{"numero_id": "bm-bmtnaac-1922-08-01", "volume": "bmtnaac_1922-08_01", "ocr_sha256": "0be7447b32ea3923371f0343b42bf73bb0c498e394964485b2cc332d70094b0b", "source_tei": "https://github.com/Princeton-CDH/bluemountain-transcriptions/blob/main/periodicals/bmtnaac/issues/1922/08_01/bmtnaac_1922-08_01.tei.xml", "source_mets": "https://github.com/pulibrary/BlueMountain/blob/main/metadata/periodicals/bmtnaac/issues/1922/08_01/bmtnaac_1922-08_01.mets.xml", "url_numero": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192208-01", "articles": [{"article_id": "bm-bmtnaac-1922-08-01-c001", "article_bluemountain": "bmtnaac_1922-08_01#c001", "volume": "bmtnaac_1922-08_01", "ocr_source": "OCR Blue Mountain (ALTO), transcription TEI : lignes lb/@facs", "texte_sans_correction": true, "page_debut": "couv. 2", "page_fin": "couv. 2", "image_debut": 2, "image_fin": 2, "pages_selon": "pagination imprimée relevée dans le METS Blue Mountain (ORDERLABEL) ; [n] = page sans folio restituée", "url_article": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192208-01.2.1", "titre_corps": "Editions \" TEKHNÉ „", "titre_sommaire": "Editions \" TEKHNÉ „", "signature_source": "", "controle": "bornes données par la structure logique METS/ALTO de Blue Mountain (blocs ALTO de chaque constituant)", "pages": [{"page_pdf": 2, "page_imprimee": "couv. 2", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192208-01.1.2", "debut_caractere": 1255, "fin_caractere_exclue": 2834, "texte": "Editions \" TEKHNÉ „\nLA CîTÉ. Première année (juillet 1919, octobre 1920). Un volume de 260 pages,\nillustré de 29 planches hors texte, fr . . 10.—\nLA ClTE.Deuxième année (oct. I92o=déc. 1921). Un voiume de 288 pages illus-\ntré de 24 planches hors texte fr. 10.—\nL'Art et la Société, par H. P. Berlage, architecte à Amsterdam. Tirés à part de la\n. Revue \" Art et Technique „ (septembre 1913-février 1914). Un volume\nluxueusement imprimé et illustré de 98 clichés fr. 20.—\nLa Conservatiou du cœur de la Ville de par Charles Buis, avec\ntraduction d'une conférence de C. Gurlitt sur la \" Conservation du cœur\nd'anciennes villes. Une brochure de 24 pages fr. 2.—\nL'habitation coloniale. Sa construction au Congo Belge par Gaston Boghemans.\nUne brochure de 20 pages abondamment illustrée fr. 3.—\nConstantin Meunier. L'historique de son m par R' Thiry et\nG. Hendrickx. Une brochure illustrée fr.\nLabbaye de la Cambre. Historique, description, projets de transformation, avec\n20 illustrations. Texte de G. Des Marez, archiviste de la ville de Bruxelles fr. 1.50\nL'Artdes Jardins et le nouveau jardin pittoresque, par Louis van der Swaelmen,\narchitecte paysagiste . fr. 1.—\nLA REVUE \" TEKHNÉ „. Collection complète de la 2me année <1912-1913). Beau\nvolume de 516 pages, sur papier couché, illustré de 250 clichés. Prix fr. 15.—\nPour obtenir ces livres, il suffit de verser, dans n'importe quel bureau des postes, au\ncrédit du compte chèques postaux \"n° 166.21 Revue la Cité „. la somme due et d'inscrire\nsur le bulletin de versement le titre du livre et les nom et adresse du souscripteur."}]}, {"article_id": "bm-bmtnaac-1922-08-01-c002", "article_bluemountain": "bmtnaac_1922-08_01#c002", "volume": "bmtnaac_1922-08_01", "ocr_source": "OCR Blue Mountain (ALTO), transcription TEI : lignes lb/@facs", "texte_sans_correction": true, "page_debut": "161", "page_fin": "163", "image_debut": 3, "image_fin": 5, "pages_selon": "pagination imprimée relevée dans le METS Blue Mountain (ORDERLABEL) ; [n] = page sans folio restituée", "url_article": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192208-01.2.2", "titre_corps": "Un complexe d'Habitations Ouvrières en Hollande", "titre_sommaire": "Un complexe d'Habitations Ouvrières en Hollande", "signature_source": "Huib HOSTE", "controle": "bornes données par la structure logique METS/ALTO de Blue Mountain (blocs ALTO de chaque constituant)", "pages": [{"page_pdf": 3, "page_imprimee": "161", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192208-01.1.3", "debut_caractere": 46, "fin_caractere_exclue": 1229, "texte": "Un complexe\nd'Habitations Ouvrières\nen Hollande\n\nTout en laissant de côté la question qui se pose à nous : la\ncité-jardin est-elle réellement la meilleure solution du logement? il\nfaut se rendre compte que la réalisation de ces cités n'est pas toujours\npossible. Il suffira de se représenter le développement de rues qu'exi-\ngerait une cité-jardin avec tout ce qui en est la conséquence, moyens\nde communication, construction de boutiques, d'écoles, d'églises, de\nbâtiments administratifs, dédoublement du service de police,\nd'incendie, etc., pour avouer que rien qu'au point de vue financier,\nla réalisation de la cité-jardin n'est pas toujours faisable. Il se\npourrait donc que nous nous trouvions dans l'obligation de résoudre\nle problème, fût-ce à regret, d'une autre façon.\nUne de ces façons sera la construction urbaine à étages. Enten-\ndons-nous : il y a de la marge entre le cottage et le skyscraper, la\nmaison-tour. La nécessité qui peut nous empêcher de construire l'un\nne doit pas fatalement nous entraîner à entreprendre l'autre. Loin\nde moi l'idée de prôner la théorie du juste milieu. Je préfère la pon-\ndération des complémentaires et même le péjoratisme des extrêmes,"}, {"page_pdf": 4, "page_imprimee": "162", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192208-01.1.4", "debut_caractere": 30, "fin_caractere_exclue": 2114, "texte": "pour me servir du langage de Maurice Griveau (i ) ; mais il est bien\ndes cas où il ne faut ni rester trop bas, ni aller trop haut.\nNos voisins du Nord sont passés maîtres dans ce genre de\nconstructions, comme dans bien d'autres, d'ailleurs! Aussi est-ce avec\nplaisir que nous présentons au lecteur un « woningcomplex » érigé\nà Bois-le-Duc, d'après les projets de l'architecte Hendrik Willem\nValk (2).\nIl est regrettable que nous ne disposons pas de tous les éléments\nqui nous permettraient de juger de la valeur de cette construction :\nil nous manque les différents plans terriers, c'est-à-dire les données\nsur la manière dont le problème posé a été résolu. Car il est une chose\ndont nous ne pouvons assez nous convaincre : en architecture, il ne\ns'agit pas de faire une ou plusieurs façades avec quelque chose der-\nrière; nous devons construire des locaux destinés à un usage nette-\nment défini, et nous n'y pouvons rien si les murs, plafonds, voûtes,\netc., dont nous nous servons pour édifier ces locaux ont une paroi\nextérieure. Mais puisque cette paroi extérieure existe, elle doit faire\nl'objet de nos soins.\nC'est donc par l'intérieur que nous devons commencer l'examen\nde n'importe quelle œuvre architecturale.\nMais à défaut de plans terriers et de vues d'intérieurs, nous\ndevons nous borner à émettre quelques idées suggérées par les\nfaçades reproduites ci-contre. Elles nous montrent indéniablement\nle grand parti que l'auteur a su tirer de la donnée « habitation\nouvrière ». Représentez-vous bien que derrière ces façades toutes\nles habitations sont identiques. Très sagement, l'architecte a bâti\nquelques parties en recul. Il importe, en effet, qu'un espace suffisant\nentoure d'aussi importants immeubles. Par conséquent, les décou-\npages aux angles des blocs sont tout à fait rationnels; ils sont, en\noutre, d'une très grande valeur. Voyez comme les masses\nse silhouettent, voyez combien intéressants sont les jeux d'ombre,\n\n(1) La Sphère de Beauté.\n(2) Les lettres B. N. A. qui suivent son nom signifient que l'architecte est membre\ndu Bond van Nederlandsche Architecten."}, {"page_pdf": 5, "page_imprimee": "163", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192208-01.1.5", "debut_caractere": 29, "fin_caractere_exclue": 2000, "texte": "voyez comment le caractère propre à l'architecture celui des trois\ndimensions se dessine.\nPour accentuer encore ce caractère, l'auteur a fait succéder des\nconstructions basses à des constructions hautes, et nous nous accor-\nderons tous à reconnaître que l'effet obtenu est des plus vivant.\nConstatons dans cet ensemble, l'importance d'un tout petit\nélément. Nous venons d'insister sur le jeu des reculs : cependant tout\nse tient grâce au petit mur qui borne les jardinets aménagés dans\nla zone de recul. Ce bahut de 0.75 à peine est comme un câble solide\nqui relie les différentes parties pour en faire une prestigieuse unité»\nLes grands ensembles se réalisent le mieux par des moyens\néminemment simples. Les reculs donnent des verticales sobres, mais\nnettement posées. Gare à celui qui aurait couronné cette unité\nd'une toiture à versants, garnie de ses lucarnes obligatoires. Ces\nverticales vigoureuses ont exigé des horizontales non moins vigou-\nreuses, et Valk n'a pas hésité: tout au plus faut-il regretter qu'il ait\ncru devoir les interrompre aux angles par un petit relèvement inorga-\n- ». • #\nnique.\nPar contre, les petits porches aménagés dans les zones de recul\nsont une trouvaille : s'ils interrompent la verticale, c'est d'une façon\norganique; s'ils interrompent le jeu platsique c'est afin de le multi-\nplier, de le rendre plus riche»\nEt nous pouvons affirmer les trois premières planches\nconvaincront les plus incrédules que les poteaux électriques posés\ndevant ce complexe, s'harmonisent complètement avec lui. Ils\naccentuent la direction verticale de l'architecture et l'architecture\nsoutient leur verticalisme. Où est le temps où ces poteaux nous\ndésespéraient?\nNous ne soulignerons pas le jeu délicat des fenêtres ni le beau\ncaractère de la maçonnerie. Nous ne ferons pas non plus de critique,\nquoi qu'il y ait lieu d'en faire. Assez pour cette fois-ci. Restons sous\nl'impression de grandeur qui se détache de ces « habitations\nouvrières ».\n\nHuib HOSTE."}]}, {"article_id": "bm-bmtnaac-1922-08-01-c004", "article_bluemountain": "bmtnaac_1922-08_01#c004", "volume": "bmtnaac_1922-08_01", "ocr_source": "OCR Blue Mountain (ALTO), transcription TEI : lignes lb/@facs", "texte_sans_correction": true, "page_debut": "164", "page_fin": "167", "image_debut": 6, "image_fin": 9, "pages_selon": "pagination imprimée relevée dans le METS Blue Mountain (ORDERLABEL) ; [n] = page sans folio restituée", "url_article": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192208-01.2.3", "titre_corps": "Lettre de France", "titre_sommaire": "Lettre de France", "signature_source": "Marcel GUILLEMINAULT", "controle": "bornes données par la structure logique METS/ALTO de Blue Mountain (blocs ALTO de chaque constituant)", "pages": [{"page_pdf": 6, "page_imprimee": "164", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192208-01.1.6", "debut_caractere": 30, "fin_caractere_exclue": 1847, "texte": "Lettre de France\n\nLes expositions de cette fin d'année marquent le premier effort\nen vue de la grande confrontation de 1924.\nLes industriels» réunis au Pavillon de Marsan sous le titre pom-\npeux de « LA DECORATION FRANÇAISE CONTEMPO-\nRAINE », tâtent l'opinion : des meubles, des bijoux, des tissus,\netc.; chaque chose est « décorée », plusieurs choses réunies forment\n« un ensemble »! Les bureaux d'études de ces Messieurs font aussi\nbien que les plus grands noms de la mode française. Le style est\ncréé, il n'y a plus qu'à vendre (1).\nHélas! le problème reste entier : l'organisation de la vie\nmoderne est en suspens, l'économie dont les architectes sont les\ndispensateurs se cache honteusement.\nAu Grand Palais, c'est le Salon d'automne.\nLe Salon d'automne 1922 est sans contredit d'une belle unité.\nC'est le salon représentatif de l'époque. Tout y est, depuis le large\nsouci social, jusqu'à la mesquinerie du nouveau riche.\nEn architecture, trois groupes divergent, jusqu'au jour où,\nentre eux, le choc aura lieu utilement.\nTout d'abord, les artistes décorateurs : leurs œuvres sont ce\nqu'est toute décoration. Ce qu'est la « Décoration française contem-\nporaine ». S'il fallait mesurer ce qu'en vaut l'aune, le mètre en existe,\nc'est l'exposition des travaux de fin d'année des élèves de l'école\nBoulle. Quelques exposants peuvent le dépasser, combien\nl'atteignent?\nCependant, il y a là un bureau qui n'est pas un tas de meubles.\nC'est une pièce où l'on peut vraiment travailler. M. JOURDAIN y\nfacilite l'activité et y simplifie la vie : il va tout droit à l'expression\nde notre époque. Raison de plus pour savoir que chaque élément a sa\nfonction, que chaque fonction est déterminée dans l'ensemble et s'y\nnoie. Ce n'est pas le cas de son radiateur, de son téléphone.\n\n(1) « L'lntransigeant » du 16 novembre 1922."}, {"page_pdf": 7, "page_imprimee": "165", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192208-01.1.7", "debut_caractere": 28, "fin_caractere_exclue": 2255, "texte": "Ailleurs, certains symptômes de simplification dans la concep-\ntion, reflets du cubisme, montrent que le cas n'est pas isolé, mais alors\nle combat est visible entre la forme et son adaptation à la fonction.\nActuellement, l'artiste sacrifie encore à la mode, il recherche la riche\nmatière (comme si riche matière égalait belle matière). Mais il se fait\njour que décorer par superfétation c'est masquer la fonction.\nUn deuxième groupe fort bien placé, sous les auspices de Mon-\nsieur TEMPORAL, se sert d'un thème de Monsieur AGAVHE\n« une cité des morts » pour créer des lignes et des volumes sculptés\nqui sont destinés à traduire différents états d'esprit.\nCe n'est plus la vie qu'il faut aider. C'est la richesse infinie des\nsentiments humains qu'il faut exprimer. Conception spéculative\nqui, malgré la tyrannie des dimensions et du matériau, se réalise\ndans l'occurrence avec un rare bonheur.\nCette tendance du sculpteur à pénétrer en plein art décoratif,\ncomme l'ont fait des peintres, doit survivre à ce salon. Il faut qu'elle\narrive à la maturité qui est celle des ensembles mobiliers, alors nos\ntapissiers comprendront que chacun doit rester à sa place. La\nrecherche d'une fonction est une question. L'embellissement de la vie\nen est une autre (en admettant toutefois que l'embellissement soit dû\naux expressions de nos multiples sensibilités, et non à l'expression\nde la richesse qui n'a jamais été que bourgeoise).\nTout différent et plus particulièrement architecturale est la\nrecherche du 3 e groupe.\nIl traite de l'urbanisme le plus large et ne craint pas de s'égarer\nà la recherche des séductions du commerce moderne.\nMonsieur LECORBUSIER-SAUNIER pose avec autorité un\nprincipe d'urbanisme : la concentration.\nLa circulation étant surtout intense et difficile au centre des\nvilles, les organismes de la circulation doivent y atteindre leur plus\ngrande capacité (j'interprète et généralise à dessein). Conclusion :\ndes voies d'une largeur inconnue jusqu'alors.\nDe même les habitants s'amassant pour les affaires au centre\ndes villes, les constructions destinées à les recevoir doivent y atteindre\nleur plus grande capacité. Conclusion : ce qu'on perd en surface pour\nla circulation, il faut le regagner dans la hauteur."}, {"page_pdf": 8, "page_imprimee": "166", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192208-01.1.8", "debut_caractere": 30, "fin_caractere_exclue": 2305, "texte": "Organiquement, le projet présenté comporte un élément consti-\ntutif, la ligne droite. Un élément d'expérimentation, la croisée. Elle\nest colossale, mais c'est la croisée. Tout le reste, c'est l'affirmation de\nla concentration.\nCette concentration dépasse de trois ou quatre fois la concen-\ntration de nos quartiers actuellement les plus encombrés. C'est-à-dire,\nsi nous appliquons ce principe, nous réduisons au 1/3 environ le\ncentre d'une ville comme PARIS, nous y faisons arriver, en un\npoint, tous les moyens de transport mis à notre disposition : la\ngare aérienne, la gare auto, celle des transports en commun, ferro-\nviaires, etc., etc. Nous agrandissons 3 fois les rues, nous montons\n10 fois les maisons; ainsi, nous trouvant en face d'une circulation\ndéfectueuse par suite de son intensité, nous la triplons au moins\net nous triplons de largeur toutes les rues du centre. Autrement dit,\nla difficulté reste la même avec en plus l'incertitude que produira\nl'excès de la concentration dans les moyens. On y gagnera du temps!\nCertes, on pourra circuler à plus de 100 kilomètres à l'heure! sur\n3 kilomètres environ! soit deux minutes! Mais combien de temps\nperdra-t-on dans l'ascenseur à 1 mètre à la seconde.\nQue fera-t-on dans ces immeubles de 60 étages? quelques\nadministrations, quelques magasins, quelques hôtels? Mais le com-\nmerce se contentera-t-il d'un 40e étage avec étalage, etc., le dévelop-\npement horizontal lui manquera, il fuira le centre, pour... les cités-\njardins pittoresques mais pourquoi sont-elles inorganiques?\nqui se trouvent à l'entour de la ville. Ainsi se reformeront des\nnouveaux centres d'activité, de nouvelles difficultés de circulation et\nle problème ne sera que déplacé.\nAlors? la concentration n'est peut-être qu'une affirmation\nprématurée. Très belle tentative, généreuse, active, mais autoritaire\net brutale. Certes, nous sommes d'accord avec M. LE CORBUSIER-\nSAUNIER et le philosophe sur la nécessité qu'il y a pour l'archi-\ntecte de commander, d'ordonner, soit, l'architecte doit imposer la\nfière discipline dont dépendent l'activité, la santé, la vie d'un groupe.\nCela ne veut pas dire solution simpliste.\nConcentration! pourquoi pas diffusion? ce sont des principes!\nMais combien de phénomènes échappent à ces principes et que l'on"}, {"page_pdf": 9, "page_imprimee": "167", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192208-01.1.9", "debut_caractere": 29, "fin_caractere_exclue": 1931, "texte": "ne peut pas isoler de l'idee générale d'une ville. Il faut parier î\nconcentration! La question est magistralement posée, c'est un peu\nde vérité qui ne mourra pas de sitôt.\nLa ville étant ainsi traitée, l'habitation collective a été examinée:\nle problème y est également très simplifié : une série de cellules fami-\nliales mitoyennes à droite, à gauche, au-dessus, au-dessous quelques\nservices communs, l'ensemble autour d'une cour fermée. Chaque\nfamille a vue devant et derrière et chacune a son jardin suspendu.\nLa solution est séduisante, à peine s'il semble nécessaire de\nvérifier les éclairements et les circulations communes.\nUne maison individuelle complète, dans le même esprit de\nrecherche simplifiée, cette exposition. Mais elle tend à faire croire\nque dans ces plans le dispositif intérieur n'est pas seulement une\nsimple indication. Si cela était, nous devrions avouer que le cadre\nest bien jeune pour une si vieillote conception de la vie familiale.\nNous nous trompons, ce n'est qu'une indication et très heureusement\nle « Pavillon de l'Aéro-Club » voisine. Il pose la question de la\ndestination et de l'adaptation d'un édifice à des moyens mécaniques\nd'une façon très précise. Il faut voir la solution adoptée. C'est la\npremière, il faut la saluer, mais les expositions qui viendront doivent\nnous en apporter des milliers. A ce compte seulement cette conception\nde l'art la plus actuelle pourra prendre corps, s'animer et vivante\nd'abord, pensante ensuite, ordonner.\nEn résumé, ce que nous avions vu aux expositions de prin-\ntemps s'affirme.\nLes artisans décorateurs en sont à peu près au même point.\nUne tendance nouvelle naît sous l'influence des sculpteurs.\nSeuls les reconstructeurs avancent : l'ère des parlottes semble\nse clore : l'Urbanisme les a pris, la dépendance de l'architecture\nà la machine les préoccupe. Heureux le mouvement qui s'ouvre dans\nce sens.\n\nMarcel GUILLEMINAULT."}]}, {"article_id": "bm-bmtnaac-1922-08-01-c005", "article_bluemountain": "bmtnaac_1922-08_01#c005", "volume": "bmtnaac_1922-08_01", "ocr_source": "OCR Blue Mountain (ALTO), transcription TEI : lignes lb/@facs", "texte_sans_correction": true, "page_debut": "168", "page_fin": "169", "image_debut": 10, "image_fin": 13, "pages_selon": "pagination imprimée relevée dans le METS Blue Mountain (ORDERLABEL) ; [n] = page sans folio restituée", "url_article": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192208-01.2.4", "titre_corps": "Unité d'Action", "titre_sommaire": "Unité d'Action", "signature_source": "Jean DE LIGNE", "controle": "bornes données par la structure logique METS/ALTO de Blue Mountain (blocs ALTO de chaque constituant)", "pages": [{"page_pdf": 10, "page_imprimee": "168", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192208-01.1.10", "debut_caractere": 30, "fin_caractere_exclue": 2036, "texte": "Unité d'Action\n\n10\nC'est à vous, rédacteurs des revues « La Cité », « L'Emula-\ntion », « L'Habitation à Bon Marché », que je jette ce crit\nToutes, vous luttez difficilement pour survivre aux frais\nqu'entraînent vos impressions et vos illustrations. Toutes, vous ne\nme paraissez pas suffisamment nourries avec vos feuilles étouffées\npar la publicité, pour que vous puissiez vous imposer par votre\nintérêt soutenu à tous ceux qui vivent pour l'art que vous défendez.\nIsolément, vous marchez en claudiquant sur la route.\nCessez donc de vouloir être obstinément et avant tout l'organe\nde la Société Centrale d'Architecture, de la Sociétés des Urbanistes,\nde tel ou de tel autre groupement.\nLevez donc les regards sur le jour qui se lève, et comprenez\nque pour atteindre respectivement votre but, qui est malgré tout\nnotre but commun, il faut, bien que nos mains soient différentes,\nles unir et les enfouir dans la gerbe d'or que vous voulez dresser\nau-dessus de la caravane qui marche.\nFaites donc en sorte que cette gerbe soit faite de nos pensées si\ndifférentes parfois; de celles qui couvent, de celles qui flambent et\nde celles qui s'éteignent, mais qu'elle soit, au moins, le faisceau\ndense de nos efforts divergents dans les idées et communs parce que\ntendus désespérément vers la même clarté.\nQue cette gerbe soit donc riche et serrée, pour que celui qui la\ndélie un soir calme y trouve la nourriture de son esprit dans les\nexpressions multiples de votre esprit, de vos doctrines à vous :\n« Emulation », « Cité » et autres.\nUnissez vos actions limitées par votre faiblesse, et avec un\nesprit large, dépourvu de l'obsession de la personnalité, consentez,\nen conservant chacune la voie de votre élan, à réunir mensuellement\nles manuscrits de vos rédactions respectives en un même périodique,\npour que la revue née de ce geste nécessaire soit robuste et puisse\nporter sur ses épaules élargies la châsse de toutes les idées esséminées,\net qu'elle soit ainsi le reflet unique et complet de l'expression vraie"}, {"page_pdf": 13, "page_imprimee": "169", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192208-01.1.13", "debut_caractere": 29, "fin_caractere_exclue": 2384, "texte": "de la vie même et de tous les essorts de Fart pour lequel nos revues,\nindividuellement, n'ont pas assez de souffle.\nDe ce rapprochement des idées diverses, de cette promiscuité,\npuis-je dire, d'idées contradictoires sous une même farde naîtra\npeut-être, peu à peu, cette foi identique qui nous guidera tous un\njour dans la même voie d'équilibre et de logique.\nQue le soc de nos charrues soit commun pour qu'il pénètre\nplus profondément.\n(1) « La Cité » répond volontiers au désir d'un de ses plus fidèles collabo-\nrateurs en publiant rappel à l'entr' aide professionnelle qu'il lui adresse. Elle\nexaminera avec bienveillance tout programme concret qui lui serait soumis\nen vue de l'édition en Belgique, d'un important périodique d'architecture.\nIl importe, cependant, de ne pas perdre de vue les difficultés d'ordre\nmatériel presqu insurmontables de pareille entreprise. La plupart des Revues\nbelges vivent de 1 activité desinteressee de leurs collaborateurs et de la géné-\nrosité financière de quelques mécènes. Est-ce contribuer au succès d'entre-\nprises aussi ingrates que d'en confier le sort à des groupements poursuivant\ndes buts qui, sans être opposés, n'en sont pas moins distincts?\nA supposer que la chose soit possible, reste à savoir si 1 on pourra\ngarantir à ces divers organimes la liberté d expression à laquelle ils ne pour-\nraient renoncer? Auront-ils l'assurance de trouver dans l'organe collectif une\nplace correspondant non pas tant au nombre de leurs membres qu à la\nvitalité de leurs doctrines?\nEt à cet égard la direction ne peut laisser passer sans réserves cette\naffirmation de M. de Ligne d'après laquelle « La Cité » serait « obstinément\net avant tout » 1 organe de la Société des Lrbanistes Belges. « La Cite » n a\nd'autre but et d'autre programme que la diffusion et la défense d un art\narchitectural en harmonie avec les besoins et les aspirations de la vie contem-\nporaine. Aussi a-1-elle été heureuse de pouvoir ouvrir ses colonnes à la\nSociété des Urbanistes Belges qui affirmait dans sa charte contitutionnelle\nle même idéal. IVlais « La Cite » tient & préciser qu elle n entend etre 1 organe\nexclusif d'aucune Société, ni d'aucun groupe. Elle fait appel à la collabo-\nration de tous ceux qui souscrivent à son programme esthétique quel que\nsoit le cercle ou le clan dont ils sont les adeptes.\n« LA CITE ».\n\nJean DE LIGNE."}]}, {"article_id": "bm-bmtnaac-1922-08-01-c006", "article_bluemountain": "bmtnaac_1922-08_01#c006", "volume": "bmtnaac_1922-08_01", "ocr_source": "OCR Blue Mountain (ALTO), transcription TEI : lignes lb/@facs", "texte_sans_correction": true, "page_debut": "n. p.", "page_fin": "n. p.", "image_debut": 11, "image_fin": 11, "pages_selon": "pagination imprimée relevée dans le METS Blue Mountain (ORDERLABEL) ; [n] = page sans folio restituée", "url_article": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192208-01.2.4.1", "titre_corps": "Hendrik Willem VALK Architecte B. N. A. Bois-le-Duc", "titre_sommaire": "Hendrik Willem VALK Architecte B. N. A. 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Partout des maisons\nsans portes et sans vitres, et combien d'autres\nbéantes, terriblement vides sous l'écroule-\nment du toit. Des cadavres d'arbres, écarte-\nlés. Les champs fendus de plaies, et de dis-\ntance en distance, au rythme survivant des\nvagues d'assaut, des tranchées, des trous, des\nentonnoirs, un front inutile plus lamentable\ndans son silence que le front tragique que\nnous avons connu. Voilà le langage des cho-\nses. Mais le langage des hommes diffère;\nnos gens n'ont pas change et j admire la race\npuissante qui, faisant avec courage la part\nEn feuilletant une collection du <( Petit Messager des Arts et des Artistes et des\nIndustries d'Art » une Revue française qui s'attache vaillamment à la défense des\nconceptions modernes - nous y trouvons un article qui nous a vivement intéressé et qui,\nnous 1 espérons, éveillera tout autant d'intérêt chez nos lecteurs. Un artiste français,\naprès avoir parcouru, en 1919, nos provinces flamandes, nous y fait savoir comment\nil conçoit le renouveau de nos arts et la reconstruction des édifices détruits par la guerre.\nCertes, nous ne partageons pas toutes ses opinions et comprenons les lecteurs qui trouverons\nson modernisme encore bien timide. Mais ce que l'on a réalisé déjà dans nos régions\ndévastées est tellement inférieur à ce qu'il souhaitait alors que nous serions mal venus\nde lui reprocher ce qui n'étaient peut-être, à ses yeux, que des concessions inévitables,\noh! combien.