèrent pas, à cet égard,"}, {"page_pdf": 11, "page_imprimee": "85", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192204-01.1.11", "debut_caractere": 21, "fin_caractere_exclue": 2186, "texte": "des hôpitaux en général. Disons cependant que toutes les surfaces murales\ndoivent être imperméables et lavables; les coins de mur à mur et de mur à\nplafond et plancher doivent être arrondis; les moulures doivent être autant\nque possible supprimées; les tuyaux et radiateurs seront placés à queique\ndistance des murs. Tout objet doit être lavable et accessible, car il ne faut\njamais perdre de vue que la poussière provenant des crachats desséchés esc un\nvéhicule du bacille de la tuberculose; aussi est-il indispensable de supprimer\ntous les coins où la poussière pourrait s'accumuler.\nLe chauffage devrait être un des éléments d'une installation comprenant\nla buanderie, la fourniture de la lumière électrique et, quand la chose est\nnécessaire, une distribution d'eau chaude. Etant donné la grande quantité\nd'air frais qui doit à toute saison ■— circuler à travers les locaux, Yorà\ndevra prévoir des surfaces de chauffe beaucoup plus considérables qu'on ne le\nfait d'habitude; d'autre part, l'on ne pourra jamais envisager l'emploi de\nsystèmes de chauffage qui pourraient vicier l'air. De la vapeur étant nécessaire\npour la buanderie et la force motrice, l'on pourra utiliser, pour le chauffage,\nla vapeur d'échappement à laquelle on ajoutera de la vapeur vive et que l'on\nfera passer à travers un ou plusieurs réchauffeurs.\nL'omniscience est une qualité qui ne se rencontre que chez 1* architecte\nmodèle. Mais quoique en pratique il soit impossible d'atteindre cet idéal,\nl'architecte doit cependant s'efforcer de se familiariser dans une certaine\nmesure avec le travail qui doit être accompli dans l'édifice qu'on lui demande\nde construire. On ne peut dresser les plans d'une église sans connaître le rituel\nde la congrégation qui la dessert, ni ceux d'un théâtre sans connaître les\nnécessités de la scène.\nAussi chaque fois que les circonstances le permettront, il sera désirable\nqu'une coopération étroite s'établisse entre l'architecte et les médecins diri-\ngeants du sanatorium que l'on projette afin que de l'union de leurs connais-\nsances techniques naisse un édifice qui réalise le plus haut degré de perfection\npossible.\n\nH.-J. BIRNSTINGL.\nA. R. I. B. A."}]}, {"article_id": "bm-bmtnaac-1922-04-01-c006", "article_bluemountain": "bmtnaac_1922-04_01#c006", "volume": "bmtnaac_1922-04_01", "ocr_source": "OCR Blue Mountain (ALTO), transcription TEI : lignes lb/@facs", "texte_sans_correction": true, "page_debut": "86", "page_fin": "88", "image_debut": 12, "image_fin": 16, "pages_selon": "pagination imprimée relevée dans le METS Blue Mountain (ORDERLABEL) ; [n] = page sans folio restituée", "url_article": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192204-01.2.5", "titre_corps": "Le Concours de Willebroeck", "titre_sommaire": "Le Concours de Willebroeck", "signature_source": "F. BODSON, architecte. Délégué des concurrents au sein du jury", "controle": "bornes données par la structure logique METS/ALTO de Blue Mountain (blocs ALTO de chaque constituant)", "pages": [{"page_pdf": 12, "page_imprimee": "86", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192204-01.1.12", "debut_caractere": 20, "fin_caractere_exclue": 2600, "texte": "Le Concours de Willebroeck\n\nPoursuivant et complétant un système préconçu et une organisation\nd'œuvres sociales bien rares en Belgique, les Usines De Nayer, de Willebroeck,\naugmentent d'année en année le nombre des petites habitations saines qu'elles\ndonnent à leurs ouvriers.\n\\ ' A .\nSe faisant une idée très nette des progrès réalisés dans la question des\nhabitations ouvrières en ces dernières années et notamment depuis la guôrre,\nparticipant parfaitement à la mentalité d'après guerre, cette firme industrielle\ndésire que les maisons qu'elle se propose d'édifier soient en rapport avec les\nprogrès réalisés non seulement à l'étranger, mais en Belgique même. Loin\nde s'en remettre à un architecte choisi par elle du soin d'établir les plans des\npetites constructions, elle avait décidé dernièrement de faire un appel public\naux architectes, afin de recevoir les plans de deux groupes d'habitations qu'elle\nse propose d'établir le long du canal et rue de la Victoire. Elle organisait ce\nconcours d'une façon réellement impeccable et elle le dotait de primes impor-\ntantes.\nOr, tous les membres du jury ont regretté et leurs regrets se sont joints\nà ceux de la Direction des usines que cet appel ait eu si peu d'écho et\nque le nombre des réponses ait été si limité. L'appel au concours n'ayant\ntoutefois pas été confié à la presse quotidienne, l'organisation eut pu être\naméliorée de ce côté; ceci constitue un enseignement pour l'avenir. Quoi\nqu'il en soit, il n'y eut donc que quatre concurrents : leurs projets sont bien\nreprésentatifs des diverses mentalités d'architectes.\nIl y avait le projet de celui qui n'a rien appris, de celui qui se place à un\npoint de vue -utilitaire très strict et qui prétend que la meilleure des choses est\nla maison qui coûte en francs et en centimes moins cher que sa voisine, dut-elle\nn'être qu'une boîte, une infernale boîte, suant l'ennui, et dont l'homme de\ngoût le plus averti ne saurait, en la meublant ou en la décorant, rien' faire de\nconvenable.\n11 y avait le projet de l'architecte qui ouvre les yeux et qui commence à se\nrendre compte du mouvement actuel, mais qui ne calcule rien.C'est le projet de\ncelui qui ne connaît pas encore l'art d'édifier une maison à l'aide de cinquante\nmètres cubes de maçonnerie, qui ne sait pas condenser les espaces et en est\nencore au point de mettre un second étage à sa maison ouvrière.\nC est le projet de celui qui se soucie peu du labeur qui est dévolu à la\nmère de famille quand on lui impose l'obligation d'être propre et, par consé-\nquent, de se tuer pour l'entretien d'un immeuble trop grand."}, {"page_pdf": 15, "page_imprimee": "87", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192204-01.1.15", "debut_caractere": 21, "fin_caractere_exclue": 2515, "texte": "Il y avait le projet d'un jeune, bien intentionné, mais qui a encore\nbeaucoup à apprendre.\nEn somme, il y eut dans ce concours un seul projet qui valut la peine\nd'être examiné et critiqué.\nNous en donnons une vue qui est celle du bloc devant s'édifier rue de la\nVictoire.\nDans cette rue qui menace de devenir parfaitement banale, parce que la\ncoutume y est de construire des maisons jointives, les concurrents ont voulu\ninterrompre par un coin de nature et de gaieté cette interminable rangée de\nmaisons.\nIls ont pris prétexte de plans individuels assez amples, pour les grouper\nautour d'un petit jardinet commun; quelques arbres, de la verdure se trouve-\nront donc à front de rue et l'on installerait une pompe commune dans ce\npetit enclos. Cette idée est charmante et montre bien le caractère de tout le\nprojet.\nji\n. Les confrères concurrents et, du reste, primés, ne m'en voudront pas,\nsi je leur dis que certains dispositifs du plan n'ont pas mon agrément,\net que, par exemple, je ne pourrai jamais considérer comme la meilleure des\nchoses, le fait de condamner la ménagère à cuisiner auprès d'un fourneau dont\nl'éclairage n'est pas convenablement prévu? Le fait d'opposer une fenêtre\nau dos de la femme de ménage est pour moi une nuisance!\nD'autre part, je loue les auteurs du projet d'avoir voulu\ngrouper toutes les maisons autour d'une cheminée centrale; combien, par là,\nils sont en progrès sur nombre de confrères qui ne comprennent pas encore\nl'énorme valeur de ce dispositif!\nJ'admire encore dans les plans la façon de comprendre la buanderie\ncommune, insérée entre les maisons d'une façon bien centrale et qui complète\nadmirablement ce petit ensemble d'habitations dont la réalisation serait un\nexemple du meilleur aloi, dans cette agglomération de Willebroeck où tout\nn'est pas pour le mieux!\nCertes, De Nayer fut aussi grand philanthrope que grand industriel,\naussi grand, certes, que l'ont été Krupp en Allemagne, Sir Lever en Angle-\nterre et tant d'autres pour ne parler que des contemporains; mais on ne peut\ndire qu'il fut toujours bien secondé.\nIl construisit notamment certaines rues pleines de maisons ouvrières\ndont les rues sont irrémédiablement exposées au Nord...\nJe souhaite donc ardemment la construction d'un groupe suivant les\nprojets qui ont été primés; je le souhaite parce que c'est le bon exemple; je\nle souhaite parce que ce serait une juste récompense pour les auteurs qui ont\nsu cristalliser sur le papier tous les éléments si difficilement juxtaposables, si"}, {"page_pdf": 16, "page_imprimee": "88", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192204-01.1.16", "debut_caractere": 21, "fin_caractere_exclue": 534, "texte": "complexes en leurs desiderata, qui représentent les différents aspects du\nproblème de l'habitation ouvrière.\nIl faudrait qu'il leur soit réservé mieux qu'un premier prix, mieux qu'une\nsomme d'argent; il faudrait leur réserver la satisfaction morale que procure\nl'édification d'un projet!\nNos lecteurs se rendront certainement compte du bien-fondé de mon\nopinion par l'exemple des illustrations que nous avons la bonne fortune de\npouvoir reproduire.\n\nF. BODSON,\narchitecte.\nDélégué des concurrents au sein du jury."}]}, {"article_id": "bm-bmtnaac-1922-04-01-c007", "article_bluemountain": "bmtnaac_1922-04_01#c007", "volume": "bmtnaac_1922-04_01", "ocr_source": "OCR Blue Mountain (ALTO), transcription TEI : lignes lb/@facs", "texte_sans_correction": true, "page_debut": "n. p.", "page_fin": "n. p.", "image_debut": 13, "image_fin": 13, "pages_selon": "pagination imprimée relevée dans le METS Blue Mountain (ORDERLABEL) ; [n] = page sans folio restituée", "url_article": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192204-01.2.5.1", "titre_corps": "Supplément à la Revue « La Cité » IIIe Année, n° 4.", "titre_sommaire": "Supplément à la Revue « La Cité » IIIe Année, n° 4.", "signature_source": "", "controle": "bornes données par la structure logique METS/ALTO de Blue Mountain (blocs ALTO de chaque constituant)", "pages": [{"page_pdf": 13, "page_imprimee": "n. p.", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192204-01.1.13", "debut_caractere": 0, "fin_caractere_exclue": 62, "texte": "PLANCHE IX\nSupplément à la Revue « La Cité » IIIe Année, n° 4."}]}, {"article_id": "bm-bmtnaac-1922-04-01-c008", "article_bluemountain": "bmtnaac_1922-04_01#c008", "volume": "bmtnaac_1922-04_01", "ocr_source": "OCR Blue Mountain (ALTO), transcription TEI : lignes lb/@facs", "texte_sans_correction": true, "page_debut": "n. p.", "page_fin": "n. p.", "image_debut": 14, "image_fin": 14, "pages_selon": "pagination imprimée relevée dans le METS Blue Mountain (ORDERLABEL) ; [n] = page sans folio restituée", "url_article": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192204-01.2.5.2", "titre_corps": "Cliché prêté par « The Architects' Journal »", "titre_sommaire": "Cliché prêté par « The Architects' Journal »", "signature_source": "", "controle": "bornes données par la structure logique METS/ALTO de Blue Mountain (blocs ALTO de chaque constituant)", "pages": [{"page_pdf": 14, "page_imprimee": "n. p.", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192204-01.1.14", "debut_caractere": 0, "fin_caractere_exclue": 163, "texte": "PLANCHE X.\nMIDHURST SUSSEX. ANGLETERRE. SANATORIUM “ KING EDWARD VII „\nARCHITECTES :\nADAMS ET HOLDEN\nF. F. R. I. B. A.\nCliché prêté par\n« The Architects' Journal »"}]}, {"article_id": "bm-bmtnaac-1922-04-01-c009", "article_bluemountain": "bmtnaac_1922-04_01#c009", "volume": "bmtnaac_1922-04_01", "ocr_source": "OCR Blue Mountain (ALTO), transcription TEI : lignes lb/@facs", "texte_sans_correction": true, "page_debut": "88", "page_fin": "88", "image_debut": 16, "image_fin": 16, "pages_selon": "pagination imprimée relevée dans le METS Blue Mountain (ORDERLABEL) ; [n] = page sans folio restituée", "url_article": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192204-01.2.6", "titre_corps": "« Dormez au peuple des habitations plus dignes, des foyers plus convenables, plus", "titre_sommaire": "« Dormez au peuple des habitations plus dignes, des foyers plus convenables, plus", "signature_source": "John BURNS", "controle": "bornes données par la structure logique METS/ALTO de Blue Mountain (blocs ALTO de chaque constituant)", "pages": [{"page_pdf": 16, "page_imprimee": "88", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192204-01.1.16", "debut_caractere": 536, "fin_caractere_exclue": 1867, "texte": "John BURNS.\n« Dormez au peuple des habitations plus dignes, des foyers plus convenables, plus\npropres9 plus doux. Abolissez les taudis; humanisez Vindustrie, alors le travailleur ne\ncherchera pas la dégradation dans la boisson et la mauvaise compagnie des cafés.\n<( A mon avis, Vunique espoir de détourner les hommes des abus de la boisson dans\nnos grandes villes modernes est Vamélioration des habitations. Il riy a pas de tâche\nplus pressante que celle de procurer aux classes pauvres des habitations propres et\ndécentes. Je regarde cette œuvre comme l'unique antidote de tous les abus que nous\ndéplorons. Vous ne pouvez pas demander à des gens qui habitent dans des taudis de\nrésister à la tentation que leur offre le café voisin, confortable et chaud.\n» On ne peut espérer qu un milieu où règne à f état permanent la saleté, le désordre,\nla crasse et le vacarme, puisse produire ni même garder des hommes bien portants,\nsobres et honnêtes. On peut comprendre que le désespoir, ce mauvais conseiller, s empare\nenfin de ceux qui sont obligés de vivre dans ces conditions. Je ne me hasarde pas\nd'indiquer le remède; mais j'ai pu constater que dans toutes les grandes villes, qui ont\nprocuré des habitations salubres et combattu efficacement le fléau du taudis, les meil-\nleurs résultats ont été obtenus à tous les points de vue »."