{"numero_id": "bm-bmtnaac-1922-06-01", "volume": "bmtnaac_1922-06_01", "ocr_sha256": "d4e974c91370f338ff26b4f0ea2bd7ed0599c71428b2493b2ca47cabcdc502b1", "source_tei": "https://github.com/Princeton-CDH/bluemountain-transcriptions/blob/main/periodicals/bmtnaac/issues/1922/06_01/bmtnaac_1922-06_01.tei.xml", "source_mets": "https://github.com/pulibrary/BlueMountain/blob/main/metadata/periodicals/bmtnaac/issues/1922/06_01/bmtnaac_1922-06_01.mets.xml", "url_numero": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192206-01", "articles": [{"article_id": "bm-bmtnaac-1922-06-01-c001", "article_bluemountain": "bmtnaac_1922-06_01#c001", "volume": "bmtnaac_1922-06_01", "ocr_source": "OCR Blue Mountain (ALTO), transcription TEI : lignes lb/@facs", "texte_sans_correction": true, "page_debut": "couv. 2", "page_fin": "couv. 2", "image_debut": 2, "image_fin": 2, "pages_selon": "pagination imprimée relevée dans le METS Blue Mountain (ORDERLABEL) ; [n] = page sans folio restituée", "url_article": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192206-01.2.1", "titre_corps": "Editions \" TEKHNÉ „", "titre_sommaire": "Editions \" TEKHNÉ „", "signature_source": "", "controle": "bornes données par la structure logique METS/ALTO de Blue Mountain (blocs ALTO de chaque constituant)", "pages": [{"page_pdf": 2, "page_imprimee": "couv. 2", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192206-01.1.2", "debut_caractere": 1258, "fin_caractere_exclue": 2837, "texte": "Editions \" TEKHNÉ „\nr\nLA ClTE.Première année (juillet 1919, octobre 1920). Un volume de 260 pages,\nillustré de 29 planches hors texte, fr. 10.—\nLA CITE. Deuxième année (oct. 1920«déc, 1921). Un volume de 288 pages illus-\ntré de 24 planches hors texte fr. 10.—\nL'Art et la Société,par H. P. Berlage, architecte à Amsterdam. Tirés à part de la\nRevue \" Art et Technique ~ (septembre 1913-février 1914). Un volume\nluxueusement imprimé et illustré de 98 clichés. . fr. 20.—\nLa Conservation du cœur de la Ville de Bruxelles, par Charles Buis, avec\ntraduction d'une conférence de C. Gurlitt sur la \" Conservation du cœur\nd'anciennes villes. Une brochure de 24 pages fr. 2.—\nL'habitation coloniale. Sa construction au Congo Belge par Gaston Boghemans.\nUne brochure de 20 pages abondamment il lustrée . . fr. 3.\nConstantin Meunier. L'historique de son m par R- Thiry et\nG. Hendrickx. Une brochure illustrée . fr. 1.—\nLabbave de la Cambre. Historique, description, projets de transformation, avec\n20 illustrations. Texte de G. Des Marez, archiviste de la ville de Bruxelles fr. 1.50\nV Art des Jardins et le nouveau jardin pittoresque, par Louis van der Swaelmen,\narchitecte paysagiste fr. I.\nLA REVUE \" TEKHNÉ „. Collection complète de la 2me année <1912-1913). Beau\nvolume de 516 pages, sur papier couché, illustré de 250 clichés. Prix fr. 15.\nPour obtenir ces livres, il suffit de verser, dans n'importe quel bureau des postes, au\ncrédit du compte chèques postaux \"n° 166.21 la somme due et d'inscrire\nsur le bulletin de versement le titre du livre et les nom et adresse du souscripteur."}]}, {"article_id": "bm-bmtnaac-1922-06-01-c002", "article_bluemountain": "bmtnaac_1922-06_01#c002", "volume": "bmtnaac_1922-06_01", "ocr_source": "OCR Blue Mountain (ALTO), transcription TEI : lignes lb/@facs", "texte_sans_correction": true, "page_debut": "121", "page_fin": "122", "image_debut": 3, "image_fin": 4, "pages_selon": "pagination imprimée relevée dans le METS Blue Mountain (ORDERLABEL) ; [n] = page sans folio restituée", "url_article": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192206-01.2.2", "titre_corps": "LE GROS PUBLIC ET NOS MAITRES", "titre_sommaire": "LE GROS PUBLIC ET NOS MAITRES", "signature_source": "F. B", "controle": "bornes données par la structure logique METS/ALTO de Blue Mountain (blocs ALTO de chaque constituant)", "pages": [{"page_pdf": 3, "page_imprimee": "121", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192206-01.1.3", "debut_caractere": 39, "fin_caractere_exclue": 1278, "texte": "A propos de Paul Hankar\nLE GROS PUBLIC ET NOS MAITRES\n\nEn Art le public accepte le passé, non parce qu'il l'apprécie, mais parce\nqu'il ne peut l'altérer; une forme nouvelle de la Beauté lui est absolument anti-\npathique et, quand elle apparaît, li entre dans une telle colère qu'il profère\ntoujours de stupides paroles tantôt que l'œuvre d'art est grossièrement inin-\ntelligible, tantôt qu'elle est grossièrement immorale...\nVoilà ce que remarque Oscar Wilde et qui rend sensible l'admiration\nque l'on professe pour l'un, tandis que le badigeon soustrait l'œuvre de l'autre\nà notre ferveur...\nIl y a dans toute cette controverse car l'article qui parut en cette\nmême place nous valut bien des lettres curieuses une simple différence\nde tempérament.\nL'un croit; il croit à des choses consacrées; il ne goûte pas ses classiques :\nil les avale.\nL'autre aime; et il ne demande à personne le droit d'aimer ou si la fer-\nveur qui lui est venue paraîtra ridicule; il aime et son amour entraîne d'autres\nvers la régénération.\nLorsque l'on reçoit mission d'enseigner à de jeunes artistes l'art de\nconstruire, est-il rien de plus profitable que des pèlerinages devant certaines\nconstructions? La « grande musique muette » des monuments parle à tous,"}, {"page_pdf": 4, "page_imprimee": "122", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192206-01.1.4", "debut_caractere": 53, "fin_caractere_exclue": 1949, "texte": "peu ou prou; tandis qu'un très humble mûr bâti par un maçon et envahi par\ntoute la flore du lieu s'offre sans fard dans la sincérité de sa structure et\ncommence l'œuvre éducatrice.\nEt si l'on est convaincu de la nécessité de donner à l'enseignement de\nT architecture une base solide en l'appuyant sur le résultat des expériences,\ndes choses vécues;\nleçons de choses qui montreront à travers les siècles la collaboration\nconstante des Architectes et de la matière et la lutte qu'ils mènent contre les\nagents atmosphériques;\nleçons de choses qui montreront aux élèves toutes les ressources de\nnotre sol, mais aussi toutes les exigences de notre climat, et comment des\néléments de beauté gisent en d'humbles cailloux, dans les pores des bois ou\ndans la juxtaposition de deux tons;\nleçons de choses enfin, qui devront nécessairement empreindre les\njeunes gens d'un solide fonds de bon sens, d'esprit critique et de sincérité.\nSi cette conviction existe, si tout cela est, vous vénérerez la mémoire\nde Paul Hankar.\nLa manie ou la mode qui sévit de décorer les individus, devait finir par\nune tentative de classement de tous les grains de poussière que nous sommes.\nIl y aurait des grands Belges et des petits Belges; et il en est qui possé-\nderaient le crible sur lequel surnagent les pures gloires et la façon de les\ncataloguer.\nPaul Hankar n'obtiendrait pas grâce, mais Poelaert, rendu célèbre par\nl'imposant mastodonte dont il nous gratifia, est un grand citoyen.\nEt que nous importent les théories des autos-cars, les caravanes Baede-\nkeriennes, les catalogueurs de gloire, au pied de ce Palais de Justice qui est si\ngrand qu'il anihila la sève du constructeur mais si colossalement faux...\nLe gros public croit qu'il convient d'ignorer Paul Hankar; qu'importe :\nHankar vit en nous; il nous fit réfléchir et aimer. Il est grand de tout ce qu'il\nnous donna. Et il eut la « vertu qui donne ».\n\nF. B."}]}, {"article_id": "bm-bmtnaac-1922-06-01-c004", "article_bluemountain": "bmtnaac_1922-06_01#c004", "volume": "bmtnaac_1922-06_01", "ocr_source": "OCR Blue Mountain (ALTO), transcription TEI : lignes lb/@facs", "texte_sans_correction": true, "page_debut": "123", "page_fin": "125", "image_debut": 5, "image_fin": 7, "pages_selon": "pagination imprimée relevée dans le METS Blue Mountain (ORDERLABEL) ; [n] = page sans folio restituée", "url_article": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192206-01.2.3", "titre_corps": "L'Exposition d'Architecture du Palais d'Egmont", "titre_sommaire": "L'Exposition d'Architecture du Palais d'Egmont", "signature_source": "Charles CONRARDY", "controle": "bornes données par la structure logique METS/ALTO de Blue Mountain (blocs ALTO de chaque constituant)", "pages": [{"page_pdf": 5, "page_imprimee": "123", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192206-01.1.5", "debut_caractere": 19, "fin_caractere_exclue": 2533, "texte": "L'Exposition d'Architecture\ndu Palais d'Egmont\n\nLes organisateurs du Congrès international des Architectes ont réuni, au\nPalais d'Egmont, des œuvres, plans, élévations, coupes, vues photographiques\nou dessins des congressistes. Le public profane est contenté; il y a beaucoup\nde reproductions d'oeuvres réalisées, il n'y a pas que des plans « fort beaux\nsur le papier ». Je crois que des visiteurs ont fréquenté l'exposition. Vous\nsavez que dans les salons triennaux ou autres, la section architecturale déserte\nest réservée aux amoureux. Il est donc vrai qu'une œuvre architecturale doit\nêtre réalisée et qu'il ne s'agit pas pour être architecte de faire de beaux lavis\net de somptueuses aquarelles. Ce travers est encore à signaler ici. Beaucoup de\njeunes architectes (même des vieux) continuent de pratiquer le déplorable\nsystème enseigné dans nos écoles. Ils font de magnifiques « rendus ». Tout\nest sacrifié à l'aspect extérieur, à la présentation de la façade.\nTout comme à l'Académie des Beaux-Arts, le premier prix revient de\ndroit au meilleur dessin. Voilà donc l'architecture devenue une question de\n« patte ». Nous aurons l'occasion de revenir sur cette question; d'ailleurs,\nelle est flagrante, manifeste, cette erreur, ici même, dans les salles organisées\npar la Société Centrale d'architecture. La section belge ne donne pas une idée\nbien exacte de notre situation et des derniers travaux de nos maîtres. Il faut y\ndéplorer l'absence d'œuvres d'hommes de haute valeur comme Victor Horta\net de chercheurs passionnés comme les frères Hamesse. De plus, il aurait été\nintéressant d'y voir une rétrospective de l'œuvre de Hankar, qui est le maître\nprécurseur quand il s'agit d'architecture.\nMais les organisateurs ne doivent pas priser outre mesure le modernisme.\nBeyaert et Poelaert doivent satisfaire leur amour du neuf. Mais, tout de\nmême, puisque l'on consacre à feu Janlet une place, n'y aurait-il pas, mon\nDieu! un petit coin, par exemple, pour Henry Vandevelde. Ah! je sais bien,\nVandevelde n'a pas fait beaucoup de grands châteaux, ni beaucoup de minis-\ntères. Il n'a fait que créer tout un art nouveau. C'est un véritable architecte, il\na touché à tout, il a travaillé. Et puis, Messieurs, sa réputation est mondiale,\nvous ne devez pas avoir peur.\nEnfin, consolons-nous.\nM. J.-B. Dewin, président du Congrès, est un bel artiste. Résolument\nengagé dans la voie du neuf et de l'adaptation du plan à la vie, il compose\ndes habitations dont la ligne sobre fait le prix. Il recherche l'utilisation des"}, {"page_pdf": 6, "page_imprimee": "124", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192206-01.1.6", "debut_caractere": 21, "fin_caractere_exclue": 2753, "texte": "moyens modernes, tant dans le procédé de construction que dans la manière\nde mettre en œuvre les matériaux. Il est largement de la nouvelle école et\nnous n'avons que des félicitations à lui adresser. Au reste, M. Dewin n'est\nplus un débutant, mais il ne nous en voudra pas de le signaler quand même\nen montrant les caractéristiques de son art. Spécialiste des cliniques, infir-\nmeries, hôpitaux, nous aurons bientôt l'occasion de signaler sa nouvelle œuvre\ndu Boulevard de Waterloo.\nTout autre apparaît le talent de M. G. Maukels, un des pionniers de la\nSociété centrale d'architecture, une autorité reconnue en législation et juris-\nprudence du bâtiment. M. Maukels s'attache surtout à l'hygiène du bâtiment\net se tient, quant au plan, aux généralités classiques.\n11 est impossible de citer et de discuter tous les envois. Bornons-nous à\nmentionner des jeunes comme M. R. Moenaert, dont les villas du Zoute mar-\nquent une étape heureuse dans l'évolution de l'architecture dite régionaiiste.\nM. Petit, dont l'œuvre témoigne des mêmes sentiments, mais dénote plus\nde raffinement encore. Mais pourquoi M. Petit, qui a fait pour la firme\nVan der Borght et pour la Foire Commerciale des pavillons d'un modernisme\ntrès heureux, se croit-il forcé de regarder en arrière dès qu'il fait de grande\narchitecture?\nM. Minner exposait des photographies qui rappelaient l'action heureuse,\nmais combien sage, de l'œuvre suisse en Belgique.\nMM. van Montfort, Delbrassine et Langeraert ont conçu des habitations\nà bon marché qui mériteraient mieux qu'une mention.\nM. Duesberg s'affirmait une fois de plus comme celui de nos modernistes\nqui est le plus soucieux du respect de l'ambiance et du cadre champêtre d une\nœuvre d'architecture.\nMM. Ghobert et de Ridder quoique fort divers s'efforcent tous\ndeux de renouveler les moyens d'expression de l'architecture religieuse. Je\nregrette pour ma part que l'exposition ne nous ait pas montré d'autres\ntentatives du même genre, et que, plus particulièrement, elle ne nous ait pas\nrévélé les plans de la Basilique de Koekeîberg auxquels l'architecte Van Huffel\nun moderniste de très grand talent travaille depuis plus de deux ans.\nL'exposition ne nous montre de cet architecte que quelques photographies de\nla Cité-Jardin de Nieuport, une œuvre d'une belle sobriété et d'un grand\nraffinement.\nEnfin, il me semble que « La Cité » ne peut passer sous silence les Ultra-\nmodernes.\nM. Huib. Hoste, tout le premier, le grand maître de l'école. Ses projets\nde maisons ouvrières pour Selzaete sont d'un cubisme sincère.\nM. Hoeben, qui s'est classé au premier rang des tout jeunes par son beau\nsuccès au concours d'urbanisation de Molenbeek. L'exposition a fait con-\nnaître au grand public cette intéressante étude."}, {"page_pdf": 7, "page_imprimee": "125", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192206-01.1.7", "debut_caractere": 19, "fin_caractere_exclue": 2923, "texte": "M. De Koninck, dont l'envoi (2 maisons pour mutilés) est, à mon avis,\nle plus sympathique et le plus prometteur de toute l'exposition.\nLes architectes-paysagistes étaient représentés par M. L. van der Swael-\nmen, dont le projet d'aménagement du terrain du Kappelleveld est un modèle\ndu genre.\nMais nous ne pouvons songer à énumérer tous les envois intéressants.\nLa section française se fait remarquer par son impeccable présen-\ntation. On sent « le faire » de l'Ecole des Beaux-Arts de Paris, le vernis\nde cette incomparable, de cette unique école de formation architecturale qui,\npourtant, est égarée dans les erreurs que je signalais plus haut. Que de beaux\nplans! Que de beaux papiers! Comme tout cela est symétrique et joliment\nteinté! Il n'y a pas de faute de goût, les couleurs sont harmonieuses, la palette\nest riche. Mais je ne suis pas à une exposition de peinture. Je suis ici pour\nvoir des constructeurs, des gens qui, en quelques lignes, doivent montrer aux\nautres gens, du métier ou non, ce qu'ils veulent. Un croquis qui doit m'en\ndire plus long qu'un rapport, c'est cela le dessin de l'architecte. Il ne s'agit\npas de faire de belles images. L'architecture, c'est de la construction. Un mur\navec des trous harmonieux. L'architecte doit faire chanter l'espace. Il est\nle maître des plans et des volumes .On dirait toujours qu'ils font de la pein-\nture\nIci, en France, c'est la haute tradition. Tout est magnifiquement équilibré.\nLa science prime la raison. Tout est sacrifié (comme à Versailles) à la belle\nordonnance. C'est un défaut et une qualité. Il faut déplorer de voir les\narchitectes français si éloignés encore de la route moderne, imprégnés par la\nRenaissance d'une si dangereuse façon.\nLa section américaine est la plus passionnante. Les « buildings », gratte-\nciel lourds, choquent au premier abord notre sens des proportions et notre\ngoût de la mesure. MM. Russel et Cross sont des architectes assez célèbres et\nreproduits à l'envi dans toutes les revues d'art. Nouls pouvons admirer\nsans réserve leur habileté de constructeurs. Mais pour le bon art du décora-\nteur, c'est une autre affaire. Certes, il y a, dans l'ameublement, la façon de\ncomprendre la vie, très américaine, un confort pour ainsi dire inconnu chez\nnous. Mais ils entassent en des ensembles effrayants tous les arts les uns sur\nles autres, depuis le grec et ses temples à colonnes jusqu'au pire baroque,\njusqu'au roccoco allemande, honte de Berlin et de Potsdam. Ils ne sont,\nd'ailleurs,pas représentés,je crois, par leur meilleur architecte, le fameux Frank\nLloyd Wright. S'il y a deux petites choses de lui dans un coin en dessous, écra-\nsées par les mastodontes et la bêtise humaine, qu'importe: Frank Lloyd Wright\nest immortel en des plans simples, en des lignes naturelles et calmes, il a créé\nen quelque sorte tout un nouveau mode de bâtir qui fait honneur aux Etats-\nUnis et au monde.\n\nCharles CONRARDY."}]}, {"article_id": "bm-bmtnaac-1922-06-01-c005", "article_bluemountain": "bmtnaac_1922-06_01#c005", "volume": "bmtnaac_1922-06_01", "ocr_source": "OCR Blue Mountain (ALTO), transcription TEI : lignes lb/@facs", "texte_sans_correction": true, "page_debut": "126", "page_fin": "128", "image_debut": 8, "image_fin": 12, "pages_selon": "pagination imprimée relevée dans le METS Blue Mountain (ORDERLABEL) ; [n] = page sans folio restituée", "url_article": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192206-01.2.4", "titre_corps": "Le Xe Congrès International des Architectes", "titre_sommaire": "Le Xe Congrès International des Architectes", "signature_source": "Julien DE RIDDER", "controle": "bornes données par la structure logique METS/ALTO de Blue Mountain (blocs ALTO de chaque constituant)", "pages": [{"page_pdf": 8, "page_imprimee": "126", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192206-01.1.8", "debut_caractere": 21, "fin_caractere_exclue": 2493, "texte": "Le Xe Congrès International\ndes Architectes\n\nDu 4 ou 1 1 septembre s'est tenu à Bruxelles, sous la Présidence d hon-\nneur de M. Ch. Girault, membre de l'lnstitut, le Xe Congrès International des\nArchitectes, dont la « Cité » a publié le programme. Ainsi, la Belgique eût\nF honneur de renouer la tradition des Congrès internationaux qui n'avaient\nplus tenu leurs assises depuis la guerre. La tâche du Comité organisateur, pré-\nsidé par l'architecte Caluwaers, ne fut guère aisée, aussi, faut-il le féliciter\nde l'avoir menée à si bonne fin en si peu de temps. Peut-être exprimerons-nous\nseulement un regret au sujet de la difficulté où se sont trouvés les congressistes\nde discuter les rapports présentés parce qu'il fut impossible au Comité de\nfaire remettre aux membres du Congrès le texte de ces rapports. Les quelques\nremarques faites, ne purent l'être qu'au pied levé, d'après des notes prises au\ncours des exposés. Sans doute, regretterons-nous aussi que les séances de\ntravail aient dû être réparties en un temps aussi court, car plusieurs gouverne-\nments n'avaient envoyé qu'un seul délégué qu'il eût été intéressant d'entendre\nexposer le point de vue de leur pays sur chacune des question à l'ordre du\njour, comme il leur aurait été utile, sans doute, d'assister aux exposés de tous\nles autres? Quoi qu'il en soit, les travaux furent du plus grand intérêt au point\nde vue professionnel.\nEn conclusion de la discussion du premier thème de la responsabilité des\narchitectes, M. Harmant, délégué françaçis, fit adopter un vœu tendant à\nobtenir, de la part des tribunaux, l'établissement d'une jurisprudence recon-\nnaissant :\na) Que l'architecte auteur et directeur de l'œuvre ne peut être rendu\nresponsable que de ses propres fautes de conception et de direction.\nb) Que sa responsabilité ne peut être engagée solidairement avec celle\nde l'entrepreneur que dans le cas de faute partagée.\nc) Que l'entrepreneur seul doit être responsable des vices de matériaux\nfournis et de leur mauvaise mise en demeure.\nd) Que l'architecte ne doit pas être rendu responsable des vices de plans\nlorsque la direction des travaux ne lui a pas été confiée.\nD'autre part, nous avons appris que le barème différentiel d'honoraires\nest admis dans la plupart des pays et qu'ailleurs comme chez nous, il fait\njurisprudence. Il est à remarquer que dans plusieurs pays le taux est plus élevé\nque chez nous et qu'en France, par exemple, il varie par tranches successives\ndu montant des travaux."