\nCe qui nous a le plus intéressé dans ces pages, c'est la compréhension sympathique\nde notre art et le désir de voir nouer des relations plus suivies entre les artistes du Nord\net ceux des provinces belges qui leur sont proches. Nous ne pouvons que souhaiter\npareille entente, prémices d'une véritable coopération entreprise en Vue de faire renaître\nles forces vives de nos terroirs.\ndu sacrifice, renferme sa douleur, parle peu\net veut croître.\nCela mérite bien de l'amour de notre part,\nnous les artistes de là-bas, dont les premiers\ndésirs de beauté se sont éveillés à l'appel des\nbeffrois. C'est à nous de veiller dès à présent\nà ce que la nuée des bâtisseurs ne puisse,\nsous couleur de provisoire, édifier partout\ndes structures vulgaires et laides, et ne tra-\nvestisse notre malheureuse région en cour\naux miracles de l'architecture, refuge des re-\nbuts et des médiocrités. Rapidité et écono-\nmie ne veulent pas dire laideur; nous ne lais-\nserons pas les mercantis de touite robe empoi-\nsonner notre coin de terre natal.\nIl faut conserver, préserver, sauver 1 esprit\ndu Nord, créer un art flamand moderne, sur\nles larges bases de la tradition, et d accord\navec la vie nouvelle. Je suis partisan, dans un\navenir plus ou moins proche, de reconstruire\nfidèlement (quant aux masses architectu-\nrales) certains grands ouvrages « témoins »,"}, {"page_pdf": 15, "page_imprimee": "171", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192208-01.1.15", "debut_caractere": 41, "fin_caractere_exclue": 4350, "texte": "tels que le beffroi de Béthune, celui d'Arras,\nles halles d'Ypres, comme enseignement\nd'une part, et pour la simple joie du souve-\nnir. Mais cette reconstitution serait limitée\nà quelques chefs-d'œuvre.\nPour le reste, il faudra bien nous décider\nà créer. La routine de F imitation ne peut plus\nsuffire. Par exemple, la nouvelle bourse de\nLille est un pastiche adroit, agréable, et qui\nne fait pas tache dans l'ensemble, ce dont on\ndoit remercier 1' architecte. Mais on doit re-\nprocher au même architecte d'avoir usé,\npour bâtir le nouveau théâtre, d'un style im-\npersonnel et passe-partout, produit d'école\ninsignifiant. Certains préconisent un style\nunique pour toute la France. Le voilà, ce\nstyle, inutile de chercher davantage; c'est le\nstyle « caisse d'épargne », ou « gare », ou\n« théâtre », du XIXe siècle. Résultat pauvre.\nAux plus belles époques, la gothique entre\nautres, le gothique du Midi diffère essentiel-\nlement de celui du Nord. Le lien qui les unit\nest vivant et non académique et arbitraire.\nCe lien, c'est l'influence de l'époque et cette\ninfluence se modifie considérablement, sui-\nvant les régions. Il serait ridicule de décréter\nun style théorique et obligatoire : le style de\nl'époque se révèle peu à peu, avec peine,\navec lenteur et nous assistons actuellement,\ndans l'industrie, à une grande création de ce\ngenre. L'ingénieur de notre temps a souvent\nété un remarquable architecte; guidé par\nl'utilité la logique des structures, il a con-\nstruit sans orner et conçu, sans idée d'esthé-\ntique, de nobles usines et des machines puis-\nsantes, saines et significatives comme de\nbeaux corps vivants; autos de course, aéro-\nplanes, dynamos, voilà souvent où nous de-\nvons admirer les formes qui traduisent notre\népoque.Faisons de même pour nos demeures;\ncréons logiquement en accord avec la région\net les besoins modernes.\nEt comment cela? Préserver avant tout le\ncaractère septentrional. Etudier nos vieilles\nvilles; elles ne sont pas des villes mortes!\nEn voir les éléments profonds, tâcher de sai-\nsir les principes durables. Promenons-nous\nun instant dans Bergues, Douai, Valencien-\nnes ou Le Cateau, et regardons!\nVoici de la brique et de la «pierre bleue».\nLa brique, souvent sèche et décolorée dans\nd'autres régions, prend ici à la longue et dans\nle gris ouaté de l'atmosphère une magnifique\nteinte de velours pourpre; comme elle emplit\nbien une façade! Elle est elle-même sa propre\ndécoration, et point n'est besoin, pour la\nrehausser, de céramiques banales aux tons\ncriards et aux dessins piteux; tout au plus,\nquelques briques de couleur, très sobres,\ncomme celles de la porte de Gand, à Lille,\npourraient-elles renforcer la puissance des\nmasses rouges. La pierre bleue du Hainaut\nsuffit d'ailleurs amplement; sa couleur pro-\nfonde que l'humidité fait flamboyer souligne\nagréablement les fenêtres, encadre, sans les\nécraser, les surfaces de brique. La pierre\nblanche importée peut aussi, comme à Lille,\nalléger l'ensemble d'une façade; mais em-\nployée seule, elle devient noirâtre : c'est, à\nmon sens, une erreur de ne pas utiliser les\nmatériaux locaux qui, presque toujours, sem-\nblent fournis à dessein par le pays et font\ncorps avec lui.\nL'Art flamand du passé est un art très so-\nbre, sévère même, en ce sens que l'esprit\n« bibelot » dans l'ornementation en est ex-\nclu. Il est cependant fort divers. A l'horizon\ndes plaines, les villes se dressent en bouquets\nde lignes ascendantes. Les proportions des\nédifices (cette marque du bon architecte)\nsont élancées, mais sans maigreur aucune;\nde près, une certaine massivité domine à\njuste titre, car des verticales trop minces se-\nraient encore amoindries par toutes les di-\nrections horizontales de la plaine. Cette mas-\nsivité apparente est aussi contrebalancée par\nla hauteur et l'élégance des toits et le parti\nheureux tiré des cheminées. Il convient d'ad-\nmirer les profils souvent excellents des édi-\nfices sur le ciel. Les architectes d'autrefois\nont fort bien compris le caractère de la lu-\nmière du Nord, lumière dense, fluide, char-\ngée d'éclats dorés et d'étincellements gris,\ncette lumière qui semble pénétrer les surfaces\ndt les enrichir. Ils ont laissé faire la lumière;\nou plutôt ils l'ont guidée en inclinant les toits,\nen variant les ouvertures, en rompant les fa-\nçades où elle vient se perdre çà et là en repos"}, {"page_pdf": 16, "page_imprimee": "172", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192208-01.1.16", "debut_caractere": 41, "fin_caractere_exclue": 3410, "texte": "de clair-obscur; ils ont si bien construit leurs\nvilles que, sans grande ornementation, le dé-\ncor en est somptueux; et l'on peut, comme\nautour d'une sculpture, tourner autour de\nces monuments, même les plus humbles,\npour en saisir les profils divers. L'océan des\ntoits vu d'une mansarde ne présente pas\ncomme dans une ville moderne l'aspect de\ncoulisses pauvres que le public ne doit pas\nvoir; les cours des maisons ont leur intimité,\nles pignons audacieux brisent la symétrie\nquand elle gêne; tout y est variété, mais\npuissance; pas d'inutiles maquillages pour\ndissimuler la médiocrité d'une façade; l'on\nsent fort bien que la beauté des structures\nest toute logique et que ces demeures furent\nconçues « de l'intérieur vers l'extérieur »\npour la commodité des habitants.\nSous le ciel tumultueux de lumière, les\nverdures deviennent intenses; en partie pour\nse mettre au diapason, en partie pour égayer\nles paysages d'hiver pluvieux, et pour la pro-\npreté de l'apparence, de nombreuses mai-\nsons sont colorées, soit au blanc crème de\nla chaux barré d'une frange noire, soit en\njaune d'ocre dont la nuance sourde s'allie\nparfaitement au rouge des briques. Les toits\nde tuile, les volets verts, le bleu des ardoises\nnous rappellent que c'est ici le pays de la\ncouleur. Les noirs eux-mêmes, ailleurs sou-\nvent maussades, vibrent sous le ciel du Nord\net soutiennent la coloration générale.\nJe n'ai voulu dans les lignes précédentes\nque donner une esquisse du caractère de l'ar-\nchitecture existante. Je n'ai pas parlé d'un\nstyle, mais des qualités communes aux diffé-\nrents styles qui se sont succédés en Flandre,\nen un mot de l'adaptation au pays. Il serait\ntrès légitime, une fois la nécessité de l'adap-\ntation bien reconnue, d'étendre nos études\net même d'emprunter des éléments à des\ncontrées voisines similaires, c'est-à-idire sep-\ntentrionales et maritimes, telles que la Nor-\nmandie, la Bretagne, la Hollande, les pays\nanglo-saxons et Scandinaves; les recherches\naméricaines récentes portant sur l'habitation\nprivée et l'architecture industrielle méritent\naussi de retenir l'attention.\n/\nIl va sans dire que l'agencement intérieur\ndes édifices publies et des maisons doit aller\nde pair avec l'architecture et que nous ne\ncroyons guère celle-ci capable de progresser\nsans que se renouvelle en même temps l'art\nde l'ameublement et la décoration des ob-\njets. Or, les tentatives parisiennes récentes,\nmalgré leur charme, ne sauraient convenir\nen bloc à nos régions. Il faudrait, je crois,\nmoins d'élégance artificielle, mais plus de\nrobustesse et d'humanité. Pour définir en\nquelques mots ma pensée, je dirais que les\nVan Eyck, Bruegel et Rubens furent les trois\nphares de l'art flamand d'autrefois, et que\nl'esprit d'une race ne change que bien lente-\nment. Pour nous, Français du Nord, un com-\nmerce actif avec les artistes belges est une\nnécessité. Je n'insisterai pas sur l'identité évi-\ndente de nos traditions et leurs multiples\nsurvivances. Je dirai simplement que la\nFrance et la Belgique ont tout à y gagner.\nEnfin, rien ne remplacera Faction person-\nnelle. Je ne crois pas à la malveillance des\npouvoirs publics, mais à leur ignorance en-\ntretenue par de nombreux courtisans qui en\nprofitent. Que chacun, dans son cercle res-\ntreint, se donne la tâche tenace de tout faire\npour atteindre le but que nous nous sommes\nproposé.\n\nMarcel GROMAIRE\nartiste peintre."}]}, {"article_id": "bm-bmtnaac-1922-08-01-c009", "article_bluemountain": "bmtnaac_1922-08_01#c009", "volume": "bmtnaac_1922-08_01", "ocr_source": "OCR Blue Mountain (ALTO), transcription TEI : lignes lb/@facs", "texte_sans_correction": true, "page_debut": "173", "page_fin": "174", "image_debut": 17, "image_fin": 18, "pages_selon": "pagination imprimée relevée dans le METS Blue Mountain (ORDERLABEL) ; [n] = page sans folio restituée", "url_article": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192208-01.2.6", "titre_corps": "ARCHITECTURE", "titre_sommaire": "ARCHITECTURE", "signature_source": "", "controle": "bornes données par la structure logique METS/ALTO de Blue Mountain (blocs ALTO de chaque constituant)", "pages": [{"page_pdf": 17, "page_imprimee": "173", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192208-01.1.17", "debut_caractere": 28, "fin_caractere_exclue": 3884, "texte": "ARCHITECTURE\nLES STADIUMS AUX ETATS-UNIS. Un\njournal quotidien signale l'importance considérable\nque les sports prennent aux Etats-Unis. Il ajoute :\nLes amphithéâtres et les stadiums sont plus nom-\nbreux et plus splendides que tous ceux dont l'Em-\npire romain pouvait s'enorgueillir. La propagande\ndes éducateurs, en faveur des jeux et récréations\nen plein air, a porté ses fruits; les joutes pacifi-\nques entre collèges ont lieu régulièrement et atti-\nrent des foules considérables. Jamais, par exemple,\ndans l'histoire du football, on ne vit une foule aussi\ndense que celle qui se pressait à l'inauguration du\ngrand stadium de l'Université de l'Ohio. Plus de\n75.000 personnes étaient accourues de partout\npour assister à la fête; 25.000 environ ne purent\ntrouver place.\nLa capacité de ce nouveau stadium construit en\nfer à cheval est sensiblement égale à celle du\n« Yale Bowl », qui compte 65.025 sièges en per-\nmanence; dans des occasions exceptionnelles, il\npeut contenir 70.000 personnes. Les historiens\ndiffèrent d'avis au sujet de la capacité du Colisée\nde Rome; cependant, il semble qu'il ne pouvait\ncontenir plus de 45.000 personnes assises, plus\n5.000 -debout. Les dimensions du nouveau stade de\n1 Ohio et du « Yale Bowl » sont beaucoup plus\nvastes. Le Colisée mesurait 615 pieds de long sur\n510 de large; le « Yale Bowl », 933 sur 744;\nla plaine de jeu de ce dernier stade mesure\n500 pieds sur 300; celle du Colisée, 28 î sur 17 7.\nOn sait que la cité de Los Angeles construit en\nce moment un immense stade, qui sera prêt pour\nrecevoir les jeux olympiques en 1932. Ce nou-\nveau stade contiendra au moins 75.000 sièges. Il\nsera de forme elliptique et situé dans une dépres-\nsion du terrain. 11 comptera 86 entrées. Les plai-\nnes de jeux intérieures mesureront 680 pieds de\nlong sur 345 de large. Des dispositions spéciales\nseront prises pour y donner des spectacles de nuit.\nCe stade coûtera deux millions et demi de dollars.\nL'ARCHITECTE RENE BINET. — UNE EXPO-\nSITION RETROSPECTIVE DE SON ŒUVRE AU\nSALON D AUTOMNE, — L'architecte René Binet,\nqui mourut prématurément il y a quelques années,\naura les Honneurs <1 une rétrospective au Salon\nd Automne. Durant sa vie, on parla peu de ses tra-\nvaux parce qu ils étaient exécutés pour le compte\nd une grande maison de nouveautés. Les critique®\nd art craignaient de paraître faire de la réclame à\nce magasin en vantant le mérite de l'architecte qui\nl'avait édifié.\nIl a fallu que dernièrement le bâtiment prît feu\npour qu on fît 1 éloge de René Binet. On avait\ndemandé à cette occasion que fussent conservés\nau Pavillon de Marsan les débris de la très belle\nrampe dessinée par lui. H ne semble pas que ce\nvœu si légitime ait été entendu. Peut-être les frag-\nments sauvés de 1 incendie seront-ils exiposés au\nSalon d;'Automne.\nRené Binet était d'une prodigieuse habileté ma-\nnuelle. Comme prestidigitateur et jongleur, il en\naurait remontré à tous les professionnels de l'esca-\nmotage et de rempalmage.\nQuand il était encore à l'Ecole des Beaux-Arts\nses camarades qui concouraient pour des prix\nvenaient le prier de retoucher leurs projets pour\nles rendre plus séduisants. Binet, pour se divertir,\nlaissait tomber d'abord, comme par mégarde, un\ngodet d© couleur au plus bel endroit de la planche,\net, tandis que 1 auteur se lamentait, il réparait en\nun clin d'œil l'accident volontaire. Puis il rema-\nniait à grands coups de pinceau les plans qui lui\nétaient confiés et leur donnait un aspect charmant.\nil fit de nombreux voyages en Espagne, en Ita-\nlie, en Egypte, en Palestine, et il en rapporta quan-\ntité de paysages. Cette méthode de repos le tua. Il\nmourut en Sicile accablé de fatigue.\nNous verrons bientôt au Grand Palais ses somp-\ntueuses aquarelles pour lesquelles il abrégea sa vie.\n(Résumé d'après la « Construction Moderne * d'un arti-\ncle paru dans a Le Cri de Paris », 16 juillet 1922.)"}, {"page_pdf": 18, "page_imprimee": "174", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192208-01.1.18", "debut_caractere": 42, "fin_caractere_exclue": 3951, "texte": "L'AERATION DES CINEMAS. Il existe deux\nsystèmes distincts pour assurer la ventilation et\nle chauffage des cinémas. Le premier consiste à\ninsuffler sous pression de l'air pur réchauffé dans\nla salle. Le second à extraire l'air vicié de la salle\nau moyen de puissants aspirateurs et a permettre\nl'entrée de l'air frais par des ouvertures spéciale-\nment aménagées à cet effet et placées d,'habitude\nauprès des radiateurs pour assurer le réchauffage\nde 1' air entrant.\nCes deux systèmes présentent des inconvénients.\nDans le premier cas envisagé, une grande salle ne\npeut être chauffée rapidement, car les entrées d'air\nsont placées le long des murs et de la sorte le\nmilieu de la salle a une température beaucoup plus\nbasse que les côtés.\nUne objection contre le système par le vide est\nque l'hiver le brouillard pénètre dans la salle, ce\nqui rend mauvaise la visibilité de l'écran et que\nl'été la salle ne peut être tenue fraîche. En outre,\nle mouvement d'air continuel résultant de l'aspira-\ntion, occasionne des courants d'air désagréables\nlors de l'ouverture des portes à l'entrée ou à la\nsortie.\n(« The Archilects Journal », octobre 1922.)\nL'ORGANISATION RATIONNELLE DES GRAN-\nDES GARES DE VOYAGEURS, par Auguste Paw-\nlowski. Les gares anciennes ne répondent plus\naujourd'hui aux nécessités d'un trafic chaque jour\ncroissant. Quelles directives convient-il d'adopter?\nL'auteur commence par distinguer :\n1° Les gares à rebroussement où les voies de\ncirculation n'ont qu'une liaison unique, où le rail\nest limité à un trottoir (à Paris : Gare du Nord,\nEst, P.4L.-M., Orsay, Saint-Lazare, Invalides, Vin-\ncennes; gares de Tours, Brest, Cherbourg, Le Ha-\nvre, etc., etc.)\n2° Les gares de passage, où les voies sont reliées\nau réseau à leurs deux extrémités, cas le plus fré-\nquent.\n3° La gare à boucle, où les voies se replient sur\nelles-mêmes. Les trains se trouvent ainsi automa-\ntiquement en position de départ. (Jadis, à Paris,\nla gare Denfert, la gare de Richmond, en Virginie.)\nLe premier type, en présente de\nnombreux inconvénients. Le second type permet\nl'écoulement des trains, à condition que le sta-\ntionnement soft court. Le trafic de banlieue s'ac-\ncommode donc malaisément de la gare à rebrous-\nsement et est facilité par le système à boucle\n(ainsi à New-York, ou à Paris, le métro à la Na-\ntion et à Maillot). Toutefois des considérations fi-\nnancières peuvent s'opposer à l'établissement de la\ngare à boucle.\nM. Pawlowski indique ensuite les moyens d'éva-\ncuer les locomotives dans les gares en cul-de-sac\n(chariot transbordeur électrique), de remiser le\nmatériel, d'installer la poste et les messageries, de\nhâter le transport des colis.\n(« La Nature », 2 septembre 1922.)\nUN PALAIS DU TRAVAIL « ROUGE ». Le\ncorrespondant du « Times » à Riga annonce qu'un\nplan colossal a été étudié par Kameneff pour lequel\nle gouvernement soviétique consacrerait 14 mil-\nlions de roubles-or (85 millions de francs environ).\nLe projet consiste à bâtir au coeur de Moscou un\nimmense « Palais du Travail » avec un hall cen-\ntral pouvant abriter 8.000 personnes, quatre halls\nplus petits et une tour qui serait une des plus\nhautes, sinon la plus haute du monde.\nL'étude préparatoire a été entreprise par\nM. Schuchieff, président de la Société des Archi-\ntectes, mais les plans définitifs feront l'objet d'un\nconcours international doté de prix importants.\nAux termes des études préparatoires, la superfi-\ncie totale serait de 72.000 mètres carrés. Pour\ndégager cette superficie, on démolirait deux grands\nhôtels et six pâtés de maisons. Ce dernier travail\ncommencerait au printemps de 1923.\nLe correspondant du « Times » ajoute : « 11 y\na tout lieu de croire, si on en juge par le passé,\nque les Bolchevistes réussiront dans cette première\npartie du programme et que les maisons existantes\nseront reellement démolies. »\n(Résumé d'après « La Construction Moderne »,\nd'un article du « The Times », 22 octobre 1922.)"}]}, {"article_id": "bm-bmtnaac-1922-08-01-c011", "article_bluemountain": "bmtnaac_1922-08_01#c011", "volume": "bmtnaac_1922-08_01", "ocr_source": "OCR Blue Mountain (ALTO), transcription TEI : lignes lb/@facs", "texte_sans_correction": true, "page_debut": "175", "page_fin": "175", "image_debut": 19, "image_fin": 19, "pages_selon": "pagination imprimée relevée dans le METS Blue Mountain (ORDERLABEL) ; [n] = page sans folio restituée", "url_article": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192208-01.2.7", "titre_corps": "CONCOURS", "titre_sommaire": "CONCOURS", "signature_source": "", "controle": "bornes données par la structure logique METS/ALTO de Blue Mountain (blocs ALTO de chaque constituant)", "pages": [{"page_pdf": 19, "page_imprimee": "175", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192208-01.1.19", "debut_caractere": 28, "fin_caractere_exclue": 3580, "texte": "CONCOURS\nLE PARC DU « RIVIERENHGF » A ANVERS.\nNous avons publié dans notre numéro 4, le\nprogramme du concours organisé par la province\nd'Anvers pour l'aménagement du domaine du\nRivierenhof sous Deurne.\nEn attendant que nous puissions donner un\ncompte rendu détaillé des résultats de ce con-\ncours, voici un résumé des opérations du jury.\nLes projets présentés étaient les suivants :\nî. Anneau d'argent; 2. Woud, weide, water;\n3. Trois anneaux concentriques; 4. A renfermant\nune main; 5. Les petits ruisseaux forment la\ngrande rivière; 6. Rusticus urbanus; 7. Les boules\ntricolores; 8. Doudou de l'île de France; 9. Vers\nl'Avenir; 10. R. A.; 11. Iris; 12. Pro Patria;\n13. Wijde blik; 14. La main jetée; 15. Boule blan-\nche; 16. Désormais; 17. Variatio delectate; 18. Pa-\npegaai; 19. Trèfle avec flèche.\nAprès ces examens approfondis et ces études\ndétaillées, le jury estime que les concurrents ont\nfourni certaines idées intéressantes dans les détails,\nmais qu'aucun projet ne résout dans son ensemble\nd'une façon complète et satisfaisante l'intégralité\ndu problème.\nEn conséquence, et conformément à l'article 13\ndu programme, le jury décide à l'unanimité qu'il\nn'y a pas lieu d'allouer les premier et second prix\nprévus à l'article 12.\nLe jury dtcide qu'il y a lieu, au contraire, d'al-\nlouer les primes suivantes aux projets ci-dessous :\n4.000 francs au projet <£ Doudou de l'île de\nFrance.\n3.000 francs à chacun des projets « Vers l'Ave-\nnir » et « A renfermant une main ».\nLOOO francs au projet « 3 boules tricolores ».\n500 francs à chacun des projets « Trois cercles\nconcentriques > et « Rusticus urbanus ».\nLe juTy reconnaît que le projet « Anneau d'ar-\ngent > est présenté avec beaucoup de science et\nque les dessins fournis ont une réelle valeur artis-\ntique, mais il n'apporte aucune solution pratique\ndes problèmes soumis aux concurrents.\nLe jury se trouve dans l'impossibilité absolue de\nprimer un projet d' école quelle que soit son\nhabileté.\nAprès avoir rédigé Je présent procès-verbal et\nconformément à l'article 1 4 du programme du con-\ncours, le jury procède à l'ouverture des enveloppes\ncontenant le nom des auteurs des projeta primés.\nPrime de 4.000 francs : MM. Lorenz et Roy, ar-\nchitectes à Paris;\nPrime de 3.000 francs : î. MM. Francken Al-\nphonse, architecte à Anvers, et Goris, J., architecte\nde jardins, à Edegem;\n2. M. Guillaume de Bosschere, architecte de jar-\ndins, à Anvers.\nPrime de 1.000 francs : M. E. Schnoebili, archi-\ntecte paysagiste, à Zurich;\nPrime de 500 francs : 1. MM. Jan Van Asperen,\narchitecte, H. de Bosschere, architecte paysagiste,\nAnvers; 2. M. Louis Varuderswaelmen, à Bruxelles.\nCONCOURS D'ARCHITECTURE AVEC MOBI-\nLIER INCORPORE DANS LA MAISON. Ce\nconcours, organisé par la province de Hainaut et\nla Société Nationale des Habitations à bon marché,\nvient de prendre fin.\nDix projets ont été soumis au jury, lequel en a\nretenu huit qui ont été exposés à la Salle des Con-\nférences de l'Union des Villes.\nToutefois, aucun projet n'est définitivement\nadopté. En général, les architectes participants ont\nconçu trop luxueusement les maisons et leur mo-\nbilier incorporé.\nToutefois, une prime particulière sera accordée\nau projet de MM. Henri Willem et Marcel Van\nWijnsberghe, de Bruxelles.\nDes primes ex-aequo seront données à MM. Vic-\ntor Remy et Jean Rombaux, de Bruxelles; Henri\nVan Hall, Bruxelles; Servais Baiwir, Beyne-Heusay;\net des primes à titre d'indemnité seront allouées à\nMM. Gaston Van Dooren, de BerchennAnvers;\nVloebergs, de Sempst; Victor Sarlet, de Pepinster;\nJacques Binger, de Bruxelles."}]}, {"article_id": "bm-bmtnaac-1922-08-01-c013", "article_bluemountain": "bmtnaac_1922-08_01#c013", "volume": "bmtnaac_1922-08_01", "ocr_source": "OCR Blue Mountain (ALTO), transcription TEI : lignes lb/@facs", "texte_sans_correction": true, "page_debut": "176", "page_fin": "184", "image_debut": 20, "image_fin": 30, "pages_selon": "pagination imprimée relevée dans le METS Blue Mountain (ORDERLABEL) ; [n] = page sans folio restituée", "url_article": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192208-01.2.8", "titre_corps": "TECHNOLOGIE", "titre_sommaire": "TECHNOLOGIE", "signature_source": "", "controle": "bornes données par la structure logique METS/ALTO de Blue Mountain (blocs ALTO de chaque constituant)", "pages": [{"page_pdf": 20, "page_imprimee": "176", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192208-01.1.20", "debut_caractere": 29, "fin_caractere_exclue": 4042, "texte": "TECHNOLOGIE\n\nLES REVÊTEMENTS\nPOUR SOLS D'ATELIERS & D'USINES\n\nLe revêtement du sol d'un atelier, d'une\nusine qii d'un entrepôt industriel constitue un\nproblème qui comporte un certain nombre\nde desiderata qu'il est indispensable de pren-\ndre en considération si l'on veut, en effet,\nobtenir un bon résultat. On comprend sans\npeine qu'en l'occurrence le revêtement choisi\ndoit être fonction du genre d'industrie et\ndu mode de roulage qui se pratique dans le\ndit établissement et que, par ailleurs, il doit\nrépondre à toutes conditions intéressant l'hy-\ngiène et la sécurité du personnel, également\nne pas donner lieu lui-même à la poussière,\nafin que les organes des machines n'aient\npoint de ce côté à en souffrir.\nParmi les revêtemenst pouvant être utili-\nsés, on ne saurait dès lors sérieusement rete-\nnir à moins qu'il ne s'agisse de fonderies\nou de forges où l'on travaille de grosses\npièces la -terre naturelle, le sable ou l'ar-\ngile, parce que de semblables revêtements,\ns'ils sont vraiment économiques, durent peu,\nproduisent beaucoup de poussière et sont\nfroids aux pieds. On ne peut donc envisager\nque les revêtements en bois, en pierre, en\ncarreaux céramiques ou ceux dits élastiques.\nLes revêtements en bois : parquets de fri-\nses et pavements en blochets sont chauds,\nélastiques, peu sonores, faciles à réparer, tou-\ntefois ils sont sensibles aux variations de tem-\npérature, inflammables et d'une durée p>us\nou moins grande; il est vrai que cette durée\npeut être augmentée par une imprégnation de\ncire, d'alun, d'huiles diverses, de créosote.\nPlus particulièrement, les pavements faits de\nblochets hexagonaux, rectangulaires ou\nronds, s'emploient au bitume ou à l'asphalte\net posés sur une forme bétonnée avec ou\nsans interposition d'une couche de sable\nafin de d onner plus d'élasticité à l'ensemble,\ns emploient de plus en plus parce que très\ndurables (surtout si l'on utilise des bois\ndurs : chêne, hêtre, jarrah, karri, etc.).\nLes pavages en dalles de pierre, en bri-\nques ou de carreaux céramiques, sont rela-\ntivement économiques, mais ils ont le défaut\nde présenter au bout d'un certain temps\nune surface inégale, d'être forids aup pieds,\nd'être durs à !a marche et aussi de ne pou-\nvoir supporter de fortes charges. Ils sem-\nblent donc ne pouvoir convenir que pour\ndes ateliers de petite mécanique et pour des\nmagasins-annexes de plus fortes usines.\nDans les revêtements composites nous\ntrouvons notamment comme assez fréquem-\nment utilisés ceux en asphalte, ceux en bé-\nton et ceux en bois et ciment;; tous ces\nrevêtements sont hygiéniques et plus dura-\nbles que les précédents. Leur monolithisme\net leur pose sur une forme solide et indéfor-\nmable permettent d'éviter les fissures.\nLes revêtements asphaltés sont constitués\nsoit par une couche de coke fin imprégnée\nde goudron, soit par une couche de béton\nsur laquelle est répandu de l'asphalte. Leur\nusure est relativement faible et les répara-\ntions se font sans difficultés; par contre, ils\nrésistent mal aux températures élevées.\nLes* revêtements bétonnés, s'ils sont d'une\nexécution aisée et rapide, d'un entretien peu\nonéreux, parfaitement incombustibles, pro-\nduisent cependant une certaine quantité de\npoussière que l'on peut combattre par un\nenduit asphalté, par du carborandum ré-\npandu en poudre, ou encore par un badi-\ngeonnage au moyen d'une solution appro-\npriée : ils offrent aussi l'inconvénient d'être\nfroids aux pieds, durs à la marche, et de ré-\nsister assez médiocrement aux chocs, à moins\nd'être armés.