}]}, {"article_id": "bm-bmtnaac-1922-04-01-c010", "article_bluemountain": "bmtnaac_1922-04_01#c010", "volume": "bmtnaac_1922-04_01", "ocr_source": "OCR Blue Mountain (ALTO), transcription TEI : lignes lb/@facs", "texte_sans_correction": true, "page_debut": "89", "page_fin": "91", "image_debut": 17, "image_fin": 19, "pages_selon": "pagination imprimée relevée dans le METS Blue Mountain (ORDERLABEL) ; [n] = page sans folio restituée", "url_article": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192204-01.2.7", "titre_corps": "Un projet de réorganisation à l'Académie Royale des Beau=Arts", "titre_sommaire": "Un projet de réorganisation à l'Académie Royale des Beau=Arts", "signature_source": "JEANVILLE", "controle": "bornes données par la structure logique METS/ALTO de Blue Mountain (blocs ALTO de chaque constituant)", "pages": [{"page_pdf": 17, "page_imprimee": "89", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192204-01.1.17", "debut_caractere": 21, "fin_caractere_exclue": 2756, "texte": "Il est peu de questions aussi capitales, pour l'avenir architectural de notre pays,\nque celle de la réforme de renseignement académique. Aussi ne saurait-on asseszt;\nregretter l'indifférence que la ville de Bruxelles témoigne depuis tant d'années a Végard\ndu programme de réformes que le maître Horta avait dressé peu de temps avant lu\nguerre pour le premier des établissements belges d'enseignement architectural.\nNous avons publié dans le numéro 1 de la première année de cette Revue un\narticle dans lequel notre collaborateur, M. Victor Bourgeois, a exposé le conflit qui\nest né autour de ce programme dont notre regretté confrère Van Hoecke-Dessels avait\ntracé, autrefois, dans la Revue Art et Technique un commentaire autorisé.\nPeut-on reprendre, aujourd'hui quelqu espoir et s'attendre, de la part des édiles\nbruxellois, à une initiative intelligente ? Un article publié dernièrement dans « Le Soir »\npar Jeanville pseudonyme qui cache un de nos peintres les plus éminents permet\nde le croire. Nous intéresserons certainement nos lecteurs en reproduisant ici, in extenso,\ncet article de journal.\nBeaucoup de personnes parmi celles\nqui s'intéressent aux choses de 1 ensei-\ngnement artistique, en même temps qu'au\nsort de l'Académie des Beaux-Arts de Bru-\nxelles, d'où sont sortis la plupart de nos meil-\nleurs artistes, se demandent à bon droit ce\nqu'est devenu le projet de réorganisation de\nnotre première Ecole d'Art, réorganisation\nurgente, qui préoccupe les meilleurs esprits.\nDès 1911, si notre mémoire est fidèle, le\nnouveau programme fut mis à l'étude par\nl'administration communale de la ville de\nBruxelles. A cette époque, des rapports fu-\nrent rédigés par MM. Delville, Crespin, Mon-\ntald, Rousseau, Richir, De Vestel, profes-\nseurs. Le Collège, d'accord avec le Conseil\nacadémique, institua des commissions et des\nsous-commissions d'étude dès 1912, à la\nsuite de ces rapports. C'est à ce moment que\nM. Victor Horta fut appelé à remplacer feu\nM. Acker, professeur d'architecture. Il prit\ndès lors une part très active au projet de\nréorganisation. En synthétisant les travaux\nprécédents, en renforçant certaines modifi-\ncations apportées dans renseignement de\nl'architecture, il fut amené à une refonte\nquasi complète des cours et élabora un pro-\njet définitif qui, après examen du Conseil\nacadémique, fut finalement adopté, en prin-\ncipe. Vu l'intérêt de ce plan-programme, la\nville de Bruxelles le fit imprimer en une bro-\nchure qui fut distribuée aux membres du\nConseil académique, lequel avait à le dis-\ncuter et à en arrêter la forme définitive. Au\nmoment où la guerre survint, M. Horta, fai-\nsant fonctions de recteur, allait, dès octobre\n\nARCHITECTURE\nUn projet de réorganisation\nà l'Académie Royale des Beau=Arts"}, {"page_pdf": 18, "page_imprimee": "90", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192204-01.1.18", "debut_caractere": 34, "fin_caractere_exclue": 4071, "texte": "1914, appliquer le programme nouveau tel\nqu'il avait été arrêté par la ville de Bruxelles.\nLes affiches étaient préparées pour en aviser\nle public intéressé, mais à cause des multi-\nples et pénibles circonstances de l'occupation\nallemande la réorganisation fut remise à oc-\ntobre 1915, nul ne pouvant prévoir que la\nguerre durerait longtemps. Les quatre années\nde guerre passèrent. Depuis, 1 on n entendait\nplus parler de la réorganisation de notre\nEcole des Beaux-Arts et les lacunes déplorées\npar le corps professoral et l'Administration\ncommunale eux-mêmes continuent à subsis-\nter dans notre principal établissement d'édu-\ncation artistique, comme si jamais il n'avait\nété question de sa réorganisation!\nCes lacunes, le nouveau programme per-\nmettait cependant de les combler d'une ma-\nnière radicale, ce qui était de nature à faire\nde l'Académie de Bruxelles quelque chose\ncomme une université des Arts plastiques,\npuisque le niveau des études s'élevait du\nmême coup dans tous les cours.\nje ne puis m'étendre ici sur la complexité\ndes détails pédagogiques de cet intéressant\nprojet de réorganisation.\nJe me contenterai de rappeler surtout les\ndeux plus importantes et plus significatives\ninnovations du programme en question.\nD'abord, celle qui consiste à subdiviser ren-\nseignement en trois grandes sections : la\npremière est la section du dessin, commune\nà tous les élèves débutants, indistinctement,\nquelle que soit la branche de Fart à laquelle\nils se destinent; la seconde est la section tech-\nnique, où les élèves commencent la pratique\ntechnologique des diverses professions artis-\ntiques; la troisième, la section supérieure, est\ndévolue à l'étude complète des\nproprement dits.\nChacune de ces trois grandes sections com-\nporte trois années d'études, c'est-à-dire\nqu'elle est subdivisée en trois cours alterna-\ntifs et progressifs, en ce sens que les élèves\npeintres fréquenteraient simultanément cer-\ntains cours de sculpture et de construction\narchitecturale, les élèves sculpteurs fréquen-\nteraient certains cours de peinture et d'ar-\nchitecture et les élèves architectes assiste-\nraient à des cours pratiques de peinture et de\nsculpture décoratives.\nCette modification apportée dans le pro-\ngramme des études, il est aisé d'en compren-\ndre la valeur au point de vue pratique, pro-\nfessionnel, artistique. Elle aurait pour effet\nimmédiat d'augmenter le savoir des élèves\nd'une manière plus complète, plus décisive,\nplus utile. Mais elle préparerait surtout les\njeunes artistes à une véritable conception de\nl'unité des trois grands Arts et diminuerait\nde plus en plus l'anarchie des particularismes\nincohérents dont souffre depuis trop long-\ntemps la production artistique moderne.\nC'est d'ailleurs renseignement, tel qu'il était\ndonné aux grandes époques d'art dans les\ngrands ateliers des maîtres et d'où sont sor-\ntis les plus hauts artistes. Nul n'ignore com-\nbien, de nos jours, le savoir des jeunes ar-\ntistes est limité à l'insuffisance de leur ba-\ngage. Cette limitation et cette ignorance nous\nles voyons trop bien à l'œuvre dans la dé-\ncadence actuelle. C'est ce que M. Victor\nHorta, qui est cependant un novateur, a par-\nfaitement compris.\nIl a compris qu'une refonte complète des\ncours de notre Académie est appelée à pro-\nduire des conséquences heureuses et immé-\ndiates sur le niveau artistique du pays, sur-\ntout en ce qui concerne les diverses manifes-\ntations de l'Art monumental, expression la\nplus élevée et la plus utile des arts plastiques\ndans la vie sociale. ,\nOn ne peut nier qu'un élève qu'il soit\npeintre, sculpteur, architecte ayant passe\nd'abord trois années consécutives dans la sec-\ntion préparatoire à compléter son éducation\npremière par le dessin, la base éternelle de\nl'enseignement des arts, par les trois années\nde la section technique, ainsi que par les trois\nou quatre années de la section supérieure des\nBeaux-Arts, sortirait de l'Académie avec un\nbagage autrement riche et serait autrement\nmieux armé dans les luttes de la vie artis-\ntioue.\nUne autre innovation que comporte le pro-"}, {"page_pdf": 19, "page_imprimee": "91", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192204-01.1.19", "debut_caractere": 35, "fin_caractere_exclue": 3440, "texte": "jet de réorganisation, c'est celle qui consiste,\npour la section des Beaux-Arts, dans la créa-\ntion des Ateliers libres.\nDans le système actuel, les cours supé-\nrieurs de peinture, de sculpture et d'architec-\nture sont placés respectivement sous la di-\nrection d'un professeur unique. Il en résulte\nfatalement un enseignement exclusif, indivi-\nduel, attendu que c'est la seule tendance du\nprofesseur unique qui doit prévaloir. Une\ntelle méthode d'enseignement, quelle que soit\nla valeur de celui qui professe, doit aboutir\nà une certaine uniformité stérilisante, puis-\nqu'il oblige tous les élèves à subir la même\ninfluence professorale. Les jeunes artistes,\narrivés à ce stade de leur éducation artis-\ntique où la personnalité s'éveille et tend à\ns'orienter selon le caractère des tempéra-\nments, n'ont donc point l'avantage du choix\nde leur maître. C'est là une lacune dont\nbeaucoup de jeunes gens dans nos écoles\nd'art ont à souffrir, parce qu'il doit exister\nune certaine sympathie de tendance entre\nle professeur et eux pour que les leçons qu'ils\nreçoivent soient véritablement profitables.\nLe but de l'enseignement, surtout arrivé à ce\npoint où l'élève commence à prendre con-\nscience de sa personnalité, est d'aider à\nl'éclosion de cette personnalité. Or, le sys-\ntème actuel du professeur unique, dans bien\ndes cas, a pour effet, de contrarier et d'étouf-\nfer dans une certaine mesure la tendance es-\nthétique naturelle du jeune artiste. Ce sys-\ntème, on en conviendra, ne répond plus exac-\ntement aux exigences de l'évolution des arts\ncontemporains. Il constitue, en réalité, une\natteinte regrettable à la liberté des tempéra-\nments artistiques.\nC'est d'ailleurs ce que l'on a compris à\nl'Ecole des Beaux-Arts de Paris. Depuis plu-\nsieurs années, les Ateliers libres y ont été\ncréés et placés sous la direction d'artistes\nconnus appartenant à des tendances d'art\ndifférentes. Les élèves des cours supérieurs\nde peinture, de sculpture et d'architecture\nde l'Ecole des Beaux-Arts de Paris ont ainsi\nla faculté de pouvoir choisir le maître qui\nleur semble le mieux convenir à leur orien-\ntation esthétique naissante.\nOn le voit, ces deux points importants du\nnouveau programme, avec toutes les moda-\nlités qu'ils comportent, d'une part, visent à\nla réalisation d'une éducation artistique plus\nsolide, plus complète, capable de faire pro-\ngresser, d'une manière plus cohérente, les\nmétiers d'art, en augmentant F acquis de con-\nnaissances techniques plus rationnelles et\nplus étendues, d'autre part, visent non seu-\nlement à un plus grand respect des tendances\nindividuelles, mais au développement des fa-\ncultés créatrices. Le but d'une Académie des\nBeaux-Arts est de former à la fois des arti-\nsans d'élite et de véritables artistes par une\ndouble éducation intellectuelle et esthétique\nsolide et large.\nLe nouveau plan d'études de l'Académie\nde Bruxelles est fait pour réaliser plus plei-\nnement encore ce but. La ville de Bruxelles,\ntrès fière, à juste titre, de son Ecole des\nBeaux-Arts, et très soucieuse de son avenir,\nne tardera point, espérons-le, à entrer dans\nla voie de l'application, en tout ou en par-\ntie, de ce programme destiné à relever l'en-\nseignement académique et qui fut élaboré\navec une compétence et une conscience rares\npar ceux qui consacrent leur temps et leur ta-\nlent aux problèmes de la culture esthétique\nen Belgique.\n(Extrait du « Soir » du 2 avril 1922).\n\nJEANVILLE."}]}, {"article_id": "bm-bmtnaac-1922-04-01-c012", "article_bluemountain": "bmtnaac_1922-04_01#c012", "volume": "bmtnaac_1922-04_01", "ocr_source": "OCR Blue Mountain (ALTO), transcription TEI : lignes lb/@facs", "texte_sans_correction": true, "page_debut": "92", "page_fin": "93", "image_debut": 20, "image_fin": 21, "pages_selon": "pagination imprimée relevée dans le METS Blue Mountain (ORDERLABEL) ; [n] = page sans folio restituée", "url_article": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192204-01.2.8", "titre_corps": "De quelques méthodes de peinture intérieure pratiquées en Angleterre", "titre_sommaire": "De quelques méthodes de peinture intérieure pratiquées en Angleterre", "signature_source": "A. S. JENNINGS", "controle": "bornes données par la structure logique METS/ALTO de Blue Mountain (blocs ALTO de chaque constituant)", "pages": [{"page_pdf": 20, "page_imprimee": "92", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192204-01.1.20", "debut_caractere": 22, "fin_caractere_exclue": 3438, "texte": "TECHNOLOGIE\nDe quelques méthodes\nde peinture intérieure\npratiquées en Angleterre\n\nL'article que nous publions ci-dessus a paru il y a quelque temps dans le\n« Moniteur de la Peinture » qui est une revue professionnelle modèle. Les ren-\nseignements que cette étude fournit intéressent non seulement les patrons\npeintres mais peuvent être également utiles aux architectes.\nLes nombreux lecteurs du « Moni-\nteur de Peinture » s'intéresseront, sans\ndoute, aux méthodes suivies en Angle-\nterre dans le finissage des murs. Il y a\n30 à 40 ans, les murs des maisons les plus\ncossues recevaient invariablement cinq ou six\ncouches de couleur, la dernière de celles-ci\nétant mélangée à une forte quantité d'huile de\nlin, de façon à ce qu'elle sèche avec un cer-\ntain « luisant ». A présent, cette méthode est\ndevenue tout à fait « vieux jeu », car on a\ndécouvert des procédés meilleurs et moins\nchers, produisant des effets plus artistiques,\nsurtout quand il s'agit de former un fond con-\nvenable aux tableaux, à l'ameublement, et,\najouterons-nous, aux toilettes des dames. Un\nnouveau genre de couleurs, connues sous le\nnom de détrempe hygiénique ou couleurs à\nl'eau lavables, fit son apparition sur le marché\net n'a fait, depuis lors, que gagner en popu-\nlarité. Ces couleurs sont à base de lithopone,\nauquel sont mélangées certaines substances\nadhésives, telles que la caséine, qui leur assu-\nrent la propriété d'être lavables. Certains fa-\nbricants de ce genre de couleurs en produi-\nsent jusqu'à cent espèces de tons différents,\ndont la plupart sont d'une grande beauté.