{"numero_id": "bm-bmtnaac-1922-07-01", "volume": "bmtnaac_1922-07_01", "ocr_sha256": "5a556f75fc9a74e7a6ed70c7412cdf8c2ff1086d413a1ab4e313f14ef5a5db0b", "source_tei": "https://github.com/Princeton-CDH/bluemountain-transcriptions/blob/main/periodicals/bmtnaac/issues/1922/07_01/bmtnaac_1922-07_01.tei.xml", "source_mets": "https://github.com/pulibrary/BlueMountain/blob/main/metadata/periodicals/bmtnaac/issues/1922/07_01/bmtnaac_1922-07_01.mets.xml", "url_numero": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192207-01", "articles": [{"article_id": "bm-bmtnaac-1922-07-01-c001", "article_bluemountain": "bmtnaac_1922-07_01#c001", "volume": "bmtnaac_1922-07_01", "ocr_source": "OCR Blue Mountain (ALTO), transcription TEI : lignes lb/@facs", "texte_sans_correction": true, "page_debut": "couv. 2", "page_fin": "couv. 2", "image_debut": 2, "image_fin": 2, "pages_selon": "pagination imprimée relevée dans le METS Blue Mountain (ORDERLABEL) ; [n] = page sans folio restituée", "url_article": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192207-01.2.1", "titre_corps": "Editions \" TEKHNÉ „", "titre_sommaire": "Editions \" TEKHNÉ „", "signature_source": "", "controle": "bornes données par la structure logique METS/ALTO de Blue Mountain (blocs ALTO de chaque constituant)", "pages": [{"page_pdf": 2, "page_imprimee": "couv. 2", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192207-01.1.2", "debut_caractere": 1260, "fin_caractere_exclue": 2880, "texte": "Editions \" TEKHNÉ „\nLA CITÉ. Première année (juillet 1919, octobre 1920). Un volume de 260 pages,\nillustré de 29 pl anches hors texte, fr 10.—\nLA CITE. Deuxième année (oct. 1920=oéc. 1921). Un volume de 288 pages illus-\ntré de 24 planches hors texte fr. 10.—\nL'Art et la Société,par H. P. Berlage, architecte à Amsterdam. Tirés à part de\nRevue \" Art et Technique „ (septembre 1913-février 1914). Un volume\nluxueusement imprimé et illustré de 98 clichés. fr. 20.—\nLa Conservation du cœur de la Vide de Bruxelles, par Charles Buis, avec\ntraduction d'une conférence de C. Giirlitt sur la \" Conservation du cœur\nd'anciennes villes. Une brochure de 24 pages ... ....... fr. 2.—\nL'habitation coloniale. Sa construction au Congo Belge par Gaston Boghemans.\nUne brochure de 20 pages abondamment illustrée fr. 3.—\nConstantin Meunier. L'historique de :on monument au travail, par R' Thiry et\nG. Hendrickx. Une brochure illustrée fr. 1.—\nL'abbaye de ta Cambre, Historique, description, projets de transformation, avec\n20 illustrations. Texte de G. Des K arez, archiviste de !a ville ide Bruxelles fr. 1.50\nL'Art des Jardins et le nouveau jaidin r Htores que, par Louis van der Swaelmen,\narchitecte paysagiste . fr. f.—\nLA REVUE \" TEKHNÉ „. Collection complète de la 2me année <1912-1913). Beau\nvolume de 516 pages, sur papier couché. illustré de 250 clichés. Prix fr. 15.—\nPour obtenir ces livres, il suffit de verser, dans n'importe quel bureau des postes, au\ncrédit du compte chèques postaux \"n° 1(6.21 Revuela Cité la somme due et d'inscrire\nsur le bulletin de versement le titre c'a livre et les nom et adresse du souscripteur."}]}, {"article_id": "bm-bmtnaac-1922-07-01-c002", "article_bluemountain": "bmtnaac_1922-07_01#c002", "volume": "bmtnaac_1922-07_01", "ocr_source": "OCR Blue Mountain (ALTO), transcription TEI : lignes lb/@facs", "texte_sans_correction": true, "page_debut": "141", "page_fin": "144", "image_debut": 3, "image_fin": 6, "pages_selon": "pagination imprimée relevée dans le METS Blue Mountain (ORDERLABEL) ; [n] = page sans folio restituée", "url_article": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192207-01.2.2", "titre_corps": "L'Architecture américaine", "titre_sommaire": "L'Architecture américaine", "signature_source": "Charles CONRARDY", "controle": "bornes données par la structure logique METS/ALTO de Blue Mountain (blocs ALTO de chaque constituant)", "pages": [{"page_pdf": 3, "page_imprimee": "141", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192207-01.1.3", "debut_caractere": 40, "fin_caractere_exclue": 1484, "texte": "L'Architecture américaine\n\nOn se fait généralement sur l'architecture américaine une idée\ntrès fausse. Immédiatement, si vous proposez ces mots « architec-\nture d'Amérique », vient à l'esprit de votre ami, et même au vôtre,\nl'image des « buildings » gigantesques, la tour « Singer », en résumé,\nles « gratte-ciel ». Il semble que cela ne soit que l'humour de\nl'Amérique ou mieux l'affirmation de la hardiesse de ses trafiquants\net la science de ses ingénieurs. Il y a en quelque sorte un bizarre\nbesoin chez les peuples des Etats-Unis (car c'est presque uniquement\nde l'architecture des Etats-Unis que nous parlons) d'affirmer qu'ils\nsont les « leader » du monde. N'oublions pas que l'architecture est\nl'expression finale d'une race. Souvenons-nous des gothiques, du\ndrame qu'est en quelque sorte « La Cathédrale ». Peuple d'Amé-\nrique, peuple composite, architecture bigarrée. Et, en effet. Long-\ntemps les constructeurs américains ont copié l'Europe. Effrayés par\nle passé que le vieux Continent a élevé au rang de Dieu tabou, les\nAméricains, comme nous, ont d'abord vénéré les vieilles idoles.\nMais ce peuple neuf manquait de goût. Et alors nous vîmes d'orgueil-\nleuses et enfantines parodies, des contrefaçons d'écoles néo-anglaises\nhystériques, le règne du pastiche, du faux, de l'ennui. Les Américains\navaient l'or, ils voulurent avoir des Parthénon, des temples, des\néglises. Les Anglo-Saxons firent refleurir pour eux leurs scandaleuses"}, {"page_pdf": 4, "page_imprimee": "142", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192207-01.1.4", "debut_caractere": 24, "fin_caractere_exclue": 2415, "texte": "hérésies, les Germains imposèrent leurs lourdeurs et leur style ver-\ntical. Mais c'était là l'enfance et ce n'était pas là l'architecture.\nBientôt apparut Sullivan; c'était l'homme de la Renaissance. N'était-\nil pas, à l'instar d'un Buonarotti, penseur, poète, architecte?\nIl remit toutes choses en question. Je pense que tout comme\nLe Corbusier-Saugnier, il jugea que l'architecture était le jeu savant\ndes volumes et des surfaces dans la lumière, que toute construction\navait comme base primordiale l'équilibre des masses. Il redécouvrit\nfacilement (il ne faut pour cela qu'un peu de raison et de logique)\nla théorie des matériaux apparents. Et, facilement aussi, il arriva\nà rejeter les styles. L'architecture n'a rien à voir avec la décoration.\nLa décoration est à l'architecture ce qu'est une feuille à l'arbre des\nforêts. Reprenons à la naissance l'art de bâtir. Peuple jeune, l'Amé-\nrique pouvait plus facilement que nous se débarrasser de la tradi-\ntion. Mais elle aura aussi pu se demander où nous avions été cher-\ncher notre goût du toc et de la copie.\nLa véritable tradition était, prenons en France, la tradition de\nla démolition. Louis XIV ne fit-il pas démolir tout ce qu'il put du\nstyle de son père, Louis XIII? Louis XV ne tailla-t-il pas avec\nplaisir dans tout ce qui était Louis XIV? Louis XVI ne découpa-t-il\npas des appartements de son style, dans les\npalais de ses devanciers? Etc., etc. Seule la dèche a permit la con-\nservation des styles du passé. Mais aujourd'hui, la dèche, comme l'a\ndit mon confrère Victor Bourgeois, la dèche doit sauver l'architec-\nture. Elle supprimera le superflu, l'inutile, l'encombrant, l'inesthé-\ntique. Mais Sullivan, précurseur, avait dû voir tout cela. Logique-\nment, il s'attaqua au plan. On sait l'idée chrétienne de l'église en\nforme de croix. Cela a-t-il un rapport social, cette architecture\nen forme de croix? Non, et il est impossible d'expliquer autrement\nque par une vague mystique les dispositions des églises. Ah! je sais,\non a dit bien des choses, les trois portes figurent la Trinité, idem\npour les escaliers à trois marches, idem pour les fenêtres, remarquez\nles moulures impaires, 3, 7, 9, les sept péchés, les vertus, etc.\nSullivan fut logique dans l'établissement d'un plan destiné au\nculte protestant. Evidemment, le culte protestant diffère du culte\ncatholique. Il s'agit surtout d'un prêche, d'une conférence plutôt,"}, {"page_pdf": 5, "page_imprimee": "143", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192207-01.1.5", "debut_caractere": 23, "fin_caractere_exclue": 2407, "texte": "dans le culte protestant. Le catholique suppose toute une cérémonie,\nde lâ la création, logique cette fois, du deambulatorium ». Mais\npourquoi conserver, par exemple, l'antique claustra? Sullivan con-\nçut donc le temple protestant comme une salle de conférences, en\ndemi-cercle. Il plaça la tour au-dessus de la chaire de vérité. Force\nmorale, magnifique symbole. Puis Sullivan fit sa fameuse banque\nde Avatonna (Minesota). Sullivan aime les belles briques améri-\ncaines et n'emploie la pierre que pour les soubassements. Il aime les\nmatériaux apparents. Mais le défaut de notre architecte, c'est l'orne-\nment. Il en abuse, oublie la beauté simple des grandes surfaces lisses.\nL'élève de Sullivan, Frank Lloyd Wright, est le plus célèbre\narchitecte américain. Frank Lloyd Wright est un élève aussi de\nl'Ecole des Beaux-Arts de Paris, mais il est certain qu'il ne doit rien\naux styles. Il n'aura pris de la célèbre Ecole des Beaux-Arts que le\nfaire brillant. Et encore, il faudrait voir ses dessins originaux.\nL'architecte est trop personnel. Il ne doit qu'à son génie son origi-\nnalité. Sans doute, comme tout novateur, s'est-il penché avec amour\nsur les leçons du passé. C'est à Chicago, à Bufïalo, à Cork-park-ill\nque Frank Lloyd Wright a construit. D'abord il a élevé de nom-\nbreuses villas, plutôt des « résidences » assez importantes. Les cons-\ntructions genre « villas » de notre architecte sont devenues des\ntypes tout comme les « cottages anglais ». Mais quelle différence!\nIci point de cette architecture que je qualifie d'inconfortable. Le\nmaître de l'œuvre ne s'embarrasse ni des préjugés ni des conceptions\neuropéennes. Ce sont de vastes maisons libres, à un étage, jamais\nplus. Pas de ces horribles toits suisses, pas de décoration et donc pas\nde style esthétique. Au rez-de-chaussée peu de fenêtres et l'étage tout\nen fenêtres. Des murs de soubassement au rez-de-chaussée en saillie,\net des fleurs sur ces saillies. Pas de portes séparant les chambres, des\ntentures. Matériaux : briques et pierres. Frank Lloyd Wright a\nconstruit ainsi force habitations merveilleuses, paradis de repos,\nquasi pour « businessman ». Il a construit de pareilles résidences,\ncar elles répondaient à un besoin. Et c'est comme cela qu'il a fait de\nl'architecture.\nTout, dans la nature, se résume aux formes géométriques. Les\nformes géométriques sont les plus belles. Employons-les. Point donc"}, {"page_pdf": 6, "page_imprimee": "144", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192207-01.1.6", "debut_caractere": 24, "fin_caractere_exclue": 1731, "texte": "d'extravagances ou de contorsions. La logique encore et toujours.\nMais Lloyd Wright n'a pas de « ». Ce n'est point le\nMonsieur qui ne fait que ceci ou cela ,1a banque ou le ciné. C'est, je\nle répète, un architecte.\nIl conçut les plans de l'Unity Tempel de Cork-Park-11l\ncomme il avait conçu ses bâtiments de Riverside et de River Forest,\ncomme il travailla à ses fabriques et à ses bureaux. Cet homme\npense en architecte.\nLa banque qui comporte une seule pièce, où l'œil du chef peut\nvoir, est célèbre. Ici le béton est bien employé. L'architecte-ingénieur\nassiste l'architecte-artiste.\nAvec Frank Lloyd Wright, nous sommes dans la bonne école\nde Chicago, loin de celle de 1871, créatrice de City Hall, masse\nformidable, mais où tout est sacrifié à l'apparence extérieure.\nL'Ecole de Chicago a fait des plans à arrangements horizontaux\net elle a bien fait, tandis que, par exemple, l'architecture allemande\na fait des arrangements verticaux et elle a tort. L'homme ne vit pas\nen verticale. Elle a employé la ligne droite et elle a encore bien fait,\nla ligne droite est essentiellement la ligne courbe est ani-\nmale. Plus de décorations inutiles, d'escaliers tournants, plus de\nchinoiseries.\nCitons des noms : Perkins, Spencer, Myron Hunt, George\nDean, Birch Long.\nL'architecture américaine semble être tout à fait sortie de sa\nfolie de « Renaissance ». Il y a encore des imitateurs du passé et du\nfaux art d'Europe, il y en aura toujours, c'est inévitable Mais les\nproductions nouvelles semblent être fécondes. L'art de bâtir améri-\ncain ne devra rien au vieux Continent. Jaloux de créer, les Etats-\nUnis sortent de la matérialité pour conquérir les étoiles qui parsè-\nment leur étendard.\n\nCharles CONRARDY."}]}, {"article_id": "bm-bmtnaac-1922-07-01-c004", "article_bluemountain": "bmtnaac_1922-07_01#c004", "volume": "bmtnaac_1922-07_01", "ocr_source": "OCR Blue Mountain (ALTO), transcription TEI : lignes lb/@facs", "texte_sans_correction": true, "page_debut": "145", "page_fin": "n. p.", "image_debut": 7, "image_fin": 10, "pages_selon": "pagination imprimée relevée dans le METS Blue Mountain (ORDERLABEL) ; [n] = page sans folio restituée", "url_article": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192207-01.2.3", "titre_corps": "Nos Planches", "titre_sommaire": "Nos Planches", "signature_source": "R. 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Malgré que les organisateurs de l'Ex-\nposition nous y aient fort aimablement autorisé, ce ne nous fut point possible.\nPar suite de circonstances fortuites, nous ne pûmes faire notre choix\nque lorsque les photographies étaient déjà en partie emballées.\nC'est ce qui explique la diversité et le caractère hétérogène des docu-\nments d'architecture qui illustrent l'étude que notre collaborateur, M. Con-\nrardy, consacre dans le présent numéro à « L'architecture américaine » et\nceux qui furent publiés dans le précédent numéro de notre Revue auxquels nos\nlecteurs voudront bien se reporter.\nNUMERO 6.\nPLANCHE XI. ENTREPOT MILITAIRE (U. S. ARM Y BASE, A BROOK-\nLYN N. Y., par CASS GILBERT.\nCass Gilbert est un des architectes américains les plus en vue. Son œuvre\nla plus célèbre est le fameux sky-scraper « The Woolworth Building », le\nmonument le plus élevé du monde.\nL'édifice que nous reproduisons a un caractère beaucoup plus moderne\net dénote, chez son auteur, une compréhension parfaite des lois essentielles\nde l'art architectural.\nPLANCHE XII. THE EQUITABLE BUILDING, NEW-YOK, par R.-R.\nGRAHAM.\nMalgré une ornementation classique regrettable et d'ailleurs superflue,\nce monument dénote, lui aussi, de fortes qualités architecturales.\nPLANCHE XIII. LE NOUVEL HOTEL DE VILLE DE NEW-YORK, par\nMe KIM, MEAD AND WHITE.\nCe monument prouve que la fierté des municipalités américaines ne le\ncède en rien à l'ambition des grands industriels de ce pays. Au point de vue\narchitectural, il est de beaucoup inférieur aux précédents. Le couronnement\nde l'édifice et principalement la tour dont les formes classiques couronnent\nsi malencontreusement la masse imposante des étages inférieurs, constitue,"}, {"page_pdf": 8, "page_imprimee": "146", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192207-01.1.8", "debut_caractere": 24, "fin_caractere_exclue": 2536, "texte": "à notre avis, une preuve tangible de l'influence funeste que l'architecte amé-\nricain, formé à l'école cles Beaux-Arts, exerce sur l'ingénieur américain.\nNUMERO 7.\nPLANCHE I. MANTIONAL FARMERS BANK, par LOUIS-H. SULLIVAN.\nL'article de notre collaborateur, M. Conrardy, nous dispense de com-\nmenter cet édifice qui est l'œuvre capitale du grand précurseur de l'architec-\nture moderne américaine.\nPLANCHE 11.\nDétail du monument reproduit à la planche XI dont il est question\nci-dessus.\nPLANCHE 111. HABITATION DE M. WALTER-M. SCHWARTZ, CHEST-\nNUT-HILL PENNA, U. S. A., par ROBERT-R. Me GOODWIN.\nNous serions tenté d'intituler cette architecture de régionale, si elle\nn'était née en Amérique et, après tout, assez différente de ce que nous ren-\ncontrons en Europe. Elle rappelle, cependant, sans qu on puisse parier de\ncopie, l'harmonie intime de certains homes anglais en même temps que le\ncalme imposant des meilleurs spécimens de l'architecture domestique alle-\nmande.\nMalgré le charme prenant de cette œuvre, nous aurions préféré pouvoir\ntémoigner par la reproduction d'une habitation plus moderne des tendances\nnouvelles de l'architecture domestique américaine.\nPLANCHE IV. HABITATION DE AVERY COONLEY, à RIVERSIDE,\nILL, U. S. A., par Frank Lloyd WHRIGHT.