\nQuant aux revêtements à base de bois et\nde ciment que l'on trouve en assez grand\nnombre dans le commerce sous des appella-\ntions diverses, s'ils sont chauds aux pieds,\ntrès hygiéniques et très agréables à la mar-\nche, par contre leur coût est plus élevé parce\nque leur établissement doit être fait soi-\ngneusement, qu'ils doivent de temps à autre\nêtre huilés afin de les maintenir eh bon\nétat; enfin, comme les précédents, ils résis-\ntent mal aux chocs ainsi qu'à l'humidité.\nComme îe dit judicieusement M. l'ingé-"}, {"page_pdf": 23, "page_imprimee": "177", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192208-01.1.23", "debut_caractere": 42, "fin_caractere_exclue": 4349, "texte": "nieur Lemaire (journal l'Usine), lors de\nl'élaboration d'un projet d'atelier ou d'usine,\net dans l'étude de cette question spéciale\ndes revêtements, il est toutefois possible de\nréduire l'étendue de ceux-ci et leur fatigue\npar un emplacement bien ordonné des ma-\nchines, des appareils de manutention et de\ntransport. « Si les objets fabriqués, dit-il,\nsont légers et de dimensions réduites, on les\ndéplacera avantageusement dans des cais-\nses, dans des paniers, à la main si la distance\nest réduite, ou au moyen d'une bande sans\nfin ou d'une chaîne à godets si la distance\nest assez grande. Si les produits finis sont\nplus grands, on a recours à des wagonnets,\nà des chariots, à des ou\nà des transporteurs automatiques. Si le dé-\nplacement se fait par axe sur l'aire de l'usine,\nun pavage en briques se comportera mieux\nque celui en bois. Si les charges à déplacer\nsont particulièrement lourdes, on en tien-\ndra compte dans la résistance à l'écrasement\nque devront présenter les matériaux de pa-\nvage à mettre en œuvre. On diminue alors\nleur fatigue en établissant une voie de cir-\nculation en rails d'un profil convenable. La\nbonne fixation de ceux-ci dans le pavage\nn'est pas sans présenter quelques sujétions,\nsurtout s'il s'agit d'une voie légère. Le pro-\nfil du rail, sa longueur, sa fixation sur des\ntraverses ou des longrines et les trépidations\nde la voie, rendent l'exécution d'un pavage\nviable, parfois très difficile et son entretien\nonéreux, surtout s'il est fait usage de petits\néléments. Dans le cas d'aires importantes et\nfatiguées, un pavage monolithe en béton\nplus ou moins armé suivant la nature du sol\net les charges à admettre, comportant les\nnervures nécessaires pour constituer les lon-\ngrines ou les traverses de la voie à placer,\nconstitue, à notre avis, une des meilleures\nsolutions. Parfois aussi la bande de pavage\ncomprise entre les rails doit être particuliè-\nrement soignée et résistante à l'usure si les\nwagonnets sont poussés à bras d'homme ou\npar un cheval. »\nLa conclusion est que puisque les pavages\nfroids sont malsains et qu'aussi les planchers\nlégers soumis à de fortes trépidations peu-\nvent occasionner des malaises au personnel,\nil convient donc avant de faire choix d'un\nrevêtement d'un type quelconque, d'exami-\nner les points suivants : 1° l'ouvrier occupe-\nt-il la même place pendant toutes les heu-\nres de travail? 2° se déplace-t-il dans un\nfaible rayon autour de son établi ou de sa\nmachine? 3° enfin, se déplace-t!-il dans toute\nl'usine ou râtelier durant ses heures de tra-\nvail? Dans la première hypothèse, un revê-\ntement assez chaud et épais aura la\nrence; le même desideratum s'applique à la\nseconde hypothèse qui correspond à celle\nd'ouvriers travaillant aux machines-outils. Si\nle revêtement est froid, il est à conseiller de\nle doubler ou de le couvrir alors d'une ma-\ntière isolante; les pavements en blochets de\nbois conviennent parfaitement dans les hy-\npothèses 1 et 2. Enfin dans la troisième,\ntous les types de matériaux pierreux peu-\nvent convenir : le choix se déterminera au-\ntant par les circonstances locales que par les\ncaractéristiques mêmes de l'industrie envi-\nsagée.\nCette question de la suppression de la\npoussière due à l'usure naturelle des maté-\nriaux dans les locaux industriels a été exami-\nnée en son temps par les industriels alle-\nmands au moyen d'essais pratiqués au La-\nboratoire pour l'essai de matériaux de Gross-\nLichterfelde. Il est évident que pour construire\nles parquets et dallages d'usines et d'ateliers,\net en général toutes surfaces portantes et\nsoumises à l'usure par abrasion naturelle, il\nfaut donner la préférence à des matériaux\ntrès durs et résistants. Les chiffres ci-après,\nque nous empruntons à la Revue des Maté-\nriaux de Construction et de Travaux publics\nindiquent le degré d'usure de quelques ma-\ntériaux usuels.\nOn remarquera que les résultats des es-\nsais des matières élastiques ne sont pas com-\nparables à ceux obtenus pour les matières\nqui n'ont pas cette qualité, attendu que dans\nle premier cas, les grains de poussière abra-\nsive de la machine d'essai pénétraient dans\nles échantillons plus qu'ils ne frottaient leur\nsurface; également les conditions des essais\nau jet de sable étaient plus sévères que cet\nles des essais à la machine à émoudre (dis-\nque tournant). Malgré tout, la comparai-"}, {"page_pdf": 24, "page_imprimee": "178", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192208-01.1.24", "debut_caractere": 41, "fin_caractere_exclue": 2531, "texte": "son des chiffres du tableau ci-dessous per-\nmet d'apprécierf les différences considéra-\nbles existant entre les matériaux pierreux\n(en revêtement horizontal), au point de\nvue de leur résistance à l'usure par frotte-\nment.\nSi ron considère les carreaux de grès (ar-\ngile vitrifiée) dont l'usure au jet de sable\nvarie entre 0 m. 06 et 0 m. 13 et l'usure de\nla machine entre 0 m. 05 et 0 m. 11, on\nest amené à conclure qu'ils offrent, au point\nde vue en question, une résistanc bien su-\nNATURE DU PRODUIT\nCarreaux de ciment n° I.\n» » n° 11.\nCarreaux de terre n° I.\n» » n° 11.\n» » n° 111.\nCarreaux de grès n° I.\n» » n° 11.\n» » n° 111.\n» » n° IV.\n» » n° V.\nDalles en silico-calcaire\n» » pierre naturelle dure\n» » granitoïd\n» » balsalte\n» » quartzitoïd\n» » terazzo\nGranit naturel\nGranit artificiel\nPavés vitrifiés\nBois de chêne\nBois de pitchpin\nBois artificiel\nLinoléum\nLes associations industrielles allemandes\nrecommandent, d'autre part, pour éviter la\nformation de la poussière, de revêtir les murs\nd'un enduit émaillé ou laqué; il vaut mieux,\ntoutefois, constituer les soubassements au\nmoyen de carreaux glacés. L'usure des murs\nest très faible, par rapport à celle des plan-\nchers, mais à côté de cela il y a lieu d'envi-\npérieure à celle des dalles et carreaux en\npierre artificielle, et qu'ils viennent, en con-\nséquence, en tête des matériaux suscepti-\nbles de donner lieu au minimum de poussière\npar usure naturelle. De plus, ces carreaux ont\nmontré dans la pratique qu'à côté de leur\nrésistance mécanique et de leur bel aspect, ils\npossèdent une résistance élevée à l'action des\nhuiles et des acides ainsi qu'une grande im-\nperméabilité; leur degré de dureté est d'ail-\nleurs compris entre Bet 10 à l'échelle de\nMohs.\nDegré d'usure\nen centimètres cubes\npar centimètre carré\nCouleurs Densité ——\nau jet àla ma-\nde sable chine à\némoudre\ngris 2.475 0.17 0.24\ngris 1.983 0.33 0.85\njaunes 2.318 0.25\nbruns 2.392 - 0.26\njaunes 2.189 0.37\nblancs 2.590 0.06\nrouges 2.472 0.05\ngris blanc 2.394 0.06 0.08\nblancs 2.279 0.11\ngris blanc 2.279 0.13\ngris blanc 1.949 0.70 1.02\ngrises 2.216 0.36 0.32\ngrises 2.450 0.22 0.23\ngrises 2.358 0.14 0.31\njaunâtres 1.953 0.26\n2.229 0.30 0.48\n_ 2.648 0.09\ngris 2.473 0.21 0.16\nbruns - 0.15\n_ 0.825 0.25\n_ 0.613 0.13\n_ 1.461 0.12\n_ 1.244 0.04\nsager cette plus grande commodité de net-\ntoyage, laquelle évidemment est au mieux\nassurée par l'existence d'une surface verticale\nglacée ou émaillée.\n( Extrait de « La Construction\nModerne » 17 déc. 1922).\n\nM. BOUSQUET."}, {"page_pdf": 25, "page_imprimee": "179", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192208-01.1.25", "debut_caractere": 41, "fin_caractere_exclue": 4051, "texte": "LA POLITIQUE DES MATÉRIAUX\nDU GOUVERNEMENT\nOn a très vivement critiqué, dans certains\nmilieux, la politique des matériaux suivie par\nle gouvernement pour assurer, dans les meil-\nleures conditions, la restauration des régions que\nla guerre a dévastées. Il semble bien que ces\ncritiques n'aient pas toujours été très pertinen-\ntes et que l'Office des Régions dévastées ne\nles ait pas tout là fait méritées. 11 suffit de jeter un\nregard sur ce qui a été accompli pour se rendre\ncompte des services énormes que l'Etat, par sa po-\nlitique prévoyante, a rendus aux sinistrés du pays\nen constituant des stock» importants dès le début et\nen empêchant les malheureux que la guerre avait\nprivés de leurs foyers d'être exploités cyniquement\npar des industriels ou des accapareurs sans scru-\npules.\nC'est la nécessité qui a contraint l'Etat d'interve-\nnir dès l'origine pour faire obstacle aux entreprises\nfunestes des spéculateurs. Son premier soin a été\nde conclure des contrats importants et de longue\ndurée avec l'industrie briquetière. Les briques que\nl'on produit actuellement sont tout juste en quan-\ntités suffisantes pour répondre aux besoins du\npays. Quotidiennement, l'Office des Régions dévas-\ntées reçoit la visite de particuliers qui ne disposent\npas de matériaux et à qui les briquetiers de la ban-\nlieue font des prix exorbitants. On leur demande\njusqu'à 90 francs pour la brique de Bruxelles,\nalors qu'elle revient à 50 francs. Jamais l'Office ne\nTa payée au-dessus de ce prix. Il a cédé 65 mil-\nlions de briques à la Société Nationale des Habi-\ntations à bon marché, à un prix inférieur, pour ne\npas entraver l'essor de la bâtisse. Cette brique est,\nd ailleurs, trop friable pour supporter (le transport.\nLes essais que l'on a faits pour l'introduire dans les\nFlandres ont permis de constater que le déchet\natteignait entre 10 et 15 p. c. C'est la raison pour\nlaquelle on a décidé de l'utiliser sur place. Aujour-\nd hui les contrats avec les producteurs bruxellois\nsont terminés. Les commandes avaient été faites\njusque et y compris l'année 1920. M. Van de\nVyvere estime que les contrats nouveaux doivent\nEtre passés avec les producteurs des Flandres, qui\nsont sur place. On fait ainsi l'économie des frais\nde transport.\nLes magasins communaux installés par les soins\nde 1 Office ont rendu d'incontestables services aux\nsinistrés. Ils constituaient une nécessité pour pou-\nvoir assurer, dans des conditions normales, le débit\ndes matériaux. Voici un fait qui est, à cet égard,\ndémonstratif. A Beerst et à Keyem, les magasins\ns étant trouvés momentanément sans briques, les\nmarchands locaux ont tout de suite demandé\n120 francs pour la brique au four, alors qu'on ne\nréclamait que 75 francs dans les magasins. C'est\npour mettre un frein à la rapacité des industriels\nque l'on s'est résolu à maintenir ces magasins, qui\ndisparaissent seulement là où l'industrie privée se\nmontre raisonnable.\nDernièrement encore, à Ypres, à la suite de\nl'encombrement des voies ferrées, le magasin com-\nmunal s'est trouvé n'avoir plus de briques à suffi-\nsance. La brique a monté? du coup, de 85 à\n1 0 5 francs.\nActuellement, en période morte, l'Office envoie\nquotidiennement 400.000 briques de fours de cam-\npagne dans les Flandres. Prochainement, il sera\noutillé pour pouvoir envoyer un million de briques,\nindépendamment des briques de Boom. L'an der-\nnier, l'Office a expédié dans cette région 3iBl mil-\nlions de brique». Ces chiffres disent assez l'impor-\ntance de la question et démontrent qu'en l'occur-\nrence l'étatisme a été une nécessité; il le restera\njusqu'au jour où on n'aura plus à redouter les\nmanœuvres des trafiquants.\nPassons à la tuile. L'Etat a contracté avec le\nComptoir tuilier du Tournaisis pour les années\n1920 et 192 !. il lui abandonnait 65 p. c. de sa\nproduction, le restant partant pour l'étranger, car\non ne reconstruisait pas encore beaucoup à ce\nmoment. C'est ainsi que l'on n'a édifié en 1920,\npour compte de particuliers, que 2,700 maisons\nnouvelles, dont 700 maisons ouvrières reconstrui-"}, {"page_pdf": 26, "page_imprimee": "180", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192208-01.1.26", "debut_caractere": 59, "fin_caractere_exclue": 4061, "texte": "tes par les soins de l'Office dans les régions dévas-\ntées, alors que, avant la guerre, on bâtissait 22,000\nmaisons par an. Les tuiles qui partaient pour la\nFrance y étaient vendues à un prix supérieur de\n50 à 60 p. c. au nôtre. Si l'Etat n'avait pas eu,\nd'un côté, le système des licences d'exportation et,\nd'autre part, les contrats fermes conclus par lui,\nil n'aurait pas eu à sa disposition une seule tuile\npour les régions dévastées. Cette année, l'Office a\ndû recourir à la fabrication allemande, qui nous a\nfourni 3 millions de tuiles de grand format, à por-\nter en compte Réparations. Les prix obtenus de\nl'industrie allemande sont inférieurs à ceux payés\nen Belgique. Actuellement les tuiles du Courtraisis\nse vendent à raison de 290 francs le mille sur\nwagon usine. Ces prix subissent les fluctuations du\ntaux des charbons et des salaires.\nLe ciment, qui valait l'an dernier 130 francs la\ntonne, se vend actuellement 85 francs la tonne\nwagon départ. La baisse est due au fait que l'Office\ndes Régions dévastées a pu obtenir des contrats\navantageux à la suite d'une entente avec une des\ngrosses usines du pays de Mons. Résultat important,\nsi l'on songe que l'on utilise pour tous les travaux\nde l'Etat entre 300,000 et 400,000 tonnes de\nciment. Le bénéfice, pour le Trésor, s'est traduit\npar un gain de 8 à 10 millions.\nLe commerce de bois mène actuellement en\nFlandre une campagne vigoureuse contre î'Etat.Les\nnégociants en bois achètent au Service de restitu-\ntion le bois allemand à 130 francs le mètre cube\nsur wagon Hefbesthal et le revendent dans les\nFlandres entre 200 et 225 francs. Si l'Offoce des\nRégions dévastées n'était pas là pour les contrain-\ndre à modérer leurs exigences, ils réclameraient\n300 francs. Les services de M. Renkin ont acheté,\non le sait, 240.000 mètres cubes de bois du Nord,\nreprésentant une centaine de millions, et ont con-\nstitué ainsi un stock considérable, trop considé-\nrable, peut-être7 car la baisse est survenue et iil en\nest résulté pour l'Etat une perte sérieuse. Mais cette\nperte a eu sa contre-partie dans un retour aux prix\nnormaux, les accapareurs ayant dû réaliser leurs\nstocks au taux du jour et réduire notablement leurs\nprétentions.\nDe tout quoi il résulte que le rôle de l'Etat dans\nla reconstruction a été des plus utile. Dans un\nrapport fort intéressant qu'il a rédigé pour la Fédé-\nration Nationale du Bâtiment, M. Lootens recon-\nnaît que l'Etat devait se mettre à la tête du mou-\nvement de reprise et ne pouvait laisser agir l'ini-\ntiative privée. « Quand nous nous remémorons,\nécrit-il, l'état chaotique où se trouvaient, à l'issue\nde la guerre, les contrées de notre pays où la\nbataille avait fait rage, nous nous demandons quelle\nentreprise privée, abandonnée à ses propres\nmoyens, eût bien été capable de faire renaître le\npremier rayon de vie dans ces amas de décombres\nqui marquaient la place de villes florissantes et de\nriantes communes, dans un désert de champs sans\nroutes, sans voies d'eau, bouleversés par les obus,\nlabourés par la mitraille et couverts d'un inextri-\ncable enchevêtrement de ronces artificieilles. »\nEt M. Lootens exprime sa conviction que cette\nintervention de l'Etat continuera à être indispen-\nsable jusqu'au retour à un état normal du marché\néconomique.\nSon rôle utile apparaît dans les statistiques de la\nreconstruction. L'an dernier, 20,000 habitations\ndéfinitives et 9,000 baraquements ont été édifiés\npar les soins de l'Etat, tandis que l'initiative privée\nconstruisait 19.825 habitations et 4.800 baraque-\nments. Soit, en tout, près de 54,000 habitations,\nramenant la vie dans les régions dévastées et pro-\nduisant de la richesse. De même, pendant la même\npériode, l'Etat a reconstruit et restauré définitive-\nment 365 édifices et 246 baraquements destinés à\nabriter les services publics, tandis que l'initiative\nprivée en construisait respectivement 62 et 15.\nIl y a l'attestation d'un indéniable effort, dont\non ne reconnaît pas assez le mérite.\n(« Chronique des Travaux Publics »,\n12 mars 1922.)"}, {"page_pdf": 27, "page_imprimee": "181", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192208-01.1.27", "debut_caractere": 41, "fin_caractere_exclue": 3846, "texte": "PROPORTIONS VOLUMETRIQUES DES MOR-\nTIERS ET DES BETONS DE CHAUX OU DE\nCIMENT. Pour obtenir :\n1° Un mètre cube de mortier de chaux éteinte\n1 : 3, il faut employer : 322 litres chaux éteinte\n966 litres de sable et 0m3200 d'eau; durée du mé-\nlange manuel : 2 heures;\n2° Un mètre cube de mortier de chaux éteinte\nî : 4, il faut employer: 249 litres de chaux éteinte,\n996 litres de sables et 0m3200 d'eau; durée du mé-\nlange manuel : 2 heures.\n3° Un mètre cube de mortier de chaux éteinte\n1 : T, il faut employer : 410 litres de chaux\néteinte, 820 litres de sable et d'eau; durée\ndu mélange manuel : environ 2 h. 1/2.\n4° Un mètre cube de mortier de chaux vive\n1 : 2, il faut employer : 375 kilogrammes de\nchaux, 1 de sable et 0m335 d'eau; durée du\nmélange manuel : environ 1 h. 6;\n5° Un mètre cube de mortier de chaux vive\n1 : 3, il faut employer: 280 kilogrammes de chaux;\n1m315 de sable et d'eau; durée du mélange\nmanuel : environ 1 h. 5 ;\n6° Un mètre cube de morter de ciment l * 3,\nil faut employer : 333 litres de ciment, î mètre\ncube de sable et 0m3230 d'eau; durée de mélange\nmanuel : environ 3 heures.\n7° Un mètre cube de mortier de ciment 1 : 2,\nil faut employer : 435 litres de ciment, de\nsable et 0 m 3250 d'eau; durée de mélange manuel:\nenviron 3 h. 1/2;\n8° Un mètre cube de mortier de chaux et de\nciments 1 : 5 : 0,5, il faut employer : 230 litres\nde chaux, de sable, 0m3290 d'eau et\n1 15 litres de ciment; durée du mélange manuel :\nenviron 3 heures;\n9° Un mètre cube de béton de laitier (scories)\n1 : 2 : 6, il faut employer : 160 litres de ciment,\nde sable, Gm3960 de laitier et om3 150\nd'eau; durée du mélange manuel: environ 2 h. 1/2;\n(0° Un mètre cube de béton de laitier (scories)\n1 : 4 : 8, il faut employer : 105 litres de ciment,\n0m3420 de sable, 0 de laitier et\nd'eau; durée du mélange manuel: environ 2 h. 1/2;\n1 1° Un mètre cube de béton de gravier 1 : 2 : 4,\nil faut employer : 190 litres de ciment, de\nsable, 0m3760 de gravier et d'eau; durée\ndu mélange manuel : environ 2 h. 1/2;\n12° Un mètre cube de béton de pierraille (dé-\nchets de carrière, etc.) 1 : 3 : 4, il faut employer:\ni 86 litres de ciment, sable, de\npierraille et om2 130 d'eau; durée du mélange ma-\nnuel : environ 2 h. 1/2;\nî3° Un mètre cube de béton de gravier 1 : 7, il\nfaut employer : 150 litres de ciment (220 kgs),\n0m3364 de sable et de gravier;\n14° Un mètre cube de béton de gravier 1 : 8, il\nfaut employer : 130 litres de ciment (190 kgs.),\nde sable et de gravier;\n15° Un mètre cube de béton de gravier 1 : 9,\nil faut employer : 1 16 litres de ciment (169 kgs.),\n0m3365 de sable et om3 730 de gravier;\n16° Unmètre cube de béton de gravier : 1 : 10,\nil faut employer : 100 litres de ciment (151 kgs.),\nde sable et de gravier;\n17° Un mètre cube de béton de gravier 1 : 11,\nil faut employer : 92 litres de ciment (137 kgs.),\n0m8362 de sable et de gravier;\n18° Un mètre cube de béton de gravier 1 : 12, il\nfaut employer : 85 litres de ciment (125 kgs),\n0m3360 de sable et 0m3720 de gravier;\nî9° Un mètre culbe de béton de cendres 1 : 3 : 5,\nil faut employer : 180 litres de ciment, 0m3540\nde sable, de cenidres et d'eau;\ndurée du mélange manuel : environ 2 h. 1 /2.\n(« Revue des Matériaux de Construction ».)\nREPARTITION DES FRAIS DE MAIN-D'ŒU-\nVRE DANS LA CONSTRUCTION. Suivant les\nindications fournies par la division du bâtiment et\nde l'habitation du Bureau of Standards, Ministère\ndu Commerce (Etats-Unis), les frais de main-d'œu-\nvre se répartissent comme suit dans la construc\ntion des maisons d'habitation américaines (le total\ndes frais de main-d'œuvre : 100 pour 100).\nCharpentiers 49,6 32,2\nBriquetiers (maçons) 6,2 21,5\nPlâtriers 7,9 8,8\nPlombiers 8,7 7,6\nElectriciens 2,6 2,5\nPeintres 10 6,3\nManœuvres 6,3 9,9\nDivers 8,7 11,2\nCes données sont basées sur les chiffres de plu-\nsieurs centaines de projets."}, {"page_pdf": 28, "page_imprimee": "182", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192208-01.1.28", "debut_caractere": 41, "fin_caractere_exclue": 4335, "texte": "La première colonne se rapporte à une construc-\ntion dans laquelle le bois domine; la seconde se\nrapporte à une construction en briques.\n(D'après la « Revue des Matériaux de Construc-\ntion », août 1922.)\nLES CHARPENTES DU CHATEAU DE VER-\nSAILLES MENACEES. L'aile Louis XIII du\nChâteau de Versailles, située du côté gauche de la\ncour d'honneur en entrant, menace ruine, et cela\npar la faute de champignons qui se sont installés\ndans les vieilles poutres en chêne de la charpente.\nCes poutres pouvaient s'effondrer si on n'y ' avait\npris garde. M. Chaussemiche, architecte du palais\nde Versailles, s'étant aperçu que de nombreuses\nsolives et poutres maîtresses s'affaissaient, apporta\nplusieurs débris de poutre à M. Louis Mangin, di-\nrecteur du Muséum d'histoire naturelle, pour les\nexaminer.\nM. Mangin et son collaborateur M. Patouillard\nconstatèrent que le bois de ces poutres était réduit\nen une véritable charpie. La décomposition était\ndue à un champignon, le « Phellinus cryptarum »,\ndont le mycélium se retrouvait très abondant au\nmilieu des éléments désagrégés du bois.\nLes poutres du palais de Versailles sont noyées\ndans du plâtre, recouvertes d'un enduit imperméa-\nble, favorable à l'humidité.\nUn assistant du Muséum a trouvé d'autres cham-\npignons associés au « Phellinus », des « Xesto-\nbium rufavillosum », des « Rhyncolus culinaris »,\net des « Procraerus tibialis » qui vivent aux dépens\ndes deux autres.\nLes bois infestés de champignons prennent une\ncouleur fauve ou brune et leur surface est vil-\nleuse, ridée, sillonnée, d'un aspect tout à fait carac-\ntéristique.\nLes méfaits de ces « Phellinus cryptarum » qui\nsont les principaux agents destructeurs du bois,\naussi redoutables que la mérule, ont été déjà signa-\nlés à Bagnères-de-Luchon et encore assez récem-\nment à Forêt-Sainte-Croix, dans le canton d'Etam-\npes, où les poutres du plafond de l'école commu-\nnale se sont écroulées, minées par ces champi-\ngnons. Les bois des galeries de mines sont\négalement attaqués par les « Phellinus ».\nSur le conseil formellement exprimé par\nM. Mangin, on va procéder à la réfection totale\nde la charpente de l'aile Louis XIII du Château de\nVersailles. Les poutres seront remplacées par du\nciment, là où fët chose est possible, et par du chêne\nneuf dans les autres endroits. M. Mangin conseille\nenfin, les bois une fois mis en place avec leurs\ntenons et leurs mortaises, de les badigeonner avec\ndu naphtol ou du sulfate de cuivre.\nM. de Chardonnet a fait remarquer que ces\naccidents ne survenaient pas lorsque les charpen-\ntes sont balayées par des courants d'air.\nM. Lecomte a signalé à son tour que certaines\npoutres de la galerie de botanique du Muséum\nétaient probablement attaquées par les mêmes\nchampignons.\n(« La Construction Moderne », 10 sept. 1922.)\nLA RESISTANCE A L'INCENDIE DES EDIFI-\nCES EN BETON ARME. Dans le « Concrète\nand Constructional Engineering », de septembre,\nM.J. Songleton Green fait ressortir la fausse sécurité\nqui résulte de l'adoption inconsidérée, mais très\nfréquente en Amérique, des conceptions que tra-\nduisent les expressions telles que « fire proof »\n(à l'abri du feu), appliquées à des bâtiments dont\nla seule caractéristique commune est d'être établis\nen ciment armé. L'expérience a nettement établi\nqu'aucune construction n'est absolument fire proof.\nElle a indiqué qu'il convenait de substituer à cette\nconception la considération, pour chaque édifice\nquel qu'en soit le genre, d'une plus ou moins\ngrande résistance au feu.\nQuand l'étude comparative des édifices actuel-\nlement confondus sous la même désignation\ntype aura été soigneusement faite, on verra com-\nbien il est regrettable de s'en rapporter à cette\nseule désignation pour apprécier les risques de\ndestruction et d'incendie, et de traiter de manière\nidentique des bâtiments en ciment armé aptes à\nse Comporter si différemmen à l'épreuve du feu.\nPour préciser la discrimination qu'il convient de\nfaire, les architectes, les entrepreneurs, les ingé-\nnieurs et les Compagnies d'assurances devront étu-\ndier de très près l'enseignement qui se dégage\nd'incendies comme ceux de Far Rockaway, de la\nCharantos Trust C° de Baltimore, de l'lmpé-\nrial Tobacco C° de Norfolk (Va), etc. Non seu-\nlement les spécifications qui président à l'élabora-\ntion des plans et la composition du choix des ma-"}, {"page_pdf": 29, "page_imprimee": "183", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192208-01.1.29", "debut_caractere": 41, "fin_caractere_exclue": 4532, "texte": "tériaux, etc., doivent se faire en tenant compte de\nl'utilisation donnée aux édifices, mais un contrôle\nincessant doit être exercé sur la construction au\ncours des travaux. C'est surtout pour avoir négligé\nces éléments qu'on a dû subir dans les incendies\nci-dessus une perte de 80 à 90 0/0 de la valeur\ndes édifices, et pour avoir même ignoré certaines\nrègles du Fire Ofifice Committee que l'auteur rap-\npelle à l'attention des ingénieurs.\n(Résumé d'après la « Construction Moderne »\nd'un article paru dans le « Génie Civil », 1 1 no-\nbre 1922.)\nLA PERMEABILITE DES TUILES. On exige\nque les tuiles soient imperméables. Si elles ne\nl'étaient pas, elles ne rempliraient pas les condi-\ntions que l'on exige des bons matériaux de couver-\nture, lesquels doivent protéger les bâtiments sur\nlesquels ils sont posés contre l'infiltration des eaux\npluviales et de la neige.\n11 arrive que des tuiles perméables ont aussi une\nfaible résistance à l'action de la gelée et une faible\ndurabilité; mais cela n'est pas général, ainsi que\nl'expérience pratique l'a démontré : c'est ainsi que\nl'on fabrique en Hollande des tuiles qui, au début\nde leur mise en service sont et qui se\nlaissent traverser par l'eau d'autant plus facilement\net intensément que celle-ci séjourne plus longtemps\nsur les toits, aux endroits où elle peut se recueillir;\nmais, au bout d'un certain temps, cette perméabi-\nlité s'atténue, puis elle disparaît complètement : les\ntuiles ont perdu leur caractéristique fâcheuse, et\nleur durabilité est normale.\nComment peut-on expliquer ce phénomène? et\npourquoi des tuiles perméables dès leur fabrication\nn'ont-elles plus ce défaut après quelque temps\nd'usage}\nLa réponse admissible est la suivante :\nBien que les tuiles aient été suffisamment cuites,\nelles possèdent cependant une structure poreuse;\nleurs pores laissent passer l'eau de pluie jusqu'à ce\nqu'ils soient remplis par la suie ou les poussières\nqui s'y déposent. A partir du moment où ce dépôt\nest suffisant, les tuiles sont imperméables.