\nLes couleurs à l'eau lavables peuvent s'ap-\npliquer sur le plâtre, qu'il soit vieux ou frais;\ndans ce dernier cas, toutefois, il faudra éviter\nFemploi des couleurs pouvant être influencées\npar la chaux. Quand il s'agit de vieux murs\nayant subi de nombreuses réparations faites\nparfois avec différentes espèces de plâtre,\non a l'habitude de tapisser, au préalable, tout\nle mur avec un papier-doublure blanc sur le-\nquel s'applique la couleur à l'eau, avec des\nrésultats des plus satisfaisants. Alors deux\ncouches suffisent amplement pour obtenir un\ntravail vraiment réussi. Le coût d'une telle\npeinture revient infiniment moins cher que\nmême deux couches de couleurs à l'huile,\nainsi qu'on peut en juger par le bon usage\ngarantit par ses qualités. Ainsi, si après 2 ou\n3 années, la surface peinte par ce procédé\nparaît quelque peu décolorée, rien n'est plus\nsimple que de la laver avec de l'eau à la-\nquelle on peut ajouter un peu d'ammoniaque\nou de soude; ceci fait, une seule et unique\ncouche de couleur produira un effet très sa-\ntisfaisant. Beaucoup de propriétaires se las-\nsent promptement d'une teinte; pour ceux-là\nquoi de plus simple que de renouveler l'as-\npect de leur habitation en se servant d'une\ncouleur soit plus claire, soit plus foncée que\nl'ancienne, ou d'un ton qui va bien sur celle-\nci. Par exemple, un bleu jaunâtre appliqué sur\ndu vert donnerait un vert bleuâtre et ainsi de\nsuite. Beaucoup de peintres-décorateurs an-\nglais sont d'avis que le genre de couleurs dont\nil vient d'être question a fait son temps. Selon\ntoute probabilité,il se passera pourtant encore\nbien des années avant qu'il perde la popula-\nrité qu'il s'est acquise. Cependant, il importe\nde signaler qu'il se fabrique actuellement en\nbien plus grandes quantités que les couleurs\nà la détrempe lavables, d'autres couleurs,\nconnues sous le nom de couleurs mates à"}, {"page_pdf": 21, "page_imprimee": "93", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192204-01.1.21", "debut_caractere": 33, "fin_caractere_exclue": 4174, "texte": "l'huile; de même que la détrempe, ces cou-\nleurs sèchent en donnant une surface parfai-\ntement mate, exempte de tout lustre. Elles\nsont également à base de lithopone, mais\nbroyé cette fois avec de l'huile de Tung, ou\nhuile de bois de Chine, qui rend la couleur\nnon seulement lavable, mais encore apte à\nêtre enlevée au grattoir. C'est une couleur\nextrêmement fine, d'une application très fa-\ncile et elle possède, en outre, beaucoup de\ncorps ou d'opacité, de sorte qu'en bien des\ncas, une couche est suffisante; il est bien\nrare, en effet, qu'on en applique deux cou-\nches. Ces couleurs se font aussi dans une\ngrande variété d etons brun-gris et gris-brun\net sont d'un prix assez raisonnable. Le prix\nactuel en Angleterre s'élève à environ 7 fr.\nle litre.\nTout porte à croire que ces couleurs sont\nappelées à un brillant avenir, non seulement\nà cause de l'aspect de beauté qu'elles peuvent\ndonner, mais surtout parce qu'elles sont réel-\nlemen tlavables, ce qui; est d'un énorme avan-\ntage. Ce genre de couleurs, en teinte blanche,\nest la meilleur couleur blanche qu'on puisse\nemployer sous l'émail blanc, car elle nécessite\npeu ou presque pas de ponçage avant l'appli-\ncation de l'émail. Comme cette couleur est\nà base de zinc et que l'émail blanc a pour\nbase un oxyde de zinc, la première et la der-\nnière couche ne peuvent avoir d'action fu-\nneste l'une sur l'autre, et il n'est pas à crain-\ndre que l'une des couleurs noircisse, comme\nc'est le cas quand on se sert de céruse pour\nla première couche.\nIl se peut aussi qu'on puisse attribuer le\ngrand succès des deux genres de couleurs\nprécitées à la surface mate qu'elles produi-\nsent. Celle-ci est non seulement d'un effet\nattrayant, mais elle offre l'avantage que\nvoici : sur un mur dont la surface n'est pas\nparfaitement plane, les rugosités de celui-ci\nseront beaucoup moins apparents que si l'on\nemployait une couleur « lustrée ».\n11 arrive fréquemment que ces surfaces\nunies soient agrémentées par des ornements\nfaits soit au pochoir, soit en papier. Parfois,\nune très belle frise en papier garnit le dessus\nde la surface unie. Dans l'un et l'autre cas,\ndes bordures au pochoir ou en papier peu-\nvent courir tout le long de la partie inférieure\nde la frise, au-dessus de la plinthe, et verti-\ncalement, à chacun des angles de la pièce,\nainsi que tout autour du chambranle de»\nportes.\nL émail blanc s'emploie quelquefois\ncomme dernière couche sur des murs aussi\nbien que sur les boisereis, ces dernières étant\nlégèrement teintées pour produire contraste.\nLes panneaux des portes peuvent également\nêtre finis en « mat », ce qui les ferait res-\nsortir du fini lustré des autres parties de la\nporte.\nJe signale de même un fait assez remar-\nquable : F émail blanc s'emploie actuelle-\nment beaucoup plus qu'autrefois pour la\npeinture des murs extérieurs. La couleur\nblanche ou crème-clair employée donne un\ncachet tout spécial à une maison même de\nmodeste apparence.\nL'explication de l'usage toujours croissant\nde l'émail blanc se trouve probablement\ndans le fait que les propriétaires, architectes\net autres commencent à se rendre compte\nqu'une peinture, qui représente une dépense\ninitiale assez forte, peut, par la suite, être\nplus avantageuse qu'une autre, à cause de sa\ndurabilité. Le prix de la main-d'œuvre étant\ntrès élevé (le tarif actuel des peintres, à Lon-\ndres, est de fr. 2.05 à fr. 2.10 à l'heure), il\nest évidemment de la plus grande impor-\ntance de faire repeindre son intérieur aux\nplus longs intervalles possibles.\nL'oxyde .de zinc est aussi en faveur auprès\ndes peintres en bâtiment pour travaux exté-\nrieurs; d'ordinaire, on le mélange avec une\ncertaine proportion de bon vernis, ajouté\naux quantités usuelles d'huile de lin et de\ntérébenthine. Dans à peu près 20 p.c. des\ncas, on peut diluer les couleurs par l'addi-\ntion de ce vernis qui donne, en outre, une\nincontestable durabilité à la couleur ainsi\ntraitée. Le lecteur, qui est connaisseur en\ncette matière, observera sans peine que le\ndécorateur qui prépare ses couleurs de cette\nfaçon peut, pour ainsi dire, les employer\ndans tous les usages pour lesquels les pein-\ntures-émail sont indiquées.\n\nA. S. JENNINGS."}]}, {"article_id": "bm-bmtnaac-1922-04-01-c013", "article_bluemountain": "bmtnaac_1922-04_01#c013", "volume": "bmtnaac_1922-04_01", "ocr_source": "OCR Blue Mountain (ALTO), transcription TEI : lignes lb/@facs", "texte_sans_correction": true, "page_debut": "94", "page_fin": "96", "image_debut": 22, "image_fin": 24, "pages_selon": "pagination imprimée relevée dans le METS Blue Mountain (ORDERLABEL) ; [n] = page sans folio restituée", "url_article": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192204-01.2.9", "titre_corps": "CONCOURS POUR L'AMÉNAGEMENT DU DOMAINE DE LA PROVINCE D'ANVERS “RIVIERENHOF„", "titre_sommaire": "CONCOURS POUR L'AMÉNAGEMENT DU DOMAINE DE LA PROVINCE D'ANVERS “RIVIERENHOF„", "signature_source": "R. C", "controle": "bornes données par la structure logique METS/ALTO de Blue Mountain (blocs ALTO de chaque constituant)", "pages": [{"page_pdf": 22, "page_imprimee": "94", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192204-01.1.22", "debut_caractere": 0, "fin_caractere_exclue": 2750, "texte": "CONCOURS\nCONCOURS POUR L'AMÉNAGEMENT\nDU DOMAINE DE LA PROVINCE D'ANVERS\n“RIVIERENHOF„\nR. C.\nsous\nDEURNE\nLes concours d'Urbanisme sont bien rares en Belgique. Il est d'autant plus heu-\nreux que la province d'Anvers ait soignée à faire un appel public en Vue d'aménager\nle domaine du Rivierenhof. Ce geste intelligent ne nous étonne pas trop de sa part.\nN'est -ce pas elle, en effet, qui a suscité autrefois l'organisation de cet important\nconcours pour l'aménagement des fortifications d'Anvers, concours qui marque une\nétape dans l'évolution de l'Urbanisme contemporain? Et journellement encore, son\nintervention se manifeste en vue d'une étude consciencieuse de l'extension de Vagglomé-*\nration anversoise et des vastes problèmes techniques qui s'y rattachent.\nLe présent concours, quoiqu'il ait un objet moins vaste, n'en est pas moins fort\nintéressant. L'aménagement d'un domaine de 87 hectares est un problème qui n'est pas\ncommun. Et c'est, certes» une bonne fortune pour ceux qui s'y essayerons que d'avoir\nl'assurance d'être jugés par des spécialistes en matière d'urbanisme et d'architecture\ndes jardins.\nCombien il est regrettable, dans ces conditions, de découvrir dans le programme\nde cet intéressant concours une disposition contre laquelle nous ne pouvons nous\nempêcher de protester. C'est celle de l'article 17 qui spécifie que la ville d'Anvers\nfera des projets primés « l'usage qui lui conviendra ». Pareil sans-gêne est évidemment\nindéfendable et suffirait, dans les pays où les associations professionnelles contrôlent\nde près Vorganisation des concours, pour en faire décréter le boycottage.\nN'allons pas aussi loin chez nous où les occasions de s'appliquer à des problèmes\nde cette nature sont vraiment trop rares et faisons crédit à la Ville d'Anvers qui a donné\njusqu'à présent plus d'une garantie du tact avec lequel elle assurerait la réalisation des\nprojets d'aménagement dont elle a acquis la propriété.\nC'est dans ce sentiment que malgré l'erreur commise dans la technique de ce\nconcours nous engageons les urbanistes belges à y prendre part.\nI. — Objet du concours.\nArt. ler» —ll est ouvert par la province* d'An-\nvers un concours public international aux fins\nd'obtenir les meilleurs projets d'appropriation, en\nparc public» du domaine de 87 hectares, dénommé\n€ Rivierenhof » sous Deurne, qu'elle vient d'ac-\nquérir.\nLe but, poursuivi par la province d'Anvers, est\nnon seulement de voir utiliser à cette fin les prai-\nries, les terrains de labour, les autres dépendances\ndu Rivierenhof proprement dit et l'ancien Sterckx-\nhof, mais aussi d'obtenir un raccordement harmo-\nnieux de ce parc à l'appropriation déjà arrêtée de\nl'enceinte militaire déclassée, au droit de Borger-\nhout.\nN. B. Les nationaux des pays ayant été en"}, {"page_pdf": 23, "page_imprimee": "95", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192204-01.1.23", "debut_caractere": 83, "fin_caractere_exclue": 3743, "texte": "guerre avec la Belgique sont exclus du concours.\n]|t Documents à la disposition des concurrents\nArt. 2. La province d'Anvers remettra aux\nconcurrents, à leur demande et moyennant îa\nsomme de vingt-cinq francs, à partir du\n18 avril 1922 :\n1° Un plan cadastral du domaine et des envi-\nrons à l'échelle de 1/1250;\n2° Un plan de la région à l'échelle de 1/5000,\nsur lequel figure la limite actuelle du domaine\nprovincial, ainsi que :\na) le tracé des quartiers nouveaux décrétés ou\nprojetés par les autorités administratives;\nb) le tracé de l'appropriation de l'enceinte\nmilitaire jusqu'au saillant de Borgerhout;\n3° un plan du saillant de Borgerhout avec les\ncotes de niveau à l'échelle de 1 /2000.\n4° une planchette de la carte de l'Etat-Major à\nl'échelle de 1/20000;\n5° une notice explicative.\nPrière de s'adresser au bureau n° 9 en l'Hôtel\ndu Gouvernement provincial, entre 1 0 et 16 heures.\nN. B. Une carte personnelle donnant libre\naccès à la propriété de la Province, sera délivrée\nen même temps que les documents ci-dessus indi-\nqués.\nIII. — Bases du projet\nArt. 3. Ne pourront être admis par le jury\nque les projets qui indiqueront :\na) la délimitation nouvelle proposée pour le\nparc mêtme;\nb) les voies d'accès et les emplacements des\nentrées;\nc) les voies carrossables, les allées pour cava-\nliers, les pistes cyclables et les chemins pour pié-\ntons ;\nd) les surfaces d'eau à maintenir, à supprimer,\nà étendre ou à créer ainsi que leur destination\néventuelle : étangs, bassins éclusés, barrages, vas-\nques, fontaines, eaux réservées au canotage, à la\npêche, à la natation, etc., etc.;\ne) les accidents de terrains à obtenir ou à\nfaire disparaître;\n0 les plantations à établir, supprimer ou à mo-\ndifier avec mention des essences, du caractère des\nfrondaisons et des effets à rechercher;\ng) les plaines à conserver, à transformer ou à\ncréer, ©n mentionnant leur genre et leur affecta-\ntion. Par exemple, les plaines réservées aux diffé-\nrents sports, lies coins réservés aux enfants, les\ngazons tondus, ceux traités en prairie, les parties\nmaintenues comme terres labourables, etc.;\nh) les constructions existantes à conserver, à\nmodifier ou à supprimer;\ni) les bâtiments nouveaux à établir éventuelle-\nment, tels, par exemple, qu'un stade, des kiosques\nà mlusique, des pavillons d'entrée, laiterie, corps\nde garde, garages, abris, ponts, statues, bancs, per-\ngolas, exèdres, etc.;\nj) les types de grilles monumentales à réserver\naux entrées et les genres de clôtures préconisées\npour séparer le parc des héritages voisins et des\nvoies publiques;;\nk) éventuellement remplacement d'un théâtres\nde verdure, d'une ou plusieurs roseraies, de jar-\ndins de fleurs et autres motifs décoratifs.\nIV. ― Dessins et documents à fournir\npar les concurrents\nArt. 4. Les concurrents sont tenus de faire\nparvenir au jury les pièces suivantes :\na) un plan terrier de l'ensemble du parc et\ndes voies d'accès à l'échelle de î/1250;\nb) lies coupes en travers et en élévation des\naccidents de terrains de quelque importance et\ndes ouvrages d'art à l'échelle de 1/200 ou î/500\nsuivant les circonstances;\nc) les plans et les profils nécessaires à la bonne\ncompréhension de tous les détails des projets;\nd) un rapport explicatif.\nArt. 5. Il est loisible aux concurrents d'aug-\nmenter le nombre de dessins et documents dont il\nest question ci-dessus.\nlil leur est également permis, pour mieux faire\nsaisir leurs idées, d'ajouter des vues perspectives\nde tout ou partie de leurs projets.\nArt. 6. Aucun style déterminé n'est exigé ni\npour les parties architecturales, ni pour les par-\nties florales et champêtres. L'unité de style n'est\npas requise non plus pour l'ensemble du parc."