\nLe grand novateur de l'architecture américaine nous aurait offert l'occa-\nsion de montrer à nos lecteurs ce qu'est un home moderne en Amérique s'il\navait été représenté à l'Exposition du Palais d'Egmont plus dignement que\npar deux petites photographies que les organisateurs de cette exposition\navaient, d ailleurs, fort irrespectueusement reléguées dafis des coins mal\néclairés et peu accesibles» L'une d'elles représentait une terrasse de café, les\n« Midwoy Gardens » de Chicago, œuvre éphémère que nous aurions cepen-\ndant préféré reproduire plutôt que le fragment d'architecture que nous sommes\nseuls en mesure de donner.\nL'ornementation quelque peu orientale de cette construction en béton\nest un détail tout à fait accidentel et secondaire quand il s'agit de l'école de\nChicago dont les productions réduisent d'habitude à des jeux de masses et\nde lignes essentiellement constructives.\nMais l'œuvre de Frank Lloyd Wright est par trop remarquable, son\ninfluence sur l'architecture contemporaine - principalement l'architecture\nhollandaise est par trop importante pour que nous ne nous promettions\nde combler l'insuffisance de notre documentation actuelle en reproduisant\nprochainement quelques dessins du grand architecte moderniste américain.\n\nR. C."}]}, {"article_id": "bm-bmtnaac-1922-07-01-c005", "article_bluemountain": "bmtnaac_1922-07_01#c005", "volume": "bmtnaac_1922-07_01", "ocr_source": "OCR Blue Mountain (ALTO), transcription TEI : lignes lb/@facs", "texte_sans_correction": true, "page_debut": "n. p.", "page_fin": "n. p.", "image_debut": 9, "image_fin": 9, "pages_selon": "pagination imprimée relevée dans le METS Blue Mountain (ORDERLABEL) ; [n] = page sans folio restituée", "url_article": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192207-01.2.3.1", "titre_corps": "“ National Farmers Bank „ Owatonna, Minnesota, U. S. A.", "titre_sommaire": "“ National Farmers Bank „ Owatonna, Minnesota, U. S. 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L'Art est une\ninvention organisée ».\nEt s'élevant contre l'éclectisme anarchique de tant de modernistes,\nnotre nouveau confrère précise son programme comme suit :\n« L'Art a quitté la Vie, notre prodigieuse vie urbaine, industrielle et\npassionnée. 11 faut 1' y ramener ».\n» Nous croyons que l'architecture domestique et le cinéma y réussiront :\naussi attacherons-nous à ces deux phénomènes une importance considérable.\n» La nouveauté du cinéma et la crise du logement permettent aux\nartistes modernes d'agir puissamment sur la sensibilité contemporaine;\nd'autre part, les éléments techniques de ces deux arts imposent spontanément\nune discipline sévère et une habileté hardie. Comment s'y signaler en imitant?\nLa sagesse, ici encore, est professeur d'audace ».\nL'AUDACE! Elle ne manquera point, à en juger par leurs premiers\narticles, aux rédacteurs des « 7 Arts ». Réjouissons-nous-en, car s'il est en\nBelgique une lacune, dont l'art moderniste souffre, c'est bien F absence de\ncritique, non d'une critique railleuse ou amère, inspirée par l'ignorance ou\nl'incompréhension, mais d'une critique constructive, qui signale à un public\néclairé les défauts autant que les qualités de la production contemporaine.\nAutour des œuvres les plus intéressantes de nos artistes modernistes,\nc'est trop généralement une « conspiration du silence » qui se crée en notre\npays apathique, et cette torpeur est plus meurtrière pour l'artiste que l'aiguil-\nlon de la plus sévère des critiques.\nLes « 7 Arts »-— auxquels une parution hebdomadaire et un prix\nminime permettent de remplir un rôle de combat, que les revues mensuelles\nne sauraient assumer nous promettent d'être cet organe de critique si\nindispensable.\n« Critique sévère, disent ses rédacteurs car l'indulgence est la pire\n\n(*) « 7 Arts », Hebdomadaire d'information et de critique. Bureaux : boulevard\nLéopold 11, 271, Bruxelles. Abonnement : 10 francs. Le numéro, 40 centimes."}, {"page_pdf": 12, "page_imprimee": "148", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192207-01.1.12", "debut_caractere": 24, "fin_caractere_exclue": 880, "texte": "des malveillances. Mais, ajoutent-ils, nous tâcherons de n'être jamais mes-\nquins. Le pamphlet est aisé à écrire, la critique précise est ardue.\n» Or, en création comme en critique, nous devons redevenir PRECIS.\nPrécis, à la façon du Prathénon, c'estàdire à la façon d'unie limousine ou\nd'une hélice ».\nCe nouvel organe accordera à l'architecture celui des 7 Arts qui\nnous intéresse primordialement une place importante.\nDès le premier numéro, il consacre à cet art une remarquable étude, au\ncours de laquelle il prouve que l'architecture moderne est non seulement née,\nmais qu'elle est entrée dans sa phase classique.\nNous sommes heureux de la reproduire ici. Nos lecteurs pourront de la\nsorte se rendre compte du bien-fondé de nos espoirs, espoirs qui sont basés\nautant sur l'action éducatrice que sur le programme probe de notre nouveau\nconfrère.\n\nR. C."}]}, {"article_id": "bm-bmtnaac-1922-07-01-c008", "article_bluemountain": "bmtnaac_1922-07_01#c008", "volume": "bmtnaac_1922-07_01", "ocr_source": "OCR Blue Mountain (ALTO), transcription TEI : lignes lb/@facs", "texte_sans_correction": true, "page_debut": "148", "page_fin": "148", "image_debut": 12, "image_fin": 12, "pages_selon": "pagination imprimée relevée dans le METS Blue Mountain (ORDERLABEL) ; [n] = page sans folio restituée", "url_article": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192207-01.2.4.1", "titre_corps": "Les 2 façades de 2 maisons jumelées. (Voir plan.) V. BOURGEOIS. Architecte.", "titre_sommaire": "Les 2 façades de 2 maisons jumelées. (Voir plan.) V. BOURGEOIS. 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Architecte."}]}, {"article_id": "bm-bmtnaac-1922-07-01-c009", "article_bluemountain": "bmtnaac_1922-07_01#c009", "volume": "bmtnaac_1922-07_01", "ocr_source": "OCR Blue Mountain (ALTO), transcription TEI : lignes lb/@facs", "texte_sans_correction": true, "page_debut": "149", "page_fin": "151", "image_debut": 13, "image_fin": 15, "pages_selon": "pagination imprimée relevée dans le METS Blue Mountain (ORDERLABEL) ; [n] = page sans folio restituée", "url_article": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192207-01.2.5", "titre_corps": "ARCHITECTURE", "titre_sommaire": "ARCHITECTURE", "signature_source": "", "controle": "bornes données par la structure logique METS/ALTO de Blue Mountain (blocs ALTO de chaque constituant)", "pages": [{"page_pdf": 13, "page_imprimee": "149", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192207-01.1.13", "debut_caractere": 23, "fin_caractere_exclue": 2269, "texte": "ARCHITECTURE\n\n<*>\nUn confrère étranger me disait récemment : « LE SALUT DE L'AR-\nCHITECTURE, C'EST LA DECHE ».\nCette phrase, dans sa simplicité profonde, explique à la fois la mission\nprésente et les limites de l'architecture.\nEtant une expression nécessaire de la vie quotidienne, l'architecture par-\nticipe directement à la vie sociale, qu'elle réfléchit comme un miroir.\nLes temples eux-mêmes ne furent point des créations arbitraires d'un\nidéalisme intellectuel, mais la manifestation d'une vie journalière qui cher-\nchait un symbole divin.\nSi elle ne s'adapte pas exactement à des besoins moraux ou matériels,\nrigoureusement définis, alors, l'architecture est vaine. C'est pourquoi l'archi-\ntecture jamais n'est fantaisie ou distraction au sens exact de ces termes.\nL'architecture n'existe que comme une obsession : hors de la permanence\net de l'assiduité, hors du définitif, point d'architecture.\nL'Exposition éphémère, l'Extraordinaire ne rentrent pas dans l'archi-\ntecture.\nAussi nécessaire que l'arboriculture ou la meunerie, aussi répandue que\nl'air, l'architecture est visible par tous en toute heure en la cité. Ce carac-\ntère est capital.\nMais, comme Monsieur Jourdain faisait de la prose sans le savoir, la\nplupart des hommes et des architectes vivent dans l'architecture et ne s'en\naperçoivent pas.\nUn journal est moins puissant qu'une maison. Son action s'étend mais\ndisparaît, tandis que la maison ne se lasse point d'offrir aux passants l'ordre\nde sa façade et aux habitants l'harmonie de ses pièces.\nMalheureusement, combien d'hommes sentent-ils en eux la nécessité de\nla collaboration quotidienne de l'architecture et de leur sensibilité? Qui se\nmêle à la vie émouvante des pleins et des vides dans l'organisation d'une\nfaçade?\nPourtant, en cela réside bien la mission de l'architecture : introduire,\ndans toute l'activité sociale, la paix plastique. En d'autres termes, trouver,\naux problèmes de l'habitation et de la circulation la solution la plus utilitaire,\nla plus harmonieuse. Pour cette raison et pour une autre d'ordre financier,\nsottise que l'architecture individualiste!\nPuisque la maison est inséparable de sa voisine et qu'une rue prolonge\n\n(*) Article extrait du numéro 1 (9 novembre 1922) du journal « 7 Arts »."}, {"page_pdf": 14, "page_imprimee": "150", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192207-01.1.14", "debut_caractere": 72, "fin_caractere_exclue": 1655, "texte": "une autre rue, toute architecture puissante tend au style, c'est-à-dire à un\néquilibre supérieur et collectif.\nCette façon de poser le problème nous pousse à une conclusion péril-\nleuse, qu'il faut avoir le courage d'exprimer. Etant donné que transformer\nradicalement l'architecture urbaine est u topique, essayons de la NEUTRA-\nLISER.\nUn architecte moderne obligé de construire actuellement dans une rue\nde Bruxelles commet presqu'une insolence à l'égard de son art, s'il réalise\nuin édifice intéressant.\nPlace-:t-on un phare électrique entre deux lumignons et devant dix\nveilleuses?\nQuel progrès si cette architecture hostile devenait une architecture indiffé-\nrente!\nUne telle architecture aurait du moins cette qualité de proposer aux\ntravailleurs et aux promeneurs un décor pas désagréable : l'architecte créa-\nteur, d'autre part, pourrait situer ses oeuvres dans un milieu apathique.\nOr, la crise financière impose la normalisation. La série s'apprête à\nconquérir l'architecture. Modernes, profitez de l'occasion.\nCoffrages, monolithes, châssis, portes, tous éléments mortels à la MOR-\nTELLE FANTAISIE.\nCette évolution technique sauvera l'architecture.\nD'une part, elle empêchera le développement des inspirations maniérées\net ainsi constituera une moyenne insignifiante, inoffensive donc.\nD'autre part, elle stimulera, chez les puissants, la passion de la simplicité\net ainsi ouvrira, à l'ordre architectural, une période classique.\nCette période est commencée. L'ARCHITECTURE MODERNE EST\nNEE. Dans les divers pays civilisés, les constructeurs sobres et audacieux\ntravaillent."}, {"page_pdf": 15, "page_imprimee": "151", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192207-01.1.15", "debut_caractere": 23, "fin_caractere_exclue": 472, "texte": "Nos articles critiques le prouveront : L'ARCHITECTURE EST EN-\nTREE DANS SA PHASE CLASSIQUE.\nSaisissez-vous l'importance prodigieuse de ce fait?\nL'architecture sortant de l'anarchie, c'est l'art entier qui se libère.\nPrivés d'architecture, les artistes ont erré.\nLe monde artistique moderne possède enfin, grâce à l'architecture, un\nSTYLE.\nTous les arts vont retrouver leur classicisme.\nL'audace de l'esprit humain, encore une fois, sera victorieuse."}]}, {"article_id": "bm-bmtnaac-1922-07-01-c010", "article_bluemountain": "bmtnaac_1922-07_01#c010", "volume": "bmtnaac_1922-07_01", "ocr_source": "OCR Blue Mountain (ALTO), transcription TEI : lignes lb/@facs", "texte_sans_correction": true, "page_debut": "150", "page_fin": "150", "image_debut": 14, "image_fin": 14, "pages_selon": "pagination imprimée relevée dans le METS Blue Mountain (ORDERLABEL) ; [n] = page sans folio restituée", "url_article": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192207-01.2.5.1", "titre_corps": "Rez=de=chaussée V. 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Louis Bonnier et Charles Plumet ont été désignés comme archi-\ntectes.\nTrop avancés pour les uns... ils n'exprimeraient pas assez clairement les\nprincipes virils et scientifiques de l'architecture urbaine selon les autres.\nAllons donc, l'architecte de F Art nouveau Bing, le professeur de Y école\nde la rue de Sévigné!... Il sera le premier à la fête, à la première fête française.\nIl est l'exemple vivant! comme pour d'autres sont Horta, Berlage, Olbrich,\nVan de Velde.\nLa conception scientifique et sociale de Monsieur Louis Bonnier, l'élé-\ngance ethnique de Monsieur Charles Plumet sont témoins de notre départ, ils\nseront témoins aussi de notre retour.\nQue ceux qui parlent sans cesse de discipline pour les autres, sachent\ndonc attendre. »"}]}, {"article_id": "bm-bmtnaac-1922-07-01-c013", "article_bluemountain": "bmtnaac_1922-07_01#c013", "volume": "bmtnaac_1922-07_01", "ocr_source": "OCR Blue Mountain (ALTO), transcription TEI : lignes lb/@facs", "texte_sans_correction": true, "page_debut": "152", "page_fin": "155", "image_debut": 16, "image_fin": 21, "pages_selon": "pagination imprimée relevée dans le METS Blue Mountain (ORDERLABEL) ; [n] = page sans folio restituée", "url_article": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192207-01.2.7", "titre_corps": "L'Architecture en Russie Soviétique", "titre_sommaire": "L'Architecture en Russie Soviétique", "signature_source": "R. C", "controle": "bornes données par la structure logique METS/ALTO de Blue Mountain (blocs ALTO de chaque constituant)", "pages": [{"page_pdf": 16, "page_imprimee": "152", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192207-01.1.16", "debut_caractere": 22, "fin_caractere_exclue": 2817, "texte": "L'Architecture\nen Russie Soviétique\nR. C.\n\nAprès quatre années de réclusion et d'isolement, la Russie semble devoir sous peu\nrenouer des relations avec le monde dit civilisé.\nDéjà, à travers la porte entr' ouverte, le Capital Occidental se rue à la recherche\ndes richesses enfouies sous des ruines sanglantes.\nCes relations économiques en entraîneront d'un autre ordre. Quelle sera la répercus-\nsion sur l'Art Occidental de ce contact avec un monde en gestation?\nCertes, il serait erroné de croire que les révolutions économiques ou sociales amènent\ninévitablement l'éclosion d'un art nouveau. L'histoire nous apprend que le désordre anar-\nchique et la dépression économique qui les accompagnent constituent un terrain peu\nfertile à Véclosion et à la croissance des arts.\nDéjà quelques explorateurs du régime soviétique - témoins peu sévères nous\nont confirmé que « révolution politique et renouveau esthétique » ne sont guère synonymes.\nEt, cependant, ri est-ce pas à Y âme russe que nous sommes redevables de ce quil\ny a de plus généreux et de plus vivant dans la pensée du siècle? N'est-ce pas la Russie\nqui, avec Tolstoï, a réappris aux foules l'idéal social de l'Evangile qui, par la Voix\nde Dostoievsky, a renouvelé la pensée littéraire et qui, enfin, avec Stravinsky, nous a\nrévélé un monde musical ignoré par nous?\nIl ri est pas possible que cette âme russe, si vigoureuse et si jeune, ne puise dans les\nprivations et la pauvreté de l'heure l'élan mystique des grands rythmes collectifs! Nous\nattendons avec confiance de ce peuple martyr, décimé par la guerre et la famine, victime\nde l'incompréhension du monde occidental, tyranisé par ses propres gouvernants, nous\nattendons de lui un renouveau semblable à celui qui s'épanouît à l'aube du Moyen âge,\ndans ce monde barbare que l'effondrement de l'Empire Romain avait jeté dans une\nsituation économique toute pareille à celle du monde slave. C'est de ce mysticisme que\nsont sortis les splendeurs de l'art roman et gothique.\nLe rythme accéléré de notre civilisation contemporaine nous permet d'augurer que\npareille évolution spirituelle et artistique ne sera point aussi éloignée que d'aucuns pour-\nraient se l'imaginer.\nQuoi quil en soit de l'avenir artistique de la Russie, tout ce qui concerne la\nsituation des arts, et plus particulièrement de l'architecture, ne peut manquer d'éveiller\nle plus vif intérêt. Mais les sources d'informations non suspectes sont bien rares.\nUn de nos confrères anglais, « The Architects Journal », a publié l'an dernier\nun article de M. Huntlij Carter, qui, au cours de nombreuses pérégrinations dans le\npays des soviets, a étudié les conséquences de la révolution sur Y architecture et les autres\narts. Nos lecteurs liront certainement avec intérêt l'aritcle que nous donnons ci-dessous,\nen traduction."