}, {"page_pdf": 11, "page_imprimee": "127", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192206-01.1.11", "debut_caractere": 19, "fin_caractere_exclue": 3068, "texte": "Au sujet des droits d'auteur et de la profession d'architecte, on exprima,\nune fois de plus, le vœu de voir l'exercice de la profession réglementé par la\nloi. Si le Congrès fut unanime, les modalités d'application de ce principe\nvarient d'après les pays; l'architecte français, pour qui: existe le diplôme non\nobligatoire, ne désire pas le rendre obligatoire pour tout constructeur, mais\nsouhaite arriver à la protection légale du titre professionnel. Les Hollandais,\nles Suisses et les Anglais ne tiennent pas à voir instituer l'obligation du diplôme\npour leurs constructeurs et dans d'autres pays tels la Pologne et 1 Uruguay,\noù personne ne peut élaborer les plans d'une construction ni en diriger 1 exé-\ncution sans être porteur d'une « autorisation » constatant les garanties tech-\nniques indispensables, nos confrères désirent la reconnaissance officielle du\ngroupement professionnel.\nL'architecte Puissant fournit un rapport très documenté sur la question\ndes habitations à « Bon Marché » ou mieux des habitations « Economiques »\nainsi que les confrères français désireraient les voir appelées. Il insiste à nou-\nveau sur les immenses avantages économiques et esthétiques de la standardi-\nsation. Une controverse s'élève, mais, finalement, le rapport est adopté. Le\nCongrès émet le vœu de voir se fonder une « association internationale d'archi-\ntectes s'intéressant à la question des habitations économiques » afin de centra-\nliser la documentation.\nL'étude du tracé des villes fut également abordée, mais est-il besoin de\ndire qu'en un temps aussi restreint il ne pouvait êrte question d'étudier un\nproblème aussi vaste qui, à lui seul, mériterait de retenir l'attention d'un\ncongrès.\nM. Totten, délégué américain, nous parla de façon fort intéressante de\nl'art régional et notre confrère Dhuicque de la conservation des monuments\nhistoriques avec sa conviction habituelle.\nLes travaux terminés, il y eut des réceptions officielles comme il y avait\neu une ouverture officielle, des excursions et enfin un banquet. Tout cela fut\nl'occasion de causer entre confrères étrangers et de se rendre compte de la\ndifférence des points de vue, mais n'est-il pas regrettable qu'alors seulement\nil fut possible d'aborder en petit comité les questions artistiques dont il fut\nsi peu parlé pendant les séances. Est-ce encore un signe des temps de voir les\nartistes mêmes provoquer des réunions aussi importantes dans le seul but de\ndéfendre des intérêts matériels! Nous avions accueillis avec un certain enthou-\nsiasme l'annonce de ces assises internationales. Plusieurs séjours chez nos\ngrands voisins nous avaient familiarises avec leurs productions anciennes et\nmodernes et nous nous réjouissions de nous trouver en contact avec quelques\nfigures marquantes de notre profession. Nous espérions connaître ainsi leurs\ntendances, leurs buts, leurs efforts! Mais l'ordre du jour du Congrès eut vite\nfait de nous éclairer! Si, au cours des discussions, il fut question d'esthétique,\nce ne fut que pour nous prouver que ce n'est pas dans notre pays seulement"}, {"page_pdf": 12, "page_imprimee": "128", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192206-01.1.12", "debut_caractere": 21, "fin_caractere_exclue": 621, "texte": "que l'on considère encore la standardisation des éléments de construction\ncomme incompatible avec l'esthétique du bâtiment; il paraîtrait cependant,\nque le sophisme de cette thèse n'ait plus besoin d'être démontré!\nDisons enfin que, pour nous, ce Congrès manquait de couleur et mar-\nquons très sincèrement notre déception. Puissions-nous voir le prochain Con-\ngrès porter à son ordre du jour ces questions oubliées et étudier les directives\ncapables de renouveler notre art et de lui permettre de se développer harmo-\nnieusement au milieu des autres productions de l'esprit humain!\n\nJulien DE RIDDER."}]}, {"article_id": "bm-bmtnaac-1922-06-01-c006", "article_bluemountain": "bmtnaac_1922-06_01#c006", "volume": "bmtnaac_1922-06_01", "ocr_source": "OCR Blue Mountain (ALTO), transcription TEI : lignes lb/@facs", "texte_sans_correction": true, "page_debut": "n. p.", "page_fin": "n. p.", "image_debut": 9, "image_fin": 9, "pages_selon": "pagination imprimée relevée dans le METS Blue Mountain (ORDERLABEL) ; [n] = page sans folio restituée", "url_article": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192206-01.2.4.1", "titre_corps": "Cliché prêté gracieusement par « The Architects Journal », de Londres.", "titre_sommaire": "Cliché prêté gracieusement par « The Architects Journal », de Londres.", "signature_source": "", "controle": "bornes données par la structure logique METS/ALTO de Blue Mountain (blocs ALTO de chaque constituant)", "pages": [{"page_pdf": 9, "page_imprimee": "n. p.", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192206-01.1.9", "debut_caractere": 0, "fin_caractere_exclue": 234, "texte": "L'EXPOSITION D'ARCHITECTURE\nAU PALAIS D'EGMONT\nLA SECTION AMERICAINE\nPLANCHE XI.\nENTREPOT MILITAIRE.\n« U. S. ARMY BASE ».\nBROOKLYN N. 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R. GRAHAM.\nCliché prêté gracieusement par\n« The Architects Journal », de Londres."}]}, {"article_id": "bm-bmtnaac-1922-06-01-c008", "article_bluemountain": "bmtnaac_1922-06_01#c008", "volume": "bmtnaac_1922-06_01", "ocr_source": "OCR Blue Mountain (ALTO), transcription TEI : lignes lb/@facs", "texte_sans_correction": true, "page_debut": "128", "page_fin": "129", "image_debut": 12, "image_fin": 13, "pages_selon": "pagination imprimée relevée dans le METS Blue Mountain (ORDERLABEL) ; [n] = page sans folio restituée", "url_article": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192206-01.2.5", "titre_corps": "Direction et Réorganisation de l'Académie des Beaux=Arts de Bruxelles", "titre_sommaire": "Direction et Réorganisation de l'Académie des Beaux=Arts de Bruxelles", "signature_source": "Charles CONRARDY", "controle": "bornes données par la structure logique METS/ALTO de Blue Mountain (blocs ALTO de chaque constituant)", "pages": [{"page_pdf": 12, "page_imprimee": "128", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192206-01.1.12", "debut_caractere": 623, "fin_caractere_exclue": 1816, "texte": "Direction et Réorganisation\nde l'Académie des Beaux=Arts\nde Bruxelles\n\nDepuis le 1 er septembre, le maître Victor Horta a repris la direction de\nnotre première école des Beaux-Arts. En 1913 déjà, le grand architecte,\nnommé recteur, avait proposé tout un plan de réformes sages que nous croyons\nutile de rappeler ici.\n1° Le dessin d'après nature indistinctement pour tous à la base;\n2° La connaissance du métier pooir tout le monde;\n3° L'étude de ce que l'on appelle les Beaux-Arts comme couronnement;\n4° L'école, pour obvier aux différences des situations sociales, donne\nrenseignement intégral proportionné aux besoins des professions artistiques\net de degrés divers.\nDans un discours retentissant, prononcé le 23 novembre 1913, à la distri-\nbution des récompenses de l'Académie des Beaux-Arts et de l'Ecole des Arts\ndécoratifs, Victor Horta avait exposé les grandes lignes de cette réforme salu-\ntaire.\nENSEIGNEMENT GENERAL\nL'Académie comporterait une organisation unique sous la triple dénomi-\nnation d'Ecole de Dessin, d'Ecole technique des Arts décoratifs et d'Académie\ndes Beaux-Arts. Ses études correspondraient aux trois degrés, primaire, moyen\net supérieur, de l'enseignement général,"}, {"page_pdf": 13, "page_imprimee": "129", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192206-01.1.13", "debut_caractere": 19, "fin_caractere_exclue": 2190, "texte": "LE PROGRAMME HORTA\nL'Ecole de Dessin ne ferait pas de spécialité. L'enseignement est utilitaire\nen vue de la carrière « manuelle ». L'élève aura en main le crayon outil com-\nplet. Au programme : études primordiales de la nature, flore, faune et figure\nhumaine. Ces cours sont complétés par des cours spéciaux de botanique élé-\nmentaire d'éléments d'anatomie animale et humaine et d'instruction générale.\nDès l'âge de douze ans, les élèves sont admis. L'école technique des Arts\ndécoratifs (section moyenne) comporterait quatre années d'études. Les élèves\npeuvent se consacrer entièrement aux connaissances techniques, archéologiques\net générales qui leur sont nécessaires, l'école étant précédée d'une école de\ndessin général. L'enseignement y est toujours utilitaire et a pour but de for-\nmer des ouvriers d'élite capables de diriger ou de commander dans des ate-\nliers. Il y aurait une division préparatoire à l'Académie des Beaux-Arts pour\nles sculpteurs et les peintres. Elle comporterait deux années d'études avec les\nélèves précédents et deux années spéciales pour le dessin et la sculpture,\nd'après nature et d'après l'antique. Les élèves du bâtiment suivraient une\nannée d'études de pratique de sculpture et de peinture décorative, trois an-\nnées d'architecture des styles. Les cours seraient accompagnés de cours spé-\nciaux comme à l'école de dessin, mais plus étendus et plus complets pour les\narchitectes.\nENSEIGNEMENT SUPERIEUR\nL'enseignement supérieur de l'Art serait donné à l'Académie royale des\nBeaux-Arts comportant trois années d'études. Chaque professeur y enseigne\nselon sa méthode. L'enseignement n'est plus positif, il s'agit de dégager le\ncaractère personnel de l'élève, l'artiste en quelque sorte.\nVoilà dans les grandes lignes la réorganisation proposée.\nPOUR ATTIRER LES ETUDIANTS ETRANGERS\nPour qui connaît la situation actuelle, ce programme est incontestablement\ndestiné à combler bien des lacunes, à élargir les études artistiques et ne man-\nquerait pas d'attirer chez nous les étudiants étrangers qui prenaient jadis la\nroute de l'Allemagne.\nL'application des idées de Victor Horta rendra une vigueur nouvelle à\nnos arts.\n\nCharles CONRARDY."}]}, {"article_id": "bm-bmtnaac-1922-06-01-c009", "article_bluemountain": "bmtnaac_1922-06_01#c009", "volume": "bmtnaac_1922-06_01", "ocr_source": "OCR Blue Mountain (ALTO), transcription TEI : lignes lb/@facs", "texte_sans_correction": true, "page_debut": "130", "page_fin": "135", "image_debut": 14, "image_fin": 21, "pages_selon": "pagination imprimée relevée dans le METS Blue Mountain (ORDERLABEL) ; [n] = page sans folio restituée", "url_article": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192206-01.2.6", "titre_corps": "La Standardisation dans les Régions dévastées de France", "titre_sommaire": "La Standardisation dans les Régions dévastées de France", "signature_source": "", "controle": "bornes données par la structure logique METS/ALTO de Blue Mountain (blocs ALTO de chaque constituant)", "pages": [{"page_pdf": 14, "page_imprimee": "130", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192206-01.1.14", "debut_caractere": 21, "fin_caractere_exclue": 3456, "texte": "TECHNOLOGIE\nLa Standardisation dans les\nRégions dévastées de France\n\nA plusieurs reprises, nous avons, dans\ncette Revue, exprimé l'opinion que la Stan-\ndardisation des éléments de construction\nétait indispensable à une reconstruction ra-\npide et méthodique des Régions dévastées.\nAussi, avons-nous applaudi aux quelques\ninitiatives qui ont été prises dans ce sens.\nNous savions que, loin de constituer un dan-\nger pour l'esthétique, la répétition d éléments\nde construction soigneusement manufacturés\nd'après des modèles choisis ne pouvait que\nrelever la qualité de nos édifices. L archi-\ntecte invité à utiliser de pareils éléments se\nsouvient naturellement que la beauté archi-\ntecturale ne résulte pas tant de la recherche\nd'éléments décoratifs et individualistes que\nd'une répartition harmonieuse des masses\net des lignes.\nLa Standardisation fut battue en brèche\npar les adeptes des styles traditionnels qui\nconfondent volontiers le produit de leurs\nimaginations en délire avec les souvenirs des\nrythmes collectifs d'autrefois. Quoi qu'il en\nsoit, ils opposèrent aux partisans de la Stan-\ndardisation les méthodes des architectures\ntraditionalistes et non le moins de l'archi-\ntecture française.\nIl est d'autant plus typique de constater\nqu'aujourd'hui éclairés par trois années\nd'expérience des architectes français, et\nnon des moindres, reconnaissent la néces-\nsité impérieuse de la Standardisation des élé-\nments de construction et en font une condi-\ntion indispensable de la possibilité pour l'ar-\nchitecte d'intervenir dans la reconstruction\ndes régions dévastées. Ils se rendent compte\nque, si les architectes s'obstinaient à vouloir\nimposer leurs méthodes d'avant-guerre, la\nreconstruction sous la poussée des be-\nsoins se ferait en dehors d'eux et sans\neux.\nUne circonstance nouvelle vient, d'ail-\nleurs, plaider victorieusement en faveur de\nla Standardisation. C'est la nécessité pour\nla France et peut-être non moins pour\nla Belgique de récupérer en nature ce que\nF Allemagne ne peut ou ne veut nous donner\nen espèces.\nSe mettant à ce point de vue, M. de Lu-\nbersac, a, le premier, lancé un appel en fa-\nveur de la Standardisation, montrant qu'un\ndevoir national aussi bien que l'intérêt privé\ndoivent nous conduire à chercher le rende-\nment optimum des prestations en nature.\nDans un article qu'il publiait au mois de\njuillet dernier, dans le « Journal des Régions\nDévastées », M. J.-P. de Saint-Maurice, ar-\nchitecte diplômé par le gouvernement, pré-\nsident de l'Union des Syndicats d'architec-\ntes agréés des Régions dévastées, reprenait\nla même thèse en l'acompagnant d'argu-\nments en faveur de la Standardisation qui,\npour nous, ne sont pas tous également con-\nvaincants, mais que nous reproduisons ce-\npendant ici, à titre de curiosité.\n« Ce ne sont pas seulement nous dit\n» M. de Saint-Maurice des matériaux\n» bruts qu'il ,nous faut demander à l'Alle-\n» magne, mais des matériaux ouvrés qui re-\n» présentent une valeur beaucoup plus con-\n» sidérable puisqu'ils comportent et la ma-\n» tière et la main-d'œuvre.\n» Or, il ne saurait être question d'exiger\n» de notre débitrice des livraisons de types\n» infinis d'éléments très variés, la raison\n» nous conduit à l'idée de la standardisa-\n» tion.\n» Au reste, tout nous invite à la fabrica-\n» tion en série, même s'il s'agit de produc-\n» tion nationale; au point de vue du trans-\n» port et de la manutention» les matériaux\n» ouvrés ... puisqu'ils excluent le déchet ..."}, {"page_pdf": 15, "page_imprimee": "131", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192206-01.1.15", "debut_caractere": 33, "fin_caractere_exclue": 4000, "texte": "» présentent sur les matériaux bruts des\n» avantages très sensibles; quant à l'éco-\n» nomie qui résulte de la diminution des\n» frais généraux de l'entreprise quand ses\n» épures, ses profils, ses devis, ses sous-dé-\n» tails sont valables pour des centaines et\n» des milliers de reproductions au lieu de\n» varier avec chaque cas particulier, elle\n» n'est pas contestable.\n» Nous n'avons plus à retenir l'objection\n» mille fois répétée de ceux qui confon-\n» daient la standardisation des éléments de\n» construction (charpentes, portes, fenê-\n» très, etc.), avec la standardisation des\n» constructions elles-mêmes et qui crai-\n» gnaient l'uniformité et la monotonie de\n» nos villes et villages ainsi reconstitués.\n» M. Giraut, notre éminent confrère,\n» membre de l'lnstitut, dans l'introduction\n» des cahiers de standardisation qu'il a éta-\n» blis en accord avec le Ministère des R. L.,\n» répond sur ce point d'une irréfutable ma-\n» nière aux préjugés de trop de sinistrés et,\n» disons-le aussi, d'architectes rétrogrades.\n» On peut donner, dit-il, une idée des\n» ressources que peut fournir la variété des\n» solutions qui s'offrent au choix des archi-\n» tectes par un rapprochement tiré de\n» l'exemple des combinaisons en mathéma-\n» tiques.\n» Tout le monde sait combien sont nom-\n» breuses celles de quelques lettres de\n» quelques chiffres de divers objets, en\n» les groupant différemment.\n» Une série de 10 lettres, par exemple,\n» peut donner naissance à 3,618,800 com-\n» binaisons différentes.\n» Les 25 lettres de l'alphabet président\n» et présideront à toute la littérature mon-\n» diale.\n» Les sept notes de la gamme ont permis\n» de concevoir toutes compositions musica-\n» les existantes, et ce n'est pas fini.\n» On ne dispose, pour exprimer les profils\n» des membres d'architecture, à quelque\n» époque qu'ils appartiennent, que de sept\n» types de moulures.\n» Il en va de même de la juxtaposition de\n» locaux entrant dans la composition d'un\n» plan ou des arrangements d'éléments de\n» construction dans les façades, maçonne-\n» ries, combles, portes, fenêtres, lucarnes,\n» etc.\n» Il n'y a pas d'imagination d'architecte,\n» si riche soit-elle, pouvant concevoir et\n» épuiser ces diverses combinaisons. Elles\n» ne sont, à coup sûr, pas toutes d'une uti-\n» lisation pratique, mais celles susceptibles\n» d'être retenues sont nombreuses.\n» Je viens donc faire appel à la bonne\n» volonté et à la conscience des sinistrés,\n» des architectes et des entrepreneurs pour\n» qu'ils veuillent bien laisser là leurs préju-\n> gés et se plier aux exigences des temps.\n» Bien sûr dans les premières années de\n» la reconstruction, nous avons méconnu\n» ces principes, si largement appliqués par\n> les Américains et les Anglais, parce qu'il\n» a fallu parer au plus pressé et faire flèche\n» de tout bois.\n» Aujourd'hui, nous devons être en me-\n» sure de rompre avec de vieilles habitudes\n» qui répondaient à de faibles besoins, mais\n» qui sont la négation de la méthode qu'im-\n» pose l'immensité du problème actuel.\n» N'en déplaise aux adversaires de cette\n» méthode, il faut reconnaître que deux ou\n» trois types de charpentes, de portes et de\n» châssis permettent de réaliser tous les pro-\n» jets d'écurie et de grange que nous die-\n» tent les cas d'espèce, car il n'existe pas\n» des dispositifs en nombre infini pour répar-\n» tir les stalles d'une écurie et pour entasser\n» la paille dans une grange.\n» Quatre ou cinq types d'escaliers dont les\n» épures et les devis auront été préparés une\n» fois pour toutes suffiront dans l'exécution\n» de toute la gamme des maisons depuis la\n> plus humble jusqu'à la plus confortable.\n» Que dire des portes et des fenêtres, etc!\n» Il y a une dizaine d'années, qu'à Paris,\n» notamment, on utilise celles que la Suède\n» et la Norvège nous livrent en série parfai-\n» tement exécutées; pourquoi l'Allemagne\n» n'en serait-elle pas aujourd'hui notre\n» grande pourvoyeuse par le moyen des\n» prestations en nature?\n» Dans l'application de la standardisation,"}, {"page_pdf": 16, "page_imprimee": "132", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192206-01.1.16", "debut_caractere": 32, "fin_caractere_exclue": 4416, "texte": "» l'architecte devra évidemment s'astreint\n» dre au respect des mesures fixes lors de\n» l'étude de ses projets, mais c'est là une\n» gymnastique qui n'exige pas une bien\n» grande souplesse et il y parviendra aisé-\n» ment.\n» Ses plans devront être fonction des élé-\n» ments standardisés alors qu'il a toujours\n» été habitué au contraire; il lui faudra rai-\n» sonner à l'inverse de l'usage et ne pas dé-\n» créter, par exemple, que telle maison aura\n» 8 m. 65 de largeur alors que les magasins\n» de la Coopérative posséderont un type\n» de ferme d'une portée de 8 m. 50 et que\n» pour un écart de 1 5 centimètres, son client\n» serait immédiatement servi et à meilleur\n» compte. 1\n» Faudra-t-il aussi que le sinistré se plie\n» à cette douce discipline, mais pourrait-on\n» en douter puisque l'intérêt général et son\n» intérêt personnel seront communs et qu'il\n» saura que désormais la formule unique est:\n» « Standardiser pour reconstruire ».\nPeu de jours après que cet article fut pu-\nblié, le Comité consultatif, qui siège au Mi-\nnistère des Régions Libérées, ratifia les vœux\némis par M. de Lubersac.\nEn conséquence, l'« Union des Syndicats\nd'Architectes agréés » reçut mission de dres-\nser, en accord avec la Conférence Générale\ndes Coopératives et l'Office du Bâtiment,\nla nomenclature de tout ce que la France\npeut exiger de l'Allemagne en quincaillerie,\nfumisterie, appareils sanitaires, etc., et d'éta-\nblir par région, en tenant compte du carac-\ntère et des usages locaux, les dessins détail-\nlés des éléments standardisés, nécessaires à\nla fabrication en série.