}, {"page_pdf": 24, "page_imprimee": "96", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192204-01.1.24", "debut_caractere": 30, "fin_caractere_exclue": 4069, "texte": "V. — Instructions spéciales\nArt. 7. Les concurrents ne pourront pas se\nfaire connaître. Leurs projets et rapports porte-\nront, au lieu de leur signature, une marque ou\ndevise répétée sur le côté extérieur d'une enve-\nloppe cachetée, jointe aux envois, et contenant le\nnom et l'adresse de l'auteur ou des auteurs en cas\nde collaboration.\nArt. 8. Les dessins devront être fixés sur\nearton ou montés sur châssis.\nArt. 9. La province d'Anvers prendra le\nplus grand soin des projets, mais elle décline toute\nresponsabilité quelconque, notamment au sujet de\nl'expédition des projets, de leur exposition pu-\nblique et de leur réexpédition éventuelle.\nVI. — Ouverture et clôture du concours\nArt. 10. - Le concours s'ouvrira le 18 avril\n1922 et sera clôturé le 29 septembre 1922.\nArt. 11. Les plans et rapports devront être\nremis au gouvernement provincial, Marché aux\nSouliers, 2, à Anvers, avant la date du 29 septem-\nbre 1922, à 18 heures.\nEn cas d'expédition par chemin de fer, les en-\nvois doivent être expédiés avant la même heure\nà l'adresse ci-après :\nMonsieur le Gouverneur de la Province d'Anvers,\nMarché aux Souliers, 2, à Anvers.\nVII. — Primes\nArt. 12. Les primes suivantes pourront être\nallouée» :\nUn premier prix de 10.000 francs.\nUn second prix de 8.000 francs.\nEn outre, une somme de sept mille francs sera\nà la disposition du jury pour être répartie comme\nil appartiendra; éventuellement pour indemniser\nles concurrents d'une partie de leurs travaux.\nArt. 13. Les primes ne seront allouées que\ns'il est présenté des projets de valeur suffisante.\nLe jury conserve à cet égard toute liberté, de\nmême qu'il peut répartir l'ensemble des prix de\nla manière la plus adéquate à la valeur des plans\nprésentés.\nArt. 14. Après décision du jury, les enve-\nloppes des projets primés seront ouvertes et les\nnoms des lauréats proclamés.\nVIII. — Jury\nArt. 15. Le jury se compose de :\n1° M. le baron G. van de Werve et de Schilde,\nGouverneur de la province, Président de la Com-\nmission d'études de l'aménagement de l'agglomé-\nration anversoise, Président de la Commission pro-\nvinciale des monuments et des sites.\n2° M. P. De Heem, Ingénieur en chef, Direc-\nteur des Ponts et Chaussées, Secrétaire de la Com-\nmission d'études de l'aménagement de l'agglomé-\nration anversoise.\n3o M. A. D uchêne, Architecte et Paysagiste à\nParis.\n4° M. Jules Janilet, Ingénieur agricole, Archi-\ntecte de jardins à Bruxelles.\n5° M. J. Schobbens, Greffier provincial, Secré-\ntaire général de la Commission d'études de l'amé-\nnagement de l'agglomération anversoise, Secré-\ntaire de la Commission provinciale des monuments\net des sites.\n6° Sir Lawrence Weaver, K. B. E. secretary\nMinistry of Agriculture and Fisheries, à Londres.\n7° M. E. Th. Witte, Hortus, à Leide.\nArt. 16. En cas d'empêchement d'un mem-\nbre du jury, son remplaçant sera désigné par le\nGouverneur de la province.\nIX. — Propriété\nArt. 17. Les projets primés deviennent la\npropriété de la province d'Anvers, qui en fera tel\nusage qu'il lui conviendra. Les projets pourront\nêtre exécutés en tout ou en partie sans la coopé-\nration de l'auteur ou des auteurs et sans que celui-\nci ou ceux-ci puissent réclamer des honoraires ou\nune indemnité, à quelque titre que ce soit.\nLes projets non primés seront rendus à rieurs\nauteurs à lia fin de l'exposition, si les auteurs font\nconnaître leur adresse.\nArt. 18. Les projets non réclamés dans le\nmois après l'exposition deviendront, de plein droit,\nla propriété de la province d'Anvers.\nArt. 19. Tout projet non primé pourra, en\noutre, être acquis par la province d'Anvers, en vue\nd'une exécution partielle, moyennant la somme de\ncinq cents francs.\nX. Exposition et renvoi des projets non retenus\nArt. 20. Après la décision du jury, tous les\nprojets seront exposés publiquement à Anvers pen-\ndant 8 jours au moins.\nLe lieu et les jours de l'exposition seront annon-\ncés par la voie des journaux.\nArt. 21. —La somme de 25 francs, dont/il est\nquestion à l'article 2, sera remboursée à leur\ndemande, à ceux qui ont pris part aux concours,\nAnvers, le 31 mars 1922."}]}, {"article_id": "bm-bmtnaac-1922-04-01-c014", "article_bluemountain": "bmtnaac_1922-04_01#c014", "volume": "bmtnaac_1922-04_01", "ocr_source": "OCR Blue Mountain (ALTO), transcription TEI : lignes lb/@facs", "texte_sans_correction": true, "page_debut": "couv. 3", "page_fin": "couv. 3", "image_debut": 25, "image_fin": 25, "pages_selon": "pagination imprimée relevée dans le METS Blue Mountain (ORDERLABEL) ; [n] = page sans folio restituée", "url_article": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192204-01.2.10", "titre_corps": "[Publicité]", "titre_sommaire": "[Publicité]", "signature_source": "", "controle": "bornes données par la structure logique METS/ALTO de Blue Mountain (blocs ALTO de chaque constituant)", "pages": [{"page_pdf": 25, "page_imprimee": "couv. 3", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192204-01.1.25", "debut_caractere": 804, "fin_caractere_exclue": 1067, "texte": "NOBLOC\n176, chsée de Boondael = Bruxelles\nMaisons ouvrières et rurales\nen agglomérés poreux et en briques\na\n3b-\nX 1\ns\nv\n&\n-••\"Ce.\nUSINES\narmé de tous systèmes\n. p> • ''«.î k-,\n», • 44/. » J\nHourdis creux sans coffrages\nBLOCS ATHERMANES KNAPEN\nMACHINES PILONNEUSES"}]}, {"article_id": "bm-bmtnaac-1922-04-01-c015", "article_bluemountain": "bmtnaac_1922-04_01#c015", "volume": "bmtnaac_1922-04_01", "ocr_source": "OCR Blue Mountain (ALTO), transcription TEI : lignes lb/@facs", "texte_sans_correction": true, "page_debut": "couv. 4", "page_fin": "couv. 4", "image_debut": 26, "image_fin": 26, "pages_selon": "pagination imprimée relevée dans le METS Blue Mountain (ORDERLABEL) ; [n] = page sans folio restituée", "url_article": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192204-01.2.11", "titre_corps": "[Publicité]", "titre_sommaire": "[Publicité]", "signature_source": "", "controle": "bornes données par la structure logique METS/ALTO de Blue Mountain (blocs ALTO de chaque constituant)", "pages": [{"page_pdf": 26, "page_imprimee": "couv. 4", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192204-01.1.26", "debut_caractere": 66, "fin_caractere_exclue": 731, "texte": "Pol MADOU ■ Gand\nFabrique Belge de Cartons\nBitumés en tous genres\nDistillerie de Goudron\nEtablie depuis 1900\nse charge de la fourniture des\nCarton* Bitumés ■ Asphaltes, brais\nGoudrons, Carbolineums • Vernis noir, Anti-rouille\nde l'entreprise de la pose de\nToitures en pente en simple et double couche.\nToitures-terrasses en ciment volcanique, asphaltages\nA PPTT I IT t9ut spécialement l'attention sur son excellent\n•al i Et ls ls Es RUBBERBOOFING (Toiture caoutchoutée)\ni **»térieur aux produits similaires importés\nM®»®oo M* do toitures-terrasses placées en 1921\nProduction do plus de 3,009,000 m* do Carton bitumé on 1920\nm\nPrix ot échantillons gratis sur demande"}]}], "pages_ocr_originales": [{"page_pdf": 1, "page_imprimee": "couv. 1", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192204-01.1.1", "texte": "S B t *** S\n! •mBMSUBLL I \\\n■ L£KI LIBRAIRIE LAMBRTIIi iRUXELLEsiwweJ «\n(TROISIÈME ANNÉE:\n{NUMÉRO 4 ■ AVRIL. 1922 j\n■■■■■■■■■■■■■■■■■■a"}, {"page_pdf": 2, "page_imprimee": "couv. 2", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192204-01.1.2", "texte": "Kt V U C /n Ëh 5 u EL L Ë BELGE\nLA CITÉ\nURBANISEE a ARCHITECTURE ■ ART PUBLIC\nRECONSTRUCTION\nDES REGIONS DÉVASTÉES\nRédacteurs : MM. Fern. BODSON, architecte (Bruxelles) ; J. DE LIGNE, architecte\n(Bruxelles) ; J. EGGERICX, architecte (Bruxelles) ; Huib. HOSTE, archi-\ntecte (Bruges) ; Raymond MOENAERT, architecte (Bruxelles) ; L. van der\nSwaelmen, architecte-paysagiste (Bruxelles); J. M. van HARDEVELD (Am-\nsterdam; M. Raph. VERWILGHEN, Ingénieur Urbaniste (Bruxelles), Secré-\ntaire de la Rédaction.\nLe» Rédacteurs et Collaborateurs sont seuls responsables de leurs articles. 11 sera rendu compte\ndans « la Cité » de tout ouvrage dont deux exemplaires seront envoyés à la Revue.\nPour la rédaction, l'administration et les demandes d'abonnement, s adresser au Siège\nde la Revue : 10, Place Loix, Saint-Giiles-Bruxelles.\nPour la vente au numéro s'adresser exclusivement aux librairies. Dépôt principal : Li-\nbrairie Lamertin, 58-62, Coudenberg Bruxelles.\nABONNEMENT : Belgique 10 fr. ; Etranger, 1 5 fr. Le numéro, Un franc.\nLes abonnements peuvent se prendre en versant la somme de 1 0 francs au crédit du\nCompte chèques-postaux n° 16621 (Revue : La Cité). Moyennant un sup-\nplément de 3 francs les numéros sont envoyés mensuellement sous enveloppe\ncartonnée.\n\nEditions « TEKHNÊ „\nLA ClTÉ.Première année (juillet 1919, octobre 1920). Un volume de 260 pages,\nillustré de 29 planches hors texte, fr 10.—\nLA CITE. Deuxième année (oct. 1920-déc. 1921). Un volume de 288 pages illus-\ntré de 24 planches hors texte . . . . fr. 10.—\nL'Art et la Société,par H. P. Berlage, architecte à Amsterdam. Tirés à part de la\nRevue \" Art et Technique „ (septembre 1913-février 1914). Un volume\nluxueusement imprimé et illustré de 98 clichés fr. 20.—\nLa Conservation du cœur de la Ville de Bruxelles, par Charles Buis, avec\ntraduction d'une conférence de C. Gûrlitt sur la \" Conservation du cœur\nd'anciennes villes. Une brochure de 24 pages fr. 2.—\nL'habitation coloniale.Sa construction au Congo Belge par Gaston Boghemans.\nUne brochure de 20 pages abondamment illustrée fr. 3.\nConstantin Meunier. L'historique de son m par R- Thiry et\nG. Hendrickx. Une brochure illustrée . . fr. 1.—\nL'abbaye de la Cambre.Historique, description, projets de transformation, avec\n20 illustrations. Texte de G. Des Marez, archiviste de la ville de Bruxelles fr. 1.50\nL'Artdes Jardins et le nouveau jardin pittoresque, par Louis van der Swaelmen,\narchitecte paysagiste . fr. 1.—\nLA REVUE \" TEKHNÉ „. Collection complète de la 2me année <1912-1913). Beau\nvolume de 516 pages, sur papier couché, illustré de 250 clichés. Prix fr. 15\nPour obtenir ces livres, il suffit de verser, dans n'importe quel bureau des postes, au\ncrédit du compte chèques postaux \"n° 166.21 „.la somme due et d'inscrire\nsur le bulletin de versement le titre du livre et les nom et adresse du souscripteur."}, {"page_pdf": 3, "page_imprimee": "77", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192204-01.1.3", "texte": "LA CITÉ. - IIIe ANNÉE.\nN° 4. - AVRIL 1922.\n\nAnneau Clair\n\nII y a engorgement des agglomérations, et les ménages se serrent,\ns'étouffent, détruisant mutuellement le milieu dans lequel ils respirent et\nvivent.\nIl faut un remède. On bâtit.\nJusqu'à présent, le développement des agglomérations se faisait par\nl'effort individuel, lentement, en suivant presque graduellement le besoin\nde logement qui croissait. Le paysage urbain était alors empreint du\nchaos qu'entraine l'individualisme. Il était l'image des tendances de\nl'époque.\nAujourd'hui on bâtit par la communauté pour la communauté, et\nil en résulte une autre forme de développement des agglomérations : les\n« complexes d'habitations ».\nDans ces complexes, l'habitation s'efface devant l'ensemble et se\ndiscipline au profit du groupement général elle devient l'élément ordonné\ndu tout- Ce principe s'est indiqué partout,- il faut oublier l'individualité\npour la communauté afin de retourner au mieux de l'individu.\nCette méthode d'urbanisme est rationnelle puisque aller au mieux\nde l'individu sans envisager la collectivité, c'est nuire presque tonjours\nau bien d'un autre. Nos villes actuelles, produit du souci constant du\nbien»être personnel, en sont devenues depuis longtemps l'exemple."}, {"page_pdf": 4, "page_imprimee": "78", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192204-01.1.4", "texte": "LA CITÉ\nAVRIL 1922\n\nLes principes appliqués aux complexes d'habitations sont nés des\nidées sociales développées et fortifiées aux jours rudes. Ils correspondent\naux courants du moment et c'est pourquoi ils s'épanouiront et se déve«\nlopperont dans les bouquets verts de nos quartiers-jardins.\nDe tous temps, les masses architecturales et leur groupement\nurbain ou rural ont répondu aux besoins de ces courants,- c'est leur vie,\nleur valeur et leur beauté.\nLe souci seul de l'intérêt commun, clarté naissante de notre époque\nd'après guerre, a dicté les principes de la de la\nmune, aurait»on mieux fait de dire.\nC'est cet esprit plus fraternel, plus humain, qui a créé cette atmo»\nsphère favorable à l'éclosion des complexes, à la limitation de la densité\nde la population, à l'esthétique de l'espace et de la lumière...\nEt nous suivrons instinctivement ce courant social, afin d'être\nuniquement, peut*être, en harmonie avec notre époque, avec l'évolution\ngénérale.\nAidées par les organismes de l'état et les organismes coopératifs,\nles agglomérations congestionnées rejettent, comme des organes qui\nréagissent contre des toxiques, une partie de leur population trop dense\nà l'extérieur de leurs rues étroites et de leurs impasses tuberculeuses,\nvers les périphéries ensoleillées.\nEt comme on tend à dégorger les quartiers populeux en premier\nlieu pour prendre le mal dans ses foyers les plus intenses, c'est le tra*\nvailleur qui se déplace.\nIl va réoccuper, après huit siècles, remplacement qui lui avait été\ndévolu par les premiers mouvements, les premiers phénomènes de la\nconstitution de la structure urbaine, après les ravages des invasions\ndu moyen=âge,\nA cette époque, le travailleur s'était fixé et accroché, pour vivre,\naux flancs du bourg, le ceignant de l'anneau que ses quartiers misérables\nformaient.\nAujour'dhui, l'anneau de nos villes élargies sera plus équitable, plus\nriant. Il se forme par segments clairs qui naissent çà et là autour de la\nville."}, {"page_pdf": 5, "page_imprimee": "79", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192204-01.1.5", "texte": "LA CITÉ.\nAVRIL 1922\n\nLes de Woluwe, d'Auderghem, d'Anderlecht, de\nLaeken, de Saventhem, de Maechelen... sont ces premiers segments,■ ils\nsont ces éléments nouveaux qui, dans le développement actuel des\nagglomérations, remettent le travailleur à sa place génésiaque en le\ndégageant cette fois de l'étreinte malsaine de la ville et de l'usine...