}, {"page_pdf": 17, "page_imprimee": "153", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192207-01.1.17", "debut_caractere": 23, "fin_caractere_exclue": 3153, "texte": "Au cours d'un long séjour que j'ai fait cette année (1921) en Europe\ncentrale et orientale, j'ai essayé de découvrir les tendances nouvelles qui se\nmanifestent surtout en Russie et dans les Etats Secessionnistes en archi-\ntecture et en sculpture. Dans la Russie des Soviets, la tendance générale se\ncaractérise le mieux par l'épithète « prolétarienne ». Ce terme implique Y aban-\ndon des principes et des traditions, esthétiques, ethniques ou éthiques, qui\ncaractérisent les conceptions nationales de l'art. Il est employé en Russie pour\nmettre en relief que la population sortie de la Révolution d'octobre ne forme\nplus qu'une seule classe. Le mot « prolétaire » désigne de la sorte un membre\nd'une population uniquement ouvrière, il implique une activité collective et\na une signification internationale en ce qu'il désigne non seulement les\nouvriers de toute la Russie, mais les ouvriers du monde entier.\nIl en résulte que celui qui se rend aujourd'hui en Russie, ne doit pas\ns'attendre à y trouver des architectes ou, d'une façon générale, des artistes\nqui produisent des formes qui soient le résultat des recherches d'une person-\nnalité indépendante et isolée, s'appuyant sur des principes esthétiques et\nnationaux, mais bien des formes qui sont le témoignage des pensées et des\nactes de la foule et expriment principalement la doctrine de la révolution\nindustrielle et internationale prêchée par Marx et ses disciples. Ceci implique\nl'expression des notions de Peuple et de Pouvoir.\nSi les circonstances avaient été favorables, sans aucun doute de nom-\nbreux spécimens d'architecture « prolétarienne » seraient édifiés aujourd'hui.\nMais dans la Russie des Soviets, les circonstances favorables à la production\narchitecturale sont jusqu'à présent absentes. L'architecture, tout comme d'au-\ntres expressions artistiques, y lutte pour son existence dans des conditions\néconomiques effroyables.\nA cet égard, l'architecture est peut-être dans une situation plus déses-\npérée encore que les autres arts. Certes, il y a une Administration d'Etat pour\nl'Architecture, il y a des Ecoles d'architecture, et les projets d'édifices nou-\nveaux sont aussi abondants en Russie que dans tous les pays de l'Europe\natteints par la guerre. Mais il n'y a ni argent, ni matériaux; si bien, qu'à F ex-\nception de constructions primitives édifiées dans les villages et de quelques\nentreprises industrielles telles que les nouvelles centrales électriques et les\nhabitations ouvrières qui les entourent et qui sortent de terre dans les régions\nminières en exécution de l'ambitieux projet d électrification de la Russie, 1 on\npeut dire que, pratiquement, rien n'a été construit ni achevé depuis 1914.\nA Moscou, la nouvelle gare de chemin de fer Kasausky, commencée peu\nde temps avant la guerre et très marquante au point de vue architectural,\nreste inachevée. Les' plans en avaient été dressés par l'architecte Tschiekev,\nqui fut manifestement influencé, au point de vue technique, par un ancien\nmotif de l'architecture russe, comme les quatre tours qu'il avait projeté le\nprouvent. Le résultat n'est guère heureux. C'est uniquement de la décoration,"}, {"page_pdf": 18, "page_imprimee": "154", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192207-01.1.18", "debut_caractere": 22, "fin_caractere_exclue": 3102, "texte": "et l'œuvre, dans son ensemble, a l'aspect d'un jouet amusant. Mais, à côté\nde son intérêt technique, il s'attache à cette œuvre un intérêt sentimental. En\ntant qu'entreprise d'avant-guerre, elle symbolise la tragédie de la Russie. On\ndécouvre en elle la mentalité Tartare, alors que tout ce qui l'environne est\nessentiellement de mentalité Européenne et Occidentale. Une synthèse de ces\ndeux mentalités est impossible.\nLa survivance de l'esprit ancien constitue en grande partie la tradition\nethnique et éthique de l'architecture russe et, comme telle, implique les élé-\nments d'expérience racique qui différencient l'ancienne architecture russe\nd'autres manifestations nationales. C'est, certes, une question intéressante que\nde savoir s'il existe un effort de la part des jeunes architectes pour résoudre le\nproblème de l'antagonisme entre les styles Orientaux et les styles Occidentaux\n(émanant de la « révolution » industrielle) et arriver à créer des formes nou-\nvelles. Peut-il sortir quelque chose du mélange de l'ancienne architecture\nrusse et de la nouvelle architecture Prolétarienne, ou, si l'on veut, du Kremlin\net de l'Arsenal de Woolwich? Cela semble bien difficile. Sans doute que\nles jeunes architectes russes s'orienteront pour quelque temps vers l'idéal\n« prolétarien » et se mettront fiévreusement à produire des dessins exprimant\nl'idée de Peuple et de Pouvoir. Mais, après tout, ce qu'il importe en architec-\nture, ce n'est pas de mélanger des styles, mais de donner à chaque édifice son\ncaractère en harmonie avec sa fonction. Telle est, sans doute, l'intention de\nl'Administration Soviétique pour l'Architecture, à la tête de laquelle se trouve\nJoltowski, et qui possède de nombreux projets de maisons ouvrières, de cités,\nde parcs publics, d'espaces libres, d'écoles et d'autres entreprises civiques.\nPour îe moment, on procède à une série d'adaptations architecturales.\nCes adaptations ont un effet plutôt comique et pourraient avoir un résultat\npsychologique désastreux, du moins si l'architecture exerce une grande\ninfluence sur la formaiton de l'esprit humain.\nA Moscou et à Pétrograd, un grand nombre d'anciens palais, qui ser-\nvirent autrefois de résidences royales ou princières, ont été réquisitionnés par\nle gouvernement actuel et destinés à des usages totalement différents de ceux\npour lesquels ils ont été construits.\nSans doute, transformer le palais du Grand-Duc Vladimir Alexandro-\nvitch en « Institut d'Enseignement » peut ne pas être bien préjudiciable à la\n« Propagande », étant donné que cet édifice présente certainement des carac-\ntères moraux qui sont conciliabîes même avec ce genre d'enseignement que\nles communistes considèrent comme essentiel. Mais on ne peut en dire autant\ndu Palais de la Renaissance qui a été rebaptisé du nom de Palais du Travail\net qui héberge actuellement les Unions professionnelles.\nTout comme l'on dit que de mauvais compagnons sont un danger pour\nles bonnes mœurs, l'on peut dire, je crois, que de la bonne architecture cor-\nrompt les méchants. En face de cet édifice, on a élevé une statue à moitié nue"}, {"page_pdf": 21, "page_imprimee": "155", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192207-01.1.21", "debut_caractere": 23, "fin_caractere_exclue": 2672, "texte": "du Travail qui, à n'en pas douter, représente un gros propriétaire. Abstraction\nfaite de cette critique, c'est un bon spécimen des nouveaux monuments natio-\nnaux, un des buts de l'architecture réside dans l'expression. Toute bonne archi-\ntecture est construite d'après des principes établis exprimant le but que l'édi-\nfice est appelé à remplir. Aussi, en présence de ces étranges adaptations,\nl'on ne peut que constater que les Bolchevistes sont de mauvais psychologues.\nSinon ils auraient compris combien il est absurde d'utiliser ces édifices qui,\nsi l'on peut ainsi dire, transpirent la réaction par tous leurs pores, et ils se\nseraient empressés de les anéantir, tout comme ils ont anéanti leurs malheu-\nreux propriétaires.\nIl en va tout autrement pour la sculpture. De nombreux monuments ont\nété édifiées depuis trois ou quatre ans, principalement à Pétrograd et à Mos-\ncou, Certains remplacent es statues des anciennes classes dirigeantes qui ont\nété renversées. D'autres surmontent des piédestaux nouveaux. Toutes ces sta-\ntues nouvel es sont fortement « prolétariennes » et symbolisent 1 idéal com-\nmuniste et les méthodes employées pour Y a tteindre. Aussi, Fon a élevé des\nstatues et des monuments à ceux qui ont commencé le mouvement, à ceux\nqui l'ont continué et à ceux qui Font recommencé; aux pères et aux grand'\npères du mouvement, aux martyrs, passés, présents et possibles! Les statues\nde Marx se trouvent partout; celles de Engels, Lassalle, Lenine, Trotsky et\nd'autres communistes ce èbres sont égaement fort nombreuses. Liebknecht et\nLuxembourg qui furent tués à Berlin ont leur monument. L'on a édifié des\nmonuments pour symboliser la Révolution, des événements historiques, tels\nque la Troisième Internationale, et l'on trouve des statues d'écrivains popu-\nlaires comme Nikitin Schevchenko et autres, de peintres et de compositeurs\ntels que Seriabin et Rimsky-Korsokov. Dans l'ensemble, ces œuvres sont\nfortes et réalistes et manifestement destinées à émouvoir un public qui ne\nsaurait apprécier les conceptions artistiques extrémistes. Il y a, d'ailleurs, à\ncette règle des exceptions qui prouvent que les tendances novatrices en archi-\ntecture ne sont point disparues de la Russie. Le monument de Michael Baku-\nnin, par Koroljow, et qui se trouve à la Myasnizki Tor, est un spécimen d'art\nultra moderne. On prétend que c'est la première statue de style purement\nexpressionniste que l'on ait édifiée dans le monde entier. Elle tend à exprimer\nle sentiment qui se dégage du paradoxe inscrit sous la statue: « L'esprit de des-\ntructeur est l'esprit créateur ». L'impression est celle d'une chose émergeant ou\ndominant le chaos."}]}, {"article_id": "bm-bmtnaac-1922-07-01-c014", "article_bluemountain": "bmtnaac_1922-07_01#c014", "volume": "bmtnaac_1922-07_01", "ocr_source": "OCR Blue Mountain (ALTO), transcription TEI : lignes lb/@facs", "texte_sans_correction": true, "page_debut": "n. p.", "page_fin": "n. p.", "image_debut": 19, "image_fin": 19, "pages_selon": "pagination imprimée relevée dans le METS Blue Mountain (ORDERLABEL) ; [n] = page sans folio restituée", "url_article": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192207-01.2.7.1", "titre_corps": "Habitation de M. Walter, M. Schwartz, Chestnut-Hill Penna U. S. A.", "titre_sommaire": "Habitation de M. Walter, M. Schwartz, Chestnut-Hill Penna U. S. 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De nouvelles couches de\nrouille se forment ainsi. Parfois elles adhèrent à la\npremière; d'autres fois elles restent distinctes et\npeuvent même faire éclater la couche extérieure.\nL'acier laminé employé dans les constructions\nmétalliques doit donc être recouvert entièrement\nd une couche protectrice qui ne peut en aucun\npoint être entamée. En réalité, cette condition n'est\njamais parfaitement remplie à cause de chocs d'ou-\ntils et de manœuvres brutales, de la difficulté d'ac-\ncès de certaines parties, ou du manque d'entre-\ntien de l'ouvrage.\nLes parties qui se conservent le mieux sont les\nsurfaces inférieures des ponts à voie étanche, et\nles surfaces verticales d'où la pluie découle rapide-\nment\nLa présence de poussières et Je boues sur les\nfaces peu inclinées des constructions favorise égale-\nment la formation de rouille en retenant l'eau de\npluie.\nLes dégâts causés par la rouille sont particuliè-\nrement importants pour les pièces soumises aux\nfumées de locomotives à cause de la teneur en\nacides de ces fumées.\nIl existe dans les gares allemandes plusieurs\nexemples de passerelles dont la voie est composée\nde tôles ondulées portant une couche de béton re-\ncouverte d'asphalte.\nAu-dessus des voies ferrées très fréquentées, les\ntôles ondulées ont parfois entièrement disparu. Les\nprofilés soumis aux fumées perdent jusque 70 p. c.\nde leur résistance et dans certains cas la réduction\nd'épaisseur des pièces comporte jusque 5,5 milli-\nmètres.\nLes fumées agissent de la façon suivante. La lo-\ncomotive stationnant sous l'ouvrage lance des jets\npuissants de gaz chauds contenant de la vapeur\nd'eau, des parcelles de charbon incandescent et\ndes scories. Le frottement des particules solides\nqui se £ait encore sentir à 2 mètres au-dessus de la\ncheminée détruit rapidement la peinture. Les gaz\ndont la température peut atteindre de 200 à 300°\noxydent alors le fer, formant des croûtes qui attei-\ngnent parfois 8 millimètres d'épaisseur.\nIl faut tout spécialement tenir compte de l'acide\nsulifurique contenu dans la fumée. Une tonne de\ncharbon produit environ î 0 kilogrammes d'anhy-\ndride sulifurique. Ce gaz peut, en présence de l'eau\net de l'oxygène donner naissance à 1 5 kilogrammes\nd'acide suillfurique.\nIl est donc indispensable de prévoir aux endroits\nexposés aux gaz de fumée une protection toute\nspéciale.\nMOYENS DE PRESERVATION\nCONTRE LA ROUILLE\nIl importe avant tout de rendre accessible à l'air\nfrais toutes les parties des constructions métalliques\nen évitant, non seulement les cuvettes d'où l'eau ne\npeut s'échapper, mais aussi les espaces fermés de\nplluseiurs côtés où les déplacements d'air ne se\nfont que faiblement sentir.\nOn a essayé de diminuer la tendance du fer à\nse rouiller en y incorporant du cuivre, mais les\nexpériences ne sont pas encore suffisamment con-\ncluantes pour rendre ce procédé pratique.\nActuellement il faut se contenter de couches iso-\nlantes et en premier lieu de peintures à l'huile,\ncomposées et appliquées conformément à des sti-\npulations bien connues. Pour se rendre compte de\nla valeur d'une pareille protection, on peut pren-\ndre pour exemple des ponts sur l'Elbe, construits\nen Î872, et repeints depuis d© trois à cinq fois.\nCes ponts ont été soumis à une atmosphère par-\nticulièrement humide et ne semblent pas avoir\nsouffert beaucoup. Aux endroits soumis aux efforts\nintérieurs maxima sous l'effet des charges mobiles\nla peinture s'écaille souvent. Les taches de rouille\nisolées n'atteignent que I à 6 millimètres de dia-\nmètre au plus.\nEn î 920 , un de ces ponts devant être détruit, on\nexamina un grand nombre de pièces préalablement"}, {"page_pdf": 23, "page_imprimee": "157", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192207-01.1.23", "debut_caractere": 36, "fin_caractere_exclue": 4638, "texte": "débarrassées mécaniquement ou chimiquement de\nleur peinture. Presque partout le métal était recou-\nvert d une couche adhérente de mâchefer bleuâtre.\nAux endroits où cette couche n'existait pas, une\nformation très légère de rouille s'était produite.\nPresque partout le minium semblait faire corps\navec le fer. Lors du découpage au chalumeau, les\ncouches extérieures de peinture étaient brûlées jus-\nqu'à 6 ou 8 centimètres de distance de la section,\ntandis que le minium restait intact à 2,5 centimè-\ntres tout au plus de cette section.\nPRESERVATION DIRECTE ET INDIRECTE\nOn pense «actuellement que la couche de fond et\nla couche extérieure jouent dans la préservation du\nfer des rôles différents.La dernière sert uniquement\nà empêcher le contact de l'air et de l'eau, tandis\nque lia première est destinée à empêcher la forma-\ntion de la rouille même si la peinture, longuement\nhuimectée, laisse passer une certaine quantité d'eau.\nOn admet que la rouille se forme surtout par\nélectrolyse. Le fer jouant ordinairement le rôle\nd'électrode active, c'est-à-dire celle qui entre en\ndissolution. Or, la couche de fond, d'après Lie-\nbreich, renverse l'électrolyse. Le fer deviendrait\nélectrode passive et n'aurait plus aucune tendance\nà s'oxyder. Cette action chimique ? encore fort\nobscure, peut être appelée préservation indirecte\ndu fer.\nLiebreich prétend que pour jouer parfaitement\nce rôle, le minium de plomb employé généralement\ncomme première couche devrait être rendu plus\nalcalin, mais comment expliquer alors la remar-\nquable efficacité de ce produit? Ses qualités ne\nse raient-elllles pas dues plutôt à son extraordinaire\nimperméabilité mise à profit par les poseurs de ca-\nnalisations d'eau, qui rendent étanches les joints à\nl'ai de d' un ciment de minium.\nPour expliquer la formation de courants entre le\nfer et la couche protectrice, on admet la présence\nde petites soufflures pouvant se remplir d'eau. Il\nsemble que, à cause de l'adhérence constatée entre\nle minium et le fer de pareilles soufflures ne soient\npas très nombreuses et qu'il suffise d'employer des\npinceaux à poils courts pour en réduire l'impor-\ntance. Il faudrait élucider ce point avec rigueur\navant de pouvoir justifier ou combattre en connais-\nsance de cause, la théorie moderne de la rouille\nexposée ci-dessus.