\nCette particularité des matériaux argileux de\ncouverture se rencontre dans tous les pays. Comme\nelle est un inconvénient fâcheux, on a cherché à îe\nsupprimer en traitant artificiellement les tuiles\navant leur emploi. Un traitement consiste à immer-\nger ces dernières dans une solution de savon de po-\ntasse, puis dans une solution de sullfate de fer\n(vitriol de fer) : il se forme ainsi, dans la masse\nargileuse, une composition ferro-savonneuse, inso-\nluble dans l'eau, qui en bouche les pores jusqu'à\nce que les dépôts poussiéreux les aient naturelle-\nment remplis. Si, malgré cette double immersion\npréalable, on constate que l'eau traverse encore les\ntuiles sur toit, on en badigeonne la surface exposée\nà l'aide d'une solution de mélasse de betteraves ou\nd'une barbotine d'argile très claire.\nBien que l'un de ces moyens artificiels (ou les\ndeux) prouve son efficacité, et bien qu'il n'existe\npas de relation définie entre la porosité des tuiles\nà leur perméabilité, on s'attachera néanmoins à\nréduire le plus possible la porosité, lorsqu'elle est\nconsidérable, par une préparation meilleure de la\nmatière brute, par le mélange avec celle-ci d'une\nargile capable de conférer aux produits une plus\ngrande compacité. Immersions et badigeons ne sont\névidemment de quelque valeur que si la perméabi-\nlité n'est pas la conséquence d'un manque de cuis-\nson (le remède est alors tout indiqué), défaut qui\ncause non seulement l'inconvénient en question,\nmais qui encore abrège grandement la résistance\ndes tuiles à l'action des intempéries. Aucun moyen\nartificiel ne peut suppléer à une fabrication défec-\ntueuse.\nEnfin, il convient de remarquer que l'eau con-\nstatée à la surface intérieure des toits en tuiles ne\nprovient pas toujours des infiltrations naturelles;\nelle est, plus fréquemment qu'on ne le croit, le ré-\nsultat de la condensation de l'humidité, quelquefois\nen grande quantité, notamment dans les construc-\ntions neuves, par suite d'un manque d'aération. Il\nne suffit donc pas qu'un toit soit constitué par des\nmatériaux imperméables, il faut encore qu'il offre\nà l'humidité formée intérieurement la possibilité de\ns'échapper, grâce à une ventilation bien comprise.\nPar conséquent, il faut considérer, d'une part les\ntuiles elles-mêmes et leur valeur intrinsèque au\npoint de vue de la construction, et d'autre part la\nmanière dont elles sont employées.\nH Résumé d'après la « Construction Moderne »\nd'un article paru en juin 1922 dans la « Revue des\nMatériaux de Construction »."}, {"page_pdf": 30, "page_imprimee": "184", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192208-01.1.30", "debut_caractere": 41, "fin_caractere_exclue": 3795, "texte": "LA CONDUCTIBILITE THERMIQUE DU CI-\nMENT ARME. Le « Concrète and Constructio-\nnal Engineering », de septembre, reproduit un in-\ntéressant mémoire qui a d'abord été publié dans\nle Bulletin 122 de l'Engineering Expériment Sta-\ntion de l'University of Illinois (E. U.).\nMM. Carman et Nelson y exposent les recher-\nches qu'ils ont exécutées en vue de déterminer les\nlois de la conduction et de la diffusion calorifiques\ndans le béton et les constantes physiques qu'ils ont\ndéterminées dans leurs essais, en procédant sur des\ncylindres ayant des compositions différentes et des\ndimensions uniformes (60 centimètres de longueur\net 18 centimètres de diamètre environ). Après un\nséchage prolongé de chaque cylindre au moyen\nde la bobine électrique de chauffage occupant un\ngrand trou au centre de l'élément, on obtenait des\nphénomènes stables et on procédait à un chauffage\nrégulier et à des mesures de température. Celles-ci\nexécutées au moyen de couples thermo-électriques\nlogés dans des trous convenablement ménagés dans\nles cylindres. Faisant abstraction des mesures faites\nen unités britanniques, on doit remarquer qu'on\nles a exprimées aussi en unités C. G. S., en pre-\nnant pour unité de conductibilité thermique celle\nqui correspond à la transmission d'une calorie-\ngramme par seconde, à vitesse uniforme, à travers\nune section de un centimètre carré de béton et\nentre deux faces séparées par un centimètre et\nayant des températures qui diffèrent de I°C^.\na-\nLa plus faible conductibilité obtenue est de l'or-\ndre de 0,001 et la plus forte dépasse un peu\n0,006 pour le mastic, elle est de 0,005 74 pour le\nciment le plus dense.\n(Résumé d'après la « Construction Moderne »\nd'un article paru dans le « Génie Civil », 1 î no-\nbre 1922.)\nUNE MALADIE DES PIERRES DANS LES\nGRANDES VILLES. L'église de la Trinité, à\nParis, restaurée il y a une vingtaine d'années, doit\nsubir à nouveau d'importants travaux de restaura-\ntion. Un article du « Temps » (24 octobre) nous\napprend que dTune longue et patiente étude à la-\nquelle se livrent M. Kling, directeur du laboratoire\nmunicipal de Paris, et son collaborateur, M. Flo-\nrentin, il semble résulter déjà que les « accidents »\nsurvenus à l'église de la Trinité doivent être attri-\nbués à une maladie de la pierre qu'ils appellent\nla « maladie des, centres industriels ». Elle serait\ndue aux « calcins » ou poussière charbonneuses\nqui, se déposant sur la pierre, servent d'agent de\ncondensation à l'acide sulfureux de l'air. Celui-ci\ns'oxyde en donnant de l'acide sulfurique, lequel\nproduit avec la pierre du sulfate de chaux qui la\ndésagrège. Cet acide sulfureux provient du char-\nbon qui contient 1 0/0 de soufre.\nDans ces conditions, la maladie ainsi décrite ne\nsaurait être spéciale à la Trinité; MM. Kling et\nFlorentin lui attribuent les détériorations dont sont\nl'objet des monuments « dentelés » comme Notre-\nDame et la Sainte-Chapelle. L'église Notre-Dame-\nde-Lorette, le musée Cluny n'y ont pas échappé\nnon plus.\n\nAVIS A NOS ABONNES ET A NOS LECTEURS\n« La Cité ».\nDes retards successifs dans la parution de notre Revue font en sorte\nque le présent numéro qui aurait dû paraître au mois d'août ne sort de\npresse qu'en décembre.\nPlutôt que de continuer à antidater les fascicules qui doivent encore\nparaître, nous avons décidé de faire couvrir par le présent numéro la\npériode allant du mois d'août au mois de décembre. Ce fascicule ne compte\ncependant que pour un seul numéro. La durée de publication de la Troi-\nsième année ou plus exactement du Troisième volume de notre\nRevue se trouve en conséquence prolongée de quelques mois.\nNos abonnés recevront les douze numéros auxquels ils ont droit;\nnos annonciers toutes les insertions qu'ils ont souscrites.\nLE PRÉSENT NUMÉRO RENFERME QUATRE PLANCHES HORS-TEXTE"}]}, {"article_id": "bm-bmtnaac-1922-08-01-c014", "article_bluemountain": "bmtnaac_1922-08_01#c014", "volume": "bmtnaac_1922-08_01", "ocr_source": "OCR Blue Mountain (ALTO), transcription TEI : lignes lb/@facs", "texte_sans_correction": true, "page_debut": "176", "page_fin": "178", "image_debut": 20, "image_fin": 24, "pages_selon": "pagination imprimée relevée dans le METS Blue Mountain (ORDERLABEL) ; [n] = page sans folio restituée", "url_article": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192208-01.2.8.1", "titre_corps": "LES REVÊTEMENTS POUR SOLS D'ATELIERS & D'USINES", "titre_sommaire": "LES REVÊTEMENTS POUR SOLS D'ATELIERS & D'USINES", "signature_source": "M. 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On comprend sans\npeine qu'en l'occurrence le revêtement choisi\ndoit être fonction du genre d'industrie et\ndu mode de roulage qui se pratique dans le\ndit établissement et que, par ailleurs, il doit\nrépondre à toutes conditions intéressant l'hy-\ngiène et la sécurité du personnel, également\nne pas donner lieu lui-même à la poussière,\nafin que les organes des machines n'aient\npoint de ce côté à en souffrir.\nParmi les revêtemenst pouvant être utili-\nsés, on ne saurait dès lors sérieusement rete-\nnir à moins qu'il ne s'agisse de fonderies\nou de forges où l'on travaille de grosses\npièces la -terre naturelle, le sable ou l'ar-\ngile, parce que de semblables revêtements,\ns'ils sont vraiment économiques, durent peu,\nproduisent beaucoup de poussière et sont\nfroids aux pieds. On ne peut donc envisager\nque les revêtements en bois, en pierre, en\ncarreaux céramiques ou ceux dits élastiques.\nLes revêtements en bois : parquets de fri-\nses et pavements en blochets sont chauds,\nélastiques, peu sonores, faciles à réparer, tou-\ntefois ils sont sensibles aux variations de tem-\npérature, inflammables et d'une durée p>us\nou moins grande; il est vrai que cette durée\npeut être augmentée par une imprégnation de\ncire, d'alun, d'huiles diverses, de créosote.\nPlus particulièrement, les pavements faits de\nblochets hexagonaux, rectangulaires ou\nronds, s'emploient au bitume ou à l'asphalte\net posés sur une forme bétonnée avec ou\nsans interposition d'une couche de sable\nafin de d onner plus d'élasticité à l'ensemble,\ns emploient de plus en plus parce que très\ndurables (surtout si l'on utilise des bois\ndurs : chêne, hêtre, jarrah, karri, etc.).\nLes pavages en dalles de pierre, en bri-\nques ou de carreaux céramiques, sont rela-\ntivement économiques, mais ils ont le défaut\nde présenter au bout d'un certain temps\nune surface inégale, d'être forids aup pieds,\nd'être durs à !a marche et aussi de ne pou-\nvoir supporter de fortes charges. Ils sem-\nblent donc ne pouvoir convenir que pour\ndes ateliers de petite mécanique et pour des\nmagasins-annexes de plus fortes usines.\nDans les revêtements composites nous\ntrouvons notamment comme assez fréquem-\nment utilisés ceux en asphalte, ceux en bé-\nton et ceux en bois et ciment;; tous ces\nrevêtements sont hygiéniques et plus dura-\nbles que les précédents. Leur monolithisme\net leur pose sur une forme solide et indéfor-\nmable permettent d'éviter les fissures.\nLes revêtements asphaltés sont constitués\nsoit par une couche de coke fin imprégnée\nde goudron, soit par une couche de béton\nsur laquelle est répandu de l'asphalte. Leur\nusure est relativement faible et les répara-\ntions se font sans difficultés; par contre, ils\nrésistent mal aux températures élevées.\nLes* revêtements bétonnés, s'ils sont d'une\nexécution aisée et rapide, d'un entretien peu\nonéreux, parfaitement incombustibles, pro-\nduisent cependant une certaine quantité de\npoussière que l'on peut combattre par un\nenduit asphalté, par du carborandum ré-\npandu en poudre, ou encore par un badi-\ngeonnage au moyen d'une solution appro-\npriée : ils offrent aussi l'inconvénient d'être\nfroids aux pieds, durs à la marche, et de ré-\nsister assez médiocrement aux chocs, à moins\nd'être armés.\nQuant aux revêtements à base de bois et\nde ciment que l'on trouve en assez grand\nnombre dans le commerce sous des appella-\ntions diverses, s'ils sont chauds aux pieds,\ntrès hygiéniques et très agréables à la mar-\nche, par contre leur coût est plus élevé parce\nque leur établissement doit être fait soi-\ngneusement, qu'ils doivent de temps à autre\nêtre huilés afin de les maintenir eh bon\nétat; enfin, comme les précédents, ils résis-\ntent mal aux chocs ainsi qu'à l'humidité.\nComme îe dit judicieusement M. l'ingé-"}, {"page_pdf": 23, "page_imprimee": "177", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192208-01.1.23", "debut_caractere": 42, "fin_caractere_exclue": 4349, "texte": "nieur Lemaire (journal l'Usine), lors de\nl'élaboration d'un projet d'atelier ou d'usine,\net dans l'étude de cette question spéciale\ndes revêtements, il est toutefois possible de\nréduire l'étendue de ceux-ci et leur fatigue\npar un emplacement bien ordonné des ma-\nchines, des appareils de manutention et de\ntransport. « Si les objets fabriqués, dit-il,\nsont légers et de dimensions réduites, on les\ndéplacera avantageusement dans des cais-\nses, dans des paniers, à la main si la distance\nest réduite, ou au moyen d'une bande sans\nfin ou d'une chaîne à godets si la distance\nest assez grande. Si les produits finis sont\nplus grands, on a recours à des wagonnets,\nà des chariots, à des ou\nà des transporteurs automatiques. Si le dé-\nplacement se fait par axe sur l'aire de l'usine,\nun pavage en briques se comportera mieux\nque celui en bois. Si les charges à déplacer\nsont particulièrement lourdes, on en tien-\ndra compte dans la résistance à l'écrasement\nque devront présenter les matériaux de pa-\nvage à mettre en œuvre. On diminue alors\nleur fatigue en établissant une voie de cir-\nculation en rails d'un profil convenable. La\nbonne fixation de ceux-ci dans le pavage\nn'est pas sans présenter quelques sujétions,\nsurtout s'il s'agit d'une voie légère. Le pro-\nfil du rail, sa longueur, sa fixation sur des\ntraverses ou des longrines et les trépidations\nde la voie, rendent l'exécution d'un pavage\nviable, parfois très difficile et son entretien\nonéreux, surtout s'il est fait usage de petits\néléments. Dans le cas d'aires importantes et\nfatiguées, un pavage monolithe en béton\nplus ou moins armé suivant la nature du sol\net les charges à admettre, comportant les\nnervures nécessaires pour constituer les lon-\ngrines ou les traverses de la voie à placer,\nconstitue, à notre avis, une des meilleures\nsolutions. Parfois aussi la bande de pavage\ncomprise entre les rails doit être particuliè-\nrement soignée et résistante à l'usure si les\nwagonnets sont poussés à bras d'homme ou\npar un cheval. »\nLa conclusion est que puisque les pavages\nfroids sont malsains et qu'aussi les planchers\nlégers soumis à de fortes trépidations peu-\nvent occasionner des malaises au personnel,\nil convient donc avant de faire choix d'un\nrevêtement d'un type quelconque, d'exami-\nner les points suivants : 1° l'ouvrier occupe-\nt-il la même place pendant toutes les heu-\nres de travail? 2° se déplace-t-il dans un\nfaible rayon autour de son établi ou de sa\nmachine? 3° enfin, se déplace-t!-il dans toute\nl'usine ou râtelier durant ses heures de tra-\nvail? Dans la première hypothèse, un revê-\ntement assez chaud et épais aura la\nrence; le même desideratum s'applique à la\nseconde hypothèse qui correspond à celle\nd'ouvriers travaillant aux machines-outils. Si\nle revêtement est froid, il est à conseiller de\nle doubler ou de le couvrir alors d'une ma-\ntière isolante; les pavements en blochets de\nbois conviennent parfaitement dans les hy-\npothèses 1 et 2. Enfin dans la troisième,\ntous les types de matériaux pierreux peu-\nvent convenir : le choix se déterminera au-\ntant par les circonstances locales que par les\ncaractéristiques mêmes de l'industrie envi-\nsagée.\nCette question de la suppression de la\npoussière due à l'usure naturelle des maté-\nriaux dans les locaux industriels a été exami-\nnée en son temps par les industriels alle-\nmands au moyen d'essais pratiqués au La-\nboratoire pour l'essai de matériaux de Gross-\nLichterfelde. Il est évident que pour construire\nles parquets et dallages d'usines et d'ateliers,\net en général toutes surfaces portantes et\nsoumises à l'usure par abrasion naturelle, il\nfaut donner la préférence à des matériaux\ntrès durs et résistants. Les chiffres ci-après,\nque nous empruntons à la Revue des Maté-\nriaux de Construction et de Travaux publics\nindiquent le degré d'usure de quelques ma-\ntériaux usuels.\nOn remarquera que les résultats des es-\nsais des matières élastiques ne sont pas com-\nparables à ceux obtenus pour les matières\nqui n'ont pas cette qualité, attendu que dans\nle premier cas, les grains de poussière abra-\nsive de la machine d'essai pénétraient dans\nles échantillons plus qu'ils ne frottaient leur\nsurface; également les conditions des essais\nau jet de sable étaient plus sévères que cet\nles des essais à la machine à émoudre (dis-\nque tournant). Malgré tout, la comparai-"}, {"page_pdf": 24, "page_imprimee": "178", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192208-01.1.24", "debut_caractere": 41, "fin_caractere_exclue": 2531, "texte": "son des chiffres du tableau ci-dessous per-\nmet d'apprécierf les différences considéra-\nbles existant entre les matériaux pierreux\n(en revêtement horizontal), au point de\nvue de leur résistance à l'usure par frotte-\nment.\nSi ron considère les carreaux de grès (ar-\ngile vitrifiée) dont l'usure au jet de sable\nvarie entre 0 m. 06 et 0 m. 13 et l'usure de\nla machine entre 0 m. 05 et 0 m. 11, on\nest amené à conclure qu'ils offrent, au point\nde vue en question, une résistanc bien su-\nNATURE DU PRODUIT\nCarreaux de ciment n° I.\n» » n° 11.\nCarreaux de terre n° I.\n» » n° 11.\n» » n° 111.\nCarreaux de grès n° I.\n» » n° 11.\n» » n° 111.\n» » n° IV.\n» » n° V.\nDalles en silico-calcaire\n» » pierre naturelle dure\n» » granitoïd\n» » balsalte\n» » quartzitoïd\n» » terazzo\nGranit naturel\nGranit artificiel\nPavés vitrifiés\nBois de chêne\nBois de pitchpin\nBois artificiel\nLinoléum\nLes associations industrielles allemandes\nrecommandent, d'autre part, pour éviter la\nformation de la poussière, de revêtir les murs\nd'un enduit émaillé ou laqué; il vaut mieux,\ntoutefois, constituer les soubassements au\nmoyen de carreaux glacés. L'usure des murs\nest très faible, par rapport à celle des plan-\nchers, mais à côté de cela il y a lieu d'envi-\npérieure à celle des dalles et carreaux en\npierre artificielle, et qu'ils viennent, en con-\nséquence, en tête des matériaux suscepti-\nbles de donner lieu au minimum de poussière\npar usure naturelle. De plus, ces carreaux ont\nmontré dans la pratique qu'à côté de leur\nrésistance mécanique et de leur bel aspect, ils\npossèdent une résistance élevée à l'action des\nhuiles et des acides ainsi qu'une grande im-\nperméabilité; leur degré de dureté est d'ail-\nleurs compris entre Bet 10 à l'échelle de\nMohs.\nDegré d'usure\nen centimètres cubes\npar centimètre carré\nCouleurs Densité ——\nau jet àla ma-\nde sable chine à\némoudre\ngris 2.475 0.17 0.24\ngris 1.983 0.33 0.85\njaunes 2.318 0.25\nbruns 2.392 - 0.26\njaunes 2.189 0.37\nblancs 2.590 0.06\nrouges 2.472 0.05\ngris blanc 2.394 0.06 0.08\nblancs 2.279 0.11\ngris blanc 2.279 0.13\ngris blanc 1.949 0.70 1.02\ngrises 2.216 0.36 0.32\ngrises 2.450 0.22 0.23\ngrises 2.358 0.14 0.31\njaunâtres 1.953 0.26\n2.229 0.30 0.48\n_ 2.648 0.09\ngris 2.473 0.21 0.16\nbruns - 0.15\n_ 0.825 0.25\n_ 0.613 0.13\n_ 1.461 0.12\n_ 1.244 0.04\nsager cette plus grande commodité de net-\ntoyage, laquelle évidemment est au mieux\nassurée par l'existence d'une surface verticale\nglacée ou émaillée.\n( Extrait de « La Construction\nModerne » 17 déc. 1922).\n\nM. BOUSQUET."}]}, {"article_id": "bm-bmtnaac-1922-08-01-c015", "article_bluemountain": "bmtnaac_1922-08_01#c015", "volume": "bmtnaac_1922-08_01", "ocr_source": "OCR Blue Mountain (ALTO), transcription TEI : lignes lb/@facs", "texte_sans_correction": true, "page_debut": "n. p.", "page_fin": "n. p.", "image_debut": 21, "image_fin": 21, "pages_selon": "pagination imprimée relevée dans le METS Blue Mountain (ORDERLABEL) ; [n] = page sans folio restituée", "url_article": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192208-01.2.8.1.1", "titre_corps": "Hendrik Willem VALK Architecte B. N. A. Bois-le-Duc", "titre_sommaire": "Hendrik Willem VALK Architecte B. N. A. 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Il semble bien que ces\ncritiques n'aient pas toujours été très pertinen-\ntes et que l'Office des Régions dévastées ne\nles ait pas tout là fait méritées. 11 suffit de jeter un\nregard sur ce qui a été accompli pour se rendre\ncompte des services énormes que l'Etat, par sa po-\nlitique prévoyante, a rendus aux sinistrés du pays\nen constituant des stock» importants dès le début et\nen empêchant les malheureux que la guerre avait\nprivés de leurs foyers d'être exploités cyniquement\npar des industriels ou des accapareurs sans scru-\npules.\nC'est la nécessité qui a contraint l'Etat d'interve-\nnir dès l'origine pour faire obstacle aux entreprises\nfunestes des spéculateurs. Son premier soin a été\nde conclure des contrats importants et de longue\ndurée avec l'industrie briquetière. Les briques que\nl'on produit actuellement sont tout juste en quan-\ntités suffisantes pour répondre aux besoins du\npays. Quotidiennement, l'Office des Régions dévas-\ntées reçoit la visite de particuliers qui ne disposent\npas de matériaux et à qui les briquetiers de la ban-\nlieue font des prix exorbitants. On leur demande\njusqu'à 90 francs pour la brique de Bruxelles,\nalors qu'elle revient à 50 francs. Jamais l'Office ne\nTa payée au-dessus de ce prix. Il a cédé 65 mil-\nlions de briques à la Société Nationale des Habi-\ntations à bon marché, à un prix inférieur, pour ne\npas entraver l'essor de la bâtisse. Cette brique est,\nd ailleurs, trop friable pour supporter (le transport.\nLes essais que l'on a faits pour l'introduire dans les\nFlandres ont permis de constater que le déchet\natteignait entre 10 et 15 p. c. C'est la raison pour\nlaquelle on a décidé de l'utiliser sur place. Aujour-\nd hui les contrats avec les producteurs bruxellois\nsont terminés. Les commandes avaient été faites\njusque et y compris l'année 1920. M. Van de\nVyvere estime que les contrats nouveaux doivent\nEtre passés avec les producteurs des Flandres, qui\nsont sur place. On fait ainsi l'économie des frais\nde transport.\nLes magasins communaux installés par les soins\nde 1 Office ont rendu d'incontestables services aux\nsinistrés. Ils constituaient une nécessité pour pou-\nvoir assurer, dans des conditions normales, le débit\ndes matériaux. Voici un fait qui est, à cet égard,\ndémonstratif. A Beerst et à Keyem, les magasins\ns étant trouvés momentanément sans briques, les\nmarchands locaux ont tout de suite demandé\n120 francs pour la brique au four, alors qu'on ne\nréclamait que 75 francs dans les magasins. C'est\npour mettre un frein à la rapacité des industriels\nque l'on s'est résolu à maintenir ces magasins, qui\ndisparaissent seulement là où l'industrie privée se\nmontre raisonnable.\nDernièrement encore, à Ypres, à la suite de\nl'encombrement des voies ferrées, le magasin com-\nmunal s'est trouvé n'avoir plus de briques à suffi-\nsance. La brique a monté? du coup, de 85 à\n1 0 5 francs.\nActuellement, en période morte, l'Office envoie\nquotidiennement 400.000 briques de fours de cam-\npagne dans les Flandres. Prochainement, il sera\noutillé pour pouvoir envoyer un million de briques,\nindépendamment des briques de Boom. L'an der-\nnier, l'Office a expédié dans cette région 3iBl mil-\nlions de brique». Ces chiffres disent assez l'impor-\ntance de la question et démontrent qu'en l'occur-\nrence l'étatisme a été une nécessité; il le restera\njusqu'au jour où on n'aura plus à redouter les\nmanœuvres des trafiquants.\nPassons à la tuile. L'Etat a contracté avec le\nComptoir tuilier du Tournaisis pour les années\n1920 et 192 !. il lui abandonnait 65 p. c. de sa\nproduction, le restant partant pour l'étranger, car\non ne reconstruisait pas encore beaucoup à ce\nmoment. C'est ainsi que l'on n'a édifié en 1920,\npour compte de particuliers, que 2,700 maisons\nnouvelles, dont 700 maisons ouvrières reconstrui-"}, {"page_pdf": 26, "page_imprimee": "180", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192208-01.1.26", "debut_caractere": 59, "fin_caractere_exclue": 4061, "texte": "tes par les soins de l'Office dans les régions dévas-\ntées, alors que, avant la guerre, on bâtissait 22,000\nmaisons par an. Les tuiles qui partaient pour la\nFrance y étaient vendues à un prix supérieur de\n50 à 60 p. c. au nôtre. Si l'Etat n'avait pas eu,\nd'un côté, le système des licences d'exportation et,\nd'autre part, les contrats fermes conclus par lui,\nil n'aurait pas eu à sa disposition une seule tuile\npour les régions dévastées. Cette année, l'Office a\ndû recourir à la fabrication allemande, qui nous a\nfourni 3 millions de tuiles de grand format, à por-\nter en compte Réparations. Les prix obtenus de\nl'industrie allemande sont inférieurs à ceux payés\nen Belgique. Actuellement les tuiles du Courtraisis\nse vendent à raison de 290 francs le mille sur\nwagon usine. Ces prix subissent les fluctuations du\ntaux des charbons et des salaires.\nLe ciment, qui valait l'an dernier 130 francs la\ntonne, se vend actuellement 85 francs la tonne\nwagon départ. La baisse est due au fait que l'Office\ndes Régions dévastées a pu obtenir des contrats\navantageux à la suite d'une entente avec une des\ngrosses usines du pays de Mons. Résultat important,\nsi l'on songe que l'on utilise pour tous les travaux\nde l'Etat entre 300,000 et 400,000 tonnes de\nciment. Le bénéfice, pour le Trésor, s'est traduit\npar un gain de 8 à 10 millions.\nLe commerce de bois mène actuellement en\nFlandre une campagne vigoureuse contre î'Etat.Les\nnégociants en bois achètent au Service de restitu-\ntion le bois allemand à 130 francs le mètre cube\nsur wagon Hefbesthal et le revendent dans les\nFlandres entre 200 et 225 francs. Si l'Offoce des\nRégions dévastées n'était pas là pour les contrain-\ndre à modérer leurs exigences, ils réclameraient\n300 francs. Les services de M. Renkin ont acheté,\non le sait, 240.000 mètres cubes de bois du Nord,\nreprésentant une centaine de millions, et ont con-\nstitué ainsi un stock considérable, trop considé-\nrable, peut-être7 car la baisse est survenue et iil en\nest résulté pour l'Etat une perte sérieuse. Mais cette\nperte a eu sa contre-partie dans un retour aux prix\nnormaux, les accapareurs ayant dû réaliser leurs\nstocks au taux du jour et réduire notablement leurs\nprétentions.\nDe tout quoi il résulte que le rôle de l'Etat dans\nla reconstruction a été des plus utile. Dans un\nrapport fort intéressant qu'il a rédigé pour la Fédé-\nration Nationale du Bâtiment, M. Lootens recon-\nnaît que l'Etat devait se mettre à la tête du mou-\nvement de reprise et ne pouvait laisser agir l'ini-\ntiative privée. « Quand nous nous remémorons,\nécrit-il, l'état chaotique où se trouvaient, à l'issue\nde la guerre, les contrées de notre pays où la\nbataille avait fait rage, nous nous demandons quelle\nentreprise privée, abandonnée à ses propres\nmoyens, eût bien été capable de faire renaître le\npremier rayon de vie dans ces amas de décombres\nqui marquaient la place de villes florissantes et de\nriantes communes, dans un désert de champs sans\nroutes, sans voies d'eau, bouleversés par les obus,\nlabourés par la mitraille et couverts d'un inextri-\ncable enchevêtrement de ronces artificieilles. »\nEt M. Lootens exprime sa conviction que cette\nintervention de l'Etat continuera à être indispen-\nsable jusqu'au retour à un état normal du marché\néconomique.\nSon rôle utile apparaît dans les statistiques de la\nreconstruction. L'an dernier, 20,000 habitations\ndéfinitives et 9,000 baraquements ont été édifiés\npar les soins de l'Etat, tandis que l'initiative privée\nconstruisait 19.825 habitations et 4.800 baraque-\nments. Soit, en tout, près de 54,000 habitations,\nramenant la vie dans les régions dévastées et pro-\nduisant de la richesse. De même, pendant la même\npériode, l'Etat a reconstruit et restauré définitive-\nment 365 édifices et 246 baraquements destinés à\nabriter les services publics, tandis que l'initiative\nprivée en construisait respectivement 62 et 15.\nIl y a l'attestation d'un indéniable effort, dont\non ne reconnaît pas assez le mérite.\n(« Chronique des Travaux Publics »,\n12 mars 1922.)"