\nCette société d'architectes vient d'inviter\nses membres à lui faire parvenir tous projets,\nplans, façades, détails susceptibles de servir\nà l'établissement des types de portes, fenê-\ntres, lucarnes, charpentes, etc. X.\nSTANDARDISATION DES INSTRUCTIONS RE-\nLATIVES AUX OUVRAGES EN BETON ARME.\n—— A la demnade de l'Union belge des Entrepre-\nneurs de Travaux publies, l'Association belge de\nstandardisation a entrepris, dès l'année 1920, l'éla-\nboration d'instructions sur le calcul et la construc-\ntion des ouvrages en béton armé.\nLa commission technique chargée de ce travail\na été composée de délégués des administrations et\ngroupements suivants : Le Ministère des chemins\nde fer; le Ministère de la défense nationale; la\nSociété centralle d'Architecture; la Fédération na-\ntionale belge du Bâtiment et des Travaux publics;\n1 Union beilge des Entrepreneurs de travaux publics.\nDès l'origine de ses travaux, cette commission\na estimé que les instructions devaient être\nd une façon générale, sur le plan des Instructions\nfrançaises de 1906, c'est-à-dire qu'elles devaient\nse borner à édicté r un certain nombre de règles\ngénérales sans entrer, comme le font certains rè-\nglements étrangers, dans des stipulations de détail\nqui, le pilus souvent, ne sont que la traduction de\nrègles empirique*. .\nlil a cependant paru nécessaire de reviser le texte\ndes instructions françaises assez profondément, afin\nde l'adapter aux besoins de la Belgique et de l'ex-\npérience acquise depuis 1906. Ce travail a de-\nmandé un grand nombre d'études nouvelles, parmi\nlesquelles certaines recherches expérimentales qui\nont pu être entreprises au Laboratoire de Résis-\ntance des Matériaux de l'Université de Gand, grâce\nà la bienveillante autorisation donnée à cet effet\npar le Ministère des Sciences et des Arts.\nCe travail vient d'être publié dans le « Bulletin\ndu Comité Central Industriel de Belgique », non\npas comme œuvre définitive, mais dans le but de îe\nsoumettre à une enquête puiblique.\nCe travail! de critique qui est demandé au public\ntechnique sera beaucoup facilité par les notes ex-\nplicatives qui sont jointes au texte publié.\nCelui-ci peut être obtenu sur demande adressée\nà I*Association Belge de Standardisation, 33, rue\nDucale, demande à accompagner de l avis du ver-\nsement de 1 franc au crédit du compte de chèques\npostaux n° 21.855, du secrétaire, M. Gustave-L.\nGérard. Une simple mention sur le talon du bulle-\ntin de versement ou du mandat de virement suffit,\nmoyennant € encadrer » cette mention pour attirer\nl'attention.\nLes observations que susciterait le projet seront\nreçues avec empressement, à la même adresse,\njusqu'au 31 octobre 1922.\nSTANDARDISATION DES TUYAUTERIES ET\nAPPAREILS DE DISTRIBUTION D'EAU. Alors\nque dans plusieurs pays étrangers, dont l'Allema-\ngne, les appareils de ce genre sont standardisés,"}, {"page_pdf": 17, "page_imprimee": "133", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192206-01.1.17", "debut_caractere": 34, "fin_caractere_exclue": 4193, "texte": "chez nous au contraire les modèles et les dimen-\nsions les plus divers se trouvent sur le marché.\nL'unification des modèles de tuyaux, pièces spé-\nciales et appareils (vannes, bouches d'incendie,\netc.) utilisés dans les distribu-\ntions d'eau, serait un réeil avantage pour les admi-\nnistrations publiques et pour les entrepreneurs de\ntravaux de canalisation. Elle les déchargerait du\nsouci de l'examen, de F étude et du choix à faire\nentre les types multiples actuellement employés.\nLes administrations communales seraient, elles\naussi, plus à Taise dans l'exploitation, n'ayant aalus,\ncomme il se présente maintenant, à prévoir et à\nemmagasiner pour les réparations, des pièces de\nrechange de tout genre, ce qui est une sérieuse\ncomplication.\nL'Association Belge de Standardisation (A.8.5.)\ns'est attelée à cette tâche et vient de déposer un\nrapport fort complet qu'elle soumet à présent à la\ncritique des industriels et spécialistes en la ma-\ntière. Ceux qui désireraient obtenir à ce sujet des\nrenseignements complémentaires ou formuler des\nobservations, peuvent s'adresser au siège de l'Asso-\nciation belge de Standardisation, rue Ducale, 33,\nà Bruxelles, jusqu'au 30 septembre 1922.\nSUR LA FABRICATION DES PIERRES ARTI-\nFICIELLES. On sait, que si l'on diminue la\nproportion normale de ciment es pierres arti-\nficielles et agglomérées doivent contenir, leur résis-\ntance, par conséquent leur qualité, se trouve\namoindrie. Or le prix de ce liant, toutes propor-\ntions gardées, fait qu'on en restreint l'usage au mi-\nnimum. C'est pourquoi l'on s'est demandé s'il ne\nserait pas possible de modifier la composition de\nces matériaux selon le principe suivant : employer\nmoins de ciment et compenser cette différence par\nl'incorporation au béton de minéraux qui conser-\nveraient à ce dernier une résistance sinon égale à\ncelle qu'il aurait s'ill renfermait plus de ciment, du\nmoins maximum quant à la quantité de ciment,\nemployé.\nLe problème revient pratiquement à rechercher\nles minéraux capables de donner au béton une ré-\nsistance aussi grande que possible, avec la plus\npetite quantité possible de ciment artificiel. Il a\nfait l'objet d'une intéressante conférence du direc-\nteur des ©arrières réunies de Kupferdreh, au Béton\nVerein allemand. Cet auteur a rendu compte des\nrésultats d'expériences par lui conduites compara-\ntivement sur des éprouvettes de diverses pierres\nnaturelles et sur des éprouvettes constituées par\n/\ndes bétons préparés à l'aide de fragments de ces\nmêmes pierres naturellles, dans la proportion 1 : 3.\nLe tuf de l'Eifei possède, à l'état de pierre natu-\nrelle, une résistance de 188 kilogrammes; employé\nen agglomérés, dans les conditions indiquées, ses\nrésistances sont les suivantes :\nAu bout de 3 jours 220 kilogrammes\n7 309\n28 404\nD'où il ressort que le tuf, rejeté à l'état de pierre\nnaturelle pour la construction, convient parfaite-\nment, après broyage, pour la fabrication de bonnes\npierres artificieliles.\nLa calcite est une sorte de calcaire renfermant\ndes coquillages. Après l'avoir broyée finement, on\nremploie comme matière d'addition aux mortiers\ndestinés à l'exécution de travaux qui doivent être\nétanches, ou comme matière de ravalement. La\npierre naturelle possède une résistance de 144 kgs.\nDes agglomérés de calcite et de ciment avaient tout\nd'abord une résistance faible, mais celle-ci aug-\nmenta avec le temps; la calcite retarde la prise et\nle durcissement. Voici les résistances accusées :\nAu bout de 3 jours 97 kilogrammes\n7 114\n28 197\nQuant à la travertine, elle influe défavorable-\nment sur le durcissement du liant et donne, par\nconséquent, des résultats comparatifs médiocres.\nAlors que sa résistance naturelle est de 474 kgs,\nsa résistance en agglomérés, après diverses pério-\ndes, était la suivante :\nAu bout de 3 jours 67 kilogrammes\n7 170\n28 239\nLa même remarque est à faire en ce qui con-\ncerne le calcaire à coquillages. Voici les résultats\nobtenus avec ce minéral :\nRésistance de la pierre naturelle 365 kilogrammes\ndes agglomérés 1 : 3 au bout de\n3 jours 16 î\n7 248\n28 295\nLa résistance des pierres artificielles n'atteint\ndonc pas dans ces deux derniers cas la résistance\nde la pierre naturelle."}, {"page_pdf": 18, "page_imprimee": "134", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192206-01.1.18", "debut_caractere": 52, "fin_caractere_exclue": 4548, "texte": "Des résultats tout à fait différents et favorables\nont été fournis par l'expérimentation double des\ngranits du Fichtelgebirg. Cela n'est point surpre-\nnant et ce n'est point une révélation. Depuis le\ndébut de la phase expérimentale de l'industrie,\naujourd'hui prospère, des agglomérés, on n'a cessé\ndie faire de® essais sur d'innombrables mélanges de\nmatières inertes variées et de nombreux liants. Les\nrésultats de ces essais ont permis d'élaborer une\nrègle qui souffre peu d'exception, si toutefois elle\nen souffre : tant que la résistance mécanique seule\nest considérée, les meilleurs minéraux pour la fa«\nbrication des pierres factices sont ceux qui pro-\nviennent des roches naturellement les plus dures.\nOr les roches présentant la plus grande dureté sont\ncelles de formation ignée et celles qui ont une tex-\nture crisfcalisée. Les chiffres donnés par les expé-\nriences allemandes en question ne font que con-\nfirmer cette règle.\n(Résumé d'après la « Construction Moderne » d'un arti-\ncle paru dans la « Revue des Matériaux de Construction »\nmai 1922.)\nDURCISSEMENT RAPIDE DU CIMENT ARME\nA L'AIDE DE LA VAPEUR. La fabrication en\nsérie de pièces élémentaires en ciment armé pré-\nsente comme inconvénient la lenteur de leur dur-\ncissement naturel par suite de laquelle ces pièces\nexigent des emplacements considérables avant de\nposséder la résistance qui permet de les livrer. Un\nbrevet revendique un procédé de durcissement par\nla vapeur à 8-9 atmosphères. Au bout de quelques\nheures de ce durcissement les pièces présenteraient\nune résistance bien supérieure à celles des mêmes\npièces exposées simplement à l'air ambiant pendant\n42 jours. En dehors de l'avantage de pouvoir expé-\ndier les pièces peu de jours après leur fabrication,\nil y en a encore un autre. En raison de la grande\nrésistance acquise, on peut diminuer le dosage au\npoint que l'on n'aurait plus à craindre de fissura-\ntion par retrait.\nL'ingénieur R. Saliger, de Vienne (Autriche),\nentrevoit que son emploi peut révolutionner cette\nindustrie. Cette invention qui poursuit le même but\nque l'application des ciments de fusion, ne saurait\nla concurrencer, car elle exige l'installation de\nchaudières et d'autoclaves d'autant plus coûteuse\nque les pièces sont plus grandes, et d'autre part.\nces pièces ne peuvent être démoulées qu'après prise\nsuffisante, et n'être transportées dans les autocla-\nves qu avec les plus grands soins et ce, au bout\nd'un temps de durcissement permettant d'opérer\nce transport. Il est probable, en outre, qu'en raison\nde ces opérations préliminaires, de la dépense de\ncombustibles et de l'amortissement de ce matériel\nimportant, il est plus avantageux de payer le ci-\nment spécial plus cher que de coutume et de pou-\nvoir fabriquer les pièces sans installations spéciales\net me me au besoin à pied d'œuvre. L'installation\ndu procédé à la vapeur exige une chaudière tim-\nbrée à 12 kilogrammes, plusieurs autoclaves, des\nwagonnets spéciaux et naturellement des voies de\ntransport de l'atelier de moulage à celui de durcis-\nsement. L'ingénieur Saliger conscient de cette forte\ndépense recommande l'union de cette industrie\navec celle des briques silico-calcaires qui demande\nles mêmes installations. Les ciments de fusion per-\nmettent une livraison beaucoup plus rapide et un\nprix de revient plus avantageux.\n(Résumé d'après la « Construction Moderne » d*un\narticle paru en juillet 1922 dans : « Le Constructeur de\nCiment Armé ».)\nLA DISTRIBUTION DU BETON PAR GRA-\nVITE. Les systèmes de distribution de béton par\ngravité permettent de distribuer dans n'importe\nquel point d'une grande surface horizontale à n'im-\nporte quelle élévation. La mobilité et la construc-\ntion solide sont nécessaires si les machines doivent\nêtre employées sur plusieurs chantiers, ce qui est\nnécessaire pour obtenir un amortissement accep-\ntable. Une installation bien faite et bein entretenue\navec des opérateurs habiles est indispensable pour\nune bonne application. Ces desiderata impliquent\nnettement une direction assurée par des ingénieurs-\nmécaniciens et des hommes bien habitués aux ma-\nchines.\nLe procédé employé couramment en Amérique\ndepuis une quinzaine d'années se développe lente-\nment en France pour des raisons de routine et\naussi parce la plus grande quantité d'eau, qu'il\nfaut au béton pour couler dans les goulettes, fait\ncraindre une diminution de résistance.\nAu point de vue technique, il est indéniable\nqu'un excès d'eau diminue la résistance spécifique\ndu béton; toutefois, la présence dans ce dernier de"}, {"page_pdf": 21, "page_imprimee": "135", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192206-01.1.21", "debut_caractere": 32, "fin_caractere_exclue": 4401, "texte": "8 à 10 0/0 d'eau en poids du mélange (en suppo-\nsant des matériaux secs), ne diminue la résistance\ndu même béton théoriquement hydraté que de 5 à\n20 0/0. Ce dernier chiffre peut paraître excessif;\nen pratique, il n'en est pas ainsi. Sur les chantiers\nactuels, on peut remarquer le temps considérable\nqui s'écoule entre la fabrication du béton et la fin\ndu pilonnage après la mise en place dans les cof-\nfrages; il n'est pas rare qu'une heure s'écoule entre\nces opérations; ce temps est bien long et l'ébranle-\nment du béton à ce moment peut diminuer sa résis-\ntance dans des proportions échappant à tout con-\ntrôle.\nD'autre le pilonnage a souvent pour effet\nde déplacer les armatures dans les coffrages et de\nfausser ainsi Je résultat du calcul de l'ingénieur.\nOn peut ajouter également que le béton sec,comme\nil est généralement employé en France, présente de\nnombreux vides après mise en place dans les cof-\nfrages; ceci est dû à son manque de fluidité. Au\ncontraire, le béton coulé avec 8 à 10 0/0 d'eau\nen poids coule facilement dans les goulottes, sa\nmise en place se fait rapidement et il ne nécessite\naucun pilonnage ne déplaçant donc pas les arma-\ntures qu'il enroibe complètement.\nAu point de vue pratique, on a pu remarquer en\nAmérique que la mise en place du béton par gra-\nvité ne diminuait pas la résistance d'une construc-\ntion et les avantages considérables de mise en place\nfont que cette méthode y jouit d'un grand dévelop-\npement.\n(Résumé d'après (( La Construction Moderne y> d'un\narticle paru en juillet 1922 dans la Revue (( Arts et\nMétiers, »)\nLA CONSERVATION DES VITRAUX. Beau-\ncoup de lichens sont saxicoles, c'est-à-dire vivent\nsur les rochers et exercent une action dissolvante\nsur leurs éléments lies plus durs, absorbant les sub-\nstances dissoutes. Le verre peut etre aussi attaqué\npar des lichens. Lorsque les vitraux des églises,\nsitués par exemple sur des fenêtres haut placées et\nassez difficilement ne sont ni épousse-\ntés ni essuyés, ils finissent à la longue par s obscur-\ncir sous l'action des lichens qui s y sont comme\nincrustés.\nMiss Mellor, du Collège Royal de Londres, vient\ntout récemment d'étudier cette question, et son\ntravail a fait l'objet d'une thèse de doctorat qu'elle\na brillamment soutenue en Sorbonne, au mois de\njanvier dernier. L'auteur de ce mémoire a décrit\n22 espèces ou variétés différentes de lichens crois-\nsant sur des vitraux d'églises en Bretagne ou en\nNormandie, et ce qui est très remarquable, parmi\nces espèces vitricoles, se trouvent deux formes nou-\nvelles (une espèce et une variété) qui ne croissent\nque sur les vitraux et que l'on n'a jamais observée»\ndans la nature.\nLa façon dont le verre est attaqué par les lichens\nest décrite en détail par miss Mellor. La corrosion\ndu verre est due à une action chimique et a une\naction mécanique, qui, en se combinant, ont pour\neffet de décomposer le vitrail en toutes petites la-\nmelles incorporées ensuite dans le corps du végé-\ntal. En même temps, le lichen creuse dans le verre\ndes trous circulaires qui peuvent avoir près d'un\ndemi-fmillimètre de profondeur sur 2 à 4 millimè-\ntres de diamètre; ces minimes excavations sont\npourvues d'un rebord en forme de disque constitué\npar du verre altéré, devenu opaque. Les photogra-\nphies agrandies de ces petites cuvettes ressemblent\nà s*y méprendre aux photographies des cratères de\nla lune.\nOr, pour éviter l'altération des vitraux, il suffit\nde les nettoyer une fois par an!\nMiss Mellor a étendu ses observations en exami-\nnant l'action corrosive des lichens, non pas seule-\nment sur les vitraux, mais sur diverses roches ou\néléments de roches : ardoises, feldspaths, micas,\ngrenats, etc.\nOn se rend compte ainsi, et en pénétrant dans\nles plus petits détails des actions chimiques et mé-\ncaniques, du rsle important que les lichens saxi-\ncoles jouent dans la nature. C'est grâce à ces\nlichens que peut s'établir la première couche de\nterre végétale sur un sol neuf. Aux débris des\nroches désagrégées s'ajoutent les débris des lichens\neux-tmêmes, et bientôt ce dépôt granuleux permet\naux mousses, aux fougères, aux plantes à fleurs de\nse développer. Les détritus de tous ces végétaux\nse mêlent aux petits fragments des roches : la terre\nvégétale est formée.\n(Résumé d'après < L'Architecte >, d'un article\npublié par G. BONNIER, professeur à la Sorbonne,\nmembre de l'institut, dans « Le Temps »,\n8 août 1922.)"}]}, {"article_id": "bm-bmtnaac-1922-06-01-c010", "article_bluemountain": "bmtnaac_1922-06_01#c010", "volume": "bmtnaac_1922-06_01", "ocr_source": "OCR Blue Mountain (ALTO), transcription TEI : lignes lb/@facs", "texte_sans_correction": true, "page_debut": "n. p.", "page_fin": "n. p.", "image_debut": 19, "image_fin": 19, "pages_selon": "pagination imprimée relevée dans le METS Blue Mountain (ORDERLABEL) ; [n] = page sans folio restituée", "url_article": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192206-01.2.6.1", "titre_corps": "LE Cliché prêté gracieusement par les organisateurs de l'Exposition d'Architecture au Palais d'Egmont.", "titre_sommaire": "LE Cliché prêté gracieusement par les organisateurs de l'Exposition d'Architecture au Palais d'Egmont.", "signature_source": "", "controle": "bornes données par la structure logique METS/ALTO de Blue Mountain (blocs ALTO de chaque constituant)", "pages": [{"page_pdf": 19, "page_imprimee": "n. p.", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192206-01.1.19", "debut_caractere": 0, "fin_caractere_exclue": 323, "texte": "L'EXPOSITION D'ARCHITECTURE\nAU PALAIS D'EGMONT\nLA SECTION AMERICAINE\nPLANCHE XIII.\nLE NOUVEL HOTEL DE VILLE\nDE NEW-YORK. L'ancien Hôtel\nde Ville se trouve à l'avant-plan.\nARCHITECTES :\nMc KIM, MEAD AND WHITE.\nNew-York City.\nCliché prêté gracieusement par les organisateurs\nde l'Exposition d'Architecture au Palais d'Egmont."}]}, {"article_id": "bm-bmtnaac-1922-06-01-c011", "article_bluemountain": "bmtnaac_1922-06_01#c011", "volume": "bmtnaac_1922-06_01", "ocr_source": "OCR Blue Mountain (ALTO), transcription TEI : lignes lb/@facs", "texte_sans_correction": true, "page_debut": "n. p.", "page_fin": "n. p.", "image_debut": 20, "image_fin": 20, "pages_selon": "pagination imprimée relevée dans le METS Blue Mountain (ORDERLABEL) ; [n] = page sans folio restituée", "url_article": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192206-01.2.6.2", "titre_corps": "Cliché prêté gracieusement par les organisateurs de l'Exposition d'Architecture au Palais d'Egmont.", "titre_sommaire": "Cliché prêté gracieusement par les organisateurs de l'Exposition d'Architecture au Palais d'Egmont.", "signature_source": "", "controle": "bornes données par la structure logique METS/ALTO de Blue Mountain (blocs ALTO de chaque constituant)", "pages": [{"page_pdf": 20, "page_imprimee": "n. p.", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192206-01.1.20", "debut_caractere": 0, "fin_caractere_exclue": 122, "texte": "PLANCHE XIV.\nNEW-YORK.\nCliché prêté gracieusement par les organisateurs\nde l'Exposition d'Architecture au Palais d'Egmont."}]}, {"article_id": "bm-bmtnaac-1922-06-01-c012", "article_bluemountain": "bmtnaac_1922-06_01#c012", "volume": "bmtnaac_1922-06_01", "ocr_source": "OCR Blue Mountain (ALTO), transcription TEI : lignes lb/@facs", "texte_sans_correction": true, "page_debut": "136", "page_fin": "138", "image_debut": 22, "image_fin": 24, "pages_selon": "pagination imprimée relevée dans le METS Blue Mountain (ORDERLABEL) ; [n] = page sans folio restituée", "url_article": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192206-01.2.7", "titre_corps": "URBANISME", "titre_sommaire": "URBANISME", "signature_source": "", "controle": "bornes données par la structure logique METS/ALTO de Blue Mountain (blocs ALTO de chaque constituant)", "pages": [{"page_pdf": 22, "page_imprimee": "136", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192206-01.1.22", "debut_caractere": 20, "fin_caractere_exclue": 3723, "texte": "URBANISME\nBRUXELLES. LE PERCEMENT DE LA RUE\nERNEST-ALLARD. Le prolongement de la rue\nErnest-Allard (anciennement rue de l'Astre) jus-\nqu'à la pîace Poelaert, qui est enfin entré dans sa\nphase de réalisation, est à l'ordre du jour des pré-\noccupations de l'administration communale depuis\nde nombreuses années.