\nL'haibitcde de recouvrir le fer immédiatement\naprès son décapage ou nettoyage d'une couche de\nvernis d'huile de lin pur a surtout pour but de pré-\nvenir la formation de rouille avant la visite des\nfonctionnaires chargés de la réception. Il se peut\nqu il soit préférable d'appliquer le minium sur le\nfer nu, mais, comme on ne peut peindre avant la\nvisite, la couche d'huile qui protège le métal sans\ncacher ses défauts s'impose, car il ne sera généra-\nlement pas possible d'examiner chaque pièce im-\nmédiatement après le nettoyage.\nDbreich prétend que la formation de rouille sous\nla couche de peinture, qui se produit parfois, est\nfavorisée par l'épaisseur croissante de la peinture.\n11 se base sur des expériences faites à l'aide de\npeintures relativement fraîches et soumises à un\ncourant de vapeur d'eau à 100°. Les pièces recou-\nvertes de minium et d'une couche mince de pein-\nture résistaient le mieux. Ces résultats ne sont\npourtant pas confirmés par l'examen des ponts de\nl'Elbe , ce qui prouve que les conditions choisies\npar l'expérimentation ne donnent pas des résultats\napplicables aux ponts placés dans les circonstances\nhabituelles.\nEXECUTION DU PEINTURAGE ,\nAvant toute application d'enduit, le dérouiillage\ns'impose. On exige souvent l'enlèvement de la\ncroûte de laminage, mais l'examen de ponts de\nl'Elbe a prouvé que cette couche n'était pas nuisi-\nble. D'autre part, son enlèvement est fort difficile.\nCette main-d'œuvre coûteuse peut donc être épar-\ngnée à condition d'enlever les parties qui se\nseraient détachées partiellement de la masse.\nLe décapage chimique par immersion dans un\nbain de sels acides délayés présente un danger\nsérieux en cas de rinçage insuffisant, mais tous les\nprocédés peuvent provoquer des dégâts s'ils sont\nappliqués avec négligence. C'est donc plutôt à\ncause des difficultés pratiques de mise en œuvre\nque le procédé chimique est abandonné de plus en\nplus.\nLe décapage mécanique se fait à l'aide du racloir\net de la brosse métallique, en cas de croûte épaisse\nde rouille à l'aide du burin et du marteau.\nCette méthode de travail est très suffisante, si\nelle est appliquée consciencieusement et surveillée\nsans défaillance, mais nécessite un effort muscu-\nlaire pénible.\nLe décapage au jet de sable constitue un troi-\nsième procédé, extrêmement pratique et efficace."}, {"page_pdf": 24, "page_imprimee": "158", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192207-01.1.24", "debut_caractere": 36, "fin_caractere_exclue": 4228, "texte": "Chose curieuse, il ne s'emploie que pour les con-\nstructions achevées et n'est pas encore adopté\ndans les usines.\nL'application de peinture çfoit suivre le décapage\nle plus rapidement possible et ne peut se faire par\nteimps de pluie ou de fort brouillard, ni sur les par-\nties mouillées par la vapeur des locomotives. Sinon\nune formation rapide de rouille est inévitable.\nOn recommande d'employer des pinceaux à poils\ncourts et des peintures très fluides; d'autre part,\non préfère appliquer plusieurs couches minces\nqu'une seule couche épaisse qui, en se desséchant,\ndonne lieu à des crevasses dangereuses.\nRécemment on s'est servi d air comprimé pour\nprojeter violemment la peinture sur le fer, mais ce\nprocédé ne semble pas encore mis au point.\nReyman prétend que l'application du minium\nne peut se faire convenablement à l'usine et vou-\ndrait que les opérations de décapage, d'application\n<3e la couche de fond, et des couches colorées soient\nexécutées à pied-d'œuvre par un entrepreneur de\npeinture.\nIl semble pourtant beaucoup plus pratique de\nposer la première couche de protection sous han-\ngar, car on recouvre ainsi de nombreuses parties\nqui n'ont jamais été rouillées, ce qui n'est pas le\ncas si les pièces sont exposées pendant le montage\nà toutes les intempéries.\nLa couche extérieure s'applique toujours après\nmontage et doit être renouvelée avant sa destruc-\ntion. Dès que les parties les plus humides ou les\nplus exposées présentent des taches de rouille ou\ndes solutions de continuité dans la peinture, il faut\nrepeindre. Les parties attaquées seront grattées et\ntraitées comme le fer neuf. Ailleurs% la nouvelle\ncouche sera superposée à l'ancienne.\nLes couleurs à l'huile constituent la meilleure\nprotection actuellement connue du fer, sauff aux\nendroits exposées aux fumées.\nENDUITS AU GOUDRON\nLes peintures au goudron sont employées aux\nendroits des ponts métalliques qui sont en contact\navec les terres ou le gravier, et principalement\npour lies tôles embouties portant la voie.\nPour 1a peinture des pièces courantes, le gou-\ndron se comporte moins bien que les couleurs à\nl'huile.\nENVELOPPES METALLIQUES\nLe zinc est couramment employé comme protec-\ntion pour les tôles embouties et s'applique sur ie\nfer par le procédé au feu. On peut également em-\nployer la galvanoplastie ou l'arrosage d'après le\nbrevet Schoop.\nLe pl omb résiste particulièrement bien aux gaz\nacides et s emploie pour les cheminées de tôle.\nLe cuivre, 1 étain et l'aluminium ne peuvent être\nenvisagés à cause de leur prix élevé.\nREVETEMENTS DE BETON\nLe ciment constitue un revêtement de choix\ncontre l'eau, l'humidité et la fumée, et permet de\n.supprimer tout entretien des poutres métalliques\nenrobées si ces poutres sont soustraites aux chocs\net ne subissent que de faibles déformations sous\ncharge mobile.\nMalheureusement ce procédé masque îa con-\nstruction métallique et l'alourdit singulièrement, ce\nqui le rend impraticable à partir d une certaine\nportée. Pour de petites portées, le procédé est fort\nrecomimandable. Si le revêtement est prévu lors de\nla construction, il faut éviter tout peinturage des\npièces et les protéger lors du montage par un en-\nduit de lait de ciment.\nLe béton ne peut contenir ni gypse, ni chaux,\nattaquables par les fumées. Pour éviter la forma-\ntion de crevasses, il faut incorporer dans le revête-\nment un réseau métallique fin (fer déployé).\nLe mortier est appliqué soit par introduction\ndans un coffrage, soit en le lançant contre la sur-\nface à enduire. Il existe aussi un « canon à béton »\npermettant d'asperger le fer à l'aide de mortier\nliquide.\nMANTEAUX DE PROTECTION\nCONTRE LES FUMEES\nA part le béton, aucun d'eux n'est parfaitement\nelficace.On peut construire de pareilles protections\nen pllanches de 2 à 3 centimètres d'épaisseur, im-\nprégnées de carbolineum. Ces planchers sont\nrapidement mis hors d'usage mais rendent de pré-\ncieux services lors du peinturage à neuf des ponts,\npour protéger la peinture fraîche. Les manteaux en\nfer, employés sont rapidement cor-\nrodés. Plus récemment, on a employé l'éternit qui\nrésiste bien mais dont les joints constituent une\ndifficulté.\n(Résumé d'un articile paru dans le « Zentralblatt\ncier Bauverwaltung », 1922.)"}]}, {"article_id": "bm-bmtnaac-1922-07-01-c017", "article_bluemountain": "bmtnaac_1922-07_01#c017", "volume": "bmtnaac_1922-07_01", "ocr_source": "OCR Blue Mountain (ALTO), transcription TEI : lignes lb/@facs", "texte_sans_correction": true, "page_debut": "159", "page_fin": "160", "image_debut": 25, "image_fin": 26, "pages_selon": "pagination imprimée relevée dans le METS Blue Mountain (ORDERLABEL) ; [n] = page sans folio restituée", "url_article": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192207-01.2.9", "titre_corps": "CONCOURS", "titre_sommaire": "CONCOURS", "signature_source": "", "controle": "bornes données par la structure logique METS/ALTO de Blue Mountain (blocs ALTO de chaque constituant)", "pages": [{"page_pdf": 25, "page_imprimee": "159", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192207-01.1.25", "debut_caractere": 23, "fin_caractere_exclue": 3348, "texte": "CONCOURS\nLYON. CONCOURS DE MOBILIER, CHAUF-\nFAGE ET ECLAIRAGE. Les rapports et résul-\ntats des deux concours : 1° Mobilier; 2° Chauffage\net Eclairage viennent de paraître en une brochure\nextrêmement intéressante.\nCette brochure, illustrée des photographies de\n« Meubles et Appareils » des maisons lauréates,\nest mise en vente au bureau du Congrès de l'Habi-\ntation, Hôtel de Ville, Lyon. Prix 5 francs.\nCOMITE INTERNATIONAL OLYMPIQUE\nFRANÇAIS. CONCOURS D'ART. Le\nrénovateur et les organisateurs de Jeux Olym-\npiques ont résolu, dès le début, d'associer aux\nexercices athlétiques les manifestations de l'art et\nde la pensée. Ils savaient qu'aucune formule n'est\nplus efficace pour donner à la jeunesse un déve-\nloppement sain, complet et harmonieux.\nLe comité exécutif français désire donner aux\nconcours d'art un éclat tout particulier. Ces con-\ncours seront internationaux et au nombre de cinq:\na) Architecture;\nb) Littérature;\n* c) Musique;\nà) Peinture;\ne) Sculpture.\nDe même que dans l'antiquité les artistes et les\npoètes recevaient, comme les athlètes, le rameau\nd'olivier, symbole de la victoire, les lauréats des\nconcours d'art de la VIIIe Olympiade recevront, de\nla main du chef de l'Etat, la même médaille que\nles vainqueurs des jeux athlétiques.\nTrois prix seront affectés à chacun des cinq con-\ncours :\nler1er prix : médaille olympique de vermeil.\n2e prix : médaille olympique.\n3e prix : médaille olympique de bronze.\nToutes informations utiles sur les dates d'inscrip-\ntion? la composition des jurys, etc., seront données\nultérieurement. ( 1 1 rue Anatole de la Forge,\nà Pa ris.) Il suffit d'indiquer aujourd'hui\nqu'entière liberté sera laissée aux concurrents\naussi bien pour le choix du sujet que pour la forme\nou la dimension de l'œuvre, à laquelle il n'est\nimposé d'autre condition que d'être inédite et\ndirectement inspirée par l'idée sportive.\nMANTES. CONCOURS DE PROJETS DE\nDISTRIBUTION D'EAU POTABLE. Sous les\nauspices et avec la collaboration de l'Œuvre d'en-\ntr'aide sociale « La Renaissance des Cités », la ville\nde Mantes ouvre un concours ayant pour objet :\nL'établissement d'un projet de distribution d'eau\npotable dans cette ville.\nCe concours sera ouvert le ler1er décembre 1922\net définitivement clos le 28 février 1923.\nLes documents utiles à la rédaction du projet\nseront remis contre récépissé, aux concurrents ou\nà leurs mandataires, à partir du 20 novembre pro-\nchain, à la mairie de Mantes, tous les jours,\nexcepté les dimanches et jours fériés, de 9 heures\nà midi et de 14 à 18 heures.\nLa remise de ces documents sera faite contre le\nversement d'une somme de 75 francs, sur lesquels\n50 francs seront remboursés contre reçu du ver-\nsement, à tout concurrent présentant un projet au\nconcours.\nIl sera alloué trois primes de 4.000, 3.000 et\n2.000 francs.\nLes documents pourront être consultés au siège\nadministratif de « La Renaissance des Cités »,\n23, rue Louis-le-Grand (i Ie), tous les jours non\nfériés de 15 à 18 heures.\nOSTENDE. CONCOURS DE MAISONS OU-\nVRiERES. La société coopérative « De Oos-\ntendsche Haard » (siège à l'hôtel de ville, à\nOstende), organise, entre tous les architectes bel-\nges dûment patentés, un concours relatif à l'élabo-\nration de plans-projets d'habitations à bon marché.\nLe concours sera clôturé le 31 janvier 1923.\nUne somme de IO.OOD francs est mise à la dis-"}, {"page_pdf": 26, "page_imprimee": "160", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192207-01.1.26", "debut_caractere": 31, "fin_caractere_exclue": 3757, "texte": "position du jury pour récompenser et indemniser\nles auteurs des projets qui lui seront soumis et\npour servir, éventuellement, à faire une avance\nd'honoraires aux concurrents chargés de l'exécu-\ntion. Aucune prime ne sera accordée aux concur-\nrents chargés de l'exécution de tout ou partie de\nleur projet.\nLes honoraires des architectes chargés de tra-\nvaux à la suite du concours seront établis d'après\nle barème de la Société 'Nationale. La société locale\ndécidera ultérieurement de la façon dont se fera la\ndirection des travaux.\nPrix du programme, 6 francs; du plan, 1 4 francs.\nToutes les demandes doivent être adressées au\nprésident de la société coopérative « De Oostend-\n®che Haard ».\nCHICAGO. UN HOPITAL MODERNE.\nLe journal de Chicago « The Modem Hospital »\na décidé d'ouvrir entre tous les architectes un con-\ncours dont l'objet sera la construction d'un petit\nhôpital de 30 lits au minimum et de 40 au maxi-\nmum. Cet hôpital devra comprendre des chambres\nparticulières et des salles communes pour les ma-\nlades, trois vérandas et un certain nombre d'autres\npièces pour les médecins, les infirmières et les ser-\nvices secondaires.\nUne prime de 500 livres sera attribuée à l'auteur\ndu projet classé premier. L'auteur du projet classé\nsecond recevra 300 livres et celui du projet classé\ntroisième, 200. Une mention honorable sera décer-\nnée aux auteurs des projets classés quatrième et\ncinquième.\nLes différents projets devront être envoyés au\nplus tard pour le 15 janvier 1923 à « The Modem\nHospital Publishing C° Inc. », 22, East Ontario\nStreet, Chicago, Illinois.\nSAINT-GILLES. LE FOYER SAINT-GILLOIS\navait mis au concours la construction de cinq\ngroupes d'habitations.\nLe jury a classé comme suit les projets soumis :\nPremier groupe : deux habitations de douze mè-\ntres de façade à front de la rue du Fort et, second\ngroupe : deux habitations de douze mètres de\nfaçade à front de la rue Gis/bert-Combaz :\nler1er M. Derée, architecte à Bruxelles, chargé de\nl'exécution; 2e M. Diongre, architecte à Bruxelles.\nTroisième groupe : plusieurs habitations dont le\nnombre et la largeur sont à déterminer par les con-\ncurrents : lerIer M. Franz Van Meulecom, architecte\nà Bruxelles, chargé de l'exécution; 2e M. H. Derée,\narchitecte à Bruxelles.\nQuatrième groupe : deux habitations de douze\nmètres cinquante centimètres, à front de la chaus-\nsée de Forest : ler M. Franz Van Meuilecom, chargé\nde l'exécution; 2e M. H. Derée.\nLe cinquième groupe, à construire sur un ter-\nrain situé rue de Bosnie et chaussée de Forest,\ncomprend, outre les maisons à front des rues pré-\ncitées, une série d'habitations dans le fond du ter-\nrain : M. l'architecte Diongre est chargé de l'exé-\ncution.\nLes projets retenus ont été exposés à l'hôtel de\nville de Saint-Gilles. Leur réalisation permettra de\nloger 190 ménages environ. De sorte que, com-\nplètement achevé, le vaste quartier d'habitations\nà bon marché créé par le Foyer Saint-GilJois, abri-\ntera, en des logis sains et riants, près de trois cents\nménages !\nCe qui nous a particulièrement frappé au cours\nd'une visite hâtive de l'exposition, c'est l'orienta-\ntion nettement moderne des projets primés. Les\nenvois de M. Derée prouvent que cet architecte est\nde plus en plus attiré par des conceptions architec-\nturales dont, il n'y a pas bien longtemps, il ne\nsemblait pas apprécier la logique constructive.\nAvouons, d ailleurs, que cette assimilation un peu\nhâtive se trahit parfois par des formes architec-\nturales non encore parfaitement mûries. Les pro-\njets de M. Meulecom très sobres et d'un sentiment\nfort raffiné nous ont paru les plus remarquables,\nau point de vue esthétique, du moins, de ce con-\ncours.\nLE PRÉSENT NUMÉRO RENFERME QUATRE PLANCHES HORS-TEXTE NUMÉROTÉES I A IV"}]}, {"article_id": "bm-bmtnaac-1922-07-01-c019", "article_bluemountain": "bmtnaac_1922-07_01#c019", "volume": "bmtnaac_1922-07_01", "ocr_source": "OCR Blue Mountain (ALTO), transcription TEI : lignes lb/@facs", "texte_sans_correction": true, "page_debut": "couv. 3", "page_fin": "couv. 3", "image_debut": 27, "image_fin": 27, "pages_selon": "pagination imprimée relevée dans le METS Blue Mountain (ORDERLABEL) ; [n] = page sans folio restituée", "url_article": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192207-01.2.10", "titre_corps": "[Publicité]", "titre_sommaire": "[Publicité]", "signature_source": "", "controle": "bornes données par la structure logique METS/ALTO de Blue Mountain (blocs ALTO de chaque constituant)", "pages": [{"page_pdf": 27, "page_imprimee": "couv. 3", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192207-01.1.27", "debut_caractere": 878, "fin_caractere_exclue": 1173, "texte": "MONOBLOC\n176, ch9ée de Boondael - Bruxelles\nMrwn\nwïm*\n*♦\nV\n\\\\\n\"tf\nH\nm\n,»'S« r«»\n»»\nlift»\nr'\n'*»f'f • I ;\nfc. r> • '•««îfYà\nMaisons ouvrières et rurales\nen agglomérés poreux et en briques\nUSINES\nBéton armé de tous systèmes\nHourdis creux sans coffrages\nBLOCS ATHERMANES KNAPEN\nMACHINES PILONNEUSES"}]}, {"article_id": "bm-bmtnaac-1922-07-01-c020", "article_bluemountain": "bmtnaac_1922-07_01#c020", "volume": "bmtnaac_1922-07_01", "ocr_source": "OCR Blue Mountain (ALTO), transcription TEI : lignes lb/@facs", "texte_sans_correction": true, "page_debut": "couv. 4", "page_fin": "couv. 4", "image_debut": 28, "image_fin": 28, "pages_selon": "pagination imprimée relevée dans le METS Blue Mountain (ORDERLABEL) ; [n] = page sans folio restituée", "url_article": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192207-01.2.11", "titre_corps": "[Publicité]", "titre_sommaire": "[Publicité]", "signature_source": "", "controle": "bornes données par la structure logique METS/ALTO de Blue Mountain (blocs ALTO de chaque constituant)", "pages": [{"page_pdf": 28, "page_imprimee": "couv. 4", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192207-01.1.28", "debut_caractere": 66, "fin_caractere_exclue": 381, "texte": "Vient de paraître\nEditions Tekhné\n\" L'Art et la Société \"\npar H.