\nCette juste place donnée à chaque élément, qui est, en somme, le\nprincipe fondamental du « zoning », crée l'équilibre du tout urbain,\néquilibre qui doit être à la base de la beauté constitutionnelle de nos\nagglomérations.\nEspérons qu'un esprit unique guidera le développement de ces\nsegments et qu'il les reliera les uns aux autres afin d'en faire l'anneau\nclair de la ville.\n\nJean De Ligne."}, {"page_pdf": 6, "page_imprimee": "80", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192204-01.1.6", "texte": "LA CITÉ\nAVRIL 1922\n\nLa lutte contre la Tuberculose\nL. C.\nTout comme la guerre antique, la guerre moderne est accompagnée d'un cortège\nde maladies qui, longtemps encore après le choc des armes, continuent leurs ravages.\nLa tuberculose est la plus terrible d'entre elles. Sur les champs de bataille elle s'attaquait\naux soldats épuisés et faisait, en peu de semaines, d'un homme robuste, un invalide de\nla guerre. Nous avons Vu des hôpitaux se remplir de ce qu'on a appelé très justement\ndes « mutilés par tuberculose ». Elle a fait des ravages non moins terribles parmi les\ncivils mobilisés dans les usines et soumis à un régime d'exploitation industrielle que n&,\ntempérait ni l'observation des lois socales ni la limitation des heures de travail. Mais\nc'est dans les territoires occupés par l'ennemi quelle a fait le plus de victimes. Les géné-\nrations qui ont subi l'empreinte de ces années de privations et de Vexations de tout genre\ncontinueront, d'ailleurs, à offrir un terrain propice au développement du terrible mal.\nAussi n'est-ce pas sans raisons que la Croix Rouge de Belgique, que la « Ligue\ncontre la Tuberculose » ne cessent de jeter le cri d'alarme. Les statistiques ne prouvent-\nelles pas que notre pays est un de ceux où cette maladie exerce le plus de ravages f\nParmi tous les décès, un sur huit est causé par la tuberculose ? Quant à la perte en argent\nque cette maladie entraîne pour notre pays, elle se chiffre à plus d'un demi-milliard d<s\nfrancs par an!\nEn Angleterre, aux Etats-Unis on a réduit d'un tiers les ravages de cette affreuse\nmaladie, en créant des plaines de jeux, des colonies pour les enfants, des écoles de plein\nair, des dispensaires, des sanatoria. Ce résultat prouve que ce n'est pas jeter de l'argent\nmême en ce temps de compression des dépenses que d'entreprendre la construction\nde maisons de cure, et il faut féliciter les provinces qui telles le Brabant, le Hainaut,\nla Flandre Orientale se sont mises résolument à l'ouvrage.\nIl nous a semblé qu'au moment où l'on érigeait, en Belgique, une série de sanatoria\net où la construction de bien d'autres s'impose, il était intéressant pour nos lecteursi\nde connaître dans ses grandes lignes le programme architectural de pareils établissements.\nUn architecte anglais, très autorisé en la matière, M. Bernstingl, a bien voulu se\ncharger de le leur tracer. Nous tenons à lui exprimer ici la satisfaction que nous\ncause sa collaboration, en ajoutant des remerciements tout particuliers à l'adresse de\nnotre confrère anglais « The Architects journal » qui a bien voulu nous prêter gracieu-\nsement le cliché qui accompagnait une étude similaire que M. Birnstingl a publié récem-\nment dans cette imposante revue d'architecture."}, {"page_pdf": 7, "page_imprimee": "81", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192204-01.1.7", "texte": "LA CITÉ.\nAVRIL 1922\n\nLes Sanatoria pour Tuberculeux\nLeur disposition en plan et leur aménagement\n\nQuoique la science médicale progresse continuellement dans sa lutte\ncontre les misères du corps humain, elle n'est cependant pas encore parvenue\nà assurer la guérison complète de la tuberculose. Elle fut incapable, jusqu'à\nprésent, de produire, chimiquement ou biologiquement, un produit anti-\ntoxique dont Tinjection arrêterait les ravages du bacille de la tuberculose.\nCependant, la nature produit automatiquement dans le sang du malade\ndes anti-toxines; tout ce que la science médicale peut faire actuellement, c'est\nde stimuler le développement de cet antidote et, par là même, le pouvoir de\nrésistance du malade; si, de la sorte, le terrible bacille n'est pas vaincu, il\npeut, du moins, à la faveur de cette lutte d'éléments internes, être rendu inactif\n.et inoffensif.\nLes progrès réalisés dans la lutte contre la tuberculose sont, en grande\npartie, empiriques. Ils sont cependant si considérables que si la maladie est\ncombattue au début, I on peut, à coup sûr, en arrêter très rapidement les\nravages. 11 est intéressant de signaler que tous les êtres humains sont atteints\nde tuberculose latente; la différence entre une personne de santé normale et\nun tuberculeux n'est que relative; elle dépend du « degré » de résistance\nde l'individu. C'est cette force de résistance qui est héréditaire et non point la\nmaladie elle-même. Un médecin français a déclaré récemment que ce n'est\nqu'après deux années d'observations qu'il avait rencontré une paire de pou-\nmons complètement indemne des effets de la tuberculose.\nLA CURE AU SANATORIUM\nLe lecteur pourrait s'étonner de trouver ces détails dans une revue\nd'architecture; mais le traitement de la tuberculose exige, comme, du reste,\ntoute autre activité humaine, l'aide de l'architecte, et le but de cette introduc-\ntion est de montrer l'importance du mal et les méthodes peu scientifiques,\nmais très efficaces que l'on emploie pour le combattre. L'expression « cure au\nsanatorium » est énigmatique et imprécise non seulement pour les non initiés,"}, {"page_pdf": 8, "page_imprimee": "82", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192204-01.1.8", "texte": "LA CITÉ\nAVRIL 1922\n\nmais pour les malades eux-mêmes. C'est à la fois tout et rien, mais c'est lej\ntraitement avec lequel on a obtenu les résultats les plus satisfaisants et qui est\naujourd hui universellement adopté. Il se caractérise par trois choses : yme vie\nrégulière, une bonne alimentation, un air salubre. Ce n'est pas un traitement\nmédical; cependant, malgré sa simplicité, c'est un genre de vie qu'il est abso-\nlument impossible de vivre au foyer de quiconque fait partie d'une société civi-\nlisée. Il exige un entourage spécial et un édifice approprié.\nLe premier des trois éléments essentiels énumérés ci-dessus dépend, à\ncertains égards, de l'emplacement du sanatorium, qui doit être isolé afin\nd écarter les malades de la préoccupation des affaires et leur enlever la tenta-\ntion des distractions mondaines. Pour la cure de la tuberculose pulmonaire, la\nqualité de l'air est très importante; l'emplacement doit être élevé, mais garanti\ndes vents du Nord et, si possible, situé sur une pente exposée au Midi. La\nproximité des pins est désirable quoique non essentielle. Le sol doit être\nsablonneux ou graveleux. Il faudra, évidemment, tenir compte, en outre, des\nexigences qui interviennent habituellement dans le choix de l'emplacement\nd'une construction.\nDISPOSITION DES BATIMENTS\nFonctionnellement, les bâtiments d'un sanatorium se partagent comme\nsuit : administration, direction, salle à manger et salle de récréation des\nmalades, cuisines, dortoirs, lavatorys et salles de bains. La plupart des sana-\ntoria comprennent, en outre, une habitation pour le médecin dirigeant, une\nbuanderie, une salle des machines, un garage, une chapelle et un bureau des\npostes. En élaborant le plan, il faudra tenir compte de toutes ces nécessités\nà la fois, mais comme tout dépend essentiellement des locaux réservés aux\nmalades, c'est par là qu'il faut commencer l'étude d'un pareil édifice. Il est\ndésirable que chaque malade ait une chambre distincte, le repos et la tran-\nquilité étant un des éléments essentiels du traitement initial. Ces chambresf\nseront exposées au Midi. Elles mesureront 12 pieds sur 16 (environ 3 m. 65 X\n4 m. 85) et seront éclairées par de larges fenêtres à battants munies de tra-\nverses horizontales et verticales. Les vantaux inférieurs seront fixes. Des\nimpostes basculants et réglables seront aménagés dans la partie supérieure des\nfenêtres, tout contre le plafond et au-dçssus de la porte d'entrée, de manière\nà permettre une ventilation au travers de la chambre. Il faut que l'on puisse\négalement maintenir la porte plus ou moins largement ouverte. Les chambres\ndonneront au dehors sur un large balcon que l'on aura soin de ne pas munir*\nd'un auvent afin de ne pas entraver l'accès de l'air et de la lumière; il en\nrésulte que si les locaux réservés aux malades sont à plusieurs étages, l'étage\nsupérieur devra être construit en retrait pour que le balcon de cet étage ne"}, {"page_pdf": 9, "page_imprimee": "83", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192204-01.1.9", "texte": "LA CITÉ.\nAVRIL 1922\n\nsurplombe pas celui de l'étage inférieur; cependant, un ressaut d'un demi-\nmètre ne saurait nuire. Les fenêtres seront garnies de volets mobiles qui\nempêchent la pluie de pénétrer, gardent les chambres fraîches en été et per-\nmettent de s'habiller sans être vu. Il paraît qu'à Leysin, en Suisse, Yon a obtenu\nd'excellent® résultats, dans des cas de tuberculose chirurgicale, par le traite-\nment au moyen des rayons solaires; si l'on adoptait ce traitement en Angle-\nterre, il serait nécessaire d'aménager les balcons de manière que les malades\npuissent prendre leur bain de soleil sans être vus. Une disposition fort simple\ndes locaux réservés aux malades consiste à projeter vers Test et l'ouest d'un\nbâtiment central des ailes comprenant, du côté Sud, des chambres et, du\ncôté Nord, un corridor donnant accès à des salles de bains, à des lavatory\net à une chambre réservée à l'infirmière de garde et à côté de laquelle on\naménagera une cuisine et un garde-manger.\nLes salles de bains et les installations sanitaires, à prévoir dans le quartier\ndes malades, ne diffèrent pas de celles que Ton rencontre dans la plupart des\nhôpitaux. Qu'on nous permette cependant d'attirer l'attention sur un détail\nfort important dans les sanatoria.\nLe poumon contaminé secrète du pus qui s'élimine sous forme de crachats.\nAussi le malade doit-il avoir à sa disposition des récipients spéciaux : un\ncrachoir près du lit et, durant la journée, un flacon. Ces crachats sont inoffen-\nsifs tant qu'ils sont humides, mais desséchés deviennent éminemment dange-\nreux. II est indispensable de prendre de grandes précautions lors de leur\nmanipulation. Aussi est-il nécessaire d'installer un monte-charge spécial qui\névacuera les récipients de chaque étage et les amènera dans un local renfermant\ndes appareils qui permettent de désinfecter les récipients et leur contenu.\nLes salles de récréation comprendront un bureau, une salle de jeux et\nune salle de lecture. Tous ces locaux doivent être aérés sur toute leur hauteur;\nquelques-unes, au moins, des fenêtres seront munies de vasistas basculants\nmunis d'une tige à vis actionnée au moyen d'une clef amovible. Il est fort\nsouhaitable que l'on adjoigne à ces locaux une véranda entièrement ouverte\ndu côté sud. En y adjoignant une antichambre, l'on pourra utiliser cette véranda\npour des concerts, des conférences ou des offices religieux. On s'efforcera!\nd'aménager du côté sud une série d'alcoves ou d'abris dans lesquels les malades\npourront s'asseoir en toute saison. Ces abris peuvent généralement être\naménagés sous le balcon du premier étage. Afin d'engager le plus possible\nles malades à demeurer en plein air, ces alcôves et abris devraient être chauffés\net éclairés artificiellement.\nAu sujet de la salle à manger et de la cuisine, il n'y a rien à dire si ce\nn est qu'on ne saurait trop insister sur l'importance d assurer 1 accès abondant\nde l'air et de la lumière dans le premier de ces locaux. Il est pour ainsi dire\nimpossible d'exagérer la superficie des fenêtres de la salle à manger; d autre"}, {"page_pdf": 10, "page_imprimee": "84", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192204-01.1.10", "texte": "LA CITÉ\nAVRIL 1922\n\npart, il ne faut pas laisser aux malades qui, le plus souvent recherchent leur\nconfort immédiat plutôt que leur guérison, le soin de régler l'ouverture de ces\nfenêtres.\nDIRECTION ET PERSONNEL\nLes bâtiments d'administration comprendront, à l'usage du médecin\ndirigeant, un local voisin d'une salle d'attente, d'un dispensaire, d'une salle\npour rayons X (les rayons X servent actuellement à photographier les pou-\nmons dans les cas douteux, lorsque les autres méthodes de diagnostic n'ont\npas donné des indications précises), un bureau pour le secrétaire et des cham-\nbres pour le personnel. Un petit bureau des postes, une loge pour portier, une\nsalle d attente pour les visiteurs et une remise pour les jeux de quilles, de\ncroquet et de golf à clochettes (la pratique de ces jeux fait partie du traite-\nment) seront groupés autour d'un vestibule d'entrée ou porche. Un laboratoire\nde bactériologie est nécessaire pour l'examen et l'analyse des crachats et du\nsang et une salle d'opérations est quelquefois désirable, quoique rarement\nutilisée dans un sanatorium réservé exclusivement aux poitrinaires.\nLes appartements réservés au personnel seront naturellement propor-\ntionnés à l'importance de ce personnel.lls comprennent généralement des cham-\nbres à coucher, une salle commune et une salle à manger pour les médecins\nquoique dans la plupart des sanatoria les médecins mangent avec les\nmalades parfois aussi une salle de billard; ils comprennent également des\nchambres à coucher, une salle à manger et une salle commune pour les infir-\nmières; un petit salon pour la directrice des infirmières; des chambres à cou-\ncher, une salle à manger et une salle commune pour la domesticité.