\nCe travail était, en effet, prévu au plan d'amé-\nnagement de la voirie aux abords du Palais de Jus-\ntice, dressé par la ville en 1884, à l'approche de\nl'achèvement de cet édifice.\nUn arrêté royal du 15 janvier 1885 approuva\nle projet de la ville et autorisa celle-ci à procéder\naux expropriations par zones nécessaires pour assu-\nrer sa réalisation.\nLes travaux décrétés furent poussés avec acti-\nvité, mais I*exécution du prolongement de la rue\nErnest-Allard, entre la rue de l'Astre et la place\nPoelaert, dut être différée par suite de l'impossi-\nbilité où la ville se trouva d'acquérir la prison-\ndépôt des Minimes, qui était, à cette époque, l'Hô-\npital militaire.) Le gouvernement estimait qu'en rai-\nson de son caractère d'édifice public, l'hôpital mi-\nlitaire ne pouvait être exproprié.\nEn dépit de tous ses efforts, la,ville ne parvint\npas à faire revenir le gouvernement sur sa manière\nde voir. Elle épuisa tous les moyens de juridiction\npour faire prévaloir ses droits, mais elle se heurta\ntoujours à la raison d'ordre public qui empêchait\nl'exp rop ri ation.\nLa ville dut donc se borner, à cette époque, à\nexécuter le prolongement de la rue de l'Astre jus-\nqu'à la rue de l'Ambre.\nCe ne fut qu'en 1910, lors de la désaffection de\nla prison-jdépôt, que l'étude de la question du pro-\nlongement put entrer dans sa phase définitive. La\nville à ce moment, avec l'Etat des négocia-\ntions qui aboutirent à la conclusion de la conven-\ntion du 25 janvier 1913 relative à la cession à la\nville des locaux et des terrains de l'ancienne prison\ndes Minimes.\nLa ville prit dès lors toutes les dispositions en\nvue de réaliser une entreprise qu'elle était enfin\nà même de mettre à exécution.\nLes travaux de démolition des bâtiments de la\nprison-dépôt furent mis en adjudication en juil-\nlet 1914, mais la guerre vint ajourner toute déci-\nsion. Ils furent remis en adjudication en avril 1920;\ncommencés en mai 1920, ils furent terminés au\nmois de juillet suivant.\nL'élaboration des plans, métré et devis du mur\nde soutènement en béton armé à construire pour le\nprolongement de la rue Ernest-Allard fut décidée\npar le collège, en séance du 6 mai 1919.\nLa mise en adjudication publique de la construc-\ntion de ce mur de soutènement et de l'exécution\ndes remblais nécessaires pour l'établissement de\nl'assiette de la rue, eut lieu le 24 décembre sui-\nvant. Dix soumissions furent déposées et l'entre-\nprise confiée au plus bas soumissionnaire moyen-\nnant la somme de fr. 1.968.440.39.\nLes travaux ont été entamés en mars 1921. Le\ndélai d'achèvement, qui est fixé à un an par le\ncahier des charges, doit être augmenté de\n120 jours environ pour tenir compte notamment\ndes interruptions de travail causées par les gelées.\nL'entreprise doit donc, selon les prévisions, être\nachevée dans le courant du mois de juillet pro-\nchain.\nLe mur de soutènement doit être construit dans\nl'alignement Ouest de la rue. Il a une longueur de\n168 m. 50 et une hauteur qui varie de 5 m. 42\nà l'extrémité aval contre le mur du presbytère des\nMinimes, à 17 m. 32, hauteur qu'il atteint à son\nextrémité vers la place Poelaert.\nC'est vraisemblablement la première fois que se\ntrouve posé en Belgique le problème de l'érection\nd'un mur de soutènement en béton armé de cette\nhauteur.\nLe mur repose sur des pieux en béton armé; il\ncomporte une dalle horizontale ou semelle, sur-\nmontée de contreforts perpendiculaires à la direc-"}, {"page_pdf": 23, "page_imprimee": "137", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192206-01.1.23", "debut_caractere": 30, "fin_caractere_exclue": 3900, "texte": "tion du mur et distants d'axe en axe d'environ\n2 m. 50. Ces contreforts sont réunis par une dalle\nverticale formant le parement extérieur du mur\nde soutènement. A la partie inférieure de la dalle\nse trouve établi un éperon destiné à renforcer la\nbase du mur.\nL'ensemble constitué par les pieux, la semelle,\nles contreforts, la dalle verticale et l'éperon est éta-\nbli en béton armé de manière à former un mono-\nlithe.\nLa grande différence de hauteur du mur qui,\ncomme nous l'avons dit ci-dessus, varie de 5 m. 42\nà 17 m. 32, a imposé l'obligation de recourir à sept\ndispositifs de murs différents pour résister aux dif-\nférentes pressions auxquelles il est soumis.\nPour éviter les inconvénients provenant de réta-\nblissement des égouts dans un sol remblayé, l'en-\ntreprise en cours prévoit la construction des égouts\naccolés au mur de soutènement. Au-dessus de ceux-\nci sont établis les caniveaux destinés à abriter les\ncanalisations d'eau et d'électricité.\nL'entreprise a exigé le battage de 797 pieux.\nLes déblais comportent 4.484 mètres cubes; les\nremblais 25.307 mètres cubes.\nLa construction du mur a nécessité l'emploi de\n2.623 mètres cubes de béton et 543.797 kilos\nd acier.\nAprès l'achèvement de l'entreprise en cours\nd'exécution, il y aura lieu de procéder à la pose\ndes canalisat'ons, à l'établissement du pavage, à la\npose des bordures et des trottoirs ainsi qu'à la con-\nstruction de la balustrade monumentale.\nCes travaux sont en préparation de façon à pou-\nvoir être exécutés dès que les travaux en cours\nseront terminés.\nL'adjudicataire des travaux ci-dessus est, nous\nl'avons annoncé en son temps, la firme bien con-\nnue : Société Belge des Bétons.\n(«Chronique des Travaux publies» 26 avril 1922.)\nLE TUNNEL DU CINQUANTENAIRE. Ce\ntunnel, qui doit passer sous l'avenue de Tervueren,\nsera construit l'année prochaine. On sait qu à\ndroite de l'avenue existe depuis quelques années\nune gare à marchandises en cul-de-sac. La voie\nétablie de ce côté va être prolongée vers le cime-\ntière de Saint-Gilles, Uccle-Callevoet, Loth et Hal.\nMais ce prolongement sera exécuté dans deux ans,\naprès l'exécution du tunnel.\nCe travail permettra de dégager en partie la\nligne du chemin de fer entre Hal et Bruxelles, la\nceinture de Bruxelles-NordjOuest et le pont de Lae-\nken sur le canal maritime.\nL'administration des chemins de fer entrepren-\ndra également l'an prochain les travaux de la.} ligne\nde Fexhe-le-Haut-Clocher à Kinkempois, qui doit\ndériver le trafic des marchandises vers la vallée de\nla Meuse, trafic qui se fait actuellement par le\nfameux plan incliné d'Ans.\nDEPEUPLEMENT DU CENTRE DE\nL'AGGLOMERATION BRUXELLOISE.—\nBruxelles écrit la « Chronique des Tra-\nvaux Publics » assiste à un exode de plus\nen plus marqué de sa population, exode\nprovoqué en partie par la multiplication des\nbureaux et services publics qui s'installent\nsur son territoire. Uin certain nombre de ses\nhabitants se sont dirigés et se dirigent en>-\ncore forcément vers les faubourgs chaque\nfois que l'Etat, notamment, prend posses-\nsion d'un immeuble destiné au logement,\nd'où perte inévitable d'une source profita-\nble de revenus. L'extension des installations\ncommerciales en est une autre cause, mais\nn'est pas préjudiciable au même titre.\nEn matière de comparaison, nous dirons\nque la capitale a une superficie de 1,085 hec-\ntares 54 ares, dont 468 hectares sont oc-\ncupés par les voies publiques, les promena-\ndes et le canal. 15 1 immeubles situés dans\nl'agglomération sont occupés par les ser-\nvices de l'Etat, dont 97, pour une super-\nficie de 68 hectares 20 ares, appartiennent\nen propre à ce dernier et 54, pour une su-\nperficie de 3 hectares 95 ares, sont pris en\nlocation de particuliers.\nSeptante et un de ces immeubles sont\ncompris sur le seul territoire de la Ville et la\nplupart, de grande importance, sont situés\nà front de voies publiques de toute première\ncatégorie."}, {"page_pdf": 24, "page_imprimee": "138", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192206-01.1.24", "debut_caractere": 30, "fin_caractere_exclue": 4338, "texte": "LE PLAN D'AMENAGEMENT DE BELGRADE.\nUn concours international pour l'élaboration\nd'un plan général d'aménagement de la ville de\nBelgrade a été ouvert en 192 1 et vient d'être jugé.\nLa « Construction Moderne », qui reproduit\ndans son numéro du 18 juin dernier le projet\nprimé, nous apprend que quatre-vingts spécialistes\ndu monde entier : américains, anglais, allemands,\nautrichiens, beiges, français, italiens, roumains,\ntchèques, serbes et suisses se sont fait inscrire pour\ncette formidable compétition. Le 10 avril 1922,\ntrente projets complets dont un seul français\nétaient déposés à la mairie de Belgrade. Dans le\njury, international également, la France était re-\nprésentée par M. Chifflot.\nLes opérations du jugement ont duré un mois.\nLe jury, d'abord divisé en sections, puis réuni à\nnouveau, a classé premier le projet français de\nMM. Marcel Auburtin et Albert Parenty ? urbanis-\ntes à Paris, en collaboration avec deux architectes\ndiplômés installés à Belgrade, MM. Naville et\nChauquet.\nAu moment de l'attribution des prix, le conseil\nmunicipal a décidé de ne pas décerner la première\nprime et de donner trois secondes primes.MM. Berk,\nHirtz et Oker, de Vienne et M. Forbach de Buda-\npest obtiennent ces secondes primes.\nLe rapport du jury rend hommage aux solutions\nâ la fois grandioses et pratiques présentées par\nMM. Auburtin et Parenty.\nLa ville actuelle groupe 140.000 habitants dans\n1.000 hectares. La future capitale de MM. Aubur-\ntin et Parenty est prévue en première phase pour\n300.000 habitants répartis sur 5.200 hectares com-\npris les réserves et espaces libres. Elle est régulari-\nsée pour contenir 850.000 habitants sur 15.000\nhectares, avec cités-jardins isolées, réserves agri-\ncoles, etc....\nLe projet de MM. Berk, Hirtz et Oker était plus\nmonumental mais moins réalisable.Celui de M. For-\nbach s'est étendu en détails sur les questions des\nports et de chemins de fer.\nDeux troisièmes primes ont été données : 1 une\nà M. Brix, de Charlottenbourg, l'autre à la célèbre\nfirme Hugo Stines, de Hambourg.\nDix-huit primes ont été décernées.\nUN GRAND BATISSEUR. A l'heure où l'on\nparle de l'achèvement du boulevard Haussmann,\ni)l est peut-être intéressant de dire un mot du baron\nHaussmann, qui, préfet de la Seine de 1853 à 1870,\nmodifia et embellit considérablement Paris.\nGeorges-Eugène Haussmann est né en 1809, à\nParis, dans une maison aujourd'hui abattue qui se\ntrouvait à l'angle du faubourg Saint-Honoré et du\nboulevard auquel on a donné son nom. Par sa\nfamille, son éducation et ses habitudes d'esprit, on\npeut le considérer comme un Alsacien. Les Hauss-\nmann vinrent de l'Electorat de Cologne se fixer er\nAlsace sous le règne de Louis XIV. Ils apparte\nnaient au culte luthérien, et ils étaient attirés en\nAlsace par les libertés religieuses dont on y jouis-\nsait. Le grand-ipère d'Haussmann naquit à Colmar.\nTout auprès, à Logelbach, la famille possédait une\nmanufacture de toiles peintes. Il vint ensuite se\nfixer à Chaville, aux environs de Paris. Il prit par*\nau mouvement révolutionnaire de 1789, et le dé-\npartement de l'envoya siéger à la\nConvention.\nHaussmann reste le plus grand constructeur de\ncités qu'on ait jamais connu, même avant Pierre-\nle-Grand qui fit Pétersibourg, et Louis XIV qui\ndécréta Versailles. Qu'il suffise de dire que durant\nles dix-sept années de son règne 77.000 maisons\nfurent construites à Paris! On lui doit aussi toutes\nles grandes artères parisiennes : la rue de\nla rue La Fayette, la rue des Pyrénées, le quartier\nde l'Opéra, les boulevards extérieurs; l'aménage-\nment de la place de l'Etoile, de la pilace du Trône,\nde la place d'ltalie, tous les squares, les grands\njardins publics, les Buttes-Chaumont, le parc Mon-\nceau, 20 églises; l'aménagement du bois de Bou-\nlogne et du bois de Vincennes, ainsi que l'établis-\nsement du chemin de fer de ceinture.\nLe premier, il osa créer des avenues de 20, de\n40 et de 80 mètres de large, à une époque où îa\nrue Vivienne et la rue de Richelieu passaient pour\nles plus larges voies qu'on puisse imaginer.\nLes résultats de son administration, que l'on\nconsidéra alors comme très coûteuse, furent que\nla moyenne de la vie humaine dans Paris augmenta\nde six années; que les émeutes sont devenues\ndésormais impossibles, et que depuis lui on n'a\npllus revu les grandes épidémies.\n(Excelsior, 20 août 1922.)"}]}, {"article_id": "bm-bmtnaac-1922-06-01-c014", "article_bluemountain": "bmtnaac_1922-06_01#c014", "volume": "bmtnaac_1922-06_01", "ocr_source": "OCR Blue Mountain (ALTO), transcription TEI : lignes lb/@facs", "texte_sans_correction": true, "page_debut": "139", "page_fin": "139", "image_debut": 25, "image_fin": 25, "pages_selon": "pagination imprimée relevée dans le METS Blue Mountain (ORDERLABEL) ; [n] = page sans folio restituée", "url_article": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192206-01.2.8", "titre_corps": "EXPOSITIONS", "titre_sommaire": "EXPOSITIONS", "signature_source": "", "controle": "bornes données par la structure logique METS/ALTO de Blue Mountain (blocs ALTO de chaque constituant)", "pages": [{"page_pdf": 25, "page_imprimee": "139", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192206-01.1.25", "debut_caractere": 20, "fin_caractere_exclue": 4598, "texte": "EXPOSITIONS\nUNE EXPOSITION D'ART POST-IMPRES-\nSIONNISTE A LA SALLE GIROUX, A BRU-\nXELLES. La Galerie Giroux a résolu de réserver\ncet hiver, au milieu d'un programme d'expositions\nconsacrées à un inventaire général de la peinture\nbelge contemporaine, un Salon aux jeunes artistes\nbelges ou fixés en Belgique qui n'ont aucune occa-\nsion de prendre contact avec le public.\nElle croit qu'il est nécessaire de dersser de la\nsorte un premier bilan de la génération qui doit\nréaliser les conquêtes de l'lmpressionnisme et du\nPost-Impressionnisme et de donner aux forces\nencore inconnues l'occasion de se préciser.\nElle accueillera donc tous les jeunes artistes de\n18 à 30 ans qui voudront participer à cette expo-\nsition d'ensemble et qui lui feront parvenir leurs\nnom, âge et adresse avant le 1 5 décembre. Chaque\nenvoi pourra comporter cinq œuvres au maximum.\nLe Salon aura lieu en janvier 1923.\nPour plus amples renseignements, prière de\ns'adresser à la Galerie Giroux, 43, boulevard du\nRégent, à Bruxelles.\nPARIS. UNE EXPOSITION INTERNATIO-\nNALE DES ARTS DECORATIFS ET INDUS-\nTRIELS MODERNES EN 1924. A la veille de la\nguerre, le gouvernement (français avait décidé de\ntenir à Paris une importante exposition internatio-\nnale d'art moderne. Nos lecteurs se rappelleront\npeut-être que M. Fierens-Gevaert a résumé dans\nune remarquable étude parue dans la Revue « Art\net Technique » le but et les tendances de cette ma-\nnifestation.\nMalgré les difficultés que la réalisation de pareil\nprojet devait naturellement rencontrer après la\nguerre, les promoteurs de l'art nouveau poussèrent\nactivement à sa réalisation. Leurs efforts viennent\nd'aboutir. Le règlement et le programme de 1 ex-\nposition viennent d'être adressés tpar le Ministre\ndu Commerce à la Société Centrale d Architecture\nde France. Nous extrayons de la lettre d'envoi, pu-\nbliée par notre confrère 1* « Architecture »? les\nrenseignements suivants :\n« L'Exposition internationale des Arts décoratifs\net industriels modernes s'ouvrira à Paris au prin-\ntemps de 1924; elle s'étendra des Invalides au\nCours la Reine et comprendra le Grand Palais tout\nentier. >\nElle -montrera le tableau complet de la pro-\nduction actuelle de nos industries offrant des quali\ntés d'art et un caractère nettement moderne. »\n« C'est dire que toute copie ou contrefaçon de\nstyfle ancien en sera bannie; c'est dire aussi que\ntoutes les industries y figureront, les œuvres les\nplus simples et les pli us usuelles étant susceptibles\nde présenter autant de beauté que les objets les\nplus luxueux. >\n« Tous les industriels, tous les artistes, tous les\nartisans, quelle que soit la matière qu'ils travail-\nlent, bois, pierre, métal, céramique, verre, papier,\ntissus, etc., quelle que soit la forme sous (laquelle\nils l'emploient, quelle que soit la destination à\nlaquelle ils l'appliquent, peuvent et doivent se\nmontrer modernes ainsi que le furent, en leur\ntemps, leurs illustres devanciers des siècles passés\nen donnant à chaque objet une forme logique,\nharmonieuse ? exactement adaptée aux conditions\nde la vie actuelle et traduite par une exécution\nparfaite. >\n« Afin de permettre aux artistes, aux artisans et\naux industriels d'unir leurs eftforts, un organe de\nliaison a été créé auprès du Commissariat général:\nle succès n'est possible, en effet, que par une\nétroite collaboration entre les artistes créateurs de\nmodèles nouveaux (susceptibles d'être reproduits\npar unité, en nombre limité ou en série), les arti-\nsans, héritiers des saines traditions, et les indus-\ntriels pourvus de moyens puissants d'exécution. >\n« Sans attendre l'invitation officielle qui sera\nfaite à brève échéance, M. île Ministre croit devoir\nappeler dès maintenant l'attention des industriels,\ndes artisans et des artistes sur l'importance excep-\ntionnelle de la grande manifestation de 1924. >\n« Il importe, dit-il, que chacun envisage, sans\nplus tarder, sa collalboration à cette œuvre dont dé-\npendent le développement de nos exportations et\nnotre prospérité économique, autant que la répu-\ntation d'invention et de goût de notre pays. >\nLYON. FOIRE D'AUTOMNE. Le Salon du\nMobilier et des Arts Appliqués, organisé par l'Of-\nfice central de la Construction et de l'Habitation,\nau Grand Palais de la Foire, est ouvert au public.\nLes créations artistiques contemporaines expo-\nsées à ce Salon concernent tout l'Ameublement et\nla Décoration intérieure de l'Habitation.\nUne exposition rétrospective de meubles ancien#\net intérieurs régionaux et en particulier du lyonnais\net de la Bresse, complète cette importante mani-\nfestation de l'art et de l'industrie lyonnaise."}]}, {"article_id": "bm-bmtnaac-1922-06-01-c015", "article_bluemountain": "bmtnaac_1922-06_01#c015", "volume": "bmtnaac_1922-06_01", "ocr_source": "OCR Blue Mountain (ALTO), transcription TEI : lignes lb/@facs", "texte_sans_correction": true, "page_debut": "140", "page_fin": "140", "image_debut": 26, "image_fin": 26, "pages_selon": "pagination imprimée relevée dans le METS Blue Mountain (ORDERLABEL) ; [n] = page sans folio restituée", "url_article": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192206-01.2.9", "titre_corps": "BIBLIOGRAPHIE", "titre_sommaire": "BIBLIOGRAPHIE", "signature_source": "", "controle": "bornes données par la structure logique METS/ALTO de Blue Mountain (blocs ALTO de chaque constituant)", "pages": [{"page_pdf": 26, "page_imprimee": "140", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192206-01.1.26", "debut_caractere": 20, "fin_caractere_exclue": 4381, "texte": "BIBLIOGRAPHIE\nL'HABITATION A BON MARCHE\nNUMERO 3, MARS 1922. A. Puissant y con-\nsacre un long article de fond à 1* « Architecture\nRégionale ». Il y affirme que « l'architecture de\n» nos régions a toujours répondu à cette triple\n» condition : l'expression sincère des besoins de\n2> la vie sociale, le respect des conditions locales,\n» l'heureux emploi des matériaux.\n» Si nos monuments sont beaux c'est qu'ils ré-\n» pondent à cette triple condition. Le fait qu'ils\n> sont construits avec des matériaux semblables,\n» sous un même climat, pour et par un même\n» peuple, les rattache les uns aux autres par un\n» même lien, dans le temps et dans l'espace.\n» C'est cela la tradition architecturale, créatrice\n» d'un art national.»\n< Les formes se modifient suivant les régions et\n» donnent naissance à ce qu'on appelle « le style\n» régional >. Elles se particularisent suivant les\n» localités, et ce sont là nos savoureuses particula-\n» rités locales. Enfin, cette tradition revêt tout son\n» charme, quand toutes les conditions essentielles\n» étant respectées, elle est en plus caractérisée par\n» l'effort d'un artiste, qui en fait une œuvre bien\n> personnelle. >\nL'art est donc tout d'abord l'expression sincère\ndes besoins sociaux; il doit évoluer avec eux. Aussi\n« nous sommes dans la tradition quand, en répon-\n» dant aux besoins modernes, nous sommes tout à\n3> fait « de notre temps. »\nMalheureusement il nous est difficile de nous\nlibérer de la suggestion des œuvres des maîtres du\npassé. Et, cependant « il ne nous est pas permis\n> de nous inspirer directement de leur œuvre, pas\n> plus qu'eux-mêmes ne se sont inspirés de l'œu-\n» vre de leurs précédesseijrs. »... « Nous ne pou-\n» vons être liés par aucune chaîne. Le passé peut\n» nous inspirer, mais c'est le présent qui nous\n> tient, et nous devons travailler pour l'avenir. »\nL'on trouve, dans le même numéro, une descrip-\ntion illustrée de plans et croquis, du quartier-jar-\ndin de Middelkerke dont M. G. Hendrickx est l'ar-\nchitecte.