}, {"page_pdf": 27, "page_imprimee": "181", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192208-01.1.27", "debut_caractere": 41, "fin_caractere_exclue": 3846, "texte": "PROPORTIONS VOLUMETRIQUES DES MOR-\nTIERS ET DES BETONS DE CHAUX OU DE\nCIMENT. Pour obtenir :\n1° Un mètre cube de mortier de chaux éteinte\n1 : 3, il faut employer : 322 litres chaux éteinte\n966 litres de sable et 0m3200 d'eau; durée du mé-\nlange manuel : 2 heures;\n2° Un mètre cube de mortier de chaux éteinte\nî : 4, il faut employer: 249 litres de chaux éteinte,\n996 litres de sables et 0m3200 d'eau; durée du mé-\nlange manuel : 2 heures.\n3° Un mètre cube de mortier de chaux éteinte\n1 : T, il faut employer : 410 litres de chaux\néteinte, 820 litres de sable et d'eau; durée\ndu mélange manuel : environ 2 h. 1/2.\n4° Un mètre cube de mortier de chaux vive\n1 : 2, il faut employer : 375 kilogrammes de\nchaux, 1 de sable et 0m335 d'eau; durée du\nmélange manuel : environ 1 h. 6;\n5° Un mètre cube de mortier de chaux vive\n1 : 3, il faut employer: 280 kilogrammes de chaux;\n1m315 de sable et d'eau; durée du mélange\nmanuel : environ 1 h. 5 ;\n6° Un mètre cube de morter de ciment l * 3,\nil faut employer : 333 litres de ciment, î mètre\ncube de sable et 0m3230 d'eau; durée de mélange\nmanuel : environ 3 heures.\n7° Un mètre cube de mortier de ciment 1 : 2,\nil faut employer : 435 litres de ciment, de\nsable et 0 m 3250 d'eau; durée de mélange manuel:\nenviron 3 h. 1/2;\n8° Un mètre cube de mortier de chaux et de\nciments 1 : 5 : 0,5, il faut employer : 230 litres\nde chaux, de sable, 0m3290 d'eau et\n1 15 litres de ciment; durée du mélange manuel :\nenviron 3 heures;\n9° Un mètre cube de béton de laitier (scories)\n1 : 2 : 6, il faut employer : 160 litres de ciment,\nde sable, Gm3960 de laitier et om3 150\nd'eau; durée du mélange manuel: environ 2 h. 1/2;\n(0° Un mètre cube de béton de laitier (scories)\n1 : 4 : 8, il faut employer : 105 litres de ciment,\n0m3420 de sable, 0 de laitier et\nd'eau; durée du mélange manuel: environ 2 h. 1/2;\n1 1° Un mètre cube de béton de gravier 1 : 2 : 4,\nil faut employer : 190 litres de ciment, de\nsable, 0m3760 de gravier et d'eau; durée\ndu mélange manuel : environ 2 h. 1/2;\n12° Un mètre cube de béton de pierraille (dé-\nchets de carrière, etc.) 1 : 3 : 4, il faut employer:\ni 86 litres de ciment, sable, de\npierraille et om2 130 d'eau; durée du mélange ma-\nnuel : environ 2 h. 1/2;\nî3° Un mètre cube de béton de gravier 1 : 7, il\nfaut employer : 150 litres de ciment (220 kgs),\n0m3364 de sable et de gravier;\n14° Un mètre cube de béton de gravier 1 : 8, il\nfaut employer : 130 litres de ciment (190 kgs.),\nde sable et de gravier;\n15° Un mètre cube de béton de gravier 1 : 9,\nil faut employer : 1 16 litres de ciment (169 kgs.),\n0m3365 de sable et om3 730 de gravier;\n16° Unmètre cube de béton de gravier : 1 : 10,\nil faut employer : 100 litres de ciment (151 kgs.),\nde sable et de gravier;\n17° Un mètre cube de béton de gravier 1 : 11,\nil faut employer : 92 litres de ciment (137 kgs.),\n0m8362 de sable et de gravier;\n18° Un mètre cube de béton de gravier 1 : 12, il\nfaut employer : 85 litres de ciment (125 kgs),\n0m3360 de sable et 0m3720 de gravier;\nî9° Un mètre culbe de béton de cendres 1 : 3 : 5,\nil faut employer : 180 litres de ciment, 0m3540\nde sable, de cenidres et d'eau;\ndurée du mélange manuel : environ 2 h. 1 /2.\n(« Revue des Matériaux de Construction ».)\nREPARTITION DES FRAIS DE MAIN-D'ŒU-\nVRE DANS LA CONSTRUCTION. Suivant les\nindications fournies par la division du bâtiment et\nde l'habitation du Bureau of Standards, Ministère\ndu Commerce (Etats-Unis), les frais de main-d'œu-\nvre se répartissent comme suit dans la construc\ntion des maisons d'habitation américaines (le total\ndes frais de main-d'œuvre : 100 pour 100).\nCharpentiers 49,6 32,2\nBriquetiers (maçons) 6,2 21,5\nPlâtriers 7,9 8,8\nPlombiers 8,7 7,6\nElectriciens 2,6 2,5\nPeintres 10 6,3\nManœuvres 6,3 9,9\nDivers 8,7 11,2\nCes données sont basées sur les chiffres de plu-\nsieurs centaines de projets."}, {"page_pdf": 28, "page_imprimee": "182", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192208-01.1.28", "debut_caractere": 41, "fin_caractere_exclue": 4335, "texte": "La première colonne se rapporte à une construc-\ntion dans laquelle le bois domine; la seconde se\nrapporte à une construction en briques.\n(D'après la « Revue des Matériaux de Construc-\ntion », août 1922.)\nLES CHARPENTES DU CHATEAU DE VER-\nSAILLES MENACEES. L'aile Louis XIII du\nChâteau de Versailles, située du côté gauche de la\ncour d'honneur en entrant, menace ruine, et cela\npar la faute de champignons qui se sont installés\ndans les vieilles poutres en chêne de la charpente.\nCes poutres pouvaient s'effondrer si on n'y ' avait\npris garde. M. Chaussemiche, architecte du palais\nde Versailles, s'étant aperçu que de nombreuses\nsolives et poutres maîtresses s'affaissaient, apporta\nplusieurs débris de poutre à M. Louis Mangin, di-\nrecteur du Muséum d'histoire naturelle, pour les\nexaminer.\nM. Mangin et son collaborateur M. Patouillard\nconstatèrent que le bois de ces poutres était réduit\nen une véritable charpie. La décomposition était\ndue à un champignon, le « Phellinus cryptarum »,\ndont le mycélium se retrouvait très abondant au\nmilieu des éléments désagrégés du bois.\nLes poutres du palais de Versailles sont noyées\ndans du plâtre, recouvertes d'un enduit imperméa-\nble, favorable à l'humidité.\nUn assistant du Muséum a trouvé d'autres cham-\npignons associés au « Phellinus », des « Xesto-\nbium rufavillosum », des « Rhyncolus culinaris »,\net des « Procraerus tibialis » qui vivent aux dépens\ndes deux autres.\nLes bois infestés de champignons prennent une\ncouleur fauve ou brune et leur surface est vil-\nleuse, ridée, sillonnée, d'un aspect tout à fait carac-\ntéristique.\nLes méfaits de ces « Phellinus cryptarum » qui\nsont les principaux agents destructeurs du bois,\naussi redoutables que la mérule, ont été déjà signa-\nlés à Bagnères-de-Luchon et encore assez récem-\nment à Forêt-Sainte-Croix, dans le canton d'Etam-\npes, où les poutres du plafond de l'école commu-\nnale se sont écroulées, minées par ces champi-\ngnons. Les bois des galeries de mines sont\négalement attaqués par les « Phellinus ».\nSur le conseil formellement exprimé par\nM. Mangin, on va procéder à la réfection totale\nde la charpente de l'aile Louis XIII du Château de\nVersailles. Les poutres seront remplacées par du\nciment, là où fët chose est possible, et par du chêne\nneuf dans les autres endroits. M. Mangin conseille\nenfin, les bois une fois mis en place avec leurs\ntenons et leurs mortaises, de les badigeonner avec\ndu naphtol ou du sulfate de cuivre.\nM. de Chardonnet a fait remarquer que ces\naccidents ne survenaient pas lorsque les charpen-\ntes sont balayées par des courants d'air.\nM. Lecomte a signalé à son tour que certaines\npoutres de la galerie de botanique du Muséum\nétaient probablement attaquées par les mêmes\nchampignons.\n(« La Construction Moderne », 10 sept. 1922.)\nLA RESISTANCE A L'INCENDIE DES EDIFI-\nCES EN BETON ARME. Dans le « Concrète\nand Constructional Engineering », de septembre,\nM.J. Songleton Green fait ressortir la fausse sécurité\nqui résulte de l'adoption inconsidérée, mais très\nfréquente en Amérique, des conceptions que tra-\nduisent les expressions telles que « fire proof »\n(à l'abri du feu), appliquées à des bâtiments dont\nla seule caractéristique commune est d'être établis\nen ciment armé. L'expérience a nettement établi\nqu'aucune construction n'est absolument fire proof.\nElle a indiqué qu'il convenait de substituer à cette\nconception la considération, pour chaque édifice\nquel qu'en soit le genre, d'une plus ou moins\ngrande résistance au feu.\nQuand l'étude comparative des édifices actuel-\nlement confondus sous la même désignation\ntype aura été soigneusement faite, on verra com-\nbien il est regrettable de s'en rapporter à cette\nseule désignation pour apprécier les risques de\ndestruction et d'incendie, et de traiter de manière\nidentique des bâtiments en ciment armé aptes à\nse Comporter si différemmen à l'épreuve du feu.\nPour préciser la discrimination qu'il convient de\nfaire, les architectes, les entrepreneurs, les ingé-\nnieurs et les Compagnies d'assurances devront étu-\ndier de très près l'enseignement qui se dégage\nd'incendies comme ceux de Far Rockaway, de la\nCharantos Trust C° de Baltimore, de l'lmpé-\nrial Tobacco C° de Norfolk (Va), etc. Non seu-\nlement les spécifications qui président à l'élabora-\ntion des plans et la composition du choix des ma-"}, {"page_pdf": 29, "page_imprimee": "183", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192208-01.1.29", "debut_caractere": 41, "fin_caractere_exclue": 4532, "texte": "tériaux, etc., doivent se faire en tenant compte de\nl'utilisation donnée aux édifices, mais un contrôle\nincessant doit être exercé sur la construction au\ncours des travaux. C'est surtout pour avoir négligé\nces éléments qu'on a dû subir dans les incendies\nci-dessus une perte de 80 à 90 0/0 de la valeur\ndes édifices, et pour avoir même ignoré certaines\nrègles du Fire Ofifice Committee que l'auteur rap-\npelle à l'attention des ingénieurs.\n(Résumé d'après la « Construction Moderne »\nd'un article paru dans le « Génie Civil », 1 1 no-\nbre 1922.)\nLA PERMEABILITE DES TUILES. On exige\nque les tuiles soient imperméables. Si elles ne\nl'étaient pas, elles ne rempliraient pas les condi-\ntions que l'on exige des bons matériaux de couver-\nture, lesquels doivent protéger les bâtiments sur\nlesquels ils sont posés contre l'infiltration des eaux\npluviales et de la neige.\n11 arrive que des tuiles perméables ont aussi une\nfaible résistance à l'action de la gelée et une faible\ndurabilité; mais cela n'est pas général, ainsi que\nl'expérience pratique l'a démontré : c'est ainsi que\nl'on fabrique en Hollande des tuiles qui, au début\nde leur mise en service sont et qui se\nlaissent traverser par l'eau d'autant plus facilement\net intensément que celle-ci séjourne plus longtemps\nsur les toits, aux endroits où elle peut se recueillir;\nmais, au bout d'un certain temps, cette perméabi-\nlité s'atténue, puis elle disparaît complètement : les\ntuiles ont perdu leur caractéristique fâcheuse, et\nleur durabilité est normale.\nComment peut-on expliquer ce phénomène? et\npourquoi des tuiles perméables dès leur fabrication\nn'ont-elles plus ce défaut après quelque temps\nd'usage}\nLa réponse admissible est la suivante :\nBien que les tuiles aient été suffisamment cuites,\nelles possèdent cependant une structure poreuse;\nleurs pores laissent passer l'eau de pluie jusqu'à ce\nqu'ils soient remplis par la suie ou les poussières\nqui s'y déposent. A partir du moment où ce dépôt\nest suffisant, les tuiles sont imperméables.\nCette particularité des matériaux argileux de\ncouverture se rencontre dans tous les pays. Comme\nelle est un inconvénient fâcheux, on a cherché à îe\nsupprimer en traitant artificiellement les tuiles\navant leur emploi. Un traitement consiste à immer-\nger ces dernières dans une solution de savon de po-\ntasse, puis dans une solution de sullfate de fer\n(vitriol de fer) : il se forme ainsi, dans la masse\nargileuse, une composition ferro-savonneuse, inso-\nluble dans l'eau, qui en bouche les pores jusqu'à\nce que les dépôts poussiéreux les aient naturelle-\nment remplis. Si, malgré cette double immersion\npréalable, on constate que l'eau traverse encore les\ntuiles sur toit, on en badigeonne la surface exposée\nà l'aide d'une solution de mélasse de betteraves ou\nd'une barbotine d'argile très claire.\nBien que l'un de ces moyens artificiels (ou les\ndeux) prouve son efficacité, et bien qu'il n'existe\npas de relation définie entre la porosité des tuiles\nà leur perméabilité, on s'attachera néanmoins à\nréduire le plus possible la porosité, lorsqu'elle est\nconsidérable, par une préparation meilleure de la\nmatière brute, par le mélange avec celle-ci d'une\nargile capable de conférer aux produits une plus\ngrande compacité. Immersions et badigeons ne sont\névidemment de quelque valeur que si la perméabi-\nlité n'est pas la conséquence d'un manque de cuis-\nson (le remède est alors tout indiqué), défaut qui\ncause non seulement l'inconvénient en question,\nmais qui encore abrège grandement la résistance\ndes tuiles à l'action des intempéries. Aucun moyen\nartificiel ne peut suppléer à une fabrication défec-\ntueuse.\nEnfin, il convient de remarquer que l'eau con-\nstatée à la surface intérieure des toits en tuiles ne\nprovient pas toujours des infiltrations naturelles;\nelle est, plus fréquemment qu'on ne le croit, le ré-\nsultat de la condensation de l'humidité, quelquefois\nen grande quantité, notamment dans les construc-\ntions neuves, par suite d'un manque d'aération. Il\nne suffit donc pas qu'un toit soit constitué par des\nmatériaux imperméables, il faut encore qu'il offre\nà l'humidité formée intérieurement la possibilité de\ns'échapper, grâce à une ventilation bien comprise.\nPar conséquent, il faut considérer, d'une part les\ntuiles elles-mêmes et leur valeur intrinsèque au\npoint de vue de la construction, et d'autre part la\nmanière dont elles sont employées.\nH Résumé d'après la « Construction Moderne »\nd'un article paru en juin 1922 dans la « Revue des\nMatériaux de Construction »."}, {"page_pdf": 30, "page_imprimee": "184", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192208-01.1.30", "debut_caractere": 41, "fin_caractere_exclue": 2999, "texte": "LA CONDUCTIBILITE THERMIQUE DU CI-\nMENT ARME. Le « Concrète and Constructio-\nnal Engineering », de septembre, reproduit un in-\ntéressant mémoire qui a d'abord été publié dans\nle Bulletin 122 de l'Engineering Expériment Sta-\ntion de l'University of Illinois (E. U.).\nMM. Carman et Nelson y exposent les recher-\nches qu'ils ont exécutées en vue de déterminer les\nlois de la conduction et de la diffusion calorifiques\ndans le béton et les constantes physiques qu'ils ont\ndéterminées dans leurs essais, en procédant sur des\ncylindres ayant des compositions différentes et des\ndimensions uniformes (60 centimètres de longueur\net 18 centimètres de diamètre environ). Après un\nséchage prolongé de chaque cylindre au moyen\nde la bobine électrique de chauffage occupant un\ngrand trou au centre de l'élément, on obtenait des\nphénomènes stables et on procédait à un chauffage\nrégulier et à des mesures de température. Celles-ci\nexécutées au moyen de couples thermo-électriques\nlogés dans des trous convenablement ménagés dans\nles cylindres. Faisant abstraction des mesures faites\nen unités britanniques, on doit remarquer qu'on\nles a exprimées aussi en unités C. G. S., en pre-\nnant pour unité de conductibilité thermique celle\nqui correspond à la transmission d'une calorie-\ngramme par seconde, à vitesse uniforme, à travers\nune section de un centimètre carré de béton et\nentre deux faces séparées par un centimètre et\nayant des températures qui diffèrent de I°C^.\na-\nLa plus faible conductibilité obtenue est de l'or-\ndre de 0,001 et la plus forte dépasse un peu\n0,006 pour le mastic, elle est de 0,005 74 pour le\nciment le plus dense.\n(Résumé d'après la « Construction Moderne »\nd'un article paru dans le « Génie Civil », 1 î no-\nbre 1922.)\nUNE MALADIE DES PIERRES DANS LES\nGRANDES VILLES. L'église de la Trinité, à\nParis, restaurée il y a une vingtaine d'années, doit\nsubir à nouveau d'importants travaux de restaura-\ntion. Un article du « Temps » (24 octobre) nous\napprend que dTune longue et patiente étude à la-\nquelle se livrent M. Kling, directeur du laboratoire\nmunicipal de Paris, et son collaborateur, M. Flo-\nrentin, il semble résulter déjà que les « accidents »\nsurvenus à l'église de la Trinité doivent être attri-\nbués à une maladie de la pierre qu'ils appellent\nla « maladie des, centres industriels ». Elle serait\ndue aux « calcins » ou poussière charbonneuses\nqui, se déposant sur la pierre, servent d'agent de\ncondensation à l'acide sulfureux de l'air. Celui-ci\ns'oxyde en donnant de l'acide sulfurique, lequel\nproduit avec la pierre du sulfate de chaux qui la\ndésagrège. Cet acide sulfureux provient du char-\nbon qui contient 1 0/0 de soufre.\nDans ces conditions, la maladie ainsi décrite ne\nsaurait être spéciale à la Trinité; MM. Kling et\nFlorentin lui attribuent les détériorations dont sont\nl'objet des monuments « dentelés » comme Notre-\nDame et la Sainte-Chapelle. L'église Notre-Dame-\nde-Lorette, le musée Cluny n'y ont pas échappé\nnon plus."}]}, {"article_id": "bm-bmtnaac-1922-08-01-c018", "article_bluemountain": "bmtnaac_1922-08_01#c018", "volume": "bmtnaac_1922-08_01", "ocr_source": "OCR Blue Mountain (ALTO), transcription TEI : lignes lb/@facs", "texte_sans_correction": true, "page_debut": "184", "page_fin": "184", "image_debut": 30, "image_fin": 30, "pages_selon": "pagination imprimée relevée dans le METS Blue Mountain (ORDERLABEL) ; [n] = page sans folio restituée", "url_article": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192208-01.2.8.3", "titre_corps": "AVIS A NOS ABONNES ET A NOS LECTEURS", "titre_sommaire": "AVIS A NOS ABONNES ET A NOS LECTEURS", "signature_source": "« La Cité »", "controle": "bornes données par la structure logique METS/ALTO de Blue Mountain (blocs ALTO de chaque constituant)", "pages": [{"page_pdf": 30, "page_imprimee": "184", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192208-01.1.30", "debut_caractere": 3001, "fin_caractere_exclue": 3795, "texte": "AVIS A NOS ABONNES ET A NOS LECTEURS\n« La Cité ».\nDes retards successifs dans la parution de notre Revue font en sorte\nque le présent numéro qui aurait dû paraître au mois d'août ne sort de\npresse qu'en décembre.\nPlutôt que de continuer à antidater les fascicules qui doivent encore\nparaître, nous avons décidé de faire couvrir par le présent numéro la\npériode allant du mois d'août au mois de décembre. Ce fascicule ne compte\ncependant que pour un seul numéro. La durée de publication de la Troi-\nsième année ou plus exactement du Troisième volume de notre\nRevue se trouve en conséquence prolongée de quelques mois.\nNos abonnés recevront les douze numéros auxquels ils ont droit;\nnos annonciers toutes les insertions qu'ils ont souscrites.\nLE PRÉSENT NUMÉRO RENFERME QUATRE PLANCHES HORS-TEXTE"}]}, {"article_id": "bm-bmtnaac-1922-08-01-c019", "article_bluemountain": "bmtnaac_1922-08_01#c019", "volume": "bmtnaac_1922-08_01", "ocr_source": "OCR Blue Mountain (ALTO), transcription TEI : lignes lb/@facs", "texte_sans_correction": true, "page_debut": "couv. 3", "page_fin": "couv. 3", "image_debut": 31, "image_fin": 31, "pages_selon": "pagination imprimée relevée dans le METS Blue Mountain (ORDERLABEL) ; [n] = page sans folio restituée", "url_article": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192208-01.2.9", "titre_corps": "[Publicité]", "titre_sommaire": "[Publicité]", "signature_source": "", "controle": "bornes données par la structure logique METS/ALTO de Blue Mountain (blocs ALTO de chaque constituant)", "pages": [{"page_pdf": 31, "page_imprimee": "couv. 3", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192208-01.1.31", "debut_caractere": 859, "fin_caractere_exclue": 1120, "texte": "MONOBLOC\n176, chsée de Boondael = Bruxelles\na\nj.\nih\nh\n»St\nh\nM\nre\nM\n»«\n<4\ntf\nII\nII\nMaisons ouvrières et rurales\nen agglomérés poreux et en briques\n<9**&\nUSINES\nBéton armé de tous systèmes\nHourdis creux sans coffrages\nBLOCS THE RMANES KNAPEN\nMCH \\ NES PILONNEUSES"}]}, {"article_id": "bm-bmtnaac-1922-08-01-c020", "article_bluemountain": "bmtnaac_1922-08_01#c020", "volume": "bmtnaac_1922-08_01", "ocr_source": "OCR Blue Mountain (ALTO), transcription TEI : lignes lb/@facs", "texte_sans_correction": true, "page_debut": "couv. 4", "page_fin": "couv. 4", "image_debut": 32, "image_fin": 32, "pages_selon": "pagination imprimée relevée dans le METS Blue Mountain (ORDERLABEL) ; [n] = page sans folio restituée", "url_article": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192208-01.2.10", "titre_corps": "[Publicité]", "titre_sommaire": "[Publicité]", "signature_source": "", "controle": "bornes données par la structure logique METS/ALTO de Blue Mountain (blocs ALTO de chaque constituant)", "pages": [{"page_pdf": 32, "page_imprimee": "couv. 4", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192208-01.1.32", "debut_caractere": 59, "fin_caractere_exclue": 435, "texte": "Vient de paraître\nEditions Tekhné\n\" L'Art et la Société \"\nMMMliiMilllillllMllllllllMllilllllllfflHffiilllllllßllllllliliMllllllllllllßll\npar H.-P. BERLAGE\nARCHITECTE A AMSTERDAM\nTirés à part de la Revue *Art et echnicjUS\nJt Septembre 1913 • Février 1914 Jt\n& Jt &\nS\nUn beau volume luxueusement imprimé\net illustré de nonante-huit clichés il\nPrix : 20 francs\nBBBBBBBBPBBBBBBBBB"}]}, {"article_id": "bm-bmtnaac-1922-08-01-c021", "article_bluemountain": "bmtnaac_1922-08_01#c021", "volume": "bmtnaac_1922-08_01", "ocr_source": "OCR Blue Mountain (ALTO), transcription TEI : lignes lb/@facs", "texte_sans_correction": true, "page_debut": "couv. 4", "page_fin": "couv. 4", "image_debut": 32, "image_fin": 32, "pages_selon": "pagination imprimée relevée dans le METS Blue Mountain (ORDERLABEL) ; [n] = page sans folio restituée", "url_article": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192208-01.2.11", "titre_corps": "[Publicité]", "titre_sommaire": "[Publicité]", "signature_source": "", "controle": "bornes données par la structure logique METS/ALTO de Blue Mountain (blocs ALTO de chaque constituant)", "pages": [{"page_pdf": 32, "page_imprimee": "couv. 4", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192208-01.1.32", "debut_caractere": 437, "fin_caractere_exclue": 660, "texte": "L'Habitation Coloniale\n- Sa Construction au Congo belge -\npar GASTON BOGHEMANS\nArchitecte, Ex»chef de service àla S*n des Bts C1* de la Colonie\nLauréat du prix institué par la Soc. belge d'Etude et d'expansion\nPrix :3 franc"}]}], "pages_ocr_originales": [{"page_pdf": 1, "page_imprimee": "couv. 1", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192208-01.1.1", "texte": "/ai H H\nk * \"S b -^WHH\nI tldSSJliuiießTin\n! TROISIÈME ANNÉE !\n| NUMÉRO 8 - AOUT-DÉC. 1922. {\n•BIHB ■■■■■■ ■■•■«■■■••■«••aias •■«•*«»* a«®js*«aai»Bß»aB A mm»"}, {"page_pdf": 2, "page_imprimee": "couv. 2", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192208-01.1.2", "texte": "KtVUt /MENSUELLE BELGE\nLA CITÉ\nURBANISEE a ARCHITECTURE ■ ART PUBLIC\nRECONSTRUCTION\nDES REGIONS DÉVASTÉES\nRédacteurs : MM. Fern. BODSON, architecte (Bruxelles) ; J. DE LIGNE, architecte\n(Bruxelles) ; J. EGGERICX, architecte (Bruxelles) ; Huib. HOSTE, archi-\ntecte (Bruges) ; Raymond MOENAERT, architecte (Bruxelles) ; L. van der\nSwaelmen, architecte-paysagiste (Bruxelles); J. M. van HARDEVELD (Am-\nsterdam; M. Raph. VERWILGHEN, Ingénieur Urbaniste (Bruxelles), Secré-\ntaire de la Rédaction.\nLes Rédacteurs et Collaborateurs sont seuls responsables de leurs articles. Il sera rendu compte\nd&ifcs € la Cité » de tout ouvrage dont deux exemplaires seront envoyés à la Revue.\nPour la rédaction, F administration et les demandes d'abonnement, s'adresser au Siège\nde la Revue : 10, Place Loix, Saint-Gilles-Bruxelles.\nPour la vente au numéro s'adresser exclusivement aux librairies. Dépôt principal : Li-\nbrairie Lamertin, 58-62, Coudent)erg Bruxelles.\nABONNEMENT : Belgique 1 0 fr. ; Etranger, 1 5 fr. Le numéro, Un franc.\nLes abonnements peuvent se prendre en versant la somme de 10 francs au crédit du\nCompte chèques-postaux n° 16621 (Revue : La Cité). Moyennant un sup-\nplément de 3 francs les numéros sont envoyés mensuellement sous «iveloppe\ncartonnée.\n\nEditions \" TEKHNÉ „\nLA CîTÉ. Première année (juillet 1919, octobre 1920). Un volume de 260 pages,\nillustré de 29 planches hors texte, fr . . 10.—\nLA ClTE.Deuxième année (oct. I92o=déc. 1921). Un voiume de 288 pages illus-\ntré de 24 planches hors texte fr. 10.—\nL'Art et la Société, par H. P. Berlage, architecte à Amsterdam. Tirés à part de la\n. Revue \" Art et Technique „ (septembre 1913-février 1914). Un volume\nluxueusement imprimé et illustré de 98 clichés fr. 20.—\nLa Conservatiou du cœur de la Ville de par Charles Buis, avec\ntraduction d'une conférence de C. Gurlitt sur la \" Conservation du cœur\nd'anciennes villes. Une brochure de 24 pages fr. 2.—\nL'habitation coloniale. Sa construction au Congo Belge par Gaston Boghemans.\nUne brochure de 20 pages abondamment illustrée fr. 3.—\nConstantin Meunier. L'historique de son m par R' Thiry et\nG. Hendrickx. Une brochure illustrée fr.\nLabbaye de la Cambre. Historique, description, projets de transformation, avec\n20 illustrations. Texte de G. Des Marez, archiviste de la ville de Bruxelles fr. 1.50\nL'Artdes Jardins et le nouveau jardin pittoresque, par Louis van der Swaelmen,\narchitecte paysagiste . fr. 1.—\nLA REVUE \" TEKHNÉ „. Collection complète de la 2me année <1912-1913). Beau\nvolume de 516 pages, sur papier couché, illustré de 250 clichés. Prix fr. 15.—\nPour obtenir ces livres, il suffit de verser, dans n'importe quel bureau des postes, au\ncrédit du compte chèques postaux \"n° 166.21 Revue la Cité „. la somme due et d'inscrire\nsur le bulletin de versement le titre du livre et les nom et adresse du souscripteur."}, {"page_pdf": 3, "page_imprimee": "161", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192208-01.1.3", "texte": "LA CITÉ. lIIe ANNÉE\nN° 8. AOUT-DÉCEMBRE 1922\n\nUn complexe\nd'Habitations Ouvrières\nen Hollande\n\nTout en laissant de côté la question qui se pose à nous : la\ncité-jardin est-elle réellement la meilleure solution du logement? il\nfaut se rendre compte que la réalisation de ces cités n'est pas toujours\npossible. Il suffira de se représenter le développement de rues qu'exi-\ngerait une cité-jardin avec tout ce qui en est la conséquence, moyens\nde communication, construction de boutiques, d'écoles, d'églises, de\nbâtiments administratifs, dédoublement du service de police,\nd'incendie, etc., pour avouer que rien qu'au point de vue financier,\nla réalisation de la cité-jardin n'est pas toujours faisable. Il se\npourrait donc que nous nous trouvions dans l'obligation de résoudre\nle problème, fût-ce à regret, d'une autre façon.\nUne de ces façons sera la construction urbaine à étages. Enten-\ndons-nous : il y a de la marge entre le cottage et le skyscraper, la\nmaison-tour. La nécessité qui peut nous empêcher de construire l'un\nne doit pas fatalement nous entraîner à entreprendre l'autre. Loin\nde moi l'idée de prôner la théorie du juste milieu. Je préfère la pon-\ndération des complémentaires et même le péjoratisme des extrêmes,"}, {"page_pdf": 4, "page_imprimee": "162", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192208-01.1.4", "texte": "LA CITÉ.\nAOUT-DÉCEMBRE 1922.\n\npour me servir du langage de Maurice Griveau (i ) ; mais il est bien\ndes cas où il ne faut ni rester trop bas, ni aller trop haut.\nNos voisins du Nord sont passés maîtres dans ce genre de\nconstructions, comme dans bien d'autres, d'ailleurs! Aussi est-ce avec\nplaisir que nous présentons au lecteur un « woningcomplex » érigé\nà Bois-le-Duc, d'après les projets de l'architecte Hendrik Willem\nValk (2).