\nDu repos, avec très peu d'exercice à l'origine, de longues périodes d'exer-\ncice entrecoupées de temps de repos, telle est une des caractéristiques de la\ncure au sanatorium. L'on doit s'en souvenir lors de l'élaboration du plan\nafin d'éviter que les malades ne se fatiguent inutilement en allant d'un local\nà l'autre. Aussi des ascenseurs devront être installés dans les sanatoria à plus\nd'un étage; les salles communes seront placées au centre, à courte distance\ndes divers bâtiments; de nombreuses portes donneront accès aux jardins\nafin que les malades puissent sortir sans être astreints à des déplacements\ninutiles. Enfin, étant donné qu'une stricte discipline est une condition non\nmoins essentielle, les bâtiments devront être disposés de manière que la sur-\nveillance soit facile; il faudra veiller à ce que rien n'amène ni n'engage le\nmalade à rester à l'intérieur plutôt qu'au dehors, en plein air.\nNous ne pouvons songer à nous étendre dans cette courte notice\nsur les aménagements intérieurs et l'ameublement des sanatoria. Ce serait,\nd'ailleurs, superflu étant donné que ces instituts ne diffèrent pas, à cet égard,"}, {"page_pdf": 11, "page_imprimee": "85", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192204-01.1.11", "texte": "LA CITÉ.\nAVRIL 1922\n\ndes hôpitaux en général. Disons cependant que toutes les surfaces murales\ndoivent être imperméables et lavables; les coins de mur à mur et de mur à\nplafond et plancher doivent être arrondis; les moulures doivent être autant\nque possible supprimées; les tuyaux et radiateurs seront placés à queique\ndistance des murs. Tout objet doit être lavable et accessible, car il ne faut\njamais perdre de vue que la poussière provenant des crachats desséchés esc un\nvéhicule du bacille de la tuberculose; aussi est-il indispensable de supprimer\ntous les coins où la poussière pourrait s'accumuler.\nLe chauffage devrait être un des éléments d'une installation comprenant\nla buanderie, la fourniture de la lumière électrique et, quand la chose est\nnécessaire, une distribution d'eau chaude. Etant donné la grande quantité\nd'air frais qui doit à toute saison ■— circuler à travers les locaux, Yorà\ndevra prévoir des surfaces de chauffe beaucoup plus considérables qu'on ne le\nfait d'habitude; d'autre part, l'on ne pourra jamais envisager l'emploi de\nsystèmes de chauffage qui pourraient vicier l'air. De la vapeur étant nécessaire\npour la buanderie et la force motrice, l'on pourra utiliser, pour le chauffage,\nla vapeur d'échappement à laquelle on ajoutera de la vapeur vive et que l'on\nfera passer à travers un ou plusieurs réchauffeurs.\nL'omniscience est une qualité qui ne se rencontre que chez 1* architecte\nmodèle. Mais quoique en pratique il soit impossible d'atteindre cet idéal,\nl'architecte doit cependant s'efforcer de se familiariser dans une certaine\nmesure avec le travail qui doit être accompli dans l'édifice qu'on lui demande\nde construire. On ne peut dresser les plans d'une église sans connaître le rituel\nde la congrégation qui la dessert, ni ceux d'un théâtre sans connaître les\nnécessités de la scène.\nAussi chaque fois que les circonstances le permettront, il sera désirable\nqu'une coopération étroite s'établisse entre l'architecte et les médecins diri-\ngeants du sanatorium que l'on projette afin que de l'union de leurs connais-\nsances techniques naisse un édifice qui réalise le plus haut degré de perfection\npossible.\n\nH.-J. BIRNSTINGL.\nA. R. I. B. A."}, {"page_pdf": 12, "page_imprimee": "86", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192204-01.1.12", "texte": "LA CITÉ\nAVRIL 1922\n\nLe Concours de Willebroeck\n\nPoursuivant et complétant un système préconçu et une organisation\nd'œuvres sociales bien rares en Belgique, les Usines De Nayer, de Willebroeck,\naugmentent d'année en année le nombre des petites habitations saines qu'elles\ndonnent à leurs ouvriers.\n\\ ' A .\nSe faisant une idée très nette des progrès réalisés dans la question des\nhabitations ouvrières en ces dernières années et notamment depuis la guôrre,\nparticipant parfaitement à la mentalité d'après guerre, cette firme industrielle\ndésire que les maisons qu'elle se propose d'édifier soient en rapport avec les\nprogrès réalisés non seulement à l'étranger, mais en Belgique même. Loin\nde s'en remettre à un architecte choisi par elle du soin d'établir les plans des\npetites constructions, elle avait décidé dernièrement de faire un appel public\naux architectes, afin de recevoir les plans de deux groupes d'habitations qu'elle\nse propose d'établir le long du canal et rue de la Victoire. Elle organisait ce\nconcours d'une façon réellement impeccable et elle le dotait de primes impor-\ntantes.\nOr, tous les membres du jury ont regretté et leurs regrets se sont joints\nà ceux de la Direction des usines que cet appel ait eu si peu d'écho et\nque le nombre des réponses ait été si limité. L'appel au concours n'ayant\ntoutefois pas été confié à la presse quotidienne, l'organisation eut pu être\naméliorée de ce côté; ceci constitue un enseignement pour l'avenir. Quoi\nqu'il en soit, il n'y eut donc que quatre concurrents : leurs projets sont bien\nreprésentatifs des diverses mentalités d'architectes.\nIl y avait le projet de celui qui n'a rien appris, de celui qui se place à un\npoint de vue -utilitaire très strict et qui prétend que la meilleure des choses est\nla maison qui coûte en francs et en centimes moins cher que sa voisine, dut-elle\nn'être qu'une boîte, une infernale boîte, suant l'ennui, et dont l'homme de\ngoût le plus averti ne saurait, en la meublant ou en la décorant, rien' faire de\nconvenable.\n11 y avait le projet de l'architecte qui ouvre les yeux et qui commence à se\nrendre compte du mouvement actuel, mais qui ne calcule rien.C'est le projet de\ncelui qui ne connaît pas encore l'art d'édifier une maison à l'aide de cinquante\nmètres cubes de maçonnerie, qui ne sait pas condenser les espaces et en est\nencore au point de mettre un second étage à sa maison ouvrière.\nC est le projet de celui qui se soucie peu du labeur qui est dévolu à la\nmère de famille quand on lui impose l'obligation d'être propre et, par consé-\nquent, de se tuer pour l'entretien d'un immeuble trop grand."}, {"page_pdf": 13, "page_imprimee": "n. p.", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192204-01.1.13", "texte": "PLANCHE IX\nSupplément à la Revue « La Cité » IIIe Année, n° 4."}, {"page_pdf": 14, "page_imprimee": "n. p.", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192204-01.1.14", "texte": "PLANCHE X.\nMIDHURST SUSSEX. ANGLETERRE. SANATORIUM “ KING EDWARD VII „\nARCHITECTES :\nADAMS ET HOLDEN\nF. F. R. I. B. A.\nCliché prêté par\n« The Architects' Journal »"}, {"page_pdf": 15, "page_imprimee": "87", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192204-01.1.15", "texte": "LA CITÉ.\nAVRIL 1922\n\nIl y avait le projet d'un jeune, bien intentionné, mais qui a encore\nbeaucoup à apprendre.\nEn somme, il y eut dans ce concours un seul projet qui valut la peine\nd'être examiné et critiqué.\nNous en donnons une vue qui est celle du bloc devant s'édifier rue de la\nVictoire.\nDans cette rue qui menace de devenir parfaitement banale, parce que la\ncoutume y est de construire des maisons jointives, les concurrents ont voulu\ninterrompre par un coin de nature et de gaieté cette interminable rangée de\nmaisons.\nIls ont pris prétexte de plans individuels assez amples, pour les grouper\nautour d'un petit jardinet commun; quelques arbres, de la verdure se trouve-\nront donc à front de rue et l'on installerait une pompe commune dans ce\npetit enclos. Cette idée est charmante et montre bien le caractère de tout le\nprojet.\nji\n. Les confrères concurrents et, du reste, primés, ne m'en voudront pas,\nsi je leur dis que certains dispositifs du plan n'ont pas mon agrément,\net que, par exemple, je ne pourrai jamais considérer comme la meilleure des\nchoses, le fait de condamner la ménagère à cuisiner auprès d'un fourneau dont\nl'éclairage n'est pas convenablement prévu? Le fait d'opposer une fenêtre\nau dos de la femme de ménage est pour moi une nuisance!\nD'autre part, je loue les auteurs du projet d'avoir voulu\ngrouper toutes les maisons autour d'une cheminée centrale; combien, par là,\nils sont en progrès sur nombre de confrères qui ne comprennent pas encore\nl'énorme valeur de ce dispositif!\nJ'admire encore dans les plans la façon de comprendre la buanderie\ncommune, insérée entre les maisons d'une façon bien centrale et qui complète\nadmirablement ce petit ensemble d'habitations dont la réalisation serait un\nexemple du meilleur aloi, dans cette agglomération de Willebroeck où tout\nn'est pas pour le mieux!\nCertes, De Nayer fut aussi grand philanthrope que grand industriel,\naussi grand, certes, que l'ont été Krupp en Allemagne, Sir Lever en Angle-\nterre et tant d'autres pour ne parler que des contemporains; mais on ne peut\ndire qu'il fut toujours bien secondé.\nIl construisit notamment certaines rues pleines de maisons ouvrières\ndont les rues sont irrémédiablement exposées au Nord...\nJe souhaite donc ardemment la construction d'un groupe suivant les\nprojets qui ont été primés; je le souhaite parce que c'est le bon exemple; je\nle souhaite parce que ce serait une juste récompense pour les auteurs qui ont\nsu cristalliser sur le papier tous les éléments si difficilement juxtaposables, si"}, {"page_pdf": 16, "page_imprimee": "88", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192204-01.1.16", "texte": "LA CITÉ.\nAVRIL 1922\n\ncomplexes en leurs desiderata, qui représentent les différents aspects du\nproblème de l'habitation ouvrière.\nIl faudrait qu'il leur soit réservé mieux qu'un premier prix, mieux qu'une\nsomme d'argent; il faudrait leur réserver la satisfaction morale que procure\nl'édification d'un projet!\nNos lecteurs se rendront certainement compte du bien-fondé de mon\nopinion par l'exemple des illustrations que nous avons la bonne fortune de\npouvoir reproduire.\n\nF. BODSON,\narchitecte.\nDélégué des concurrents au sein du jury.\n\nJohn BURNS.\n« Dormez au peuple des habitations plus dignes, des foyers plus convenables, plus\npropres9 plus doux. Abolissez les taudis; humanisez Vindustrie, alors le travailleur ne\ncherchera pas la dégradation dans la boisson et la mauvaise compagnie des cafés.\n<( A mon avis, Vunique espoir de détourner les hommes des abus de la boisson dans\nnos grandes villes modernes est Vamélioration des habitations. Il riy a pas de tâche\nplus pressante que celle de procurer aux classes pauvres des habitations propres et\ndécentes. Je regarde cette œuvre comme l'unique antidote de tous les abus que nous\ndéplorons. Vous ne pouvez pas demander à des gens qui habitent dans des taudis de\nrésister à la tentation que leur offre le café voisin, confortable et chaud.\n» On ne peut espérer qu un milieu où règne à f état permanent la saleté, le désordre,\nla crasse et le vacarme, puisse produire ni même garder des hommes bien portants,\nsobres et honnêtes. On peut comprendre que le désespoir, ce mauvais conseiller, s empare\nenfin de ceux qui sont obligés de vivre dans ces conditions. Je ne me hasarde pas\nd'indiquer le remède; mais j'ai pu constater que dans toutes les grandes villes, qui ont\nprocuré des habitations salubres et combattu efficacement le fléau du taudis, les meil-\nleurs résultats ont été obtenus à tous les points de vue »."}, {"page_pdf": 17, "page_imprimee": "89", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192204-01.1.17", "texte": "LA CITÉ.\nAVRIL 1922\n\nIl est peu de questions aussi capitales, pour l'avenir architectural de notre pays,\nque celle de la réforme de renseignement académique. Aussi ne saurait-on asseszt;\nregretter l'indifférence que la ville de Bruxelles témoigne depuis tant d'années a Végard\ndu programme de réformes que le maître Horta avait dressé peu de temps avant lu\nguerre pour le premier des établissements belges d'enseignement architectural.\nNous avons publié dans le numéro 1 de la première année de cette Revue un\narticle dans lequel notre collaborateur, M. Victor Bourgeois, a exposé le conflit qui\nest né autour de ce programme dont notre regretté confrère Van Hoecke-Dessels avait\ntracé, autrefois, dans la Revue Art et Technique un commentaire autorisé.\nPeut-on reprendre, aujourd'hui quelqu espoir et s'attendre, de la part des édiles\nbruxellois, à une initiative intelligente ? Un article publié dernièrement dans « Le Soir »\npar Jeanville pseudonyme qui cache un de nos peintres les plus éminents permet\nde le croire. Nous intéresserons certainement nos lecteurs en reproduisant ici, in extenso,\ncet article de journal.\nBeaucoup de personnes parmi celles\nqui s'intéressent aux choses de 1 ensei-\ngnement artistique, en même temps qu'au\nsort de l'Académie des Beaux-Arts de Bru-\nxelles, d'où sont sortis la plupart de nos meil-\nleurs artistes, se demandent à bon droit ce\nqu'est devenu le projet de réorganisation de\nnotre première Ecole d'Art, réorganisation\nurgente, qui préoccupe les meilleurs esprits.\nDès 1911, si notre mémoire est fidèle, le\nnouveau programme fut mis à l'étude par\nl'administration communale de la ville de\nBruxelles. A cette époque, des rapports fu-\nrent rédigés par MM. Delville, Crespin, Mon-\ntald, Rousseau, Richir, De Vestel, profes-\nseurs. Le Collège, d'accord avec le Conseil\nacadémique, institua des commissions et des\nsous-commissions d'étude dès 1912, à la\nsuite de ces rapports. C'est à ce moment que\nM. Victor Horta fut appelé à remplacer feu\nM. Acker, professeur d'architecture. Il prit\ndès lors une part très active au projet de\nréorganisation. En synthétisant les travaux\nprécédents, en renforçant certaines modifi-\ncations apportées dans renseignement de\nl'architecture, il fut amené à une refonte\nquasi complète des cours et élabora un pro-\njet définitif qui, après examen du Conseil\nacadémique, fut finalement adopté, en prin-\ncipe. Vu l'intérêt de ce plan-programme, la\nville de Bruxelles le fit imprimer en une bro-\nchure qui fut distribuée aux membres du\nConseil académique, lequel avait à le dis-\ncuter et à en arrêter la forme définitive. Au\nmoment où la guerre survint, M. Horta, fai-\nsant fonctions de recteur, allait, dès octobre\n\nARCHITECTURE\nUn projet de réorganisation\nà l'Académie Royale des Beau=Arts"}, {"page_pdf": 18, "page_imprimee": "90", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192204-01.1.18", "texte": "LÀ CITÉ.\nARCHITECTURE\nAVRIL 1922\n\n1914, appliquer le programme nouveau tel\nqu'il avait été arrêté par la ville de Bruxelles.