\nNUMERO 4. AVRIL 1922. Ce numéro est\nconsacré presque tout entier au concours de Se-\nraing dont nous avons fait connaître dans le deu-\nxième nuiméro de « La Cité » les résultats.\nM. Puissant estime que ce concours, qui recueil-\nlit 39 envois, fut un succès, non seulement par la\nquantité, mais également par la qualité. « Pour ce\n» qui concerne le plan d'ensemble, le nombre de\n» bons projets ne fut pas aussi grand que le nom-\n-2> bre de bons projets d'habitations. Quelques con-\n» currents ont fourni un travail des plus intéres-\n> sant ne tenant, toutefois, pas assez compte des\n» mouvements du sol et des différences de\n» niveau. »\nEn ce qui concerne les habitations on a donné\nla préférence aux projets donnant à l'aspect exté-\nrieur un caractère se rapprochant du style régio-\nnal mosan. M. Puissant avoue qu'il était assez dif-\nficile de déterminer les caractères de ce style ap-\npliqué aux habitations à bon marché et franche-\nment parlé les résultats obtenus nous semblent\nprouver une fois de plus que dans la région indus-\ntrielle de Liège, plus encore qu'ailleurs, un franc\nmodernisme s'impose.\nM. Gielen signale la pénurie de bois et les diffi-\ncultés que l'on aura d'obtenir des assortiments de\nmême longueur. Il faudra varier la longueur des\npièces et leur équarissage.\nNUMERO 5. MAI 1922. M. O. Vejghe donne\nquelques précisions sur Le Déficit des maisons. Il\nrésulte de données toutes récentes fournies par le\nrecensement décennal, que ce déficit est d environ\n90.000. Passant ensuite en revue les statistiques\nqui prennent pour base le nombre de mariages\nconclus ces dernieres années le savant auteur con-\nclut que ceux-ci ne peuvent servir de donnée pour\nmesurer I*étendue de la crise des habitations.\nOn trouvera dans le même numéro quelques\ndonnées très intéressantes sur les « Gildes de cons-\ntruction » créées en Angleterre et en Allemagne.\nElles constituent un essai, de la part des ouvriers,\nde traiter directement avec le client sans intermé-\ndiaire aucun.\nSuit une revue de la question de l'habitat dans\nles différents pays.\nNUMERO 6. MAI 1922. Donne un aperçu,\naccompagné de plans et dessins, de 1 œuvre accom-\nplie par la Société « de Goedkoope Woning » dans\nl'arrondissement d'Anvers. 312 habitations sont\nachevées, 450 en construction, 222 projetées; tou-\ntes sont groupées en cités-jardins.\nCE NUMÉRO RENFERME LES PLANCHFS HORS TEXTE XI A XIV"}]}, {"article_id": "bm-bmtnaac-1922-06-01-c016", "article_bluemountain": "bmtnaac_1922-06_01#c016", "volume": "bmtnaac_1922-06_01", "ocr_source": "OCR Blue Mountain (ALTO), transcription TEI : lignes lb/@facs", "texte_sans_correction": true, "page_debut": "couv. 3", "page_fin": "couv. 3", "image_debut": 27, "image_fin": 27, "pages_selon": "pagination imprimée relevée dans le METS Blue Mountain (ORDERLABEL) ; [n] = page sans folio restituée", "url_article": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192206-01.2.10", "titre_corps": "[Publicité]", "titre_sommaire": "[Publicité]", "signature_source": "", "controle": "bornes données par la structure logique METS/ALTO de Blue Mountain (blocs ALTO de chaque constituant)", "pages": [{"page_pdf": 27, "page_imprimee": "couv. 3", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192206-01.1.27", "debut_caractere": 775, "fin_caractere_exclue": 1070, "texte": "w 4*fesMKâù:\nMONOBLOC\n176, chsee de Boondael » Bruxelles\nMaisons ouvrières rurales\nen agglomérés poreux et en briques\n■m «ma\nmi&m\nm*\nH\n%\nH\n_y«t-Y. \"'H\n\" •••«. P»w.:îv:\n••\n?\nUSINES\nBéton armé de tous systèmes\n62*S«>\n\"iM'iï\nHourdis creux sans coffrages\nBLOCS ATHERMANES KNAPEN\nMACHINES PILONNEUSES"}]}, {"article_id": "bm-bmtnaac-1922-06-01-c017", "article_bluemountain": "bmtnaac_1922-06_01#c017", "volume": "bmtnaac_1922-06_01", "ocr_source": "OCR Blue Mountain (ALTO), transcription TEI : lignes lb/@facs", "texte_sans_correction": true, "page_debut": "couv. 4", "page_fin": "couv. 4", "image_debut": 28, "image_fin": 28, "pages_selon": "pagination imprimée relevée dans le METS Blue Mountain (ORDERLABEL) ; [n] = page sans folio restituée", "url_article": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192206-01.2.11", "titre_corps": "[Publicité]", "titre_sommaire": "[Publicité]", "signature_source": "", "controle": "bornes données par la structure logique METS/ALTO de Blue Mountain (blocs ALTO de chaque constituant)", "pages": [{"page_pdf": 28, "page_imprimee": "couv. 4", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192206-01.1.28", "debut_caractere": 65, "fin_caractere_exclue": 403, "texte": "Vient de paraître\nEditions Tekhné\n\" L'Art la Société \"\npar H. - P. 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Il sera rendu compte\ndans « la Cité » de tout ouvrage dont deux exemplaires seront envoyés à la Revue.\nPour la rédaction, l'administration et les demandes d'abonnement, s'adresser au Siège\nde la Revue : 10, Place Loix, Saint-Gilles-Bruxelles.\nPour la vente au numéro s'adresser exclusivement aux librairies. Dépôt principal : Li-\nbrairie Lamertin, 58-62, Coudenberg, Bruxelles.\nABONNEMENT : Belgique 1 0 fr. ; Etranger, 1 5 fr. Le numéro, Un franc.\nLes abonnements peuvent se prendre en versant la somme de 10 francs au crédit du\nCompte chèques-postaux n° 16621 (Revue : La Cité). Moyennant un sup-\nplément de 3 francs les numéros sont envoyés mensuellement sous enveloppe\ncartonnée.\n\nEditions \" TEKHNÉ „\nr\nLA ClTE.Première année (juillet 1919, octobre 1920). Un volume de 260 pages,\nillustré de 29 planches hors texte, fr. 10.—\nLA CITE. Deuxième année (oct. 1920«déc, 1921). Un volume de 288 pages illus-\ntré de 24 planches hors texte fr. 10.—\nL'Art et la Société,par H. P. Berlage, architecte à Amsterdam. Tirés à part de la\nRevue \" Art et Technique ~ (septembre 1913-février 1914). Un volume\nluxueusement imprimé et illustré de 98 clichés. . fr. 20.—\nLa Conservation du cœur de la Ville de Bruxelles, par Charles Buis, avec\ntraduction d'une conférence de C. Gurlitt sur la \" Conservation du cœur\nd'anciennes villes. Une brochure de 24 pages fr. 2.—\nL'habitation coloniale. Sa construction au Congo Belge par Gaston Boghemans.\nUne brochure de 20 pages abondamment il lustrée . . fr. 3.\nConstantin Meunier. L'historique de son m par R- Thiry et\nG. Hendrickx. Une brochure illustrée . fr. 1.—\nLabbave de la Cambre. Historique, description, projets de transformation, avec\n20 illustrations. Texte de G. Des Marez, archiviste de la ville de Bruxelles fr. 1.50\nV Art des Jardins et le nouveau jardin pittoresque, par Louis van der Swaelmen,\narchitecte paysagiste fr. I.\nLA REVUE \" TEKHNÉ „. Collection complète de la 2me année <1912-1913). Beau\nvolume de 516 pages, sur papier couché, illustré de 250 clichés. Prix fr. 15.\nPour obtenir ces livres, il suffit de verser, dans n'importe quel bureau des postes, au\ncrédit du compte chèques postaux \"n° 166.21 la somme due et d'inscrire\nsur le bulletin de versement le titre du livre et les nom et adresse du souscripteur."}, {"page_pdf": 3, "page_imprimee": "121", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192206-01.1.3", "texte": "LA CITÉ. IIIE AINFNÉE\nN° 6. JUIN 1922\n\nA propos de Paul Hankar\nLE GROS PUBLIC ET NOS MAITRES\n\nEn Art le public accepte le passé, non parce qu'il l'apprécie, mais parce\nqu'il ne peut l'altérer; une forme nouvelle de la Beauté lui est absolument anti-\npathique et, quand elle apparaît, li entre dans une telle colère qu'il profère\ntoujours de stupides paroles tantôt que l'œuvre d'art est grossièrement inin-\ntelligible, tantôt qu'elle est grossièrement immorale...\nVoilà ce que remarque Oscar Wilde et qui rend sensible l'admiration\nque l'on professe pour l'un, tandis que le badigeon soustrait l'œuvre de l'autre\nà notre ferveur...\nIl y a dans toute cette controverse car l'article qui parut en cette\nmême place nous valut bien des lettres curieuses une simple différence\nde tempérament.\nL'un croit; il croit à des choses consacrées; il ne goûte pas ses classiques :\nil les avale.\nL'autre aime; et il ne demande à personne le droit d'aimer ou si la fer-\nveur qui lui est venue paraîtra ridicule; il aime et son amour entraîne d'autres\nvers la régénération.\nLorsque l'on reçoit mission d'enseigner à de jeunes artistes l'art de\nconstruire, est-il rien de plus profitable que des pèlerinages devant certaines\nconstructions? La « grande musique muette » des monuments parle à tous,"}, {"page_pdf": 4, "page_imprimee": "122", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192206-01.1.4", "texte": "LA CITÉ.\nJUIN 1922.\n■ ■ifliflißflm AH ■■ ■!■■§■■■ ■\n\npeu ou prou; tandis qu'un très humble mûr bâti par un maçon et envahi par\ntoute la flore du lieu s'offre sans fard dans la sincérité de sa structure et\ncommence l'œuvre éducatrice.\nEt si l'on est convaincu de la nécessité de donner à l'enseignement de\nT architecture une base solide en l'appuyant sur le résultat des expériences,\ndes choses vécues;\nleçons de choses qui montreront à travers les siècles la collaboration\nconstante des Architectes et de la matière et la lutte qu'ils mènent contre les\nagents atmosphériques;\nleçons de choses qui montreront aux élèves toutes les ressources de\nnotre sol, mais aussi toutes les exigences de notre climat, et comment des\néléments de beauté gisent en d'humbles cailloux, dans les pores des bois ou\ndans la juxtaposition de deux tons;\nleçons de choses enfin, qui devront nécessairement empreindre les\njeunes gens d'un solide fonds de bon sens, d'esprit critique et de sincérité.\nSi cette conviction existe, si tout cela est, vous vénérerez la mémoire\nde Paul Hankar.\nLa manie ou la mode qui sévit de décorer les individus, devait finir par\nune tentative de classement de tous les grains de poussière que nous sommes.\nIl y aurait des grands Belges et des petits Belges; et il en est qui possé-\nderaient le crible sur lequel surnagent les pures gloires et la façon de les\ncataloguer.\nPaul Hankar n'obtiendrait pas grâce, mais Poelaert, rendu célèbre par\nl'imposant mastodonte dont il nous gratifia, est un grand citoyen.\nEt que nous importent les théories des autos-cars, les caravanes Baede-\nkeriennes, les catalogueurs de gloire, au pied de ce Palais de Justice qui est si\ngrand qu'il anihila la sève du constructeur mais si colossalement faux...\nLe gros public croit qu'il convient d'ignorer Paul Hankar; qu'importe :\nHankar vit en nous; il nous fit réfléchir et aimer. Il est grand de tout ce qu'il\nnous donna. Et il eut la « vertu qui donne ».\n\nF. B."}, {"page_pdf": 5, "page_imprimee": "123", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192206-01.1.5", "texte": "LA CITÉ\nJUIN 1922\n\nL'Exposition d'Architecture\ndu Palais d'Egmont\n\nLes organisateurs du Congrès international des Architectes ont réuni, au\nPalais d'Egmont, des œuvres, plans, élévations, coupes, vues photographiques\nou dessins des congressistes. Le public profane est contenté; il y a beaucoup\nde reproductions d'oeuvres réalisées, il n'y a pas que des plans « fort beaux\nsur le papier ». Je crois que des visiteurs ont fréquenté l'exposition. Vous\nsavez que dans les salons triennaux ou autres, la section architecturale déserte\nest réservée aux amoureux. Il est donc vrai qu'une œuvre architecturale doit\nêtre réalisée et qu'il ne s'agit pas pour être architecte de faire de beaux lavis\net de somptueuses aquarelles. Ce travers est encore à signaler ici. Beaucoup de\njeunes architectes (même des vieux) continuent de pratiquer le déplorable\nsystème enseigné dans nos écoles. Ils font de magnifiques « rendus ». Tout\nest sacrifié à l'aspect extérieur, à la présentation de la façade.\nTout comme à l'Académie des Beaux-Arts, le premier prix revient de\ndroit au meilleur dessin. Voilà donc l'architecture devenue une question de\n« patte ». Nous aurons l'occasion de revenir sur cette question; d'ailleurs,\nelle est flagrante, manifeste, cette erreur, ici même, dans les salles organisées\npar la Société Centrale d'architecture. La section belge ne donne pas une idée\nbien exacte de notre situation et des derniers travaux de nos maîtres. Il faut y\ndéplorer l'absence d'œuvres d'hommes de haute valeur comme Victor Horta\net de chercheurs passionnés comme les frères Hamesse. De plus, il aurait été\nintéressant d'y voir une rétrospective de l'œuvre de Hankar, qui est le maître\nprécurseur quand il s'agit d'architecture.\nMais les organisateurs ne doivent pas priser outre mesure le modernisme.\nBeyaert et Poelaert doivent satisfaire leur amour du neuf. Mais, tout de\nmême, puisque l'on consacre à feu Janlet une place, n'y aurait-il pas, mon\nDieu! un petit coin, par exemple, pour Henry Vandevelde. Ah! je sais bien,\nVandevelde n'a pas fait beaucoup de grands châteaux, ni beaucoup de minis-\ntères. Il n'a fait que créer tout un art nouveau. C'est un véritable architecte, il\na touché à tout, il a travaillé. Et puis, Messieurs, sa réputation est mondiale,\nvous ne devez pas avoir peur.\nEnfin, consolons-nous.\nM. J.-B. Dewin, président du Congrès, est un bel artiste. Résolument\nengagé dans la voie du neuf et de l'adaptation du plan à la vie, il compose\ndes habitations dont la ligne sobre fait le prix. Il recherche l'utilisation des"}, {"page_pdf": 6, "page_imprimee": "124", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192206-01.1.6", "texte": "LA CITÉ.\nJUIN 1922.\n\nmoyens modernes, tant dans le procédé de construction que dans la manière\nde mettre en œuvre les matériaux. Il est largement de la nouvelle école et\nnous n'avons que des félicitations à lui adresser. Au reste, M. Dewin n'est\nplus un débutant, mais il ne nous en voudra pas de le signaler quand même\nen montrant les caractéristiques de son art. Spécialiste des cliniques, infir-\nmeries, hôpitaux, nous aurons bientôt l'occasion de signaler sa nouvelle œuvre\ndu Boulevard de Waterloo.\nTout autre apparaît le talent de M. G. Maukels, un des pionniers de la\nSociété centrale d'architecture, une autorité reconnue en législation et juris-\nprudence du bâtiment. M. Maukels s'attache surtout à l'hygiène du bâtiment\net se tient, quant au plan, aux généralités classiques.\n11 est impossible de citer et de discuter tous les envois. Bornons-nous à\nmentionner des jeunes comme M. R. Moenaert, dont les villas du Zoute mar-\nquent une étape heureuse dans l'évolution de l'architecture dite régionaiiste.\nM. Petit, dont l'œuvre témoigne des mêmes sentiments, mais dénote plus\nde raffinement encore. Mais pourquoi M. Petit, qui a fait pour la firme\nVan der Borght et pour la Foire Commerciale des pavillons d'un modernisme\ntrès heureux, se croit-il forcé de regarder en arrière dès qu'il fait de grande\narchitecture?\nM. Minner exposait des photographies qui rappelaient l'action heureuse,\nmais combien sage, de l'œuvre suisse en Belgique.\nMM. van Montfort, Delbrassine et Langeraert ont conçu des habitations\nà bon marché qui mériteraient mieux qu'une mention.\nM. Duesberg s'affirmait une fois de plus comme celui de nos modernistes\nqui est le plus soucieux du respect de l'ambiance et du cadre champêtre d une\nœuvre d'architecture.\nMM. Ghobert et de Ridder quoique fort divers s'efforcent tous\ndeux de renouveler les moyens d'expression de l'architecture religieuse. Je\nregrette pour ma part que l'exposition ne nous ait pas montré d'autres\ntentatives du même genre, et que, plus particulièrement, elle ne nous ait pas\nrévélé les plans de la Basilique de Koekeîberg auxquels l'architecte Van Huffel\nun moderniste de très grand talent travaille depuis plus de deux ans.\nL'exposition ne nous montre de cet architecte que quelques photographies de\nla Cité-Jardin de Nieuport, une œuvre d'une belle sobriété et d'un grand\nraffinement.\nEnfin, il me semble que « La Cité » ne peut passer sous silence les Ultra-\nmodernes.\nM. Huib. Hoste, tout le premier, le grand maître de l'école. Ses projets\nde maisons ouvrières pour Selzaete sont d'un cubisme sincère.\nM. Hoeben, qui s'est classé au premier rang des tout jeunes par son beau\nsuccès au concours d'urbanisation de Molenbeek. L'exposition a fait con-\nnaître au grand public cette intéressante étude."}, {"page_pdf": 7, "page_imprimee": "125", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192206-01.1.7", "texte": "LA CITÉ\nJUIN 1922\n\nM. De Koninck, dont l'envoi (2 maisons pour mutilés) est, à mon avis,\nle plus sympathique et le plus prometteur de toute l'exposition.\nLes architectes-paysagistes étaient représentés par M. L. van der Swael-\nmen, dont le projet d'aménagement du terrain du Kappelleveld est un modèle\ndu genre.\nMais nous ne pouvons songer à énumérer tous les envois intéressants.\nLa section française se fait remarquer par son impeccable présen-\ntation. On sent « le faire » de l'Ecole des Beaux-Arts de Paris, le vernis\nde cette incomparable, de cette unique école de formation architecturale qui,\npourtant, est égarée dans les erreurs que je signalais plus haut. Que de beaux\nplans! Que de beaux papiers! Comme tout cela est symétrique et joliment\nteinté! Il n'y a pas de faute de goût, les couleurs sont harmonieuses, la palette\nest riche. Mais je ne suis pas à une exposition de peinture. Je suis ici pour\nvoir des constructeurs, des gens qui, en quelques lignes, doivent montrer aux\nautres gens, du métier ou non, ce qu'ils veulent. Un croquis qui doit m'en\ndire plus long qu'un rapport, c'est cela le dessin de l'architecte. Il ne s'agit\npas de faire de belles images. L'architecture, c'est de la construction. Un mur\navec des trous harmonieux. L'architecte doit faire chanter l'espace. Il est\nle maître des plans et des volumes .On dirait toujours qu'ils font de la pein-\nture\nIci, en France, c'est la haute tradition. Tout est magnifiquement équilibré.\nLa science prime la raison. Tout est sacrifié (comme à Versailles) à la belle\nordonnance. C'est un défaut et une qualité. Il faut déplorer de voir les\narchitectes français si éloignés encore de la route moderne, imprégnés par la\nRenaissance d'une si dangereuse façon.\nLa section américaine est la plus passionnante. Les « buildings », gratte-\nciel lourds, choquent au premier abord notre sens des proportions et notre\ngoût de la mesure. MM. Russel et Cross sont des architectes assez célèbres et\nreproduits à l'envi dans toutes les revues d'art. Nouls pouvons admirer\nsans réserve leur habileté de constructeurs. Mais pour le bon art du décora-\nteur, c'est une autre affaire. Certes, il y a, dans l'ameublement, la façon de\ncomprendre la vie, très américaine, un confort pour ainsi dire inconnu chez\nnous. Mais ils entassent en des ensembles effrayants tous les arts les uns sur\nles autres, depuis le grec et ses temples à colonnes jusqu'au pire baroque,\njusqu'au roccoco allemande, honte de Berlin et de Potsdam. Ils ne sont,\nd'ailleurs,pas représentés,je crois, par leur meilleur architecte, le fameux Frank\nLloyd Wright. S'il y a deux petites choses de lui dans un coin en dessous, écra-\nsées par les mastodontes et la bêtise humaine, qu'importe: Frank Lloyd Wright\nest immortel en des plans simples, en des lignes naturelles et calmes, il a créé\nen quelque sorte tout un nouveau mode de bâtir qui fait honneur aux Etats-\nUnis et au monde.\n\nCharles CONRARDY."}, {"page_pdf": 8, "page_imprimee": "126", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192206-01.1.8", "texte": "LA CITÉ.\nJUIN 1922.