\nIl est regrettable que nous ne disposons pas de tous les éléments\nqui nous permettraient de juger de la valeur de cette construction :\nil nous manque les différents plans terriers, c'est-à-dire les données\nsur la manière dont le problème posé a été résolu. Car il est une chose\ndont nous ne pouvons assez nous convaincre : en architecture, il ne\ns'agit pas de faire une ou plusieurs façades avec quelque chose der-\nrière; nous devons construire des locaux destinés à un usage nette-\nment défini, et nous n'y pouvons rien si les murs, plafonds, voûtes,\netc., dont nous nous servons pour édifier ces locaux ont une paroi\nextérieure. Mais puisque cette paroi extérieure existe, elle doit faire\nl'objet de nos soins.\nC'est donc par l'intérieur que nous devons commencer l'examen\nde n'importe quelle œuvre architecturale.\nMais à défaut de plans terriers et de vues d'intérieurs, nous\ndevons nous borner à émettre quelques idées suggérées par les\nfaçades reproduites ci-contre. Elles nous montrent indéniablement\nle grand parti que l'auteur a su tirer de la donnée « habitation\nouvrière ». Représentez-vous bien que derrière ces façades toutes\nles habitations sont identiques. Très sagement, l'architecte a bâti\nquelques parties en recul. Il importe, en effet, qu'un espace suffisant\nentoure d'aussi importants immeubles. Par conséquent, les décou-\npages aux angles des blocs sont tout à fait rationnels; ils sont, en\noutre, d'une très grande valeur. Voyez comme les masses\nse silhouettent, voyez combien intéressants sont les jeux d'ombre,\n\n(1) La Sphère de Beauté.\n(2) Les lettres B. N. A. qui suivent son nom signifient que l'architecte est membre\ndu Bond van Nederlandsche Architecten."}, {"page_pdf": 5, "page_imprimee": "163", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192208-01.1.5", "texte": "LA CITÉ.\nAOUT-DÊCEMBRE 1922\n\nvoyez comment le caractère propre à l'architecture celui des trois\ndimensions se dessine.\nPour accentuer encore ce caractère, l'auteur a fait succéder des\nconstructions basses à des constructions hautes, et nous nous accor-\nderons tous à reconnaître que l'effet obtenu est des plus vivant.\nConstatons dans cet ensemble, l'importance d'un tout petit\nélément. Nous venons d'insister sur le jeu des reculs : cependant tout\nse tient grâce au petit mur qui borne les jardinets aménagés dans\nla zone de recul. Ce bahut de 0.75 à peine est comme un câble solide\nqui relie les différentes parties pour en faire une prestigieuse unité»\nLes grands ensembles se réalisent le mieux par des moyens\néminemment simples. Les reculs donnent des verticales sobres, mais\nnettement posées. Gare à celui qui aurait couronné cette unité\nd'une toiture à versants, garnie de ses lucarnes obligatoires. Ces\nverticales vigoureuses ont exigé des horizontales non moins vigou-\nreuses, et Valk n'a pas hésité: tout au plus faut-il regretter qu'il ait\ncru devoir les interrompre aux angles par un petit relèvement inorga-\n- ». • #\nnique.\nPar contre, les petits porches aménagés dans les zones de recul\nsont une trouvaille : s'ils interrompent la verticale, c'est d'une façon\norganique; s'ils interrompent le jeu platsique c'est afin de le multi-\nplier, de le rendre plus riche»\nEt nous pouvons affirmer les trois premières planches\nconvaincront les plus incrédules que les poteaux électriques posés\ndevant ce complexe, s'harmonisent complètement avec lui. Ils\naccentuent la direction verticale de l'architecture et l'architecture\nsoutient leur verticalisme. Où est le temps où ces poteaux nous\ndésespéraient?\nNous ne soulignerons pas le jeu délicat des fenêtres ni le beau\ncaractère de la maçonnerie. Nous ne ferons pas non plus de critique,\nquoi qu'il y ait lieu d'en faire. Assez pour cette fois-ci. Restons sous\nl'impression de grandeur qui se détache de ces « habitations\nouvrières ».\n\nHuib HOSTE."}, {"page_pdf": 6, "page_imprimee": "164", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192208-01.1.6", "texte": "LA CITÉ.\nAOUT-DÉCEMBRE 1922.\n\nLettre de France\n\nLes expositions de cette fin d'année marquent le premier effort\nen vue de la grande confrontation de 1924.\nLes industriels» réunis au Pavillon de Marsan sous le titre pom-\npeux de « LA DECORATION FRANÇAISE CONTEMPO-\nRAINE », tâtent l'opinion : des meubles, des bijoux, des tissus,\netc.; chaque chose est « décorée », plusieurs choses réunies forment\n« un ensemble »! Les bureaux d'études de ces Messieurs font aussi\nbien que les plus grands noms de la mode française. Le style est\ncréé, il n'y a plus qu'à vendre (1).\nHélas! le problème reste entier : l'organisation de la vie\nmoderne est en suspens, l'économie dont les architectes sont les\ndispensateurs se cache honteusement.\nAu Grand Palais, c'est le Salon d'automne.\nLe Salon d'automne 1922 est sans contredit d'une belle unité.\nC'est le salon représentatif de l'époque. Tout y est, depuis le large\nsouci social, jusqu'à la mesquinerie du nouveau riche.\nEn architecture, trois groupes divergent, jusqu'au jour où,\nentre eux, le choc aura lieu utilement.\nTout d'abord, les artistes décorateurs : leurs œuvres sont ce\nqu'est toute décoration. Ce qu'est la « Décoration française contem-\nporaine ». S'il fallait mesurer ce qu'en vaut l'aune, le mètre en existe,\nc'est l'exposition des travaux de fin d'année des élèves de l'école\nBoulle. Quelques exposants peuvent le dépasser, combien\nl'atteignent?\nCependant, il y a là un bureau qui n'est pas un tas de meubles.\nC'est une pièce où l'on peut vraiment travailler. M. JOURDAIN y\nfacilite l'activité et y simplifie la vie : il va tout droit à l'expression\nde notre époque. Raison de plus pour savoir que chaque élément a sa\nfonction, que chaque fonction est déterminée dans l'ensemble et s'y\nnoie. Ce n'est pas le cas de son radiateur, de son téléphone.\n\n(1) « L'lntransigeant » du 16 novembre 1922."}, {"page_pdf": 7, "page_imprimee": "165", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192208-01.1.7", "texte": "LA CITÉ\nAOUT-DÉCEMBRE 1922\n\nAilleurs, certains symptômes de simplification dans la concep-\ntion, reflets du cubisme, montrent que le cas n'est pas isolé, mais alors\nle combat est visible entre la forme et son adaptation à la fonction.\nActuellement, l'artiste sacrifie encore à la mode, il recherche la riche\nmatière (comme si riche matière égalait belle matière). Mais il se fait\njour que décorer par superfétation c'est masquer la fonction.\nUn deuxième groupe fort bien placé, sous les auspices de Mon-\nsieur TEMPORAL, se sert d'un thème de Monsieur AGAVHE\n« une cité des morts » pour créer des lignes et des volumes sculptés\nqui sont destinés à traduire différents états d'esprit.\nCe n'est plus la vie qu'il faut aider. C'est la richesse infinie des\nsentiments humains qu'il faut exprimer. Conception spéculative\nqui, malgré la tyrannie des dimensions et du matériau, se réalise\ndans l'occurrence avec un rare bonheur.\nCette tendance du sculpteur à pénétrer en plein art décoratif,\ncomme l'ont fait des peintres, doit survivre à ce salon. Il faut qu'elle\narrive à la maturité qui est celle des ensembles mobiliers, alors nos\ntapissiers comprendront que chacun doit rester à sa place. La\nrecherche d'une fonction est une question. L'embellissement de la vie\nen est une autre (en admettant toutefois que l'embellissement soit dû\naux expressions de nos multiples sensibilités, et non à l'expression\nde la richesse qui n'a jamais été que bourgeoise).\nTout différent et plus particulièrement architecturale est la\nrecherche du 3 e groupe.\nIl traite de l'urbanisme le plus large et ne craint pas de s'égarer\nà la recherche des séductions du commerce moderne.\nMonsieur LECORBUSIER-SAUNIER pose avec autorité un\nprincipe d'urbanisme : la concentration.\nLa circulation étant surtout intense et difficile au centre des\nvilles, les organismes de la circulation doivent y atteindre leur plus\ngrande capacité (j'interprète et généralise à dessein). Conclusion :\ndes voies d'une largeur inconnue jusqu'alors.\nDe même les habitants s'amassant pour les affaires au centre\ndes villes, les constructions destinées à les recevoir doivent y atteindre\nleur plus grande capacité. Conclusion : ce qu'on perd en surface pour\nla circulation, il faut le regagner dans la hauteur."}, {"page_pdf": 8, "page_imprimee": "166", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192208-01.1.8", "texte": "LA CITÉ.\nAOUT-DÉCEMBRE 1922.\n\nOrganiquement, le projet présenté comporte un élément consti-\ntutif, la ligne droite. Un élément d'expérimentation, la croisée. Elle\nest colossale, mais c'est la croisée. Tout le reste, c'est l'affirmation de\nla concentration.\nCette concentration dépasse de trois ou quatre fois la concen-\ntration de nos quartiers actuellement les plus encombrés. C'est-à-dire,\nsi nous appliquons ce principe, nous réduisons au 1/3 environ le\ncentre d'une ville comme PARIS, nous y faisons arriver, en un\npoint, tous les moyens de transport mis à notre disposition : la\ngare aérienne, la gare auto, celle des transports en commun, ferro-\nviaires, etc., etc. Nous agrandissons 3 fois les rues, nous montons\n10 fois les maisons; ainsi, nous trouvant en face d'une circulation\ndéfectueuse par suite de son intensité, nous la triplons au moins\net nous triplons de largeur toutes les rues du centre. Autrement dit,\nla difficulté reste la même avec en plus l'incertitude que produira\nl'excès de la concentration dans les moyens. On y gagnera du temps!\nCertes, on pourra circuler à plus de 100 kilomètres à l'heure! sur\n3 kilomètres environ! soit deux minutes! Mais combien de temps\nperdra-t-on dans l'ascenseur à 1 mètre à la seconde.\nQue fera-t-on dans ces immeubles de 60 étages? quelques\nadministrations, quelques magasins, quelques hôtels? Mais le com-\nmerce se contentera-t-il d'un 40e étage avec étalage, etc., le dévelop-\npement horizontal lui manquera, il fuira le centre, pour... les cités-\njardins pittoresques mais pourquoi sont-elles inorganiques?\nqui se trouvent à l'entour de la ville. Ainsi se reformeront des\nnouveaux centres d'activité, de nouvelles difficultés de circulation et\nle problème ne sera que déplacé.\nAlors? la concentration n'est peut-être qu'une affirmation\nprématurée. Très belle tentative, généreuse, active, mais autoritaire\net brutale. Certes, nous sommes d'accord avec M. LE CORBUSIER-\nSAUNIER et le philosophe sur la nécessité qu'il y a pour l'archi-\ntecte de commander, d'ordonner, soit, l'architecte doit imposer la\nfière discipline dont dépendent l'activité, la santé, la vie d'un groupe.\nCela ne veut pas dire solution simpliste.\nConcentration! pourquoi pas diffusion? ce sont des principes!\nMais combien de phénomènes échappent à ces principes et que l'on"}, {"page_pdf": 9, "page_imprimee": "167", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192208-01.1.9", "texte": "LA CITÉ.\nAOUT-DÊCEMBRE 1922\n\nne peut pas isoler de l'idee générale d'une ville. Il faut parier î\nconcentration! La question est magistralement posée, c'est un peu\nde vérité qui ne mourra pas de sitôt.\nLa ville étant ainsi traitée, l'habitation collective a été examinée:\nle problème y est également très simplifié : une série de cellules fami-\nliales mitoyennes à droite, à gauche, au-dessus, au-dessous quelques\nservices communs, l'ensemble autour d'une cour fermée. Chaque\nfamille a vue devant et derrière et chacune a son jardin suspendu.\nLa solution est séduisante, à peine s'il semble nécessaire de\nvérifier les éclairements et les circulations communes.\nUne maison individuelle complète, dans le même esprit de\nrecherche simplifiée, cette exposition. Mais elle tend à faire croire\nque dans ces plans le dispositif intérieur n'est pas seulement une\nsimple indication. Si cela était, nous devrions avouer que le cadre\nest bien jeune pour une si vieillote conception de la vie familiale.\nNous nous trompons, ce n'est qu'une indication et très heureusement\nle « Pavillon de l'Aéro-Club » voisine. Il pose la question de la\ndestination et de l'adaptation d'un édifice à des moyens mécaniques\nd'une façon très précise. Il faut voir la solution adoptée. C'est la\npremière, il faut la saluer, mais les expositions qui viendront doivent\nnous en apporter des milliers. A ce compte seulement cette conception\nde l'art la plus actuelle pourra prendre corps, s'animer et vivante\nd'abord, pensante ensuite, ordonner.\nEn résumé, ce que nous avions vu aux expositions de prin-\ntemps s'affirme.\nLes artisans décorateurs en sont à peu près au même point.\nUne tendance nouvelle naît sous l'influence des sculpteurs.\nSeuls les reconstructeurs avancent : l'ère des parlottes semble\nse clore : l'Urbanisme les a pris, la dépendance de l'architecture\nà la machine les préoccupe. Heureux le mouvement qui s'ouvre dans\nce sens.\n\nMarcel GUILLEMINAULT."}, {"page_pdf": 10, "page_imprimee": "168", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192208-01.1.10", "texte": "LA CITÉ.\nAOUT-DÉCEMBRE 1922.\n\nUnité d'Action\n\n10\nC'est à vous, rédacteurs des revues « La Cité », « L'Emula-\ntion », « L'Habitation à Bon Marché », que je jette ce crit\nToutes, vous luttez difficilement pour survivre aux frais\nqu'entraînent vos impressions et vos illustrations. Toutes, vous ne\nme paraissez pas suffisamment nourries avec vos feuilles étouffées\npar la publicité, pour que vous puissiez vous imposer par votre\nintérêt soutenu à tous ceux qui vivent pour l'art que vous défendez.\nIsolément, vous marchez en claudiquant sur la route.\nCessez donc de vouloir être obstinément et avant tout l'organe\nde la Société Centrale d'Architecture, de la Sociétés des Urbanistes,\nde tel ou de tel autre groupement.\nLevez donc les regards sur le jour qui se lève, et comprenez\nque pour atteindre respectivement votre but, qui est malgré tout\nnotre but commun, il faut, bien que nos mains soient différentes,\nles unir et les enfouir dans la gerbe d'or que vous voulez dresser\nau-dessus de la caravane qui marche.\nFaites donc en sorte que cette gerbe soit faite de nos pensées si\ndifférentes parfois; de celles qui couvent, de celles qui flambent et\nde celles qui s'éteignent, mais qu'elle soit, au moins, le faisceau\ndense de nos efforts divergents dans les idées et communs parce que\ntendus désespérément vers la même clarté.\nQue cette gerbe soit donc riche et serrée, pour que celui qui la\ndélie un soir calme y trouve la nourriture de son esprit dans les\nexpressions multiples de votre esprit, de vos doctrines à vous :\n« Emulation », « Cité » et autres.\nUnissez vos actions limitées par votre faiblesse, et avec un\nesprit large, dépourvu de l'obsession de la personnalité, consentez,\nen conservant chacune la voie de votre élan, à réunir mensuellement\nles manuscrits de vos rédactions respectives en un même périodique,\npour que la revue née de ce geste nécessaire soit robuste et puisse\nporter sur ses épaules élargies la châsse de toutes les idées esséminées,\net qu'elle soit ainsi le reflet unique et complet de l'expression vraie"}, {"page_pdf": 11, "page_imprimee": "n. p.", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192208-01.1.11", "texte": "L'Architecture Moderne en Hollande\nPlanche I\nComplexe d'habitations\nouvrières à Bois-le-Duc\n(Hollande)\nSupplément à la Revue La Cité\nHendrik Willem VALK\nArchitecte B. N. A.\nBois-le-Duc"}, {"page_pdf": 12, "page_imprimee": "n. p.", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192208-01.1.12", "texte": "Planche II\nL'Architecture Moderne en Hollande\nComplexe d'habitations\nouvrières à Bois-le Duc\n(Hollande)\nSupplément à la Revue La Cité\nHendrik Willem VALK\nArchitecte B. N. A.\nBois-le-Duc"}, {"page_pdf": 13, "page_imprimee": "169", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192208-01.1.13", "texte": "LA CITÉ.\nAOÛT-DÉCEMBRE 1922\n\nde la vie même et de tous les essorts de Fart pour lequel nos revues,\nindividuellement, n'ont pas assez de souffle.\nDe ce rapprochement des idées diverses, de cette promiscuité,\npuis-je dire, d'idées contradictoires sous une même farde naîtra\npeut-être, peu à peu, cette foi identique qui nous guidera tous un\njour dans la même voie d'équilibre et de logique.\nQue le soc de nos charrues soit commun pour qu'il pénètre\nplus profondément.\n(1) « La Cité » répond volontiers au désir d'un de ses plus fidèles collabo-\nrateurs en publiant rappel à l'entr' aide professionnelle qu'il lui adresse. Elle\nexaminera avec bienveillance tout programme concret qui lui serait soumis\nen vue de l'édition en Belgique, d'un important périodique d'architecture.\nIl importe, cependant, de ne pas perdre de vue les difficultés d'ordre\nmatériel presqu insurmontables de pareille entreprise. La plupart des Revues\nbelges vivent de 1 activité desinteressee de leurs collaborateurs et de la géné-\nrosité financière de quelques mécènes. Est-ce contribuer au succès d'entre-\nprises aussi ingrates que d'en confier le sort à des groupements poursuivant\ndes buts qui, sans être opposés, n'en sont pas moins distincts?\nA supposer que la chose soit possible, reste à savoir si 1 on pourra\ngarantir à ces divers organimes la liberté d expression à laquelle ils ne pour-\nraient renoncer? Auront-ils l'assurance de trouver dans l'organe collectif une\nplace correspondant non pas tant au nombre de leurs membres qu à la\nvitalité de leurs doctrines?\nEt à cet égard la direction ne peut laisser passer sans réserves cette\naffirmation de M. de Ligne d'après laquelle « La Cité » serait « obstinément\net avant tout » 1 organe de la Société des Lrbanistes Belges. « La Cite » n a\nd'autre but et d'autre programme que la diffusion et la défense d un art\narchitectural en harmonie avec les besoins et les aspirations de la vie contem-\nporaine. Aussi a-1-elle été heureuse de pouvoir ouvrir ses colonnes à la\nSociété des Urbanistes Belges qui affirmait dans sa charte contitutionnelle\nle même idéal. IVlais « La Cite » tient & préciser qu elle n entend etre 1 organe\nexclusif d'aucune Société, ni d'aucun groupe. Elle fait appel à la collabo-\nration de tous ceux qui souscrivent à son programme esthétique quel que\nsoit le cercle ou le clan dont ils sont les adeptes.\n« LA CITE ».\n\nJean DE LIGNE."}, {"page_pdf": 14, "page_imprimee": "170", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192208-01.1.14", "texte": "LA CITÉ.\nAOUT-DÉCEMBRE 1922.\n\nART PUBLIC\nUn Art Flamand Moderne\n\nDe retour du Nord où, sous la pluie et dans\nla boue, j'ai entrevu le spectre maigre de\nnotre pays jadis si riche, je voudrais, en quel-\nques lignes adressées aux artistes flamands\nde France ainsi qu'à nos frères de Belgique,\ncrier un appel d union, d 1 activité et d ener-\ngie.\nLa belle lumière dorée de Flandre et du\nHainaut éclaire maintenant des provinces\nmutilées et inquiétés. Partout des maisons\nsans portes et sans vitres, et combien d'autres\nbéantes, terriblement vides sous l'écroule-\nment du toit. Des cadavres d'arbres, écarte-\nlés. Les champs fendus de plaies, et de dis-\ntance en distance, au rythme survivant des\nvagues d'assaut, des tranchées, des trous, des\nentonnoirs, un front inutile plus lamentable\ndans son silence que le front tragique que\nnous avons connu. Voilà le langage des cho-\nses. Mais le langage des hommes diffère;\nnos gens n'ont pas change et j admire la race\npuissante qui, faisant avec courage la part\nEn feuilletant une collection du <( Petit Messager des Arts et des Artistes et des\nIndustries d'Art » une Revue française qui s'attache vaillamment à la défense des\nconceptions modernes - nous y trouvons un article qui nous a vivement intéressé et qui,\nnous 1 espérons, éveillera tout autant d'intérêt chez nos lecteurs. Un artiste français,\naprès avoir parcouru, en 1919, nos provinces flamandes, nous y fait savoir comment\nil conçoit le renouveau de nos arts et la reconstruction des édifices détruits par la guerre.\nCertes, nous ne partageons pas toutes ses opinions et comprenons les lecteurs qui trouverons\nson modernisme encore bien timide. Mais ce que l'on a réalisé déjà dans nos régions\ndévastées est tellement inférieur à ce qu'il souhaitait alors que nous serions mal venus\nde lui reprocher ce qui n'étaient peut-être, à ses yeux, que des concessions inévitables,\noh! combien.\nCe qui nous a le plus intéressé dans ces pages, c'est la compréhension sympathique\nde notre art et le désir de voir nouer des relations plus suivies entre les artistes du Nord\net ceux des provinces belges qui leur sont proches. Nous ne pouvons que souhaiter\npareille entente, prémices d'une véritable coopération entreprise en Vue de faire renaître\nles forces vives de nos terroirs.\ndu sacrifice, renferme sa douleur, parle peu\net veut croître.\nCela mérite bien de l'amour de notre part,\nnous les artistes de là-bas, dont les premiers\ndésirs de beauté se sont éveillés à l'appel des\nbeffrois. C'est à nous de veiller dès à présent\nà ce que la nuée des bâtisseurs ne puisse,\nsous couleur de provisoire, édifier partout\ndes structures vulgaires et laides, et ne tra-\nvestisse notre malheureuse région en cour\naux miracles de l'architecture, refuge des re-\nbuts et des médiocrités. Rapidité et écono-\nmie ne veulent pas dire laideur; nous ne lais-\nserons pas les mercantis de touite robe empoi-\nsonner notre coin de terre natal.\nIl faut conserver, préserver, sauver 1 esprit\ndu Nord, créer un art flamand moderne, sur\nles larges bases de la tradition, et d accord\navec la vie nouvelle. Je suis partisan, dans un\navenir plus ou moins proche, de reconstruire\nfidèlement (quant aux masses architectu-\nrales) certains grands ouvrages « témoins »,"}, {"page_pdf": 15, "page_imprimee": "171", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192208-01.1.15", "texte": "ART PUB LIC\nLA CITÉ.\nAOUT-DÊCEMBRE 1922\n\ntels que le beffroi de Béthune, celui d'Arras,\nles halles d'Ypres, comme enseignement\nd'une part, et pour la simple joie du souve-\nnir. Mais cette reconstitution serait limitée\nà quelques chefs-d'œuvre.\nPour le reste, il faudra bien nous décider\nà créer. La routine de F imitation ne peut plus\nsuffire. Par exemple, la nouvelle bourse de\nLille est un pastiche adroit, agréable, et qui\nne fait pas tache dans l'ensemble, ce dont on\ndoit remercier 1' architecte. Mais on doit re-\nprocher au même architecte d'avoir usé,\npour bâtir le nouveau théâtre, d'un style im-\npersonnel et passe-partout, produit d'école\ninsignifiant. Certains préconisent un style\nunique pour toute la France. Le voilà, ce\nstyle, inutile de chercher davantage; c'est le\nstyle « caisse d'épargne », ou « gare », ou\n« théâtre », du XIXe siècle. Résultat pauvre.\nAux plus belles époques, la gothique entre\nautres, le gothique du Midi diffère essentiel-\nlement de celui du Nord. Le lien qui les unit\nest vivant et non académique et arbitraire.\nCe lien, c'est l'influence de l'époque et cette\ninfluence se modifie considérablement, sui-\nvant les régions. Il serait ridicule de décréter\nun style théorique et obligatoire : le style de\nl'époque se révèle peu à peu, avec peine,\navec lenteur et nous assistons actuellement,\ndans l'industrie, à une grande création de ce\ngenre. L'ingénieur de notre temps a souvent\nété un remarquable architecte; guidé par\nl'utilité la logique des structures, il a con-\nstruit sans orner et conçu, sans idée d'esthé-\ntique, de nobles usines et des machines puis-\nsantes, saines et significatives comme de\nbeaux corps vivants; autos de course, aéro-\nplanes, dynamos, voilà souvent où nous de-\nvons admirer les formes qui traduisent notre\népoque.Faisons de même pour nos demeures;\ncréons logiquement en accord avec la région\net les besoins modernes.\nEt comment cela? Préserver avant tout le\ncaractère septentrional. Etudier nos vieilles\nvilles; elles ne sont pas des villes mortes!\nEn voir les éléments profonds, tâcher de sai-\nsir les principes durables. Promenons-nous\nun instant dans Bergues, Douai, Valencien-\nnes ou Le Cateau, et regardons!\nVoici de la brique et de la «pierre bleue».\nLa brique, souvent sèche et décolorée dans\nd'autres régions, prend ici à la longue et dans\nle gris ouaté de l'atmosphère une magnifique\nteinte de velours pourpre; comme elle emplit\nbien une façade! Elle est elle-même sa propre\ndécoration, et point n'est besoin, pour la\nrehausser, de céramiques banales aux tons\ncriards et aux dessins piteux; tout au plus,\nquelques briques de couleur, très sobres,\ncomme celles de la porte de Gand, à Lille,\npourraient-elles renforcer la puissance des\nmasses rouges. La pierre bleue du Hainaut\nsuffit d'ailleurs amplement; sa couleur pro-\nfonde que l'humidité fait flamboyer souligne\nagréablement les fenêtres, encadre, sans les\nécraser, les surfaces de brique. La pierre\nblanche importée peut aussi, comme à Lille,\nalléger l'ensemble d'une façade; mais em-\nployée seule, elle devient noirâtre : c'est, à\nmon sens, une erreur de ne pas utiliser les\nmatériaux locaux qui, presque toujours, sem-\nblent fournis à dessein par le pays et font\ncorps avec lui.\nL'Art flamand du passé est un art très so-\nbre, sévère même, en ce sens que l'esprit\n« bibelot » dans l'ornementation en est ex-\nclu. Il est cependant fort divers. A l'horizon\ndes plaines, les villes se dressent en bouquets\nde lignes ascendantes. Les proportions des\nédifices (cette marque du bon architecte)\nsont élancées, mais sans maigreur aucune;\nde près, une certaine massivité domine à\njuste titre, car des verticales trop minces se-\nraient encore amoindries par toutes les di-\nrections horizontales de la plaine. Cette mas-\nsivité apparente est aussi contrebalancée par\nla hauteur et l'élégance des toits et le parti\nheureux tiré des cheminées. Il convient d'ad-\nmirer les profils souvent excellents des édi-\nfices sur le ciel. Les architectes d'autrefois\nont fort bien compris le caractère de la lu-\nmière du Nord, lumière dense, fluide, char-\ngée d'éclats dorés et d'étincellements gris,\ncette lumière qui semble pénétrer les surfaces\ndt les enrichir. Ils ont laissé faire la lumière;\nou plutôt ils l'ont guidée en inclinant les toits,\nen variant les ouvertures, en rompant les fa-\nçades où elle vient se perdre çà et là en repos"}, {"page_pdf": 16, "page_imprimee": "172", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192208-01.1.16", "texte": "ART PUBLIC\nLA CITÉ.\nAOUT-DÉCEMBRE 1922.\n\nde clair-obscur; ils ont si bien construit leurs\nvilles que, sans grande ornementation, le dé-\ncor en est somptueux; et l'on peut, comme\nautour d'une sculpture, tourner autour de\nces monuments, même les plus humbles,\npour en saisir les profils divers. L'océan des\ntoits vu d'une mansarde ne présente pas\ncomme dans une ville moderne l'aspect de\ncoulisses pauvres que le public ne doit pas\nvoir; les cours des maisons ont leur intimité,\nles pignons audacieux brisent la symétrie\nquand elle gêne; tout y est variété, mais\npuissance; pas d'inutiles maquillages pour\ndissimuler la médiocrité d'une façade; l'on\nsent fort bien que la beauté des structures\nest toute logique et que ces demeures furent\nconçues « de l'intérieur vers l'extérieur »\npour la commodité des habitants.