-P. BERLAGE\nARCHITECTE A AMSTERDAM\nTirés à part de la Revue c/lrt ët cJechnique\nA Septembre 1913 ■ Février 1914 J\n& & &\nUn beau vtlume luxueusement imprimé\net illustré de nonante-huit clichés il\nPrix : 20 francs\nm m S S ES m M m I» S si si m M s S S S"}]}, {"article_id": "bm-bmtnaac-1922-07-01-c021", "article_bluemountain": "bmtnaac_1922-07_01#c021", "volume": "bmtnaac_1922-07_01", "ocr_source": "OCR Blue Mountain (ALTO), transcription TEI : lignes lb/@facs", "texte_sans_correction": true, "page_debut": "couv. 4", "page_fin": "couv. 4", "image_debut": 28, "image_fin": 28, "pages_selon": "pagination imprimée relevée dans le METS Blue Mountain (ORDERLABEL) ; [n] = page sans folio restituée", "url_article": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192207-01.2.12", "titre_corps": "[Publicité]", "titre_sommaire": "[Publicité]", "signature_source": "", "controle": "bornes données par la structure logique METS/ALTO de Blue Mountain (blocs ALTO de chaque constituant)", "pages": [{"page_pdf": 28, "page_imprimee": "couv. 4", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192207-01.1.28", "debut_caractere": 383, "fin_caractere_exclue": 732, "texte": "L'Habitation Coloniale\nmmmÊmmmmamiÊÊmmmtKmmÊÊtmimÊÊimmimiaammtmmmmmmmÊÊitiiÊiKimmimmfamtÊimmmÊmmmimmmmmimÊmmKmmiimmÊmmÊmmammmßÊKmm mummmÊmmmmmmmmmm\n-Sa Construction au Congo belge -\npar GASTON BOGHEMANS\nArchitecte, Ex-chef de service àla Son des Bts Cis de la Colonie\nLauréat du prix institué par la Soc. belge d'Etude et d'expansion\nPrix : 3 trancs"}]}], "pages_ocr_originales": [{"page_pdf": 1, "page_imprimee": "couv. 1", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192207-01.1.1", "texte": "j TROISIÈME ANNÉE \\\n■ NUMÉRO 7 - JUILLET 1922. :\n«■«■■■■■■■BtCS BSi? *KR«£S9S|geVBBK*S»OWa(IISBK.VXftS |SaaBßß*ï"}, {"page_pdf": 2, "page_imprimee": "couv. 2", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192207-01.1.2", "texte": "KtVUt AËNbUËLLË BELGE\nLA CITÉ\nURBANISEE » ARCHITECTURE » ART PUBLIC\nRECONSTRUCTION\nDES REGIONS DÉVASTÉES\n' '■ = -=—\nRédacteurs : MM. Fern. BODSON, architecte (Bruxelles) ; J. DE LIGNE, architecte\n(Bruxelles) ; J. EGGERICX, architecte (Bruxelles) ; Huib. HOSTE, archi-\ntecte (Bruges); Raymond MOENAERT, architecte (Bruxelles); L. van der\nSwaelmen, architecte-paysagiste (Bruxelles); J. M. van HARDEVELD (Am-\nsterdam; M. Raph. VERWILGHEN, Ingénieur Urbaniste (Bruxelles), Secré-\ntaire de la Rédaction.\nLes Rédacteurs et Collaborateurs sont seuls responsables de leurs articles. Il sera rendu compte\ndans € la Cité s de tout ouvrage dont deux exemplaires seront envoyés àla Revue.\nPour la rédaction, l'administration et les demandes d'abonnement, s'adresser au Siège\nde la Revue : 10, Place Loix, Saint-Gilles-Bruxelles.\nPour la vente au numéro s'adresser exclusivement aux librairies. Dépôt principal : Li-\nbrairie Lamertin, 58-62, Coudenberg Bruxelles.\nABONNEMENT : Belgique 1 0 fr. ; Etranger, 1 5 fr. Le numéro, Un franc.\nLes abonnements peuvent se prendre en versant la somme de 1 0 francs au crédit du\nCompte chèques-postaux n° 16621 (Revue : La Cité). Moyennant un sup-\nplément de 3 francs les numéros sont envoyés mensuellement sous enveloppe\ncartonnée.\n\nEditions \" TEKHNÉ „\nLA CITÉ. Première année (juillet 1919, octobre 1920). Un volume de 260 pages,\nillustré de 29 pl anches hors texte, fr 10.—\nLA CITE. Deuxième année (oct. 1920=oéc. 1921). Un volume de 288 pages illus-\ntré de 24 planches hors texte fr. 10.—\nL'Art et la Société,par H. P. Berlage, architecte à Amsterdam. Tirés à part de\nRevue \" Art et Technique „ (septembre 1913-février 1914). Un volume\nluxueusement imprimé et illustré de 98 clichés. fr. 20.—\nLa Conservation du cœur de la Vide de Bruxelles, par Charles Buis, avec\ntraduction d'une conférence de C. Giirlitt sur la \" Conservation du cœur\nd'anciennes villes. Une brochure de 24 pages ... ....... fr. 2.—\nL'habitation coloniale. Sa construction au Congo Belge par Gaston Boghemans.\nUne brochure de 20 pages abondamment illustrée fr. 3.—\nConstantin Meunier. L'historique de :on monument au travail, par R' Thiry et\nG. Hendrickx. Une brochure illustrée fr. 1.—\nL'abbaye de ta Cambre, Historique, description, projets de transformation, avec\n20 illustrations. Texte de G. Des K arez, archiviste de !a ville ide Bruxelles fr. 1.50\nL'Art des Jardins et le nouveau jaidin r Htores que, par Louis van der Swaelmen,\narchitecte paysagiste . fr. f.—\nLA REVUE \" TEKHNÉ „. Collection complète de la 2me année <1912-1913). Beau\nvolume de 516 pages, sur papier couché. illustré de 250 clichés. Prix fr. 15.—\nPour obtenir ces livres, il suffit de verser, dans n'importe quel bureau des postes, au\ncrédit du compte chèques postaux \"n° 1(6.21 Revuela Cité la somme due et d'inscrire\nsur le bulletin de versement le titre c'a livre et les nom et adresse du souscripteur."}, {"page_pdf": 3, "page_imprimee": "141", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192207-01.1.3", "texte": "LA CÏTÉ. lIIe ANNÉE\nN° 7. JUILLET 1922\n\nL'Architecture américaine\n\nOn se fait généralement sur l'architecture américaine une idée\ntrès fausse. Immédiatement, si vous proposez ces mots « architec-\nture d'Amérique », vient à l'esprit de votre ami, et même au vôtre,\nl'image des « buildings » gigantesques, la tour « Singer », en résumé,\nles « gratte-ciel ». Il semble que cela ne soit que l'humour de\nl'Amérique ou mieux l'affirmation de la hardiesse de ses trafiquants\net la science de ses ingénieurs. Il y a en quelque sorte un bizarre\nbesoin chez les peuples des Etats-Unis (car c'est presque uniquement\nde l'architecture des Etats-Unis que nous parlons) d'affirmer qu'ils\nsont les « leader » du monde. N'oublions pas que l'architecture est\nl'expression finale d'une race. Souvenons-nous des gothiques, du\ndrame qu'est en quelque sorte « La Cathédrale ». Peuple d'Amé-\nrique, peuple composite, architecture bigarrée. Et, en effet. Long-\ntemps les constructeurs américains ont copié l'Europe. Effrayés par\nle passé que le vieux Continent a élevé au rang de Dieu tabou, les\nAméricains, comme nous, ont d'abord vénéré les vieilles idoles.\nMais ce peuple neuf manquait de goût. Et alors nous vîmes d'orgueil-\nleuses et enfantines parodies, des contrefaçons d'écoles néo-anglaises\nhystériques, le règne du pastiche, du faux, de l'ennui. Les Américains\navaient l'or, ils voulurent avoir des Parthénon, des temples, des\néglises. Les Anglo-Saxons firent refleurir pour eux leurs scandaleuses"}, {"page_pdf": 4, "page_imprimee": "142", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192207-01.1.4", "texte": "LA CITÉ.\nJUILLET 1922.\n\nhérésies, les Germains imposèrent leurs lourdeurs et leur style ver-\ntical. Mais c'était là l'enfance et ce n'était pas là l'architecture.\nBientôt apparut Sullivan; c'était l'homme de la Renaissance. N'était-\nil pas, à l'instar d'un Buonarotti, penseur, poète, architecte?\nIl remit toutes choses en question. Je pense que tout comme\nLe Corbusier-Saugnier, il jugea que l'architecture était le jeu savant\ndes volumes et des surfaces dans la lumière, que toute construction\navait comme base primordiale l'équilibre des masses. Il redécouvrit\nfacilement (il ne faut pour cela qu'un peu de raison et de logique)\nla théorie des matériaux apparents. Et, facilement aussi, il arriva\nà rejeter les styles. L'architecture n'a rien à voir avec la décoration.\nLa décoration est à l'architecture ce qu'est une feuille à l'arbre des\nforêts. Reprenons à la naissance l'art de bâtir. Peuple jeune, l'Amé-\nrique pouvait plus facilement que nous se débarrasser de la tradi-\ntion. Mais elle aura aussi pu se demander où nous avions été cher-\ncher notre goût du toc et de la copie.\nLa véritable tradition était, prenons en France, la tradition de\nla démolition. Louis XIV ne fit-il pas démolir tout ce qu'il put du\nstyle de son père, Louis XIII? Louis XV ne tailla-t-il pas avec\nplaisir dans tout ce qui était Louis XIV? Louis XVI ne découpa-t-il\npas des appartements de son style, dans les\npalais de ses devanciers? Etc., etc. Seule la dèche a permit la con-\nservation des styles du passé. Mais aujourd'hui, la dèche, comme l'a\ndit mon confrère Victor Bourgeois, la dèche doit sauver l'architec-\nture. Elle supprimera le superflu, l'inutile, l'encombrant, l'inesthé-\ntique. Mais Sullivan, précurseur, avait dû voir tout cela. Logique-\nment, il s'attaqua au plan. On sait l'idée chrétienne de l'église en\nforme de croix. Cela a-t-il un rapport social, cette architecture\nen forme de croix? Non, et il est impossible d'expliquer autrement\nque par une vague mystique les dispositions des églises. Ah! je sais,\non a dit bien des choses, les trois portes figurent la Trinité, idem\npour les escaliers à trois marches, idem pour les fenêtres, remarquez\nles moulures impaires, 3, 7, 9, les sept péchés, les vertus, etc.\nSullivan fut logique dans l'établissement d'un plan destiné au\nculte protestant. Evidemment, le culte protestant diffère du culte\ncatholique. Il s'agit surtout d'un prêche, d'une conférence plutôt,"}, {"page_pdf": 5, "page_imprimee": "143", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192207-01.1.5", "texte": "LA CITÉ.\nJUILLET 1922\n\ndans le culte protestant. Le catholique suppose toute une cérémonie,\nde lâ la création, logique cette fois, du deambulatorium ». Mais\npourquoi conserver, par exemple, l'antique claustra? Sullivan con-\nçut donc le temple protestant comme une salle de conférences, en\ndemi-cercle. Il plaça la tour au-dessus de la chaire de vérité. Force\nmorale, magnifique symbole. Puis Sullivan fit sa fameuse banque\nde Avatonna (Minesota). Sullivan aime les belles briques améri-\ncaines et n'emploie la pierre que pour les soubassements. Il aime les\nmatériaux apparents. Mais le défaut de notre architecte, c'est l'orne-\nment. Il en abuse, oublie la beauté simple des grandes surfaces lisses.\nL'élève de Sullivan, Frank Lloyd Wright, est le plus célèbre\narchitecte américain. Frank Lloyd Wright est un élève aussi de\nl'Ecole des Beaux-Arts de Paris, mais il est certain qu'il ne doit rien\naux styles. Il n'aura pris de la célèbre Ecole des Beaux-Arts que le\nfaire brillant. Et encore, il faudrait voir ses dessins originaux.\nL'architecte est trop personnel. Il ne doit qu'à son génie son origi-\nnalité. Sans doute, comme tout novateur, s'est-il penché avec amour\nsur les leçons du passé. C'est à Chicago, à Bufïalo, à Cork-park-ill\nque Frank Lloyd Wright a construit. D'abord il a élevé de nom-\nbreuses villas, plutôt des « résidences » assez importantes. Les cons-\ntructions genre « villas » de notre architecte sont devenues des\ntypes tout comme les « cottages anglais ». Mais quelle différence!\nIci point de cette architecture que je qualifie d'inconfortable. Le\nmaître de l'œuvre ne s'embarrasse ni des préjugés ni des conceptions\neuropéennes. Ce sont de vastes maisons libres, à un étage, jamais\nplus. Pas de ces horribles toits suisses, pas de décoration et donc pas\nde style esthétique. Au rez-de-chaussée peu de fenêtres et l'étage tout\nen fenêtres. Des murs de soubassement au rez-de-chaussée en saillie,\net des fleurs sur ces saillies. Pas de portes séparant les chambres, des\ntentures. Matériaux : briques et pierres. Frank Lloyd Wright a\nconstruit ainsi force habitations merveilleuses, paradis de repos,\nquasi pour « businessman ». Il a construit de pareilles résidences,\ncar elles répondaient à un besoin. Et c'est comme cela qu'il a fait de\nl'architecture.\nTout, dans la nature, se résume aux formes géométriques. Les\nformes géométriques sont les plus belles. Employons-les. Point donc"}, {"page_pdf": 6, "page_imprimee": "144", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192207-01.1.6", "texte": "LA CITÉ.\nJUILLET 1922.\n\nd'extravagances ou de contorsions. La logique encore et toujours.\nMais Lloyd Wright n'a pas de « ». Ce n'est point le\nMonsieur qui ne fait que ceci ou cela ,1a banque ou le ciné. C'est, je\nle répète, un architecte.\nIl conçut les plans de l'Unity Tempel de Cork-Park-11l\ncomme il avait conçu ses bâtiments de Riverside et de River Forest,\ncomme il travailla à ses fabriques et à ses bureaux. Cet homme\npense en architecte.\nLa banque qui comporte une seule pièce, où l'œil du chef peut\nvoir, est célèbre. Ici le béton est bien employé. L'architecte-ingénieur\nassiste l'architecte-artiste.\nAvec Frank Lloyd Wright, nous sommes dans la bonne école\nde Chicago, loin de celle de 1871, créatrice de City Hall, masse\nformidable, mais où tout est sacrifié à l'apparence extérieure.\nL'Ecole de Chicago a fait des plans à arrangements horizontaux\net elle a bien fait, tandis que, par exemple, l'architecture allemande\na fait des arrangements verticaux et elle a tort. L'homme ne vit pas\nen verticale. Elle a employé la ligne droite et elle a encore bien fait,\nla ligne droite est essentiellement la ligne courbe est ani-\nmale. Plus de décorations inutiles, d'escaliers tournants, plus de\nchinoiseries.\nCitons des noms : Perkins, Spencer, Myron Hunt, George\nDean, Birch Long.\nL'architecture américaine semble être tout à fait sortie de sa\nfolie de « Renaissance ». Il y a encore des imitateurs du passé et du\nfaux art d'Europe, il y en aura toujours, c'est inévitable Mais les\nproductions nouvelles semblent être fécondes. L'art de bâtir améri-\ncain ne devra rien au vieux Continent. Jaloux de créer, les Etats-\nUnis sortent de la matérialité pour conquérir les étoiles qui parsè-\nment leur étendard.\n\nCharles CONRARDY."}, {"page_pdf": 7, "page_imprimee": "145", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192207-01.1.7", "texte": "LA CITÉ.\nJUILLET 1922\n\nNos Planches\n\nLa Section américaine de l'Exposition qui s'est tenue au Palais d'Eg-\nmont à î occasion du Congrès des Architectes était si remarquable et\nrelativement aux autres sections tellement étendue que c'est à elle que\nnous avions décidé de limiter le choix des photographies que nous désirions\nreproduire dans « La Cité », afin d'y conserver le souvenir de cette impor-\ntante manifestation d'art architectural.\nNous aurions voulu pouvoir choisir librement, parmi toutes les\nphotographies exposées, celles qui résumaient le mieux les tendances\nmodernes de l'architecture américaine. Malgré que les organisateurs de l'Ex-\nposition nous y aient fort aimablement autorisé, ce ne nous fut point possible.\nPar suite de circonstances fortuites, nous ne pûmes faire notre choix\nque lorsque les photographies étaient déjà en partie emballées.\nC'est ce qui explique la diversité et le caractère hétérogène des docu-\nments d'architecture qui illustrent l'étude que notre collaborateur, M. Con-\nrardy, consacre dans le présent numéro à « L'architecture américaine » et\nceux qui furent publiés dans le précédent numéro de notre Revue auxquels nos\nlecteurs voudront bien se reporter.\nNUMERO 6.\nPLANCHE XI. ENTREPOT MILITAIRE (U. S. ARM Y BASE, A BROOK-\nLYN N. Y., par CASS GILBERT.\nCass Gilbert est un des architectes américains les plus en vue. Son œuvre\nla plus célèbre est le fameux sky-scraper « The Woolworth Building », le\nmonument le plus élevé du monde.\nL'édifice que nous reproduisons a un caractère beaucoup plus moderne\net dénote, chez son auteur, une compréhension parfaite des lois essentielles\nde l'art architectural.\nPLANCHE XII. THE EQUITABLE BUILDING, NEW-YOK, par R.-R.\nGRAHAM.\nMalgré une ornementation classique regrettable et d'ailleurs superflue,\nce monument dénote, lui aussi, de fortes qualités architecturales.\nPLANCHE XIII. LE NOUVEL HOTEL DE VILLE DE NEW-YORK, par\nMe KIM, MEAD AND WHITE.