\n\nLe Xe Congrès International\ndes Architectes\n\nDu 4 ou 1 1 septembre s'est tenu à Bruxelles, sous la Présidence d hon-\nneur de M. Ch. Girault, membre de l'lnstitut, le Xe Congrès International des\nArchitectes, dont la « Cité » a publié le programme. Ainsi, la Belgique eût\nF honneur de renouer la tradition des Congrès internationaux qui n'avaient\nplus tenu leurs assises depuis la guerre. La tâche du Comité organisateur, pré-\nsidé par l'architecte Caluwaers, ne fut guère aisée, aussi, faut-il le féliciter\nde l'avoir menée à si bonne fin en si peu de temps. Peut-être exprimerons-nous\nseulement un regret au sujet de la difficulté où se sont trouvés les congressistes\nde discuter les rapports présentés parce qu'il fut impossible au Comité de\nfaire remettre aux membres du Congrès le texte de ces rapports. Les quelques\nremarques faites, ne purent l'être qu'au pied levé, d'après des notes prises au\ncours des exposés. Sans doute, regretterons-nous aussi que les séances de\ntravail aient dû être réparties en un temps aussi court, car plusieurs gouverne-\nments n'avaient envoyé qu'un seul délégué qu'il eût été intéressant d'entendre\nexposer le point de vue de leur pays sur chacune des question à l'ordre du\njour, comme il leur aurait été utile, sans doute, d'assister aux exposés de tous\nles autres? Quoi qu'il en soit, les travaux furent du plus grand intérêt au point\nde vue professionnel.\nEn conclusion de la discussion du premier thème de la responsabilité des\narchitectes, M. Harmant, délégué françaçis, fit adopter un vœu tendant à\nobtenir, de la part des tribunaux, l'établissement d'une jurisprudence recon-\nnaissant :\na) Que l'architecte auteur et directeur de l'œuvre ne peut être rendu\nresponsable que de ses propres fautes de conception et de direction.\nb) Que sa responsabilité ne peut être engagée solidairement avec celle\nde l'entrepreneur que dans le cas de faute partagée.\nc) Que l'entrepreneur seul doit être responsable des vices de matériaux\nfournis et de leur mauvaise mise en demeure.\nd) Que l'architecte ne doit pas être rendu responsable des vices de plans\nlorsque la direction des travaux ne lui a pas été confiée.\nD'autre part, nous avons appris que le barème différentiel d'honoraires\nest admis dans la plupart des pays et qu'ailleurs comme chez nous, il fait\njurisprudence. Il est à remarquer que dans plusieurs pays le taux est plus élevé\nque chez nous et qu'en France, par exemple, il varie par tranches successives\ndu montant des travaux."}, {"page_pdf": 9, "page_imprimee": "n. p.", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192206-01.1.9", "texte": "L'EXPOSITION D'ARCHITECTURE\nAU PALAIS D'EGMONT\nLA SECTION AMERICAINE\nPLANCHE XI.\nENTREPOT MILITAIRE.\n« U. S. ARMY BASE ».\nBROOKLYN N. Y.\nARCHITECTE :\nCASS GILBERT.\nCliché prêté gracieusement par\n« The Architects Journal », de Londres."}, {"page_pdf": 10, "page_imprimee": "n. p.", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192206-01.1.10", "texte": "PLANCHE XII.\nL'EXPOSITION D'ARCHITECTURE\nAU PALAIS D'EGMONT\nLA SECTION AMERICAINE\nTHE EQUITABLE BUILDING.\nNEW-YORK.\nARCHITECTE :\nR. R. GRAHAM.\nCliché prêté gracieusement par\n« The Architects Journal », de Londres."}, {"page_pdf": 11, "page_imprimee": "127", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192206-01.1.11", "texte": "LA CITÉ\nJUIN 1922\n\nAu sujet des droits d'auteur et de la profession d'architecte, on exprima,\nune fois de plus, le vœu de voir l'exercice de la profession réglementé par la\nloi. Si le Congrès fut unanime, les modalités d'application de ce principe\nvarient d'après les pays; l'architecte français, pour qui: existe le diplôme non\nobligatoire, ne désire pas le rendre obligatoire pour tout constructeur, mais\nsouhaite arriver à la protection légale du titre professionnel. Les Hollandais,\nles Suisses et les Anglais ne tiennent pas à voir instituer l'obligation du diplôme\npour leurs constructeurs et dans d'autres pays tels la Pologne et 1 Uruguay,\noù personne ne peut élaborer les plans d'une construction ni en diriger 1 exé-\ncution sans être porteur d'une « autorisation » constatant les garanties tech-\nniques indispensables, nos confrères désirent la reconnaissance officielle du\ngroupement professionnel.\nL'architecte Puissant fournit un rapport très documenté sur la question\ndes habitations à « Bon Marché » ou mieux des habitations « Economiques »\nainsi que les confrères français désireraient les voir appelées. Il insiste à nou-\nveau sur les immenses avantages économiques et esthétiques de la standardi-\nsation. Une controverse s'élève, mais, finalement, le rapport est adopté. Le\nCongrès émet le vœu de voir se fonder une « association internationale d'archi-\ntectes s'intéressant à la question des habitations économiques » afin de centra-\nliser la documentation.\nL'étude du tracé des villes fut également abordée, mais est-il besoin de\ndire qu'en un temps aussi restreint il ne pouvait êrte question d'étudier un\nproblème aussi vaste qui, à lui seul, mériterait de retenir l'attention d'un\ncongrès.\nM. Totten, délégué américain, nous parla de façon fort intéressante de\nl'art régional et notre confrère Dhuicque de la conservation des monuments\nhistoriques avec sa conviction habituelle.\nLes travaux terminés, il y eut des réceptions officielles comme il y avait\neu une ouverture officielle, des excursions et enfin un banquet. Tout cela fut\nl'occasion de causer entre confrères étrangers et de se rendre compte de la\ndifférence des points de vue, mais n'est-il pas regrettable qu'alors seulement\nil fut possible d'aborder en petit comité les questions artistiques dont il fut\nsi peu parlé pendant les séances. Est-ce encore un signe des temps de voir les\nartistes mêmes provoquer des réunions aussi importantes dans le seul but de\ndéfendre des intérêts matériels! Nous avions accueillis avec un certain enthou-\nsiasme l'annonce de ces assises internationales. Plusieurs séjours chez nos\ngrands voisins nous avaient familiarises avec leurs productions anciennes et\nmodernes et nous nous réjouissions de nous trouver en contact avec quelques\nfigures marquantes de notre profession. Nous espérions connaître ainsi leurs\ntendances, leurs buts, leurs efforts! Mais l'ordre du jour du Congrès eut vite\nfait de nous éclairer! Si, au cours des discussions, il fut question d'esthétique,\nce ne fut que pour nous prouver que ce n'est pas dans notre pays seulement"}, {"page_pdf": 12, "page_imprimee": "128", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192206-01.1.12", "texte": "LA CITÉ.\nJUIN 1922.\n\nque l'on considère encore la standardisation des éléments de construction\ncomme incompatible avec l'esthétique du bâtiment; il paraîtrait cependant,\nque le sophisme de cette thèse n'ait plus besoin d'être démontré!\nDisons enfin que, pour nous, ce Congrès manquait de couleur et mar-\nquons très sincèrement notre déception. Puissions-nous voir le prochain Con-\ngrès porter à son ordre du jour ces questions oubliées et étudier les directives\ncapables de renouveler notre art et de lui permettre de se développer harmo-\nnieusement au milieu des autres productions de l'esprit humain!\n\nJulien DE RIDDER.\n\nDirection et Réorganisation\nde l'Académie des Beaux=Arts\nde Bruxelles\n\nDepuis le 1 er septembre, le maître Victor Horta a repris la direction de\nnotre première école des Beaux-Arts. En 1913 déjà, le grand architecte,\nnommé recteur, avait proposé tout un plan de réformes sages que nous croyons\nutile de rappeler ici.\n1° Le dessin d'après nature indistinctement pour tous à la base;\n2° La connaissance du métier pooir tout le monde;\n3° L'étude de ce que l'on appelle les Beaux-Arts comme couronnement;\n4° L'école, pour obvier aux différences des situations sociales, donne\nrenseignement intégral proportionné aux besoins des professions artistiques\net de degrés divers.\nDans un discours retentissant, prononcé le 23 novembre 1913, à la distri-\nbution des récompenses de l'Académie des Beaux-Arts et de l'Ecole des Arts\ndécoratifs, Victor Horta avait exposé les grandes lignes de cette réforme salu-\ntaire.\nENSEIGNEMENT GENERAL\nL'Académie comporterait une organisation unique sous la triple dénomi-\nnation d'Ecole de Dessin, d'Ecole technique des Arts décoratifs et d'Académie\ndes Beaux-Arts. Ses études correspondraient aux trois degrés, primaire, moyen\net supérieur, de l'enseignement général,"}, {"page_pdf": 13, "page_imprimee": "129", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192206-01.1.13", "texte": "LA CITÉ\nJUIN 1922\n\nLE PROGRAMME HORTA\nL'Ecole de Dessin ne ferait pas de spécialité. L'enseignement est utilitaire\nen vue de la carrière « manuelle ». L'élève aura en main le crayon outil com-\nplet. Au programme : études primordiales de la nature, flore, faune et figure\nhumaine. Ces cours sont complétés par des cours spéciaux de botanique élé-\nmentaire d'éléments d'anatomie animale et humaine et d'instruction générale.\nDès l'âge de douze ans, les élèves sont admis. L'école technique des Arts\ndécoratifs (section moyenne) comporterait quatre années d'études. Les élèves\npeuvent se consacrer entièrement aux connaissances techniques, archéologiques\net générales qui leur sont nécessaires, l'école étant précédée d'une école de\ndessin général. L'enseignement y est toujours utilitaire et a pour but de for-\nmer des ouvriers d'élite capables de diriger ou de commander dans des ate-\nliers. Il y aurait une division préparatoire à l'Académie des Beaux-Arts pour\nles sculpteurs et les peintres. Elle comporterait deux années d'études avec les\nélèves précédents et deux années spéciales pour le dessin et la sculpture,\nd'après nature et d'après l'antique. Les élèves du bâtiment suivraient une\nannée d'études de pratique de sculpture et de peinture décorative, trois an-\nnées d'architecture des styles. Les cours seraient accompagnés de cours spé-\nciaux comme à l'école de dessin, mais plus étendus et plus complets pour les\narchitectes.\nENSEIGNEMENT SUPERIEUR\nL'enseignement supérieur de l'Art serait donné à l'Académie royale des\nBeaux-Arts comportant trois années d'études. Chaque professeur y enseigne\nselon sa méthode. L'enseignement n'est plus positif, il s'agit de dégager le\ncaractère personnel de l'élève, l'artiste en quelque sorte.\nVoilà dans les grandes lignes la réorganisation proposée.\nPOUR ATTIRER LES ETUDIANTS ETRANGERS\nPour qui connaît la situation actuelle, ce programme est incontestablement\ndestiné à combler bien des lacunes, à élargir les études artistiques et ne man-\nquerait pas d'attirer chez nous les étudiants étrangers qui prenaient jadis la\nroute de l'Allemagne.\nL'application des idées de Victor Horta rendra une vigueur nouvelle à\nnos arts.\n\nCharles CONRARDY."}, {"page_pdf": 14, "page_imprimee": "130", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192206-01.1.14", "texte": "LA CITÉ.\nJUIN 1922.\n\nTECHNOLOGIE\nLa Standardisation dans les\nRégions dévastées de France\n\nA plusieurs reprises, nous avons, dans\ncette Revue, exprimé l'opinion que la Stan-\ndardisation des éléments de construction\nétait indispensable à une reconstruction ra-\npide et méthodique des Régions dévastées.\nAussi, avons-nous applaudi aux quelques\ninitiatives qui ont été prises dans ce sens.\nNous savions que, loin de constituer un dan-\nger pour l'esthétique, la répétition d éléments\nde construction soigneusement manufacturés\nd'après des modèles choisis ne pouvait que\nrelever la qualité de nos édifices. L archi-\ntecte invité à utiliser de pareils éléments se\nsouvient naturellement que la beauté archi-\ntecturale ne résulte pas tant de la recherche\nd'éléments décoratifs et individualistes que\nd'une répartition harmonieuse des masses\net des lignes.\nLa Standardisation fut battue en brèche\npar les adeptes des styles traditionnels qui\nconfondent volontiers le produit de leurs\nimaginations en délire avec les souvenirs des\nrythmes collectifs d'autrefois. Quoi qu'il en\nsoit, ils opposèrent aux partisans de la Stan-\ndardisation les méthodes des architectures\ntraditionalistes et non le moins de l'archi-\ntecture française.\nIl est d'autant plus typique de constater\nqu'aujourd'hui éclairés par trois années\nd'expérience des architectes français, et\nnon des moindres, reconnaissent la néces-\nsité impérieuse de la Standardisation des élé-\nments de construction et en font une condi-\ntion indispensable de la possibilité pour l'ar-\nchitecte d'intervenir dans la reconstruction\ndes régions dévastées. Ils se rendent compte\nque, si les architectes s'obstinaient à vouloir\nimposer leurs méthodes d'avant-guerre, la\nreconstruction sous la poussée des be-\nsoins se ferait en dehors d'eux et sans\neux.\nUne circonstance nouvelle vient, d'ail-\nleurs, plaider victorieusement en faveur de\nla Standardisation. C'est la nécessité pour\nla France et peut-être non moins pour\nla Belgique de récupérer en nature ce que\nF Allemagne ne peut ou ne veut nous donner\nen espèces.\nSe mettant à ce point de vue, M. de Lu-\nbersac, a, le premier, lancé un appel en fa-\nveur de la Standardisation, montrant qu'un\ndevoir national aussi bien que l'intérêt privé\ndoivent nous conduire à chercher le rende-\nment optimum des prestations en nature.\nDans un article qu'il publiait au mois de\njuillet dernier, dans le « Journal des Régions\nDévastées », M. J.-P. de Saint-Maurice, ar-\nchitecte diplômé par le gouvernement, pré-\nsident de l'Union des Syndicats d'architec-\ntes agréés des Régions dévastées, reprenait\nla même thèse en l'acompagnant d'argu-\nments en faveur de la Standardisation qui,\npour nous, ne sont pas tous également con-\nvaincants, mais que nous reproduisons ce-\npendant ici, à titre de curiosité.\n« Ce ne sont pas seulement nous dit\n» M. de Saint-Maurice des matériaux\n» bruts qu'il ,nous faut demander à l'Alle-\n» magne, mais des matériaux ouvrés qui re-\n» présentent une valeur beaucoup plus con-\n» sidérable puisqu'ils comportent et la ma-\n» tière et la main-d'œuvre.\n» Or, il ne saurait être question d'exiger\n» de notre débitrice des livraisons de types\n» infinis d'éléments très variés, la raison\n» nous conduit à l'idée de la standardisa-\n» tion.\n» Au reste, tout nous invite à la fabrica-\n» tion en série, même s'il s'agit de produc-\n» tion nationale; au point de vue du trans-\n» port et de la manutention» les matériaux\n» ouvrés ... puisqu'ils excluent le déchet ..."}, {"page_pdf": 15, "page_imprimee": "131", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192206-01.1.15", "texte": "LA CITÉ.\nTECHNO LOGIE\nJUIN 1922\n\n» présentent sur les matériaux bruts des\n» avantages très sensibles; quant à l'éco-\n» nomie qui résulte de la diminution des\n» frais généraux de l'entreprise quand ses\n» épures, ses profils, ses devis, ses sous-dé-\n» tails sont valables pour des centaines et\n» des milliers de reproductions au lieu de\n» varier avec chaque cas particulier, elle\n» n'est pas contestable.\n» Nous n'avons plus à retenir l'objection\n» mille fois répétée de ceux qui confon-\n» daient la standardisation des éléments de\n» construction (charpentes, portes, fenê-\n» très, etc.), avec la standardisation des\n» constructions elles-mêmes et qui crai-\n» gnaient l'uniformité et la monotonie de\n» nos villes et villages ainsi reconstitués.\n» M. Giraut, notre éminent confrère,\n» membre de l'lnstitut, dans l'introduction\n» des cahiers de standardisation qu'il a éta-\n» blis en accord avec le Ministère des R. L.,\n» répond sur ce point d'une irréfutable ma-\n» nière aux préjugés de trop de sinistrés et,\n» disons-le aussi, d'architectes rétrogrades.\n» On peut donner, dit-il, une idée des\n» ressources que peut fournir la variété des\n» solutions qui s'offrent au choix des archi-\n» tectes par un rapprochement tiré de\n» l'exemple des combinaisons en mathéma-\n» tiques.\n» Tout le monde sait combien sont nom-\n» breuses celles de quelques lettres de\n» quelques chiffres de divers objets, en\n» les groupant différemment.\n» Une série de 10 lettres, par exemple,\n» peut donner naissance à 3,618,800 com-\n» binaisons différentes.\n» Les 25 lettres de l'alphabet président\n» et présideront à toute la littérature mon-\n» diale.\n» Les sept notes de la gamme ont permis\n» de concevoir toutes compositions musica-\n» les existantes, et ce n'est pas fini.\n» On ne dispose, pour exprimer les profils\n» des membres d'architecture, à quelque\n» époque qu'ils appartiennent, que de sept\n» types de moulures.\n» Il en va de même de la juxtaposition de\n» locaux entrant dans la composition d'un\n» plan ou des arrangements d'éléments de\n» construction dans les façades, maçonne-\n» ries, combles, portes, fenêtres, lucarnes,\n» etc.\n» Il n'y a pas d'imagination d'architecte,\n» si riche soit-elle, pouvant concevoir et\n» épuiser ces diverses combinaisons. Elles\n» ne sont, à coup sûr, pas toutes d'une uti-\n» lisation pratique, mais celles susceptibles\n» d'être retenues sont nombreuses.\n» Je viens donc faire appel à la bonne\n» volonté et à la conscience des sinistrés,\n» des architectes et des entrepreneurs pour\n» qu'ils veuillent bien laisser là leurs préju-\n> gés et se plier aux exigences des temps.\n» Bien sûr dans les premières années de\n» la reconstruction, nous avons méconnu\n» ces principes, si largement appliqués par\n> les Américains et les Anglais, parce qu'il\n» a fallu parer au plus pressé et faire flèche\n» de tout bois.\n» Aujourd'hui, nous devons être en me-\n» sure de rompre avec de vieilles habitudes\n» qui répondaient à de faibles besoins, mais\n» qui sont la négation de la méthode qu'im-\n» pose l'immensité du problème actuel.\n» N'en déplaise aux adversaires de cette\n» méthode, il faut reconnaître que deux ou\n» trois types de charpentes, de portes et de\n» châssis permettent de réaliser tous les pro-\n» jets d'écurie et de grange que nous die-\n» tent les cas d'espèce, car il n'existe pas\n» des dispositifs en nombre infini pour répar-\n» tir les stalles d'une écurie et pour entasser\n» la paille dans une grange.\n» Quatre ou cinq types d'escaliers dont les\n» épures et les devis auront été préparés une\n» fois pour toutes suffiront dans l'exécution\n» de toute la gamme des maisons depuis la\n> plus humble jusqu'à la plus confortable.\n» Que dire des portes et des fenêtres, etc!\n» Il y a une dizaine d'années, qu'à Paris,\n» notamment, on utilise celles que la Suède\n» et la Norvège nous livrent en série parfai-\n» tement exécutées; pourquoi l'Allemagne\n» n'en serait-elle pas aujourd'hui notre\n» grande pourvoyeuse par le moyen des\n» prestations en nature?\n» Dans l'application de la standardisation,"}, {"page_pdf": 16, "page_imprimee": "132", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192206-01.1.16", "texte": "LA CITÉ.\nTECHNOLOGIE\nJUIN 1922\n\n» l'architecte devra évidemment s'astreint\n» dre au respect des mesures fixes lors de\n» l'étude de ses projets, mais c'est là une\n» gymnastique qui n'exige pas une bien\n» grande souplesse et il y parviendra aisé-\n» ment.\n» Ses plans devront être fonction des élé-\n» ments standardisés alors qu'il a toujours\n» été habitué au contraire; il lui faudra rai-\n» sonner à l'inverse de l'usage et ne pas dé-\n» créter, par exemple, que telle maison aura\n» 8 m. 65 de largeur alors que les magasins\n» de la Coopérative posséderont un type\n» de ferme d'une portée de 8 m. 50 et que\n» pour un écart de 1 5 centimètres, son client\n» serait immédiatement servi et à meilleur\n» compte. 1\n» Faudra-t-il aussi que le sinistré se plie\n» à cette douce discipline, mais pourrait-on\n» en douter puisque l'intérêt général et son\n» intérêt personnel seront communs et qu'il\n» saura que désormais la formule unique est:\n» « Standardiser pour reconstruire ».\nPeu de jours après que cet article fut pu-\nblié, le Comité consultatif, qui siège au Mi-\nnistère des Régions Libérées, ratifia les vœux\némis par M. de Lubersac.\nEn conséquence, l'« Union des Syndicats\nd'Architectes agréés » reçut mission de dres-\nser, en accord avec la Conférence Générale\ndes Coopératives et l'Office du Bâtiment,\nla nomenclature de tout ce que la France\npeut exiger de l'Allemagne en quincaillerie,\nfumisterie, appareils sanitaires, etc., et d'éta-\nblir par région, en tenant compte du carac-\ntère et des usages locaux, les dessins détail-\nlés des éléments standardisés, nécessaires à\nla fabrication en série.\nCette société d'architectes vient d'inviter\nses membres à lui faire parvenir tous projets,\nplans, façades, détails susceptibles de servir\nà l'établissement des types de portes, fenê-\ntres, lucarnes, charpentes, etc. X.\nSTANDARDISATION DES INSTRUCTIONS RE-\nLATIVES AUX OUVRAGES EN BETON ARME.\n—— A la demnade de l'Union belge des Entrepre-\nneurs de Travaux publies, l'Association belge de\nstandardisation a entrepris, dès l'année 1920, l'éla-\nboration d'instructions sur le calcul et la construc-\ntion des ouvrages en béton armé.