\nLes affiches étaient préparées pour en aviser\nle public intéressé, mais à cause des multi-\nples et pénibles circonstances de l'occupation\nallemande la réorganisation fut remise à oc-\ntobre 1915, nul ne pouvant prévoir que la\nguerre durerait longtemps. Les quatre années\nde guerre passèrent. Depuis, 1 on n entendait\nplus parler de la réorganisation de notre\nEcole des Beaux-Arts et les lacunes déplorées\npar le corps professoral et l'Administration\ncommunale eux-mêmes continuent à subsis-\nter dans notre principal établissement d'édu-\ncation artistique, comme si jamais il n'avait\nété question de sa réorganisation!\nCes lacunes, le nouveau programme per-\nmettait cependant de les combler d'une ma-\nnière radicale, ce qui était de nature à faire\nde l'Académie de Bruxelles quelque chose\ncomme une université des Arts plastiques,\npuisque le niveau des études s'élevait du\nmême coup dans tous les cours.\nje ne puis m'étendre ici sur la complexité\ndes détails pédagogiques de cet intéressant\nprojet de réorganisation.\nJe me contenterai de rappeler surtout les\ndeux plus importantes et plus significatives\ninnovations du programme en question.\nD'abord, celle qui consiste à subdiviser ren-\nseignement en trois grandes sections : la\npremière est la section du dessin, commune\nà tous les élèves débutants, indistinctement,\nquelle que soit la branche de Fart à laquelle\nils se destinent; la seconde est la section tech-\nnique, où les élèves commencent la pratique\ntechnologique des diverses professions artis-\ntiques; la troisième, la section supérieure, est\ndévolue à l'étude complète des\nproprement dits.\nChacune de ces trois grandes sections com-\nporte trois années d'études, c'est-à-dire\nqu'elle est subdivisée en trois cours alterna-\ntifs et progressifs, en ce sens que les élèves\npeintres fréquenteraient simultanément cer-\ntains cours de sculpture et de construction\narchitecturale, les élèves sculpteurs fréquen-\nteraient certains cours de peinture et d'ar-\nchitecture et les élèves architectes assiste-\nraient à des cours pratiques de peinture et de\nsculpture décoratives.\nCette modification apportée dans le pro-\ngramme des études, il est aisé d'en compren-\ndre la valeur au point de vue pratique, pro-\nfessionnel, artistique. Elle aurait pour effet\nimmédiat d'augmenter le savoir des élèves\nd'une manière plus complète, plus décisive,\nplus utile. Mais elle préparerait surtout les\njeunes artistes à une véritable conception de\nl'unité des trois grands Arts et diminuerait\nde plus en plus l'anarchie des particularismes\nincohérents dont souffre depuis trop long-\ntemps la production artistique moderne.\nC'est d'ailleurs renseignement, tel qu'il était\ndonné aux grandes époques d'art dans les\ngrands ateliers des maîtres et d'où sont sor-\ntis les plus hauts artistes. Nul n'ignore com-\nbien, de nos jours, le savoir des jeunes ar-\ntistes est limité à l'insuffisance de leur ba-\ngage. Cette limitation et cette ignorance nous\nles voyons trop bien à l'œuvre dans la dé-\ncadence actuelle. C'est ce que M. Victor\nHorta, qui est cependant un novateur, a par-\nfaitement compris.\nIl a compris qu'une refonte complète des\ncours de notre Académie est appelée à pro-\nduire des conséquences heureuses et immé-\ndiates sur le niveau artistique du pays, sur-\ntout en ce qui concerne les diverses manifes-\ntations de l'Art monumental, expression la\nplus élevée et la plus utile des arts plastiques\ndans la vie sociale. ,\nOn ne peut nier qu'un élève qu'il soit\npeintre, sculpteur, architecte ayant passe\nd'abord trois années consécutives dans la sec-\ntion préparatoire à compléter son éducation\npremière par le dessin, la base éternelle de\nl'enseignement des arts, par les trois années\nde la section technique, ainsi que par les trois\nou quatre années de la section supérieure des\nBeaux-Arts, sortirait de l'Académie avec un\nbagage autrement riche et serait autrement\nmieux armé dans les luttes de la vie artis-\ntioue.\nUne autre innovation que comporte le pro-"}, {"page_pdf": 19, "page_imprimee": "91", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192204-01.1.19", "texte": "LA CITÉ.\nA RCHITECTURE\nAVRIL 1922\n\njet de réorganisation, c'est celle qui consiste,\npour la section des Beaux-Arts, dans la créa-\ntion des Ateliers libres.\nDans le système actuel, les cours supé-\nrieurs de peinture, de sculpture et d'architec-\nture sont placés respectivement sous la di-\nrection d'un professeur unique. Il en résulte\nfatalement un enseignement exclusif, indivi-\nduel, attendu que c'est la seule tendance du\nprofesseur unique qui doit prévaloir. Une\ntelle méthode d'enseignement, quelle que soit\nla valeur de celui qui professe, doit aboutir\nà une certaine uniformité stérilisante, puis-\nqu'il oblige tous les élèves à subir la même\ninfluence professorale. Les jeunes artistes,\narrivés à ce stade de leur éducation artis-\ntique où la personnalité s'éveille et tend à\ns'orienter selon le caractère des tempéra-\nments, n'ont donc point l'avantage du choix\nde leur maître. C'est là une lacune dont\nbeaucoup de jeunes gens dans nos écoles\nd'art ont à souffrir, parce qu'il doit exister\nune certaine sympathie de tendance entre\nle professeur et eux pour que les leçons qu'ils\nreçoivent soient véritablement profitables.\nLe but de l'enseignement, surtout arrivé à ce\npoint où l'élève commence à prendre con-\nscience de sa personnalité, est d'aider à\nl'éclosion de cette personnalité. Or, le sys-\ntème actuel du professeur unique, dans bien\ndes cas, a pour effet, de contrarier et d'étouf-\nfer dans une certaine mesure la tendance es-\nthétique naturelle du jeune artiste. Ce sys-\ntème, on en conviendra, ne répond plus exac-\ntement aux exigences de l'évolution des arts\ncontemporains. Il constitue, en réalité, une\natteinte regrettable à la liberté des tempéra-\nments artistiques.\nC'est d'ailleurs ce que l'on a compris à\nl'Ecole des Beaux-Arts de Paris. Depuis plu-\nsieurs années, les Ateliers libres y ont été\ncréés et placés sous la direction d'artistes\nconnus appartenant à des tendances d'art\ndifférentes. Les élèves des cours supérieurs\nde peinture, de sculpture et d'architecture\nde l'Ecole des Beaux-Arts de Paris ont ainsi\nla faculté de pouvoir choisir le maître qui\nleur semble le mieux convenir à leur orien-\ntation esthétique naissante.\nOn le voit, ces deux points importants du\nnouveau programme, avec toutes les moda-\nlités qu'ils comportent, d'une part, visent à\nla réalisation d'une éducation artistique plus\nsolide, plus complète, capable de faire pro-\ngresser, d'une manière plus cohérente, les\nmétiers d'art, en augmentant F acquis de con-\nnaissances techniques plus rationnelles et\nplus étendues, d'autre part, visent non seu-\nlement à un plus grand respect des tendances\nindividuelles, mais au développement des fa-\ncultés créatrices. Le but d'une Académie des\nBeaux-Arts est de former à la fois des arti-\nsans d'élite et de véritables artistes par une\ndouble éducation intellectuelle et esthétique\nsolide et large.\nLe nouveau plan d'études de l'Académie\nde Bruxelles est fait pour réaliser plus plei-\nnement encore ce but. La ville de Bruxelles,\ntrès fière, à juste titre, de son Ecole des\nBeaux-Arts, et très soucieuse de son avenir,\nne tardera point, espérons-le, à entrer dans\nla voie de l'application, en tout ou en par-\ntie, de ce programme destiné à relever l'en-\nseignement académique et qui fut élaboré\navec une compétence et une conscience rares\npar ceux qui consacrent leur temps et leur ta-\nlent aux problèmes de la culture esthétique\nen Belgique.\n(Extrait du « Soir » du 2 avril 1922).\n\nJEANVILLE."}, {"page_pdf": 20, "page_imprimee": "92", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192204-01.1.20", "texte": "LA CITÉ.\nAVRIL i 922\n\nTECHNOLOGIE\nDe quelques méthodes\nde peinture intérieure\npratiquées en Angleterre\n\nL'article que nous publions ci-dessus a paru il y a quelque temps dans le\n« Moniteur de la Peinture » qui est une revue professionnelle modèle. Les ren-\nseignements que cette étude fournit intéressent non seulement les patrons\npeintres mais peuvent être également utiles aux architectes.\nLes nombreux lecteurs du « Moni-\nteur de Peinture » s'intéresseront, sans\ndoute, aux méthodes suivies en Angle-\nterre dans le finissage des murs. Il y a\n30 à 40 ans, les murs des maisons les plus\ncossues recevaient invariablement cinq ou six\ncouches de couleur, la dernière de celles-ci\nétant mélangée à une forte quantité d'huile de\nlin, de façon à ce qu'elle sèche avec un cer-\ntain « luisant ». A présent, cette méthode est\ndevenue tout à fait « vieux jeu », car on a\ndécouvert des procédés meilleurs et moins\nchers, produisant des effets plus artistiques,\nsurtout quand il s'agit de former un fond con-\nvenable aux tableaux, à l'ameublement, et,\najouterons-nous, aux toilettes des dames. Un\nnouveau genre de couleurs, connues sous le\nnom de détrempe hygiénique ou couleurs à\nl'eau lavables, fit son apparition sur le marché\net n'a fait, depuis lors, que gagner en popu-\nlarité. Ces couleurs sont à base de lithopone,\nauquel sont mélangées certaines substances\nadhésives, telles que la caséine, qui leur assu-\nrent la propriété d'être lavables. Certains fa-\nbricants de ce genre de couleurs en produi-\nsent jusqu'à cent espèces de tons différents,\ndont la plupart sont d'une grande beauté.\nLes couleurs à l'eau lavables peuvent s'ap-\npliquer sur le plâtre, qu'il soit vieux ou frais;\ndans ce dernier cas, toutefois, il faudra éviter\nFemploi des couleurs pouvant être influencées\npar la chaux. Quand il s'agit de vieux murs\nayant subi de nombreuses réparations faites\nparfois avec différentes espèces de plâtre,\non a l'habitude de tapisser, au préalable, tout\nle mur avec un papier-doublure blanc sur le-\nquel s'applique la couleur à l'eau, avec des\nrésultats des plus satisfaisants. Alors deux\ncouches suffisent amplement pour obtenir un\ntravail vraiment réussi. Le coût d'une telle\npeinture revient infiniment moins cher que\nmême deux couches de couleurs à l'huile,\nainsi qu'on peut en juger par le bon usage\ngarantit par ses qualités. Ainsi, si après 2 ou\n3 années, la surface peinte par ce procédé\nparaît quelque peu décolorée, rien n'est plus\nsimple que de la laver avec de l'eau à la-\nquelle on peut ajouter un peu d'ammoniaque\nou de soude; ceci fait, une seule et unique\ncouche de couleur produira un effet très sa-\ntisfaisant. Beaucoup de propriétaires se las-\nsent promptement d'une teinte; pour ceux-là\nquoi de plus simple que de renouveler l'as-\npect de leur habitation en se servant d'une\ncouleur soit plus claire, soit plus foncée que\nl'ancienne, ou d'un ton qui va bien sur celle-\nci. Par exemple, un bleu jaunâtre appliqué sur\ndu vert donnerait un vert bleuâtre et ainsi de\nsuite. Beaucoup de peintres-décorateurs an-\nglais sont d'avis que le genre de couleurs dont\nil vient d'être question a fait son temps. Selon\ntoute probabilité,il se passera pourtant encore\nbien des années avant qu'il perde la popula-\nrité qu'il s'est acquise. Cependant, il importe\nde signaler qu'il se fabrique actuellement en\nbien plus grandes quantités que les couleurs\nà la détrempe lavables, d'autres couleurs,\nconnues sous le nom de couleurs mates à"}, {"page_pdf": 21, "page_imprimee": "93", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192204-01.1.21", "texte": "LA CITÉ*\nTECHNOLOGIE\nAVRIL 1922\n\nl'huile; de même que la détrempe, ces cou-\nleurs sèchent en donnant une surface parfai-\ntement mate, exempte de tout lustre. Elles\nsont également à base de lithopone, mais\nbroyé cette fois avec de l'huile de Tung, ou\nhuile de bois de Chine, qui rend la couleur\nnon seulement lavable, mais encore apte à\nêtre enlevée au grattoir. C'est une couleur\nextrêmement fine, d'une application très fa-\ncile et elle possède, en outre, beaucoup de\ncorps ou d'opacité, de sorte qu'en bien des\ncas, une couche est suffisante; il est bien\nrare, en effet, qu'on en applique deux cou-\nches. Ces couleurs se font aussi dans une\ngrande variété d etons brun-gris et gris-brun\net sont d'un prix assez raisonnable. Le prix\nactuel en Angleterre s'élève à environ 7 fr.\nle litre.\nTout porte à croire que ces couleurs sont\nappelées à un brillant avenir, non seulement\nà cause de l'aspect de beauté qu'elles peuvent\ndonner, mais surtout parce qu'elles sont réel-\nlemen tlavables, ce qui; est d'un énorme avan-\ntage. Ce genre de couleurs, en teinte blanche,\nest la meilleur couleur blanche qu'on puisse\nemployer sous l'émail blanc, car elle nécessite\npeu ou presque pas de ponçage avant l'appli-\ncation de l'émail. Comme cette couleur est\nà base de zinc et que l'émail blanc a pour\nbase un oxyde de zinc, la première et la der-\nnière couche ne peuvent avoir d'action fu-\nneste l'une sur l'autre, et il n'est pas à crain-\ndre que l'une des couleurs noircisse, comme\nc'est le cas quand on se sert de céruse pour\nla première couche.\nIl se peut aussi qu'on puisse attribuer le\ngrand succès des deux genres de couleurs\nprécitées à la surface mate qu'elles produi-\nsent. Celle-ci est non seulement d'un effet\nattrayant, mais elle offre l'avantage que\nvoici : sur un mur dont la surface n'est pas\nparfaitement plane, les rugosités de celui-ci\nseront beaucoup moins apparents que si l'on\nemployait une couleur « lustrée ».\n11 arrive fréquemment que ces surfaces\nunies soient agrémentées par des ornements\nfaits soit au pochoir, soit en papier. Parfois,\nune très belle frise en papier garnit le dessus\nde la surface unie. Dans l'un et l'autre cas,\ndes bordures au pochoir ou en papier peu-\nvent courir tout le long de la partie inférieure\nde la frise, au-dessus de la plinthe, et verti-\ncalement, à chacun des angles de la pièce,\nainsi que tout autour du chambranle de»\nportes.\nL émail blanc s'emploie quelquefois\ncomme dernière couche sur des murs aussi\nbien que sur les boisereis, ces dernières étant\nlégèrement teintées pour produire contraste.\nLes panneaux des portes peuvent également\nêtre finis en « mat », ce qui les ferait res-\nsortir du fini lustré des autres parties de la\nporte.