\nCe monument prouve que la fierté des municipalités américaines ne le\ncède en rien à l'ambition des grands industriels de ce pays. Au point de vue\narchitectural, il est de beaucoup inférieur aux précédents. Le couronnement\nde l'édifice et principalement la tour dont les formes classiques couronnent\nsi malencontreusement la masse imposante des étages inférieurs, constitue,"}, {"page_pdf": 8, "page_imprimee": "146", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192207-01.1.8", "texte": "LA CITÉ.\nJUILLET 1922.\n\nà notre avis, une preuve tangible de l'influence funeste que l'architecte amé-\nricain, formé à l'école cles Beaux-Arts, exerce sur l'ingénieur américain.\nNUMERO 7.\nPLANCHE I. MANTIONAL FARMERS BANK, par LOUIS-H. SULLIVAN.\nL'article de notre collaborateur, M. Conrardy, nous dispense de com-\nmenter cet édifice qui est l'œuvre capitale du grand précurseur de l'architec-\nture moderne américaine.\nPLANCHE 11.\nDétail du monument reproduit à la planche XI dont il est question\nci-dessus.\nPLANCHE 111. HABITATION DE M. WALTER-M. SCHWARTZ, CHEST-\nNUT-HILL PENNA, U. S. A., par ROBERT-R. Me GOODWIN.\nNous serions tenté d'intituler cette architecture de régionale, si elle\nn'était née en Amérique et, après tout, assez différente de ce que nous ren-\ncontrons en Europe. Elle rappelle, cependant, sans qu on puisse parier de\ncopie, l'harmonie intime de certains homes anglais en même temps que le\ncalme imposant des meilleurs spécimens de l'architecture domestique alle-\nmande.\nMalgré le charme prenant de cette œuvre, nous aurions préféré pouvoir\ntémoigner par la reproduction d'une habitation plus moderne des tendances\nnouvelles de l'architecture domestique américaine.\nPLANCHE IV. HABITATION DE AVERY COONLEY, à RIVERSIDE,\nILL, U. S. A., par Frank Lloyd WHRIGHT.\nLe grand novateur de l'architecture américaine nous aurait offert l'occa-\nsion de montrer à nos lecteurs ce qu'est un home moderne en Amérique s'il\navait été représenté à l'Exposition du Palais d'Egmont plus dignement que\npar deux petites photographies que les organisateurs de cette exposition\navaient, d ailleurs, fort irrespectueusement reléguées dafis des coins mal\néclairés et peu accesibles» L'une d'elles représentait une terrasse de café, les\n« Midwoy Gardens » de Chicago, œuvre éphémère que nous aurions cepen-\ndant préféré reproduire plutôt que le fragment d'architecture que nous sommes\nseuls en mesure de donner.\nL'ornementation quelque peu orientale de cette construction en béton\nest un détail tout à fait accidentel et secondaire quand il s'agit de l'école de\nChicago dont les productions réduisent d'habitude à des jeux de masses et\nde lignes essentiellement constructives.\nMais l'œuvre de Frank Lloyd Wright est par trop remarquable, son\ninfluence sur l'architecture contemporaine - principalement l'architecture\nhollandaise est par trop importante pour que nous ne nous promettions\nde combler l'insuffisance de notre documentation actuelle en reproduisant\nprochainement quelques dessins du grand architecte moderniste américain.\n\nR. C."}, {"page_pdf": 9, "page_imprimee": "n. p.", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192207-01.1.9", "texte": "L'Exposition d'Architecture du Palais d'Egmont\nLA SECTION AMÉRICAINE\nPlanche I\nLouis H. SULLIVAN\nArchitecte à Chicago.\nSupplément à la Revue La Çite\n“ National Farmers Bank „\nOwatonna, Minnesota, U. S. A."}, {"page_pdf": 10, "page_imprimee": "n. p.", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192207-01.1.10", "texte": "Planche II\nCass GILBERT\nArchitecte à New-York U.S.A.\nSupplément à la Revue La Cité\nEntrepôt Militaire à Brooklyn\nNew-York (Amérique.)"}, {"page_pdf": 11, "page_imprimee": "147", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192207-01.1.11", "texte": "LA CITÉ.\nJUILLET 1922\n\n7 ARTS\n\n\"\n« 7 ARTS : Tous les Arts. Et par eux, la pénétration en toute lia vie\nintellectuelle et collective ».\nTel est le titre et son commentaire d'un organe hebdomadaire qui vient\nde paraître à Bruxelles,\n« 7 Arts », qui limite son activité aux besoins manifestes du combat\nartistique, déclare fièrement :\n« L'Art est une expression active de la civilisation. L'Art est une\ninvention organisée ».\nEt s'élevant contre l'éclectisme anarchique de tant de modernistes,\nnotre nouveau confrère précise son programme comme suit :\n« L'Art a quitté la Vie, notre prodigieuse vie urbaine, industrielle et\npassionnée. 11 faut 1' y ramener ».\n» Nous croyons que l'architecture domestique et le cinéma y réussiront :\naussi attacherons-nous à ces deux phénomènes une importance considérable.\n» La nouveauté du cinéma et la crise du logement permettent aux\nartistes modernes d'agir puissamment sur la sensibilité contemporaine;\nd'autre part, les éléments techniques de ces deux arts imposent spontanément\nune discipline sévère et une habileté hardie. Comment s'y signaler en imitant?\nLa sagesse, ici encore, est professeur d'audace ».\nL'AUDACE! Elle ne manquera point, à en juger par leurs premiers\narticles, aux rédacteurs des « 7 Arts ». Réjouissons-nous-en, car s'il est en\nBelgique une lacune, dont l'art moderniste souffre, c'est bien F absence de\ncritique, non d'une critique railleuse ou amère, inspirée par l'ignorance ou\nl'incompréhension, mais d'une critique constructive, qui signale à un public\néclairé les défauts autant que les qualités de la production contemporaine.\nAutour des œuvres les plus intéressantes de nos artistes modernistes,\nc'est trop généralement une « conspiration du silence » qui se crée en notre\npays apathique, et cette torpeur est plus meurtrière pour l'artiste que l'aiguil-\nlon de la plus sévère des critiques.\nLes « 7 Arts »-— auxquels une parution hebdomadaire et un prix\nminime permettent de remplir un rôle de combat, que les revues mensuelles\nne sauraient assumer nous promettent d'être cet organe de critique si\nindispensable.\n« Critique sévère, disent ses rédacteurs car l'indulgence est la pire\n\n(*) « 7 Arts », Hebdomadaire d'information et de critique. Bureaux : boulevard\nLéopold 11, 271, Bruxelles. Abonnement : 10 francs. Le numéro, 40 centimes."}, {"page_pdf": 12, "page_imprimee": "148", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192207-01.1.12", "texte": "LA CITÉ.\nJUILLET 1922.\n\ndes malveillances. Mais, ajoutent-ils, nous tâcherons de n'être jamais mes-\nquins. Le pamphlet est aisé à écrire, la critique précise est ardue.\n» Or, en création comme en critique, nous devons redevenir PRECIS.\nPrécis, à la façon du Prathénon, c'estàdire à la façon d'unie limousine ou\nd'une hélice ».\nCe nouvel organe accordera à l'architecture celui des 7 Arts qui\nnous intéresse primordialement une place importante.\nDès le premier numéro, il consacre à cet art une remarquable étude, au\ncours de laquelle il prouve que l'architecture moderne est non seulement née,\nmais qu'elle est entrée dans sa phase classique.\nNous sommes heureux de la reproduire ici. Nos lecteurs pourront de la\nsorte se rendre compte du bien-fondé de nos espoirs, espoirs qui sont basés\nautant sur l'action éducatrice que sur le programme probe de notre nouveau\nconfrère.\n\nR. C.\n\nLes 2 façades de 2 maisons jumelées. (Voir plan.)\nV. BOURGEOIS. Architecte."}, {"page_pdf": 13, "page_imprimee": "149", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192207-01.1.13", "texte": "LA CITÉ.\nJUILLET 1922\n\nARCHITECTURE\n\n<*>\nUn confrère étranger me disait récemment : « LE SALUT DE L'AR-\nCHITECTURE, C'EST LA DECHE ».\nCette phrase, dans sa simplicité profonde, explique à la fois la mission\nprésente et les limites de l'architecture.\nEtant une expression nécessaire de la vie quotidienne, l'architecture par-\nticipe directement à la vie sociale, qu'elle réfléchit comme un miroir.\nLes temples eux-mêmes ne furent point des créations arbitraires d'un\nidéalisme intellectuel, mais la manifestation d'une vie journalière qui cher-\nchait un symbole divin.\nSi elle ne s'adapte pas exactement à des besoins moraux ou matériels,\nrigoureusement définis, alors, l'architecture est vaine. C'est pourquoi l'archi-\ntecture jamais n'est fantaisie ou distraction au sens exact de ces termes.\nL'architecture n'existe que comme une obsession : hors de la permanence\net de l'assiduité, hors du définitif, point d'architecture.\nL'Exposition éphémère, l'Extraordinaire ne rentrent pas dans l'archi-\ntecture.\nAussi nécessaire que l'arboriculture ou la meunerie, aussi répandue que\nl'air, l'architecture est visible par tous en toute heure en la cité. Ce carac-\ntère est capital.\nMais, comme Monsieur Jourdain faisait de la prose sans le savoir, la\nplupart des hommes et des architectes vivent dans l'architecture et ne s'en\naperçoivent pas.\nUn journal est moins puissant qu'une maison. Son action s'étend mais\ndisparaît, tandis que la maison ne se lasse point d'offrir aux passants l'ordre\nde sa façade et aux habitants l'harmonie de ses pièces.\nMalheureusement, combien d'hommes sentent-ils en eux la nécessité de\nla collaboration quotidienne de l'architecture et de leur sensibilité? Qui se\nmêle à la vie émouvante des pleins et des vides dans l'organisation d'une\nfaçade?\nPourtant, en cela réside bien la mission de l'architecture : introduire,\ndans toute l'activité sociale, la paix plastique. En d'autres termes, trouver,\naux problèmes de l'habitation et de la circulation la solution la plus utilitaire,\nla plus harmonieuse. Pour cette raison et pour une autre d'ordre financier,\nsottise que l'architecture individualiste!\nPuisque la maison est inséparable de sa voisine et qu'une rue prolonge\n\n(*) Article extrait du numéro 1 (9 novembre 1922) du journal « 7 Arts »."}, {"page_pdf": 14, "page_imprimee": "150", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192207-01.1.14", "texte": "LA CITÉ.\nJUILLET 1922.\n\nRez=de=chaussée\nV. BOURGEOIS\n\nEtage\nArchitecte\n\nune autre rue, toute architecture puissante tend au style, c'est-à-dire à un\néquilibre supérieur et collectif.\nCette façon de poser le problème nous pousse à une conclusion péril-\nleuse, qu'il faut avoir le courage d'exprimer. Etant donné que transformer\nradicalement l'architecture urbaine est u topique, essayons de la NEUTRA-\nLISER.\nUn architecte moderne obligé de construire actuellement dans une rue\nde Bruxelles commet presqu'une insolence à l'égard de son art, s'il réalise\nuin édifice intéressant.\nPlace-:t-on un phare électrique entre deux lumignons et devant dix\nveilleuses?\nQuel progrès si cette architecture hostile devenait une architecture indiffé-\nrente!\nUne telle architecture aurait du moins cette qualité de proposer aux\ntravailleurs et aux promeneurs un décor pas désagréable : l'architecte créa-\nteur, d'autre part, pourrait situer ses oeuvres dans un milieu apathique.\nOr, la crise financière impose la normalisation. La série s'apprête à\nconquérir l'architecture. Modernes, profitez de l'occasion.\nCoffrages, monolithes, châssis, portes, tous éléments mortels à la MOR-\nTELLE FANTAISIE.\nCette évolution technique sauvera l'architecture.\nD'une part, elle empêchera le développement des inspirations maniérées\net ainsi constituera une moyenne insignifiante, inoffensive donc.\nD'autre part, elle stimulera, chez les puissants, la passion de la simplicité\net ainsi ouvrira, à l'ordre architectural, une période classique.\nCette période est commencée. L'ARCHITECTURE MODERNE EST\nNEE. Dans les divers pays civilisés, les constructeurs sobres et audacieux\ntravaillent."}, {"page_pdf": 15, "page_imprimee": "151", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192207-01.1.15", "texte": "LA CITÉ.\nJUILLET 1922\n\nNos articles critiques le prouveront : L'ARCHITECTURE EST EN-\nTREE DANS SA PHASE CLASSIQUE.\nSaisissez-vous l'importance prodigieuse de ce fait?\nL'architecture sortant de l'anarchie, c'est l'art entier qui se libère.\nPrivés d'architecture, les artistes ont erré.\nLe monde artistique moderne possède enfin, grâce à l'architecture, un\nSTYLE.\nTous les arts vont retrouver leur classicisme.\nL'audace de l'esprit humain, encore une fois, sera victorieuse.\n\nExposition Internationale des Arts Décoratifs et Industriels\nà Paris en 1924\nNous avons publié, dans notre précédent numéro, des renseignements d'ordre docu-\nmentaire concernant cette importante manifestation de l'art moderne.\nComplétons-les par ces très justes réflexions que nous extrayons d'une lettre d'uri\nde nos amis de France :\n« Cinq groupes : architecture, mobilier, parure, théâtre, enseignement.\nLa Foire!...\nMM. Louis Bonnier et Charles Plumet ont été désignés comme archi-\ntectes.\nTrop avancés pour les uns... ils n'exprimeraient pas assez clairement les\nprincipes virils et scientifiques de l'architecture urbaine selon les autres.\nAllons donc, l'architecte de F Art nouveau Bing, le professeur de Y école\nde la rue de Sévigné!... Il sera le premier à la fête, à la première fête française.\nIl est l'exemple vivant! comme pour d'autres sont Horta, Berlage, Olbrich,\nVan de Velde.\nLa conception scientifique et sociale de Monsieur Louis Bonnier, l'élé-\ngance ethnique de Monsieur Charles Plumet sont témoins de notre départ, ils\nseront témoins aussi de notre retour.\nQue ceux qui parlent sans cesse de discipline pour les autres, sachent\ndonc attendre. »"}, {"page_pdf": 16, "page_imprimee": "152", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192207-01.1.16", "texte": "LAÏCITÉ\nJUILLET 1922\n\nL'Architecture\nen Russie Soviétique\nR. C.\n\nAprès quatre années de réclusion et d'isolement, la Russie semble devoir sous peu\nrenouer des relations avec le monde dit civilisé.\nDéjà, à travers la porte entr' ouverte, le Capital Occidental se rue à la recherche\ndes richesses enfouies sous des ruines sanglantes.\nCes relations économiques en entraîneront d'un autre ordre. Quelle sera la répercus-\nsion sur l'Art Occidental de ce contact avec un monde en gestation?\nCertes, il serait erroné de croire que les révolutions économiques ou sociales amènent\ninévitablement l'éclosion d'un art nouveau. L'histoire nous apprend que le désordre anar-\nchique et la dépression économique qui les accompagnent constituent un terrain peu\nfertile à Véclosion et à la croissance des arts.\nDéjà quelques explorateurs du régime soviétique - témoins peu sévères nous\nont confirmé que « révolution politique et renouveau esthétique » ne sont guère synonymes.\nEt, cependant, ri est-ce pas à Y âme russe que nous sommes redevables de ce quil\ny a de plus généreux et de plus vivant dans la pensée du siècle? N'est-ce pas la Russie\nqui, avec Tolstoï, a réappris aux foules l'idéal social de l'Evangile qui, par la Voix\nde Dostoievsky, a renouvelé la pensée littéraire et qui, enfin, avec Stravinsky, nous a\nrévélé un monde musical ignoré par nous?\nIl ri est pas possible que cette âme russe, si vigoureuse et si jeune, ne puise dans les\nprivations et la pauvreté de l'heure l'élan mystique des grands rythmes collectifs! Nous\nattendons avec confiance de ce peuple martyr, décimé par la guerre et la famine, victime\nde l'incompréhension du monde occidental, tyranisé par ses propres gouvernants, nous\nattendons de lui un renouveau semblable à celui qui s'épanouît à l'aube du Moyen âge,\ndans ce monde barbare que l'effondrement de l'Empire Romain avait jeté dans une\nsituation économique toute pareille à celle du monde slave. C'est de ce mysticisme que\nsont sortis les splendeurs de l'art roman et gothique.\nLe rythme accéléré de notre civilisation contemporaine nous permet d'augurer que\npareille évolution spirituelle et artistique ne sera point aussi éloignée que d'aucuns pour-\nraient se l'imaginer.\nQuoi quil en soit de l'avenir artistique de la Russie, tout ce qui concerne la\nsituation des arts, et plus particulièrement de l'architecture, ne peut manquer d'éveiller\nle plus vif intérêt. Mais les sources d'informations non suspectes sont bien rares.\nUn de nos confrères anglais, « The Architects Journal », a publié l'an dernier\nun article de M. Huntlij Carter, qui, au cours de nombreuses pérégrinations dans le\npays des soviets, a étudié les conséquences de la révolution sur Y architecture et les autres\narts. Nos lecteurs liront certainement avec intérêt l'aritcle que nous donnons ci-dessous,\nen traduction."}, {"page_pdf": 17, "page_imprimee": "153", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192207-01.1.17", "texte": "LA CITÉ.