\nLa commission technique chargée de ce travail\na été composée de délégués des administrations et\ngroupements suivants : Le Ministère des chemins\nde fer; le Ministère de la défense nationale; la\nSociété centralle d'Architecture; la Fédération na-\ntionale belge du Bâtiment et des Travaux publics;\n1 Union beilge des Entrepreneurs de travaux publics.\nDès l'origine de ses travaux, cette commission\na estimé que les instructions devaient être\nd une façon générale, sur le plan des Instructions\nfrançaises de 1906, c'est-à-dire qu'elles devaient\nse borner à édicté r un certain nombre de règles\ngénérales sans entrer, comme le font certains rè-\nglements étrangers, dans des stipulations de détail\nqui, le pilus souvent, ne sont que la traduction de\nrègles empirique*. .\nlil a cependant paru nécessaire de reviser le texte\ndes instructions françaises assez profondément, afin\nde l'adapter aux besoins de la Belgique et de l'ex-\npérience acquise depuis 1906. Ce travail a de-\nmandé un grand nombre d'études nouvelles, parmi\nlesquelles certaines recherches expérimentales qui\nont pu être entreprises au Laboratoire de Résis-\ntance des Matériaux de l'Université de Gand, grâce\nà la bienveillante autorisation donnée à cet effet\npar le Ministère des Sciences et des Arts.\nCe travail vient d'être publié dans le « Bulletin\ndu Comité Central Industriel de Belgique », non\npas comme œuvre définitive, mais dans le but de îe\nsoumettre à une enquête puiblique.\nCe travail! de critique qui est demandé au public\ntechnique sera beaucoup facilité par les notes ex-\nplicatives qui sont jointes au texte publié.\nCelui-ci peut être obtenu sur demande adressée\nà I*Association Belge de Standardisation, 33, rue\nDucale, demande à accompagner de l avis du ver-\nsement de 1 franc au crédit du compte de chèques\npostaux n° 21.855, du secrétaire, M. Gustave-L.\nGérard. Une simple mention sur le talon du bulle-\ntin de versement ou du mandat de virement suffit,\nmoyennant € encadrer » cette mention pour attirer\nl'attention.\nLes observations que susciterait le projet seront\nreçues avec empressement, à la même adresse,\njusqu'au 31 octobre 1922.\nSTANDARDISATION DES TUYAUTERIES ET\nAPPAREILS DE DISTRIBUTION D'EAU. Alors\nque dans plusieurs pays étrangers, dont l'Allema-\ngne, les appareils de ce genre sont standardisés,"}, {"page_pdf": 17, "page_imprimee": "133", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192206-01.1.17", "texte": "LA CITÉ.\nT ECHNO LOGIE\nJUIN 1922\n\nchez nous au contraire les modèles et les dimen-\nsions les plus divers se trouvent sur le marché.\nL'unification des modèles de tuyaux, pièces spé-\nciales et appareils (vannes, bouches d'incendie,\netc.) utilisés dans les distribu-\ntions d'eau, serait un réeil avantage pour les admi-\nnistrations publiques et pour les entrepreneurs de\ntravaux de canalisation. Elle les déchargerait du\nsouci de l'examen, de F étude et du choix à faire\nentre les types multiples actuellement employés.\nLes administrations communales seraient, elles\naussi, plus à Taise dans l'exploitation, n'ayant aalus,\ncomme il se présente maintenant, à prévoir et à\nemmagasiner pour les réparations, des pièces de\nrechange de tout genre, ce qui est une sérieuse\ncomplication.\nL'Association Belge de Standardisation (A.8.5.)\ns'est attelée à cette tâche et vient de déposer un\nrapport fort complet qu'elle soumet à présent à la\ncritique des industriels et spécialistes en la ma-\ntière. Ceux qui désireraient obtenir à ce sujet des\nrenseignements complémentaires ou formuler des\nobservations, peuvent s'adresser au siège de l'Asso-\nciation belge de Standardisation, rue Ducale, 33,\nà Bruxelles, jusqu'au 30 septembre 1922.\nSUR LA FABRICATION DES PIERRES ARTI-\nFICIELLES. On sait, que si l'on diminue la\nproportion normale de ciment es pierres arti-\nficielles et agglomérées doivent contenir, leur résis-\ntance, par conséquent leur qualité, se trouve\namoindrie. Or le prix de ce liant, toutes propor-\ntions gardées, fait qu'on en restreint l'usage au mi-\nnimum. C'est pourquoi l'on s'est demandé s'il ne\nserait pas possible de modifier la composition de\nces matériaux selon le principe suivant : employer\nmoins de ciment et compenser cette différence par\nl'incorporation au béton de minéraux qui conser-\nveraient à ce dernier une résistance sinon égale à\ncelle qu'il aurait s'ill renfermait plus de ciment, du\nmoins maximum quant à la quantité de ciment,\nemployé.\nLe problème revient pratiquement à rechercher\nles minéraux capables de donner au béton une ré-\nsistance aussi grande que possible, avec la plus\npetite quantité possible de ciment artificiel. Il a\nfait l'objet d'une intéressante conférence du direc-\nteur des ©arrières réunies de Kupferdreh, au Béton\nVerein allemand. Cet auteur a rendu compte des\nrésultats d'expériences par lui conduites compara-\ntivement sur des éprouvettes de diverses pierres\nnaturelles et sur des éprouvettes constituées par\n/\ndes bétons préparés à l'aide de fragments de ces\nmêmes pierres naturellles, dans la proportion 1 : 3.\nLe tuf de l'Eifei possède, à l'état de pierre natu-\nrelle, une résistance de 188 kilogrammes; employé\nen agglomérés, dans les conditions indiquées, ses\nrésistances sont les suivantes :\nAu bout de 3 jours 220 kilogrammes\n7 309\n28 404\nD'où il ressort que le tuf, rejeté à l'état de pierre\nnaturelle pour la construction, convient parfaite-\nment, après broyage, pour la fabrication de bonnes\npierres artificieliles.\nLa calcite est une sorte de calcaire renfermant\ndes coquillages. Après l'avoir broyée finement, on\nremploie comme matière d'addition aux mortiers\ndestinés à l'exécution de travaux qui doivent être\nétanches, ou comme matière de ravalement. La\npierre naturelle possède une résistance de 144 kgs.\nDes agglomérés de calcite et de ciment avaient tout\nd'abord une résistance faible, mais celle-ci aug-\nmenta avec le temps; la calcite retarde la prise et\nle durcissement. Voici les résistances accusées :\nAu bout de 3 jours 97 kilogrammes\n7 114\n28 197\nQuant à la travertine, elle influe défavorable-\nment sur le durcissement du liant et donne, par\nconséquent, des résultats comparatifs médiocres.\nAlors que sa résistance naturelle est de 474 kgs,\nsa résistance en agglomérés, après diverses pério-\ndes, était la suivante :\nAu bout de 3 jours 67 kilogrammes\n7 170\n28 239\nLa même remarque est à faire en ce qui con-\ncerne le calcaire à coquillages. Voici les résultats\nobtenus avec ce minéral :\nRésistance de la pierre naturelle 365 kilogrammes\ndes agglomérés 1 : 3 au bout de\n3 jours 16 î\n7 248\n28 295\nLa résistance des pierres artificielles n'atteint\ndonc pas dans ces deux derniers cas la résistance\nde la pierre naturelle."}, {"page_pdf": 18, "page_imprimee": "134", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192206-01.1.18", "texte": "LA CITÉ.\nTECHNO LOGIE\n■■««KviiKiaai __ _\nJUIN 1922\n\nDes résultats tout à fait différents et favorables\nont été fournis par l'expérimentation double des\ngranits du Fichtelgebirg. Cela n'est point surpre-\nnant et ce n'est point une révélation. Depuis le\ndébut de la phase expérimentale de l'industrie,\naujourd'hui prospère, des agglomérés, on n'a cessé\ndie faire de® essais sur d'innombrables mélanges de\nmatières inertes variées et de nombreux liants. Les\nrésultats de ces essais ont permis d'élaborer une\nrègle qui souffre peu d'exception, si toutefois elle\nen souffre : tant que la résistance mécanique seule\nest considérée, les meilleurs minéraux pour la fa«\nbrication des pierres factices sont ceux qui pro-\nviennent des roches naturellement les plus dures.\nOr les roches présentant la plus grande dureté sont\ncelles de formation ignée et celles qui ont une tex-\nture crisfcalisée. Les chiffres donnés par les expé-\nriences allemandes en question ne font que con-\nfirmer cette règle.\n(Résumé d'après la « Construction Moderne » d'un arti-\ncle paru dans la « Revue des Matériaux de Construction »\nmai 1922.)\nDURCISSEMENT RAPIDE DU CIMENT ARME\nA L'AIDE DE LA VAPEUR. La fabrication en\nsérie de pièces élémentaires en ciment armé pré-\nsente comme inconvénient la lenteur de leur dur-\ncissement naturel par suite de laquelle ces pièces\nexigent des emplacements considérables avant de\nposséder la résistance qui permet de les livrer. Un\nbrevet revendique un procédé de durcissement par\nla vapeur à 8-9 atmosphères. Au bout de quelques\nheures de ce durcissement les pièces présenteraient\nune résistance bien supérieure à celles des mêmes\npièces exposées simplement à l'air ambiant pendant\n42 jours. En dehors de l'avantage de pouvoir expé-\ndier les pièces peu de jours après leur fabrication,\nil y en a encore un autre. En raison de la grande\nrésistance acquise, on peut diminuer le dosage au\npoint que l'on n'aurait plus à craindre de fissura-\ntion par retrait.\nL'ingénieur R. Saliger, de Vienne (Autriche),\nentrevoit que son emploi peut révolutionner cette\nindustrie. Cette invention qui poursuit le même but\nque l'application des ciments de fusion, ne saurait\nla concurrencer, car elle exige l'installation de\nchaudières et d'autoclaves d'autant plus coûteuse\nque les pièces sont plus grandes, et d'autre part.\nces pièces ne peuvent être démoulées qu'après prise\nsuffisante, et n'être transportées dans les autocla-\nves qu avec les plus grands soins et ce, au bout\nd'un temps de durcissement permettant d'opérer\nce transport. Il est probable, en outre, qu'en raison\nde ces opérations préliminaires, de la dépense de\ncombustibles et de l'amortissement de ce matériel\nimportant, il est plus avantageux de payer le ci-\nment spécial plus cher que de coutume et de pou-\nvoir fabriquer les pièces sans installations spéciales\net me me au besoin à pied d'œuvre. L'installation\ndu procédé à la vapeur exige une chaudière tim-\nbrée à 12 kilogrammes, plusieurs autoclaves, des\nwagonnets spéciaux et naturellement des voies de\ntransport de l'atelier de moulage à celui de durcis-\nsement. L'ingénieur Saliger conscient de cette forte\ndépense recommande l'union de cette industrie\navec celle des briques silico-calcaires qui demande\nles mêmes installations. Les ciments de fusion per-\nmettent une livraison beaucoup plus rapide et un\nprix de revient plus avantageux.\n(Résumé d'après la « Construction Moderne » d*un\narticle paru en juillet 1922 dans : « Le Constructeur de\nCiment Armé ».)\nLA DISTRIBUTION DU BETON PAR GRA-\nVITE. Les systèmes de distribution de béton par\ngravité permettent de distribuer dans n'importe\nquel point d'une grande surface horizontale à n'im-\nporte quelle élévation. La mobilité et la construc-\ntion solide sont nécessaires si les machines doivent\nêtre employées sur plusieurs chantiers, ce qui est\nnécessaire pour obtenir un amortissement accep-\ntable. Une installation bien faite et bein entretenue\navec des opérateurs habiles est indispensable pour\nune bonne application. Ces desiderata impliquent\nnettement une direction assurée par des ingénieurs-\nmécaniciens et des hommes bien habitués aux ma-\nchines.\nLe procédé employé couramment en Amérique\ndepuis une quinzaine d'années se développe lente-\nment en France pour des raisons de routine et\naussi parce la plus grande quantité d'eau, qu'il\nfaut au béton pour couler dans les goulettes, fait\ncraindre une diminution de résistance.\nAu point de vue technique, il est indéniable\nqu'un excès d'eau diminue la résistance spécifique\ndu béton; toutefois, la présence dans ce dernier de"}, {"page_pdf": 19, "page_imprimee": "n. p.", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192206-01.1.19", "texte": "L'EXPOSITION D'ARCHITECTURE\nAU PALAIS D'EGMONT\nLA SECTION AMERICAINE\nPLANCHE XIII.\nLE NOUVEL HOTEL DE VILLE\nDE NEW-YORK. L'ancien Hôtel\nde Ville se trouve à l'avant-plan.\nARCHITECTES :\nMc KIM, MEAD AND WHITE.\nNew-York City.\nCliché prêté gracieusement par les organisateurs\nde l'Exposition d'Architecture au Palais d'Egmont."}, {"page_pdf": 20, "page_imprimee": "n. p.", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192206-01.1.20", "texte": "PLANCHE XIV.\nNEW-YORK.\nCliché prêté gracieusement par les organisateurs\nde l'Exposition d'Architecture au Palais d'Egmont."}, {"page_pdf": 21, "page_imprimee": "135", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192206-01.1.21", "texte": "LA CITÉ.\nTECHNOLOGIE\nJUIN 1922\n\n8 à 10 0/0 d'eau en poids du mélange (en suppo-\nsant des matériaux secs), ne diminue la résistance\ndu même béton théoriquement hydraté que de 5 à\n20 0/0. Ce dernier chiffre peut paraître excessif;\nen pratique, il n'en est pas ainsi. Sur les chantiers\nactuels, on peut remarquer le temps considérable\nqui s'écoule entre la fabrication du béton et la fin\ndu pilonnage après la mise en place dans les cof-\nfrages; il n'est pas rare qu'une heure s'écoule entre\nces opérations; ce temps est bien long et l'ébranle-\nment du béton à ce moment peut diminuer sa résis-\ntance dans des proportions échappant à tout con-\ntrôle.\nD'autre le pilonnage a souvent pour effet\nde déplacer les armatures dans les coffrages et de\nfausser ainsi Je résultat du calcul de l'ingénieur.\nOn peut ajouter également que le béton sec,comme\nil est généralement employé en France, présente de\nnombreux vides après mise en place dans les cof-\nfrages; ceci est dû à son manque de fluidité. Au\ncontraire, le béton coulé avec 8 à 10 0/0 d'eau\nen poids coule facilement dans les goulottes, sa\nmise en place se fait rapidement et il ne nécessite\naucun pilonnage ne déplaçant donc pas les arma-\ntures qu'il enroibe complètement.\nAu point de vue pratique, on a pu remarquer en\nAmérique que la mise en place du béton par gra-\nvité ne diminuait pas la résistance d'une construc-\ntion et les avantages considérables de mise en place\nfont que cette méthode y jouit d'un grand dévelop-\npement.\n(Résumé d'après (( La Construction Moderne y> d'un\narticle paru en juillet 1922 dans la Revue (( Arts et\nMétiers, »)\nLA CONSERVATION DES VITRAUX. Beau-\ncoup de lichens sont saxicoles, c'est-à-dire vivent\nsur les rochers et exercent une action dissolvante\nsur leurs éléments lies plus durs, absorbant les sub-\nstances dissoutes. Le verre peut etre aussi attaqué\npar des lichens. Lorsque les vitraux des églises,\nsitués par exemple sur des fenêtres haut placées et\nassez difficilement ne sont ni épousse-\ntés ni essuyés, ils finissent à la longue par s obscur-\ncir sous l'action des lichens qui s y sont comme\nincrustés.\nMiss Mellor, du Collège Royal de Londres, vient\ntout récemment d'étudier cette question, et son\ntravail a fait l'objet d'une thèse de doctorat qu'elle\na brillamment soutenue en Sorbonne, au mois de\njanvier dernier. L'auteur de ce mémoire a décrit\n22 espèces ou variétés différentes de lichens crois-\nsant sur des vitraux d'églises en Bretagne ou en\nNormandie, et ce qui est très remarquable, parmi\nces espèces vitricoles, se trouvent deux formes nou-\nvelles (une espèce et une variété) qui ne croissent\nque sur les vitraux et que l'on n'a jamais observée»\ndans la nature.\nLa façon dont le verre est attaqué par les lichens\nest décrite en détail par miss Mellor. La corrosion\ndu verre est due à une action chimique et a une\naction mécanique, qui, en se combinant, ont pour\neffet de décomposer le vitrail en toutes petites la-\nmelles incorporées ensuite dans le corps du végé-\ntal. En même temps, le lichen creuse dans le verre\ndes trous circulaires qui peuvent avoir près d'un\ndemi-fmillimètre de profondeur sur 2 à 4 millimè-\ntres de diamètre; ces minimes excavations sont\npourvues d'un rebord en forme de disque constitué\npar du verre altéré, devenu opaque. Les photogra-\nphies agrandies de ces petites cuvettes ressemblent\nà s*y méprendre aux photographies des cratères de\nla lune.\nOr, pour éviter l'altération des vitraux, il suffit\nde les nettoyer une fois par an!\nMiss Mellor a étendu ses observations en exami-\nnant l'action corrosive des lichens, non pas seule-\nment sur les vitraux, mais sur diverses roches ou\néléments de roches : ardoises, feldspaths, micas,\ngrenats, etc.\nOn se rend compte ainsi, et en pénétrant dans\nles plus petits détails des actions chimiques et mé-\ncaniques, du rsle important que les lichens saxi-\ncoles jouent dans la nature. C'est grâce à ces\nlichens que peut s'établir la première couche de\nterre végétale sur un sol neuf. Aux débris des\nroches désagrégées s'ajoutent les débris des lichens\neux-tmêmes, et bientôt ce dépôt granuleux permet\naux mousses, aux fougères, aux plantes à fleurs de\nse développer. Les détritus de tous ces végétaux\nse mêlent aux petits fragments des roches : la terre\nvégétale est formée.\n(Résumé d'après < L'Architecte >, d'un article\npublié par G. BONNIER, professeur à la Sorbonne,\nmembre de l'institut, dans « Le Temps »,\n8 août 1922.)"}, {"page_pdf": 22, "page_imprimee": "136", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192206-01.1.22", "texte": "LA CITÉ.\nJUIN 1922\n\nURBANISME\nBRUXELLES. LE PERCEMENT DE LA RUE\nERNEST-ALLARD. Le prolongement de la rue\nErnest-Allard (anciennement rue de l'Astre) jus-\nqu'à la pîace Poelaert, qui est enfin entré dans sa\nphase de réalisation, est à l'ordre du jour des pré-\noccupations de l'administration communale depuis\nde nombreuses années.\nCe travail était, en effet, prévu au plan d'amé-\nnagement de la voirie aux abords du Palais de Jus-\ntice, dressé par la ville en 1884, à l'approche de\nl'achèvement de cet édifice.\nUn arrêté royal du 15 janvier 1885 approuva\nle projet de la ville et autorisa celle-ci à procéder\naux expropriations par zones nécessaires pour assu-\nrer sa réalisation.\nLes travaux décrétés furent poussés avec acti-\nvité, mais I*exécution du prolongement de la rue\nErnest-Allard, entre la rue de l'Astre et la place\nPoelaert, dut être différée par suite de l'impossi-\nbilité où la ville se trouva d'acquérir la prison-\ndépôt des Minimes, qui était, à cette époque, l'Hô-\npital militaire.) Le gouvernement estimait qu'en rai-\nson de son caractère d'édifice public, l'hôpital mi-\nlitaire ne pouvait être exproprié.\nEn dépit de tous ses efforts, la,ville ne parvint\npas à faire revenir le gouvernement sur sa manière\nde voir. Elle épuisa tous les moyens de juridiction\npour faire prévaloir ses droits, mais elle se heurta\ntoujours à la raison d'ordre public qui empêchait\nl'exp rop ri ation.\nLa ville dut donc se borner, à cette époque, à\nexécuter le prolongement de la rue de l'Astre jus-\nqu'à la rue de l'Ambre.\nCe ne fut qu'en 1910, lors de la désaffection de\nla prison-jdépôt, que l'étude de la question du pro-\nlongement put entrer dans sa phase définitive. La\nville à ce moment, avec l'Etat des négocia-\ntions qui aboutirent à la conclusion de la conven-\ntion du 25 janvier 1913 relative à la cession à la\nville des locaux et des terrains de l'ancienne prison\ndes Minimes.\nLa ville prit dès lors toutes les dispositions en\nvue de réaliser une entreprise qu'elle était enfin\nà même de mettre à exécution.\nLes travaux de démolition des bâtiments de la\nprison-dépôt furent mis en adjudication en juil-\nlet 1914, mais la guerre vint ajourner toute déci-\nsion. Ils furent remis en adjudication en avril 1920;\ncommencés en mai 1920, ils furent terminés au\nmois de juillet suivant.\nL'élaboration des plans, métré et devis du mur\nde soutènement en béton armé à construire pour le\nprolongement de la rue Ernest-Allard fut décidée\npar le collège, en séance du 6 mai 1919.\nLa mise en adjudication publique de la construc-\ntion de ce mur de soutènement et de l'exécution\ndes remblais nécessaires pour l'établissement de\nl'assiette de la rue, eut lieu le 24 décembre sui-\nvant. Dix soumissions furent déposées et l'entre-\nprise confiée au plus bas soumissionnaire moyen-\nnant la somme de fr. 1.968.440.39.\nLes travaux ont été entamés en mars 1921. Le\ndélai d'achèvement, qui est fixé à un an par le\ncahier des charges, doit être augmenté de\n120 jours environ pour tenir compte notamment\ndes interruptions de travail causées par les gelées.\nL'entreprise doit donc, selon les prévisions, être\nachevée dans le courant du mois de juillet pro-\nchain.\nLe mur de soutènement doit être construit dans\nl'alignement Ouest de la rue. Il a une longueur de\n168 m. 50 et une hauteur qui varie de 5 m. 42\nà l'extrémité aval contre le mur du presbytère des\nMinimes, à 17 m. 32, hauteur qu'il atteint à son\nextrémité vers la place Poelaert.