\nSous le ciel tumultueux de lumière, les\nverdures deviennent intenses; en partie pour\nse mettre au diapason, en partie pour égayer\nles paysages d'hiver pluvieux, et pour la pro-\npreté de l'apparence, de nombreuses mai-\nsons sont colorées, soit au blanc crème de\nla chaux barré d'une frange noire, soit en\njaune d'ocre dont la nuance sourde s'allie\nparfaitement au rouge des briques. Les toits\nde tuile, les volets verts, le bleu des ardoises\nnous rappellent que c'est ici le pays de la\ncouleur. Les noirs eux-mêmes, ailleurs sou-\nvent maussades, vibrent sous le ciel du Nord\net soutiennent la coloration générale.\nJe n'ai voulu dans les lignes précédentes\nque donner une esquisse du caractère de l'ar-\nchitecture existante. Je n'ai pas parlé d'un\nstyle, mais des qualités communes aux diffé-\nrents styles qui se sont succédés en Flandre,\nen un mot de l'adaptation au pays. Il serait\ntrès légitime, une fois la nécessité de l'adap-\ntation bien reconnue, d'étendre nos études\net même d'emprunter des éléments à des\ncontrées voisines similaires, c'est-à-idire sep-\ntentrionales et maritimes, telles que la Nor-\nmandie, la Bretagne, la Hollande, les pays\nanglo-saxons et Scandinaves; les recherches\naméricaines récentes portant sur l'habitation\nprivée et l'architecture industrielle méritent\naussi de retenir l'attention.\n/\nIl va sans dire que l'agencement intérieur\ndes édifices publies et des maisons doit aller\nde pair avec l'architecture et que nous ne\ncroyons guère celle-ci capable de progresser\nsans que se renouvelle en même temps l'art\nde l'ameublement et la décoration des ob-\njets. Or, les tentatives parisiennes récentes,\nmalgré leur charme, ne sauraient convenir\nen bloc à nos régions. Il faudrait, je crois,\nmoins d'élégance artificielle, mais plus de\nrobustesse et d'humanité. Pour définir en\nquelques mots ma pensée, je dirais que les\nVan Eyck, Bruegel et Rubens furent les trois\nphares de l'art flamand d'autrefois, et que\nl'esprit d'une race ne change que bien lente-\nment. Pour nous, Français du Nord, un com-\nmerce actif avec les artistes belges est une\nnécessité. Je n'insisterai pas sur l'identité évi-\ndente de nos traditions et leurs multiples\nsurvivances. Je dirai simplement que la\nFrance et la Belgique ont tout à y gagner.\nEnfin, rien ne remplacera Faction person-\nnelle. Je ne crois pas à la malveillance des\npouvoirs publics, mais à leur ignorance en-\ntretenue par de nombreux courtisans qui en\nprofitent. Que chacun, dans son cercle res-\ntreint, se donne la tâche tenace de tout faire\npour atteindre le but que nous nous sommes\nproposé.\n\nMarcel GROMAIRE\nartiste peintre."}, {"page_pdf": 17, "page_imprimee": "173", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192208-01.1.17", "texte": "LA CITÉ\nAOUT-DÉCEMBRE 1922\n\nARCHITECTURE\nLES STADIUMS AUX ETATS-UNIS. Un\njournal quotidien signale l'importance considérable\nque les sports prennent aux Etats-Unis. Il ajoute :\nLes amphithéâtres et les stadiums sont plus nom-\nbreux et plus splendides que tous ceux dont l'Em-\npire romain pouvait s'enorgueillir. La propagande\ndes éducateurs, en faveur des jeux et récréations\nen plein air, a porté ses fruits; les joutes pacifi-\nques entre collèges ont lieu régulièrement et atti-\nrent des foules considérables. Jamais, par exemple,\ndans l'histoire du football, on ne vit une foule aussi\ndense que celle qui se pressait à l'inauguration du\ngrand stadium de l'Université de l'Ohio. Plus de\n75.000 personnes étaient accourues de partout\npour assister à la fête; 25.000 environ ne purent\ntrouver place.\nLa capacité de ce nouveau stadium construit en\nfer à cheval est sensiblement égale à celle du\n« Yale Bowl », qui compte 65.025 sièges en per-\nmanence; dans des occasions exceptionnelles, il\npeut contenir 70.000 personnes. Les historiens\ndiffèrent d'avis au sujet de la capacité du Colisée\nde Rome; cependant, il semble qu'il ne pouvait\ncontenir plus de 45.000 personnes assises, plus\n5.000 -debout. Les dimensions du nouveau stade de\n1 Ohio et du « Yale Bowl » sont beaucoup plus\nvastes. Le Colisée mesurait 615 pieds de long sur\n510 de large; le « Yale Bowl », 933 sur 744;\nla plaine de jeu de ce dernier stade mesure\n500 pieds sur 300; celle du Colisée, 28 î sur 17 7.\nOn sait que la cité de Los Angeles construit en\nce moment un immense stade, qui sera prêt pour\nrecevoir les jeux olympiques en 1932. Ce nou-\nveau stade contiendra au moins 75.000 sièges. Il\nsera de forme elliptique et situé dans une dépres-\nsion du terrain. 11 comptera 86 entrées. Les plai-\nnes de jeux intérieures mesureront 680 pieds de\nlong sur 345 de large. Des dispositions spéciales\nseront prises pour y donner des spectacles de nuit.\nCe stade coûtera deux millions et demi de dollars.\nL'ARCHITECTE RENE BINET. — UNE EXPO-\nSITION RETROSPECTIVE DE SON ŒUVRE AU\nSALON D AUTOMNE, — L'architecte René Binet,\nqui mourut prématurément il y a quelques années,\naura les Honneurs <1 une rétrospective au Salon\nd Automne. Durant sa vie, on parla peu de ses tra-\nvaux parce qu ils étaient exécutés pour le compte\nd une grande maison de nouveautés. Les critique®\nd art craignaient de paraître faire de la réclame à\nce magasin en vantant le mérite de l'architecte qui\nl'avait édifié.\nIl a fallu que dernièrement le bâtiment prît feu\npour qu on fît 1 éloge de René Binet. On avait\ndemandé à cette occasion que fussent conservés\nau Pavillon de Marsan les débris de la très belle\nrampe dessinée par lui. H ne semble pas que ce\nvœu si légitime ait été entendu. Peut-être les frag-\nments sauvés de 1 incendie seront-ils exiposés au\nSalon d;'Automne.\nRené Binet était d'une prodigieuse habileté ma-\nnuelle. Comme prestidigitateur et jongleur, il en\naurait remontré à tous les professionnels de l'esca-\nmotage et de rempalmage.\nQuand il était encore à l'Ecole des Beaux-Arts\nses camarades qui concouraient pour des prix\nvenaient le prier de retoucher leurs projets pour\nles rendre plus séduisants. Binet, pour se divertir,\nlaissait tomber d'abord, comme par mégarde, un\ngodet d© couleur au plus bel endroit de la planche,\net, tandis que 1 auteur se lamentait, il réparait en\nun clin d'œil l'accident volontaire. Puis il rema-\nniait à grands coups de pinceau les plans qui lui\nétaient confiés et leur donnait un aspect charmant.\nil fit de nombreux voyages en Espagne, en Ita-\nlie, en Egypte, en Palestine, et il en rapporta quan-\ntité de paysages. Cette méthode de repos le tua. Il\nmourut en Sicile accablé de fatigue.\nNous verrons bientôt au Grand Palais ses somp-\ntueuses aquarelles pour lesquelles il abrégea sa vie.\n(Résumé d'après la « Construction Moderne * d'un arti-\ncle paru dans a Le Cri de Paris », 16 juillet 1922.)"}, {"page_pdf": 18, "page_imprimee": "174", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192208-01.1.18", "texte": "ARCHITECTURE\nLA CITÉ.\nAOUT-DÉCEMBRE 1922\n\nL'AERATION DES CINEMAS. Il existe deux\nsystèmes distincts pour assurer la ventilation et\nle chauffage des cinémas. Le premier consiste à\ninsuffler sous pression de l'air pur réchauffé dans\nla salle. Le second à extraire l'air vicié de la salle\nau moyen de puissants aspirateurs et a permettre\nl'entrée de l'air frais par des ouvertures spéciale-\nment aménagées à cet effet et placées d,'habitude\nauprès des radiateurs pour assurer le réchauffage\nde 1' air entrant.\nCes deux systèmes présentent des inconvénients.\nDans le premier cas envisagé, une grande salle ne\npeut être chauffée rapidement, car les entrées d'air\nsont placées le long des murs et de la sorte le\nmilieu de la salle a une température beaucoup plus\nbasse que les côtés.\nUne objection contre le système par le vide est\nque l'hiver le brouillard pénètre dans la salle, ce\nqui rend mauvaise la visibilité de l'écran et que\nl'été la salle ne peut être tenue fraîche. En outre,\nle mouvement d'air continuel résultant de l'aspira-\ntion, occasionne des courants d'air désagréables\nlors de l'ouverture des portes à l'entrée ou à la\nsortie.\n(« The Archilects Journal », octobre 1922.)\nL'ORGANISATION RATIONNELLE DES GRAN-\nDES GARES DE VOYAGEURS, par Auguste Paw-\nlowski. Les gares anciennes ne répondent plus\naujourd'hui aux nécessités d'un trafic chaque jour\ncroissant. Quelles directives convient-il d'adopter?\nL'auteur commence par distinguer :\n1° Les gares à rebroussement où les voies de\ncirculation n'ont qu'une liaison unique, où le rail\nest limité à un trottoir (à Paris : Gare du Nord,\nEst, P.4L.-M., Orsay, Saint-Lazare, Invalides, Vin-\ncennes; gares de Tours, Brest, Cherbourg, Le Ha-\nvre, etc., etc.)\n2° Les gares de passage, où les voies sont reliées\nau réseau à leurs deux extrémités, cas le plus fré-\nquent.\n3° La gare à boucle, où les voies se replient sur\nelles-mêmes. Les trains se trouvent ainsi automa-\ntiquement en position de départ. (Jadis, à Paris,\nla gare Denfert, la gare de Richmond, en Virginie.)\nLe premier type, en présente de\nnombreux inconvénients. Le second type permet\nl'écoulement des trains, à condition que le sta-\ntionnement soft court. Le trafic de banlieue s'ac-\ncommode donc malaisément de la gare à rebrous-\nsement et est facilité par le système à boucle\n(ainsi à New-York, ou à Paris, le métro à la Na-\ntion et à Maillot). Toutefois des considérations fi-\nnancières peuvent s'opposer à l'établissement de la\ngare à boucle.\nM. Pawlowski indique ensuite les moyens d'éva-\ncuer les locomotives dans les gares en cul-de-sac\n(chariot transbordeur électrique), de remiser le\nmatériel, d'installer la poste et les messageries, de\nhâter le transport des colis.\n(« La Nature », 2 septembre 1922.)\nUN PALAIS DU TRAVAIL « ROUGE ». Le\ncorrespondant du « Times » à Riga annonce qu'un\nplan colossal a été étudié par Kameneff pour lequel\nle gouvernement soviétique consacrerait 14 mil-\nlions de roubles-or (85 millions de francs environ).\nLe projet consiste à bâtir au coeur de Moscou un\nimmense « Palais du Travail » avec un hall cen-\ntral pouvant abriter 8.000 personnes, quatre halls\nplus petits et une tour qui serait une des plus\nhautes, sinon la plus haute du monde.\nL'étude préparatoire a été entreprise par\nM. Schuchieff, président de la Société des Archi-\ntectes, mais les plans définitifs feront l'objet d'un\nconcours international doté de prix importants.\nAux termes des études préparatoires, la superfi-\ncie totale serait de 72.000 mètres carrés. Pour\ndégager cette superficie, on démolirait deux grands\nhôtels et six pâtés de maisons. Ce dernier travail\ncommencerait au printemps de 1923.\nLe correspondant du « Times » ajoute : « 11 y\na tout lieu de croire, si on en juge par le passé,\nque les Bolchevistes réussiront dans cette première\npartie du programme et que les maisons existantes\nseront reellement démolies. »\n(Résumé d'après « La Construction Moderne »,\nd'un article du « The Times », 22 octobre 1922.)"}, {"page_pdf": 19, "page_imprimee": "175", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192208-01.1.19", "texte": "LA CITÉ\nAOUT-DÉCEMBRE 1922\n\nCONCOURS\nLE PARC DU « RIVIERENHGF » A ANVERS.\nNous avons publié dans notre numéro 4, le\nprogramme du concours organisé par la province\nd'Anvers pour l'aménagement du domaine du\nRivierenhof sous Deurne.\nEn attendant que nous puissions donner un\ncompte rendu détaillé des résultats de ce con-\ncours, voici un résumé des opérations du jury.\nLes projets présentés étaient les suivants :\nî. Anneau d'argent; 2. Woud, weide, water;\n3. Trois anneaux concentriques; 4. A renfermant\nune main; 5. Les petits ruisseaux forment la\ngrande rivière; 6. Rusticus urbanus; 7. Les boules\ntricolores; 8. Doudou de l'île de France; 9. Vers\nl'Avenir; 10. R. A.; 11. Iris; 12. Pro Patria;\n13. Wijde blik; 14. La main jetée; 15. Boule blan-\nche; 16. Désormais; 17. Variatio delectate; 18. Pa-\npegaai; 19. Trèfle avec flèche.\nAprès ces examens approfondis et ces études\ndétaillées, le jury estime que les concurrents ont\nfourni certaines idées intéressantes dans les détails,\nmais qu'aucun projet ne résout dans son ensemble\nd'une façon complète et satisfaisante l'intégralité\ndu problème.\nEn conséquence, et conformément à l'article 13\ndu programme, le jury décide à l'unanimité qu'il\nn'y a pas lieu d'allouer les premier et second prix\nprévus à l'article 12.\nLe jury dtcide qu'il y a lieu, au contraire, d'al-\nlouer les primes suivantes aux projets ci-dessous :\n4.000 francs au projet <£ Doudou de l'île de\nFrance.\n3.000 francs à chacun des projets « Vers l'Ave-\nnir » et « A renfermant une main ».\nLOOO francs au projet « 3 boules tricolores ».\n500 francs à chacun des projets « Trois cercles\nconcentriques > et « Rusticus urbanus ».\nLe juTy reconnaît que le projet « Anneau d'ar-\ngent > est présenté avec beaucoup de science et\nque les dessins fournis ont une réelle valeur artis-\ntique, mais il n'apporte aucune solution pratique\ndes problèmes soumis aux concurrents.\nLe jury se trouve dans l'impossibilité absolue de\nprimer un projet d' école quelle que soit son\nhabileté.\nAprès avoir rédigé Je présent procès-verbal et\nconformément à l'article 1 4 du programme du con-\ncours, le jury procède à l'ouverture des enveloppes\ncontenant le nom des auteurs des projeta primés.\nPrime de 4.000 francs : MM. Lorenz et Roy, ar-\nchitectes à Paris;\nPrime de 3.000 francs : î. MM. Francken Al-\nphonse, architecte à Anvers, et Goris, J., architecte\nde jardins, à Edegem;\n2. M. Guillaume de Bosschere, architecte de jar-\ndins, à Anvers.\nPrime de 1.000 francs : M. E. Schnoebili, archi-\ntecte paysagiste, à Zurich;\nPrime de 500 francs : 1. MM. Jan Van Asperen,\narchitecte, H. de Bosschere, architecte paysagiste,\nAnvers; 2. M. Louis Varuderswaelmen, à Bruxelles.\nCONCOURS D'ARCHITECTURE AVEC MOBI-\nLIER INCORPORE DANS LA MAISON. Ce\nconcours, organisé par la province de Hainaut et\nla Société Nationale des Habitations à bon marché,\nvient de prendre fin.\nDix projets ont été soumis au jury, lequel en a\nretenu huit qui ont été exposés à la Salle des Con-\nférences de l'Union des Villes.\nToutefois, aucun projet n'est définitivement\nadopté. En général, les architectes participants ont\nconçu trop luxueusement les maisons et leur mo-\nbilier incorporé.\nToutefois, une prime particulière sera accordée\nau projet de MM. Henri Willem et Marcel Van\nWijnsberghe, de Bruxelles.\nDes primes ex-aequo seront données à MM. Vic-\ntor Remy et Jean Rombaux, de Bruxelles; Henri\nVan Hall, Bruxelles; Servais Baiwir, Beyne-Heusay;\net des primes à titre d'indemnité seront allouées à\nMM. Gaston Van Dooren, de BerchennAnvers;\nVloebergs, de Sempst; Victor Sarlet, de Pepinster;\nJacques Binger, de Bruxelles."}, {"page_pdf": 20, "page_imprimee": "176", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192208-01.1.20", "texte": "LA CITÉ.\nAOUT-DÉCEMBRE 1922\n\nTECHNOLOGIE\n\nLES REVÊTEMENTS\nPOUR SOLS D'ATELIERS & D'USINES\n\nLe revêtement du sol d'un atelier, d'une\nusine qii d'un entrepôt industriel constitue un\nproblème qui comporte un certain nombre\nde desiderata qu'il est indispensable de pren-\ndre en considération si l'on veut, en effet,\nobtenir un bon résultat. On comprend sans\npeine qu'en l'occurrence le revêtement choisi\ndoit être fonction du genre d'industrie et\ndu mode de roulage qui se pratique dans le\ndit établissement et que, par ailleurs, il doit\nrépondre à toutes conditions intéressant l'hy-\ngiène et la sécurité du personnel, également\nne pas donner lieu lui-même à la poussière,\nafin que les organes des machines n'aient\npoint de ce côté à en souffrir.\nParmi les revêtemenst pouvant être utili-\nsés, on ne saurait dès lors sérieusement rete-\nnir à moins qu'il ne s'agisse de fonderies\nou de forges où l'on travaille de grosses\npièces la -terre naturelle, le sable ou l'ar-\ngile, parce que de semblables revêtements,\ns'ils sont vraiment économiques, durent peu,\nproduisent beaucoup de poussière et sont\nfroids aux pieds. On ne peut donc envisager\nque les revêtements en bois, en pierre, en\ncarreaux céramiques ou ceux dits élastiques.\nLes revêtements en bois : parquets de fri-\nses et pavements en blochets sont chauds,\nélastiques, peu sonores, faciles à réparer, tou-\ntefois ils sont sensibles aux variations de tem-\npérature, inflammables et d'une durée p>us\nou moins grande; il est vrai que cette durée\npeut être augmentée par une imprégnation de\ncire, d'alun, d'huiles diverses, de créosote.\nPlus particulièrement, les pavements faits de\nblochets hexagonaux, rectangulaires ou\nronds, s'emploient au bitume ou à l'asphalte\net posés sur une forme bétonnée avec ou\nsans interposition d'une couche de sable\nafin de d onner plus d'élasticité à l'ensemble,\ns emploient de plus en plus parce que très\ndurables (surtout si l'on utilise des bois\ndurs : chêne, hêtre, jarrah, karri, etc.).\nLes pavages en dalles de pierre, en bri-\nques ou de carreaux céramiques, sont rela-\ntivement économiques, mais ils ont le défaut\nde présenter au bout d'un certain temps\nune surface inégale, d'être forids aup pieds,\nd'être durs à !a marche et aussi de ne pou-\nvoir supporter de fortes charges. Ils sem-\nblent donc ne pouvoir convenir que pour\ndes ateliers de petite mécanique et pour des\nmagasins-annexes de plus fortes usines.\nDans les revêtements composites nous\ntrouvons notamment comme assez fréquem-\nment utilisés ceux en asphalte, ceux en bé-\nton et ceux en bois et ciment;; tous ces\nrevêtements sont hygiéniques et plus dura-\nbles que les précédents. Leur monolithisme\net leur pose sur une forme solide et indéfor-\nmable permettent d'éviter les fissures.\nLes revêtements asphaltés sont constitués\nsoit par une couche de coke fin imprégnée\nde goudron, soit par une couche de béton\nsur laquelle est répandu de l'asphalte. Leur\nusure est relativement faible et les répara-\ntions se font sans difficultés; par contre, ils\nrésistent mal aux températures élevées.\nLes* revêtements bétonnés, s'ils sont d'une\nexécution aisée et rapide, d'un entretien peu\nonéreux, parfaitement incombustibles, pro-\nduisent cependant une certaine quantité de\npoussière que l'on peut combattre par un\nenduit asphalté, par du carborandum ré-\npandu en poudre, ou encore par un badi-\ngeonnage au moyen d'une solution appro-\npriée : ils offrent aussi l'inconvénient d'être\nfroids aux pieds, durs à la marche, et de ré-\nsister assez médiocrement aux chocs, à moins\nd'être armés.\nQuant aux revêtements à base de bois et\nde ciment que l'on trouve en assez grand\nnombre dans le commerce sous des appella-\ntions diverses, s'ils sont chauds aux pieds,\ntrès hygiéniques et très agréables à la mar-\nche, par contre leur coût est plus élevé parce\nque leur établissement doit être fait soi-\ngneusement, qu'ils doivent de temps à autre\nêtre huilés afin de les maintenir eh bon\nétat; enfin, comme les précédents, ils résis-\ntent mal aux chocs ainsi qu'à l'humidité.\nComme îe dit judicieusement M. l'ingé-"}, {"page_pdf": 21, "page_imprimee": "n. p.", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192208-01.1.21", "texte": "Planche III\nL'Architecture Moderne en Hollande\nComplexe d'habitations\nouvrières à Bois-le-Duc\n(Hollande)\nSupplément à le Revue La Cite\nHendrik Willem VALK\nArchitecte B. N. A.\nBois-le-Duc"}, {"page_pdf": 22, "page_imprimee": "n. p.", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192208-01.1.22", "texte": "L'Architecture Moderne en Hollande\nPlanche IV\nComplexe d'habitations\nouvrières à Bois-le-Duc\n(Hollande)\nHendrik Willem VALK\nArchitecte B. N. A.\nBois-le-Duc"}, {"page_pdf": 23, "page_imprimee": "177", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192208-01.1.23", "texte": "T ECHNO LOGIE\nLA CITÉ\nAOUT-DÉCEMBRE 1922\n\nnieur Lemaire (journal l'Usine), lors de\nl'élaboration d'un projet d'atelier ou d'usine,\net dans l'étude de cette question spéciale\ndes revêtements, il est toutefois possible de\nréduire l'étendue de ceux-ci et leur fatigue\npar un emplacement bien ordonné des ma-\nchines, des appareils de manutention et de\ntransport. « Si les objets fabriqués, dit-il,\nsont légers et de dimensions réduites, on les\ndéplacera avantageusement dans des cais-\nses, dans des paniers, à la main si la distance\nest réduite, ou au moyen d'une bande sans\nfin ou d'une chaîne à godets si la distance\nest assez grande. Si les produits finis sont\nplus grands, on a recours à des wagonnets,\nà des chariots, à des ou\nà des transporteurs automatiques. Si le dé-\nplacement se fait par axe sur l'aire de l'usine,\nun pavage en briques se comportera mieux\nque celui en bois. Si les charges à déplacer\nsont particulièrement lourdes, on en tien-\ndra compte dans la résistance à l'écrasement\nque devront présenter les matériaux de pa-\nvage à mettre en œuvre. On diminue alors\nleur fatigue en établissant une voie de cir-\nculation en rails d'un profil convenable. La\nbonne fixation de ceux-ci dans le pavage\nn'est pas sans présenter quelques sujétions,\nsurtout s'il s'agit d'une voie légère. Le pro-\nfil du rail, sa longueur, sa fixation sur des\ntraverses ou des longrines et les trépidations\nde la voie, rendent l'exécution d'un pavage\nviable, parfois très difficile et son entretien\nonéreux, surtout s'il est fait usage de petits\néléments. Dans le cas d'aires importantes et\nfatiguées, un pavage monolithe en béton\nplus ou moins armé suivant la nature du sol\net les charges à admettre, comportant les\nnervures nécessaires pour constituer les lon-\ngrines ou les traverses de la voie à placer,\nconstitue, à notre avis, une des meilleures\nsolutions. Parfois aussi la bande de pavage\ncomprise entre les rails doit être particuliè-\nrement soignée et résistante à l'usure si les\nwagonnets sont poussés à bras d'homme ou\npar un cheval. »\nLa conclusion est que puisque les pavages\nfroids sont malsains et qu'aussi les planchers\nlégers soumis à de fortes trépidations peu-\nvent occasionner des malaises au personnel,\nil convient donc avant de faire choix d'un\nrevêtement d'un type quelconque, d'exami-\nner les points suivants : 1° l'ouvrier occupe-\nt-il la même place pendant toutes les heu-\nres de travail? 2° se déplace-t-il dans un\nfaible rayon autour de son établi ou de sa\nmachine? 3° enfin, se déplace-t!-il dans toute\nl'usine ou râtelier durant ses heures de tra-\nvail? Dans la première hypothèse, un revê-\ntement assez chaud et épais aura la\nrence; le même desideratum s'applique à la\nseconde hypothèse qui correspond à celle\nd'ouvriers travaillant aux machines-outils. Si\nle revêtement est froid, il est à conseiller de\nle doubler ou de le couvrir alors d'une ma-\ntière isolante; les pavements en blochets de\nbois conviennent parfaitement dans les hy-\npothèses 1 et 2. Enfin dans la troisième,\ntous les types de matériaux pierreux peu-\nvent convenir : le choix se déterminera au-\ntant par les circonstances locales que par les\ncaractéristiques mêmes de l'industrie envi-\nsagée.\nCette question de la suppression de la\npoussière due à l'usure naturelle des maté-\nriaux dans les locaux industriels a été exami-\nnée en son temps par les industriels alle-\nmands au moyen d'essais pratiqués au La-\nboratoire pour l'essai de matériaux de Gross-\nLichterfelde. Il est évident que pour construire\nles parquets et dallages d'usines et d'ateliers,\net en général toutes surfaces portantes et\nsoumises à l'usure par abrasion naturelle, il\nfaut donner la préférence à des matériaux\ntrès durs et résistants. Les chiffres ci-après,\nque nous empruntons à la Revue des Maté-\nriaux de Construction et de Travaux publics\nindiquent le degré d'usure de quelques ma-\ntériaux usuels.\nOn remarquera que les résultats des es-\nsais des matières élastiques ne sont pas com-\nparables à ceux obtenus pour les matières\nqui n'ont pas cette qualité, attendu que dans\nle premier cas, les grains de poussière abra-\nsive de la machine d'essai pénétraient dans\nles échantillons plus qu'ils ne frottaient leur\nsurface; également les conditions des essais\nau jet de sable étaient plus sévères que cet\nles des essais à la machine à émoudre (dis-\nque tournant). Malgré tout, la comparai-"}, {"page_pdf": 24, "page_imprimee": "178", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192208-01.1.24", "texte": "TECHNOLOGIE\nLA CITÉ.\nAOUT-DÉCEMBRE 1922\n\nson des chiffres du tableau ci-dessous per-\nmet d'apprécierf les différences considéra-\nbles existant entre les matériaux pierreux\n(en revêtement horizontal), au point de\nvue de leur résistance à l'usure par frotte-\nment.\nSi ron considère les carreaux de grès (ar-\ngile vitrifiée) dont l'usure au jet de sable\nvarie entre 0 m. 06 et 0 m. 13 et l'usure de\nla machine entre 0 m. 05 et 0 m. 11, on\nest amené à conclure qu'ils offrent, au point\nde vue en question, une résistanc bien su-\nNATURE DU PRODUIT\nCarreaux de ciment n° I.\n» » n° 11.\nCarreaux de terre n° I.\n» » n° 11.\n» » n° 111.\nCarreaux de grès n° I.\n» » n° 11.\n» » n° 111.\n» » n° IV.\n» » n° V.\nDalles en silico-calcaire\n» » pierre naturelle dure\n» » granitoïd\n» » balsalte\n» » quartzitoïd\n» » terazzo\nGranit naturel\nGranit artificiel\nPavés vitrifiés\nBois de chêne\nBois de pitchpin\nBois artificiel\nLinoléum\nLes associations industrielles allemandes\nrecommandent, d'autre part, pour éviter la\nformation de la poussière, de revêtir les murs\nd'un enduit émaillé ou laqué; il vaut mieux,\ntoutefois, constituer les soubassements au\nmoyen de carreaux glacés. L'usure des murs\nest très faible, par rapport à celle des plan-\nchers, mais à côté de cela il y a lieu d'envi-\npérieure à celle des dalles et carreaux en\npierre artificielle, et qu'ils viennent, en con-\nséquence, en tête des matériaux suscepti-\nbles de donner lieu au minimum de poussière\npar usure naturelle. De plus, ces carreaux ont\nmontré dans la pratique qu'à côté de leur\nrésistance mécanique et de leur bel aspect, ils\npossèdent une résistance élevée à l'action des\nhuiles et des acides ainsi qu'une grande im-\nperméabilité; leur degré de dureté est d'ail-\nleurs compris entre Bet 10 à l'échelle de\nMohs.\nDegré d'usure\nen centimètres cubes\npar centimètre carré\nCouleurs Densité ——\nau jet àla ma-\nde sable chine à\némoudre\ngris 2.475 0.17 0.24\ngris 1.983 0.33 0.85\njaunes 2.318 0.25\nbruns 2.392 - 0.26\njaunes 2.189 0.37\nblancs 2.590 0.06\nrouges 2.472 0.05\ngris blanc 2.394 0.06 0.08\nblancs 2.279 0.11\ngris blanc 2.279 0.13\ngris blanc 1.949 0.70 1.02\ngrises 2.216 0.36 0.32\ngrises 2.450 0.22 0.23\ngrises 2.358 0.14 0.31\njaunâtres 1.953 0.26\n2.229 0.30 0.48\n_ 2.648 0.09\ngris 2.473 0.21 0.16\nbruns - 0.15\n_ 0.825 0.25\n_ 0.613 0.13\n_ 1.461 0.12\n_ 1.244 0.04\nsager cette plus grande commodité de net-\ntoyage, laquelle évidemment est au mieux\nassurée par l'existence d'une surface verticale\nglacée ou émaillée.\n( Extrait de « La Construction\nModerne » 17 déc. 1922).\n\nM. BOUSQUET."}, {"page_pdf": 25, "page_imprimee": "179", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192208-01.1.25", "texte": "TECHN OLOGIE\nLA CITÉ\nAOUT-DÉCEMBRE 1922\n\nLA POLITIQUE DES MATÉRIAUX\nDU GOUVERNEMENT\nOn a très vivement critiqué, dans certains\nmilieux, la politique des matériaux suivie par\nle gouvernement pour assurer, dans les meil-\nleures conditions, la restauration des régions que\nla guerre a dévastées. Il semble bien que ces\ncritiques n'aient pas toujours été très pertinen-\ntes et que l'Office des Régions dévastées ne\nles ait pas tout là fait méritées. 