\nJe signale de même un fait assez remar-\nquable : F émail blanc s'emploie actuelle-\nment beaucoup plus qu'autrefois pour la\npeinture des murs extérieurs. La couleur\nblanche ou crème-clair employée donne un\ncachet tout spécial à une maison même de\nmodeste apparence.\nL'explication de l'usage toujours croissant\nde l'émail blanc se trouve probablement\ndans le fait que les propriétaires, architectes\net autres commencent à se rendre compte\nqu'une peinture, qui représente une dépense\ninitiale assez forte, peut, par la suite, être\nplus avantageuse qu'une autre, à cause de sa\ndurabilité. Le prix de la main-d'œuvre étant\ntrès élevé (le tarif actuel des peintres, à Lon-\ndres, est de fr. 2.05 à fr. 2.10 à l'heure), il\nest évidemment de la plus grande impor-\ntance de faire repeindre son intérieur aux\nplus longs intervalles possibles.\nL'oxyde .de zinc est aussi en faveur auprès\ndes peintres en bâtiment pour travaux exté-\nrieurs; d'ordinaire, on le mélange avec une\ncertaine proportion de bon vernis, ajouté\naux quantités usuelles d'huile de lin et de\ntérébenthine. Dans à peu près 20 p.c. des\ncas, on peut diluer les couleurs par l'addi-\ntion de ce vernis qui donne, en outre, une\nincontestable durabilité à la couleur ainsi\ntraitée. Le lecteur, qui est connaisseur en\ncette matière, observera sans peine que le\ndécorateur qui prépare ses couleurs de cette\nfaçon peut, pour ainsi dire, les employer\ndans tous les usages pour lesquels les pein-\ntures-émail sont indiquées.\n\nA. S. JENNINGS."}, {"page_pdf": 22, "page_imprimee": "94", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192204-01.1.22", "texte": "CONCOURS\nCONCOURS POUR L'AMÉNAGEMENT\nDU DOMAINE DE LA PROVINCE D'ANVERS\n“RIVIERENHOF„\nR. C.\nsous\nDEURNE\nLes concours d'Urbanisme sont bien rares en Belgique. Il est d'autant plus heu-\nreux que la province d'Anvers ait soignée à faire un appel public en Vue d'aménager\nle domaine du Rivierenhof. Ce geste intelligent ne nous étonne pas trop de sa part.\nN'est -ce pas elle, en effet, qui a suscité autrefois l'organisation de cet important\nconcours pour l'aménagement des fortifications d'Anvers, concours qui marque une\nétape dans l'évolution de l'Urbanisme contemporain? Et journellement encore, son\nintervention se manifeste en vue d'une étude consciencieuse de l'extension de Vagglomé-*\nration anversoise et des vastes problèmes techniques qui s'y rattachent.\nLe présent concours, quoiqu'il ait un objet moins vaste, n'en est pas moins fort\nintéressant. L'aménagement d'un domaine de 87 hectares est un problème qui n'est pas\ncommun. Et c'est, certes» une bonne fortune pour ceux qui s'y essayerons que d'avoir\nl'assurance d'être jugés par des spécialistes en matière d'urbanisme et d'architecture\ndes jardins.\nCombien il est regrettable, dans ces conditions, de découvrir dans le programme\nde cet intéressant concours une disposition contre laquelle nous ne pouvons nous\nempêcher de protester. C'est celle de l'article 17 qui spécifie que la ville d'Anvers\nfera des projets primés « l'usage qui lui conviendra ». Pareil sans-gêne est évidemment\nindéfendable et suffirait, dans les pays où les associations professionnelles contrôlent\nde près Vorganisation des concours, pour en faire décréter le boycottage.\nN'allons pas aussi loin chez nous où les occasions de s'appliquer à des problèmes\nde cette nature sont vraiment trop rares et faisons crédit à la Ville d'Anvers qui a donné\njusqu'à présent plus d'une garantie du tact avec lequel elle assurerait la réalisation des\nprojets d'aménagement dont elle a acquis la propriété.\nC'est dans ce sentiment que malgré l'erreur commise dans la technique de ce\nconcours nous engageons les urbanistes belges à y prendre part.\nI. — Objet du concours.\nArt. ler» —ll est ouvert par la province* d'An-\nvers un concours public international aux fins\nd'obtenir les meilleurs projets d'appropriation, en\nparc public» du domaine de 87 hectares, dénommé\n€ Rivierenhof » sous Deurne, qu'elle vient d'ac-\nquérir.\nLe but, poursuivi par la province d'Anvers, est\nnon seulement de voir utiliser à cette fin les prai-\nries, les terrains de labour, les autres dépendances\ndu Rivierenhof proprement dit et l'ancien Sterckx-\nhof, mais aussi d'obtenir un raccordement harmo-\nnieux de ce parc à l'appropriation déjà arrêtée de\nl'enceinte militaire déclassée, au droit de Borger-\nhout.\nN. B. Les nationaux des pays ayant été en\n\n■■■■■■■■■■■■■!\nLA CITÉ.\n■■■■■■■■■■■■■!\nAVRIL 1922 S"}, {"page_pdf": 23, "page_imprimee": "95", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192204-01.1.23", "texte": "LA CITÉ.\n™ M M M M WMBMWHIMMiIMMWWBWasaBiaa mm m& ■ ■■ mm ■ m\nCONCOURS\nAVRIL 1922\n\nguerre avec la Belgique sont exclus du concours.\n]|t Documents à la disposition des concurrents\nArt. 2. La province d'Anvers remettra aux\nconcurrents, à leur demande et moyennant îa\nsomme de vingt-cinq francs, à partir du\n18 avril 1922 :\n1° Un plan cadastral du domaine et des envi-\nrons à l'échelle de 1/1250;\n2° Un plan de la région à l'échelle de 1/5000,\nsur lequel figure la limite actuelle du domaine\nprovincial, ainsi que :\na) le tracé des quartiers nouveaux décrétés ou\nprojetés par les autorités administratives;\nb) le tracé de l'appropriation de l'enceinte\nmilitaire jusqu'au saillant de Borgerhout;\n3° un plan du saillant de Borgerhout avec les\ncotes de niveau à l'échelle de 1 /2000.\n4° une planchette de la carte de l'Etat-Major à\nl'échelle de 1/20000;\n5° une notice explicative.\nPrière de s'adresser au bureau n° 9 en l'Hôtel\ndu Gouvernement provincial, entre 1 0 et 16 heures.\nN. B. Une carte personnelle donnant libre\naccès à la propriété de la Province, sera délivrée\nen même temps que les documents ci-dessus indi-\nqués.\nIII. — Bases du projet\nArt. 3. Ne pourront être admis par le jury\nque les projets qui indiqueront :\na) la délimitation nouvelle proposée pour le\nparc mêtme;\nb) les voies d'accès et les emplacements des\nentrées;\nc) les voies carrossables, les allées pour cava-\nliers, les pistes cyclables et les chemins pour pié-\ntons ;\nd) les surfaces d'eau à maintenir, à supprimer,\nà étendre ou à créer ainsi que leur destination\néventuelle : étangs, bassins éclusés, barrages, vas-\nques, fontaines, eaux réservées au canotage, à la\npêche, à la natation, etc., etc.;\ne) les accidents de terrains à obtenir ou à\nfaire disparaître;\n0 les plantations à établir, supprimer ou à mo-\ndifier avec mention des essences, du caractère des\nfrondaisons et des effets à rechercher;\ng) les plaines à conserver, à transformer ou à\ncréer, ©n mentionnant leur genre et leur affecta-\ntion. Par exemple, les plaines réservées aux diffé-\nrents sports, lies coins réservés aux enfants, les\ngazons tondus, ceux traités en prairie, les parties\nmaintenues comme terres labourables, etc.;\nh) les constructions existantes à conserver, à\nmodifier ou à supprimer;\ni) les bâtiments nouveaux à établir éventuelle-\nment, tels, par exemple, qu'un stade, des kiosques\nà mlusique, des pavillons d'entrée, laiterie, corps\nde garde, garages, abris, ponts, statues, bancs, per-\ngolas, exèdres, etc.;\nj) les types de grilles monumentales à réserver\naux entrées et les genres de clôtures préconisées\npour séparer le parc des héritages voisins et des\nvoies publiques;;\nk) éventuellement remplacement d'un théâtres\nde verdure, d'une ou plusieurs roseraies, de jar-\ndins de fleurs et autres motifs décoratifs.\nIV. ― Dessins et documents à fournir\npar les concurrents\nArt. 4. Les concurrents sont tenus de faire\nparvenir au jury les pièces suivantes :\na) un plan terrier de l'ensemble du parc et\ndes voies d'accès à l'échelle de î/1250;\nb) lies coupes en travers et en élévation des\naccidents de terrains de quelque importance et\ndes ouvrages d'art à l'échelle de 1/200 ou î/500\nsuivant les circonstances;\nc) les plans et les profils nécessaires à la bonne\ncompréhension de tous les détails des projets;\nd) un rapport explicatif.\nArt. 5. Il est loisible aux concurrents d'aug-\nmenter le nombre de dessins et documents dont il\nest question ci-dessus.\nlil leur est également permis, pour mieux faire\nsaisir leurs idées, d'ajouter des vues perspectives\nde tout ou partie de leurs projets.\nArt. 6. Aucun style déterminé n'est exigé ni\npour les parties architecturales, ni pour les par-\nties florales et champêtres. L'unité de style n'est\npas requise non plus pour l'ensemble du parc."}, {"page_pdf": 24, "page_imprimee": "96", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192204-01.1.24", "texte": "LA CITÉ.\nCONCOURS\nAVRIL 1922\n\nV. — Instructions spéciales\nArt. 7. Les concurrents ne pourront pas se\nfaire connaître. Leurs projets et rapports porte-\nront, au lieu de leur signature, une marque ou\ndevise répétée sur le côté extérieur d'une enve-\nloppe cachetée, jointe aux envois, et contenant le\nnom et l'adresse de l'auteur ou des auteurs en cas\nde collaboration.\nArt. 8. Les dessins devront être fixés sur\nearton ou montés sur châssis.\nArt. 9. La province d'Anvers prendra le\nplus grand soin des projets, mais elle décline toute\nresponsabilité quelconque, notamment au sujet de\nl'expédition des projets, de leur exposition pu-\nblique et de leur réexpédition éventuelle.\nVI. — Ouverture et clôture du concours\nArt. 10. - Le concours s'ouvrira le 18 avril\n1922 et sera clôturé le 29 septembre 1922.\nArt. 11. Les plans et rapports devront être\nremis au gouvernement provincial, Marché aux\nSouliers, 2, à Anvers, avant la date du 29 septem-\nbre 1922, à 18 heures.\nEn cas d'expédition par chemin de fer, les en-\nvois doivent être expédiés avant la même heure\nà l'adresse ci-après :\nMonsieur le Gouverneur de la Province d'Anvers,\nMarché aux Souliers, 2, à Anvers.\nVII. — Primes\nArt. 12. Les primes suivantes pourront être\nallouée» :\nUn premier prix de 10.000 francs.\nUn second prix de 8.000 francs.\nEn outre, une somme de sept mille francs sera\nà la disposition du jury pour être répartie comme\nil appartiendra; éventuellement pour indemniser\nles concurrents d'une partie de leurs travaux.\nArt. 13. Les primes ne seront allouées que\ns'il est présenté des projets de valeur suffisante.\nLe jury conserve à cet égard toute liberté, de\nmême qu'il peut répartir l'ensemble des prix de\nla manière la plus adéquate à la valeur des plans\nprésentés.\nArt. 14. Après décision du jury, les enve-\nloppes des projets primés seront ouvertes et les\nnoms des lauréats proclamés.\nVIII. — Jury\nArt. 15. Le jury se compose de :\n1° M. le baron G. van de Werve et de Schilde,\nGouverneur de la province, Président de la Com-\nmission d'études de l'aménagement de l'agglomé-\nration anversoise, Président de la Commission pro-\nvinciale des monuments et des sites.\n2° M. P. De Heem, Ingénieur en chef, Direc-\nteur des Ponts et Chaussées, Secrétaire de la Com-\nmission d'études de l'aménagement de l'agglomé-\nration anversoise.\n3o M. A. D uchêne, Architecte et Paysagiste à\nParis.\n4° M. Jules Janilet, Ingénieur agricole, Archi-\ntecte de jardins à Bruxelles.\n5° M. J. Schobbens, Greffier provincial, Secré-\ntaire général de la Commission d'études de l'amé-\nnagement de l'agglomération anversoise, Secré-\ntaire de la Commission provinciale des monuments\net des sites.\n6° Sir Lawrence Weaver, K. B. E. secretary\nMinistry of Agriculture and Fisheries, à Londres.\n7° M. E. Th. Witte, Hortus, à Leide.\nArt. 16. En cas d'empêchement d'un mem-\nbre du jury, son remplaçant sera désigné par le\nGouverneur de la province.\nIX. — Propriété\nArt. 17. Les projets primés deviennent la\npropriété de la province d'Anvers, qui en fera tel\nusage qu'il lui conviendra. Les projets pourront\nêtre exécutés en tout ou en partie sans la coopé-\nration de l'auteur ou des auteurs et sans que celui-\nci ou ceux-ci puissent réclamer des honoraires ou\nune indemnité, à quelque titre que ce soit.\nLes projets non primés seront rendus à rieurs\nauteurs à lia fin de l'exposition, si les auteurs font\nconnaître leur adresse.\nArt. 18. Les projets non réclamés dans le\nmois après l'exposition deviendront, de plein droit,\nla propriété de la province d'Anvers.\nArt. 19. Tout projet non primé pourra, en\noutre, être acquis par la province d'Anvers, en vue\nd'une exécution partielle, moyennant la somme de\ncinq cents francs.\nX. Exposition et renvoi des projets non retenus\nArt. 20. Après la décision du jury, tous les\nprojets seront exposés publiquement à Anvers pen-\ndant 8 jours au moins.\nLe lieu et les jours de l'exposition seront annon-\ncés par la voie des journaux.\nArt. 21. —La somme de 25 francs, dont/il est\nquestion à l'article 2, sera remboursée à leur\ndemande, à ceux qui ont pris part aux concours,\nAnvers, le 31 mars 1922."}, {"page_pdf": 25, "page_imprimee": "couv. 3", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192204-01.1.25", "texte": "} î\nje soussigné, souscris un abon- I IMPRIME ]\nnement à la troisième année de\nLa Cité, au prix de 10 fr. 10 et\ndésire recevoir à titre de prime :\n*La lrB et 2 e années de «La Cité » S\n( 1919-192 î ) à 5 francs Tannée\n(prix en librairie 10 francs). !\n* Le Cœur de la Ville de Bruxelles,\npar Ch. Buis. Gratuit (prix en\n* L'Abbay^de k*Cambre, par G. des Administrât iOII\nMarez. Gratuit (prix en librairie\nI fr. 59). ,\nde la Revue LA CITÉ |\nAdresse\n* Barrer celle des primes que lon ne\ndésire recevoir, 10, PfclC€ LoiX\nN. B. Afin d éviter des frais de recou-\nvrement les souscripteurs sont priés de ]DDT JYPÏ T ÏH Q\nverser dans n'importe quel bureau des postes» ijKLIA.iILLwi-^r\nau crédit du compte chèques n° 16621,\nRevue La Cite, le montant de la somme due.\nDécoupez cette carte et mettez-la à la poste,\n\nNOBLOC\n176, chsée de Boondael = Bruxelles\nMaisons ouvrières et rurales\nen agglomérés poreux et en briques\na\n3b-\nX 1\ns\nv\n&\n-••\"Ce.\nUSINES\narmé de tous systèmes\n. p> • ''«.î k-,\n», • 44/. » J\nHourdis creux sans coffrages\nBLOCS ATHERMANES KNAPEN\nMACHINES PILONNEUSES"}, {"page_pdf": 26, "page_imprimee": "couv. 4", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192204-01.1.26", "texte": "Imp. H, KUMPS-ROBYN, Rue Keyenveld, Bi-85, Ixelles. 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