\nC'est vraisemblablement la première fois que se\ntrouve posé en Belgique le problème de l'érection\nd'un mur de soutènement en béton armé de cette\nhauteur.\nLe mur repose sur des pieux en béton armé; il\ncomporte une dalle horizontale ou semelle, sur-\nmontée de contreforts perpendiculaires à la direc-"}, {"page_pdf": 23, "page_imprimee": "137", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192206-01.1.23", "texte": "LA CITÉ.\nURBANISME\nJUIN 1922\n\ntion du mur et distants d'axe en axe d'environ\n2 m. 50. Ces contreforts sont réunis par une dalle\nverticale formant le parement extérieur du mur\nde soutènement. A la partie inférieure de la dalle\nse trouve établi un éperon destiné à renforcer la\nbase du mur.\nL'ensemble constitué par les pieux, la semelle,\nles contreforts, la dalle verticale et l'éperon est éta-\nbli en béton armé de manière à former un mono-\nlithe.\nLa grande différence de hauteur du mur qui,\ncomme nous l'avons dit ci-dessus, varie de 5 m. 42\nà 17 m. 32, a imposé l'obligation de recourir à sept\ndispositifs de murs différents pour résister aux dif-\nférentes pressions auxquelles il est soumis.\nPour éviter les inconvénients provenant de réta-\nblissement des égouts dans un sol remblayé, l'en-\ntreprise en cours prévoit la construction des égouts\naccolés au mur de soutènement. Au-dessus de ceux-\nci sont établis les caniveaux destinés à abriter les\ncanalisations d'eau et d'électricité.\nL'entreprise a exigé le battage de 797 pieux.\nLes déblais comportent 4.484 mètres cubes; les\nremblais 25.307 mètres cubes.\nLa construction du mur a nécessité l'emploi de\n2.623 mètres cubes de béton et 543.797 kilos\nd acier.\nAprès l'achèvement de l'entreprise en cours\nd'exécution, il y aura lieu de procéder à la pose\ndes canalisat'ons, à l'établissement du pavage, à la\npose des bordures et des trottoirs ainsi qu'à la con-\nstruction de la balustrade monumentale.\nCes travaux sont en préparation de façon à pou-\nvoir être exécutés dès que les travaux en cours\nseront terminés.\nL'adjudicataire des travaux ci-dessus est, nous\nl'avons annoncé en son temps, la firme bien con-\nnue : Société Belge des Bétons.\n(«Chronique des Travaux publies» 26 avril 1922.)\nLE TUNNEL DU CINQUANTENAIRE. Ce\ntunnel, qui doit passer sous l'avenue de Tervueren,\nsera construit l'année prochaine. On sait qu à\ndroite de l'avenue existe depuis quelques années\nune gare à marchandises en cul-de-sac. La voie\nétablie de ce côté va être prolongée vers le cime-\ntière de Saint-Gilles, Uccle-Callevoet, Loth et Hal.\nMais ce prolongement sera exécuté dans deux ans,\naprès l'exécution du tunnel.\nCe travail permettra de dégager en partie la\nligne du chemin de fer entre Hal et Bruxelles, la\nceinture de Bruxelles-NordjOuest et le pont de Lae-\nken sur le canal maritime.\nL'administration des chemins de fer entrepren-\ndra également l'an prochain les travaux de la.} ligne\nde Fexhe-le-Haut-Clocher à Kinkempois, qui doit\ndériver le trafic des marchandises vers la vallée de\nla Meuse, trafic qui se fait actuellement par le\nfameux plan incliné d'Ans.\nDEPEUPLEMENT DU CENTRE DE\nL'AGGLOMERATION BRUXELLOISE.—\nBruxelles écrit la « Chronique des Tra-\nvaux Publics » assiste à un exode de plus\nen plus marqué de sa population, exode\nprovoqué en partie par la multiplication des\nbureaux et services publics qui s'installent\nsur son territoire. Uin certain nombre de ses\nhabitants se sont dirigés et se dirigent en>-\ncore forcément vers les faubourgs chaque\nfois que l'Etat, notamment, prend posses-\nsion d'un immeuble destiné au logement,\nd'où perte inévitable d'une source profita-\nble de revenus. L'extension des installations\ncommerciales en est une autre cause, mais\nn'est pas préjudiciable au même titre.\nEn matière de comparaison, nous dirons\nque la capitale a une superficie de 1,085 hec-\ntares 54 ares, dont 468 hectares sont oc-\ncupés par les voies publiques, les promena-\ndes et le canal. 15 1 immeubles situés dans\nl'agglomération sont occupés par les ser-\nvices de l'Etat, dont 97, pour une super-\nficie de 68 hectares 20 ares, appartiennent\nen propre à ce dernier et 54, pour une su-\nperficie de 3 hectares 95 ares, sont pris en\nlocation de particuliers.\nSeptante et un de ces immeubles sont\ncompris sur le seul territoire de la Ville et la\nplupart, de grande importance, sont situés\nà front de voies publiques de toute première\ncatégorie."}, {"page_pdf": 24, "page_imprimee": "138", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192206-01.1.24", "texte": "LA CITÉ.\nURBANISME\nJUIN 1922\n\nLE PLAN D'AMENAGEMENT DE BELGRADE.\nUn concours international pour l'élaboration\nd'un plan général d'aménagement de la ville de\nBelgrade a été ouvert en 192 1 et vient d'être jugé.\nLa « Construction Moderne », qui reproduit\ndans son numéro du 18 juin dernier le projet\nprimé, nous apprend que quatre-vingts spécialistes\ndu monde entier : américains, anglais, allemands,\nautrichiens, beiges, français, italiens, roumains,\ntchèques, serbes et suisses se sont fait inscrire pour\ncette formidable compétition. Le 10 avril 1922,\ntrente projets complets dont un seul français\nétaient déposés à la mairie de Belgrade. Dans le\njury, international également, la France était re-\nprésentée par M. Chifflot.\nLes opérations du jugement ont duré un mois.\nLe jury, d'abord divisé en sections, puis réuni à\nnouveau, a classé premier le projet français de\nMM. Marcel Auburtin et Albert Parenty ? urbanis-\ntes à Paris, en collaboration avec deux architectes\ndiplômés installés à Belgrade, MM. Naville et\nChauquet.\nAu moment de l'attribution des prix, le conseil\nmunicipal a décidé de ne pas décerner la première\nprime et de donner trois secondes primes.MM. Berk,\nHirtz et Oker, de Vienne et M. Forbach de Buda-\npest obtiennent ces secondes primes.\nLe rapport du jury rend hommage aux solutions\nâ la fois grandioses et pratiques présentées par\nMM. Auburtin et Parenty.\nLa ville actuelle groupe 140.000 habitants dans\n1.000 hectares. La future capitale de MM. Aubur-\ntin et Parenty est prévue en première phase pour\n300.000 habitants répartis sur 5.200 hectares com-\npris les réserves et espaces libres. Elle est régulari-\nsée pour contenir 850.000 habitants sur 15.000\nhectares, avec cités-jardins isolées, réserves agri-\ncoles, etc....\nLe projet de MM. Berk, Hirtz et Oker était plus\nmonumental mais moins réalisable.Celui de M. For-\nbach s'est étendu en détails sur les questions des\nports et de chemins de fer.\nDeux troisièmes primes ont été données : 1 une\nà M. Brix, de Charlottenbourg, l'autre à la célèbre\nfirme Hugo Stines, de Hambourg.\nDix-huit primes ont été décernées.\nUN GRAND BATISSEUR. A l'heure où l'on\nparle de l'achèvement du boulevard Haussmann,\ni)l est peut-être intéressant de dire un mot du baron\nHaussmann, qui, préfet de la Seine de 1853 à 1870,\nmodifia et embellit considérablement Paris.\nGeorges-Eugène Haussmann est né en 1809, à\nParis, dans une maison aujourd'hui abattue qui se\ntrouvait à l'angle du faubourg Saint-Honoré et du\nboulevard auquel on a donné son nom. Par sa\nfamille, son éducation et ses habitudes d'esprit, on\npeut le considérer comme un Alsacien. Les Hauss-\nmann vinrent de l'Electorat de Cologne se fixer er\nAlsace sous le règne de Louis XIV. Ils apparte\nnaient au culte luthérien, et ils étaient attirés en\nAlsace par les libertés religieuses dont on y jouis-\nsait. Le grand-ipère d'Haussmann naquit à Colmar.\nTout auprès, à Logelbach, la famille possédait une\nmanufacture de toiles peintes. Il vint ensuite se\nfixer à Chaville, aux environs de Paris. Il prit par*\nau mouvement révolutionnaire de 1789, et le dé-\npartement de l'envoya siéger à la\nConvention.\nHaussmann reste le plus grand constructeur de\ncités qu'on ait jamais connu, même avant Pierre-\nle-Grand qui fit Pétersibourg, et Louis XIV qui\ndécréta Versailles. Qu'il suffise de dire que durant\nles dix-sept années de son règne 77.000 maisons\nfurent construites à Paris! On lui doit aussi toutes\nles grandes artères parisiennes : la rue de\nla rue La Fayette, la rue des Pyrénées, le quartier\nde l'Opéra, les boulevards extérieurs; l'aménage-\nment de la place de l'Etoile, de la pilace du Trône,\nde la place d'ltalie, tous les squares, les grands\njardins publics, les Buttes-Chaumont, le parc Mon-\nceau, 20 églises; l'aménagement du bois de Bou-\nlogne et du bois de Vincennes, ainsi que l'établis-\nsement du chemin de fer de ceinture.\nLe premier, il osa créer des avenues de 20, de\n40 et de 80 mètres de large, à une époque où îa\nrue Vivienne et la rue de Richelieu passaient pour\nles plus larges voies qu'on puisse imaginer.\nLes résultats de son administration, que l'on\nconsidéra alors comme très coûteuse, furent que\nla moyenne de la vie humaine dans Paris augmenta\nde six années; que les émeutes sont devenues\ndésormais impossibles, et que depuis lui on n'a\npllus revu les grandes épidémies.\n(Excelsior, 20 août 1922.)"}, {"page_pdf": 25, "page_imprimee": "139", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192206-01.1.25", "texte": "LA CITÉ.\nJUIN 1922\n\nEXPOSITIONS\nUNE EXPOSITION D'ART POST-IMPRES-\nSIONNISTE A LA SALLE GIROUX, A BRU-\nXELLES. La Galerie Giroux a résolu de réserver\ncet hiver, au milieu d'un programme d'expositions\nconsacrées à un inventaire général de la peinture\nbelge contemporaine, un Salon aux jeunes artistes\nbelges ou fixés en Belgique qui n'ont aucune occa-\nsion de prendre contact avec le public.\nElle croit qu'il est nécessaire de dersser de la\nsorte un premier bilan de la génération qui doit\nréaliser les conquêtes de l'lmpressionnisme et du\nPost-Impressionnisme et de donner aux forces\nencore inconnues l'occasion de se préciser.\nElle accueillera donc tous les jeunes artistes de\n18 à 30 ans qui voudront participer à cette expo-\nsition d'ensemble et qui lui feront parvenir leurs\nnom, âge et adresse avant le 1 5 décembre. Chaque\nenvoi pourra comporter cinq œuvres au maximum.\nLe Salon aura lieu en janvier 1923.\nPour plus amples renseignements, prière de\ns'adresser à la Galerie Giroux, 43, boulevard du\nRégent, à Bruxelles.\nPARIS. UNE EXPOSITION INTERNATIO-\nNALE DES ARTS DECORATIFS ET INDUS-\nTRIELS MODERNES EN 1924. A la veille de la\nguerre, le gouvernement (français avait décidé de\ntenir à Paris une importante exposition internatio-\nnale d'art moderne. Nos lecteurs se rappelleront\npeut-être que M. Fierens-Gevaert a résumé dans\nune remarquable étude parue dans la Revue « Art\net Technique » le but et les tendances de cette ma-\nnifestation.\nMalgré les difficultés que la réalisation de pareil\nprojet devait naturellement rencontrer après la\nguerre, les promoteurs de l'art nouveau poussèrent\nactivement à sa réalisation. Leurs efforts viennent\nd'aboutir. Le règlement et le programme de 1 ex-\nposition viennent d'être adressés tpar le Ministre\ndu Commerce à la Société Centrale d Architecture\nde France. Nous extrayons de la lettre d'envoi, pu-\nbliée par notre confrère 1* « Architecture »? les\nrenseignements suivants :\n« L'Exposition internationale des Arts décoratifs\net industriels modernes s'ouvrira à Paris au prin-\ntemps de 1924; elle s'étendra des Invalides au\nCours la Reine et comprendra le Grand Palais tout\nentier. >\nElle -montrera le tableau complet de la pro-\nduction actuelle de nos industries offrant des quali\ntés d'art et un caractère nettement moderne. »\n« C'est dire que toute copie ou contrefaçon de\nstyfle ancien en sera bannie; c'est dire aussi que\ntoutes les industries y figureront, les œuvres les\nplus simples et les pli us usuelles étant susceptibles\nde présenter autant de beauté que les objets les\nplus luxueux. >\n« Tous les industriels, tous les artistes, tous les\nartisans, quelle que soit la matière qu'ils travail-\nlent, bois, pierre, métal, céramique, verre, papier,\ntissus, etc., quelle que soit la forme sous (laquelle\nils l'emploient, quelle que soit la destination à\nlaquelle ils l'appliquent, peuvent et doivent se\nmontrer modernes ainsi que le furent, en leur\ntemps, leurs illustres devanciers des siècles passés\nen donnant à chaque objet une forme logique,\nharmonieuse ? exactement adaptée aux conditions\nde la vie actuelle et traduite par une exécution\nparfaite. >\n« Afin de permettre aux artistes, aux artisans et\naux industriels d'unir leurs eftforts, un organe de\nliaison a été créé auprès du Commissariat général:\nle succès n'est possible, en effet, que par une\nétroite collaboration entre les artistes créateurs de\nmodèles nouveaux (susceptibles d'être reproduits\npar unité, en nombre limité ou en série), les arti-\nsans, héritiers des saines traditions, et les indus-\ntriels pourvus de moyens puissants d'exécution. >\n« Sans attendre l'invitation officielle qui sera\nfaite à brève échéance, M. île Ministre croit devoir\nappeler dès maintenant l'attention des industriels,\ndes artisans et des artistes sur l'importance excep-\ntionnelle de la grande manifestation de 1924. >\n« Il importe, dit-il, que chacun envisage, sans\nplus tarder, sa collalboration à cette œuvre dont dé-\npendent le développement de nos exportations et\nnotre prospérité économique, autant que la répu-\ntation d'invention et de goût de notre pays. >\nLYON. FOIRE D'AUTOMNE. Le Salon du\nMobilier et des Arts Appliqués, organisé par l'Of-\nfice central de la Construction et de l'Habitation,\nau Grand Palais de la Foire, est ouvert au public.\nLes créations artistiques contemporaines expo-\nsées à ce Salon concernent tout l'Ameublement et\nla Décoration intérieure de l'Habitation.\nUne exposition rétrospective de meubles ancien#\net intérieurs régionaux et en particulier du lyonnais\net de la Bresse, complète cette importante mani-\nfestation de l'art et de l'industrie lyonnaise."}, {"page_pdf": 26, "page_imprimee": "140", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192206-01.1.26", "texte": "LA CITÉ.\nJUIN 1922\n\nBIBLIOGRAPHIE\nL'HABITATION A BON MARCHE\nNUMERO 3, MARS 1922. A. Puissant y con-\nsacre un long article de fond à 1* « Architecture\nRégionale ». Il y affirme que « l'architecture de\n» nos régions a toujours répondu à cette triple\n» condition : l'expression sincère des besoins de\n2> la vie sociale, le respect des conditions locales,\n» l'heureux emploi des matériaux.\n» Si nos monuments sont beaux c'est qu'ils ré-\n» pondent à cette triple condition. Le fait qu'ils\n> sont construits avec des matériaux semblables,\n» sous un même climat, pour et par un même\n» peuple, les rattache les uns aux autres par un\n» même lien, dans le temps et dans l'espace.\n» C'est cela la tradition architecturale, créatrice\n» d'un art national.»\n< Les formes se modifient suivant les régions et\n» donnent naissance à ce qu'on appelle « le style\n» régional >. Elles se particularisent suivant les\n» localités, et ce sont là nos savoureuses particula-\n» rités locales. Enfin, cette tradition revêt tout son\n» charme, quand toutes les conditions essentielles\n» étant respectées, elle est en plus caractérisée par\n» l'effort d'un artiste, qui en fait une œuvre bien\n> personnelle. >\nL'art est donc tout d'abord l'expression sincère\ndes besoins sociaux; il doit évoluer avec eux. Aussi\n« nous sommes dans la tradition quand, en répon-\n» dant aux besoins modernes, nous sommes tout à\n3> fait « de notre temps. »\nMalheureusement il nous est difficile de nous\nlibérer de la suggestion des œuvres des maîtres du\npassé. Et, cependant « il ne nous est pas permis\n> de nous inspirer directement de leur œuvre, pas\n> plus qu'eux-mêmes ne se sont inspirés de l'œu-\n» vre de leurs précédesseijrs. »... « Nous ne pou-\n» vons être liés par aucune chaîne. Le passé peut\n» nous inspirer, mais c'est le présent qui nous\n> tient, et nous devons travailler pour l'avenir. »\nL'on trouve, dans le même numéro, une descrip-\ntion illustrée de plans et croquis, du quartier-jar-\ndin de Middelkerke dont M. G. Hendrickx est l'ar-\nchitecte.\nNUMERO 4. AVRIL 1922. Ce numéro est\nconsacré presque tout entier au concours de Se-\nraing dont nous avons fait connaître dans le deu-\nxième nuiméro de « La Cité » les résultats.\nM. Puissant estime que ce concours, qui recueil-\nlit 39 envois, fut un succès, non seulement par la\nquantité, mais également par la qualité. « Pour ce\n» qui concerne le plan d'ensemble, le nombre de\n» bons projets ne fut pas aussi grand que le nom-\n-2> bre de bons projets d'habitations. Quelques con-\n» currents ont fourni un travail des plus intéres-\n> sant ne tenant, toutefois, pas assez compte des\n» mouvements du sol et des différences de\n» niveau. »\nEn ce qui concerne les habitations on a donné\nla préférence aux projets donnant à l'aspect exté-\nrieur un caractère se rapprochant du style régio-\nnal mosan. M. Puissant avoue qu'il était assez dif-\nficile de déterminer les caractères de ce style ap-\npliqué aux habitations à bon marché et franche-\nment parlé les résultats obtenus nous semblent\nprouver une fois de plus que dans la région indus-\ntrielle de Liège, plus encore qu'ailleurs, un franc\nmodernisme s'impose.\nM. Gielen signale la pénurie de bois et les diffi-\ncultés que l'on aura d'obtenir des assortiments de\nmême longueur. Il faudra varier la longueur des\npièces et leur équarissage.\nNUMERO 5. MAI 1922. M. O. Vejghe donne\nquelques précisions sur Le Déficit des maisons. Il\nrésulte de données toutes récentes fournies par le\nrecensement décennal, que ce déficit est d environ\n90.000. Passant ensuite en revue les statistiques\nqui prennent pour base le nombre de mariages\nconclus ces dernieres années le savant auteur con-\nclut que ceux-ci ne peuvent servir de donnée pour\nmesurer I*étendue de la crise des habitations.\nOn trouvera dans le même numéro quelques\ndonnées très intéressantes sur les « Gildes de cons-\ntruction » créées en Angleterre et en Allemagne.\nElles constituent un essai, de la part des ouvriers,\nde traiter directement avec le client sans intermé-\ndiaire aucun.\nSuit une revue de la question de l'habitat dans\nles différents pays.\nNUMERO 6. MAI 1922. Donne un aperçu,\naccompagné de plans et dessins, de 1 œuvre accom-\nplie par la Société « de Goedkoope Woning » dans\nl'arrondissement d'Anvers. 312 habitations sont\nachevées, 450 en construction, 222 projetées; tou-\ntes sont groupées en cités-jardins.\nCE NUMÉRO RENFERME LES PLANCHFS HORS TEXTE XI A XIV"}, {"page_pdf": 27, "page_imprimee": "couv. 3", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192206-01.1.27", "texte": "I * * *\nJe soussigné, souscris un a-bon- IMPRIMÉ j\nnement à la troisième année de\nLa Citéau prix de 10 fr. 10 et\ndésire recevoir à titre de prime :\n*La Ire et 2e années de <La Cité >\n(1919-1921) à 5 francs Tannée\n(prix en librairie 10 francs), L\n* Le Cœur de la Ville de Bruxelles,\npar Ch. Buis. Gratuit (prix en\n* L'Abbaye6de Cambre, par G. des AdministrâtiOH\nMarez. Gratuit (prix en librairie\n1 fr. 50).\nde la Revue Là CITÉ\nA dresse\n* Barrer celle des primes que l'on ne\ndésire recevoir. 10, Place Loix\nN. B. Afin deviter des frais de recou-\ni vrement îes souscripteurs sont priés de DDT TVUTT î CÇ\nverser dans n'importe quel bureau des postes,\nau crédit du compte chèque# n° 16621,\nRevue La Cité, le montant de la somme due.\nDécoupez cette carte et mettez-ia à la poste.\n\nw 4*fesMKâù:\nMONOBLOC\n176, chsee de Boondael » Bruxelles\nMaisons ouvrières rurales\nen agglomérés poreux et en briques\n■m «ma\nmi&m\nm*\nH\n%\nH\n_y«t-Y. \"'H\n\" •••«. P»w.:îv:\n••\n?\nUSINES\nBéton armé de tous systèmes\n62*S«>\n\"iM'iï\nHourdis creux sans coffrages\nBLOCS ATHERMANES KNAPEN\nMACHINES PILONNEUSES"}, {"page_pdf": 28, "page_imprimee": "couv. 4", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192206-01.1.28", "texte": "imp. H. KUMPS-ROBYN, Rue Keyenveld, 81-85, Utiles. Tél. 174.8S.\n\nVient de paraître\nEditions Tekhné\n\" L'Art la Société \"\npar H. - P. BERLAGE\nARCHITECTE A AMSTERDAM\nTirés à part de la Revue cfat et cJschnigU6\nM Septembre 1913 » Février 1914 Jt\nM il M\nUn beau v«lume luxueusement imprimé\net illustré de nonante-huit clichés Jt\nPrix : 20 francs\ngxßGanaaaißPasinißnßiçiiëiiß\n>'• . • ' ; ; • - . ' .V ' -,•' \\\n\nL'Habitation Coloniale\n- Sa Construction au Congo belge -\n- : •' $ 'M\npar GASTON BOGHEMANS\nArchitecte, Ex-chef de service à la S9n des Bts Cls de la Colonie\nLauréat du prix institué par la Soc, belge d'Etude et d'expansion\nPrix : 3"}]}