11 suffit de jeter un\nregard sur ce qui a été accompli pour se rendre\ncompte des services énormes que l'Etat, par sa po-\nlitique prévoyante, a rendus aux sinistrés du pays\nen constituant des stock» importants dès le début et\nen empêchant les malheureux que la guerre avait\nprivés de leurs foyers d'être exploités cyniquement\npar des industriels ou des accapareurs sans scru-\npules.\nC'est la nécessité qui a contraint l'Etat d'interve-\nnir dès l'origine pour faire obstacle aux entreprises\nfunestes des spéculateurs. Son premier soin a été\nde conclure des contrats importants et de longue\ndurée avec l'industrie briquetière. Les briques que\nl'on produit actuellement sont tout juste en quan-\ntités suffisantes pour répondre aux besoins du\npays. Quotidiennement, l'Office des Régions dévas-\ntées reçoit la visite de particuliers qui ne disposent\npas de matériaux et à qui les briquetiers de la ban-\nlieue font des prix exorbitants. On leur demande\njusqu'à 90 francs pour la brique de Bruxelles,\nalors qu'elle revient à 50 francs. Jamais l'Office ne\nTa payée au-dessus de ce prix. Il a cédé 65 mil-\nlions de briques à la Société Nationale des Habi-\ntations à bon marché, à un prix inférieur, pour ne\npas entraver l'essor de la bâtisse. Cette brique est,\nd ailleurs, trop friable pour supporter (le transport.\nLes essais que l'on a faits pour l'introduire dans les\nFlandres ont permis de constater que le déchet\natteignait entre 10 et 15 p. c. C'est la raison pour\nlaquelle on a décidé de l'utiliser sur place. Aujour-\nd hui les contrats avec les producteurs bruxellois\nsont terminés. Les commandes avaient été faites\njusque et y compris l'année 1920. M. Van de\nVyvere estime que les contrats nouveaux doivent\nEtre passés avec les producteurs des Flandres, qui\nsont sur place. On fait ainsi l'économie des frais\nde transport.\nLes magasins communaux installés par les soins\nde 1 Office ont rendu d'incontestables services aux\nsinistrés. Ils constituaient une nécessité pour pou-\nvoir assurer, dans des conditions normales, le débit\ndes matériaux. Voici un fait qui est, à cet égard,\ndémonstratif. A Beerst et à Keyem, les magasins\ns étant trouvés momentanément sans briques, les\nmarchands locaux ont tout de suite demandé\n120 francs pour la brique au four, alors qu'on ne\nréclamait que 75 francs dans les magasins. C'est\npour mettre un frein à la rapacité des industriels\nque l'on s'est résolu à maintenir ces magasins, qui\ndisparaissent seulement là où l'industrie privée se\nmontre raisonnable.\nDernièrement encore, à Ypres, à la suite de\nl'encombrement des voies ferrées, le magasin com-\nmunal s'est trouvé n'avoir plus de briques à suffi-\nsance. La brique a monté? du coup, de 85 à\n1 0 5 francs.\nActuellement, en période morte, l'Office envoie\nquotidiennement 400.000 briques de fours de cam-\npagne dans les Flandres. Prochainement, il sera\noutillé pour pouvoir envoyer un million de briques,\nindépendamment des briques de Boom. L'an der-\nnier, l'Office a expédié dans cette région 3iBl mil-\nlions de brique». Ces chiffres disent assez l'impor-\ntance de la question et démontrent qu'en l'occur-\nrence l'étatisme a été une nécessité; il le restera\njusqu'au jour où on n'aura plus à redouter les\nmanœuvres des trafiquants.\nPassons à la tuile. L'Etat a contracté avec le\nComptoir tuilier du Tournaisis pour les années\n1920 et 192 !. il lui abandonnait 65 p. c. de sa\nproduction, le restant partant pour l'étranger, car\non ne reconstruisait pas encore beaucoup à ce\nmoment. C'est ainsi que l'on n'a édifié en 1920,\npour compte de particuliers, que 2,700 maisons\nnouvelles, dont 700 maisons ouvrières reconstrui-"}, {"page_pdf": 26, "page_imprimee": "180", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192208-01.1.26", "texte": "TECHNO LOGIE\nLA CITÉ. lIIe ANNÉE\nN° 8. AOUT-DÉCEMBRE 1922\n\ntes par les soins de l'Office dans les régions dévas-\ntées, alors que, avant la guerre, on bâtissait 22,000\nmaisons par an. Les tuiles qui partaient pour la\nFrance y étaient vendues à un prix supérieur de\n50 à 60 p. c. au nôtre. Si l'Etat n'avait pas eu,\nd'un côté, le système des licences d'exportation et,\nd'autre part, les contrats fermes conclus par lui,\nil n'aurait pas eu à sa disposition une seule tuile\npour les régions dévastées. Cette année, l'Office a\ndû recourir à la fabrication allemande, qui nous a\nfourni 3 millions de tuiles de grand format, à por-\nter en compte Réparations. Les prix obtenus de\nl'industrie allemande sont inférieurs à ceux payés\nen Belgique. Actuellement les tuiles du Courtraisis\nse vendent à raison de 290 francs le mille sur\nwagon usine. Ces prix subissent les fluctuations du\ntaux des charbons et des salaires.\nLe ciment, qui valait l'an dernier 130 francs la\ntonne, se vend actuellement 85 francs la tonne\nwagon départ. La baisse est due au fait que l'Office\ndes Régions dévastées a pu obtenir des contrats\navantageux à la suite d'une entente avec une des\ngrosses usines du pays de Mons. Résultat important,\nsi l'on songe que l'on utilise pour tous les travaux\nde l'Etat entre 300,000 et 400,000 tonnes de\nciment. Le bénéfice, pour le Trésor, s'est traduit\npar un gain de 8 à 10 millions.\nLe commerce de bois mène actuellement en\nFlandre une campagne vigoureuse contre î'Etat.Les\nnégociants en bois achètent au Service de restitu-\ntion le bois allemand à 130 francs le mètre cube\nsur wagon Hefbesthal et le revendent dans les\nFlandres entre 200 et 225 francs. Si l'Offoce des\nRégions dévastées n'était pas là pour les contrain-\ndre à modérer leurs exigences, ils réclameraient\n300 francs. Les services de M. Renkin ont acheté,\non le sait, 240.000 mètres cubes de bois du Nord,\nreprésentant une centaine de millions, et ont con-\nstitué ainsi un stock considérable, trop considé-\nrable, peut-être7 car la baisse est survenue et iil en\nest résulté pour l'Etat une perte sérieuse. Mais cette\nperte a eu sa contre-partie dans un retour aux prix\nnormaux, les accapareurs ayant dû réaliser leurs\nstocks au taux du jour et réduire notablement leurs\nprétentions.\nDe tout quoi il résulte que le rôle de l'Etat dans\nla reconstruction a été des plus utile. Dans un\nrapport fort intéressant qu'il a rédigé pour la Fédé-\nration Nationale du Bâtiment, M. Lootens recon-\nnaît que l'Etat devait se mettre à la tête du mou-\nvement de reprise et ne pouvait laisser agir l'ini-\ntiative privée. « Quand nous nous remémorons,\nécrit-il, l'état chaotique où se trouvaient, à l'issue\nde la guerre, les contrées de notre pays où la\nbataille avait fait rage, nous nous demandons quelle\nentreprise privée, abandonnée à ses propres\nmoyens, eût bien été capable de faire renaître le\npremier rayon de vie dans ces amas de décombres\nqui marquaient la place de villes florissantes et de\nriantes communes, dans un désert de champs sans\nroutes, sans voies d'eau, bouleversés par les obus,\nlabourés par la mitraille et couverts d'un inextri-\ncable enchevêtrement de ronces artificieilles. »\nEt M. Lootens exprime sa conviction que cette\nintervention de l'Etat continuera à être indispen-\nsable jusqu'au retour à un état normal du marché\néconomique.\nSon rôle utile apparaît dans les statistiques de la\nreconstruction. L'an dernier, 20,000 habitations\ndéfinitives et 9,000 baraquements ont été édifiés\npar les soins de l'Etat, tandis que l'initiative privée\nconstruisait 19.825 habitations et 4.800 baraque-\nments. Soit, en tout, près de 54,000 habitations,\nramenant la vie dans les régions dévastées et pro-\nduisant de la richesse. De même, pendant la même\npériode, l'Etat a reconstruit et restauré définitive-\nment 365 édifices et 246 baraquements destinés à\nabriter les services publics, tandis que l'initiative\nprivée en construisait respectivement 62 et 15.\nIl y a l'attestation d'un indéniable effort, dont\non ne reconnaît pas assez le mérite.\n(« Chronique des Travaux Publics »,\n12 mars 1922.)"}, {"page_pdf": 27, "page_imprimee": "181", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192208-01.1.27", "texte": "TECHNO LOGIE\nLA CITÉ\nAOUT-DÉCEMBRE 1922\n\nPROPORTIONS VOLUMETRIQUES DES MOR-\nTIERS ET DES BETONS DE CHAUX OU DE\nCIMENT. Pour obtenir :\n1° Un mètre cube de mortier de chaux éteinte\n1 : 3, il faut employer : 322 litres chaux éteinte\n966 litres de sable et 0m3200 d'eau; durée du mé-\nlange manuel : 2 heures;\n2° Un mètre cube de mortier de chaux éteinte\nî : 4, il faut employer: 249 litres de chaux éteinte,\n996 litres de sables et 0m3200 d'eau; durée du mé-\nlange manuel : 2 heures.\n3° Un mètre cube de mortier de chaux éteinte\n1 : T, il faut employer : 410 litres de chaux\néteinte, 820 litres de sable et d'eau; durée\ndu mélange manuel : environ 2 h. 1/2.\n4° Un mètre cube de mortier de chaux vive\n1 : 2, il faut employer : 375 kilogrammes de\nchaux, 1 de sable et 0m335 d'eau; durée du\nmélange manuel : environ 1 h. 6;\n5° Un mètre cube de mortier de chaux vive\n1 : 3, il faut employer: 280 kilogrammes de chaux;\n1m315 de sable et d'eau; durée du mélange\nmanuel : environ 1 h. 5 ;\n6° Un mètre cube de morter de ciment l * 3,\nil faut employer : 333 litres de ciment, î mètre\ncube de sable et 0m3230 d'eau; durée de mélange\nmanuel : environ 3 heures.\n7° Un mètre cube de mortier de ciment 1 : 2,\nil faut employer : 435 litres de ciment, de\nsable et 0 m 3250 d'eau; durée de mélange manuel:\nenviron 3 h. 1/2;\n8° Un mètre cube de mortier de chaux et de\nciments 1 : 5 : 0,5, il faut employer : 230 litres\nde chaux, de sable, 0m3290 d'eau et\n1 15 litres de ciment; durée du mélange manuel :\nenviron 3 heures;\n9° Un mètre cube de béton de laitier (scories)\n1 : 2 : 6, il faut employer : 160 litres de ciment,\nde sable, Gm3960 de laitier et om3 150\nd'eau; durée du mélange manuel: environ 2 h. 1/2;\n(0° Un mètre cube de béton de laitier (scories)\n1 : 4 : 8, il faut employer : 105 litres de ciment,\n0m3420 de sable, 0 de laitier et\nd'eau; durée du mélange manuel: environ 2 h. 1/2;\n1 1° Un mètre cube de béton de gravier 1 : 2 : 4,\nil faut employer : 190 litres de ciment, de\nsable, 0m3760 de gravier et d'eau; durée\ndu mélange manuel : environ 2 h. 1/2;\n12° Un mètre cube de béton de pierraille (dé-\nchets de carrière, etc.) 1 : 3 : 4, il faut employer:\ni 86 litres de ciment, sable, de\npierraille et om2 130 d'eau; durée du mélange ma-\nnuel : environ 2 h. 1/2;\nî3° Un mètre cube de béton de gravier 1 : 7, il\nfaut employer : 150 litres de ciment (220 kgs),\n0m3364 de sable et de gravier;\n14° Un mètre cube de béton de gravier 1 : 8, il\nfaut employer : 130 litres de ciment (190 kgs.),\nde sable et de gravier;\n15° Un mètre cube de béton de gravier 1 : 9,\nil faut employer : 1 16 litres de ciment (169 kgs.),\n0m3365 de sable et om3 730 de gravier;\n16° Unmètre cube de béton de gravier : 1 : 10,\nil faut employer : 100 litres de ciment (151 kgs.),\nde sable et de gravier;\n17° Un mètre cube de béton de gravier 1 : 11,\nil faut employer : 92 litres de ciment (137 kgs.),\n0m8362 de sable et de gravier;\n18° Un mètre cube de béton de gravier 1 : 12, il\nfaut employer : 85 litres de ciment (125 kgs),\n0m3360 de sable et 0m3720 de gravier;\nî9° Un mètre culbe de béton de cendres 1 : 3 : 5,\nil faut employer : 180 litres de ciment, 0m3540\nde sable, de cenidres et d'eau;\ndurée du mélange manuel : environ 2 h. 1 /2.\n(« Revue des Matériaux de Construction ».)\nREPARTITION DES FRAIS DE MAIN-D'ŒU-\nVRE DANS LA CONSTRUCTION. Suivant les\nindications fournies par la division du bâtiment et\nde l'habitation du Bureau of Standards, Ministère\ndu Commerce (Etats-Unis), les frais de main-d'œu-\nvre se répartissent comme suit dans la construc\ntion des maisons d'habitation américaines (le total\ndes frais de main-d'œuvre : 100 pour 100).\nCharpentiers 49,6 32,2\nBriquetiers (maçons) 6,2 21,5\nPlâtriers 7,9 8,8\nPlombiers 8,7 7,6\nElectriciens 2,6 2,5\nPeintres 10 6,3\nManœuvres 6,3 9,9\nDivers 8,7 11,2\nCes données sont basées sur les chiffres de plu-\nsieurs centaines de projets."}, {"page_pdf": 28, "page_imprimee": "182", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192208-01.1.28", "texte": "TECHNOLOGIE\nLA CITÉ.\nAOUT-DÉCEMBRE 1922\n\nLa première colonne se rapporte à une construc-\ntion dans laquelle le bois domine; la seconde se\nrapporte à une construction en briques.\n(D'après la « Revue des Matériaux de Construc-\ntion », août 1922.)\nLES CHARPENTES DU CHATEAU DE VER-\nSAILLES MENACEES. L'aile Louis XIII du\nChâteau de Versailles, située du côté gauche de la\ncour d'honneur en entrant, menace ruine, et cela\npar la faute de champignons qui se sont installés\ndans les vieilles poutres en chêne de la charpente.\nCes poutres pouvaient s'effondrer si on n'y ' avait\npris garde. M. Chaussemiche, architecte du palais\nde Versailles, s'étant aperçu que de nombreuses\nsolives et poutres maîtresses s'affaissaient, apporta\nplusieurs débris de poutre à M. Louis Mangin, di-\nrecteur du Muséum d'histoire naturelle, pour les\nexaminer.\nM. Mangin et son collaborateur M. Patouillard\nconstatèrent que le bois de ces poutres était réduit\nen une véritable charpie. La décomposition était\ndue à un champignon, le « Phellinus cryptarum »,\ndont le mycélium se retrouvait très abondant au\nmilieu des éléments désagrégés du bois.\nLes poutres du palais de Versailles sont noyées\ndans du plâtre, recouvertes d'un enduit imperméa-\nble, favorable à l'humidité.\nUn assistant du Muséum a trouvé d'autres cham-\npignons associés au « Phellinus », des « Xesto-\nbium rufavillosum », des « Rhyncolus culinaris »,\net des « Procraerus tibialis » qui vivent aux dépens\ndes deux autres.\nLes bois infestés de champignons prennent une\ncouleur fauve ou brune et leur surface est vil-\nleuse, ridée, sillonnée, d'un aspect tout à fait carac-\ntéristique.\nLes méfaits de ces « Phellinus cryptarum » qui\nsont les principaux agents destructeurs du bois,\naussi redoutables que la mérule, ont été déjà signa-\nlés à Bagnères-de-Luchon et encore assez récem-\nment à Forêt-Sainte-Croix, dans le canton d'Etam-\npes, où les poutres du plafond de l'école commu-\nnale se sont écroulées, minées par ces champi-\ngnons. Les bois des galeries de mines sont\négalement attaqués par les « Phellinus ».\nSur le conseil formellement exprimé par\nM. Mangin, on va procéder à la réfection totale\nde la charpente de l'aile Louis XIII du Château de\nVersailles. Les poutres seront remplacées par du\nciment, là où fët chose est possible, et par du chêne\nneuf dans les autres endroits. M. Mangin conseille\nenfin, les bois une fois mis en place avec leurs\ntenons et leurs mortaises, de les badigeonner avec\ndu naphtol ou du sulfate de cuivre.\nM. de Chardonnet a fait remarquer que ces\naccidents ne survenaient pas lorsque les charpen-\ntes sont balayées par des courants d'air.\nM. Lecomte a signalé à son tour que certaines\npoutres de la galerie de botanique du Muséum\nétaient probablement attaquées par les mêmes\nchampignons.\n(« La Construction Moderne », 10 sept. 1922.)\nLA RESISTANCE A L'INCENDIE DES EDIFI-\nCES EN BETON ARME. Dans le « Concrète\nand Constructional Engineering », de septembre,\nM.J. Songleton Green fait ressortir la fausse sécurité\nqui résulte de l'adoption inconsidérée, mais très\nfréquente en Amérique, des conceptions que tra-\nduisent les expressions telles que « fire proof »\n(à l'abri du feu), appliquées à des bâtiments dont\nla seule caractéristique commune est d'être établis\nen ciment armé. L'expérience a nettement établi\nqu'aucune construction n'est absolument fire proof.\nElle a indiqué qu'il convenait de substituer à cette\nconception la considération, pour chaque édifice\nquel qu'en soit le genre, d'une plus ou moins\ngrande résistance au feu.\nQuand l'étude comparative des édifices actuel-\nlement confondus sous la même désignation\ntype aura été soigneusement faite, on verra com-\nbien il est regrettable de s'en rapporter à cette\nseule désignation pour apprécier les risques de\ndestruction et d'incendie, et de traiter de manière\nidentique des bâtiments en ciment armé aptes à\nse Comporter si différemmen à l'épreuve du feu.\nPour préciser la discrimination qu'il convient de\nfaire, les architectes, les entrepreneurs, les ingé-\nnieurs et les Compagnies d'assurances devront étu-\ndier de très près l'enseignement qui se dégage\nd'incendies comme ceux de Far Rockaway, de la\nCharantos Trust C° de Baltimore, de l'lmpé-\nrial Tobacco C° de Norfolk (Va), etc. Non seu-\nlement les spécifications qui président à l'élabora-\ntion des plans et la composition du choix des ma-"}, {"page_pdf": 29, "page_imprimee": "183", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192208-01.1.29", "texte": "TECHNOL OGIE\nLA CITÉ\nAOUT-DÉCEMBRE 1922\n\ntériaux, etc., doivent se faire en tenant compte de\nl'utilisation donnée aux édifices, mais un contrôle\nincessant doit être exercé sur la construction au\ncours des travaux. C'est surtout pour avoir négligé\nces éléments qu'on a dû subir dans les incendies\nci-dessus une perte de 80 à 90 0/0 de la valeur\ndes édifices, et pour avoir même ignoré certaines\nrègles du Fire Ofifice Committee que l'auteur rap-\npelle à l'attention des ingénieurs.\n(Résumé d'après la « Construction Moderne »\nd'un article paru dans le « Génie Civil », 1 1 no-\nbre 1922.)\nLA PERMEABILITE DES TUILES. On exige\nque les tuiles soient imperméables. Si elles ne\nl'étaient pas, elles ne rempliraient pas les condi-\ntions que l'on exige des bons matériaux de couver-\nture, lesquels doivent protéger les bâtiments sur\nlesquels ils sont posés contre l'infiltration des eaux\npluviales et de la neige.\n11 arrive que des tuiles perméables ont aussi une\nfaible résistance à l'action de la gelée et une faible\ndurabilité; mais cela n'est pas général, ainsi que\nl'expérience pratique l'a démontré : c'est ainsi que\nl'on fabrique en Hollande des tuiles qui, au début\nde leur mise en service sont et qui se\nlaissent traverser par l'eau d'autant plus facilement\net intensément que celle-ci séjourne plus longtemps\nsur les toits, aux endroits où elle peut se recueillir;\nmais, au bout d'un certain temps, cette perméabi-\nlité s'atténue, puis elle disparaît complètement : les\ntuiles ont perdu leur caractéristique fâcheuse, et\nleur durabilité est normale.\nComment peut-on expliquer ce phénomène? et\npourquoi des tuiles perméables dès leur fabrication\nn'ont-elles plus ce défaut après quelque temps\nd'usage}\nLa réponse admissible est la suivante :\nBien que les tuiles aient été suffisamment cuites,\nelles possèdent cependant une structure poreuse;\nleurs pores laissent passer l'eau de pluie jusqu'à ce\nqu'ils soient remplis par la suie ou les poussières\nqui s'y déposent. A partir du moment où ce dépôt\nest suffisant, les tuiles sont imperméables.\nCette particularité des matériaux argileux de\ncouverture se rencontre dans tous les pays. Comme\nelle est un inconvénient fâcheux, on a cherché à îe\nsupprimer en traitant artificiellement les tuiles\navant leur emploi. Un traitement consiste à immer-\nger ces dernières dans une solution de savon de po-\ntasse, puis dans une solution de sullfate de fer\n(vitriol de fer) : il se forme ainsi, dans la masse\nargileuse, une composition ferro-savonneuse, inso-\nluble dans l'eau, qui en bouche les pores jusqu'à\nce que les dépôts poussiéreux les aient naturelle-\nment remplis. Si, malgré cette double immersion\npréalable, on constate que l'eau traverse encore les\ntuiles sur toit, on en badigeonne la surface exposée\nà l'aide d'une solution de mélasse de betteraves ou\nd'une barbotine d'argile très claire.\nBien que l'un de ces moyens artificiels (ou les\ndeux) prouve son efficacité, et bien qu'il n'existe\npas de relation définie entre la porosité des tuiles\nà leur perméabilité, on s'attachera néanmoins à\nréduire le plus possible la porosité, lorsqu'elle est\nconsidérable, par une préparation meilleure de la\nmatière brute, par le mélange avec celle-ci d'une\nargile capable de conférer aux produits une plus\ngrande compacité. Immersions et badigeons ne sont\névidemment de quelque valeur que si la perméabi-\nlité n'est pas la conséquence d'un manque de cuis-\nson (le remède est alors tout indiqué), défaut qui\ncause non seulement l'inconvénient en question,\nmais qui encore abrège grandement la résistance\ndes tuiles à l'action des intempéries. Aucun moyen\nartificiel ne peut suppléer à une fabrication défec-\ntueuse.\nEnfin, il convient de remarquer que l'eau con-\nstatée à la surface intérieure des toits en tuiles ne\nprovient pas toujours des infiltrations naturelles;\nelle est, plus fréquemment qu'on ne le croit, le ré-\nsultat de la condensation de l'humidité, quelquefois\nen grande quantité, notamment dans les construc-\ntions neuves, par suite d'un manque d'aération. Il\nne suffit donc pas qu'un toit soit constitué par des\nmatériaux imperméables, il faut encore qu'il offre\nà l'humidité formée intérieurement la possibilité de\ns'échapper, grâce à une ventilation bien comprise.\nPar conséquent, il faut considérer, d'une part les\ntuiles elles-mêmes et leur valeur intrinsèque au\npoint de vue de la construction, et d'autre part la\nmanière dont elles sont employées.\nH Résumé d'après la « Construction Moderne »\nd'un article paru en juin 1922 dans la « Revue des\nMatériaux de Construction »."}, {"page_pdf": 30, "page_imprimee": "184", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192208-01.1.30", "texte": "TECHNO LOGIE\nLA CITÉ\nAOUT-DÉCEMBRE 1922\n\nLA CONDUCTIBILITE THERMIQUE DU CI-\nMENT ARME. Le « Concrète and Constructio-\nnal Engineering », de septembre, reproduit un in-\ntéressant mémoire qui a d'abord été publié dans\nle Bulletin 122 de l'Engineering Expériment Sta-\ntion de l'University of Illinois (E. U.).\nMM. Carman et Nelson y exposent les recher-\nches qu'ils ont exécutées en vue de déterminer les\nlois de la conduction et de la diffusion calorifiques\ndans le béton et les constantes physiques qu'ils ont\ndéterminées dans leurs essais, en procédant sur des\ncylindres ayant des compositions différentes et des\ndimensions uniformes (60 centimètres de longueur\net 18 centimètres de diamètre environ). Après un\nséchage prolongé de chaque cylindre au moyen\nde la bobine électrique de chauffage occupant un\ngrand trou au centre de l'élément, on obtenait des\nphénomènes stables et on procédait à un chauffage\nrégulier et à des mesures de température. Celles-ci\nexécutées au moyen de couples thermo-électriques\nlogés dans des trous convenablement ménagés dans\nles cylindres. Faisant abstraction des mesures faites\nen unités britanniques, on doit remarquer qu'on\nles a exprimées aussi en unités C. G. S., en pre-\nnant pour unité de conductibilité thermique celle\nqui correspond à la transmission d'une calorie-\ngramme par seconde, à vitesse uniforme, à travers\nune section de un centimètre carré de béton et\nentre deux faces séparées par un centimètre et\nayant des températures qui diffèrent de I°C^.\na-\nLa plus faible conductibilité obtenue est de l'or-\ndre de 0,001 et la plus forte dépasse un peu\n0,006 pour le mastic, elle est de 0,005 74 pour le\nciment le plus dense.\n(Résumé d'après la « Construction Moderne »\nd'un article paru dans le « Génie Civil », 1 î no-\nbre 1922.)\nUNE MALADIE DES PIERRES DANS LES\nGRANDES VILLES. L'église de la Trinité, à\nParis, restaurée il y a une vingtaine d'années, doit\nsubir à nouveau d'importants travaux de restaura-\ntion. Un article du « Temps » (24 octobre) nous\napprend que dTune longue et patiente étude à la-\nquelle se livrent M. Kling, directeur du laboratoire\nmunicipal de Paris, et son collaborateur, M. Flo-\nrentin, il semble résulter déjà que les « accidents »\nsurvenus à l'église de la Trinité doivent être attri-\nbués à une maladie de la pierre qu'ils appellent\nla « maladie des, centres industriels ». Elle serait\ndue aux « calcins » ou poussière charbonneuses\nqui, se déposant sur la pierre, servent d'agent de\ncondensation à l'acide sulfureux de l'air. Celui-ci\ns'oxyde en donnant de l'acide sulfurique, lequel\nproduit avec la pierre du sulfate de chaux qui la\ndésagrège. Cet acide sulfureux provient du char-\nbon qui contient 1 0/0 de soufre.\nDans ces conditions, la maladie ainsi décrite ne\nsaurait être spéciale à la Trinité; MM. Kling et\nFlorentin lui attribuent les détériorations dont sont\nl'objet des monuments « dentelés » comme Notre-\nDame et la Sainte-Chapelle. L'église Notre-Dame-\nde-Lorette, le musée Cluny n'y ont pas échappé\nnon plus.\n\nAVIS A NOS ABONNES ET A NOS LECTEURS\n« La Cité ».\nDes retards successifs dans la parution de notre Revue font en sorte\nque le présent numéro qui aurait dû paraître au mois d'août ne sort de\npresse qu'en décembre.\nPlutôt que de continuer à antidater les fascicules qui doivent encore\nparaître, nous avons décidé de faire couvrir par le présent numéro la\npériode allant du mois d'août au mois de décembre. Ce fascicule ne compte\ncependant que pour un seul numéro. La durée de publication de la Troi-\nsième année ou plus exactement du Troisième volume de notre\nRevue se trouve en conséquence prolongée de quelques mois.\nNos abonnés recevront les douze numéros auxquels ils ont droit;\nnos annonciers toutes les insertions qu'ils ont souscrites.\nLE PRÉSENT NUMÉRO RENFERME QUATRE PLANCHES HORS-TEXTE"}, {"page_pdf": 31, "page_imprimee": "couv. 3", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192208-01.1.31", "texte": "I\nJe soussigné, souscris un abon- IMPRIMÉ j\nnement à la troisième année de\nLa Citéy au prix de 10 fr. 10 et\ndésire recevoir à titre de prime :\n*La lra et 2* années de €La Cité »\n( 1919-1921 ) à 5 francs l'année\n(prix en librairie ÎO francs),\n* Le Cœur de la Ville de Bruxelles,\npar Ch. Buis. Gratuit (prix en\n! librairie 2 francs). A J * * ,\n* L'Abbaye de In Cambre, par G. des Administration\nMarez. Gratuit (prix en librairie\n1 fr. 50). _ ,\nj ;;;;;;;;; ; ; ; ; ; ; ; ; ; ;••• de la Revue LA CITÉ\nAdresse\n* Barrer celle des primes que Isa as\ndésire recevoir. 10, Place Loix\nl {\nN. B. Afin d'éviter des frais de i*eeu«\nvirement les souscripteurs sont priés de - DDT ÎVUTÏ IDC\nverser dans n'importe quel bureau des postes» 1 JixU\nau crédit du compte chèques n* 16621,\nî Revue La Cité, le montant de la somme due.\nDécoupez cette carte ei: mettez-îa à la poste.\n\nMONOBLOC\n176, chsée de Boondael = Bruxelles\na\nj.\nih\nh\n»St\nh\nM\nre\nM\n»«\n<4\ntf\nII\nII\nMaisons ouvrières et rurales\nen agglomérés poreux et en briques\n<9**&\nUSINES\nBéton armé de tous systèmes\nHourdis creux sans coffrages\nBLOCS THE RMANES KNAPEN\nMCH \\ NES PILONNEUSES"}, {"page_pdf": 32, "page_imprimee": "couv. 4", "url_page": "https://bluemountain.princeton.edu/bluemtn/?a=d&d=bmtnaac192208-01.1.32", "texte": "lop. H. KUMPS-nOIYH, RM ItrHTM, tl-11, IxcUM. TU, 174.it.\n\nVient de paraître\nEditions Tekhné\n\" L'Art et la Société \"\nMMMliiMilllillllMllllllllMllilllllllfflHffiilllllllßllllllliliMllllllllllllßll\npar H.-P. BERLAGE\nARCHITECTE A AMSTERDAM\nTirés à part de la Revue *Art et echnicjUS\nJt Septembre 1913 • Février 1914 Jt\n& Jt &\nS\nUn beau volume luxueusement imprimé\net illustré de nonante-huit clichés il\nPrix : 20 francs\nBBBBBBBBPBBBBBBBBB\n\nL'Habitation Coloniale\n- Sa Construction au Congo belge -\npar GASTON BOGHEMANS\nArchitecte, Ex»chef de service àla S*n des Bts C1* de la Colonie\nLauréat du prix institué par la Soc. belge d'Etude et d'expansion\nPrix :3 franc"}]}