\nJUILLET 1922\n\nAu cours d'un long séjour que j'ai fait cette année (1921) en Europe\ncentrale et orientale, j'ai essayé de découvrir les tendances nouvelles qui se\nmanifestent surtout en Russie et dans les Etats Secessionnistes en archi-\ntecture et en sculpture. Dans la Russie des Soviets, la tendance générale se\ncaractérise le mieux par l'épithète « prolétarienne ». Ce terme implique Y aban-\ndon des principes et des traditions, esthétiques, ethniques ou éthiques, qui\ncaractérisent les conceptions nationales de l'art. Il est employé en Russie pour\nmettre en relief que la population sortie de la Révolution d'octobre ne forme\nplus qu'une seule classe. Le mot « prolétaire » désigne de la sorte un membre\nd'une population uniquement ouvrière, il implique une activité collective et\na une signification internationale en ce qu'il désigne non seulement les\nouvriers de toute la Russie, mais les ouvriers du monde entier.\nIl en résulte que celui qui se rend aujourd'hui en Russie, ne doit pas\ns'attendre à y trouver des architectes ou, d'une façon générale, des artistes\nqui produisent des formes qui soient le résultat des recherches d'une person-\nnalité indépendante et isolée, s'appuyant sur des principes esthétiques et\nnationaux, mais bien des formes qui sont le témoignage des pensées et des\nactes de la foule et expriment principalement la doctrine de la révolution\nindustrielle et internationale prêchée par Marx et ses disciples. Ceci implique\nl'expression des notions de Peuple et de Pouvoir.\nSi les circonstances avaient été favorables, sans aucun doute de nom-\nbreux spécimens d'architecture « prolétarienne » seraient édifiés aujourd'hui.\nMais dans la Russie des Soviets, les circonstances favorables à la production\narchitecturale sont jusqu'à présent absentes. L'architecture, tout comme d'au-\ntres expressions artistiques, y lutte pour son existence dans des conditions\néconomiques effroyables.\nA cet égard, l'architecture est peut-être dans une situation plus déses-\npérée encore que les autres arts. Certes, il y a une Administration d'Etat pour\nl'Architecture, il y a des Ecoles d'architecture, et les projets d'édifices nou-\nveaux sont aussi abondants en Russie que dans tous les pays de l'Europe\natteints par la guerre. Mais il n'y a ni argent, ni matériaux; si bien, qu'à F ex-\nception de constructions primitives édifiées dans les villages et de quelques\nentreprises industrielles telles que les nouvelles centrales électriques et les\nhabitations ouvrières qui les entourent et qui sortent de terre dans les régions\nminières en exécution de l'ambitieux projet d électrification de la Russie, 1 on\npeut dire que, pratiquement, rien n'a été construit ni achevé depuis 1914.\nA Moscou, la nouvelle gare de chemin de fer Kasausky, commencée peu\nde temps avant la guerre et très marquante au point de vue architectural,\nreste inachevée. Les' plans en avaient été dressés par l'architecte Tschiekev,\nqui fut manifestement influencé, au point de vue technique, par un ancien\nmotif de l'architecture russe, comme les quatre tours qu'il avait projeté le\nprouvent. Le résultat n'est guère heureux. C'est uniquement de la décoration,"}, {"page_pdf": 18, "page_imprimee": "154", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192207-01.1.18", "texte": "LA CITÉ\nJUILLET 1922\n\net l'œuvre, dans son ensemble, a l'aspect d'un jouet amusant. Mais, à côté\nde son intérêt technique, il s'attache à cette œuvre un intérêt sentimental. En\ntant qu'entreprise d'avant-guerre, elle symbolise la tragédie de la Russie. On\ndécouvre en elle la mentalité Tartare, alors que tout ce qui l'environne est\nessentiellement de mentalité Européenne et Occidentale. Une synthèse de ces\ndeux mentalités est impossible.\nLa survivance de l'esprit ancien constitue en grande partie la tradition\nethnique et éthique de l'architecture russe et, comme telle, implique les élé-\nments d'expérience racique qui différencient l'ancienne architecture russe\nd'autres manifestations nationales. C'est, certes, une question intéressante que\nde savoir s'il existe un effort de la part des jeunes architectes pour résoudre le\nproblème de l'antagonisme entre les styles Orientaux et les styles Occidentaux\n(émanant de la « révolution » industrielle) et arriver à créer des formes nou-\nvelles. Peut-il sortir quelque chose du mélange de l'ancienne architecture\nrusse et de la nouvelle architecture Prolétarienne, ou, si l'on veut, du Kremlin\net de l'Arsenal de Woolwich? Cela semble bien difficile. Sans doute que\nles jeunes architectes russes s'orienteront pour quelque temps vers l'idéal\n« prolétarien » et se mettront fiévreusement à produire des dessins exprimant\nl'idée de Peuple et de Pouvoir. Mais, après tout, ce qu'il importe en architec-\nture, ce n'est pas de mélanger des styles, mais de donner à chaque édifice son\ncaractère en harmonie avec sa fonction. Telle est, sans doute, l'intention de\nl'Administration Soviétique pour l'Architecture, à la tête de laquelle se trouve\nJoltowski, et qui possède de nombreux projets de maisons ouvrières, de cités,\nde parcs publics, d'espaces libres, d'écoles et d'autres entreprises civiques.\nPour îe moment, on procède à une série d'adaptations architecturales.\nCes adaptations ont un effet plutôt comique et pourraient avoir un résultat\npsychologique désastreux, du moins si l'architecture exerce une grande\ninfluence sur la formaiton de l'esprit humain.\nA Moscou et à Pétrograd, un grand nombre d'anciens palais, qui ser-\nvirent autrefois de résidences royales ou princières, ont été réquisitionnés par\nle gouvernement actuel et destinés à des usages totalement différents de ceux\npour lesquels ils ont été construits.\nSans doute, transformer le palais du Grand-Duc Vladimir Alexandro-\nvitch en « Institut d'Enseignement » peut ne pas être bien préjudiciable à la\n« Propagande », étant donné que cet édifice présente certainement des carac-\ntères moraux qui sont conciliabîes même avec ce genre d'enseignement que\nles communistes considèrent comme essentiel. Mais on ne peut en dire autant\ndu Palais de la Renaissance qui a été rebaptisé du nom de Palais du Travail\net qui héberge actuellement les Unions professionnelles.\nTout comme l'on dit que de mauvais compagnons sont un danger pour\nles bonnes mœurs, l'on peut dire, je crois, que de la bonne architecture cor-\nrompt les méchants. En face de cet édifice, on a élevé une statue à moitié nue"}, {"page_pdf": 19, "page_imprimee": "n. p.", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192207-01.1.19", "texte": "Planche III\nRobert R. Mc GOODWIN\nArchitecte à Philadelphie\nU. S. A.\nSupplément à la Revue La Cité\nHabitation de M. Walter,\nM. Schwartz, Chestnut-Hill\nPenna U. S. A."}, {"page_pdf": 20, "page_imprimee": "n. p.", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192207-01.1.20", "texte": "Planche IV\nL'Exposition d'Architecture du Palais d'Egmont\nLA SECTION AMÉRICAINE\nFrank Lloyd WRIGHT\nArchitecte à Chicago\nSupplément à la Revue La Cite\nHabitation\nde “ Avery Coonley „\nà Riverside, III. U. S. A."}, {"page_pdf": 21, "page_imprimee": "155", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192207-01.1.21", "texte": "LA CITÉ.\nJUILLET 1922\n\ndu Travail qui, à n'en pas douter, représente un gros propriétaire. Abstraction\nfaite de cette critique, c'est un bon spécimen des nouveaux monuments natio-\nnaux, un des buts de l'architecture réside dans l'expression. Toute bonne archi-\ntecture est construite d'après des principes établis exprimant le but que l'édi-\nfice est appelé à remplir. Aussi, en présence de ces étranges adaptations,\nl'on ne peut que constater que les Bolchevistes sont de mauvais psychologues.\nSinon ils auraient compris combien il est absurde d'utiliser ces édifices qui,\nsi l'on peut ainsi dire, transpirent la réaction par tous leurs pores, et ils se\nseraient empressés de les anéantir, tout comme ils ont anéanti leurs malheu-\nreux propriétaires.\nIl en va tout autrement pour la sculpture. De nombreux monuments ont\nété édifiées depuis trois ou quatre ans, principalement à Pétrograd et à Mos-\ncou, Certains remplacent es statues des anciennes classes dirigeantes qui ont\nété renversées. D'autres surmontent des piédestaux nouveaux. Toutes ces sta-\ntues nouvel es sont fortement « prolétariennes » et symbolisent 1 idéal com-\nmuniste et les méthodes employées pour Y a tteindre. Aussi, Fon a élevé des\nstatues et des monuments à ceux qui ont commencé le mouvement, à ceux\nqui l'ont continué et à ceux qui Font recommencé; aux pères et aux grand'\npères du mouvement, aux martyrs, passés, présents et possibles! Les statues\nde Marx se trouvent partout; celles de Engels, Lassalle, Lenine, Trotsky et\nd'autres communistes ce èbres sont égaement fort nombreuses. Liebknecht et\nLuxembourg qui furent tués à Berlin ont leur monument. L'on a édifié des\nmonuments pour symboliser la Révolution, des événements historiques, tels\nque la Troisième Internationale, et l'on trouve des statues d'écrivains popu-\nlaires comme Nikitin Schevchenko et autres, de peintres et de compositeurs\ntels que Seriabin et Rimsky-Korsokov. Dans l'ensemble, ces œuvres sont\nfortes et réalistes et manifestement destinées à émouvoir un public qui ne\nsaurait apprécier les conceptions artistiques extrémistes. Il y a, d'ailleurs, à\ncette règle des exceptions qui prouvent que les tendances novatrices en archi-\ntecture ne sont point disparues de la Russie. Le monument de Michael Baku-\nnin, par Koroljow, et qui se trouve à la Myasnizki Tor, est un spécimen d'art\nultra moderne. On prétend que c'est la première statue de style purement\nexpressionniste que l'on ait édifiée dans le monde entier. Elle tend à exprimer\nle sentiment qui se dégage du paradoxe inscrit sous la statue: « L'esprit de des-\ntructeur est l'esprit créateur ». L'impression est celle d'une chose émergeant ou\ndominant le chaos."}, {"page_pdf": 22, "page_imprimee": "156", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192207-01.1.22", "texte": "LA CïTÉ\nJUILLET 1922\n\nTECHNOLOGIE\nFORMATION DE LA ROUILLE\nET PROCÉDÉS\nDESTINÉS A LA COMBATTRE\nLe fer nu exposé à l'action de l'oxygène et de\nl'humidité de il'air, se couvre bientôt d'une couche\nd'hydroxyde de fer qui retient la pluie par parosité\njusqu'à son évaporation. De nouvelles couches de\nrouille se forment ainsi. Parfois elles adhèrent à la\npremière; d'autres fois elles restent distinctes et\npeuvent même faire éclater la couche extérieure.\nL'acier laminé employé dans les constructions\nmétalliques doit donc être recouvert entièrement\nd une couche protectrice qui ne peut en aucun\npoint être entamée. En réalité, cette condition n'est\njamais parfaitement remplie à cause de chocs d'ou-\ntils et de manœuvres brutales, de la difficulté d'ac-\ncès de certaines parties, ou du manque d'entre-\ntien de l'ouvrage.\nLes parties qui se conservent le mieux sont les\nsurfaces inférieures des ponts à voie étanche, et\nles surfaces verticales d'où la pluie découle rapide-\nment\nLa présence de poussières et Je boues sur les\nfaces peu inclinées des constructions favorise égale-\nment la formation de rouille en retenant l'eau de\npluie.\nLes dégâts causés par la rouille sont particuliè-\nrement importants pour les pièces soumises aux\nfumées de locomotives à cause de la teneur en\nacides de ces fumées.\nIl existe dans les gares allemandes plusieurs\nexemples de passerelles dont la voie est composée\nde tôles ondulées portant une couche de béton re-\ncouverte d'asphalte.\nAu-dessus des voies ferrées très fréquentées, les\ntôles ondulées ont parfois entièrement disparu. Les\nprofilés soumis aux fumées perdent jusque 70 p. c.\nde leur résistance et dans certains cas la réduction\nd'épaisseur des pièces comporte jusque 5,5 milli-\nmètres.\nLes fumées agissent de la façon suivante. La lo-\ncomotive stationnant sous l'ouvrage lance des jets\npuissants de gaz chauds contenant de la vapeur\nd'eau, des parcelles de charbon incandescent et\ndes scories. Le frottement des particules solides\nqui se £ait encore sentir à 2 mètres au-dessus de la\ncheminée détruit rapidement la peinture. Les gaz\ndont la température peut atteindre de 200 à 300°\noxydent alors le fer, formant des croûtes qui attei-\ngnent parfois 8 millimètres d'épaisseur.\nIl faut tout spécialement tenir compte de l'acide\nsulifurique contenu dans la fumée. Une tonne de\ncharbon produit environ î 0 kilogrammes d'anhy-\ndride sulifurique. Ce gaz peut, en présence de l'eau\net de l'oxygène donner naissance à 1 5 kilogrammes\nd'acide suillfurique.\nIl est donc indispensable de prévoir aux endroits\nexposés aux gaz de fumée une protection toute\nspéciale.\nMOYENS DE PRESERVATION\nCONTRE LA ROUILLE\nIl importe avant tout de rendre accessible à l'air\nfrais toutes les parties des constructions métalliques\nen évitant, non seulement les cuvettes d'où l'eau ne\npeut s'échapper, mais aussi les espaces fermés de\nplluseiurs côtés où les déplacements d'air ne se\nfont que faiblement sentir.\nOn a essayé de diminuer la tendance du fer à\nse rouiller en y incorporant du cuivre, mais les\nexpériences ne sont pas encore suffisamment con-\ncluantes pour rendre ce procédé pratique.\nActuellement il faut se contenter de couches iso-\nlantes et en premier lieu de peintures à l'huile,\ncomposées et appliquées conformément à des sti-\npulations bien connues. Pour se rendre compte de\nla valeur d'une pareille protection, on peut pren-\ndre pour exemple des ponts sur l'Elbe, construits\nen Î872, et repeints depuis d© trois à cinq fois.\nCes ponts ont été soumis à une atmosphère par-\nticulièrement humide et ne semblent pas avoir\nsouffert beaucoup. Aux endroits soumis aux efforts\nintérieurs maxima sous l'effet des charges mobiles\nla peinture s'écaille souvent. Les taches de rouille\nisolées n'atteignent que I à 6 millimètres de dia-\nmètre au plus.\nEn î 920 , un de ces ponts devant être détruit, on\nexamina un grand nombre de pièces préalablement"}, {"page_pdf": 23, "page_imprimee": "157", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192207-01.1.23", "texte": "TECHNO LOGIE\nLA CITÉ.\nJUILLET 1922\n\ndébarrassées mécaniquement ou chimiquement de\nleur peinture. Presque partout le métal était recou-\nvert d une couche adhérente de mâchefer bleuâtre.\nAux endroits où cette couche n'existait pas, une\nformation très légère de rouille s'était produite.\nPresque partout le minium semblait faire corps\navec le fer. Lors du découpage au chalumeau, les\ncouches extérieures de peinture étaient brûlées jus-\nqu'à 6 ou 8 centimètres de distance de la section,\ntandis que le minium restait intact à 2,5 centimè-\ntres tout au plus de cette section.\nPRESERVATION DIRECTE ET INDIRECTE\nOn pense «actuellement que la couche de fond et\nla couche extérieure jouent dans la préservation du\nfer des rôles différents.La dernière sert uniquement\nà empêcher le contact de l'air et de l'eau, tandis\nque lia première est destinée à empêcher la forma-\ntion de la rouille même si la peinture, longuement\nhuimectée, laisse passer une certaine quantité d'eau.\nOn admet que la rouille se forme surtout par\nélectrolyse. Le fer jouant ordinairement le rôle\nd'électrode active, c'est-à-dire celle qui entre en\ndissolution. Or, la couche de fond, d'après Lie-\nbreich, renverse l'électrolyse. Le fer deviendrait\nélectrode passive et n'aurait plus aucune tendance\nà s'oxyder. Cette action chimique ? encore fort\nobscure, peut être appelée préservation indirecte\ndu fer.\nLiebreich prétend que pour jouer parfaitement\nce rôle, le minium de plomb employé généralement\ncomme première couche devrait être rendu plus\nalcalin, mais comment expliquer alors la remar-\nquable efficacité de ce produit? Ses qualités ne\nse raient-elllles pas dues plutôt à son extraordinaire\nimperméabilité mise à profit par les poseurs de ca-\nnalisations d'eau, qui rendent étanches les joints à\nl'ai de d' un ciment de minium.\nPour expliquer la formation de courants entre le\nfer et la couche protectrice, on admet la présence\nde petites soufflures pouvant se remplir d'eau. Il\nsemble que, à cause de l'adhérence constatée entre\nle minium et le fer de pareilles soufflures ne soient\npas très nombreuses et qu'il suffise d'employer des\npinceaux à poils courts pour en réduire l'impor-\ntance. Il faudrait élucider ce point avec rigueur\navant de pouvoir justifier ou combattre en connais-\nsance de cause, la théorie moderne de la rouille\nexposée ci-dessus.\nL'haibitcde de recouvrir le fer immédiatement\naprès son décapage ou nettoyage d'une couche de\nvernis d'huile de lin pur a surtout pour but de pré-\nvenir la formation de rouille avant la visite des\nfonctionnaires chargés de la réception. Il se peut\nqu il soit préférable d'appliquer le minium sur le\nfer nu, mais, comme on ne peut peindre avant la\nvisite, la couche d'huile qui protège le métal sans\ncacher ses défauts s'impose, car il ne sera généra-\nlement pas possible d'examiner chaque pièce im-\nmédiatement après le nettoyage.\nDbreich prétend que la formation de rouille sous\nla couche de peinture, qui se produit parfois, est\nfavorisée par l'épaisseur croissante de la peinture.\n11 se base sur des expériences faites à l'aide de\npeintures relativement fraîches et soumises à un\ncourant de vapeur d'eau à 100°. Les pièces recou-\nvertes de minium et d'une couche mince de pein-\nture résistaient le mieux. Ces résultats ne sont\npourtant pas confirmés par l'examen des ponts de\nl'Elbe , ce qui prouve que les conditions choisies\npar l'expérimentation ne donnent pas des résultats\napplicables aux ponts placés dans les circonstances\nhabituelles.\nEXECUTION DU PEINTURAGE ,\nAvant toute application d'enduit, le dérouiillage\ns'impose. On exige souvent l'enlèvement de la\ncroûte de laminage, mais l'examen de ponts de\nl'Elbe a prouvé que cette couche n'était pas nuisi-\nble. D'autre part, son enlèvement est fort difficile.\nCette main-d'œuvre coûteuse peut donc être épar-\ngnée à condition d'enlever les parties qui se\nseraient détachées partiellement de la masse.\nLe décapage chimique par immersion dans un\nbain de sels acides délayés présente un danger\nsérieux en cas de rinçage insuffisant, mais tous les\nprocédés peuvent provoquer des dégâts s'ils sont\nappliqués avec négligence. C'est donc plutôt à\ncause des difficultés pratiques de mise en œuvre\nque le procédé chimique est abandonné de plus en\nplus.\nLe décapage mécanique se fait à l'aide du racloir\net de la brosse métallique, en cas de croûte épaisse\nde rouille à l'aide du burin et du marteau.\nCette méthode de travail est très suffisante, si\nelle est appliquée consciencieusement et surveillée\nsans défaillance, mais nécessite un effort muscu-\nlaire pénible.\nLe décapage au jet de sable constitue un troi-\nsième procédé, extrêmement pratique et efficace."}, {"page_pdf": 24, "page_imprimee": "158", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192207-01.1.24", "texte": "TEC HNO LOGIE\nLA CITÉ\nJUILLET 1922\n\nChose curieuse, il ne s'emploie que pour les con-\nstructions achevées et n'est pas encore adopté\ndans les usines.\nL'application de peinture çfoit suivre le décapage\nle plus rapidement possible et ne peut se faire par\nteimps de pluie ou de fort brouillard, ni sur les par-\nties mouillées par la vapeur des locomotives. Sinon\nune formation rapide de rouille est inévitable.\nOn recommande d'employer des pinceaux à poils\ncourts et des peintures très fluides; d'autre part,\non préfère appliquer plusieurs couches minces\nqu'une seule couche épaisse qui, en se desséchant,\ndonne lieu à des crevasses dangereuses.\nRécemment on s'est servi d air comprimé pour\nprojeter violemment la peinture sur le fer, mais ce\nprocédé ne semble pas encore mis au point.\nReyman prétend que l'application du minium\nne peut se faire convenablement à l'usine et vou-\ndrait que les opérations de décapage, d'application\n<3e la couche de fond, et des couches colorées soient\nexécutées à pied-d'œuvre par un entrepreneur de\npeinture.\nIl semble pourtant beaucoup plus pratique de\nposer la première couche de protection sous han-\ngar, car on recouvre ainsi de nombreuses parties\nqui n'ont jamais été rouillées, ce qui n'est pas le\ncas si les pièces sont exposées pendant le montage\nà toutes les intempéries.\nLa couche extérieure s'applique toujours après\nmontage et doit être renouvelée avant sa destruc-\ntion. Dès que les parties les plus humides ou les\nplus exposées présentent des taches de rouille ou\ndes solutions de continuité dans la peinture, il faut\nrepeindre. Les parties attaquées seront grattées et\ntraitées comme le fer neuf. Ailleurs% la nouvelle\ncouche sera superposée à l'ancienne.\nLes couleurs à l'huile constituent la meilleure\nprotection actuellement connue du fer, sauff aux\nendroits exposées aux fumées.\nENDUITS AU GOUDRON\nLes peintures au goudron sont employées aux\nendroits des ponts métalliques qui sont en contact\navec les terres ou le gravier, et principalement\npour lies tôles embouties portant la voie.\nPour 1a peinture des pièces courantes, le gou-\ndron se comporte moins bien que les couleurs à\nl'huile.\nENVELOPPES METALLIQUES\nLe zinc est couramment employé comme protec-\ntion pour les tôles embouties et s'applique sur ie\nfer par le procédé au feu. On peut également em-\nployer la galvanoplastie ou l'arrosage d'après le\nbrevet Schoop.\nLe pl omb résiste particulièrement bien aux gaz\nacides et s emploie pour les cheminées de tôle.\nLe cuivre, 1 étain et l'aluminium ne peuvent être\nenvisagés à cause de leur prix élevé.\nREVETEMENTS DE BETON\nLe ciment constitue un revêtement de choix\ncontre l'eau, l'humidité et la fumée, et permet de\n.supprimer tout entretien des poutres métalliques\nenrobées si ces poutres sont soustraites aux chocs\net ne subissent que de faibles déformations sous\ncharge mobile.\nMalheureusement ce procédé masque îa con-\nstruction métallique et l'alourdit singulièrement, ce\nqui le rend impraticable à partir d une certaine\nportée. Pour de petites portées, le procédé est fort\nrecomimandable. Si le revêtement est prévu lors de\nla construction, il faut éviter tout peinturage des\npièces et les protéger lors du montage par un en-\nduit de lait de ciment.\nLe béton ne peut contenir ni gypse, ni chaux,\nattaquables par les fumées. Pour éviter la forma-\ntion de crevasses, il faut incorporer dans le revête-\nment un réseau métallique fin (fer déployé).\nLe mortier est appliqué soit par introduction\ndans un coffrage, soit en le lançant contre la sur-\nface à enduire. Il existe aussi un « canon à béton »\npermettant d'asperger le fer à l'aide de mortier\nliquide.\nMANTEAUX DE PROTECTION\nCONTRE LES FUMEES\nA part le béton, aucun d'eux n'est parfaitement\nelficace.On peut construire de pareilles protections\nen pllanches de 2 à 3 centimètres d'épaisseur, im-\nprégnées de carbolineum. Ces planchers sont\nrapidement mis hors d'usage mais rendent de pré-\ncieux services lors du peinturage à neuf des ponts,\npour protéger la peinture fraîche. Les manteaux en\nfer, employés sont rapidement cor-\nrodés. Plus récemment, on a employé l'éternit qui\nrésiste bien mais dont les joints constituent une\ndifficulté.\n(Résumé d'un articile paru dans le « Zentralblatt\ncier Bauverwaltung », 1922.)"}, {"page_pdf": 25, "page_imprimee": "159", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192207-01.1.25", "texte": "LA CITÉ.\nJUILLET 1922\n\nCONCOURS\nLYON. CONCOURS DE MOBILIER, CHAUF-\nFAGE ET ECLAIRAGE. Les rapports et résul-\ntats des deux concours : 1° Mobilier; 2° Chauffage\net Eclairage viennent de paraître en une brochure\nextrêmement intéressante.\nCette brochure, illustrée des photographies de\n« Meubles et Appareils » des maisons lauréates,\nest mise en vente au bureau du Congrès de l'Habi-\ntation, Hôtel de Ville, Lyon. Prix 5 francs.\nCOMITE INTERNATIONAL OLYMPIQUE\nFRANÇAIS. CONCOURS D'ART. Le\nrénovateur et les organisateurs de Jeux Olym-\npiques ont résolu, dès le début, d'associer aux\nexercices athlétiques les manifestations de l'art et\nde la pensée. Ils savaient qu'aucune formule n'est\nplus efficace pour donner à la jeunesse un déve-\nloppement sain, complet et harmonieux.\nLe comité exécutif français désire donner aux\nconcours d'art un éclat tout particulier. Ces con-\ncours seront internationaux et au nombre de cinq:\na) Architecture;\nb) Littérature;\n* c) Musique;\nà) Peinture;\ne) Sculpture.\nDe même que dans l'antiquité les artistes et les\npoètes recevaient, comme les athlètes, le rameau\nd'olivier, symbole de la victoire, les lauréats des\nconcours d'art de la VIIIe Olympiade recevront, de\nla main du chef de l'Etat, la même médaille que\nles vainqueurs des jeux athlétiques.\nTrois prix seront affectés à chacun des cinq con-\ncours :\nler1er prix : médaille olympique de vermeil.\n2e prix : médaille olympique.\n3e prix : médaille olympique de bronze.\nToutes informations utiles sur les dates d'inscrip-\ntion? la composition des jurys, etc., seront données\nultérieurement. ( 1 1 rue Anatole de la Forge,\nà Pa ris.) Il suffit d'indiquer aujourd'hui\nqu'entière liberté sera laissée aux concurrents\naussi bien pour le choix du sujet que pour la forme\nou la dimension de l'œuvre, à laquelle il n'est\nimposé d'autre condition que d'être inédite et\ndirectement inspirée par l'idée sportive.\nMANTES. CONCOURS DE PROJETS DE\nDISTRIBUTION D'EAU POTABLE. Sous les\nauspices et avec la collaboration de l'Œuvre d'en-\ntr'aide sociale « La Renaissance des Cités », la ville\nde Mantes ouvre un concours ayant pour objet :\nL'établissement d'un projet de distribution d'eau\npotable dans cette ville.\nCe concours sera ouvert le ler1er décembre 1922\net définitivement clos le 28 février 1923.\nLes documents utiles à la rédaction du projet\nseront remis contre récépissé, aux concurrents ou\nà leurs mandataires, à partir du 20 novembre pro-\nchain, à la mairie de Mantes, tous les jours,\nexcepté les dimanches et jours fériés, de 9 heures\nà midi et de 14 à 18 heures.\nLa remise de ces documents sera faite contre le\nversement d'une somme de 75 francs, sur lesquels\n50 francs seront remboursés contre reçu du ver-\nsement, à tout concurrent présentant un projet au\nconcours.\nIl sera alloué trois primes de 4.000, 3.000 et\n2.000 francs.\nLes documents pourront être consultés au siège\nadministratif de « La Renaissance des Cités »,\n23, rue Louis-le-Grand (i Ie), tous les jours non\nfériés de 15 à 18 heures.\nOSTENDE. CONCOURS DE MAISONS OU-\nVRiERES. La société coopérative « De Oos-\ntendsche Haard » (siège à l'hôtel de ville, à\nOstende), organise, entre tous les architectes bel-\nges dûment patentés, un concours relatif à l'élabo-\nration de plans-projets d'habitations à bon marché.\nLe concours sera clôturé le 31 janvier 1923.\nUne somme de IO.OOD francs est mise à la dis-"}, {"page_pdf": 26, "page_imprimee": "160", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192207-01.1.26", "texte": "CONCOURS\nLA CITÉ\nJUILLET 1922\n\nposition du jury pour récompenser et indemniser\nles auteurs des projets qui lui seront soumis et\npour servir, éventuellement, à faire une avance\nd'honoraires aux concurrents chargés de l'exécu-\ntion. Aucune prime ne sera accordée aux concur-\nrents chargés de l'exécution de tout ou partie de\nleur projet.\nLes honoraires des architectes chargés de tra-\nvaux à la suite du concours seront établis d'après\nle barème de la Société 'Nationale. La société locale\ndécidera ultérieurement de la façon dont se fera la\ndirection des travaux.\nPrix du programme, 6 francs; du plan, 1 4 francs.\nToutes les demandes doivent être adressées au\nprésident de la société coopérative « De Oostend-\n®che Haard ».\nCHICAGO. UN HOPITAL MODERNE.\nLe journal de Chicago « The Modem Hospital »\na décidé d'ouvrir entre tous les architectes un con-\ncours dont l'objet sera la construction d'un petit\nhôpital de 30 lits au minimum et de 40 au maxi-\nmum. Cet hôpital devra comprendre des chambres\nparticulières et des salles communes pour les ma-\nlades, trois vérandas et un certain nombre d'autres\npièces pour les médecins, les infirmières et les ser-\nvices secondaires.\nUne prime de 500 livres sera attribuée à l'auteur\ndu projet classé premier. L'auteur du projet classé\nsecond recevra 300 livres et celui du projet classé\ntroisième, 200. Une mention honorable sera décer-\nnée aux auteurs des projets classés quatrième et\ncinquième.\nLes différents projets devront être envoyés au\nplus tard pour le 15 janvier 1923 à « The Modem\nHospital Publishing C° Inc. », 22, East Ontario\nStreet, Chicago, Illinois.\nSAINT-GILLES. LE FOYER SAINT-GILLOIS\navait mis au concours la construction de cinq\ngroupes d'habitations.\nLe jury a classé comme suit les projets soumis :\nPremier groupe : deux habitations de douze mè-\ntres de façade à front de la rue du Fort et, second\ngroupe : deux habitations de douze mètres de\nfaçade à front de la rue Gis/bert-Combaz :\nler1er M. Derée, architecte à Bruxelles, chargé de\nl'exécution; 2e M. Diongre, architecte à Bruxelles.\nTroisième groupe : plusieurs habitations dont le\nnombre et la largeur sont à déterminer par les con-\ncurrents : lerIer M. Franz Van Meulecom, architecte\nà Bruxelles, chargé de l'exécution; 2e M. H. Derée,\narchitecte à Bruxelles.\nQuatrième groupe : deux habitations de douze\nmètres cinquante centimètres, à front de la chaus-\nsée de Forest : ler M. Franz Van Meuilecom, chargé\nde l'exécution; 2e M. H. Derée.\nLe cinquième groupe, à construire sur un ter-\nrain situé rue de Bosnie et chaussée de Forest,\ncomprend, outre les maisons à front des rues pré-\ncitées, une série d'habitations dans le fond du ter-\nrain : M. l'architecte Diongre est chargé de l'exé-\ncution.\nLes projets retenus ont été exposés à l'hôtel de\nville de Saint-Gilles. Leur réalisation permettra de\nloger 190 ménages environ. De sorte que, com-\nplètement achevé, le vaste quartier d'habitations\nà bon marché créé par le Foyer Saint-GilJois, abri-\ntera, en des logis sains et riants, près de trois cents\nménages !\nCe qui nous a particulièrement frappé au cours\nd'une visite hâtive de l'exposition, c'est l'orienta-\ntion nettement moderne des projets primés. Les\nenvois de M. Derée prouvent que cet architecte est\nde plus en plus attiré par des conceptions architec-\nturales dont, il n'y a pas bien longtemps, il ne\nsemblait pas apprécier la logique constructive.\nAvouons, d ailleurs, que cette assimilation un peu\nhâtive se trahit parfois par des formes architec-\nturales non encore parfaitement mûries. Les pro-\njets de M. Meulecom très sobres et d'un sentiment\nfort raffiné nous ont paru les plus remarquables,\nau point de vue esthétique, du moins, de ce con-\ncours.\nLE PRÉSENT NUMÉRO RENFERME QUATRE PLANCHES HORS-TEXTE NUMÉROTÉES I A IV"}, {"page_pdf": 27, "page_imprimee": "couv. 3", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192207-01.1.27", "texte": "j ~ *\" ;\nJe soussigné, souscris un abon- IMPRIMÉ ] !\nnement à !a troisième année de\nLa Cité, au prix de 10 fr. 10 et\ndésire recevoir à titre de prime :\n*La ÎPÔ et 2e années de <La Cité >\n(î 9 19-192 î ) à 5 francs Tannée\n(prix en librairie 10 francs).\n* Le Cœur de la Ville de Bruxelles,\npar Ch. Buis. Gratuit (prix en\nlibrairie 2 francs). A À ' * 4. 4. '\n* L'Abbaye de In Cambre, par G. des /\\OminiStratlOîl\nMarez. Gratuit (prix en librairie\n1 fr. 50).\n* * *.* .*.*.*\" * *.* * *.* T* .* * \".* de la Revue LA CITÉ\nA dresse\n* Barrer celle des primes que lon fie\ndésire recevoir. 10, Place Loix\nN. B. Afin d'éviter des frais de recou-\nvrement îes souscripteurs sont priés de DDT TVDÏ T HTC\nverser dans n'importe quel bureau des postes, IJKLIAJILLLJLLO\nau crédit du compte chèques n° 1662!,\nRevue La Cité, le montant de la somme due.\nDécoupez cette carte et mettez-!a à ia poste.\n\nMONOBLOC\n176, ch9ée de Boondael - Bruxelles\nMrwn\nwïm*\n*♦\nV\n\\\\\n\"tf\nH\nm\n,»'S« r«»\n»»\nlift»\nr'\n'*»f'f • I ;\nfc. r> • '•««îfYà\nMaisons ouvrières et rurales\nen agglomérés poreux et en briques\nUSINES\nBéton armé de tous systèmes\nHourdis creux sans coffrages\nBLOCS ATHERMANES KNAPEN\nMACHINES PILONNEUSES"}, {"page_pdf": 28, "page_imprimee": "couv. 4", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192207-01.1.28", "texte": "Imp. H. KUMPS-ROBYN, Rue Keyenveld, 81-85, liailes. Tél. 174.85.\n\nVient de paraître\nEditions Tekhné\n\" L'Art et la Société \"\npar H.-P. BERLAGE\nARCHITECTE A AMSTERDAM\nTirés à part de la Revue c/lrt ët cJechnique\nA Septembre 1913 ■ Février 1914 J\n& & &\nUn beau vtlume luxueusement imprimé\net illustré de nonante-huit clichés il\nPrix : 20 francs\nm m S S ES m M m I» S si si m M s S S S\n\nL'Habitation Coloniale\nmmmÊmmmmamiÊÊmmmtKmmÊÊtmimÊÊimmimiaammtmmmmmmmÊÊitiiÊiKimmimmfamtÊimmmÊmmmimmmmmimÊmmKmmiimmÊmmÊmmammmßÊKmm mummmÊmmmmmmmmmm\n-Sa Construction au Congo belge -\npar GASTON BOGHEMANS\nArchitecte, Ex-chef de service àla Son des Bts Cis de la Colonie\nLauréat du prix institué par la Soc. belge d'Etude et d'expansion\nPrix : 3 trancs"}]}